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Baldersheim  Culture Le dernier passage du médiabus

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 03:46:43

© Dna, Mercredi le 01 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
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Baldersheim  Culture
Le dernier passage du médiabus
Le médiabus du conseil départemental ne passera plus à Baldersheim. L'accès à la lecture publique continuera cependant d'être assuré pour les habitants de la commune notamment grâce à la création d'un point lecture à l'agence postale.
 

 
Valérie (à g.) explique aux usagers du médiabus les solutions à leur disposition qui leur permettront de continuer d'emprunter les documents de la médiathèque départementale.
Comme c'est le cas chaque mois depuis des décennies, le médiabus conduit par Henri vient de s'arrêter devant la salle polyvalente de Baldersheim. Mais ce jour est un peu particulier : c'est la dernière fois, en effet, qu'il stationne à Baldersheim. Avec Valérie, la bibliothécaire, tous deux accueillent les usagers venus rapporter livres, BD ou CD musicaux pour en reprendre d'autres, qu'ils ont pour la plupart, déjà réservés via internet.

En effet, le service continuera de fonctionner, mais autrement. « Chacun des emprunteurs a été prévenu et nous enregistrons aujourd'hui leur choix pour le prochain prêt de documents », confirme Valérie.
A Baldersheim, il n'y a plus que 63 usagers

Nicole Heckel, adjointe au chef de service de lecture publique à la médiathèque départementale, explique les raisons de ce changement : « En 2020, une centaine de communes du département continueront d'être desservies par le médiabus, contre les 194 actuelles. Ce redéploiement répond à la chute de fréquentation constante des usagers. À Baldersheim il n'y a plus que 63 usagers soit 2,4 % de la population. A titre indicatif, 40 % des tournées des médiabus touchent aujourd'hui moins de 3 % de la population d'une commune, alors qu'une bibliothèque municipale attire entre 10 et 50 % de la population ».

Et de préciser que les Baldersheimois auront plusieurs solutions de remplacement. Ils pourront s'approvisionner à Meyenheim ou à Habsheim, communes qui continueront de bénéficier du passage du médiabus. Ils pourront aussi opter pour une inscription dans une médiathèque située dans une commune proche, à savoir Kingersheim, Illzach ou Sausheim.

Les déplacements dans une autre commune ne devraient cependant pas durer longtemps puisqu'un « point lecture » va être aménagé dans l'agence postale communale de Baldersheim, d'ici le mois de mars. Ce qui représentera une nette amélioration des possibilités d'accès puisque l'agence est ouverte 24 heures dans la semaine, alors que le médiabus stationne une heure et demie une fois par mois.
L'agence postale communale abritera les réservationsen cours

Une solution souhaitée par Pierre Logel, le maire de Baldersheim : « Nous allons aménager des étagères ; celles-ci permettront de stocker un fonds d'environ 500 documents qui pourront bien sûr être empruntés. Une navette approvisionnera le point lecture avec les réservations des usagers. La gestion des retraits et des retours sera assurée par Sylvie, notre postière communale. »

Nicole Heckel souligne : « Nous avons contacté les collectivités locales pour trouver avec les élus locaux des solutions de proximité. Ainsi à Turckheim, les prêts se feront à la bibliothèque de l'Ehpad et à Wuenheim, dans le café bar de la commune. »

Marie-Paule, fidèle emprunteuse depuis 25 ans ira donc à Meyenheim, pour commencer : « Après je verrai. Je m'inscrirai peut-être au bibliobus de m2A qui s'arrête à Ruelisheim, ou bien je viendrai à l'agence postale. » Myriam se rabattra sur la médiathèque d'Illzach, en attendant elle aussi que le « point lecture » communal soit opérationnel. Camille, un ancien mineur, âgé de plus de 85 ans continuera d'emprunter : « C'est une bonne idée à 100 % d'utiliser l'agence postale. »

Le nouveau dispositif permettra peut-être d'augmenter le nombre d'emprunteurs. Les enfants bénéficieront d'une plage d'ouverture le mercredi matin. Sachant en plus que la médiathèque départementale propose plus de 350 000 documents accessibles par réservation, il n'y aura pas à hésiter.
M.H. Les horaires d'ouverture du futur point lecture qui sera installée dans l'agence postale : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8 h 45 à 11 h 15 et de 14 h à 16 h 15 ; mercredi de 8 h à 12 h.

Les horaires d'ouverture du futur point lecture qui sera installée dans l'agence postale : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8 h 45 à 11 h 15 et de 14 h à 16 h 15 ; mercredi de 8 h à 12 h.

 
 

 

LEGION D’HONNEUR Les promus alsaciens du Nouvel An 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:18:46

LEGION D’HONNEUR
Les promus alsaciens du Nouvel An 

Voici les personnalités alsaciennes qui figurent dans la promotion du Nouvel an de l’Ordre national de la Légion d’honneur publiée ce mercredi au Journal officiel.
 Elevés au grade d’officier
Arsène Wenger , entraineur de football,  responsable du développement du football au sein d'une fédération internationale (Royaume-Uni).
Bernard Stalter, président de la Chambre des métiers d’Alsace et du Grand Est, président national de la Chambre des métiers de l’artisanat, et patron de plusieurs salon de coiffure.
Jean-Louis Hoerlé, maire de Bischheim (Bas-Rhin), vice-président de l'Eurométropole de Strasbourg
Joseph Zorgniotti, président d'honneur du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables.
 
Nommées au grade de chevalier :
Sandrine Belier,  directrice de l’association Humanité et biodiversité. Elle a auparavant notamment dirigé Alsace Nature, avant d’être élue députée européenne EELV.
Chantal Ambroise, sous-préfète d'Haguenau-Wissembourg (Bas-Rhin) ; 38 ans de service

LEGION D’HONNEUR Les promus alsaciens du Nouvel An

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 06:13:11

LEGION D’HONNEUR Les promus alsaciens du Nouvel An

Voici les personnalités alsaciennes qui figurent dans la promotion du Nouvel an de l’Ordre national de la Légion d’honneur publiée ce mercredi au Journal officiel.

 Elevés au grade d’officier

Arsène Wenger, entraîneur de football, responsable du développement du football au sein d'une fédération internationale (Royaume-Uni).

Bernard Stalter, président de la Chambre des métiers d’Alsace et du Grand Est, président national de la Chambre des métiers de l’artisanat, et patron de plusieurs salon de coiffure.

Jean-Louis Hoerlé, maire de Bischheim (Bas-Rhin), vice-président de l'Eurométropole de Strasbourg

Joseph Zorgniotti, président d'honneur du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables.

 

Nommées au grade de chevalier :

Sandrine Belier, directrice de l’association Humanité et biodiversité. Elle a auparavant notamment dirigé Alsace Nature, avant d’être élue députée européenne EELV.

Chantal Ambroise, sous-préfète d'Haguenau-Wissembourg (Bas-Rhin) ; 38 ans de service

HAUT-RHIN Pollution atmosphérique : la vitesse abaissée de 20 km/h sur les grands axes 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:12:16

HAUT-RHIN
Pollution atmosphérique : la vitesse abaissée de 20 km/h sur les grands axes 

En raison d’une alerte à la pollution atmosphérique aux particules fines PM10, la préfecture du Haut-Rhin vient d'annoncer une série de mesures qui prendront effet à compter de ce jeudi 2 janvier, 6 h.

Un épisode de pollution atmosphérique de particules PM10 se développe actuellement sur le département avec un dépassement du seuil d’alerte par persistance sur plus de deux jours à compter du 2 janvier 2020.
Recommandations sanitaires
De manière générale, il est recommandé de : réduire les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions). En cas de gêne respiratoire ou cardiaque prendre conseil auprès de son médecin ou de son pharmacien.

