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Les aides 2019 majorées pour cause de sécheresse

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:36:22

© Dna, Dimanche le 29 Décembre 2019
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Agriculture  Politique agricole commune
Les aides 2019 majorées pour cause de sécheresse
Les agriculteurs du Bas-Rhin reçoivent le solde des aides 2019 de la PAC. Elles prennent en compte les difficultés liées à la sécheresse de l'été.
 

 
La sécheresse prise en compte dans le versement des aides.
Le solde des aides directes (premier pilier) de la PAC a été versé aux agriculteurs du Bas-Rhin par deux paiements des 12 et 18 décembre 2019, indique la préfecture dans un communiqué.
50,9 millions d'eurospour 3623 agriculteurs

Un acompte de 33,9 millions d'euros avait été versé à 3 458 agriculteurs du département au cours de la seconde quinzaine du mois d'octobre.

Le pourcentage de cette avance avait été majoré de 50 à 70 % pour les aides dites découplées (paiement de base, paiement redistributif, paiement vert et paiement en faveur des jeunes agriculteurs) et les aides couplées animales (aide bovine, ovine et caprine) et de 70 à 85 % pour l'indemnité compensatoire des handicaps naturels (ICHN), afin de prendre en compte les difficultés engendrées par la sécheresse estivale.

Le versement de ce solde, d'un montant de 17 millions d'euros, porte le total des aides directes 2019 à 50,9 millions d'euros pour 3 623 agriculteurs du Bas-Rhin.

Ce solde a été effectué après la réalisation des différents contrôles réglementaires permettant de s'assurer que les bénéficiaires remplissaient toutes les conditions d'éligibilité, notamment le respect des contraintes environnementales.
Agriculture biologique : après des retards de paiements, retour à la normale

D'autre part, après plusieurs années de retard dans le versement des aides à l'agriculture biologique et des mesures agroenvironnementales et climatiques (deuxième pilier de la PAC), les paiements s'effectuent à nouveau normalement.

Les campagnes 2016 et 2017 sont désormais clôturées : un montant de 6,6 millions d'euros a été versé à près de 700 agriculteurs.

Pour l'année 2018, 99 % des mesures agroenvironnementales et climatiques et 95 % des aides à l'agriculture biologique sont instruites et 3,4 millions d'euros ont d'ores et déjà été payés.

Pour la campagne 2019, l'instruction est en cours et les versements seront effectués, selon le calendrier normal, en mars 2020.

 

 
 

Retraites : toujours pas de trêve

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:33:20

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Social Manifestations
Retraites : toujours pas de trêve
Au 24e jour de grève, plusieurs manifestations ont eu lieu ce samedi en région et à Paris. Pas de trêve donc pour les manifestants. Le gouvernement a aussi voulu montrer qu'il était sur le pont.
 

 
La manifestation parisienne, samedi 28 décembre.
La contestation contre le projet de réforme des retraites est désormais plus longue que le conflit de 1995 dans les transports. Elle devrait encore durer...
Motivés

La période des fêtes ne freine pas la détermination de ceux qui luttent contre le projet de réforme des retraites : plusieurs manifestations ont eu lieu, notamment à Paris, Toulouse, Saint-Etienne et Rennes, à l'appel des syndicats CGT, FO, Solidaires et FSU. À Paris, le cortège a été rejoint par celui des gilets jaunes. « Peu importe la couleur du gilet. L'important est que l'on soit nombreux », a réagi Philippe Martinez, le leader de la CGT. La mobilisation a été clairsemée en région et plus fournie à Paris. Selon la préfecture de police, 4 500 personnes ont participé à ce défilé.
Gilets jaunes

Jérôme Rodrigues, une figure des gilets jaunes, a été légèrement blessé à un oeil samedi à Paris après avoir été touché par le bouclier d'un CRS. L'incident s'est produit à la fin d'une manifestation d'environ 300 gilets jaunes, quand la rangée de CRS qui la précédait s'est arrêtée en bout de parcours.
Regonflée

La gauche profite du conflit social pour redorer son blason. Elle soutient les grévistes et les manifestants.

Vendredi, la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon a proposé aux parlementaires de gauche d'alimenter une caisse de solidarité pour soutenir les grévistes.

Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitaliste) est de toutes les marches, ainsi que la sénatrice Esther Benbassa (Europe Ecologie-Les Verts). Fabien Roussel (Parti communiste français) s'est rendu dans un dépôt de bus à Asnières, près de Paris, pour soutenir les grévistes.
Rentrés

Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, et le secrétaire d'État chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, ont montré que le gouvernement était sur le terrain. Ils se sont rendus au centre national des opérations ferroviaires de la SNCF, près de la gare de l'Est à Paris.
Absente

Où en est la négociation ? Les discussions reprendront officiellement entre les syndicats et le gouvernement le 7 janvier prochain, avant la journée interprofessionnelle d'action prévue le 9 janvier.
Rares

« Il y a du mieux », a indiqué Élisabeth Borne au sujet de la circulation des trains. La SNCF prévoit la circulation de quatre TER sur dix ce dimanche, de six TGV sur dix et de trois intercités sur dix. C'est en région parisienne que la grève des transports est la plus durement ressentie : seules deux lignes de métro circulent normalement.
Discret

