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PAGE CHUCHOTEMENT : L'année 2019 en six dessins de Yannick Lefrançois

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:34:51

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Rétrospective
PAGE CHUCHOTEMENT : L'année 2019 en six dessins de Yannick Lefrançois
Le choix n'a pas été facile, mais voici notre sélection - subjective -, parmi les dessins parus cette année en pages Chuchotements . Dossier explosif (Stocamine), grand disparu (Tomi Ungerer), polémique au long cours (le Grand Est, la CEA), approche des élections municipales, persistance des actes antisémites, l'année 2019 a connu une actualité aussi diverse que chargée. Tous sont signés de Yannick Lefrançois, qui reprendra rapidement le crayon pour une année 2020 qui promet, elle aussi, d'être riche en événements politiques, élections municipales et sénatoriales en tête. Rendez-vous le lundi 6 janvier pour la reprise des Chuchotements .
 

 
 

 

 
 

 

Sécurité Routes Le retour prudent des 90km/h

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:33:53

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Sécurité Routes
Le retour prudent des 90km/h
Il faudra scruter de près les panneaux routiers pour savoir à combien on peut rouler. Certains départements ne reviendront pas sur le 80km/h et dans d'autres, la vitesse sera adaptée à chaque tronçon.
 

 
Le retour des panneaux 90 km/h : 25 départements l'annoncent.
Les départements peuvent depuis cette semaine replacer les panneaux 90 km/h sur des routes qui relèvent de leur périmètre. Le décret d'application de la Loi mobilités a été publié au journal officiel. Le texte recommande d'exclure « des zones spécifiques de par leur dangerosité ou proches des arrêts de transports en commun, à forte circulation d'engins de chantiers ou agricoles ».
« Sous-entendus et non-dits »

Ce décret ne signifie pas que les panneaux 90 vont revenir demain. Toutes les portions envisagées pour repasser à 90 km/h devront être soumises pour avis consultatif à une commission départementale de sécurité routière. Il faudra donc attendre que celle-ci rende son avis.

Deuxièmement, tous les conseils départementaux ne vont pas délibérer en ce sens :

- Vingt départements ont déjà annoncé qu'ils ne changeraient rien. Parmi eux, les Ardennes, la Loire-Atlantique, le Gard, le Rhône, la Corse, l'Ille-et-Vilaine, la Meurthe-et-Moselle, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, le Morbihan, la Nièvre, les Alpes-Maritimes ;

- 48 départements attendent le passage en commission ou l'évaluation du coût (420 000 euros pour 1 000 panneaux), quand ce n'est pas l'avis de l'assemblée ou les élections départementales de mars 2021 ;

- Enfin, parmi les 25 qui promettent le rétablissement, il ne s'agira pas de remettre le 90 km/h partout. « J'avais initialement annoncé que 80 % à 90 % du réseau départemental pourraient repasser à 90. Les nouvelles règles, définies unilatéralement par le gouvernement, m'en empêcheront. Néanmoins, tous les axes structurants repasseront à 90 », annonce François Sauvadet (UDI, Côte d'Or) farouche opposant aux 80 km/h et à la tête d'un des plus vastes départements de France. Même discours chez ses homologues du Tarn, de Corrèze, de l'Aude et du Loir-et-Cher. « Il y a des sous-entendus et des non-dits » dans le texte, estime Jean-Marie Bernard, président du conseil départemental des Hautes-Alpes, lui aussi prudent.
Le risque judiciaire

Car le texte ouvre la voie à des réclamations et procédures d'usagers (ou de leurs assureurs) engageant la responsabilité du gestionnaire des routes - les recommandations pourraient servir de cadre légal. « Repasser à 90 km/h, ce sont des décisions qui sont lourdes et qu'il faut assumer en conscience », a prévenu Édouard Philippe.

« Notre responsabilité pourrait d'évidence être engagée si l'on décide tout de même de relever la vitesse », redoute le président du conseil départemental de la Marne, Christian Bruyen (Droite). « Un piège juridique », soupire le Dordognot Germinal Peiro (PS).

Pas si simple de changer les panneaux... Surtout que, selon 40 millions d'automobilistes, « les routes et autoroutes où la vitesse change en quelques kilomètres sont celles où les radars flashent le plus ». Rémi Barbe, délégué à la sécurité routière, cite un autre chiffre : « En un an, de juillet 2018 à juillet 2019, 206 vies ont été épargnées sur les routes départementales en raison du ralentissement. »

La loi mobilité et le Nouvel an ne freinent pas la polémique.

 

 
 

 

Politique  Renouvellement Les nouveaux visages de 2019

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:36:24

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Politique  Renouvellement
Les nouveaux visages de 2019
De nouvelles personnalités politiques ont émergé lors de cette année 2019. De droite, de gauche ou du centre, elles devraient être encore plus présentes dans la vie publique en 2020.
 

 
En haut, de gauche à droite : Gabriel Attal, Adrien Quatennens, Jordan Bardella, Manon Aubry. En bas, de g. à d. : Sibeth Ndiaye, François-Xavier Bellamy, Aurélien Pradié, Damien Abad.
Il y a tout juste un an, François-Xavier Bellamy était un intellectuel, professeur de philosophie, connu par certains pour son essai Demeure, où il critiquait le besoin de renouvellement et de transformation de la société.

Puis il a été en un an propulsé tête de liste des Républicains, dont il n'était pas membre, pour les élections européennes de mai dernier. Son but était de fédérer la droite traditionnelle autour de lui et de freiner l'hémorragie d'électeurs chez les LR.

Il a échoué (8,48 % des voix), Laurent Wauquiez a été contraint de quitter la présidence de son parti. Mais François Xavier Bellamy, désormais député européen, est l'une des nouvelles figures de la politique.
À droite, un renouveau

Il n'est pas la seule nouvelle tête à droite. Aurélien Pradié, 33 ans, député du Lot, au profil beaucoup plus social, incarne l'avenir de son parti dont il est devenu secrétaire général. Cet admirateur de Chirac sait parler haut et exclure ceux qui dans son parti, frayent avec le RN de Marine Le Pen. Il est convaincu qu'il y a une place à droite pour son parti.

Révélation de 2019, il sera l'une des voix de l'opposition en 2020 avec Damien Abad, nouveau président du groupe LR à l'Assemblée. À 39 ans, il est loin d'être débutant mais a désormais un poste à la hauteur de son ambition.

Plus à droite, Jordan Bardella, 24 ans, a mené la liste du Rassemblement national en tête des Européennes. Adepte du sens de la formule et du raccourci, il se partage entre son nouveau poste de député européen et celui de vice-président du RN (ex-FN).
À gauche, de vrais talents

Le renouvellement touche tout l'échiquier politique. Tout à gauche, Manon Aubry, connue il y a un an des seuls spécialistes de la lutte contre l'évasion fiscale pour laquelle elle militait au sein de l'ONG Oxfam, est désormais députée européenne. Tête de liste pour la France insoumise, elle a récolté un peu plus de 6 % des suffrages.

Elle reste moins dans la lumière qu'Adrien Quatennens, député LFI du Nord, promu coordinateur de son parti par Jean-Luc Mélenchon. Impressionnant par son aisance et sa répartie, toujours courtois mais incisif, c'est incontestablement l'une des valeurs montantes de la politique.
Des marcheurs habiles

Le parti présidentiel, la République en marche, a aussi eu ses révélations en 2019. Sibeth Ndiaye, a remplacé Benjamin Griveaux au poste très exposé de porte-parole du gouvernement.

