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Routes 90

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:18:04

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90
 

 
Des panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h seront de retour jeudi matin sur certaines routes départementales de Haute-Marne. Il s'agit du premier retour à 90 en France, selon le président LR du conseil départemental, Nicolas Lacroix. Le coût de l'opération est de 100 000 euros. Dès la fin de la semaine, 476 km de routes départementales, auront retrouvé leur ancienne limitation.

 

 
 

Une charpente en bois pour Notre-Dame ?

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:53:11

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Une charpente en bois pour Notre-Dame ?
 

 
Notre-Dame de Paris retrouvera-t-elle une charpente en chêne, similaire à celle qui était sienne huit siècles durant ? C'est ce qu'a préconisé le vice-président du conseil national de l'Ordre des architectes, Eric Wirth, auditionné à l'Assemblée. Selon lui, c'est le matériau le plus solide et le plus écologique. Le général Jean-Louis Georgelin, chargé par Emmanuel Macron du suivi du chantier, avait pourtant assuré que rien n'était pour l'heure tranché entre le chêne, le métal ou le béton.

 

 
 

Défense   L'Eurocorps prend l'alerte de la force d'intervention de l'OTAN

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:14:12

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Défense  
L'Eurocorps prend l'alerte de la force d'intervention de l'OTAN
Hasard du calendrier, sur fond de crise entre l'Iran et les États-Unis, l'Eurocorps a pris, hier à Strasbourg en présence du général américain Thomson, le commandement de la composante terrestre de la force de réaction rapide de l'OTAN pour l'année 2020.
 

 
Le général J.T. Thomson de l'US Army (au centre) a remis le commandement de la force d'action rapide de l'OTAN au général Laurent Kolodziej de l'Eurocorps (à droite) en présence du général Alfons Mais, commandant le 1er corps germano-néerlandais.
Pour la troisième fois depuis sa création en 1992 par la France et l'Allemagne, la structure de commandement Eurocorps, qui regroupe aujourd'hui cinq nations cadres avec la Belgique, l'Espagne et le Luxembourg, assume depuis le 1er janvier 2020, pour une durée d'un an, le commandement de la force de réaction rapide de l'OTAN, et après un an de préparation.
Mille militaires

Si une alerte est déclenchée, l'Eurocorps, composé de près de 1 000 militaires dont 300 membres de l'état-major, sera déployé, dans un créneau de cinq à 30 jours.

Il pourra commander une force terrestre de l'Organisation du traité Atlantique nord pouvant aller jusqu'à 65 000 hommes issus des 29 pays membres de l'OTAN prêts à s'engager. « Une mission exaltante et difficile », reconnaît le commandant de l'Eurocorps, le général de corps d'armée Laurent Kolodziej.

Organisée, mercredi matin au quartier Lizé de Strasbourg, la cérémonie de prise d'alerte était présidée par le lieutenant général américain J.T. Thomson, qui commande la composante terrestre de l'OTAN à l'état-major basé à Izmir en Turquie. « C'est une cérémonie très symbolique », souligne le général Kolodziej.

« Nous devons rester prêts et vigilants, en alerte de toutes les crises qui peuvent se produire partout dans le monde et être capable de réagir très vite. »

Les deux généraux, américain et français, ne feront aucune référence aux tirs de missiles contre les bases américaines survenus quelques heures plus tôt en Irak, mais les deux officiers ont rappelé l'importance de la prise d'alerte de la force de réaction rapide de l'OTAN.
« La pointe du ferde lance »

« Comme l'a dit le général Thomson, nous sommes la pointe du fer de lance. On est prêt à réagir si l'Alliance décide de déployer une force terrestre. Tout ce qui se passe dans le monde attire notre attention », explique le général Kolodziej. L'Eurocorps succède au 1er corps germano-néerlandais basé à Münster en Allemagne et commandé par le général Alfons Mais, présent hier à Strasbourg.

La force de réaction rapide de l'OTAN a été créée en 2002 et « veille sur nous 24/24h » a rappelé pour sa part le général Thomson avant de souligner l'importance pour les forces terrestres d'être prêtes et fortes, car « la faiblesse invite à l'agression ».

L'Eurocorps intervient aussi bien au profit de l'Otan que de l'Union européenne. « La question de défense et de sécurité de l'Union s'inscrit dans une démarche de complémentarité et d'articulation intelligente avec l'OTAN... Nous en sommes un bel exemple », remarque le général Kolodziej.

L'Eurocorps est aussi capable de remplir bien d'autres missions. « Cette plasticité fait notre force. » La possibilité de voir les États-Unis rejoindre cette structure de commandement n'est pas d'actualité. « Il n'y a pas de demande pour l'heure ».

Par contre, un élargissement de l'Eurocorps vers les pays de l'Europe de l'Est est toujours envisageable. La Pologne pourrait devenir une nation cadre, après y avoir renoncé en 2017.

« C'est un allié important », reconnaît simplement le général Kolodziej. « Cette démarche relève d'un autre niveau, du politique. »
J.-F.C.

 

 
 

 

L'ancien patron des policiers démis de ses fonctions

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:58:46

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L'ancien patron des policiers démis de ses fonctions
 

 
Deux jours après l'attentat du 11 décembre 2018, Jean-François Illy avait escorté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lors de la réouverture du marché de Noël. Photo DNA /Michel FRISON
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Paris examine depuis plusieurs mois les pratiques de l'ancien DDSP du Bas-Rhin, en poste à Strasbourg pendant six ans et deux mois, de fin 2012 à début 2019. Le contrôleur général Jean-François Illy, 55 ans, est soupçonné d'avoir abusé de sa fonction et d'avoir tapé dans la caisse.
Les déplacements de son chauffeur examinés un à un

Après avoir mené plusieurs séries d'auditions à l'hôtel de police de Strasbourg dans le courant de l'année 2019, les enquêteurs de l'IGPN sont revenus dans la capitale alsacienne début décembre. Durant trois jours, ils ont questionné une petite dizaine de chefs de service et de fonctionnaires bas-rhinois dans le cadre de l'enquête sur ces malversations présumées.

L'ex-chauffeur du DDSP, qui avait déjà été interrogé à deux reprises, a fait l'objet d'un nouvel épisode de questions-réponses, particulièrement long celui-là. Il aurait été invité par les fonctionnaires de l'IGPN à reprendre un à un l'ensemble des déplacements effectués pour le compte de son ancien patron. Car Jean-François Illy est soupçonné d'avoir contraint son ancien chauffeur personnel à effectuer des déplacements d'ordre privé, incluant des trajets pour son épouse et ses enfants, notamment dans le sud de la France.

Des malversations lui seraient également reprochées, portant entre autres sur l'utilisation à des fins personnelles des moyens de paiement mis à sa disposition en vertu de sa fonction lorsqu'il était à la tête des quelque 1 200 policiers bas-rhinois. Il est notamment question de multiples paiements d'essence pour le véhicule de son épouse, notes de restaurant hors service, dépenses visant à équiper son véhicule privé, achats personnels...

L'ancien DDSP aurait également eu recours au service d'un fonctionnaire bas-rhinois pour réaliser des travaux d'intérieur à son domicile. Il aurait par la suite appuyé la candidature de ce sous-brigadier en commission administrative paritaire interdépartemen-tale, lequel aurait été promu au grade de brigadier pour « services rendus » à la grande surprise de ses collègues.
Interrogé mardi par la police des polices

Convoqué mardi 7 janvier à Paris pour répondre aux questions de l'IGPN, Jean-François Illy - accompagné par un représentant syndical - a quant à lui été entendu toute la journée par la police des polices. Il a notamment dû répondre à des interrogations portant sur des soupçons d'utilisations indues de sa carte bancaire professionnelle, qu'il aurait prêtée, ainsi que sur des montages financiers du temps où il occupait le poste de DDSP du Bas-Rhin. Au moment de son départ pour Nice en février 2019, des anomalies comptables étaient apparues, justifiant le lancement d'investigations administratives.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé mercredi, lors des voeux du syndicat Unsa-Police, « soutenir » la proposition du directeur de la police nationale de « démettre de ses fonctions » le DDSP des Alpes-Maritimes, soupçonné de malversations. Il s'agit d'une mesure conservatoire, dans l'attente des conclusions de l'enquête administrative, qui ne signifie pas que le contrôleur général est évincé de la police nationale. Le ministre a évoqué la nécessaire exemplarité de la police.
Le parquet de Strasbourg pas encore saisi

Décrit par une source policière strasbourgeoise comme « quelqu'un qui était craint », Jean-François Illy devait être démis de ses fonctions dans la journée.

Le ministère de l'Intérieur devrait bientôt transmettre le dossier au parquet pour des investigations plus poussées, non plus seulement administratives, mais judiciaires cette fois. Mercredi en milieu d'après-midi, le procureur de la République de Strasbourg n'avait pas encore été saisi de l'affaire.
Antoine BONIN et Céline LIENHARD

 

 
 

« Le gouvernement s'est pris les pieds dans le tapis »

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:51:43

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« Le gouvernement s'est pris les pieds dans le tapis »
 

 
Photo Lionel BONAVENTURE/AFP
Vous ne serez pas dans les manifestations de ce jeudi alors que vous y étiez le 17 décembre. Qu'est-ce qui a changé ?
Des discussions sont engagées, et nous ne portons pas les mêmes revendications que les organisations syndicales qui veulent le retrait de la réforme. Nous voulons son amélioration et qu'elle soit délestée de l'âge pivot qui est pour nous une verrue.
Pourquoi refuser l'âge pivot alors que l'allongement de durée de cotisation repousse mécaniquement l'âge de départ ?

Quelqu'un qui a l'âge légal, 62 ans, et qui a cotisé la durée nécessaire pour avoir une retraite à taux plein, doit pouvoir partir. Là, on va lui imposer un malus pour le restant de sa retraite. On ne peut pas faire peser sur lui le déséquilibre du système. L'âge pivot à 64 ans est injuste car il concerne les salariés qui ont commencé à travailler jeune et qui ne sont pas forcément les plus favorisés.
Édouard Philippe organise une conférence de financement. C'est la porte de sortie pour un compromis rapide ?

Il faudrait être fou pour ne pas noter une ouverture. Mais cette ouverture doit se traduire dans les actes. Elle le sera si l'âge pivot est retiré du projet de loi et s'il y a des avancées sur les 4 sujets qui nous importent : la pénibilité, les retraites progressives, le minimum contributif et les transitions entre les différents systèmes.
Nous sommes à 36 jours de conflit. Comment en est-on arrivé là ?

Le gouvernement s'est pris les pieds dans le tapis avec l'absence de discours clair et l'incapacité de donner du sens à un système universel, pourtant attendu par les Français. De plus, nous sommes dans un pays avec une logique d'affrontement entre les organisations syndicales contre la réforme qui sont dans une sorte d'opposition politique au pouvoir, et un gouvernement qui voulait montrer qu'il pouvait s'imposer dans l'adversité. Nous ne voulons pas de cette logique binaire. Il faut maintenant construire le compromis.
Comment ?

C'est dans les mains du gouvernement. Dans la conférence de financement, on peut discuter de tout sur l'équilibre des comptes, mais à condition qu'il n'y ait pas un point privilégié. On doit pouvoir parler de l'utilisation des réserves et de l'emploi des seniors. Quand on constate que la moitié de la population arrivant à la retraite n'est pas en emploi, la responsabilité patronale est également posée. J'en appelle au gouvernement à aller vite pour le retrait de l'âge pivot du projet actuel.
Après les conflits de 1995 et de 2003, vous avez subi de nombreux départs. Comment réagit votre base ?

On ne peut pas être dictés par la peur. Je suis très attentif à la façon dont les militants vivent les choses. Je n'ai pas de crainte car notre démarche est cohérente. Il n'y a pas de volonté de brutaliser l'organisation. Il y a de la nuance et du débat mais une profonde cohérence interne.
Comment expliquez-vous les fractures dans la société ?

Les inégalités pèsent beaucoup dans cette fracturation de la société. La quête de sens est très forte. Les gens ne savent pas où l'on va et les tendances complotistes n'arrangent rien.

La démocratie est précieuse. Ce sera trop tard pour pleurer quand elle sera malmenée définitivement. On doit pouvoir se parler sans violence, verbale ou physique. Ceux qui insultent la CFDT et ses militants ne font que renforcer notre détermination à assumer une place singulière dans le paysage syndical français. Celle d'une quête de transformation sociale basée sur la justice et la responsabilité.
Propos recueillis par Nathalie MAURET

 

 
 

social  Nouvelles journées de mobilisation jeudi et samedi et négociations sur le financement ce vendredi Retraites : finiront-ils par signer ?

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:11:10

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social  Nouvelles journées de mobilisation jeudi et samedi et négociations sur le financement ce vendredi
Retraites : finiront-ils par signer ?
La conférence de financement souhaitée par la CFDT et accordée par le Premier ministre sera-t-elle la voie d'un compromis et d'une sortie de crise ? Mais l'âge pivot de 64 ans, refusé par l'opinion, bloque toute négociation entre gouvernement et syndicats réformistes.
 

 
Le gouvernement et les partenaires sociaux se sont retrouvés mardi autour de la table des négociations. Vendredi, ils devraient être réunis à nouveau pour la conférence sur le financement proposée par le syndicat réformiste CFDT.
Trente-six jours de grève, et autant de galère, pour les usagers des transports en commun, principalement en Île-de-France. Trente-six jours de galère et une issue de grève qui apparaît encore hypothétique ce jeudi, nouvelle journée de mobilisation. « Cela a assez duré », tonnent ceux qui marchent dans les rues de Paris, les commerçants qui n'ont pas bien débuté les soldes, et Laurent Berger, le patron de la CFDT (lire ci-dessous). Les petits arrangements pour les policiers, les pilotes de ligne, hôtesses, stewards, contrôleurs aériens, danseurs de l'Opéra de Paris, n'ont pas arrêté la grève et les tractations en cours avec cheminots, marins, routiers, électriciens. Les fonctionnaires ont même claqué la porte des discussions ce mercredi.

