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histoire   Le livre des égarés réédité Théodore Beer, le long combat des juifs d'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:39:20

© Dna, Mardi le 24 Décembre 2019
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histoire   Le livre des égarés réédité
Théodore Beer, le long combat des juifs d'Alsace
Les éditions la Nuée Bleue ressortent un petit bijou littéraire tombé dans l'oubli. Le livre des égarés , écrit par François Debré en 1981, magnifique roman historique qui raconte le combat de Théodore Beer, pour l'émancipation des juifs d'Alsace à la fin du XVIII e  siècle.
 

 
Derrière le personnage fictif de Théodore Beer, celui très réel de Cerf Berr.
« Le livre des égarés » n'est pas un roman prémonitoire, non. C'est une fiction qui raconte une histoire vraie d'autrefois. Celle de Théodore Beer, personnage fictif dont la figure emprunte beaucoup à Cerf Beer, le père de l'émancipation des juifs d'Alsace, l'homme qui, au XVIIIe siècle, a oeuvré sans relâche pour les sortir de leur condition misérable et sacrifié sa fortune pour racheter leur liberté.

« Le livre des égarés » n'est pas un roman prémonitoire, non. Mais le mercredi 4 décembre dernier, en ouvrant le journal, en voyant toutes ces stèles profanées dans le cimetière de Westhoffen, sur la terre d'origine des Debré, tout près de là où François, le puîné de la fratrie, situe le début de son roman ; ce 4 décembre dernier-là, en découvrant ces croix gammées qui blessaient la pierre et les mémoires, l'oeuvre de François Debré a pris une autre dimension.

En ressortant des limbes ce livre qui figura, en 1981, sur la liste du Goncourt, les éditions de La Nuée Bleue ne font donc pas seulement acte littéraire. Elles font aussi oeuvre utile. Parce que si ce roman n'est pas prémonitoire, il rappelle tout de même un large pan de l'histoire qu'il faudrait ne pas oublier complètement. Juste pour savoir de quoi on parle et de quels tréfonds ces ignominies resurgissent. Pour avoir une idée précise - car « Le livre des égarés » est un livre précis, historiquement et par la langue qu'il emploie - de ce temps où les juifs étaient accusés d'empoisonner l'eau des puits, d'égorger les enfants, de répandre la peste, de poignarder l'hostie sainte, ce genre de choses.

Dans cette France où la monarchie agonisait, dans cette Alsace traversée par les peurs et les passions, on pendait et on brûlait les Juifs pour un oui ou pour un non. Sans provoquer plus d'émotion que ça. Qui se souciait de ces yiddish, ces Ashkenazes, ces tudesques, que même les autres juifs du royaume regardaient passer en se pinçant le nez ? Ils étaient les derniers

C'est cela que raconte François Debré avec le talent du grand reporter de guerre qu'il fut. Son récit est une fresque qui télescope l'histoire et ce n'est jamais très bon signe. Théodore, l'aimé de Dieu. Le fils d'Isaac l'orgueilleux.
Pascal COQUIS Le livre des égarés, éditions La Nuée Bleue, 300 pages, 21 EUR.

Le livre des égarés, éditions La Nuée Bleue, 300 pages, 21 EUR.

 
 

 

Un Palais des sports au nom de Gilbert Buttazzoni

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:34:29

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Hommage
Un Palais des sports au nom de Gilbert Buttazzoni
Le Palais des sports de Mulhouse porte désormais le nom de Gilbert Buttazzoni. Une cérémonie a rassemblé, samedi 21 décembre, ses proches et ses amis, pour dévoiler une plaque au nom de l'ancien élu.
 

 
La famille et les proches de Gilbert Buttazzoni ont entouré la plaque à son nom, à l'entrée du Palais des sports de Mulhouse.
Près de 150 personnes se sont retrouvées samedi soir 21 décembre, sur le parvis du Palais des sports de Mulhouse. Un Palais des sports répondant désormais, comme l'indique la plaque apposée à l'entrée, au nom de Gilbert Buttazzoni, l'ancien élu mulhousien (PS) qui s'est éteint le 24 août 2019, à l'âge de 72 ans.
« Un équipement rayonnant et en lequel il croyait »

L'homme était très attaché à ce palais des sports, comme l'a rappelé Philippe Pflieger. « C'est un bâtiment qu'il a construit et qu'il a transformé lors de ses mandats. » Neveu de Gilbert Buttazzoni et directeur de l'Espace rhénan de Kembs, Philippe Pflieger s'est exprimé au nom de la famille du défunt. « Cette cérémonie a lieu au moment du solstice d'hiver, lors de la nuit la plus longue de l'année. Au moment où Gilbert est décédé, nous avons tous été plongés dans les ténèbres. Mais demain, le soleil va continuer à briller dans nos coeurs, car ceux qu'on aime ne meurent jamais. »

Compagnon de route de ce passionné de sport mulhousien, Pierre Freyburger s'est exprimé à son tour. « Gilbert entre dans l'histoire de Mulhouse et il y restera. Aujourd'hui, c'est le plus grand palais d'Alsace. Et le plus beau. »

Dans leurs discours successifs, Michèle Lutz, Fabian Jordan puis Brigitte Klinkert ont, tour à tour, rendu hommage à « un homme d'exception ». « C'était une figure incontournable de la vie mulhousienne. Il s'est beaucoup investi dans la vie du quartier de Bourtzwiller et son engagement associatif était sans faille », a rappelé la maire de Mulhouse. « Donner son nom à un équipement rayonnant et en lequel il croyait, c'est le meilleur hommage à lui rendre », a-t-elle ajouté.

« Nous allons poursuivre son engagement et le travail qu'il a mené. Cette plaque, ce soir, témoigne de son travail acharné et des valeurs d'humanité qu'il portait en lui », a commenté le président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A). « Nous avons siégé 14 ans ensemble au conseil départemental du Haut-Rhin. J'y ai découvert un homme chaleureux et bienveillant, défendant son canton avec beaucoup de pugnacité », a estimé pour sa part Brigitte Klinkert. « J'espère qu'un Palais des sports en son nom va porter chance aux équipes qui y jouent et portent haut les couleurs de Mulhouse. »

Coïncidence ou non, la présidente du conseil départemental semble avoir vu juste. Samedi soir, les filles de l'ASPTT Mulhouse se sont imposées face à leurs adversaires de Marcq-en-Baroeul par trois sets à zéro. À croire que, comme l'a souligné Philippe Pflieger en début de cérémonie, Gilbert Buttazzoni était « là, avec nous, assis avec nous ».
P.G.

 

 
 

 

Un Palais des sports au nom de Gilbert Buttazzoni

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:05:09

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Un Palais des sports au nom de Gilbert Buttazzoni
 

 
Près de 150 personnes se sont retrouvées samedi soir 21 décembre, sur le parvis du Palais des sports de Mulhouse. Un Palais des sports répondant désormais, comme l'indique la plaque apposée à l'entrée, au nom de Gilbert Buttazzoni, l'ancien élu mulhousien (PS) qui s'est éteint le 24 août 2019, à l'âge de 72 ans.

L'homme était très attaché à ce palais des sports, comme l'a rappelé Philippe Pflieger. « C'est un bâtiment qu'il a construit et qu'il a transformé lors de ses mandats. » Neveu de Gilbert Buttazzoni et directeur de l'Espace rhénan de Kembs, Philippe Pflieger s'est exprimé au nom de la famille du défunt. « Cette cérémonie a lieu au moment du solstice d'hiver, lors de la nuit la plus longue de l'année. Au moment où Gilbert est décédé, nous avons tous été plongés dans les ténèbres. Mais demain, le soleil va continuer à briller dans nos coeurs, car ceux qu'on aime ne meurent jamais. »

Compagnon de route de ce passionné de sport mulhousien, Pierre Freyburger s'est exprimé à son tour. « Gilbert entre dans l'histoire de Mulhouse et il y restera. Aujourd'hui, c'est le plus grand palais d'Alsace. Et le plus beau. »
« Un équipement rayonnant et en lequel il croyait »

Dans leurs discours successifs, Michèle Lutz, Fabian Jordan puis Brigitte Klinkert ont, tour à tour, rendu hommage à « un homme d'exception ». « C'était une figure incontournable de la vie mulhousienne. Il s'est beaucoup investi dans la vie du quartier de Bourtzwiller et son engagement associatif était sans faille », a rappelé la maire de Mulhouse. « Donner son nom à un équipement rayonnant et en lequel il croyait, c'est le meilleur hommage à lui rendre », a-t-elle ajouté.

« Nous allons poursuivre son engagement et le travail qu'il a mené. Cette plaque, ce soir, témoigne de son travail acharné et des valeurs d'humanité qu'il portait en lui », a commenté le président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A). « Nous avons siégé quatorze ans ensemble au conseil départemental du Haut-Rhin. J'y ai découvert un homme chaleureux et bienveillant, défendant son canton avec beaucoup de pugnacité », a estimé pour sa part la présidente du conseil départemental. « J'espère qu'un palais des sports en son nom va porter chance aux équipes qui y jouent et portent haut les couleurs de Mulhouse. »

Coïncidence ou non, Brigitte Klinkert semble avoir vu juste. Samedi soir, les filles de l'ASPTT Mulhouse se sont imposées face à leurs adversaires de Marcq-en-Baroeul par trois sets à zéro. À croire que, comme l'a souligné Philippe Pflieger en début de cérémonie, Gilbert Buttazzoni était « là, avec nous, assis avec nous ».
P.G.

 

 
 

 

7 000 km à vélo à la recherche de solutions durables

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:55:56

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ÉCOLOGIE  En tandem à travers l'Europe
7 000 km à vélo à la recherche de solutions durables
Partis de Strasbourg en juillet, Karine et Alexandre ont réalisé un tour d'Europe à vélo pour aller à la rencontre de ceux qui agissent pour un monde meilleur. À leur retour le 7 décembre, ils avaient traversé 15 pays et rencontré des dizaines d'acteurs du changement.
 

