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Profanations et tags haineux se propagent

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:36:18

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Alsace  Depuis au moins quinze ans
Profanations et tags haineux se propagent
En Alsace, l'année 2019 a été marquée par trois profanations et une trentaine de tags haineux. La fréquence de ces actes, qui touchent majoritairement le Bas-Rhin et la communauté juive, connaît un rythme soutenu depuis au moins quinze ans.
 

 
Voilà à peine un mois, le 3 décembre, les habitants de Westhoffen, à l'ouest de Strasbourg, découvraient la profanation de leur cimetière israélite. Le ministre de l'Intérieur avait constaté de ses yeux dès le lendemain le saccage des 107 tombes souillées de croix gammées. Une visite qui sonnait comme le sinistre écho d'une précédente venue de Christophe Castaner, début 2019, accompagné du président Macron. À une dizaine de kilomètres de là, le 19 février, 96 sépultures du cimetière juif de Quatzenheim avaient été profanées.

En comptant la vingtaine de stèles renversées le 17 octobre au cimetière catholique et protestant Saint-Urbain de Strasbourg-Neudorf, l'Alsace a été marquée par trois profanations en 2019. Des actes auxquels s'ajoutent les tags antisémites, racistes ou anti-migrants dont la liste n'a cessé de s'allonger au fil de l'année passée. Les derniers datent du 24 décembre dans quatre communes d'Alsace du Nord, portant le total à au moins 27 faits similaires en 2019, tous dans le Bas-Rhin.

Avec une trentaine d'actes haineux répertoriés, 2019 est la plus noire des quinze dernières années en Alsace. Pourtant, avec une profanation et une quinzaine de tags, 2018 avait déjà été bien sombre.
Fréquence accruedes profanations

En trente-cinq ans, on dénombre trente profanations en Alsace. Les premières de notre recensement remontent à septembre 1984, quand le cimetière catholique de Gerstheim fut vandalisé à deux reprises. La dernière en date est celle de Westhoffen.

Vingt-six de ces profanations ont eu lieu dans le Bas-Rhin et les sépultures israélites ont été la cible des dégradations dans la moitié des cas -- sont ensuite visés les cimetières catholiques et/ou protestants (35 %) et musulmans (15 %). En tout, ce ne sont pas moins de 2 200 stèles funéraires qui ont été vandalisées, taguées, brisées, renversées ou dépouillées de leurs ornements.

Avec neuf profanations, l'année 2004 a été la plus lourdement marquée. Et la fréquence des actes s'est accélérée ces vingt dernières années : 24 des 30 profanations répertoriées sont postérieures au début des années 2000. Strasbourg est la commune la plus souvent touchée : des cimetières y ont été profanés deux fois en 2004, à trois reprises en 2010 et une fois en 2019.

D'autres communes ont été plusieurs fois meurtries, à l'instar de Gerstheim (1984) et Niederhaslach (2004), chacune frappée deux fois à quelques jours d'intervalle. Mais les noms de certains villages ont plus durablement marqué les esprits. Westhoffen et Quatzenheim en 2019, Herrlisheim en 2018, Herrlisheim-près-Colmar en 1992 et 2004, ou encore Sarre-Union en 1988, 2001 et 2015. Certaines de ces profanations ont en effet eu des retentissements nationaux entraînant le déplacement du ministre de l'Intérieur voire du chef de l'État.
Tags haineux : le triste record de 2019

Depuis 2004, on a répertorié près de 90 tags haineux dans 69 communes alsaciennes -- une estimation basse, se basant sur ceux dont les Dernières Nouvelles d'Alsace ont eu connaissance, mais dont le recensement permet d'observer des tendances. 2019 détient ainsi le triste record de ces quinze dernières années (27 tags), suivi par 2018 (14 tags). Si la probabilité que les faits soient aujourd'hui plus médiatisés est à prendre en compte, leur augmentation est sensible depuis 2010, avec une nette accélération ces deux dernières années.

Comme pour les profanations, le Bas-Rhin est plus largement touché (8 tags sur 10) et Strasbourg est la commune la plus visée (13 fois). Il n'est pas rare que plusieurs messages haineux soient trouvés dans une seule commune le même jour, voire plusieurs localités voisines. Ainsi, la série du 24 décembre dernier concernait Wissembourg, Riedseltz, Ingolsheim, Bremmelbach. Il en avait été de même en mai 2012 également en Alsace du Nord, en avril 2008 dans le secteur de Barr ou encore dans le sud du Haut-Rhin le 8 mai 2016.
Messages revendicatifs

Les bâtiments le plus souvent dégradés par des inscriptions sont les mairies pour un quart des cas, et les domiciles pour un autre quart. Suivent les établissements scolaires (17 % des faits) et la voirie (arrêts de bus, panneaux, routes...).

Les tags, le plus souvent racistes au sens large, sont majoritairement antisémites : plus de 8 fois sur 10, ils comportent des croix gammées et autres références au nazisme. Les messages sont aussi régulièrement islamophobes ou homophobes et interpellent parfois directement des élus. Enfin depuis 2018, les récriminations à l'encontre des migrants se sont multipliées.

S'il est hasardeux de vouloir établir des connexions entre tags et passages à l'acte plus graves, même proches dans le temps ou géographiquement, deux cas particuliers ont marqué 2019 : le 21 août, six tags trouvés à l'arrière de la mairie-école de Saint-Nabor revendiquaient l'incendie qui avait touché la veille un bâtiment hébergeant des familles d'origine étrangère à Schiltigheim. Quant aux inscriptions retrouvées en fin d'année à Rohr et à Schaffhouse-sur-Zorn, elles faisaient directement référence à la profanation de Westhoffen, commise par la suite.
Céline ROUSSEAU Lire aussi l'interview de Freddy Raphaël en page 14. L'intégralité du dossier est à retrouver sur dna.fr

Lire aussi l'interview de Freddy Raphaël en page 14.

 
 

Actes antisémites en Alsace : des explications multiples

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:38:09

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Analyse  Rencontre avec Freddy Raphaël, sociologue
Actes antisémites en Alsace : des explications multiples
Les tags racistes et les profanations de cimetières qui se multiplient en Alsace sont le fait d'un « phénomène complexe avec des explications multiples », estime Freddy Raphaël, professeur émérite en sciences sociales et spécialiste de l'histoire du judaïsme en Alsace.
 

 
Freddy Raphael: «Le racisme permet à l'homme humilié d'avoir la sensation de se redresser».
Que vous évoque l'augmentation significative en Alsace d'actes de haine, majoritairement antisémites ?

Tout d'abord, ce qui me frappe dans les dernières profanations en Alsace, ce sont les références. À Westhoffen et Quatzenheim, on voit l'expression d'une idéologie structurée. La référence au nazisme, avec les croix gammées, est évidente. Et il y a aussi des références au suprémacisme blanc qui renvoient à une idéologie construite, ancrée. En revanche, ce que l'on sait de ce qui s'est passé dans la région de Wissembourg fin décembre (des tags antisémites et anti-migrants sur des bâtiments à Wissembourg et dans quatre villages voisins) ressemble plus à une éructation de haine, à une mise en scène d'une détestation, avec un discours beaucoup plus incohérent. Ce sont deux phénomènes qui, je pense, n'ont pas les mêmes origines.
Dégradation économique, peur du déclassement et discours méprisants, « génèrent chez certains le besoin d'exprimer une détestation » On a vu à Quatzenheim que les auteurs de la profanation ont tagué des références aux loups noirs alsaciens* et à la théorie du « plan Kalergi**. À Westhoffen, profanation très similaire à celle de Quatzenheim, une inscription faisait référence à une phrase d'un théoricien du suprémacisme blanc membre du Klu Klux Klan. Que pensez-vous de cette intrication de références locales et « globales » ?

Cela ne me semble pas étonnant. On s'appuie sur un vieux fond local que certains ont entretenu et on le ravive avec les théories fascisantes du suprémacisme blanc qui agitent le fantasme de l'invasion de l'étranger.
Est-ce que l'augmentation significative, ces derniers temps, des actes de haines comme ceux-ci, a selon vous une explication ?

Au contraire, je tiens à insister sur le fait que je n'ai aucune interprétation définitive et univoque de ces faits. Je ne dispose pas d'informations qui me permettent d'en tirer une explication scientifique. Les phénomènes de ce type sont des phénomènes complexes avec des explications multiples, on ne peut pas et on ne doit pas les enfermer dans un schéma univoque.
« L'histoire ne se répète peut-être pas, mais je pense qu'elle bégaye »

Il y a une situation globale qui n'est pas propre à l'Alsace : le désir de mettre en scène le refus de l'état du pays et de la société, un refus du désordre établi. Il y a un sentiment très profond de déclassement des classes moyennes, des disparités sociales qui ne cessent de se renforcer, et à cette dégradation économique se sont ajoutés des signes de mépris : s'entendre dire par le président de la République qu'il suffit de traverser la rue pour trouver du travail, par exemple, est perçu comme un mépris inacceptable. Tout cela génère chez certaines personnes le besoin d'exprimer une détestation.

L'histoire ne se répète peut-être pas, mais je pense qu'elle bégaye. L'idéologie nazie a pu prospérer dans la société non pas du fait du prolétariat mais du fait des classes moyennes qui étaient bloquées de toute perspective d'ascension sociale et craignaient un déclassement. On le constate aussi aux États-Unis : le racisme permet à l'homme humilié d'avoir la sensation de se redresser.

Il y a aussi le fait qu'il a fallu très longtemps pour que la France accepte de se confronter à son passé, relativement proche, de la Seconde Guerre mondiale. La France s'est présentée avant tout comme une nation victime, captive, et donc non responsable de ce qui a été commis pendant la guerre, notamment vis-à-vis de la communauté juive, et ce phénomène est exacerbé en Alsace. En Alsace, on a cultivé très longtemps, et on le fait encore partiellement, un sentiment de victimisation, et donc d'absence de responsabilité.
« Une partie de la population alsacienne a consenti au nazisme, parfois avec ferveur. » Une autre a eu vis à vis des juifs « une attitude d'ouverture, des gens ont pris des risques » Comment résumeriez-vous l'histoire de la présence juive et de l'antisémitisme en Alsace, sujets sur lesquels vous avez beaucoup travaillé ?

L'Alsace ne peut pas, dans son rapport aux « étrangers » en général et aux juifs en particulier, être enfermée dans un essentialisme qui ferait de l'Alsace un pays de rejet de l'autre. Il faut absolument refuser tout essentialisme. Ce serait enfermer l'Alsace dans une histoire unique de la même façon qu'on a enfermé les juifs dans une image unique. L'Alsace a une histoire et une culture singulières, celles d'un pays des marges, de l'entre-deux. Cette culture se caractérise à la fois par, à certains moments, une culture d'accueil, et à d'autres moments par des tentatives d'éradication.

Beaucoup de juifs ont trouvé refuge en Alsace aux XIIIe et XIVe siècles, invités par des évêques qui ont fait appel à eux pour des raisons très intéressées : les princes évêques ont utilisé les juifs car ils avaient le droit de pratiquer le prêt d'argent. Ils n'avaient pas le droit d'être artisans ou de travailler la terre, mais ils étaient nécessaires au développement de l'économie. À d'autres moments, les juifs ont servi d'éponge à finance. Ils étaient exclus de l'artisanat, et la classe bourgeoise montante a pressé l'éponge pour qu'elle vomisse l'argent qu'elle avait « accumulé ».