Il est recommandé aux populations vulnérables* et sensibles :
- d'éviter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords aux périodes de pointe ;
- d'éviter les activités physiques et sportives intenses (dont compétitions sportives), autant en plein air qu’à l’intérieur ;
- de reporter les activités qui demandent le plus d’effort.
- de privilégier les sorties plus brèves et celles qui demandent le moins d’effort.
En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, prendre conseil auprès de son médecin pour savoir si son traitement médical doit être adapté le cas échéant.
Mesures d’urgence pour la qualité de l'air
Les mesures suivantes sont mises en oeuvre dans la totalité du département du Haut-Rhin à compter du 2 janvier à 6 h :
- Tout brûlage à l’air libre de déchets verts est interdit, sauf pour motif de sécurité publique. Les dérogations au règlement sanitaire départemental, article 84, sont suspendues ;
- Le brûlage des résidus agricoles et déchets forestiers est interdit, sauf raison de sécurité ;
- L'utilisation du bois et de ses dérivés comme chauffage d'appoint ou d'agrément dans tous les logements, dès lors qu'il n'est pas une source indispensable de chauffage, est interdite ;
- Les sites responsables localement des émissions les plus importantes mettent en oeuvre les dispositions prévues dans leur arrêté d’autorisation ICPE et s'assurent du bon fonctionnement des dispositifs de filtration ;
- Les travaux générateurs de poussière (chantier de démolition,…) sur les chantiers ne peuvent être réalisés que si un arrosage permettant l’abattage des poussières est mis simultanément en oeuvre ;
- Sur l’ensemble du réseau routier et autoroutier du département, hors agglomération, la vitesse maximale autorisée pour tous les véhicules est abaissée de 20km/h par rapport aux vitesses légales autorisées matérialisées par les panneaux de signalisation fixes, sans toutefois descendre en dessous de 70km/h. Des contrôles de vitesse et anti-pollution sur route seront réalisés sur tout le réseau routier.
Les catégories de véhicules suivantes ne sont pas soumises aux réductions de vitesse du présent arrêté :
- les véhicules des forces de l'ordre et de sécurité civile ;
- les véhicules des services d'incendie et de secours ;
- les véhicules d'urgence médicale (SAMU, SMUR-ATSU).
L’ensemble de ces mesures seront levées dès lors que l’alerte à la pollution atmosphérique aux particules fines sera levée.

HAUT-RHIN Pollution atmosphérique : la vitesse abaissée de 20 km/h sur les grands axes

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 06:02:05

HAUT-RHIN Pollution atmosphérique : la vitesse abaissée de 20 km/h sur les grands axes

Un épisode de pollution atmosphérique de particules PM10 se développe actuellement sur le département avec un dépassement du seuil d’alerte par persistance sur plus de deux jours à compter du 2 janvier 2020.

Recommandations sanitaires

De manière générale, il est recommandé de : réduire les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions). En cas de gêne respiratoire ou cardiaque prendre conseil auprès de son médecin ou de son pharmacien.

Il est recommandé aux populations vulnérables* et sensibles :

- d'éviter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords aux périodes de pointe ;

- d'éviter les activités physiques et sportives intenses (dont compétitions sportives), autant en plein air qu’à l’intérieur ;

- de reporter les activités qui demandent le plus d’effort.

- de privilégier les sorties plus brèves et celles qui demandent le moins d’effort.

En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, prendre conseil auprès de son médecin pour savoir si son traitement médical doit être adapté le cas échéant.

Mesures d’urgence pour la qualité de l'air

Les mesures suivantes sont mises en oeuvre dans la totalité du département du Haut-Rhin à compter du 2 janvier à 6 h :

- Tout brûlage à l’air libre de déchets verts est interdit, sauf pour motif de sécurité publique. Les dérogations au règlement sanitaire départemental, article 84, sont suspendues ;

- Le brûlage des résidus agricoles et déchets forestiers est interdit, sauf raison de sécurité ;

- L'utilisation du bois et de ses dérivés comme chauffage d'appoint ou d'agrément dans tous les logements, dès lors qu'il n'est pas une source indispensable de chauffage, est interdite ;

- Les sites responsables localement des émissions les plus importantes mettent en oeuvre les dispositions prévues dans leur arrêté d’autorisation ICPE et s'assurent du bon fonctionnement des dispositifs de filtration ;

- Les travaux générateurs de poussière (chantier de démolition,…) sur les chantiers ne peuvent être réalisés que si un arrosage permettant l’abattage des poussières est mis simultanément en oeuvre ;

- Sur l’ensemble du réseau routier et autoroutier du département, hors agglomération, la vitesse maximale autorisée pour tous les véhicules est abaissée de 20km/h par rapport aux vitesses légales autorisées matérialisées par les panneaux de signalisation fixes, sans toutefois descendre en dessous de 70km/h. Des contrôles de vitesse et anti-pollution sur route seront réalisés sur tout le réseau routier.

Les catégories de véhicules suivantes ne sont pas soumises aux réductions de vitesse du présent arrêté :

- les véhicules des forces de l'ordre et de sécurité civile ;

- les véhicules des services d'incendie et de secours ;

- les véhicules d'urgence médicale (SAMU, SMUR-ATSU).

L’ensemble de ces mesures seront levées dès lors que l’alerte à la pollution atmosphérique aux particules fines sera levée.

 

* Femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans,personnes asthmatiques, ou présentant une pathologie cardiaque ou respiratoire, personnes présentant des symptômes lors des pics de pollution (personnes diabétiques, immunodéprimées…).

Politique Voeux de Macron :"Le président a choisi le bras de fer" 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:17:14

Politique
Voeux de Macron :"Le président a choisi le bras de fer" 

"Ce ne sont pas des voeux mais une déclaration de guerre aux millions de Français qui refusent sa réforme" a twitté Jean-Luc Mélenchon.

Emmanuel Macron a réaffirmé mardi soir sa détermination à "mener à bien la réforme des retraites" lors de ses voeux aux Français, tout en pressant le gouvernement de "trouver un compromis rapide", alors que la grève entre mercredi dans son 28e jour.
Le chef de l’État n’a pas mentionné l’âge pivot dont la CFDT, pourtant favorable au nouveau système à points, a fait une "ligne rouge", malgré l’appel d’une quinzaine de députés de la majorité dans une tribune de presse mardi.

Il a en revanche conforté une ouverture sur un autre sujet défendu par la CFDT : la question de la pénibilité, promettant de prendre "en compte les tâches difficiles pour permettre à ceux qui les exercent de partir plus tôt sans que cela soit lié à un statut ou à une entreprise".
Est-ce suffisant pour obtenir la levée de la grève? "Avec les organisations syndicales qui le veulent, j’attends du gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide", a tranché Emmanuel Macron.
Ce qu'ils en ont pensé
"Je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup d’espace à la négociation", a réagi immédiatement sur le plateau de BFM TV le numéro 1 de Force ouvrière, Yves Veyrier, à l’initiative du mouvement de grève avec la CGT, Solidaires et la FSU depuis le 5 décembre. "Tout va très bien, madame la marquise" a ironisé la fédération FO des cheminots. 
"Ce ne sont pas des voeux mais une déclaration de guerre aux millions de Français qui refusent sa réforme. Tout le reste de son discours sonne faux et creux", a twitté Jean-Luc Mélenchon (LFI). 
Pour Fabien Roussel (PCF), le président a "choisi le bras de fer. C’est donc un appel à la mobilisation totale !"
Quant au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, il a indiqué ce mercredi sur BFM TV qu'il fallait "des grèves partout" pour peser dans le conflit. "Il faut que le signal d'alarme soit fort" a-t-il ajouté, précisant qu'il se rendrait aux négociations avec le premier ministre à compter du 7 janvier.

Social La SNCF devient une société anonyme : ce que ça change 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:21:06

Social
La SNCF devient une société anonyme : ce que ça change 

A partir de ce mercredi 1er janvier, la SNCF ne pourra plus embaucher sous le régime spécial des cheminots. Une réforme capitale, pourtant passée quasi inaperçue en cette période de contestation contre le projet de réforme des retraites.

Actuellement établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), la SNCF devient, à partir de ce mercredi 1er janvier 2020, une société anonyme à capitaux publics, qui détiendra la totalité des titres de SNCF Réseau et SNCF Voyageurs, sans possibilité de les céder. Ces deux entités seront également des sociétés anonymes.
"Une entreprise à part entière"
Le changement est d’importance puisqu’il fait du groupe "une entreprise à part entière", pour reprendre l’expression de son ancien patron Guillaume Pepy. Il devra notamment gérer ses investissements, éviter les pertes, maîtriser sa dette, et est -en théorie du moins- susceptible de faire faillite.

L’Etat actionnaire exige de la SNCF qu’elle fasse de sérieuses économies pour être plus compétitive, dans un contexte d’ouverture du rail à la concurrence. Bercy va en contrepartie reprendre 35 milliards d’euros de la dette de SNCF Réseau (sur plus de 50 milliards).

