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PAGE CHUCHOTEMENTS : Tout feu tout flamme

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 05:41:50

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Tout feu tout flamme
 

 
Dessin Région DNL Chuchotements (Y.Lefrançois) - Bierry 90km/h et Voitures Brûlées
Sinistre bilan strasbourgeois pour le réveillon 2019 avec deux fois plus de voitures incendiées qu'un an plus tôt. Le retour rapide de plusieurs routes bas-rhinoises à 90 km/h, voulu par Frédéric Bierry, ne consolera pas les victimes. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

Chambre de métiers d'Alsace : « À nous de jouer »

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:04:49

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Chambre de métiers d'Alsace : « À nous de jouer »
 

 
 
Les gilets jaunes puis les grèves. Une guerre commerciale « déclarée par les USA », une inflation qui s'accélère. Le contexte est toujours « négatif » pour le président de la Chambre de métiers d'Alsace (CMA), Bernard Stalter, qui s'exprimait lors de la cérémonie des voeux, ce dimanche à Voegtlinshoffen. Une cérémonie à laquelle ont pris part de très nombreuses personnalités parmi lesquelles le président du conseil régional, Jean Rottner, la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, le président de l'eurométropole de Strasbourg, Robert Hermann, ainsi que les députés Jacques Cattin et Eric Straumann, et le maire de Colmar, Gilbert Meyer.
Éclaircies à l'horizon

Mais l'horizon devrait prochainement s'éclaircir grâce à la mise en oeuvre de deux réformes importantes : la loi « Choisir son avenir professionnel » et la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).

En pratique, c'est la gestion de l'apprentissage, administrative ou financière, qui a changé depuis le 1er janvier. « La compétence est globalement passée de la région aux branches professionnelles. Il s'agit pour nous d'être crédibles pour les entreprises et les apprentis qui, de plus en plus, auront le choix de leur organisme de formation. »

L'artisanat doit cependant veiller « à ne pas se faire confisquer la réforme. Nous n'aurons notre place que si nous la prenons. C'est donc à nous de jouer. »

Moins de contraintes administratives, certes, mais un impact « profond » à venir « sur les chambres de métiers en général et d'Alsace en particulier ». Les artisans ne seront en effet plus obligés de passer par la CMA. « Ils devront néanmoins trouver chez nous l'expertise pour s'installer, se développer, se qualifier. »

Autre particularité de ce mouvement de fond, le maintien du droit local de l'artisanat. « La CMA et sa cousine de Moselle vont rester comme chambres de métiers de plein exercice, ce qui leur permettra de conserver leurs spécificités. »

En fait, les deux chambres seront associées à celle du Grand Est. « Nos politiques seront coordonnées à l'échelle de la région pour permettre un partenariat efficace avec le conseil régional et l'État », notamment via le Contrat d'objectifs et de moyens. Une sauvegarde grâce à laquelle l'artisanat local sera plus fort, « mieux structuré » et organisé autour de deux pôles, la chambre de métiers et les organisations professionnelles.

Un modèle de fonctionnement qui, « au fur et à mesure qu'il pourra se généraliser », permettra à la France d'avoir un artisanat à la hauteur de ses ambitions.
Nicolas PINOT SURFER www.cm-alsace.fr

 

 
 

Voegtlinshoffen Chambre de métiers d'Alsace : « A nous de jouer »

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:18:53

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Voegtlinshoffen
Chambre de métiers d'Alsace : « A nous de jouer »
Malgré un contexte « anxiogène », la Chambre de métiers d'Alsace (CMA) aborde l'année 2020 avec confiance grâce à deux réformes et le maintien des spécificités locales. La cérémonie des voeux de la CMA était l'occasion de le rappeler, hier à Voegtlinshoffen.
 

 
Bernard Stalter s'est notamment félicité du maintien des spécificités locales en matière d'artisanat lors de la cérémonie des voeux de la CMA, ce dimanche.
Les gilets jaunes puis les grèves. Une guerre commerciale « déclarée par les USA », une inflation qui s'accélère. Le contexte est toujours « négatif » pour le président de la Chambre de métiers d'Alsace (CMA), Bernard Stalter, qui s'exprimait lors de la cérémonie des voeux, ce dimanche à Voegtlinshoffen. Une cérémonie à laquelle ont pris part de très nombreuses personnalités parmi lesquelles le président du conseil régional, Jean Rottner, la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, le président de l'Eurométropole de Strasbourg, Robert Hermann, ainsi que les députés Jacques Cattin et Eric Straumann, et le maire de Colmar, Gilbert Meyer.
Éclaircies à l'horizon

Mais l'horizon devrait prochainement s'éclaircir grâce à la mise en oeuvre de deux réformes importantes, la loi « Choisir son avenir professionnel » et la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).

En pratique, c'est la gestion de l'apprentissage, administrative ou financière, qui a changé depuis le 1er janvier. « La compétence est globalement passée de la Région aux branches professionnelles. Il s'agit pour nous d'être crédibles pour les entreprises et les apprentis qui, de plus en plus, auront le choix de leur organisme de formation ».

L'artisanat doit cependant veiller « à ne pas se faire confisquer la réforme. Nous n'aurons notre place que si nous la prenons. C'est donc à nous de jouer ».

Moins de contraintes administratives, certes, mais un impact « profond » à venir « sur les chambres de métiers en général et d'Alsace en particulier ». Les artisans ne seront en effet plus obligés de passer par la CMA. « Ils devront néanmoins trouver chez nous l'expertise pour s'installer, se développer, se qualifier ».

Autre particularité de ce mouvement de fond, le maintien du droit local de l'artisanat. « La CMA et sa cousine de Moselle vont rester comme chambres de métiers de plein exercice, ce qui leur permettra de conserver leurs spécificités ».

En fait, les deux chambres seront associées à celle du Grand Est. « Nos politiques seront coordonnées à l'échelle de la région pour permettre un partenariat efficace avec le conseil régional et l'État », notamment via le Contrat d'objectifs et de moyens. Une sauvegarde grâce à laquelle l'artisanat local sera plus fort, « mieux structuré » et organisé autour de deux pôles, la chambre de métiers et les organisations professionnelles.

Un modèle de fonctionnement qui, « au fur et à mesure qu'il pourra se généraliser », permettra à la France d'avoir un artisanat à la hauteur de ses ambitions.
Nicolas PINOT Site internet : www.cm-alsace.fr

Site internet : www.cm-alsace.fr

 
 

 

Retraites : une semaine décisive

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:07:22

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Retraites : une semaine décisive
 

 
Des manifestations ont eu lieu samedi à Paris. Plus que la réforme des retraites, c'est le président Macron qui est visé. Photo François GUILLOT/AFP
En sortant de la place Beauvau, ce lundi matin, tous les ministres auront le sourire. Comme tous les ans, le ministre de l'Intérieur en place accueille tous les membres du gouvernement pour un petit-déjeuner avant le premier conseil des ministres de l'année. Après le café et les croissants de Christophe Castaner, ils traverseront à pied le faubourg Saint-Honoré et retrouveront Emmanuel Macron.
Rentrée du gouvernement

L'image donnée sera celle d'un gouvernement solidaire, au travail, à l'aube d'une semaine décisive pour l'exécutif.

Mais au-delà de la communication inhérente à ce rituel de début d'année, il faudra beaucoup de solidarité à ce gouvernement qui commence 2020 avec des vents contraires. Alors que le gouvernement se met au travail, le mécontentement monte. Deux journées d'actions avec des manifestations sont prévues cette semaine (jeudi 9 et samedi 11 janvier), sans même attendre le résultat de la journée de négociation prévue ce mardi au ministère du Travail. Édouard Philippe, le Premier ministre, a été chargé par le président Macron de trouver un « compromis rapide ».
Des opposants motivés

Les opposants à la réforme sont plus que jamais motivés. Deux raisons à cela. D'une part, tous les partis demandent le retrait de la réforme, même Les Républicains, pourtant favorables depuis longtemps à la suppression des régimes spéciaux.

Des personnalités de gauche, dont les responsables des principaux partis (Jean-Luc Mélenchon de La France insoumise, Olivier Faure du PS, Julien Bayou de EE-LV, Fabien Roussel du PCF, etc.) ont mis leur signature sur la même tribune pour demander le retrait du projet. La gauche n'avait pas été aussi unie depuis longtemps...
Universel, pas uniforme...

D'autre part, le régime universel, le même pour tous, promis par l'exécutif, a déjà ses exceptions. Les militaires, les policiers, les danseurs de l'Opéra, les pilotes d'Air France ont déjà obtenu la reconnaissance de leur cas particulier. Les avocats durcissent donc leur mouvement dès ce lundi, bien décidés eux aussi à défendre leur régime autonome.