On retrouve la même attitude contrastée avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Une partie de la population a consenti au nazisme et a accueilli parfois avec ferveur les ligues fascisantes nationalistes qui venaient faire leur marché en Alsace. En 1937-1938, des magasins de la Grand-rue à Strasbourg ont été pillés, tagués, leurs vitres brisées, par les relais alsaciens de ces ligues fascisantes. Ce consentement au nazisme a débouché, au début de la guerre, sur un lâche abandon des juifs, y compris les voisins avec lesquels on avait vécu jusque-là portes grandes ouvertes pendant des années. Des enfants n'avaient plus le droit de jouer ensemble sous prétexte que l'un d'eux était juif ; ça, je l'ai vécu.
« Pour me protéger pendant la guerre, on m'a déguisé catholique sans aucune tentative de me convertir »

Mais il y a eu au même moment des gens qui ont voulu aider, des attitudes d'ouverture, d'hospitalité. On a vu de simples ouvriers accueillir dans leur deux-pièces une femme juive et ses deux enfants. Des gens ont pris des risques. Pour ma part, j'ai vécu comme enfant caché : j'étais enfant de choeur, un prêtre m'a fait un certificat de baptême alors que je n'avais pas été baptisé. Pour me protéger, on m'a déguisé catholique sans aucune tentative de me convertir.
Comment expliquez-vous que la plupart des actes antisémites en Alsace (la moitié des profanations et 80 % des tags) touchent surtout le Bas-Rhin ?

Je n'ai aucune explication scientifique ou historique. Mais il y a une densité plus grande de traces de l'histoire juive (cimetières et synagogues ruraux), parce qu'il y avait plus de présence juive, dans le Bas-Rhin que dans le Haut-Rhin. C'est le principe de la proximité et du rejet.

L'un de mes maîtres, le sociologue Georg Simmel (1858-1918) qui a enseigné à Strasbourg, explique que le juif est considéré comme un étranger parce qu'il est « le différent le plus proche ».
Est-ce que l'on constate le même phénomène de dégradations haineuses en Allemagne ?

Dans l'espace rhénan voisin de l'Alsace on le constate beaucoup moins qu'ici. Mais on voit les mêmes phénomènes d'expression de haine se produire dans les Länder de l'ex Allemagne de l'Est, avec un réveil identitaire où l'on exalte le nazisme. En Allemagne de l'Est on a beaucoup moins travaillé sur le passé nazi : on a fait porter toute la responsabilité des atrocités commises au parti nazi et à ceux qui l'ont suivi, mais il n'y a pas eu le même travail collectif qu'en Allemagne de l'Ouest. Et l'intégration de l'Allemagne de l'Est à la RFA s'est faite au prix d'une certaine humiliation et de la disparition d'une grande partie du tissu social.
« Il ne faut surtout pas baisser les bras, ne pas tomber dans une paralysie stérile » Quelles solutions imaginez-vous ?

Moins que jamais on n'a le droit de baisser les bras. Il faut résolument affirmer une culture et une histoire, et valoriser l'histoire et la culture alsaciennes de l'entre-deux, expliquer que la situation de l'Alsace aux confins de deux cultures a provoqué une histoire douloureuse mais cet entre-deux a permis le rapprochement des mondes culturels français et allemand.

Il faut développer des initiatives. Le Mois de l'Autre (créé par la Région Alsace et perpétué par la Région Grand Est, ndlr) devrait devenir l'Année de l'autre et ne pas concerner uniquement l'enseignement scolaire mais aussi aller vers les adultes en développant le dialogue et la connaissance de l'autre de toutes les façons possibles. Face à ces flambées de haine il faut qu'il y ait des lieux de rencontre, de dialogue.

Il ne faut surtout pas baisser les bras, ne pas tomber dans une paralysie stérile. Il ne faut pas être comme la femme de Loth qui, dans le mythe biblique, fuit Sodome en flammes mais se retourne pour la regarder brûler et est transformée en statue de sel. Il ne faut pas se laisser paralyser.
Propos recueillis par Anne-Camille BECKELYNCK * Les « Elsässische Kampfgruppe Schwarzen Wölfe » étaient un groupuscule autonomiste actif entre 1976 et 1981, responsable notamment de l'incendie de la baraque-musée de l'ancien camp de concentration du Struthof.** La théorie du « plan Kalergi » est une théorie complotiste d'extrême droite proche de la théorie du grand remplacement, traversée par la crainte d'une disparition de la « race blanche » que les tenants de ces théories considèrent comme supérieure.

* Les « Elsässische Kampfgruppe Schwarzen Wölfe » étaient un groupuscule autonomiste actif entre 1976 et 1981, responsable notamment de l'incendie de la baraque-musée de l'ancien camp de concentration du Struthof.** La théorie du « plan Kalergi » est une théorie complotiste d'extrême droite proche de la théorie du grand remplacement, traversée par la crainte d'une disparition de la « race blanche » que les tenants de ces théories considèrent comme supérieure.

 
 

 

« Le mythe de l'antisémitisme alsacien »
La fracture née du procès de Bordeaux, en 1953, où furent jugés des Alsaciens incorporés de force pour le massacre d'Oradour, est à l'origine du « mythe de l'antisémitisme alsacien », estime le sociologue Philippe Breton, professeur émérite à l'Université de Strasbourg, dans une note publiée le 28 décembre sur le site de l'Observatoire de la vie politique en Alsace (Ovipal). « Y'a-t-il un antisémitisme alsacien ? », titrait Le Figaro le 6 décembre, après la profanation du cimetière de Westhoffen, provoquant la note du chercheur. « Hélas, nous sommes coutumiers dans la région de cet amalgame associant les Alsaciens et l'horreur nazie », écrit-il en rappelant le traitement fait par la presse parisienne de « la première véritable poussée du FN en Alsace (aux élections régionales de 1995) ».
Il n'y des cimetières juifs ruraux qu'en Alsace

« Aucune dénégation rationnelle n'entame la peau dure de ces amalgames et de leurs auteurs », pourtant « quelques faits simples » permettent de les contredire, notamment le fait que si « c'est en Alsace que l'on profane les cimetières ruraux juifs, c'est parce qu'il n'y en a... qu'en Alsace ».

« Je fais ici l'hypothèse que l'incompréhension fondatrice de cette représentation date de 1953 », écrit Philippe Breton. « Le procès de Bordeaux marque un véritable tournant dans la représentation que les Français de l'intérieur se font de l'Alsace et des Alsaciens. Le problème, insoluble, est que ceux qui sont jugés au procès d'Oradour sont à la fois victimes car enrôlés de force, et coupables car ayant participé au massacre. Dans l'impossibilité de voir stigmatiser à travers eux l'ensemble des Malgré-nous, c'est-à-dire une grande partie de sa jeunesse, l'Alsace, quasi unanime, choisit à l'époque de voir dans les inculpés du procès de Bordeaux des victimes, là où la France de l'intérieur verra en eux des coupables, chacun ayant raison. Le piège s'est refermé sur une Alsace qui n'avait que deux choix, tous les deux mauvais : abandonner les siens ou les soutenir. [...] Il n'en fallait pas plus pour que l'image de l'Alsace, pourtant si choyée par l'opinion française depuis 1870 et les deux annexions allemandes, se transforme radicalement. »

« Le fait que cette histoire date de 70 ans ne change rien à l'affaire », conclut-il et « cette représentation négative » est « réactiv(ée) à chaque événement dramatique » et « répét(ée) sans comprendre, comme dans ces vieilles vendettas dont on a oublié l'origine, mais qui continuent à dresser les uns contre les autres. »

 

Comment lutter contre la pauvreté ?

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:43:23

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Société  
Comment lutter contre la pauvreté ?
Trop de dispositifs, manque de coordination et d'argent. Quels moyens pour lutter contre la pauvreté ? Région par région, sous l'égide de l'État et sa stratégie nationale, les acteurs de la solidarité dressent des constats (durs) et amorcent des solutions. La troisième conférence régionale vient d'avoir lieu à Metz.
 

 
« Si ce n'était pas compliqué, s'il n'y avait pas de défis, nous ne serions pas là. » Francis Bouyer, haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté en Grand Est, pilote la stratégie pauvreté depuis septembre dernier. Car les chiffres augmentent. Inexorablement. Lorsque la misère s'agrippe, difficile de sortir de ses griffes. Des parents, elle s'étend aux enfants entravant santé, alimentation, scolarité, éducation, langage, etc.
Une constellation de problèmes Remobiliser vers l'emploi

« Les niveaux de pauvreté dans les villes ne baissent pas », commentent certains participants en aparté. L'Insee, dans sa toute dernière note de synthèse, confirme cette tendance à l'augmentation de la pauvreté, notamment en Grand Est, dans ses villes moyennes, ses métropoles fragiles et secteurs en désindustrialisation. « La société ne cesse de poser des obstacles ; difficile de survivre quand on n'a pas d'argent. »

Francis Bouyer en est parfaitement conscient. « Comment est-il possible, aujourd'hui en France, a-t-il interrogésans effet théâtral mais avec réalisme, que des personnes peinent à manger, se loger, se soigner ? » Les acteurs de la conférence régionale ont su énumérer les freins existants, lister les pistes, interpeller les services de l'État. Mais chacun attend que ce soit suivi d'effet.

 

 
 

« Adapter le dispositif à la personne »

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:44:07

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« Adapter le dispositif à la personne »
 

 
Francis Bouyer, haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté dans le Grand Est.
Francis Bouyer, haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté en Grand Est, a le sens de la formule : « Il faut mettre ces dispositifs au service de la personne et de son accompagnement. Il doit s'adapter à la personne et à ses difficultés plutôt que le contraire. Nous allons créer dans chaque département de chaque Région, des services capables d'accompagner la personne de la rue à l'emploi. »

Car l'objectif proclamé du gouvernement, c'est le retour à l'emploi. À son sens, le seul moyen de sortir de la pauvreté et de moins dépendre de la solidarité nationale. « Pour replacer l'individu au centre, il faut regrouper tous les services au sein d'une direction commune. Créer une vraie cohésion professionnelle », insiste Francis Bouyer. Donc, créer un autre dispositif... « Certes, mais on a besoin d'une instance qui fait de la coordination. Et si les Départements restent les chefs de file de l'action sociale, nous introduisons de nouveaux modes de collaboration avec eux. »
Un pacte de stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté

Tous les Départements du Grand Est ont signé avec l'État ce pacte de stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. La Région aussi a rejoint le dispositif.

Les associations, de leur côté, ne sont pas sereines, tout comme beaucoup de services - qu'ils soient départementaux ou d'État. Les finances se réduisent comme peau de chagrin. Une stratégie pour faire encore plus avec moins ? Le haut-commissaire s'inscrit en faux. « On met des moyens : 8,5 milliards d'euros sur quatre ans. 60 MEUR sur deux ans pour l'obligation de formation des 16-18 ans, etc. Les subventions aux associations n'ont pas baissé. Jamais, par exemple, nous n'avons eu une offre d'hébergement d'urgence aussi étoffée, avec 140 000 places. Le déséquilibre vient de l'actualité avec les migrants. »

En revanche, le représentant de l'État admet que les subventions pérennes et reconductibles, c'est fini. « On travaille en appel à projets. Ce qui oblige les associations à monter un dossier par organisme financeur, c'est vrai. L'État travaille à un projet global pour simplifier les démarches. »

 

 
 

Les voitures-radars privées arrivent dans le Grand Est

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:39:11

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Sécurité routière
Les voitures-radars privées arrivent dans le Grand Est
 

 
Les voitures-radars privés vont-ils remplacer les forces de l'ordre et leurs radars portatifs.
Les voitures-radars privées sont des véhicules opérés par des sociétés privées et qui embarquent un radar de vitesse pour dépister, sans flash visible, les contrevenants au milieu du trafic, en roulant.
383 véhicules

Il s'agit, en quelque sorte, d'une délégation de service public du contrôle de la vitesse, d'ordinaire opéré par la gendarmerie ou la police. Une phase de test a été mise en place en Normandie dès le printemps 2018. L'expérimentation s'avère efficace, puisqu'il est prévu d'étendre les voitures-radars privées à d'autres régions en 2020 : Bretagne, Centre-Val-de-Loire et Pays-de-la-Loire dès ce début d'année, puis Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle Aquitaine et Hauts-de-France dans un deuxième temps.