Le président de la République réside au fort de Brégançon (Var) et respecte la trêve des confiseurs. Emmanuel Macron a demandé une trêve (sans succès) lorsqu'il était à Abidjan juste avant Noël et reste depuis silencieux. Il le restera jusqu'à mardi soir, 31 décembre, pour la traditionnelle allocution de voeux à la nation.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Noël à Marrakech : Borne répond
Élisabeth Borne a passé quelques jours de vacances en famille à Marrakech. Cette petite escapade marocaine pour Noël a été critiquée par une partie de l'opposition. La ministre de la Transition écologique a assumé être partie rejoindre ses proches pour passer Noël « comme beaucoup de Français ».

La question est de savoir si un membre du gouvernement peut s'éclipser à l'étranger (même en restant joignable) pendant un conflit social majeur. Le gouvernement se serait sans doute passé volontiers de cette polémique.

 

Un barbecue informatif et une marche digestive

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:34:28

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Manifestation  Réforme des retraites
Un barbecue informatif et une marche digestive
Un barbecue informatif sur le parvis de la gare centrale à Mulhouse et une marche organisée par la CGT Haut-Rhin, FSU, FO et Solidaires... La réforme des retraites était au coeur de la mobilisation ce samedi. Au final plus de 300 manifestants ont été dénombrés.
 

 
Ils étaient un peu plus de 250 manifestants à manifester contre la réformes des retraites
On pensait que l'entre-deux fêtes allait plomber la mobilisation. Et finalement non !

Difficile de ne pas les voir avec leurs chasubles rouges de la CGT. Les premiers sur les rangs étaient les cheminots mulhousiens imperturbables en ce 24e jour de grève.
Plus de 250 manifestants dans le cortège

Dès 11 heures, ils étaient une cinquantaine installés devant la gare centrale de Mulhouse pour un barbecue informatif. Ils ont enchaîné dans la bonne humeur les karaokés et informé les voyageurs qui arrivaient ou partaient en passant par le parvis de la gare. Ils en ont profité pour faire signer une pétition pour le référendum concernant la privatisation de l'aéroport de Paris.

La suite s'est déroulée un peu plus tard avec un rassemblement dès 13 h 30 place de la Bourse pour une manifestation. À l'appel de la CGT du Haut-Rhin, de FO, de FSU et Solidaires, ils étaient un peu plus de 250 à se retrouver pour agir pour la défense des retraites. Un cortège qui a fait une boucle dans Mulhouse avec une halte Porte Jeune. La manifestation s'est terminée vers 15 h 30. À noter qu'un manifestant a été interpellé pour outrages en direction des policiers qui assuraient la sécurité du défilé.
Alain CHEVAL

 

 
 

300 manifestants entretiennent la flamme

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:34:50

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Strasbourg  Contre la réforme des retraites
300 manifestants entretiennent la flamme
À l'initiative du comité des cheminots en lutte, 300 manifestants se sont rassemblés, samedi après-midi, place de la Gare à Strasbourg, avant de défiler en ville. Pour repartir en force le 9 janvier.
 

 
Cette journée d'action a commencé, place de la gare à Strasbourg, par l'assemblée générale des cheminots en lutte.
« Le gouvernement ment. Pour tenter de déminer le conflit, il donne aux professions régaliennes, aux personnels volants, mais il faudrait qu'il donne à tout le monde et pour cela il doit retirer son projet », affirme ce militant de SUD. À l'appel du comité des cheminots en lutte et de l'intersyndicale (CGT, CNT, FO, FSU, Solidaires) près de 300 manifestants se sont rassemblés, samedi à 14 h place de la Gare à Strasbourg, pour assister à l'assemblée générale des cheminots qui souhaitaient montrer sur la place publique qu'il n'y avait « pas de trêve » pendant les fêtes de fin d'année. La grève du rail a été reconduite à l'unanimité, jusqu'à lundi, par une trentaine de cheminots présents. « On ne lâche rien, même si cela fait mal, même si cela coûte », commente un cheminot gréviste sous les applaudissements. « Le gouvernement joue le pourrissement du conflit, mais il ne fait que montrer que c'est le gouvernement qui est pourri », estime un militant de la CGT.
Caisse de grève : 4 000 eurosde dons à la CGT Bas-Rhinen une semaine

Certains manifestants s'attendaient à voir plus de monde à ce rassemblement, alors que beaucoup de salariés sont en vacances. D'autres se satisfont des 300 personnes mobilisées entre les deux grandes fêtes de fin d'année, dans le froid. Mais surtout « il n'y a pas d'essoufflement, les manifestations sont nombreuses en France, et la population continue à nous soutenir », se réjouissent tour à tour les manifestants et les représentants des syndicats, des gilets jaunes, des étudiants... invités à prendre la parole. Preuve de ce soutien de la population, la CGT a annoncé avoir dépassé 1,2 million d'euros pour sa caisse de grève. Dans le Bas-Rhin, l'union départementale CGT a comptabilisé, pour cette seule semaine, 4 000 euros de dons, « avec des chèques de 10,15, 20 euros..., sans compter les soutiens financiers directement envoyés au national ».

