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L'éditorial de l'Alsace.... Cinq ans après l'attentat, Charlie est bien trop seul...

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:58:52

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L'éditorial de l'Alsace.... Cinq ans après l'attentat, Charlie est bien trop seul...
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

« Je suis Charlie. » Ce slogan, apparu quelques heures après l'attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo il y a cinq ans, a parcouru la planète à la vitesse des réseaux sociaux. Spontanément, « Je suis Charlie » a symbolisé l'antivirus à la haine véhiculée par le terrorisme islamiste frappant, au coeur de Paris, l'hebdomadaire satirique. Derrière les hommes et les femmes qui ont été tués ou blessés, derrière les vies brisées, il y a les symboles auxquels les frères Kouachi, bras armé du fanatisme islamique, se sont attaqués : la liberté de penser, d'écrire, de croire ou pas... « Je suis Charlie » a été le slogan du monde libre manifestant partout dans le monde contre l'obscurantisme. Une lutte symbolisée par ces dizaines de chefs d'État et de gouvernement défilant à Paris le 11 janvier et parmi lesquels les États-Unis brillaient par leur absence.

Que reste-t-il de Charlie cinq ans plus tard ? « Hier, on disait merde à Dieu, à l'armée, à l'Église, à l'État. Aujourd'hui, il faut apprendre à dire merde aux associations tyranniques, aux minorités nombrilistes, aux blogueurs et blogueuses qui nous tapent sur les doigts comme des petits maîtres d'école », écrit Riss, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo dans le numéro à paraître aujourd'hui.

Difficile de lui donner tort. À une époque où la désinformation est de plus en plus prégnante du fait de la multiplication des médias et où le moindre blogueur s'érige en journaliste quand il n'exprime que sa seule opinion, voire colporte des ragots, Charlie est bien seul. Au point que l'hebdomadaire doit se justifier, comme début décembre, après avoir évoqué, avec le style dérangeant qui lui est propre, la mort des 13 militaires français au Mali. « Je suis Charlie », comme la mobilisation financière pour sauver le journal, n'était pas un blanc-seing. Simplement la volonté de défendre le pluralisme de la presse comme des opinions face à un politiquement correct qui galope. Et interroge aussi sur l'avenir de notre société.

terrorisme  Cinq ans après les attaques contre Charlie Hebdo, à Montrouge et à l'Hyper Cacher La menace a changé de forme

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:27:45

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terrorisme  Cinq ans après les attaques contre Charlie Hebdo, à Montrouge et à l'Hyper Cacher
La menace a changé de forme
Du renseignement plus efficace, des forces de l'ordre sensibilisées, une meilleure coordination européenne et un arsenal juridique renforcé. Si, en France, la menace d'attentats terroristes reste élevée, elle a changé de nature depuis 2015 pour devenir « endogène ».
 

 
Depuis l'attaque à Charlie Hebdo , une quinzaine d'attentats ont été attribués ou revendiqués par la mouvance islamiste.
Un homme seul vendredi 3 janvier dans un parc de Villejuif (Val-de-Marne), qui brandit un couteau et frappe. Le caractère terroriste de l'attaque ne fait plus grand doute, selon la justice. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'enquête, même si l'auteur de 22 ans, Nathan C. était sujet à des « troubles psychiatriques ».

Le mode opératoire ainsi que le profil de l'assaillant s'inscrivent dans un terrorisme « low-cost ». Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo, Montrouge, Hyper Cacher) et de novembre 2015 (Stade de France, terrasses de Paris et Saint-Denis, salle du Bataclan), ce sont en effet essentiellement des individus esseulés, parfois hors des radars du renseignement et de la justice qui sont passés à l'acte ; souvent avec des moyens rudimentaires. En 2018, ce fut le cas de Redouane Lakdim à Trèbes (mars), ou de Chérif Chekatt à Strasbourg (décembre).
250 morts depuis 2015

Tout l'inverse des attaques de Charlie et de l'Hyper Cacher il y a cinq ans, puis du Bataclan et du Stade de France préparées par la cellule opérations extérieures de Daech, avec une organisation presque millimétrée et des djihadistes entraînés. Une armada terroriste comme celle du 13-novembre, pilotée depuis la Syrie, pourrait-elle encore frapper ?

François Molins, à la tête du parquet antiterroriste durant sept ans, a largement décrit cette mutation : « Une menace qui vient moins de cellules extérieures à la France, à mesure que le groupe ''État islamique'' s'affaiblit, mais davantage de personnes isolées, en France, qui se seraient radicalisées en écoutant les discours de ces groupuscules ».

Cette menace décrite comme « endogène » a conduit également les services de renseignement et d'anti-terrorisme à évoluer. L'arsenal législatif et juridique a été considérablement renforcé depuis Charlie Hebdo : loi sur le renseignement, état d'urgence, puis loi contre le crime organisé, le terrorisme et son financement, et enfin la loi de sécurité intérieure. Cette dernière, entrée en vigueur le 31 octobre 2017, a permis des perquisitions en grand nombre, des assignations à résidence, ou la fermeture de lieux de culte soupçonnés de favoriser la radicalisation.

Depuis l'attaque à Charlie Hebdo, une quinzaine d'attentats attribués ou revendiqués par la mouvance islamiste ont pourtant fait plus de 250 morts en France.

Daech a beau avoir perdu son chef, son territoire, une partie de ses ressources, elle garde un pouvoir d'attraction et de stimulation. Même si sa puissance de feu médiatique, via les réseaux sociaux, semble aujourd'hui mieux détectée et surveillée.

La crise ouverte sur le sol irakien entre les États-Unis et l'Iran, et la fin des opérations militaires de la coalition internationale dans la région, peuvent laisser craindre une résurgence de l'organisation djihadiste. Le 1 er  janvier, une vidéo de propagande, en français, d'un combattant de Daech montrait comment attaquer les « mécréants » en France avec une « simple lame ». Depuis, les attaques au couteau augmentent.
Xavier FRERE

 

 
 

 

La police scientifique mobilisée pour avoir un régime spécifique

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:41:53

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La police scientifique mobilisée

pour avoir un régime spécifique
 

 
 
En pleine réforme des retraites proposée par le gouvernement, le ministère de l'Intérieur a confirmé, mi-décembre, aux syndicats de policiers qu'ils garderaient le régime dérogatoire leur permettant de partir à la retraite à 57 ans, à condition qu'ils aient cumulé vingt-sept ans de service.

Un avantage qui ne concerne pas les personnels scientifiques qui n'ont pas le statut de policiers « actifs ». « Nous demandons aussi la reconnaissance de la pénibilité et de la dangerosité de notre travail », revendique Mickaël Vinard, secrétaire national du Syndicat national des personnels de police scientifique (SNPPS).

« Exposés aux mêmes dangers queleurs collègues »

Sur des affaires délictuelles ou criminelles, les agents de police technique et scientifique sont notamment chargés de relever des empreintes palmaires ou génétiques, de prendre des photographies, d'effectuer des prélèvements, puis de rédiger des rapports qui viendront nourrir l'enquête. Sur 2 500 agents de police technique et scientifique en France, « une quinzaine sont en poste à Strasbourg, une dizaine à Mulhouse et quatre à Colmar », précise le représentant syndical.

« Ces agents, qui ne sont pas policiers au regard de l'administration, sont amenés à exercer des missions de constatations sur la voie publique, sont exposés aux mêmes dangers que leurs collègues (agressions, menaces) [...] autres risques inhérents à leurs missions spécifiques (produits chimiques [...], risques accrus de contamination par des accidents d'exposition au sang [...]) », décrit le SNPPS dans un communiqué.

« Dans 90 % des cas, on intervient seuls sur le terrain quand les collègues actifs sont déjà repartis. On a une carte de police, un gilet pare-balles mais on n'est pas armé », précise Mickaël Vinard pour justifier de la dangerosité et la pénibilité de son métier. « On travaille sur des scènes traumatisantes de découvertes de cadavre, de pédopornographie avec des astreintes de 60 à 70 heures d'affilée. »

Une situation qui leur semble d'autant plus injuste que côté gendarmerie, les techniciens en identification criminelle (TIC) « font le même travail » et bénéficient d'un régime de retraite spécial lié à leur statut de militaires.

Les syndicats de police technique et scientifique doivent être reçus ce mercredi 8 janvier au ministère de l'Intérieur, en même temps que les autres personnels administratifs, techniques et spécialisés (secrétariat, ressources humaines, etc.). Une rencontre à laquelle le SNPPS prévoit de ne pas participer, exigeant « la tenue d'une audience totalement dédiée à la police scientifique ».

Geneviève LECOINTRE

 

 
 

Féminicides  Les mesures prises en 2019 vont-elles inverser la tendance ? 2020, la fin des années noires ?

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:22:36

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Féminicides  Les mesures prises en 2019 vont-elles inverser la tendance ?
2020, la fin des années noires ?
En 2019, 149 femmes ont été tuées par leur (ex) compagnon. Et un Grenelle contre les violences conjugales a abouti à de nombreuses nouvelles mesures qui doivent entrer en vigueur en 2020. Changeront-elles la donne ?
 

 
Lors d'une manifestation contre les féminicides, le 23 novembre dernier, à Marseille.
Le nombre de féminicides conjugaux dans l'Hexagone va-t-il enfin baisser ? Depuis trois ans, il est très important : 121 victimes en 2018 et 130 en 2017. L'année 2019 a encore affiché un triste bilan : 149 femmes tuées, selon le collectif féministe « Féminicide par compagnons ou ex ». Et le début de l'année 2020 n'incite pas à l'optimisme : 4 meurtres en six jours. Mais il est permis d'espérer après le Grenelle sur le sujet qui s'est conclu le 25 novembre.

La proposition de loi LR sur la mise en place d'un bracelet anti-rapprochement pour les conjoints violents a mis d'accord Sénat et Assemblée nationale. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a déjà annoncé que 6MEUR ont été provisionnés pour financer environ 1 000 bracelets. Le texte attend encore son décret d'application.
Punir le « suicide forcé »

Une proposition de loi des députés LREM reprenant les propositions du Grenelle doit être présentée à l'Assemblée nationale lors de la dernière semaine de janvier. Au programme notamment, « la suspension de l'autorité parentale en cas d'homicide conjugal sans attendre le jugement, [le fait de] permettre au juge pénal de retirer l'exercice de l'autorité parentale en cas de condamnation pour des faits de violences conjugales, la possibilité donnée aux professionnels de santé de signaler des faits de violence conjugale », ont détaillé les députés Guillaume Gouffier-Cha et Bérangère Couillard. Ils ajoutent aussi le renforcement des peines encourues en cas de suicide forcé (personnes poussée à bout et donc au suicide).

Des appels à projet doivent, par ailleurs, être lancés pour qu'au moins deux centres de prise en charge des hommes violents, comme celui d'Arras (lire par ailleurs), ouvrent dans chaque région.
Comme la prévention routière ?

Le Grenelle des violences conjugales porté par la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a permis de mettre un coup de projecteur sur ce fléau. Aujourd'hui, et même s'il n'est pas (encore ?) inscrit dans le Code pénal, une majorité de Français a entendu parler du terme « féminicide ». La société a pris conscience du fait que ces violences ne devaient pas être tues. Depuis septembre, le numéro gratuit d'écoute sur les violences conjugales, le 3919, que peuvent appeler les victimes comme les témoins, a reçu un nombre inédit d'appels : de 800 à 1000 par jour au lieu de 200 à 250.

Avec ce tout nouvel arsenal de mesures de protection et de répression, les femmes qui signaleront des violences conjugales devraient donc être mieux prises en charge qu'en 2019... L'été dernier, la secrétaire Marlène Schiappa a toutefois prévenu : il n'y a pas de solution miracle qui arrêtera net les féminicides.

La prévention des violences, qui pourrait significativement faire baisser le nombre de femmes tuées, a été peu abordée lors du Grenelle, avec des propositions a minima. Depuis des mois, le collectif #NousToutes demande le lancement d'une grande campagne de communication sur le modèle de la prévention routière ainsi qu'un brevet obligatoire de la non-violence au collège. Mais ces propositions n'ont, pour le moment, pas été reprises. Peut-être en 2020 ?
F. T.

 

 
 

 

Yves Bisch reçoit le prix Goldstein

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:15:50

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Yves Bisch reçoit le prix Goldstein
 

 
Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER
MERCREDI 6 NOVEMBRE. Yves Bisch, prix Goldstein 2019, enseignant et directeur d'école à la retraite, a reçu le prix Goldstein à l'hôtel du Département, à Colmar, des mains d'Henri Scherb, président d'honneur de l'association Heimetsproch un Tràdition. Yves Bisch a participé avec Edgar Zeidler à l'invention de l'orthographe alsacienne, pour enseigner plus facilement l'alsacien. Il est l'auteur de chroniques dialectales dans L'Alsace et dans le magazine du Département du Haut-Rhin. Il a participé à l'aventure des sentiers des poètes en alsacien qui maillent le territoire - un des plus récents est trinational, entre Bâle, Weil am Rhein et Huningue.

 

 
 

MUNICIPALES 2020 Échos de campagne

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:25:19

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MUNICIPALES 2020
Échos de campagne
Première salve des cérémonies de voeux du Nouvel An dans le Sundgau le week-end dernier. LA grande question sur toutes les lèvres en cette année d'élections municipales, est de savoir qui se représente ou non. Déclaration publique, zéro allusion ou confidences en aparté, à chacun sa stratégie !
 

 
Les communes habituelles ont organisé le week-end dernier leurs cérémonies de voeux dans le Sundgau. Comme d'habitude également, certains élus ont tout simplement profité de la fête des aînés pour faire une courte allocution. Ensuite, c'est selon...

À Illtal, vendredi soir dernier, Christian Lerdung, maire d'Oberdorf depuis 2008 et maire d'Illtal depuis janvier 2016, n'a pas fait de déclaration publique quant à son éventuelle candidature et, questionné en aparté, il n'a pas non plus souhaité faire de commentaire sur sa décision. Le mystère demeure mais la situation locale est un peu... compliquée. En effet, pas d'atermoiement pour un de ses maires délégués actuels, en l'occurrence Alain Schmitt, ancien maire de Henflingen avant la fusion des trois communes, qui déclare clairement son intention de constituer une liste aux prochaines élections. On comprend d'autant mieux les réserves du maire de la commune fusionnée... Quid de l'autre maire délégué d'Illtal ? Jean-Claude Mengis, ancien maire de Grentzingen, indique pour sa part ne pas avoir pris de décision pour l'instant quant à une éventuelle candidature.

À Pfetterhouse, point de suspense, Jean-Rodolphe Frisch, maire, a déclaré publiquement lors de sa cérémonie des voeux vendredi soir dernier sa volonté de repartir pour un quatrième mandat. Idem pour le maire de Hindlingen, Paul Sahm, qui a profité de sa réception du Nouvel An samedi pour annoncer sa candidature. Ce sera pour un septième mandat ! À Bréchaumont, Franck Guittard brigue un second mandat, comme il l'a annoncé au début du repas annuel des aînés samedi. À Fislis, Clément Libis n'a pas fait d'annonce publique samedi au cours de sa cérémonie de voeux mais a confié en aparté son intention de se représenter pour un quatrième mandat de maire.

À Werentzhouse, c'est durant la réception du Nouvel An qu'Eric Gutzwiller a déclaré dimanche matin vouloir repartir pour un deuxième mandat de maire. André Lehmes, maire de Koestlach, briguera son sixième mandat de maire. Il en a fait l'annonce dimanche au repas des aînés. À la cérémonie de Muespach-le-Haut dimanche matin, pas de surprise, Fernand Wieder sera candidat, lui qui a succédé à feu André Bohrer en avril 2019.
Sud Alsace-Largue : Pierre Schmitt jettera l'éponge

À Eglingen dimanche, Pierre Schmitt, maire, a profité de la réception des voeux pour se déclarer candidat à un nouveau mandat de maire, le cinquième. En revanche, il a clairement ajouté ne plus vouloir exercer de fonction hors de son village. Le président en titre de la com-com Sud-Alsace/Largue ne se présentera donc plus à ce poste après les élections municipales s'il est élu !

Ce week-end, trois maires sundgauviens ont annoncé leur retrait : il s'agit de Christophe Baumlé à Steinsoultz au terme de son second mandat de maire (lire ci-contre). La liste municipale, renouvelée pour moitié, sera conduite par Stéphane Stallini, conseiller sortant. Grégory Kugler, maire de Winkel depuis 2008, ne repart pas non plus comme il l'a expliqué durant ses voeux samedi soir. Régis Ochsenbein, maire d'Emlingen, a fait la même annonce dimanche. Au terme de son premier mandat, il laisse la place. La liste d'entente communale sera conduite par Isabelle Steffan, fille d'une conseillère municipale sortante et par ailleurs enseignante à Wittersdorf.