 
Les vél'optimistes Karine Tritsch et Alexandre Willhelm de retour en Alsace après leur tour d'Europe.
Ils avaient soif d'aventure. Mais pas n'importe laquelle : celle qui donne de l'espoir. Alors, début juillet, Karine Tritsch et Alexandre Willhelm, un couple de Strasbourgeois, ont enfourché leur tandem au parc de l'Orangerie, à Strasbourg, pour parcourir, six mois durant, l'Europe, à la quête de projets inspirants qui font du bien aux sociétés et à la planète.

« Le continent européen est un vrai laboratoire d'alternatives positives », indique Alexandre, 37 ans, qui a toujours eu la fibre écolo. « Avec ce voyage, nous souhaitons mettre en lumière ces hommes et ces femmes qui construisent le monde de demain, qui incarnent le changement. » Karine, 35 ans, ajoute : « Nous voulons aller plus loin qu'un simple like sur une publication Facebook : cette fois, faire l'effort de rencontrer les porteurs de projets, découvrir et expérimenter leurs solutions. »
Des innovations nordiquesaux solutions locales

En 155 jours, presque 5 mois, ils ont quasiment parcouru 7 000 km à travers 15 États - le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne, la Suède, l'Estonie, l'Autriche... Et à chaque coup de pédale, son lot de bonnes surprises identifiées sur Internet ou grâce au bouche-à-oreille.

À l'heure du bilan, un projet a, en particulier, retenu l'attention de ces vél'optimistes « parce qu'il est facilement réplicable ». Il s'agit d'un vélo pour dix ans.

Ce programme consiste en un contrat entre l'association, un enfant et ses parents. Contre 65 euros et tout au long de sa croissance, l'enfant pourra échanger son vélo d'occasion pour un plus grand, parmi ceux proposés par les ateliers d'insertion professionnelle de l'association. En retour, l'enfant s'engage à en prendre soin (il reçoit d'ailleurs une petite formation). « On est à la croisée de l'écologie, de l'économie circulaire, de l'insertion professionnelle et de la promotion d'une mobilité douce » s'exclame Karine.

« Les pays nordiques sont très avancés sur les questions de transition écologique, ils sont de vraies sources d'inspiration », reconnaît le couple qui a toutefois tenu, en bout de course, à aller à la rencontre d'initiatives alsaciennes : le magasin colmarien de producteurs locaux Coeur paysan, l'épicerie bio itinérante du centre Alsace Tootopoids ou la start-up de Molsheim Myfood.fr qui propose des serres connectées.
Un périple « slow travel »

L'aventure cycliste fut aussi l'occasion pour les deux Strasbourgeois de retourner « à l'essentiel ». « On voulait prendre le temps d'aller à la rencontre des locaux, de discuter avec eux, de les connaître. Ce qu'on ne fait pas assez au quotidien », remarque Karine, qui a pris un congé sans solde pour pouvoir partir. Le temps, aussi, de ne pas suivre un parcours défini à l'avance, de visiter les villages et les villes au gré des envies...

Une conception minimaliste de l'aventure qui a fait le bonheur des deux Strasbourgeois. « On a l'impression de faire notre part pour la planète », témoigne Alexandre. Le couple entend partager son expérience avec un public plus large que celui qui l'a suivi sur les réseaux sociaux en participant à des conférences et à des festivals. « Notre aventure a une résonance plus importante qu'on ne l'imaginait, tant sur le volet écologique que sur les aspects liés au dépassement de soi » reconnaît Karine. Elle le promet, « nous continuerons à aller à la rencontre des gens qui bougent les choses pour dénicher de bonnes idées ».
Nicolas ARZUR et R.R. L'ensemble de leur aventure est retracé sur leur blog vél'optimiste : https://www.polarsteps.com/veloptimiste

L'ensemble de leur aventure est retracé sur leur blog vél'optimiste : https://www.polarsteps.com/veloptimiste

 
 

 

Patrimoine  Après l'incendie dévastateur au mois d'avril Notre-Dame privée de Noël

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:36:16

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Patrimoine  Après l'incendie dévastateur au mois d'avril
Notre-Dame privée de Noël
Pour la première fois depuis 1803, Notre-Dame de Paris restera silencieuse en cette nuit de Noël... Ravagée par un incendie au mois d'avril, l'événement qui a le plus ému les Français en 2019, la cathédrale poursuit un long et périlleux parcours de renaissance.
 

 
Sous les barnums de toile blanche, installés sur le parvis de la cathédrale qu'observent avec un recueillement teinté de déception badauds et touristes, les ouvriers trient, d'un côté les vestiges, de l'autre les gravats. Pas de trêve de Noël.

Les cloches ne retentiront pas ce soir à Notre-Dame de Paris. Ni cérémonie, ni même une procession à la bougie aux abords de l'édifice fermé au public depuis ce funeste 15 avril 2019... Des prières seront entonnées pour que la cathédrale retrouve sa superbe : depuis l'incendie dévastateur, l'échafaudage menace toujours de s'effondrer sur l'édifice vieux de huit siècles.

C'est la première fois depuis 216 ans que les catholiques du monde entier ne pourront pas y célébrer la naissance de Jésus. Pour eux, la messe de Noël sera célébrée à minuit par le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Chauvet, en l'église Saint-Germain- l'Auxerrois, face au Louvre.
Une grue géante au-dessus de la cathédrale

Une grue géante veille sur la cathédrale depuis le 18 décembre en attendant de démonter l'échafaudage. Fabriquée spécialement à Moulins (Allier), plus grande grue à tour de ce modèle d'Europe, haute de 84 mètres, elle peut lever jusqu'à huit tonnes.

Cette grue aura à mener l'opération la plus délicate de tout ce chantier herculéen de sécurisation. Opération qui devrait démarrer début février : il s'agira de démonter un à un 10 000 tubes de métal -- 250 tonnes au total -- que l'incendie a soudés.

Ce travail de plusieurs mois nécessite des préparatifs en raison de sa complexité. L'échafaudage déformé, fragilisé, telle une gigantesque toile d'araignée en plein ciel, peut basculer sur la voûte et remettre ainsi en péril l'équilibre de la cathédrale. Huit mois après l'incendie, le joyau de l'art gothique est toujours en état d'« urgence absolue ».
Pas de vacances

Conformément au voeu du président Emmanuel Macron d'accomplir la restauration de Notre-Dame en cinq ans, le chantier ne s'arrête pas pendant les vacances de fin d'année : quelques opérations se poursuivent même si d'autres sont interrompues, selon l'établissement public dirigé par le général Jean-Louis Georgelin. Après s'en être vertement pris à l'architecte en chef de Notre-Dame Philippe Villeneuve qui soulignait la nécessité de reconstruire la flèche à l'identique, le général Georgelin entend « fédérer, jouer collectif ».

Devant les compagnons, mécènes, ou architectes réunis la semaine dernière, le général a annoncé un Te Deum à Notre-Dame le 16 avril 2024, exactement cinq ans après l'incendie.

Ce soir, sur l'île de la Cité, les pèlerins devront se contenter des bougies, du silence et de la silhouette d'acier de la grue, nouvelle gardienne de la plus célèbre cathédrale du monde.

 

 
 

 

Social  Retraites Un Noël sans (en)train...

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:36:55

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Social  Retraites
Un Noël sans (en)train...
Toujours très peu de trains en cette veille de Noël, vingtième jour consécutif de la grève contre la réforme des retraites. Le gouvernement fait valoir ses « avancées », et annonce un programme fourni de concertations juste après le Nouvel An.
 

 
En cette veille de Noël, la circulation ferroviaire sera « toujours fortement perturbée sur l'ensemble du réseau », prévenait la SNCF lundi soir.
Cette fois, c'est sûr et malheureusement vérifié : il n'y aura pas de trêve de Noël dans le conflit sur les retraites. Ce 24 décembre, « en raison d'une grève nationale interprofessionnelle, la circulation ferroviaire sera toujours fortement perturbée sur l'ensemble du réseau », annonçait lundi soir la SNCF. Elle prévoyait en moyenne 4 TER sur 10, 2 TGV sur 5, 1 Intercités sur 5 et un trafic international « perturbé »...
La gare de Lyon occupée

Le taux de grévistes est pourtant tombé à 9,2 % lundi matin, selon la direction. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, moins de la moitié (47,7 %) des conducteurs de train était gréviste, ainsi que plus du quart des contrôleurs et 12,3 % des aiguilleurs.

À Paris, « des manifestants sont venus occuper les voies de la gare de Lyon pendant une heure, symboliquement », a expliqué le délégué Sud-Rail, Fabien Villedieu. « On nous explique qu'il n'y a plus de grève, que tout se passe bien... Le but était de montrer une certaine forme de détermination. » Les manifestants ont également brièvement bloqué la ligne 1 du métro, la seule qui fonctionne normalement avec la 14, parce qu'automatisée.
« Plusieurs milliards » sur la table ?

Les actions étaient plus rares hors le secteur des transports. La raffinerie de Lavera (Bouches-du-Rhône) était à l'arrêt, selon la CGT. À La Mède, le dépôt pétrolier de Total est toujours arrêté, depuis le 5 décembre.

Pendant ce temps, le gouvernement tente de mettre en avant les « avancées » concédées ces derniers jours. Leur coût s'élève à « plusieurs milliards » d'euros, a estimé Olivia Grégoire, vice-présidente (LaREM) de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Mais pas question de revenir sur quelques points durs, dont l'âge pivot et l'intégration de nouveaux critères de pénibilité pouvant générer des points de retraite.
Concertations en janvier

Le gouvernement, qui entend toujours présenter le projet de loi au conseil des ministres du 22 janvier, propose de reprendre la concertation juste après le Nouvel An. Il a cependant choisi d'éclater cette concertation entre plusieurs ministres : le nouveau secrétaire d'État aux retraites Laurent Pietraszewski mènera les discussions sur « le minimum contributif et les transitions », le secrétaire d'État à la fonction publique, Olivier Dussopt, celles sur la retraite progressive dans la fonction publique, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, celles sur l'emploi des seniors et la pénibilité.

Rappelons que la CGT, FO et Solidaires appellent à une nouvelle journée nationale de mobilisation le 9 janvier. La réforme est « une erreur historique » et doit « être écartée », a redit lundi Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière.
F.B.