L'objectif est de mobiliser encore plus de monde pour la journée d'action intersyndicale du 9 janvier. Les étudiants en lutte vont la préparer en organisant une assemblée générale avant la fin des vacances. Les fonctionnaires territoriaux se préparent à une campagne de tractage. Des appels sont lancés en direction des professionnels de la santé, de l'éducation nationale qui témoignent de leurs conditions de travail qui se dégradent, des élèves handicapés qui ne peuvent pas être accompagnés comme ils devraient l'être, des augmentations salariales promises par le gouvernement qui sont « du pipeau ». « Je ne peux pas faire grève, mais je vous soutiens moralement, financièrement », explique cette jeune femme, une aide soignante qui travaille dans le privé, qui est aussi une ancienne gilet jaune.

« Dire que l'on soutient les cheminots ne suffit pas. Ce qu'il faut, c'est être tous dans la bagarre », lance un peu plus tard ce manifestant, avant qu'un retraité de la SNCF ne prévienne : « L'histoire des retraites est un pilier de nos conquêtes sociales. Si on perd, on va en prendre plein les dents. C'est la victoire ou des décennies de malheurs. » Après les prises de parole, plus de 250 manifestants sont partis en cortège en direction de la place de la République, puis une cinquantaine d'entre eux a décidé de continuer à défiler dans les rues de centre-ville lors d'« une manifestation sauvage ». La fin des vacances approche, la reprise sera chaude.
J.-F.C.

 

 
 

Un examen de conscience

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:39:04

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Un examen de conscience
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Vingt ans déjà que le monde a franchi l'an 2000 ! Deux décennies qui sont un trait à peine visible dans l'histoire de l'Humanité mais une tranche de vie importante pour nous, mortels. Comme souvent, tout est question de point de vue et d'échelle de temps. L'Histoire, donc, jugera le début de ce nouveau siècle. Entre crises climatiques, migratoires, politiques et militaires mais aussi avancées technologiques foudroyantes sur fond d'explosion numérique, des tendances lourdes se dégagent sur l'évolution des sociétés. L'oeil contemporain de l'observateur manque forcément de recul. Sans entonner le credo nostalgique du « c'était mieux avant », les perspectives ne sont pas toutes réjouissantes. À moins que derrière chaque crise, finalement, se cache un sursaut salutaire ?

Avant d'être repris par la SNCF dans un slogan publicitaire de nature à faire réfléchir en cette période de grève dans les transports, Aristote professait que « le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous ». C'est probablement à travers ce prisme que l'examen des deux décennies écoulées présente le plus grand intérêt. Sur le plan technologique, la révolution numérique entamée au siècle dernier a connu une accélération phénoménale. Par la main et la volonté humaine, les machines peuvent être autonomes et l'intelligence artificielle. L'espérance de vie ne cesse de s'allonger, jamais la communication n'a été aussi simple en tous points de la planète, jamais l'information n'a circulé aussi vite. Et pour quel résultat ? Chacun, individuellement, se réjouit de ces mutations, sans toujours s'apercevoir que les plus belles techniques peuvent aussi servir les pires desseins.

La seule question qui vaut finalement est celle du progrès pour l'Homme. Là encore, à chacun de dresser, en conscience, le bilan des deux dernières décennies. L'optimisme a beau être un des plus beaux traits de caractère de l'être humain, le monde apparaît tellement divisé aujourd'hui qu'il faudra un sursaut planétaire des hommes et femmes de bonne volonté pour inverser une tendance individualiste qui, depuis vingt ans, n'a, elle, pas reculé.

 

 
 

Les pétards font exploser les ventes

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:06:14

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Kehl Saint-Sylvestre
Les pétards font exploser les ventes
Depuis ce samedi, les Strasbourgeois font leurs emplettes de pétards et feux d'artifice à Kehl. En ayant l'air d'ignorer que leur usage, comme leur transport, en France sont interdits.
 

 
Du 28 au 31 décembre, les magasins sont autorisés à vendre pétards et feux d'artifice en Allemagne.
Les commerçants de Kehl savent attirer la clientèle française. Photo DNA /JEAN CHRISTOPHE DORN

Les pétards et fusées de catégorie F2 sont interdits par arrêté préfectoral du Bas-Rhin du 4 décembre au 5 janvier. Photo DNA /JEAN CHRISTOPHE DORN

Ils sont conformes à la norme européenne et contrôlés par un organisme fédéral allemand. Photo DNA /JEAN CHRISTOPHE DORN

Dans le supermarché Edeka, au centre-ville de Kehl, la direction a le sens du commerce. Les feux d'artifice sont exposés en évidence dans des emballages multicolores, juste à côté d'autres plaisirs du Nouvel An : les chocolats et les alcools forts. Les hommes surtout s'y attardent. « C'est interdit en France », glisse l'un d'eux à sa compagne, l'air gourmand.