Après un mois d'immobilisme dans les négociations globales, un rapprochement s'est amorcé cette semaine entre les syndicats réformistes et le Premier ministre, qui a invité tout le monde à une conférence de financement, ce vendredi. Édouard Philippe a toujours promis de reprendre à son compte toute proposition qui garantirait l'équilibre financier du système des retraites.

Laurent Berger note l'avancée mais reste prudent. Car Édouard Philippe, sommé par le président de la République de trouver « un compromis rapide » avec les syndicats réformistes, tient au principe de l'âge pivot de 64 ans en deçà duquel une décote s'appliquera à la pension. Il ne veut pas être le chef de gouvernement qui laisse à la génération de ses enfants le soin de payer la note.

À 49 ans, Philippe est convaincu que les Français ont intégré l'idée qu'il fallait travailler plus longtemps. « Je crois que les Français reprendront confiance si nous leur disons la vérité », a-t-il dit en présentant le projet de réforme. La vérité dans la bouche d'Édouard Philippe, c'était travailler plus longtemps.
La pression sur le Premier ministre

Il reprend là l'une des marottes de la droite dont il est issu. Cela plaît à l'électorat de centre droit qui soutient Emmanuel Macron. Le perdre, ce serait donner des arguments à des personnalités comme Xavier Bertrand ou François Baroin.

Or, la majorité du groupe parlementaire LREM, qui doit voter le projet de loi, penche plutôt à gauche. Une vingtaine d'élus ont fait savoir au Premier ministre qu'ils voulaient une modulation de l'âge pivot.

« Tout le monde est pour le régime universel qui est une mesure de gauche. Il y a une majorité silencieuse qui veut que l'on travaille avec la CFDT », confie un ministre issu de la gauche.

L'étau se resserre donc autour d'Édouard Philippe, d'autant que l'Élysée veut un accord avant le 24 janvier, date à laquelle le projet de loi sera présenté au conseil des ministres. Quitte à repousser l'accord sur l'équilibre financier ? « Le Premier ministre n'a pas le choix », assure un proche du dossier.
Savoir s'arrêter

L'opinion commence à saturer... Un sondage Odoxa, publié mercredi, assure que les Français souhaitent (61 % contre 38 %) que soit décidé ce vendredi le retrait de l'âge pivot. La pétition de la CFDT lancée sur le sujet marche très fort.

Reste qu'après 36 jours de grève, il est difficile de sortir d'un conflit par le haut. Les conducteurs de trains et de métro, qui ont perdu un mois de salaire, n'accepteront pas d'avoir fait grève pour pratiquement rien.

« Le risque, c'est la violence des plus extrémistes », confie l'un des participants aux négociations. Une crainte partagée au plus haut niveau et qui pèsera sans doute vendredi, lors de la conférence de financement.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Éducation Ils ont quitté l'enseignement « C'est difficile de durer dans ce métier »

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:12:54

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Éducation Ils ont quitté l'enseignement
« C'est difficile de durer dans ce métier »
Epuisés, démotivés, découragés, de plus en plus d'enseignants décident de changer de vie. Parmi eux, Véronique Fonck qui vient de démissionner de l'Education nationale. Elle détaille les raisons du mal-être enseignant.
 

 
Véronique Fonck: « Multicasquettes », les professeurs ont le sentiment « de devoir pallier tous les problèmes non gérés ».
Véronique Fonck aurait rejoint l'actuelle mobilisation dans l'Éducation nationale... si elle n'avait quitté son poste de professeure des écoles, le 1er septembre dernier, pour s'installer comme écrivain public et lectrice à domicile, dans le Sundgau.

Âgée de 41 ans, elle a reçu l'an dernier son décompte de cotisations. « J'aurais dû travailler jusqu'à 67 ans ! C'est difficile de durer dans ce métier, dans le brouhaha et avec de plus en plus de troubles du comportement et des apprentissages, même si au départ on le choisit pour aller jusqu'au bout. »

Quand, en outre, il s'agit « de trouver un compromis entre les attentes de l'institution, celles des parents, qu'on ne peut pas critiquer, et ce qu'on ressent de son métier, c'est usant. On se sent inutile, on en arrive à se dire : tout ça pour ça ! »

Aussi, cette mère de trois enfants, qui rêvait d'enseigner depuis « toute petite », « fière » de se « rendre utile aux autres et de transmettre des connaissances, des compétences, des valeurs », a-t-elle fini par y renoncer « avec grand soulagement ».

Elle en a détaillé les raisons dans une lettre de démission de quatre pages, adressée à sa hiérarchie, après « des années de tristes constats ».

À l'opposé de l'école que vante le ministre de l'Éducation nationale, « la confiance fait défaut à tous les niveaux, du côté de la hiérarchie qui ne veut pas faire de vagues, des familles, les relations se sont dégradées », développe-t-elle. Au point que « quand des parents prenaient rendez-vous, je me demandais toujours ce que j'avais fait de travers ».
« La confiancefait défautà tous les niveaux »

Les savoirs qu'elle se réjouissait d'enseigner ne sont pas plus « solides » de son point de vue, après l'entrée en vigueur de réformes successives dans le premier degré, telle celle de l'orthographe, ou « de notions nouvelles à l'exemple du prédicat ».

Le tout « en des termes de plus en plus pompeux » jusque dans les livrets scolaires, « pas plus lisibles, ni accessibles ».

« Multicasquettes » (lire encadré), les professeurs ont, en outre, le sentiment « de devoir pallier tous les problèmes non gérés » : repérer les signes de radicalisation, avec « comme outil un texte sur le site Eduscol, c'est quand même délicat » ; renforcer l'enseignement de la natation quand il y a des pics de noyades en été...

« On nous en demande trop », reprend Véronique Fonck, elle-même passée par tous les niveaux entre 2001 et 2014, sans poste fixe jusqu'à son dernier mi-temps partagé entre un CP-CE1 et une Segpa (enseignement professionnel adapté) de collège. Nommée « pour boucher un trou, sans être formée, ni l'avoir demandé », elle l'a « très mal vécu ». « Je n'en pouvais plus, je n'en dormais plus », se souvient-elle.
Deux ans, « le tempsde voir que ça n'aplus de sens »

À l'époque, elle reçoit la visite d'une conseillère pédagogique, une aide qu'elle apprécie dans cette classe, « même si cela n'a été efficace que deux séances », mais qu'elle refuse dans son CP-CE1. « Un conseiller s'est imposé malgré tout pour conclure que je tenais la route et qu'il pouvait rassurer l'inspectrice au cas où il arriverait quelque chose de grave », se souvient-elle.

« J'ai eu envie de pleurer ! C'était terriblement humiliant et vexant... L'institution se protégeait. »

À la rentrée suivante et jusqu'à cette année, elle obtient d'être en disponibilité. « Il m'a fallu deux ans pour me dire que ce n'est pas moi, mais l'Éducation nationale qui n'est pas à la hauteur de mes attentes. On a la culpabilité de ne pas y arriver et pas le temps de voir que ça n'a plus de sens. » « C'est toute une démarche psychologique » ajoute-t-elle, et qui ne l'a pas réconciliée avec l'école.

Supposée reprendre à plein temps, elle a finalement « précipité » son projet d'auto-entreprise et touché une indemnité de départ volontaire de 7 700EUR nets, calculée, « de manière assez opaque » à ses yeux, en fonction de son ancienneté, sur ses douze derniers mois d'activité.
Un essai en préparation

À l'instar de son époux Emmanuel Fonck, ancien professeur de maths, plusieurs de ses amis ont quitté l'Éducation nationale, voire « pris de la distance » sur des postes de remplaçants ou dans l'enseignement adapté, « c'est symptomatique ».

Elle « qui n'attend plus rien » de l'institution n'a cependant pu s'empêcher de réagir à l'écoute du ministre de l'Éducation nationale, il y a un an, relativiser l'importance de ces démissions.

Elle prépare, à partir de son propre témoignage, un essai sur ce phénomène et le mal-être des enseignants dans le premier degré.
Catherine CHENCINER

 

 
 

 

Ingersheim Il tue sa fille de 7 ans Mis en examen pour assassinat, le père nie la préméditation

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:15:01

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Ingersheim Il tue sa fille de 7 ans
Mis en examen pour assassinat, le père nie la préméditation
Le père qui a reconnu avoir tué sa fille de sept ans a été écroué et mis en examen pour assassinat, ce mercredi au surlendemain des faits, mais évoque un coup de folie.
 

 
La tragédie s'est nouée rue Curie à Ingersheim, où les gendarmes mènent des investigations depuis lundi en fin d'après-midi.
C'est en se basant sur « des indices graves ou concordants » - comme le veut la loi - que le parquet de Colmar, puis le juge d'instruction Jean-François Kuhn ont retenu ce mercredi la qualification de « meurtre avec préméditation sur un mineur de [moins de] 15 ans, sur un descendant en ligne directe ». Cet habitant de la rue Curie, à Ingersheim, a reconnu avoir volontairement donné la mort à sa propre fille, qui aurait dû fêter ses huit ans moins de trois semaines plus tard.
Pas d'altération du discernement

Comment ce papa, qui d'après les premières investigations n'aurait jamais levé la main sur cet enfant unique, a-t-il pu commettre un geste aussi impensable qu'irréparable ? Ce viticulteur de profession âgé de 48 ans, qui a tout de même exprimé des regrets, évoque un coup de folie survenu à ce moment précis après la sortie des classes, sans la moindre préméditation.

Ce n'est pas la position actuelle des magistrats. La procureure Catherine Sorita-Minard, qui a ouvert une information judiciaire pour assassinat, souligne notamment que la thèse du coup de folie est contredite par « un premier examen psychiatrique ». Le médecin estime que « malgré un syndrome dépressif, le discernement n'était ni aboli ni altéré au moment des faits, pour cet homme qui a donc conscience de leur gravité ».
Plainte pour violences conjugales

La détermination du quadragénaire, qui aurait étranglé la petite avant de la noyer dans la baignoire, a également marqué les enquêteurs. Ce serait plutôt pour « atteindre » la mère de l'enfant au plus profond de sa chair que le crime aurait été commis, sur fond de vives tensions conjugales. Le père n'avait aucun antécédent judiciaire. Mais en octobre dernier, la mère avait déposé plainte pour des violences dont elle-même aurait été victime. « Une plainte classée sans suite en décembre, faute de preuve », précise la procureure de Colmar. Le couple étant en train de divorcer, madame vivait dans un village des alentours depuis des mois.

Martin Meyer a donc été mis en examen pour assassinat, et a été placé en détention provisoire en toute fin d'après-midi, conformément aux réquisitions du ministère public. Le drame ayant provoqué un vif émoi, en particulier du côté d'Ingersheim et de l'école Pasteur où était scolarisée la victime, à quelques dizaines de mètres de la maison paternelle où le crime a été commis, la cellule d'aide psychologique déployée par l'inspection académique reste active en cette fin de semaine.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Profanations et tags haineux se propagent

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:22:20

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Profanations et tags haineux se propagent
 

 
Il y a à peine plus d'un mois, le 3 décembre, les habitants de Westhoffen, à l'ouest de Strasbourg, découvraient la profanation de leur cimetière israélite. Le ministre de l'Intérieur avait constaté de ses yeux dès le lendemain le saccage des 107 tombes souillées de croix gammées. Une visite qui sonnait comme le sinistre écho d'une précédente venue de Christophe Castaner, début 2019, accompagné du président Macron. À une dizaine de kilomètres de là, le 19 février, 96 sépultures du cimetière juif de Quatzenheim avaient été profanées.

En comptant la vingtaine de stèles renversées le 17 octobre au cimetière catholique et protestant Saint-Urbain de Strasbourg-Neudorf, l'Alsace a été marquée par trois profanations en 2019. Des actes auxquels s'ajoutent les tags antisémites, racistes ou anti-migrants dont la liste n'a cessé de s'allonger au fil de l'année passée. Les derniers datent du 24 décembre dans quatre communes d'Alsace du Nord, portant le total à au moins 27 faits similaires en 2019, tous dans le Bas-Rhin.

Avec une trentaine d'actes haineux répertoriés, 2019 est la plus noire des quinze dernières années en Alsace. Pourtant, avec une profanation et une quinzaine de tags, 2018 avait déjà été bien sombre.

En trente-cinq ans, on dénombre trente profanations en Alsace. Les premières de notre recensement remontent à septembre 1984, quand le cimetière catholique de Gerstheim fut vandalisé à deux reprises. La dernière en date est celle de Westhoffen.

Vingt-six de ces profanations ont eu lieu dans le Bas-Rhin et les sépultures israélites ont été la cible des dégradations dans la moitié des cas -- sont ensuite visés les cimetières catholiques et/ou protestants (35 %) et musulmans (15 %). En tout, ce ne sont pas moins de 2 200 stèles funéraires qui ont été vandalisées, taguées, brisées, renversées ou dépouillées de leurs ornements.

Avec neuf profanations, l'année 2004 a été la plus lourdement marquée. Et la fréquence des actes s'est accélérée ces vingt dernières années : 24 des 30 profanations répertoriées sont postérieures au début des années 2000.

Strasbourg est la commune la plus souvent touchée. D'autres communes ont été plusieurs fois meurtries, à l'instar de Gerstheim (1984) et Niederhaslach (2004), chacune frappée deux fois à quelques jours d'intervalle.
Tags haineux : le triste record de 2019

Depuis 2004, on a répertorié près de 90 tags haineux dans 69 communes alsaciennes. 2019 détient ainsi le triste record de ces quinze dernières années (27 tags), suivi par 2018 (14 tags). Si la probabilité que les faits soient aujourd'hui plus médiatisés est à prendre en compte, leur augmentation est sensible depuis 2010, avec une nette accélération ces deux dernières années.

Comme pour les profanations, le Bas-Rhin est plus largement touché (8 tags sur 10) et Strasbourg est la commune la plus visée (13 fois). Il n'est pas rare que plusieurs messages haineux soient trouvés dans une seule commune le même jour, voire plusieurs localités voisines. Ainsi, la série du 24 décembre dernier concernait Wissembourg, Riedseltz, Ingolsheim, Bremmelbach. Il en avait été de même en mai 2012 également en Alsace du Nord, en avril 2008 dans le secteur de Barr ou encore dans le sud du Haut-Rhin le 8 mai 2016.

