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Dossier Deux tiers des Alsaciens désirent toujours quitter le Grand Est

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:09:37

© L'alsace, Mercredi le 08 Janvier 2020
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Dossier    Deux tiers des Alsaciens désirent toujours quitter le Grand Est
 

 
Jérôme Fourquet, directeur du département « Opinions et stratégies » de l'Ifop, a présenté ce mardi les résultats du sondage commandé par l'ICA, le CPA, le MPA et Culture et bilinguisme. Photo DNA /Laurent RÉA
À défaut de référendum, un nouveau sondage. Depuis la naissance du Grand Est, les études d'opinion sont devenues des arguments politiques pour les partisans d'un retour à une Région Alsace de plein exercice. Et ça continue.

Des clubs de réflexion régionalistes (ICA, CPA) et des associations (Culture et bilinguisme et MPA) ont dévoilé ce mardi les résultats d'un sondage commandé à l'Ifop et réalisé en décembre (*).
Deux tiers d'irréductibles

Ces sondages se suivent et se ressemblent depuis trois ans. 68 % des Alsaciens sondés souhaitent aujourd'hui que la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA) devienne « une vraie région, hors du Grand Est ».« Le temps aurait pu créer un effet d'accoutumance ou de banalisation. Les Alsaciens auraient pu faire un choix pragmatique. Or, cette demande de sortie du Grand Est n'a pas diminué. Le rapport de force est stable, homogène entre les générations, les professions et la taille d'agglomération, et présent dans tous les électorats », constate Jérôme Fourquet.

Ce soutien diffus dans les électorats renvoie le directeur du département « Opinions et stratégies » de l'Ifop aux sondages que son institut avait réalisés pour les élections départementales de 2015. « À l'époque, les candidats d'Unser Land n'avaient pas affaibli le Front national, mais le PS et l'UMP avaient perdu chacun sept points. Unser Land était allé capter des voix et à droite, et à gauche. »
CEA : le grand flou

Seuls 54 % des sondés ont entendu parler de la Collectivité européenne d'Alsace, qui verra le jour le 1er janvier 2021, avec la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Le public le plus au fait ne rassemble que 32 % de la population.

Cette nouvelle collectivité est surtout connue par les personnes âgées : 73 % des 65 ans et plus savent de quoi il s'agit, contre seulement 33 % chez les 25-34 ans. « L'appétence et la connaissance de la vie politique locale sont plus fortes chez une population âgée qui consomme davantage de médias, que chez les jeunes, plus en retrait », analyse Jérôme Fourquet.
Du rêve à l'isoloir

55 % des sondés sont favorables à « la création d'un nouveau parti politique alsacien qui aurait comme principale revendication la sortie de l'Alsace de la Région Grand Est ».

57 % pourraient voter pour un tel parti lors des prochaines élections, mais seulement 22 % d'entre eux en sont certains. « Un maximum », reconnaît Jérôme Fourquet, qui situe les intentions de vote pour un parti alsacien plutôt entre « 10 et 20 % ».

L'aspiration à voir naître un nouveau parti alsacien est forte chez les jeunes, dans la ruralité et les milieux populaires, plus marquée dans le Haut-Rhin, et parmi l'électorat de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

« Il s'agit des catégories les moins insérées dans le jeu politique et les plus sensibles aux offres alternatives », analyse Jérôme Fourquet. Cet attrait pour la cause alsacienne illustre « une défiance à l'égard des politiques traditionnels » et « un besoin d'intégration et de reconnaissance sociale », précise-t-il encore.
Un dossier de Franck BUCHY (*) Enquête menée auprès d'un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population d'Alsace âgée de 18 ans et plus, par la méthode des quotas, réalisée par téléphone du 2 au 6 décembre 2019, à la demande d'ICA, CPA, Culture et bilinguisme et du MPA.

 

 
 

Sondage IFOP  La question alsacienne Deux tiers des Alsaciens désirent toujours quitter le Grand Est

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:06:31

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Sondage IFOP  La question alsacienne
Deux tiers des Alsaciens désirent toujours quitter le Grand Est
68 % des Alsaciens souhaitent une Région Alsace de plein exercice et 55 % sont favorables à la création d'un nouveau parti politique revendiquant la sortie de l'Alsace du Grand Est. Tels sont quelques-uns des enseignements du dernier sondage IFOP sur la question alsacienne (*).
 

 
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions et Stratégies de l'IFOP, a présenté ce mardi les derniers résultats du sondage sur la question alsacienne commandé par l'ICA, le CPA, le MPA et Culture et bilinguisme.
À défaut de référendum, un sondage. Depuis la naissance du Grand Est, les études d'opinion sont devenues des arguments politiques pour les partisans d'un retour à une Région Alsace de plein exercice. Et ça continue. Des clubs de réflexion régionalistes (ICA, CPA) et des associations (Culture et bilinguisme et MPA) ont dévoilé ce mardi 7 janvier les résultats d'un sondage commandé à l'IFOP et réalisé en décembre.
Deux tiers d'irréductibles

Ils se suivent et se ressemblent depuis trois ans. 68 % des Alsaciens sondés souhaitent aujourd'hui que la Collectivité européenne d'Alsace (CEA) devienne « une vraie région, hors du Grand Est ».

« Le temps aurait pu créer un effet d'accoutumance ou de banalisation. Les Alsaciens auraient pu faire un choix pragmatique. Or, cette demande de sortie du Grand Est n'a pas diminué. Le rapport de force est stable, homogène entre les générations, les professions et la taille d'agglomération, et présent dans tous les électorats », constate Jérôme Fourquet.

Ce soutien diffus dans les électorats renvoie le directeur du département Opinions et Stratégies de l'IFOP aux sondages que son institut avait réalisé pour les élections départementales de 2015. « À l'époque, les candidats d'Unser Land n'avaient pas affaibli le Front national, mais le PS et l'UMP avaient perdu chacun 7 points. Unser Land était allé capter des voix et à droite et à gauche. »
La CEA : le grand flou

Seuls 54 % des sondés ont entendu parler de la Collectivité européenne d'Alsace qui verra le jour le 1er janvier 2021, avec la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Le public le plus au fait ne rassemble que 32 % de la population. Cette nouvelle collectivité est surtout connue par les personnes âgées : 73 % des 65 ans et plus savent de quoi il s'agit contre seulement 33 % chez les 25-34 ans.

« L'appétence et la connaissance de la vie politique locale sont plus fortes chez une population âgée qui consomme davantage de médias, que chez les jeunes plus en retrait », analyse Jérôme Fourquet.
Du rêve à l'isoloir

55 % des sondés sont favorables à « la création d'un nouveau parti politique alsacien qui aurait comme principale revendication la sortie de l'Alsace de la Région Grand Est ». 57 % pourraient voter pour un tel parti lors des prochaines élections mais seulement 22 % d'entre eux en sont certain. « Un maximum », reconnaît Jérôme Fourquet, qui situe les intentions de vote pour un parti alsacien plutôt entre « 10 et 20 % ».

L'aspiration à voir naître un nouveau parti alsacien est forte chez les jeunes, dans la ruralité et les milieux populaires, plus marquée dans le Haut-Rhin, et parmi l'électorat de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. « Il s'agit des catégories les moins insérées dans le jeu politique et les plus sensibles aux offres alternatives », analyse Jérôme Fourquet. Cet attrait pour la cause alsacienne illustre « une défiance à l'égard des politiques traditionnels » et « un besoin d'intégration et de reconnaissance sociale », précise-t-il encore.
F. BY (*) Enquête menée auprès d'un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population d'Alsace âgée de 18 ans et plus, par la méthode des quotas, réalisée par téléphone du 2 au 6 décembre 2019, à la demande d'ICA, CPA, Culture et bilinguisme et du MPA.

(*) Enquête menée auprès d'un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population d'Alsace âgée de 18 ans et plus, par la méthode des quotas, réalisée par téléphone du 2 au 6 décembre 2019, à la demande d'ICA, CPA, Culture et bilinguisme et du MPA.

 
 

 

Un sondage ne vaut pas vote

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:07:44

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Un sondage ne vaut pas vote
 

 
Les sondages qu'ils commandent régulièrement assurent visibilité et légitimité aux partisans d'une Région Alsace. Cette stratégie a été réaffirmée ce mardi, les uns et les autres profitant des chiffres pour se relancer ou durcir le ton à quelques mois des élections municipales et à une année de la naissance de la Collectivité européenne d'Alsace. À ce titre, la question partisane n'est pas anodine.

« Il y a une place à prendre, dans le coeur et dans les urnes », lance Jacques Schleef, secrétaire général du Club perspectives alsaciennes (CPA), qui compte « réinventer » l'action militante « sur le modèle du Mouvement 5 étoiles italien, avec un vrai partage du pouvoir et un dialogue interactif avec les citoyens ».

Jacques Schleef défend la création d'un nouveau parti alsacien, « face à LaREM et au RN, mais aussi contre le PS et les LR ». Il lance un appel à la mobilisation via une plateforme internet (aveniralsace21.fr) qui doit recueillir les propositions des Alsaciens en vue d'« aller aux batailles successives et « tordre le cou à l'establishment ».

Plus modéré dans ses propos, Pierre Klein « pense que pour faire bouger les lignes, une démarche supplémentaire s'impose ». « Une offre politique nouvelle est à faire à celles et ceux qui ne se retrouvent pas dans l'existant, ou qui sont dans le désenchantement ou la protestation », indique le président d'Initiative citoyenne alsacienne (ICA). « Il ne nous appartient pas de créer cette offre politique mais d'enregistrer les volontés. »

« Un sondage peut se tromper, mais pas deux ou trois. Les Alsaciens ne doivent pas laisser faire ça plus longtemps. Notre action doit se traduire dans les urnes », tambourine pour sa part André Reichardt, sénateur (LR) du Bas-Rhin, et président du Mouvement pour l'Alsace (MPA). Il consultera le conseil d'administration de son association sur l'opportunité ou non de la transformer en parti politique.

« Les ambitions politiques sont nombreuses et elles vont se manifester à la lumière des résultats de ce sondage. Des personnes vont se saisir de ces opportunités. Ce parti va se créer, car à toute demande répond une offre », assure Robert Hertzog, secrétaire général du MPA.

Interrogé sur son éventuel départ des LR, André Reichardt a précisé qu'il « entend rester gaulliste » tout en se battant contre le Grand Est. « Je peux tout à fait me présenter aux élections sénatoriales sur une liste indépendante », a-t-il conclu sans préciser s'il le ferait sous l'étiquette de ce futur parti alsacien.

En attendant, Unser Land relève que « le parti que les Alsaciens appellent de leurs voeux existe déjà ». Le parti autonomiste annonce qu'il « sera massivement présent à toutes les élections des mois à venir ». Y aura-t-il assez de place pour deux étiquettes alsaciennes ?
Franck BUCHY

 

 
 

 

68 %

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:08:15

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68 %
 

 
C'est le pourcentage des Alsaciens qui souhaitent que la Collectivité européenne d'Alsace devienne « une vraie région, hors du Grand Est ». 36 % le demandent vraiment, 32 % y sont plutôt favorables. 20 % ne veulent pas du tout de retour en arrière. Ce chiffre n'a guère changé depuis les sondages de novembre 2018 (67 %) et février 2019 (66 %).

 

 
 

 

INGERSHEIM Fillette tuée : le père s’accuse du meurtre

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:15:40

INGERSHEIM Fillette tuée : le père s’accuse du meurtre

C’est le genre d’affaire qui « secoue » même les enquêteurs les plus chevronnés. Un homme de 48 ans s’est présenté à la gendarmerie, lundi vers 17 h, en affirmant qu’il venait de tuer sa fille âgée de presque huit ans, a confirmé ce mardi la procureure de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

Strangulation et noyade

Les forces de l’ordre se sont immédiatement rendues dans sa maison, rue Curie, dans un quartier résidentiel d’Ingersheim, où ils ont découvert l’enfant. Les tentatives de réanimation pratiquées par les secours sont restées vaines.

Des investigations sont en cours et une autopsie doit être pratiquée ce jeudi, afin de déterminer les causes de la mort : le quadragénaire aurait étranglé et noyé sa fille, vraisemblablement dans une baignoire.

Il s’agit aussi d’établir si des violences avaient déjà été commises par le passé. Les enquêteurs tentent de comprendre comment ce père, dépeint, d’après plusieurs témoignages, comme aimant, attentif et attentionné, en est arrivé à une telle extrémité.

« Le contexte des faits doit encore être affiné », a souligné la procureure de Colmar. Séparé de fait depuis des mois, le couple, qui n’aurait pas d’autre enfant, est en instance de divorce. En état de choc lorsqu’on lui a annoncé le drame, la mère de famille, domiciliée dans un village voisin, a été prise en charge par les pompiers.

Présent sur les lieux lundi soir, le maire, Mathieu Thomann, indique que « l’inspection académique a mis en place une cellule psychologique, dès mardi matin, à l’école Pasteur d’Ingersheim », où était scolarisée la victime. Le père était allé chercher sa fille à la sortie des classes, lundi vers 16 h, soit moins d’une heure avant de passer à l’acte.

Des signes de dépression

Décrit comme plutôt taiseux par des riverains, ce viticulteur présenterait des signes de dépression, d’après les premières indications sur ses antécédents psychologiques, et donnerait l’impression d’un certain détachement depuis la commission des faits.

Placé en garde à vue pour « meurtre sur mineur de [moins de] 15 ans », il doit être déféré ce mercredi au palais de justice de Colmar, où le parquet devrait ouvrir une information judiciaire à son encontre.

Cette qualification criminelle, si elle est retenue à l’issue de l’instruction, est passible de la réclusion à perpétuité. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Colmar, avec l’appui de la communauté de brigades de Wintzenheim-Ingersheim et de techniciens en identification criminelle.

 

Ingersheim Fillette tuée : le père s'accuse du meurtre

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:16:37

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Ingersheim
Fillette tuée : le père s'accuse du meurtre
Une fillette de sept ans a été tuée, ce lundi en fin d'après-midi à Ingersheim, manifestement par son père qui s'est dénoncé. Il a été placé en garde à vue pour meurtre.
 

 
Le drame s'est noué rue Curie à Ingersheim, où les gendarmes mènent des investigations depuis lundi en fin d'après-midi.
C'est le genre d'affaire qui « secoue » même les enquêteurs les plus chevronnés. Un homme de 48 ans s'est présenté à la gendarmerie, ce lundi vers 17 h, en affirmant qu'il venait de tuer sa fille, âgée de presque huit ans, a confirmé ce mardi la procureure de Colmar, Catherine Sorita-Minard.
Strangulation et noyade

Les forces de l'ordre se sont immédiatement rendues dans sa maison, rue Curie dans un quartier résidentiel d'Ingersheim, où ils ont découvert l'enfant. Les tentatives de réanimation pratiquées par les secours sont restées vaines.

Des investigations sont en cours et une autopsie doit être pratiquée ce jeudi, afin de déterminer les causes de la mort : le quadragénaire aurait étranglé et noyé sa fille, vraisemblablement dans une baignoire. Il s'agit aussi d'établir si des violences avaient déjà été commises par le passé. Les enquêteurs tentent par ailleurs de comprendre comment ce père, dépeint comme aimant, attentif et attentionné d'après plusieurs témoignages, en est arrivé à une telle extrémité.

« Le contexte des faits doit encore être affiné », a souligné la procureure de Colmar. Séparé de fait depuis des mois, le couple, qui n'aurait pas d'autre enfant, est en instance de divorce. En état de choc lorsqu'on lui a annoncé le drame, la mère de famille, domiciliée dans un village voisin, a été prise en charge par les pompiers.
Peu après la sortiedes classes

Présent sur les lieux lundi soir, le maire, Mathieu Thomann, indique que « l'inspection académique a mis en place une cellule psychologique dès mardi matin à l'école Pasteur d'Ingersheim », où était scolarisée la victime. Le père était allé chercher sa fille à la sortie des classes, ce lundi vers 16 h, soit moins d'une heure avant de passer à l'acte.

Décrit comme plutôt taiseux par des riverains, ce viticulteur présenterait des traits de dépression d'après les premières indications sur ses antécédents psychologiques, et donnerait l'impression d'un certain détachement depuis la commission des faits.