Ancienne conseillère presse d'Emmanuel Macron à l'Élysée, elle a un parler cash qui ne plaît pas à tout le monde mais qui a contribué à ce qu'elle soit immédiatement repérée par le plus grand nombre. Un atout pour sa fonction.

Elle est au gouvernement avec Gabriel Attal, venu du PS, comme elle. Le secrétaire d'État de la jeunesse, ancien député des Hauts-de-Seine s'est confronté aux gilets jaunes dans les débats télévisés alors que ses collègues ministres déclinaient les invitations. Ambitieux, il ne recule pas devant la difficulté. Et ils ne sont pas si nombreux...
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Les voeux de l'arbitre

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:37:22

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EDITORIAl : Les voeux de l'arbitre
 

 
de Didier Rose

Dans des conflits comme celui sur les retraites, l'escalade tient parfois à peu de chose. Les initiatives de deux belligérants trop zélés par exemple. Ainsi que le prouvent le secrétaire d'État Djebbari et le cégétiste Martinez, se construit alors la mécanique du durcissement des hostilités.

Le jeune politique Djebbari et le briscard syndical Martinez portent chacun ce qu'il faut de calculs très personnels et d'ambitions très conjoncturelles pour allumer la mèche de l'explosion sociale. Leurs sorties croisées l'attestent. Le premier réduit la CGT à une centrale de concassage forcené de toute réforme. Le second accuse vertement le gouvernement de fomenter un vrai micmac national.

En se morigénant par médias interposés, ces deux-là se sont trouvés. L'instant est propice aux déballages intéressés.

Valeur montante de la Macronie, Jean-Baptiste Djebbari se pousse du col en secouant la CGT et n'aurait rien contre de nouveaux galons, ni contre une réputation de pourfendeur des forces d'opposition au président. Il est sûrement galvanisé par la bévue de Noël de sa ministre de tutelle qui, au Maroc, s'est crue solidaire avec les Français restés à quai...

Philippe Martinez, quant à lui, ne manquera plus une occasion de damer le pion à son grand rival de la CFDT, surtout s'il peut apporter des gages de pugnacité à une base remontée contre les manières du pouvoir.

À ce stade du pourrissement des échanges, Djebbari et Martinez font la paire pour exprimer, sans gants, leur souhait de marquer la suite. Au prix d'une surenchère verbale inutile, puisqu'elle n'apporte rien au fond du débat.

Rien d'étonnant si l'Élysée avertit que les voeux présidentiels, demain, iront vers l'apaisement. Le clash entre Djebbari et Martinez est de ceux qu'il faut feindre d'arbitrer vite, avant qu'il n'y ait là un prétexte de plus à conflagration.

 

 
 

 

Environnement  Catastrophe naturelle Argile et sécheresse ne font pas bon ménage

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:38:50

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Environnement  Catastrophe naturelle
Argile et sécheresse ne font pas bon ménage
Les sécheresses suivies de réhydratation des sols argileux provoquent des mouvements de terrain qui fissurent voire fragilisent les habitations. En 2019 trois arrêtés préfectoraux de catastrophe naturelle sécheresse ont été pris pour 23 communes d'Alsace.
 

 
Les phénomènes de retrait-gonflement de certaines formations géologiques argileuses avaient été mis en évidence lors de la sécheresse exceptionnelle de l'été 2016. Certains sols, ayant une teneur en minéraux argileux ou marneux importante, sont particulièrement sensibles aux variations de teneur en eau. Ils ont tendance à se rétracter en période sèche et à gonfler en période humide, provoquant des tassements différentiels qui se manifestent par des désordres affectant principalement le bâti individuel. Les habitations individuelles, implantées sur des sols sensibles, parce qu'elles disposent des fondations les moins profondes sont particulièrement exposées au phénomène, avait expliqué en mai 2019, le ministère de l'Intérieur dans la nouvelle procédure de reconnaissance de catastrophe naturelle.
L'Alsace peu exposée

L'Alsace et le Grand Est dans son ensemble font partie des régions les moins exposées aux catastrophes naturelles sécheresse. Selon un rapport d'étude de la Mission risques naturels publié par la MRN (Mission des sociétés d'assurance pour la connaissance et la prévention de risques naturels), ces risques concernent principalement l'Occitanie (31 % des 8 500 communes reconnues au moins une fois en état de catastrophe naturelle entre 1988 et 2015), la Nouvelle Aquitaine (25 %), le Centre-Val de Loire (16 %), l'Ile-de-France (14 %), les Hauts-de-France (4 %).

Dans le Bas-Rhin, selon un rapport du service géologique national BRGM - réalisé en 2009 à la demande du ministère de l'Écologie et de l'Aménagement du territoire qui souhaitait disposer d'une information préventive - 24 communes ont été reconnues, entre 1989 et mai 2009, au moins une fois en état de catastrophe naturel pour ce type de phénomène. La Caisse centrale de réassurance avait placé le Bas-Rhin en 64e position des départements français. Le Haut-Rhin était encore moins atteint, avec une seule commune reconnue en état de catastrophe naturelle entre 1989 et mai 2009, ce qui le place en 79e position.

Ces phénomènes ont pris une réelle ampleur depuis les périodes sèches des années 1989-1991 et 1996-1997, prévient le BRGM. Le Bas-Rhin avait été particulièrement touché par la sécheresse de l'été 96, avec seize communes* reconnues en état de catastrophe naturelle, notamment dans l'agglomération strasbourgeoise. Par contre, l'été particulièrement sec de 2003 avait eu peu d'incidences sur le bâti alsacien. Seule la commune de Barr avait été retenue par l'arrêté de catastrophe naturel du 25/08/2004.

Au cours des dix dernières années, plusieurs arrêtés préfectoraux ont été pris pour des événements sécheresse survenus en 2009-2010, 2015 et 2018 (trois arrêtés pris en 2019, voir notre infographie) concernant 29 communes d'Alsace, Sarre-Union ayant fait l'objet de deux arrêtés en 2010 et 2019. Ces communes sont exposées, dans leur totalité ou pour partie, au retrait-gonflement des argiles comme le montre la carte Géorisques du ministère de la Transition écologique et solidaire, avec un fond de carte qui va de l'orange au rouge pour les formations géologiques les plus argileuses. Mais le plus dur du risque sécheresse reste à venir.

Les courtiers d'assurance du Grand Est s'étaient penchés, en octobre 2019, sur les risques climatiques et « les périls secondaires » que les experts de l'assurance appellent « la face cachée » du réchauffement climatique. Selon leurs prévisions, l'affaissement des sols (la subsidence) « est en train, aujourd'hui, de dépasser le risque des inondations, et pourrait encore augmenter de 30 % d'ici 2040 ». Entre 1998 et 2018, six épisodes de sécheresse se situent dans les 20 événements climatiques de métropole les plus coûteux, l'événement de 2003 ayant coûté à lui seul près de deux milliards d'euros, indique la MRN.