Les bâtiments le plus souvent dégradés par des inscriptions sont les mairies pour un quart des cas, et les domiciles pour un autre quart. Suivent les établissements scolaires (17 % des faits) et la voirie (arrêts de bus, panneaux, routes...).

Les tags, le plus souvent racistes au sens large, sont majoritairement antisémites : plus de 8 fois sur 10, ils comportent des croix gammées et autres références au nazisme. Les messages sont aussi régulièrement islamophobes ou homophobes et interpellent parfois directement des élus. Enfin depuis 2018, les récriminations à l'encontre des migrants se sont multipliées.

S'il est hasardeux de vouloir établir des connexions entre tags et passages à l'acte plus graves, même proches dans le temps ou géographiquement, deux cas particuliers ont marqué 2019 : le 21 août, six tags trouvés à l'arrière de la mairie-école de Saint-Nabor revendiquaient l'incendie qui avait touché la veille un bâtiment hébergeant des familles d'origine étrangère à Schiltigheim. Quant aux inscriptions retrouvées en fin d'année à Rohr et à Schaffhouse-sur-Zorn, elles faisaient directement référence à la profanation de Westhoffen, commise par la suite.
Céline ROUSSEAU PLUS WEB L'intégralité du dossier est à retrouver sur www.lalsace.fr

 

 
 

Pays de Brisach Ried Brun Voeux et remerciements

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:04:04

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Pays de Brisach Ried Brun Voeux et remerciements
 

 
Dans ses voeux, Martin Klipfel s'adressa à l'ensemble des personnes présentes, dont les nouveaux habitants, soit dix familles, et souligna que la commune a enregistré neuf naissances, trois mariages, quatre noces d'or et déploré deux décès.
Deux associations soutenues

Il évoqua les chantiers passés et ceux en cours, dont la mairie et l'école, qui devraient s'achever en juin. Il rappela que de nombreux travaux ont été réalisés en régie, grâce à des conseillers municipaux, de nombreux bénévoles du marché de Noël et autres, ce qui permit de réduire les coûts.

Des chantiers d'envergure sont en voie de réalisation, notamment la conduite d'eau potable, l'enfouissement de la ligne 20 000 volts et la liaison cyclable entre Grussenheim et Elsenheim. Après être revenu sur les évènements qui ont marqué 2019, le maire s'adressa à tous les bénévoles, et souligna que 140 personnes ont participé à la première journée citoyenne, que la quête pour le cancer a rapporté 5 096 EUR, alors que le marché de la Sainte-Lucie a drainé 14 000 visiteurs, et que deux des trois concerts ont été donnés au profit d'associations caritatives.

Martin Klipfel invita les représentantes de ces associations afin de leur remettre les fonds récoltés lors du concert de Double croche, soit 1 130 EUR pour l'association Rêves représentée par sa présidente Véronique Steinlé et 700 EUR collectés au concert de Cécilia's Swing et le Big Band pour l'association Wendkoumi.
« Mettre ma disponibilité au servicede la commune »

Rêves réalise les rêves d'enfants malades afin de leur donner l'énergie de lutter pour guérir alors que Wendkoumi oeuvre au Burkina Faso, dans des orphelinats et dispensaires. Les représentants ont adressé de chaleureux remerciements pour ces aides si précieuses.

Le maire conclut son propos en adressant de vifs remerciements à tous ceux qui oeuvrent pour la commune et qui en font un village vivant.

En fin de discours, il annonça qu'il briguera un nouveau mandat : « Mon envie et mon enthousiasme restant intacts, je souhaite continuer de mettre ma disponibilité au service de la commune. »

Avant de passer au moment convivial de la rencontre Brigitte Klinkert, Bernard Gerber et Eric Straumann sont intervenus pour présenter leurs voeux à toute l'assemblée.

 

 
 

Houssen Voeux « Un taux d'endettement de 0 % »

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:15:03

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Houssen Voeux « Un taux d'endettement

de 0 % »
 

 
Christian Klinger lors de ses voeux. Le maire de Houssen avait annoncé, à la fête des aînés, qu'il se représenterait aux prochaines élections. Photo DNA

 
 
 

Le maire de Houssen, Christian Klinger, a adressé des mots de bienvenue à toute l'assemblée, dont de très nombreux villageois et nouveaux habitants de la commune.

Comme il l'avait annoncé, la partie protocolaire de la cérémonie des voeux a effectivement duré une heure trente, un temps nécessaire pour revenir sur l'année écoulée et ses faits marquants.

Grand défenseur de la région Alsace, Christian Klinger regrette les 42 000 tonnes de déchets de Stocamine qui restent enfouis et le risque de pollution qu'elles engendrent, la fermeture de Fessenheim et les pertes de recettes fiscales que cela entraîne, soulignant que les grandes régions n'ont pas engendré les économies escomptées, bien au contraire.

De l'utilité de la Collectivité européenne d'Alsace

La création de la Collectivité européenne d'Alsace est un début et, pour le maire, les pistes sont claires : mise en place d'un conseiller territorial qui représente le Département et la Région. Ce qui réduirait le nombre d'élus et « enlèverait une strate dans le mille-feuille administratif ; ce que tout le monde demande et personne ne fait. Je peux vous dire qu'en moins de cinq ans, on retrouverait le taux d'investissement de 22 % que l'Alsace connaissait naguère ».

La suite portait sur la vie communale et surtout sa fierté d'annoncer un taux d'endettement de 0 %, aucune dette pour cette commune de 2 271 âmes, qui connaît une croissance de 42 % en vingt ans. Une commune qui a célébré dix mariages, treize Pacs, enregistré 25 naissances et 15 décès.

Les deux écoles maternelles et primaires comptent 259 élèves répartis en dix classes.

Comme l'ont montré la 4e journée citoyenne et la 42e Fête paysanne et autres manifestations communales, les bénévoles sont un noyau irremplaçable : « Si le bénévolat n'est pas payé, ce n'est pas parce qu'il ne vaut rien, mais parce qu'il n'a pas de prix. »

Le maire ne présentera pas les futurs projets pour cause d'élections, mais après des remerciements à tous les acteurs de la vie communale, Christian Klinger revient sur les travaux et aménagements réalisés en 2019 et surtout sur la 2e fleur obtenue grâce au travail de Julien Keller et Jérôme Hutt, qui ont été remerciés par un carton de vin.

Une écotaxe nécessaire

La présidente du Conseil départemental, Brigitte Klinkert, est revenue sur la création de la Collectivité européenne d'Alsace, une Alsace qui va réapparaître sur la carte de France et retrouver toute son autonomie.

Quant au député, il est revenu sur le mur antibruit qui vient d'être achevé et rappelle que Houssen est coupé en deux par l'axe nord sud de la départementale et que le flux des véhicules est incessant. Les deux élus s'accordent sur la mise en place de l'écotaxe qui devrait réduire drastiquement les passages de camions.

La soirée s'est achevée autour de quelques mets salés et sucrés et diverses boissons.

 

Le maire de Houssen, Christian Klinger, a adressé des mots de bienvenue à toute l'assemblée, dont de très nombreux villageois et nouveaux habitants de la commune.

Comme il l'avait annoncé, la partie protocolaire de la cérémonie des voeux a effectivement duré une heure trente, un temps nécessaire pour revenir sur l'année écoulée et ses faits marquants.

Grand défenseur de la région Alsace, Christian Klinger regrette les 42 000 tonnes de déchets de Stocamine qui restent enfouis et le risque de pollution qu'elles engendrent, la fermeture de Fessenheim et les pertes de recettes fiscales que cela entraîne, soulignant que les grandes régions n'ont pas engendré les économies escomptées, bien au contraire.

De l'utilité de la Collectivité européenne d'Alsace

La création de la Collectivité européenne d'Alsace est un début et, pour le maire, les pistes sont claires : mise en place d'un conseiller territorial qui représente le Département et la Région. Ce qui réduirait le nombre d'élus et « enlèverait une strate dans le mille-feuille administratif ; ce que tout le monde demande et personne ne fait. Je peux vous dire qu'en moins de cinq ans, on retrouverait le taux d'investissement de 22 % que l'Alsace connaissait naguère ».

La suite portait sur la vie communale et surtout sa fierté d'annoncer un taux d'endettement de 0 %, aucune dette pour cette commune de 2 271 âmes, qui connaît une croissance de 42 % en vingt ans. Une commune qui a célébré dix mariages, treize Pacs, enregistré 25 naissances et 15 décès.

Les deux écoles maternelles et primaires comptent 259 élèves répartis en dix classes.

Comme l'ont montré la 4e journée citoyenne et la 42e Fête paysanne et autres manifestations communales, les bénévoles sont un noyau irremplaçable : « Si le bénévolat n'est pas payé, ce n'est pas parce qu'il ne vaut rien, mais parce qu'il n'a pas de prix. »

Le maire ne présentera pas les futurs projets pour cause d'élections, mais après des remerciements à tous les acteurs de la vie communale, Christian Klinger revient sur les travaux et aménagements réalisés en 2019 et surtout sur la 2e fleur obtenue grâce au travail de Julien Keller et Jérôme Hutt, qui ont été remerciés par un carton de vin.

Une écotaxe nécessaire

La présidente du Conseil départemental, Brigitte Klinkert, est revenue sur la création de la Collectivité européenne d'Alsace, une Alsace qui va réapparaître sur la carte de France et retrouver toute son autonomie.

Quant au député, il est revenu sur le mur antibruit qui vient d'être achevé et rappelle que Houssen est coupé en deux par l'axe nord sud de la départementale et que le flux des véhicules est incessant. Les deux élus s'accordent sur la mise en place de l'écotaxe qui devrait réduire drastiquement les passages de camions.

La soirée s'est achevée autour de quelques mets salés et sucrés et diverses boissons.

 

Houssen  Cérémonie des voeux « Un taux d'endettement de 0 % »

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:07:51

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Houssen  Cérémonie des voeux
« Un taux d'endettement de 0 % »
Christian Klinger, maire de Houssen et président de l'association des maires du Haut-Rhin, présentait ses voeux, mardi soir, dans la salle des fêtes de sa commune, devant un parterre d'élus moins fourni qu'à l'accoutumée.
 

 
Christian Klinger briguera un nouveau mandat aux prochaines élections municipales
Il adressa des mots de bienvenue à toute l'assemblée, dont de très nombreux villageois et nouveaux habitants de la commune.

Comme il l'avait annoncé, la partie protocolaire dura effectivement 1 heure 30, un temps nécessaire pour revenir sur l'année écoulée et ses faits marquants.
De l'utilité de la Collectivite Européenne d'Alsace

Grand défenseur de la région Alsace, il regrette les 42 000 tonnes de déchets de Stocamine qui restent enfouis et le risque de pollution qu'elles engendrent, la fermeture de Fessenheim et les pertes de recettes fiscales que cela entraîne, soulignant que les grandes régions n'ont pas engendré les économies escomptées, bien au contraire.

La création de la Collectivité Européenne d'Alsace est un début, et pour le maire, les pistes sont claires : mise en place d'un conseiller territorial qui représente le Département et la Région. Ce qui réduirait le nombre d'élus et « enlèverait une strate dans le mille-feuille administratif ; ce que tout le monde demande et personne ne fait. Je peux vous dire qu'en moins de 5 ans, on retrouverait le taux d'investissement de 22 % que l'Alsace connaissait naguère ».

La suite portait sur la vie communale et surtout sa fierté d'annoncer un taux d'endettement de 0 %, aucune dette pour cette commune de 2 271 âmes, qui connaît une croissance de 42 % en 20 ans. Une commune qui a célébré dix mariages, treize Pacs, enregistré 25 naissances et 15 décès. Les deux écoles maternelles et primaires comptent 259 élèves répartis en dix classes.

Comme l'ont montré la 4e journée citoyenne et la 42e Fête paysanne et autres manifestations communales, les bénévoles sont un noyau irremplaçable : « Si le bénévolat n'est pas payé, ce n'est pas parce qu'il ne vaut rien, mais parce qu'il n'a pas de prix ».

Le maire ne présentera pas les futurs projets pour cause d'élections, mais après des remerciements à tous les acteurs de la vie communale, Christian Klinger revient sur les travaux et aménagements réalisés en 2019 et surtout sur la 2e fleur obtenue grâce au travail de Julien Keller et Jérôme Hutt, qui ont été remerciés par un carton de vin.
Une écotaxe nécessaire

La présidente du Conseil Départemental Brigitte Klinkert revint sur la création de la Collectivité Européenne d'Alsace, une Alsace qui va réapparaître sur la carte de France et retrouver toute son autonomie.

Quant au député, il rebondit sur le mur antibruit qui vient d'être achevé et rappelle que Houssen est coupé en deux par l'axe nord sud de la départementale et que le flux des véhicules est incessant. Les deux élus s'accordent sur la mise en place de l'écotaxe qui devrait réduire drastiquement les passages de camions.

La soirée s'est achevée autour de quelques mets salés et sucrés et diverses boissons.

 

 
 

 

Wihr au Val « Les maires ne disparaîtront pas »

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:05:08

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Wihr au Val  « Les maires ne disparaîtront pas »
 

 
Monique Rosenzwey (au centre) a reçu la médaille des associations des mains de Monique Martin sous les yeux du maire Gabriel Burgard. Photo L'Alsace /Armelle BOHN
Devant un parterre assez bien garni, et en respectant une sage neutralité « en campagne électorale », Gabriel Burgard entra dans le vif des sujets après avoir succinctement évoqué les six années passées en mairie, rappelant qu'en six ans, « le village s'est enrichi d'une vingtaine de nouvelles constructions, dont la moitié des permis de construire a été instruite selon le nouveau PLU (Plan local d'urbanisme) », saluant au passage l'attractivité du village « que nous devons au travail et des associations et du personnel communal... ».
Carrefour de la Nouvelle Auberge : travaux au printemps

S'agissant du feuilleton du carrefour de la Nouvelle Auberge, le maire fit part une missive de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental (du 13 septembre 2019), informant la municipalité « que les travaux d'aménagement de ce carrefour seront réalisés au printemps prochain. À ces travaux (mise en place de feux), s'ajouteront ceux de la prolongation des trottoirs des deux côtés de la RD 417 jusqu'aux limites Ouest des propriétés du restaurant la Nouvelle Auberge. La commune, qui s'engage à inclure le lieu-dit en agglomération, participera à hauteur de 45 000 EUR HT, au coût d'une partie des trottoirs ».