Quid du statut de cheminot ?
Autre révolution de taille au 1er janvier: la SNCF ne va désormais plus embaucher au statut de cheminot leur garantissant une carrière réglée, une protection contre les licenciements économiques, ainsi qu’un régime de sécurité sociale et -pour l’instant- de retraite spécifique, entre autres avantages matériels.
Ceux qui sont au statut -ils étaient 127 442 fin 2018, soit 89% des effectifs du groupe public ferroviaire- le resteront, mais Jean-Pierre Farandou, en poste à la tête du groupe depuis le 1er novembre, veut plus de souplesse dans la définition des différents métiers et dans l’organisation du travail.
Pour les futurs embauchés, le nouveau contrat de travail est prêt, indique-t-on à la SNCF.
L’édifice de la réforme ferroviaire garde de toute façon un petit air inachevé, puisque la convention collective du secteur est encore incomplète. Un volet sur la définition des métiers et les rémunérations pourrait être bouclé en février, selon l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP).
Un trafic toujours très perturbé
Le trafic des trains restera perturbé ce mercredi, avec un TGV sur trois, et jeudi, avec un TGV sur deux, tandis que la RATP prévoit toujours un trafic "très perturbé" mercredi, 8 lignes de métro restant totalement fermées, en raison de la grève contre la réforme des retraites.
Les TER circuleront à raison de 4 sur 10 mercredi et 5 sur 10 jeudi. On comptera un Transilien sur 5 en moyenne mercredi et 3 Transilien sur 10 jeudi et les Intercités circuleront à raison de 1 sur 10 mercredi et 1 sur 4 jeudi. Le trafic international restera perturbé ces deux jours.
En revanche, "des améliorations significatives" sont attendues pour les retours de vacances, avec deux TGV sur trois de vendredi à dimanche, précise la SNCF.
Quelque 800 000 clients doivent voyager ce week-end et recevront des mails et SMS les informant de la circulation de leur train dès ce mardi.
Le trafic sera notamment "quasi normal" samedi sur Paris-Lyon, Paris-Marseille et Paris-Lille. Idem dimanche sur Paris-Nancy, Paris-Metz, Paris-Strasbourg et Paris-Luxembourg.
D'éventuelles nouvelles nominations
Quant à la SNCF Réseau (qui gère les infrastructures), elle garde à peu près le même périmètre, mais va maintenant détenir 100% de Gares & Connexions, la branche qui s’occupe des gares, dont le domaine sera plus rationnel.
La grève qui court depuis le 5 décembre a quelque peu contrarié la volonté de Jean-Pierre Farandou d’achever son organigramme à temps avant la date fatidique du 1er janvier 2020.
Il a notamment nommé son lieutenant Christophe Fanichet à la tête de SNCF Voyageurs et l’actuel PDG de SNCF Réseau Patrick Jeantet à celle de Keolis (qu’il dirigeait jusqu’en octobre). Mais M. Jeantet doit rester en fonction jusqu’à ce qu’on lui trouve un successeur, ce qui devrait être fait "début janvier" selon la ministre de la Transition écologique et des transports Elisabeth Borne.
En attendant d’autres nominations éventuelles, les responsables actuels restent en place sur fond de rumeurs de départs...

Société Baisse d'impôt, smic, santé : ce qui change en ce 1er janvier 2020 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:22:50

Société
Baisse d'impôt, smic, santé : ce qui change en ce 1er janvier 2020 

L'impôt sur le revenu en baisse, le smic en petite hausse... tour d'horizon de ce qui change en ce 1er janvier 2020.

Fiscalité
- Impôts : ça baisse... si vous faites partie des 44% de foyers fiscaux imposables. Le gouvernement avait promis une baisse d'impôts de 5 milliards d'euros pour les deux premières tranches marginales d'imposition dès 2020. Un simulateur a été mis en place sur le site des finances publiques pour estimer si vous êtes concerné ou non... et le montant auquel vous avez droit.
Concrètement, la première tranche baisse de 14 à 11%. Ce qui veut dire que vous ne paierez plus que 11% d'impôts sur vos revenus compris entre 10 064 € à 25 659 €. La seconde reste à 30%, mais les seuils sont modifiés: vous bénéficierez aussi de la baisse.
Selon le simulateur
-un couple marié ou pacsé disposant de deux parts (sans enfants) et dont le revenu imposable (après abattement) est de 45000 euros par an économisera 794 € sur son impôt sur le revenu.
-un célibataire sans enfants avec 24000 euros de revenu imposable bénéficiera, lui, d'une baisse de 501 €.
-un couple marié ou pacsé avec deux enfants (3 parts) dont le revenu imposable s'élève à 50000 euros par an aura une baisse de 871€ d'impôt sur le revenu
Compte tenu du prélèvement de l'impôt à la source, cette baisse s'appliquera dès le mois de janvier 2020. Les nouveaux taux de prélèvement à la source, calculés sur le nouveau barème intégrant la baisse d’impôt, ont d’ores et déjà été mis à disposition des employeurs ou verseurs de revenus. Ils sont visibles dans votre espace personnel sur le site impots.gouv.fr.
 

Salaires, revenus
- Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic) sera revalorisé de 1,2 % (contre 1,5 % en janvier dernier). C'est à peine plus que l'inflation, attendue à +1,08% sur l'année. Le smic horaire brut sera donc porté à 10,15 €, (contre 10,03 € depuis le 1er janvier 2019). Ce qui correspond à un salaire mensuel brut de 1539,42 € sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires.
- Le minimum garanti s'établit à 3,65 € au 1er janvier 2020 (contre 3,62 € au 1er janvier 2019). Cette valeur de référence est appliquée en métropole, dans les départements d’outre-mer et dans les collectivités d’outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon. Elle permet de déterminer le salaire en évaluant les limites d’exonération des avantages en nature (nourriture, logement...).
- Le plafond mensuel de la Sécurité sociale évolue passera de 3377 € à 3428 €. Ce plafond est utilisé pour le calcul du montant maximal de certaines prestations sociales (indemnités journalières pour maladie, accident du travail, maternité, paternité...). Il sert aussi aux employeurs pour calculer certaines cotisations et exonérations, ainsi que les indemnités de stage des étudiants.
- Les particuliers employeurs devront dès le 1er janvier 2020, s'occuper du prélèvement à la source de leurs salariés à domicile ou assistantes maternelles. Le site  monprelevementalasource.urssaf.fr pour savoir comment gérer le prélèvement et le reversement de l'impôt à la source auprès des services fiscaux. Concrètement, que vous passiez par le Cesu ou Pajemploi, vous n'avez pas de démarche particulière à effectuer. Le crédit d'impôt reste versé en deux temps: un acompte en début d'année, le solde en septembre.
- Les retraités gagnant moins de 2000 € par mois verront leur pension à nouveau indexée sur l'inflation - soit un peu plus de 1%. Pour les autres, ce sera +0,3%. Attention: ce seuil de 2000 € intègre l'ensemble de la pension, mais la revalorisation ne concerne que la retraite de base.
- Le minimum vieillesse (allocation de solidarité pour personnes âgées, ou Aspa) dépasse 900 € (contre 868,20 euros en 2019) pour une personne seule.
 

Santé
- Mise en place du "reste à charge zéro" pour les lunettes et les prothèses dentaires. Dans le cadre de la réforme "100% santé", la prise en charge maximale (Sécurité sociale et complémentaire santé) est fixée par décret. 
En détails:
-Pour l'optique, l'an prochain, les opticiens doivent proposer des lunettes sans reste à charge (17 modèles pour adulte et 10 pour enfant). Côté remboursement, des plafonds doivent entrer en vigueur. Pour des lunettes à verres multifocaux ou progressifs avec une forte correction, le plafond s'établira à 800 €. La monture sera limitée à 100 €.
-Dentaire : le reste à charge s'appliquera aux couronnes et aux bridges. Une couronne ne devra pas dépasser 500 €.
-Audition : l'application du reste à charge zéro se poursuit en 2020, avec un plafond porté à 1100 € par oreille.
- Interdiction du E171 : Aucune denrée alimentaire contenant l'additif E171 (dioxyde de titane) ne pourra plus être vendue ou commercialisée à compter du 1er janvier 2020, et ce pour une durée d'un an. Le E171 est un additif alimentaire constitué de particules de dioxyde de titane, notamment sous forme nanoparticulaire, utilisé comme colorant ou opacifiant dans les pâtisseries, bonbons, plats cuisinés... Compte tenu des incertitudes quant à l'absence de risques, il est suspendu pour un an au minimum.
 