Placé en garde à vue pour « meurtre sur mineur de [moins de] 15 ans », il doit être déféré ce mercredi au palais de justice de Colmar, où le parquet devrait ouvrir une information judiciaire à son encontre. Cette qualification criminelle, si elle est retenue à l'issue de l'instruction, est passible de la réclusion à perpétuité. L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de Colmar, avec l'appui de la communauté de brigades de Wintzenheim-Ingersheim et de techniciens en identification criminelle.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

EDITORIAL : Être et ne plus être Charlie

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:09:09

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EDITORIAL : Être et ne plus être Charlie
 

 
de Pascal Coquis

Ils s'appelaient Stéphane Charbonnier, Jean Cabut, Franck Brinsolaro, Georges Wolinski, Bernard Verlhac et Bernard Maris. Ils s'appelaient Elsa Cayat, Philippe Honoré, Michel Renaud, Frédéric Boisseau, Mustapha Ourrad et Ahmed Merabet. Ils s'appelaient Clarissa Jean-Philippe, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada et Yoav Hattab. Il faut prendre, ici, le temps de dire leurs noms complets. Pour que celui de leurs bourreaux ne soit pas le seul dont on se souvient. Il faudrait pouvoir scander celui de leurs ancêtres aussi. Pour que jamais leur mémoire ne se perde dans la nuit et finisse par s'effacer.

Cinq ans après ces attentats, il faut se souvenir des morts et de la vague d'émotion qui a traversé le pays. Des « Je suis Charlie ! » qui étaient comme un bras d'honneur lancé aux terroristes et aux censeurs. De cette marée humaine sans équivalent depuis la Libération, de cette France qui était debout, digne, solidaire et unie. Prête à lutter.

Le temps a passé. Les larmes sont devenues amères et les attentats qui ont suivi, au Bataclan ou à Nice, à Strasbourg ou à Saint-Etienne-du-Rouvray, à Trèbes ou à Magnanville ont dessiné une nouvelle géographie de la douleur en même temps qu'ils ont changé notre rapport au monde.

Cinq ans après, la France n'est plus la même. Ces coups de poing au corps social ont fini par blesser les âmes et menacer notre modèle de société dans des proportions aujourd'hui inquiétantes. Déjà nous amputons nos libertés. Déjà nous abdiquons devant de nouveaux censeurs, face à une nouvelle tyrannie qui s'immisce dans les interstices de la peur. Cinq ans après Charlie, le combat pour la liberté d'expression et pour une laïcité sans compromission ne fait que commencer.

 

 
 

 

paris Commémoration Attentats de 2015 : mémoire et sobriété

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:09:35

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paris Commémoration
Attentats de 2015 : mémoire et sobriété
 

 
La sobriété est de rigueur cinq ans après le choc et l'émotion du 7 janvier 2015, date de l'attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, suivi des attaques de Montrouge le 8 et contre l'Hyper Cacher de Vincennes, le 9. Dépôts de gerbe, minutes de silence, hymne de La Marseillaise : des hommages solennels mais sobres ont été rendus mardi aux dix-sept victimes de ces attaques djihadistes parmi lesquelles des figures emblématiques du journal satirique (Charb, Cabu, Wolinksi, Honoré, Tignous et Maris). Une centaine de personnes se sont rassemblées devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, puis boulevard Richard-Lenoir, où un lieutenant de police a été abattu et enfin, porte de Vincennes devant l'épicerie cacher. Etaient notamment présents l'ex-président François Hollande, au pouvoir au moment de cette vague terroriste, et la maire de Paris Anne Hidalgo. Absent des cérémonies, Emmanuel Macron a exprimé sur Twitter son émotion et dénoncé « l'horreur terroriste ». Les attentats de janvier 2015 restent dans les mémoires comme le point de bascule vers une ère d'attaques djihadistes sans précédent en France qui a fait plus de 250 morts à ce jour. La dernière victime de ce bilan est décédée vendredi après une attaque au couteau vendredi dernier à Villejuif.

 

 
 

 

France Métiers du grand âge : SOS recrutement

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:58:31

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France           Métiers du grand âge : SOS recrutement
 

 
En 2025, 1,479 millionde personnes âgées seront dépendantes. Photo Julio PELAEZ / JL
Il y a urgence à redorer l'image des métiers du grand âge. Le secteur de l'aide aux personnes âgées - dont les besoins ne cessent de croître - a du mal à attirer les vocations.

Avec la campagne publicitaire « C'est la vie », le collectif « Les métiers du grand âge » veut changer la donne. Cet ensemble d'EHPAD, résidences services seniors et services à domicile du secteur privé et associatif, emmenés par le SYNERPA1 veut donner une image positive des aides soignantes et autres professions qui accompagnent nos aînés. Alors que le nombre de personnes âgées dépendantes augmente (et ce n'est qu'un début), les services à la personne dans le secteur se heurtent à une pénurie de main-d'oeuvre. En cause : des salaires très bas et des conditions de travail pénibles.

Les personnes en perte d'autonomie passeront de 1,387 million en 2020 à 1,479 million en 2025, selon le rapport remis en octobre par Myriam El Khomri à la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Pour répondre au vieillissement démographique et améliorer les conditions de prise en charge de ces personnes, près de 93 000 postes supplémentaires devront être créés dans les cinq prochaines années, préconise l'ancienne ministre socialiste du Travail. Encore faut-il trouver des personnes pour les occuper. Pour pourvoir les postes vacants, 260 000 professionnels devront être formés sur la même période, évalue-t-elle en appelant à un plan de mobilisation sur le sujet.
Hausse des salaires

Au menu : hausse des salaires, refonte de la formation ou encore amélioration des conditions de travail. Coût des mesures : 850 millions. Ce rapport, comme celui de Dominique Libault sur la dépendance, rendu en mars dernier, doit nourrir le projet de loi Autonomie. Promis par Emmanuel Macron initialement pour fin 2019, il se fait attendre... pour cause de crise sur le front de la réforme des retraites. Aucune date précise n'est transmise pour l'instant.
E. B. 1 - Première Confédération de l'hébergement, de l'aide et de l'accompagnementde la personne âgée.

 

 
 

Atlas historique du Rhin supérieur : 57 cartes pour une frontière mouvante

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:30:00

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Atlas historique du Rhin supérieur : 57 cartes pour une frontière mouvante
 

 
Benjamin Furst, ingénieur de recherche et cartographe, et Odile Kammerer, professeur honoraire d'histoire médiévale à l'Université de Haute-Alsace, coordinatrice du projet au Cresat (Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques).  Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Le Cresat (Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques), laboratoire de l'Université de Haute-Alsace (UHA) à Mulhouse, vient de publier, aux Presses universitaires de Strasbourg, le premier Atlas historique du Rhin supérieur (Der Oberrhein : ein historischer Atlas), dans le cadre d'un appel à projets du Centre de compétences transfrontalières NovaTris.

Cet ouvrage coordonné par Odile Kammerer, professeur honoraire d'histoire médiévale à l'UHA et membre du Cresat, réunit quelque 60 cartes, qui traduisent graphiquement l'histoire et les problématiques de cet espace transfrontalier situé entre Vosges, Forêt-Noire et Jura, se donnant comme limites Lauterbourg au nord et Bâle au sud. Benjamin Furst, ingénieur de recherches au Cresat, a élaboré les cartes à partir de données fournies par trente contributeurs.
Comment est née l'idée de cet atlas ?

Elle s'inscrit dans le prolongement de l'élaboration par le Cresat de L'Atlas historique d'Alsace, en ligne depuis 2005 (www.atlas.historique.alsace.uha.fr). Cet atlas couvre un espace limité aux deux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, ce qui ne permettait pas d'aborder les thématiques transfrontalières et certaines réalités culturelles, économiques, historiques...

La notion de frontière s'appliquait davantage entre nord et sud, le Rhin supérieur ayant constitué une entité culturelle, politique et économique de part et d'autre du Rhin, pendant très longtemps. Il fallait donc élargir cet atlas historique et traverser la frontière...
Quelle a été votre méthode ?

Nous avons élaboré un argumentaire en se posant la question : qu'est-ce qu'une frontière ? Trois axes se sont dégagés, qui forment les trois grands ensembles de l'atlas. Le Rhin supérieur a été longtemps une même entité culturelle et politique. L'invention des frontières, au XVIIsiècle, marque une rupture, après les traités de Westphalie et le rattachement de l'Alsace à la France. Enfin, dans une troisième partie, nous avons cherché les ponts. En fonction de ces trois axes, nous nous sommes intéressés aux auteurs. Cet atlas reflète l'état actuel de la recherche historique, il n'est pas exhaustif et certaines cartes manquent. Comme celle de la Réforme, qui s'y est propagée très rapidement, ou aujourd'hui, celle des mouvements transfrontaliers... Traduire en cartes toutes les données impose forcément des choix.
Cet ouvrage s'adresse-t-il au grand public ?

L'objectif était de ne pas trop « jargonner ». Les textes qui accompagnent les cartes ne devaient pas dépasser 2000 signes, une grosse contrainte pour les auteurs, mais un gain pour la lisibilité et la mise en page.
Quelles sont les cartes les plus significatives ?

La carte géolinguistique (n° 3), qui montre la continuité culturelle de part et d'autre du Rhin. Celle qui recense les groupes stylistiques du Néolithique ancien, grâce aux décorations sur les poteries (n° 5) et qui montre deux groupes distincts de colonisation (vers 5350 av. J.C.) avec des traditions spécifiques (sépultures, architecture, décors céramiques...), plutôt de part et d'autre d'une ligne entre Colmar et Sélestat.

La carte des ordres mendiants du XIIIe au XVe siècles (n° 21) traduit une activité intense. Celle qui recense les principaux passages sur le Rhin au Moyen Âge (n° 22), à l'époque où le fleuve formait des bras multiples...

Dans l'instauration concrète de la frontière, il y a bien sûr la fortification le long du Rhin, aux XVIIe et XVIIIe siècles (n° 28). Les cartes montrant l'industrialisation de l'Alsace à partir de 1750 et celle de l'expansion impressionnante de l'industrie textile (n° 33 et 33), bien plus développée sur la rive gauche du Rhin. Le Gau Oberrhein (n° 39), qui refait du Rhin supérieur une entité pendant l'occupation nazie...

Plus récemment, la carte des établissements qui proposent une éducation franco-allemande (n° 57) montre une Alsace plus encline à enseigner la langue du voisin que ses homologues outre-Rhin.
Propos recueillis parFrédérique MEICHLER LIRE Atlas historique du Rhin supérieur, aux Presses universitaires de Strasbourg, 29 EUR, disponible en librairie. PLus web Une sélection de cartes de l'atlas sur www.lalsace.fr

 

 
 

Le dictionnaire des institutions mis en ligne

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:49:29

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Le dictionnaire des institutions mis en ligne
 

 
Les trois premières lettres du Dictionnaire historique des institutions de l'Alsace sont accessibles sur le site de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
En Alsace, l'histoire est une matière essentielle. L'importance régionale de cette discipline se manifeste notamment par deux entreprises éditoriales aussi ambitieuses que le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne (NDBA) et le Dictionnaire historique des institutions de l'Alsace du Moyen Âge à 1815 (DHIA). Tous deux sont publiés sous forme de fascicules par la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace (FSHAA).
Une base Wikipédia

La rédaction et la publication du NDBA sont terminées, mais celles du DHIA sont en cours : d'ici la fin de ce mois de janvier sera mis en vente le fascicule de la lettre « L ». Et parallèlement au papier se déploie le numérique : alors que plusieurs milliers de notices du NDBA sont consultables sur le site de la Fédération (www.alsace-histoire.org/netdba/), la mise en ligne systématique et gratuite du DHIA vient de débuter sur le site de la Bibliothèque nationale et universitaire (BNU) de Strasbourg, à l'adresse https://dhialsace.bnu.fr.

« Cette mise en ligne était indispensable, estime l'historien François Igersheim, qui fut à l'origine du projet DHIA, en 2007. Il n'y a plus, aujourd'hui, de travail scientifique qui ne vaille s'il n'est pas accessible sur Internet... »

La rédaction du DHIA réunit une soixantaine d'auteurs, qui sont autant de spécialistes des sujets qu'ils abordent. Sa mise en ligne rassemble, elle, trois grands acteurs de l'histoire en Alsace : la FSHAA, la BNU et l'Université de Strasbourg, par le biais de son Institut d'histoire de l'Alsace.

Le dictionnaire mis en ligne reprend une base « de type wiki » : sa présentation est la même que celle des notices Wikipédia ; mais, contrairement à ces dernières, tout le monde ne peut pas y apporter des modifications...

Une « barrière mobile de trois ans » a été instaurée : ceci signifie qu'une lettre ne sera mise en ligne que trois ans après sa parution papier. Actuellement, le dictionnaire en ligne va jusqu'à la lettre « C » ; il atteindra le « G » en juin. À terme, il ne progressera que d'une lettre par an, afin de toujours garder la prééminence au papier.

Mais avec les trois lettres actuelles, il y a déjà de quoi apprendre... Elles offrent plus de 700 entrées, dont les intitulés montrent que l'acception du terme « institution » est, ici, tout sauf restrictive.
Bière et choucroute...

Alors que la matière institutionnelle est forcément abondante dans un territoire comme l'Alsace, du fait de la régulière superposition des structures administratives, les auteurs n'ont pas hésité à élargir leur champ d'étude à « l'expression de croyances et représentations collectives, qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets. »

À côté de termes comme « cadastre », « bailliage » ou « affouage », on trouve ainsi des articles a priori bien moins techniques, comme « bière », « choucroute » ou encore « Christkindelmarkt ». Le savoir du DHIA peut profiter à tous.
Hervé de CHALENDAR CONSULTER Le DHIAen ligne à l'adressehttps://dhialsace.bnu.fr ACHETER Les onze premiers fascicules imprimés du DHIA sont en vente sur le site de la FSHAA au prix de 15 EUR l'unité (moins les frais de port) : www.alsace-histoire.org/dictionnaire-historique-des-institutions-de-lals...

 

 
 

L'alsacien se perd dans le latin et le bilinguisme bégaie

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:07:11

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L'alsacien se perd dans le latin et le bilinguisme bégaie
Le sondage de l'IFOP confirme le net recul de l'alsacien, mais aussi de l'allemand. Le décrochage, amorcé dans les 1970, n'a cessé de s'accentuer au fil des générations. Seuls 5 % des sondés parlent aujourd'hui l'alsacien au quotidien. Les promoteurs du bilinguisme plaident pour « un new deal linguistique ».
 

 
La malle d'animation en alsacien de l'Office pour la langue et les cultures d'Alsace et de Moselle (OLCA).
Ce nouveau sondage met des chiffres sur une situation connue : l'alsacien a considérablement perdu du terrain depuis un demi-siècle. 21 % des sondés disent parler l'alsacien en famille, 17 % avec des amis et 12 % au travail. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec ceux issus d'un sondage réalisé sur la même question en 1971, par l'IFOP : 57 % des sondés parlaient alors l'alsacien en famille, 52 % avec des amis et 29 % au travail. Le recul est spectaculaire, environ 15 points par génération.

Seuls 5 % des Alsaciens parlent encore aujourd'hui le dialecte en famille, dans le cercle familial et au travail. 25 % se disent « bilingues », à savoir qu'ils s'expriment en alsacien ou en français dans au moins une des trois situations. Les 70 % restants parlent uniquement le français.

Les ouvriers et les employés, les personnes âgées de plus de 50 ans, parlent encore principalement le dialecte, quel que soit le lieu où ils habitent. Un Alsacien sur 10 âgé de plus de 65 ans utilise l'alsacien au quotidien, et 4 sur 10 se disent bilingues. Le pourcentage des locuteurs bilingues se situe autour des 20 % chez les 18-50 ans.
Un modèle : l'Office de la langue basque

« La connaissance de la langue régionale (dialecte et allemand standard) continue de reculer malgré tous les efforts en faveur du bilinguisme », relèvent les commanditaires du sondage qui demandent une nouvelle fois la mise en place d'un plan d'action volontariste.

Pour Jean-Marie Woehrling, cette politique doit « renforcer la pratique du dialecte dans la population qui est encore proche de l'alsacien » et « renforcer les compétences en allemand dans l'ensemble de la population ». « Pour arrêter cet effritement », le président de Culture et bilinguisme d'Alsace et de Moselle plaide pour le lancement d'un « new deal linguistique ».

Face à ce recul, la moitié des personnes sondées (50 %) propose que soit appliqué « un plan d'action global » visant notamment à renforcer l'enseignement de langue régionale à l'école. 44 % souhaitent le maintien des mesures de soutien actuelles à cette langue et 6 % recommandent l'abandon du soutien public.