Nos confrères d' Auto Plus indiquent que 383 véhicules-radars privés sillonneront à terme les routes de France. Ces véhicules seront conduits par des agents de sociétés privées. Le radar détectera lui-même les contrevenants. Des sociétés privées, dont la plus connue est Mobiom, qui recrute des personnels dans l'ouest de la France (pour l'instant).

Ces véhicules-radars privés suscitent une forte polémique. L'association "40 millions d'automobilistes" les a qualifiés de « pompes à fric » et s'est insurgée contre le fait de confier à des sociétés privées la gestion de la sécurité sur les routes, laquelle devrait être impartie aux forces de l'ordre.

De son côté l'État y voit une bonne manière de faire baisser le nombre d'accidents. Le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, s'en est fait un ardent défenseur, précisant au passage que les conducteurs de ces voitures-radars seraient rémunérés au nombre de kilomètres parcourus et non au nombre de contraventions qu'ils rapportent.

 

 
 

Rouge austral

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:37:37

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Rouge austral
 

 
de Didier Rose

Ciel rougi de flammes et nuits blanchies de fumées : l'Australie prend des couleurs d'apocalypse écologique. La catastrophe est patente, attisée par des records de chaleur. Et cette fois, on ne peut plus prétendre que la maison brûlerait en douce. Ce territoire béni des dieux à tant d'égards se consume ouvertement, en âme damnée de l'époque.

Le spectacle présent prend un tour cinglant. La réalité qu'il dévoile est accablante pour les temps à venir. L'Australie apparaît comme l'exemple parfaitement tragique de l'enchaînement de circonstances qui découle du réchauffement climatique - et l'alimente en retour, comme il se doit.

Les forêts brûlent à tout-va, mais le Premier ministre tarde à rentrer de vacances. L'agenda privé avant l'impondérable.

Les essences végétales partent en cendres, les espèces animales disparaissent dans les brasiers. Mais le gouvernement n'entend pas ébranler une économie dopée au charbon. Comme le martèle l'ineffable patron du pays, les emplois traditionnels, dans les mines notamment, passent avant les avertissements des écologistes.

Des villes suffoquent, des foules sont évacuées. Mais rien n'est fait, ni ne sera engagé pour alléger le bilan carbone des Australiens, champions des gaz à effet de serre. Pire, Canberra cherche à masquer les niveaux de pollution, afin d'esquiver les contraintes nées des conférences sur le climat.

Touche par touche, ce tableau de l'Australie dépeint de façon caricaturale les stratégies d'évitement écologique de tant de pays, et leur double jeu pour ne pas bouger. La Chine ou les États-Unis ont leurs styles : le carbone leur va si bien.

L'Australie fait un peu figure de pionnier dans l'expérimentation du désastre environnemental à grande échelle. Jusque-là, elle n'envisage pas de changer de gouvernants, ni de politique. La série n'est pas encore assez noire, sûrement.

 

 
 

Un inquiétant aventurisme

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:48:55

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Un inquiétant aventurisme
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Réflexe primaire, la loi du talion est universelle. Elle est d'ailleurs évoquée dans la Torah comme dans le Coran et le Nouveau Testament. Avec des interprétations et des conséquences différentes, tant dans les textes religieux que dans la réalité. Ces nuances ont malheureusement échappé à Donald Trump lorsque ce dernier a donné son feu vert au raid qui a causé la mort du général iranien Qassem Soleimani à proximité de l'aéroport de Bagdad, la capitale de l'Irak.

Soyons clairs : le chef de la force Qods était un sale type aux mains tachées de sang. Cela ne justifie pas son assassinat, encore moins par la seule volonté du locataire de la Maison-Blanche. Sinon, la planète serait en guerre permanente. Soleimani était l'homme-clé de l'influence iranienne au Moyen-Orient ; celui, aussi, qui contrecarrait la politique des États-Unis dans toute la région, notamment la volonté de Washington de garder l'Irak sous tutelle. Les accusations portées par l'administration Trump, selon laquelle Soleimani préparait des actions violentes contre l'Occident, sont invérifiables. Et presque négligeables au regard des risques, décuplés, que fait courir son élimination. Aux yeux de l'opinion publique de nombreux pays du Moyen-Orient, elle est, en effet, une véritable déclaration de guerre.

La campagne électorale qui s'ouvre aux USA n'est peut-être pas étrangère à la décision de Trump. Son coup d'éclat est de nature à exacerber le nationalisme des Américains à un moment où les échecs de sa stratégie de sanctions contre l'Iran et de confiance avec la Corée du Nord se faisaient jour. Nul ne sait quelles seront les conséquences de l'attaque qui a tué Soleimani, si ce n'est que l'accord sur le nucléaire iranien, que les Européens tentaient de sauver, est définitivement enterré. Tandis qu'à Téhéran, les extrémistes religieux disposent d'un argument supplémentaire dans leur bras de fer avec les partisans de l'ouverture de la société iranienne, Donald Trump a aussi pris le risque de faire définitivement tomber l'Irak dans le giron iranien. Ce n'est pas seulement le Moyen-Orient qui se trouve aujourd'hui déstabilisé mais la planète tout entière.

 

 
 

Hommage aux maires en cette année électorale

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:11:07

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VOEUX  Préfecture du Haut-Rhin
Hommage aux maires en cette année électorale
 

 
Le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet a présenté ses voeux « en hommage aux maires du département », jeudi à Colmar.
C'est la première fois, en trois ans et demi de présence à Colmar, que le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, a convié les élus locaux du département à la préfecture pour des voeux de Nouvel An.

Des voeux qualifiés « d'hommage aux maires du département » en cette année de renouvellement des conseils municipaux et intercommunaux. L'occasion, surtout, pour le représentant de l'État, de leur annoncer qu'il ne répondrait à aucune de leur invitation à participer à des réceptions de Nouvel An, pas plus que les sous-préfets. « Cette abstention n'est pas le signe d'un désintérêt mais, au contraire, de respect. Cette compétition électorale doit être libre, égale et sincère. C'est pourquoi le préfet ne peut pas sembler afficher de préférence envers un candidat. C'est une des exigences de l'État, celle de la neutralité », a indiqué le haut fonctionnaire.
V. B.

 

 
 

Jurdant-Pfeiffer et Maurer demandent des comptes à l'État

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:40:17

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La ville en débat  Nuit de la Saint-Sylvestre à Strasbourg
Jurdant-Pfeiffer et Maurer demandent des comptes à l'État
Dans une tribune adressée aux DNA , Pascale Jurdant-Pfeiffer (UDI) et Jean-Philippe Maurer (LR) (*) évoquent la « dramatique nuit de la Saint-Sylvestre à Strasbourg ». Ils réclament des comptes à l'État.
 

 
Durant le réveillon du Nouvel An, de nombreuses voitures ont été incendiées et un face à face tendu entre quelques jeunes et la police a duré une bonne partie de la soirée.
« Cette année 2019 se termine dans la fureur et le bruit, et fait écho aux manifestations hebdomadaires, émaillées de nombreuses violences récurrentes, qui, depuis un an, agitent la France.

La dramatique nuit de la Saint-Sylvestre à Strasbourg nous ramène à un douloureux passé où notre ville faisait la Une des médias.
« La rue livrée aux casseurs »

Notre engagement de terrain nécessite de préciser que :

1 - Les quartiers touchés sont ceux qualifiés par le gouvernement de "reconquête républicaine". Or, c'est le soir de la Saint-Sylvestre que nous y avons vu le moins de policiers. C'est étrange, cela aboutit à livrer la rue aux casseurs et prendre en otage les habitants.

2 - La fourrière municipale et communautaire était saturée dès le 31 décembre l'après-midi. Quand on sait les risques d'une soirée de la Saint-Sylvestre, c'est incompréhensible et témoigne de l'imprévoyance. Laisser sur place les carcasses de voitures brûlées encourage les casseurs et choque les habitants.

3 - Le concept des animations de fin d'année - AFA - a perdu de sa vigueur, au fil des années. Il se limite essentiellement à des soirées dans des locaux et autres salles associatives. La mobilisation des associations et des bénévoles s'est épuisée alors qu'elle permettait, lors de leur mise en place, d'effectuer des rondes régulièrement dans les rues et sur les places. La question de leur remobilisation doit être posée, sans négliger celle de leur épuisement légitime.
L'alerte avait été donnée très tôt, dès le 31 octobre

4 - L'alerte avait été donnée très tôt, dès le 31 octobre. La nuit d'Halloween avait été marquée par de nombreux incidents et incendies. Pas la peine d'être un grand spécialiste pour savoir que le 31 décembre serait chaud, très chaud, et pourtant, la puissance publique a laissé venir.

5 - Les quartiers demeurent des zones de relégation où la puissance publique envoie les difficultés et les problèmes. Loger, en permanence, les plus pauvres, scolariser, en permanence, les plus démunis. Régler les problèmes les plus divers. La rénovation urbaine est laminée par la persistance à rejeter sur et dans les quartiers les problèmes de la société. Les données sur la paupérisation sont disponibles, pour qui s'y intéresse. À force de charger la barque, elle prend l'eau.

Rien que de très prévisible, et ce qui pouvait être prévu est arrivé, comme 2+2 = 4.
« Des élus de quartiers trop isolés »

Toute la chaîne de décision, de stratégie et d'action a flanché le soir de la Saint-Sylvestre. Le Marché de Noël à Strasbourg est hypersécurisé mais pour la Saint-Sylvestre dans les quartiers, rien. Comme les décideurs n'habitent pas dans les quartiers, ils expliqueront qu'il faut attendre que ça passe, après une ou deux réunions, genre thérapie de groupe.

Les élus des quartiers sont hélas trop isolés, trop seuls, dans le concert public général où la grosse caisse donne le rythme...

C'est le sentiment d'avoir reculé de 15 à 20 ans au moins qui prévaut. Une honte pour notre pays. Tant de négligences.

On va encore nous dire que c'est un mauvais moment à passer et qu'il faut être patient.

Cela n'est pas recevable. »
(*) Pascale Jurdant-Pfeiffer et Jean-Philippe Maurer, sont vice-présidents du conseil départemental du Bas-Rhin, canton Strasbourg 6 Meinau/Canardière Neuhof/Stockfeld/Ganzau-Neudorf Est/Musau.

(*) Pascale Jurdant-Pfeiffer et Jean-Philippe Maurer, sont vice-présidents du conseil départemental du Bas-Rhin, canton Strasbourg 6 Meinau/Canardière Neuhof/Stockfeld/Ganzau-Neudorf Est/Musau.

 
 

Avec Laurine Roux, le Mouvement radical se rangera sans doute derrière Alain Fontanel

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:05:25

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STRASBOURG Municipales 2020
Avec Laurine Roux, le Mouvement radical se rangera sans doute derrière Alain Fontanel
Laurine Roux, 28 ans, vient d'être désignée cheffe de file du Mouvement Radical Social Libéral (MRSL) pour les élections municipales de mars à Strasbourg. La jeune formation devrait apporter dans les prochains jours son soutien au candidat Alain Fontanel.
 