Logement
- Achats de logement HLM : un nouveau dispositif permettra dès le 1er janvier 2020 aux acquéreurs d'un tel logement de ne pas immédiatement payer l'ensemble des charges de copropriété - notamment les plus lourdes. Le délai pourra atteindre 10 ans. Il s'agit de permettre à l'acquéreur de se familiariser avec le régime juridique de la copropriété, tout en échappant à certaines de ses contraintes.
La réforme des aides au logement repoussée au 1er avril
Les aides personnalisées au logement (APL), allocation de logement familiale (ALF) ou encore allocation de logement sociale (ALS) devaient être calculées sur la base des ressources des 12 derniers mois et non plus sur les revenus perçus deux ans plus tôt dès le 1er janvier 2020. Mais le gouvernement a finalement repoussé l'entrée en vigueur de cette réforme au 1er avril, à la demande de la Caisse nationale des allocations familiales qui a besoin de plus de temps pour sa mise en oeuvre. 
 

Transports
- "Permis à 1 euro" : dès le 1er janvier, et au plus tard au 1er mars 2020, le dispositif du "permis à 1 € par jour" sera uniquement accessible aux écoles de conduite et aux associations disposant du label "qualité des formations au sein des écoles de conduite".
- Voitures-radar : en vigueur depuis 2018 en Normandie, ce dispositif géré par des opérateurs privés sera étendu aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire dès le 1er janvier 2020. Il concernera 60 véhicules banalisés, qui circuleront 6 heures par jour, 7 jours sur 7 et à n'importe quelle heure. L'État fixe les trajets et plages horaires en fonction de l'accidentalité. 
 

Consommation
- Les cotons-tiges interdits: la mise sur le marché de cotons-tiges à usage domestique avec tige en plastique sera interdite au 1er janvier, par la même loi qui avait interdit dès 2018 les cosmétiques contenant des microbilles de plastique. D'autres produits à usage unique en plastique suivront en 2021: couverts, pailles, mélangeurs de cocktails, touillettes...
- Tabac : des hausses... et des baisses ! Le prix de certaines cigarettes et de certains tabacs à rouler augmentera de 10, 20 ou 30 centimes. La plupart des marques conservent toutefois leur prix actuels... en attendant la prochaine hausse. Et d'autres baissent ! Mais à la fin de l'année 2020, le prix d'un paquet de cigarettes doit atteindre 10 euros, selon la volonté du gouvernement.
Dans le détail, le paquet de News & Co Classic Blue passe de 8,80€ à 9€, ceux de Che rouge ou blanc passent de 8,80€ à 8,90€, alors que les paquets de Royale et de Davidoff baisseront de 10 centimes, passant de 9,40 à 9,30€. Les hausses concernent surtout de nombreux tabacs à rouler, voire à mâcher. Le détail de tous les produits existant est consultable ici.
- Timbre : c'est toujours plus! Le petit timbre rouge, permettant d'affranchir les lettres de 20 grammes et moins en mode "prioritaire", poursuit sa hausse: de 1,05 €, il passera en 1er janvier à... 1,16 €! Une hausse assumée par La Poste comme par l'État, compte tenu de la baisse de l'activité courrier.

GOUVERNEMENT « Bonjour, c’est Christophe Castaner »

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 06:04:35

Mulhouse GOUVERNEMENT « Bonjour, c’est Christophe Castaner »

La scène se passe ce mercredi 1er janvier 2020, en fin de matinée, dans la proche banlieue de Mulhouse. Réveillon oblige, la maison est encore ensommeillée, et l’auteur de ces lignes - dont il sera un peu question ici, on en demande pardon par avance... - s’avance à tâtons vers la cafetière, en même temps que vers son iPhone déchargé. En ce début de XXIe siècle, caféine et pixels sont les deux mamelles du journalisme.

Chargeur branché dans la prise, code PIN rentré, le smartphone se rallume, dans une joyeuse rafale de « ding-dong » synonymes de messages de bonne année. Tiens, un « 06 » inconnu s’est glissé dans le lot. Ce message-là, signé Christophe Castaner, n’a d’ailleurs pas été écrit dans le but de nous adresser des voeux de Nouvel-An. Serait-ce le même le Castaner, ci-devant ministre de l’Intérieur, que nous égratignâmes (un peu...), 24 heures plus tôt, dans l’édito du jour ? Ou bien l’un des membres de son cabinet, d’astreinte place Beauvau en ce jour férié ? Ou bien encore - chose plausible - un simple plaisantin désoeuvré ? Ô, incertitude.

Notre correspondant anonyme est en tout cas remonté : « Je serais curieux de comprendre d’où vient votre comparaison entre 2018 et 2019 puisqu’elle est fausse. Il y avait en 2018 et 2019 près de 100 000 policiers mobilisés pour le 31 décembre. À quelques unités près, le même chiffre (...). À cela en 2019 comme en 2018 se sont ajoutées les forces Sentinelle et les forces de sécurité civile, pour approcher les 143 000 hommes et femmes au travail hier [mardi] et cette nuit (...). Au plaisir de vous lire demain, non pas pour corriger votre leçon, elle vous appartient, mais pour ne pas laisser penser que gendarmes et policiers auraient désertés ce 31 décembre. »

Erreur factuelle

Hop, on répond au mystérieux texto. On se tient dispo pour échanger de vive voix, ce serait-ce que pour savoir à qui l’on a vraiment affaire. Avouons-le au passage : ce texto, aussi inhabituel soit-il, ne nous surprend qu’à moitié, du moins dans sa teneur. On a mal dormi sur un chiffre trop flou, trop vite retranscrit sur la foi de collègues parisiens, avant de se plier à des délais de bouclage exceptionnellement avancés à 11 h (comprenons-nous : on ne dit surtout pas cela pour se défausser : l’erreur factuelle nous incombe en premier).

La suite - et c’est là qu’on veut en venir - relève d’un échange ferme mais courtois, avec l’un des plus hauts responsables de l’État. 12 h 40. Driiiing. On décroche. « Bonjour, c’est Christophe Castaner. » La voix est bien celle du ministre. « Je ne vous demande pas de revenir sur votre jugement à mon égard, il vous appartient, mais quand vous écrivez qu’il y avait moins d’agents sur le terrain cette année qu’il y a un an, c’est juste faux. On est sur le même étiage, 143 000 personnels environ, agents Sentinelle et sécurité civile compris. Donc 100 000 gendarmes et policiers, en 2018 comme en 2019. »

Dont acte. L’erreur factuelle est incontestable, et mérite rectificatif, sans barguigner. Le ministre a par ailleurs mal vécu de lire sous notre plume qu’il avait usé d’un ton « matamore ». Subjectivité, quand tu nous tiens... On le maintient cependant, et il a su convenir que c’était notre liberté. De cela, mais aussi - surtout -, de la simplicité dont il a fait preuve en nous appelant ce mercredi matin, par delà mille intermédiaires possibles, on lui sait sincèrement gré.

Puisse son exemple inspirer d’autres hauts responsables politiques, qui usent plus volontiers de voies détournées pour faire savoir qu’un article de presse (pas toujours fautif...) leur a déplu. Quant à nous, ce début 2020 nous offre d’emblée un utile rappel aux grands principes : vérifier les faits, re-vérifier, re-re-vérifier, quelle que soit l’urgence. Ce faisant nous demeurerons toujours faillibles, comme tout un chacun. L’important, l’essentiel, est de savoir le reconnaître.

NOUVEL AN Haut-Rhin : près de 70 véhicules incendiés

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 03:59:53

NOUVEL AN
Haut-Rhin : près de 70 véhicules incendiés 

Le bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre ce mercredi en fin de matinée s’établirait à près de 70 véhicules incendiés dans le Haut-Rhin, selon nos sources.

Si aucun chiffre n’a été communiqué officiellement par la préfecture du Haut-Rhin, le bilan final de la nuit du nouvel an en terme de feux de voitures dépasse les 70 voitures brûlées sur les zones police et gendarmerie dans le Haut-Rhin.
Un chiffre relativement stable comparé à la St-Sylvestre de l’année dernière.
Sur Mulhouse et son agglomération les chiffres seraient même à la baisse (une cinquantaine l’an dernier en zone police et gendarmerie et quarante cette année).
Dans le détail en zone gendarmerie sur la compagnie de Mulhouse, une vingtaine de voitures ont été la cible des « casseurs ». Étonnement le quartier du Chêne-Hêtre à Illzach n’a pas été le théâtre de gros débordements (un seul feu).
C’est le quartier des Jonquilles qui a été le plus mouvementé, celui de la Doller (Illzach), des Tuileries et enfin la Rotonde à Rixheim.
 