Les petits commerces de Kehl font une partie de leur chiffre d'affaires dans les feux d'artifice trois jours par an. Photo DNA /JEAN CHRISTOPHE DORN
En Allemagne, 130 millions d'euros lancés dans les airsà chaque Nouvel An

Feux de Bengale, coups de canon, chandelles magiques, maître des fusées, mega Vésuve, overdose... Même quand ils ne connaissent pas la traduction des noms des explosifs, les clients savent pourquoi ils sont là. Tous sont de catégorie F2, interdits par arrêté du préfet du Bas-Rhin du 4 décembre au 5 janvier. « L'an dernier, 39 des 65 blessés de la Saint-Sylvestre dans le département étaient mineurs », rappelle le service de communication de la préfecture.

En Allemagne comme en France, les enfants ont le droit aux petits pétards (catégorie F1) à partir de 12 ans. Mais l'arrêté préfectoral (tout comme dans le Haut-Rhin) interdit aussi les fusées, mortiers et chandelles classés F2 aux adultes pendant la période citée, alors qu'ils sont autorisés le reste de l'année et dans les autres régions françaises. Motif : « Ils peuvent être détournés de leur usage, par exemple si on vise les pieds de quelqu'un avec », explique la préfecture.

Et surtout, les Alsaciens adorent les pétards, comme les Allemands, qui lancent à chaque nouvelle année près de 130 millions d'euros dans les airs - et produisent 5 000 tonnes de particules fines en une seule nuit. À Kehl, entre le 28 et le 31 décembre, période où leur vente est autorisée outre-Rhin, le bruit sporadique des pétards qui explosent est aussi naturel que le son des cloches d'églises.
« C'est la tradition »

« Voilà des années qu'on allume des feux d'artifice. C'est la tradition, "ils" ne pourront pas nous l'enlever ! » s'écrie une vieille dame appuyée sur sa canne, dans un magasin de la rue piétonne de Kehl. Elle est venue ici « parce qu'à Strasbourg, on ne trouve presque rien ». Son petit-fils tasse dans un sac en plastique une batterie de « bombes » et un « Vésuve » en forme de cône, censé déclencher un geyser lumineux de plusieurs mètres. Un peu voyant dans le tram, en cas de contrôle policier. « Ce n'est pas grave, nous sommes venus en voiture », assure la dame, qui refuse de donner son prénom.

Monique feuillette le dépliant spécial fêtes d'Edeka pendant que son petit-fils choisit ses fusées. Sur le papier, la « rocket star » côtoie les « flying legends », entre le hareng mariné et la charcuterie. « Au Lidl, il n'y a déjà plus rien... J'ai vu des familles partir avec les caddies pleins ! »

Paul, la vingtaine, venu de Bischheim, assure avoir une bonne adresse dans un PMU près de Strasbourg. « Mais ici, c'est beaucoup moins cher, et on trouve de tout. »
Extincteur à portée de main

Un jeune Obernois range à grand-peine ses énormes fusées dans un sac de sport. Il montre son ticket de caisse au stand de tabac... et reçoit un pétard en bonus. « C'est la règle à partir de 25 EUR d'achat », explique la vendeuse. Pourquoi ne pas le donner directement en caisse ? « Parce qu'ici, nous disposons d'un extincteur », précise-t-elle.

Jeunes des cités, pères de famille ou grands-mères, le profil de l'acheteur français de pétards outre-Rhin est divers. Mais il contrevient à la loi en deux points : « Non seulement ces pétards sont prohibés sur le territoire du Bas-Rhin, mais il est interdit de leur faire passer la frontière, sauf autorisation préalable », rappelle-t-on à la préfecture.
« Un mortier gros comme ça, la tête de ma mère »

Pourtant, les engins vendus dans le commerce allemand pour la Saint-Sylvestre ne sont pas les plus dangereux. « Sur le carton d'emballage figurent la quantité de poudre, le marquage CE (pour Conformité européenne) et le numéro de contrôle de la BAM (Bundesanstalt für Materialforschung ou Institut fédéral de recherche sur les matériaux) », détaille Maninder Bawa, vendeur de prêt-à-porter dans la rue piétonne - et de pétards trois jours par an. « Les feux d'artifice de catégorie F3 ne sont autorisés que pour les collectivités et les professionnels. » Ils circulent pourtant côté français, via la vente sur Internet. Importés en général d'Europe de l'Est, ils peuvent causer des blessures graves. « J'ai vu un mortier à 45 EUR gros comme ça, la tête de ma mère ! » s'enthousiasme un jeune homme dans le tram de retour vers Strasbourg. Ce sont ceux-là qui explosent régulièrement au Port du Rhin, histoire de se faire la main en attendant la fête.
Catherine PIETTRE

 

 
 

Il importe de ne pas importer

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:21:28

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VOGELGRUN Achats de pétards en Allemagne
Il importe de ne pas importer
L'importation de pétards en Alsace est interdite. Les gendarmes en ont saisi 40 kilos à Vogelgrun samedi matin, achetés à moindre coût dans les grandes surfaces allemandes.
 