Pour Jean-Marie Woehrling, cette « indétermination » de la population « illustre la tendance dominante des responsables politiques et institutionnels actuels qui hésitent à s'engager dans quelque chose de différent ». Il rappelle que la loi a donné à la Collectivité européenne d'Alsace une mission particulière pour la promotion du bilinguisme. « Elle doit la traduire concrètement, par un bond et une transformation qui ne peuvent pas se faire tout seuls », insiste-t-il prenant exemple sur l'Office de la langue basque, « modèle qui doit nous inspirer pour être plus efficaces ».
F. BY

 

 
 

 

« Made in France » : prêts à passer à l'achat ?

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:11:02

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« Made in France » : prêts à passer à l'achat ?
 

 
Produite par les Ateliers Peyrache à Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire), la marque Blanc Bonnet fait partie des candidats sélectionnéspour la « Grande exposition du Fabriqué en France ». Photo Isabelle DEVOOS / Le Progrès
Du slogan « Vos emplettes sont nos emplois » dans les années 1990 au « Made in France » d'Arnaud Montebourg, les tentatives pour favoriser la production dans l'Hexagone se multiplient depuis trente ans. L'exécutif Macron s'y met à son tour avec une « Grande exposition du Fabriqué en France » les 18 et 19 janvier prochains à l'Élysée (1).

Une centaine de produits, au moins un par département de métropole et d'outre-mer, sélectionnés parmi 1 750 candidatures (de l'artisan au grand groupe industriel), seront à découvrir dans les salons et les jardins du palais présidentiel. Casques de pompiers, jouets, linge de table ou paires de ski doivent démontrer qu'il est possible d'acheter français au quotidien. L'accent a également été mis sur l'environnement, en témoignent cet autobus écolo venu d'Ardèche ou cette centrale solaire en forme de container maritime « Made in Alsace ».

Il faut dire que le contexte paraît porteur. Près des trois quarts des Français se disent prêts à payer jusqu'à 15 % plus cher un produit s'ils ont la certitude qu'il a été fabriqué en France (2). Quatre sur cinq sont même favorables à la création, dans les grandes surfaces, de rayons dédiés au « Made in France », à l'image de ce qui se fait pour le bio. Pourtant, le plébiscite des enquêtes se heurte encore au « vote avec les pieds ».
Peau de chagrin pour le textile français

Si 81 % de la consommation globale des ménages est « Made in France », selon une enquête de l'Insee publiée en juin dernier, le pourcentage tombe en effet à 36 % pour les biens manufacturés. Les délocalisations ont fait leur oeuvre puisqu'on atteint les 13 % pour le textile... Mais même l'alimentaire, en pleine vogue du sain et du local, n'a pas de quoi pérorer (60 %). Dans le chariot des Français, les produits informatiques et les vêtements viennent souvent de Chine, l'électronique et l'optique de Suisse, la nourriture d'Allemagne, d'Italie et des Pays-Bas... Et la moitié des consommateurs ne fait toujours pas confiance au label Origine France Garantie, créé sous Nicolas Sarkozy pour défendre l'emploi hexagonal face à la mondialisation.

Bref, « de vraies marges de progression » existent, selon l'Élysée. Sa grande exposition doit en apporter la preuve.
(1) Inscriptions sur : https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2020/01/04/la-grande-exposition-du... (2) Sondages 2018 Ifop et BVA/B2Intelligence/Pains Jacquet

 

 
 

Conjoncture  Au 3e trimestre 2019 L'emploi salarié marque le pas dans le Grand Est

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:13:45

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Conjoncture  Au 3e trimestre 2019
L'emploi salarié marque le pas dans le Grand Est
Rechute ou petite baisse de régime ? Le chômage est reparti à la hausse au 3 e trimestre 2019 dans le Grand Est après neuf mois consécutifs de baisse. L'emploi industriel et l'intérim fléchissent.
 

 
La dernière note de conjoncture de l'Insee fait état d'un léger recul de l'emploi salarié dans le Grand Est avec la perte de 610 postes au 3e trimestre. La diminution est imputable au secteur privé qui compte 1 550 emplois de moins (-0,1 %) alors que le public connaît une croissance des effectifs de 0,2 %. L'hémorragie continue dans l'industrie avec 750 postes perdus (-0,2 %). Dans le secteur manufacturier, le Grand Est enregistre la baisse la plus forte au niveau national. « Tous les départements sont concernés, à l'exception du Bas-Rhin qui résiste difficilement (0 %) », observe l'Insee. Le scénario est le même dans l'intérim qui continue à fléchir au niveau régional (-1,3 %), avec un impact plus fort dans l'industrie (-3,1 %, soit 980 postes en moins). En revanche, l'emploi continue à progresser dans la construction (+0,2 %, après +0,1 %), de manière modeste par rapport au niveau national (+0,6 %).

Dans le secteur tertiaire non marchand, l'évolution est également positive, avec un gain de 0,1 %, soit 900 emplois supplémentaires dans la région. « Les plus fortes hausses concernent la Moselle et le Haut-Rhin avec une progression respective de 0,4 et 0,8 % », relève l'Insee.
5 % de licenciements économiques en plus

Conséquence du recul général de l'emploi : le chômage remonte dans le Grand Est après neuf mois consécutifs de baisse. Au 3e trimestre 2019, il a augmenté de 0,2 point pour s'établir à 8,3 %, égalant le taux de la France métropolitaine. La hausse trimestrielle touche tous les départements sauf la Meuse. Les Ardennes connaissent la plus forte augmentation (+0,4 %) avec un taux de chômage de 10,3 %, juste derrière l'Aube : 11 %.

Mais, élément de satisfaction, sur un an, la courbe du chômage reste sur une pente descendante avec -0,3 point. Et le nombre de chômeurs de longue durée (inscrits depuis au moins un an) continue de refluer pour le 4e trimestre consécutif (-0,8 %), ce qui entraîne un recul de 2,6 % sur un an.

Plus inquiétant en revanche, les licenciements économiques ont augmenté de 5,2 % au 3e trimestre. Ce qui pose la question d'un possible retournement de conjoncture.
I.N.

 

 
 

 

400 postes à pourvoir à Europa-Park

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:48:31

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400 postes à pourvoir à Europa-Park
 

 
Europa-Park recherche notamment des « opérateurs d'attraction » p our son nouveau complexe aquatique, Rulantica. DR
Pour 2020, Europa-Park recrute du personnel (à temps plein et temps partiel) dans les secteurs d'activité suivants : attractions, restauration, hôtellerie (réceptionnistes, serveurs, cuisiniers, agents d'entretien), boutiques (vendeurs) et entretien. Pour Rulantica, le nouveau complexe aquatique voisin, des postes dŽagents dŽaccueil, de maîtres-nageurs et d'opérateurs d'attraction sont à pourvoir. Mobilité et notions courantes d'allemand (niveau A1 à C1) sont indispensables.

Du 5 au 7 février, trois journées de recrutement seront organisées à l'hôtel El Andaluz d'Europa-Park, en partenariat avec le service de placement transfrontalier du Pôle Emploi de Sélestat et de l'Agentur für Arbeit. Les candidats peuvent s'inscrire sur internet (www.europapark.de/jobs) ou par téléphone (au 00.49.78.22. 77.15.444).

Les demandeurs d'emploi pourront participer, sans inscription préalable, aux ateliers préparatoires du Pôle emploi de Sélestat, les 10 et 14 janvier à 9 h (se présenter directement à l'accueil). Après validation de leur candidature, ils seront convoqués à un entretien de recrutement individuel.

 

 
 

Arrêts maladies sur Internet

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:11:04

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santé  Médecine
Arrêts maladies sur Internet
Tout droit venu d'Allemagne, le site internet Arretmaladie.fr mis en ligne ce mardi en France propose l'obtention d'arrêts maladies sans prendre de rendez-vous chez un médecin. Alors que la plateforme était saturée dès le premier jour l'Assurance maladie la met en demeure de cesser ses activités.
 

 
Le soir même de son lancement en France, la plateforme Arretmaladie.fr a fait l'objet, ce mardi, d'une mise en demeure de cessation d'activités par l'Assurance maladie.
« Arrêt maladie sans se déplacer », annonce la page d'accueil du site internet, ouvert ce mardi en France. Un clic plus tard, le menu propose « de choisir sa maladie » : coup de froid, gastro-entérite, douleurs menstruelles, stress, douleurs de dos, migraine...

Le questionnaire, proposant des choix multiples entre différents symptômes et l'évaluation de l'état général de santé, ne prend ensuite que quelques minutes à remplir. Et une fois le formulaire et le numéro de Sécurité sociale envoyés, un médecin rappelle rapidement. Il effectue alors une consultation à distance et in fine délivre le fameux arrêt maladie, au maximum de trois jours. « Il est hors de question de délivrer systématiquement un arrêt maladie. Au bout de la chaîne, il y a un médecin qui décide de donner suite ou pas à la demande du patient en fonction de la consultation », se défend Can Ansay, cofondateur du site Arretmaladie.fr.

Lancé en Allemagne l'an dernier, le site n'aurait d'ailleurs pas engendré une recrudescence exponentielle du nombre d'arrêts maladies. « Au contraire, les gens ont plutôt tendance à s'autoréguler », complète Can Ansay.
La plateforme déjà saturéepour son premier jour

Oui mais voilà, la France n'est pas l'Allemagne et ce mardi, la plateforme était déjà saturée. De 11 heures du matin à 16 heures, il était impossible de s'y connecter, du fait de la trop forte affluence. « Je ne suis pas en mesure de vous dire combien de personnes ont tenté d'aller sur notre site, les questionnaires étant couverts par le secret médical, mais je peux vous assurer que notre vidéo promotionnelle a déjà été vue des dizaines de milliers de fois », tient à préciser le cofondateur du site.
« Pas des produitsde consommation »

Et c'est bien là ou le bât blesse. Car si la télé consultation n'est en France pas interdite (même si un décret de décembre 2019 la réduit aux médecins qui connaissent déjà le patient), c'est la promotion et l'aspect commercial du site qui ne passent pas. « Ce site s'écarte de la déontologie médicale », commente Nicolas Revel, directeur de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (Cnam). Selon lui, « il est éthiquement critiquable de faire la promotion d'un site à partir de la promesse de l'obtention facilitée d'un arrêt de travail. Les arrêts de travail ne sont pas des produits de consommation, susceptibles d'être distribués sur demande des patients. »
« Satisfait que la Cnam n'ait trouvé que cela »

Une critique dont Can Ansay, le cofondateur du site Arretmaldie.fr se dit « finalement plutôt satisfait ». « Si la Cnam n'a trouvé que cela pour nous critiquer, c'est positif, reprend l'homme d'affaires. Tant que la qualité de nos prestations est garantie et reconnue, tout va bien ! »

Reste qu'en lien avec l'ordre des médecins, la Cnam a annoncé ce mardi mettre le site en demeure de cesser toutes activités, au travers d'un référé en justice.
Boris IVANOFF

 

 
 

 

Repères
25 EUR la consultation, pas forcément remboursés

La télé consultation sur Arremaladie.fr est facturée 25 EUR. Pas de tiers payant possible puisque la transaction est dématérialisée et se fait par carte bancaire, sans possibilité de donner sa carte Vitale. Mais la plateforme internet et son cofondateur Can Ansay assurent que les 25 EUR de cette consultation sont remboursés par l'Assurance maladie. Ce que dément Nicolas Revel, de la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie.Seule exception, selon le décret de décembre 2019, lorsque le patient n'a pas de médecin traitant ou que celui-ci est indisponible dans un délai incompatible avec l'état de santé du patient.

 

Social  Conflit Retraites : Philippe pressé de conclure

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:11:42

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Social  Conflit
Retraites : Philippe pressé de conclure
Gouvernement, syndicats et patronat ont repris mardi les négociations en France pour tenter de sortir du conflit sur la réforme des retraites. Rendez-vous a été fixé à vendredi, avant une journée de mobilisation samedi.
 

 
Nous en étions mardi au 34 e  jour de conflit sur les retraites et la résolution du conflit approche... mais lentement. Mardi matin, sur RTL, le Premier ministre Édouard Philippe a jugé « bonne », la proposition de réunir une conférence de financement. Une idée de Laurent Berger, patron de la CFDT. Les partenaires sociaux ont été invités vendredi à Matignon afin que soit décidé le « mandat de cette conférence [...], sur le délai qui lui sera accordé pour aboutir ou dégager des solutions consensuelles ». Voilà pour ce qui avance.

Pour le reste, après une réunion, au ministère du Travail, rue de Grenelle, entre syndicats et patronat, Laurent Berger, toujours, a soufflé le chaud et le froid. Il a salué une « volonté d'ouverture » mais il a affirmé que le préalable restait le retrait de l'instauration d'un âge pivot, en dessous duquel on ne pourra pas partir avec une retraite à taux plein. Il a été rejoint là-dessus par le secrétaire général de l'Unsa, Laurent Escure. Le gouvernement « a trois jours » pour apporter « une réponse définitive » sur ce retrait, a insisté Laurent Escure.
Raffineries bloquées

La suite, c'est donc vendredi. Mais avant cela, jeudi, une journée de mobilisation interprofessionnelle est programmée. Ce sera aussi samedi, date de manifestations choisie par l'intersyndicale qui demande le retrait pur et simple du projet (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC et organisations de jeunesse).

En attendant, la mobilisation se poursuit dans les transports et d'autres secteurs, comme les raffineries dont « huit sur huit ne distribuent plus de produits », selon la CGT-Chimie. Des grévistes de la SNCF et de la RATP ont manifesté mardi à la mi-journée au siège parisien du gestionnaire d'actifs BlackRock, qui cristallise les critiques des opposants à la retraite par capitalisation.

 

 
 

 

Transport  Social La circulation des trains toujours perturbée en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:12:03

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Transport  Social
La circulation des trains toujours perturbée en Alsace
 

 
En raison de la grève nationale interprofessionnelle liée au projet de réforme des retraites, la circulation ferroviaire restera perturbée sur l'ensemble du réseau ce mercredi, avec des niveaux de trafic semblables à ceux de ce mardi.
TER Alsace

- Ligne Strasbourg - Bâle (TER 200) : 23 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Sélestat (via Molsheim) : 12 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Molsheim : 9 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Nancy : 6 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Saverne - Sarrebourg : 11 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Saales - St-Dié : 5 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Sélestat (via Erstein) : 10 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Offenburg : circulation normale jusque 21 h

- Ligne Metz - Strasbourg : 4 allers-retours

- Ligne Mulhouse - Kruth : 10 allers-retours

- Ligne tram-train Mulhouse - Thann : circulation normale

- Ligne Strasbourg - Haguenau - Wissembourg : 15 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Lauterbourg : 10 allers-retours

- Ligne Colmar - Metzeral : 7 allers-retours

- Ligne Strasbourg - Niederbronn : 7 allers-retours

- Ligne Strasbourg Krimmeri - Sarreguemines - Sarrebrucken : 6 allers-retours

- Ligne Mulhouse - Bâle : 13 allers-retours

- Ligne Mulhouse - Belfort : 6 allers-retours

- Ligne Mulhouse - Colmar : 9 allers-retours

Pas de trains TER sur les lignes non mentionnées. Les cars réguliers circulent normalement. 44 cars ont été commandés pour assurer une desserte complémentaire sur certaines lignes régionales, avec un accès non garanti et un nombre de places limité.
Trafic TGV et grandes lignes

- TGV Inouï : 8 allers-retours entre Strasbourg et Paris (dont 2 allers-retours origine/destination Colmar)

- TGV Ouigo : 2 allers-retours entre Strasbourg et Paris

- Alléo : 3 allers-retours Stuttgart - Paris (via Strasbourg), 2 allers-retours Francfort - Paris (via Strasbourg) et 1 aller-retour Munich - Paris (via Strasbourg). 1 aller Marseille - Francfort (via Strasbourg).