Par ailleurs, « le Syndicat de la Fecht (présidé par Monique Martin), doit consolider les berges du canal de la scierie qui passe sous le pont de pierre de la rue de la Gare. Ces ouvrages prendront la forme de culée. Ce seront des appuis qui permettront à la commune d'installer une passerelle pour les piétons [...] De son côté, la CCVM est sur le point d'acquérir les 58 ares du terrain SNCF situés entre le quai de la gare et la rue de Soultzbach. Ce qui pourrait faire évoluer la situation dans le bon sens pour les usagers des villages voisins, Soultzbach et Wasserbourg ».

Après avoir évoqué l'intense activité de l'intercommunalité, il évoqua, entre autres, la vaste question de l'eau « une de nos préoccupations principales concernant l'approvisionnement de la commune par les sources. Dans ce cadre, une inspection caméra a été réalisée sur les cinq sources pour davantage connaître l'état des ouvrages datant du début du XXe siècle. Pour l'instant, le raccordement du nouveau forage est suspendu aux résultats de l'étude diagnostique du système d'alimentation en eau potable du Syndicat intercommunal Wihr/Soultzbach.
Maison forestière à vendre

Autre préoccupation, l'exploitation des forêts, celles-ci étant confrontées à la crise des scolytes qui affecte particulièrement les épicéas [...]. En plus, « l'ONF subit de très nombreuses suppressions de postes » et « notre garde forestier Fabrice Panzer n'a pas été remplacé. Actuellement, notre interlocuteur privilégié est Rémy Buisson, garde forestier de Gunsbach... ». De ce fait, « notre maison forestière est à vendre, et le fruit de la vente sera investi dans les projets présents et à venir, comme celui de la place Sainte-Barbe pour en faire un réel lieu de rencontre [...] ».

Le maire adressa aussi un satisfecit à l'Etoile sportive qui, depuis l'an passé « aligne une équipe senior féminine de foot à 8.

Parmi les projets importants : des travaux aux écoles et périscolaire, estimés par l'ATD à 2 millions d'euros HT, mais « la chasse aux subventions devrait couvrir 40 % de ce montant... ».

Concernant l'état civil, la commune a enregistré neuf naissances, 13 décès, sept mariages, deux Pacs, pour une population de 1 293 habitants (au 31 décembre 2019).
Monique Rosenzweyà l'honneur

Monique Rosenzwey est une figure marquante de la cité wihrienne, totalement investie dans son tissu associatif : membre de la chorale Saint-Martin depuis plus de vingt ans, active au club du Soleil d'Automne depuis vingt-cinq ans. Mais aussi secrétaire de l'Amicale des donneurs de sang durant vingt-sept ans (et membre fondatrice), membre fondatrice aussi de LASC (Association Sport et Culture) dont elle fut durant treize ans, secrétaire... Pour tous ces services, la médaille des Associations lui a été remise par Monique Martin.

Dans son mot, Monique Martin évoqua l'Alsace « modèle de gestion à l'alsacienne, malgré les contraintes budgétaires prises au niveau national », tandis que Norbert Schickel n'avait de cesse de marteler « n'ayez pas peur ! Ne croyez pas ceux qui disent que l'intercommunalité est la mort des communes ! Ceci n'est pas vrai ! Les communes auront toujours leur rôle à jouer et les maires ne disparaîtront pas ! »

 

 
 

Wihr-au-Val  Voeux du Nouvel An « Les maires ne disparaîtront pas »

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:07:19

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Wihr-au-Val  Voeux du Nouvel An
« Les maires ne disparaîtront pas »
Tradition oblige, le maire de Wihr-au-Val Gabriel Burgard s'est prêté, samedi soir, à l'exercice, comme de coutume, convivial et intéressant, qu'est celui des voeux de Nouvel An.
 

 
Monique Rosenzwey (au centre) a reçu la médaille des associations des mains de Monique Martin sous les yeux du maire Gabriel Burgard.
Devant un parterre assez bien garni, et en respectant une sage neutralité « en campagne électorale », Gabriel Burgard entra dans le vif des sujets après avoir succinctement évoqué les six années passées en mairie, rappelant qu'en six ans, « le village s'est enrichi d'une vingtaine de nouvelles constructions, dont la moitié des permis de construire a été instruite selon le nouveau PLU (Plan local d'urbanisme) », saluant au passage l'attractivité du village « que nous devons au travail et des associations et du personnel communal... ».
Carrefour de la Nouvelle Auberge : travaux au printemps

S'agissant du feuilleton du carrefour de la Nouvelle Auberge, le maire fit part une missive de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental (du 13 septembre 2019), informant la municipalité « que les travaux d'aménagement de ce carrefour seront réalisés au printemps prochain. A ces travaux (mise en place de feux), s'ajouteront ceux de la prolongation des trottoirs des deux côtés de la RD 417 jusqu'aux limites Ouest des propriétés du restaurant (la Nouvelle Auberge. La commune, qui s'engage à inclure le lieu-dit en agglomération, participera à hauteur de 45 000 EUR HT, au coût d'une partie des trottoirs ».

Par ailleurs, « le Syndicat de la Fecht (présidé par Monique Martin), doit consolider les berges du canal de la scierie qui passe sous le pont de pierre de la rue de la Gare. Ces ouvrages prendront la forme de culée. Ce seront des appuis qui permettront à la commune d'installer une passerelle pour les piétons [...] De son côté, la CCVM est sur le point d'acquérir les 58 ares du terrain SNCF situés entre le quai de la gare et la rue de Soultzbach. Ce qui pourrait faire évoluer la situation dans le bon sens pour les usagers des villages voisins, Soultzbach et Wasserbourg ».

Après avoir évoqué l'intense activité de l'intercommunalité, il évoqua, entre autres, la vaste question de l'eau « une de nos préoccupations principales concernant l'approvisionnement de la commune par les sources. Dans ce cadre, une inspection caméra a été réalisée sur les cinq sources pour davantage connaître l'état des ouvrages datant du début du XXe siècle. Pour l'instant, le raccordement du nouveau forage est suspendu aux résultats de l'étude diagnostique du système d'alimentation en eau potable du Syndicat intercommunal Wihr/Soultzbach.
Maison forestière à vendre

Autre préoccupation, l'exploitation des forêts, celles-ci étant confrontées à la crise des scolytes qui affecte particulièrement les épicéas [...]. En plus, « l'ONF subit de très nombreuses suppressions de postes » et « notre garde forestier Fabrice Panzer n'a pas été remplacé. Actuellement, notre interlocuteur privilégié est Rémy Buisson, garde forestier de Gunsbach... ». De ce fait, « notre maison forestière est à vendre, et le fruit de la vente sera investi dans les projets présents et à venir, comme celui de la place Ste-Barbe pour en faire un réel lieu de rencontre [...] ».

Le maire adressa aussi un satisfecit à l'Etoile sportive qui, depuis l'an passé « aligne une équipe senior féminine de foot à 8.

Parmi les projets importants : des travaux aux écoles et périscolaire, estimés par l'ATD à 2 millions d'euros HT, mais « la chasse aux subventions devrait couvrir 40 % de ce montant... ».

Concernant l'état civil, la commune a enregistré neuf naissances, 13 décès, sept mariages, deux Pacs, pour une population de 1 293 habitants (au 31 décembre 2019).
Monique Rosenzweyà l'honneur

Monique Rosenzwey est une figure marquante de la cité wihrienne, totalement investie dans son tissu associatif : membre de la chorale St-Martin depuis plus de 20 ans, active au club du Soleil d'Automne depuis 25 ans. Mais aussi secrétaire de l'Amicale des donneurs de sang durant 27 ans (et membre fondatrice), membre fondatrice aussi de LASC (Association Sport et Culture) dont elle fut durant 13 ans, secrétaire... Pour tous ces services, la médaille des Associations lui a été remise par Monique Martin.

Dans son mot, Monique Martin évoqua l'Alsace « modèle de gestion à l'alsacienne, malgré les contraintes budgétaires prises au niveau national », tandis que Norbert Schickel n'avait de cesse de marteler « n'ayez pas peur ! Ne croyez pas ceux qui disent que l'intercommunalité est la mort des communes ! Ceci n'est pas vrai ! Les communes auront toujours leur rôle à jouer et les maires ne disparaîtront pas ! »

 

 
 

 

Niederhergheim Gilbert Moser ne briguera plus de mandat municipal

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:19:04

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Niederhergheim Gilbert Moser ne briguera plus de mandat municipal
 

 
Gilbert Moser ne briguera plus de mandat aux prochaines élections municipales. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
Le premier magistrat de Niederhergheim a présenté ses voeux pour 2020 en son nom et celui de son conseil municipal. « Cette année aura été fructueuse pour notre commune, malgré le peu de nouveaux projets, mais ceux annoncés lors de la réception de 2019 sont tous soit terminés, soit en cours, soit en phase d'étude. »

Pour Gilbert Moser, une page va se tourner en mars, avec la satisfaction d'avoir rempli ses objectifs durant ses mandats successifs, dont deux de conseiller, deux autres d'adjoint et trois comme maire. « J'ai vécu une expérience inoubliable. Je laisse la commune dans une situation financière saine et sans dettes », affirme-t-il.

Cependant, c'est avec une émotion contenue qu'il a fait le bilan des principales réalisations de sa dernière mandature et remercié son équipe municipale pour son investissement, ainsi que les fidèles agents communaux qui, chacun dans son domaine, se mettent au service des 1 144 habitants de la commune.
Une mairie en voie d'achèvement

Parmi les travaux en cours, un chantier emblématique : la réhabilitation de la mairie décidée en 2015 et qui s'achèvera en 2020. « Malgré notre insistance et le soutien de l'architecte, les retards se sont accumulés. Néanmoins, depuis juillet dernier, nous avons pu installer nos bureaux dans la nouvelle construction, dont il reste encore des finitions à réaliser », mentionne-t-il.

Autre chantier : l'enfouissement des lignes électriques dans la rue de Sainte-Croix-en-Plaine, pour un montant estimatif de 746 000 EUR, dont 407 000 EUR à la charge de la commune. Le maire a encore précisé que l'aménagement près du moulin sur la RD1b, prévu en 2017, sera réalisé. « Il restera 133 000 EUR environ à la charge de la commune », précise Gilbert Moser, qui a ensuite abordé l'étude de sécurité de la sortie ouest du village, au niveau du silo à grains. « Un chantier inscrit au programme du Département », a confirmé Michel Habig lors son intervention qui a suivi. Autre étude, celle de l'aménagement de la place de l'Église. Changement du système informatique de la mairie, pose de la fibre optique dans la commune, achats de surpantalons pour les sapeurs-pompiers, participation à raison de 80 % au montant de l'entretien de l'orgue de l'église estimé à 5 000 EUR et développements industriels avec le projet de construction de nouveaux locaux pour la société Scapalsace et pour Liebherr qui cherche à s'agrandir, le PLUI approuvé le mois dernier, tels ont été les sujets encore abordés. Et, pour finir son intervention, Gilbert Moser a rappelé qu'il est maintenant temps pour lui de s'arrêter pour se consacrer un peu plus à sa famille et à d'autres occupations.
Christian WERTHE

Logelheim  Cérémonie des voeux Nouveaux habitants et sportifs à l'honneur

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:09:03

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Logelheim  Cérémonie des voeux
Nouveaux habitants et sportifs à l'honneur
Mardi soir avait lieu la cérémonie des voeux dans la commune, en présence des représentants des associations locales, des représentants des corps constitués, des personnalités politiques.
 

 
Les personnes distinguées en compagnie des personnalités
Après les salutations d'usage, le maire Joseph Kammerer rappela les grandes lignes des réalisations de l'année dernière, remercia les instances qui ont soutenu la commune dans ses projets, et annonça sa candidature pour un second mandat de maire à l'occasion des élections municipales de mars.

Puis il procéda à l'accueil officiel des 21 familles ayant choisi de venir habiter à Logelheim ; il souligna que la commune a enregistré 9 naissances, 3 mariages, 4 PACS, mais déploré 5 décès. Il rappela que l'année 2020 aura lieu un recensement de la population et invita la population à réserver un bon accueil aux agents recenseurs qui seront, Estelle Aucello et Matthieu Pflieger.

Puis ce fut l'heure du diaporama retraçant les principaux évènements qui se sont déroulés dans le village.

Pour poursuivre cette sympathique réception, le maire rendit hommage aux sportifs méritants. Guillaume Bigot a été sacré champion de France de slalom géant et vice-champion en slalom à Valloires lors du championnat de France de ski des sapeurs pompiers professionnels et volontaires. Sébastien Haen est devenu champion de France individuel de jeu de quilles Saint-Gall. L'équipe Une de la société de quilles Espoir, présidée par Richard Kamper, a été mise à l'honneur pour son premier titre de championne de France en jeu de quilles Saint-Gall, en 2019.
Médaille pour le maire

Michel Habig, vice-président du conseil départemental, remit la médaille régionale, départementale et communale échelon vermeil à Joseph Kammerer pour sa présence de 30 années au sein du conseil municipal. Le récipiendaire est né le 20 mars 1963 à Colmar, et grandit à Herrlisheim. Après sa scolarité, il fréquenta le lycée technique de Colmar, passa son CAP de menuisier chez Rohmer à Herrlisheim. Il effectua son service national en tant que chauffeur de Charles Hernu, au ministère de la défense en 1982 et 1983. A son retour, il devint soudeur chalumeur chez Est à Wittelsheim avant d'intégrer les Mines de Potasse d'Alsace comme mineur de fond. A la fermeture des MDPA, il entra dans la fonction publique territoriale à Colmar, puis à Sausheim, et occupe actuellement le poste de chef d'atelier à la commune de Biesheim.