 
Pendant deux heures, la gendarmerie a contrôlé les véhicules venant d'Allemagne.
C'est une tradition. Les gendarmes se postent chaque fin d'année à la frontière franco-allemande. Ils étaient là, samedi matin pendant deux heures pour contrôler les véhicules venant d'Allemagne. Un arrêté préfectoral de 2013 interdit en effet l'importation d'articles pyrotechniques, quels qu'ils soient, l'Alsace et le Haut-Rhin ayant été particulièrement touchés par les accidents. Certains ont été mortels, d'autres ont entraîné des mutilations, comme l'année dernière à Munster. Un contrevenant justifiera son infraction par le moindre coût engendré par un achat à Breisach : « C'est moitié prix », a confirmé le jeune Colmarien.

De la brigade de Neuf-Brisach, de la communauté de brigades de Colmar-Jebsheim, de l'escadron départemental de sécurité routière du Haut-Rhin, du peloton de surveillance et d'intervention, de la brigade de recherches, une vingtaine de gendarmes était mobilisée. L'équipe cynotechnique de la gendarmerie de Meyenheim avait délégué son maître-chien et son berger malinois. La chienne Tervu est spécialisée dans la recherche de stupéfiants, d'armes et de munitions et de billets de banque. Deux membres de la Polizei de Breisach étaient également présents.
Jusqu'à 15 000EUR d'amende...

Sur réquisition du procureur de la République, les gendarmes avaient l'autorisation de fouiller les coffres. C'est dans l'un d'eux qu'ils ont saisi quelque 35 kilos de pétards de toutes sortes. Le jeune conducteur a été conduit dans le bâtiment habituellement dévolu aux informations touristiques et a fait l'objet d'un rappel à la loi, lequel prévient qu'en cas de récidive, la sanction peut aller jusqu'à un an de prison et 15 000 EUR d'amende. Ce qui, comme lui a signalé un sous-officier, « fait cher le pétard ». Il a pu reprendre la route sans ses achats d'un montant supérieur à 270EUR.

L'année dernière au même endroit, 35 kilos avaient été saisis. Les gendarmes ont fait mieux cette année avec une prise dépassant 40 kilos.
Ph.M.

 

 
 

STRASBOURG Des jeunes s'engagent dans les actions du Conseil départemental

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:00:16

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STRASBOURG  Service civique
Des jeunes s'engagent dans les actions du Conseil départemental
Stéphanie Kochert, conseillère départementale du Bas-Rhin, Philippe Meyer, vice-président du Conseil départemental du Bas-Rhin et Philippe Haas, président d'Unis-Cité Alsace, ont accueilli les volontaires du Conseil départemental du Bas-Rhin et d'Unis-Cité de la promotion 2019-2020.
 

 
Depuis 2011, 329 jeunes ont été accueillis au sein des services du Conseil départemental du Bas-Rhin sur des missions relatives à l'éducation, la solidarité, l'environnement, la mémoire et la citoyenneté, la culture et le sport. Ce sont aussi 93 agents de la collectivité qui ont assuré une mission de tutorat auprès de ces jeunes.

Le bilan est largement positif pour les volontaires, comme pour les services. En effet, si le service civique offre la possibilité de donner du sens à un engagement, de susciter des vocations et de développer des compétences et expériences, il permet à la collectivité de s'inscrire dans un dispositif de formation et d'insertion professionnelle en direction de jeunes Bas-Rhinois.

Pendant la durée de ces missions, le jeune volontaire reçoit une formation. Intégré dans une équipe de professionnels, le volontaire développe une expérience utile aux autres et un engagement reconnu et valorisé dans son parcours professionnel. En effet les compétences acquises durant la période sont prises en compte dans la VAE (validation des acquis de l'expérience) et dans le passeport orientation et formation. Une attestation de Prévention et secours civiques de niveau 1 est également délivrée aux volontaires
Un partenariat fort entre le Conseil départemental et Unis-Cité

Le président du Conseil départemental du Bas-Rhin Frédéric Bierry souligne l'importance de cette mobilisation de la jeunesse face aux défis sociétaux. Il se réjouit d'offrir à ces jeunes un cadre d'engagement, dans lequel ils pourront gagner en maturité et en compétences, et prendre le temps de réfléchir à leur propre avenir, tant citoyen que professionnel.

Depuis 2008, le Conseil départemental soutient l'association Unis-Cité pour ses missions d'accompagnement de jeunes volontaires effectuant des projets d'intérêt général sur des missions relevant des compétences du Conseil départemental (senior, environnement, handicap et jeunesse notamment).

 

 
 

Au final plus de 250 manifestants à Mulhouse

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:13:11

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Au final plus de 250 manifestants à Mulhouse
 

 
Plus de 250 manifestants se sont rassemblés place de la Bourse à Mulhouse samedi en début d'après-midi, pour montrer leur opposition à la réforme des retraites. Ils étaient déjà une cinquantaine le matin à se retrouver à l'appel de la CGT Cheminots, devant la gare centrale pour un barbecue informatif. Mais le gros des troupes s'est retouvé sous une même bannière (CGT Haut-Rhin, FO, FSU, Solidaires) pour une manifestation en ville. Au cours de cette dernière, un manifestant a été interpellé après avoir insulté les forces de l'ordre qui encadraient le cortège.
A.C.