À Muespach, Philippe Huber, maire sortant, est candidat pour un deuxième mandat. Il n'en parlera pas durant sa cérémonie de voeux dimanche prochain mais l'annonce cette semaine dans son village par la distribution d'un tract. Pas de déclaration publique dimanche dernier à Wittersdorf (lire ci-contre) ni de confidence mais tout laisse à penser que Jean-Marie Freudenberger, maire sortant, se représente pour un cinquième mandat de maire.
N.B.-G. (avec les correspondants locaux)

 

 

 
 

 

Hartmannswiller Journal d'un maire de campagne

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:57:14

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Hartmannswiller Journal d'un maire de campagne
 

 
Joseph Weissbart a été élu maire de Hartmannswiller en 2014, à la suite de Nicole Erny. Photo Archives DNA
« Être maire d'une petite commune, ce n'est pas vraiment un boulot, c'est plutôt une vocation », s'amuse Joseph Weissbart, qui arrive au terme de son premier mandat à Hartmannswiller. L'homme, né en 1962, cumule son travail de directeur à Bio Grand Est et 12 à 30 heures par semaine au service de ses concitoyens, après deux mandats comme conseiller municipal. « Quand Nicole Erny a annoncé qu'elle partait, j'étais le seul à être prêt à m'investir un peu plus. C'est comme ça que je me suis retrouvé tête de liste. »

Peut-être pour attirer davantage de monde vers la fonction, l'État a autorisé à remonter le plafond des indemnités. « Dans une commune comme Hartmannswiller, on peut désormais aller jusqu'à 1 000 EUR environ. Seulement, chez nous, on n'a pas les moyens de payer... Alors on a tout diminué de moitié. » Monsieur le maire ne perçoit donc que 400 EUR environ par mois. De quoi payer l'essence et l'entretien de la voiture, indispensable pour se rendre aux différentes réunions. « Et encore, il y a des communes où tout a été supprimé. » Être maire, c'est bien une vocation.
Beaucoup d'heureset des missions très variées

Il y a six ans, Joseph Weissbart avait donc envie de s'investir davantage dans son village, de créer quelque chose de différent avec une équipe de conseiller, de « faire du collectif » pour porter des idées. Première surprise : la population attend surtout de la représentation, une présence lors des assemblées générales par exemple. « Au final, ça représente beaucoup d'heures mais ce n'est pas très productif. » Il y a aussi les habitants qui pensent que le maire peut résoudre leurs difficultés ou régler les problèmes de voisinage... « Or, pour tout cela, on n'est pas armé. »

Deuxième surprise : des missions très variées. « On traite aussi bien des questions sociales que d'urbanisme. » Au cours de ce mandat, il a découvert des domaines nouveaux. « C'est passionnant mais ça demande du temps. Alors, forcément, j'ai pris sur mon temps privé. » Musicien amateur, il ne joue plus que dans un seul orchestre et les soirées en famille se sont raréfiées. « Malgré tout, on ne peut pas dire que la commune aille mieux », regrette-t-il.
« Nos moyens ont fortement baissé en six ans. Nous sommes à la limite d'être sous l'eau »

Les déconvenues sont arrivées assez vite. Dans cette commune de 650 habitants, sans entreprises ni ressources autres que les impôts, les finances peinent à suivre. « Nous n'avons pas beaucoup de marges de manoeuvre. On subit pas mal les décisions de l'État, que nous devons mettre en oeuvre. Ce qui génère pas mal de frustrations. Au moins, à la comcom, on peut s'impliquer un peu. »

Entre diminution des dotations et nouvelles dépenses, « nos moyens ont fortement baissé en six ans. Nous sommes à la limite d'être sous l'eau », assure-t-il. Sur le budget de fonctionnement (350 000 EUR par an), la commune enregistre un déficit léger, épongé jusque-là par les petits stocks financiers. « Mais là aussi, ça s'épuise. » Et pas de nouvelles ressources en perspective.

« Il y a deux ans, on a fait le choix d'augmenter la taxe d'habitation... qui va disparaître. Or l'année retenue par l'État pour la compensation est celle qui précède l'augmentation... » Au registre des nouvelles charges, il y a le périscolaire. « Longtemps, notre école a été indépendante. Puis, les effectifs baissant, on s'est rapproché de Wuenheim et de Jungholtz, qui travaillait déjà avec Rimbach et Rimbach-Zell. On a créé un RPI à cinq communes, sur trois sites. Parallèlement, on a proposé à nos élèves de bénéficier du service périscolaire déjà en place. Seulement, pour que ce soit abordable pour les familles, il faut une contribution de la commune. »
Quand la chaudière provoque des sueurs froides...

Comme il est impossible de dégager un surplus sur le fonctionnement, pas question de faire des folies en investissement. Le moindre souci peut même provoquer des sueurs froides au maire. « L'hiver dernier, la chaudière de l'école est tombée en panne. Dans un monde idéal, on l'aurait changée pour avoir un modèle plus économe et plus écologique. On a dû faire du bricolage. » In fine, « on a des tas de belles idées, mais on n'a pas l'argent même si on va chercher toutes les subventions possibles », regrette le maire. Les derniers travaux - l'insonorisation de la salle des fêtes - se sont donc faits en partenariat avec les associations. « À chaque fois, il faut réfléchir ainsi. » Autant dire que la journée citoyenne est un levier intéressant « si les matières premières ne sont pas trop chères », précise le maire.
Davantagede mutualisations, voire une fusion

Comment voit-il l'avenir ? « Aujourd'hui, l'aménagement global est pensé autour des métropoles, des agglomérations. Pas simple pour les interstices ruraux. D'ailleurs, à l'échelle de la communauté de communes, on peut se demander qui va nous absorber, de Colmar ou de Mulhouse... »

Et sa commune dans tout ça ? « Il faut qu'on aille vers davantage de mutualisations, voire une fusion avec une commune voisine, Wuenheim ou Berrwiller. » Seulement, une partie des habitants et des élus sont encore très largement attachés à l'entité villageoise. « Pourtant, la seule chose qui devrait compter, c'est l'avenir. Ces mutualisations et ces rapprochements changeraient pour nous les possibilités. Il y a urgence, mais on va devoir se laisser du temps pour convaincre. »

Malgré les frustrations liées à la faiblesse des moyens et à l'inertie de l'administration comme des mentalités, Joseph Weissbart ne regrette rien de cette expérience. « Mon souci, depuis le départ, c'est de réfléchir au bien commun. Chacun vient avec ses revendications individuelles et c'est à nous de les transformer en quelque chose de plus collectif. » Il sait qu'il ne fait pas plaisir à tout le monde. Mais qu'importe : « Je n'ai pas l'intention de faire quatre ou cinq mandats ! »
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

Yves Bur ne se représentera pas

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:43:07

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Yves Bur ne se représentera pas
 

 
Yves Bur. Archives L'Alsace /J.-M. LOOS
Indéboulonnable maire de Lingolsheim (quatre mandats) et deuxième vice-président de l'eurométropole de Strasbourg durant les six dernières années, Yves Bur a annoncé, ce lundi, que sa carrière de maire (UDF, puis UMP) était désormais terminée. Yves Bur, 68 ans, avait tenu à faire durer le suspense jusqu'à cette soirée des voeux, qui s'est déroulée au centre socioculturel l'Albatros, en présence notamment du président de l'eurométropole de Strasbourg, Robert Herrmann. Yves Bur a aussi été député de 1995 à 2012. Il a été vice-président de l'Assemblée Nationale.

Rumersheim-le-Haut  Voeux du maire Thierry Schelcher brigue un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 05:41:37

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Rumersheim-le-Haut  Voeux du maire
Thierry Schelcher brigue un nouveau mandat
Face à un auditoire attentif et avide de savoir, Thierry Schelcher, le maire de Rumersheim-le-Haut, a clairement annoncé sa candidature aux prochaines élections municipales. Cela après dix-neuf ans de mandat, dont six à la fonction de maire.
 

 
Thierry Schelcher est prêt à repartir pour six ans.
« Nous vivons une drôle d'époque », affirmait-il d'entrée. Une conjoncture qui n'empêche pas l'élu de briguer un nouveau mandat. Après avoir longtemps hésité, Thierry Schelcher s'est fermement résolu à se représenter. Il fut élu au conseil municipal de Rumersheim-le-Haut en 1995 et ensuite nommé adjoint chargé des travaux. Son cheminement d'élu a été marqué par un arrêt momentané de 2008 à 2014. Conscient de l'ampleur de sa tâche, le maire de Rumersheim-le-Haut est sur le point de former sa nouvelle équipe, accompagné d'un programme. Son objectif consiste à rester dans la continuité et de poursuivre les actions et autres projets dans le même état d'esprit.

Lors de la cérémonie des voeux, l'élu a évoqué un sujet en suspens, l'extension de la gravière, qui retient toutes les attentions en ce début d'année. « Son non-aboutissement accentuerait des difficultés financières associées à celles prévues par la fermeture de la centrale nucléaire », affirme-t-il. Ainsi, dans la nouvelle organisation du PLUI (plan local d'urbanisme intercommunal), de nouvelles surfaces ont été imposées.

Au sujet du syndicat intercommunal d'adduction en eau potable Rumersheim-Bantzenheim, l'élu a affiché sa « profonde déception à l'égard de sa reprise par de grands groupes ». Amer, il insiste : « Nous profitons au quotidien d'une eau de grande qualité dont le prix défie toute concurrence ».

Dans le secteur des travaux-investissements, le fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée concernant la salle des sports vient d'être versé. Il sera affecté aux travaux de rénovation de la rue du Rhin sortie Est, à la construction d'un city-stade et au remplacement d'un engin incendie.
Le parc « Maïkan » toujours d'actualité

Parallèlement, le fond de concours de la Communauté de communes Pays Rhin-Brisach, de 70 800 EUR, participe aux travaux de voirie, et les 15 000 EUR versés par le conseil départemental sont investis dans le city-stade.

Grand projet porté par Thierry Schelcher, le parc « Maïkan », un espace animalier ayant pour thème les loups, est toujours d'actualité. Sa réalisation est étroitement liée à l'extension ou non de la gravière. Outre le conseil municipal des enfants, composé de Julie Jung, Nathan Brukert et Lou-Anne Le Huby (la petite maire), une dizaine d'élus et de bénévoles ont été mis à l'honneur par la commune (lire encadré).
D.M.

 

 
 

 

Rumersheim-le-Haut Thierry Schelcher brigue un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:10:26

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Rumersheim-le-Haut  Thierry Schelcher brigue un nouveau mandat

 
 
« Nous vivons une drôle d'époque », affirmait-il d'entrée. Une conjoncture qui n'empêche pas l'élu de briguer un nouveau mandat. Après avoir longtemps hésité, Thierry Schelcher s'est fermement résolu à se représenter. Il fut élu au conseil municipal de Rumersheim-le-Haut en 1995 et ensuite nommé adjoint chargé des travaux. Son cheminement d'élu a été marqué par un arrêt momentané de 2008 à 2014. Conscient de l'ampleur de sa tâche, le maire de Rumersheim-le-Haut est sur le point de former sa nouvelle équipe, accompagné d'un programme. Son objectif consiste à rester dans la continuité et de poursuivre les actions et autres projets dans le même état d'esprit.

Lors de la cérémonie des voeux, l'élu a évoqué un sujet en suspens, l'extension de la gravière, qui retient toutes les attentions en ce début d'année. « Son non-aboutissement accentuerait des difficultés financières associées à celles prévues par la fermeture de la centrale nucléaire », affirme-t-il. Ainsi, dans la nouvelle organisation du PLUI (plan local d'urbanisme intercommunal), de nouvelles surfaces ont été imposées.

Au sujet du syndicat intercommunal d'adduction en eau potable Rumersheim-Bantzenheim, l'élu a affiché sa « profonde déception à l'égard de sa reprise par de grands groupes ». Amer, il insiste : « Nous profitons au quotidien d'une eau de grande qualité dont le prix défie toute concurrence ».

Dans le secteur des travaux-investissements, le fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée concernant la salle des sports vient d'être versé. Il sera affecté aux travaux de rénovation de la rue du Rhin sortie Est, à la construction d'un city-stade et au remplacement d'un engin incendie.
Le parc « Maïkan » toujours d'actualité

Parallèlement, le fond de concours de la Communauté de communes Pays Rhin-Brisach, de 70 800 EUR, participe aux travaux de voirie, et les 15 000 EUR versés par le conseil départemental sont investis dans le city-stade.

Grand projet porté par Thierry Schelcher, le parc « Maïkan », un espace animalier ayant pour thème les loups, est toujours d'actualité. Sa réalisation est étroitement liée à l'extension ou non de la gravière. Outre le conseil municipal des enfants, composé de Julie Jung, Nathan Brukert et Lou-Anne Le Huby (la petite maire), une dizaine d'élus et de bénévoles ont été mis à l'honneur par la commune (lire encadré).
D.M.

 

 
 

Grussenheim  Réception de la municipalité Voeux et remerciements

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 05:39:10

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Grussenheim  Réception de la municipalité
Voeux et remerciements
Pour les voeux du maire de Grussenheim, Martin Klipfel, la salle du Foyer était remplie jusqu'à la dernière place : outre les élus et les forces vives de la commune, de nombreux habitants étaient présents.
 

 
Les récipiendaires des fonds récoltes lors des concerts et les membres du monde associatif mis à l'honneur lors de ces voeux
Dans ses voeux, M. Klipfel s'adressa à l'ensemble des personnes présentes, dont les nouveaux habitants, soit dix familles, et souligna que la commune a enregistré neuf naissances, trois mariages, quatre noces d'or et déploré deux décès.

Il évoqua les chantiers passés et ceux en cours, dont la mairie et l'école, qui devraient s'achever en juin. Il rappela que de nombreux travaux ont été réalisés en régie, grâce à des conseillers municipaux, de nombreux bénévoles du marché de Noël et autres, ce qui permit de réduire les coûts.

Des chantiers d'envergure sont en voie de réalisation, notamment la conduite d'eau portable, l'enfouissement de la ligne 20 000 volts et la liaison cyclable entre Grussenheim et Elsenheim.
Deux associations soutenues

Après être revenu sur les évènements qui ont marqué 2019, le maire s'adressa à tous les bénévoles, et souligna que 140 personnes ont participé à la première journée citoyenne, que la quête pour le cancer a rapporté 5 096 EUR, alors que le marché de la Sainte-Lucie a drainé 14 000 visiteurs, et que deux des trois concerts ont été donnés au profit d'associations caritatives.

M. Klipfel invita les représentantes de ces associations afin de leur remettre les fonds récoltés, du concert de Double croche, soit 1 130 EUR pour l'association Rêves représentée par sa présidente Véronique Steinlé et 700 EUR collectés au concert de Cécilia's Swing et le Big Band pour l'association Wendkoumi. Rêves réalise les rêves d'enfants malades afin de leur donner l'énergie de lutter pour guérir alors que Wendkoumi oeuvre au Burkina Faso, dans des orphelinats et dispensaires. Les représentants ont adressé de chaleureux remerciements pour ces aides si précieuses.
«Mettre ma disponibilité au servicede la commune»

Le maire conclut son propos en adressant de vifs remerciements à tous ceux qui oeuvrent pour la commune et qui en font un village vivant.

En fin de discours, il annonça qu'il briguera un nouveau mandat : « Mon envie et mon enthousiasme restant intacts, je souhaite continuer de mettre ma disponibilité au service de la commune ».

Avant de passer au moment convivial de la rencontre Brigitte Klinkert, Bernard Gerber et Eric Straumann sont intervenus pour présenter leurs voeux à toute l'assemblée.

 

 
 

 

La navette des crêtes nouvelle version fait son bilan

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:31:52

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La navette des crêtes nouvelle version fait son bilan
 

 
En 2019, la navette des crêtes a fonctionné tous les jours entre le 17 juillet et le 15 août. Photo DNA /Laurent HABERSETZER
Une navette quotidienne au lieu d'une uniquement les dimanches et certains mercredis, et une plage horaire étendue, telles étaient les principales modifications menées en 2019 sur la navette des crêtes par le Parc des Ballons des Vosges. Le parc et les partenaires (Alsace Destination tourisme, région, départements...) ont dressé un bilan global pour voir si des aménagements étaient à mener ; ceux-ci devraient être validés à la mi-janvier.
Attirer les touristes

« La navette était utilisée principalement par une clientèle locale ; l'objectif, avec les modifications mises en place en 2019, était de l'adapter aux besoins des touristes », explique Damien Foucré, référent territorial promotion de l'itinérance pédestre et des transports collectifs. Ainsi, la fréquentation journalière du 17 juillet au 15 août a rendu son utilisation plus simple.