 
Laurine Roux a été désignée cheffe de file du Mouvement Radical Social Libéral à Strasbourg.
Le jeune Mouvement Radical Social Libéral (MRSL) abat ses cartes pour les municipales. À 28 ans, Laurine Roux a été officiellement désignée cheffe de file pour les élections à Strasbourg. « La décision a été prise mi-décembre par la commission nationale d'investiture, composée d'une quinzaine de membres et présidée par Didier Bariani », révèle l'intéressée.

La jeune femme en profite pour « remercier la commission, le bureau national, l'ensemble des militants et évidemment le président national, maire de Nancy, Laurent Hénart pour sa confiance et son soutien sans faille » à sa candidature.

« Notre mouvement a plus que jamais vocation à prendre toute sa place lors des élections à venir, plaide-t-elle. Je mets un point d'honneur à défendre nos valeurs républicaines et humanistes avec conviction et avec l'enthousiasme qui me caractérise ».

Militante radicale depuis 2011, Laurine Roux n'est pas une inconnue. Présidente des jeunes du Parti radical de gauche, présente sur la liste de Roland Ries aux municipales de 2014, elle s'intéresse à la problématique de l'éducation et de la jeunesse.

Engagée depuis plusieurs années dans la vie citoyenne et politique strasbourgeoise et conseillère départementale suppléante du canton 5 de Strasbourg depuis 2015, « c'est tout naturellement » qu'elle prend la décision de s'engager pour porter les couleurs du MRSL lors des échéances municipales qui se profilent.
Cheffe de file, quèsaco ?

Au fait, quel est son rôle ? « Être cheffe de file ne signifie pas nécessairement être tête de liste, répond Laurine Roux. Même si la décision n'est pas encore arrêtée, nous avons fait le choix de soutenir un autre candidat... »

Mais encore ? Ce n'est qu'une question de jours, promet l'intéressée qui reconnaît avoir entamé des négociations avec Alain Fontanel, le candidat LaREM. « Notre décision devrait être rendue publique courant janvier », annonce-t-elle.

Son credo ? « Notre ville et nos concitoyens ont désormais besoin de renouvellement et d'une vision politique solide et crédible pour les années à venir », dit-elle. La jeune femme dit pouvoir compter sur le soutien d'Alain Fontanel « dont la volonté est de mettre en avant une nouvelle génération ».
Avec le soutien de François Loos

C'est forte « d'une équipe dynamique composée de nombreux militants motivés et du soutien politique et amical de notre ancien ministre radical et actuel conseiller municipal strasbourgeois, François Loos », qu'elle souhaite « continuer à oeuvrer » pour sa ville.

Laurine Roux tient également à souligner « l'engagement de la jeunesse très active sur le terrain, notamment dans l'Eurométropole, avec à sa tête Thomas Steiner tout fraîchement élu ».
« Nous n'avons nullement l'intention de faire de la figuration durant cette campagne »

Et d'avertir : « Nous n'avons nullement l'intention de faire de la figuration durant cette campagne. » Elle et ses amis auront à coeur de faire vivre leurs idées démocratiques autour d'« un programme audacieux mais pragmatique à l'écoute de tous les habitants dans leur diversité et dans les différents quartiers ».

Le droit des femmes, le sport, la jeunesse, le monde associatif et l'éducation populaire, thématiques dont Laurine Roux a la délégation nationale au sein de son mouvement, feront notamment partie des sujets qu'elle s'engage à défendre lors de cette campagne. La bataille des idées ne fait que commencer.
Dominique DUWIG

 

 
 

Médaille d'honneur de la ville pour Roland Ries et Günther Petry

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:13:23

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Kehl À l'occasion de la cérémonie des voeux le 7 janvier
Médaille d'honneur de la ville pour Roland Ries et Günther Petry
Ce mardi soir, la cérémonie des voeux du maire de Kehl Toni Vetrano sera l'occasion de la remise de la médaille d'honneur en or de la ville, à la fois à l'ancien maire de la cité badoise, Günther Petry, et au maire actuel de Strasbourg, Roland Ries.
 

 
En décembre 2012, G
« Les projets transfrontaliers sont toujours plus complexes, plus susceptibles d'atermoiements et source plus certaine d'épreuves pour les nerfs que les projets éclos dans le cadre d'un seul pays », insiste le communiqué de la ville de Kehl délivré fin décembre. « Ils réclament, ces projets transfrontaliers, de l'énergie, du courage, de la créativité et une patience infinie pour surmonter les obstacles juridiques et administratifs qu'ils ne manquent pas de trouver sur leur chemin. » Voilà les excellentes raisons qui ont motivé le conseil municipal de Kehl, fin novembre, à accorder la médaille d'honneur en or de la ville au maire de Strasbourg, Roland Ries, et au maire honoraire de Kehl, Günther Petry.
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Il faut débarquer de la planète Mars pour n'avoir pas observé comment, depuis le début des années 2000, ces deux-là ont lancé des ponts par-dessus le Rhin. Des ponts symboliques comme la crèche franco-allemande du Port-du-Rhin, ou encore des infrastructures complètes, comme l'extension de la ligne D du tram de Strasbourg vers son terminus Rathaus, devant l'hôtel de ville de la cité badoise.

Comme le souligne le communiqué de la ville, Günther Petry et Roland Ries ont non seulement poursuivi les mêmes objectifs d'une fraternité franco-allemande reconstruite sur les ruines de deux guerres mondiales, mais ils ont également trouvé, chacun en l'autre, un alter ego. Et leur complicité - leur amitié peut-on dire - a cimenté assez sûrement cette envie d'un destin commun de paix et de développement pour les deux villes voisines.

On notera que l'événement est doublement spécial pour Kehl. On remet deux médailles à deux récipiendaires, mais en remerciement pour les mêmes réalisations. Par ailleurs, la remise de la médaille d'or de Kehl à un Français est une première. En principe, la distinction ne peut revenir qu'à un Kehlois.
MSK

 

 
 

Un milliardaire suisse et ses collections à Strasbourg ?

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:14:05

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ART La Fondation Gandur pour l'art envisage de s'installer en Alsace
Un milliardaire suisse et ses collections à Strasbourg ?
Sa fondation est réputée mondialement : le richissime collectionneur suisse Jean-Claude Gandur, 70 ans, qui vit à Genève, cherche à l'installer en France. Et s'intéresse à Strasbourg. Le début d'un beau rêve à plus d'un demi-milliard d'euros ?
 

 
Jean-Claude Gandur : une des collections privées d'antiquités grecques, romaines et égyptiennes les plus réputées au monde.
Lorsque Jean-Claude Gandur a commencé à approcher la Ville de Strasbourg afin d'y effectuer un premier repérage, Alain Fontanel confie avoir d'abord jeté un oeil un peu suspicieux sur la démarche. « J'avoue que je ne connaissais pas cette fondation, et il y a toujours le risque de se laisser embarquer dans des projets qui au final ne se révèlent pas à la hauteur de nos espoirs », confie le premier adjoint au maire de la capitale alsacienne, également en charge de la culture. Mais il ne lui aura pas fallu longtemps pour prendre toute la mesure de la chance qui s'offrait à Strasbourg.

La Fondation Gandur pour l'art, créée en 2009, offre un spectre très large de la création humaine à travers le temps et les civilisations. Elle est surtout renommée internationalement pour son fonds d'antiquités égyptiennes, « l'un des plus importants au monde encore en mains privées », précise l'élu strasbourgeois. Qui évoque aussi « des centaines de toiles de l'école expressionniste abstraite d'après-guerre » et « de véritables trésors en arts précolombien et océanien, dans les domaines de l'archéologie grecque et romaine ».
Le désir de partager ses collections avec d'autres

Ayant bâti sa fortune (et le mot est faible puisque celle-ci est estimée par le magazine Forbes à plus de deux milliards de francs suisses) dans l'industrie pétrolière, le Suisse Jean-Claude Gandur a accumulé en quatre décennies une collection qui laisse rêveur, composée notamment d'objets ayant appartenu à Heinrich Schliemann, le découvreur de Troie, à Émile Zola ou à Henri de Montherlant. Initialement, c'est à Genève, sa ville d'adoption, que l'homme d'affaires voulait installer l'écrin, signé Jean Nouvel, qui permettrait au public d'accéder aux richesses de sa fondation. Il en explique les motivations sur le site internet de l'institution par « le goût de l'art, l'envie de développer des collections et le désir de les partager ».

Mais le projet, à la suite d'une votation, n'avait pu aboutir. « Il s'agissait d'un projet d'extension du Musée d'art et d'histoire de Genève, raconte Paul Lang, directeur des Musées de Strasbourg, qui était alors conservateur au musée genevois. Cela avait créé une polémique sur le thème d'une institution privée qui prendrait le contrôle d'un établissement public. Et puis le projet architectural de Nouvel ne faisait pas non plus l'unanimité... »

Une déesse allaitant (VIIIe/VIe siècle avant Jésus-Christ) : l'antiquité égyptienne est l'une des grandes passions du collectionneur Jean-Claude Gandur. Photo Grégory Maillot

Dès lors, c'est vers la France que Jean-Claude Gandur a tourné son regard comme il l'a révélé dans une édition récente du Journal des Arts. Plusieurs villes sont sur les rangs. « Outre Strasbourg, il y a Rouen, Bordeaux et Caen. Nous sommes arrivés assez tard dans la course. C'est grâce au conseiller municipal Thierry Roos, informé par un collaborateur de Jean-Claude Gandur de ses démarches, que Strasbourg s'est ajoutée à sa liste. Mais la question du site appelé à accueillir sa fondation apparaît primordiale dans la décision de Jean-Claude Gandur », poursuit Alain Fontanel qui voit là un bon atout pour Strasbourg. Car un lieu, à l'est de la ville, apparaît destiné idéalement à une telle implantation : la presqu'île dite de la citadelle, qui borde le parc éponyme. Dans le cadre du futur projet de la zone d'aménagement des Deux Rives, une grande passerelle relierait les deux espaces.
Un demi-milliard d'euros injecté dans le projet

Le collectionneur, accueilli par le maire Roland Ries, s'est rendu sur place à l'automne dernier. «Il a été enchanté par l'endroit, qu'il considère comme le meilleur de ceux qui lui ont été proposés jusqu'alors », confie Alain Fontanel, qui croise les doigts. Le caractère rhénan de Strasbourg, sa proximité d'autres grandes villes de culture, comme Bâle et Karlsruhe, pourraient aussi peser en faveur de la capitale alsacienne. La fondation a d'ores et déjà évalué le coût du futur bâtiment à 35 MEUR et serait prête à acquérir le terrain si son choix définitif se portait sur Strasbourg. Afin de lui assurer une totale autonomie financière, l'homme d'affaires injecterait un demi-milliard d'euros dans la fondation, les revenus financiers permettant ainsi d'assurer à eux seuls le fonctionnement d'une structure à caractère muséal.

Mais rien n'est évidemment joué. Un cabinet a été missionné afin de déterminer sur des critères aussi objectifs que possibles la proposition la plus favorable à la fondation. La réponse est attendue pour fin 2020/début 2021.

Pour Alain Fontanel, l'enjeu est évident : « C'est l'occasion de combler une lacune, de connaître une chance équivalente à Bâle ou Baden-Baden avec Beyeler et Burda. On sait bien qu'une fondation de prestige participe au rayonnement culturel d'une ville. »
Serge HARTMANN

 

 
 

Colmar Environnement : des réponses qui se font attendre

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:27:20

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Colmar Agglomération
Environnement : des réponses qui se font attendre
Préservation des ressources naturelles, développement durable, pollution, déplacements doux, artificialisation des terres... L'association Tiefenbach environnement questionne les élus et candidats sur ces thématiques. Et attend des réponses.
 