- Strasbourg - Marseille : 2 allers-retours (1 des 2 retours étant terminus Mulhouse, puis car sur Colmar/Strasbourg)

- Strasbourg - Montpellier : 1 aller-retour

- Strasbourg - Bordeaux : 1 aller-retour

- Strasbourg - Rennes : 1 aller-retour

- Bruxelles - Strasbourg : 1 aller-retour

- Lille Europe - Strasbourg : 1 aller-retour

- Lyria : 3 allers-retours Paris - Mulhouse - Bâle (dont 1 aller-retour origine/destination Zurich)

 

 
 

 

Transports Agglomération de Mulhouse Jeudi, le réseau Soléa sera perturbé

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:12:32

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Transports Agglomération de Mulhouse
Jeudi, le réseau Soléa sera perturbé
À la suite du dépôt d'un préavis de grève du seul syndicat FO, le réseau de transport de bus et tram de Mulhouse et environs sera perturbé ce jeudi 9 janvier. Les lignes seront également impactées par le passage de la manifestation contre la réforme des retraites.
 

 
Jeudi, les trams et les bus seront moins nombreux à circuler à Mulhouse et dans les environs.
En raison du mouvement social national, le réseau Soléa sera perturbé ce jeudi 9 janvier, toute la journée. Selon le communiqué publié par Soléa, « toutes les dessertes des établissements scolaires seront assurées ». Côté tramway, un passage sera assuré toutes les dix minutes (lignes 1 et 2). Lignes Chrono C4 à C7 : un passage toutes les 20 à 30 minutes. Lignes bus 8 à 16 : un passage toutes les 30 à 40 minutes. Sur les lignes périurbaines (de 50 à 59) et les Tribus à destination des établissements scolaires, la circulation sera normale. En revanche, la navette centre-ville de Mulhouse ne circulera pas du tout. À noter que la circulation des lignes sera impactée par les manifestations du jeudi 9 janvier (après-midi) liées au mouvement social.

Ces perturbations sont la conséquence d'un dépôt de préavis de grève déposé par le seul syndicat FO de l'entreprise Soléa. Ni l'Unsa, le syndicat arrivé en tête lors des dernières élections au comité social et économique (CSE) en décembre 2019 (47,20 %), ni la CGT, pourtant leader du mouvement social au niveau national (16,53 % des votants et troisième syndicat représentatif, derrière FO qui a cumulé 32,27 % des voix), n'ont appelé leurs adhérents et sympathisants à se mettre en grève pour soutenir le mouvement de contestation contre le projet de réforme des retraites.

Soixante salariés se sont donc déclarés grévistes pour le 9 janvier, soit 10 % du personnel. « Le préavis de grève que nous avons déposé reste ouvert jusqu'au 27 juin, précise le délégué syndical FO et élu au CSE, Hakim Achoub. On se joint aux revendications nationales mais on souhaite aussi peser sur les futures négociations d'entreprise. On a des revendications locales, en particulier sur les aménagements de travail pour les personnes en carrière longue. Surtout, on aimerait que le dialogue chez Soléa aboutisse à des résultats, en particulier en matière de salaire. »
Nouveau réseau : « Tout n'est pas miraculeux »

Et le délégué syndical de revenir sur la réorganisation du réseau, en septembre, qui a pesé sur le moral du personnel. « Les conducteurs de bus ont fait plus de kilomètres au volant, moins récupéré... Même si ça va mieux, il y a toujours des points de blocage. Tout n'est pas miraculeux, en particulier sur la ligne 16. » Ce que nous confirme Marie-Louise, une lectrice, dans un courrier reçu en début de semaine à la rédaction : « Le bus n° 16 passait toutes les 10 minutes en période scolaire et toutes les 20 minutes en période de vacances scolaires. Avec le nouvel horaire, il devrait passer toutes les 20 minutes en période scolaire mais l'attente est souvent plus longue. En période de vacances scolaires, l'horaire affiche 30 minutes mais en réalité c'est 35 à 40 minutes... » Chez Soléa, lors des prochaines négociations, les sujets de discussion ne devraient donc pas manquer...
Laurent GENTILHOMME S'INFORMER Les horaires tenant compte des perturbations du jeudi 9 janvier seront disponibles au plus tard ce mercredi matin 8 janvier sur le site solea.info et sur l'application Soléa.

S'INFORMER Les horaires tenant compte des perturbations du jeudi 9 janvier seront disponibles au plus tard ce mercredi matin 8 janvier sur le site solea.info et sur l'application Soléa.

 
 

 

Colmar Le réseau Trace de nouveau exploité par la Stuce

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:07:51

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Colmar Le réseau Trace de nouveau exploité par la Stuce
 

 
Signature contrat de concession pour l'exploitation du service de transports urbains de Colmar Agglomération Le réseau Trace. DR
Gilbert Meyer, président de Colmar agglomération et Catherine Hutschka, présidente directrice générale de la Stuce ont procédé le 20 décembre à la signature du nouveau contrat de concession pour l'exploitation du service de transports urbains Trace, en vigueur à compter du 1er janvier 2020.

Ce contrat de concession a été approuvé au Conseil Communautaire de Colmar Agglomération du 19 décembre et au Conseil d'administration de la Stuce du 20 décembre.

Colmar Agglomération renouvelle ainsi sa confiance à la Stuce pour l'exploitation du réseau Trace pour les six années à venir.

automobile Véhicules à essence Peu d'engouement pour la conversion au superéthanol

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:14:24

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automobile Véhicules à essence
Peu d'engouement pour la conversion au superéthanol
Près de 350 automobilistes ont sollicité en 2019 l'aide régionale pour équiper leur véhicule essence d'un boîtier homologué permettant de rouler au superéthanol E85, moins cher et moins polluant. Le dispositif, désormais ouvert à tous les particuliers, est reconduit pour l'année qui vient.
 

 
Depuis l'été, les mécaniciens d'Autodistribution-AED à Geispolsheim « convertissent » chaque mois 2 à 3 véhicules particuliers à la technologie flexfuel.
Soucieuse du pouvoir d'achat des ménages confrontés à la hausse des prix des carburants, mais également du devenir de la filière betteravière, la Région Grand Est, tout comme les Hauts-de-France et le Sud (ex- PACA), propose depuis début 2019 un dispositif de soutien à la conversion des véhicules au superéthanol E85, carburant le moins cher du marché (autour de 0,73 euro le litre en Alsace fin décembre). Issu de produits comme les résidus de betteraves, de maïs et de blé cultivés en France, mais aussi de l'huile de palme importée (interdite à partir du 1er janvier 2020 en France), cet agrocarburant composé de 65 à 85 % d'alcool (éthanol) et d'essence sans plomb permet ainsi de réduire le budget carburant d'au moins 35 % (même si on consomme plus) tout en rejetant nettement moins de gaz à effet de serre que l'essence.

Lancé en France à la fin des années 2000, le superéthanol est resté relativement confidentiel : à peine plus de 10 % des stations-service le distribuent (lire l'encadré) et le parc à motorisation « flexfuel », capable de rouler à la fois au carburant SP 98, SP 95 et E85, atteint les 75 000 véhicules. Alors que 36 000 véhicules sont équipés d'origine, les autres sont munis d'un boîtier de conversion spécifique qui détecte la proportion d'éthanol dans le réservoir pour adapter le fonctionnement du moteur.

En Grand Est, l'aide à la conversion de la collectivité est dotée d'une enveloppe de 2,5 millions d'euros et prend la forme d'une subvention forfaitaire unique de 250 euros. À l'origine, elle s'adressait uniquement aux jeunes de moins de 26 ans domiciliés dans la région ainsi qu'aux salariés se rendant à leur travail dans un rayon au-delà de 30 kilomètres et répondant à des conditions de revenu.

Début décembre, après onze mois, le nombre de demandes enregistrées par la Région se montait à 350. Sur ce total, 240 personnes, dont 63 résidents alsaciens, avaient touché la « prime ». Ce chiffre aurait été encore plus faible, reconnaît Olivier Longin, chargé de mission à la direction de la transition énergétique, écologique et de l'environnement, si la Région ne s'était pas résolue fin juin à ouvrir le dispositif à l'ensemble des particuliers résidant dans le Grand Est, pour leur véhicule personnel immatriculé dans l'un de ses dix départements.
Une légère accélération depuis l'automne

« L'objectif est d'accompagner 10 000 ménages. Il reste donc maintenu en 2020 », souligne M. Longin, qui relève que la Région poursuit en parallèle l'équipement en boîtiers des 45 Clio IV 1,2 l de sa propre flotte.

Pour en bénéficier, les particuliers devront, comme avant, s'adresser à un professionnel de la mécanique, habilité par l'un des quatre fabricants dont le boîtier de conversion est homologué par les autorités françaises. « Le prix, qui inclut la pièce et la pose, varie de 1 000 à 1 200 euros selon le type de motorisation. Il faut y ajouter environ 200 euros d'assurance et de frais versés au fabricant du dispositif », explique Lionel, responsable de l'atelier réparation VL chez Autodistribution-AED à Geispolsheim, l'un des dix garagistes multimarques alsaciens agréés par le français Biomotors.

« Malgré l'aide régionale, le montant de la facture peut constituer un frein », reconnaît-il. « Mais pour un rouleur moyen effectuant au moins 12 000 km, elle s'amortit en un an. Il n'y a pas non plus de risque de tomber en panne sèche car, même si le superéthanol ne se trouve pas dans toutes les stations, on peut continuer à utiliser les autres types d'essence. »

Depuis cet automne, Lionel constate une légère accélération du rythme des conversions : « Nos deux mécaniciens spécialement formés pour l'opération en effectuent de 2 à 3 par mois contre une auparavant. » Pour cela, le véhicule doit être immobilisé une nuit chez le garagiste : « Notre boîtier mesure 10x5x5 cm et abrite des circuits imprimés. Il est généralement fixé sur le support de la batterie et nécessite de rajouter un faisceau de câbles électriques au faisceau existant. Après avoir fait le plein de E 85 dans une station voisine, on revient en atelier faire le paramétrage. On le garde jusqu'au lendemain matin car il faut effectuer d'ultimes réglages après un démarrage à froid », confie le mécanicien Jean-François.

La conversion n'a aucune influence sur le classement Crit'Air du véhicule. Elle nécessite toutefois de changer la carte grise du véhicule désormais passé à la technologie flexfuel, ce qui en Grand Est se fera de manière gratuite.
X.T. * Pour effectuer sa demande d'aide : https://bioethanol-grandest.zecarte.fr ; informations par téléphone : 03 88 18 36 26

* Pour effectuer sa demande d'aide : https://bioethanol-grandest.zecarte.fr ; informations par téléphone : 03 88 18 36 26

 
 

 

Fortschwihr Voeux Il n'y aura pas de fête du pissenlit en 2020

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:00:21

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Fortschwihr Voeux     Il n'y aura pas de fête du pissenlit en 2020
 

 
Le livret du citoyen a été remis par le maire de Fortschwihr Hélène Baumert à quatre jeunes électrices, en présence des élus. Photo L'Alsace /Robert FURDERER
Le maire de Fortschwihr, Hélène Baumert a accueilli dimanche, en fin de matinée dans la salle communale, les représentants des services de l'État, de la gendarmerie, des brigades vertes, du monde sécuritaire, artisanal, financier, cultuel, enseignant, associatif ainsi que l'ensemble des forces vives de la commune, avant de présenter un bilan élogieux des actions et travaux effectués de 2002 à 2019.

Après avoir présenté la nouvelle secrétaire de maire, Vanessa Bigel, elle a remercié la commission des jeunes « pour son activité au profit des habitants du village ainsi que pour son action humanitaire et caritative, au profit des Restos du coeur, chaque année lors du marché de Noël du Bredala ».
Réfection du rond-point devant le collège

Mme Baumert a annoncé la réfection du rond-point devant le collège, dégradé lors des vacances scolaires de février, en partenariat avec le Conseil départemental et annoncé l'annulation de « la Fête du pissenlit, prévue cette année, en raison des élections municipales et la mise en place d'une nouvelle équipe dirigeante communale ».

« Dix familles ont établi leur lieu de résidence à Fortschwihr » a précisé l'adjoint au maire Michel Schoenenberger, qui ne représentera non plus, avant de souligner : « Un fascicule reprenant les différentes informations utiles dans leur vie quotidienne, est à votre disposition lors du verre de l'amitié ou à la mairie ».

Quatre jeunes filles, nouvelles électrices, se sont vu remettre le livret du citoyen par Hélène Baumert, avant que les adjoints ne lui offrent un bouquet multicolore et Michel Schoenenberger lui souhaite les voeux en dialecte, sous les applaudissements de l'assemblée. Le verre de l'amitié, auquel ont été conviés les aînés participant au repas de l'Amitié, a clos les voeux.
Robert FURDERER

 

 
 

Grusenheim Sur les traces du soldat Daniel Bô

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:21:49

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Grusenheim Sur les traces du soldat Daniel Bô
 

 
Les membres de la famille de Daniel Bô et les Amis d'Annette devant le char mémorial Chemin des Dames. Photos DNA
Avec un mois d'avance, une vingtaine de membres de la famille Bô, avec à leur tête Laurent Jubert, un neveu de Daniel Bô mort pour la France lors de la bataille de Grussenheim, ont fait le pèlerinage de Grussenheim. Les 24 membres de la famille Bô ont été accueillis et guidés sur les lieux de mémoires par des membres et le président des Amis d'Annette, Christophe Haberkorn, lundi 23 décembre.

En fin d'après-midi, après la visite du micromusée de l'association, le groupe a été rejoint par Jean-Philippe Strauel, vice-président des Amis d'Annette, qui est revenu sur les évènements qui ont causé la mort tragique de Daniel Bô.

Le 27 janvier 1945 vers 22 h 30, le véhicule autochenille blindée (half-track) Buttes-Chaumont de l'observatoire de la 32e batterie du 11e groupe du 64e régiment d'artillerie de division blindée, sous le commandement du lieutenant Singer, est stationné le long du chemin du Moulin à environ 400 mètres à l'ouest de la Blind pour préparer l'attaque vers Grussenheim. Il fait froid, -20 °C et la campagne est couverte de neige.
Un obus qui avait percuté l'arbre voisin éclate au-dessus du véhicule

L'équipage était composé de sept soldats : le lieutenant Roux, l'adjudant Gabory, le brigadier Joly, radio, Morin, chauffeur, Pelloux, observateur télémétriste, Daniel Bô, observateur et Ahmed, mitrailleur. Le véhicule est atteint par des éclats d'obus tuant sur le coup Daniel Bô et Ahmed. Gabory décédera le lendemain des suites de ses blessures.

Marcel Bô, le père de Daniel recueille le témoignage de Joly, en avril 1945, alors qu'il se trouve encore alité à Bernascon, un hôpital militaire, à Aix-les-Bains. Il avait été gravement blessé par des éclats d'obus qui avaient pénétré dans l'aine de haut en bas : « J'étais à mon poste radio, recroquevillé contre le coffre, les genoux sous le menton pour me faire le plus petit possible. C'est environ vingt minutes après le début de la contre-attaque, un quart d'heure avant qu'elle eût été stoppée qu'un obus qui avait percuté l'arbre voisin éclate au-dessus de la voiture et nous crible de ses éclats. Peut-être le coffre et la mitrailleuse lourde avant nous ont-ils relativement protégés, Pelloux et moi, puisque nous n'avons pas été mortellement touchés. Daniel et Ahmed à côté de lui avaient été tués sur le coup et n'ont pas poussé un cri. Mais les autres ont crié, et presque aussitôt Gabory a dit : "Y a-t-il quelqu'un de valide pour nous tirer de là ?" J'ai répondu que j'étais blessé, mais que je pouvais bouger. J'ai enjambé Pelloux et les corps de Daniel et Ahmed et je suis descendu sur la route. Involontairement je me suis arrêté pour voir le spectacle qui était extraordinaire. Ça tirait de partout et ça tombait tout autour. Mais les balles traçantes sifflaient à côté de moi ; j'ai pris Morin dans mes bras, je l'ai porté à l'arrière de la voiture et suis revenu prendre sa place au volant. J'ai pu, en faisant sept à huit fois avant-arrière, faire demi-tour avec la voiture, mais je suis parti légèrement en oblique dans le champ à gauche de la route et à quelque distance de là, j'ai heurté un talus de betteraves, placé en travers du champ, talus contre lequel la voiture s'est arrêtée. J'étais très fatiguée et la neige ne m'avait pas permis de me repérer facilement. Ce coin était déjà beaucoup plus tranquille : on entendait les obus de notre artillerie qui passaient au-dessus de nous pour stopper la contre-attaque. J'entendais le poste de commandement qui m'appelait : "Allô Bernard, pourquoi ne répondez-vous pas ?" Mais je ne pouvais pas répondre car mon émetteur était cassé. J'ai arrêté un half-track ambulance du régiment de marche du Tchad, à qui j'ai demandé de prendre les blessés, ce qu'elle a fait en deux voyages, le poste de secours n'étant qu'à 300 mètres au-delà du carrefour 177. »
Sa figure était très calme. Il avait été touché à la tête et son casque était défoncé

« C'est au moment du deuxième voyage de l'ambulance que le corps de Daniel a été descendu et déposé dans la neige, sur le bord de la route. Une fois les blessés évacués j'ai encore essayé de dégager la voiture, en me faisant aider mais sans succès. J'ai alors aperçu, car la nuit était claire, Naudet (*) et Méhat qui passaient sur la route. Je les ai appelés ; ils avaient été envoyés à notre recherche par le lieutenant que notre silence inquiétait. J'ai profité d'une Jeep pour aller jusqu'au poste de commandement rendre compte au lieutenant de ce qui s'était passé et de là, je me suis fait conduire au poste de secours, où j'ai retrouvé tous les autres, sauf le lieutenant Roux. Ils n'avaient pas encore été soignés, le poste étant encombré. J'ai obtenu que l'adjudant Gabory et Morin soient emmenés directement au poste principal à Illhaeusern. Pelloux et moi sommes restés là à attendre. Il n'était pas tout à fait minuit. »
(*) Naudet a vu le corps de Daniel Bô. Il était étendu dans la neige et avait les jambes dans son sac de couchage. Sa figure était très calme. Il avait été touché à la tête et son casque était défoncé.