 

 
 

 

Social  Grève contre la réforme des retraites Pas de trêve de Noël chez les cheminots

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:54:21

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Social  Grève contre la réforme des retraites
Pas de trêve de Noël chez les cheminots
Lundi, alors que 40 % des conducteurs du TER Grand Est poursuivaient la grève, les cheminots strasbourgeois ont approuvé la reconduction de leur mouvement jusqu'au 27 décembre.
 

 
Au 19e jour de grève des cheminots, l'assemblée générale a réuni une trentaine de participants sur le quai 1 en gare de Strasbourg.
Les concessions concernant la réforme du régime spécial de retraite des cheminots, faites jeudi par la direction du groupe SNCF, n'ont pas convaincu les organisations syndicales d'arrêter le mouvement de grève, ni de le suspendre pendant les congés de fin d'année. « Les mesures d'aménagement ne sont que des tentatives de division entre générations ou catégories de salariés. On se bat pour le retrait total du projet dont le but est de nous faire travailler plus longtemps, et pour de plus petites pensions », explique notamment un délégué CGT membre du comité de grève des cheminots de Strasbourg.

« On ne peut pas se permettre, comme l'a fait le président de la République, tirer un trait sur nos retraites. Les concessions sont insuffisantes et restent liées au bon vouloir de l'entreprise. On ne peut par ailleurs faire confiance au gouvernement qui n'a pas voulu s'engager par écrit », estime pour sa part Daniel Firholtz, du syndicat des cheminots CFDT de Strasbourg.

Alors que seule l'UNSA ferroviaire a appelé à une « trêve de Noël », les trois autres syndicats représentatifs (CGT-cheminots, CFDT-cheminots et SUD Rail) ont choisi de poursuivre la lutte entamée depuis le 5 décembre. Lundi cela se traduisait notamment par un taux de grévistes de 40 % chez les conducteurs du TER Grand Est.
« Nous sommes décidés à tenir »

À Strasbourg, une trentaine de cheminots a participé à l'assemblée générale convoquée ce même jour en fin de matinée sur l'un des quais de la gare. Après des prises de parole des responsables de la CGT-cheminots et de SUD Rail, ils ont reconduit à l'unanimité la grève jusqu'à vendredi 27 décembre.

« On se bat pour tous les salariés et nous sommes décidés à tenir », a averti un aiguilleur adhérent CGT. La nouvelle mobilisation nationale du 9 janvier a également été évoquée : « C'est trop loin pour nous. Passé les fêtes de Noël, il faut remonter au créneau sans attendre afin de maintenir la pression sur le gouvernement et l'entreprise », a plaidé un délégué syndical. Aussi l'assemblée générale a-t-elle approuvé l'organisation d'une manifestation sur la place de la gare de Strasbourg, samedi 28 décembre à 14 h, ainsi que l'organisation d'une opération péage gratuit, au début de semaine prochaine, à la barrière de Schwindratzheim sur l'A 4.
Trafic ferroviaire toujours perturbé ce mardi

Pour la vingtième journée consécutive, la circulation des trains restera perturbée ce mardi, veille de Noël. Sur le réseau TER, à l'exception de la ligne Strasbourg-Niederbronn (aucune circulation), toutes les dessertes seront assurées mais avec un nombre d'allers-retours limité. Des cars viendront renforcer le service sur certaines lignes mais leur accès ne sera pas garanti en raison du nombre de place limité.

Sur les grandes lignes, les voyageurs TGV pourront compter sur 10 allers-retours entre Strasbourg et Paris, 2 entre Strasbourg et Marseille, 1 entre Strasbourg et Lille. Il n'y aura aucune circulation entre Strasbourg et l'Atlantique.
* Renseignements sur www.sncf.com et www.ter.sncf.com/grand-est

* Renseignements sur www.sncf.com et www.ter.sncf.com/grand-est

 
 

 

Catholicisme Tradition La messe de minuit à l'heure du thé

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:38:07

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Catholicisme Tradition
La messe de minuit à l'heure du thé
Près de 200 000 catholiques se rendent aux messes de Noël les 24 et 25 décembre en Alsace. Les rendez-vous d'avant Réveillon ont aujourd'hui largement la préférence des familles, même si perdurent les célébrations de minuit.
 

 
La belle église néo-baroque Saint-Fridolin de Geiswasser, dans ses habits de lumière. Elle accueillera les croisiéristes de Vieux-Brisach ce 24 décembre à 23 h.
Le temps de l'avent et ses multiples célébrations convergent vers les messes de Noël, le point culminant ayant longtemps été la messe de minuit.

Pourquoi minuit ? Parce que le 25 décembre est le jour retenu pour faire mémoire de la naissance de Jésus dans une étable de Bethléem, entouré de Marie et Joseph, ainsi que du boeuf et de l'âne gris, voilà pour l'histoire.

Le chant « Minuit, chrétiens », a longtemps symbolisé le moment mais aujourd'hui, les messes de fin d'après-midi ont la préférence de la majorité des fidèles.

Illustration dans la communauté de paroisses du secteur de Neuf-Brisach, neuf clochers, 12 000 paroissiens.
Beaucoup de familleset beaucoup d'anciensdans l'après-midi

Le père Didier Karon et le père coopérateur Bernard Gross ne chôment pas : à la messe des familles de 16 h 30 à Neuf-Brisach s'ajoute un culte oecuménique à Kunheim, dans l'église mise à disposition par les protestants, à 18 h 30, puis à 23 h à Geiswasser et enfin, le 25 décembre à 10 h à Biesheim et 10 h à Vogelgrun, l'eucharistie du jour de Noël.

« Pour le moment ça va, on peut tout faire, avec le prêtre coopérateur et l'aide d'un père retraité, Joseph Gaschy, qui est l'ancien vicaire général », note le père Karon. Il s'apprête à enchaîner la messe des familles avec la célébration oecuménique célébrée avec le pasteur de Kunheim, dans l'église protestante.

C'est un moment important. Mado Ginther, secrétaire des paroisses du secteur, souligne les très bonnes relations avec les protestants, les mennonites et les évangéliques.

Elle cite la veillée oecuménique du marché de Noël début décembre dans l'église Saint-Louis. La crèche vivante fait à cette occasion sa première apparition de l'année.

Le plus grand rendez-vous est la messe des familles du 24 décembre, au même endroit. L'église de la ville fortifiée est la plus grande. Plus de 500 personnes se retrouvent avant la veillée de Noël pour cette messe placée sous la surveillance de la gendarmerie.

Les communiants et les parents catéchistes donnent une petite saynète, les paroissiens chantent, c'est festif. « Cari, carillonne, Joli Noël/Cari, carillonne pour le Seigneur/Cari, carillonne, Jésus est né/Cari, carillonne, c'est le sauveur... »

Cette chanson, invitation aux enfants à donner de la voix, conclut d'ordinaire le rendez-vous. Pour l'anecdote, l'auteur du texte, Raymond Schloegel, a été de longues années curé dans l'actuelle communauté de paroisses Saint-Etienne en pays de Brisach. La musique est, elle, signée Michel Wackenheim, archiprêtre de la cathédrale de Strasbourg.

« Il ne faut pas que ça dure trop longtemps, il y a beaucoup de familles et beaucoup d'anciens, ça convient bien, alors qu'au milieu de la nuit c'est quand même plus difficile », dit Mado Ginther, qui se souvient des messes de minuit de son enfance, le réveil en pleine nuit, le chocolat chaud avant ou après.

Elle voit ce déplacement de minuit à la fin d'après-midi comme « un lent mouvement qui a commencé il y a une dizaine d'années. Plusieurs choses ont convergé, le regroupement des paroisses, les familles moins unitaires. En plein milieu de la fête de Noël, il fallait quitter la soirée, ça créait des petites scissions. Ça s'est fait lentement, les choristes vivaient aussi la même chose, ils ont demandé que ce soit plus tôt. On commence la soirée de façon spirituelle, puis il y a le Réveillon familial. »
Des dizaines de croisiéristes qui font escale à Vieux-Brisach s'invitent chaque année

Le père Karon, qui a longtemps oeuvré pour la Mission catholique polonaise en France, témoigne que dans son pays d'origine, le rendez-vous de minuit reste « une forte tradition ».

Dans leur communauté de paroisse, comme dans toute l'Alsace en revanche, ça ne fait que diminuer. Mais leur messe de la nuit de Noël, qui commence à 23 h, bénéficie d'un atout que d'autres non pas.

Particularité de ce rendez-vous proche du Rhin, des croisiéristes qui font escale ont pris l'habitude de venir assister à la célébration.

De leur port d'ancrage, à Vieux-Brisach, un bus, parfois deux, les conduit à l'église. « Il y a entre 60 et 80 personnes, pour nous c'est un plus, il y aurait une vingtaine de personnes autrement. Et ça encourage la chorale, c'est plus festif. Ça tourne chaque année dans les différentes localités », remarque Mado Ginther.

Cette année, la célébration a lieu dans la plus petite paroisse, dans la charmante église néo-baroque Saint-Fridolin de Geiswasser, au bord du Rhin.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

UNIVERSITé de Strasbourg   La fin des Laboratoires d'Excellence

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:57:28

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UNIVERSITé de Strasbourg  
La fin des Laboratoires d'Excellence
Après dix ans de financement, les Laboratoires d'Excellence prévus dans le cadre des Investissements d'avenir arrivent à échéance. L'Université de Strasbourg veut les remplacer par des Instituts thématiques interdisciplinaires, rassemblant à la fois des unités de recherche et des écoles doctorales.
 

 
L'université de Strasbourg (Unistra) a été une des premières universités françaises à être labellisées IdEx (Initiative d'excellence). Ce label était assorti d'un financement décennal de Laboratoires d'Excellence (LabEx) de près de dix millions d'euros par an. Ce financement s'achève à la fin de cette année. L'Unistra a anticipé cet arrêt des LabEx en créant en janvier dernier les ITI ou Instituts thématiques interdisciplinaires qui regroupent chacun des LabEx et des Écoles universitaires de recherche (EUR) lancées en 2018.