Il est entré au conseil municipal en 1989 comme 2e adjoint de François Heinrich de 1989 à 1995, puis 1er adjoint de Léonard Haenn de 1995 à 2004, et de Jacques Olry de 2004 à 2014, et maire depuis mars 2014. Il entra au CPI en 1988 et occupa la fonction de chef de corps de septembre 1992 à novembre 2018 et créa la section JSP en 1999, il est nommé capitaine en mai 2013. Il est aussi membre de plusieurs associations.

 

 
 

 

Fortschwihr  Voeux du maire Pas de fête du pissenlit en 2020

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Fortschwihr  Voeux du maire
Pas de fête du pissenlit en 2020
Ne se représentant plus en mars prochain, la maire Hélène Baumert a présenté ses derniers voeux dimanche 5 janvier, en fin de matinée, après 19 années passées à la tête de la commune de Fortschwihr.
 

 
Le livret du citoyen a été remis à quatre jeunes électrices par le maire de Fortschwihr Hélène Baumert, en présence des élus.
La maire de Fortschwihr, Hélène Baumert a accueilli dimanche, dans la salle communale, les représentants des services de l'État, de la gendarmerie, des brigades vertes, du monde sécuritaire, artisanal, financier, cultuel, enseignant, associatif ainsi que l'ensemble des forces vives de la commune, avant de présenter un bilan élogieux des actions et travaux effectués de 2002 à 2019.

Après avoir présenté la nouvelle secrétaire de maire, Vanessa Bigel, elle a remercié la commission des jeunes « pour son activité au profit des habitants du village ainsi que pour son action humanitaire et caritative, au profit des Restos du coeur, chaque année lors du marché de Noël du Bredala ».
Réfection du rond-point devant le collège

Mme Baumert a annoncé la réfection du rond-point devant le collège, dégradé lors des vacances scolaires de février, en partenariat avec le Conseil départemental et annoncé l'annulation de la fête du pissenlit, prévue cette année, en raison des élections municipales et la mise en place d'une nouvelle équipe dirigeante communale ».

« Dix familles ont établi leur lieu de résidence à Fortschwihr », a précisé l'adjoint au maire Michel Schoenenberger, qui ne se représentera pas non plus, avant de souligner : « Un fascicule reprenant les différentes informations utiles dans leur vie quotidienne est à votre disposition lors du verre de l'amitié ou à la mairie ».

Quatre jeunes filles, nouvelles électrices, se sont vu remettre le livret du citoyen par Hélène Baumert, avant que les adjoints n'offrent à cette dernière un bouquet multicolore et Michel Schoenenberger lui adresse des voeux en dialecte, sous les applaudissements de l'assemblée.

Le verre de l'amitié, auquel ont été conviés les aînés participant au repas de l'amitié, a clos les voeux.

 

 
 

 

Rixheim  Cérémonie des voeux du maire « Privilégier l'efficacité et la proximité »

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Rixheim  Cérémonie des voeux du maire
« Privilégier l'efficacité et la proximité »
Après un bref survol de l'actualité communale, Ludovic Haye, le maire de Rixheim, a livré ses réflexions dans de nombreux domaines aux quelque 600 invités venus lundi soir au Trèfle pour sa cérémonie des voeux.
 

 
Avec son second bâtiment (à droite) inauguré à l'automne dernier à côté du premier (à gauche), le nouveau centre technique municipal de Rixheim, dans la Zac du Rinderacker, est désormais pleinement achevé.
En chantant en français, en allemand et même en italien (défi lancé par la chef de choeur Élisabeth Suhr avec, excusez du peu, un extrait de Nabucco de Verdi !), les tout jeunes choristes des Ursul'Voice, des élèves de l'école Sainte-Ursule de Riedisheim, ont joliment ouvert la cérémonie des voeux du maire de Rixheim, lundi soir. Devant les quelque 600 personnes au rendez-vous au Trèfle, l'orchestre d'harmonie de Rixheim a prolongé cette entame en musique avant que l'adjointe Rachel Baechtel, maître de cérémonie, n'invite le premier magistrat à monter à la tribune.

Campagne électorale oblige, Ludovic Haye n'a fait cette année que mentionner brièvement les événements qui ont marqué l'actualité l'année écoulée à Rixheim, comme la livraison de la deuxième tranche du nouveau centre technique municipal, la sortie de terre du business-center à l'aérodrome ou le lancement de l'étude préalable pour le futur écoquartier avec les communes voisines de Riedisheim et Illzach. Ou les travaux de rénovation de voirie (rues d'Ottmarsheim, du Rossignol, de la Brasserie, du Canal, du Dépôt...) ; les aménagements cyclables (rue d'Ottmarsheim, entre Rixheim et Riedisheim ou pour l'accès à la Cité des sports) ; la fin des travaux à l'école primaire d'Entremont (après sinistre) ; la mise en place d'agrès de street workout (discipline alliant gym et muscu) dans le quartier de l'Île-Napoléon, etc.
« L'esprit critiqueet le bon sens »

Le maire a remercié les divers acteurs et partenaires de ces projets. Il a salué les « excellents résultats » récents de clubs sportifs rixheimois (en cyclo-cross, basket, volley...), avant de quitter l'échelle communale pour confier quelques-unes de ses réflexions « sur le monde qui nous entoure », glissant en souriant : « Vous le savez, c'est plus fort que moi, c'est comme une thérapie ! »

Ludovic Haye a ainsi plaidé pour « le réalisme » plutôt que « l'optimisme à toute épreuve » ou le pessimisme ; pour le « faire ensemble » à tous les niveaux, et notamment celui de l'agglomération (« Plus que jamais, l'esprit communautaire devra primer ») ; pour une Europe « fonctionnelle » au sein de laquelle notre région « se positionne sur le domaine du développement durable et du green-business ». L'élu a parlé d'enseignement (« Nous devons rester maîtres des technologies, les utiliser à bon escient mais en aucun cas en être dépendant », défend-il notamment) et d'éducation parentale (« Un rôle qui, comme son nom l'indique, incombe... aux parents ! C'est trop facile de compter sur le corps enseignant - qui a bien assez à faire par ailleurs - pour l'éducation de ses enfants ») ; de sécurité ; d'incivisme (« Ce sont toujours les mêmes qui ne respectent pas les règles, celles du vivre ensemble, du code de la route [...] De nos jours, le trottoir nous appartient lorsqu'il s'agit de garer ses propres voitures mais il appartient à la collectivité dès qu'il s'agit de le balayer... ») et à l'inverse de la « majorité silencieuse » des « citoyens modèles » ; de travail, bien davantage qu'un gagne-pain à ses yeux (« Il permet aussi à chacun de trouver sa place dans la société, de se sentir utile »)...

En ces temps où les fake news prolifèrent, le maire de Rixheim a encore plaidé pour « l'esprit critique et le bon sens ». Avant de conclure : « Il est temps de privilégier le fond sur la forme ; l'efficacité et la proximité sur le protocole administratif ; le volontarisme sur l'attentisme ; l'espérance sur la résignation et l'action sur le simple constat. »
F.F.

 

 
 

 

Sausheim Municipales Guy Omeyer dans la continuité

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:25:20

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Sausheim Municipales Guy Omeyer  dans la continuité
 

 
Guy Omeyer est candidat à la mairie de Sausheim pour succéder à Daniel Bux qui l'accompagnera pour un dernier mandat.

Photo DNA /Michèle MARCHETTI

Daniel Bux, 71 ans, fait partie du conseil municipal de Sausheim depuis quarante-trois ans, dont dix ans comme premier adjoint et vingt ans en tant que maire. Pour lui signifier « le respect » inhérent à son expérience et à cette carrière qui « a fait de Sausheim ce qu'elle est », Guy Omeyer, son premier adjoint, lui a fait une proposition : soit le maire sortant veut briguer un nouveau mandat et son premier adjoint l'accompagnera encore une fois ; soit c'est ce dernier qui mènera la liste d'entente communale, avec le soutien de Daniel Bux. Et c'est l'option qu'a choisie le maire sortant. Un bon moyen de « prendre du recul en restant actif, quand on est toujours en bonne santé et qu'on a encore envie de s'investir... »
« Une évolution,sans révolution »

L'idée, c'est aussi que le futur maire soit « un maire de proximité, entièrement disponible pour sa commune, car je pense que la place du maire est dans son village, c'est important pour les habitants, c'est cela qu'ils attendent aujourd'hui », estime la tête de liste, qui évoque ainsi sa position par rapport à l'agglomération.

La commune de Sausheim compte deux conseillers communautaires et un supplémentaire. Guy Omeyer a donc annoncé qu'en cas d'élection, il renoncerait à sa place de conseiller communautaire et se retirerait au profit de Daniel Bux qui, pour son dernier mandat, compte représenter au mieux sa commune dans l'agglo et mener à bien les chantiers engagés par M2A concernant les équipements sportifs, comme le plan piscines ou le centre sportif régional.

À 63 ans, Guy Omeyer, jeune cadre retraité de la Caf (Caisse d'allocations familiales), mènera donc, pour ces municipales à Sausheim, une liste d'entente communale qui sera une nouvelle fois pérennisée depuis l'époque de l'ancien maire Eugène Bader, renouvelée d'environ un tiers, apolitique, « sans étiquette mais avec des valeurs et une identité ». Une liste qui veut « continuer à défendre le bien-être dans la commune et l'esprit de village » justement, même si Sausheim, avec ses 5600 habitants et ses nombreuses entreprises, a été catégorisée comme commune-bourg.

Ainsi, si la liste de Guy Omeyer est élue, ce dernier considère que la commune « changera de patron, de méthode, de vision, mais sans révolution, dans une évolution normale, humaine et intelligente ».
M.M.

 

 
 

Habsheim Gilbert Fuchs brigue un deuxième mandat

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:49:30

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Habsheim  Gilbert Fuchs brigue un deuxième mandat
 

 
Après un mandat dans l'opposition, Gilbert Fuchs a été élu maire de Habsheim au premier tour, en 2014. Il se représente en mars. Photo L'Alsace /É.C.
C'est donc fort d'un bilan qu'il juge positif que le maire de Habsheim a décidé de se représenter en mars. « Nous avons mené à bien plus de 90 % des choses qui figuraient à notre programme. Sans compter tous les impondérables... » A l'entendre, sa candidature ne coulait cependant pas de source. « La fonction de maire est de plus en plus compliquée », remarque cet ancien contrôleur de gestion dans une multinationale, en Suisse, âgé de 67 ans, marié et père de deux enfants. « Mais il y a encore tant à faire. C'est pourquoi je voudrais continuer la transformation de Habsheim tout en conservant un esprit village. »

Les chantiers d'un nouveau mandat seraient notamment tournés vers la jeunesse. « Nous devons répondre aux besoins dans le domaine du périscolaire. Par le biais d'adaptation de bâtiments et de construction d'autres. » Gilbert Fuchs pense aussi aménagements d'espaces publics et de voirie. « Nous souhaitons donner au centre de Habsheim un nouveau caractère pour qu'il devienne un lieu de rencontre, au coeur des cheminements piétons est-ouest et nord-sud que nous avons créés. »

Le maire sortant pense également « sécurité des biens et des personnes ». « Il y a des choses à améliorer avec des dispositifs qui impliquent la population, du style des voisins vigilants ». Dans un autre ordre d'idées, Gilbert Fuchs souhaite lancer « une réflexion globale par rapport à la plaine sportive ». Celui qui a mené 23 réunions de quartier et dix réunions thématiques entend poursuivre la « gestion participative » de sa commune. Il cite enfin, pêle-mêle, la journée citoyenne, le conseil municipal des jeunes, les animations culturelles et musicales de la commune qui ont pris leur essor depuis son élection, il y a six ans.
Édouard COUSIN

Unterlinden Cérémonie de remise de médaille du travail

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:47:52

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Unterlinden Cérémonie de remise

de médaille du travail
 

 
 

Thierry Cahn, président de la Société Schongauer a remis la médaille du travail grand or à Michelle Schuh lors d'une cérémonie organisée durant la fête de Noël du personnel du Musée Unterlinden, lundi 9 décembre.

Elle a été mise à l'honneur pour ses 40 années de service, dont quatre au musée en tant que responsable du rayon librairie à la boutique.

Michelle Schuh a travaillé à la librairie « Alsatia Union » devenue « Forum » (rue des Têtes à Colmar) de novembre 1977 à février 2013 avant de rejoindre en décembre 2015 l'équipe de la boutique du musée.

Elle est partie à la retraite le 31 décembre 2019 et pourra consacrer son temps de loisirs à sa famille, à la lecture, aux arts manuels (tricot, point de croix, bricolage) mais aussi aux activités sportives (réveil musculaire, vélo, danse).

Une médaille d'Or revenait également à Bernard Foechterlé pour ses 35 années de service dont quatre en tant qu'agent de sécurité et de sûreté.

Bernard Foechterlé a débuté sa carrière dans le domaine bancaire d'abord en tant qu'agent administratif puis il a occupé le poste d'assistant de clientèle au Crédit Agricole et enfin de conseiller commercial et de responsable de point de vente de 1978 à 2009. En parallèle, il s'est spécialisé dans le domaine de la sécurité comme agent de surveillance de la société Securitas de 1999 à 2002.

Il a ensuite travaillé dans l'hôtellerie en tant que réceptionniste de 2011 à 2015 avant de rejoindre l'équipe des agents de sécurité et de sûreté au Musée Unterlinden début 2016.

 
 

Europa-Park : nouveau record de fréquentation et embauches

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:15:45

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Loisirs
Europa-Park : nouveau record de fréquentation et embauches
 

 
Parti en fumée au printemps 2018, le quartier scandinave a été rouvert en juillet.
Europa-Park attire toujours plus de monde. En 2019, le parc d'attractions a, une nouvelle fois, battu son record de fréquentation, avec plus de 5,7 millions de visiteurs, soit près de 100 000 de plus sur un an. Selon l'entreprise, ces chiffres s'expliquent avant tout par les investissements réalisés au cours de l'année passée.