Mais qui dit fissure dans une maison, ne dit pas forcément sécheresse, prévient ce représentant de Groupama, un assureur qui a ouvert une cinquantaine de dossiers en 2018 en Alsace (45 dans le Bas-Rhin, trois dans le Haut-Rhin) pour des maisons fissurées. Une partie des dossiers est toujours en cours d'instruction. « La sécheresse est très médiatisée par les communes et cette cause vient rapidement à l'esprit, mais une expertise est nécessaire pour déterminer l'origine des fissures, qui peuvent avoir été provoquées par d'autres événements. Il faut aussi des études complémentaires pour savoir comment consolider des fondations. » Dans tous les cas le phénomène sécheresse sur le bâti représente un coût important pour les assureurs. Pour l'année 2018, Groupama Grand Est a provisionné une charge de 10 millions d'euros.

Les dégâts occasionnés par une sécheresse sont très variables, allant de la simple fissure à réparer aux travaux de consolidation des fondations, par micropieux, par injection, par la pose de longrines sur puits... Selon l'Agence qualité construction (AQC), le coût moyen d'un sinistre sécheresse est estimé à 16 300 euros et apparaît comme le coût le plus élevé des garanties « dommage ».
J.-F.C. (*) Les communes concernées par l'arrêté du 09/12/1996 pour les événements du 09/06/1996 : Achenheim, Bischheim, Eckbolsheim, Griesheim-sur-Souffel, Hangenbieten, Holtzheim, Kolbsheim, Lingolsheim, Mittelhausbergen, Oberhausbergen, Oberschaeffolsheim, Ostwald, Pfulgriesheim, Schiltigheim, Truchtersheim, Wolfisheim.

(*) Les communes concernées par l'arrêté du 09/12/1996 pour les événements du 09/06/1996 : Achenheim, Bischheim, Eckbolsheim, Griesheim-sur-Souffel, Hangenbieten, Holtzheim, Kolbsheim, Lingolsheim, Mittelhausbergen, Oberhausbergen, Oberschaeffolsheim, Ostwald, Pfulgriesheim, Schiltigheim, Truchtersheim, Wolfisheim.

 
 

 

L'affaissement des sols coûtera bientôt plus cher que les inondations

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 06:57:17

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L'affaissement des sols coûtera bientôt plus cher que les inondations
 

 
Les phénomènes de retrait-gonflement de certaines formations géologiques argileuses avaient été mis en évidence lors de la sécheresse exceptionnelle de l'été 2016. Certains sols, ayant une teneur en minéraux argileux ou marneux importante, sont particulièrement sensibles aux variations de teneur en eau. Ils ont tendance à se rétracter en période sèche et à gonfler en période humide, provoquant des tassements différentiels qui se manifestent par des désordres affectant principalement le bâti individuel. Les habitations individuelles, implantées sur des sols sensibles, parce qu'elles disposent des fondations les moins profondes, sont particulièrement exposées au phénomène, avait expliqué en mai 2019, le ministère de l'Intérieur dans la nouvelle procédure de reconnaissance de catastrophe naturelle.
Le Bas-Rhin plus exposé que le Haut-Rhin

L'Alsace et le Grand Est dans son ensemble font partie des régions les moins exposées aux catastrophes naturelles sécheresse. Selon un rapport d'étude de la Mission risques naturels publié par la MRN (Mission des sociétés d'assurance pour la connaissance et la prévention de risques naturels), ces risques concernent principalement l'Occitanie (31 % des 8 500 communes reconnues au moins une fois en état de catastrophe naturelle entre 1988 et 2015), la Nouvelle Aquitaine (25 %), le Centre-Val de Loire (16 %), l'Ile-de-France (14 %), les Hauts-de-France (4 %).

Dans le Bas-Rhin, selon un rapport du service géologique national BRGM - réalisé en 2009 à la demande du ministère de l'Écologie et de l'Aménagement du territoire qui souhaitait disposer d'une information préventive -, 24 communes ont été reconnues, entre 1989 et mai 2009, au moins une fois en état de catastrophe naturel pour ce type de phénomène. La Caisse centrale de réassurance avait placé le Bas-Rhin en 64e position des départements français. Le Haut-Rhin était encore moins atteint, avec une seule commune reconnue en état de catastrophe naturelle entre 1989 et mai 2009, ce qui le place en 79e position.

Ces phénomènes ont pris une réelle ampleur depuis les périodes sèches des années 1989-1991 et 1996-1997, prévient le BRGM. Le Bas-Rhin avait été particulièrement touché par la sécheresse de l'été 1996, avec 16 communes (*) reconnues en état de catastrophe naturelle, notamment dans l'agglomération strasbourgeoise. Par contre, l'été particulièrement sec de 2003 avait eu peu d'incidences sur le bâti alsacien. Seule la commune de Barr avait été retenue par l'arrêté de catastrophe naturel du 25 août 2004.

Au cours des dix dernières années, plusieurs arrêtés préfectoraux ont été pris pour des événements sécheresse survenus en 2009-2010, 2015 et 2018, et trois arrêtés pris en 2019 (voir notre infographie) concernant 29 communes d'Alsace, Sarre-Union ayant fait l'objet de deux arrêtés en 2010 et 2019. Ces communes sont exposées, dans leur totalité ou pour partie, au retrait-gonflement des argiles comme le montre la carte Géorisques du ministère de la Transition écologique et solidaire, avec un fond de carte qui va de l'orange au rouge pour les formations géologiques les plus argileuses. Mais le plus dur du risque sécheresse reste à venir.

Les courtiers d'assurance du Grand Est s'étaient penchés, en octobre 2019, sur les risques climatiques et « les périls secondaires » que les experts de l'assurance appellent « la face cachée » du réchauffement climatique. Selon leurs prévisions, l'affaissement des sols (la subsidence) « est en train, aujourd'hui, de dépasser le risque des inondations et pourrait encore augmenter de 30 % d'ici 2040 ». Entre 1998 et 2018, six épisodes de sécheresse se situent dans les 20 événements climatiques de métropole les plus coûteux, l'événement de 2003 ayant coûté à lui seul près de 2 milliards d'euros, indique la MRN.
Pas toutes les fissures

Mais qui dit fissure dans une maison, ne dit pas forcément sécheresse, prévient ce représentant de Groupama, un assureur qui a ouvert une cinquantaine de dossiers en 2018 en Alsace (45 dans le Bas-Rhin, trois dans le Haut-Rhin) pour des maisons fissurées. Une partie des dossiers est toujours en cours d'instruction. « La sécheresse est très médiatisée par les communes et cette cause vient rapidement à l'esprit, mais une expertise est nécessaire pour déterminer l'origine des fissures, qui peuvent avoir été provoquées par d'autres événements. Il faut aussi des études complémentaires pour savoir comment consolider des fondations. » Dans tous les cas, le phénomène sécheresse sur le bâti représente un coût important pour les assureurs. Pour l'année 2018, Groupama Grand Est a provisionné une charge de 10 millions d'euros.

Les dégâts occasionnés par une sécheresse sont très variables, allant de la simple fissure à réparer aux travaux de consolidation des fondations, par micropieux, par injection, par la pose de longrines sur puits... Selon l'Agence qualité construction (AQC), le coût moyen d'un sinistre sécheresse est estimé à 16 300 EUR et apparaît comme le coût le plus élevé des garanties « dommage ».
J.-F. C. (*) Les communes concernées par l'arrêté du 9 décembre 1996pour les événements du 9 juin1996 : Achenheim, Bischheim,Eckbolsheim, Griesheim-sur-Souffel, Hangenbieten, Holtzheim,Kolbsheim, Lingolsheim,Mittelhausbergen, Oberhausbergen, Oberschaeffolsheim, Ostwald, Pfulgriesheim, Schiltigheim,Truchtersheim, Wolfisheim.