« 18 dossiers d'ITI ont été déposés représentant environ 60 % des enseignants-chercheurs de l'Unistra, relève Pascal Maillard, secrétaire académique du Snesup/FSU. L'Unistra ne s'attendait pas à un tel nombre de dossiers et tous ne pourront pas être validés. » L'élu syndical dénonce aussi un choix opaque des lauréats sans avis pris auprès des deux conseils centraux de l'université : le conseil administratif et le conseil scientifique. « Il y a un jury international qui va évaluer chaque projet mais au final c'est la présidence de l'université et des représentants du CNRS et de l'Inserm qui vont décider. » La présidence de l'Unistra, contactée, a indiqué qu'elle communiquerait sur ces ITI le 7 janvier prochain, en présence du directeur de l'Inserm et de celui du CNRS.

Entre-temps, un autre appel d'offres a été lancé le 18 octobre dernier (clos le 3 mars prochain) par l'Agence nationale de recherche, dans le cadre du 3e Programme investissements d'avenir. Les Structurations de la formation par la recherche dans les initiatives d'excellence ou SFRI. Selon l'appel d'offres, ces SFRI sont réservées aux universités IdEx et Isite pour renforcer l'impact et l'attractivité internationale de leur formation par la recherche dans les domaines scientifiques où elles développent leurs activités. Il s'agit de structurer la formation par la recherche autour d'un projet unique, rassemblant des formations de master et de doctorat autour des laboratoires de recherche de haut niveau. Les financements de ces SFRI viendront en complément de ceux destinés aux ITI via l'IdEx.
Geneviève DAUNE

 

 
 

 

MULHOUSE Musée de l'Impression sur étoffes Un livre enquête sur l'affaire des pillages

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:58:19

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MULHOUSE Musée de l'Impression sur étoffes
Un livre enquête sur l'affaire des pillages
Ancien adjoint au maire de Mulhouse et ancien conseiller général, mais aussi petit-fils d'un dessinateur textile mulhousien, Pierre Freyburger a enquêté sur les vols au musée de l'Impression sur étoffes. Son livre Autopsie d'un pillage devrait paraître en janvier chez Médiapop.
 

 
La bibliothèque du service d'utilisation des documents au Musée de l'Impression sur étoffes,
Il doit encore être revu, corrigé, fignolé, mais déjà le tapuscrit a fuité. Résultat de longs mois d'enquête, qui ont amené Pierre Freyburger jusqu'aux États-Unis sur les traces d'une filière américaine, Mise [Musée de l'Impression sur étoffes] Autopsie d'un pillage devrait paraître chez l'éditeur mulhousien Médiapop en janvier prochain.

Cet ouvrage revient en détail et avec de nombreux témoignages sur les vols qui ont saigné à blanc les réserves du musée, plus grand réservoir mondial de motifs textiles, mais aussi sur les nombreux dysfonctionnements au sein de cet établissement.

Personnalité locale (ancien adjoint au maire de Mulhouse Jean-Marie Bockel, ancien conseiller général), désormais rangé de la politique, Pierre Freyburger est aussi le petit-fils d'un dessinateur textile mulhousien. Et c'est en voulant remettre des dessins de ce grand-père au Mise, en avril 2018, qu'il est tombé en plein dans la tourmente et a décidé de pousser plus avant les investigations.
Un mystérieux acheteur hongrois

Celui qui a failli devenir maire de Mulhouse en 2008 (à 168 voix près), retrace tous les aspects de ce dossier encore brûlant - l'instruction est loin d'être close.

De la description minutieuse des circonstances de la mort du directeur Eric Bellargent, le 17 avril 2018 (d'une chute d'échelle) à la division entretenue par ce dernier entre les deux équipes du musée (les administratifs et les scientifiques). Ou encore de l'inertie (aveuglement?) de certaines institutions culturelles et de politiques locaux au constat détaillé des disparitions. Sans oublier les portraits des deux principales personnalités de ce dossier hors-norme: le directeur Eric Bellargent et le délégué à la conservation Jean-François Keller, pour l'instant le seul mis en examen dans ce dossier .

L'auteur se lance aussi dans la description de la filière d'écoulement des objets volés, avec un expert et un commissaire-priseur filous et un mystérieux acheteur hongrois semblant sortir d'un film noir.

Pierre Freyburger n'élude rien, sans éclaircir toutes les zones d'ombre. Et il en profite pour rendre hommage aux petites mains du musée qui ont tenté d'alerter sur la situation, se heurtant souvent à des murs. Un ouvrage passionnant, qui risque fort de faire grand bruit dans le Landerneau mulhousien lors de sa sortie. On y reviendra...
H. P.

 

 
 

 

Export Comité Alsace et Grand Est des conseillers du commerce extérieur de la France Les facilitateurs du commerce extérieur

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:59:13

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Export Comité Alsace et Grand Est des conseillers du commerce extérieur de la France
Les facilitateurs du commerce extérieur
« Ouvreurs de portes », « amortisseurs de risques » : les conseillers du commerce extérieur de la France alsaciens mettent leur expérience, leurs compétences et leurs réseaux au service des entreprises locales souhaitant s'implanter sur des marchés étrangers.
 

 
Il y a 64 conseillers du commerce extérieur de la France en Alsace. Ici, autour de la présidente du comité Alsace et Grand Est Manou Massenez-Heitzmann : Gérard Staedel, Marie-José Navarre, Marc Kugler, Isabelle Heumann et Alain Renck.
« L'export, c'est un marché à part entière qui ne se conquiert pas par des coups. » Manou Massenez en connaît un rayon : vendue en 2011 au groupe La Martiniquaise, la distillerie familiale de Dieffenbach-au-Val, dont elle est restée directrice export, réalise 88 % de son chiffre d'affaires à l'international.

Forte de cette expertise et de ses fonctions passées de membre fondatrice du « Club export » créé par l'Association nationale des industries alimentaires et Business France, Manou Massenez-Heitzmann a pris la suite de Jean Serrats à la tête du comité Alsace et Grand Est des conseillers du commerce extérieur de la France.
Qui sont les conseillersdu commerce extérieur de la France ?

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) sont des dirigeants ou cadres d'entreprises qui mettent bénévolement leur expérience au service du développement international des entreprises françaises.

Choisis pour leurs compétences et leur expérience à l'international, ces hommes et femmes sont nommés par le Premier ministre pour trois ans, sur proposition du ministre chargé du Commerce extérieur.

Ils sont organisés par région et placés sous l'autorité du préfet : localement, ils oeuvrent donc en lien avec les acteurs publics (Régions et Chambres de commerce et d'industrie) et privés ayant un rôle dans la promotion et l'appui à l'internationalisation des entreprises françaises.

Ce réseau « sans équivalent dans le monde », présent dans 150 pays, souligne Manou Massenez-Heitzmann, rassemble 4 500 personnes-relais dont 2 700 hors de France, dans tous les secteurs d'activité. Il y a 106 CCEF dans le Grand Est, dont 64 en Alsace.
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Les CCEF ont quatre missions essentielles : le conseil aux pouvoirs publics, la promotion de l'attractivité de la France, la formation des jeunes à l'international et l'appui aux entreprises. Pour les deux premières, ils ont un rôle de consultants, participant à émettre des recommandations pour améliorer l'attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers grâce aux contacts qu'ils entretiennent avec les chefs d'entreprise et les autorités économiques des pays où ils exercent ou ont exercé par le passé. Pour les deux suivantes, ils jouent un rôle très concret de moteurs et de guides.
La formation des jeunesà l'international

Pour sensibiliser les jeunes à l'attrait d'une expérience à l'étranger, les CCEF effectuent régulièrement des interventions dans des lycées et établissements d'enseignement supérieur -- des conventions ont ainsi été nouées avec l'Université de Haute-Alsace et l'École de Management de Strasbourg.

Surtout, ils font la promotion d'un dispositif en particulier : le volontariat international en entreprise. Le VIE permet aux entreprises françaises de confier à un jeune de 18 à 28 ans une mission professionnelle à l'étranger d'une durée de six mois à deux ans, renouvelable une fois.

« Pour les jeunes, c'est un accélérateur de compréhension du monde, et un accélérateur de compétences, que ce soit au niveau de la langue ou de la débrouille », s'enthousiasme Marc Kugler. Le directeur général du groupe Électricité de Strasbourg, qui a auparavant travaillé en Espagne ou aux États-Unis, a lui même été "volontaire du service national en entreprises", l'ancêtre du VIE, pour Rhône-Poulenc à Djakarta. Et pour les entreprises, « c'est un excellent moyen de développer des flux d'export dans d'autres pays à un coût réduit, comparativement au recours à des consultants extérieurs. »

Marie-José Navarre, directrice générale déléguée de Lohr, est la « tutrice » des VIE du groupe de systèmes de transport basé à Hangenbieten. En Inde, en Chine ou aux États-Unis, ils sont « des courroies de transmission très utiles pour faire remonter les éventuels soucis à lever sur ces marchés. La réactivité qu'ils acquièrent les rend très précieux : 80 % de ces jeunes sont ensuite embauchés par l'entreprise qui les a eus en VIE. »

Tous les CCEF ont vécu à l'étranger et connaissent à la perfection les pays où ils ont exercé, fait valoir Gérard Staedel (à gauche), ancien directeur du groupe Crédit Mutuel-CIC en Allemagne et aujourd'hui président de l'Union internationale des Alsaciens. Photo DNA /Laurent RÉA
L'appui aux entreprises

Les conseils « gratuits, simples et pragmatiques » fournis par les CCEF sont particulièrement précieux « pour les PME, qui n'ont pas les moyens ni les relais des grands groupes très structurés », fait valoir Isabelle Heumann, directrice générale de l'entreprise familiale de pain azyme Paul Heumann à Soultz-sous-Forêts, qui réalise 70 % de son chiffre d'affaires à l'export. Elle en sait quelque chose : les renseignements donnés par un homologue CCEF basé en Turquie lui ont permis d'éviter de traiter avec un distributeur potentiel qui n'était en fait qu'une société écran.