Tirs de mortier contre les gendarmes
A Wittelsheim, le quartier de la Thur (quatre VL incendiés), a vu l’intervention de l’EGM, un escadron de gendarmes mobiles, suite à la mise en place de barricades (barrières des chantiers et caddies).
Les forces de l’ordre visées par des tirs tendus de mortier ont fait usage de leur LBD (lanceurs de balles de défense).
Dans le quartier de la Doller, non loin du bâtiment des services techniques, les gendarmes ont également essuyé des tirs de mortiers. Deux gendarmes ont d’ailleurs été légèrement blessés peu après minuit lors d’une intervention qui s’est soldée par l’interpellation d’un majeur auteur d’un tir dangereux sur les fonctionnaires.
 
 
En zone police : le Drouot dans le noir 
En zone police, le chiffre des feux de voitures est de 17 véhicules plus 3/4 de propagations sur le Département (Colmar, Wittenheim et Mulhouse); plus spécifiquement sur Mulhouse à 3 heures du matin le bilan était de 14 véhicules. En terme de violences urbaines (essentiellement feux de bennes) on parle d’une cinquantaine de faits.
Pas de blessés dans les forces de l’ordre mais une dizaine de prises à partie avec des caillassages principalement sur Bourtzwiller et dans le quartier du Drouot.
L’occupation par la police épaulée par un renfort de trois pelotons de CRS (environ 70 hommes) a été clairement dissuasive même si certains quartiers comme le Drouot ont donné du fil à retordre aux fonctionnaires.
Les éclairages publics y avaient été coupés et les caméras de surveillance dégradées, plongeant certaines rues dans le noir absolu.
Les policiers de la BAC (brigade anticriminalité) ont procédé à une quinzaine d’interpellations dont trois rien que sur le quartier du Béarn à Kingersheim.
 
 
Une vingtaine de gardes à vue
Au final, une vingtaine de gardes à vues étaient en cours ce mercredi matin au commissariat central. Des gardes à vue pour des ports d’armes, outrages, mais également pour des violences en direction de représentants des forces de l’ordre, ainsi que pour des attroupements formés en vue de commettre des délits.
Les « baceux » ont par exemple essuyé des jets de projectiles à Bourtzwiller rue de Toulouse (feux et barricades), aux Coteaux et du côté de la rue du Manège et des Abeilles dans la Cité. Pour se faire une idée de « l’ambiance », la ville a dû faire intervenir ses services pour mettre une benne de la voirie en place au Drouot afin dû stocker plus de 300 gros projectiles (morceaux de dalles cassés), préparés en vue de la soirée.
Pas de blessé du côté des forces de polices et trois blessés légers mais pour des usages de pétards, loin de tout contexte de violences urbaines.
 
Paul Quin, adjoint à la sécurité à Mulhouse : « On s’attendait à un nouvel an noir »
Pour l’adjoint chargé de la sécurité à Mulhouse, Paul Quin, « une voiture qui brûle c’est toujours une de trop. Mais dans le contexte que nous connaissons c’est un bilan plutôt rassurant, nous sommes sur une tendance baissière et sans incident majeur. Les prémisses d’avant réveillon laissaient augurer le pire tout comme les messages sur les réseaux. On s’attendrait à un nouvel an noir. Mais au final la violence a été largement contenue. Le dispositif police a été efficace et le travail que la ville opère plus en amont avec les associations portent aussi ses fruits. Il faut continuer de creuser le sillon. Il y a eu des ratages c’est évident avec des associations qui ont profité l’an passé de l’effet d’aubaine (subventions) sans monter véritablement d’actions sur le terrain à destination des jeunes. Là nous avons fait le tri. Maintenant nous allons devoir travailler sur d’autres aspects pour endiguer les vagues de dégradations et protéger d’avantage notre système de caméras de vidéo protections ».
 
Une problématique très spécifique à Mulhouse
Présent une partie de la nuit au CIC au commissariat central de Mulhouse, le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet a insisté sur l’engagement des personnes pour cette nuit très particulière: « personnels hospitaliers, fonctionnaires de police ou de la gendarmerie, tous sont engagés dans ce dispositif pour assurer la loi, la tranquillité et la sécurité de tous. Nous avons pu bénéficier encore cette année de renforts de forces mobiles pour se donner les meilleures chances d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Le travail d’anticipation a payé. Mais nous devons déplorer sur le Haut-Rhin beaucoup d’incendies, d’exactions et d’infractions ».
Et même s’il a souligné que « la situation était plutôt maîtrisée » il a rappelé la spécificité mulhousienne « avec une délinquance particulièrement jeune, des mineurs qui n’ont pas même 16 ans. C’est une véritable problématique ». Sans donner de chiffres sur l’engagement des forces publiques, il a confirmé que plusieurs centaines d’hommes étaient mobilisés pour cette nuit du réveillon.

NOUVEL AN Haut-Rhin : près de 70 véhicules incendiés

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 05:59:25

NOUVEL AN Haut-Rhin : près de 70 véhicules incendiés

Si aucun chiffre n’a été communiqué officiellement par la préfecture du Haut-Rhin, le bilan final de la nuit du nouvel an en terme de feux de voitures dépasse les 70 voitures brûlées sur les zones police et gendarmerie dans le Haut-Rhin.

Un chiffre relativement stable comparé à la St-Sylvestre de l’année dernière.

Sur Mulhouse et son agglomération les chiffres seraient même à la baisse (une cinquantaine l’an dernier en zone police et gendarmerie et quarante cette année).

Dans le détail en zone gendarmerie sur la compagnie de Mulhouse, une vingtaine de voitures ont été la cible des « casseurs ». Étonnement le quartier du Chêne-Hêtre à Illzach n’a pas été le théâtre de gros débordements (un seul feu).

C’est le quartier des Jonquilles qui a été le plus mouvementé, celui de la Doller (Illzach), des Tuileries et enfin la Rotonde à Rixheim.

Tirs de mortier contre les gendarmes

A Wittelsheim, le quartier de la Thur (quatre VL incendiés), a vu l’intervention de l’EGM, un escadron de gendarmes mobiles, suite à la mise en place de barricades (barrières des chantiers et caddies).

Les forces de l’ordre visées par des tirs tendus de mortier ont fait usage de leur LBD (lanceurs de balles de défense).

Dans le quartier de la Doller, non loin du bâtiment des services techniques, les gendarmes ont également essuyé des tirs de mortiers. Deux gendarmes ont d’ailleurs été légèrement blessés peu après minuit lors d’une intervention qui s’est soldée par l’interpellation d’un majeur auteur d’un tir dangereux sur les fonctionnaires.

En zone police : le Drouot dans le noir 

En zone police, le chiffre des feux de voitures est de 17 véhicules plus 3/4 de propagations sur le Département (Colmar, Wittenheim et Mulhouse); plus spécifiquement sur Mulhouse à 3 heures du matin le bilan était de 14 véhicules. En terme de violences urbaines (essentiellement feux de bennes) on parle d’une cinquantaine de faits.

Pas de blessés dans les forces de l’ordre mais une dizaine de prises à partie avec des caillassages principalement sur Bourtzwiller et dans le quartier du Drouot.

L’occupation par la police épaulée par un renfort de trois pelotons de CRS (environ 70 hommes) a été clairement dissuasive même si certains quartiers comme le Drouot ont donné du fil à retordre aux fonctionnaires.

Les éclairages publics y avaient été coupés et les caméras de surveillance dégradées, plongeant certaines rues dans le noir absolu.

Les policiers de la BAC (brigade anticriminalité) ont procédé à une quinzaine d’interpellations dont trois rien que sur le quartier du Béarn à Kingersheim.

Une vingtaine de gardes à vue

Au final, une vingtaine de gardes à vues étaient en cours ce mercredi matin au commissariat central. Des gardes à vue pour des ports d’armes, outrages, mais également pour des violences en direction de représentants des forces de l’ordre, ainsi que pour des attroupements formés en vue de commettre des délits.

Les « baceux » ont par exemple essuyé des jets de projectiles à Bourtzwiller rue de Toulouse (feux et barricades), aux Coteaux et du côté de la rue du Manège et des Abeilles dans la Cité. Pour se faire une idée de « l’ambiance », la ville a dû faire intervenir ses services pour mettre une benne de la voirie en place au Drouot afin dû stocker plus de 300 gros projectiles (morceaux de dalles cassés), préparés en vue de la soirée.