 

 
 

Guebwiller Église Notre-Dame Une restauration soutenue par Laurent Voulzy

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:05:24

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Guebwiller Église Notre-Dame
Une restauration soutenue par Laurent Voulzy
Laurent Voulzy affectionne particulièrement les églises et cathédrales. Il sera en concert les 24 et 25 janvier à 20 h 30, à l'église Notre-Dame à Guebwiller. A l'issue des concerts, la production fera un don au profit de la restauration de l'édifice.
 

 
Laurent Voulzy sera en concert les 24 et 25 janvier à 20 h 30, à l'église Notre-Dame à Guebwiller.
L'église Notre-Dame de Guebwiller est une grande et belle dame âgée, qui a grand besoin de rénovations. Une première phase - critique - de travaux, validée par la DRAC (direction régionale des Affaires culturelles) pour la période 2019-2021, devrait démarrer rapidement. Deux échafaudages sont déjà visibles à l'arrière du bâtiment. Cette première phase consiste notamment à traiter la fissure qui traverse de part en part l'église, derrière la sacristie. Il s'agira aussi d'intervenir sur la toiture qui pose une « grosse problématique », s'inquiète Jean-Marie Golly, président du conseil de fabrique, « avec des infiltrations qui imposent des seaux à vider régulièrement lorsqu'il pleut, et des tuiles défectueuses ».
Plusieurs phases de travaux à prévoir par la suite pourun budget global de 15 millions d'euros TTC

Des travaux colossaux qui ont un coût. « Il y a vingt ans, les matériaux utilisés étaient non conformes puisque perméables aujourd'hui. » Pour cette première tranche, évaluée à 2,8 millions d'euros, grâce aux marchés décrochés par le biais des services techniques de la Ville de Guebwiller, l'enveloppe budgétaire a été ramenée à 1,9 million d'euros HT, dont 40 % seront pris en charge par la DRAC. De quoi donner un peu de souffle pour envisager une seconde phase de travaux.

Une première phase de travaux devrait démarrer prochainement. Photo L'Alsace /Carine DOPPLER

En effet, si aujourd'hui l'opération « Coeur de ville » permet d'octroyer un budget à la restauration de l'église Notre-Dame, restauration qui bénéficie du soutien de la Ville, de la DRAC, de la Région et du conseil départemental, l'étude architecturale menée en 2018 fait état de plusieurs phases de travaux à prévoir par la suite pour un budget global de 15 millions d'euros TTC.

Pour apporter un complément financier aux divers projets de travaux, qui s'étaleront sur une dizaine d'années, diverses campagnes de quêtes et d'appels aux dons seront organisées. Parfois, ce sont de généreux donateurs qui souhaitent apporter leur obole à une rénovation bien précise comme celle pour la restauration de tableaux effectuée par Claude Bernhart, artiste peintre, qui ont demandé de 6 à 8 mois de travail par oeuvre.
Hymne à la paixet au respect de la nature

Dans un registre plus festif, deux concerts seront donnés les vendredi 24 et samedi 25 janvier à 20 h 30, à l'église Notre-Dame. Laurent Voulzy, chanteur populaire engagé dans l'action caritative et humanitaire, viendra faire vibrer l'édifice et le public, accompagné par deux musiciens.

Pour ce lieu un peu particulier, il revisitera son répertoire dans lequel on retrouvera Le pouvoir des fleurs, hymne à la paix et au respect de la nature et de l'environnement, et Belle-île en Mer qui évoque plus personnellement le chanteur dans sa différence et le sentiment de solitude. « Laurent Voulzy est un artiste international très sensible aux églises, souligne Jean-Marie Golly. Pour nous, c'est un levier important de dons. Nous sommes heureux de l'accueillir même si l'église Notre-Dame n'est pas encore dans l'état dans lequel on la rêverait. »
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À l'issue de ces deux soirées-concerts, la production fera un don au profit de la restauration de l'église Notre-Dame. En parallèle, toute personne peut apporter une contribution à la rénovation de cet édifice religieux du XVIIIe siècle, classé monument historique et somptueux dans son habit de grès rose.
Carine DOPPLER Laurent Voulzy sera en concert les vendredi 24 et samedi 25 janvier à 20 h 30, à l'église Notre-Dame à Guebwiller.Réservations billetteries FNAC, Leclerc... (le concert du vendredi 24 janvier affiche complet). Voir notre diaporama des travaux de l'église Notre-Dame sur notre site internet

Laurent Voulzy sera en concert les vendredi 24 et samedi 25 janvier à 20 h 30, à l'église Notre-Dame à Guebwiller.Réservations billetteries FNAC, Leclerc... (le concert du vendredi 24 janvier affiche complet).

 
 

 

Fréland Préoccupations climatiques

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:01:05

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Fréland  Préoccupations climatiques
 

 
 
Parmi l'assistance présente lors de la réception des voeux de la municipalité de Fréland, la troupe de théâtre du Foyer-Club et bien entendu de l'Harmonie de Fréland sous la direction d'Alain Ancel constituée aujourd'hui essentiellement de cuivres avec les bois aux avant-postes et qui a ouvert la cérémonie avec Alsa fast, Hallo boy ! ou la valse du Traminer...

Le maire a pris ensuite la parole, remerciant d'abord les présents mais évoquant ceux qui n'avaient pu l'être, notamment Martine Thomann, la première adjointe. Puis il a donné des chiffres précis concernant la vie civile, mariages, décès, et les naissances qui maintiennent un niveau favorable dans cette commune comptant à ce jour 1 375 âmes.

Il a ensuite révélé l'inquiétude justifiée à l'égard de démesures climatiques - alternance anarchique de températures, fréquence de tempêtes violentes - préjudiciables aux agriculteurs et à la forêt, soumise à un autre danger, la prolifération des scolytes qui, dans tout le Grand Est, pourraient gangrener des surfaces supérieures à celles détruites par la tempête Lothar en 1999 !

Et de soumettre à la réflexion la plantation d'essences plus résistantes qu'il faudrait traquer du côté du pin corse, du cèdre du Liban, du sapin de Turquie, voire du séquoia (en admettant que le renouvellement donne des résultats conséquents en 60 à 80 ans pour les résineux, 100 à 200 pour les feuillus).

À ces désordres s'en ajoutent d'autres, naturels aussi, des populations de sangliers en surnombre et des dégâts qui leur sont attribués (50 ha à Fréland).
Dynamisme culturel

Jean-Louis Barlier a évoqué ensuite la question latente du PLUi rendue inopérante pour le moment du fait d'une nouvelle loi impliquant de nouvelles normes chiffrées pour les huit communes du canton.

Il a réitéré ses encouragements au dynamisme culturel de la commune en y ajoutant la Maison du pays welche, rappelé les manifestations et cérémonies de mémoire, principalement pour les 105 ans des premiers combats de 14-18, les 75 ans de la Libération de la commune par les Américains, et la date du 8 septembre dédiée aux Frélandais ayant hébergé des évadés polonais.

Respectant l'obligation de réserve de la période électorale, Jean Louis Barlier s'est abstenu de discourir de bilans et de projet, se limitant à ceux déjà réalisés ou connus, les logements promis sur l'ancien site Seral, la suite espérée des aménagements de Salem, le déploiement de la fibre optique soutenue par le Grand Est, des chantiers plus réduits localement comme la signalétique du sentier des muletiers..

Il a relaté aussi les changements administratifs dans le personnel de mairie et l'embauche de deux nouvelles institutrices à mi-temps, avant de laisser la parole à Pierre Bihl.
Une médaille pour l'employée municipale

Le vice-président du conseil départemental avait, lui, la possibilité de revenir sur les projets effectifs, d'appuyer le propos de quelques chiffres, en élargissant toutefois la vision à la CCVK (aire de covoiturage, carrefour des Vignes et liaison avec des pistes cyclables, centre nautique, dotations aux collèges de Kaysersberg et d'Orbey...)

La cérémonie des Voeux 2020 s'est terminée classiquement par le verre de l'amitié, et la galette des Rois, calendrier oblige.

Mais avant Jean-Louis Barlier et Pierre Bihl avaient remis à Yolande Vilmain, employée municipale, une médaille récompensant 30 ans de carrière.

 

 
 

Orbey De l'hébergement, du travail...

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:01:57

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Orbey De l'hébergement, du travail...
 

 
La boulangerie de Beubois à Orbey fonctionne à plein régime. Ici, Isabelle et Nathanaël en pleine action. Photo L'Alsace
L'association l'Atre de la vallée, fondée à Orbey en 2008, est présidée par Guy Loup Botter. Son conseil d'administration comprend sept membres, « parents ou personnes engagées » et assure la fonction « employeur ». Car cette association oeuvrant en faveur d'adultes souffrant d'autisme, de troubles psychologiques, génétiques et de déficience intellectuelle, édite une cinquantaine de fiches de paie. Soutenue financièrement par le Conseil départemental du Haut-Rhin notamment, l'association gère quatre établissements dont la vocation respective forme un ensemble complet : un foyer de travailleurs, un foyer de vie, un Esat (Établissement et services d'aide par le travail) et une entreprise adaptée constituée de la boulangerie, de l'auberge et des gîtes (44 lits) employant des salariés protégés. L'Esat, ici, c'est trois ateliers : espaces verts, travaux viticoles et bûcheronnage comprenant la plate-forme bois implantée depuis 2009 à Kaysersberg.

L'Atre de la vallée accompagne le développement de 42 « bénéficiaires » (âgés de 26 ans en moyenne), appelés aussi compagnons. Parmi eux, 28 personnes résident à Beubois, en collectivité, chacun disposant d'une belle chambre dans un foyer pensé par l'architecte Thomas Weulersse. Sur ce site, près de 20 personnes travaillent dont quatre disposent d'un logement ailleurs. Les moniteurs et les éducateurs veillent à mettre en oeuvre des projets porteurs de sens par le biais de la culture, l'écologie, le travail. Des actions simples visant à une adhésion consentie, en veillant à respecter les envies, les compétences, et les capacités de chacun. Le site ne vit pas en vase clos : l'ouverture d'une auberge et la commercialisation de gîtes ont favorisé les échanges, selon une volonté « d'inclusion ». « L'inclusion a été inversée puisque des clients viennent ici à Beubois », se réjouit Claude Stoehr, directeur de l'Atre de la vallée.

De l'hébergement, du travail...

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:05:53

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De l'hébergement, du travail...
 

 
La boulangerie de Beubois à Orbey fonctionne à plein régime. Ici, Isabelle et Nathanaël en pleine action.
L'association l'Âtre de la vallée, fondée à Orbey en 2008, est présidée par Guy Loup Botter. Son conseil d'administration comprend sept membres, « parents ou personnes engagées » et assure la fonction « employeur ». Car cette association oeuvrant en faveur d'adultes souffrant d'autisme, de troubles psychologiques, génétiques et de déficience intellectuelle, édite une cinquantaine de fiches de paie. Soutenue financièrement par le conseil départemental du Haut-Rhin notamment, l'association gère quatre établissements dont la vocation respective forme un ensemble complet : un foyer de travailleurs, un foyer de vie, un Esat (Établissement et services d'aide par le travail) et une entreprise adaptée constituée de la boulangerie, de l'auberge et des gîtes (44 lits) employant des salariés protégés. L'Esat, ici, c'est trois ateliers : espaces verts, travaux viticoles et bûcheronnage comprenant la plate-forme bois implantée depuis 2009 à Kaysersberg.

L'Âtre de la vallée accompagne le développement de 42 « bénéficiaires » (âgés de 26 ans en moyenne), appelés aussi compagnons. Parmi eux, 28 personnes résident à Beubois, en collectivité, chacun disposant d'une belle chambre dans un foyer pensé par l'architecte Thomas Weulersse. Sur ce site, près de 20 personnes travaillent dont quatre disposent d'un logement ailleurs. Les moniteurs et les éducateurs veillent à mettre en oeuvre des projets porteurs de sens par le biais de la culture, l'écologie, le travail. Des actions simples visant à une adhésion consentie, en veillant à respecter les envies, les compétences, et les capacités de chacun. Le site ne vit pas en vase clos : l'ouverture d'une auberge et la commercialisation de gîtes ont favorisé les échanges, selon une volonté « d'inclusion ». « L'inclusion a été inversée puisque des clients viennent ici à Beubois », se réjouit Claude Stoehr, directeur de l'Âtre de la vallée.

 

 
 

 

médico-social  Association l'Âtre de la vallée à Orbey Mais la vie continue à Beubois...

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:35:05

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médico-social  Association l'Âtre de la vallée à Orbey
Mais la vie continue à Beubois...
Le décès de Nicolas Bourcart, directeur emblématique de l'Âtre de la vallée à Orbey, laisse un grand vide. Claude Stoehr, son successeur, continue à entretenir la flamme. Les projets ne s'arrêtent pas sur ce lieu de vie et de travail animé par des personnes handicapées et des éducateurs.
 

 
Claude Stoehr a pris la succession en octobre dernier de Nicolas Bourcart, en tant que directeur de l'Âtre de la vallée, à Orbey.
La vie ne s'est pas interrompue là-haut, à Beubois, sur l'un des versants sud d'Orbey baigné d'une lumière bienfaisante. Certes, le décès brutal de Nicolas Bourcart a coupé le souffle à bon nombre de personnes qui l'admiraient pour son énergie positive, ses idées et cette capacité à soulever des montagnes (DNA du 17 octobre 2019). Claude Stoehr, qui fut l'adjoint de Nicolas à la tête de l'association gestionnaire de ce lieu de vie et de travail dédié aux personnes handicapées, a pris à bras-le-corps ses nouvelles responsabilités.
Plus de 100 personnes interagissent ici

« Un génie, un visionnaire. Il portait des convictions, une foi inébranlable », résume Claude Stoehr qui incarne à présent le « moteur » de l'Âtre de la vallée, aidé dans ses fonctions par Isabelle Garouste et Lucie Alteny, respectivement en charge des secteurs « travail » et « hébergement » de cette association d'intérêt général à but non lucratif.

On se souvient de Beubois, du site « dans son jus », avant la construction du foyer d'hébergement et de l'auberge. L'ancienne colonie de vacances, répartie en trois bâtiments historiques distincts, avait vu passer des milliers de pensionnaires éphémères. Depuis 2016, le lieu-dit Beubois, entre le lac Noir et Pairis s'apparente à un bourg miniature, revu et corrigé à la faveur d'un aménagement respectueux de l'environnement. Près de 100 personnes interagissent ici, en tant que salariés ou compagnons occupés à travailler selon les compétences et les capacités d'engagement de chacun, selon un projet personnel et/ou collectif.
Des projets à mettre en oeuvre

Il reste encore et toujours pas mal de boulot à abattre à Beubois. « L'accessibilité des bâtiments entre eux doit faire l'objet de finitions, en particulier la descente vers l'auberge : le chemin devrait être macadamisé. Nous avons aussi le projet de construire un abri pour les véhicules et un bâtiment pour les animaux, cette année encore. Nous voulons développer la présence de l'animal sur le site dans le cadre d'un projet environnemental : une basse-cour, des moutons (N.D.L.R. : en guise de tondeuses naturelles et de producteurs de laine), des cochons, en plus d'ânes déjà présents sur le site ». Que ce soit dans l'action culturelle (le site dispose d'une salle de spectacle et l'association monte des projets), le travail (par le biais des ateliers) ou dans les soins apportés aux compagnons, l'Âtre de la vallée recherche toujours une pierre à ajouter pour solidifier l'édifice, pour une « reconnaissance du travailleur handicapé ». L'accès aux soins des compagnons, par exemple, fait l'objet de partenariats développés avec le centre hospitalier Pasteur. En outre, l'Âtre de la vallée devrait rejoindre le « Réseau différent et compétent » dont la vocation est de faire reconnaître les compétences professionnelles des travailleurs en situation de handicap.
La nature comme l'un des moteurs

Les animateurs du lieu - salariés, compagnons - ne se lassent pas de cet écrin naturel, tirant profit de l'harmonie qui en découle. « Nous sommes ici en interaction avec la nature », signale Claude Stoehr qui précise que Beubois dispose de sa propre ressource en eau naturelle.