Les grèves dans les transports sont le plus durement ressenties en région parisienne, où les métros et les RER circulent au compte-gouttes depuis un mois. Mais la menace de la CGT chimie d'intensifier les blocages de raffineries et de dépôts de carburants pourrait rendre le conflit sur les retraites plus réel pour nombre de Français si l'essence venait à manquer.
Grève : le soutien s'essouffle

A contrario, ceux qui défendent le projet de réforme des retraites trouvent aussi des raisons d'espérer : lors de ses voeux à la nation, le chef de l'État a été inflexible, assurant que le processus irait à son terme. De plus, un sondage Odoxa montre que le soutien au mouvement de grève s'essouffle (moins 5 points en deux semaines) même s'il reste majoritaire (61 %).

La semaine qui s'ouvre devrait donc être décisive, alors que s'approche l'examen du projet de loi au conseil des ministres, prévu le 24 janvier.
N.M..

 

 
 

Politique Réforme Retraites : une semaine décisive

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:16:27

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Politique Réforme
Retraites : une semaine décisive
Le gouvernement fait sa rentrée ce lundi avant les négociations qui reprennent mardi avec les syndicats. Deux journées d'actions sont prévues, jeudi et samedi avec, en plus, la menace des blocages des raffineries et dépôts de carburants par la CGT.
 

 
Des manifestations ont eu lieu samedi à Paris. Plus que la réforme des retraites, c'est le président Macron qui est visé.
En sortant de la place Beauvau, ce lundi matin, tous les ministres auront le sourire. Comme tous les ans, le ministre de l'Intérieur en place accueille tous les membres du gouvernement pour un petit-déjeuner avant le premier conseil des ministres de l'année. Après le café et les croissants de Christophe Castaner, ils traverseront à pied le faubourg Saint-Honoré et retrouveront Emmanuel Macron.
Rentrée du gouvernement

L'image donnée sera celle d'un gouvernement solidaire, au travail, à l'aube d'une semaine décisive pour l'exécutif.

Mais au-delà de la communication inhérente à ce rituel de début d'année, il faudra beaucoup de solidarité à ce gouvernement qui commence 2020 avec des vents contraires. Alors que le gouvernement se met au travail, le mécontentement monte. Deux journées d'actions avec des manifestations sont prévues cette semaine (jeudi 9 et samedi 11 janvier), sans même attendre le résultat de la journée de négociation prévue ce mardi au ministère du Travail. Édouard Philippe, le Premier ministre, a été chargé par le président Macron de trouver un « compromis rapide ».
Des opposants motivés

Les opposants à la réforme sont plus que jamais motivés. Deux raisons à cela. D'une part, tous les partis demandent le retrait de la réforme, même Les Républicains, pourtant favorables depuis longtemps à la suppression des régimes spéciaux.

Des personnalités de gauche, dont les responsables des principaux partis (Jean-Luc Mélenchon de La France insoumise, Olivier Faure du PS, Julien Bayou de EE-LV, Fabien Roussel du PCF, etc.) ont mis leur signature sur la même tribune pour demander le retrait du projet. La gauche n'avait pas été aussi unie depuis longtemps...
Universel, pas uniforme...

D'autre part, le régime universel, le même pour tous, promis par l'exécutif, a déjà ses exceptions. Les militaires, les policiers, les danseurs de l'Opéra, les pilotes d'Air France ont déjà obtenu la reconnaissance de leur cas particulier. Les avocats durcissent donc leur mouvement dès ce lundi, bien décidés eux aussi à défendre leur régime autonome.

Les grèves dans les transports sont le plus durement ressenties en région parisienne, où les métros et les RER circulent au compte-gouttes depuis un mois. Mais la menace de la CGT chimie d'intensifier les blocages de raffineries et de dépôts de carburants pourrait rendre le conflit sur les retraites plus réel pour nombre de Français si l'essence venait à manquer.
Grève : le soutien s'essouffle

A contrario, ceux qui défendent le projet de réforme des retraites trouvent aussi des raisons d'espérer : lors de ses voeux à la nation, le chef de l'État a été inflexible, assurant que le processus irait à son terme. De plus, un sondage Odoxa montre que le soutien au mouvement de grève s'essouffle (moins 5 points en deux semaines) même s'il reste majoritaire (61 %).

La semaine qui s'ouvre devrait donc être décisive, alors que s'approche l'examen du projet de loi au conseil des ministres, prévu le 24 janvier.
N.M.

 

 
 

 

Grève à la SNCF : la circulation des trains s'améliore en Alsace

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:17:46

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Transports
Grève à la SNCF : la circulation des trains s'améliore en Alsace
 

 
En raison de la grève nationale interprofessionnelle, la circulation ferroviaire reste perturbée sur l'ensemble du réseau ce lundi 6 janvier mais s'améliore fortement.
Trafic TER

- Strasbourg - Bâle (TER 200) : 23 allers-retours

- Strasbourg - Sélestat (via Molsheim) : 12 allers-retours

- Strasbourg - Molsheim : 9 allers-retours

- Strasbourg - Nancy : 6 allers-retours

- Strasbourg - Saverne - Sarrebourg : 11 allers-retours

- Strasbourg - Saales-St-Dié : 5 allers-retours

- Strasbourg - Sélestat (via Erstein) : 10 allers-retours

- Strasbourg - Offenburg : 21 allers-retours

- Metz - Strasbourg : 4 allers-retours

- Kruth - Mulhouse : 10 allers-retours

- Tram-train Mulhouse - Thann : circulation normale

- Strasbourg - Haguenau - Wissembourg : 15 allers-retours

- Strasbourg - Lauterbourg : 10 allers-retours

- Colmar - Metzeral : 7 allers-retours

- Strasbourg - Niederbronn : 6 allers-retours

- Strasbourg - Sarreguemines : 5 allers-retours

- Mulhouse - Bâle : 13 allers-retours

- Mulhouse - Belfort : 6 allers-retours

- Mulhouse - Colmar : 9 allers-retours

Pas de trains TER sur les lignes non mentionnées. Les cars réguliers circulent normalement. 40 cars ont été commandés pour assurer une desserte complémentaire sur certaines lignes régionales, avec un accès non garanti et un nombre de places limité.
Trafic TGV

- TGV Inouï : 8 allers et 7 retours entre Strasbourg et Paris (dont 1 aller-retour origine/destination Colmar)

- TGV Ouigo : 2 allers-retours entre Strasbourg et Paris

- Alléo : 3 allers et 2 retours sur la liaison Stuttgart - Paris (via Strasbourg), 1 aller-retours sur Francfort - Paris (via Strasbourg), et 1 aller-retour sur Munich - Paris (via Strasbourg)

- Strasbourg - Marseille : 3 allers-retours (dont 1 aller-retour Marseille - Francfort avec Alléo)

- Strasbourg - Montpellier : 1 aller-retour

- Strasbourg - Bordeaux : 1 aller-retour

- Strasbourg - Nantes : 1 retour

- Strasbourg - Rennes : 1 aller-retour

- Bruxelles - Strasbourg : 1 aller-retour

- Lille - Strasbourg : 1 aller-retour

 

 
 

 

Fait divers  Moselle Attaque à Metz : l'auteur radicalisé neutralisé

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:17:12

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Fait divers  Moselle
Attaque à Metz : l'auteur radicalisé neutralisé
Les policiers ont fait feu sur un homme qui a brandi un couteau en sortant d'une épicerie à Metz dimanche matin. L'homme, radicalisé, a crié « Allah akbar ». Il a été interpellé. Aucun blessé n'est à déplorer.
 

 
Deux jours après celle de Villejuif, une nouvelle attaque au couteau s'est déroulée dimanche, cette fois-ci à Metz (Moselle). Les policiers ont tiré plusieurs coups de feu sur un homme dans le quartier de Metz-Borny alors qu'il sortait d'une épicerie en brandissant un couteau. L'homme, qui a pu être neutralisé, a été blessé aux jambes. Selon la police, les forces de l'ordre avaient « été menacées » en arrivant sur place et ont dû faire usage de leur arme pour le neutraliser.
Troubles de la personnalité

Personne d'autre n'a été blessé. Le parquet de Metz a confirmé que cet homme de 28 ans était fiché S pour radicalisation. Il aurait crié « Allah akbar » avant d'être neutralisé. Selon les témoignages, l'homme arrêté est sorti d'une épicerie et a marché dans la rue en brandissant un couteau, « de taille impressionnante », selon une source proche du dossier.