 

 
 

 

Grève   Trafic SNCF :pas d'amélioration

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:39:47

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Grève  
Trafic SNCF :pas d'amélioration
 

 
La circulation ferroviaire sera encore bien perturbée ce lundi 30 décembre. En raison de la grève contre la réforme des retraites, le nombre de trains sera réduit. Sur le réseau TER, la circulation ne sera normale que sur une seule ligne, entre Mulhouse et Thann. 38 cars ont été affrétés pour assurer une desserte supplémentaire sur les trajets les plus impactés.

Sur les grandes lignes aussi, le nombre d'allers-retours est toujours réduit. Seuls six TGV (dont un Ouigo) assureront la liaison entre Strasbourg et Paris. Le trafic vers les autres destinations sera encore bien dégradé.

La SNCF signale que tous les TGV Inoui, Ouigo et Intercités qui circulent jusqu'au 2 janvier 2020 inclus sont garantis et visibles sur l'Assistant SNCF, sur OUI.sncf et tous les autres canaux de vente. Elle précise aussi que des places sont encore disponibles chaque jour dans les TGV et Intercités. Des clients annulant leurs voyages jusqu'à la date de départ, les places sont ainsi libérées et de nouveau accessibles pour les échanges ou les réservations. Les voyageurs à la recherche de places sont invités à vérifier plusieurs fois les disponibilités sur les sites ou applications de la SNCF.

 

 
 

 

Marchés de Noël  Le premier bilan des commerçants « Les Espagnols, ils achètent bien »

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:44:21

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Marchés de Noël  Le premier bilan des commerçants
« Les Espagnols, ils achètent bien »
Le rideau tombe sur les marchés de Noël de Colmar. Un bon cru 2019 porté par la clientèle de la vieille Europe, toujours fidèle et encline à la dépense. Quant à l'impact des grèves, il a été très limité.
 

 
Martin Ducros (au fond), du domaine Martin Jund, estime que l'affluence, et les affaires, sont restées « dans les clous » malgré quelques disparités.
« C'était peut-être plus difficile pour les hôtels ». La rengaine est revenue sur bien des lèvres de commerçants des marchés de Noël de Colmar ce dimanche 29 décembre. Certains d'entre eux ont constaté une nette baisse d'affluence « durant la semaine d'après Noël », comme Suzel, vendeuse chez le traiteur Gautier Zehrfuss qui a repris l'enseigne Fulgraff à Colmar. « Ça n'était pas comme d'habitude. C'était à cause des grèves, je pense ». C'était même « la semaine du désert. On attendait les clients ». À part cela, les clients de la vieille Europe, Espagnols en tête, ont fait marcher les tiroirs-caisses et les affaires n'ont pas été trop mauvaises, même sur les artères un peu en retrait comme au fond de la place de l'Ancienne-Douane.

Pour Patrick, qui vient depuis vingt ans illuminer la place des Six Montagnes Noires avec son stand d'objets en bois, ouvert et copieusement décoré sur les quatre faces, « Il y a eu mieux, mais cela reste intéressant », dit celui qui abandonne sa ville de Poitiers cinq semaines durant pour venir à Colmar. Lui aussi a beaucoup vendu « aux Européens, et surtout aux Espagnols qui adorent le bois ». D'autant que selon lui, le marché est « très bien conçu avec une bonne fluidité des mouvements de foule. On trouve ici une certaine rigueur et cela paie. Certes, on s'investit beaucoup dans la décoration, les lumières... Mais cela vaut le coup ».
« Le succès vient de la qualité des produits »

Pour Denise, viticultrice au domaine Alphonse Meyer de Zimmerbach et présente depuis bien longtemps au pied du Koïfhus, le cru 2019 a été « aussi bon que les vendanges » qui ont donné des vins fruités et équilibrés « grâce aux petites pluies ». L'effet des grèves, elle ne l'a pas ressenti, d'autant que les touristes lui sont fidèles. « Il faut savoir se faire une place. Ce sont les exposants qui attirent les gens et le succès vient de la qualité des produits ». C'est en outre une fierté de savoir que les vins de Zimmerbach agrémenteront les réveillons « aux quatre coins du monde ». Et particulièrement en Espagne. Là aussi, « c'est une tendance très marquée cette année ». En plus, les Espagnols « achètent bien ».

Par contre de l'avis général, les Russes semblent avoir disparu. « Ce sont les moins sympathiques », estime Suzel, de chez Fulgraff. Dans ce recoin de la place de l'Ancienne-Douane, ses mets locaux ont séduit des papilles internationales. Pour elle, le succès n'a rien à voir avec l'emplacement. « Ici, nous avons de l'espace. Les gens ont davantage le temps de découvrir les produits. Comment voulez-vous déguster quelque chose en étant constamment bousculé ? »

Place Jeanne d'Arc, Martin Ducros a le sourire. Même si le viticulteur du domaine Martin Jund, habitué des lieux et de la vie locale, n'a pas vraiment constaté de baisse de fréquentation. Et même si c'était le cas, « quand les allées sont plus clairsemées, on vient plus facilement prendre son temps et déguster ». Aux confins de l'hypercentre, ce haut-lieu du vin chaud tourne aussi beaucoup « avec les locaux ». Pas de quoi s'affoler pour le viticulteur colmarien. « Il y a un peu plus de monde que l'année dernière et un peu moins qu'il y a deux ans. Donc on est dans les clous ! » En plus, la foule « rend les gens un peu plus tendus ». Entre les allées surpeuplées et le peu de calme propice aux échanges fructueux, les commerçants des marchés de Noël ont fait leur choix. Dès ce lundi, l'ambiance va être différente dans la vieille ville rendue aux riverains et tout le monde va pouvoir souffler enfin. Derrière son éternel sourire, Martin ne cachait pas non plus son plaisir de « retrouver le calme des vignes ».
Nicolas PINOT PLUS WEB Voir notre diaporama sur notre site internet

 

 
 

 

« Les Espagnols, ils achètent bien »

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 06:54:33

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« Les Espagnols, ils achètent bien »
 

 
Martin Ducros (au fond), du domaine Martin Jund, estime que l'affluence, et les affaires, sont restées « dans les clous » malgré quelques disparités. Photos DNA /Nicolas PINOT
« C'était peut-être plus difficile pour les hôtels ». La rengaine est revenue sur bien des lèvres de commerçants des marchés de Noël de Colmar ce dimanche 29 décembre. Certains d'entre eux ont constaté une nette baisse d'affluence « durant la semaine d'après Noël », comme Suzel, vendeuse chez le traiteur Gautier Zehrfuss qui a repris l'enseigne Fulgraff à Colmar. « Ça n'était pas comme d'habitude. C'était à cause des grèves, je pense ». C'était même « la semaine du désert. On attendait les clients ». À part cela, les clients de la vieille Europe, Espagnols en tête, ont fait marcher les tiroirs-caisses et les affaires n'ont pas été trop mauvaises, même sur les artères un peu en retrait comme au fond de la place de l'Ancienne-Douane.