Quant aux plages horaires, elles ont été étendues et réorganisées. Par exemple, deux allers-retours par jour pour les liaisons Colmar-Lac Blanc, Thann-Markstein, Bollwiller-Markstein, contre un seul en 2018, avec des horaires de milieu de journée prévus pour pouvoir manger sur les crêtes. « La multiplication des liaisons a bien sûr également un but écologique, en encourageant les usagers à délaisser la voiture. »
Label qualité pour le GR5

Le deuxième objectif de la nouvelle formule était de faciliter l'utilisation du GR5, qui traverse les Vosges du nord au sud, dans le cadre de sa labellisation européenne Leading Quality Trail (LQT). « Nous avons obtenu cette labellisation en 2019 ; on y trouve par exemple les critères d'offres en hébergement, restauration, points d'eau, etc. »

Le parc et l'ADT ont également augmenté, côté alsacien, le nombre de bus dotés de racks pour transporter les vélos. À terme, tous les bus en seront dotés.

Entre le 17 juillet et le 15 août, on a compté 240 voyages par jour, soit 7 205 voyages pour tout le mois, en sachant qu'un même voyageur peut faire plusieurs voyages dans la journée. « Il est difficile de faire une comparaison avec la précédente étude de 2016, car celle-ci comptabilisait les voyageurs. »
Beaucoup de nouveaux utilisateurs

Un sondage mené auprès des usagers a indiqué que les trois motivations principales pour utiliser la navette étaient l'aspect pratique, la prise en compte de l'environnement, et l'aspect économique. Leurs raisons pour venir étaient en premier lieu la randonnée pédestre, puis les paysages et les repas en ferme-auberge ou restaurant.

« Les points forts de cette nouvelle formule ont été le fait qu'on a vu beaucoup de nouveaux utilisateurs (37 % l'ont prise pour la première fois, contre 27 % en 2016) ; et chez les autres on note un attachement au principe de la navette. Et on a pu voir que le fonctionnement des nouveaux horaires a relativement bien marché », reprend Damien Foucré.

«Le point faible est que l'augmentation de la fréquentation n'a pas été aussi forte que nous l'aurions espéré. Pour l'été prochain, nous allons travailler afin d'améliorer l'intermodalité, éviter par exemple des situations comme à la Schlucht, où les gens devaient attendre une heure entre la navette de liaison vallée - col et la navette sommitale [Markstein-Lac Blanc, NDLR]. L'intermodalité est de toute façon une des notions clef avec une adaptation renforcée aux horaires de train. Mais là, c'est une prise en compte plus globale... »
Françoise MARISSAL

 

 
 

TOURISME  Massif des Vosges La navette des crêtes nouvelle version fait son bilan

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:32:02

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TOURISME  Massif des Vosges
La navette des crêtes nouvelle version fait son bilan
En 2019, le Parc des Ballons des Vosges a mis en place une nouvelle formule pour la navette des crêtes. Le bilan est globalement positif ; quelques réaménagements devraient être validés à la mi-janvier.
 

 
En 2019, la navette des crêtes a fonctionné tous les jours entre le 17 juillet et le 15 août.
Une navette quotidienne au lieu d'une, uniquement les dimanches et certains mercredis, et une plage horaire étendue, telles étaient les principales modifications menées en 2019 sur la navette des crêtes par le Parc des Ballons des Vosges. Le parc et les partenaires (Alsace Destination tourisme, Région, départements...) ont dressé un bilan global pour voir si des aménagements étaient à mener ; ceux-ci devraient être validés à la mi-janvier.

« La navette était utilisée principalement par une clientèle locale ; l'objectif, avec les modifications mises en place en 2019, était de l'adapter aux besoins des touristes », explique Damien Foucré, référent territorial promotion de l'itinérance pédestre et des transports collectifs. Ainsi, la fréquentation journalière du 17 juillet au 15 août a rendu son utilisation plus simple.

Les plages horaires, ont elles été étendues et réorganisées: deux allers-retours par jour pour les liaisons Colmar - Lac Blanc, Thann - Markstein, Bollwiller - Markstein, contre un seul en 2018, avec des horaires de milieu de journée prévus pour pouvoir manger sur les crêtes. « La multiplication des liaisons a bien sûr également un but écologique, en encourageant les usagers à délaisser la voiture. »
Beaucoupde nouveaux utilisateurs

Le deuxième objectif de la nouvelle formule était de faciliter l'utilisation du GR5, qui traverse les Vosges du nord au sud, dans le cadre de sa labellisation européenne Leading Quality Trail (LQT). « Nous avons obtenu cette labellisation en 2019 ; on y trouve par exemple les critères, d'offres en hébergement, restauration, points eau, etc. »

Le parc et l'ADT ont aussi augmenté, côté alsacien, le nombre de bus dotés de racks pour transporter les vélos. À terme, tous les bus en seront dotés.

Entre le 17 juillet et le 15 août, on a compté 240 voyages par jour, soit 7 205 voyages pour tout le mois, sachant qu'un même voyageur peut faire plusieurs voyages dans la journée. Il est difficile de faire une comparaison avec la précédente étude de 2016, car celle-ci comptabilisait les voyageurs. »

Un sondage mené auprès des usagers a indiqué que les trois motivations principales pour utiliser la navette étaient l'aspect pratique, la prise en compte de l'environnement, et l'aspect économique. Leurs raisons pour venir étaient en premier lieu la randonnée pédestre, puis les paysages et les repas en ferme-auberge ou restaurant.

« Les points forts de cette nouvelle formule ont été le fait qu'on a vu beaucoup de nouveaux utilisateurs (37 % l'ont prise pour la première fois, contre 27 % en 2016) ; et chez les autres on note un attachement au principe de la navette. Et on a pu voir que le fonctionnement des nouveaux horaires a relativement bien marché », reprend Damien Foucré.

Le point faible est que l'augmentation de la fréquentation n'a pas été aussi forte que nous l'aurions espéré. Pour l'été prochain, nous allons travailler pour améliorer l'intermodalité, éviter par exemple des situations comme à la Schlucht, où les gens devaient attendre une heure entre la navette de liaison vallée - col et la navette sommitale [Markstein - Lac Blanc, NDLR]. L'intermodalité est de toute façon une des notions clef avec une adaptation renforcée aux horaires de train. Mais là, c'est une prise en compte plus globale... »
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

Baldersheim Dernier passage du médiabus

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:16:45

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Baldersheim Dernier passage du médiabus
 

 
Valérie (à g.) explique aux usagers du médiabus les solutions à leur disposition qui leur permettront de continuer d'emprunter les documents de la médiathèque départementale. Photos DNA /M.H.
Comme c'est le cas chaque mois depuis des décennies, le médiabus conduit par Henri vient de s'arrêter devant la salle polyvalente de Baldersheim. Mais ce jour est un peu particulier : c'est la dernière fois, en effet, qu'il stationne à Baldersheim. Avec Valérie, la bibliothécaire, tous deux accueillent les usagers venus rapporter des livres, BD ou CD, pour en reprendre d'autres qu'ils ont, pour la plupart, réservés sur internet.

Ce service continuera de fonctionner, mais autrement. « Chacun des emprunteurs a été prévenu et nous enregistrons aujourd'hui leur choix pour le prochain prêt de documents », indique Valérie.
À Baldersheim, il n'y a plus que 63 usagers

Nicole Heckel, adjointe au chef de service de lecture publique à la médiathèque départementale, explique les raisons de ce changement : « En 2020, une centaine de communes du département continueront d'être desservies par le médiabus, contre 194 auparavant. Ce redéploiement répond à la chute de fréquentation constante des usagers. À Baldersheim, il n'y a plus que 63 usagers soit 2,4 % de la population. À titre indicatif, 40 % des tournées des médiabus touchent aujourd'hui moins de 3 % de la population d'une commune, alors qu'une bibliothèque municipale attire entre 10 et 50 % de la population. »

Et de préciser que les Baldersheimois auront plusieurs solutions de remplacement. Ils pourront s'approvisionner à Meyenheim ou à Habsheim, communes qui continueront de bénéficier du passage du médiabus. Ils pourront aussi opter pour une inscription dans une médiathèque située dans une commune proche, à savoir Kingersheim, Illzach ou Sausheim.

Les déplacements dans une autre commune ne devraient cependant pas durer longtemps puisqu'un « point lecture » va être aménagé dans l'agence postale communale de Baldersheim, d'ici le mois de mars.

Ceci représentera une nette amélioration des possibilités d'accès puisque l'agence est ouverte 24 heures dans la semaine, alors que le médiabus stationne une heure et demie une fois par mois.
« Solutions de proximité »

Cette solution est souhaitée par Pierre Logel, le maire de Baldersheim : « Nous allons aménager des étagères ; celles-ci permettront de stocker un fonds d'environ 500 documents qui pourront, bien sûr, être empruntés. Une navette approvisionnera le point lecture avec les réservations des usagers. La gestion des retraits et des retours sera assurée par Sylvie, notre postière communale. »

Nicole Heckel explique : « Nous avons contacté les collectivités locales pour trouver, avec les élus, des solutions de proximité. Ainsi, à Turckheim, les prêts se feront à la bibliothèque de l'Ehpad et, à Wuenheim, dans le café-bar de la commune. » Marie-Paule, fidèle emprunteuse depuis 25 ans, ira donc à Meyenheim, pour commencer : « Après, je verrai. Je m'inscrirai peut-être au bibliobus de M2A, qui s'arrête à Ruelisheim, ou bien je viendrai à l'agence postale. » Myriam se rabattra sur la médiathèque d'Illzach, en attendant elle aussi que le « point lecture » communal soit opérationnel.

Camille, ancien mineur, âgé de plus de 85 ans, continuera d'emprunter : « C'est une bonne idée à 100 % d'utiliser l'agence postale. »

Ce nouveau dispositif permettra peut-être d'augmenter le nombre d'emprunteurs. Les enfants bénéficieront d'une plage d'ouverture le mercredi matin. La médiathèque départementale propose plus de 350 000 documents accessibles par réservation.
M.H. SAVOIR Voici les horaires d'ouverture du futur point lecture qui sera installé dans l'agence postale : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8 h 45 à 11 h 15 et de 14 h à 16 h 15 ; mercredi de 8 h à 12 h.

 

 
 

Transports La circulation des trains reste perturbée

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:28:42

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Transports
La circulation des trains reste perturbée
 

 
La circulation des trains continue d'être complexe.
En raison de la grève nationale interprofessionnelle liée au projet de réforme des retraites, la circulation ferroviaire restera perturbée sur l'ensemble du réseau ce mardi.
TER Alsace

- Strasbourg - Bâle (TER 200) : 23 allers-retours

- Strasbourg - Sélestat (via Molsheim) : 12 allers-retours

- Strasbourg - Molsheim : 9 allers-retours

- Strasbourg - Nancy : 6 allers-retours

- Strasbourg - Saverne - Sarrebourg : 11 allers-retours

- Strasbourg - Saales - St-Dié : 5 allers-retours

- Strasbourg - Sélestat (via Erstein) : 10 allers-retours

- Strasbourg - Offenburg : circulation normale jusque 21 h

- Metz - Strasbourg : 4 allers-retours

- Kruth - Mulhouse : 10 allers-retours

- Tram Train Mulhouse - Thann : circulation normale

- Strasbourg - Haguenau - Wissembourg : 15 allers-retours

- Strasbourg - Lauterbourg - Woerth : 10 allers-retours

- Colmar - Metzeral : 7 allers-retours

- Strasbourg - Niederbronn : 7 allers-retours

- Strasbourg Krimmeri - Sarreguemines - Sarrebrucken : 12 allers-retours

- Mulhouse - Bâle : 13 allers-retours

- Mulhouse - Belfort : 6 allers-retours

- Mulhouse - Colmar : 9 allers-retours

Pas de trains TER sur les lignes non mentionnées. Les cars réguliers circulent normalement. 44 cars ont été commandés pour assurer une desserte complémentaire sur certaines lignes régionales, avec un accès non garanti et un nombre de places limité.

TGV grandes lignes

- TGV Inouï : 8 allers-retours entre Strasbourg et Paris (dont 2 allers-retours origine/destination Colmar)

- TGV Ouigo : 2 allers-retours entre Strasbourg et Paris

- Alléo : 3 allers-retours Stuttgart - Paris (via Strasbourg), 2 allers-retours Francfort - Paris (via Strasbourg) et 1 aller-retour Munich - Paris (via Strasbourg). 1 aller-retour Marseille - Francfort (via Strasbourg)

- Strasbourg - Marseille : 2 allers-retours

- Strasbourg - Montpellier : 1 aller-retour

- Strasbourg - Bordeaux : 1 aller-retour

- Strasbourg - Rennes : 1 aller-retour

- Bruxelles - Strasbourg : 1 aller-retour

- Lille Europe - Strasbourg : 1 aller-retour

- Lyria : 3 allers-retours Paris - Mulhouse - Bâle (dont 1 aller-retour origine/destination Zurich).

 

 
 

 

SOCIAL Contre la réforme des retraites Incertitude sur le niveau de mobilisation cette semaine

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:29:32

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SOCIAL Contre la réforme des retraites
Incertitude sur le niveau de mobilisation cette semaine
Alors que le mouvement d'opposition à la réforme des retraites entre dans son deuxième mois, plusieurs syndicats appellent à la mobilisation cette semaine via grèves et manifestations jeudi et samedi, avant même la reprise des négociations nationales. En Alsace, le niveau de mobilisation est incertain.
 

 
Le 5 décembre, le niveau de mobilisation avait été historique en Alsace.
« Localement, les gens sont prêts à se remobiliser après la trêve de Noël », assure Mohamed Sylla, secrétaire général de l'Unsa du Bas-Rhin. « L'état d'esprit reste le même, dit-il, malgré des difficultés financières pour les cheminots qui sont restés mobilisés malgré l'absence de caisse de solidarité au sein du syndicat. » Il annonce ainsi avoir reçu ce lundi matin « un appel à la grève pour jeudi des Territoriaux, du syndicat des enseignants du Bas-Rhin et de l'Unsa ferroviaire ».

À la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), où un préavis de grève courait du 24 décembre au 2 janvier sur les conditions de travail, les salariés sont dans « l'expectative », dixit Eric Vautherot. Le secrétaire général de l'Unsa CTS observe que « les gens râlent surtout à propos de l'âge-pivot. Les conducteurs et les agents des services techniques ne se voient pas travailler jusqu'à 64 ans ». Selon lui, « ils seraient prêts à suivre ponctuellement pour une journée de grève. Mais même si la mobilisation reprend, il est trop tard pour que l'on puisse y participer, compte tenu de l'exigence d'un préavis ». Et de préciser : « La SNCF et la RATP ont plus à perdre que nous. Les salariés de la CTS ne relèvent pas d'un régime spécial mais ont un statut de droit privé. »
Le secteur de la métallurgie s'organise

Pour la CGT, « les attentes restent les mêmes : le retrait de la réforme », martèle le délégué départemental Jacky Wagner, qui anticipe, lui, une importante mobilisation cette semaine. « On sent que cela bouge beaucoup au niveau des militants », témoigne-t-il, évoquant des sollicitations nombreuses de « la base » ces derniers jours. En parallèle, le syndicat reçoit de nombreux appels de personnes non syndiquées qui réclament des explications sur leur cas personnel. « On a beaucoup dit que le syndicalisme ne servait à rien, c'est la preuve du contraire », insiste Jacky Wagner qui met en avant un travail de pédagogie mené via des réunions d'information. « Il a fallu du temps pour expliquer que la réforme ne concernait pas que les régimes spéciaux », complète Amar Ladraa, animateur régional CGT de la section métallurgie, secteur au sein duquel la CGT anticipe un nombre élevé de salariés grévistes. « Notre objectif c'est de mobiliser le plus possible jeudi avec peut-être des actions reconductibles dès vendredi », précise Amar Ladraa.

Côté CFDT en revanche, les négociations prévalent. « Je n'ai pas reçu de demandes pour aller à la manifestation de jeudi, je n'ai eu aucune critique », déclare Sabine Gies, secrétaire générale de la CFDT Alsace. Preuve selon elle que la position prise par le syndicat au niveau national (retrait de l'âge pivot NDLR) convient apparemment à la base régionale.