 

 
 

A l'école de la bienveillance

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:29:51

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Kingersheim  Jeunes migrants isolés
A l'école de la bienveillance
Depuis le mois de septembre, Evelyne Rogez et Agnès Hugelé, deux enseignantes à la retraite, occupent une salle du Créa deux fois par semaine pour y donner des cours de soutien scolaires à des jeunes migrants. Une démarche démarrée avec des bouts de ficelle qui trouve enfin sa légitimité.
 

 
Evelyne Rogez inculque les bases du français à un jeune migrant isolé hébergé à l'hôtel du Kaligone à Kingersheim.
Mis en place en direction des jeunes migrants mineurs isolés hébergés à l'hôtel du Kaligone, ce dispositif d'apprentissage bénévole existe depuis 3 ans. « Agnès et moi avons été sensibilisées par la Communauté des paroisses de Kingersheim-Wittenheim à la situation de ces jeunes qui arrivent en France sans aucune famille et qui sont dans l'isolement le plus total. Nous sommes spontanément allées à leur rencontre pour voir comment on pouvait les aider », raconte Evelyne Rogez.
Les premiers cours dans.. la cuisine de l'hôtel

Fortes de leur longue expérience dans l'Éducation Nationale, elles ont vite mesuré l'intérêt de leur donner de cours de soutien scolaire (français, maths, culture générale...) pour leur permettre de mieux appréhender les différentes étapes de leur parcours d'intégration.

Au départ, elles officiaient... dans la cuisine de l'hôtel ! Si le lieu était peu adapté pour enseigner dans de bonnes conditions, il aura eu le mérite d'enclencher une mécanique bienveillante autour de leur initiative. Les équipes des médiathèques de Wittenheim et Kingersheim ont naturellement pris le relais en ouvrant successivement leurs portes avant de céder la place au Créa qui met à leur disposition une salle de cours plus appropriée.

Ces jeunes relevant de la compétence de l'ASE (Aide sociale à l'enfance) peuvent ainsi bénéficier d'un accompagnement renforcé notamment pour franchir le cap des tests du CIO (Centre d'information et d'orientation) qui sont déterminants pour la suite de l'avenir.

Pour la plupart francophones, ils n'ont pas trop de difficulté à suivre. « On en a déjà eu du Bengladesh et du Pakistan avec lesquels c'était un peu plus compliqué mais ces jeunes viennent en grande partie d'Afrique. On se rend compte que ces gamins, qui ont vécu des moments très durs, ont des connaissances qu'ils ont oubliées par la force des choses, on les aide à les réactiver » explique Evelyne.
A leur tour,ils s'investissentdans le bénévolat

En 2018, à l'initiative de la mairie de Kingersheim, un comité de pilotage rassemblant les institutionnels et les bénévoles avait été créé. Il a favorisé la constitution d'un réseau d'entraide plus structuré. Avec cette dynamique collective, le but est de donner à ces jeunes les clés et les outils pour s'en sortir. Les deux enseignantes observent avec satisfaction qu'il en découle également une plus grande légitimité de leur action aujourd'hui auprès de l'institution. « Ces jeunes sont remarquables ! Ils sont volontaires, toujours souriants malgré les épreuves traversées et d'un sérieux irréprochable. On le fait parce qu'ils ont vraiment besoin d'être aidés. Je m'imagine que c'est mon fils qui pourrait être dans la même situation et j'aimerais qu'il puisse trouver autour de lui la même bienveillance » sensibilise Agnès Hugelé.

Un rôle ne s'arrêtant pas à une relation de transmission de savoirs ou d'aide à la recherche d'une formation. En effet, accès aux spectacles du festival Momix, sorties au zoo, dans les musées et la période actuelle s'y prêtant dans les marchés de Noël, les deux retraitées agissent de sorte à les mettre en lien avec le reste de la cité et à les rendre visibles. Et même s'ils sont dans la précarité, eux aussi s'investissent par exemple en participant aux journées citoyennes de Kingersheim et Wittenheim, en donnant un coup de main à la préparation du festival Ramdam ou encore en offrant leurs services de garderie à la Pause solidaire organisée le samedi matin à Mulhouse par le collectif Urgence Welcome pour les parents demandeurs d'asile fatigués ayant besoin de souffler un peu. Une implication pour la bonne cause montrant que la bienveillance se retrouve de part et d'autre dans la relation unissant ces jeunes migrants à leurs accompagnants.
Zohra B.

 

 
 

Noël à l'Ehpad le Castel blanc

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 05:59:08

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Noël à l'Ehpad le Castel blanc
 

 
La chorale Sainte-Cécile a invité les résidents à entonner des chants de Noël. Photo L'Alsace /J.-M.R.
Les résidents de l'Ehpad de Masevaux-Niederbruck étaient conviés à la fête de Noël organisée par le personnel dans les deux unités de l'établissement. Dans le hall d'accueil du pavillon André, le directeur, Laurent Braesch, a salué les invités officiels, le maire Laurent Lerch et ses conseillers, la conseillère départementale, Fabienne Orlandi, les membres du conseil d'administration, les médecins et les bénévoles. Il a remercié ses équipes et leur a transmis les félicitations en soulignant « l'excellente réputation de l'établissement au niveau départemental ».