Pour Patrick, qui vient depuis vingt ans illuminer la place des Six Montagnes Noires avec son stand d'objets en bois, ouvert et copieusement décoré sur les quatre faces, « Il y a eu mieux, mais cela reste intéressant », dit celui qui abandonne sa ville de Poitiers cinq semaines durant pour venir à Colmar. Lui aussi a beaucoup vendu « aux Européens, et surtout aux Espagnols qui adorent le bois ». D'autant que selon lui, le marché est « très bien conçu avec une bonne fluidité des mouvements de foule. On trouve ici une certaine rigueur et cela paie. Certes, on s'investit beaucoup dans la décoration, les lumières... Mais cela vaut le coup ».
« Le succès vient de la qualité des produits »

Pour Denise, viticultrice au domaine Alphonse Meyer de Zimmerbach et présente depuis bien longtemps au pied du Koïfhus, le cru 2019 a été « aussi bon que les vendanges » qui ont donné des vins fruités et équilibrés « grâce aux petites pluies ». L'effet des grèves, elle ne l'a pas ressenti, d'autant que les touristes lui sont fidèles. « Il faut savoir se faire une place. Ce sont les exposants qui attirent les gens et le succès vient de la qualité des produits ». C'est en outre une fierté de savoir que les vins de Zimmerbach agrémenteront les réveillons « aux quatre coins du monde ». Et particulièrement en Espagne. Là aussi, « c'est une tendance très marquée cette année ». En plus, les Espagnols « achètent bien ».

Par contre de l'avis général, les Russes semblent avoir disparu. « Ce sont les moins sympathiques », estime Suzel, de chez Fulgraff. Dans ce recoin de la place de l'Ancienne-Douane, ses mets locaux ont séduit des papilles internationales. Pour elle, le succès n'a rien à voir avec l'emplacement. « Ici, nous avons de l'espace. Les gens ont davantage le temps de découvrir les produits. Comment voulez-vous déguster quelque chose en étant constamment bousculé ? »

Place Jeanne d'Arc, Martin Ducros a le sourire. Même si le viticulteur du domaine Martin Jund, habitué des lieux et de la vie locale, n'a pas vraiment constaté de baisse de fréquentation. Et même si c'était le cas, « quand les allées sont plus clairsemées, on vient plus facilement prendre son temps et déguster ». Aux confins de l'hypercentre, ce haut-lieu du vin chaud tourne aussi beaucoup « avec les locaux ». Pas de quoi s'affoler pour le viticulteur colmarien. « Il y a un peu plus de monde que l'année dernière et un peu moins qu'il y a deux ans. Donc on est dans les clous ! » En plus, la foule « rend les gens un peu plus tendus ». Entre les allées surpeuplées et le peu de calme propice aux échanges fructueux, les commerçants des marchés de Noël ont fait leur choix. Dès ce lundi, l'ambiance va être différente dans la vieille ville rendue aux riverains et tout le monde va pouvoir souffler enfin. Derrière son éternel sourire, Martin ne cachait pas non plus son plaisir de « retrouver le calme des vignes ».
Nicolas PINOT PLUS WEB Voir notre diaporama sur notre site internet

 

 
 

 

Mulhouse  Marché de Noël Plus de 13 000 mètres d'étoffes vendus et ce n'est pas fini

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:41:37

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Mulhouse  Marché de Noël
Plus de 13 000 mètres d'étoffes vendus et ce n'est pas fini
Ça y est, c'est fini. Le marché de Noël a baissé le rideau ce dimanche, après cinq semaines d'exploitation. Les chalets commencent à être démontés, la grande roue va rejoindre le Sud et les décorations vont être rangées. C'est l'heure du bilan.
 

 
On prend les dernières commandes de tissus.
Pas une édition ne sera donc épargnée par les événements. Lorsque ce n'est pas les intempéries, ce sont les attentats, lorsque ce ne sont pas les gilets jaunes, ce sont les grèves dans les transports et les mouvements de contestation autour de la réforme des retraites. Pourtant comme le petit village d'Astérix, le marché de Noël de Mulhouse a su résister et passer entre les gouttes avec une belle affluence au rendez-vous. Pour les chiffres, il faudra bien sûr confirmer même si chacun assure « avoir bien travaillé ».
La boutique pillée

C'est incontestablement du côté de la boutique aux Étoffes, installée à l'Hôtel de ville, que l'on affiche le plus grand sourire entre deux commandes car effectivement, le produit phare de cette édition 2019/2020, c'est la création de la fameuse étoffe de Noël inspirée par la créatrice mulhousienne Marie-Jo Gebel, et baptisée « Sonate ».

Et bien la sonate s'est transformée en tube de l'hiver et la boutique a été tout simplement pillée. Quelques jours avant Noël, il a fallu relancer l'impression ; une fabrication confiée à la manufacture Hartmann Euro T.F, à Munster. Quatre-vingts rouleaux de tissus supplémentaires ont été livrés. Mais il y a cinq jours, une nouvelle rupture est survenue.
13000 mètres,un record

Alors à la boutique, on prend les demandes et on s'engage à livrer les dernières commandes aux plus tard en février. « Cette année, nous avons vendu 13 000 mètres d'étoffes. C'est un record. Pour se faire une idée, l'an dernier le modèle choisi s'est bien vendu. Nous avions écoulé 7 000 mètres. Là c'est vraiment le modèle qui a boosté les ventes de la boutique », confie Clémence Saycocie, chargée de communication à l'Office de tourisme et des congrès de Mulhouse et sa région.
À la recherche d'authentique

Sur le marché, c'est aussi l'avis des artisans présents. Denis Gerthoffer, tient le stand de chocolat et biscuiterie du même nom, basé à Retzwiller. « Cela fait quinze ans que nous sommes là. On peut parler de bonne année, une année positive. Nous n'avons pas été impactés par les grèves. On a juste constaté qu'il y avait moins de Parisiens mais plus de touristes bretons. Ici nous proposons des produits de fabrication maison. C'est ce que les gens recherchent. Nous faisons nos propres chocolats avec des moules de notre fabrication, nous utilisons des produits locaux et nous avons des produits phares comme le Christollen à la fleure d'oranger ou le Berawecka maison. Les consommateurs veulent des produits vrais, sans conservateurs... Et puis globalement le marché est qualitatif, c'est une véritable carte postale avec la grande roue, le Temple et les Étoffes. Ça se sait et les gens viennent de loin. »

Du côté de la grande roue, « c'est une année moyenne. La pluie joue contre nous et toute la semaine il a plu. Heureusement, avec la prolongation du marché, nous avons gagné un dimanche d'exploitation », explique Jess Landgraf qui garde malgré tout le sourire. « Nous sommes une attraction phare avec notre roue, symbole de la cité, et qui surplombe le marché. Les gens adorent sauf lorsqu'il pleut ou qu'il vente ».
Un marché uniquesur le Grand Est

Intempéries ou pas, il faudra trois jours pour démonter le monstre d'acier qui va rejoindre Saint-Cyprien pour d'autres festivités. Ils seront là l'an prochain pour la huitième année consécutive...