À propos de la suite à donner au mouvement : « On sera fixés mardi en fin de journée », indique la porte-parole de la CFDT Alsace, jugeant de toute façon « irréaliste » qu'un appel à la mobilisation fonctionne « dans un délai aussi court ».
I.N. et H.D. L'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-CNT appelle à la manifestation jeudi 9 janvier (départ 14 h de la place de la Bourse) et samedi 11 janvier (départ 14 h place de la Gare). Un rassemblement est également prévu vendredi à partir de 12 h place Kléber.

L'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-CNT appelle à la manifestation jeudi 9 janvier (départ 14 h de la place de la Bourse) et samedi 11 janvier (départ 14 h place de la Gare). Un rassemblement est également prévu vendredi à partir de 12 h place Kléber.

 
 

 

social  Témoignages de cheminots alsaciens en grève « Le financier ne me fera pas reculer »

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:24:30

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social  Témoignages de cheminots alsaciens en grève
« Le financier ne me fera pas reculer »
Les pertes salariales liées aux jours de grève accumulés depuis un mois obligent les cheminots alsaciens concernés à économiser ou à s'organiser. Ils restent néanmoins plus déterminés que jamais à poursuivre la lutte contre la réforme des retraites.
 

 
Les cheminots ont voté la grève sur le quai 1, en de Strasbourg le 5 décembre. La première assemblée générale avait réuni près de 150 grévistes.
Lundi matin, au lendemain des fêtes et des vacances de fin d'année, l'assemblée générale convoquée par le comité de grève des cheminots de Strasbourg a comptabilisé un nombre de participants en hausse. Ils étaient une cinquantaine réunis en gare sur le parvis du dépôt des conducteurs bas-rhinois alors qu'ils n'étaient plus qu'une trentaine lors des réunions organisées ces derniers jours.

Les négociations annoncées pour ce mardi et la perspective de la journée d'action nationale du 9 janvier ont visiblement incité certains à se remobiliser. C'est ce que confirment deux conducteurs de TER non syndiqués, âgés de 44 et 38 ans. Tous deux ont fait grève à partir du 5 décembre, l'un jusqu'au 21 et l'autre jusqu'à Noël. Après avoir alterné jours de travail et jours de congé ils ont décidé de « revenir » dans le mouvement au début d'une semaine qu'ils jugent « cruciale ».

Tous deux rejettent pareillement le projet de système universel à points. « Il s'agit en fait de diminuer les pensions et d'ouvrir un boulevard aux assurances complémentaires », déclare le plus âgé. Marié, père de deux enfants, il a vu sa feuille de paie de décembre légèrement amputée. « Je perds globalement de 100 à 110 euros nets par jour de grève. Mais seuls les jours de grève avant le 15 décembre ont fait l'objet d'une retenue sur le salaire du mois. Nos primes, qui représentent de 30 à 40 % de nos revenus mensuels, ne seront pas impactées avant deux mois. »
«On s'y est préparé en mettant de l'argent de côté»

« On savait qu'on partait pour une grève d'au moins un mois ! On s'y est préparé en mettant de l'argent de côté. Comme je suis célibataire, mon budget est de toute façon à géométrie variable », précise un conducteur de trains de fret, adhérent UNSA, qui n'a repris le travail que le 27 décembre et s'apprête également à « revenir » dans la grève cette semaine.

« J'ai fait des économies sur les cadeaux et l'achat de vêtements », concède pour sa part l'un des deux conducteurs de TER qui explique aussi « faire grève par procuration » pour son épouse employée du secteur privé. « Entre perdre un mois de salaire et voir sa pension réduite avec un âge de départ repoussé à 64 ans, le calcul est vite fait ! » lâche-t-il.
«Il y a des choses dont on peut se passer»

Son jeune collègue originaire de Sélestat, père d'un enfant, a pour sa part tiré un trait sur un week-end entre amis programmé avant Noël. « Faire grève avec un brassard ne sert à rien et, si on regarde bien, il y a des choses dont on peut se passer. Ma compagne comprend ma position », confie celui qui assure également que « le financier ne le fera pas reculer ».

En congé après avoir fait huit jours de grève au début du mouvement, Sébastien, 46 ans, conducteur de TGV et délégué syndical SUD Rail, est sur la même longueur d'onde : « Je n'ai rien à gagner personnellement. Je ne fais donc pas grève pour défendre les privilèges de la SNCF mais je le fais pour mes deux enfants », dit-il. « Peu importent les conséquences financières je continuerai tant que l'opinion nous sera favorable ! Notre grève n'est pas un mouvement catégoriel mais politique car nous nous opposons à la retraite par points ».
X.T.

 

 
 

 

Social Contre la réforme des retraites Les avocats durcissent le mouvement

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:29:57

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Social Contre la réforme des retraites
Les avocats durcissent le mouvement
Conformément à l'appel du Conseil national des barreaux et de la Conférence des bâtonniers, les quatre barreaux alsaciens seront en grève au moins jusqu'à la fin de la semaine. La plupart des audiences seront paralysées.
 

 
Début décembre, les avocats strasbourgeois s'étaient déjà rassemblés devant le palais de justice de Strasbourg.
À Strasbourg,renvois systématiqueset désignations bloquées
Réuni lundi midi en assemblée générale extraordinaire, le conseil de l'ordre des avocats de Strasbourg a voté le durcissement de la grève entamée le matin même, dans le cadre de l'opposition au projet de réforme du régime autonome de retraite de la profession. La mesure prévoit notamment le doublement des cotisations des robes noires et la baisse de près de moitié des pensions de base.

À compter de ce mardi, les 1 100 avocats du barreau de Strasbourg sont amenés à formuler systématiquement des demandes de renvoi pour toutes les audiences pénales, civiles, commerciales, prud'homales et administratives. Toutes les désignations sont également bloquées, ce qui signifie qu'aucun avocat ne sera présent en garde à vue, en comparution immédiate, devant le juge d'instruction et devant le juge des libertés et de la détention. L'action vise également le contentieux des mineurs et celui des étrangers, ainsi que les désignations en matière d'aide juridictionnelle. En clair, les avocats qui se présenteront aux côtés d'un justiciable le feront bénévolement puisqu'ils ne pourront prétendre à aucune rémunération au titre des désignations de l'ordre.
Rassemblement prévu mercredi devant le palais de Justice

Le mouvement qui devrait se prolonger jusqu'au 13 janvier inclus est « reconductible », annonce la bâtonnière Christina Kruger. Un rassemblement est d'ores et déjà prévu mercredi 8 janvier à midi sur le parvis du palais de justice de Strasbourg.
À Saverne, pas de conseil

À Saverne, suivant l'appel lancé par le Conseil national des barreaux, les trente avocats étaient en grève ce lundi pour une semaine, cette grève étant reconductible. Les prévenus présentés au tribunal correctionnel dans le cadre d'une comparution immédiate ce lundi après-midi n'ont ainsi pas été jugés.
À Colmar, quasi 100 %

La grève du barreau de Colmar a été suivie à quasiment 100 % ce lundi, premier jour d'une semaine de mouvement annoncé le 3 janvier. « C'est une grève dure, totale, de toutes les audiences, sans, ou presque sans exception, a indiqué le bâtonnier Sacha Rebmann. Le but est bien d'enrayer la machine judiciaire et de provoquer une paralysie totale de toutes les audiences. » Évoquant les affaires traitées par le juge aux affaires familiales (JAF), le bâtonnier a reconnu que la grève pouvait sembler contraire à la culture de la profession et être « compliquée à gérer » dans les cas de dossiers sensibles et toujours urgents. « Mais si on commence à faire des exceptions, on a toujours de bonnes raisons de prendre un dossier JAF... »

Craignant d'être taxés de corporatisme alors qu'ils s'inscrivent dans le Collectif SOS retraites, réunissant des professionnels de santé, de l'aérien, du droit et du chiffre, les avocats du barreau de Colmar n'ont pour l'instant pas décidé de battre le pavé.
À Mulhouse,deux manifestationset une grève totale

Réunis en assemblée générale ce lundi, les avocats du barreau mulhousien ont, comme leurs confrères strasbourgeois, validé le principe d'une grève jusqu'à lundi 13 janvier inclus. Pour les modalités, les robes noires ont décidé de ne pas faire une semaine de justice totalement morte. « Des avocats et des référents ont été désignés afin d'être présents à toutes les audiences et demandé les renvois systématiques de toutes les affaires », explique Marie-Laure Schott, la nouvelle bâtonnière. Elle précise que les jeudi 9 et samedi 11 janvier, les avocats seront présents derrière la bannière du barreau mulhousien dans les grandes manifestations intersyndicales et interprofessionnelles.

 

 
 

 

Social  Réforme Retraites : âge pivot, le déblocage ?

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:23:45

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Social  Réforme
Retraites : âge pivot, le déblocage ?
Conférence de financement, décote temporaire et non totale en cas de départ à la retraite avant 64 ans : la négociation s'ouvre ce mardi sur l'âge pivot, rejeté par les syndicats réformistes et par l'opinion. Mais gouvernement et patronat semblent prêts à des concessions.
 

 
Samedi 4 janvier, des gilets jaunes ont participé à une mobilisation à l'appel de la CGT à Paris.
Marcheurs forcés, entassés dans les bus ou sur leurs trottinettes, furieux, solidaires ou résignés, les Parisiens n'ont pas vu ce lundi de changement à leur retour de vacances. Ça coince toujours dans la capitale. « Jamais le compromis ne m'a semblé aussi proche », s'est pourtant réjoui l'optimiste ministre de l'Économie Bruno Le Maire, ce lundi sur France Inter, qui imagine une sortie de crise possible sur la réforme des retraites, après plus d'un mois de contestation.

Trop optimiste ? En ce mardi de reprise de négociations, une porte semble en tout cas s'entrouvrir, en particulier pour trouver un compromis sur l'âge pivot de 64 ans, devenu le principal point de blocage de la réforme. Aussi bien avec les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, UNSA) que dans l'opinion : selon un sondage Elabe/BFMTV, 54 % des Français sont prêts à accepter un système de retraite par points, mais deux tiers s'opposent à l'âge pivot.
Dépôts pétroliers bloqués ?

Rappelons que cet âge détermine le montant de la pension : tout salarié qui cesserait son activité entre 62 ans (âge légal) et 64 ans (âge pivot) subirait une décote sans limite de temps (sauf les salariés en carrière longue, pénibilité ou régime « spécifique » type militaire, gardien de prison, etc.).

Dimanche, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a proposé « une conférence de financement » du système des retraites. Son but est simple : séparer le volet purement financier du projet de loi en préparation, le renvoyer à une grande « conférence » de plusieurs mois... et ainsi remettre en débat le déficit du régime, et donc le besoin d'instaurer un âge pivot.

« Le gouvernement prend note avec intérêt », approuve la porte-parole Sibeth Ndiaye, ajoutant toutefois que le président de la République n'entend pas réaliser une réforme non financée.

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a aussi qualifié de « très bonne proposition » l'idée d'une décote temporaire en cas de départ à la retraite avant l'âge pivot.

Une idée lancée cette fois par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand. Un autre signe d'ouverture a été donné par le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, qui a indiqué ne pas être « arc-bouté sur l'âge pivot ». C'est nouveau côté patronat.

En revanche, le camp des opposants reste inflexible. Philippe Martinez (CGT) attaque sur le terrain politique en évoquant la progression de l'extrême droite : « En n'écoutant pas la partie du pays opposée à cette réforme, on joue avec le feu sur la future échéance électorale. »

Le secrétaire général de FO Yves Veyrier a également averti que son syndicat n'était « pas prêt à signer un accord », même si l'âge pivot devenait temporaire. La Fédération CGT de la chimie a de son côté appelé à un blocage des installations pétrolières à partir de mardi pour quatre jours. Et les représentants des avocats à durcir la grève dans les tribunaux pour défendre leur régime autonome. Des syndicats d'infirmiers et de kinésithérapeutes ont aussi pour mot d'ordre la grève.
L'opinion partagée

La semaine s'annonce donc tendue, ponctuée par une série de mobilisations contre la réforme : les plus hostiles au projet ont prévu deux grosses journées d'action jeudi 9 et samedi 11 janvier.

L'opinion continue de son côté à être partagée. Selon un sondage Ifop pour le JDD, 55 % de personnes interrogées souhaitent que le gouvernement n'aille pas au bout de la réforme en l'état. Dans toutes les enquêtes, le soutien à la mobilisation reste supérieur à l'hostilité. Et dans les trois derniers sondages (Odoxa, Ifop, Elabe), le même point cristallise l'opposition à la réforme : l'âge pivot.

 

 
 

 

Éducation « Des écoles seront fermées »

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:29:07

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Éducation
« Des écoles seront fermées »
 

 
Les mouvements de grève avaient été particulièrement bien suivis en décembre 2019 au sein de l'éducation nationale. Les syndicats enseignants étaient toujours bien représentés lors des rassemblements organisés entre les fêtes de fin d'année.Les promesses de revalorisation salariale des enseignants sont jugées bien insuffisantes pas les syndicats, FSU, FO, SUD, Solidaires... qui estiment que cette réforme entraînera inévitablement une baisse des pensions. En outre, ces revalorisations ne profiteront pas à tous, dénoncent les syndicats. « Les voeux du président ont confirmé la volonté de passer en force », prévient le SNUipp-FSU.

La détermination syndicale n'a pas changé depuis le début des vacances scolaires, mais rien ne dit que la mobilisation sera aussi forte jeudi 9 janvier que lors de la journée du 17 décembre. Les enseignants du premier degré, qui ont jusqu'à mardi 8 h pour se déclarer grévistes, seront-ils prêts à perdre une nouvelle journée de salaire ? Le SNUipp-FSU du Haut-Rhin avait déjà connaissance, lundi matin, de « trois écoles fermées ». Il y en aura sans doute bien d'autres en Alsace. De nombreux enseignants devraient participer aux manifestations organisées à Strasbourg, Mulhouse, Sélestat...

Dans le second degré, les enseignants ne sont pas obligés de se déclarer grévistes. Une assemblée générale éducation/enseignement supérieur sera organisée jeudi à 10 h à l'Université de Strasbourg.

 

 
 

 

Colmar... Une petite accolade, Gilbert ?

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:06:43

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Colmar... Une petite accolade, Gilbert ?
 

 
Dans un dossier paru mi-décembre, le journal Le Monde s'émouvait de la rareté croissante du contact humain. Par méfiance ou hygiénisme - et encore plus en ces jours d'épidémie galopante de gastro-entérite -, on se touche de moins en moins. Accolades, bises et autres cajoleries sont moins socialement acceptées, le tactile devenant le monopole des écrans... Le mouvement #MeToo et les scandales pédophiles sont aussi passés par là, introduisant une confusion entre toucher et attouchement, entre geste d'affection ou d'encouragement et mains baladeuses. Et c'est bien dommage car le toucher est un antidépresseur naturel du corps qui sécrète ocytocine et sérotonine et joue un rôle important dans notre développement neurologique.

Lorsque le quotidien du soir indique que cette connaissance des pouvoirs magiques du toucher n'a pas échappé au personnel politique, on pense immédiatement à Jacques Chirac. Mais on se dit qu'à Colmar, nous avons l'équivalent de cet animal politique : le très tactile Gilbert Meyer, qui n'hésite pas à poser la main sur le bras ou l'épaule de ses interlocuteurs et aime faire durer la pression d'une poignée de main. Vu sa longévité en politique, cette attitude semble lui avoir réussi !
Véronique BERKANI

 

 
 

Colmar Gare Ils veillent sur leurs bagages

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:55:49

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Colmar Gare    Ils veillent sur leurs bagages
 

 
Depuis fin novembre, Luggy s'est spécialisé dans la consigne de bagages. Sur demande, ils les récupèrent même là où les touristes le souhaitent. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Il fut un temps où la plupart des gares françaises étaient équipées de consignes à bagages. C'était avant. Avec le renforcement des mesures de sécurité, et les menaces de colis piégés, les casiers ont été scellés un peu partout en province. Il n'y a guère que les très grandes villes qui dispensent encore ce service à la sortie des quais. Au prix de moyens humains et logistiques conséquents et de scanners à rayons X pour explorer le contenu des valises.

À Colmar, les touristes en transit se sont retrouvés parfois penauds pendant les fêtes en débouchant place de la Gare. Ceux qui espéraient contempler les marchés autour de la cathédrale, à l'occasion d'une étape de quelques heures entre deux trains pour Strasbourg ou Bâle, ont fait l'amère expérience de devoir trimbaler leurs valises à roulettes dans la cohue. Les grèves de la SNCF, qui ont rallongé ces escales, ont encore accentué l'encombrement.
Scellé à l'arrivée,descellé à la sortie

D'autres visiteurs des fêtes, rodés aux voyages internationaux, ont trouvé la solution sur internet. Elle se trouve notamment à 550 mètres de la gare, où une nouvelle société s'est créée fin novembre dans la rue des Taillandiers, dédiée à 100 % à la conciergerie de bagages. Son fondateur, Pierre Leboeuf, également propriétaire de gîtes, a perçu « le besoin d'une bagagerie digne de ce nom » autour de la Petite Venise à force d'être sollicité par des locataires.

