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Transports  Social Trafic perturbé en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:47:33

© Dna, Vendredi le 03 Janvier 2020
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Transports  Social
Trafic perturbé en Alsace
 

 
En raison d'une grève nationale interprofessionnelle, la circulation ferroviaire est toujours perturbée ce vendredi

Prévisions Alsace :

- Strasbourg - Bâle: 15 allers-retours

- Strasbourg - Sélestat : 7 allers-retours

- Strasbourg - Molsheim : 4 allers-retours

- Strasbourg - Nancy : 4 allers-retours

- Strasbourg - Saverne - Sarrebourg : 6 allers-retours

- Strasbourg - Saales : 3 allers-retours

- Strasbourg - Sélestat (via Erstein) : 4 allers-retours

- Strasbourg - Offenburg : normale

- Metz - Strasbourg : 3 allers-retours

- Kruth - Mulhouse : 7 allers-retours

- Tram-train Mulhouse - Thann : circulation normale

- Strasbourg - Haguenau - Wissembourg : 9 allers-retours

- Strasbourg - Lauterbourg : 6 allers-retours

- Colmar - Metzeral : 5 allers-retours

- Strasbourg - Niederbronn : 4 allers-retours

- Strasbourg - Sarreguemines : 4 allers-retours

- Mulhouse - Bâle : 6 allers-retours

- Mulhouse - Belfort : 5 allers-retours

- Mulhouse - Colmar : 4 allers-retours

Prévisions randes lignes :

- Inouï : 7 allers-retours entre Strasbourg et Paris (dont 1 aller-retour origine/destination Colmar)

- Ouigo : 2 allers-retours entre Strasbourg et Paris

- Alléo : 2 allers-retours sur les liaisons Stuttgart - Paris (via Strasbourg) et Francfort - Paris (via Strasbourg), et 1 aller-retour sur Munich - Paris (via Strasbourg)

- Strasbourg - Bordeaux : 1 aller-retour.

- Strasbourg - Nantes : 1 aller-retour

- Strasbourg - Rennes : 1 aller-retour

- Strasbourg - Montpellier : 1 aller-retour

- Strasbourg - Marseille : 3 allers-retours (dont 1 aller-retour jusque Francfort)

- Bruxelles - Strasbourg : 1 aller-retour

- Paris - Mulhouse - Bâle : 3 allers-retours assurés par Lyria

 

 
 

 

Ils nous ont quittés en 2019

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 07:01:05

Ils nous ont quittés en 2019

JANVIER

Annick BURGARD , de son vrai prénom Clémence, est décédée jeudi 17 janvier. Résistante, elle avait été arrêtée par la Gestapo le 3 août 1944 avec 27 autres membres de son réseau. Elle fut l’un des membres fondateurs de la commission exécutive chargée de recueillir les fonds pour la construction du monument en hommage aux résistants déportés, qui fut inauguré en 1960 par le général de Gaulle. Elle s’est aussi impliquée dans la construction du musée situé dans la baraque du camp, qui décrit l’origine et la vie quotidienne des déportés de Natzweiler.

Daniel BERNARD , professeur émérite de mathématiques à l’Université Louis-Pasteur (ULP) de Strasbourg, ancien vice-président de l’Université de Strasbourg, est décédé le jeudi 24 janvier. Il avait fondé, puis présidé le Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (SPPPI) de Strasbourg-Kehl. M. Bernard était chevalier de la Légion d’honneur et commandeur dans l’ordre des Palmes académiques.

Serge ZACHAYUS est décédé le 30 janvier à l’âge de 82 ans. Arrêté avec sa famille par la Gestapo à Cahors alors qu’il avait huit ans, il avait été déporté au camp de Ravensbrück puis à Bergen Belsen. À la libération du camp, il pesait 12 kilos, sa mère 25. Longtemps, il ne parviendra pas à évoquer ce qu’il avait subi enfant. Ce n’est qu’à l’âge de 60 ans qu’il commencera à témoigner, se rendant pendant une vingtaine d’années dans des écoles, collèges et lycées.

Tomy Ungerer chez lui à Strasbourg. Photo DNA/Christian LUTZ-SORG

Tomy Ungerer chez lui à Strasbourg. Photo DNA/Christian LUTZ-SORG

FÉVRIER

Tomi UNGERER s’est éteint dans la nuit du 8 au 9 février à l’âge de 87 ans. Dessinateur prolifique, complexe, engagé, auteur de dessins érotiques comme de livres pour enfants, aussi à l’aise en France qu’en Allemagne, en Irlande et aux États-Unis, il descendait d’une très conservatrice famille d’horlogers qui entretint avec dévouement l’horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg.

C’est là que l’Alsace lui a rendu un dernier hommage le 15 février, trois jours après ses obsèques célébrées en Irlande. D’une extrême mais toujours sensible variété, les quelque 20 000 dessins attribués à Tomi ont tous un point commun : chacun raconte à quel point il aimait la vie.

Rolf BÖHME est décédé le 12 février à l’âge de 85 ans. Maire (SPD) de Fribourg-en-Brisgau pendant 20 ans, de 1982 à 2002, après avoir été député au Bundestag et secrétaire d’État auprès du ministre fédéral des Finances. À la mairie de Fribourg, il avait travaillé à la coopération transfrontalière, en créant notamment la Fribourg Regio.

Denis BECKER est décédé le 18 février à l’âge de 68 ans. Journaliste à France 3 Alsace pendant 38 ans, il avait pris sa retraite en décembre 2015.

 

Francis Krembel.  DR

Francis Krembel. DR

Francis KREMBEL , poète originaire de Dannemarie, dans le Sundgau, est décédé le 18 février à l’âge de 72 ans dans les Pays de la Loire où il s’était installé il y a trente ans. Il avait publié une dizaine de recueils en français et en alsacien, sa langue maternelle.

Marlène Anstett.  Photo DNA

Marlène Anstett. Photo DNA

Marlène ANSTETT s’est éteinte le 24 février à l’âge de 64 ans. Auteure des Gommées de l’Histoire, elle travaillait sur les Malgré-elles, ces 15 000 Alsaciennes et Mosellanes enrôlées contre leur gré dans le service du travail féminin du IIIe Reich. Elle devait soutenir en mars une thèse de doctorat en histoire sur les incorporées de force.

Claude Schmitt.   Photo DNA

Claude Schmitt. Photo DNA

MARS

Claude SCHMITT, ancien maire de Sainte-Croix-aux-Mines, est décédé le 11 mars à l’âge de 67 ans. La maladie l’avait contraint à démissionner en juillet 2018, quatre ans après son élection. Claude Schmitt avait également été vice-président de la communauté de communes du Val d’Argent et PDG de la scierie familiale des Halles.

Roger Braun.  Photo DNA

Roger Braun. Photo DNA

Roger BRAUN , vice-président de la LICRA du Bas-Rhin, membre du comité de direction de l’Automobile club association et expert au sein du Conseil national de la sécurité routière, est décédé le 21 mars à l’âge de 67 ans des suites d’une longue maladie. Directeur général de l’Automobile club de 1986 à 2014, il a fait de cette structure régionale au service des automobilistes alsaciens un lobby national fort de 750 000 membres.

Bernard Weigel.  Photo DNA

Bernard Weigel. Photo DNA

AVRIL

Bernard DREYFUS est décédé le 9 avril. Chargé de mission au cabinet de Daniel Hoeffel, lorsque ce dernier a occupé des fonctions ministérielles, ce haut fonctionnaire a été aussi directeur de cabinet du président de l’Association des maires de France, directeur adjoint du cabinet du ministre Jean-Paul Delevoye, et directeur à la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar). Depuis 2011, il était délégué général à la médiation auprès du défenseur des droits.

Bernard WEIGEL , l’archiviste honoraire et historien local de Wissembourg, est décédé mercredi 10 avril, dans sa 68e année. Professeur de lettres classiques puis documentaliste, il a présidé pendant dix-huit ans le Cercle d’Histoire et d’archéologie d’Alsace du Nord. Son engagement et son travail pour la préservation du patrimoine et de la mémoire d’Alsace du Nord lui avait valu d’être promu officier des Arts et des Lettres en 2012.

Christian Wilsdorf.  Photo DNA

Christian Wilsdorf. Photo DNA

MAI

Simone CRÉDOT , grande résistante, ancienne membre du Bureau central de renseignements et d’action, le service de renseignements de la France Libre, s’est éteinte le 1er  mai à l’aube de ses 97 ans. Née Frey, elle a été présidente de l’Union départementale (du Bas-Rhin) des combattants volontaires résistants, et présidente des médaillés de la Résistance du Bas-Rhin. Décorée de la médaille militaire par le général Koenig, Simone Crédot a travaillé à la préfecture du Bas-Rhin, à Strasbourg, après la guerre ; elle y restera jusqu’à sa retraite, en 1988.

Christian WILSDORF est décédé le 6 mai. Originaire de Ribeauvillé, diplômé de l’École des chartes, il a été le directeur des archives du Haut-Rhin. Médiéviste, spécialiste du Haut Moyen Âge, il avait contribué de façon déterminante au sauvetage et à la mise en valeur du château du Hohlandsbourg, à la restauration de l’église Saint-Mathieu de Colmar ainsi qu’au sauvetage du château de Saint-Ulrich, qui domine sa ville natale.

Ermanno Candolfi.   Photo DNA

Ermanno Candolfi. Photo DNA

Le Pr Ermanno CANDOLFI est décédé, à l’âge de 61 ans, le 18 mai, des suites d’une longue maladie. Ses recherches l’ont amené à une reconnaissance internationale dans le domaine de la parasitologie et en particulier de la toxoplasmose, faisant de Strasbourg un centre national de référence et d’expertise en la matière.

Laurence-Bruder-Sergent .  Photo DNA

Laurence-Bruder-Sergent . Photo DNA

Laurence BRUDER-SERGENT , comportementaliste et experte des comportements canins, coach professionnelle et conférencière, est décédée le 19 mai à l’âge de 41 ans, à l’hôpital de Dijon. Installée à Niederhaslach, dans la vallée de la Bruche, elle avait noué une vraie relation de fidélité avec nos lecteurs car elle tenait depuis 2001, la rubrique “Votre chien et vous” des DNA.

Elle était directrice de Vox Animae et auteure de plusieurs livres sur les chiens.

Eva Kleinitz.  Photo DNA

Eva Kleinitz. Photo DNA

Eva KLEINITZ est décédée le 30 mai, à l’âge de 47 ans. Elle dirigeait l’Opéra national du Rhin depuis 2017. Originaire de Langenhagen, cette Allemande très francophile avait fait ses premières armes dans le monde du spectacle d’abord en Autriche, à Bregenz, où elle deviendra directrice de l’Opéra, puis à La Monnaie (Bruxelles) où elle sera l’adjointe artistique du directeur général. Son dernier poste avant Strasbourg a donc été à l’Opéra de Stuttgart.

JUIN

Joëlle KOPF, compositrice et parolière de la chanson Femme Libérée , interprétée avec succès en 1984 par Cookie Dingler, est décédée le 21 juin. Professeure de français, elle avait écrit des chansons pour d’autres artistes comme Zazie, Maxime Leforestier ou Calogero. Elle est partie à 69 ans dans la nuit de la Fête de la musique.

Frieder Burda.  Photo DNA

Frieder Burda. Photo DNA

JUILLET

Le Pr  Fernand BUCHHEIT est décédé le 7 juillet dans sa 89e année. Professeur des universités, praticien hospitalier, ancien chef du service de neurochirurgie, il était membre du Conseil national des universités, du comité d’éthique de la faculté et président du groupe interdisciplinaire d’études des affections rachidiennes.

Frieder BURDA , décédé le 14 juillet à l’âge de 83 ans. Homme d’affaires à la tête de l’une des plus grandes imprimeries d’Europe, il avait monté l’une des grandes collections d’art contemporain en Allemagne, forte de près de 1 000 peintures, sculptures et photographies, et créé à Baden-Baden l’un des musées les plus courus d’outre-Rhin.