 
A Wintzenheim, de nombreuses parcelles sont destinées à être bétonnées pour devenir zone d'activités.
L'association Tiefenbach environnement (ATE), qui forme avec Alsace nature et les Amis de la Confédération paysanne un collectif dont l'objectif est de lutter contre l'artificialisation des sols et de privilégier la reconversion des friches industrielles et des terrains pollués, a récemment sollicité les maires des communes de Colmar Agglomération à travers un questionnaire que ces derniers sont invités à remplir. Il a également été envoyé aux candidats déjà déclarés pour les municipales de mars prochain.

Et pour l'instant, deux seulement (l'écologiste Frédéric Hilbert, candidat à Colmar et Claude Klinger-Zind, candidat à Wintzenheim) ont renvoyé le document (voir ci-dessous). Mais le président d'ATE, Jean-Paul Roth, ne lâchera pas le morceau. « Nous allons adresser une lettre de relance aux retardataires », indique-t-il. « On va un peu les secouer ! Dans trois semaines, nous publierons les réponses... et les non-réponses ».
Barreau sud et dépôtde lindane

Le questionnaire est précédé d'une introduction qui rappelle la philosophie de ce collectif. « L'urbanisation et l'artificialisation galopante des terres naturelles et agricoles génèrent un changement complet de l'usage des sols », s'inquiètent les membres qui demandent aux « sondés » de se positionner sur plusieurs sujets environnementaux.

Sont-ils prêts « à exploiter prioritairement toutes les friches d'activités économiques » et « à ne pas réaliser de nouvelles extensions urbaines » empiétant sur les espaces agricoles et naturels existants ? Ont-ils l'intention de mutualiser les ressources communautaires existantes (salles de sport, de spectacles, ZAC) « afin de diminuer l'emprise foncière intercommunale » ? La promotion de l'agriculture raisonnée et des circuits courts sera-t-elle au coeur de leurs programmes ? Aux questions générales s'ajoutent quelques interrogations sur des dossiers bien précis : le barreau sud de Colmar, le dépôt de résidus de lindane et la pollution de la nappe phréatique.

Jean-Paul Roth estime qu'il est du devoir des élus et candidats aux municipales de se pencher sur ces thématiques qui pèseront, assure-t-il, « notamment auprès des jeunes », lors de la campagne des municipales. Mais ATE ne prendra pas pour autant position pour tel ou tel candidat. « En revanche, on ne se privera pas de commenter leurs réponses ou leur absence de réponse ».
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

Quelques pistes de réflexion

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:26:07

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Quelques pistes de réflexion
 

 
Frédéric Hilbert.
Deux candidats ont pour l'instant joué le jeu et répondu aux questions d'ATE. A la tête de la liste « Vivre Colmar, l'écologie entreprenante créative et solidaire », Frédéric Hilbert profite du questionnaire pour dévoiler quelques propositions. Il souhaite ainsi que toutes les cantines scolaires ne travaillent qu'avec « des produits locaux et bios ». « Pour cela, il va falloir consolider les filières existantes et en créer de nouvelles ». L'élu EELV note que deux dossiers importants risquent de « consommer énormément de terres agricoles » : la création d'une réserve foncière au nord-est de Colmar, vers Houssen, et le projet du barreau sud.

Frédéric Hilbert souhaite, « pour permettre une vie économique dynamique », privilégier les friches existantes et s'opposera à l'implantation de nouveaux commerces en périphérie de la ville. Il veut diminuer la place de la voiture en centre-ville de Colmar et, pour cela, il rendra le coeur de ville piétonnier, « installant des plots pour éviter son accès aux véhicules non autorisés ». L'élu de l'opposition pense créer « deux lignes de bus à haut niveau de services, plus rapides et plus fréquents ».
« Privilégier l'utilisation des dents creuses »

Sur le dossier épineux du dépôt de résidus de lindane, Frédéric Hilbert milite pour son extraction. Tout comme Claude Klinger-Zind, candidat à Wintzenheim. Lui aussi avance quelques pistes de réflexion sur la thématique écologique.

Claude Klinger-Zind. Photo DNA /Vanessa MEYER

Il souhaite « privilégier l'utilisation des dents creuses » et les constructions « en hauteur, dans le respect de l'environnement existant » pour contrer l'étalement urbain. L'élu milite pour une réflexion à l'échelle intercommunale concernant la politique d'aménagement du territoire. Il prône un « plan vélo » avec une « refonte du plan de circulation pour la mise en place d'itinéraires courts, rapides et sécurisés » sur le ban de Wintzenheim. Il souhaite également une réorganisation des lignes de transports urbains, un allongement des horaires en soirée et la gratuité pour les moins de 25 ans. Claude Klinger-Zind avance aussi comme projet la « création à l'ouest de Colmar de jardins familiaux et partagés » à des fins de vente directe.

 

 
 

Le réacteur n°2 de Fessenheim redémarre

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:15:32

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nucléaire
Le réacteur n°2 de Fessenheim redémarre
 

 
L'unité n° 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim, qui avait été arrêtée temporairement et de façon préventive vendredi à midi, pour « permettre une intervention sur le système de régulation de la turbine située dans la partie non-nucléaire des installations », a été reconnectée au réseau de distribution électrique ce samedi à 0 h 45, selon EDF.

 

 
 

Fessenheim « Tout faire pour la reconversion du territoire »

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:16:13

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Fessenheim
« Tout faire pour la reconversion du territoire »
 

 
Antonin, 17 ans, réside à Fessenheim. En terminale ES, il n'est pas encore en âge de voter, mais s'intéresse tout de même à la vie locale et ses enjeux.

« La reconversion du territoire, après l'arrêt l'an prochain de la production d'électricité de la centrale nucléaire, est pour moi d'une importance capitale, que ce soit pour la population ou pour nous les jeunes. Je souhaite que les élus réfléchissent à ce problème qui va impacter les années à venir. Pour moi, il faut des actions en direction des énergies renouvelables, par exemple en initiant des partenariats avec nos voisins allemands, développer l'hydraulique sur le Rhin, mais aussi moderniser la ville, ce qui commence à se faire, pour attirer de nouveaux résidents et sauver les commerces du centre-ville. »

 

 
 

Cernay Christophe Meyer est candidat

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:23:55

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Cernay  Élections municipales
Christophe Meyer est candidat
Le conseiller municipal d'opposition Christophe Meyer conduira une liste « Cernay ensemble » lors des élections municipales de mars. À ses côtés, ses quatre colistiers élus en 2014, des membres du conseil municipal issus de la majorité et de nouveaux visages.
 

 
Christophe Meyer (cinquième en partant de la droite) conduira la liste « Cernay ensemble » lors des élections municipales de mars.
Il ne s'en est jamais caché. Depuis six ans et son élection au sein du conseil municipal de Cernay, Christophe Meyer est en campagne. Jamais à court de questions lors des réunions, omniprésent sur le terrain et les réseaux sociaux, l'élu d'opposition a mis à profit cette mandature qui s'achève pour apprendre les arcanes de la vie politique d'une commune de 12 000 habitants. Engranger quelques succès et accuser quelques erreurs lors des débats en salle du conseil.

Avec ses quatre colistiers élus avec lui en 2014, Christophe Meyer sollicitera à nouveau les suffrages des Cernéens lors des municipales de mars. À leurs côtés, les membres de la liste « Cernay ensemble » pourront compter sur le ralliement de plusieurs conseillers issus du groupe majoritaire au premier rang desquels Giovanni Corbelli : « À partir de mai 2019, plusieurs élus de la majorité ont mis sur pied un groupe de réflexion baptisé Cernay avenir pour aller vers les citoyens. Le but de cette initiative était, à travers des réunions publiques - il y a en a eu huit en huit mois - de se remettre en question, de faire émerger de nouvelles idées pour la ville et de les proposer aux élus responsables, explique celui qui est aussi vice-président au sein de la communauté de communes de Thann-Cernay en charge des travaux, mais nous n'avons pas été écoutés. »
Défendre une visionà plus long terme

De son côté, Christophe Meyer, avec son équipe, avait mené un travail équivalent de consultation des habitants : « Non seulement nous avons réalisé que nous avions les mêmes idées, relève le candidat, mais que nous étions aussi d'accord sur les constats de manques sous le vernis, les évidences de carences de la majorité. Nous avons décidé d'unir nos forces pour répondre à des besoins immédiats, mais aussi pour défendre une vision à plus long terme de Cernay. Car nous constatons que nous sommes arrivés à la fin d'un cycle : les mandatures précédentes avaient préparé le terrain et les moyens pour réaliser la feuille de route mise en oeuvre par le maire actuel qui est élu depuis 1995. Des choses ont été faites, mais il faut laisser la place à une nouvelle page, à un engagement neuf mais doté d'expérience. »

Sans étiquette - malgré des affinités assumées de la tête de liste avec La République en marche - Cernay ensemble assume sa dimension de liste « politique » mais pas se défend d'être « politicienne » : « Nous sommes une équipe composée de personnes qui ont un intérêt commun pour Cernay, issues de toutes les catégories socioprofessionnelles et de tous les quartiers, qui veulent proposer une vision simple et pragmatique de leur ville et la faire changer de rythme », conclut Christophe Meyer.
Frédéric STENGER

 

 
 

Sainte-Marie-aux-Mines « Faire ce qui doit être fait »

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 05:57:20

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Sainte-Marie-aux-Mines  Cérémonie des voeux
« Faire ce qui doit être fait »
Devant une grande salle du théâtre municipal bien remplie, le maire, Claude Abel, a adressé ses voeux de bonne année, avant de décorer Anne-Marie Wimmer de la médaille de la Ville et laisser le maire d'Untergrombach, le conseiller départemental et le député discourir au pupitre.
 

 
Une première : le maire était entouré de ses adjoints, de part et d'autre du pupitre, avec des membres de la Caisse des mineurs.
De phrase en rapport direct avec les prochaines municipales, il n'y en eut point. Tout au plus une allusion, qu'il fallait chercher en toute fin de discours, « L'adversité me motive ». Mais qui se voulait être prononcée au sens large, « si le monde va mal, cela ne m'empêchera pas de me lever et d'aller travailler pour faire ce qu'il faut. En réalité, tout ce que je souhaite, c'est de partager avec vous ma motivation et mon optimisme » complète le maire, Claude Abel, partant pour un quatrième mandat. Mais c'est entouré de ses huit adjoints qu'il a prononcé son discours : une première.

Il a eu une pensée pour ceux qui ont quitté ce monde, citant particulièrement André Valentin, Jean-Christian Debuchy, Daniel Graff et Claude Schmitt « en raison de leur grande implication dans la vallée ».
« Ne soyez pas anxieux »

Devant une salle du théâtre municipal bien remplie, il a souligné « vos présences sont comme des mains tendues, réconfortantes et fraternelles ». Égrainant les problèmes tels que la santé, la vie en société, le climat, la guerre, l'extrémisme, les retraites, il s'exclame, « Ne soyez pas anxieux ! Parce qu'à Sainte-Marie, nous avons un avantage : nous sommes habitués aux défis depuis des siècles, nous avons toujours assumé notre histoire et pris notre destin bien en mains ! »

Claude Abel estime que sa ville est un exemple à suivre au niveau européen : « Ici même à Sainte-Marie-aux-Mines, pour surmonter les épreuves qui nous attendent encore, nous devons continuer à nous entraider. Je crois que si toute l'Europe pensait comme cela, ça irait bien mieux. »

« Finalement, la difficulté réside dans notre capacité à être soudés autour des causes qui nous concernent » résume le premier magistrat. « Les embûches nous rattrapent, sans vilain jeu de mots ! » s'exclame-t-il en évoquant la forêt, « pas en grande forme ».