L'entreprise, baptisée « Luggy », pour luggage et storage (bagage et stockage en anglais), permet de déposer ses valises sept jours sur sept de 9 h à 19 h moyennant 6,90 euros. Pour profiter d'un séjour « en toute légèreté », le service se veut ultra-rassurant pour les touristes. « Leur bagage est entreposé dans un local sécurisé, scellé à son arrivée et descellé à la sortie devant le client », rassure le patron. On y accède seulement « en s'annonçant à l'interphone ».
Dans les commerces,les hôtels...

Pour moins de 10 euros, Luggy offre encore d'aller récupérer les sacs des voyageurs sur le lieu de leur choix (gare, hôtels...), de les stocker puis de les redéposer là où ils le souhaitent. Après cinq semaines d'expérience, dans une période d'affluence exceptionnelle, le créneau s'annonce porteur et prometteur. Pierre Leboeuf a accueilli des clients « de presque tous les continents », et pas que des victimes des grèves qui ont trouvé chez lui un moyen « de profiter de leur mésaventure ».

L'engouement est tel que la société prévoit de migrer rapidement encore plus près du centre-ville, sur la route des touristes de Bartholdi, avant de se développer peut-être dans d'autres pôles touristiques du pays. D'autres sociétés occupent déjà ce créneau, avec des consignes dans les hôtels ou chez les commerçants à réserver sur internet. Nannybag est l'un des leaders de ce marché avec des propositions dans quelque 250 villes à travers le monde.
« Des valises qui pèsent parfois une tonne »

Parmi les six « Nannies » de Colmar, il y a la boutique « A la Pivoine » de la fleuriste (et décoratrice) Magali Halay rue Turenne. Il n'y a pas de transaction entre les commerçants et les touristes. Sur ce site, toute consigne doit être réservée exclusivement en ligne. Il faut compter six euros par bagage pour 24 heures de stockage, sans limite de taille ou de poids. Après un peu moins d'un an d'expérience, la patronne valide l'idée d'une « réelle demande ».

« Il faut se rendre à l'évidence, il y a de plus en plus de touristes, et qui ne sont pas forcément dans nos commerces ». Avant d'être un moyen de les attirer à l'intérieur, « c'est d'abord un service qui leur évite de se frotter aux pavés, au monde, aux poussettes, avec des valises parfois d'une tonne ». Il permet aussi de ne pas laisser des choses précieuses « sans surveillance » dans les voitures. Il faut quand même veiller à les récupérer avant la fermeture. Au risque de se réveiller avec des valises sous les yeux.
Philippe VIGNERON

 

 
 

Fréland  Voeux du maire Préoccupations climatiques

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 05:40:30

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Fréland  Voeux du maire
Préoccupations climatiques
Dimanche soir, plus d'une centaine de personnes ont été accueillies par Jean-Louis Barlier -et par le soleil- pour les voeux de la municipalité en ce début d'année.
 

 
Yolande Vilmain a reçu une médaille pour 30 années de service.
Parmi elles d'autres élus, maires de Katzenthal : Nathalie Tantet-Lorang, d'Aubure : Marie-Paule Gay, d'Ammerschwihr : Patrick Reinstettel, Alain Vilmain représentant le maire de Labaroche, et Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental. Ainsi que les représentants de la gendarmerie, -le lieutenant Lepetit et l'adjudant-chef Schaffhauser-, des brigades vertes, de l'ONF, la capitaine Demoulin des sapeurs-pompiers, et une majorité de présidents d'associations, notamment la troupe de théâtre du Foyer-Club et bien entendu de l'Harmonie de Fréland sous la direction d'Alain Ancel constituée aujourd'hui essentiellement de cuivres avec les bois aux avant-postes et qui ouvrit la séance avec des airs roboratifs, Alsa fast, Hallo boy ! ou la valse du Traminer...

Le maire prit ensuite la parole, remerciant d'abord les présents mais évoquant ceux qui n'avaient pu l'être, notamment Martine Thomann, la première adjointe. Il donna ensuite des chiffres précis concernant la vie civile, mariages, décès, et les naissances qui maintiennent un niveau favorable dans cette commune comptant à ce jour 1375 âmes.

Il révéla ensuite l'inquiétude justifiée à l'égard de démesures climatiques -alternance anarchiques de températures, fréquence de tempêtes violentes, - préjudiciables aux agriculteurs et à la forêt, soumise à un autre danger, la prolifération des scolytes qui dans tout le Grand Est pourraient gangrener des surfaces supérieures à celles détruites par la tempête Lothar en 1999 ! Et de soumettre à la réflexion la plantation d'essences plus résistantes qu'il faudrait traquer du côté du pin corse, du cèdre du Liban, du sapin de Turquie, voire du séquoia (en admettant que le renouvellement donne des résultats conséquents en 60 à 80 ans pour les résineux, 100 à 200 pour les feuillus).

A ces désordres s'ajoutent d'autres, naturels aussi, des populations de sangliers en surnombre et des dégâts qui leur sont attribués (50 ha à Fréland).

Jean-Louis Barlier évoqua ensuite la question latente du PLUI rendue inopérante pour le moment du fait d'une nouvelle loi impliquant de nouvelles normes chiffrées pour les 8 communes du canton.

Il réitéra ses encouragements au dynamisme culturel de la commune en y ajoutant la Maison du pays Welche, rappela les manifestations et cérémonies de mémoire, principalement pour les 105 ans des premiers combats de 14-18, les 75 ans de la Libération de la commune par les Américains, et la date du 8 septembre dédiée aux Frélandais ayant hébergé des évadés polonais.

Respectant l'obligation de réserve de la période électorale, Jean Louis Barlier s'abstint de discourir de bilans et de projet, se limitant à ceux déjà réalisés ou connus, les logements promis sur l'ancien site Seral, la suite espérée des aménagements de Salem, le déploiement de la fibre optique soutenue par le Grand Est, des chantiers plus réduits localement comme la signalétique du sentier des muletiers..

Il relata aussi les changements administratifs dans le personnel de mairie et l'embauche de deux nouvelles institutrices à mi-temps, avant de laisser la parole à Pierre Bihl.

Le conseiller départemental avait lui la possibilité de revenir sur les projets effectifs, d'appuyer le propos de quelques chiffres, en élargissant toutefois la vision à la CCVK (aire de covoiturage, Carrefour des Vignes et liaison avec des pistes cyclables, centre nautique, dotations aux collèges de Kayserberg et d'Orbey...)

La cérémonie des voeux 2020 se termina classiquement par le verre de l'amitié, et la galette des Rois, calendrier oblige. Mais avant Jean-Louis Barlier et Pierre Bihl avaient remis à Yolande Vilmain, employée municipale, une médaille récompensant 30 ans de carrière.

 

 
 

 

Ensisheim  Voeux du maire Satisfactions et grincements

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:34:40

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Ensisheim  Voeux du maire
Satisfactions et grincements
Fixée traditionnellement au premier dimanche de l'année, la cérémonie des voeux d'Ensisheim a réuni, dimanche après-midi, les représentants des corps constitués, des associations de la ville et des personnalités politiques pour une succession de discours.
 

 
Le maire d'Ensisheim, Michel Habig, a présenté ses voeux ce dimanche.
Comme d'habitude, Philippe Krembel, adjoint au maire, a joué les Monsieur Loyal, avec son humour habituel, parfois un peu caustique, présentant un trio de musiciennes, deux élèves de la classe de violon, Louise et Rebecca, et leur professeure, Aurélie Estatico, au piano, qui a ouvert la cérémonie en musique.

Après le son, l'image et le non moins traditionnel film de 17 minutes, qui n'est pas une somme des événements de l'an passé, mais une manière de présenter la ville de manière attractive.
« Mener à terme des projets nécessaires au développement du territoire »

Le bilan, c'est le maire d'Ensisheim, Michel Habig qui l'a dressé. Un bilan qui se projette sur l'avenir, avec la mise en application dès cette année du PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal) pour « mener à terme des projets nécessaires au développement du territoire ».

Il a également évoqué la construction de la bibliothèque-médiathèque, qui devrait s'achever cet été, la poursuite des relations amicales avec Markdorf, dont on a fêté en 2019 le 45e anniversaire, la reconversion de l'ancien site minier des mines de potasse, entre la cité et la ville, et son aménagement par la Foncière Hugues Aurèle, pour la construction de plus de 500 logements.
Une nouvelle liaison entre l'échangeur de l'autoroute et la RD 201

Par ailleurs, il a mentionné le développement des zones d'activités, de la simple zone de proximité, essentiellement pour artisans, à la zone d'intérêt départemental et régional pour de très grandes entreprises, avec la création, à terme, de près de 1 500 emplois, la réalisation de la nouvelle liaison entre l'échangeur de l'autoroute et la RD 201, le déploiement de la fibre optique...

Il a terminé en déplorant la baisse continue des dotations couplée à des prélèvements de péréquation, qui ont coûté quatre millions à la communauté, et en remerciant tous les acteurs du développement de la ville et du bien vivre à Ensisheim.

Parmi les invités, le député Raphaël Schellenberger a rendu hommage aux militaires du RMT, actuellement en opération à Bagdad, et s'est montré particulièrement virulent à propos de la fermeture « politicienne » de la centrale nucléaire de Fessenheim, « la plus sûre de France », et des promesses de l'État. « Mais on ne voit rien venir ». Et il a souhaité « qu'on fasse durer le modèle social alsacien ».

La cérémonie s'est terminée par la remise de la médaille d'honneur de la Ville et le verre de l'amitié, avec la galette des rois.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Berrwiller  Voeux M2A : respecter l'identité de chaque commune

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:26:27

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Berrwiller  Voeux
M2A : respecter l'identité de chaque commune
 

 
En tant que président de M2A, Fabian Jordan pouvait difficilement faire l'impasse sur sa deuxième casquette et les enjeux de l'intercommunalité. « L'intercommunalité, c'est tout simplement l'avenir de nos communes, à condition de respecter l'identité de chacune d'entre elles », martèle l'élu. Et d'ajouter : « Notre agglomération nous permet de développer des projets ambitieux que nous n'aurions pu porter collectivement autrement. »

« La période qui s'ouvre nous permettra de transformer l'essai, de porter au plus haut notre agglomération, en développant un nouveau projet de territoire audacieux », assure le président de M2A. « Notre projet de territoire devra embrasser toutes les compétences qui font l'agglomération : le transport, l'énergie, l'habitat, le renouvellement urbain, l'aménagement, l'innovation, et le développement économique, le soutien à l'enseignement supérieur, les équipements sportifs, culturels et touristiques, les déchets, les services aux familles... Toujours avec le souci constant et transversal de développer l'activité économique et l'emploi, de protéger l'environnement, et d'apporter à nos concitoyens des services de proximité », conclut Fabian Jordan.

 

 
 

 

Sainte-Croix-aux-Mines  Cérémonie des voeux Sapins, sangliers et surprise !

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:47:31

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Sainte-Croix-aux-Mines  Cérémonie des voeux
Sapins, sangliers et surprise !
De la gravité teintée d'humour : Jean-Marc Burrus a présenté ses voeux à la population dimanche à l'heure de l'apéritif. Avec deux thèmes : la forêt et l'agriculture.
 

 
Jean-Marc Burrus entouré du conseil municipal.
Avant même de saluer ses invités, Jean-Marc Burrus a fait respecter une minute de silence en l'honneur de Claude Schmitt, son prédécesseur décédé l'an dernier, des suites d'une longue maladie. « Son engagement au service de notre commune et celle de Sainte-Marie-aux-Mines, son engagement au service de la communauté de communes du Val d'Argent et des sociétés resteront gravées dans nos mémoires. »

Entouré d'une partie du conseil municipal adulte et enfant, il a pu souhaiter la bienvenue à un public venu nombreux dans la salle des fêtes. Il précise qu'il ne présentera aucun projet pour 2020, hormis la continuité des projets déjà en cours, devoir de réserve oblige, avant une élection.
Une pensée aux sinistrés

Il a tout d'abord eu une profonde pensée pour l'ensemble des sinistrés des deux « incendies d'une ampleur sans précédent dans notre commune » qui se sont produits l'an dernier.

Il a ensuite développé deux thèmes marquants concernant l'environnement naturel. Tout d'abord la forêt, sa spécialité. Revenant sur la tempête Lothar du 26 décembre 1999, il souligne que « vingt ans après, à peine reconstituée, elle est à nouveau fragilisée, meurtrie, par un ennemi beaucoup plus sournois, moins visible mais tout aussi ravageur qu'est le changement climatique. Au fil des années, les dégâts provoqués par la sécheresse seront plus importants que ceux provoqués en un jour par Lothar. »

Il ajoute: « Fragilisés par l'augmentation des températures depuis 2015, les épicéas sont attaqués par les insectes dont le fameux bostryche, et doivent être exploités au plus tôt, afin d'éviter la propagation ou tout simplement afin de rentrer dans nos frais d'exploitation. »

Il met en garde la population : « Faites attention en vous promenant en forêt, les arbres dépérissant portent très souvent des branches mortes qui peuvent tomber à tout moment. Éloignez-vous des zones un peu sensibles ! » Avec un clin d'oeil à l'engagement du forestier en charge, Valérian Visca.
« Notre sapin, lanceur d'alerte »

Exploitant forestier lui-même, il souligne que « pour la première fois en 2019, nous constatons que même le sapin des Vosges, notre essence autochtone, indigène, sèche. Pour moi, le sapin Abies Alba ou pectinata, notre essence vosgienne par excellence, est notre plus grand lanceur d'alerte. [...] Dans notre forêt communale, sur un peu plus de mille hectares, et sur les trois dernières années, la récolte de bois morts ou dépérissants a été multipliée par trois. Selon les projections, en 2100, le climat de l'Alsace sera proche de celui de la Camargue ».

Il compte sur les services forestiers de l'État pour trouver des solutions à cette transition écologique, comme la plantation de nouvelles espèces d'arbres, naturellement résistantes à la sécheresse. « Nous devons également avoir une réflexion locale, dans le Val d'Argent, unir nos forces pour donner une chance à notre environnement forestier pour construire ensemble la forêt de demain. »
« Envoyez-nous unou plusieurs Obélix ! »

Deuxième thème abordé, celui de l'ampleur des dégâts de sangliers, « dans le groupement d'intérêt cynégétique, Sainte-Croix-aux-Mines arrive en tête pour les dégâts les plus importants, je me passerais bien d'un tel record ! » Pour le maire, « cette situation est intenable, inacceptable : l'outil de travail de l'agriculteur est sans cesse malmené voire détruit. L'augmentation du prélèvement des sangliers et le nouveau schéma cynégétique départemental devraient permettre de dissuader le nourrissage en montagne, grand responsable de la surpopulation de sangliers ».

De façon plus humoristique, Jean-Marc Burrus enjoint le public à manger du gibier, « vous ferez une bonne action pour les agriculteurs et les forestiers. Je lance également un appel à nos amis bretons de notre ville jumelée de Pluduno, s'ils pouvaient nous envoyer un ou plusieurs Obélix... » Ce qui provoque des rires dans la salle.

Le maire a encore pris le temps de citer de bonnes nouvelles : l'Intermarché installé aux Moules, la reprise de l'ancienne scierie ASF par les Produits de la Cigogne, le distributeur automatique de pizzas au centre du village, le chantier du contournement de Châtenois qui démarre...

Pour clôturer son discours, le premier magistrat a nommé, un par un, tous les élus de la commune, adultes et enfants, avant de laisser la parole à son adjoint aux travaux (lire ci-dessous) pour la présentation des travaux réalisés l'an dernier et de partager le verre de l'amitié.
Anne MULLER

Personne n'avait vendu la mèche : ce fut une véritable surprise pour Jean-Marc Burrus de recevoir la médaille de la vie associative, des mains d'Émilie Helderlé, dimanche matin à l'issue de son discours.

La conseillère départementale s'est amusée à dresser un portrait décalé du récipiendaire, remontant jusqu'à ses 7 ans : « Sylvie, qui allait devenir son épouse quelques années plus tard, le guettait de la fenêtre de chez sa grand-mère, tous les samedis, lorsqu'il passait avec sa carriole, accompagné de son frère. Il rejoignait alors déjà l'Accordina. » Elle rappelle qu'il a pris, au fil des ans, de plus en plus de responsabilités, jusqu'à en devenir le président, en 2003.