Armand Jung.  Photo DNA

Armand Jung. Photo DNA

Armand JUNG , député (PS) du Bas-Rhin pendant 18 ans, entre 1997 et 2016, est décédé le 31 juillet à l’âge de 68 ans. Ce militant socialiste fera partie du premier conseil régional d’Alsace élu au scrutin de liste, de 1986 à 1998. Entre-temps, en 1988, il emportera le canton de Strasbourg-9. Il siégera au conseil général du Bas-Rhin jusqu’en 2011. À l’Assemblée, Armand Jung sera notamment un grand défenseur des langues régionales. Il a également été président de la commission du droit local. Il suit de près les questions de transports et deviendra en 2012 président du Conseil national de la sécurité routière.

Daniel Kern.  Photo DNA

Daniel Kern. Photo DNA

AOÛT

Daniel KERN , facteur d’orgue alsacien de renommée internationale, est décédé le 14 août à l’âge de 69 ans. Héritier d’une tradition familiale, il avait dirigé l’atelier créé par son père Alfred, en 1953 jusqu’à sa fermeture, en 2015. Il avait ensuite ouvert une société à son nom pour continuer à entretenir ses créations et celles de son père un peu partout dans le monde.

Raymond ROHMER , dernier résistant du réseau d’évasion “hôtel de la Bourse” à Mulhouse, s’est éteint le 20 août à l’âge de 74 ans. Il avait été arrêté le 30 mars 1942 avec sa famille par la Gestapo. Il était alors âgé de 16 ans et avait été condamné à trois ans de pénitencier.

Gilbert Buttazzoni.   Photo L’ALSACE

Gilbert Buttazzoni. Photo L’ALSACE

Gilbert BUTTAZZONI , ancien adjoint au maire de Mulhouse et ancien conseiller général (PS) du canton de Mulhouse Nord, de 2001 à 2015, Gilbert Buttazzoni est décédé le 24 août, à, l’âge de 71 ans. Il avait été élu de Mulhouse durant 25 ans aux côtés de Jean-Marie Bockel, puis de Pierre Freyburger.

Michel Hoca.  DR

Michel Hoca.  DR

SEPTEMBRE

Michel HOCA , qui fut durant 23 ans l’infatigable président de l’association des Alsaciens de Paris, est décédé le 15 septembre à l’âge de 91 ans. Il fut aussi l’auteur d’un livre sur l’Histoire de l’Alsace à l’usage des jeunes générations.

Marco Arbeit.  Photo DNA

Marco Arbeit. Photo DNA

Marco ARBEIT , chef étoilé de L’Auberge Saint-Laurent à Sierentz, commune où il avait vu le jour en 1952, s’est éteint le 8 septembre. De l’ancien établissement, La Couronne, Marco Arbeit avait fait avec son épouse Anne, L’Auberge Saint-Laurent qui décrocha son étoile au Michelin en 2000 en cherchant à « perpétuer la tradition de la grande cuisine française ».

René Gall.  Photo DNA

René Gall. Photo DNA

OCTOBRE

Gérard SCHMALTZ est décédé le 12 octobre à l’âge de 88 ans. Ancien directeur de Groupama Grand Est, très investi dans le Racing club de Strasbourg, il avait aussi été adjoint au maire de Strasbourg et conseiller communautaire.

René GALL, président de l’Association des déserteurs, évadés et incorporés de force du Bas-Rhin (Adeif), a disparu le 18 octobre à l’âge de 93 ans. Né le 6 mai 1926 à Fegersheim, il avait été incorporé de force le 25 janvier 1944. Il a déserté le 13 septembre suivant, dans le secteur de Nancy, avant de rejoindre les FFI puis de participer à la bataille de la Poche de Royan, avec les Français. Il présidait l’Adeif 67 depuis 2013.

Photo L'Alsace

Photo L'Alsace

NOVEMBRE

Pierre-Emmanuel BOCKEL. Âgé de 28 ans, le pilote et fils du sénateur Jean-Marie Bockel est décédé le 29 novembre aux côtés de douze autres soldats français dans un accident d’hélicoptère au Mali. Il était lieutenant dans le 5e Régiment d’hélicoptères de combat, actuellement déployé dans le cadre de l’opération Barkhane au Sahel. Présidé par Emmanuel Macron, un hommage national leur a été rendu le 2 décembre dans la cour d’honneur des Invalides.

Marcelle Godard.   Photo DNA

Marcelle Godard. Photo DNA

Marcelle GODARD , doyenne de l’Alsace, est décédée le 22 novembre à 109 ans. Elle avait connu les deux guerres mondiales et les évacuations, à Annecy puis à Orléans entre 1914 et 1918, et dans le Loiret, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Dominique MULLER, comédien et dramaturge, ancien élève de l’École du théâtre national de Strasbourg (1965-1968), est décédé le 29 octobre. Il avait notamment collaboré avec Jean-Pierre Vincent et André Engel.

Ronald Hirlé. Photo DNA

Ronald Hirlé. Photo DNA

DÉCEMBRE

Ronald HIRLÉ a rejoint, le 4 décembre, son père Mario Hirlé, le musicien qui accompagna Germain Muller dans l’odyssée du Barabli. Ancien publicitaire, professionnel de la communication, il a créé en 1991 les éditions Hirlé, spécialisées dans l’Histoire du patrimoine industriel et culturel. Chroniqueur, passionné d’Histoire et grand collectionneur, il a été un collaborateur apprécié du magazine Saisons d’Alsace.

Le Pr Marc DORNER, ancien doyen de la faculté de médecine de Strasbourg et ancien de la Brigade Alsace-Lorraine, est décédé le 3 décembre à Strasbourg, à l’âge de 97 ans. Né à Sainte-Marie-aux-Mines, étudiant en médecine à Lyon en 1940, il avait participé activement à la rédaction et la diffusion clandestine des Cahiers du témoignage chrétien , qui furent une source d’inspiration pour la Résistance.

Maurice Amiel.  Photo  L’ALSACE

Maurice Amiel. Photo L’ALSACE

Maurice AMIEL , ancien président de Timken France Europe Afrique et Asie de l’Ouest, est décédé le 11 décembre à Colmar, à l’âge de 88 ans. Il avait présidé pendant plus de trente ans, et jusqu’à sa retraite, il y a 25 ans, l’unité colmarienne de Timken. Il a aussi présidé le conseil d’administration de l’EuroAirport de 1996 à 2006.

Christian Schmitt.   Photo DNA

Christian Schmitt. Photo DNA

Christian SCHMITT, maire de Petersbach depuis 30 ans, est décédé le 11 décembre des suites d’un malaise survenu le 6 décembre. Il avait 69 ans. Maître constructeur d’escalier en bois, ancien chef d’entreprise, il avait aussi été pompier pendant 22 ans.

Il était entré au conseil municipal de Petersbach en 1977, était devenu adjoint au maire en 1980, puis maire en 1989.

Le carnet

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:49:01

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Le carnet
 

 
Arsène Wenger
DISTINCTIONS. - Voici les personnalités alsaciennes qui figurent dans la promotion du Nouvel An de l'Ordre national de la Légion d'honneur.

Élevés au grade d'officier : Arsène WENGER, entraîneur de football, responsable du développement du football au sein d'une fédération internationale (Royaume-Uni) ; Abd al MALIK, auteur-compositeur-interprète, écrivain et réalisateur, de son vrai nom Régis Fayette-Mikano ; Bernard STALTER, président de la Chambre des métiers d'Alsace et du Grand Est, président national de la Chambre des métiers de l'artisanat, et patron de plusieurs salons de coiffure ; Jean-Louis HOERLÉ, maire de Bischheim (Bas-Rhin), vice-président de l'Eurométropole de Strasbourg ; Joseph ZORGNIOTTI, président d'honneur du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables.

Nommés au grade de chevalier : Sandrine BÉLIER, directrice de l'association Humanité et biodiversité. Elle a auparavant notamment dirigé Alsace Nature, avant d'être élue députée européenne EELV ; Chantal AMBROISE, sous-préfète de Haguenau-Wissembourg (Bas-Rhin) ; Françoise GENG, ancienne responsable syndicale, ancienne présidente de section au Conseil économique, social et environnemental.

ENSEIGNEMENT. - Olivier Mentz, professeur à l'Université des Sciences de l'Éducation de Fribourg-en-Brisgau et ancien vice-président de l'Université franco-allemande (UFA), implantée à Sarrebrück, vient d'accéder au poste de président de cette institution. Philippe Gréciano, professeur des universités et titulaire de la Chaire Jean Monnet sur les Relations franco-allemandes, l'intégration européenne et la mondialisation à l'Université de Grenoble Alpes (UGA) est vice-président.

 

 
 

 

Grève : le statu quo... avant la rentrée

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:20:23

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Grève : le statu quo... avant la rentrée
 

 
Quelques actions locales ont continué à être menées jeudi, comme ici à Paris. Photo François GUILLOT/AFP
Alors que les concertations doivent reprendre mardi entre syndicats et gouvernement, la grève contre la réforme des retraites est entrée jeudi dans sa 29e journée, un record pour un blocage en continu des transports depuis plus de trente ans. Le taux de grévistes est cependant tombé à 6,9 %, jeudi, soit son niveau le plus bas depuis le début du mouvement le 5 décembre.

Quelques actions locales ont continué à être menées dans la matinée de jeudi, dont une devant le siège LREM à Paris.

Une nouvelle journée interprofessionnelle d'actions est annoncée pour le 9 janvier, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU et des organisations de jeunesse qui réclament le retrait de la réforme. Mais des syndicats de professions libérales (infirmières, kinésithérapeutes...) ont appelé à des actions dès ce vendredi. Les avocats se lanceront dans la bagarre lundi et à partir de mardi, la CGT-Chimie a appelé à un durcissement du mouvement, avec des blocages de raffineries, terminaux pétroliers et dépôts du 7 au 10 janvier.

Côté trafic, la SNCF annonce pour ce vendredi, deux TGV sur trois, un TER sur deux et un Intercités sur trois. Le trafic international sera également perturbé, avec neuf Eurostar sur dix et trois Thalys sur quatre.

 

 
 

L'éditorial de l'Alsace « Dry january », non merci

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:16:29

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« Dry january », non merci
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Emmanuel Delahaye

Aura-t-on un jour pitié de nous ? À peine extirpés du maëlstrom publicitaire du « Black friday » (ce grand décervelage consumériste d'avant-Noël rythmé par d'incessantes promotions censément « inratables »), voici qu'une nouvelle injonction frénétique nous tombe dessus avec la délicatesse d'un éléphant en ballerines. Hasard ou pas, cette nouvelle calamité se présente elle aussi sous un nom de code anglais : dry january (« janvier sec »). La chose n'a cependant rien à voir avec la météo, mais plutôt avec un hygiénisme bon teint, aux légers relents prohibitionnistes : sous couvert de grande cause sanitaire, nous voici instamment sommés de ne plus boire la moindre goutte d'alcool d'ici le 1er février.

Le principe nous vient d'outre-Manche, où il est popularisé depuis 2013 par l'association Alcohol Change UK. On notera au passage que les Britanniques, jamais à une contradiction près, sont aussi les champions incontestés du « binge drinking » (soit l'ivrognerie publique la plus débridée), ainsi que les inventeurs du « nonsense » à la Monty Python Flying Circus. Ceci explique peut-être cela.

Black Friday, binge drinking, dry january : on notera à chaque fois aussi l'aspect binaire du message, peu subtil, et pour tout dire infantilisant. C'est tout noir en novembre et décembre (« Consommez, consommez donc ! »), tout blanc le mois suivant (« Plus une goutte d'alcool avant le 1er février ! »), et complètement « gris » les vendredi et samedi soirs du reste de l'année (le « binge drinking », encore lui). Au bout du compte, ce panurgisme simplet devient vite insupportable, même lorsqu'il se drape dans le noble souci de la santé publique.