Sur le plan économique, il revient sur la perte de ressources provenant de la baisse des dotations de l'État. « Dès 2014, nous avons fortement réduit nos dépenses principales de fonctionnement, ce qui nous a permis en 2019, de reprendre nos investissements autofinancés grâce notamment au très bon résultat de gestion de l'année 2018. Face à ces difficultés, la solidarité et le sens de la responsabilité ont été l'essentiel. [...] Nous appliquons une gestion rigoureuse et une politique anti gaspi depuis cinq ans, qui a permis de restaurer nos forces pour poursuivre la réalisation de nos projets ».
« Pas spectaculairemais primordial »

« Responsabilité et solidarité changent le cours des choses » insiste encore le maire en prenant pour exemples les chantiers d'entretien : sentiers, peinture, nettoyage du cimetière notamment, parking stabilisé au quartier Saint-Blaise, mais aussi journées citoyennes, challenge de 9 990 oursons, etc.

« Faire ce qui doit être fait n'est pas toujours spectaculaire, mais primordial », souligne M. Abel en remémorant le changement de la conduite principale d'alimentation en eau potable de la rue De Lattre, les réfections dans les écoles et les églises, les aides aux associations et les équipements des services techniques.

Au chapitre des projets à mener, il mentionne le développement des commerces, le soutien des porteurs de projets innovants, comme celui concernant la friche MISM à transformer en un éco-lieu, porté par l'association MyTerreHappy.

« Nous devons ensemble soutenir l'emploi et l'économie locale en consommant dans le Val d'Argent, nous devons garder notre ville propre et l'embellir, la rendre plus attractive pour les visiteurs et les touristes. Et tout cela, nous le devons à nous-même ! Nous le pourrons parce que nous sommes motivés à Sainte-Marie-aux-Mines et en Val d'Argent, parce que nous sommes capables d'investir notre énergie au-delà des conjonctures, parce que nous sommes capables de bien vivre ensemble. »

Le maire a ensuite convié les élus du conseil municipal des jeunes de venir dire un mot au micro. Seules Océane et Lara ont eu le courage de souhaiter une bonne année à toute l'assistance, sous le charme.
Anne MULLER

? Karl Mangei, maire d'Untergrombach. « L'Europe unie est notre grande opportunité pour l'avenir. Notre jumelage existe depuis 30 ans, grand merci à tous ceux qui se sont engagés ces dernières années. Nous, les plus âgés, avons la tâche de transmettre l'idée européenne aux jeunes ». Il s'est ainsi dit heureux que cette année en octobre, à Bruchsal, une grande réunion de jeunes Européens aura lieu avec leurs cinq villes partenaires. Des jeunes Sainte-Mariens y seront conviés. Avec sa délégation, M. Mangei a ensuite offert les traditionnels bretzels sucrés venus tout droit d'une boulangerie de sa commune.

? Jacques Cattin, député. « Être maire, c'est être un gestionnaire, un visionnaire, et un acteur de la cohésion sociale. Tu es un exemple et je témoigne de nos bons rapports » souligne le député en s'adressant à Claude Abel. Dans un discours très bavard et décousu, il a fait allusion, sans forcément les nommer aux belles entreprises innovantes de la vallée, tout autant qu'au chant entendu à une célébration de la Libération. « Viens, Emmanuel, viens, viens nous sauver ». Au sujet de Macron, il lâche « Ben, y'a du boulot ! »

 

 
 

Paroles de conseiller départemental

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 05:58:00

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Paroles de conseiller départemental
 

 
? Pierre Bihl, conseiller départemental. « Nous rencontrons de façon régulière Etienne Bastian, principal du collège et le reverrons prochainement pour étudier la possibilité de mutualiser des salles avec le lycée [général] qui sera regroupé route du Stade ». Il a rappelé le soutien du Département aux Restos du Coeur pour la rénovation de son local, au festival aux Chandelles, à celui de « C'est dans la vallée », à la bourse aux minéraux, à l'association pour la rénovation de la chapelle Saint-Blaise, au ski-club (mise en sécurité de son chalet refuge) et à l'association de gestion de l'école Sainte-Geneviève (mise en conformité). « Nous sommes également aux côtés du directeur et du conseil d'administration de l'hopital intercommunal du Val d'Argent et participerons au financement des travaux de rénovation de l'Ehpad », tout comme à la ferme d'Argentin à Lièpvre portée par les Tournesols. M. Bihl s'est également réjoui de la fusion de Val d'Argent Habitat avec Habitat de Haute Alsace (HHA), qui a pris effet ce 1er janvier. « Une première réunion, courant décembre, en présence du directeur de HHA, Guillaume Couturier et des élus du Val d'Argent nous a permis de constater la pertinence de ce rapprochement ». De manière plus générale, il a aussi dit toute sa satisfaction du fait que « comme promis, l'Alsace existera à nouveau sur les cartes de France », au 1er janvier 2021, date de la naissance de la collectivité européenne d'Alsace.

 

 
 

Le maire est candidat à sa succession

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:01:02

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Le maire est candidat à sa succession
 

 
Pour les « derniers voeux de l'équipe municipale... sous ce mandat », environ 80 personnes ont répondu présent, ce samedi matin, à l'invitation de Maurice Busche au complexe Maurice-et-Katia-Krafft. Dès le début de son discours, le maire a laissé entendre qu'il se présenterait aux élections municipales de mars prochain. S'il est élu, ce sera son premier mandat plein. L'édile ayant succédé à Raphaël Schellenberger le 4 décembre 2017.

Raphaël Schellenberger a prononcé un discours lors de la cérémonie des voeux. S'il n'est plus maire, le député est toujours conseiller municipal à Wattwiller. Photo L'Alsace /M.S.

Pour sa troisième cérémonie des voeux, Maurice Busche a convié des élus voisins, les maires d'Uffholtz, de Staffelfeden et de Berrwiller notamment, mais aussi la conseillère départementale du Haut-Rhin Annick Lutenbacher, la vice-présidente de la communauté de communes de Thann-Cernay, Francine Gross, le député et conseiller municipal de Wattwiller, Raphaël Schellenberger, ainsi que de nombreux présidents d'associations et de clubs locaux, les représentants des forces de l'ordre et de la brigade verte.
« Se retrouveren janvier 2021 »

La cérémonie a débuté par la projection de la désormais traditionnelle vidéo de l'année écoulée. Une vidéo qui prend, cette année, des allures de bilan, retraçant les grands moments de la vie associative - comme la journée citoyenne - et les travaux menés à bien. Le maire a choisi « de ne pas faire de retour sur les moments difficiles » dans son discours. Il est en revanche plus longuement revenu sur les projets aboutis et les projets encore à venir.

Francine Gross (à gauche), vice-présidente de la comcom de Thann-Cernay et Annick Lutenbacher, conseillère départementale, ont également pris la parole. Photo L'Alsace /M.S.

Entre deux paragraphes, Maurice Busche a adressé un clin d'oeil à Claude et Nathalie, les propriétaires, treize ans durant, de l'épicerie du village récemment reprise par Héléna Wioland-Boualawi. La nouvelle gérante était également présente. Raphaël Schellenberger en a profité pour la féliciter d'avoir eu « le courage » de reprendre le commerce.

À la fin de la cérémonie, le maire a convié les Wattwillerois et les invités à partager un moment de convivialité autour d'un apéritif. Photo L'Alsace /M.S.

Juste avant de mettre douze Wattwillerois à l'honneur (lire ci-contre), le maire a laissé un instant la parole au député, ainsi qu'à Francine Gross et à Annick Lutenbacher. « Vous avez de la chance d'habiter dans une commune idéalement implantée, au pied des collines sous-vosgienne, où l'eau coule à flots », a souri la conseillère départementale, avant de souhaiter « tout de bon pour la nouvelle année », en alsacien, à l'assistance.

Après une heure de cérémonie, Maurice Busche a invité les Wattwillerois et les élus à un moment de convivialité en affirmant que son souhait serait « de retrouver [l'assistance] ici même, en janvier 2021 ».
Morgane SCHERTZINGER

 

 
 

« Que 2020 vous apporte satisfaction et paix »

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:04:35

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Aubure  Les voeux du maire
« Que 2020 vous apporte satisfaction et paix »
Le 1er janvier Marie-Paule Gay, maire d'Aubure, a invité les Auburiens pour la traditionnelle cérémonie des voeux.
 

 
La nouvelle chorale Choeur Altitude a donné son premier récital à l'occasion de la cérémonie des voeux du maire.
De nombreuses personnalités, des élus des communes voisines étaient présentes. Après avoir souhaité ses meilleurs voeux à tout le monde, la maire d'Aubure s'est souvenue des personnes disparues l'année dernière, faisant respecter une minute de silence.

Marie-Paule Gay a ensuite souhaité la bienvenue aux nouveaux habitants : « Notre état civil s'est enrichi de deux naissances et de 20 nouveaux habitants... J'espère que 2020 sera aussi prolifique que 2019 car les naissances permettent de préserver notre école de montagne ». 2019 a également vu naître une chorale au doux nom de Choeur Altitude. Leur première prestation, effectuée avec brio sous la baguette de leur chef Bruno, a été réservée à cette cérémonie des voeux. « Merci Véronique Stirn pour cette initiative et Jean-Pierre Ségard pour la mise en place de ce groupe ».
Un conseil municipal des jeunes actif

Puis la parole a été donnée au 1er adjoint Arthur Kletty qui a passé en revue la liste des travaux réalisés : la réalisation de l'abri du Grand Tetra, réservé aux randonneurs et cyclistes, une réalisation réussie grâce aux nombreux bénévoles, le Club vosgien et l'aide financière du sénateur Jean-Marie Bockel, présent ; la qualification PESP, gestion forêt durable, nécessaire pour la commercialisation du bois. Il a encore salué l'effort des chasseurs qui ont permis la réduction du gibier et souligné ceux pour préserver les nouvelles plantations, qui ne pourraient être réalisées sans l'aide des bénévoles.

Le conseil municipal des jeunes, très actif, avec Pauline, Léa, Félicien, Mathilde et Aloïs (Tom, soufrant, était absent), sous la houlette de l'adjointe Madeleine Huck, a présenté ses réalisations au public. Les président(e)s des nombreuses associations du village sont venus tour à tour parler de leurs activités et des manifestations prévues pour 2020.

La cérémonie des voeux « est un moment de partage et de convivialité où nous pouvons nous rencontrer et échanger sur les différents sujets. C'est aussi l'occasion de reconnaître les personnes méritantes ». Emilie Helderlé, conseillère départementale, après avoir décrit la longue liste des activités associatives des récipiendaires, a honoré Benoit Fiscus et Jean-Pierre Segard de la médaille départementale de la vie associative.
« Continuer à oeuvrer pour le plus haut village d'Alsace en 2020 »

Marie-Paule Gay a réservé une surprise à ses deux adjoints Arthur Kletty et Madeleine Huck à qui elle a décerné la médaille de reconnaissance de la commune. Pour conclure, des félicitations ont été apportées à l'agriculteur du pays Jean-Philippe Duhail qui a reçu le 3e prix des prairies fleuries, au garde forestier pour le sylvotrophée qui reconnaît une gestion exemplaire de plantation et au personnel communal qui assure tous les jours le fonctionnement des rouages de la commune. Très enthousiaste, Marie-Paule Gay a confirmé qu'elle « souhaite continuer à oeuvrer pour le plus haut village d'Alsace en 2020 ». « Que 2020 vous apporte satisfaction et paix », a-t-elle encore dit avant d'inviter au verre de l'amitié dans la salle citoyenne.

 

 
 

« En 2019, la solidarité s'est développée »

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:05:01

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Illtal  Voeux du maire
« En 2019, la solidarité s'est développée »
La cérémonie des voeux de la commune nouvelle d'Illtal vendredi 3 janvier a été l'occasion pour le maire, Christian Lerdung, de dresser le bilan de l'année 2019 et d'annoncer quelques projets pour les mois à venir.
 

