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Natation Les yeux tournés vers 2024

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:47:22

© L'alsace, Lundi le 23 Décembre 2019
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Comité départemental du Haut-Rhin de natation

Les yeux tournés vers 2024
 

 
Après une minute de recueillement en mémoire de Patrick Kratz, président des Dauphins de Saint-Louis décédé en février, Laurent Horter, le président du Comité départemental du Haut-Rhin de natation, a pris la parole. « Il y a une nouvelle dynamique dans notre département », a-t-il noté, les yeux rivés vers 2024 et les Jeux Olympiques de Paris.

« Le comité a déjà pris contact avec certaines fédérations et d'autres se sont renseignées pour connaître le positionnement de Mulhouse et du Haut-Rhin pour l'accueil de leur délégation en vue de préparer les Jeux. Il est important que cette dynamique en cours puisse bénéficier à tous les clubs du département. »

Le conseiller technique régional Stéphane Gallo a ensuite rendu compte des bons résultats haut-rhinois en natation sportive, notamment chez les jeunes. « Avec cinq qualifiés pour les championnats d'Europe juniors, on est dans la lignée du projet pour les Jeux de Paris. Nous avons aussi eu deux champions de France Elite cette saison, ce qui n'arrive pas chaque année : Louise Lefebvre sur 200 m dos en petit bassin (en novembre 2018) et Antoine Marc en 200 m brasse (en avril 2019). »

La saison écoulée a aussi été synonyme de succès pour le water-polo et principalement pour le Mulhouse WP. « C'est exceptionnel. Nous n'avons jamais eu autant de sélectionnés en équipe de France », se félicite Jean-Claude Meyer, président de la commission water-polo du CD68 et président d'honneur du club mulhousien. Laurent Horter se réjouit aussi que le Mulhouse Olympic Natation ait été choisi comme centre de formation des enseignants à l'apprentissage de la nage pour les tout petits, un chantier cher à l'ancienne égérie du MON et désormais ministre des Sports Roxana Maracineanu.
Denis Westrich s'en va

Concernant la partie financière, la trésorière Marie-Octavie Horter a regretté que les dotations de l'ANS (Agence nationale du sport) pour 2019 s'élève à 50 % seulement de celles octroyées en 2018 par feu le CNDS. « Désormais, tout est géré au niveau de la fédération, d'où cette baisse ». Guy Bootz, le président du Comité départemental olympique et sportif (CDOS) est clair : « L'enveloppe globale allouée à la fédération était la même, mais il y a visiblement eu des parents pauvres. C'est au niveau de la fédération qu'il est nécessaire de se renseigner pour en connaître la raison. » Il a aussi rappelé la création future de la CEA (Collectivité européenne d'Alsace), qui risque d'avoir des répercussions dans le monde sportif.

Enfin, Laurent Horter a annoncé non sans émotion le départ de Denis Westrich de son poste de directeur technique régional de la Ligue du Grand Est, appelé à exercer de nouvelles fonctions au sein du service des sports de la mairie de Saint-Louis. Le principal intéressé a pris la parole et conclu ces assises sur une note positive : « J'espère ne pas trop m'éloigner de la natation car j'ai passé presque trente superbes années. Je n'ai aucune inquiétude sur l'avenir du Haut-Rhin. Les clubs sont forts et structurés. »
Fabien GUTZWILLER

 

 
 

 

Colmar Victorine Valentin

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:42:05

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COLMAR

« Je me suis amusée (enfin, pas toujours) de nos échanges parfois rugueux, parfois nerveux et des réponses parfois caustiques et enrobées d'acide, mais parfois également d'humour et d'attention. »
L'élue (PS) de Colmar Victorine Valentin, lors de ses adieux au conseil municipal, revenant sur ses échanges avec le maire.

 
L'élue (PS) de Colmar Victorine Valentin
 

 

 
 

 

Alsace, qui es-tu ?

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:49:35

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Alsace, qui es-tu ?
 