D'abord l'ouverture, en novembre, du nouvel univers aquatique Rulantica et de son hôtel « Krønasår », qui ont coûté à eux seuls environ 180 millions d'euros. Mais aussi la réouverture du quartier scandinave, ravagé par un incendie en 2018, et enrichi d'une nouvelle attraction, « Snorri Touren ».
400 postes à pourvoir

Europa-Park, qui emploie 4150 salariés, dont 20 % de Français, a lancé une nouvelle opération de recrutement.

Pour 2020, l'entreprise recrute du personnel (à temps plein et temps partiel) dans les secteurs d'activité suivants : attractions, restauration, hôtellerie (réceptionnistes, serveurs, cuisiniers, agents d'entretien), boutiques (vendeurs) et entretien. Pour Rulantica, le nouveau complexe aquatique voisin, des postes d'agents d'accueil, de maîtres-nageurs et d'opérateurs d'attraction sont à pourvoir. Mobilité et notions courantes d'allemand (niveau A1 à C1) sont indispensables.

Du 5 au 7 février, trois journées de recrutement seront organisées à l'hôtel El Andaluz d'Europa-Park, en partenariat avec le service de placement transfrontalier de l'agence Pôle emploi de Sélestat et de l'Agentur für Arbeit.

Les candidats peuvent s'inscrire sur internet (www.europapark.de/jobs) ou par téléphone (au 00 49 78 22 77 15 444).

Les demandeurs d'emploi pourront participer, sans inscription préalable, aux ateliers préparatoires de Pôle emploi Sélestat, les 10 et 14 janvier à 9 h (se présenter directement à l'accueil). Après validation de leur candidature, ils seront convoqués à un entretien de recrutement individuel.

 

 
 

 

Jura Suisse Saint-Louis La francophonie au prisme de Haïti

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:23:34

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Jura Suisse Saint-Louis  La francophonie au prisme de Haïti
 

 
Bob Bovano (au centre) cherche par son chant et sa poésie à redonner la parole au peuple haïtien. Ce samedi 11 janvier, à 11 h, à la médiathèque de Saint-Louis, il accompagnera une lecture de contes haïtiens. DR
Les liens culturels se resserrent entre la région du Jura suisse et la Ville de Saint-Louis. La langue française les réunit et les guide sur la piste de Haïti, troisième acteur francophone de l'évènement. Cette première édition des Rencontres transfrontalières francophones est née de la rencontre entre deux hommes. Le premier, Frédérick Darcy, a pris l'habitude de voyager entre Saint-Louis et le Jura. Professeur de théâtre dans les lycées des deux villes, il dirige aussi la Compagnie Nord Théâtre, hébergée depuis quelques années à la Cité Danzas de Saint-Louis. Le second, Michael Liechti, enseigne le français et l'histoire à Porrentruy. De par leur profession, ils ont d'abord misé sur un axe majeur consistant « à faire venir des artistes vers les étudiants », comme souligne le metteur en scène. Des interventions sont maintenant programmées des deux côtés de la frontière. À Saint-Louis, le lycée Mermoz et le collège Schickelé vont accueillir les artistes autour de projets de classe.
Se souvenir du terrible tremblement de terrede 2010

Mais rapidement, en choisissant de mettre le focus sur Haïti, les Rencontres ont gagné en puissance, tournées aussi vers une dimension solidaire. « Ce mois de janvier aura une tonalité particulière car il s'agira de se souvenir du terrible tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. » Les actions de deux associations oeuvrant en Haïti, L'Aide à l'enfance haïtienne basée à Porrentruy et Les Amis d'Haïti de Pontarlier, devraient pouvoir profiter des fonds récoltés durant les Rencontres. Car durant cette semaine, un volet culturel et artistique invitera le grand public, et notamment les Ludoviciens à de nombreux rendez-vous (lire encadré). Spectacles, concerts, lectures de contes, échanges avec les artistes, expositions d'art... pointeront les enjeux culturels, historiques, littéraires et linguistiques de Haïti.
« La capacité de produire de l'artistique dansun chaos improbable »

Pour avoir séjourné, il y a une quinzaine d'années et durant trois mois, dans ce pays des Grandes Antilles, alors qu'il préparait un mémoire sur le théâtre haïtien, Frédérick Darcy en a gardé une véritable fascination. Il résume : « Ce qui me subjugue en Haïti c'est la capacité à produire de l'artistique dans un chaos improbable... La création y est omniprésente. » Il évoque la religion vaudoue issue des cultes animistes africains et notamment du Bénin : « Les esclaves haïtiens venaient de familles nobles vendues. Ils ont créé un syncrétisme qui perdure encore dans la culture haïtienne. » Il rajoute qu'au-delà de Haïti, d'autres pistes de réflexion mèneront vers les thématiques liées « à l'esclavage, à la créolité, à la culture caribéenne... et à la francophonie en général ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

GUEBERSCHWIHR Viticulture Un label pour protéger l'environnement

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:25:22

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GUEBERSCHWIHR Viticulture
Un label pour protéger l'environnement
Le domaine viticole Humbrecht-Trapp, implanté à Gueberschwihr, vient de décrocher le label HVE (Haute valeur environnementale). Une certification qui démontre son intérêt pour la faune et la flore qui l'entourent.
 

 
Patrick Humbrecht et sa compagne Ann-Sophie Rouvillain viennent d'obtenir la labellisation HVE (Haute valeur environnementale) pour leur domaine viticole.
La famille Humbrecht produit du raisin depuis 1620 à Gueberschwihr. Mais c'est au début des années 50, à la suite du mariage des grands-parents de Patrick Humbrecht, actuellement à la tête du domaine familial, que la production de vin en bouteilles a été lancée. « Nous travaillons les sept cépages alsaciens, le crémant, les vendanges tardives, mais aussi le grand cru Goldert », mentionne le viticulteur, qui a repris les rênes du domaine en 2013.
Une cinquantaine de viticulteurs alsaciensdéjà certifiés

Si la maison Humbrecht-Trapp n'est pas labellisée bio, elle n'en est pas moins sensible à l'environnement qui entoure ses vignes. Patrick, épaulé par sa compagne, Ann-Sophie Rouvillain, a donc entamé l'année dernière des démarches pour que son domaine soit labellisé Haute valeur environnementale.

Une certification qui a, pour la première fois, été évoquée à la faveur du Grenelle de l'environnement, en 2007. « Mais ce n'est qu'en 2011 que le ministère de l'Agriculture a pris les choses en main pour le créer », souligne Patrick Humbrecht. Et d'ajouter : « Dans le milieu viticole, les demandes de certification sont de plus en plus nombreuses depuis deux à trois ans. »

C'est lors d'une présentation de la HVE à la Chambre d'agriculture, que le viticulteur gueberschwihrois a décidé de franchir le pas et de gonfler les rangs de ses confrères déjà labellisés. « En Alsace, une cinquantaine de vignerons ont déjà obtenu ce label. Nous avons été plusieurs, comme moi, à l'obtenir en 2019 », explique Patrick Humbrecht. Si le domaine est d'ores et déjà certifié, il faudra attendre la mise en bouteilles du millésime 2019 pour découvrir le logo HVE sur les étiquettes de la maison.

« Pour qu'un domaine voie la mention HVE lui être accordée, il doit répondre à quatre axes : la préservation de la biodiversité (insectes, arbres, haies, bandes enherbées, fleurs...) ; la stratégie phytosanitaire ; la gestion de la fertilisation ; et la gestion de la ressource en eau », détaille le viticulteur. Ce dernier précise par ailleurs qu'il ne faut pas confondre bio et HVE. « Nous ne travaillons pas en bio, ce qui ne nous empêche pas de respecter l'environnement. A contrario, certains viticulteurs sont bio, mais ne sont pas labellisés HVE », précise-t-il.
Des parcelles liées les unes aux autres

Ainsi, la Haute valeur environnementale consiste surtout à prendre soin de l'environnement des vignes et de leurs alentours. Par exemple, les parcelles situées en lisière de forêt ne doivent pas voir des arbres être abattus, l'enherbage entre les rangs de vigne est préconisé, afin de préserver la faune qui évolue sur et sous terre.

« Le labour chamboule la terre et les multiples petites bêtes qui y vivent », explique Patrick Humbrecht. Mais ces efforts impliquent aussi les viticulteurs voisins. « Si l'un d'entre eux, propriétaire d'un muret, décide de l'abattre pour le remplacer par une plaque de béton, nous pouvons perdre notre certification, qui est reconduite tous les trois ans à la suite de contrôles effectués par un organisme agréé », souligne-t-il.

À Gueberschwihr, sur la vingtaine de viticulteurs installés dans le village, quatre, à l'instar du domaine Humbrecht-Trapp, sont déjà labellisés HVE. Selon Patrick Humbrecht, ses confrères seront de plus en plus nombreux, dans les prochaines années, à les rejoindre.
Audrey NOWAZYK Rens. : www.humbrecht-trapp.fr

Rens. : www.humbrecht-trapp.fr

 
 

 

Guebwiller  Balade virtuelle Le vignoble sur Google Street View

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:37:34

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Guebwiller  Balade virtuelle
Le vignoble sur Google Street View
Il est désormais possible de découvrir le vignoble de Guebwiller sur Google Street View. Une balade virtuelle avant de chausser ses baskets et découvrir de visu les différents panoramas de ses propres yeux.
 

 
Google Trekker permettra d'assurer les prises de vues de différents parcours de randonnée.
En mai 2019, à l'initiative de l'Agence d'attractivité de l'Alsace, Google a mis à disposition son Google Trekker afin de permettre à l'office de tourisme de Guebwiller et à celui des Hautes-Vosges d'Alsace d'assurer les prises de vues de différents parcours de randonnée.
Découvrir virtuellement les terrassesdu vignoble

Ces circuits s'ajoutent aux 200 kilomètres de randonnée déjà disponibles en visionnage sur Google Street View, dont l'emblématique randonnée Guebwiller-Grand Ballon. Vincent et Thomas, de l'office de tourisme guebwillerois, ont réalisé les prises de vues dans le vignoble de la capitale du Florival, avec notamment les fameux points de vue sur la vallée et la plaine d'Alsace depuis la croix de mission et les hauteurs du vignoble. Ainsi, tous ceux qui le souhaitent et disposent d'une connexion à Internet peuvent désormais découvrir virtuellement les terrasses du vignoble de Guebwiller.

Signalons également parmi les autres randonnées une vidéo sur les flancs du Hartmannswillerkopf.

Pour visiter virtuellement le vignoble de Guebwiller : allez sur www.google.fr/maps, entrez Guebwiller dans la barre de recherche et placez le petit personnage jaune sur les tracés bleus qui apparaissent au niveau du vignoble de Guebwiller.

 

 
 

 

Carspach  Sécurité Le radar de la RD419 fait son retour

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:28:13

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Carspach  Sécurité
Le radar de la RD419 fait son retour
 

 
Le radar tourelle a été remis sur pied.
Décapité à l'aide d'une disqueuse dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 décembre, cinq jours seulement après son installation, le radar tourelle situé à hauteur de Carspach sur la D419 entre Altkirch et Ballersdorf, non loin de l'Auberge Sundgovienne, a fait son retour ce mercredi matin.

Ce radar dernière génération, capable de flasher jusqu'à 32 véhicules en même temps dans les deux sens de circulation, peut détecter simultanément plusieurs infractions : le non-respect des distances de sécurité, le dépassement par la droite, la détection de franchissement de voie interdite, le téléphone au volant ou encore le non-port de la ceinture de sécurité. Doté d'une caméra haute définition, le radar tourelle pourra photographier en détail et avec précision les infractions routières commises par les usagers de la route.

Décapité à l'aide d'une disqueuse dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 décembre, le radar a longtemps gît sur le sol au mois de décembre. Photo L'Alsace /Alice HERRY

 

 
 

 

SUNDGAU Espace France Services à la sous-préfecture d'Altkirch Le nouveau service de proximité testé depuis le début de la semaine

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:08:29

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SUNDGAU Espace France Services à la sous-préfecture d'Altkirch
Le nouveau service de proximité testé depuis le début de la semaine
Parmi les 460 maisons France Services ouvertes en France depuis le 1er janvier, celle d'Altkirch, la seule du Haut-Rhin, accueille le public depuis lundi dernier. L'espace France Services de la sous-préfecture a déjà reçu de nombreux usagers qui apparaissent satisfaits du nouveau service de proximité.
 

 
Le personnel formé de la sous-préfecture aide les usagers à effectuer les démarches administratives basiques avant de les rediriger, si besoin, vers un opérateur de service public spécialisé.
Pour son troisième jour d'ouverture, et un mois après avoir été inauguré par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, l'espace France Services de la sous-préfecture d'Altkirch, rue Charles-de-Gaulle, attire les usagers à la recherche d'une aide personnalisée de proximité. Le service mis en place par l'État rassemble neuf opérateurs de service public, disponible en un seul lieu, alors que plusieurs d'entre eux ont fermé à Altkirch ces dernières années, à l'image de la maternité au mois de novembre dernier. Certains utilisateurs ont entendu parler du service, d'autres y ont été redirigés. Les équipes sont satisfaites et comptent minutieusement le nombre de personnes ayant foulé le pas de la porte : 25 pour le premier jour, 47 mardi, et plus d'une vingtaine mercredi, à la mi-journée.
Un accompagnement personnalisé pour les usagers

Deux agents de la sous-préfecture spécialement formés les accueillent et accompagnent dans leurs démarches dans des bureaux confidentiels mis en place pour le service. Là se tiennent également chaque jour des permanences spécialisées sur rendez-vous avec les référents des opérateurs faisant partie de la convention. CPAM, CAF, Carsat... Pour un rendez-vous précis relatif à l'un de ses services, il faut compter une semaine environ, une fois le rendez-vous pris sur son espace personnel.

La sous-préfète d'Altkirch Emmanuelle Guénot rappelle les trois objectifs de cette structure : « Faciliter l'accès aux services publics, recréer de la proximité au coeur des territoires, lutter contre la fracture numérique ». Les usagers peuvent aussi accéder à l'espace numérique installé dans le hall de la sous-préfecture. Muriel Reither, agente de la sous-préfecture, a été formée le mois dernier pour répondre aux questions générales des usagers. « Hier, une personne voulait savoir à quel âge elle aura le droit à la retraite », explique-t-elle. Une autre demande récurrente des usagers ces derniers jours est la création d'un compte ameli, permettant d'accéder à tous les services relatifs à l'assurance maladie depuis son ordinateur.