 
Christian Lerdung, maire de la commune nouvelle d'Illtal.
En ce troisième jour de l'année et d'une nouvelle décennie, la salle du préau d'Illtal accueillait la traditionnelle cérémonie des voeux du maire. Commune nouvelle issue du regroupement de Grentzingen, Henflingen et Oberdorf depuis le 1er janvier 2016, Illtal compte 1 429 habitants selon les données statistiques établies en 2019 par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Un chiffre qui fait du village la 105e commune la plus importante du Haut-Rhin et la 8e de la communauté de communes «Sundgau».

Peu avant 19 h, le premier édile, Christian Lerdung, commençait son discours : « J'ai envie de faire de ce moment une soirée à l'image de notre village d'Illtal, une soirée amicale, une soirée initiatrice d'espoir, une soirée active. » Le ton était donné.
Un conseil municipal avec 19 membres en 2020

Devant plus de 170 personnes , dont Sabine Drexler, conseillère départementale du Haut-Rhin, et François Eichholtzer, président du Pôle d'équilibre des territoires ruraux (PETR) du Sundgau, le maire a formulé divers remerciements avant d'aborder les différents projets qui ont pu animer la vie de la municipalité durant l'année 2019. Les actions qui seront poursuivies et initiées dans les prochaines semaines ont aussi été énoncées.

« En 2019, la solidarité s'est développée à Illtal. C'est un état d'esprit indispensable dans une commune nouvelle. », a commenté le maire. Diverses remises de médailles ont été effectuées. Quelques actuels ou anciens membres méritants du conseil municipal ont été décorés, tout comme le caporal honoraire Clément Wieder du centre de première intervention (CPI) d'Illtal.

Comptant actuellement près de quarante membres, dont un maire et deux maires délégués, à la suite du regroupement des trois communes anciennes, le conseil municipal d'Illtal retrouvera une forme « standard » après les prochaines élections municipales qui auront lieu en mars prochain. Le conseil sera alors, à titre dérogatoire au vu du nombre d'habitants (les communes de 500 à 1 499 habitants doivent compter quinze conseillers municipaux), composé de dix-neuf membres.
Hugo COUILLARD

 

 
 

Treize Haut-Rhinois récompensés

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:10:39

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DISTINCtION Croix du combattant
Treize Haut-Rhinois récompensés
Treize Haut-Rhinois ont été récompensés par la croix du combattant, dernièrement, à la préfecture du Haut-Rhin.
 

 
Les médaillés ainsi qu'Élisabeth Hemmerlin (à gauche) récompensée pour ses 40 ans de service, dont30 au service départemental de l'ONACVG.
« Ils ont des droits sur nous. » C'est avec cette citation de Georges Clemenceau que Daniel Merignargues, sous-préfet de Thann-Guebwiller, a ouvert la cérémonie de remise de croix du combattant le 18 décembre à la salle Schoelcher de la préfecture du Haut-Rhin à Colmar.

Les 13 récipiendaires étaient présents en compagnie de leurs familles et amis ainsi que des porte-drapeaux et présidents d'associations patriotiques. Dans son allocution retraçant l'historique du long processus aboutissant à la carte du combattant en 1926 et à la création de l'insigne « croix du combattant » en 1930, le sous-préfet a rappelé que ces lois avaient été adoptées à l'intention des Poilus de la Première Guerre mondiale et modifiées par la suite pour être étendues aux autres conflits impliquant l'armée française telles que les opérations extérieures (Opex).
Trois générations du feu

Muriel Burger, directrice du service départemental de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerres (ONACVG), a présenté les médaillés par génération du feu :

- Richard Miesch, titulaire de la carte de combattant Afrique du Nord.

- Jean-Paul Hermann, Richard Hueber, Jean Leiterer, Daniel Meyer-Hunsinger et Bernard Schuller ont bénéficié d'une toute nouvelle disposition attribuant la carte du combattant aux militaires présents en Algérie entre le 3 juillet 1962 et le 1er juillet 1964, une période de deux ans après les accords d'Evian marquant la fin de la guerre d'Algérie et l'indépendance du pays.

- Bernard et Yves Biffi, Davis Grob, Benoit Kolb, Laetitia Planchaud, Sophie Sidoruk et Régis Willy appartiennent à la plus jeune génération. Ils ont tous quitté le service actif et participé à des opérations extérieures plus ou moins récentes.

Le sous-préfet a invité les décorés, honorés par la Nation, à remplir leur devoir de mémoire, comme messagers auprès des jeunes générations. À cette occasion, Élisabeth Hemmerlin, fonctionnaire, a également reçu la médaille d'argent de l'ONACVG.
Philippe HENNECART

 

 
 

Wintzenheim Lindane : l'attentisme ne passe pas

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:07:30

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Wintzenheim  Pollution
Lindane : l'attentisme ne passe pas
Dans le questionnaire distribué, il est question du dépôt de résidus de lindane qui pollue la nappe phréatique sous Colmar. L'association demande aux services de l'Etat d'être transparents sur le sujet et de divulguer les prochaines analyses. Et à Gilbert Meyer beaucoup plus que le vote d'une motion.
 

 
Le dépôt de lindane situé à proximité du Village alsacien de Colmar.
Moins de quatre mois après la remise d'une pétition des habitants du Village alsacien de Colmar au préfet du Haut-Rhin, pétition demandant la dépollution du site où se trouvent quelque 750 tonnes de résidus de lindane (*), le maire de Colmar Gilbert Meyer, écrivait à Roselyne Bachelot, alors ministre de l'Ecologie et du Développement durable. Nous sommes en mars 2003 et celui qui est alors député évoque « le grave problème de pollution des eaux souterraines à Colmar ». « Devant la menace de la langue de pollution qui progresse vers nos forages d'alimentation en eau potable de la région colmarienne, vous comprendrez la grande inquiétude des élus, de la population et de tous les utilisateurs de la nappe phréatique », écrit-il, estimant, dans ce même courrier que l'extraction de la source de pollution est la « seule solution défendable ».

Depuis, une membrane a été posée sur ce dépôt et l'affaire n'a plus fait parler d'elle jusqu'à l'an dernier. La pétition, lancée par ATE sur internet et demandant l'extraction de ce produit toxique qui pollue la nappe phréatique, approche les 3 000 signatures.
« Faut-il encore attendre de nouvelles analyses pour prendre une décision ? »

Du coup, ce même Gilbert Meyer a adressé le mois dernier un courrier aux pétitionnaires. L'élu, alarmiste il y a 15 ans, se veut désormais attentiste. Il rappelle ainsi que les services de l'Etat (via l'agence départementale de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) avaient posé fin des années 2000 cette fameuse membrane évitant les infiltrations d'eau de pluie dans le dépôt. Gilbert Meyer estime désormais que « la situation a pu être maîtrisée jusqu'à présent ».

Désormais, le président de Colmar Agglomération attend les premières analyses de la nouvelle campagne qui a démarré en novembre, et qui doit durer quatre ans. Et il semble écarter la solution qu'il prônait par le passé, l'éradication du dépôt. « La mise en oeuvre reste difficile à réaliser et des effets induits, pires que la situation actuelle, sont à craindre, sans que la technique utilisée soit éprouvée et adaptée aux contraintes des produits présents dans le sol ».

Pour les membres d'ATE, ce courrier n'est qu'une « pirouette rhétorique destinée à se débarrasser du sujet "lindane" pour ne pas avoir à l'assumer et ainsi "dépolluer" sa campagne électorale à venir de cet épineux problème ». Jean-Paul Roth, son président, estime que la motion votée par l'intercommunalité fin décembre n'est destinée qu'à « endormir les habitants ». « On a tendance à oublier que la nappe est polluée jusque sous l'hôpital Pasteur ! Faut-il encore attendre de nouvelles analyses pour prendre une décision ? »
25 millions d'euros

Depuis le début, ATE prône l'extraction, rejoint depuis par la ville de Wintzenheim qui a voté une motion en ce sens. Quant au coût (estimé en 2004 à 25 millions d'euros), il ne doit pas être un frein assure l'association. « Le financement doit faire l'objet d'une alliance communautaire et il conviendra de solliciter les collectivités territoriales mais aussi les fonds européens qui ont déjà servi à dépolluer des sites de lindane au Pays basque espagnol ».

Jean-Paul Roth rappelle enfin que ce montant prévisionnel est le même que celui du parking de la Montagne-Verte. Une façon de « relativiser » le coût de cette dépollution.
N.R. (*) Le lindane est un insecticide peu biodégradable et qui, à forte dose, provoque des troubles des systèmes nerveux, digestif et respiratoire ainsi que l'irritation de la peau et des muqueuses (il est classé depuis 1987 comme substance cancérogène).

(*) Le lindane est un insecticide peu biodégradable et qui, à forte dose, provoque des troubles des systèmes nerveux, digestif et respiratoire ainsi que l'irritation de la peau et des muqueuses (il est classé depuis 1987 comme substance cancérogène).

 
 

Bretzels et indiscrétions

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:10:08

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Bretzels et indiscrétions
 

 
Bon, faut pas se mentir, malgré leur expérience indéniable de la chose politique, les orateurs de vendredi soir à la cérémonie des voeux de notre bonne vieille cité minière n'ont pas été à la hauteur. Ils ne sont même pas en progrès.

Pour commencer, Cloclo, tendu comme un string, en oublie le nom de la jolie Émilie, et se flagelle tout seul « je devrais aller plus souvent à Orbey... » Et puis il « retouche les manches » au lieu de se les retrousser, vous m'direz, c'est un peu plus difficile côté couture...

Les invités allemands ont aussi pu s'étrangler en apprenant que la chute du mur de Berlin date de 50 ans et non de 30. Mais bon, un lapsus est vite arrivé, surtout que le devant de la scène du théâtre n'était même pas éclairé... ça nous a rappelé nos rues en nocturne il y a quelques semaines encore !

Et puis Cloclo a osé nous resservir de la Banane, un terme qui se dit pareil en allemand, mais qui reste incompréhensible pour le commun des mortels (qui n'habite pas la vallée). C'était le surnom d'une barre HLM, dont la courbure était aussi douce que ce fruit exotique, détruit il y a deux décennies au moins (la barre, pas le fruit)... Alors qu'on avait juste, datant d'il y a quelques jours à peine, la démolition des Fougères à citer. Mais c'est un peu moins glorieux, faut croire...

La grande innovation du discours, c'était son entourage, avec tous ces adjoints réunis autour de Cloclo. À sa droite, il y en avait cinq, alignés comme des Dalton, de la plus petite au plus grand. Oh, et puis zut alors, Dédé - du Développement Durable - a tout gâché en venant couper cette belle diagonale. Il s'est mis tout au bout, in extremis, pendant le discours, lui qui n'est même pas adjoint...

Du député, on ne retiendra que le début et la fin de sa logorrhée gloubi boulga. « J'ai compris que tu es partant, je te souhaite bonne chance » a-t-il lâché à notre Cloclo qui a eu du mal à apprécier l'ambiguïté : partant, oui, mais sur le départ de la mairie, ou pour un nouveau mandat ? Le mieux, c'est que le Jacky, il a vendu la mèche au niveau de notre première dame : « on va lever les verres pour l'épouse du maire qui a son anniversaire aujourd'hui. C'est important d'honorer les conjoints d'élus ! » Du coup, la discrète Annie, l'inverse de Cordy, pique un fard et a droit à la double rasade de schmoutz, ceux pour 2020 et ceux pour l'entame de sa soixantième année...