Cet homme, né en 1989, « est connu pour sa radicalisation et ses troubles de la personnalité », a expliqué le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri. Le parquet « a pris attache avec le parquet antiterroriste (à Paris) pour évaluation de l'affaire ». L'homme a été placé en garde à vue en milieu hospitalier. Une enquête de flagrance « ouverte du chef de tentative d'homicide sur agents de la force publique » a été confiée à la police judiciaire.
Après Villejuif

Vendredi à Villejuif, un homme de 22 ans, converti à l'islam et atteint de troubles psychiatriques, avait tué un homme et blessé deux femmes à l'arme blanche, aux cris de « Allah akbar ». L'assaillant de Villejuif avait été tué par la police, et le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête.

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace... Carlos Ghosn, ce présumé innocent devenu fugitif

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:32:11

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L'éditorial de l'Alsace... Carlos Ghosn, ce présumé innocent devenu fugitif
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Qui est Carlos Ghosn ? Un grand patron de l'économie mondialisée déchu de facto par les décisions de la justice japonaise qui, de présumé innocent soumis à des conditions de liberté surveillée tellement contraignantes, a choisi d'endosser le costume de fugitif ? Ou bien un grand manipulateur, organisant sa fuite en même temps qu'il négociait avec un producteur d'Hollywood en vue de faire un film de son histoire ? Lors de la conférence de presse très orchestrée qu'il a promis de tenir dans les prochains jours depuis le Liban, il n'est pas sûr que l'intéressé éclairera toutes les zones d'ombre. De toute façon, la façon dont Carlos Ghosn s'est fait la malle de l'Empire du Soleil levant vers le pays du Cèdre importe moins que ce que signifie ce qui n'est rien d'autre qu'une fuite en avant.

Carlos Ghosn est dans une prison dorée au Liban, pays qu'il ne pourra guère quitter sans courir le risque de se voir renvoyer à la case prison au Japon. Ses conditions de vie sont beaucoup plus agréables que dans la résidence de Tokyo où il était assigné. Il est libre d'agir, de recevoir qui il veut, bref de vivre normalement. Malgré ses dénégations à venir, cette histoire a une triste morale : l'ancien président de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, premier groupe automobile mondial en 2017, démontre que l'argent permet de surmonter toutes les difficultés, y compris de choisir le pays où l'on accepte d'être jugé.

Car si le dossier Ghosn a fait découvrir au monde entier la dureté du système judiciaire japonais, ce dernier n'est pas pire que celui des États-Unis, sans même entrer dans un comparatif avec la Chine ou la Russie. Outre le fait qu'il s'est rendu coupable d'une violation de ses obligations qui le contraindra probablement à vivre en fugitif pour le restant de ses jours, Carlos Ghosn a fermé la porte pour longtemps à un assouplissement des règles de liberté conditionnelle au Japon. Ce n'est pas anodin dans un pays démocratique, donc par essence critiquable, mais où la loi est la même pour tous.

 

 
 

Australie « Un pays magnifique qu'on est en train de bousiller »

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:27:22

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Australie « Un pays magnifique qu'on est en train de bousiller »
 

 
Gilles Berger.  DR
Un goanna (grand lézard) de plus d'un mètre se glissant dans la cuisine, en quête d'eau ; des oiseaux qui ne chantent plus dans le ciel ; une colline aux arbres morts ; l'absence de gelée (et d'hiver) qui laisse proliférer les insectes sur des plantations d'agrumes jadis florissantes ; les ''billabong'' (petits cours d'eau) à sec... Autant de scènes qui traduisent, pour Gilles Berger, d'« inquiétants changements. Du jamais vu ! On voit le stress des animaux, de la flore. Il y a un an, je ne voyais pas une menace aussi directe », raconte au téléphone ce professeur de français, natif du Territoire-de-Belfort, qui a posé le pied aux antipodes en 1986, à l'université de Sydney.
« À Noël, on était encore dans la fumée »

Il a ensuite ouvert un centre linguistique à Murwillumbah, 5 hectares en plein « bush » australien. Une propriété qu'il veut « presque auto-suffisante », avec panneaux solaires et permaculture. La famille possède une autre maison, à Brisbane, au nord, « utile en cas de repli ». La vague actuelle de « mega-fires » (incendies géants) est la partie émergée de l'iceberg. « À Noël, on était encore dans la fumée, mais désormais on n'est plus menacé directement, moins que dans les villes ».

Le sexagénaire, qui dit « presque vivre comme un aborigène », laisse éclater sa colère : « L'Australie est un pays magnifique, avec un potentiel énorme, mais on est en train de tout bousiller. On s'inquiète aussi parce qu'on a beaucoup investi ici, et cette crise ne fait que commencer... »
Assèchement de la nappe phréatique, eau mise en bourse

Pour l'enseignant d'origine franc-comtoise, les vraies causes de cette catastrophe sont multiples. « Plus encore que le réchauffement climatique, ce sont l'assèchement de la nappe phréatique et l'eau mise en bourse. » Coca-Cola ou les Chinois qui (é) puisent les ressources en eau dans tout le pays. Le gaz de schiste et ses 40 000 puits creusés en huit ans (un million de litres d'eau pour chaque puits) qui transforment le sol en passoire. Le « Grand bassin artésien », plus grande nappe phréatique du monde, quatre fois la France, est en train de s'assécher à cause des compagnies minières. « Le monde est menacé parce que les intérêts privés sont en train de tout acheter, au détriment de l'intérêt de la communauté, et c'est flagrant en Australie. »
« On nous tue à petit feu »

Un tableau très sombre, « catastrophique », où les politiques pratiquent la politique de l'autruche. « On est en train de nous voler notre eau, nous polluer notre air, en train de nous tuer à petit feu, et on devrait aller voter ? » Les citoyens ont, selon lui, « l'impression d'être pris au piège », mais, via les réseaux sociaux, « ils sont mieux informés qu'avant ». À court terme, le salut contre les incendies passe par des pluies diluviennes. En implorant Baiame, dieu aborigène de la pluie et - forcément - de la vie.
Xavier FRERE

 

 
 

Cernay Hommage aux bénévoles et aux citoyens méritants

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:42:10

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Cernay Hommage aux bénévoles et aux citoyens méritants
 

 
Les citoyens mis à l'honneur, entourés du maire et de ses adjoints. Photo Sébastien MAURER
Comme chaque année, c'est dans un Espace Grün plein à craquer que le maire de Cernay, Michel Sordi, a présenté ses voeux 2020. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment Stefan Döerr, consul de la république fédérale d'Allemagne, Richard Jungto, consul honoraire de Hongrie, le député Raphaël Schellenberger, Jean-Paul Omeyer, vice-président de la Région Grand Est, Karine Pagliarulo, vice-présidente du conseil département, les conseillers départementaux Annick Luttenbacher et Pascal Ferrari, le président de la com-com de Thann-Cernay Romain Luttringer, sans oublier de nombreux maires, élus et représentants des forces vives, civiles et militaires.

Michel Sordi a d'abord eu une pensée émue pour les Cernéens décédés en 2019 ainsi que pour le maire de Signes tué dans l'exercice de ses fonctions et les deux soldats français tombés dans la lutte contre le terrorisme, le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie et le lieutenant Pierre Emmanuel Bockel. La mémoire de Sophie Le Tan a également été évoquée. Un hommage approfondi a été rendu au grand disparu de 2019, Jacques Chirac, avec à l'appui la projection d'un petit film retraçant les quatre visites du défunt président à Cernay.

Après l'hommage aux morts, ce fut aux vivants d'être mis à l'honneur. Michel Sordi a appelé sur scène plusieurs citoyens méritants de Cernay et environs.

Marinette Elbisser vit à Uffholtz avec son mari Alain. Elle s'est d'abord fait connaître pour son activité au sein de l'entrepôt de boissons Elbisser, tenu pendant trente ans, de 1977 à 2010, rue de la Gare à Cernay. Marinette est aussi connue par son engagement au sein des Restos du coeur, qu'elle a présidé pendant cinq ans avant de passer le flambeau à Agnès Kempf. Elle est aussi l'initiatrice de la soirée « Amitiés autour d'une table » et est membre du conseil d'administration du CCAS.

Nicole et Paul Tschaen, de Wattwiller, se sont illustrés par leur engagement au service du karaté. Depuis près de quarante ans, ils oeuvrent tous deux à développer cet art martial au sein des SRC karaté. Ils ont tranmis leur passion à près d'un millier de jeunes.