D'où cette volonté de ne pas souiller les eaux usées avec des intrants chimiques. « Que ce soit à la blanchisserie, dans les appartements des compagnons, la cuisine, nous veillons à utiliser des produits écologiques ». Le développement durable a toujours été une préoccupation majeure, une ligne directrice donnant naissance à des projets éducatifs originaux. Lorsqu'il s'agit de fournir ce petit village en services ou en produits de première nécessité, le local est privilégié lorsque l'autonomie totale n'est pas, pour l'heure, envisageable. Les ateliers éducatifs (tissage, poterie, herbes naturelles, boulangerie-pâtisserie, etc) alimentent cette dynamique, celle consistant à donner du sens au quotidien, au travail en particulier. « Ce n'est pas parce que l'on est en situation de handicap que l'on doit s'exonérer de participer à la vie sociale », conclut Claude Stoehr.
Textes de Jean Daniel KIENTZ Voir notre diaporama sur www.dna.fr

Voir notre diaporama sur www.dna.fr

 
 

 

politique Le maire de Stuttgart ne se représente pas en 2020

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:18:01

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politique
Le maire de Stuttgart ne se représente pas en 2020
 

 
Fritz Kuhn.
Coup de tonnerre à Stuttgart : contre toute attente, le premier édile de la capitale souabe ne sera pas candidat à sa réélection lors du scrutin qui se tiendra cet automne. Fritz Kuhn était devenu le premier maire écologiste d'une capitale régionale allemande en janvier 2013. Les raisons pour son renoncement seraient purement personnelles, a expliqué Fritz Kuhn, 64 ans.

L'élection du maire se déroule dans le Bade-Wurtemberg indépendamment de celle du conseil municipal. Le premier édile assure un mandat de huit ans et bénéficie ainsi d'un statut au-dessus de la mêlée. Le conseil municipal est élu pour une durée de cinq ans.

 

 
 

 

Mulhouse MUNICIPALES Loïc Minery : « Bâtissons autre chose »

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:29:14

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Mulhouse municipales Loïc Minery : « Bâtissons autre chose »
 

 
Loïc Minery, entouré de ses soutiens, lundi soir, dans son local mulhousien de l'avenue Kennedy. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Photo L'Alsace /V.V.

Il faut jouer des coudes pour se frayer un passage dans les anciens locaux de la MGEL, en cette soirée du lundi 6 janvier. Le numéro 45 de l'avenue Kennedy à Mulhouse s'est transformé depuis peu en local de campagne, celui de Mulhouse Cause commune, « lieu de tous les possibles », comme l'avance la tête de liste des écologistes et de la gauche pour les élections municipales à Mulhouse, Loïc Minery.

Entouré de ses soutiens - parmi lesquels de nombreux jeunes, des enseignants, des retraités -, l'écologiste a pris la parole sous un « calendrier de l'avenir » permettant de mieux cerner quels seront les axes de sa campagne. Il y est notamment question de protéger et de soutenir le commerce, d'assurer la sécurité des Mulhousiens au quotidien, d'avoir une politique de réduction des déchets « à la hauteur », d'une ville plus féministe, d'une Tour de l'Europe réhabilitée...
« Une année de bascule et de remise à plat »

« Je vous souhaite une année pleine d'espérance, une année de bascule et de remise à plat. Il y a un besoin urgent d'ouvrir un nouveau chapitre pour tous les Mulhousiens », a entamé Loïc Minery avant d'évoquer, entre autres, ses engagements auprès des plus démunis, des services publics ou de la place du vélo en ville. « Je ne veux pas balancer de belles promesses que l'on serait incapable de tenir. Pour s'attaquer à tous ces enjeux, il faudra de la cohérence et de l'exigence. Offrons, bâtissons autre chose. Et que batte la campagne », a-t-il encore souligné, avant d'être chaleureusement applaudi et encouragé au son de « Minery à la mairie ».
Pierre GUSZ

 

 
 

WATTWILLER Elections municipales Le maire est candidat à sa succession

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:04:44

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WATTWILLER Elections municipales
Le maire est candidat à sa succession
Les Wattwillerois, les élus voisins et les représentants des forces de l'ordre et d'associations locales étaient conviés, samedi matin, à la traditionnelle cérémonie des voeux de l'équipe municipale. Maurice Busche, le maire, a subtilement précisé qu'il se présentait aux municipales.
 

 
Comme à l'accoutumée, le maire (au centre) a mis à l'honneur des citoyens méritants, parmi lesquels les chefs d'équipe de la première journée citoyenne de Wattwiller.
Pour les « derniers voeux de l'équipe municipale... sous ce mandat », environ 80 personnes ont répondu présent, ce samedi matin, à l'invitation de Maurice Busche au complexe Maurice-et-Katia-Krafft. Dès le début de son discours, le maire a laissé entendre qu'il se présenterait aux élections municipales de mars prochain. S'il est élu, ce sera son premier mandat plein. L'édile ayant succédé à Raphaël Schellenberger le 4 décembre 2017.

Raphaël Schellenberger a prononcé un discours lors de la cérémonie des voeux. S'il n'est plus maire, le député est toujours conseiller municipal à Wattwiller. Photo L'Alsace /M.S.

Pour sa troisième cérémonie des voeux, Maurice Busche a convié des élus voisins, les maires d'Uffholtz, de Staffelfeden et de Berrwiller notamment, mais aussi la conseillère départementale du Haut-Rhin Annick Lutenbacher, la vice-présidente de la communauté de communes de Thann-Cernay, Francine Gross, le député et conseiller municipal de Wattwiller, Raphaël Schellenberger, ainsi que de nombreux présidents d'associations et de clubs locaux, les représentants des forces de l'ordre et de la brigade verte.

La cérémonie a débuté par la projection de la désormais traditionnelle vidéo de l'année écoulée. Une vidéo qui prend, cette année, des allures de bilan, retraçant les grands moments de la vie associative - comme la journée citoyenne - et les travaux menés à bien. Le maire a choisi « de ne pas faire de retour sur les moments difficiles » dans son discours. Il est en revanche plus longuement revenu sur les projets aboutis et les projets encore à venir.

Francine Gross (à gauche), vice-présidente de la comcom de Thann-Cernay et Annick Lutenbacher, conseillère départementale, ont également pris la parole. Photo L'Alsace /M.S.

Entre deux paragraphes, Maurice Busche a adressé un clin d'oeil à Claude et Nathalie, les propriétaires, treize ans durant, de l'épicerie du village récemment reprise par Héléna Wioland-Boualawi. La nouvelle gérante était également présente. Raphaël Schellenberger en a profité pour la féliciter d'avoir eu « le courage » de reprendre le commerce.

À la fin de la cérémonie, le maire a convié les Wattwillerois et les invités à partager un moment de convivialité autour d'un apéritif. Photo L'Alsace /M.S.

Juste avant de mettre douze Wattwillerois à l'honneur (lire ci-contre), le maire a laissé un instant la parole au député, ainsi qu'à Francine Gross et à Annick Lutenbacher. « Vous avez de la chance d'habiter dans une commune idéalement implantée, au pied des collines sous-vosgienne, où l'eau coule à flots », a souri la conseillère départementale, avant de souhaiter « tout de bon pour la nouvelle année », en alsacien, à l'assistance.

Après une heure de cérémonie, Maurice Busche a invité les Wattwillerois et les élus à un moment de convivialité en affirmant que son souhait serait « de retrouver [l'assistance] ici même, en janvier 2021 ».
Morgane SCHERTZINGER

 

 
 

 

Sainte-Marie-aux-Mines  Élections municipales 2020 Noëllie Hestin, tête de liste

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:31:26

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Sainte-Marie-aux-Mines  Élections municipales 2020
Noëllie Hestin, tête de liste
Noëllie Hestin s'est déclaré candidate pour mener une liste aux prochaines élections municipales, face à Claude Abel. Cela s'est passé lundi soir, à la fin de la réunion publique organisée à la Rotonde, en guise de bilan de mandat, par la liste d'opposition « Oser ! Sainte-Marie 2014 » (lire plus bas) .
 

 
Une candidate de 34 ans, qu'on n'attendait pas.
« J'ai songé à me présenter il y a trois semaines », explique la jeune femme de 34 ans devant l'assemblée. Elle le précise tout de go : elle est l'épouse de Mathieu Hestin, [qui était n° 2 sur la liste de Nadège Florentz « Oser ! Sainte-Marie 2014 » sans terminer le mandat], et par conséquent la belle-fille de Jean-Pierre Hestin, l'actuel maire de Rombach-le-Franc, qui ne se représente pas.

« J'ai un nom un peu lourd, mettons-le de côté ! » s'exclame-t-elle. Née Oudet, aînée d'une fratrie de trois enfants, elle a grandi en région parisienne.
En cours de création d'entreprise textile

Ingénieure agronome de formation, elle a exercé pendant dix ans dans le conseil en développement durable sur les filières agroalimentaires, en région parisienne, puis à distance, dans une ancienne ferme que le couple a achetée à Échery il y a 9 ans.

Aujourd'hui, Noëllie Hestin est sans emploi, mais pas sans activité. Elle s'occupe de ses trois enfants - Louison, 8 ans, Jules, 6 ans, et Romane, 9 mois -, et travaille sur un projet d'entreprise « qui n'en est qu'à ses balbutiements », dans le domaine textile, elle qui est passionnée de couture et de tricot.

« Je suis tombée amoureuse de la vallée il y a 9 ans, j'étais enceinte de notre premier enfant, nous étions en visite chez la grand-mère de Mathieu... », sourit la trentenaire. Le couple s'est projeté et a fini par s'installer à Sainte-Marie-aux-Mines.
« Pourquoi pas moi ? »

Le déclic de sa candidature ? « J'ai participé à une enquête des Gouttes d'Eau, c'est une étudiante, que je ne connaissais pas, qui m'a dit "présentez-vous". Je l'ai pris comme un message collectif. Et si personne n'y va, pourquoi pas moi ? »

Elle souligne que la quarantaine de réponses enregistrées lors de l'enquête l'ont frappée par la satisfaction des habitants pour leur environnement.

Elle cite un titre de la revue Géo, « Le Val d'Argent, le secret le mieux gardé d'Alsace ». Elle souhaite renforcer l'attractivité du territoire. Pour l'heure, la jeune femme n'a pas encore rédigé de programme proprement dit.

Néanmoins, elle témoigne qu'à son arrivée dans la cité minière, elle ne savait pas où faire jouer sa fille ailleurs que dans son propre jardin, pour rencontrer d'autres enfants.

Un papa dans la salle lui suggère sèchement le parc Jules-Simon. Mais à l'époque, les installations n'étaient pas au niveau actuel, lui répond-elle en substance.

La maman candidate souhaite donner un intérêt aux jeunes de s'installer dans la vallée, mais aussi de faciliter la vie des personnes âgées et handicapées, bref, de bien vivre tous ensemble.
« Je veux pariersur l'intelligence collective »

« Je veux porter un projet au nom d'une équipe. Les citoyens en général se sont désintéressés de la chose publique. Il faut qu'on change de méthode. Je veux, nous voulons, parier sur l'intelligence collective. Que chacun se sente écouté aussi. »

Elle a ensuite invité toute personne qui partage cet état d'esprit, à la contacter. Sous les applaudissements du public.

À l'issue de son intervention, elle avait une dizaine de noms inscrits sur son cahier de campagne. Il lui en faudra 29 au total d'ici le 27 février.
Anne MULLER Et les autres membresde la liste « Oser ! Sainte-Marie 2014 » ?

L'actuelle cheffe de file de l'opposition a apporté son soutien à Noëllie Hestin. Nadège Florentz, qui ne voulait pas repartir, en tout cas pas en tête de liste, sera présente. Gérard Freitag (n° 8) probablement aussi : « Si elle a besoin de moi, je suis prêt à la soutenir. » Même son de cloche de Pierre Kretz (n° 10), qui avait été tête de liste malheureuse en 2008 : « Je la découvre ce soir, je suis très heureux qu'il y ait une liste. Je ne veux plus m'investir dans un poste d'adjoint mais c'est volontiers que je serai sur sa liste si elle me le demande... »

Par contre, Xavier Marchal (n° 6), ne se représentera pas, ni le mari de la tête de liste, Mathieu Hestin (n° 2).

Quant au quatrième conseiller municipal de l'opposition qui siège encore, Michel Pagliarulo (n° 4), il a accepté la proposition de Claude Abel de rejoindre son groupe.

Absent de la réunion de lundi soir, mais contacté par téléphone, il précise que « si Claude Abel ne m'avait pas cherché, j'aurais arrêté la politique. Mais j'ai des idées pour ma ville, et j'aimerais voir comment ça se passe de l'autre côté de la barrière. Dans l'opposition, on est souvent frustré... »

Il souligne que, au sujet d'« Oser ! » et ses membres, « avec eux, c'était trop d'écologie, pas assez de bon sens », citant particulièrement le contournement de Châtenois, « indispensable pour la vallée » ou encore la salle de sport.

M. Pagliarulo corrige : « Je ne suis pas un traître, j'en ai parlé avec Mme Florentz, déjà en avril, lors d'une réunion bilan, j'ai dit que je me retirerais mais que je terminerais le mandat. »

 

 
 

 

Le bilan d'« Oser ! Sainte-Marie 2014 »

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:31:50

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Le bilan d'« Oser ! Sainte-Marie 2014 »
Avant la révélation de la candidature de Noëllie Hestin (lire ci-dessus) , la liste d'opposition « Oser ! Sainte-Marie 2014 » a dressé le bilan de la mandature, devant un public parmi lequel figuraient des adjoints de la majorité.
 

 
De gauche à droite : Nadège Florentz, Gérard Freitag et Xavier Marchal.
C'était un peu comme un conseil municipal bis, en à peine moins long, sauf que c'est l'opposition qui était aux commandes.

Car sur la petite quarantaine de personnes présentes, figuraient six élus de la majorité du maire sortant, dont trois adjoints, qui n'ont pas manqué d'écouter et de corriger le bilan présenté. Étrange ambiance, lundi soir dans la salle de la Rotonde !

C'est la tête de la liste d'opposition « Oser ! Sainte-Marie 2014 » qui a d'abord donné son sentiment sur les six années de son mandat. Sur les 29 élus sainte-mariens, quatre postes étaient dévolus à sa liste.

Nadège Florentz a évoqué son sentiment de découragement parfois, qui lui a donné envie d'arrêter, mais insiste sur les propositions faites par son groupe, et qui sont devenues réalité.

D'abord au niveau de la gestion de la bourse aux minéraux sous forme de SPL, « au départ, Claude Abel n'en voulait pas ». Et finalement, la société publique locale a été créée et est toujours en place. La création d'un budget annexe forêt a également été un cheval de bataille du groupe d'opposition, suivi « tardivement » d'effet. Enfin la motion pour l'école d'Échery a été adoptée à l'unanimité. Mais elle n'a pas empêché sa fermeture.

Nadège Florentz a pointé la faible fréquence des réunions du conseil municipal, réduite au strict minimum « donc on se retrouve avec de nombreux points à traiter, ça nuit à la qualité du débat ».