Pas de blessé du côté des forces de polices et trois blessés légers mais pour des usages de pétards, loin de tout contexte de violences urbaines.

Une problématique très spécifique à Mulhouse

Présent une partie de la nuit au CIC au commissariat central de Mulhouse, le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet a insisté sur l’engagement des personnes pour cette nuit très particulière: « personnels hospitaliers, fonctionnaires de police ou de la gendarmerie, tous sont engagés dans ce dispositif pour assurer la loi, la tranquillité et la sécurité de tous. Nous avons pu bénéficier encore cette année de renforts de forces mobiles pour se donner les meilleures chances d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Le travail d’anticipation a payé. Mais nous devons déplorer sur le Haut-Rhin beaucoup d’incendies, d’exactions et d’infractions ».

Et même s’il a souligné que « la situation était plutôt maîtrisée » il a rappelé la spécificité mulhousienne « avec une délinquance particulièrement jeune, des mineurs qui n’ont pas même 16 ans. C’est une véritable problématique ». Sans donner de chiffres sur l’engagement des forces publiques, il a confirmé que plusieurs centaines d’hommes étaient mobilisés pour cette nuit du réveillon.

REGION DE COLMAR Deux voitures et 25 poubelles incendiées, des interpellations 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:03:10

REGION DE COLMAR
Deux voitures et 25 poubelles incendiées, des interpellations 

Deux voitures et une vingtaine de poubelles ont été incendiées dans les quartiers ouest de Colmar, dans la nuit du réveillon du Nouvel An avant 5h du matin, selon un premier bilan établi d’après nos constatations sur le terrain et diverses sources officieuses.

Deux voitures et une vingtaine de poubelles ont été incendiées dans les quartiers ouest de Colmar, dans la nuit du réveillon du Nouvel An avant 5h du matin, selon un premier bilan établi d’après nos constatations sur le terrain et diverses sources officieuses.
Plusieurs individus ont été interpellés : pour des violences commises sur fond d’alcool, au centre-ville près de la place du Marché-aux-Fruits, mais aussi pour des violences urbaines. Un adolescent a notamment été appréhendé pour avoir lancé une pierre qui a brisé la vitre d’un véhicule de police, rue de Belgrade dans le quartier Europe. Les forces de l’ordre ont donc été visées par des projectiles, mais pas par des tirs de feux d’artifice de type mortier. Aucun blessé n’est à déplorer dans le cadre de violences urbaines.
59 policiers et 93 gendarmes mobilisés
38 fonctionnaires de la police nationale de Colmar ont été mobilisés pour la nuit du réveillon, ainsi que 17 de la section départementale d’intervention de Mulhouse en renfort, mais aussi quatre policiers municipaux, soit 59 au total. Pour faire de la prévention pendant le réveillon, quelques-uns sont allés à la rencontre des associations communautaires de quartiers ouest de Colmar qui incitent les jeunes à passer une soirée festive avec eux et non dans la rue, tout comme d’autres bénévoles de ces quartiers. Voilà un an, cinq véhicules et 13 bennes à ordures avaient été incendiés dans le quartier Europe et ses abords immédiats.
Dans les 93 communes voisines de la Cité de Bartholdi, 93 gendarmes de la compagnie de Colmar ont patrouillé pendant la nuit du réveillon. Entre 23h30 et 2h40 du matin, cinq feux de bennes à ordures et un feu de détritus ont été constatés : deux à Sainte-Marie-aux-Mines, les quatre autres à Kunheim, Munster, Griesbach-au-Val et Wihr-au-Val. Vers 5h du matin, aucun incident majeur n’était à déplorer en zone gendarmerie, ni aucun accident grave sur les routes malgré un brouillard à couper au couteau. Vers 4h30, une voiture avait fait une sortie de route sur la RD415 alors glissante, dans la traversée de la forêt du Kastenwald entre Andolsheim et Wolfgantzen.

Faits divers Un homme tué en manipulant un pétard à Haguenau, au moins 220 voitures brûlées autour de Strasbourg 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:14:46

Faits divers
Un homme tué en manipulant un pétard à Haguenau, au moins 220 voitures brûlées autour de Strasbourg 

Ce qu'il faut retenir de la nuit du Nouvel An dans le Bas-Rhin
- A Strasbourg : au moins 220 voitures incendiées et une quarantaine de personnes interpellées. Les pompiers ont été violemment agressés à deux reprises.
- Un homme a été mortellement blessé par l'explosion d'un pétard à Haguenau, et cinquante autres personnes ont été blessées
-La nuit a été émaillées d'incidents (voitures incendiées, heurts avec les forces de l'ordre) dans plusieurs villes du département: Haguenau, Barr, Mutzig. 

A Strasbourg, deux guets apens tendus aux pompiers
Les pompiers ont été violemment pris pour cible à deux reprises, durant la nuit de la Saint-Sylvestre,  dans le quartier de Cronenbourg à Strasbourg alors qu’ils intervenaient pour éteindre des incendies de poubelles et de voitures.
Lors de cette soirée, « de véritables guet-apens ont été tendus à nos sapeurs-pompiers », dénonce Thierry Carbiener qui décrit « une atmosphère tendue de guérilla urbaine croissante, ultra-violente, en bandes organisées ».  « Equipés de barres de fer et d’échelles métalliques, des jeunes gens s’en sont pris à un premier équipage. Ils se sont accrochés au camion sur lequel ils ont violemment tapé », décrit Thierry Carbiener, le président du Service départemental d’incendie et de secours, qui a partagé sur les réseaux sociaux des photos du véhicule aux vitres brisées.

Aux alentours de minuit, toujours dans le quartier de Cronenbourg, « une grosse pierre a traversé la vitre d’un camion lors d’une intervention », poursuit-il. Le conducteur a été touché par des éclats de verre. Le projectile a ensuite heurté à la tête le copilote qui, fort heureusement, portait son casque à l’intérieur du véhicule. Ce qui lui a peut-être sauvé la vie. »
Les pompiers impliqués lors de ces deux agressions « ont été très choqués », témoigne le président. « On a affaire à des groupes très mobiles qui allument des feux dans le seul but de voir arriver les pompiers et les forces de l’ordre et de les affronter. On a franchi un cap : ils ne visent plus les véhicules mais les hommes. Ils agissent pour blesser. ».
Plusieurs centaines de pompiers ont été engagés pendant la nuit sur des missions d’extinction d’incendie. Ils ont été quasi-systématiquement accompagnés de policiers ou de gendarmes mobiles. Malgré cette protection rapprochée, « dans certains cas, ils ont dû reculer pour assurer leur propre sécurité », ne cache pas le président du Sdis. En l’absence de risque de propagation aux habitations, les secours ont parfois pris le parti de laisser se consumer des véhicules

Des incidents dans plusieurs communes du Bas-Rhin
La nuit a plus ou moins été agitée dans plusieurs communes du Bas-Rhin.
A Molsheim, une fusée est venue se loger dans le plafond sous le porche de la mairie, provoquant un début d'incendie.
A Mutzig, un local commercial de stockage a été incendié rue de l'Orge, derrière l'ancienne brasserie, vers 3h du matin mercredi. Deux voitures ont été brûlées dans le quartier du Mattfeld.
A Obernai, au moins une dizaine de voitures ont été endommagées route de Sélestat et rue Poincaré (rétroviseurs cassés, coups dans la carrosserie...). Les forces de l'ordre ont également relevé plusieurs feux de poubelle.
A Barr, au moins trois véhicules ont été incendiés: deux voitures sur le parking du collège et une camionnette stationnée rue des Lièvres. Trois autres dégradées sur le parking de l'église protestante.
A Sélestat, un véhicule a été incendié rue Oberlé, et un retourné rue des Sergents, mais la nuit a été "plutôt calme" selon les forces de l'ordre.
A Haguenau, un véhicule a été incendié, et des heurts ont éclaté. Deux personnes ont été interpellées. 
"On n'avait pas connu une telle situation depuis de nombreuses années"
Après avoir passé la nuit sur le terrain, Robert Herrmann, président de l'Eurométropole de Strasbourg, dresse un bilan amer de cette nuit de la Saint-Sylvestre. "On n'avait pas connu une telle situation depuis de nombreuses années", souligne l'élu, adjoint au maire de Strasbourg en charge de la sécurité. 
"Je n'avais jamais vu un tel mode opératoire: des voitures mises à feu sur des parkings entiers au pied des immeubles", relève-t-il. "Tous les quartiers de Strasbourg ont été touchés" par des violences urbaines. "Voir des gens perdre leur voiture sans raison laisse un sentiment d'écoeurement, de révolte. C'est inadmissible", poursuit-il.
"La nuit a été très, très dure. Nous serons attentifs aux soubresauts de violence qui pourraient intervenir après les interpellations de la nuit", conclut Robert Herrmann.