Talat Balci, né en Turquie, est arrivé en France en 1980, à l'âge de 11 ans. Après avoir travaillé quinze ans à l'usine Interglas de Malmerspach, il a créé une épicerie au coeur du quartier Bel-Air et une boucherie ouverte sept jours sur sept. Il a ouvert une supérette en 2016 à Illzach et fait vivre dix personnes. Il sponsorise plusieurs associations cernéennes. Il préside aussi le conseil citoyen depuis 2015.

Marie-Rose Friquet a été mise à l'honneur pour son engagement en tant que directrice de la médiathèque de Cernay, poste qu'elle a conservé lors du transfert de la médiathèque à la communauté de communes.

Jean-Pierre Bossa, lui, a été distingué pour son implication au sein de l'association des bénévoles de l'Espace Grün, qu'il préside depuis juin dernier.
Un film en hommageaux bénévoles

Enfin, Michel Sordi a honoré « le premier employeur de la ville », Patrice Swinnen, directeur depuis 2014 de Corteva Agriscience (ex Dupont de Nemours). Près de 470 personnes y travaillent et une cinquantaine d'emplois devraient y être créés d'ici 2020.

Chocolats, fleurs et vins ont récompensé tous ces citoyens.

Période électorale oblige, Michel Sordi (qui n'a pas fait part de ses intentions pour les municipales) ne s'est pas étendu sur le bilan de 2019, la traditionnelle rétrospective de l'année écoulée étant même remplacée par un film en hommage aux bénévoles qui font vivre les quelque 120 associations cernéennes et animent la cité. Il a évoqué les gros projets intercommunaux qui aboutiront en 2020 : le déploiement de la fibre et la construction de la nouvelle piscine qui ouvrira ses portes à la rentrée, le renouvellement des réseaux d'eau potable et l'étanchéification de celui des eaux usées...

Quant à Cernay, son budget 2020 devrait s'élever à 16 millions d'euros, dont cinq pour l'investissement, soit un million de plus que l'an dernier. La fiscalité locale n'augmentera pas « comme cela a été le cas depuis quinze ans », a rappelé Michel Sordi. Il a conclu son discours par deux bonnes nouvelles : Cernay a obtenu le label Terre de Jeux en vue des Jeux Olympiques de Paris 2024, ce qui lui permettra de recevoir des équipes pour leur entraînement. Et d'autre part, une partie du terrain Hymer, à la Croisière, a été cédée à Cinécroisière et montage financier bouclé pour la mise en chantier du nouveau complexe cinématographique. Le projet dans son ensemble prévoit la création de 120 emplois.

Puis l'assistance a été conviée au pot de l'amitié.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

Voeux du maire  Cernay Hommage aux bénévoles et aux citoyens méritants

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:21:07

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Voeux du maire  Cernay
Hommage aux bénévoles et aux citoyens méritants
Michel Sordi, maire de Cernay, a présenté hier matin ses voeux à la population et aux forces vives. À cette occasion, un hommage a été rendu au défunt président Chirac et aux bénévoles qui s'impliquent au quotidien. Plusieurs citoyens méritants ont été mis à l'honneur.
 

 
Les citoyens mis à l'honneur, entourés du maire et de ses adjoints.
Comme chaque année, c'est dans un Espace Grün plein à craquer que le maire de Cernay, Michel Sordi, a présenté ses voeux 2020. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment Stefan Döerr, consul de la république fédérale d'Allemagne, Richard Jungto, consul honoraire de Hongrie, le député Raphaël Schellenberger, Jean-Paul Omeyer, vice-président de la Région Grand Est, Karine Pagliarulo, vice-présidente du conseil département, les conseillers départementaux Annick Luttenbacher et Pascal Ferrari, le président de la com-com de Thann-Cernay Romain Luttringer, sans oublier de nombreux maires, élus et représentants des forces vives, civiles et militaires.

Michel Sordi a d'abord eu une pensée émue pour les Cernéens décédés en 2019 ainsi que pour le maire de Signes tué dans l'exercice de ses fonctions et les deux soldats français tombés dans la lutte contre le terrorisme, le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie et le lieutenant Pierre Emmanuel Bockel. La mémoire de Sophie Le Tan a également été évoquée. Un hommage approfondi a été rendu au grand disparu de 2019, Jacques Chirac, avec à l'appui la projection d'un petit film retraçant les quatre visites du défunt président à Cernay.

Après l'hommage aux morts, ce fut aux vivants d'être mis à l'honneur. Michel Sordi a appelé sur scène plusieurs citoyens méritants de Cernay et environs.

Marinette Elbisser vit à Uffholtz avec son mari Alain. Elle s'est d'abord fait connaître pour son activité au sein de l'entrepôt de boissons Elbisser, tenu pendant trente ans, de 1977 à 2010, rue de la Gare à Cernay. Marinette est aussi connue par son engagement au sein des Restos du coeur, qu'elle a présidé pendant cinq ans avant de passer le flambeau à Agnès Kempf. Elle est aussi l'initiatrice de la soirée « Amitiés autour d'une table » et est membre du conseil d'administration du CCAS.

Nicole et Paul Tschaen, de Wattwiller, se sont illustrés par leur engagement au service du karaté. Depuis près de quarante ans, ils oeuvrent tous deux à développer cet art martial au sein des SRC karaté. Ils ont tranmis leur passion à près d'un millier de jeunes.

Talat Balci, né en Turquie, est arrivé en France en 1980, à l'âge de 11 ans. Après avoir travaillé quinze ans à l'usine Interglas de Malmerspach, il a créé une épicerie au coeur du quartier Bel-Air et une boucherie ouverte sept jours sur sept. Il a ouvert une supérette en 2016 à Illzach et fait vivre dix personnes. Il sponsorise plusieurs associations cernéennes. Il préside aussi le conseil citoyen depuis 2015.

Marie-Rose Friquet a été mise à l'honneur pour son engagement en tant que directrice de la médiathèque de Cernay, poste qu'elle a conservé lors du transfert de la médiathèque à la communauté de communes.

Jean-Pierre Bossa, lui, a été distingué pour son implication au sein de l'association des bénévoles de l'Espace Grün, qu'il préside depuis juin dernier.
Un film en hommageaux bénévoles

Enfin, Michel Sordi a honoré « le premier employeur de la ville », Patrice Swinnen, directeur depuis 2014 de Corteva Agriscience (ex Dupont de Nemours). Près de 470 personnes y travaillent et une cinquantaine d'emplois devraient y être créés d'ici 2020.

Chocolats, fleurs et vins ont récompensé tous ces citoyens.

Période électorale oblige, Michel Sordi (qui n'a pas fait part de ses intentions pour les municipales) ne s'est pas étendu sur le bilan de 2019, la traditionnelle rétrospective de l'année écoulée étant même remplacée par un film en hommage aux bénévoles qui font vivre les quelque 120 associations cernéennes et animent la cité. Il a évoqué les gros projets intercommunaux qui aboutiront en 2020 : le déploiement de la fibre et la construction de la nouvelle piscine qui ouvrira ses portes à la rentrée, le renouvellement des réseaux d'eau potable et l'étanchéification de celui des eaux usées...

Quant à Cernay, son budget 2020 devrait s'élever à 16 millions d'euros, dont cinq pour l'investissement, soit un million de plus que l'an dernier. La fiscalité locale n'augmentera pas « comme cela a été le cas depuis quinze ans », a rappelé Michel Sordi. Il a conclu son discours par deux bonnes nouvelles : Cernay a obtenu le label Terre de Jeux en vue des Jeux Olympiques de Paris 2024, ce qui lui permettra de recevoir des équipes pour leur entraînement. Et d'autre part, une partie du terrain Hymer, à la Croisière, a été cédée à Cinécroisière et montage financier bouclé pour la mise en chantier du nouveau complexe cinématographique. Le projet dans son ensemble prévoit la création de 120 emplois.

Puis l'assistance a été conviée au pot de l'amitié.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

 

Fessenheim Claude Brender brigue un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:35:26

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Fessenheim Claude Brender brigue un nouveau mandat
 

 
Claude Brender sera candidat à sa propre succession. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
Après la présentation de ses voeux, Claude Brender a fait référence à l'an 1 du « Fassamer càlander », « qui va nous entraîner dans un futur très incertain, lié à l'arrêt des deux réacteurs de notre centrale nucléaire ».

Il a appelé au devoir du conseil municipal et du prochain à défendre les intérêts de la commune. Pour cela, il a confirmé : « Je serai bien candidat à ma propre succession, avec une large partie de l'équipe sortante, dont l'ensemble des adjointes et adjoints ».