Les CCEF accompagnent ainsi les entreprises qui souhaitent se développer à l'international et rencontrent des difficultés, soit en assurant le suivi dans la durée de projets structurés, soit en facilitant la mise en relation avec les bons interlocuteurs, ici ou à l'étranger. Ces derniers vont ensuite partager leur expertise, contacter les acteurs du pays en question, bref dénouer les difficultés.

« Tous les entrepreneurs ont une maladie : la solitude, image Alain Renck. On essaie d'éviter qu'ils s'engagent sur des chemins trop risqués. » Le jeu en vaut la chandelle : l'ancien directeur de Bpifrance Export, aujourd'hui président du Réseau Entreprendre Alsace, cite l'exemple d'une entreprise rémoise : lors de sa première visite à Singapour, elle a rencontré une société locale aux compétences complémentaires et a remporté avec elle un appel d'offres de l'aéroport de Singapour pour un montant d'1,2 million d'euros.

« Quand une entreprise a acquis une certaine maturité, travailler sur plusieurs marchés lui permet de mitiger les risques, confirme Marc Kugler. Souvent, les PME voient l'export comme une montagne impossible à gravir. Les conseillers du commerce extérieur de la France sont là pour les encourager à oser : ils ont l'expérience pratique de l'étranger, apportent un regard plus opérationnel. Quand c'est un entrepreneur qui parle à un autre entrepreneur, le message passe toujours mieux ! »
Florian HABY

 

 
 

 

Colmar  Liebherr-Mining Des briques à la pelle !

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:00:19

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Colmar  Liebherr-Mining
Des briques à la pelle !
En partenariat avec l'usine Liebherr-Mining Equipment Colmar SAS, les ingénieurs du fabricant de jouets Lego® ont développé le kit de la pelle minière R 9800. C'est le premier kit connecté, toujours en petites briques, du manufacturier danois.
 

 
Grégory Schuh et Michel Runser sont fiers du résultat. Près de deux ans d'étroite collaboration avec le géant danois ont été nécessaires pour élaborer le kit de la R 9800.
Chaque année à l'approche des fêtes de Noël, la marque Lego® pare sa gamme Technics d'un vaisseau amiral. Un modèle qui fait rêver comme la Bugatti Veyron l'année passée ou, précédemment la Porsche 911 GT3. Cette fois, il ne s'agit pas d'un bolide aux performances supersoniques mais de la lourde pelle hydraulique de chez Liebherr, la R 9800.
Un kit composé de 4108 pièces

L'aventure a débuté en janvier 2018 lorsque des ingénieurs et des designers du célèbre fabricant danois de petits briques se sont rendus sur le site de production colmarien de Liebherr-Mining, qui a prêté main-forte à Lego® pour l'élaboration d'un premier prototype. Le chef de produit de la R 9800, Michel Runser, s'est quant à lui rendu à Billund au Danemark, au siège de la marque. En tout, une dizaine d'entrevues ont été nécessaires de part et d'autre. « Quelques améliorations ont été apportées par rapport au premier prototype, qui ne respectait pas les proportions de la pelle », se souvient Grégory Schuh, responsable marketing de Liebherr-Mining Equipement Colmar SAS en France, qui avait préalablement fourni des fichiers 3D sur la R 9800 au fabricant de jouets.

Après près de deux ans de travail, le kit a été récemment mis sur le marché. Pas une affaire simple. « Pour chaque nouveau produit, Lego® ne peut créer que trois nouvelles pièces », les autres devant être choisies parmi les références existantes. « Ces trois pièces sont le godet, d'un seul tenant, les patins de chaînes et les moteurs électriques ».

S'agissant en outre du premier kit connecté Lego®, programmable depuis une application, sa réalisation a constitué un véritable « challenge » doublé d'une prouesse d'ingénierie miniature : « Le kit est assez volumineux et lourd puisqu'il pèse 3,5 kilos. Il fallait donc obtenir assez de puissance pour mouvoir la superstructure et lever le bras de la pelle. Sept moteurs électriques ont donc été installés à l'intérieur. Il a fallu booster ces derniers afin de permettre une bonne jouabilité, puisqu'une forte pression est exercée sur les roues crantées, les roulements... » Des contraintes comparables à celles rencontrées dans la réalité par les ingénieurs de Liebherr. « Nous avons beaucoup travaillé afin que la cinématique ressemble à la vraie ».

Si la R 9800 est la plus grosse pelle jamais produite par Liebherr, le kit Lego® est quant à lui le plus gros kit jamais produit par son fabricant. Il est constitué de 4108 pièces. Et a exigé une mise en oeuvre bien plus complexe que pour une voiture de sport. « L'ingénierie est très élaborée car il a fallu repenser toutes les cinématiques ».

L'initiative du manufacturier danois a évidemment été très bien accueillie par l'usine Liebherr qui distille la culture de la miniaturisation de ses engins depuis bien longtemps. « C'est une opération d'image car on ne gagne rien sur les ventes. Mais c'est une vraie aubaine. C'est à la fois le vaisseau amiral de chez Lego®, et le nôtre. Ce sont des produits qui font rêver, et cela signifie que nous sommes une marque forte et attractive ».

De surcroît, ceux qui ont travaillé à l'élaboration de la vraie pelle ont été bluffés par le résultat final, « notamment la fidélité du modèle et ses caractéristiques. C'est quand même leur bébé qui a été cloné ! »

Si le kit de la pelle est disponible sur la boutique en ligne de Liebherr au prix de 449EUR, il faut tout de même se dépêcher si on la désire. Le nombre d'exemplaires produits n'est en effet pas communiqué par le géant danois mais une frange de la clientèle, férue de ce genre de kits techniques, n'hésitera pas une seconde avant de mettre la main au portefeuille.
Nicolas Pinot CLIQUER Site internet : www.liebherr.com/liebherrshop

CLIQUER Site internet : www.liebherr.com/liebherrshop

 
 

 

Des briques à la pelle !

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:00:39

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Des briques à la pelle !
 

 
Grégory Schuh et Michel Runser sont fiers du résultat. Près de deux ans d'étroite collaboration avec le géant danois ont été nécessaires pour élaborer le kit de la R 9800. Photos DNA /Nicolas PINOT
Chaque année à l'approche des fêtes de Noël, la marque Lego® pare sa gamme Technics d'un vaisseau amiral. Un modèle qui fait rêver comme la Bugatti Veyron l'année passée ou, précédemment la Porsche 911 GT3. Cette fois, il ne s'agit pas d'un bolide aux performances supersoniques mais de la lourde pelle hydraulique de chez Liebherr, la R 9800.
Un kit composé de 4108 pièces

L'aventure a débuté en janvier 2018 lorsque des ingénieurs et des designers du célèbre fabricant danois de petits briques se sont rendus sur le site de production colmarien de Liebherr-Mining, qui a prêté main-forte à Lego® pour l'élaboration d'un premier prototype. Le chef de produit de la R 9800, Michel Runser, s'est quant à lui rendu à Billund au Danemark, au siège de la marque. En tout, une dizaine d'entrevues ont été nécessaires de part et d'autre. « Quelques améliorations ont été apportées par rapport au premier prototype, qui ne respectait pas les proportions de la pelle », se souvient Grégory Schuh, responsable marketing de Liebherr-Mining Equipement Colmar SAS en France, qui avait préalablement fourni des fichiers 3D sur la R 9800 au fabricant de jouets.

Après près de deux ans de travail, le kit a été récemment mis sur le marché. Pas une affaire simple. « Pour chaque nouveau produit, Lego® ne peut créer que trois nouvelles pièces », les autres devant être choisies parmi les références existantes. « Ces trois pièces sont le godet, d'un seul tenant, les patins de chaînes et les moteurs électriques ».

S'agissant en outre du premier kit connecté Lego®, programmable depuis une application, sa réalisation a constitué un véritable « challenge » doublé d'une prouesse d'ingénierie miniature : « Le kit est assez volumineux et lourd puisqu'il pèse 3,5 kilos. Il fallait donc obtenir assez de puissance pour mouvoir la superstructure et lever le bras de la pelle. Sept moteurs électriques ont donc été installés à l'intérieur. Il a fallu booster ces derniers afin de permettre une bonne jouabilité, puisqu'une forte pression est exercée sur les roues crantées, les roulements... » Des contraintes comparables à celles rencontrées dans la réalité par les ingénieurs de Liebherr. « Nous avons beaucoup travaillé afin que la cinématique ressemble à la vraie ».

Si la R 9800 est la plus grosse pelle jamais produite par Liebherr, le kit Lego® est quant à lui le plus gros kit jamais produit par son fabricant. Il est constitué de 4108 pièces. Et a exigé une mise en oeuvre bien plus complexe que pour une voiture de sport. « L'ingénierie est très élaborée car il a fallu repenser toutes les cinématiques ».

L'initiative du manufacturier danois a évidemment été très bien accueillie par l'usine Liebherr qui distille la culture de la miniaturisation de ses engins depuis bien longtemps. « C'est une opération d'image car on ne gagne rien sur les ventes. Mais c'est une vraie aubaine. C'est à la fois le vaisseau amiral de chez Lego®, et le nôtre. Ce sont des produits qui font rêver, et cela signifie que nous sommes une marque forte et attractive ».

De surcroît, ceux qui ont travaillé à l'élaboration de la vraie pelle ont été bluffés par le résultat final, « notamment la fidélité du modèle et ses caractéristiques. C'est quand même leur bébé qui a été cloné ! »

Si le kit de la pelle est disponible sur la boutique en ligne de Liebherr au prix de 449EUR, il faut tout de même se dépêcher si on la désire. Le nombre d'exemplaires produits n'est en effet pas communiqué par le géant danois mais une frange de la clientèle, férue de ce genre de kits techniques, n'hésitera pas une seconde avant de mettre la main au portefeuille.
Nicolas PINOT CLIQUER Site internet : www.liebherr.com/liebherrshop

 

 
 

 

Sud alsace Largue  Conseil communautaire Le vote électronique testé

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:02:38

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Sud alsace Largue  Conseil communautaire
Le vote électronique testé
Le jeudi 19 décembre, à Hindlingen, le conseil de la communauté de communes Sud Alsace Largue s'est réuni une ultime fois en 2019. Différents points ont été abordés et, nouveauté à signaler, le vote électronique a pu être essayé.
 