Non, bien sûr, les boissons alcoolisées ne sont jamais anodines. Vin, bière, cidre, chouchen, cognac, armagnac, whisky, gin, Chartreuse, vodka, saké, rhum, etc. doivent toujours se déguster avec modération et pas avant l'âge adulte. Plutôt qu'un mois d'abstinence, on préfèrera donc toujours défendre la tempérance, 12 mois sur 12. « Cheers ! » donc, comme disent (encore) nos amis britanniques.

Cirelli : une Légion d'honneur épinglée

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:31:49

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Cirelli : une Légion d'honneur épinglée
 

 
Jean-François Cirelli lors d'une conférence de presse en 2014. Photo Francois GUILLOT/AFP
C'est une Légion d'honneur qui aurait pu passer inaperçue et qui finalement suscite aujourd'hui une polémique dont le gouvernement se serait sans doute passé : Jean-François Cirelli a été élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur dans la promotion du Nouvel An, sur le contingent du Premier ministre.
Qui est Jean-François Cirelli ?

Savoyard de naissance, c'est un pur produit de la méritocratie française. Issu de la classe moyenne, énarque, il a été conseiller économique de Jacques Chirac, directeur adjoint du cabinet de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre. Ancien patron de GDF Suez et d'Engie, il préside la branche française de BlackRock et connaît parfaitement les arcanes du pouvoir et ceux qui l'exercent. C'est cette dernière partie du CV qui fait polémique...
Qu'est-ce que BlackRock ?

Ce n'est pas un fonds de pension, mais un gestionnaire d'actifs, en l'occurrence le plus important du monde (son portefeuille représente 7 000 milliards de dollars). BlackRock gère donc les capitaux financiers de ses clients, privés ou institutionnels, dont des professionnels de l'épargne retraite.

BlackRock est pointé du doigt pour son activité de lobbyiste, en faveur du développement de produits d'épargne supplémentaire, en complément de l'actuelle retraite par répartition.
Quel intérêt supposé pour BlackRock ?

Dans le futur système, les hauts revenus ne cotiseraient plus au-delà de 10 000 EUR mensuels pour leur pension mais pour un fonds de solidarité. Les personnes ayant de très hauts revenus pourraient être tentées de capitaliser pour leurs retraites et donc souscrire aux produits financiers gérés par des sociétés comme BlackRock.

« C'est une façon de pousser les cadres et leurs milliards de cotisations dans les bras de BlackRock et des fonds de pensions », écrivait dès le 15 décembre sur son blog, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise.
L'opposition dénonce « le côté obscur de la réforme »

Les pancartes hostiles aux « retraites BlackRock » étaient nombreuses dans les manifestations. Mais depuis la Légion d'honneur attribué à Jean-François Cirelli, c'est toute l'opposition qui reprend en choeur l'argument. « C'est le choix d'un camp, celui des fonds de capitalisation », dénonce Olivier Faure, premier secrétaire du PS qui pointe « le côté obscur de la réforme des retraites ». Fabien Roussel, patron du PCF, met en évidence « les liens étroits qui existent entre Macron et le monde de la finance ».

Jean-François Cirelli a tenté d'éteindre la polémique ce jeudi : « Je regrette d'être pris à partie dans une polémique totalement infondée, manifestement animée par des objectifs politiques. »
Un mauvais timing

Le camp de la majorité se défend en disant que Jean-François Cirelli est un homme qui défend les intérêts de la France. Matignon estime qu'il s'agit de la défense de ceux qui font l'économie française ». Le décorer en pleine crise sociale interroge... Matignon qui évoque « un anticapitalisme idiot » fait sans doute preuve de cynisme.
Nathalie MAURET Je n'ai pas cherché à influencer le gouvernement ni sur la réforme actuelle des retraites, ni sur la loi Pacte Jean-François Cirelli

 

 
 

Agriculture Les aides majorées pour cause de sécheresse

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:11:23

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Agriculture Les aides majorées pour cause de sécheresse
 

 
La sécheresse prise en compte dans le versement des aides. Photo DNA /Michel FRISON
Le solde des aides directes (premier pilier) de la Pac a été versé aux agriculteurs du Bas-Rhin par deux paiements des 12 et 18 décembre 2019, indique la préfecture dans un communiqué. Un acompte de 33,9 MEUR (millions d'euros) avait été versé à 3 458 agriculteurs du département au cours de la seconde quinzaine du mois d'octobre.

Le pourcentage de cette avance avait été majoré de 50 à 70 % pour les aides dites découplées (paiement de base, paiement redistributif, paiement vert et paiement en faveur des jeunes agriculteurs) et les aides couplées animales (aide bovine, ovine et caprine), et de 70 à 85 % pour l'indemnité compensatoire des handicaps naturels (ICHN), afin de prendre en compte les difficultés engendrées par la sécheresse estivale.
Un total de 51 millions d'euros

Le versement de ce solde, d'un montant de 17 MEUR, porte le total des aides directes 2019 à 50,9 MEUR pour 3 623 agriculteurs du Bas-Rhin. Ce solde a été effectué après la réalisation des différents contrôles réglementaires permettant de s'assurer que les bénéficiaires remplissaient toutes les conditions d'éligibilité, notamment le respect des contraintes environnementales.

D'autre part, après plusieurs années de retard dans le versement des aides à l'agriculture biologique et des mesures agroenvironnementales et climatiques (deuxième pilier de la Pac), le calendrier de paiement est de retour à la normale. Les campagnes 2016 et 2017 sont désormais clôturées : un montant de 6,6 MEUR a été versé à près de 700 agriculteurs.

Pour l'année 2018, 99 % des mesures agroenvironnementales et climatiques et 95 % des aides à l'agriculture biologique sont instruites et 3,4 MEUR ont d'ores et déjà été payés. Pour la campagne 2019, l'instruction est en cours et les versements seront effectués, selon le calendrier normal, en mars 2020.

Dieselgate : Volkswagen négocie avec ses clients lésés

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:40:35

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Dieselgate : Volkswagen négocie avec ses clients lésés
 

 
Le scandale a accéléré le déclin du diesel et les voitures diesel risquent d'être bannies de plusieurs villes allemandes en raison de leur niveau de pollution en oxydes d'azote (NOx). P hoto Vladimir SIMICEK/AFP
C'est l'une des nombreuses ramifications judiciaires du scandale des moteurs diesel truqués : Volkswagen a entamé des négociations pour solder à l'amiable le grand procès qui l'oppose à ses clients depuis fin septembre en Allemagne.

Les discussions engagées avec la fédération de défense des consommateurs allemands (VZBV), qui devraient « rester confidentielles », sont à « un stade précoce » et ne présentent donc « aucune garantie d'aboutir », précisent jeudi les deux parties dans un communiqué commun.

Cette annonce vise à mettre un terme au premier grand procès de consommateurs ouvert dans le cadre du dieselgate contre Volkswagen, via une procédure groupée créée en Allemagne en réaction à ce scandale. Le constructeur automobile est accusé d'avoir délibérément nui à ses clients en installant à leur insu un logiciel faisant paraître leurs véhicules diesel moins polluants qu'ils ne l'étaient.
Trois dirigeants poursuivis

Près de 400 000 requêtes de consommateurs ont été déposées contre l'entreprise en Allemagne, dans cette procédure hors norme qui devrait se poursuivre au moins jusqu'en 2023 en raison d'un appel possible devant la Cour fédérale, selon Volkswagen.

Les juges du tribunal de Brunswick doivent déterminer si la falsification opérée par Volskswagen a causé un préjudice à ses clients, et, si tel est le cas, calculer leurs indemnisations. Dans cette affaire, l'actuel patron Herbert Diess et le président du conseil de surveillance du groupe Hans Dieter Pötsch ont été renvoyés devant les juges pour manipulation de cours boursiers et l'ex-patron Martin Winterkorn pour « fraude ».

 

 
 

Airbus détrône Boeing

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:41:33

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Airbus détrône Boeing
 

 
Airbus redevient le numéro 1 mondial avec au moins 863 appareils livrés en 2019. L'avionneur européen profite des déboires de son concurrent Boeing, grandement fragilisé par le Boeing 737 Max, dont près de 400 appareils s'entassent dans des hangars, cloués au sol depuis le crash du B737 Max d'Ethiopian Airlines. Boeing, sur les onze premiers mois de l'année 2019, n'a livré que 345 appareils contre 806 sur toute l'année 2018.

Du côté des commandes, là aussi, Airbus détrône Boeing. Sur les onze premiers mois de l'année, Airbus a engrangé 718 commandes nettes. Sur la même période, le solde des commandes de Boeing est négatif (-84), en raison de nombreuses annulations... toujours à cause de l'accident industriel qu'est le Boeing 737 Max.

Chez Airbus, c'est l'A321neo qui restera comme le succès commercial de l'année avec 439 appareils commandés. Chez Boeing, c'est le B787 qui arrive en tête avec 75 appareils commandés (au 30 nov. 2019).
Airbus annonce l'embauchede 1500 à 2000 personnesà Toulouse

Le carnet de commandes d'Airbus déborde si on compare les carnets des deux avionneurs : celui d'Airbus affiche 7 570 avions commandés et qui restent à livrer (au 30 novembre 2019), tandis que celui de Boeing en compte 5 662.

Airbus annonce l'embauche de 5 000 personnes supplémentaires cette année, dont 1 500 à 2 000 à Toulouse.

 

 
 

Pétards et feux de bois génèrent un pic de pollution

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:44:52

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Pétards et feux de bois génèrent un pic de pollution
Températures basses, ciel couvert, feux de cheminée, pétards ces derniers jours, les conditions étaient réunies pour que l'Alsace subisse un nouveau pic de pollution aux particules fines. Le Bas-Rhin a été placé en procédure d'alerte pendant deux jours, le Haut-Rhin seulement hier.
 

 
C'est sous cloche que la plaine d'Alsace et ses centres urbains ont fêté le passage à la nouvelle année. Et sous la cloche, beaucoup de pollution.

Les niveaux de concentration de PM10 (particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres, ou 10 microns) ont dépassé les seuils autorisés. Or ces particules sont dangereuses pour la santé, provoquant cancers et accidents vasculaires.

Le 1er janvier, on comptait 123 microgrammes de particules par m 3 d'air à Strasbourg, alors que le seuil d'alerte est fixé à 80 microgrammes par m³. Durant les 24 heures pendant lesquelles s'est établie cette moyenne, des pics impressionnants ont été observés juste après le passage à la nouvelle année : 559 microgrammes par m³ à la station d'Atmo Grand Est située boulevard Clemenceau, à 1 h du matin.

Un taux encore plus haut a été relevé par la station du boulevard Aristide-Briand à Mulhouse à la même heure : 665. Mais la moyenne sur 24h est restée sous le seuil d'alerte, tout en étant au-dessus du seuil d'information.

À Strasbourg, en revanche, la moyenne sur 24 heures s'est établie à 123 microgrammes par m 3, justifiant de déclencher la procédure d'alerte dans le Bas-Rhin, avec baisse de 20 km/h de la vitesse autorisée et interdiction des pétards et des feux de bois d'agrément.

Ces deux derniers paramètres jouent un rôle important dans cette pollution de Nouvel An. Les effets du trafic routier sur les concentrations de particules fines sont connus, mais ceux des pétards ne sont observés qu'une fois par an, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, du moins quand la météo est propice.

Or c'est exactement ce qui s'est passé ces jours derniers. « Un anticyclone s'est installé sur la région samedi dernier, avec des conditions météo stables, pas de vent, une inversion thermique avec des températures négatives la nuit et le matin en plaine mais plus douces sur les hauteurs, et donc une couche de brouillard qui a maintenu les particules au sol », explique Camille Weisse, ingénieure qualité de l'air à Atmo Grand Est.