Il a évoqué des incertitudes à propos du projet de Territoire Post Fessenheim qui, pour lui, n'évolue pas. « La centrale diminuera ses effectifs dès cette année et les finances sont garanties pour quatre ans encore », a-t-il ajouté. Il a abordé le problème de la fiscalité qui bénéficie aux autres collectivités et d'un montant de 2,9 millions d'euros que le gouvernement « veut nous faire payer à la place d'EDF ». Il a par ailleurs regretté le manque d'unité pour des sujets essentiels qui touchent le territoire, comme la création du Techno-centre avec 180 emplois à la clé et le désenclavement du centre-ville par un contournement.

Pour le maire, absorber le choc démographique, par le développement de l'immobilier avec le lancement du « Quartier des Poètes », dont il ne reste que 6 à 7 parcelles de libres, est indispensable.

À noter encore, le transfert de propriété d'une partie de la cité Koechlin. « C'est l'établissement public foncier d'Alsace qui le portera pendant cinq ans pour notre compte. À l'issue de cette période, la pleine propriété reviendra à la commune et en attendant, une partie des 24 logements, dont certains restent sous bail avec EDF, pourront être proposés à la location ».
Renforcer les servicesà la population

La construction du pôle médical va démarrer en ce début d'année. Autres chantiers, celui du complexe associatif et culturel pour une mise en service en 2021, la nouvelle piste de quilles, la création d'un plateau sportif extérieur, d'une nouvelle piste de pétanque, l'éclairage des terrains de tennis, mais aussi l'équipement des salles de classe de l'école élémentaire de tableaux numériques interactifs et la refonte du site internet de la commune.

Il a aussi été question des relations avec Hartheim : « Une entente au beau fixe et de plus en plus forte. » Le maire a incité les associations locales à développer les relations transfrontalières. En revanche, Claude Brender regrette que les échanges scolaires avec Schoelcher en Martinique soient interrompus, alors que les écoliers de Mirande seront présents à la prochaine fête de l'amitié.

Le maire a félicité les lauréats des maisons fleuries mis à l'honneur par l'adjoint Bruno Naegelin : maison sans jardin : Cécile Schelcher 1er prix et Josiane Ruthmann ; maisons avec jardin : 1er prix Jean-Paul Wendling ; Guy Schelcher ; Marie-Laurence Ribstein ; le coup de coeur a été décerné à Vivian Corrèges.
C.W.

 

 
 

Guebwiller et M2A Faire rimer traditions et générations

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:13:38

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Guebwiller et M2A  Faire rimer traditions et générations
 

 
 
C'est avec un remake berrwillerois de Star Wars que la cérémonie a été officiellement lancée par le premier adjoint de Fabian Jordan, Bernard Stocker. Ce dernier a notamment évoqué le moment fort de l'année de la vie de la commune : la venue de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu. « Un moment inoubliable pour notre village », mentionne-t-il.

Vient ensuite le moment où le premier magistrat fait son entrée sur scène. Mais ce dernier se voit rapidement ravir la vedette avec l'intrusion de deux comédiens locaux, Théo et Clément, qui décident de retracer l'année à leur manière, avec en main le dernier numéro des Dernières Nouvelles de Berrwiller, clin d'oeil à l'un des deux titres de la presse régionale. Ils retracent ainsi les performances sportives des équipes de football et de basket-ball, la traditionnelle journée citoyenne, les animations théâtrales et dialectales qui rythment la vie du village de Berrwiller, l'arrivée du nouveau curé ou encore le passage du Rallye des Cimes. Une scène qu'ils ont partagée avec le duo des Ratschwiwer, composé d'Agnès et Netty. « Vous avez écrit cette pièce sur mesure pour cette cérémonie des voeux et je vous en remercie vivement ! », a souligné Fabian Jordan.
Poursuivre la démarche de transition énergétique et économique

Renouant avec son rôle de maître de cérémonie, le premier magistrat a ensuite évoqué les travaux qui « ont été entrepris et qui contribuent à améliorer notre cadre de vie ». « Dans la poursuite de notre démarche de transition énergétique et écologique, nous avons souhaité modifier tout l'éclairage public. L'ancien est remplacé progressivement par des leds. D'ici deux mois l'ensemble du village sera couvert par ce nouveau mode d'éclairage public, plus respectueux de l'environnement, qui va nous permettre de réaliser des économies de plus de 70 % », développe Fabian Jordan.

Toujours dans cette dynamique de transition énergétique, le maire a rappelé la finalisation, en ce début d'année, de l'installation photovoltaïque au niveau du club house à la plaine sportive. « Cette année sera également celle du déploiement de la fibre optique qui est très attendue des citoyens, mais aussi de nos entreprises. Ces travaux vont contribuer à améliorer la qualité de vie dans notre commune », affirme-t-il. Sans oublier les traditionnels chantiers de la journée citoyenne qui, cette année, aura lieu le 30 mai. « Cette journée nous permet aussi d'accueillir et d'intégrer les nouveaux habitants du village, et notamment tous ceux qui ont rejoint notre commune au sein du lotissement Bühne», ajoute-t-il.

« Si Berrwiller poursuit sa transformation, pour autant il est essentiel de conserver son âme d'antan », poursuit l'élu. « Ces traditions font vivre l'esprit villageois qui nous tient à coeur. Elles sont le ciment du vivre-ensemble de notre commune. Et si tous les citoyens se mobilisent de manière exemplaire à Berrwiller, c'est bien parce que chacun a le plaisir de partager des moments de convivialité, et se sent impliqué dans la commune. »
Obtenir le label « ville active et sportive »

Les deux jeunes vedettes du théâtre alsacien, Théo et Clément, ont assuré le spectacle lors de la cérémonie des voeux de Berrwiller. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Le duo des Ratschwiwer, composé d'Agnès et Netty, a provoqué des fous rires dans la salle. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Les deux animateurs du SAJ (Services actions jeunesse) de Berrwiller, Sébastien Netzer et Alicia Janicki, ont été mis à l'honneur pour leur investissement. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Les jeunes sapeurs-pompiers Florine Zettel, Chloé Fuchs et Léon Fauvadel, aux côtés du chef de corps Jérôme Burger, ont été récompensés pour leur engagement. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Les enfants de la Krüdorscha Akademi ont effectué une démonstration de leurs acquis, qui font aujourd'hui revivre le dialecte dans le village. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Nicolas Krust, chef de poste de la Brigade Verte de Soultz, a été salué pour ses actions menées au sein de la commune, en particulier la construction de nichoirs. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Danielle Ruccolo et Édith Funk ont permis à la commune de Berrwiller de remporter le prix "Lire et faire lire". Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Les trois adjoints Ève Arbogast-Ziebelen, Bernard Stocker et Martine Schmidt ont décidé de ne pas se représenter aux suffrages des électeurs lors des prochaines élections municipales. Fabian Jordan leur a rendu hommage pour leurs années consacrées à la commune, à ses côtés. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Le maire a poussé la chansonnette, accompagné de son accordéon, sur la scène de la salle des sports de Berrwiller. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

Toutes les personnes mises à l'honneur se sont réunies sur scène pour le bouquet final de la cérémonie des voeux. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK

La transition était toute trouvée pour Fabian Jordan, qui a dévoilé, à l'occasion de cette cérémonie des voeux, le passage du Tour Alsace à vélo dans sa commune, dimanche 26 juillet. « Ce sera un beau moment sportif et populaire qui traversera chacune des 39 communes de notre agglomération. »

C'est aux côtés de ses trois adjoints, Ève Arbogast-Ziebelen, Bernard Stocker et Martine Schmidt, qui ont tous les trois pris la décision de ne pas se représenter lors des prochaines élections municipales, que Fabian Jordan a clos cette cérémonie, en poussant la chansonnette, armé de son accordéon, avec en tant que choristes tous les élus et personnes mises à l'honneur.
Audrey NOWAZYK

 

 
 

tradition  Premier dimanche de l'Épiphanie « L'étoile doit continuer son chemin »

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:22:44

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tradition  Premier dimanche de l'Épiphanie
« L'étoile doit continuer son chemin »
 

 
Les petits Rois ont quémandé des friandises auprès des habitants.
L'Écomusée d'Alsace a fêté l'Épiphanie hier, lors de son dernier jour d'ouverture. Avant d'accueillir les Rois mages, la tradition des petits Rois a été perpétuée.

Trois enfants, vêtus comme les Rois mages, ont sillonné hier après-midi les rues du village, précédés d'un autre enfant portant l'étoile de Bethléem.

Suivis par le public et accompagnés d'un narrateur qui a expliqué l'Épiphanie, ils ont frappé à la porte de quelques demeures pour quémander des offrandes et des friandises comme cela se pratiquait autrefois dans quelques villages du Sundgau.