 
En plus de l'habituel vote à main levée, le conseil communautaire a testé le vote électronique grâce à plusieurs boîtiers connectés.
Le conseil de la communauté de communes Sud Alsace Largue s'est réuni pour la dernière fois cette année jeudi 19 décembre, dans la salle communale Bernard-Hosti à Hindlingen. La réunion a été quelque peu bousculée par une intrusion technologique inhabituelle, celle du vote électronique.

Dès leur arrivée, après avoir déclaré leur présence, les membres du conseil se sont vu remettre un boîtier électronique afin d'approuver, ou pas, les différentes délibérations de la soirée. Bastien Vinchon, de la société Ubiqus, était présent pour présenter le mode de fonctionnement global du vote électronique. Il a expliqué : « Grâce à trois boutons, le boîtier permet simplement de voter de trois façons différentes : pour, contre et abstention. Le vote pour est caractérisé à l'écran par une couleur verte, le vote contre par une couleur rouge et l'abstention par une couleur jaune. Durant la durée du vote, il est possible de changer d'avis. »

Un fonctionnement électronique qui permet de gagner du temps au cours des délibérations mais aussi de gagner en précision dans le comptage des voix. Bien que cette nouvelle manière de procéder présente certains avantages par rapport au vote à main levée, l'ancestral vote manuel a néanmoins été conservé ce jeudi 19 décembre.

C'est d'ailleurs lui qui faisait foi. Pour chaque délibération, le conseil votait donc deux fois. De façon électronique en premier lieu avant qu'un comptage manuel ne vienne confirmer le résultat obtenu informatiquement.
Un vote anonyme possible, une version moderne de l'urne

Bastien Vinchon a également précisé qu'il était possible de mettre en place un vote anonyme. En effet, sauf demande contraire, chaque vote électronique a été réalisé de manière publique dans le sens où les suffrages étaient visibles en direct sur l'écran de projection grâce au code couleur lié au numéro de boîtier des membres du conseil. Un vote anonyme ou scrutin secret, s'il est demandé, donne un code couleur unique et ne fait donc pas état de l'avis du votant. Une version moderne de l'urne.

Passée la curiosité du début, les membres du conseil semblaient avoir adopté la manière de voter lorsque les dernières délibérations ont été prononcées.

Fort heureusement puisque ce système de vote électronique sera exclusivement utilisé lors des réunions du conseil communautaire à venir. Il a été approuvé en début de séance par les membres du conseil avec 93 % d'avis favorables, un vote contre et deux abstentions. Pierre Schmitt, le président de la communauté de communes, a annoncé : « Au mois de mars, il y aura les élections municipales et au mois d'avril, il y aura les élections des conseils communautaires. Avec tout le temps que l'on va passer à voter, le vote électronique va quand même largement faciliter les choses. »
Hugo COUILLARD

 

 
 

 

Le vote électronique testé

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:02:56

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Le vote électronique testé
 

 
En plus de l'habituel vote à main levée, le conseil communautaire a testé le vote électronique grâce à plusieurs boîtiers connectés. Photo DNA /H.C.
Le conseil de la communauté de communes Sud Alsace Largue s'est réuni pour la dernière fois cette année jeudi 19 décembre, dans la salle communale Bernard-Hosti à Hindlingen. La réunion a été quelque peu bousculée par une intrusion technologique inhabituelle, celle du vote électronique.

Dès leur arrivée, après avoir déclaré leur présence, les membres du conseil se sont vu remettre un boîtier électronique afin d'approuver, ou pas, les différentes délibérations de la soirée. Bastien Vinchon, de la société Ubiqus, était présent pour présenter le mode de fonctionnement global du vote électronique. Il a expliqué : « Grâce à trois boutons, le boîtier permet simplement de voter de trois façons différentes : pour, contre et abstention. Le vote pour est caractérisé à l'écran par une couleur verte, le vote contre par une couleur rouge et l'abstention par une couleur jaune. Durant la durée du vote, il est possible de changer d'avis. »

Un fonctionnement électronique qui permet de gagner du temps au cours des délibérations mais aussi de gagner en précision dans le comptage des voix. Bien que cette nouvelle manière de procéder présente certains avantages par rapport au vote à main levée, l'ancestral vote manuel a néanmoins été conservé ce jeudi 19 décembre.

C'est d'ailleurs lui qui faisait foi. Pour chaque délibération, le conseil votait donc deux fois. De façon électronique en premier lieu avant qu'un comptage manuel ne vienne confirmer le résultat obtenu informatiquement.
Un vote anonyme possible, une version moderne de l'urne

Bastien Vinchon a également précisé qu'il était possible de mettre en place un vote anonyme. En effet, sauf demande contraire, chaque vote électronique a été réalisé de manière publique dans le sens où les suffrages étaient visibles en direct sur l'écran de projection grâce au code couleur lié au numéro de boîtier des membres du conseil. Un vote anonyme ou scrutin secret, s'il est demandé, donne un code couleur unique et ne fait donc pas état de l'avis du votant. Une version moderne de l'urne.

Passée la curiosité du début, les membres du conseil semblaient avoir adopté la manière de voter lorsque les dernières délibérations ont été prononcées.

Fort heureusement puisque ce système de vote électronique sera exclusivement utilisé lors des réunions du conseil communautaire à venir. Il a été approuvé en début de séance par les membres du conseil avec 93 % d'avis favorables, un vote contre et deux abstentions. Pierre Schmitt, le président de la communauté de communes, a annoncé : « Au mois de mars, il y aura les élections municipales et au mois d'avril, il y aura les élections des conseils communautaires. Avec tout le temps que l'on va passer à voter, le vote électronique va quand même largement faciliter les choses. »
Hugo COUILLARD

 

 
 

 

Kingersheim  Conseil municipal Le budget primitif voté sans augmentation des taux

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:04:15

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Kingersheim  Conseil municipal
Le budget primitif voté sans augmentation des taux
À Kingersheim, le budget 2020 a été voté sans les voix des deux groupes d'opposition. La création de locaux périscolaires, sous couvert de M2A, à côté de l'école maternelle du Centre, a aussi été au coeur des débats du dernier conseil municipal de l'année.
 

 
Les travaux de la rue de Pfastatt, définis en concertation avec les riverains, devraient démarrer ce printemps et coûteront près de 500 000 EUR.
Après le débat d'orientation budgétaire il y a un mois, Laurent Riche, adjoint au maire chargé des finances à Kingersheim, a présenté un « budget de transition avec un minimum d'investissement », en raison des échéances électorales municipales à venir. Il a précisé qu'il y avait beaucoup d'incertitude concernant les recettes fiscales du fait de la position de l'État, spéculant sur une augmentation de 1,4 % des bases pour une rentrée d'argent supplémentaire et promettant de ne pas toucher aux taux d'imposition communaux.
Réfection de la ruede Pfastatt

La section fonctionnement de 12,8 millions d'euros (MEUR) comprend essentiellement les frais de personnel (6,28 MEUR) et sera financée, entre autres, par les impôts et taxes (10,5 MEUR) et les subventions (1 386 000 EUR).

La section investissement est programmée à 3,3 MEUR incluant des dépenses structurelles de 862 420 EUR avec notamment 250 000 EUR provisionnés pour la réfection de la rue de Pfastatt (le même montant est prévu dans le budget eau pour le remplacement des canalisations).

« Nous avons revu les riverains de cette rue pour adopter le calendrier le moins gênant pour les travaux. Les réseaux devraient être remplacés dès ce printemps et les travaux d'enrobés et autres devraient se faire en juillet », a indiqué Laurent Riche, avant de faire voter une ligne de trésorerie de 1,5 MEUR auprès du Crédit mutuel local, permettant de couvrir des besoins ponctuels en attendant le versement de subventions ou de ristournes de TVA.

L'opposant Philippe Maupin (Kingersheim nouvelle ère) a réagi en ces termes : « Ce budget devra être revu dans sa forme après les échéances électorales, car il est l'expression des intentions du groupe qui sera en place. Nous regrettons qu'il ne prenne pas en compte les besoins de rénovation de certains bâtiments communaux et nous nous opposons à la ligne de trésorerie, considérant qu'il vaudrait mieux développer notre capacité d'autofinancement. » Son groupe a voté contre, comme l'opposant indépendant Fadi Hachem.

Le budget eau (1 542 000 EUR en exploitation et 963 662 EUR en investissement) a été voté sans les voix des groupes d'opposition qui se sont abstenus.
Un nouveau périscolaire

Le maire, Jo Spiegel, a annoncé que M2A (Mulhouse Alsace agglomération) a validé la création de locaux périscolaires à côté de l'école maternelle du Centre et l'extension de ceux au Village des enfants. « On a fait un travail de préfiguration, vu que nous sommes propriétaires des terrains et cela répondra aux attentes de nombreux parents », a estimé Laurent Riche qui a précisé que ces opérations seront financièrement neutres pour la Ville qui agira pour le compte de tiers (M2A).

Fadi Hachem a voté contre considérant que le projet n'a pas été discuté au conseil municipal. Le groupe de Philippe Maupin a considéré que c'est « une chance pour la commune ».
Jean-Paul FREY

 

 
 

 

Dietwiller  Conseil municipal Assurances, recensement et motion de soutien

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:04:41

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Dietwiller  Conseil municipal
Assurances, recensement et motion de soutien
Les marchés des assurances de la commune, le recensement des habitants et le soutien à M2A pour le label « Terre de Jeux 2024 » ont constitué les points essentiels de la dernière séance du conseil municipal.
 

 
Avant d'entamer l'ordre du jour proprement dit, le maire, Christian Frantz, a invité l'assemblée à observer une minute de silence en hommage aux militaires français récemment décédés au Mali.

