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Un compte à rebours historique

Publié dans le panorama le Mercredi 01 janvier 2020 à 09:52:53

© L'alsace, Mercredi le 01 Janvier 2020
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Un compte à rebours historique
 

 
La façade de l'Hôtel du département à Colmar. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
L'Hôtel du département à Colmar arbore, depuis quelques jours sur sa façade, une vitrophanie géante ainsi qu'un compte à rebours symbolisant les jours qui séparent les Alsaciens de la nouvelle collectivité européenne d'Alsace : 366 jours exactement au 1er janvier, sachant que 2020 est une année bissextile.

La nouvelle collectivité entrera officiellement en fonction le 1er janvier 2021. Tout au long des douze prochains mois, les élus et les 6 000 agents des deux conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin prépareront cette échéance historique (lire également en page 32).

Le compte à rebours sera officiellement activé ce mardi 31 décembre.

 

 
 

 

Collectivité d'Alsace,

Publié dans le panorama le Mercredi 01 janvier 2020 à 09:52:05

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Collectivité d'Alsace,

une année de fiançailles

 

 

 

 

 

 

 

 

Bierry-Klinkert, un couple fusionnel, mais jusqu'où ?

Photo L'Alsace /Thierry GACHON

 

Après les préliminaires calamiteux de 2013, le temps est aujourd'hui aux fiançailles, l'échec du référendum sur le Conseil d'Alsace n'ayant pas été sans conséquence sur l'acceptation du compromis qui verra naître la collectivité européenne d'Alsace (CEA) au 1er janvier 2021.

Cette nouvelle collectivité, née de la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, a été préparée durant l'année 2019. D'abord par un lobbying des présidents Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, puis par la rédaction et le vote d'une loi Alsace, adoptée le 25 juillet, puis promulguée le 3 août.

Depuis, le soufflé semble être retombé. Aux congés d'été a succédé un travail technique d'harmonisation des politiques publiques et des budgets des départe-ments, sans compter l'appro-priation mutuelle des équipes. Un séminaire réunissant les 450 cadres des deux collectivités a eu lieu à cet effet. Une bonne centaine d'entre eux est concernée par la campagne de mobilité. L'objectif est de n'avoir aucun doublon. Du directeur au chef de service, tout l'encadrement devrait être pré-positionné avant l'été.

Les départements ont six ans pour converger. Près de 450 fiches diagnostic ont été rédigées. Elles sont la base de ce travail de rapprochement pour les compétences départementales. La convergence immédiate sera appliquée quand la situation s'y prête. Une convergence progressive sera choisie pour les politiques très éloignées. Les allocations versées par les deux départements devront être identiques.

Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin viennent de voter leur dernier budget primitif. Durant l'année à venir, ils vont bâtir un premier budget commun que chaque département votera ensuite en décembre 2020.

Puis la majorité issue des élections départementales du printemps 2021 modifiera ce budget au courant de l'année par des décisions modificatives. Reste à découvrir cette majorité et son président ou sa présidente.

Si Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry répètent que « l'intérêt de l'Alsace dépasse [leurs] personnes », la question viendra immanquablement sur le tapis au cours de l'année à venir, même si les élections sénatoriales de septembre pourraient changer la donne du duel. La campagne pour les départementales de mars 2021 s'ouvrira dans quelques mois. Elle a déjà démarré, à vrai dire.

F. By.

Collectivité d'Alsace, une année de fiançailles

Publié dans le panorama le Mercredi 01 janvier 2020 à 09:52:28

© Dna, Mercredi le 01 Janvier 2020
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Collectivité d'Alsace, une année de fiançailles
Les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin vont s'unir pour former la Collectivité européenne d'Alsace au 1 er janvier 2021. Les préparatifs, dont lebudget et l'harmonisation des politiques, occuperont les deux collectivitéstoute l'année.
 