La tradition d'origine germanique a été respectée : si les habitants se montrent généreux, les lettres et les chiffres 20 C + M + B 20, signifiant « Christus mansoniem benedicat » (« Que Dieu bénisse cette maison ») tout au long de 2020, sont écrits à la craie sur le linteau de la porte d'entrée.

Le panier se remplissant de friandises, les petits Rois remercient leurs bienfaiteurs : « Nous vous remercions pour vos dons. Que Dieu apporte la paix sur cette maison. Mais l'étoile doit continuer son chemin. »

Et quand les enfants essuient un refus, ils ne se gênent pas pour maudire les radins : « Si vous ne voulez rien nous donner que le diable vous prenne tout ! »
M.H.

 

 
 

 

AGGLOMERATION DE COLMAR Environnement : des réponses qui se font attendre

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:40:50

AGGLOMERATION DE COLMAR Environnement : des réponses qui se font attendre

Hier soir

L’association Tiefenbach environnement (ATE), qui forme avec Alsace nature et les Amis de la Confédération paysanne un collectif dont l’objectif est de lutter contre l’artificialisation des sols et de privilégier la reconversion des friches industrielles et des terrains pollués, a récemment sollicité les maires des communes de Colmar Agglomération à travers un questionnaire que ces derniers sont invités à remplir. Il a également été envoyé aux candidats déjà déclarés pour les municipales de mars prochain.

Et pour l’instant, deux seulement (l’écologiste Frédéric Hilbert, candidat à Colmar et Claude Klinger-Zind, candidat à Wintzenheim) ont renvoyé le document (voir ci-dessous). Mais le président d’ATE, Jean-Paul Roth, ne lâchera pas le morceau. « Nous allons adresser une lettre de relance aux retardataires », indique-t-il. « On va un peu les secouer ! Dans trois semaines, nous publierons les réponses… et les non-réponses ».

Barreau sud et dépôt de lindane

Le questionnaire est précédé d’une introduction qui rappelle la philosophie de ce collectif. « L’urbanisation et l’artificialisation galopante des terres naturelles et agricoles génèrent un changement complet de l’usage des sols », s’inquiètent les membres qui demandent aux « sondés » de se positionner sur plusieurs sujets environnementaux.

Sont-ils prêts « à exploiter prioritairement toutes les friches d’activités économiques » et « à ne pas réaliser de nouvelles extensions urbaines » empiétant sur les espaces agricoles et naturels existants ? Ont-ils l’intention de mutualiser les ressources communautaires existantes (salles de sport, de spectacles, ZAC) « afin de diminuer l’emprise foncière intercommunale » ? La promotion de l’agriculture raisonnée et des circuits courts sera-t-elle au cœur de leurs programmes ? Aux questions générales s’ajoutent quelques interrogations sur des dossiers bien précis : le barreau sud de Colmar, le dépôt de résidus de lindane et la pollution de la nappe phréatique.

Jean-Paul Roth estime qu’il est du devoir des élus et candidats aux municipales de se pencher sur ces thématiques qui pèseront, assure-t-il, « notamment auprès des jeunes », lors de la campagne des municipales. Mais ATE ne prendra pas pour autant position pour tel ou tel candidat. « En revanche, on ne se privera pas de commenter leurs réponses ou leur absence de réponse ».

Colmar Avec ou sans marché de Noël

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:39:08

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Colmar Avec ou sans marché de Noël
 

 
Un petit air de vacances pour Marie et Dominique, commerçants voisins de la rue des Marchands. Après un mois de décembre éprouvant.
« On entend toutes les langues, on voyage. » Pour Julie, gérante du « café-fleurs » L'Entre-pot sis Grand'Rue, en plein démontage des décorations de Noël, le marché de Noël est même passé « trop vite ». Ce dimanche sous une tempête de ciel bleu, l'ambiance était très différente des cinq dernières semaines sur les pavés de la vieille ville. « On entend surtout des "i" et des "o" », constate Dominique, gérant de l'Échoppe de Merline, rue des Marchands.
En janvier, faire l'inventaire ou « tout simplement se reposer »

Et pour cause, ce dimanche, il n'y avait pratiquement « que des Italiens et des Espagnols ». Des bons clients. Même après les marchés de Noël. « Les décorations sont très jolies », se réjouit Ilaria, qui se balade place de l'Ancienne Douane avec sa soeur Isabella. Si les deux Italiennes « du coin de Crémone » sont encore à Colmar ce dimanche, c'est parce que « l'Épiphanie, ou plutôt la fête de la Befana comme nous l'appelons, est fériée chez nous. Ce soir nous rentrons en Italie et mardi nous reprenons le travail ». Les fastes du marché de Noël, qu'elles ont loupé, ne leur manquent guère. « Nous étions en famille, et nous avons fait du shopping à Milan. » Au moins c'est clair.

Pourtant, Marie, gérante du magasin de chocolats Ganache, rue des Marchands, se souvient que le 2 janvier de l'année dernière constituait « une grosse rupture. Il faisait très froid. C'était même un peu déstabilisant ». Cette année, le changement de ton est nettement moins « flagrant ». Même si le mois de janvier est l'occasion de souffler, « de faire tout ce qu'on n'a pas pu faire en décembre comme l'inventaire ou tout simplement se reposer ». Marie le sait bien, « après, c'est reparti ».

Autre facteur de fréquentation inhabituelle en ce début d'année, « l'absence de neige sur les hauteurs ». Julie, de L'Entre-pot et Marie, de Ganache le savent. « Du coup, ils viennent en bas, c'est imparable. » Il ne manque « que la clientèle parisienne, à cause des grèves ». Une absence très perceptible. Malgré tout, « il y a de plus en plus de monde en janvier ». Même son de cloche chez Julie. Il faut en profiter. « Demain et dans la semaine, on fera moins de chiffre qu'aujourd'hui », souffle Dominique.
Des commerçants « ravis de revoir les Colmariens »

Quant aux Colmariens, ils reprenaient leurs quartiers, notamment du côté du marché couvert ce dimanche matin. Aucun de ceux rencontrés ne s'estime dépossédé de sa ville en décembre. « Ici, il y a une vie en hiver. Et en Alsace, nous savons garder nos traditions », dit Patrick qui vit rue de l'Est. « Pendant des années, les gens râlaient parce qu'il n'y avait rien. En 1998 hormis la veillée de Noël, il n'y avait rien. Les touristes ne pouvaient même pas s'acheter un jambon-beurre », lâche Michel, un autre résident du centre-ville.

Des désagréments, certes il y en a en décembre. « On sait où ça bouchonne, alors on contourne », dit un retraité de la place du Marché aux Fruits qui se joint au débat. « Colmar se fait à pied », estime Patrick qui a pourtant « trois voitures ». « Mais beaucoup de gens tiennent à leur tranquillité. C'est parfois un peu égoïste. » Pour Julie, « les Colmariens aiment voir leur ville illuminée et décorée. Moi, ça me manque déjà. On a quand même de la chance, quand on voit toutes ces villes françaises où il n'y a rien ». Sans concertation, Patrick constate exactement la même chose, évoquant à titre d'exemple de la famille « dans le Pas-de-Calais ».

Pascal, commerçant bien connu du marché couvert, était pour sa part ravi de « revoir les Colmariens ». À 14 h, toujours sous un radieux soleil et tandis que tombaient les rideaux de fer du marché couvert, des grappes d'Italiens et d'Espagnols marchaient de part et d'autre de la rue des Écoles, au rythme de la flânerie, la peau du ventre bien tendue. Tous allaient bientôt s'engouffrer sur les autoroutes en direction du sud et chacun humait l'air de Colmar avec délectation. Pour ne pas perdre une miette de la cité Bartholdi, avec ou sans marché de Noël.
Nicolas PINOT

 

 
 

Colmar  Centre-ville Avec ou sans marché de Noël

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:42:22

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Colmar  Centre-ville
Avec ou sans marché de Noël
Débarrassé de ses artefacts de fin d'année, le centre-ville de Colmar faisait encore le plein de touristes ce dimanche sous un soleil généreux. Et les commerçants soufflaient un peu.
 