Les températures froides ont incité à pousser un peu les chaudières à bois et/ou à s'offrir une flambée festive dans la cheminée. Or la combustion du bois produit des particules fines « même sans les pics liés aux pétards on aurait observé un dépassement du seuil d'information rien qu'avec l'addition du trafic et du chauffage au bois », note la spécialiste.

Le Haut-Rhin, placé en procédure de recommandation le 1er janvier puis en alerte le 2, tout comme le Bas-Rhin en procédure d'alerte pendant deux jours, repassaient hier à des niveaux de qualité de l'air plus acceptables, justifiant une levée des mesures.
ACB

 

 
 

 

Ballersdorf Santé Un taux anormal de chrome oxydé dans l'eau

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:55:13

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Ballersdorf Santé
Un taux anormal de chrome oxydé dans l'eau
Au mois d'avril 2019, la commune de Ballersdorf apprenait que l'eau distribuée dans le village présentait un taux anormal d'une forme de chrome : le chrome oxydé (chrome VI). Des études ont récemment été lancées pour tenter de résoudre cette problématique.
 

 
L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) préconise de ne pas utiliser l'eau pour des usages alimentaires alors que les autres usages domestiques peuvent être maintenus.
À la fin du mois d'avril 2019, l'Agence régionale de Santé (ARS) du Grand Est informait la commune de Ballersdorf de la teneur en chrome de l'eau distribué sur son réseau d'eau potable. À cette occasion, le village apprenait notamment que son eau contenait entre 6,2 et 10,9 microgrammes par litre de chrome total (somme des chromes oxydés chrome III et chrome VI) alors que la limite de potabilité est fixée à 50 microgrammes par litre.

Le chrome VI, une forme de chrome en général d'origine artificielle, a également été analysé. Et, selon l'ARS, la commune présente des teneurs situées entre 7 et 10 microgrammes par litre. Des teneurs anormales. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a en effet récemment estimé qu'une concentration maximale de chrome VI dans l'eau de boisson de 6 microgrammes par litre serait un objectif réaliste à atteindre pour protéger la santé des populations. Sur la base d'une consommation quotidienne de deux litres d'eau par jour avec un poids corporel de soixante kilogrammes sur une vie entière, soit 70 ans.
Des préconisations pour les usages alimentaires

« Dans l'attente d'un retour à la normale sur la distribution, il est préconisé à la population de ne pas utiliser l'eau pour des usages strictement alimentaires (boisson, incorporation dans les aliments...). Les autres usages domestiques (lavage des aliments et surfaces, brossage de dents, douche, machines à laver, arrosage...) peuvent être maintenus », informe l'ARS avant d'alerter : « Le chrome VI est une forme toxique pour l'homme. Par voie orale, il peut avoir des effets sur l'estomac, le foie, les reins et les cellules sanguines. »

Au mois de novembre dernier, à travers un communiqué, le maire de Ballersdorf Bernard Boloronus informait ses habitants de la situation. Il précisait notamment à la population : « La nocivité du chrome VI est mal connue, il n'y a que suspicion de dangerosité, de ce fait nous ne distribuerons pas d'eau en bouteille. »
« À la recherche de solutions économiquement viables »

Afin de remédier à ce problème, la municipalité a sollicité le bureau d'études Sciences Environnement basé à Besançon pour trouver l'origine de cette pollution connue depuis peu. Aucun retour n'a été effectué pour le moment.

La commune recherche également le moyen d'amener le chrome VI présent dans l'eau de sa source sous la valeur de 6 microgramme par litre. Elle a, entre autres, mélangé ses eaux avec d'autres sources mais des problèmes de turbidité ont été rencontrés par certains usagers. « Les turbulences dans les conduites et peut-être la différence d'acidité ont provoqué un décollement du tartre dans les conduites. Cela a persisté malgré les fréquentes purges de conduite. La commune a donc décidé de remettre en fonction sa ressource en eau pour pallier ce problème », explique Bernard Boloronus avant d'ajouter : « On s'occupe du problème, on est à la recherche de solutions économiquement viables. Pour diminuer la valeur du chrome VI, nous avons récemment demandé à une PME (petite ou moyenne entreprise, ndlr) auvergnate si elle pouvait faire quelque chose pour nous. Elle étudie et recherche la solution qu'elle pourrait nous apporter. Elle tente notamment d'abaisser cette teneur à l'aide d'acide ascorbique, que l'on appelle plus communément vitamine C. Pour l'instant, aucun délai n'a été donné par l'entreprise. »
Hugo COUILLARD avec Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Sundhoffen Jean-Marc Schuller brigue un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:52:13

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Sundhoffen Jean-Marc Schuller brigue un nouveau mandat
 

 
 
Jacques Cattin, député, qui représentait son collègue Eric Straumann, Christian Zimmermann, conseiller régional, Betty Muller et Lucien Muller, conseillers départementaux ainsi que plusieurs maires et adjoints des environs étaient présents quand Jean-Marc Schuller les a salués, ainsi que les forces vives de la commune, le monde associatif, éducatif, les chefs d'entreprise mais aussi les bénévoles de « Haut-Rhin propre » et de la journée citoyenne.
Deux adjointsà l'honneur

Contrairement aux autres années, « en cette période électorale », il n'a pas fait le bilan de son mandat, il a juste évoqué, en parlant de l'enfouissement des réseaux, la future piste cyclable qui reliera Sundhoffen à Colmar. Il a tenu à remercier les diverses administrations, de l'État à Colmar agglomération, qui ont permis à la commune de Sundhoffen d'atteindre ses objectifs... Puis a annoncé sa candidature.

Au nom de ses collègues adjoints et des conseillers municipaux, la troisième adjointe Edith Sigrist a remercié Jean-Marc Schuller pour le travail accompli au cours de son mandat.

Carmen Foery, première adjointe, et Claude Lang, deuxième adjoint, se sont ensuite vus remettre la médaille d'honneur régionale, départementale et communale par arrêté préfectoral. Carmen Foery a été décorée pour trente ans de présence au conseil municipal, dont trois mandats d'adjointe, et a reçu la médaille de vermeil alors que Claude Lang, par ailleurs chef de corps, a été décoré de la médaille en or pour vingt ans de présence et un mandat d'adjoint. Les deux récipiendaires, fort appréciés par la population du village, ont été félicités par les personnalités et les personnes présentes.

Le mot de la fin revint à Jacques Cattin, qui parla des qualités des récipiendaires et encouragea Jean-Marc Schuller pour les municipales.

 

 
 

« Bonjour, c'est Christophe Castaner... »

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:49:28

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« Bonjour, c'est Christophe Castaner... »
 

 
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, lundi à Paris, durant une visite de la tour Eiffel avec des officiers de police. Photo AFP /Martin BUREAU
La scène se passe mercredi 1er janvier, sur les coups de 11 h 30. Les messages de bonne année se succèdent sur le smartphone de l'auteur de ces lignes. Un « 06 » inconnu se glisse soudain dans le lot... Son propos est nettement moins chaleureux : « Je serais curieux de comprendre d'où vient votre comparaison entre 2018 et 2019 puisqu'elle est fausse. Il y avait en 2018 et 2019 près de 100 000 policiers mobilisés pour le 31 décembre. À quelques unités près, le même chiffre [...]. Au plaisir de vous lire demain [...], pour ne pas laisser penser que gendarmes et policiers auraient déserté ce 31 décembre. » Signé : Christophe Castaner.

Incrédulité, perplexité. C'est vrai, on a égratigné le ministre de l'Intérieur dans l'édito du jour, mais tout de même, est-ce bien lui, l'auteur de ce texto ? Ou bien un simple plaisantin ? Histoire d'en avoir le coeur net, on tente d'appeler ce mystérieux numéro. L'appel tombe dans le vide, dommage. Avouons-le, cette histoire d'effectifs policiers nous chiffonne depuis la veille : on a mal dormi sur un chiffre trop flou, trop vite retranscrit dans l'urgence d'un bouclage exceptionnellement avancé à la fin de matinée...
Erreur factuelle

Soudain, le téléphone se met à vibrer. « Bonjour, c'est Christophe Castaner. » La voix est bien celle du ministre. « Quand vous écrivez qu'il y avait moins d'agents sur le terrain cette année qu'il y a un an, c'est juste faux. On est sur le même étiage, 143 000 personnels environ, dont 100 000 gendarmes et policiers. » La différence de 43 000, nous précise-t-il en substance, ce sont les agents Sentinelle et de la sécurité civile. Dont acte. L'erreur factuelle est incontestable et mérite donc rectificatif.

Toujours remonté, le ministre enchaîne déjà : il n'a pas non plus aimé lire qu'il avait usé d'un ton de « matamore » avant la Saint-Sylvestre. « Ah, oui, que ça ne vous ait pas plu, je m'en doute bien, mais ça, par contre, je le maintiens. C'est un jugement subjectif, dont on peut discuter très longtemps si vous le voulez, mais on risque vite de tourner en rond... », réponds-je. « Subjectif, ça c'est sûr ! », concède Christophe Castaner, presque rigolard. « Et puis, bon, c'est votre liberté ! »

Le coup de fil s'achève sur... des voeux de bonne année réciproques et la promesse, de notre côté, de faire publier un « rectif ». Chose faite ici, d'autant plus volontiers qu'on sait gré au ministre de la simplicité dont il a fait preuve en nous appelant directement, un matin de 1er janvier, pour discuter de manière ferme mais courtoise. Puisse son exemple inspirer d'autres hauts responsables politiques, qui usent plus volontiers de voies détournées pour faire savoir qu'un article de presse - pas toujours fautif... - leur a déplu.
Emmanuel DELAHAYE

Spectacle de désolation à Dannemarie !

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:46:33

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HUMEUR  Dannemarie
Spectacle de désolation à Dannemarie !
 

 
Une place de la mairie particulièrement marquée par les déchets de fêtards irrespectueux de l'espace public.
En arpentant les rues de Dannemarie, mercredi, histoire de faire une promenade digestive après les festivités du Nouvel An, c'est à un réel spectacle de désolation que l'on pouvait assister sur la place de la mairie et dans les rues voisines.

Ceux qui avaient festoyé la nuit précédente et fait exploser moult pétards ont « oublié » qu'ils étaient responsables et propriétaires des déchets occasionnés par les mortiers et divers explosifs festifs, qu'ils ont dû payer assez cher vu les volumes restants laissés sur la chaussée, devant les commerces voisins, mais aussi au bord du canal.

Ces fêtards se sont sans doute dit que les agents municipaux ou les commerçants s'occuperaient de cette besogne peu agréable, balayer, ramasser leurs déchets festifs et les ajouter à la poubelle personnelle.

On pourrait souhaiter pour cette nouvelle année que les propriétaires de ces déchets soient identifiés afin qu'au prix d'achat de leurs pétards soit rajoutée la facture de nettoyage des chaussées, sans doute bien inférieure ! À moins que durant la nuit, comme par magie, ils ne déploient leurs balais pour montrer qu'ils peuvent être responsables de leurs actes, qui touchent, là, à la collectivité, un espace public partagé. Salir la ville, c'est trop facile.
Nathalie THOMAS

 

 
 

 

Réveillon du nouvel an  Haut-Rhin Mulhouse :délinquance en baisse

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:43:45

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Réveillon du nouvel an  Haut-Rhin
Mulhouse :délinquance en baisse
Plus de 70 véhicules ont été incendiés dans la nuit de mardi à mercredi dans le Haut-Rhin, un chiffre que ne confirme pas la préfecture. C'est presque autant qu'en 2019. Dans l'agglomération mulhousienne, le nombre d'exactions serait en baisse.
 