Dernier tour sur le marché chez Marcel Vittel, 60 ans, un habitué des lieux. Ici on mange et l'on boit du vin chaud, des crêpes ou des gaufres. « C'est une bonne année, la météo n'a pas joué de mauvais tour, nous n'avons pas connu comme l'an passé le passage des gilets jaunes et des étudiants. Même si je comprends leurs revendications, à chaque fois cela jette un froid. Les touristes et les visiteurs viennent moins facilement ». Mulhouse est le seul marché de Noël qu'il assure en famille (sa fille travaille avec lui). « Ici nous tournons bien. Pour le reste de nos activités nous faisons les foires kermesses à Colmar, Belfort, Mulhouse et Épinal. Mais pour le marché de Noël nous préférons être ici. C'est un beau marché, il a une identité forte qui dépasse de loin la réputation d'autres marchés. D'ailleurs on s'en rend compte. Par exemple, Épinal n'a jamais réussi à pérenniser le sien. Ici d'année en année, il est de plus en plus beau et les gens viennent en nombre et consomment... »
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Marché de Noël : plus de 13 000 mètres d'étoffes vendus et ce n'est pas fini

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 06:55:00

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Marché de Noël : plus de 13 000 mètres d'étoffes vendus et ce n'est pas fini
 

 
Nikita, gérante de la grande roue, « une attraction phare ». Photo L'Alsace

La grande roue reste « une attraction phare avec la roue, symbole de la cité, qui surplombe le marché. Les gens adorent, sauf lorsqu'il pleut ou si ça souffle ». Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Pas une édition du marché de Noël de Mulhouse ne sera épargnée par les événements. Lorsque ce ne sont pas les intempéries, ce sont les attentats ; lorsque ce ne sont pas les gilets jaunes, ce sont les grèves dans les transports et la contestation contre la réforme des retraites. Pourtant, comme le village d'Astérix, le marché de Noël de Mulhouse a su résister et passer entre les gouttes avec une affluence au rendez-vous. Pour les chiffres, il faudra bien sûr patienter, même si chacun assure avoir « bien travaillé ».

C'est incontestablement du côté de la Boutique aux étoffes, installée à l'hôtel de ville, que l'on affiche le plus grand sourire, entre deux commandes. Effectivement, le produit phare de cette édition, c'est la fameuse étoffe de Noël, inspirée par la créatrice mulhousienne Marie-Jo Gebel et baptisée « Sonate ». Eh bien, la sonate s'est transformée en tube de l'hiver et la boutique a été tout simplement dévalisée. Quelques jours avant Noël, il a fallu relancer l'impression ; une fabrication confiée à la manufacture Hartmann Euro TF, à Munster. Quatre-vingts rouleaux de tissus supplémentaires ont été livrés. Mais, depuis cinq jours, c'est à nouveau la rupture. Alors, à la boutique, on prend les commandes et on s'engage à livrer les dernières commandes au plus tard en février.
« Un record »

« Cette année, nous avons vendu 13 000 mètres d'étoffes. C'est un record. Pour se faire une idée, l'an dernier, le modèle choisi s'est bien vendu. Nous avions écoulé 7000 mètres. Là, c'est vraiment le modèle qui a boosté les ventes de la boutique », confie Clémence Saycocie, chargée de communication à l'Office de tourisme et des congrès de Mulhouse et sa région.

La grande roue reste « une attraction phare avec la roue, symbole de la cité, qui surplombe le marché. Les gens adorent, sauf lorsqu'il pleut ou si ça souffle ». Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Denis Gerthoffer, basé à Retzwiller, est présent depuis quinze ans. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Côté fréquentation, les chiffres ne sont pas encore connus, mais les commerçants estiment avoir « bien travaillé ». Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Le démontage a commencé dès ce dimanche. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Un dernier verre de vin chaud pour cette année. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

La Boutique aux étoffes a été (pacifiquement) dévalisée de son produit-phare, le tissu de Noël. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Ce dimanche, le marché s'est terminé plus tôt que les autres jours, en fin d'après-midi. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Recherche d'authenticité

Sur le marché, c'est aussi l'avis des artisans. Denis Gerthoffer, basé à Retzwiller, tient le stand de chocolat et biscuiterie du même nom. « Cela fait quinze ans que nous sommes là. On peut parler de bonne année, une année positive. Nous n'avons pas été impactés par les grèves. On a juste constaté qu'il y avait moins de Parisiens mais plus de touristes bretons. Ici, nous proposons des produits de fabrication maison. C'est ce que les gens recherchent. Nous faisons nos propres chocolats avec des moules de notre fabrication, nous utilisons des produits locaux et nous avons des produits phares comme le Christstollen à la fleur d'oranger ou le beraweacka. Les consommateurs veulent des produits vrais, sans conservateur. Et puis globalement le marché est qualitatif, c'est une véritable carte postale avec la grande roue, le temple et les étoffes. Ça se sait et les gens viennent de loin. »

Du côté de la grande roue, « c'est une année moyenne. La pluie joue contre nous et, toute la semaine, il a plu. L'an dernier, c'était les grèves... Heureusement avec la prolongation du marché, nous avons gagné un dimanche d'exploitation », explique Jess Landgraf, qui garde malgré tout le sourire. « Nous sommes une attraction phare avec notre roue, symbole de la cité, qui surplombe le marché. Les gens adorent, sauf lorsqu'il pleut ou si ça souffle. » Il faudra trois jours pour démonter le monstre d'acier qui va rejoindre Saint-Cyprien pour d'autres festivités. Il sera là l'an prochain pour la huitième année consécutive.

Dernier tour sur le marché, chez Marcel Vittel, 60 ans, habitué des lieux. Ici, on mange et on boit du vin chaud, des crêpes ou des gaufres. « C'est une bonne année, la météo n'a pas joué de mauvais tour, nous n'avons pas connu comme l'an passé le passage des gilets jaunes et des étudiants. Même si je comprends leurs revendications, à chaque fois cela jette un froid. Les touristes et les visiteurs viennent moins facilement. » Mulhouse est le seul marché de Noël qu'il assure en famille (sa fille travaille avec lui). « Ici, nous tournons bien. Pour le reste de nos activités, nous faisons les foires-kermesses à Colmar, Belfort, Mulhouse et Épinal. Mais, pour le marché de Noël, nous préférons être ici. C'est un beau marché, il a une identité forte qui dépasse de loin la réputation d'autres marchés. D'ailleurs, on s'en rend compte. Par exemple, Épinal n'a jamais réussi à pérenniser le sien. Ici, d'année en année, il est de plus en plus beau, les gens viennent en nombre et consomment... »
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Fin à Colmar et Mulhouse, Strasbourg ferme ce soir

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 06:58:09

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Fin à Colmar et Mulhouse, Strasbourg ferme ce soir
 

 
Le marché de Noël de la place de la Cathédrale, à Strasbourg, prendra fin ce lundi soir à 18 h. Photo DNA/Cédric JOUBERT
La saison des marchés de Noël s'achève. Elle a pris fin ce dimanche soir à Colmar et à Mulhouse sur un bilan plutôt positif. De l'avis des commerçants dans les deux grandes villes haut-rhinoises, le mouvement de grève des cheminots n'a pas eu de conséquence majeure sur la fréquentation. Les touristes étaient cette année encore au rendez-vous, notamment à Colmar où les clients de la vieille Europe, Espagnols en tête, ont fait marcher les tiroirs-caisses. Les affaires n'ont donc pas été trop mauvaises, même sur les artères un peu en retrait comme au fond de la place de l'Ancienne-Douane.

À Strasbourg, le marché de Noël de la place de la Cathédrale, version réduite de celui qui a débuté il y a cinq semaines, prendra fin ce lundi soir. Le constat des exposants y est nettement plus nuancé, affecté notamment, selon eux, par un net recul du nombre de visiteurs parisiens. Cette édition a été marquée aussi par un début de polémique sur l'impact des lourdes mesures de sécurisation de l'ellipse insulaire.
La patinoire joue les prolongations

Il restera cependant une trace de la saison de Noël au centre-ville. La patinoire éphémère installée sur la place Kléber, qui rencontre un grand succès, joue les prolongations. Elle sera ouverte jusqu'au 12 janvier.