Mercredi matin, Anne Schillinger, également employée de la sous-préfecture, accueillait un usager pour l'aider dans sa demande de papiers pour son véhicule, après un vol de carte grise. Dès la première démarche de connexion à son espace personnel, Mario Manetta fait face à des soucis de connexion. « Si j'avais eu ce souci chez moi, je n'aurais pas su comment faire », explique-t-il. Sans connaître l'existence de cette nouvelle structure, il a été redirigé par la préfecture : « J'étais jusqu'à Colmar et on m'a expliqué qu'il y avait un service plus proche de chez moi. Et ça va aider beaucoup de gens. »
Accès numérique facilité

Face à la difficulté d'avoir un bon accès internet dans certaines zones du Sundgau, l'atout numérique de l'espace dédié séduit les utilisateurs, selon le personnel de la sous-préfecture. Venue en fin de matinée mercredi, Mélanie Ribier approuve cet équipement installé dans le hall : « Je viens pour un relevé de situation de mon compte ameli. Je n'ai pas d'imprimante chez moi, mais j'ai appris que je pouvais l'imprimer d'ici. »

Le maire et conseiller départemental Nicolas Jander salue l'implantation de la structure « dont les gens ont besoin » et l'opportunité que représente « le retour des services publics pour la ville ». « L'endroit est central et permet aussi aux usagers de participer à la dynamique du centre-ville », appuie-t-il.
Pauline Weiss Ouverture de l'espace France Services du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h à la sous-préfecture d'Altkirch, 5 rue Charles-de-Gaulle.

Ouverture de l'espace France Services du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h à la sous-préfecture d'Altkirch, 5 rue Charles-de-Gaulle.

 
 

 

Wittenheim Voeux Des satisfecit, des souhaits et de la musique

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:30:00

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Wittenheim Voeux
Des satisfecit, des souhaits et de la musique
Dans les premières à ouvrir le bal parmi les communes de Mulhouse Alsace agglomération, Wittenheim a organisé sa traditionnelle cérémonie des voeux, samedi 4 janvier, au complexe Léo-Lagrange, en présence de près de 800 personnes et en musique.
 

 
La chanteuse Marikala a accompagné, cette année, l'harmonie municipale Vogesia sur la scène du complexe Léo-Lagrange.
De la joie, du bonheur, de la santé, du respect, de l'égalité... Bon nombre de voeux ont été formulés samedi soir à Wittenheim, en particulier par les agents de la Ville - près de 200 en tout - dans une vidéo diffusée avant le discours du maire (PS), Antoine Homé. Pour ce qui est de souhaiter une bonne candidature à Antoine Homé, il faudra patienter encore un peu, l'intéressé ne comptant dévoiler ses intentions qu'au plus près du terme de son mandat, soit probablement le mois prochain.

Le premier magistrat de Wittenheim s'est donc contenté, en présence de Fabian Jordan, le président de Mulhouse Alsace agglomération, de bon nombre de ses homologues de M2A et près de 800 invités, de jeter un sérieux coup d'oeil dans le rétroviseur. « Les actions municipales de la dernière année de ce mandat ont consisté à parachever les chantiers amorcés [...], à poursuivre l'entretien du cadre de vie et des infrastructures existantes », a considéré Antoine Homé, samedi soir.
Voirie, sécuritéet renaissance

Il a notamment été question de la voirie, un sujet loin d'être « anecdotique » pour le maire : renouvellement du revêtement de la rue de Guebwiller, 3e tranche de la rénovation de la rue du Millepertuis, mise à 2x2 voies du giratoire du Pôle 430 et création de celui de la route de Soultz... L'entretien des bâtiments a également occupé l'action municipale en 2019, avec la rénovation du complexe Pierre-de-Coubertin. Au chapitre sécurité, celle des enfants aux abords des écoles semble avoir été renforcée, « en évitant la circulation automobile en double sens, notamment rue de Lattre-de-Tassigny ».

Antoine Homé a rappelé que le développement de la vidéosurveillance s'était poursuivi, avec l'installation de 14 nouvelles caméras au centre de la ville. Il s'est encore félicité de l'affectation de policiers supplémentaires au commissariat de Wittenheim, prévue au printemps 2020, de la réalisation de pistes cyclables supplémentaires - rues du Rhin, du Bourg et d'Illzach - et de la renaissance de l'association des commerçants de Wittenheim qui a pris pour nom « Coeur de Wittenheim ». « J'y tenais beaucoup. »
« Une ville dont nous pouvons tous être fiers »

Et en matière de politique environnementale ? Celle de Wittenheim « a suivi son cours », à en croire Antoine Homé, qui cite bien volontiers l'installation de centrales photovoltaïques à Schoenensteinbach, ainsi que sur les terrils Anna et Théodore. Sans oublier le renforcement, « de manière significative », du service des espaces verts, permettant un entretien des chaussées et un fleurissement de la ville plus efficace, « selon des procédés écologiques ».

Bref, « Wittenheim a poursuivi son développement, a continué à être une ville animée et une ville solidaire », veut croire le maire. Elle a été « une ville dont nous pouvons tous être fiers ». Avant de céder la scène à l'harmonie municipale Vogesia, Antoine Homé est encore revenu sur les multiples voeux des agents. « Je souhaite que ces voeux puissent guider l'avenir de Wittenheim, notre bien commun. » L'harmonie municipale, sous la direction de Valérie Seiler et accompagnée de la chanteuse Marikala, a ensuite déroulé un répertoire tantôt classique, tantôt sous le signe de la chanson française, invoquant Édith Piaf, Charles Aznavour, Serge Gainsbourg, pour conclure son concert par La Marche de Radetzky.
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Consommation Mulhouse et sa région Faute de neige, les commerçants adaptent leurs soldes

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:32:56

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Consommation Mulhouse et sa région
Faute de neige, les commerçants adaptent leurs soldes
Jouer le jeu des soldes quand la neige n'est pas au rendez-vous dans la région, est-ce la galère pour un magasin vendant des articles d'hiver ? Pas nécessairement, à en croire les commerçants de l'agglo interrogés ce mercredi 8 janvier.
 

 
Rue des Maréchaux à Mulhouse, la boutique Teleferik propose des vêtements chauds adaptés à une clientèle qui skie, randonne, voyage dans des pays froids...
Chez Teleferik, ce mercredi après-midi, il y a une cliente en particulier qui a le sourire. Cette habitante d'Altenach, dans le Sundgau, venue faire des emplettes pour son fils, raconte qu'ils rentrent à peine d'une semaine de rêve à Val Thorens, en Savoie. Grand soleil, bonne poudreuse... « On a eu du mal à revenir, avoue-t-elle. D'autant que c'était nos premières vacances sur les skis depuis très longtemps. »

La scène a de quoi amuser les amoureux de ski et plus largement de glisse, plongés dans leurs propres souvenirs... Ou guettant l'apparition de la neige dans les Vosges et la Forêt-Noire. Jouer le jeu des soldes quand la neige n'est pas au rendez-vous et que les températures sont douces, est-ce la galère pour un magasin vendant des articles d'hiver ? Pas nécessairement, à en croire les commerçants interrogés ce mercredi.
« Du -40 % sur des vestes, c'est assez rare »

Chez Teleferik, justement, « on propose des vêtements chauds, comme les sous-vêtements ou les pantalons, mais qui ne sont pas seulement adaptés au ski », détaille Katia Speckbacher.

« Au centre-ville de Mulhouse, nous ne sommes pas trop impactés par la météo, car notre clientèle aime aussi randonner et voyager dans des pays froids. Elle vient donc s'équiper en conséquence », poursuit la gérante de la boutique installée rue des Maréchaux depuis trois ans. Elle ne cache pas avoir opté pour les ventes privées, une semaine avant le début des soldes. Une manière pour Katia Speckbacher de « liquider notre stock », avant l'arrivée de la nouvelle collection.

Dégrossir, écouler, liquider les stocks : un point commun parmi bon nombre de commerçants de l'agglomération mulhousienne. Chez Napapijri, Cour des Maréchaux, les soldes sur les vêtements chauds vont de -30 % à -50 %. « Du -40 % sur des vestes, c'est assez rare, mais au vu de la conjoncture, nous faisons des remises plus importantes », observe Antonio Pitruzzella, cogérant de la boutique avec Nicolas Groell.

Bon nombre de commerçants n'hésitent pas à proposer dès le premier jour des soldes d'importantes remises, afin de « liquider les stocks » avant l'arrivée des nouvelles collections. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

S'ils déplorent des promotions qui leur font du tort - Black Friday, ventes privées... -, ils respecteront les dates des soldes d'hiver, jusqu'au mardi 4 février. Sans s'aligner sur les prix pratiqués sur internet. « Ce n'est pas l'euphorie mais il y a eu un bon démarrage ce [mercredi] matin. Mais il faut toujours attendre quatre jours avant d'avoir une vraie tendance », indique encore Antonio Pitruzzella.
« Le marché du skin'est pas mort »

Rue de la Savonnerie à Lutterbach, l'équipe de Croconuts s'est, elle, levée dès l'aube. « Pour adapter nos prix à la concurrence, on a consulté les principaux sites internet de vente de matériel et d'accessoires pour la glisse », explique le gérant (depuis juin 2019), Guillaume Neff, qui travaille là depuis quinze ans. « On s'adapte pour dégrossir au maximum notre stock et faire de la place aux articles de la saison suivante », ajoute-t-il. Ce qui donne du -50 % voire du -60 % sur les produits les plus anciens.
<div id="fb-root"></div> <script async="1" defer="1" crossorigin="anonymous" src="https://connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&amp;version=v5.0"></sc... class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/croconuts/posts/2891004570931020?__xts__[0]=68.... data-width="552"><blockquote cite="https://www.facebook.com/croconuts/posts/2891004570931020" class="fb-xfbml-parse-ignore"><p>?SOLDES?c'est parti !! Rendez vous au shop ou sur www.crocoboardshop.com pour profitez des meilleurs offres!! #snow...</p>Publiée par <a href="https://www.facebook.com/croconuts/">CROCONUTS</a> sur&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/croconuts/posts/2891004570931020">Mercredi 8 janvier 2020</a></blockquote></div>

Difficile, pour un « magasin de plaine », de faire venir les clients. « Il y a ceux qui attendent la dernière minute pour s'équiper, profitant parfois d'un bon d'achat offert à Noël, et les vrais pratiquants, qui sont venus dès octobre, hors période des soldes, pour des skis, une nouvelle planche, un cache-cou... » À force, Guillaume Neff s'est habitué à ces conditions « pas exceptionnelles » faute de neige. « La demande, en particulier en décembre, n'est plus la même. Pourtant, on privilégie toujours le contact et le conseil », regrette le gérant de Croconuts, qui s'attend à mettre en place une deuxième - et même une troisième - démarque « s'il ne neige pas ».

À Lutterbach, on pourrait croire que l'équipe de Croconuts masque ses cernes, après s'être levée à l'aube, ce mercredi, pour consulter Internet et adapter leurs prix à la concurrence. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Oui, « c'est dur », reconnaît, lui aussi, Thierry Boukalala, le gérant de Glisse et nature, à Kingersheim. « Mais le marché du ski n'est pas mort. On le voit surtout en novembre, quand on fait toutes les bourses au ski. Moi, le plus gros de ma saison, il est fait. » Les soldes, il a alors choisi de les décaler. Au début des vacances de février et sous la forme d'un déstockage allant jusqu'à -50 % (hors location de skis), « car on ne vendra plus grand-chose en février ».

Lui aussi « s'adapte ». « Ça fait trente ans que je vends des skis. Un petit commerce indépendant est obligé de s'adapter par rapport aux prix pratiqués sur internet, sinon, on ne vend rien. Par contre, sur internet, vous n'avez pas le conseil du vendeur, vous ne pouvez pas toucher les produits, essayer, trouver la taille exacte... »
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Immobilier  Baromètre Lpi-SeLoger Le prix des logements anciens en hausse à Mulhouse

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:33:33

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Immobilier  Baromètre Lpi-SeLoger
Le prix des logements anciens en hausse à Mulhouse
 

 
Pour Mulhouse, le Baromètre Lpi-SeLoger de janvier 2020 situe le prix moyen du mètre carré dans le logement ancien à 1521 EUR, en hausse de 8,2 % sur un an.
Le groupe spécialisé dans l'édition de sites web et journaux de petites annonces immobilières SeLoger a diffusé ce mercredi 8 janvier son Top 10 des grandes villes de France où les prix de l'immobilier ancien ont le plus augmenté en 2019. On sait qu'il faut prendre ce type de données avec prudence (d'une part, on est sur des échantillons ; d'autre part, les moyennes cachent de fortes disparités selon les types de biens, les quartiers, etc.).
La 6e place ex aequoavec Toulouse à +8,2 %

Mais selon ce Baromètre Lpi-SeLoger janvier 2020, Mulhouse est, parmi les villes françaises de plus de 100 000 habitants, celle qui a enregistré en 2019 la 6e plus forte hausse des prix dans l'immobilier ancien, ex aequo avec Toulouse : +8,2 %.

Tout en haut du podium, c'est Villeurbanne qui enregistre la plus forte hausse en 2019, +12,7 %. Quatre villes de l'Ouest occupent les 2e, 3e, 4e et 5e places de ce top 10 : Brest (+12 %) ; Angers (+11 %), Rennes (+10,4 %) et Nantes (+9,5 %). Après Mulhouse et Toulouse et leur 6e place arrivent Tours en 7e position (+8 %), Lyon 8e (+7,7 %), Metz 9e (+7,5 %) et Le Mans à la 10e place avec +7,1 %.