 
Le quartier du Drouot a été le théâtre de plusieurs incendies volontaires, dont un feu de palettes.
Autour de Mulhouse, en zone gendarmerie, une vingtaine de voitures ont été détruites, principalement dans les quartiers des Jonquilles, de la Doller, du Chêne-Hêtre, à Illzach, et de la Rotonde, à Rixheim. Dans le quartier de la Thur, à Wittelsheim, où quatre voitures ont brûlé, un escadron de gendarmes mobiles a fait usage de lanceurs de balles de défense contre les barricades dressées par des jeunes.

Dans le quartier de la Doller, non loin du bâtiment des services techniques, les gendarmes ont également essuyé des tirs de mortiers. Deux d'entre eux ont été légèrement blessés peu après minuit lors d'une intervention qui s'est soldée par l'interpellation d'un jeune majeur auteur d'un tir.

À Mulhouse, en zone police, 17 véhicules et une cinquantaine de bennes à ordures ont été incendiés. Ces violences n'ont pas fait de blessé, malgré des séances de caillassages à Bourtzwiller et au Drouot, où les éclairages publics et les caméras de surveillance avaient été détruits, plongeant les rues dans le noir.

L'occupation des lieux par les policiers épaulés par trois pelotons de CRS, semble avoir été dissuasive. Toujours au Drouot, la ville avait mis en place une benne pour stocker plus de 300 gros projectiles, dont des morceaux de dalles cassées, qui avaient été préparés en vue de la soirée.

La brigade anticriminalité a arrêté une quinzaine de personnes, dont trois dans le quartier du Béarn, à Kingersheim. Une vingtaine de gardes à vue pour ports d'armes, outrages, violences en direction de représentants des forces de l'ordre, et attroupements en vue de commettre des délits, étaient encore en cours ce mercredi matin au commissariat central de Mulhouse.
«Particulièrement jeune»

Pour Paul Quin, adjoint chargé de la sécurité à Mulhouse, « une voiture qui brûle est toujours une de trop. Mais ce bilan est plutôt rassurant, alors que les messages sur les réseaux sociaux en amont laissaient craindre le pire. La violence a été contenue par la police et le travail en amont avec les associations porte aussi ses fruits. »

Présent au commissariat central pendant le réveillon, Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin, a déploré de son côté « de nombreux incendies, exactions et infractions », en soulignant aussi l'efficacité du « travail d'anticipation » et « l'engagement des personnels hospitaliers, fonctionnaires de police ou de la gendarmerie pour garantir la tranquillité et la sécurité de tous. »

Il a enfin rappelé la spécificité mulhousienne, « une délinquance particulièrement jeune, avec des mineurs qui n'ont pas même 16 ans. C'est une véritable problématique ».
Alain CHEVAL

 

 
 

 

 Colmar L'accalmie reste relative dans la région de Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:48:07

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 Colmar
L'accalmie reste relative dans la région de Colmar
Deux voitures et une vingtaine de poubelles ont été incendiées dans les quartiers ouest, mais Colmar a connu l'un des réveillons les moins agités de ces dernières années.
 

 
Les pompiers sont intervenus sur de nombreux feux de poubelles, comme ici, rue de Sint Niklaas, à Colmar.
Quatre individus ont été interpellés pour des violences urbaines. Vers 22h45 rue d'Amsterdam, des feux d'artifice de type mortier ont été tirés en direction d'un véhicule sérigraphié « police », et un Colmarien âgé de 17 ans a été interpellé. Deux heures plus tard, c'est rue de Belgrade toujours dans le quartier Europe que des mortiers et d'autres fusées ont été tirés vers des véhicules de police. Deux vitres - dont un pare-brise - de deux d'entre eux ont été fortement dégradées par des projectiles, en particulier des pierres. Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes, et ont arrêté un Colmarien de 26 ans et deux adolescents de 17 ans, domiciliés à Colmar et dans une autre région.

Aucun blessé n'est à déplorer dans le cadre de violences urbaines. Le plus âgé des quatre individus interpellés, sans antécédent judiciaire, a été condamné ce jeudi à six mois de prison avec sursis selon la procédure du plaider coupable. Les trois mineurs devront répondre de leurs actes devant le juge des enfants.

Dans un tout autre contexte, sur fond d'alcool et de différend conjugal, une femme a brisé un verre sur la tête d'un homme qui a dû se faire poser quatre points de suture, peu après minuit à la terrasse d'un bar situé au centre-ville.

59 policiers étaient mobilisés cette nuit-là à Colmar, ainsi que 93 gendarmes. Les militaires de la compagnie de Colmar ont constaté quelques feux, dont un à Wasserbourg qui a ravagé une bonne partie d'une dépendance accolée à une maison, peu après minuit. L'incendie aurait pris au niveau du foin stocké dans le bâtiment.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Nuit du nouvel an Sursaut de violences à Strasbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:44:04

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Nuit du nouvel an
Sursaut de violences à Strasbourg
Au moins 220 voitures ont été mises à feu pendant la nuit du Nouvel An dans l'agglomération de Strasbourg, soit deux fois plus que l'an passé. Des pompiers ont été caillassés, l'animateur d'un centre socioculturel a été molesté.
 

 
À Hautepierre, à l'Elsau, au Neuhof, à Cronenbourg, à la cité de l'Ill et dans tous les quartiers de l'agglomération de Strasbourg, plus de 220 voitures ont été incendiées. Le chiffre monte à 300 en comptant les propagations aux véhicules voisins.
Il faut remonter à la fin des années 90 pour se souvenir d'une Saint-Sylvestre aussi chaotique. À l'époque, les dizaines de feux allumés lors de la dernière soirée de l'année avaient valu à Strasbourg le titre de « capitale des voitures brûlées ». Cela ne s'était jamais vraiment arrêté.

Le passage en 2020 a été marqué par un sursaut de violences. En novembre et décembre, des feux dans les quartiers avaient laissé craindre une chaude soirée. À la veille du réveillon, le maire de Strasbourg, Roland Ries, avait lancé un appel au calme et au respect d'autrui. Il n'a pas été écouté.
Voitures en feu sur des parkings entiers au pied des immeubles

Vers 22 heures, les premiers incidents ont éclaté dans le quartier de Hautepierre. La situation a dérapé vers minuit. Au centre socioculturel Le Galet, une quinzaine de jeunes ont tenté de s'introduire dans une fête organisée pour les familles. Un animateur qui tentait de s'interposer a été molesté.

Une heure plus tard, cinq voitures brûlaient rue Racine et sur les voies de tramway. Autour, les riverains médusés regardaient les feux s'allumer sur le chemin d'adolescents encapuchonnés.

« Je n'avais jamais vu un tel mode opératoire : des voitures mises à feu sur des parkings entiers au pied des immeubles », relève Robert Herrmann, le président de l'Eurométropole de Strasbourg.

Face aux incendiaires, les forces de l'ordre se sont efforcées de ne pas envenimer la situation, évitant l'affrontement direct. Des centaines de policiers nationaux et municipaux, renforcés par des CRS et gendarmes mobiles, étaient mobilisées. Dans bien des cas, leur travail a consisté à sécuriser l'intervention des 700 pompiers engagés lors de cette soirée.

« Nous sommes face à des jeunes qui s'amusent à mettre le feu pour voir débarquer la police, les pompiers et les affronter », constate avec amertume Serge Oehler, adjoint au maire de Strasbourg en charge des quartiers ouest.

À Cronenbourg, les vitres de l'Epsan, un établissement de soins psychiatriques, ont été caillassées. La porte d'entrée a été forcée par des individus qui ont fait péter des mortiers dans le hall d'entrée.

Les pompiers ont été agressés à deux reprises. « Équipés de barres de fer et d'échelles métalliques, des jeunes s'en sont pris à un premier équipage », relate Thierry Carbiener, président du Service départemental d'incendie et de secours. D'autres ont lancé « une grosse pierre ». Elle a traversé la vitre d'un camion, son « conducteur a été touché par des éclats de verre avant que le projectile ne heurte la tête du copilote, qui portait son casque ».

Dans ce contexte, un jeune homme a été heurté par un camion de pompiers circulant à vive allure. Le garçon serait tombé au sol avant de passer sous le châssis du véhicule, sans être écrasé. Il souffrirait d'un traumatisme crânien, sans que ses jours ne soient en danger.

Des images de l'accident ont circulé sur les réseaux sociaux. Au milieu des innombrables vidéos de voitures brûlées devant lesquels les incendiaires ont pris le temps de se filmer. « C'est une compétition numérique dans laquelle il faut faire faire plus fort que le quartier d'à côté », analyse Robert Herrmann.

À l'Elsau, la nuit a aussi été très, agitée. Rue Mathias-Grünewald, des véhicules, des poubelles et du mobilier ont brûlé dès le début de la soirée. Le rythme n'a fait que s'accélérer. Vers trois heures, au-dessus des carcasses calcinées, des pétards pleuvaient sur les forces de l'ordre, visiblement éprouvées.
Aucun quartier n'a été épargné

Six fonctionnaires de police ont été blessés au cours de la soirée. Un commissaire a reçu un pavé sur la main, de nombreux autres souffrent de douleurs aux tympans en raison des déflagrations dues à l'explosion des pétards.

De la cité de l'Ill au Neuhof, aucun quartier périphérique de Strasbourg n'a été épargné. Les villes moyennes de l'agglomération - Schiltigheim, Ostwald, Illkirch-Graffenstaden, Lingolsheim... - ont connu leur lot d'incendies. Au total, en comptant les propagations, environ 300 véhicules auraient brûlé.

Au matin du 1er janvier, une quarantaine de personnes étaient en garde à vue au commissariat de Strasbourg. Le parquet a classé certains dossiers sans suite, estimant les faits « insuffisamment caractérisés ». D'autres feront l'objet d'une poursuite d'enquête.

Un ou deux jeunes hommes, interpellés pour des incendies de véhicules, pourraient être jugés ce vendredi en comparution immédiate.
Geneviève LECOINTRE Lire aussi en page 12

Lire aussi en page 12

 
 

 

Réveillon : toujours des violences

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:45:30

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Réveillon : toujours des violences
 

 
Les pompiers sous protection policière pendant l'extinction d'un conteneur de tri des déchets, rue de Sint-Niklaas à Colmar, durant la nuit du réveillon du Nouvel An. Photo L'Alsace /Jean-Frédéric SURDEY
Au moins 220 voitures ont été incendiées pendant la nuit du Nouvel An dans l'agglomération de Strasbourg, soit deux fois plus que l'an passé. Dans le Haut-Rhin, 70 véhicules ont brûlé.

 

 
 

NOUVEL AN  Débordements La cité Bartholdi a connu plus agité

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:58:25

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NOUVEL AN  Débordements
La cité Bartholdi a connu plus agité
La cité Bartholdi a connu l'un des réveillons les moins agités de ces dernières années, malgré deux voitures et une vingtaine de poubelles incendiées dans les quartiers ouest où les projectiles ont fusé.
 

 
Les pompiers sous protection policière pendant l'extinction d'un conteneur de tri des déchets, rue de Sint-Niklaas à Colmar dans la nuit du réveillon.
Le nombre de véhicules et de poubelles brûlés n'est qu'un indicateur parmi bien d'autres en matière de sécurité, mais le hasard veut que, cette fois à Colmar, il reflète globalement le niveau d'agitation du dernier réveillon de la Saint-Sylvestre.