Les contrats d'assurance de la commune ont été mis en concurrence pour la période de 2020 à 2024. Les différentes consultations ont permis de retenir les offres de VHV pour l'assurance des dommages aux biens, Groupama Grand Est pour l'assurance des responsabilités avec protection juridique de la commune de ses agents et des élus, et SMACL pour celle des véhicules. Le montant total de ces souscriptions s'élève à 4 970 EUR.
Le recensement aura lieuà partir du 16 janvier prochain

Une autorisation est accordée au maire afin de permettre le règlement des dépenses d'investissement avant le vote du prochain budget. Sont concernées les factures relatives à la rénovation de la toiture du presbytère, la mise en place de la rampe d'accès à la mairie, le renforcement de la charpente de l'église.

Dans le cadre des travaux de renforcement du plafond de la nef de l'église, le lot électricité est attribué à l'entreprise Vincentz pour un montant de 5 243 EUR H.T.

Le recensement de la population de la commune aura lieu du 16 janvier au 15 février 2020. Pour sa réalisation, Nathalie Geiger est désignée comme coordonnateur et trois postes d'agents recenseurs sont créés pour Pierrette Freyburger, Angelina Fernandez et Raymond Genelot. Ces derniers recevront une rémunération forfaitaire brute de 900 EUR par agent.

Le Syndicat de Communes de l'Ile Napoléon (SCIN) est administré par un conseil syndical composé de quatre délégués par commune. Du fait de son extension suite à l'adhésion de la commune de Riedisheim, le nombre de délégués sera ramené à trois par commune à compter du renouvellement des conseils municipaux en mars 2020. Le conseil a approuvé à l'unanimité cette modification statutaire.

Le conseil municipal a ensuite pris acte du rapport d'observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) concernant les exercices 2016 et les suivants.

La commune de Dietwiller a décidé de soutenir la candidature de m2A à l'obtention du label « Terre de Jeux 2024 », lancé par le comité d'organisation des jeux olympiques et paralympiques qui se dérouleront à Paris cette année-là.
M-C.S.

 

 
 

 

Loisirs  Un tracé de plus d'un kilomètre Une luge quatre saisons au Lac Blanc

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 05:40:43

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Loisirs  Un tracé de plus d'un kilomètre
Une luge quatre saisons au Lac Blanc
 

 
Tricky Track, la luge quatre saisons de la station du Lac Blanc.
La famille Perrin, exploitante historique de la station de ski du Lac Blanc, a mis sur pied un nouveau produit : une luge quatre saisons.

Tricky Track, c'est son nom, propose une piste de plus d'un kilomètre, au départ du col du Calvaire, avec 78 m de dénivelé, une vitesse maximum de 40 km/h, et d'une durée moyenne de sept minutes.

Le pilote n'a aucune visibilité et découvre le tracé - un tunnel, deux passerelles, treize virages, deux sauts, cinq vagues, deux chicanes et une vrille - au fur et à mesure de la descente.

Cette activité, « météo-dépendante », devrait être accessible tous les week-ends et tous les jours pendant les congés scolaires.
Tricky Track, piste de luge de la station du Lac Blanc. Tarifs : à partir de 7,50 EUR. Âge minimum : 3 ans.

Tricky Track, piste de luge de la station du Lac Blanc. Tarifs : à partir de 7,50 EUR. Âge minimum : 3 ans.

 
 

 

Services Région mulhousienne La nouvelle plateforme de tri a pris le pli des colis

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:07:27

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Services Région mulhousienne
La nouvelle plateforme de tri a pris le pli des colis
La période des fêtes de fin d'année est toujours particulière pour La Poste, qui doit prendre en charge plus de colis et de courrier qu'à l'accoutumée. L'occasion de visiter, neuf mois après son ouverture au parc des Collines de Mulhouse, la nouvelle plateforme multiflux.
 

 
Deux agents de La Poste traitent ici des colis arrivant en vrac, à la nouvelle plateforme multiflux du parc des Collines.
Moins 8 % de courrier d'un côté depuis début 2019, plus 11 % de colis de l'autre. Ces chiffres, avancés par Christian Dassonville, sont ceux enregistrés par la nouvelle plateforme multiflux de La Poste à Mulhouse, que l'homme de 56 ans dirige depuis son ouverture, début mars 2019. Ils reflètent la situation du groupe, confronté ces dernières années à un bouleversement de son activité historique. « Entre le fort développement du e-commerce et les nouveaux modes de consommation de nos clients, nous sommes amenés à traiter davantage de colis », observe l'ancien guichetier devenu directeur industriel, natif de Maubeuge, dans le nord de la France.

Christian Dassonville, le directeur de la plateforme multiflux de Mulhouse. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

« On le sent chaque jour, le marché des colis est en pleine expansion. Nos clients et concurrents que sont Amazon, DHL, UPS, ajoutent une pression supplémentaire sur la qualité et les prix que nous proposons à nos clients. Il nous fallait un nouvel outil pour s'adapter à ces changements », poursuit Christian Dassonville. De quoi mieux comprendre pourquoi La Poste a investi 12 millions d'euros dans cette plateforme multiflux, opérationnelle un an après sa sortie de terre, au parc des Collines de Mulhouse, et qui a pris la place du centre de tri de Riedisheim (lire par ailleurs).
De 11 000 à plus de 25 000 colis par jour

La plateforme, qui s'étend sur une surface de près de 8500 m², permet ainsi de prendre en charge un volume quotidien de 11 000 colis. « Cette année, lors du Black Friday, on a atteint les 24 000. Et pour Noël, on s'attend à des pics avoisinant les 26 000 ou 27 000 colis. » Colis qui sont acheminés « en vrac » pour réduire le nombre de transports par camions et réaliser ainsi une « économie de CO2 conséquente ». « On pense à l'environnement à notre manière. Les liaisons routières ont diminué par deux. Avant, on mettait généralement 1500 colis dans un camion. Aujourd'hui, on arrive à 3000 voire 4000 », détaille Christian Dassonville, qui a réalisé toute sa carrière à La Poste.

Une partie du site du parc des Collines continue à traiter le courrier, soit 110 000 lettres par jour. Un chiffre en baisse de 8 % par rapport au début de l'année. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Une fois parvenus à la plateforme multiflux, de véritables « murs de colis » issus des camions sont placés sur un encamionneur - on pourrait parler de tapis roulant géant - puis triés par secteur. « Notre machine de tri permet de gérer les pics le mieux possible. » Certains colis seront par la suite envoyés au centre de distribution de Mulhouse, d'autres à Vieux-Thann, Altkirch, Hésingue, Guebwiller, Belfort, voire ailleurs en France ou à l'étranger. « Nous sommes également prestataires dans la préparation du tri pour la plateforme de Belfort et pour Colmar, Ensisheim, Guebwiller, Rouffach... », précise encore le directeur, Colmarien d'adoption.
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7p5geg" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe> Une offre de services diversifiée

Le courrier, malgré cette baisse de 8 % depuis le début de l'année, n'est, pour l'heure, pas en reste. Une bonne partie du bâtiment du parc des Collines est consacrée aux 110 000 lettres qui y circulent chaque jour. D'autres services sont proposés aux particuliers et aux professionnels comme un lieu d'accueil, un drive pour le retrait des colis volumineux ou un espace réservé à l'examen du code de la route.

Quant à l'ambiance générale, Christian Dassonville semble veiller à sa bonne marche. « Nous organisons des barbecues l'été, il y a eu des Mannala début décembre, chacun reçoit des chocolats pour Noël et des places de cinéma en fin d'année... »
Textes : Pierre GUSZ La plateforme du parc des Collines est ouverte au public du lundi au vendredi de 7 h 45 à 20 h et le samedi de 8 h à 13 h. PLUS WEB Suivre le parcours des colis et les explications de Christian Dassonville sur www.dna.fr

La plateforme du parc des Collines est ouverte au public du lundi au vendredi de 7 h 45 à 20 h et le samedi de 8 h à 13 h.

 
 

 

circulation  Rue Schwendi Le parking bloque le trafic

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:10:18

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circulation  Rue Schwendi
Le parking bloque le trafic
 

 
Il fallait beaucoup de patience pour emprunter la rue Schwendi, hier.
La scène a tendance à se répéter ces derniers temps. Le dysfonctionnement de l'une des barrières du nouveau parking de la Montagne-Verte a entraîné la congestion totale du sud-est du centre-ville hier sur les coups de 15 h, la file des candidats au stationnement s'étendant bien au-delà de la rampe d'accès à l'équipement souterrain.

Ainsi, de nombreux automobilistes se sont retrouvés bloqués et ce jusqu'au carrefour de la route de Bâle et de la rue Clemenceau dans un inextricable bouchon qui a également touché le boulevard Saint-Pierre. Du côté du parking, on s'activait fébrilement à réparer cette maudite barrière tandis que fusaient les noms d'oiseaux de part et d'autre de la rue Schwendi.

Une situation qui pose la question de la pertinence de l'accès au parking, les conducteurs excédés n'hésitant pas à rouler sur la piste cyclable de la rue Schwendi afin de s'extraire du traquenard. Pour la sécurité, il faudra repasser...
N.P.

 

 
 

 

Pierre Kammerer, l'Apa au coeur

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:14:38

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Pierre Kammerer, l'Apa au coeur
 

 
Pierre Kammerer (à droite), directeur partant du Réseau Apa, et son successeur Matthieu Domas ont accueilli leurs nombreux invités, vendredi à Mulhouse. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Près de quatre heures de cérémonie et de très longs discours, il fallait au moins cela, semble-t-il, pour résumer la vie d'un homme qualifié par plus d'un intervenant de « charismatique ». Denis Thomas, président actuel du Réseau Apa, a noté que c'est lors du 115e anniversaire de Jeanne Calment, en 1991, que Pierre Kammerer est devenu directeur de l'Association haut-rhinoise d'aide aux personnes âgées (Apa 68), spécialisée dans l'accompagnement social et les services à domicile.
De 700 à 5 000 salariés

« À l'époque, l'association comptait 700 salariés et 250 bénévoles, avec un budget de 10 MEUR [millions d'euros]. » Vingt-huit ans plus tard, l'Apa est devenue le Réseau Apa, entreprise sociale et solidaire, 2e employeur du Haut-Rhin, qui a tissé sa toile dans sept départements du Grand Est et de Bourgogne Franche-Comté, fort de 5 000 salariés, 1 000 bénévoles, quelque 45 000 bénéficiaires et d'un budget de 135 MEUR.