Strasbourg: 220 véhicules brûlés, une quarantaine d'interpellations
Un premier bilan ferait état de 220 véhicules brûlés la nuit du Nouvel An sur le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg, selon nos informations. Ce serait au moins deux fois plus que lors de la Saint-Sylvestre précédente, au cours de laquelle une centaine de véhicules avaient été incendiés.
Sollicitée ce mercredi matin, la préfecture du Bas-Rhin a indiqué qu'elle ne communiquerait pas de chiffre dans l'immédiat. 
Une quarantaine de personnes seraient actuellement en garde à vue au commissariat de Strasbourg pour des faits en lien avec les violences de la nuit dernière.
Dans le Haut-Rhin, le bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre ce mercredi en fin de matinée s’établirait à près de 70 véhicules incendiés dans le Haut-Rhin, selon nos sources. Les chiffres communiqués par la direction départementale de la sécurité publique font état de 17 véhicules ont été incendiés, et trois ou quatre détruits par propagation.

A Mulhouse,  à 3 heures du matin, le bilan était de 14 véhicules détruits. Les forces de l'ordre ont été prises notamment dans les quartiers du Drouot et de la Cité, mais elles ne déplorent pas de blessé. Il y a eu des interpellations, dont on ignore pour l'heure le nombre exact. 250 policiers nationaux, une cinquantaine de policiers municipaux  et 70 CRS ont été déployés en appui. Les gendarmes ont bénéficié de l’appui d’un escadron de gendarmes mobiles. 
Le bilan reste à nuancer, il manque les chiffres de la zone gendarmerie, dont dépendent Illzach et Rixheim.

Mort en manipulant un mortier d'artifice à Haguenau: une enquête ouverte
A Haguenau, un jeune homme de 30 ans est décédé des suites de l'explosion d'un pétard de type "mortier" qu'il manipulait dans le jardin d'un pavillon rue du Château-Fiat , a-t-on appris de source policière et auprès des pompiers. Il s'agirait d'un accident lié à la manipulation de l'engin, qui se serait déroulé hors de tout contexte de violences urbaines.
Le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de son décès.
Ce n'est pas le premier décès lié à l'utilisation de pétards lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Deux personnes ont été tuées en Alsace au Nouvel An 2013 et une en 2014.

Violences urbaines
8h. A Strasbourg, le bilan des voitures incendiées au cours de la nuit se situe "nettement" au-dessus de celui de l'année précédente, où l'on avait compté une centaine de voitures détruites par le feu. A la cité de l'Ill, une personne aurait été blessée alors qu'elle se trouvait à proximité d'une voiture incendiée qui a explosé. Des forces de l'ordre ont également été légèrement blessées lors d'interventions à Strasbourg, selon l'AFP.
A Colmar, deux voitures ont brûlé et plusieurs personnes ont été interpellées.
A Mulhouse, la nuit a été moins agitée que ne le craignaient les autorités, selon les premiers éléments recueillis par nos journalistes – il n'y a pas eu de communication officielle à ce stade. A 22 heures mardi soir, on comptait six véhicules incendiés et une propagation de feu. Un important dispositif a été déployé avec le renfort en zone police de 70 CRS rien que sur le périmètre mulhousien.
A Strasbourg, une recrudescence de feux de poubelle et de voitures brûlées ces derniers jours
La recrudescence des violences urbaines à l'approche du réveillon a démarré plus tôt cette année à Strasbourg. Une quinzaine de véhicules ont notamment été incendiés au cours de la nuit du samedi 28 au dimanche 29 décembre dans la capitale alsacienne. Le lendemain six jeunes mineurs soupçonnés d’avoir allumé des incendies ont été placés en garde à vue à l’hôtel de police de Strasbourg, avant d'être remis en liberté. Dans la nuit du 30 au 31 décembre, une trentaine de véhicules ont à nouveau été incendiés à Strasbourg et Illkirch-Graffenstaden. Roland Ries, maire de Strasbourg, avait lancé lundi 30 décembre un appel au calme. Sans succès.

NOUVEL AN EN ALSACE Un mort à Haguenau, 220 voitures brûlées à Strasbourg, 70 dans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 05:54:08

NOUVEL AN EN ALSACE Un mort à Haguenau, 220 voitures brûlées à Strasbourg, 70 dans le Haut-Rhin

A Strasbourg, deux guets apens tendus aux pompiers

Les pompiers ont été violemment pris pour cible à deux reprises, durant la nuit de la Saint-Sylvestre,  dans le quartier de Cronenbourg à Strasbourg alors qu’ils intervenaient pour éteindre des incendies de poubelles et de voitures.

Lors de cette soirée, « de véritables guet-apens ont été tendus à nos sapeurs-pompiers », dénonce Thierry Carbiener qui décrit « une atmosphère tendue de guérilla urbaine croissante, ultra-violente, en bandes organisées ».  « Equipés de barres de fer et d’échelles métalliques, des jeunes gens s’en sont pris à un premier équipage. Ils se sont accrochés au camion sur lequel ils ont violemment tapé », décrit Thierry Carbiener, le président du Service départemental d’incendie et de secours, qui a partagé sur les réseaux sociaux des photos du véhicule aux vitres brisées.

Aux alentours de minuit, toujours dans le quartier de Cronenbourg, « une grosse pierre a traversé la vitre d’un camion lors d’une intervention », poursuit-il. Le conducteur a été touché par des éclats de verre. Le projectile a ensuite heurté à la tête le copilote qui, fort heureusement, portait son casque à l’intérieur du véhicule. Ce qui lui a peut-être sauvé la vie. »

Les pompiers impliqués lors de ces deux agressions « ont été très choqués », témoigne le président. « On a affaire à des groupes très mobiles qui allument des feux dans le seul but de voir arriver les pompiers et les forces de l’ordre et de les affronter. On a franchi un cap : ils ne visent plus les véhicules mais les hommes. Ils agissent pour blesser. ».

Plusieurs centaines de pompiers ont été engagés pendant la nuit sur des missions d’extinction d’incendie. Ils ont été quasi-systématiquement accompagnés de policiers ou de gendarmes mobiles. Malgré cette protection rapprochée, « dans certains cas, ils ont dû reculer pour assurer leur propre sécurité », ne cache pas le président du Sdis. En l’absence de risque de propagation aux habitations, les secours ont parfois pris le parti de laisser se consumer des véhicules

SENTHEIM | Insertion Les nouvelles (ré)solutions de consommation chez Icare

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 06:41:36

SENTHEIM | Insertion Les nouvelles (ré)solutions de consommation chez Icare

Chez Icare , chantier d’insertion par le maraîchage bio, cela fait bien longtemps que la solidarité est une réalité quotidienne. Pourtant, en 2020, l’association veut encore accentuer et affiner les besoins d’accompagnement « qui ne passent pas que par la voie professionnelle », explique Carine Barral, directrice de la structure.

En permettant et en proposant notamment l’ouverture à la citoyenneté de ses salariés au travers de l’intégration par la culture. Un budget pour cet axe de développement a été prévu lors de la remise du chèque de 6000 € reçu, à l’issue du Défi Solid’Air (qui a eu lieu le 14 septembre dernier, N.D.L.R.) et qui était organisé par l’association d’animations culturelles et touristiques de Bourbach-le-Haut (lire notre édition du 10 novembre 2019 ).

Montée des compétences

Mais pas que. « Des formations seront assurées aux équipes de salariés en insertion pour que ces derniers montent en savoir-faire dans leurs activités. Nous souhaitons déployer des stages d’immersion, des passerelles d’entreprise à entreprise et accentuer les visites et les liens locaux. L’objectif étant de donner un maximum de compétences à nos bénéficiaires, qui pourront les faire valoir par la suite, sur le territoire, pour répondre aux besoins des entreprises locales », détaille Carine Barral, la directrice de la structure.