Les deux autres orateurs, le Karl allemand et le N'tefépa2bil départemental, ont été de très bons lecteurs, scolaires et sans reproche. Bref, parfaitement soporifiques.

Cloclo en oublie le bouquet !

Alors quand débarque une nana, même au chignon désuet, avec ses grandes lunettes blanches, ses lèvres rouges et sa pétillance à outrance, toute la salle se réveille. C'est une tornade de dynamisme et de mots bien choisis qui reçoit une médaille, lance des applaudissements à la salle et repart s'asseoir. Eh ben ! Tout cela va si vite que Cloclo en oublie de lui offrir le bouquet prévu. Il faut dire que le matin même, il en avait déjà offert un à sa moitié. Et deux dans la même journée, faut pas exagérer !

L'autre nana de la soirée qui a séduit le public, c'est la chanteuse Lilou, déjà appréciée l'an dernier. Mais seule représentante du groupe sur scène cette fois : les Hosenträger devenus les Fifty Seven, c'est-à-dire 57 comme le nom du département dont elle est originaire. Car son complice, le guitariste sainte-marien Pascal, paradait le bras gauche en écharpe, après une chute sur le massif du Taennchel. Faut dire que quand on marche nuitamment à la frontale, une racine peut facilement anéantir le mouvement... En tout cas, cette année, le choix des chansons a été au diapason : la reprise de Tina Turner, You're simply the best (T'es le meilleur) tombait à pic pour passer la brosse à reluire à Cloclo. La preuve: il n'a pas manqué de prendre Lilou en photo, juste avant de monter sur le podium !
Val Quirit

 

 
 

Urgence climatique et pacte pour la transition

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:30:04

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Urgence climatique et pacte pour la transition
 

 
Avec son association, l'Asave, Heike Woock (à gauche) continue de militer pour que les communes s'engagent dans le pacte de transition. DR
Depuis le salon de Schlierbach, à l'automne, Heike Woock, présidente et fondatrice de l'Asave (Association sauvetage des animaux, végétalisme et écologie), a réuni autour d'elle un groupe constitué d'une vingtaine de personnes. « Et bientôt plus, j'espère », sourit-elle. Elle milite avec les siens auprès des communes rurales dans un triangle compris entre Altkirch, Mulhouse et Kembs...

Premier objectif : que les communes votent l'état d'urgence climatique. « Il s'agit d'une motion en quatre points que 19 communes de M2A ont déjà votée », note Heike Woock. M2A (Mulhouse Alsace agglomération) où l'Asave a pris contact par lettre avec les communes. Et pour celles qui n'ont pas réagi, un rappel suivra. Idem pour Saint-Louis agglomération, où des rendez-vous sont pris avec les maires ; l'équipe de Heike Woock a pu décrocher des rendez-vous dans quasiment toutes les communes.

Mais attention : « Les communes qui ont signé la motion ou vont le faire n'ont encore rien fait, cela ne change rien... C'est purement symbolique. C'est pour cela que le pas suivant, c'est le pacte pour la transition. » Le pacte, « ce n'est pas quelque chose de bricolé par quelques illuminés dans un coin, c'est quelque chose de national, travaillé par une cinquantaine d'organisations et des milliers de citoyens. Il n'est pas destiné aux élus actuels, mais à tous les candidats aux prochaines élections municipales, qu'ils se représentent ou se présentent pour la première fois ».
Réunion citoyenne à Steinbrunn-le-Haut le 6 février

Le pacte propose 32 mesures concrètes, dans différents domaines de la vie quotidienne. « Ce que nous proposons, c'est d'organiser une rencontre citoyenne dans les villages, pour présenter l'urgence climatique, et expliquer pourquoi il faut agir, avec les chiffres du Giec. J'ai déjà fait ce genre de présentation à Schlierbach ou devant le conseil municipal de Dietwiller, mais je la mets à jour, avec les dernières informations, comme sur le recul du permafrost ou des glaciers. » Une telle réunion citoyenne devrait avoir lieu le 6 février à Steinbrunn-le-Haut.

Et Heike Woock de décrire comment se passe une telle soirée : « Suite à la présentation, on invite les participants à voter pour leurs dix mesures favorites pour leur commune. À charge ensuite pour les candidats aux municipales de s'engager à mettre en application une politique permettant de mettre en place ces mesures. L'important, c'est qu'elles ne soient pas déjà lancées, ou accomplies ; cela reste un défi, il faut prendre dix mesures qui fassent vraiment avancer la transition. »

Une transition nécessaire, pour que l'humanité soit plus respectueuse de son environnement... Et permette sa propre survie : « Il n'est pas seulement question de ce que nous voulons faire ou pas. Le but définit par les accords de Paris, c'est de plafonner le réchauffement global à 1,5 degré... La nature ne négociera pas avec nous, elle nous imposera sa loi - comme en Australie, ces derniers jours. »
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

À Sausheim, le pétrole a été recherché trois ans avant l'arrivée du site Peugeot

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:42:36

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À Sausheim, le pétrole a été recherché trois ans avant l'arrivée du site Peugeot
 

 
Marcel Libs (à gauche) et Charles Happel montrent la dalle couvrant d'anciens puits. Au fond, l'église de Sausheim. Photo L'Alsace /J.-P.F.
Marcel Libs, alerte nonagénaire, est membre de la Société d'histoire de Sausheim, qui vient d'éditer son nouveau bulletin historique (notre édition du 24 décembre). Dans cet ouvrage, il a souhaité remettre au goût du jour ses souvenirs personnels, en s'appuyant aussi sur les archives du journal L'Alsace, pour reconstituer l'histoire de la recherche pétrolière dans sa commune.

L'homme nous a donné rendez-vous sur un pré - propriété de l'agriculteur Charles Happel également présent - à côté du départ du parcours de santé.
Au lieu-dit Auf des Rod

« C'est ici, au lieu-dit Auf dem Rod, que les principales opérations de sondages avaient été menées. Le terrain appartenait à la commune », témoigne Marcel Libs, qui précise que des petits sondages de six mètres de profondeur avaient été effectués sur plusieurs parties du ban.

« Les ouvriers mettaient des charges explosives dans les trous et les ondes étaient enregistrées sur des appareils, les habitants ressentaient des vibrations. »

La société Prepa de Strasbourg fut autorisée par le conseil municipal à lancer les sondages. « Les travaux préparatoires ont démarré. Il fallait construire des voies d'accès et poser des tuyaux pour pomper l'eau de l'Ill, proche de 200 mètres. Nous, les Sausheimois, étions étonnés de voir des dizaines de camions, qui transportaient du matériel de forge, traverser le village », se souvient l'historien.
À près de 1700 mètressous terre

La tour de forage de 32 mètres de haut dotée d'une motorisation de 525 chevaux, de construction américaine, démarre son travail le 14 mars 1959. Le forage se fait de jour comme de nuit, en dehors du dimanche, et quarante hommes se relayent.

Il a fallu descendre à près de 1700 mètres sous terre pour trouver des échantillons pétrolifères. « Après analyse, la société Prepa a considéré que l'exploitation ne serait pas rentable et la tour a été démontée le 23 mai 1959 », relate Marcel Libs.
Une dalle de béton

De très nombreux trous ont été rebouchés et particulièrement le principal orifice de sondage. Charles Happel, qui avait racheté le terrain à la commune, a découvert une grosse dalle de béton qui recouvre l'endroit. « L'herbe y pousse à présent, mais en été, quand il fait très sec, on la découvre sous l'herbe sèche. »

Charles a aussi eu la surprise de voir récemment arriver une famille bas-rhinoise sur le terrain. « C'était un ancien ouvrier de forge qui voulait montrer à son épouse et à ses enfants l'endroit où il a travaillé, où il a dormi dans des cabanes, pendant plusieurs mois. »

L'agriculteur affirme aussi qu'un autre sondage a eu lieu il y a une trentaine d'années. « Ce n'était pas de la même amplitude, ils ont fait un essai sur un diamètre de deux mètres. » Sans succès.

Quand on n'a pas de pétrole on a des idées, dit un proverbe. Sans relation de cause à effet, les établissements Peugeot se sont établis à Sausheim en 1962...
Textes : Jean-Paul FREY

 

 
 

Marcel Spegt, grand défenseur du dialecte, est décédé à 90 ans

Publié dans le panorama le Dimanche 05 janvier 2020 à 06:21:54

© Dna, Dimanche le 05 Janvier 2020
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Strasbourg Nécrologie
Marcel Spegt, grand défenseur du dialecte, est décédé à 90 ans
Il était une figure incontournable du combat pour la langue et la culture régionales, qu'il a servies en tant que comédien et metteur en scène de 1947 à la fin des années 80. Avec le départ de Marcel Spegt, c'est tout le théâtre alsacien qui est en deuil.
 

 
Le comédien et metteur en scène Marcel Spegt, en 2010.
La saveur et la richesse du dialecte étaient la grande affaire de la vie de Marcel Spegt. Il y a cinq ans encore, cette passion l'amenait à s'investir dans des soirées de poésie en alsacien à Strasbourg, dans le Bade-Wurtemberg et jusqu'à Zürich.
La passion pour le dialecte d'un tout jeune homme

Non content d'avoir incarné nombre de premiers rôles dans les pièces de Stoskopf, Claus Reinbolt ou Anne-Frédérique Knecht, pièces qu'il avait mises en scène à partir de 1968 au sein du Théâtre alsacien de Strasbourg (TAS), il était également devenu président de ce théâtre de 1982 à 1998.

Dans la continuité de Gustave Stoskopf, fondateur du Syndicat des théâtres alsaciens en 1902, Marcel Spegt a perpétué le lien entre les structures de Strasbourg, Colmar, Mulhouse, Guebwiller et Bâle. Il prendra en 1996, et pour 18 ans, la présidence de ce "syndicat" rebaptisé Fédération des théâtres alsaciens.

Né le 18 mai 1929 à Strasbourg, Marcel Spegt obtient à l'âge de 18 ans le premier accessit de comédie au Conservatoire de Strasbourg. Il devient, dans la foulée, comédien permanent dans la troupe de Radio Strasbourg et comédien au Théâtre alsacien de Strasbourg.

Durant ses années, France 3 Alsace et Radio France Alsace vont utiliser à plein ses talents de comédien. Dans le répertoire dialectal classique, et bien au-delà.

Cette carrière impressionnante verra notamment le comédien à l'affiche d'une trentaine de films, dont certains diffusés sur les chaînes nationales. Des productions en dialecte, films, émissions télé (Lach d'r e Scholle) ou encore la saga familiale alsacienne de Michel Favart intitulée Les deux Mathildes ont donné l'occasion à Marcel Spegt de faire rayonner le patrimoine dialectal de sa région.

Membre fondateur de l'association Jean-Baptiste Weckerlin, qui a édité des recueils de chansons populaires et de poésies d'Alsace, membre du comité de l'association E Friehjohr fer unseri Sproch (le printemps de la langue régionale), il semble que le président du TAS ne prenait jamais de repos dans la promotion du dialecte.

Juste retour des choses, cet ambassadeur infatigable de l'Alsace a été distingué comme Officier dans l'ordre des Arts et Lettres en 2008 et nommé lauréat du Bretzel d'Or en 1985.

On imagine que l'implication actuelle de son fils Pierre Spegt comme président du Théâtre alsacien de Strasbourg n'aura pas été la moindre des consécrations pour cet engagement d'une vie. Marcel Spegt s'est éteint dans la nuit du 30 au 31 décembre dernier.
MSK Les obsèques auront lieu le mardi 7 janvier, à 10h, en l'église Sainte-Famille de Schiltigheim

Les obsèques auront lieu le mardi 7 janvier, à 10h, en l'église Sainte-Famille de Schiltigheim