Les invités ont fait le tour des pavillons pour souhaiter de bonnes fêtes aux résidents et distribuer des sachets de chocolats. La chorale Sainte-Cécile, dirigée par Joseph Robischon et accompagnée à la guitare par le curé Frédéric Flota, a interprété des chants de Noël, fredonnés par les résidents. Une animation musicale était également prévue sur chaque site et un goûter gourmand a été servi à tous.

 

 
 

Favoriser la vigilance entre voisins

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:05:37

© L'alsace, Dimanche le 29 Décembre 2019
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Favoriser la vigilance entre voisins
 

 
La signature du protocole par les maires de Steinbach, d'Uffholtz et le sous-préfet de Thann-Guebwiller. Photo L'Alsace /IA
Vendredi dernier, à la mairie d'Uffholtz, un protocole de vigilance citoyenne a été signé par les maires de Steinbach, d'Uffholtz et le sous-préfet de Thann-Guebwiller, Daniel Merignargues. Ce dernier a insisté sur un point : « Il ne s'agit pas de délation, mais bien de vigilance entre voisins. Il convient d'arriver à signaler des faits, des gestes pour se protéger soi-même mais aussi les autres ».
« Avoir le réflexe d'être attentif »

Il a poursuivi en invitant les habitants « à faire en sorte que l'on ne rentre pas chez vous simplement, en laissant la clef sous le pot de fleurs. La vigilance est efficace, ça a un effet plumeau (c'est-à-dire un déplacement de la délinquance, NDLR). C'est une prise de responsabilité. Il ne s'agit pas d'être derrière son rideau et surveiller le voisin, mais avoir le réflexe d'être attentif. »

Le major Renaud Rat a rappelé que ce « dispositif a été mis en place cet été avec le concours de bénévoles. Des panneaux seront fixés à l'entrée des villages de Steinbach et d'Uffholtz qui signent aujourd'hui ce protocole. Nous invitons la population à appeler le 17 ».

Le chef d'escadron de gendarmerie de Soultz, Bruno Serain, a insisté sur le fait « d'être rapide dans la transmission des informations. Plus c'est rapide, mieux nous pouvons intervenir. »
« Tranquillité vacances », c'est toute l'année

À la demande du conseiller municipal Michel Knoerr, la gendarmerie a souligné que « l'opération tranquillité vacances est constamment en place, toute l'année, et elle peut se faire par mail ». Pour Michel Brayé, volontaire bénévole de Steinbach, il s'agit surtout « de changer l'état d'esprit des gens, donner ses clefs aux voisins si on part longtemps. C'est un outil pour faciliter la prévention de la délinquance ».

Pour les gendarmes, « les volontaires référents sont des relais entre les élus et la gendarmerie ». Le sous-préfet a relevé avec satisfaction « qu'il y a des gens qui n'ont pas peur de s'engager » dans cette démarche.
I.A.

 

 
 

Défaut de concurrence pour les accueils de loisirs

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:10:28

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Défaut de concurrence pour les accueils de loisirs
 

 
L'aménagement de la place de jeux, à côté de la salle polyvalente de Dietwiller qui sera agrandie, est achevé. Photo L'Alsace /J.-P.F.
Gilbert Fuchs, rapporteur du dossier, a soumis deux situations similaires à ses collègues du Syndicat de communes de l'Île-Napoléon (SCIN). Une procédure de renouvellement de la convention de délégation de service public pour l'organisation d'accueils de loisirs, avec ou sans hébergement, pour les communes de Baldersheim, Battenheim et Sausheim et une autre pour les communes de Habsheim et Dietwiller, ont été lancées en mars dernier.

Une seule offre a été enregistrée pour chaque entité. « La commission a d'abord souhaité un temps de réflexion pour décider des suites à donner, puis a émis un avis visant à déclarer la procédure sans suite, se fondant sur l'insuffisance de concurrence », a affirmé le vice-président du SCIN et maire de Habsheim.

Les élus du conseil d'administration ont validé ce principe et souhaitent signer un contrat prolongeant la mission des actuels prestataires, Les Copains d'abord pour Baldersheim, Battenheim et Sausheim et l'Île aux copains pour Dietwiller et Habsheim, jusqu'au 31 août 2020.

« Cette période de prolongation sera mise à profit pour engager une discussion avec Mulhouse Alsace agglomération (M2A), vu que celle-ci exerce les compétences périscolaires dans les deux secteurs. Il nous paraîtrait opportun de conclure une consultation conjointe permettant d'optimiser les services extrascolaires et périscolaires pour les communes concernées », a assuré Bernard Notter, président du SCIN.
Marchés validés, travaux retardés

- Les élus du SCIN ont attribué les marchés pour l'extension de la salle polyvalente de Dietwiller et la réorganisation de la cuisine pour 109 620 EUR. Les lots de terrassements et gros oeuvre sont restés infructueux faute d'offres. Les travaux de l'espace de jeux, sur trois niveaux, situé à côté de la salle, sont à présent achevés.