Nadège Florentz a noté quatre faits qui l'ont particulièrement choquée en matière de fonctionnement démocratique. D'abord le non-classement UNESCO du cimetière de Mongoutte « cela a été décidé unilatéralement, sans débat, c'est un déni démocratique important ».
« Pas illégal, mais pas moral »

Sur la SPL, elle rappelle qu'au départ, le mandat du PDG ne devait être que de deux ans, alors qu'il a été prolongé. Et sur les parts d'actionnariat, elles devaient revenir à 50-50 % au lieu de 60 % à la Ville et 40 % à la communauté de communes du Val d'Argent (CCVA). « Pour passer, Claude Abel a fait valoir son double vote de président. Certes, ce n'est pas illégal, mais ce n'est pas moral, à mon avis ».

Que Gérard Freitag ait été retoqué en tant que candidat à l'intercommunalité lui est aussi resté en travers de la gorge, quand le nombre d'élus sainte-mariens est passé de 6 à 10, et qu'elle est restée la seule représentante de l'opposition. Idem pour la future assemblée de la CCVA qui va passer de 21 à 14 élus, « sans concertation, sans débat, rien du tout ».
« Au bout de 2 ans,j'étais épuisé »

Enfin elle brandit le dernier bulletin municipal sorti en début d'année, dans lequel un espace très réduit a été réservé à l'opposition. Elle pointe aussi les textes relatifs aux réalisations de l'année : Nadège Florentz souligne qu'« on ne devrait plus recevoir ce type de contenu, selon le code électoral. Cela avait déjà été le cas en 2014... »

Elle a ensuite passé la parole à son colistier Xavier Marchal, 33 ans, qui n'a plus siégé depuis deux ans, « par choix. On a passé des heures à préparer les réunions... Au bout de deux ans, j'étais épuisé ». J'ai décidé de passer mon énergie ailleurs, dans l'associatif. »

Il a dressé un bilan économique mitigé, avec tout d'abord un constat alarmant sur la démographie avec une chute constante, 475 habitants en moins en dix ans, de 2007 à 2017, soit 8,5 %. L'adjoint Dominique Couty rectifie, « la courbe est en train de s'inverser ». Sur la dette de Val Expo, il précise, « elle vient d'une dette de l'association qui gérait avant les événements ».

« La commune est-elle au bord de la faillite ? Non, on n'a jamais répandu cette rumeur » sourit Xavier Marchal, qui note une fragilité de l'autofinancement, et une baisse de la dette. Quant à la capacité de désendettement, elle est passée de 26,5 ans en 2014 à 6,3 ans en 2018. Il commente, « la trésorerie retrouve du souffle, mais la dette est réétalée et sera supportée par les générations futures ».

Pour sa part, l'adjoint aux finances rappelle que, en cumul, la commune a perdu pour 1,4 million d'euros de dotation globale de fonctionnement (DGF) de l'État.
Forêts : les réprimandesde Gérard Freitag

Gérard Freitag a lui, fait un état de la forêt qui le fait conclure que « les équipes actuelles n'ont pas su mettre en place les outils nécessaires pour se saisir de l'avenir de nos forêts et de nos espaces naturels. Les choses sont conduites selon le modèle d'une entreprise privée sous la conduite d'un patron et non selon l'esprit d'ouverture, de concertation et de travail que suppose, selon nous, un engagement municipal. »

Ce qui a fait réagir l'adjoint à la forêt, Eric Freyburger, « les chantiers sont suivis, nos bois sont vendus à des tarifs intéressants, et on a innové au niveau technique de récolte. Le bilan n'est pas si catastrophique ». Gérard Freitag témoigne de travaux dévastateurs par des engins de débardage puissants. « Tout le monde les utilise ! » rétorque l'adjoint.

Pierre Kretz, Nadine Cosnier et Corinne Schutz ont encore devisé sur l'enthousiasme nécessaire à la politique. Avant d'écouter celui, tout neuf, de Noëllie Hestin.
A.M.

 

 
 

 

MUNICIPALES 2020  Sundgau Échos de campagne

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:27:53

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MUNICIPALES 2020  Sundgau
Échos de campagne
Si des maires profitent souvent du rendez-vous traditionnel des voeux de Nouvel An pour annoncer leur décision concernant les prochaines municipales, certains utilisent d'autres moyens pour éviter tout problème éventuel avec la commission des comptes de campagne.
 

 
À Aspach, Fabien Schoenig brigue un deuxième mandat de maire et repart à la tête d'une liste d'entente municipale renouvelée pour un tiers environ. Il l'a annoncé par la distribution d'un tract il y a quelques jours. Sa liste l'avait emporté lors des dernières élections face à la liste d'entente municipale sortante. Faudra-t-il s'attendre à une autre liste dans le village ? Un collectif « Osons Aspach Autrement », hélas anonyme, s'est déjà « fendu » d'une missive critique vis-à-vis de l'équipe en place.

À Hirtzbach, Arsène Schoenig n'a pas dit un mot concernant sa décision lors de la cérémonie des voeux samedi après-midi. Mais il repart bien pour un quatrième mandat de maire : « Ma liste est prête avec un renouvellement partiel d'un quart des personnes », confie-t-il.

A Jettingen, Jean-Claude Colin ne s'est pas prononcé lors de sa cérémonie de voeux dimanche dernier. Repartira-t-il pour un quatrième mandat de maire ? Une réunion doit avoir lieu dans les jours qui viennent pour faire le point sur les sentiments de chacun des membres du conseil municipal sortant.

À Willer, le maire, Gilbert Schultheis, élu depuis 1977 et qui achève son troisième mandat de maire, indique qu'il ne se représentera plus, ses deux adjoints, Annick Feller et Jean Jaeger, se retirent également. Aucun nom n'est encore déterminé pour celui qui conduira la liste d'entente municipale.

À Bouxwiller, Dominique Dirrig, maire de Bouxwiller, ancien président de l'ex-com-com du Jura alsacien et ancien conseiller général du canton de Ferrette, a annoncé son retrait, au terme de deux mandats d'adjoint et quatre mandats de maire. La liste d'entente communale sera conduite par Jean-Luc Heudecker, actuel second adjoint, le premier adjoint, Béatrice Ott, se retire également.
N.B.-G. (avec les correspondants locaux)

 

 
 

 

Dannemarie  Voeux Pour Paul Mumbach, une année « 20 sur 20 »

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:29:17

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Dannemarie  Voeux
Pour Paul Mumbach, une année « 20 sur 20 »
Le maire de Dannemarie n'a rien dit de son avenir politique, lundi soir, lors de ses voeux à la population de Dannemarie. Mais il a fait le show et annoncé une année thématique dédiée... à la culture sous toutes ses formes.
 

 
Remise de médaille à Jean-Paul Buschiazzo, qui a installé cette année un écran dans l'église.
Il a l'habitude, depuis douze ans qu'il est maire, de préparer une cérémonie de voeux que la population de Dannemarie n'oublie pas. Et Paul Mumbach n'a pas dérogé à la règle pour cette édition qui entame 2020, « une année qui ne peut être que bonne, 20 sur 20 », a-t-il plaisanté.

Mais alors que son principal opposant politique déclaré, Alexandre Berbett, s'était installé bien en évidence dans la salle, il n'a pas défloré ce que sera son avenir, lundi soir, devant plus de 200 personnes, au Foyer de la culture. « Les voeux sont inscrits dans des cadres bien déterminés. Dire si on se représente, ça n'est pas tellement autorisé. J'ai un mandat à terminer en mars, pas en janvier. Je n'annoncerai rien du tout ce soir. »

Mais avant d'en arriver là, le maire avait tiré le bilan de son année, devant les habitants, élus présents, brigade verte, gendarmes, pompiers, enseignants, curé...
« Je réserve ma décision après le 20 janvier »

Hormis les points d'étape sur les travaux en cours ou à venir, groupe scolaire, Mémorial de la Grande Guerre en Haute Alsace, il a beaucoup été question de culture lors de cette soirée, autant lors des prestations de la troupe Scen' Arts dance que dans le détail des animations de l'année écoulée, ou la mise en avant des bénévoles du Relais des associations, que préside Patrick Vasseur. Lequel a glissé, à leur adresse : « J'ai qu'à siffler, tout le monde arrive », pour installer et dévoiler des statues, aligner les lampions de la fête des lumières au Lattloch - 7000 visiteurs cette année -, ou installer le village de Noël.
L'année de la culture« sous toutes ses formes »

Les bénévoles du Relais des associations ont été abondamment mis en avant lundi soir. Photo L'Alsace /Karine FRELIN

La cérémonie a été émaillée de nombreuses chorégraphies entraînantes. Photo L'Alsace /Karine FRELIN

Voyage oriental pendant les voeux de la mairie de Dannemarie. Photo L'Alsace /Karine FRELIN

La troupe Scen'Arts Dance a offert un spectacle très cabaret. Photo L'Alsace /Karine FRELIN

Paul Mumbach l'avait annoncé au début de la cérémonie : il se laissait le temps du show pour décider de la thématique que suivra Dannemarie en 2020, après la liberté et la démocratie locale en 2019. On se doute que la décision n'a pas été prise à la dernière minute mais comme l'a souligné François Eichholtzer, président du Pays du Sundgau, présent, « les voeux à Dannemarie sont toujours une soirée à suspense et à surprises ».

2020 sera donc... l'année de la culture « sous toutes ses formes », que Paul Mumbach soit encore maire ou pas. Ce dernier a finalement annoncé : « Je réserve ma décision après le 20 janvier. » Officiellement, le 22 janvier, lors d'une réunion publique, il dira « si je poursuis, ou non, mon mandat », annonce-t-il. Rajoutant simplement : « Je n'ai pas l'habitude de vous laisser tomber. »

L'heure n'était donc pas aux palabres, lundi soir, ni au bulletin de santé - Paul Mumbach a été victime d'un infarctus en mars dernier : encadré par deux danseuses à la fin d'une chorégraphie très cabaret, le maire de Dannemarie a paru très en forme. Dans deux semaines, après l'audience de tribunal, le 16 janvier, concernant les origines de l'affaire de l'Asame, pour laquelle il est mis en examen, il se reconcentrera enfin sur son avenir politique dans la commune.
Karine FRELIN

 

 
 

 

Wegscheid  Cérémonie Le maire adresse ses derniers voeux

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:04:14

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Wegscheid  Cérémonie
Le maire adresse ses derniers voeux
La dernière cérémonie des voeux du maire Guy Richard était riche du palmarès du fleurissement, des remerciements aux donneurs de sang et de l'accueil des nouveaux habitants.
 

 
Nouveaux habitants, lauréats du palmarès du fleurissement, donneurs de sang et représentants de la société d'archéologie en compagnie des élus.
C'est à la Maison de pays de Wegscheid que le maire, Guy Richard, coiffé de son célèbre tricorne et entouré de ses adjoints Jean Schmitt et Jean-Marie Berlinger, a présenté ses voeux à la population.

À cette occasion, il a pu saluer en particulier Fabienne Orlandi, conseillère départementale et maire de Kirchberg, son premier adjoint Michel Boutant et président du SIKW (syndicat intercommunal de Kirchberg-Wegscheid), Éric Braillon, inspecteur divisionnaire, les représentants de l'ONF, de la brigade verte, de la gendarmerie, de la société d'archéologie Les Trolls, du Club vosgien, des associations locales et intercommunales.

Il a remercié en son nom et au nom de toute l'équipe municipale les personnes présentes. « Merci à toutes celles et ceux qui oeuvrent pour la commune, qui prennent de leur temps pour rendre service aux autres, c'est pour moi un geste de foi en l'avenir et je souhaite que les nouveaux habitants participent aux activités des associations. Je souhaite que l'humain, pièce maîtresse de la vie collective, soit toujours au centre des préoccupations des élus, et que les décisions prises aient comme finalité l'amélioration de la vie quotidienne et du cadre de vie de nos habitants. »
Défenseur de l'Alsace

Après cette introduction, Guy Richard a présenté les nouveaux habitants. Puis, il a parlé des grands changements et actions qui ont eu lieu en France durant l'année. « Moi qui suis un défenseur de l'Alsace et de l'identité alsacienne, tout comme celle des autres régions de France, je suis peiné par les parlementaires et par l'État, sur le chemin de la future Collectivité européenne d'Alsace. J'ai l'impression que l'on n'a pas ou peu tenu compte des demandes des habitants de l'Alsace, chacun voulant garder ses prérogatives. »

Le maire s'est dit heureux de pouvoir compter sur le bénévolat fort au service des habitants. Il a émis le souhait que l'entraide lors des différentes manifestations puisse continuer. Il a remercié les donneurs de sang, les lauréats du concours du fleurissement, les personnes qui plantent et entretiennent les fleurs de la commune. Il a aussi adressé ses chaleureux remerciements aux Trolls qui travaillent pour mettre en valeur le patrimoine minier du village.

Le maire a aussi rappelé que le belvédère du Fuchsfelsen a été rénové par la Région, qu'une étude est en cours concernant l'interconnexion des réseaux d'eau entre Oberbruck et Wegscheid. Un autre projet, certes privé, est également en cours d'étude. Il concerne la mise en valeur de l'ancien projet de lotissement de la rue du Heimbach par un petit aménagement touristique immobilier haut de gamme qui devrait générer de nombreux emplois.

Pour les dossiers communaux, il y a de plus en plus de relations avec les intercommunalités, le Département, la Région. Jean-Marie Berlinger, deuxième adjoint, président du jury du fleurissement, après avoir remercié les membres du jury et les particuliers qui jouent le jeu pour offrir durant la saison estivale un festival haut en couleur, a donné lecture du palmarès.
Guy Richard ne sera pas candidat aux prochaines élections municipales

Le maire, après avoir passé trente-et-une années à la tête de la commune, a annoncé officiellement qu'il ne sera plus candidat aux élections municipales de mars 2020. Il restera à la disposition, si elle le souhaite, de la nouvelle équipe qui sera en place. Après avoir réitéré ses remerciements à l'ensemble de l'équipe municipale, aux différentes associations, aux bénévoles, il a présenté ses voeux : « Que la fête de Noël, fête du partage et du rêve pour les enfants, permette également aux décideurs de faire de grands rêves, car pour réaliser de grandes choses, il faut en rêver de plus grandes encore. Bonnes fêtes de fin d'année et que l'année 2020 vous apporte santé, bonheur et paix. Bonne année à notre commune, à ses habitants, à ceux de Kirchberg, à ceux de la vallée de la Doller et du Soultzbach. » Il a terminé son allocution par une citation de son grand-père maternel « Continue de bien vivre mon village ! ».

Puis Fabienne Orlandi s'est exprimée. Elle a parlé de la Collectivité européenne d'Alsace qui verra le jour le 1er janvier 2021 et qui sera une chance pour l'Alsace.

Le verre de l'amitié a été servi à l'issue de la cérémonie.
Adrien BEHRA

 

 
 

 

PALMARèS dU FLEURISSEMENT
Catégorie maisons : Estelle et Fabien Bischoff, Delphine et Étienne Naegelen, Monique et Guy Richard, Gabrielle et Michel Fessler, Madeleine et Daniel Ehret, Raymond Ehret, Renée et Dominique Dolis, Marie-Rose et André Kippelen, Rachel et Franck Petitjean, Annick et Hubert Naegelen ; encouragements à Martine et Georges Koenig.

Catégorie façades : Raymonde Farny, Francine et Jean-Christophe Roy, Jacqueline Ehret, Clotilde Bischoff avec Claudia et Gilbert Iltis, Rosana et Claude Blanc ; encouragements à René Stempfel et Marguerite Wimmer.

 

Metzeral L'ARS a donné son accord Le cabinet médical rouvre aujourd'hui

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:33:34

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Metzeral L'ARS a donné son accord
Le cabinet médical rouvre aujourd'hui
 

 
Faute de successeur au docteur Weyna, le cabinet médical de Metzeral était fermé depuis fin décembre.
L'année débute mieux qu'elle n'a fini à Metzeral, privé de médecin depuis fin décembre.

Si le docteur Weyna n'a toujours pas trouvé de successeur (notre édition du 1 er  janvier ), le cabinet rouvrira bien ses portes ce mercredi matin 8 janvier grâce à une autorisation expresse de l'agence régionale de santé (ARS) arrivée hier. Le docteur Weyna, salarié depuis juillet de l'hôpital Loewel à Munster, pourra exercer en fin de journée au cabinet de Metzeral, afin de rentrer dans les clous de la réglementation. En journée, c'est le docteur Kassouf, qui ne passera sa thèse qu'en avril et ne peut donc pas encore exercer en tant que titulaire, qui assurera les consultations, avec l'aide de deux remplaçants. « Je reste titulaire au cabinet, avec le docteur Kassouf, qui sera mon collaborateur, et des remplaçants : le docteur Deana (qui assurait déjà des remplacements à Metzeral depuis six mois, ndlr) et une jeune collègue, qui vient de s'installer dans la commune » résumait hier le docteur Weyna. La continuité des soins « sera bien assurée » rassure le docteur Weyna, toujours en quête d'un successeur.
M.-L. P.