 
Changement d'ambiance place de l'Ancienne Douane. Les cabanons sont encore là, le soleil est revenu, la foule est éparse.
« On entend toutes les langues, on voyage. » Pour Julie, gérante du « café-fleurs » L'Entre-pot sis Grand'Rue, en plein démontage des décorations de Noël, le marché de Noël est même passé « trop vite ». Ce dimanche sous une tempête de ciel bleu, l'ambiance était très différente des cinq dernières semaines sur les pavés de la vieille ville. « On entend surtout des "i" et des "o" », constate Dominique, gérant de l'Échoppe de Merline, rue des Marchands.
En janvier, faire l'inventaire ou « tout simplement se reposer »

Et pour cause, ce dimanche, il n'y avait pratiquement « que des Italiens et des Espagnols ». Des bons clients. Même après les marchés de Noël. « Les décorations sont très jolies », se réjouit Ilaria, qui se balade place de l'Ancienne Douane avec sa soeur Isabella. Si les deux Italiennes « du coin de Crémone » sont encore à Colmar ce dimanche, c'est parce que « l'Épiphanie, ou plutôt la fête de la Befana comme nous l'appelons, est fériée chez nous. Ce soir nous rentrons en Italie et mardi nous reprenons le travail ». Les fastes du marché de Noël, qu'elles ont loupé, ne leur manquent guère. « Nous étions en famille, et nous avons fait du shopping à Milan. » Au moins c'est clair.

Pourtant, Marie, gérante du magasin de chocolats Ganache, rue des Marchands, se souvient que le 2 janvier de l'année dernière constituait « une grosse rupture. Il faisait très froid. C'était même un peu déstabilisant ». Cette année, le changement de ton est nettement moins « flagrant ». Même si le mois de janvier est l'occasion de souffler, « de faire tout ce qu'on n'a pas pu faire en décembre comme l'inventaire ou tout simplement se reposer ». Marie le sait bien, « après, c'est reparti ».

Autre facteur de fréquentation inhabituelle en ce début d'année, « l'absence de neige sur les hauteurs ». Julie, de L'Entre-pot et Marie, de Ganache le savent. « Du coup, ils viennent en bas, c'est imparable. » Il ne manque « que la clientèle parisienne, à cause des grèves ». Une absence très perceptible. Malgré tout, « il y a de plus en plus de monde en janvier ». Même son de cloche chez Julie. Il faut en profiter. « Demain et dans la semaine, on fera moins de chiffre qu'aujourd'hui », souffle Dominique.
Des commerçants « ravis de revoir les Colmariens »

Quant aux Colmariens, ils reprenaient leurs quartiers, notamment du côté du marché couvert ce dimanche matin. Aucun de ceux rencontrés ne s'estime dépossédé de sa ville en décembre. « Ici, il y a une vie en hiver. Et en Alsace, nous savons garder nos traditions », dit Patrick qui vit rue de l'Est. « Pendant des années, les gens râlaient parce qu'il n'y avait rien. En 1998 hormis la veillée de Noël, il n'y avait rien. Les touristes ne pouvaient même pas s'acheter un jambon-beurre », lâche Michel, un autre résident du centre-ville.

Des désagréments, certes il y en a en décembre. « On sait où ça bouchonne, alors on contourne », dit un retraité de la place du Marché aux Fruits qui se joint au débat. « Colmar se fait à pied », estime Patrick qui a pourtant « trois voitures ». « Mais beaucoup de gens tiennent à leur tranquillité. C'est parfois un peu égoïste. » Pour Julie, « les Colmariens aiment voir leur ville illuminée et décorée. Moi, ça me manque déjà. On a quand même de la chance, quand on voit toutes ces villes françaises où il n'y a rien ». Sans concertation, Patrick constate exactement la même chose, évoquant à titre d'exemple de la famille « dans le Pas-de-Calais ».

Pascal, commerçant bien connu du marché couvert, était pour sa part ravi de « revoir les Colmariens ». À 14 h, toujours sous un radieux soleil et tandis que tombaient les rideaux de fer du marché couvert, des grappes d'Italiens et d'Espagnols marchaient de part et d'autre de la rue des Écoles, au rythme de la flânerie, la peau du ventre bien tendue. Tous allaient bientôt s'engouffrer sur les autoroutes en direction du sud et chacun humait l'air de Colmar avec délectation. Pour ne pas perdre une miette de la cité Bartholdi, avec ou sans marché de Noël.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Colmar Saint-Antoine Noël et les rois fêtés par les aînés

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:05:49

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Colmar Saint-Antoine  Noël et les rois fêtés par les aînés
 

 
Le quintet de flûtes et la chorale paroissiale ont animé ce moment festif.
Le président de la conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-Antoine de Colmar, Marc Bisch, a remercié dans son mot de bienvenue les élus qui ont honoré ce moment festif de leur présence, dont le député Eric Straumann, ainsi que les adjoints Yves Hemedinger et Cécile Siffert. La communauté des paroisses était représentée par le curé Christophe Gerber. Il a notamment exprimé une pensée à l'attention des aînés malades qui n'ont pas eu l'opportunité d'être présents à la fête organisée ce dimanche, et auxquelles les bénévoles de la Conférence ont rendu visite à l'occasion de la nativité. Sans oublier tous les paroissiens décédés en 2019. « Vos soutiens financiers, tout au long de l'année, nous permettent d'aider les plus démunis de la paroisse, mais nous assurons également les demandes venant de Horbourg-Wihr et d'Andolsheim, hormis Saint-Léon qui possède sa propre conférence », a-t-il rappelé.
Un petit Jésus âgé de sept mois

Il a conclu en remerciant toutes les personnes qui se sont mobilisées pour que cette fête, à l'instar des années précédentes, soit une réussite et en présentant ses meilleurs voeux de bonheur et de santé à la salle.

Le quintet de flûtes et la chorale paroissiale Sainte-Cécile, dirigée par Jean-Luc Schneider, ont animé le début de l'après-midi avec différents chants traditionnels de la nativité, interprétés en français et en allemand et repris en choeur par les invités.

Moment fort et point d'orgue de ce moment de partage, la présentation de la traditionnelle crèche vivante par les scouts de la 5e Colmar de la paroisse. Grégoire Schott avec ses 7 mois, a parfaitement joué le rôle du petit Jésus, nullement impressionné par l'évènement, entouré des personnages bibliques de circonstance. La galette de l'Épiphanie a comme de coutume couronné quelques rois et reines d'un royaume éphémère.
JR.H.

Colmar  Paroisse Saint-Antoine Noël et les rois fêtés par les aînés

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:25:12

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Colmar  Paroisse Saint-Antoine
Noël et les rois fêtés par les aînés
La conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-Antoine de Colmar avait invité, comme chaque année, les aînés de plus de 65 ans à participer à la traditionnelle fête de Noël et des rois, en ce dimanche de l'Épiphanie.
 

 
Le quintet de flûtes et la chorale paroissiale ont animé ce moment festif.
Le président de la conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-Antoine de Colmar, Marc Bisch, a remercié dans son mot de bienvenue les élus qui ont honoré ce moment festif de leur présence, dont le député Eric Straumann, ainsi que les adjoints Yves Hemedinger et Cécile Siffert. La communauté des paroisses était représentée par le curé Christophe Gerber. Il a notamment exprimé une pensée à l'attention des aînés malades qui n'ont pas eu l'opportunité d'être présents à la fête organisée ce dimanche, et auxquelles les bénévoles de la Conférence ont rendu visite à l'occasion de la nativité. Sans oublier tous les paroissiens décédés en 2019. « Vos soutiens financiers, tout au long de l'année, nous permettent d'aider les plus démunis de la paroisse, mais nous assurons également les demandes venant de Horbourg-Wihr et d'Andolsheim, hormis Saint-Léon qui possède sa propre conférence », a-t-il rappelé.
Un petit Jésus âgé de sept mois

Il a conclu en remerciant toutes les personnes qui se sont mobilisées pour que cette fête, à l'instar des années précédentes, soit une réussite et en présentant ses meilleurs voeux de bonheur et de santé à la salle.

Le quintet de flûtes et la chorale paroissiale Sainte-Cécile, dirigée par Jean-Luc Schneider, ont animé le début de l'après-midi avec différents chants traditionnels de la nativité, interprétés en français et en allemand et repris en choeur par les invités.

Moment fort et point d'orgue de ce moment de partage, la présentation de la traditionnelle crèche vivante par les scouts de la 5e Colmar de la paroisse. Grégoire Schott avec ses 7 mois, a parfaitement joué le rôle du petit Jésus, nullement impressionné par l'évènement, entouré des personnages bibliques de circonstance. La galette de l'Épiphanie a comme de coutume couronné quelques rois et reines d'un royaume éphémère.
JR.H.

 

 
 

 

Mulhouse  Démontage de la grande roue de Noël Dernier tour de la dame de fer

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:23:35

© Dna, Lundi le 06 Janvier 2020
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Mulhouse  Démontage de la grande roue de Noël
Dernier tour de la dame de fer
La grande roue a effectué ses derniers tours samedi place de la Réunion à Mulhouse. Après plus de six semaines d'activité intense, et une semaine après les chalets du marché de Noël, la grande dame d'acier s'en va tourner sous d'autres cieux.
 