Deux voitures et une vingtaine de bennes à ordures ont été incendiées cette nuit-là dans les quartiers ouest de Colmar, d'après nos constatations sur le terrain et diverses sources officieuses. Soit autant de véhicules dégradés que lors des réveillons 2015-2016 et 2016-2017, mais nettement moins qu'en 2017-2018 (une quinzaine de véhicules et autant de poubelles) et qu'en 2018-2019 (cinq voitures et treize bennes).
Mortiers, pierres et interpellations

Si une première poubelle a brûlé avenue de Rome vers 19 h, c'est essentiellement pendant quelques heures avant et surtout après le grand feu d'artifice de minuit que cela a chauffé. Vers 22 h 45 rue d'Amsterdam, des mortiers ont été tirés en direction d'un véhicule sérigraphié « police » : un Colmarien âgé de 17 ans a été interpellé. Deux heures plus tard, c'est rue de Belgrade, toujours dans le quartier Europe, que des feux d'artifice de type mortier et d'autres fusées ont été tirés vers des véhicules de police. Deux vitres de deux d'entre eux - dont un pare-brise - ont été fortement dégradées par des projectiles, en particulier des pierres. Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes, et ont arrêté un Colmarien de 26 ans et deux adolescents de 17 ans, domiciliés à Colmar et dans une autre région.
Six mois avec sursis

Les pompiers n'ont pu que limiter la propagation du feu dans deux voitures, vers 1 h rue Georges-Risler dans le quartier Florimont, et une heure plus tard entre la rue Robert-Schuman et le lycée Camille-Sée. Les feux de bennes à ordures se multipliaient alors, de la rue de Sint-Niklaas à l'avenue de Rome (pour ne citer que quelques rues), où les pompiers ont dû en éteindre plusieurs, parfois sous protection policière lorsqu'ils se sentaient menacés, en particulier par des jets de projectiles. Vers 2 h, au sous-sol d'un immeuble de l'avenue de l'Europe, un début de feu de cave a pu être éteint avant leur arrivée.

Aucun blessé n'est à déplorer dans le cadre de violences urbaines. Le plus âgé des quatre individus interpellés, qui n'avait aucun antécédent judiciaire, a été condamné ce jeudi à six mois de prison avec sursis selon la procédure du «plaider coupable». Les trois mineurs devront répondre de leurs actes devant le juge des enfants.

Dans un tout autre contexte, sur fond d'alcool et de différend conjugal, une femme a brisé un verre sur la tête d'un homme, peu après minuit à la terrasse d'un bar situé au centre-ville, près du palais de justice. Placée en garde à vue, cette Mulhousienne âgée de 36 ans comparaîtra devant la justice sur reconnaissance préalable de culpabilité. L'homme, âgé de 26 ans, a commencé l'année avec quatre points de suture.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

nuit de nouvel an  Le bilan dans le Bas-Rhin Pétards : un mort et 50 blessés dans le Bas-Rhin

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:45:31

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nuit de nouvel an  Le bilan dans le Bas-Rhin
Pétards : un mort et 50 blessés dans le Bas-Rhin
La Saint-Sylvestre a été à nouveau endeuillée lors de la manipulation de pétards. Un homme a été tué à Haguenau. 50 autres personnes ont été blessées, parfois grièvement, dans le Bas-Rhin.
 

 
Comme tous les ans, le mauvais usage des feux d'artifice a entraîné des blessures graves.
Au total, 50 personnes ont été blessées durant la nuit de la Saint-Sylvestre dans le Bas-Rhin par l'usage de pétards, indique la préfecture du Bas-Rhin dans un communiqué.
Graves blessuresaux yeux

À Haguenau, un homme d'une trentaine d'années a été tué alors qu'il manipulait un pétard d'artifice de type mortier dans le jardin d'un pavillon rue du Château-Fiat. Une enquête est actuellement en cours, sous l'autorité du parquet de Strasbourg, pour déterminer les circonstances de son décès.

Parmi les personnes blessées, deux garderont des séquelles définitives et 31 des séquelles temporaires, 17 personnes ayant été blessées de manière bénigne.

43  % des victimes ont été blessées aux mains et 20  % aux yeux. Les victimes sont âgées de 4 à 57 ans ; 20 d'entre elles sont mineures. Dans la nuit et la matinée de mercredi, 24 personnes ont été prises en charge dans la nuit et la matinée à Strasbourg par les services de la clinique Rhéna et de Hautepierre pour des blessures liées à des pétards.

La clinique Rhéna a opéré 13 personnes, dont deux enfants de 10 ans et quatre autres mineurs pour des brûlures et autres blessures dues aux explosions. Il s'agissait d'un public exclusivement masculin, le patient le plus âgé étant âgé de 28 ans. Les trois quarts venaient des quartiers de Strasbourg.

Dans cinq cas, les accidents étaient dus au souffle de mortiers achetés notamment sur internet. Malgré la gravité des blessures, aucune amputation n'a été nécessaire. Le service SOS mains du CHU de Hautepierre a pris en charge 11 blessés, dont trois enfants de 11 et 12 ans pour des blessures liées à l'usage de pétards.

Une trentaine de patients ont aussi été pris en charge aux urgences ophtalmologiques du Nouvel Hôpital civil (NHC) de Strasbourg, les 30 et 31 décembre.

La veille de la Saint-Sylvestre, un enfant de 8 ans qui jouait avec des pétards dans la cuisine familiale a été blessé à un oeil. Il souffre d'une brûlure de la cornée qui a occasionné l'effondrement de l'acuité visuelle de l'organe atteint.

Durant la soirée du réveillon, un homme de 22 ans a été grièvement blessé lors de l'explosion d'un mortier qui avait été placé sous une voiture. Un éclat du puissant engin explosif s'est fiché dans l'un de ses yeux. Le pronostic fonctionnel se sont oeil est engagé.

 

 
 

 

Colmar Réveillon 59 policiers et 93 gendarmes mobilisés

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:43:25

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Colmar Réveillon 59 policiers et 93 gendarmes mobilisés
 

 
Trente-huit fonctionnaires de la police nationale de Colmar ont été mobilisés pour la nuit du réveillon, ainsi que 17 de la section départementale d'intervention de Mulhouse en renfort, mais aussi quatre policiers municipaux, soit 59 au total. Pour faire de la prévention et entretenir le dialogue pendant le réveillon, quelques-uns sont allés à la rencontre des associations communautaires des quartiers ouest de Colmar qui incitent les jeunes à passer une soirée festive avec eux et non dans la rue, tout comme d'autres bénévoles de ces quartiers. Par ailleurs, un travail de fond vise entre autres à faire baisser le nombre de voitures ventouses, la quantité d'encombrants stockés dans les immeubles, et bien sûr à arrêter les auteurs de violences urbaines, et en particulier les meneurs. Dans les 93 communes voisines de la cité de Bartholdi, 93 gendarmes de la compagnie de Colmar ont patrouillé pendant la nuit du réveillon.

 

 
 

Ungersheim  L'Épiphanie à l'Écomusée Bienvenue aux Rois mages

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:54:07

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Ungersheim  L'Épiphanie à l'Écomusée
Bienvenue aux Rois mages
L'Écomusée d'Alsace fêtera l'Épiphanie ce dimanche 5 janvier. Pour son dernier jour d'ouverture, le village accueillera les Rois mages et les petits rois feront leur tournée auprès des habitants.
 

 
Pour son dernier jour d'ouverture l'Écomusée d'Alsace accueillera les Rois mages.
Thomas Lippolis, chargé de l'animation du musée, Guy Macchi, président du collège des bénévoles, et Daniel Ziegler, qui met en scène les grandes présentations du musée, lèvent le voile sur les animations qui marqueront la journée.
Thomas Lippolis, pouvez-vous expliquer et détailler l'animation des petits rois ?

Nous perpétuons la tradition des petits Rois mages comme cela se pratiquait autrefois dans nos villages alsaciens. La coutume est toujours vivace en Allemagne sous le nom de Sternensingen ; les enfants de choeur font une quête auprès des habitants. Notre médiation démarrera à 14 h 30 place des Charpentiers. Trois enfants costumés en Rois mages, accompagnés de l'étoile de Bethléem, de pages, d'un ou deux musiciens et des villageois, dont certains venus avec leurs animaux, iront de maison en maison pour demander des offrandes. Si les habitants sont généreux, une inscription bienfaisante est inscrite à la craie sur le linteau de la porte d'entrée de la maison, soit 20 C + M + B 19. Les chiffres indiquent l'année de passage et les lettres sont les premières de trois mots latins formant l'expression « Christus mansoniem benedicat » ce qui signifie « Que Dieu bénisse cette maison ». Dans le cas d'un refus la maison est maudite : « Si vous ne voulez rien nous donner que le diable vous prenne tout ! » Le public est invité à accompagner le cortège.
Guy Macchi, comment l'arrivée des Rois mages se déroulera-t-elle ?

La médiation commencera à 17 h 15 sur la place des Charpentiers, avec une courte explication de l'Épiphanie. Puis, là aussi, à l'arrivée de l'étoile, un cortège, précédé des hallebardiers et du garde suisse, se formera pour rejoindre cette fois la ferme du Kochersberg. Les Rois mages arriveront à cheval. Ils descendront de leurs destriers, puis des tapis seront déroulés pour matérialiser le chemin menant jusqu'à la grange où se tiennent Marie et l'Enfant Jésus. Gaspard, Melchior et Balthazar offriront de l'encens, de l'or et de la myrrhe au nouveau-né. Le tout sera baigné d'une belle lumière et porté par une majestueuse musique baroque. Le public est ensuite invité à prendre des photos du tableau vivant reprenant le thème iconographique de l'Adoration des mages. Je présenterai ensuite les voeux pour la nouvelle année, en alsacien et en français, tels qu'on pouvait les dire autrefois.
Daniel Ziegler, comment avez-vous conçu la mise en scène de ces deux événements ?

L'idée principale est de revenir sur les choses simples, en proposant des moments imprégnés de souvenirs de notre enfance, avec des acteurs aux costumes chatoyants, et pour les villageois, des tenues proches de la réalité d'autrefois. Une quarantaine de bénévoles et salariés participeront aux présentations.
Thomas Lippolis, quelle sera la place de l'Épiphanie dans les autres médiations de la journée ?

À la maison des goûts et des couleurs, il y aura la recette de la galette des rois et, à 11 h 30, l'animation « Jour après jour » centrée sur les coutumes et les croyances populaires attachées à la « petite année », les douze jours compris entre Noël et l'Épiphanie.

Par ailleurs il ne faut pas hésiter à questionner le personnel du musée. Et pour ceux qui voudraient approfondir la chose, nous proposons en boutique et pour deux petits euros seulement, un livret, édité par nos soins, qui fait le point sur le sujet et justement intitulé « traditions de Noël en Alsace ».
M.H. Y ALLER L'Épiphanie à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim, dimanche 5 janvier. Cortège des petits rois à 14 h 30 et arrivée des Rois mages à 17 h 15.

Y ALLER L'Épiphanie à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim, dimanche 5 janvier. Cortège des petits rois à 14 h 30 et arrivée des Rois mages à 17 h 15.

 
 

 

Ecomusee Bienvenue aux Rois mages

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:03:53

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Ecomusee Bienvenue aux Rois mages

 
 
Thomas Lippolis, chargé de l'animation du musée, Guy Macchi, président du collège des bénévoles, et Daniel Ziegler, qui met en scène les grandes présentations du musée, lèvent le voile sur les animations qui marqueront la journée.
Thomas Lippolis, pouvez-vous expliquer et détailler l'animation des petits rois ?

Nous perpétuons la tradition des petits Rois mages comme cela se pratiquait autrefois dans nos villages alsaciens. La coutume est toujours vivace en Allemagne sous le nom de Sternensingen ; les enfants de choeur font une quête auprès des habitants.

Notre médiation démarrera dimanche 5 janvier à 14 h 30 place des Charpentiers. Trois enfants costumés en Rois mages, accompagnés de l'étoile de Bethléem, de pages, d'un ou deux musiciens et des villageois, dont certains venus avec leurs animaux, iront de maison en maison pour demander des offrandes. Si les habitants sont généreux, une inscription bienfaisante est inscrite à la craie sur le linteau de la porte d'entrée de la maison, soit 20 C + M + B 19. Les chiffres indiquent l'année de passage et les lettres sont les premières de trois mots latins formant l'expression « Christus mansoniem benedicat » ce qui signifie « Que Dieu bénisse cette maison ». Dans le cas d'un refus la maison est maudite : « Si vous ne voulez rien nous donner que le diable vous prenne tout ! » Le public est invité à accompagner le cortège.
Guy Macchi, comment l'arrivée des Rois mages se déroulera-t-elle ?