 
L'Hôtel du Département à Colmar arbore un compte à rebours symbolisant les jours qui séparent les Alsaciens de la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace.
Après les préliminaires calamiteux de 2013, le temps est aujourd'hui aux fiançailles, l'échec du référendum sur le Conseil d'Alsace n'ayant pas été sans conséquence sur l'acceptation du compromis qui verra naître la Collectivité européenne d'Alsace (CEA) au 1 er  janvier 2021. Cette nouvelle collectivité, née de la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, a été préparée durant l'année 2019. D'abord par un lobbying des présidents Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, puis par la rédaction et le vote d'une loi Alsace, adoptée le 25 juillet, puis promulguée le 3 août.

Depuis, le soufflé semble être retombé. Aux congés d'été a succédé un travail technique d'harmonisation des politiques publiques et des budgets des départements, sans compter l'appropriation mutuelle des équipes. Un séminaire réunissant les 450 cadres des deux collectivités a eu lieu à cet effet. Une bonne centaine d'entre eux est concernée par la campagne de mobilité. L'objectif est de n'avoir aucun doublon. Du directeur au chef de service, tout l'encadrement devrait être pré-positionné avant l'été. Les départements ont six ans pour converger. Près de 450 fiches diagnostic ont été rédigées. Elles sont la base de ce travail de rapprochement pour les compétences départementales. La convergence immédiate sera appliquée quand la situation s'y prête. Une convergence progressive sera choisie pour les politiques très éloignées. Les allocations versées par les deux départements devront être identiques.

Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin viennent de voter leur dernier budget primitif. Durant l'année à venir, ils vont bâtir un premier budget commun que chaque département votera ensuite en décembre 2020. Puis la majorité issue des élections départementales du printemps 2021 modifiera ce budget au courant de l'année par des décisions modificatives. Reste à découvrir cette majorité et son président ou sa présidente.

Si Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry répètent que « l'intérêt de l'Alsace dépasse [leurs] personnes », la question viendra immanquablement sur le tapis au cours de l'année à venir, même si les élections sénatoriales de septembre pourraient changer la donne du duel. La campagne pour les départementales de mars 2021 s'ouvrira dans quelques mois. Elle a déjà démarré, à vrai dire.
F. By.

 

 
 

 

Municipales : LaREMà la conquête des villes

Publié dans le panorama le Mercredi 01 janvier 2020 à 09:54:23

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Municipales : LaREMà la conquête des villes
 

 
Pour la majorité présidentielle, Mulhouse s'annonce plus difficile à gagner que Strasbourg.

Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Le séisme politique provoqué par l'élection d'Emmanuel Macron impactera-t-il les élections municipales ? Cette question taraude tous les candidats sortants et leurs concurrents. Ils ont beau se dire qu'il s'agit d'un scrutin particulier, et que le maire reste l'élu préféré des Français, l'onde de choc a été telle que le doute persiste. Des primo-candidats se demandent si la greffe prendra quand quelques notables craignent en silence d'être emportés par le dégagisme.

Si l'Élysée a revu ses ambitions à la baisse à l'échelle nationale, Strasbourg reste une cible de choix pour la majorité présidentielle. La succession de Roland Ries sera scrutée à la loupe, car seules les successions semblent aujourd'hui pimentées, la prime au sortant étant une valeur refuge par les temps qui courent.

Alain Fontanel, tête de la liste LaREM, aura fort à faire face à la lame de fond écologique (Jeanne Barghesian), à l'ambition du RN (Hombeline du Parc), à l'espoir de la droite (Jean-Philippe Vetter) et à la résolution de la gauche (Mathieu Cahn). L'éclatement de la majorité municipale et l'héritage à partager rendent cette campagne particulièrement cocasse. L'urbanisation et l'environnement seront au coeur des débats face à un électorat urbain très sensible aux enjeux écologiques.
Meyer, grand favori

À Mulhouse, l'Élysée n'a guère goûté les critiques de Jean Rottner à la fin de la campagne des élections européennes. Malgré quelques tentatives de rabibochage du premier adjoint au maire et président du Grand Est, le parti présidentiel a décidé de soutenir Lara Million, ex-LR macro-compatible, pour mener la bataille contre la maire sortante Michèle Lutz (LR), dans un contexte de guerre larvée entre la ville-centre et l'agglomération mulhousienne.