Pierre Kammerer a lancé divers projets avec les acteurs du champ sanitaire et social, dont le 1er pôle gérontologique en 1992 et l'association Fami Emploi 68, premier service mandataire dans le Haut-Rhin et premier service d'auxiliaire de vie pour personnes handicapées. On lui doit l'ouverture de places de service de soins infirmiers à la prison de Mulhouse, la création du Fanal (garde itinérante de nuit), du premier service d'aide aux aidants, (Rivage), de la première plateforme d'écoute de la maltraitance des personnes âgées, des premiers accueils de jour (Alzheimer et apparentés)...

Parmi ses projets menés tambour battant, l'accélération de la construction de logements pour personnes âgées, des actions pour favoriser le bien vieillir, lutter contre la fracture numérique, la création d'un centre de formation interne (400 salariés formés par an). Le président honoraire de l'Apa Jean-Marc Meyer a décrit les qualités premières d'un directeur général charismatique : « visionnaire, au sens d'une vision claire de sa mission », « ferme sur les objectifs, flexible sur les moyens », « transparent »...
« Tu aimes les autres »

Les proches collaborateurs de Pierre Kammerer ont décrit ses qualités humaines. « Une exigence doublée d'une profonde empathie, tu aimes vraiment les autres », a indiqué Pierre Tassetti, directeur général adjoint du Réseau. « Ta bienveillance, tu cherches à voir toujours le positif. » Pierre Kammerer est aussi « un homme de lettres, de mots et de spiritualité » et un entraîneur d'équipe qui a cherché sans relâche à regonfler ses troupes à travers des formules chocs, « l'année du jus », « l'année de la patate »...

Catherine Specklin, à l'origine des Jardins d'Icare et qui a connu Pierre Kammerer lors de leurs études communes de « prépa » d'ingénieur agronome à Versailles, a livré un jeu de mots des plus poétiques partagés entre amis : « L'Apa ? Là où tes potes iront quand ils seront potes âgés... »

Muriel Zimmer, qui représentait l'équipe du Fanal, « un service de l'Apa qui n'existe nulle part ailleurs sous cette forme-là », s'est aussi fait porte-parole de tous les salariés. Elle a salué « la grande humanité » du directeur et son « sens de l'écoute », un cadre proche qui n'a pas hésité à partager les tournées de nuit ou à manifester à Paris aux côtés des auxiliaires de vie, pour obtenir la reconnaissance d'un métier difficile.

Le Dr Bernard Peter, ancien chef du service gériatrie à l'Hôpital de Mulhouse, a évoqué la modestie d'un directeur avec « le profil du gendre parfait », mais surtout un profond sens éthique, soucieux du bien-être et de l'épanouissement des salariés et des bénéficiaires.
Le collectif et l'utopie

« Que serais-je sans vous, sans tout ce que vous m'avez donné d'être ? » Pierre Kammerer a cité Paul Éluard pour dire toute sa reconnaissance à ses équipes.

Décrivant longuement le travail quotidien des salariés qu'il a parfois suivis sur le terrain - « Chacune de ces expériences m'a marqué au coeur et aux tripes », confie-t-il -, il a fait l'éloge du collectif. « Notre société voudrait nous faire croire que l'individu peut se suffire à lui-même. Mais la solidarité ne peut se construire sur la logique marchande. Nous ne sommes que le fruit de nos relations. Nos vies sont emboîtées les unes avec les autres, elles s'enrichissent de la différence. Nous sommes faits des liens tissés. » Joignant le geste à la parole, il a remis sa légion d'honneur, reçue en avril dernier et dédiée aux salariés et bénévoles, au président de l'Apa.

Et d'inviter son successeur à poursuivre sa quête de l'utopie, « Une société sans utopie est une société passive, pas encore véritablement humaine », il rappelle que de nombreuses utopies sont devenues réalité au fil du temps.
Frédérique MEICHLER

 

 
 

 

Inauguration du réseau de vidéoprotection

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:17:30

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Inauguration du réseau de vidéoprotection
 

 
Ce jeudi 19 décembre, le maire de Wettolsheim, Lucien Muller, a accueilli les personnalités pour inaugurer le réseau de vidéoprotection déployé par la municipalité en 2019. Parmi les présents, Benoît Schnell, directeur général de Vialis, entouré de collaborateurs, Monique Martin, conseillère départementale, le major Aubertin, référent départemental sûreté de la gendarmerie nationale, les représentants de la communauté de gendarmerie de Wintzenheim-Ingersheim, Yann Vilardell, de la société Neobe qui a accompagné la commune tout au long du projet, ainsi que des élus de Wettolsheim, dont les adjoints Bernard Gutknecht et Antoine Bohrer qui ont piloté l'opération.
Un audit en 2016

Après les salutations, le maire est revenu sur l'historique de ce réseau. C'est au cours de l'année 2016 qu'en raison d'incivilités de plus en plus nombreuses, notamment sur le parking derrière la grotte, qu'il a saisi le référent sûreté de la gendarmerie pour lui demander de réaliser un audit sûreté de la commune. Il a conclu à l'intérêt d'un système de vidéoprotection aux entrées et sorties principales de la commune, ainsi que dans le centre village, autour de la mairie et du parking.

Après validation du projet, le conseil municipal a confié la mission d'accompagnement au bureau d'étude représenté par Yann Villardell. Après une consultation pour les travaux en 2019, l'entreprise Vialis a été retenue.

Les travaux ont pu être conduits rapidement, la commune ayant anticipé la création d'un réseau de fibre par la pose de gaines à l'occasion des travaux de voirie réalisés antérieurement, fin juillet 2019.

Un centre de supervision (CSU) est implanté dans les locaux de la mairie et permet le visionnage des enregistrements conservés pendant quinze jours par les seules personnes habilitées, dont le policier municipal. Ils sont mis à la disposition de la gendarmerie sur réquisition. Ces images, captées par les caméras, sont acheminées vers le CSU par un réseau de fibre optique.
Une affaire de vol résolue

Relevons pour conclure que le réseau a permis de résoudre une affaire de vol de bicyclette et de sanctionner les dépôts illicites sur les sites d'apports volontaires de la place de la Batteuse et à présent de la route du Vin.

Monique Martin parla des efforts consentis pour arriver à la sécurité et à la liberté et conclut : « Ne pas subir l'avenir mais la construire ! »

À l'issue de cette rencontre, le policier municipal, Olivier Blisch, a accueilli les invités dans le centre de supervision de la mairie pour leur expliquer le fonctionnement du réseau de vidéoprotection.
Hélène BLÉGER

 

 
 

 

L'AS Altkirch maître à domicile

Publié dans le panorama le Mardi 24 décembre 2019 à 06:17:01

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L'AS Altkirch maître à domicile
 

 
La logique a été respectée lors du tournoi de football en salle du secteur d'Altkirch, avec le couronnement de l'équipe d'Altkirch.

L'affaire avait pourtant bien mal débuté pour le futur vainqueur qui a été défait dès sa première rencontre de qualification par Illfurth. En terminant à la seconde place du classement des qualifications, les Altkirchois compostaient leur billet pour les demi-finales, en compagnie d'Illfurth, qui a terminé premier de son groupe, au bénéfice du goal-average particulier.

Hausgauen échoue à la 3e place, malgré le fait que les protégés du président Baumlin n'ont perdu aucune rencontre de qualification, mais ils ont été plombés par le fait d'avoir concédé trois scores de parité. Le capital points n'a donc pas été suffisant pour accrocher une place pour le dernier carré. Dans ce même groupe, Obermorschwiller doit se contenter du 4e rang, alors que Wittersdorf termine 5e.

Dans le second groupe, il n'y a pas eu besoin d'un classement pour connaître les deux élus pour les demi-finales.
Envahissement de terrainet échauffourées lors deLuemschwiller-Hochstatt

En effet, Hochstatt et Luemschwiller n'ont pas pu aller au terme de leur rencontre de qualification. Contestations, échauffourées, bousculades et envahissement de terrain ont obligé les arbitres à arrêter la partie. La sanction a été immédiate avec l'exclusion des deux équipes du tournoi. Comme l'EJCS, évoluait hors concours, il ne restait plus que deux équipes pouvant participer aux demi-finales : Carspach et Walheim.

Lors de la première demi-finale, Illfurth ne laissait aucune chance à l'équipe de Walheim, concrétisant sa supériorité grâce à deux buts signés Thomas Missland et Ouabdi Aouabdi. Pour Altkirch, la qualification pour la finale a été beaucoup plus difficile à acquérir, les Carspachois défendant bec et ongles leurs chances, donnant beaucoup de fil à retordre à leurs adversaires, qui ne se sont imposés que par un but d'écart. Abbulah Falay a ouvert la marque en tout début de rencontre pour les Altkirchois, qui ont toutefois concédé l'égalisation dans la foulée, suite à un but de Sabri Bouzsnane. Très rapidement, les Altkirchois allaient reprendre l'avantage par l'inévitable Abbulah Falay, un avantage qu'ils ont conservé jusqu'au coup de sifflet final, pour se qualifier pour la dernière rencontre de la soirée.
Le meilleur buteur clôtla journée en marquant

Altkirch et Illfurth, qui avaient ouvert la compétition en début d'après-midi avec une victoire illfurthoise, allaient se retrouver lors de la rencontre de clôture, pour l'obtention du trophée mis en jeu par le conseiller départemental Nicolas Jander. Dès le coup d'envoi, les Altkirchois ont donné le ton à la partie, avec un Julien Neef très inspiré qui a trouvé l'ouverture dès les premiers instants de la partie. Illfurth n'a pas abdiqué, mettant tout en oeuvre pour tenter d'égaliser. Malgré quelques belles opportunités, la défense altkirchoise n'a pas cédé. Au contraire, Abbulah Falay, le meilleur buteur de la soirée, allait enfoncer le clou en portant la marque à 2-0. C'en était fini des chances illfurthoises, les Altkirchois s'octroyant la victoire finale et le trophée mis en jeu.
Texte et photos : Philippe RUFI