La médiation commencera à 17 h 15 sur la place des Charpentiers, avec une courte explication de l'Épiphanie. Puis, là aussi, à l'arrivée de l'étoile, un cortège, précédé des hallebardiers et du garde suisse, se formera pour rejoindre cette fois la ferme du Kochersberg. Les Rois mages arriveront à cheval. Ils descendront de leurs destriers, puis des tapis seront déroulés pour matérialiser le chemin menant jusqu'à la grange où se tiennent Marie et l'enfant Jésus. Gaspard, Melchior et Balthazar offriront de l'encens, de l'or et de la myrrhe au nouveau-né. Le tout sera baigné d'une belle lumière et porté par une majestueuse musique baroque.

Le public est ensuite invité à prendre des photos du tableau vivant reprenant le thème iconographique de l'Adoration des mages. Je présenterai ensuite les voeux pour la nouvelle année, en alsacien et en français, tels qu'on pouvait les dire autrefois.
Daniel Ziegler, comment avez-vous conçu la mise en scène de ces deux événements ?

L'idée principale est de revenir sur les choses simples, en proposant des moments imprégnés de souvenirs de notre enfance, avec des acteurs aux costumes chatoyants, et pour les villageois, des tenues proches de la réalité d'autrefois. Une quarantaine de bénévoles et salariés participeront aux présentations.
Thomas Lippolis, quelle sera la place de l'Épiphanie dans les autres médiations de la journée ?

À la maison des goûts et des couleurs, il y aura la recette de la galette des Rois et, à 11 h 30, l'animation « Jour après jour » centrée sur les coutumes et les croyances populaires attachées à la « petite année », les douze jours compris entre Noël et l'Épiphanie.

Par ailleurs il ne faut pas hésiter à questionner le personnel du musée. Et pour ceux qui voudraient approfondir la chose, nous proposons en boutique, pour 2 EUR, un livret, édité par nos soins, qui fait le point sur le sujet, intitulé Traditions de Noël en Alsace.
M.H. Y ALLER L'Épiphanie à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim, dimanche 5 janvier. Cortège des petits rois à 14 h 30 et arrivée des Rois mages à 17 h 15.

 

 
 

Mulhouse Galettes : de la classique frangipane aux recettes les plus originales

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:07:00

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Mulhouse Galettes : de la classique frangipane aux recettes les plus originales
 

 
Les galettes des Rois proposées par des pâtissiers de la région mulhousienne. Photos L'Alsace /Darek SZUSTER
« C'est toujours la même chose, note Thierry Riss, vice-président de la corporation des pâtissiers-chocolatiers-glaciers du Haut-Rhin : 90 % des clients veulent les galettes à la frangipane. » Fidèles à la tradition, ces professionnels attendent le début du mois de janvier pour commencer à en vendre. « Dans certains magasins, on voit des galettes quinze jours avant Noël, commente Jean-Marc Muller, président de la corporation. Il ne faut pas tout mélanger. Surtout que, pour nous, c'est aussi une question de gestion des matières premières fraîches. »
Recettes variées

Et, pour faire une bonne galette, il n'y a pas de secret. Il faut de bons ingrédients. « On peut trouver des poudres d'amande dont le gras a été extrait. Ce n'est pas bon », poursuit Thierry Riss qui, lui, choisit des amandes de Californie auxquelles il mélange du sucre, des oeufs et une bonne quantité de beurre, pour obtenir une riche frangipane.

Pour satisfaire ceux qui aiment changer un peu de recettes, la plupart des pâtissiers proposent aussi quelques variantes de la galette classique. Chez Jean-Marc Muller, on peut ainsi trouver des recettes où, en plus de la frangipane, sont ajoutés des framboises, de la pistache et des griottes, du chocolat et des poires. « Je fais aussi une pomme sans amande, une galette avec une crème diplomate et une galette briochée », explique le pâtissier.
Le choix des fèves

Chez Claude Helfter, les gourmands peuvent également trouver une galette au chocolat, une autre où de l'orange a été ajoutée à la frangipane ou une pomme et amande. Arnaud Zussy, quant à lui, prépare toujours une galette frangipane, une autre avec de la compote maison et une troisième dont la recette change chaque année. « Pour 2020, j'ai fait une galette à la compote d'abricot, frangipane et crumble à la cannelle », explique-t-il. La galette ne serait rien sans sa fève ; que les pâtissiers doivent choisir dès le mois de février pour l'année suivante.

« Il y a trois ou quatre maisons dont les représentants viennent avec une vingtaine de collections. On cherche avec les tendances du moment », explique Thierry Riss. Chez lui, les collectionneurs trouveront des smileys, des chats dans un style japonisant, des « fruigolos » et de petits éléphants. « Les gens viennent regarder les fèves », ajoute Jean-Marc Muller. « S'ils en veulent une en particulier, ils doivent l'acheter. On ne peut pas savoir ce qu'ils trouveront dans leur galette. »

Chez lui, on pourra découvrir une collection « élégance », une autre sur le thème du café et une troisième avec de petits bonshommes en forme de bouchon de champagne. Claude Helfter a choisi une collection de mini-porcelaine alsacienne. La fille d'Arnaud Zussy, Alice, 6 ans, a elle-même participé au choix en sélectionnant la collection « Pat patrouille ».

Les pâtissiers vendront leurs galettes pendant tout le mois de janvier. « Pour les familles ou dans les entreprises, la galette, c'est aussi un moment de rencontre où chacun présente ses voeux. »
Isabelle LAINÉ

 

 
 

Le gala de la Saint-Sylvestre La grâce sur la glace

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:41:56

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Le gala de la Saint-Sylvestre
La grâce sur la glace
Après des mois de fermeture, la patinoire de Colmar a repris du poil de la bête mardi soir, lors du gala de la Saint-Sylvestre. Une 31 e édition sur une glace flambant neuve, et face à un complexe archi-comble.
 

 
Les enfants du club d'enseignement du patinage artistique de Colmar ont tout donné pour ce gala de la Saint-Sylvestre.
Il était doublement symbolique. Le traditionnel gala de la Saint-Sylvestre, proposé mardi soir à la patinoire de Colmar par le conservatoire de musique en partenariat avec l'association pour la promotion des sports de glace (APSG) et le club d'enseignement du patinage artistique de Colmar (Ceparc), a marqué le passage à la nouvelle année mais aussi et surtout la fin de longs mois de travaux sur cet équipement incontournable de la vie colmarienne.

C'est donc sur une glace flambant neuve que le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a donné le coup d'envoi de ce 31e gala en présence du président de l'association pour la promotion des sports de glace, Robert Veit, face à une salle archi-comble où de nombreux adjoints, conseillers départementaux et régionaux, ainsi que le député Eric Straumann avaient pris place.
Des figures et des prouesses

La première partie, exclusivement musicale, a été assurée par l'ensemble de cuivres du conservatoire de Colmar dirigé par Philippe Spannagel, avec des titres comme Minerva de Jan van der Roost, Le cri du faucon de Kevin Houben ou Alexander's Ragtime Band d'Irving Berlin, et un final flamboyant autour d'Elvis Presley ont été interprétés. Les jeunes patineuses du Ceparc ont pris possession de la glace enchaînant figures et prouesses. Toujours accompagnées par l'ensemble de cuivres, et dûment entraînées par Stéphanie Pierot et Lison Zimmer, les filles issues des groupes compétition et précompétition, ainsi que des groupes ballet sur glace ont glissé et dansé sur des morceaux variés tels que Bluberry Hill de Vincent Rose, Live is life du groupe autrichien Opus, Soul bossa nova de Quincy Jones, Alexandrie Alexandra de Claude François ou I will always love you de Whitney Houston, titre chanté en direct par Lison Zimmer, qui a suscité beaucoup d'émotion dans le public.

À noter que l'ensemble de cuivres du conservatoire donnera un grand concert caritatif au profit de l'association France Alzheimer 68 dimanche 2 février, à 17 h, à l'église Saint-Matthieu de Colmar. Toujours dirigé par Philippe Spannagel, l'ensemble sera accompagné par la chorale européenne Scène et voix, dirigée par Jacques Figue, avec le guitariste Bernard Struber en soliste.
N.P. Renseignements et réservations pour le concert du 2 février au 06 30 05 16 83 - 06 79 05 13 07 ou sur le site du Rotary Club Colmar-doyen : rotary-colmar.org - www.conservatoire.colmar.fr et www.patinoirecolmar.fr

Renseignements et réservations pour le concert du 2 février au 06 30 05 16 83 - 06 79 05 13 07 ou sur le site du Rotary Club Colmar-doyen : rotary-colmar.org - www.conservatoire.colmar.fr et www.patinoirecolmar.fr

 
 

 

Colmar La grâce sur la glace

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:50:49

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Colmar La grâce sur la glace
 

 
Les enfants du club d'enseignement du patinage artistique de Colmar ont tout donné pour ce gala de la Saint-Sylvestre. Photo DNA /
Il était doublement symbolique. Le traditionnel gala de la Saint-Sylvestre, proposé mardi soir à la patinoire de Colmar par le conservatoire de musique en partenariat avec l'association pour la promotion des sports de glace (APSG) et le club d'enseignement du patinage artistique de Colmar (Ceparc), a marqué le passage à la nouvelle année mais aussi et surtout la fin de longs mois de travaux sur cet équipement incontournable de la vie colmarienne.

C'est donc sur une glace flambant neuve que le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a donné le coup d'envoi de ce 31e gala en présence du président de l'association pour la promotion des sports de glace, Robert Veit, face à une salle archi-comble où de nombreux adjoints, conseillers départementaux et régionaux, ainsi que le député Eric Straumann avaient pris place.
Des figures et des prouesses

La première partie, exclusivement musicale, a été assurée par l'ensemble de cuivres du conservatoire de Colmar dirigé par Philippe Spannagel, avec des titres comme Minerva de Jan van der Roost, Le cri du faucon de Kevin Houben ou Alexander's Ragtime Band d'Irving Berlin, et un final flamboyant autour d'Elvis Presley ont été interprétés. Les jeunes patineuses du Ceparc ont pris possession de la glace enchaînant figures et prouesses. Toujours accompagnées par l'ensemble de cuivres, et dûment entraînées par Stéphanie Pierot et Lison Zimmer, les filles issues des groupes compétition et précompétition, ainsi que des groupes ballet sur glace ont glissé et dansé sur des morceaux variés tels que Bluberry Hill de Vincent Rose, Live is life du groupe autrichien Opus, Soul bossa nova de Quincy Jones, Alexandrie Alexandra de Claude François ou I will always love you de Whitney Houston, titre chanté en direct par Lison Zimmer, qui a suscité beaucoup d'émotion dans le public.

À noter que l'ensemble de cuivres du conservatoire donnera un grand concert caritatif au profit de l'association France Alzheimer 68 dimanche 2 février, à 17 h, à l'église Saint-Matthieu de Colmar. Toujours dirigé par Philippe Spannagel, l'ensemble sera accompagné par la chorale européenne Scène et voix dirigée par Jacques Figue, avec le guitariste Bernard Struber en soliste.
N.P. Y ALLER Renseignements et réservations pour le concert du 2 février au 06.30.05.16.83 ou 06.79.05.13.07 ou sur le site du Rotary Club Colmar-doyen : rotary-colmar.org SURFER www.conservatoire.colmar.fr et www.patinoirecolmar.fr

Illhaeusern  A l'église Saints-Pierre-et-Paul Deux chorales réunies pour les fêtes

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:40:30

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Illhaeusern  A l'église Saints-Pierre-et-Paul
Deux chorales réunies pour les fêtes
Dimanche 29 décembre en soirée à l'église Saints-Pierre-et-Paul, La chorale Ste-Cécile d'Illhaeusern Guémar et celles réunies du Val de Villé ont offert le traditionnel concert de Noël et chants de fête à un public de mélomanes enthousiasmés.
 