 
Démontage de la grande roue place de la Réunion.
Dimanche matin 7 heures... L'équipe de démontage, casque sur la tête et harnais de sécurité en place, s'active autour et sur la roue panoramique. La grande dame mesure plus de 38 mètres de haut. Un beau bébé même si l'on sait que la grande roue la plus haute actuellement mesure 168 mètres.
Trois jours de montage et deux jours de démontage

Mais pour voir la « High Roller », il faut se rendre à Las Vegas aux États-Unis. Reste qu'à Mulhouse, elle n'en donne pas moins l'impression d'être un grand jeu de Meccano®, que l'on monte aussi vite que l'on démonte. Mais attention Jess Landgraf, son propriétaire est catégorique : « Ce n'est pas un manège d'enfants ».

Pour la monter, il a fallu trois jours. Il n'en faudra que deux pour la ranger sur les quatre camions remorques de 16 mètres de long, chargés de la transporter dans le Sud de la France, du côté de Saint-Cyprien, pour de nouvelles aventures. En attendant, ils sont une petite dizaine de personnes parfaitement rodées à la manoeuvre. Ils sont d'ailleurs impressionnants d'agilité et semblent s'être totalement libérés de toutes les lois de la gravité.

C'est un travail de précision, l'amateurisme n'a pas de place ici. C'est un Meccano® géant et la pièce la plus légère pèse déjà plusieurs dizaines de kilos. Alors on imagine en cas de chute d'un des éléments de cette immense masse métallique. Il faut dire aussi que la grande dame a son caractère : 80 tonnes d'acier, 24 nacelles pour 144 places, 10 000 leds pour l'illuminer.

Pour lever son axe et inversement pour le descendre, il faut faire appel à une grue de 70 tonnes, capable de porter 80 tonnes/mètre. C'est d'ailleurs ce mastodonte qui doit entrer en lice ce lundi matin dès la première heure. Ce manège (pas la roue), la famille Landgraf l'effectue quatre fois par an. « C'est un métier à plein temps », confie Jess. Ici à Mulhouse, cela fait sept années que la roue de la famille vient dominer le marché de Noël. Elle sera là l'an prochain. Il faut dire qu'elle a su se faire sa place et que l'on imagine plus le marché de Noël mulhousien sans sa roue.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Faits divers Accidents

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:17:01

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Les secours se multiplient ces derniers jours dans le massif du Hohneck. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
APPENWIHR Un motard grièvement blessé

Un motard a été victime d'une chute dimanche après-midi alors qu'il circulait sur la RD 1 à Appenwihr. Grièvement blessé, présentant une fracture ouverte de la jambe, le motard âgé de 46 ans a été médicalisé par le SMUR et transporté à l'hôpital par les sapeurs-pompiers.

Peu après 14 h 15, alors qu'il pilotait sa Husqvarna, le quadragénaire domicilié à Wolfgantzen a tenté d'éviter un gibier surgissant de la forêt du Kastenwald et a chuté.
STOSSWIHR Le couple égaré géolocalisé et secouru

Les secours du côté du Hohneck se multiplient pour les gendarmes de montagne. La fin de l'année a été marquée par plusieurs interventions notamment dans le couloir du Falimont pour secourir des randonneurs imprudents. Le début de l'année suit la même tendance. Samedi soir, le peloton de gendarmerie de montagne de Hohrod a ainsi été destinataire d'un appel de détresse.

Deux Vosgiens appelaient à l'aide. Égarés dans le brouillard, la jeune femme de 25 ans et l'homme de 42 ans qui l'accompagnait se sont retrouvés bloqués sur la neige glacée tout près des couloirs, entre le Schaeferthal et le Hohneck à Stosswihr. Pas équipé, transi de froid, le couple parti de la route des crêtes était complètement perdu. L'appel à l'aide mentionnait « une maison » qui s'est avérée être l'auberge.

Les gendarmes ont pu localiser avec précision les naufragés grâce à leur téléphone portable et sont intervenus vers 17 h 30. Les secouristes sont arrivés en quad des neiges et ont pu remonter le couple. Les gendarmes ont creusé des marches dans la neige glacée et ont sécurisé les deux randonneurs à l'aide d'une corde. Ils ont ensuite été ramenés à leur véhicule, sains et saufs.
COLMAR Feu de sapin

Un sapin de Noël a été incendié dans la rue de l'Espérance, samedi vers 20 h 30 à Colmar. Les sapeurs-pompiers sont intervenus avec une lance.

 

 
 

Forêt-Noire Un restaurant trois étoiles part en fumée

Publié dans le panorama le Lundi 06 janvier 2020 à 06:47:32

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Forêt-Noire  Un restaurant trois étoiles part en fumée
 

 
150 sapeurs-pompiers ont été mobilisés. Photo DPA /Andreas Rosar
Le prestigieux restaurant trois étoiles au guide Michelin Schwarzwaldstube de l'hôtel Traube Tonbach, à Baiersbronn, en Forêt-Noire, a été complètement détruit par un important incendie, dans la nuit de samedi à dimanche. Les dégâts matériels sont importants. « Le restaurant a entièrement brûlé », a indiqué un porte-parole de la police. Les dommages pourraient s'élever à plusieurs millions d'euros.

Les 63 clients du Traube Tonbach n'étaient pas logés dans l'annexe ravagée par les flammes, a affirmé le porte-parole de la police. Ils ont néanmoins dû être évacués, à cause des fumées qui se propageaient jusque dans le bâtiment principal.
Une enquête ouverte

Selon les premières constatations, une alarme incendie se serait déclenchée dans la cuisine du restaurant dimanche matin, vers 3 h 20. Lorsque les pompiers sont arrivés, les flammes étaient déjà bien visibles. Et une colonne de fumée se voyait de loin. Environ 150 soldats du feu ont été mobilisés.

Le restaurant brûlait encore tôt ce dimanche matin et les sapeurs-pompiers ont dû s'activer une bonne partie de ce dimanche pour éteindre les dernières flammes. La cause de l'incendie reste pour l'heure inconnue. Une enquête a été ouverte. Les restes du bâtiment, qui a été en grande partie détruit, risquent de s'effondrer, a déclaré ce dimanche le directeur des pompiers de Freudenstadt, Martin Frey.

« Bien sûr, cela fait très mal, a déclaré le propriétaire de l'hôtel, Heiner Finkbeiner. Mais ni les invités ni les employés n'ont été blessés dans l'incendie et tout le reste peut être reconstruit. » Il a ainsi parlé de « chance dans le malheur ». Le chef-cuisinier, Torsten Michel, qui a succédé à Harald Wohlfahrt, a dit combien il est choqué, mais il a aussitôt assuré qu'il « continuerait » à faire briller cette maison.
« On est abasourdi par cette nouvelle »

Le ministre du Tourisme du Bade-Wurtemberg, Guido Wolf (CDU), a déploré une « perte » pour l'économie touristique de cette région, ce sinistre touchant « un élément important de la gastronomie du Bade-Wurtemberg ».

« C'est un établissement de classe internationale, il est toujours au top, on est abasourdi par cette nouvelle », commentait, ce dimanche soir, une communiquante qui travaille pour la commune de Baiersbronn. Station de sports d'hiver très réputée, Baiersbronn, 16 000 habitants, compte une étonnante concentration d'établissements prestigieux : outre le restaurant Schwartzwaldstube de l'hôtel Traube Tonbach, le restaurant de l'hôtel Bareiss y est lui aussi triplement étoilé. Le Traube Tonbach héberge une autre table étoilée, la Köhlerstube. Michael Ruf, le maire de la commune, a assuré la famille Finkbeiner de son soutien : « Il est clair que nous sommes à leurs côtés de toutes nos forces. »

Installé dans une bâtisse vieille de 230 ans, l'établissement est un hôtel-restaurant très francophile, que fréquentent régulièrement des Alsaciens. Ainsi, le très réputé sommelier de cette belle maison, Stéphane Gass, récemment distingué par La Revue du vin de France, est originaire de Birkenwald, près de Marmoutier. Heiner Finkbeiner, le patron, a longtemps siégé, au côté de Serge Schaal, directeur de la Fourchette des Ducs à Obernai, au sein de l'association Les Grandes tables du monde. « C'est une personnalité emblématique de la gastronomie en Allemagne, dit Serge Schaal. C'est quelqu'un de très respecté. Nous avons tissé des liens d'amitié, on est très proches. J'ai été très choqué d'apprendre cette nouvelle. C'est un bâtiment historique qui a été touché, il y a toute une famille derrière ! »
Denis TRICARD