 

 
 

 

L'interview du lundi  Ungersheim : l'Épiphanie à l'Écomusée Bienvenue aux Rois mages

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:43:15

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L'interview du lundi  Ungersheim : l'Épiphanie à l'Écomusée
Bienvenue aux Rois mages
L'Écomusée d'Alsace fêtera l'Épiphanie le dimanche 5 janvier. Pour son dernier jour d'ouverture, le village accueillera les Rois mages et les petits rois feront leur tournée auprès des habitants.
 

 
Guy Macchi, président du collège des bénévoles de l'Écomusée d'Alsace et Thomas Lippolis, chargé de l'animation (de gauche à droite).
Thomas Lippolis, chargé de l'animation du musée, Guy Macchi, président du collège des bénévoles, et Daniel Ziegler, qui met en scène les grandes présentations du musée, lèvent le voile sur les animations qui marqueront la journée.
Thomas Lippolis, pouvez-vous expliquer et détailler l'animation des petits rois ?

Nous perpétuons la tradition des petits Rois mages comme cela se pratiquait autrefois dans nos villages alsaciens. La coutume est toujours vivace en Allemagne sous le nom de Sternensingen ; les enfants de choeur font une quête auprès des habitants. Notre médiation démarrera à 14 h 30 place des Charpentiers. Trois enfants costumés en Rois mages, accompagnés de l'étoile de Bethléem, de pages, d'un ou deux musiciens et des villageois, dont certains venus avec leurs animaux, iront de maisons en maison pour demander des offrandes. Si les habitants sont généreux, une inscription bienfaisante est inscrite à la craie sur le linteau de la porte d'entrée de la maison, soit 20 C + M + B 19. Les chiffres indiquent l'année de passage et les lettres sont les premières de trois mots latins formant l'expression « Christus mansoniem benedicat » ce qui signifie « Que Dieu bénisse cette maison ». Dans le cas d'un refus la maison est maudite : « Si vous ne voulez rien nous donner que le diable vous prenne tout ! » Le public est invité à accompagner le cortège.
Guy Macchi, comment l'arrivée des Rois mages se déroulera-t-elle ?

La médiation commencera à 17 h 15 sur la place des Charpentiers, avec une courte explication de l'Épiphanie. Puis, là aussi, à l'arrivée de l'étoile, un cortège, précédé des hallebardiers et du garde suisse, se formera pour rejoindre cette fois la ferme du Kochersberg. Les Rois mages arriveront à cheval. Ils descendront de leurs destriers, puis des tapis seront déroulés pour matérialiser le chemin menant jusqu'à la grange où se tiennent Marie et l'Enfant Jésus. Gaspard, Melchior et Balthazar offriront de l'encens, de l'or et de la myrrhe au nouveau-né. Le tout sera baigné d'une belle lumière et porté par une majestueuse musique baroque. Le public est ensuite invité à prendre des photos du tableau vivant reprenant le thème iconographique de l'Adoration des mages. Je présenterai ensuite les voeux pour la nouvelle année, en alsacien et en français, tels qu'on pouvait les dire autrefois.
Daniel Ziegler, comment avez-vous conçu la mise en scène de ces deux événements ?

L'idée principale est de revenir sur les choses simples, en proposant des moments imprégnés de souvenirs de notre enfance, avec des acteurs aux costumes chatoyants, et pour les villageois, des tenues proches de la réalité d'autrefois. Une quarantaine de bénévoles et salariés participeront aux présentations.
Thomas Lippolis, quelle sera la place de l'Épiphanie dans les autres médiations de la journée ?

À la maison des goûts et des couleurs, il y aura la recette de la galette des rois et, à 11 h 30, l'animation « Jour après jour » centrée sur les coutumes et les croyances populaires attachées à la « petite année », les douze jours compris entre Noël et l'Épiphanie. Par ailleurs il ne faut pas hésiter à questionner le personnel du musée. Et pour ceux qui voudraient approfondir la chose, nous proposons en boutique et pour deux petits euros seulement, un livret, édité par nos soins, qui fait le point sur le sujet et justement intitulé « traditions de Noël en Alsace ».
M.H. Y ALLER L'Épiphanie à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim, dimanche 5 janvier. Cortège des petits rois à 14 h 30 et arrivée des Rois mages à 17 h 15.

Y ALLER L'Épiphanie à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim, dimanche 5 janvier. Cortège des petits rois à 14 h 30 et arrivée des Rois mages à 17 h 15.

 
 

 

Bienvenue aux Rois mages

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 06:56:17

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Bienvenue aux Rois mages
 

 
Guy Macchi, président du collège des bénévoles de l'Écomusée d'Alsace et Thomas Lippolis, chargé de l'animation (de gauche à droite). Photo DNA /MH
Thomas Lippolis, chargé de l'animation du musée, Guy Macchi, président du collège des bénévoles, et Daniel Ziegler, qui met en scène les grandes présentations du musée, lèvent le voile sur les animations qui marqueront la journée.
Thomas Lippolis, pouvez-vous expliquer et détailler l'animation des petits rois ?

Nous perpétuons la tradition des petits Rois mages comme cela se pratiquait autrefois dans nos villages alsaciens. La coutume est toujours vivace en Allemagne sous le nom de Sternensingen ; les enfants de choeur font une quête auprès des habitants. Notre médiation démarrera à 14 h 30 place des Charpentiers. Trois enfants costumés en Rois mages, accompagnés de l'étoile de Bethléem, de pages, d'un ou deux musiciens et des villageois, dont certains venus avec leurs animaux, iront de maisons en maison pour demander des offrandes. Si les habitants sont généreux, une inscription bienfaisante est inscrite à la craie sur le linteau de la porte d'entrée de la maison, soit 20 C + M + B 19. Les chiffres indiquent l'année de passage et les lettres sont les premières de trois mots latins formant l'expression « Christus mansoniem benedicat » ce qui signifie « Que Dieu bénisse cette maison ». Dans le cas d'un refus la maison est maudite : « Si vous ne voulez rien nous donner que le diable vous prenne tout ! » Le public est invité à accompagner le cortège.
Guy Macchi, comment l'arrivée des Rois mages se déroulera-t-elle ?

La médiation commencera à 17 h 15 sur la place des Charpentiers, avec une courte explication de l'Épiphanie. Puis, là aussi, à l'arrivée de l'étoile, un cortège, précédé des hallebardiers et du garde suisse, se formera pour rejoindre cette fois la ferme du Kochersberg. Les Rois mages arriveront à cheval. Ils descendront de leurs destriers, puis des tapis seront déroulés pour matérialiser le chemin menant jusqu'à la grange où se tiennent Marie et l'Enfant Jésus. Gaspard, Melchior et Balthazar offriront de l'encens, de l'or et de la myrrhe au nouveau-né. Le tout sera baigné d'une belle lumière et porté par une majestueuse musique baroque. Le public est ensuite invité à prendre des photos du tableau vivant reprenant le thème iconographique de l'Adoration des mages. Je présenterai ensuite les voeux pour la nouvelle année, en alsacien et en français, tels qu'on pouvait les dire autrefois.
Daniel Ziegler, comment avez-vous conçu la mise en scène de ces deux événements ?