Les auteurs de l'étude évoquent notamment comme facteurs d'explication de ces hausses le bas niveau des taux d'emprunt. Ou, pour certaines villes, des facteurs spécifiques, par exemple la proximité de Lyon pour Villeurbanne. Ils posent par ailleurs cette question pour une partie des villes figurant dans ce top 10 : « Faut-il voir dans certaines de ces progressions un rééquilibrage plutôt qu'une poussée insolente des prix immobiliers ? »
Mulhouse, ville la moins chère du top 10 avec un prix moyen de 1521 EUR/m²

Pour Mulhouse, reste que même en hausse, le prix moyen de l'immobilier ancien demeure bas. Il est même le plus faible de toutes les villes du top 10 : 1521 EUR du mètre carré, selon les données prises en compte Lpi-SeLoger. À titre de comparaison, Tours est à 2723 EUR; Metz à 2411 EUR; Angers à 2346 EUR; Brest à 2014EUR; Le Mans à 1862 EUR. Sans parler des plus grandes villes du classement : 5065 EUR le mètre carré à Lyon et 3450 EUR dans sa voisine Villeurbanne ; 3706 EUR à Nantes ; 3505 EUR à Toulouse ; 3634 EUR à Rennes.

 

 
 

 

Démographie Mulhouse Mariage, Pacs... l'union ne fait plus la force

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:35:03

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Démographie Mulhouse
Mariage, Pacs... l'union ne fait plus la force
Si la population de Mulhouse est stable d'une année sur l'autre et que les naissances augmentent un peu, le chiffre le plus remarquable au service des affaires démographiques de la Ville de Mulhouse concerne les mariages et les Pacs en chute libre. L'union consentie devant le maire ne fait plus la force...
 

 
Moins de mariages, c'est moins de pièces montées, moins de robes de mariée, moins de fêtes. Pas forcément une bonne nouvelle pour les organisateurs de salons du mariage...
« Clairement, les gens se lient moins. Cette année on a une forte baisse des mariages et des Pacs », explique Sylvie Grisey, l'adjointe aux services à la population. Effectivement, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2019, les élus de Mulhouse ont marié 306 couples - dont sept entre personnes de même sexe - contre 345 en 2018, soit une baisse de 11,30 %.

Et du côté du Pacs, les chiffres ne sont pas davantage folichons puisque la baisse d'une année sur l'autre est de 12 %. La mairie a enregistré 190 Pacs en 2019 contre 216 en 2018. « L'engouement pour ce type d'union semble se tasser », prolonge l'adjointe, quand Pascal Gallardo, le chef de service des affaires démographiques, relève un autre chiffre pas forcément réjouissant : « Les dissolutions de Pacs enregistrées en mairie sont encore nombreuses, bien qu'en baisse par rapport à 2018. » Ont été comptabilisées 568 dissolutions de Pacs contre 630 en 2018 mais pas forcément pour une mauvaise raison puisque pour 303 Pacs, il s'agissait de rompre ce lien pour se marier (contre 243 par décision commune, 15 par décision unilatérale et 5 par décès d'un des deux partenaires).
Les histoires d'amour finissent mal...

Alors passé de mode à Mulhouse le mariage ? Il est encore trop tôt pour se prononcer, d'autant qu'en 2018 le chiffre était en hausse, comparé à celui de 2017. Mais rappelons quand même qu'en 2003, 538 couples étaient passés devant le maire...Certains indices montrent aussi que ce moment solennel n'est peut-être plus aussi sacré qu'il y a quelques années. « Cette année on a eu énormément d'annulations de mariage au dernier moment. On en a parfois quand on décide de faire une audition du couple (N.D.L.R. : le service des affaires démographiques procède à cette audition quand il soupçonne un mariage « arrangé ») mais pas seulement. Et on a même des couples qui ne se sont pas présentés à la cérémonie sans même nous prévenir », indique Sylvie Grisey. Sur l'année, c'est plus de dix mariages annulés quelques jours, voire quelques heures avant de monter les marches de l'hôtel de ville. Mais l'adjointe reste philosophe. « Bon, il vaut mieux annuler un mariage au dernier moment que divorcer, c'est moins douloureux. » Mais ça n'empêche pas de prévenir en amont les services de l'état civil de Mulhouse.
Textes : Laurent GENTILHOMME PLUS WEB Nos infographies sur www.lalsace.fr et www.dna.fr

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Meyenheim  Environnement Le RMT au Bollenberg

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:36:44

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Meyenheim  Environnement
Le RMT au Bollenberg
Une quinzaine de marsouins appartenant à la 4e compagnie du régiment de marche du Tchad a participé, hier matin, à une opération d'entretien de pelouses sèches du côté du Bollenberg, sur le ban de Rouffach, encadrée par le Conservatoire des sites alsaciens (CSA).
 

 
Les marsouins ont participé à une matinée de travail sur les hauteurs de Rouffach.
Louis Thiebaut, le garde-technicien du CSA pour les réserves naturelles régionales des collines de Rouffach et Fernand Kasel, le conservateur de la forêt Méquillet de Heiteren, ont accueilli hier matin, au Bollenberg, une quinzaine de marsouins du RMT, appartenant aux Dragons de la 4e compagnie.

Les militaires ont participé à une opération d'entretien sur une parcelle de pelouse sèche de ce site naturel protégé. Avant de se mettre au travail, ils ont reçu une information sur le caractère unique de ce site d'une quarantaine d'hectares, sur sa protection et les mesures d'entretien qui y sont effectuées. « Les plantes protégées sont menacées si le milieu se referme », a notamment souligné le garde-technicien du CSA pour expliquer la nécessité d'intervention par le débroussaillage, le fauchage et le ratissage de ces prairies sèches, mais également par le pastoralisme.

L'intervention - à titre compensatoire après une manoeuvre effectuée en réserve naturelle de Heiteren - du RMT pourrait être renouvelée dans le futur au travers d'un partenariat.
JA HAAN

 

 
 

 

Commerce  Saison hivernale Soldes : les magasins de sport font face à l'absence de neige

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:41:01

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Commerce  Saison hivernale
Soldes : les magasins de sport font face à l'absence de neige
Attendue par tous les férus de ski et autres sports de montagne, la neige brille par son absence en ce début de saison. Alors que les soldes d'hiver viennent de commencer, les magasins spécialisés, tributaires des conditions météorologiques, sont obligés de s'adapter.
 

 
Les soldes d'hiver au magasin de sport et montagne La Godille, qui vend des affaires de ski malgré le manque de neige dans les Vosges. Florian fait essayer des chaussures de ski à une cliente venue de Sélestat.
Températures anormalement douces
Dans le centre de Colmar, le magasin Altitude ne désemplit pas. Difficile d'imaginer que les sommets vosgiens restent désespérément verts et que de nombreuses stations demeurent fermées, faute de neige. Malgré cette météo exceptionnelle, Eric Walter, responsable du magasin, ne constate pas de baisse particulière de fréquentation.
« S'il n'y a pasla matière première,la neige, les gensne viennent pas »

Chez Patrick Sports, on tempère également. « On s'adapte, Patrick Sports est une enseigne qui existe depuis 1962 et malgré une baisse de fréquentation progressive, tout va bien ».

À La Godille, à Munster, on reconnaît tout de même les difficultés que peuvent provoquer cette météo capricieuse. « Vous pouvez faire les soldes que vous voulez, s'il n'y a pas la matière première, la neige, les gens ne viennent pas », explique Suzanne Kempf, associée du magasin.
Des promotions malgré l'absence de neige

L'impact des soldes sur les ventes est lui aussi à relativiser. Chez Patrick Sports, on explique que la période de soldes ne fait pas beaucoup de différence, la clientèle étant en grande partie constituée d'habitués. À l'heure des ventes privées et du black friday, une conseillère spécialisée confirme que « l'influence des soldes n'est plus aussi importante, même si la saison d'été marche en général mieux que celle d'hiver ».

Bien que La Godille fasse des soldes jusqu'à -50 % pour cette première démarque, Florian Moze, vendeur en magasin, constate que les gens ne viennent pas particulièrement pour le matériel de ski : « Ils s'intéressent aux affaires de randonnée à la rigueur ». La fréquentation de ce magasin munstérien reste sensiblement la même, soldes ou pas. Occupé à faire essayer des chaussures de ski à l'un des clients, le vendeur précise qu'ils ont déjà bien travaillé au mois de décembre.
Adaptabilité

Le secret pour résister au chamboulement des saisons résiderait dans l'adaptabilité. En plus de vêtements de sports d'hiver classiques, Altitude propose également des pièces plus « polyvalentes ». « Nous vendons des vestes de ski qui peuvent tout à fait se porter à la ville », explique Eric Walter. Il ajoute que les clients se rendent en magasin car ils viennent chercher des conseils techniques, une véritable expertise. « Il faut savoir se démarquer ».
« Les gens partent quand même en vacances, ils ont besoin de s'équiper »

À la Godille aussi, on a fait le choix de la diversité. Le magasin regorge d'une impressionnante quantité de produits dédiés aux sports de montagne, permettant aux clients de se tourner vers le matériel de randonnée, à défaut de pouvoir skier pour le début de saison. De plus, l'absence de neige sur les massifs vosgiens n'est pas une fatalité en soi. À deux heures de route seulement, de nombreux Alsaciens vont chercher la neige dans les Alpes. « Les gens partent quand même en vacances, ils ont besoin de s'équiper », sourit Eric Walter.
Des soldes d'hiver compromis?

Bien que la neige se refuse à tomber, difficile de déjà tirer des conclusions sur cette période de soldes. Les commerçants comptent notamment sur la proximité des vacances de février pour faire une grande partie de leur chiffre d'affaires.

La saison de ski se prolongeant jusqu'à début mars, il n'y a plus qu'à espérer qu'une belle couche de neige vienne recouvrir les massifs vosgiens pour faire le bonheur des sportifs et des commerçants.
Axelle JAMME Notre vidéo sur www.dna.fr

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Le marché iranien échappe aux entreprises alsaciennes

Publié dans le panorama le Jeudi 09 janvier 2020 à 06:59:41

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Le marché iranien échappe aux entreprises alsaciennes
 

 
Le groupe Hanau, qui a investi environ 20 millions d'euros dans trois centrales photovoltaïques en Iran, a dû abandonner ses positions. Archives DNA 
L'idée d'un eldorado commercial iranien aura été de courte durée. En 2015 et 2016, la levée des sanctions internationales à l'encontre de l'Iran avait fait naître l'espoir de nouvelles relations commerciales avec Téhéran. Aujourd'hui, alors que l'on assiste à une escalade des tensions entre le pays et les États-Unis, ces espoirs ont été douchés. « Toutes les entreprises que l'on avait accompagnées dans des missions de prospection dans le pays ont arrêté du jour au lendemain », retrace sans détour Olivier Epp, directeur adjoint de CCI International Grand Est.

En 2015, 2016 et 2017, le réseau CCI International a organisé trois missions de prospection à Téhéran auxquelles ont participé plusieurs entreprises alsaciennes. « L'idée était de se positionner sur ce marché porteur à l'horizon de trois ans », retrace Olivier Epp qui décrit « un pays de 80 millions d'habitants, qui a une population instruite et une industrie » où « il y avait tout à gagner ». La dernière mission de prospection programmée en octobre 2018 a dû être annulée. La faute au rétablissement cette même année des sanctions contre l'Iran par le président Donald Trump. Avec le refus de la plupart des banques de travailler avec l'Iran depuis l'amende infligée par la justice américaine à BNP Paribas, l'établissement de relations commerciales tenait déjà quasiment de l'exploit après la levée de l'embargo. C'est devenu mission impossible en 2018. Y compris pour les grands groupes, à l'image de PSA qui a organisé dès juin 2018 la suspension des activités de ses joint-ventures dans le pays.

Fortal, PME barroise de solutions d'accès en hauteur sécurisées, est de ces entreprises alsaciennes qui avaient entrevu de nouveaux débouchés en Iran. En 2016, elle est du voyage organisé par la CCI, noue des contacts et participe à un salon organisé par Business France en 2017 avec l'idée de donner une visibilité à l'entreprise sur ce marché. Fortal avait bien trouvé un partenaire sur place pour prendre en charge la distribution de ses produits, mais a dû faire marche arrière.

L'aventure iranienne s'est également arrêtée pour Clestra Hauserman quand la PME spécialisée dans les cloisons amovibles préfabriquées et les salles blanches a commencé à recevoir des courriers des banques menaçant de fermer les comptes. Début 2018 pourtant, après deux ans et demi d'investissement commercial et le recrutement d'un agent sur place, l'entreprise avait remporté trois contrats d'un montant total de 7 millions d'euros. « C'était une grosse opportunité qui aboutissait enfin et que l'on a dû mettre à la poubelle », retrace Michel Herzog, directeur du département salles blanches. Dans ces deux cas, les pertes sont restées mesurées, les investissements ayant été limités.
Un « énorme gâchis »

C'est une autre histoire pour le groupe alsacien Hanau, présent entre autres dans les secteurs des biotechnologies, de l'aéronautique et des énergies renouvelables, qui a dû quitter ses positions iraniennes après avoir investi une vingtaine de millions d'euros dans trois centrales photovoltaïques. Les équipements, totalisant une puissance de 24 MWh sur 60 hectares, ont été cédés en septembre dernier - avant d'être amortis - au partenaire iranien du groupe. « Ça a été terrible, retrace Jean-Luc Westphal, le président du groupe Hanau. Depuis un an, au vu des sanctions américaines, les entreprises ne voulaient plus travailler avec le groupe, y compris dans les autres secteurs. » Il raconte les comptes clôturés par les banques, et l'impression d'être « pestiféré ».

Depuis que l'arrêt des activités iraniennes a été annoncé, « le business reprend » et « les banques s'intéressent à nouveau à nous ». Mais en plus des pertes financières estimées à une vingtaine de millions d'euros, l'expérience laisse un goût amer au président du groupe qui effectuait en 2016 un déplacement en Iran aux côtés de Jean-Marc Ayrault, alors ministre des Affaires étrangères, et entrevoyait il y a peu la possibilité d'un financement conséquent de la BPI. « Nous avions signé un accord de protection des investissements étrangers avec Bercy, mais aujourd'hui on a l'impression d'avoir été abandonnés par l'État », soupire Jean-Luc Westphal, qui a le sentiment d'un « énorme gâchis ».
Hélène DAVID