Dans le comité de jumelage avec Pluduno, il s'est impliqué dès sa création, en 2001. Jean-Marc Burrus a également été le président de jusqu'en 2018, « insufflant son dynamisme à cette association pour la remettre en route et la faire vivre ». Il est également membre d'associations forestières.

La conseillère départementale a souligné le « dynamisme de Jean-Marc, sa fougue et la passion qu'il met à mener à bien ce qu'il entreprend, son âme d'organisateur et de meneur qu'il met à profit dans ses rôles de président dans le monde associatif. » Elle a tenu à féliciter son épouse Sylvie pour « sa patience, sa compréhension et son soutien » auprès de lui.
Les aides départementales

Auparavant, Émilie Helderlé avait eu une pensée émue pour Claude Schmitt, l'ancien maire décédé, « avec qui j'avais plaisir à échanger ».

Elle a souligné que pour Sainte-Croix-aux-Mines, le Département a attribué un aide de 17 144 EUR pour la salle des fêtes, et 5 000 EUR pour la rénovation de l'éclairage public.

Au sujet de la rénovation de l'école, elle a confié avoir eu une discussion avec son père, la veille à midi : à la lecture de l'article de presse relatant la rénovation, ses souvenirs de petit élève sainte-creuzien lui sont remontés : le nom de ses enseignants d'alors, l'école du Petit et du Grand Rombach...

Dans ses voeux de bonne année, elle a souhaité également à tous de « pimenter votre vie d'un peu de fantaisie ».

 

 
 

 

Denis Wolff et Guy Rouget décorés

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 05:40:57

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Denis Wolff et Guy Rouget décorés
 

 
Denis Wolff (à dr.) a été décoré par le conseiller départemental Pierre Vogt de la médaille départementale de la vie associative.
Deux personnes méritantes ont été décorées. Pierre Vogt, conseiller départemental et ancien maire de Wittelsheim, a remis la médaille départementale de la vie associative à Denis Wolff, ancien gymnaste et entraîneur sportif dans cette spécialité. Il est aussi membre fondateur des clubs de badminton et d'escalade, et directeur du pôle animation en charge de la culture et des sports de la commune.

Yves Goepfert a remis la médaille d'honneur communale à Guy Rouget, qui fut président du centre socioculturel pendant 25 ans.

 

 
 

 

Trois Frontières « Le bâti ancien est non renouvelable »

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:08:55

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Trois Frontières « Le bâti ancien est non renouvelable »
 

 
« La production d'un bâti strictement résidentiel ne fabrique plus d'espace urbain de qualité : le bâti ancien est le seul à maintenir une structure urbaine, un espace social ! » Photo L'Alsace /P.-B.M.
Quels événements ont retenu votre attention cette année dans le monde et en France ?
Il me vient à l'esprit les premiers signes-alertes du dérèglement climatique (ouragans, précipitations, sécheresses...), tout comme la mobilisation des jeunes pour la planète. Au-delà de la « surmédiatisation », voire « manipulation », on perçoit une réelle prise de conscience de la jeunesse, laquelle a compris qu'elle n'a plus de temps à perdre. L'arrivée au pouvoir, jusqu'à nos portes, de dirigeants populistes-nationalistes de tous poils, aux discours simplistes et bien entendu porteurs, notamment à propos des dangers que représenteraient les migrants pour notre sécurité, nos richesses !

Je ne veux pas oublier le réveil tardif des autorités religieuses à propos des faits commis sur les enfants, au lendemain d'années de dénonciations volontairement maintenues sans suite par l'Église. Mon attention a été également retenue par les événements sociaux, gilets jaunes et luttes syndicales sectaires, qui divisent profondément le corps social français. Enfin, le phénomène d'« agrobasching », qui a pour effet d'accabler davantage le monde rural en grande difficulté, que de tenter d'apporter des réponses visant à la suppression totale des produits de synthèse.
Et en Alsace et dans la région frontalière ?

Pour moi, il s'agit de l'accélération de la main mise sur le foncier par les promoteurs en région frontalière, ayant pour effet une densification du bâti au détriment du cadre de vie et, de facto, la destruction de maisons anciennes aux qualités architecturales indiscutables ! La production de ce bâti strictement résidentiel ne fabrique plus d'espace urbain de qualité : le bâti ancien est le seul à maintenir une structure urbaine, un espace social !
Dans votre domaine d'activité, qu'est-ce qui a marqué 2019 ?

Indéniablement, l'accélération de la prise de conscience de la problématique de la préservation du bâti ancien. C'est bien davantage qu'une question patrimoniale, c'est également un enjeu économique, touristique et écologique.

En ce qui concerne l'aspect strictement patrimonial, le bâti ancien est non renouvelable, soit une ressource en quantité limitée : chaque perte est irréversible.

Mais il convient de souligner la nouvelle politique engagée par le conseil départemental du Haut-Rhin, en direction de la préservation du patrimoine bâti, avec des aides attribuées pour les travaux de restauration, notamment celles portées par le CAUE (conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement) 68, via une intervention gracieuse destinée aux demandeurs tant privés que publics. Ces procédures complètent celles existantes proposées par la Fondation du patrimoine et la Région Grand Est.

On peut se féliciter des succès des « stammtisch » orchestrés par l'Asma (l'Association de sauvegarde des maisons d'Alsace) et le nombre croissant de jeunes adhérents à l'association.
Que faites-vous pour la planète ?

Comme tout le monde, je trie sérieusement les déchets, en pratiquant également le compostage. Par ailleurs, je viens de remplacer ma chaudière au fioul par une chaudière à bois, et mon véhicule diesel. Je suis un inconditionnel des Amap (Association pour le maintien d'une agriculture de proximité), saluant les circuits courts et bio. Enfin, j'accorde une priorité aux achats sans ou avec peu d'emballages.
Un voeu pour 2020 ?

Je formule le voeu que l'arrivée de nouvelles personnalités à l'occasion des prochaines élections municipales permette la prise en compte sérieuse de la nécessité impérieuse de nouvelles politiques territoriale, urbaine et patrimoniale. Comme pour le climat, il n'y a plus de temps à perdre !
Propos recueillis parPaul-Bernard MUNCH

 

 
 

Quatre start-ups alsaciennes à Las Vegas

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:39:14

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Quatre start-ups alsaciennes

à Las Vegas

Pour la septième année consécutive, en vue du rendez-vous mondial du Consumer electronic show (CES), l'agence nationale Business France et l'écosystème French Tech dédié aux start-ups ont sélectionné de jeunes pousses particulièrement innovantes. Après avoir bénéficié d'un programme d'accompagnement, elles exposeront leurs innovations dans les halls de l'édition 2020 qui ouvre ses portes dans quelques jours à Las Vegas. Onze d'entre elles sont originaires de la région Grand Est qui, avec le concours de CCI International, a également aidé la plupart à préparer et à financer leur déplacement.

Des serres connectées

Parmi celles-ci figurent quatre start-ups actives dans le Bas-Rhin, à commencer par MyFood, jeune entreprise installée à Molsheim qui développe des serres connectées permettant de produire soi-même ses fruits et légumes en ville via un système associant culture hors-sol et élevage de poissons. « Notre start-up vient de boucler début décembre une levée de fonds de 2 millions d'euros via une opération de financement participatif. La BPI et deux investisseurs privés, dont un Français expatrié en Californie, ont complété le tour de table. À Las Vegas on entend notamment en profiter pour tester l'appétence du marché nord-américain et rencontrer des fonds d'investissement pour soutenir sa croissance à l'export », explique Mickaël Gandecki, l'un de ses dirigeants.

La deuxième est la société Kwit, start-up strasbourgeoise fondée en 2017 et qui développe une application aidant au sevrage tabagique de manière non médicamenteuse, ludique et originale. En mai dernier, Kwit et MyFood avaient toutes deux déjà participé au salon parisien VivaTech, la version française du CES.

La troisième est TransChain, une jeune société strasbourgeoise qui propose une solution pour tracer les produits à travers les chaînes d'approvisionnement et qui participe pour la deuxième fois au CES après l'édition 2019. La dernière est Moonhealth, une start-up strasbourgeoise qui, avec la collaboration d'un laboratoire de recherche, de professionnels de santé et du Centre européen d'étude du diabète (CEED), a développé une plateforme de télésurveillance du diabète.

Sept autres entreprises complètent la liste des participants du Grand Est. On y trouve Divacore (Metz, écouteurs et enceintes sans fil), BeeGift (Meuse, application qui favorise le commerce de proximité), Cybert-Detect (Meurthe-et-Moselle, solution d'analyse pour la cybersécurité basée sur la morphologie), Gowork & Co (Meurthe-et-Moselle, accompagnement des télétravailleurs dans la recherche d'espaces de travail et de réunion), l'Institut européen des antioxydants (Meurthe-et-Moselle, capteur de biomolécules destiné à détecter les maladies dues au stress), PassCare (Marne, plateforme numérique pour devenir acteur de sa santé) et Syslor (Moselle, solution de réalité augmentée pour visualiser des réseaux enfouis en 3D).

 

Pour la septième année consécutive, en vue du rendez-vous mondial du Consumer electronic show (CES), l'agence nationale Business France et l'écosystème French Tech dédié aux start-ups ont sélectionné de jeunes pousses particulièrement innovantes. Après avoir bénéficié d'un programme d'accompagnement, elles exposeront leurs innovations dans les halls de l'édition 2020 qui ouvre ses portes dans quelques jours à Las Vegas. Onze d'entre elles sont originaires de la région Grand Est qui, avec le concours de CCI International, a également aidé la plupart à préparer et à financer leur déplacement.

Des serres connectées

Parmi celles-ci figurent quatre start-ups actives dans le Bas-Rhin, à commencer par MyFood, jeune entreprise installée à Molsheim qui développe des serres connectées permettant de produire soi-même ses fruits et légumes en ville via un système associant culture hors-sol et élevage de poissons. « Notre start-up vient de boucler début décembre une levée de fonds de 2 millions d'euros via une opération de financement participatif. La BPI et deux investisseurs privés, dont un Français expatrié en Californie, ont complété le tour de table. À Las Vegas on entend notamment en profiter pour tester l'appétence du marché nord-américain et rencontrer des fonds d'investissement pour soutenir sa croissance à l'export », explique Mickaël Gandecki, l'un de ses dirigeants.

La deuxième est la société Kwit, start-up strasbourgeoise fondée en 2017 et qui développe une application aidant au sevrage tabagique de manière non médicamenteuse, ludique et originale. En mai dernier, Kwit et MyFood avaient toutes deux déjà participé au salon parisien VivaTech, la version française du CES.

La troisième est TransChain, une jeune société strasbourgeoise qui propose une solution pour tracer les produits à travers les chaînes d'approvisionnement et qui participe pour la deuxième fois au CES après l'édition 2019. La dernière est Moonhealth, une start-up strasbourgeoise qui, avec la collaboration d'un laboratoire de recherche, de professionnels de santé et du Centre européen d'étude du diabète (CEED), a développé une plateforme de télésurveillance du diabète.

Sept autres entreprises complètent la liste des participants du Grand Est. On y trouve Divacore (Metz, écouteurs et enceintes sans fil), BeeGift (Meuse, application qui favorise le commerce de proximité), Cybert-Detect (Meurthe-et-Moselle, solution d'analyse pour la cybersécurité basée sur la morphologie), Gowork & Co (Meurthe-et-Moselle, accompagnement des télétravailleurs dans la recherche d'espaces de travail et de réunion), l'Institut européen des antioxydants (Meurthe-et-Moselle, capteur de biomolécules destiné à détecter les maladies dues au stress), PassCare (Marne, plateforme numérique pour devenir acteur de sa santé) et Syslor (Moselle, solution de réalité augmentée pour visualiser des réseaux enfouis en 3D).

 

 
MyFood, jeune entreprise installée à Molsheim, développe des serres connectées. Photo DNA / J.P KAISER

 
 
 

Novartis finalise la reprise de The Medicines Company

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:44:11

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Novartis finalise la reprise de The Medicines Company
 

 
Novartis a bouclé son offre de reprise sur le laboratoire américain The Medicines Company et son unique traitement anticholestérol expérimental, l'inclisiran. L'opération valorise la cible de reprise à près de 10 milliards de dollars (soit près de 9 milliards d'euros).

La multinationale rhénane a récolté en date du 3 janvier environ trois quarts des parts encore en circulation, soit 60,7 millions de titres d'une valeur nominale de 0,1 cent, au prix annoncé de 85 dollars chacune. Quelque 13,7 millions de parts supplémentaires (environ 16,9 % du total) font l'objet de promesses de présentation, précise un communiqué publié lundi.

Novartis entend désormais fusionner The Medicines Company avec son entité Medusa Merger Corporation, afin d'en faire une filiale indirecte à part entière. Les détenteurs d'action restantes se verront offrir en compensation 85 dollars par titre. The Medicines Company sera subséquemment retirée du Nasdaq.

 

 
 

VéloCité  Mulhouse Une 41e station qui innove

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:27:09

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VéloCité  Mulhouse
Une 41e station qui innove
Le réseau mulhousien de vélos en libre-service vient de s'enrichir d'une nouvelle station. Installée pour l'heure à proximité de la Box Briand, elle a deux particularités : elle fonctionne au solaire et elle est facilement déplaçable.
 

 
La nouvelle station VéloCité est installée pour l'heure avenue Aristide-Briand.
Pas de borne, contrairement aux 40 autres stations, mais un panneau solaire qui se dresse à côté de ses 15 emplacements à vélo : une nouvelle station différente des autres est venue enrichir peu avant Noël le réseau mulhousien de vélos en libre-service.
Presque une premièreen France

Installée le 20 décembre à proximité de la Box Briand, avenue Aristide-Briand, cette 41e station VéloCité est la première de ce nouveau type que le groupe JCDecaux déploie à Mulhouse. Et même l'une des premières en France puisqu'il n'y en avait jusqu'ici qu'à Nantes.

« Elle est uniquement alimentée par son panneau solaire. Il y a une batterie. La station n'a donc pas à être raccordée au sol à un réseau d'électricité permanent », développe Nicolas Phlippoteau, le directeur régional Alsace Franche-Comté de JCDecaux. Il faut dire que l'absence de borne - qui a pour conséquence qu'on ne peut pas débloquer un vélo avec sa carte d'abonné ou un ticket d'utilisateur de courte durée, il faut utiliser l'application du Compte mobilité sur son smartphone - rend cette station peu consommatrice en électricité.

Deuxième spécificité : cette station peut être déplacée facilement puisque, outre le fait de ne pas être raccordée à un réseau électrique fixe, elle est montée sur une platine et non pas arrimée au sol. « Il n'y a donc pas besoin de travaux de génie civil. »

Avec ce nouvel équipement, la Ville de Mulhouse, m2A, qui pilote le Compte mobilité, et JCDecaux - « On travaille tous les trois de concert », souligne Nicolas Phlippoteau - poursuivent un double objectif. « Le premier est de pouvoir tester de nouveaux sites d'implantation où on envisage d'installer une station. Ça nous permet de voir si ça vaut le coup, c'est hyperintéressant », observe le directeur régional de JCDecaux.
Une station mobile déployée pour les grands événements

En l'occurrence pour ce premier test, il faudra que les usagers de la Box Briand, les habitants du secteur et ceux qui le fréquentent soient suffisamment nombreux à utiliser la nouvelle station mobile - qui devrait rester à cet emplacement quelques mois, « quatre ou cinq je pense », situe Nicolas Phlippoteau - s'ils veulent voir une station VéloCité pérenne à cet emplacement !

Deuxième objectif de la nouvelle station : « Ce n'est pas encore officiellement validé, mais l'idée serait de proposer une offre d'accès pour VéloCité lors de grands événements », poursuit le directeur régional de JCDecaux. Et si ce projet se confirme, sa première déclinaison pourrait se faire au printemps en installant la nouvelle station VéloCité mobile au Parc-Expo de Mulhouse pour la Foir'Expo.
Une incursion vers d'autres quartiers

Avec cette 41e station, l'idée est encore « d'essayer de trouver de nouveaux utilisateurs », complète Nicolas Phlippoteau, qui se réjouit de voir le nombre d'abonnés au réseau VéloCité connaître une forte augmentation (il est actuellement de 2940, 710 de plus qu'il y a un an).