 

 
 

 

Cernay Saint-André La ferme cherche ses fermiers

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:14:47

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Cernay Saint-André
La ferme cherche ses fermiers
 

 
La ferme Saint-André de Cernay, située sur le site de l'Institut médico-éducatif du même nom, a lancé il y a deux ans sa mutation vers l'agroécologie en engageant notamment la conversion bio de ses 140 ha. Aujourd'hui, ses propriétaires lancent un appel à manifestation d'intérêt pour trouver des agriculteurs souhaitant s'impliquer dans la création d'un nouveau modèle agricole diversifié et complémentaire, nourricier, biologique, incluant les publics accueillis par l'institut et améliorant le cadre paysager. L'objectif de ce projet est de recréer un environnement agricole, économique, paysager, environnemental et social propice au développement des échanges entre les espaces agricoles, les agriculteurs et les publics accueillis par l'Institut.

La ferme Saint-André lance le processus d'appel à manifestation d'intérêt qui doit permettre de trouver un noyau dur d'agriculteurs pouvant proposer un mode de culture cohérent avec les objectifs agroécologiques de son projet.

Toutes les personnes intéressées, agriculteurs installés, néopaysans, centre de recherche ou d'expérimentation, peuvent télécharger le dossier de présentation et le formulaire de manifestation d'intérêt sur le site de l'association Adèle de Glaubitz ainsi que sur les sites de ses partenaires. Deux visites collectives sont d'ores et déjà programmées en avril et juillet pour les personnes ayant répondu. À l'issue de ces visites, les candidats intéressés pourront s'engager dans un processus de construction de leur projet individuel mais aussi aborder la cohabitation et la coordination des différents projets sur le site. Pour cela, ils seront accompagnés par un collectif d'acteurs afin de leur permettre de prendre en compte tous les enjeux du site. C'est seulement à la fin de l'année 2020 que les candidats seront invités à remettre un dossier et à se présenter devant un jury.

Pour réaliser ce projet agricole, l'association Adèle de Glaubitz est entourée d'un collectif d'acteurs composé de Bio en Grand Est, syndicat qui représente les producteurs bios du Grand Est et accompagne aussi bien les projets de conversion que les projets de structuration de filière, Terre de Liens Alsace, association de protection des terres agricoles, qui outre ses supports de financement participatif, intervient aussi bien auprès des porteurs de projets et propriétaires souhaitant s'engager dans une agriculture préservatrice des sols, SALSA (Système Alimentaire Localisé en Sud Alsace), est structuré en SCIC SAS et propose de créer un tiers lieu dédié à l'alimentation durable autour d'un projet de développement à la fois économique, social et écologique en Sud Alsace. Il prend corps autour d'un lieu partagé sur la zone DMC à Mulhouse.
Informations et appel à manifestation d'intérêt téléchargeable sur les sites : www.glaubitz.fr www.opaba.org www.terredeliens.org Pour toute information complémentaire : Ferme Saint-André : Marc Jermann, directeur des services communs, Institut Saint-André, jermann.standre@glaubitz.fr ; ? 03 89 75 30 20. Terre de Liens Alsace, Marie Balthazard ou Pauline Thomann, alsace@terredeliens.org : ? 09 70 20 31 31 Bio en Grand Est, Christophe Ringeisen, ? 03 89 24 45 35, christophe.ringeisen@biograndest.org SALSA, Lionel L'Haridon, lionel.lharidon@rhenamap.org, ? 06 37 02 56 64.

Informations et appel à manifestation d'intérêt téléchargeable sur les sites : www.glaubitz.fr www.opaba.org www.terredeliens.org Pour toute information complémentaire : Ferme Saint-André : Marc Jermann, directeur des services communs, Institut Saint-André, jermann.standre@glaubitz.fr ; ? 03 89 75 30 20. Terre de Liens Alsace, Marie Balthazard ou Pauline Thomann, alsace@terredeliens.org : ? 09 70 20 31 31 Bio en Grand Est, Christophe Ringeisen, ? 03 89 24 45 35, christophe.ringeisen@biograndest.org SALSA, Lionel L'Haridon, lionel.lharidon@rhenamap.org, ? 06 37 02 56 64.

 
 

 

Pfastatt  Noël des anciens Repas et spectacle ont été partagés

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:02:41

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Pfastatt  Noël des anciens
Repas et spectacle ont été partagés
À Pfastatt, la salle polyvalente a servi, à nouveau, de cadre à la fête de Noël des anciens.
 

 
Les choristes de l'Espérance et leurs chants de Noël
1 250 personnes, âgées de 70 ans et plus, ont été invitées par la commune. Soit pour un colis à retirer en mairie, soit pour un repas et un spectacle proposés dans la salle polyvalente. 950 autres ont préféré venir retirer en mairie le traditionnel colis de Noël. Quant aux 300 autres, souvent fidèles à la formule, tout comme les pensionnaires des deux maisons de retraite, auxquels se rajoutent les septuagénaires de l'année, ils ont profité de la convivialité d'un repas servi par près d'une centaine de bénévoles venant principalement des associations locales.

A l'heure de l'apéritif, les chanteurs de l'école de musique de l'Espérance ont ouvert les festivités. Jean Schirmann et Jean Pozzo, conseillers municipaux délégués à l'organisation, ont appelé ensuite sur scène les principales personnalités.
Les bénévoles remerciés

Tour à tour, le député Bruno Fuchs, le conseiller départemental Vincent Hagenbach, le maire de Pfastatt, Francis Hillmeyer, le pasteur Jean-Mathieu Thallinger et Apollinaire Simantoto, représentant les paroisses des trois ponts, ont salué les seniors tout en remerciant les organisateurs et les bénévoles. Ginette, nouvelle habitante, s'était jointe à eux pour remercier, au nom de tous, les organisateurs de ce Noël partagé.

Place ensuite à Roxane, chanteuse de music-hall, qui a emmené le public dans un spectacle tout en chansons, facéties et drôleries.

Et avant que ne soient tirés au sort les traditionnels paniers garnis, ce sont Jean-Paul David, chanteur Pfastattois, accompagné de Jasmine, qui ont enchanté l'assemblée.

 

 
 

 

Ungersheim  Écomusée d'Alsace L'arrivée des Rois mages

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:36:36

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Ungersheim  Écomusée d'Alsace
L'arrivée des Rois mages
La dernière médiation de la saison de Noël offerte par l'Écomusée d'Ungersheim à ses visiteurs, venus en grand nombre pour l'occasion, a mis en scène l'arrivée des Rois mages à Bethléem, et a mis un point final à la saison 2019-2020.
 

 
Le tableau vivant reprenant le thème iconographique de l'Adoration des mages a été superbement mis en scène lors de la dernière méditation de la saison de Noël à l'Écomusée d'Ungersheim.
Précédé de l'étoile qui a guidé les Rois mages tout au long de leur voyage, du garde suisse et de hallebardiers, le public de l'Écomusée d'Ungersheim s'est rendu en cortège dans la cour de la ferme du Kochersberg. Là, des princes, des princesses et des pages aux costumes orientaux, colorés et chatoyants, ont déroulé l'un après l'autre de somptueux tapis depuis la porte de la grange, où s'étaient au préalable postés les hallebardiers, jusqu'à l'arche en pierre du porche d'entrée de la ferme.
Symbole de la pureté divine

Les hallebardiers ont ensuite solennellement ouvert les deux battants de la large et haute porte de la grange, dévoilant Marie, assise et portant l'Enfant Jésus. Un tableau vivant, symbole de la pureté divine, mis en valeur par une éclatante musique baroque, baigné dans la lumière blanche des projecteurs, et nimbé d'une fumée blanche. Melchior, aux cheveux blancs et à la longue barbe tout aussi blanche, Gaspard, plus jeune, et Balthazar au visage noir sont descendus de leurs destriers et, suivant le chemin matérialisé par les tapis, ont offert leurs présents - l'or, l'encens et la myrrhe - au nouveau-né. Ils ont rejoint la mère et l'enfant pour poser à leurs côtés pendant de longues minutes, permettant ainsi à la foule de s'approcher pour admirer la scène et la prendre en photo.
M.H.

 

 
 

 

Ensisheim  Vie culturelle La médiathèque cherche des bénévoles

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:37:52

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Ensisheim  Vie culturelle
La médiathèque cherche des bénévoles
 

 
Le nouveau lieu culturel devrait ouvrir au printemps prochain.
Le chantier de construction de la médiathèque suit son cours à Ensisheim et l'inauguration est prévue à l'automne 2020. Avec ce nouvel équipement, la Ville proposera une offre culturelle variée et des animations régulières, sans oublier bien sûr l'élargissement des collections de la bibliothèque en format papier, qui restent des incontournables.

Face à ces nouveaux enjeux, la médiathèque souhaite constituer une équipe de bénévoles réguliers afin de renforcer les services et valoriser les compétences des habitants d'Ensisheim et alentours.

Diverses missions seront proposées aux bénévoles selon leur profil : accueil et renseignement des usagers, préparation et réception lors des accueils scolaires, aide à la mise en place lors d'animations, rangements des documents, etc. Une « charte du bénévole » définira les engagements et les implications de chacun et les bénévoles seront toujours encadrés par les agents de la Ville lors de leurs interventions.

Les personnes intéressées, aimant le contact avec le public et le travail en équipe, étant curieuses et rigoureuses, peuvent contacter le 03 89 83 32 29 pour se faire connaître et obtenir plus de renseignements.

 

 
 

 

Wittelsheim  Maison de la solidarité Quatre associations sous le même toit

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:26:03

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Wittelsheim  Maison de la solidarité
Quatre associations sous le même toit
Annoncée en février 2018, la Maison de la solidarité a finalement pris forme en septembre dernier. Ce bâtiment, qui autrefois accueillait le magasin ED, a été totalement rénové pour pouvoir héberger quatre associations présentées récemment au public lors de portes ouvertes.
 

 
Lors de l'ouverture au public de la Maison de la solidarité ,Caritas a présenté avec ses bénévoles, l'épicerie solidaire
Caritas réseau Secours catholique, la Croix-Rouge, unité locale Wittelsheim-Cernay, Terre des hommes, association locale du Haut-Rhin, et les Restos du coeur, antenne de Wittelsheim, sont désormais les quatre associations caritatives oeuvrant dans la Maison de la solidarité de Wittelsheim, au 9, rue de Staffelfelden. Le public a été invité à les découvrir au courant du mois de décembre de journées portes ouvertes.
Offrir aux personnes dans la précaritéun lieu de convivialité

Le premier magistrat de la Ville de Wittelsheim Yves Goepfert et l'adjoint au maire chargé des affaires sociales Jean-Marie Fenger, l'une des chevilles ouvrières du projet, ont bien souligné la volonté de la Ville d'offrir au public et aux personnes dans la précarité un lieu de convivialité. La Maison de la solidarité sera aussi pour eux un lieu où s'habiller à bas prix, se servir en nourriture à prix raisonnables, partager des expériences culinaires, faire ensemble du bricolage, un lieu où l'humain garde toute sa dignité et le respect qui lui est dû. C'est un lieu pour les personnes dans le besoin, souvent orientées par les travailleurs sociaux.
Un chantierde réhabilitationet de rénovationde 18 mois

Ce bâtiment, réhabilité et rénové pendant dix-huit mois, s'étend sur 867 m². De quoi garantir de la place aux quatre associations ainsi qu'à l'épicerie solidaire, gérée par Caritas. Chaque association est ouverte selon des créneaux précis dans la semaine (lire par ailleurs).
Sonia VUILLEQUEZ

 

 
 

 

NOUVELLE-CALÉDONIE Une Haut-Rhinoise de 24 ans tuée dans un crash d’avion

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:25:51

NOUVELLE-CALÉDONIE Une Haut-Rhinoise de 24 ans tuée dans un crash d’avion

Dans la nuit de vendredi à samedi, un avion de type monomoteur, un Mooney M20J comme le précisent nos confrères des Nouvelles Calédoniennes , s’est écrasé sur l’île de Lifou. L’appareil avait décollé de nuit, depuis l’aérodrome Wanaham, pour un vol qui n’était a priori ni programmé ni enregistré.

Pour des raisons encore inconnues, l’aéronef s’est écrasé à quelques mètres d’une maison occupée, peu après son décollage. À son bord, quatre personnes sont décédées. Parmi elles, trois contrôleurs aériens locaux mais aussi une jeune femme originaire d’Alsace. Il a fallu plusieurs jours pour confirmer formellement l’identité des victimes.

Anaëlle Bannerot, âgée de 24 ans, exerçait comme kinésithérapeute à Dessenheim, et vivait à Blodelsheim. Elle réalisait l’un de ses rêves visitant la Nouvelle-Calédonie pour un voyage de deux mois environ.

L’enquête a été confiée conjointement à la gendarmerie locale ainsi qu’à la section de recherches des transports aériens, avec la collaboration du Bureau études accidents (BEA). Les investigations devront permettre de déterminer les circonstances exactes du drame et la raison pour laquelle les quatre jeunes gens ont décidé d’embarquer au beau milieu de la nuit.

Racing Club de Strasbourg  Transferts frauduleux Proisy et un dirigeant d'IMG se pourvoient en cassation

Publié dans le panorama le Mercredi 08 janvier 2020 à 06:17:10

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Racing Club de Strasbourg  Transferts frauduleux
Proisy et un dirigeant d'IMG se pourvoient en cassation
Condamnés dans l'affaire des transferts frauduleux au Racing Club de Strasbourg, l'ex-président Patrick Proisy et un responsable financier du groupe IMG-McCormack se pourvoient en cassation.
 

 
Patrick Proisy à Colmar, lors du procès en appel des transferts frauduleux au Racing Club de Strasbourg.
Ce n'est toujours pas le coup de sifflet final de cette affaire de transferts frauduleux, remontant au tournant des années 2000. Et comme en matière de football, jusqu'au bout, un coup de théâtre n'est pas exclu.
Le Roy condamné définitivement

Seules certitudes, récemment acquises : l'agent sportif Gilbert Sau a été définitivement relaxé le 18 décembre dernier, et l'ex-manager et célèbre entraîneur Claude Le Roy n'a pas contesté la décision de la cour d'appel de Colmar, qui a confirmé sa peine de 15 000 EUR d'amende pour usage et complicité de faux dans le cas du transfert de l'attaquant danois Per Pedersen, dans lequel il a admis avoir « fait preuve de légèreté ».

En revanche, les condamnations des trois autres prévenus ne sont pas définitives. Celle de l'agent de joueurs Nicolas Geiger doit encore lui être notifiée, en Suisse où il réside : 25 000 EUR d'amende pour faux et usage de faux dans le cas du transfert de Pedersen. Tandis que les deux autres clament leur innocence et ont formé un pourvoi en cassation.

« Mon client est droit dans ses bottes, sa condamnation n'est fondée ni en fait, ni en droit, lequel a été mal appliqué par la cour », estime Me Emmanuel Daoud, avocat de l'ex-responsable financier de la branche britannique du groupe IMG-McCormack, propriétaire du Racing entre 1997 et 2003.

Relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Strasbourg, Peter Griffiths a été condamné à six mois de prison avec sursis, pour faux et usage de faux, mais aussi abus de biens sociaux dans le cadre du transfert du buteur français Peguy Luyindula à l'Olympique lyonnais.

Enfin, l'ancien champion de tennis Patrick Proisy, devenu président du RCS sous l'ère de ce groupe de management, a lui aussi écopé de six mois de prison avec sursis, pour avoir favorisé l'abus de biens sociaux et pour usage et complicité de faux, qu'il aurait couverts dans le cadre des transferts de Luyindula et Pedersen.
Pas avant 2021

« Nous critiquons le raisonnement de la cour d'appel sur plusieurs points : les infractions ne sont pas constituées, les dommages et intérêts ne sont pas justifiés, en raison d'une transaction entre IMG et le Racing, et les faits sont prescrits, sauf pour le transfert de Pedersen », argue Me Bertrand Repolt, défenseur de Patrick Proisy.

La cour de cassation ne devrait pas rendre son arrêt avant l'année prochaine.
Jean-Frédéric SURDEY