L'idée principale est de revenir sur les choses simples, en proposant des moments imprégnés de souvenirs de notre enfance, avec des acteurs aux costumes chatoyants, et pour les villageois, des tenues proches de la réalité d'autrefois. Une quarantaine de bénévoles et salariés participeront aux présentations.
Thomas Lippolis, quelle sera la place de l'Épiphanie dans les autres médiations de la journée ?

À la maison des goûts et des couleurs, il y aura la recette de la galette des rois et, à 11 h 30, l'animation « Jour après jour » centrée sur les coutumes et les croyances populaires attachées à la « petite année », les douze jours compris entre Noël et l'Épiphanie. Par ailleurs il ne faut pas hésiter à questionner le personnel du musée. Et pour ceux qui voudraient approfondir la chose, nous proposons en boutique et pour deux petits euros seulement, un livret, édité par nos soins, qui fait le point sur le sujet et justement intitulé « traditions de Noël en Alsace ».
M.H. Y ALLER L'Épiphanie à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim, dimanche 5 janvier. Cortège des petits rois à 14 h 30 et arrivée des Rois mages à 17 h 15.

 

 
 

 

Revoilà les Rois mages à l'Écomusée

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 06:55:58

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Revoilà les Rois mages à l'Écomusée
 

 
Les petits rois, en quête d'offrandes pour la nouvelle année. Archives L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
L'Écomusée d'Alsace fête traditionnellement l'Épiphanie en deux temps. D'abord avec les petits rois, un cortège d'enfants qui parcourt le village en quête d'offrandes pour la nouvelle année. Puis avec de fabuleux personnages vêtus de costumes étincelants, à savoir... les Rois mages. Un pur moment de magie et d'émerveillement pour petits et grands !
Y ALLER Dimanche 5 janvier de 10 h 30 à 18 h 30 à l'Écomusée d'Alsace, chemin du Grosswald à Ungersheim. Pour les petits rois, départ de la place des Charpentiers à 14 h 30 ; pour l'arrivée des Rois mages, départ de la place des Artisans à 17 h 15. Tarifs : 15 EUR/adulte, 10 EUR pour les enfants de 4 à 17 ans.

 

 
 

 

Oberentzen Commémoration Hommage à Jacques Burgart mort pour la France

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 05:33:08

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Oberentzen Commémoration
Hommage à Jacques Burgart mort pour la France
 

 
La famille de Jacques Burgart était présente pour la commémoration à l'initiative du Souvenir français.
À l'initiative du Souvenir français, un hommage a été rendu à Jacques Burgart, né le 4 mars 1960 à Colmar, sous-officier au 13e Régiment des dragons parachutiste basé à Dieuze et tombé au champ d'honneur, le 13 novembre 1990, alors qu'il était avec ses frères d'armes en Arabie Saoudite. Jacques Burgart avait 30 ans et accomplissait son devoir pour la défense des valeurs et de la République française, dans cette région du Moyen Orient. Parmi les personnalités présentes, Gilbert Dollé président du comité du Souvenir français de Colmar et délégué général adjoint du département, Jean Klinkert président de la section colmarienne du Souvenir français, du maire de la commune René Mathias, Jean-Marie Gutleben, président de l'amicale des anciens combattants, des porte-drapeaux, de la famille du militaire honoré dont son fils Vincent commandant de l'Armée de l'air et pilote de rafale. Depuis la fin des combats en Afrique du Nord et de la Guerre d'Algérie ce sont 561 soldats français qui sont morts pour la France ou au service de la Nation en opérations extérieures. Un « rosier de la mémoire » a été déposé par le Souvenir français sur toutes les tombes des militaires morts pour la France.

 

 
 

 

Hommage à Jacques Burgart mort pour la France

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 06:52:39

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Hommage à Jacques Burgart mort pour la France
 

 
La famille de Jacques Burgart était présente pour la commémoration à l'initiative du Souvenir français. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
À l'initiative du Souvenir français, un hommage a été rendu à Jacques Burgart, né le 4 mars 1960 à Colmar, sous-officier au 13e Régiment des dragons parachutiste basé à Dieuze et tombé au champ d'honneur, le 13 novembre 1990, alors qu'il était avec ses frères d'armes en Arabie Saoudite. Jacques Burgart avait 30 ans et accomplissait son devoir pour la défense des valeurs et de la République française, dans cette région du Moyen Orient. Parmi les personnalités présentes, Gilbert Dollé président du comité du Souvenir français de Colmar et délégué général adjoint du département, Jean Klinkert président de la section colmarienne du Souvenir français, du maire de la commune René Mathias, Jean-Marie Gutleben, président de l'amicale des anciens combattants, des porte-drapeaux, de la famille du militaire honoré dont son fils Vincent commandant de l'Armée de l'air et pilote de rafale. Depuis la fin des combats en Afrique du Nord et de la Guerre d'Algérie ce sont 561 soldats français qui sont morts pour la France ou au service de la Nation en opérations extérieures. Un « rosier de la mémoire » a été déposé par le Souvenir français sur toutes les tombes des militaires morts pour la France.

 

 
 

 

A35 : il chute avec sa moto

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 07:02:42

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A35 : il chute avec sa moto
 

 
Hier peu avant midi, un homme de 58 ans a perdu le contrôle de sa moto, sur l'A35, entre Bartenheim et la sortie Aéroport, dans le sens Mulhouse-Bâle.

La chute a été violente, mais heureusement, le motard n'a que légèrement été blessé. Il a été pris en charge par les sapeurs-pompiers de Saint-Louis, placés sous le commandement du lieutenant Berreur et transporté à la clinique des Trois Frontières.

La chute serait peut-être due à un défaut de pneumatique, le pneu arrière étant dégonflé. L'accident a généré un fort ralentissement sur l'A35.
N. M.

 

 
 

 

Quinze véhicules incendiés, six interpellations

Publié dans le panorama le Lundi 30 décembre 2019 à 07:03:13

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Quinze véhicules incendiés, six interpellations
 

 
Photo Archives DNA /Jean-Marc LOOS
Alors que la nuit de la Saint-Sylvestre se rapproche à grands pas, pompiers et policiers sont déjà sur le pied de guerre. Dans les quartiers de Strasbourg, cela fait plusieurs soirées qu'ils doivent sortir pour des feux de poubelles et de véhicules, accompagnés parfois d'épisodes de caillassage.

Les violences urbaines sont encore montées d'un cran samedi soir et durant la nuit qui a suivi. Trois poussées de fièvre se sont succédé dans différents secteurs du sud et de l'ouest de l'agglomération strasbourgeoise : d'abord entre 19 h 30 et 21 h, puis entre 23 h et 1 h, enfin vers 5 h du matin.
Tirs de gaz lacrymogène

Au total, une quinzaine de véhicules et une trentaine de poubelles ont été incendiés. Les sapeurs-pompiers et les forces de l'ordre ont à plusieurs reprises essuyé des tirs tendus de mortiers et de fusées. Aucun blessé n'est à déplorer. La police a répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène.

Six jeunes gens âgés de 13 à 16 ans soupçonnés d'avoir allumé des incendies ont été placés en garde à vue à l'hôtel de police de Strasbourg. Ils ont tous contesté les faits et ont vu leurs gardes à vue levées ce dimanche après-midi, dans l'attente des résultats de l'exploitation des images de vidéosurveillance. L'enquête se poursuit également pour identifier d'autres participants à ces violences urbaines.
A. B.