On relèvera que ce nouveau site de la Box Briand, même s'il n'est donc pour l'heure que temporaire, marque aussi une petite incursion du réseau VéloCité en dehors de la zone où se concentre jusqu'ici l'essentiel des stations (le centre-ville, Dornach et le Bas-Rebberg). Y aura-t-il d'autres stations dans d'autres quartiers (on pense notamment au Drouot, à Bourtzwiller ou aux Coteaux) ? Il n'y a pas de projets de nouvelles implantations actés pour l'heure, indique le gestionnaire du réseau. « On est dans une démarche de test, d'expérimentation. Mais je pense que ça montre aussi le désir de la Ville et de M2A de développer ce service. »

La nouvelle station VéloCité mobile et fonctionnant à l'énergie solaire représente un investissement de l'ordre de 50 000 EUR. « Mais tout ça ne coûte rien ni aux usagers, ni aux collectivités, c'est financé par la publicité sur les mobiliers urbains de Mulhouse », souligne Nicolas Phlippoteau.
François FUCHS

 

 
 

 

Lutterbach/Mulhouse/Pfastatt Réseau d'eau Château d'eau remis en service : l'eau à nouveau à bonne pression

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:41:26

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Lutterbach/Mulhouse/Pfastatt Réseau d'eau
Château d'eau remis en service : l'eau à nouveau à bonne pression
Les travaux au réseau d'eau, menés depuis juin 2018 à Lutterbach et à Pfastatt, afin d'assurer une pression suffisante dans la partie haute de ces communes, sont achevés. Les nouvelles installations, d'un montant total de 2,4 millions d'euros, ont été inaugurées avant Noël.
 

 
La station de surpression enterrée à l'angle des rues du Sanatorium et de Dornach, à Pfastatt, comprend deux pompes de 60 m3/heure et deux de 120 m3. Le débit peut aller jusqu'à 200 m3/heure.
Les communes de Lutterbach et de Pfastatt souffraient d'un manque de pression d'eau dans leur partie haute et la défense contre l'incendie y montrait des insuffisances.

Pour pallier ces difficultés, les deux municipalités et le service des eaux de la Ville de Mulhouse ont alors décidé de créer une nouvelle zone de distribution. Celle-ci est desservie par une station de surpression enterrée à l'angle des rues du Sanatorium et de Dornach à Pfastatt, dont les pompes augmentent la pression de l'eau pour l'acheminer jusqu'au château d'eau de Lutterbach, qui constitue la réserve de la zone. Celles-ci s'enclenchent en fonction du niveau du réservoir de Lutterbach : si le seuil est bas, elles démarrent automatiquement ; s'il est haut, elles s'arrêtent. La station présente aussi la particularité d'alimenter la zone en direct, si le château d'eau devait être indisponible.
Trois villes pour une réalisation multiple

La Ville de Mulhouse, maître d'ouvrage, a assuré la coordination et le bon déroulement de l'ensemble des opérations et assumé la réhabilitation de l'ouvrage de Lutterbach, la mise en place de la station de relevage à Pfastatt, la pose d'une conduite maîtresse de diamètre 250 mm entre les deux équipements et le renouvellement d'une conduite, rue des Ancêtres à Pfastatt.

Les communes de Lutterbach et de Pfastatt ont pris en charge le remplacement des canalisations et le renforcement du réseau, pour améliorer la distribution. Le montant total de l'opération s'élève à 2,395 MEUR (millions d'euros) : 1,285 MEUR pour Mulhouse, 450 000 EUR pour Lutterbach et 660 000 EUR pour Pfastatt.
« On a utilisé toutes les compétences du service des eaux »

Les deux sites ont été inaugurés juste avant Noël par les élus : la maire de Mulhouse Michèle Lutz, son adjointe déléguée aux énergies, Maryvonne Buchert, et les maires de Lutterbach et de Pfastatt, Rémy Neumann et Francis Hillmeyer.

« On a utilisé toutes les compétences du service des eaux, pour déterminer précisément la zone qui avait besoin d'être alimentée de façon supérieure », ont souligné Denis Parmentier, le chef du service, et Jean-Roch Garaud, technicien, qui a eu en charge la partie lutterbachoise, pendant que Christelle Flick était responsable des opérations pfastattoises et que Didier Kern s'occupait du château d'eau.

Ce dernier ouvrage (lire également ci-contre), qui « a nécessité une longue réflexion, n'ayant plus été exploité depuis longtemps », a demandé un investissement de 160 000 EUR, pour revoir « les canalisations, réhabiliter les garde-corps en régie, refaire les pompes, installer des fenêtres pour avoir toujours des visuels, mettre le tout en sécurité et filtrer l'air pour garantir la qualité bactériologique ».
Antoinette OBER

 

 
 

 

Bartenheim Santé Un collectif lancé pour soutenir la Maison de santé

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:35:21

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Bartenheim Santé
Un collectif lancé pour soutenir la Maison de santé
Quelques citoyens se sont organisés en collectif ouvert à tous pour aider une maison de santé qui, comme l'a révélé le dernier conseil municipal de Bartenheim, serait fragilisée. Une réunion publique sera organisée le 10 janvier.
 

 
La maison de santé pluridisciplinaire de Bartenheim connaît des soucis ; un collectif a été créé pour la soutenir.
La Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) de Bartenheim va mal. Lors du conseil municipal, il y a une dizaine de jours, l'ensemble des élus locaux a voté une motion de soutien en sa faveur. Approbation à l'unanimité, avec des représentants des trois listes en lice pour les élections municipales. Bernard Kannengieser (qui n'est pas élu à ce jour mais qui mène la liste Bartenheim, unis !) a eu une idée : créer un collectif pour essayer de trouver des remèdes aux maux dont souffre la MSP.
Appel à toutes les bonnes volontés

Ce collectif est né et s'apprête à grandir. Il est dirigé par Matthieu Schoch et Sébastien Scholer, deux jeunes hommes originaires de Bartenheim : « Nous avions tous entendu qu'il y avait des soucis à la MSP. Au conseil municipal, c'est devenu officiel. Les médecins ont noué le dialogue avec les membres des listes en course aux municipales. Afin d'exposer la situation. »

Et ils auraient « chaleureusement accueilli la proposition d'un collectif ». Ce collectif, précise Matthieu Schoch, est « ouvert à toutes les bonnes volontés ».

Quand ses premiers membres ont discuté de solutions, ils ont pensé à « une levée de fonds. C'est cohérent et cela implique le citoyen ». Mais il s'agit aussi de recueillir toutes les idées à même d'assurer l'avenir d'une MSP dont le rayonnement dépasse de loin la seule commune de Bartenheim, « pour arriver à une solution technique, juridique, administrative... Et politique. Nous sommes là pour impulser ». Cela peut aussi aller au-delà, « en faisant appel aux compétences des gens ».

La MSP est née en 2012, dans un bâtiment reconverti. Ce dernier abritait auparavant un supermarché, racheté par un promoteur, PS Concept, qui a réalisé d'autres MSP, comme celle de Schirmeck. « Les médecins principaux ont investi avec ce promoteur qui reste propriétaire de deux cabinets et du parking. »
Problème de loyers

« Les problèmes sont divers : techniques, de gestion, ils engendrent des surcoûts... » La zone géographique touchée est vaste (lire ci-dessous). Des loyers trop élevés ? Ce serait un des soucis : les loyers demandés à chaque médecin ou personnel paramédical seraient très élevés, selon les médecins... Alors que, partout, des communes déroulent le tapis rouge à des personnels de santé et notamment à des médecins. « Et cela va au-delà des simples loyers symboliques, avec Huningue qui a accepté de verser une somme forfaitaire pour l'arrivée d'un généraliste ! », rappellent les militants du collectif qui déplorent « un précédent ».

Par ailleurs, certains cabinets ferment dans des communes voisines et la MSP a des afflux de patients ; sans compter qu'elle a une plage d'ouverture très large - cela fait partie de sejjs missions - et prend donc des patients plus tard le soir. Et il y a la démographie galopante de la région frontalière...

« Cet afflux de patients se fait au détriment d'autres missions », croient savoir les militants du collectif. Or, le but d'une MSP, c'est aussi, comme le demande l'ARS (Agence régionale de santé), de participer à des actions de santé publique, par exemple de l'information et de la prévention sur le diabète, l'obésité, des rétinopathies, etc. « C'est ce qui conditionne les subventions de l'ARS. »

Avec les problèmes actuels, « entre six et huit médecins et paramédicaux partiraient, à confirmer... Mais en tout état de cause, une hémorragie... Dès le début de l'année prochaine. »

Ce qui ne ferait qu'aggraver la situation financière de la Société interprofessionnelle de soins ambulatoires (Sisa) qui gère la MSP. Voilà pour le diagnostic.
Réunion le 10 janvier

Le « petit noyau de militant » grandit ; avec de premières idées : un rachat des murs par Saint-Louis agglomération ? L'appel à des fonds structurels européens ? Des souhaits : que les communes voisines se sentent concernées. Des revendications : un arrêt de bus pour la MSP... Ils veulent « voir ce que les citoyens peuvent proposer » : une réunion publique sera organisée le vendredi 10 janvier à 19 h 30, au foyer Saint-Georges. Il devrait y avoir du monde...

D'ici là, les idées sont recueillies sur la page Facebook du groupe, Unis pour la Maison de santé de Bartenheim, ou en écrivant à colmsp68870@gmail.com.

Et Sébastien Scholer de conclure : « Nous avons la chance d'avoir cette MSP. Mieux vaut agir avant que de tout perdre. Nous voulons conscientiser les gens. Pour que demain, il y ait encore des médecins à Bartenheim. Et un réseau de soins de proximité pour tous dans la région frontalière. »
Textes : Jean-Christophe MEYER Y ALLER Vendredi 10 janvier à 19 h 30 au foyer Saint-Georges à Bartenheim. Page Facebook du groupe : Unis pour la Maison de santé de Bartenheim ou colmsp68870@gmail.com

Y ALLER Vendredi 10 janvier à 19 h 30 au foyer Saint-Georges à Bartenheim. Page Facebook du groupe : Unis pour la Maison de santé de Bartenheim ou colmsp68870@gmail.com

 
 

 

Kunheim  Communauté de communes Réduction des déchets : le programme des animations

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:44:23

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Kunheim  Communauté de communes
Réduction des déchets : le programme des animations
En 2020, la communauté de communes poursuit ses actions pour la réduction des déchets : dans ce cadre, elle organise des ateliers zéro déchet décentralisés, certains à Kunheim.
 

 
Ces ateliers prendront le relais des ateliers zéro déchet organisés auparavant, bénévolement, par Véronique Scheer et Jill Köppe-Ritzenthaler. Comme par le passé ils se dérouleront à la Ludothèque Les Mickados au 1er étage de de l'Accueil Enfance Kunheim, 20, rue Albert Schweitzer.
Calendrier

- vendredi 10 janvier à 20 h : fabrication spray multi-usage, pastilles WC et thématique anticalcaire, avec Christelle Bigand (Taktik Eco)

- vendredi 7 février à 18 h : fabrication de dentifrice, déodorant et sels de bain avec la Maison de la Nature du Vieux Canal de Hirtzfelden ; à 20 h : table ronde bébé zéro déchet : atelier de fabrication de liniment, avec Christelle Bigand

- vendredi 6 mars à 18 h 30 : atelier « Parlons couches lavables ! » : introduction aux couches lavables et prêts de kits d'essai, avec l'Avis Vert, au réfectoire du multi-accueil (AEK) (gratuit) ; suivi à 20 h de fabrication de poudre lave-vaisselle et de liquide vaisselle, avec Christelle Bigand

- jeudi 9 avril à 18 h : atelier cosmétiques au naturel. Initiation et fabrication d'un baume à lèvres, d'une crème et d'une lotion hydratante, avec la Maison de la Nature du Vieux Canal, suivi à 20 h d'un atelier produits ménagers : fabrication de lessive et adoucissant, avec Christelle Bigand

- vendredi 13 novembre à 18 h : atelier cosmétiques de la ruche : comment utiliser des produits de la ruche (cire, miel et propolis) dans des petites recettes de cosmétiques au naturel, avec la Maison de la Nature du Vieux Canal.

- samedi 8 février et 16 mars : Repair-Café à la salle Kegreiss de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30.

Toujours dans l'optique de réduire les déchets, la commune a créé des andains de feuilles mortes et de déchets verts issus du fleurissement estival sur un pré à côté de la plaine de jeux. Ces andains serviront pour un jardin à courges plantées par les enfants du périscolaire et du multi-accueil. Deux arbres fruitiers vont trouver leur place à proximité. Les courges récoltées agrémenteront les différents moments culinaires et notamment les ateliers de cuisine dans le cadre d'une fête d'automne qui aura lieu le dimanche 11 octobre. Les exposants ou bénévoles potentiels intéressés peuvent prendre contact avec Véronique Scheer ou Jill Köppe-Ritzenthaler.

La participation et l'inscriptions aux différents ateliers est fixée à 8 EUR par personne et atelier, à payer sur place (penser à apporter des bocaux vides). Infos et inscriptions auprès de Vachilli Fessard au 06 80 12 57 09.

Les personnes qui ont des souhaits ou des propositions pour d'autres ateliers peuvent contacter, soit : veronique.scheer@orange.fr ou jill.koeppe68@orange.fr

 

 
 

 

L'orgue Callinet de Wildenstein : un patrimoine sauvegardé

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:11:07

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L'orgue Callinet de Wildenstein : un patrimoine sauvegardé
 

 
Ensemble, ils ont sauvegardé leur « pompe à cantiques » : le Callinet de Wildenstein. Photo DNA /J.-M.Z.
À Wildenstein, il y a certes la boule de Noël, trace d'un mythique passé de verriers. Mais il y a aussi des tuyaux remarquables : ceux d'une « pompe à cantiques ». L'orgue Joseph Callinet datant de 1832 est une trace d'une grande époque des orgues en Alsace. L'exemplarité de la préservation de l'instrument réside dans le fait qu'elle est l'essence d'une volonté collective. Le projet d'une délicate réfection date de 1998.

Le maire Frédéric Marinoni, son prédécesseur Jean-Marc Gewiss, les conseillers municipaux, la Fondation du patrimoine, le conseil de fabrique, le conseil départemental 68, la Drac et la cagnotte appelée « réserve parlementaire » du sénateur Danesi ont su jouer la partition de la réussite. Frédéric Bauer, le facteur d'orgue, et son jeune collègue Florian Weydmann, en ont été les doigts et l'âme : aujourd'hui le Callinet de Wildenstein est restauré. L'inauguration a eu lieu le 6 octobre 2019.

 

 
 

paroisse saint-léon Épiphanie Un conte pour animer la galette des aînés

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 05:39:50

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paroisse saint-léon Épiphanie
Un conte pour animer la galette des aînés
 

 
Les enfants de la paroisse ont interprété un conte autour de l'arrivée des Rois mages.
Assis autour de tables joliment décorées sur lesquelles étaient disposées des mandarines, les anciens de la paroisse Saint-Léon qui avaient répondu favorablement, dimanche, à l'invitation du comité des fêtes ont tout d'abord écouté les mots d'accueil et les voeux formulés par le président de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul et Saint-Léon, Bernard Plasse.

Organisée depuis de nombreuses années, cette rencontre autour de la galette de l'Épiphanie avait réuni près de 70 personnes de plus de 70 ans. Une pensée a été adressée à ceux qui n'ont pu se déplacer pour raisons de santé ainsi qu'à ceux disparus durant l'année écoulée.

Ont également été remerciés les donateurs et les bénévoles grâce à qui la fête de Noël et celle de ce jour ont pu avoir lieu. Parmi les invités, on comptait le premier adjoint Yves Hemedinger, l'adjoint Jean-Paul Sissler et le député Eric Straumann, représentant la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, qui était attendu.

L'après-midi a débuté par une petite saynète jouée par les enfants de la paroisse, un conte autour de l'arrivée des Rois mages à la crèche et s'est poursuivie par la dégustation de la galette des rois, accompagnée de boissons chaudes et vins. C'est Nono et son accordéon qui ont conclu cette rencontre, occasion d'évoquer les sujets d'actualité et de raviver bien des souvenirs.
J.-L. L.