- Le réaménagement de quatre chambres à l'Ehpad du Quatelbach de Sausheim coûtera 109 000 EUR et le remplacement du tableau général basse tension de la mairie 40 027 EUR. Dans la même commune, les travaux de mise aux normes du Cosec sont approuvés pour 12 900 EUR.

- Deux pistes cyclables seront créées, rue d'Ottmarsheim à Rixheim, en cogestion avec M2A.

- Dans un souci de bonne gestion des deniers publics, les élus ont différé la signature d'un avenant qui augmenterait le prix du réaménagement de l'entrée nord de Battenheim. Des informations complémentaires seront demandées au prestataire qui avait été choisi.
Jean-Paul FREY

 

 
 

La dernière veillée de Noël

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:14:05

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Bergheim  Cimetière militaire allemand
La dernière veillée de Noël
Respectant la tradition, la fête de Noël a été célébrée mardi 24 décembre au cimetière militaire du Grasberg par une veillée de prières au pied des tombes des 5 308 soldats morts au combat à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
 

 
Pendant la minute de silence en respect des morts, l'ancien militaire sonne le clairon.
Toutes les victimes de guerres passées et récentes y ont été associées. La cérémonie simple, empreinte de ferveur et d'émotion, est organisée par le Volksbund qui prend en charge l'entretien des tombes.

Au fil des ans, la foule s'est réduite à peau de chagrin, inversement proportionnelle à l'âge des participants et seule une poignée de fidèles étaient présents cette année.

De Bergheim, le maire Pierre Bihl était présent, son adjointe Élisabeth Schneider ainsi que Joseph Ederlé, lecteur de la partie religieuse.

Le responsable en charge, Karlheiz Deisenroth a annoncé avec tristesse à la fin de la cérémonie, que cette veillée de Noël, rehaussée par la présence d'une partie des cuivres de la musique de Saint-Hippolyte, était probablement la dernière organisée par le Volksbund.

 

 
 

Le président Michel Willemann ne rempile pas

Publié dans le panorama le Dimanche 29 décembre 2019 à 06:19:44

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Le président Michel Willemann ne rempile pas
 

 
Michel Willemann (à gauche), 71 ans, renoncera à ses mandats politiques en 2020. Archives DNA /N.B.-G.
« Je me retire de la vie publique en 2020. » Michel Willemann, 71 ans, président de la Communauté de communes Sundgau (CCS) a fait cette annonce, jeudi 12 décembre, à la fin de la réunion plénière du conseil communautaire, à la Halle au blé d'Altkirch. Il a adressé aux élus ses « remerciements pour ces trois années de travail en commun au service du territoire. Ma mission était compliquée mais passionnante », a-t-il sobrement commenté.

Ancien technicien dans le bâtiment, engagé depuis 1989 dans l'intercommunalité du secteur d'Illfurth, dont il a été président, et maire de Hochstatt depuis 1995, Michel Willemann avait pris d'office la présidence par intérim de la nouvelle comcom élargie le 1er janvier 2017, étant à l'époque le doyen des présidents des cinq ex-comcom fusionnées.
« Il sort la tête haute, par la grande porte »

Le 23 janvier, il avait été élu président lors du conseil d'installation. « J'ai le sentiment d'avoir l'esprit comcom, un esprit mutualiste et rassembleur », avait-il déclaré à l'époque.

Nicolas Jander lui a donné raison, la semaine dernière, au moment de lui rendre hommage. Se faisant, le porte-parole des élus, le maire d'Altkirch et 1er vice-président de la CCS, a félicité Michel Willemann « pour l'ensemble de son oeuvre ». « Je ne sais pas si vous vous souvenez où on en était il y a trois ans ? Il y avait cinq communautés de communes à fusionner. Personne n'a fait ça nulle part ailleurs dans le Grand Est ! Cinq comcom, ça voulait dire cinq façons de faire différentes, cinq présidents avec chacun une forte personnalité. Ça voulait dire aussi cinq cultures différentes, des compétences, des finances, des fiscalités, des niveaux d'endettement... qui n'étaient pas les mêmes. Bref, on a réussi à créer la CCS. Et si ça a été possible, c'est en grande partie grâce au président Michel Willemann, à ses qualités de bienveillance, d'écoute, de rigueur aussi. Il aurait pu prendre une autre décision. Celle-ci l'honore, il sort la tête haute, par la grande porte. »

Très ému, Michel Willemann s'est dit fier d'avoir « mené à bien ensemble cette belle aventure, j'espère que notre comcom deviendra un modèle de collectivité ! » Mais il s'est vite ressaisi en lâchant à l'assemblée : « Il reste encore beaucoup à faire, y compris dans les trois mois qui viennent ! » Il présidera les deux dernières réunions plénières les 20 février et 12 mars 2020, et sera présent lors de l'installation du nouveau conseil le 16 avril. « Ensuite, je retournerai au fond de la salle... comme spectateur. »
A.D.