Des travaux, en cours avec le réseau Cocagne , auxquels adhèrent les Jardins d’Icare (Sentheim), les Jardins du Trèfle rouge , à Ungersheim, et le cabinet Atemis, sont à l’étude et visent le déploiement d’une offre alimentaire territoriale permettant une alimentation bio, locale et solidaire avec un objectif de 50 paniers solidaires en 2020, 100 en 2021.

Concernant les abonnements paniers, deux possibilités d’accéder aux offres seront désormais possibles à partir du 1er  janvier. L’offre fidélité comprend un engagement à l’année, soit un panier par semaine de la date d’adhésion jusqu’au 31 décembre, avec la possibilité d’en annuler (non facturés) jusqu’à trois par an. C’est-à-dire un de plus que précédemment. Et toujours d’en suspendre puis doubler sans contrainte. Cette offre nécessite l’adhésion dont le tarif annuel est fixé à 33 € auxquels il faut ajouter le tarif du panier (petit : 8,50 € ; petit + : 10 € ; grand : 13,20 €; Grand + : 15 €).

Deux offres : fidélité ou liberté

La nouveauté, c’est l’offre liberté dont l’adhésion annuelle est également fixée au prix de 33 €. Il faut ajouter 1,50 € au prix de chaque panier pour couvrir les frais de gestion administrative et logistique. Avec cette offre, « on a la possibilité de ne pouvoir prendre qu’un panier toutes les deux semaines, par mois, d’en prendre deux d’un coup ou d’affilée. C’est au choix du client », souligne Carine.

Enfin, la structure envisage de proposer une nouvelle offre, au plus près des besoins de ses clients. Elle sera élaborée avec les adhérents, pour avis, au cours du premier semestre avec une mise en route effective prévue au mois de septembre.

De septembre 2019 à mars 2020, plusieurs modifications sont prévues en interne et concernent la ligne de préparation des paniers, les livraisons et les points de dépôts, les plans de culture (le frais à Sentheim, les légumes de conservation à Ungersheim).

Accès à une alimentation digne

Une journée « Accès à une alimentation digne », conférences et échanges sur les pistes à développer pour permettre à tous d’accéder à une alimentation bio, locale et choisie est prévue au 2e semestre. La journée portes ouvertes est d’ores et déjà fixée au 26 septembre. Deux autres événements sont à l’étude - « pour fédérer les liens entre les salariés »- : une journée Saint-Nicolas avec les enfants de tous les travailleurs et une journée festive baptisée « Les Icariades ». Nous y reviendrons.

Rappelons que la structure sera fermée jusqu’au 6 janvier.

SE RENSEIGNER FACEBOOK : ICARE Paniers de légumes bio ou site internet : www.icare-reseaucocagne.asso.fr

STOSSWIHR Un randonneur dévale 70 mètres en contrebas du Hohneck 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:09:13

STOSSWIHR
Un randonneur dévale 70 mètres en contrebas du Hohneck 

Après avoir dévalé 70 mètres dans un couloir verglacé en contrebas du Hohneck, un randonneur est parvenu à arrêter sa chute en s’agrippant à un arbre, ce mercredi vers 14 h.
Adossé à un rocher, près de la grotte Dagobert, sur le ban communal de Stosswihr, il souffrait notamment d’une fracture du fémur et de multiples plaies. D’autres marcheurs, se trouvant du côté de la Martinswand, ont heureusement entendu ses appels au secours, et ont donné l’alerte.

Des secouristes du peloton de gendarmerie de montagne (PGM) du Haut-Rhin ont accédé jusqu’à la victime en 4X4 puis en quad des neiges, en crampons et enfin grâce à un système de cordes. Le sexagénaire était conscient mais épuisé, désorienté et en hypothermie. Ce Lorrain âgé de 60 ans était muni de touts petits crampons, insuffisants pour évoluer sur ce terrain pentu et gelé.
Malgré le plafond nuageux très bas, l’hélicoptère du détachement aérien basé à Meyenheim a fini par pouvoir décoller. Le blessé a été hélitreuillé et déposé sur les crêtes pour être examiné par un médecin pompier, avant d’être transporté au stade de foot de Stosswihr où une ambulance l’a évacué à l’hôpital Pasteur de Colmar.
Le PGM est intervenu plusieurs fois ces derniers jours pour des randonneurs bloqués et parfois gravement blessés dans les couloirs enneigés dominés par le sommet du Hohneck, qui culmine à 1363 mètres d'altitude.

WINTZENHEIM Une voiture dans le décor de ... Noël 

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 04:01:57

WINTZENHEIM
Une voiture dans le décor de ... Noël 

 
Une voiture est allée tout droit dans un rond-point et a endommagé les décorations lumineuses de Noël sur le terre-plein central, où elle s’est immobilisée, ce mardi 31 décembre vers 20h à l’intersection des rues du Logelbach et des Trois-Epis à Wintzenheim.
L’accident n’a pas fait de blessé.
Le conducteur, un Colmarien âgé de 20 ans, a été soumis aux dépistages d’alcool et de stupéfiants qui se sont révélés négatifs.
D’après les premières constatations des gendarmes, il circulait en provenance de la rue du Logelbach.

Autriche La droite de Sebastian Kurz et les Verts scellent leur accord de gouvernement

Publié dans le panorama le Jeudi 02 janvier 2020 à 06:17:11

Autriche La droite de Sebastian Kurz et les Verts scellent leur accord de gouvernement

Le conservateur autrichien Sebastian Kurz et les Verts ont scellé mercredi soir un accord de coalition signant le retour à la chancellerie du jeune dirigeant chrétien-démocrate qui a gouverné jusqu’en mai avec l’extrême droite.

«Le parti ÖVP et les Verts se sont entendus sur un programme de gouvernement», a indiqué un responsable de la formation écologiste qui va pour la première fois participer à une coalition gouvernementale. Un responsable du parti conservateur a confirmé cet accord alors qu’une annonce officielle était attendue à l’issue d’une réunion en cours dans la soirée à Vienne.

Trois mois après les législatives du 29 septembre remportées par l’ex-chancelier Kurz, l’Autriche va expérimenter une alliance inédite entre l’ÖVP, poids lourd de la politique nationale, et le parti Die Grünen, qui a enregistré une percée aux dernières élections.

Un tandem qui n'a rien d'évident

Le pays d’Europe centrale, peuplé de 8,9 millions d’habitants, figurera avec la Suède, la Finlande, la Lituanie et le Luxembourg parmi les Etats membres de l’UE où des écologistes participent au gouvernement, dans un contexte où les appels à agir contre le changement climatique se font de plus en plus pressants.

Le tandem n’a rien d’évident entre le libéral Sebastian Kurz, partisan d’une ligne dure sur l’immigration, et des Verts politiquement ancrés à gauche qui ont été parmi les opposants les plus virulents au dirigeant de 33 ans lorsqu’il s’était allié avec l’extrême droite, en décembre 2017, pour son premier mandat.

Cette union de la droite conservatrice et des nationalistes avait été suivie avec attention par une Europe aux prises avec la montée des populismes.

Mais le gouvernement de Sebastian Kurz avec le FPÖ a volé en éclat au bout de 18 mois, lorsque le leader de l’extrême droite et vice-chancelier Heinz-Christian Strache a été mis en cause dans une affaire de corruption.

Sebastian Kurz a déjà insisté sur sa volonté de «poursuivre les baisses d’impôts» et la «lutte contre l’immigration illégale». Le détail des compromis trouvés par les deux partis sera connu lors de la présentation de leur programme commun, prévue jeudi.

Quatre portefeuilles pour les Verts

La droite dominera largement la nouvelle équipe ministérielle au sein de laquelle les Verts devraient décrocher quatre portefeuilles, dont un «super ministère» de l’Environnement incluant également Transports, Energie et Technologie.

La députée écologiste Leonore Gewessler, ancienne dirigeante de l’une des principales organisations autrichiennes de défense de l’environnement, a d’ores et déjà été annoncée à ce poste.

Le chef de file du parti, Werner Kogler, âgé de 58 ans, sera vice-chancelier.

Parmi les autres attributions des Verts devraient figurer la Justice, les Affaires sociales et la Culture. Le parti de Sebastian Kurz gardera la main sur les ministères de l’Intérieur, des Finances et des Affaires étrangères.

Les Verts devront encore donner leur accord au pacte de gouvernement lors d’un congrès extraordinaire convoqué samedi. L’investiture de la nouvelle équipe pourrait avoir lieu dès lundi.