 

 
 

 

Allemagne Nids de survie pour SDF

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 06:29:19

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Allemagne Nids de survie pour SDF
 

 
Les « nids d'Ulm » sont conçus comme une protection de survie pour la durée d'une nuit. Photo DPA
Deux «ovnis» appelés « nids d'Ulm » (« Ulmer Nester ») viennent de faire leur apparition dans la ville, à titre expérimental. Ces capsules de sommeil mobiles sont censées protéger les sans-abri de la mort par le froid. Ces « nids d'Ulm » font l'objet d'études scientifiques pendant la phase probatoire qui s'étale sur plusieurs mois, a annoncé Franziska Vogel du département des affaires sociales. Ces constructions en bois sont articulées et présentent à l'intérieur une simple surface de couchage. Elles s'adressent aux personnes qui évitent les offres d'aide existantes pour les sans-abri, comme l'hébergement de nuit.
Les sans-abri satisfaits

L'agence de presse allemande DPA relate que la faible hauteur de ces cabines d'hébergement et le manque d'installations sanitaires ont suscité des critiques avant leur mise en service. Le premier modèle a même été comparé à un... cercueil. « Le design a été retravaillé, de belles couleurs y ont été ajoutées », rétorque Franziska Vogel. Quant aux sans-abri eux-mêmes, ils avaient réservé un accueil très positif au projet lors de sa présentation. Dans un premier temps, la municipalité allemande veut tester plusieurs endroits dans la cité. Un premier « nid d'Ulm » a été installé dans le vieux cimetière, un deuxième sur la Karlsplatz, deux emplacements situés à quelque 800 mètres au nord de la cathédrale d'Ulm.

Franziska Vogel explique : « Notre objectif à long terme est que les sans-abri puissent à nouveau intégrer un logement. Il y a quelques années, un sans-abri est mort de froid à Ulm. Il avait décliné les offres d'hébergement existantes ».
P.P.

 

 
 

Strasbourg Initiative écoresponsable à Neudorf À Jean-Monnet, un pommier à portée de main

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 11:21:23

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Strasbourg  Initiative écoresponsable à Neudorf
À Jean-Monnet, un pommier à portée de main
L'année démarre par un geste pour la planète au collège-lycée Jean-Monnet, à Neudorf. Le premier pommier d'un futur verger a été planté dans l'établissement, avec le soutien du conseil départemental.
 

 
Freddy Zimmermann, président de la Fédération des producteurs de fruits du Bas-Rhin, a assuré la mise en terre du pommier.
Premier jour de la rentrée, et déjà des premiers coups de pelle, lundi 6 janvier, au collège-lycée Jean-Monnet, à Neudorf. Sur une parcelle de pelouse à côté du gymnase, le premier pommier de l'année a été mis en terre, aidé par une quarantaine d'élèves.

Dix-huit à vingt pieds supplémentaires seront mis en terre ici pour développer un verger urbain. Une plantation d'arbres fruitiers en partie financés par le conseil départemental. Son président, Frédéric Bierry (Les Républicains), et ses vice-présidents Pascale Jurdant-Pfeiffer et Jean-Philippe Maurer, ont d'ailleurs symboliquement mis la main à la pelle.

En juillet dernier, une convention a été signée entre la Fédération des producteurs de fruits du Bas-Rhin et le Département, visant à sauvegarder et développer les vergers traditionnels.

En 2020, le conseil départemental propose ainsi une aide à l'achat pour 800 arbres à fruits, opération pilotée par la Fédération.
« Un petit pasparmi d'autres »

Une pierre de plus dans la lutte contre le réchauffement climatique. « C'est une première étape, un petit pas parmi d'autres, assure Frédéric Bierry. Les écologistes ont été les premiers à tirer la sonnette d'alarme, mais aujourd'hui tout le monde se serre les coudes [...] parce qu'il y a le feu. » Les particuliers, tout comme les associations et les établissements scolaires, peuvent solliciter cette subvention. Une opération de replantation similaire avait été engagée après la tempête de 1999, mais le partenariat s'était arrêté en 2011 faute de financement.

À Jean-Monnet, le projet de verger « tenait à coeur depuis longtemps » à Nathalie Dimarcq, professeure de sciences de la vie et de la terre (SVT) au lycée. L'opération du Département collait parfaitement au projet de « transition verte » de l'établissement, promu par la proviseure principale Véronique Rosay. « Parfois, les morceaux du puzzle se mettent en place naturellement », sourit Nathalie Dimarcq.

Potager, haies mellifères, nichoirs pour les mésanges : depuis près de trois ans, les initiatives écoresponsables se sont multipliées au sein du collège-lycée. Et chacun contribue à son niveau. « Pour leurs travaux personnels encadrés, trois élèves en classe de première ont réalisé une étude des sols l'année dernière, comme des ingénieurs agronomes », raconte l'enseignante. Et leurs résultats ont permis de définir quelle zone de l'établissement était la plus à même d'accueillir le futur verger.
Hugo BOSSARD

 

 
 

 

Strasbourg Initiative écoresponsable à Neudorf À Jean-Monnet, un pommier à portée de main

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 11:21:27

© Dna, Mardi le 07 Janvier 2020
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Strasbourg  Initiative écoresponsable à Neudorf
À Jean-Monnet, un pommier à portée de main
L'année démarre par un geste pour la planète au collège-lycée Jean-Monnet, à Neudorf. Le premier pommier d'un futur verger a été planté dans l'établissement, avec le soutien du conseil départemental.
 

 
Freddy Zimmermann, président de la Fédération des producteurs de fruits du Bas-Rhin, a assuré la mise en terre du pommier.
Premier jour de la rentrée, et déjà des premiers coups de pelle, lundi 6 janvier, au collège-lycée Jean-Monnet, à Neudorf. Sur une parcelle de pelouse à côté du gymnase, le premier pommier de l'année a été mis en terre, aidé par une quarantaine d'élèves.

Dix-huit à vingt pieds supplémentaires seront mis en terre ici pour développer un verger urbain. Une plantation d'arbres fruitiers en partie financés par le conseil départemental. Son président, Frédéric Bierry (Les Républicains), et ses vice-présidents Pascale Jurdant-Pfeiffer et Jean-Philippe Maurer, ont d'ailleurs symboliquement mis la main à la pelle.

En juillet dernier, une convention a été signée entre la Fédération des producteurs de fruits du Bas-Rhin et le Département, visant à sauvegarder et développer les vergers traditionnels.

En 2020, le conseil départemental propose ainsi une aide à l'achat pour 800 arbres à fruits, opération pilotée par la Fédération.
« Un petit pasparmi d'autres »

Une pierre de plus dans la lutte contre le réchauffement climatique. « C'est une première étape, un petit pas parmi d'autres, assure Frédéric Bierry. Les écologistes ont été les premiers à tirer la sonnette d'alarme, mais aujourd'hui tout le monde se serre les coudes [...] parce qu'il y a le feu. » Les particuliers, tout comme les associations et les établissements scolaires, peuvent solliciter cette subvention. Une opération de replantation similaire avait été engagée après la tempête de 1999, mais le partenariat s'était arrêté en 2011 faute de financement.

À Jean-Monnet, le projet de verger « tenait à coeur depuis longtemps » à Nathalie Dimarcq, professeure de sciences de la vie et de la terre (SVT) au lycée. L'opération du Département collait parfaitement au projet de « transition verte » de l'établissement, promu par la proviseure principale Véronique Rosay. « Parfois, les morceaux du puzzle se mettent en place naturellement », sourit Nathalie Dimarcq.

Potager, haies mellifères, nichoirs pour les mésanges : depuis près de trois ans, les initiatives écoresponsables se sont multipliées au sein du collège-lycée. Et chacun contribue à son niveau. « Pour leurs travaux personnels encadrés, trois élèves en classe de première ont réalisé une étude des sols l'année dernière, comme des ingénieurs agronomes », raconte l'enseignante. Et leurs résultats ont permis de définir quelle zone de l'établissement était la plus à même d'accueillir le futur verger.
Hugo BOSSARD

 

 
 

 

Grussenheim Réception de la municipalité Voeux et remerciements

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 11:19:46

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Grussenheim  Réception de la municipalité
Voeux et remerciements
Pour les voeux du maire de Grussenheim, Martin Klipfel, la salle du Foyer était remplie jusqu'à la dernière place : outre les élus et les forces vives de la commune, de nombreux habitants étaient présents.
 

 
Les récipiendaires des fonds récoltes lors des concerts et les membres du monde associatif mis à l'honneur lors de ces voeux
Dans ses voeux, M. Klipfel s'adressa à l'ensemble des personnes présentes, dont les nouveaux habitants, soit dix familles, et souligna que la commune a enregistré neuf naissances, trois mariages, quatre noces d'or et déploré deux décès.

Il évoqua les chantiers passés et ceux en cours, dont la mairie et l'école, qui devraient s'achever en juin. Il rappela que de nombreux travaux ont été réalisés en régie, grâce à des conseillers municipaux, de nombreux bénévoles du marché de Noël et autres, ce qui permit de réduire les coûts.

Des chantiers d'envergure sont en voie de réalisation, notamment la conduite d'eau portable, l'enfouissement de la ligne 20 000 volts et la liaison cyclable entre Grussenheim et Elsenheim.
Deux associations soutenues

Après être revenu sur les évènements qui ont marqué 2019, le maire s'adressa à tous les bénévoles, et souligna que 140 personnes ont participé à la première journée citoyenne, que la quête pour le cancer a rapporté 5 096 EUR, alors que le marché de la Sainte-Lucie a drainé 14 000 visiteurs, et que deux des trois concerts ont été donnés au profit d'associations caritatives.

M. Klipfel invita les représentantes de ces associations afin de leur remettre les fonds récoltés, du concert de Double croche, soit 1 130 EUR pour l'association Rêves représentée par sa présidente Véronique Steinlé et 700 EUR collectés au concert de Cécilia's Swing et le Big Band pour l'association Wendkoumi. Rêves réalise les rêves d'enfants malades afin de leur donner l'énergie de lutter pour guérir alors que Wendkoumi oeuvre au Burkina Faso, dans des orphelinats et dispensaires. Les représentants ont adressé de chaleureux remerciements pour ces aides si précieuses.
«Mettre ma disponibilité au servicede la commune»

Le maire conclut son propos en adressant de vifs remerciements à tous ceux qui oeuvrent pour la commune et qui en font un village vivant.

En fin de discours, il annonça qu'il briguera un nouveau mandat : « Mon envie et mon enthousiasme restant intacts, je souhaite continuer de mettre ma disponibilité au service de la commune ».

Avant de passer au moment convivial de la rencontre Brigitte Klinkert, Bernard Gerber et Eric Straumann sont intervenus pour présenter leurs voeux à toute l'assemblée.

 

 
 

 

Faits divers Accident dans le nord de l’Italie: une blessée succombe, le bilan s’alourdit à sept morts

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 07:07:42

Allemagne Autriche Italie Faits divers Accident dans le nord de l’Italie: une blessée succombe, le bilan s’alourdit à sept morts

Une jeune femme grièvement blessée dans l’accident de la route survenu dimanche dans le nord de l’Italie a succombé lundi à ses blessures faisant monter le bilan de la tragédie à sept morts, dont au moins six de nationalité allemande, annoncent les médias.

La jeune femme de 21 ans, dont la nationalité n’a pas été précisée, avait été transportée dans la nuit en hélicoptère dans un hôpital d’Innsbruck (Autriche) à la suite de l’accident survenu dimanche vers 1h15 à la sortie de Lutago (Luttach). Cette localité proche de la frontière avec l’Autriche est située dans la région germanophone du Haut Adige.

Les sept victimes de l’accident sont quatre femmes et trois hommes.

Le chauffard veut se suicider

Un automobiliste italien de 27 ans qui conduisait en état d’ivresse est à l’origine du drame. Il a fauché au volant de sa voiture de sport un groupe de 17 personnes, la plupart des Allemands dont six ont été tués sur le coup. Trois étaient lundi en soins intensifs, dont une entre la vie et la mort, et sept autres étaient hospitalisées mais moins gravement touchées, selon les médias.

Le chauffard, un ouvrier habitant et travaillant à Chienes (à 30 km au sud de Lutago), a été hospitalisé en psychiatrie après avoir manifesté la volonté de se suicider, rapportent lundi les médias.

Le parquet de Bolzano a précisé qu’il circulait avec une alcoolémie de 1,97 g par litre de sang, presque quatre fois plus que le maximum autorisé qui est de 0,5 g/l. Il encourt une peine de 18 ans de réclusion.

"Je voudrais être à la place de ces jeunes", a déclaré le jeune homme dont les propos sont rapportés par son avocat dans la presse. Il a aussi déclaré s’être arrêté après l’accident et avoir tenté de ranimer une des victimes avant l’arrivée des secours.

Emotion

Après avoir passé la soirée de samedi en discothèque, le groupe, des skieurs âgés de 20 à 25 ans, venait de descendre d’une navette qui les avait ramenés à leur hôtel quand la voiture, une sportive de marque allemande, est arrivée à grande vitesse. Certains ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres.

Parmi les jeunes décédés figurent une étudiante en médecine à Hambourg de 23 ans, un jeune de 22 ans qui jouait au football au sein d’un club de Siegen, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, et un étudiant en architecture de 22 ans originaire de Cologne.

Grussenheim Réception de la municipalité Voeux et remerciements

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 11:19:41

© Dna, Mardi le 07 Janvier 2020
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Grussenheim  Réception de la municipalité
Voeux et remerciements
Pour les voeux du maire de Grussenheim, Martin Klipfel, la salle du Foyer était remplie jusqu'à la dernière place : outre les élus et les forces vives de la commune, de nombreux habitants étaient présents.
 

 
Les récipiendaires des fonds récoltes lors des concerts et les membres du monde associatif mis à l'honneur lors de ces voeux
Dans ses voeux, M. Klipfel s'adressa à l'ensemble des personnes présentes, dont les nouveaux habitants, soit dix familles, et souligna que la commune a enregistré neuf naissances, trois mariages, quatre noces d'or et déploré deux décès.

Il évoqua les chantiers passés et ceux en cours, dont la mairie et l'école, qui devraient s'achever en juin. Il rappela que de nombreux travaux ont été réalisés en régie, grâce à des conseillers municipaux, de nombreux bénévoles du marché de Noël et autres, ce qui permit de réduire les coûts.

Des chantiers d'envergure sont en voie de réalisation, notamment la conduite d'eau portable, l'enfouissement de la ligne 20 000 volts et la liaison cyclable entre Grussenheim et Elsenheim.
Deux associations soutenues

Après être revenu sur les évènements qui ont marqué 2019, le maire s'adressa à tous les bénévoles, et souligna que 140 personnes ont participé à la première journée citoyenne, que la quête pour le cancer a rapporté 5 096 EUR, alors que le marché de la Sainte-Lucie a drainé 14 000 visiteurs, et que deux des trois concerts ont été donnés au profit d'associations caritatives.

M. Klipfel invita les représentantes de ces associations afin de leur remettre les fonds récoltés, du concert de Double croche, soit 1 130 EUR pour l'association Rêves représentée par sa présidente Véronique Steinlé et 700 EUR collectés au concert de Cécilia's Swing et le Big Band pour l'association Wendkoumi. Rêves réalise les rêves d'enfants malades afin de leur donner l'énergie de lutter pour guérir alors que Wendkoumi oeuvre au Burkina Faso, dans des orphelinats et dispensaires. Les représentants ont adressé de chaleureux remerciements pour ces aides si précieuses.
«Mettre ma disponibilité au servicede la commune»

Le maire conclut son propos en adressant de vifs remerciements à tous ceux qui oeuvrent pour la commune et qui en font un village vivant.

En fin de discours, il annonça qu'il briguera un nouveau mandat : « Mon envie et mon enthousiasme restant intacts, je souhaite continuer de mettre ma disponibilité au service de la commune ».

Avant de passer au moment convivial de la rencontre Brigitte Klinkert, Bernard Gerber et Eric Straumann sont intervenus pour présenter leurs voeux à toute l'assemblée.

 

 
 

 

Strasbourg Initiative écoresponsable à Neudorf À Jean-Monnet, un pommier à portée de main

Publié dans le panorama le Mardi 07 janvier 2020 à 11:21:19

© Dna, Mardi le 07 Janvier 2020
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Strasbourg  Initiative écoresponsable à Neudorf
À Jean-Monnet, un pommier à portée de main
L'année démarre par un geste pour la planète au collège-lycée Jean-Monnet, à Neudorf. Le premier pommier d'un futur verger a été planté dans l'établissement, avec le soutien du conseil départemental.
 

 
Freddy Zimmermann, président de la Fédération des producteurs de fruits du Bas-Rhin, a assuré la mise en terre du pommier.
Premier jour de la rentrée, et déjà des premiers coups de pelle, lundi 6 janvier, au collège-lycée Jean-Monnet, à Neudorf. Sur une parcelle de pelouse à côté du gymnase, le premier pommier de l'année a été mis en terre, aidé par une quarantaine d'élèves.

Dix-huit à vingt pieds supplémentaires seront mis en terre ici pour développer un verger urbain. Une plantation d'arbres fruitiers en partie financés par le conseil départemental. Son président, Frédéric Bierry (Les Républicains), et ses