 
Les chorales réunies pour le final.
Dans l'église archi-comble on notait la présence du conseiller départemental Pierre Bihl, du maire Bernard Herzog et de son épouse, de présidents d'associations et de nombreux mélomanes du secteur.

Dirigés par leurs chefs respectifs, Auguste Schlewitz, Monique Umbdenstock et Cathie Ziessel, les différentes formations ont pris place tour à tour dans le choeur de l'église pour proposer leur programme de morceaux choisis. Bien que d'origine diverses les chants interprétés ont magnifiquement traduit l'ambiance de Noël. Tous les amateurs de chant présents ont été unanimes pour saluer la remarquable performance des choristes. Les auditeurs ont également pu apprécier la prestation exceptionnelle et pleine de sensibilité de la soliste Marguerite Blatz. Monique Dosch, présidente des Amis de l'église a excusé l'absence de Guy Ferber à l'orgue pour raison de santé et a chaleureusement remercié tous les participants.

Comme tous les ans, pour clôturer le concert, le public a été invité à chanter avec les choristes Douce Nuit, Sainte Nuit en français et en allemand.

 

 
 

 

Sundgau Ehpad Animation à Luppach

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:09:53

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Sundgau Ehpad Animation à Luppach
 

 
Photo L'Alsace /C.H.
Isabelle Grüssenmeyer de la compagnie Trüdel a présenté aux résidents de l'Ehpad de Luppach un merveilleux spectacle en français et en dialecte avec des chants et des histoires de Noël. Intitulé S'ich Wihnachte, c'est Noël, le spectacle était subventionné par le conseil départemental dans le cadre de l'amélioration de la qualité de vie dans les Ehpad. Il a beaucoup plu aux résidents qui ont applaudi les histoires en alsacien et participé aux chants proposés.

 

 
 

Accidents en série sur les pentes du Hohneck

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 05:49:43

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massif vosgien  Accidents
Accidents en série sur les pentes du Hohneck
Les gendarmes de montagne mettent en garde les randonneurs suite à un nouvel accident : secouru de justesse, un sexagénaire a dévalé 70 mètres mercredi dans un couloir verglacé en contrebas du Hohneck.
 

 
Les secouristes en fin d'intervention, ce mercredi, à la nuit tombante.
C'est d'abord « par chance et par un réflexe de survie » que ce marcheur est parvenu à s'agripper à un arbre, ce mercredi vers 14 h, après avoir dévalé quelque 70 mètres dans une branche annexe du couloir Dagobert, sur le ban communal de Stosswihr, en contrebas du Hohneck.
Fracture et hypothermie

N'étant pas ou plus en possession d'un téléphone, il a également eu beaucoup de chance que ses appels au secours aient été entendus par d'autres marcheurs se trouvant du côté de la Martinswand, puis que les secouristes soient parvenus à le localiser.

Des militaires du peloton de gendarmerie de montagne (PGM) du Haut-Rhin ont accédé jusqu'à la victime en 4X4, en quad des neiges, puis en crampons grâce à un système de cordes, comme les pompiers. Le Lorrain âgé de 60 ans était conscient mais épuisé, désorienté et en sérieuse hypothermie.

Malgré le plafond nuageux très bas, l'hélicoptère du détachement aérien basé à Meyenheim a fini par pouvoir décoller. Le blessé a été hélitreuillé et déposé sur les crêtes pour être examiné par un médecin pompier, avant d'être transporté au stade de foot de Stosswihr où une ambulance l'a évacué à l'hôpital Pasteur de Colmar.

Le sexagénaire était équipé de couvre-chaussures antidérapants réservés aux déplacements sur routes et chemins enneigés, mais pas de crampons d'alpinisme actuellement indispensables pour évoluer sur de telles pentes verglacées.

Les secours sont intervenus plusieurs fois ces derniers jours pour des randonneurs bloqués ou accidentés dans les couloirs enneigés dominés par le sommet du Hohneck, qui culmine à 1 363 mètres d'altitude.

Victime d'une chute d'une hauteur indéterminée, un quadragénaire avait été découvert inconscient, le 26 décembre vers 15 h 30, dans le col du Falimont. Il est actuellement maintenu dans un coma artificiel, mais son état de santé semble évoluer favorablement.

Lundi puis mardi après-midi, exactement au même endroit, deux, puis quatre marcheurs ont été tirés d'un mauvais pas après avoir donné l'alerte par téléphone. Ils pensaient remonter sur les crêtes par le couloir du Falimont et avaient fini par suivre une trace d'alpiniste qui, en s'en écartant légèrement plus à l'est, les a conduits sur un terrain tout aussi verglacé mais plus raide, près d'une barre rocheuse.

Le PGM appelle les randonneurs de tout le massif vosgien « à ne pas s'engager sur des terrains aussi pentus et glissants, et à ne pas s'amuser à marcher sur la neige qui jonche les crêtes au-dessus des couloirs, quitte à rebrousser chemin même si le trajet est beaucoup plus long ».
J.-F. S.

 

 
 

 

MASSIF VOSGIEN Accidents en série sur les pentes du Hohneck : les secouristes mettent en garde

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:14:35

MASSIF VOSGIEN Accidents en série sur les pentes du Hohneck : les secouristes mettent en garde

Hier soir

Les secouristes du sexagénaire en fin d’intervention, ce mercredi à la nuit tombante. Photo DR

C’est d’abord « par chance et par un réflexe de survie » que ce marcheur est parvenu à s’agripper à un arbre, ce mercredi vers 14 h, après avoir dévalé quelque 70 mètres dans une branche annexe du couloir Dagobert, sur le ban communal de Stosswihr en contrebas du Hohneck.

Fracture et hypothermie

N’étant pas ou plus en possession d’un téléphone, il a également eu beaucoup de chance que ses appels au secours aient été entendus par d’autres marcheurs se trouvant du côté de la Martinswand, puis que les secouristes soient parvenus à le localiser. Des militaires du peloton de gendarmerie de montagne (PGM) du Haut-Rhin ont accédé jusqu’à la victime en 4X4, en quad des neiges, puis en crampons grâce à un système de cordes, comme les pompiers. Le Lorrain âgé de 60 ans était conscient mais épuisé, désorienté et en sérieuse hypothermie.

Malgré le plafond nuageux très bas, l’hélicoptère du détachement aérien basé à Meyenheim a fini par pouvoir décoller. Le blessé a été hélitreuillé et déposé sur les crêtes pour être examiné par un médecin pompier, avant d’être transporté au stade de foot de Stosswihr où une ambulance l’a évacué à l’hôpital Pasteur de Colmar.

Le blessé grave toujours dans le coma

Le sexagénaire était équipé de couvre-chaussures antidérapants réservés aux déplacements sur routes et chemins enneigés, mais pas de crampons d’alpinisme actuellement indispensables pour évoluer sur de telles pentes verglacées. Les secours sont intervenus plusieurs fois ces derniers jours pour des randonneurs bloqués ou accidentés dans les couloirs enneigés dominés par le sommet du Hohneck, qui culmine à 1 363 mètres d'altitude.

Victime d’une chute d’une hauteur indéterminée, un quadragénaire avait été découvert inconscient, le 26 décembre vers 15 h 30, dans le col du Falimont. Il est actuellement maintenu dans un coma artificiel, mais son état de santé semble évoluer favorablement. Lundi puis mardi après-midi, exactement au même endroit, deux puis quatre marcheurs ont été tirés d’un mauvais pas après avoir donné l’alerte par téléphone. Ils pensaient remonter sur les crêtes par le couloir du Falimont et avaient fini par suivre une trace d’alpiniste qui, en s’en écartant légèrement plus à l’Est, les a conduits sur un terrain tout aussi verglacé mais plus raide, près d’une barre rocheuse.

Le PGM appelle les randonneurs de tout le massif vosgien « à ne pas s’engager sur des terrains aussi pentus et glissants, et à ne pas s’amuser à marcher sur la neige qui jonche les crêtes au-dessus des couloirs, quitte à rebrousser chemin même si le trajet est beaucoup plus long ».

Fortschwihr info

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:05:51

Fortschwihr info

Hélène Baumert, maire de Fortschwihr, présentera ses voeux à la population, accueillera les nouveaux habitants ainsi que les jeunes qui viennent d'avoir 18 ans, dimanche 5 janvier à 11 h, dans la salle communale. Les aînés de la commune seront également les hôtes de la municipalité à partir de 12 h. Après un repas, ils seront conviés à un après-midi récréatif.

Carlos Ghosn : « C'est moi seul qui ai organisé mon départ »

Publié dans le panorama le Vendredi 03 janvier 2020 à 06:58:55

© L'alsace, Vendredi le 03 Janvier 2020
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Carlos Ghosn : « C'est moi seul qui ai organisé mon départ »
 

 
L'ancien PDG de Renault-Nissan, qui préparait son procès au Japon pour malversations financières, a confirmé mardi se trouver au Liban, provoquant la consternation à Tokyo. Photo Eric PIERMONT/AFP
Trois jours après son arrivée au Liban, les conditions de la fuite de Carlos Ghosn du Japon, où il était assigné à résidence du fait d'accusations de malversations financières, demeurent floues.
Perquisition à Tokyo, arrestations en Turquie

Une perquisition a eu lieu jeudi à son domicile de Tokyo, et plusieurs interpellations ont été menées en Turquie où une enquête a été ouverte, car l'ancien patron de Renault-Nissan est soupçonné d'avoir transité par Istanbul. Plusieurs personnes pourraient l'avoir aidé là-bas à rejoindre le Liban. Selon une source à la présidence libanaise, Carlos Ghosn est entré au Liban, en provenance de Turquie, avec un passeport français et sa carte d'identité libanaise. Il est aussi soupçonné d'avoir emprunté un jet privé parti de l'aéroport du Kansai au Japon.
Pas d'aide de la famille ?

Dans un communiqué diffusé jeudi, Carlos Ghosn a en tout cas affirmé avoir organisé « seul » son départ du Japon niant toute implication de sa famille. « Les allégations dans les médias selon lesquelles mon épouse Carole et d'autres membres de ma famille auraient joué un rôle sont fausses et mensongères. » Carlos Ghosn devrait en dire davantage lors d'une conférence de presse annoncée le 8 janvier prochain à Beyrouth.
Deux passeports français

En outre, selon une source proche du dossier, Carlos Ghosn avait non pas un, mais deux passeports français, dont un sur lui dans un étui fermé par un code secret. Mais il ne l'aurait pas utilisé pour partir, car les autorités japonaises n'ont pas de données informatiques indiquant qu'il se serait présenté sous sa réelle identité aux contrôles aux frontières du Japon avant son départ, dans aucun des aéroports du pays. En revanche, le document aurait pu servir à son arrivée au Liban pour les formalités habituelles.
Caché dans un bagage ?

Le magnat de l'automobile déchu est donc soupçonné d'avoir employé un « moyen illégal » de sortie du territoire japonais (sous une autre identité ou en échappant aux contrôles). Par hypothèse, il aurait pu se trouver dans des bagages non passés aux rayons X, ce qui est possible dans le cas d'un avion privé, ou avoir bénéficié d'une aide diplomatique pour éviter les contrôles habituels.
« Carlos Ghosn ne sera pas extradé s'il vient en France »

Jeudi, le Liban a reçu une demande d'arrestation d'Interpol pour Carlos Ghosn.

De son côté, la secrétaire d'État française à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, a précisé que s'il venait en France, l'ancien patron aux trois nationalités - française, brésilienne et libanaise - ne serait pas extradé : « La France n'extrade jamais ses nationaux, a-t-elle déclaré. Cela ne nous empêche pas de penser que M. Ghosn n'a pas à se soustraire à la justice japonaise. Personne n'est au-dessus des lois. »