Le suspense ne sera pas à chercher du côté de Colmar. Avec le ralliement d'Yves Hemedinger au maire sortant, l'atermoiement du député Eric Straumann (LR) et l'éparpillement des listes alternatives, Gilbert Meyer (LR) a un boulevard devant lui. En face, La République en marche a préféré investir Stéphanie Villemin, sa référente locale en quête d'un ancrage territorial, plutôt que de soutenir Tristan Denéchaud (MoDem), élu centriste déjà établi.

Ces municipales seront l'occasion pour le parti présidentiel de tester ou d'entamer son implantation en Alsace. La bipolarisation des scrutins présidentiel et européen ayant moins de prise dans une élection locale, l'opération va décevoir bien des ambitions déjà en marche.

Le terreau alsacien risque de ne pas être très fertile pour le jupitérien président.
Franck BUCHY

 

 
 

 

L'année du Zapping Ils sont venus, ils sont tous las

Publié dans le panorama le Mercredi 01 janvier 2020 à 09:55:51

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L'année du Zapping
Ils sont venus, ils sont tous las
 

 
Année préélectorale oblige, 2019 aura été marquée du sceau de la campagne des municipales. Déjà... Les candidats potentiels ont dansé la valse-hésitation plus souvent qu'à leur tour. Pour beaucoup, la précampagne aura été trop longue, usante. Entre atermoiements, tergiversations, reculades des uns et envolées velléitaires puis manoeuvres dilatoires des autres, les montagnes ont bien souvent accouché de souris... voire d'autres animaux.
Le dauphin-kangourou colmarien qui ne recule jamais

Prix spécial du jury à Yves Hemedinger, le dauphin-kangourou colmarien qui ne recule jamais. A-t-il bondi trop haut ou plongé trop profond ? Plus terre à terre, Eric Straumann a longtemps tourné autour du pot (au point de laisser des traces dans le maïs du côté de Saint-Hippolyte) avant de donner l'impression de reculer, lui aussi. Pour mieux sauter ?

Heureusement, il y a les poids lourds, ceux qui ne déçoivent jamais. Et dans la catégorie « J'y retourne quand même », Superchilbert plane bien au-dessus de la mêlée. Gilbert « Ce-sera-mon-dernier-mandat » Meyer est bien décidé à re-re-re-re-sauver la planète Colmar. Cette fois à coup de « passion » pour la ville et son peuple. Les habitants sont prévenus : avec tout l'amour qui risque leur tomber dessus ces prochains mois, attention à l'overdose ! Ce n'est pas au Conservatoire, où la musique n'a pas adouci grand-chose ces derniers temps, qu'on s'en plaindra...

Accessit pour Henri « Je-ne-serai-plus-maire » Stoll : Kayserbserg-Vignoble a finalement besoin de lui, il (s') en est convaincu. À Horbourg-Wihr, Philippe « Roga pas là » Rogala a parfois joué la politique de la chaise vide. Résultat : un adjoint (Thierry Stoebner) dans les pattes pour 2020, et bim ! À Wintzenheim, on aime les traditions : en 2008, Serge Nicole avait « planté » Guy Daesslé ; un modus operandi dont Claude Klinger-Zind semble vouloir s'inspirer pour 2020. Et dire que le déménagement du Poisson Rouge vers la zone industrielle de Colmar était censé ramener le calme dans la ville...
1 000 dessins pour Phil !

Autre monument local que l'on croyait, l'Auberge de l'Ill. À Illhaeusern, dans ce petit village alsacien qui, depuis les années 1950, résiste toujours et encore contre la malbouffe, ce n'est pas le ciel, mais une étoile qui est tombée sur la tête du chef Haeberlin. Ils sont fous ces Michelin !

Ah, au fait, en parlant de longévité, 2019 fut également l'occasion pour la rubrique du Zapping de fêter dignement ses 20 ans (et 1 000 dessins pour Phil !). On se dit rendez-vous en 2039 ?
Mathieu PFEFFER