 
Michel Deutsch (à gauche) fut chargé en 2018 par le CCA et son président Christian Hahn (à droite) de constituer l'archive «En quête d'Alsace».  DR
c'est une chose entendue: la création du Grand Est a mis en évidence un désir d'Alsace. Mais qu'est ce qu'être alsacien? Qu'est-ce qui caractérise la culture alsacienne? Ce sont les questions qu'ont décidé d'explorer Christian Hahn, président du Conseil culturel d'Alsace (CCA) et animateur sur France 3 Alsace, et Michel Deutsch, écrivain et homme de théâtre, auteur de trois essais sur l'Alsace contemporaine ainsi que de la série télévisée Les Alsaciens ou les deux Mathilde.
« Les enfants d'aujourd'hui n'ont plus la musique de l'alsacien dans leurs oreilles»

Ils ont entrepris de les poser, sous forme d'interviews filmées, à 82 personnalités qualifiées, «le plus largement représentatives de la société alsacienne ». L'enjeu : cerner, à travers ces 50 heures d'enregistrements, les contours de la culture alsacienne, produire une sorte de « photographie d'époque » de l'Alsace, qui sera conservée à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (BNUS) et à l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

Depuis quelques jours, cette collection, baptisée En quête d'Alsace, est consultable sur le site internet du CCA, inauguré à l'occasion de l'achèvement de la première phase du projet, qui se prolongera jusqu'en 2022.

Les entretiens mettent en évidence une vision peu optimiste face à l'extinction progressive de l'alsacien et de la culture qui s'y rattache. La poétesse Sylvie Reff dit faire partie de « la dernière génération dépositaire d'une langue, d'une culture et d'une mémoire, notamment celle des Malgré-nous ».

Et même si « la dernière enquête de l'Office pour la langue et les cultures d'Alsace (OLCA) constate que 43 % des habitants de la région parlent l'alsacien », Pascale Erhart (33 ans), chercheure et enseignante en dialectologie alsacienne et mosellane à l'Université de Strasbourg, s'interroge sur les situations réelles dans lesquelles cette langue est encore utilisée. « Le français a remplacé le dialecte dans toutes les situations sociales, et même à l'intérieur des familles », affirme-t-elle.

Professeur émérite en dialectologie dans la même université, Dominique Huck explique cette situation par « le handicap professionnel et social » auquel était pendant très longtemps associé le dialecte régional. D'après lui, « quelques microrégions à l'extrême nord et à l'extrême sud de l'Alsace continuent à pratiquer davantage l'alsacien, avec un décalage de dix-vingt ans sur le reste de la région ».

Christiane Simon, 62 ans, engagée dans la sauvegarde de la culture et de la langue alsaciennes dans le cadre de la pratique du théâtre alsacien notamment, accuse l'Éducation nationale, qui « ne s'est jamais vraiment mouillée dans la défense de l'alsacien ». D'après elle, « les enfants d'aujourd'hui n'ont plus la musique de l'alsacien dans leurs oreilles».
« L'alsacien, c'est l'intimité avec ce qu'on a dans la bouche »

Dommage ! Car, insiste Roger Siffer, « saltimbanque de profession », « l'alsacien est un plaisir gourmand en bouche », « une autre façon de rire », associée à l'inimitable imaginaire alsacien. Perdre le dialecte serait donc perdre une intimité culturelle, un précieux entre-soi qui rend la vie plus douce, plus « maternelle ».

Tout n'est cependant pas perdu, parce que, comme le dit Sylvie Reff, «l'Alsace n'est pas, n'est plus, effaçable. Elle est écrite trop profondément». Pour elle, comme pour l'éditeur Armand Peter, il est essentiel de commencer à enseigner à l'école l'histoire de l'Alsace - totalement ignorée par les nouvelles générations. L'Alsace manquerait d'un récit fédérateur, qui saurait soigner la mémoire traumatique de la région - une des raisons de la marginalisation de la culture régionale.

Malgré son potentiel, le mouvement culturel critique et militant en faveur de l'identité alsacienne dans les années 70 n'a pas réussi à créer un consensus. Est-ce la faute au « complexe alsacien » évoqué par une partie des interviewés, comme le vigneron André Ostertag ? « On a développé un complexe d'infériorité entre la France et l'Allemagne... Entre soi, on est fiers, mais devant les autres, on n'est pas si fiers que ça... », d'où, d'après lui, une « dévalorisation permanente » des vins d'Alsace.

D'après certains, le manque de stratégie collective, assumée et partagée par tous, serait aussi parmi les causes importantes du déclin de la culture et de l'identité alsaciennes.

La question du Grand Est fait partie des lignes de fracture entre ceux qui défendent la possibilité d'une ouverture vers l'extérieur sans incidence sur l'identité alsacienne (le Mulhousien Jean Rottner, président de la région Grand Est, ou l'ancienne maire de Strasbourg Catherine Trautmann) et une majorité d'interlocuteurs qui fustigent « une ineptie politique et culturelle ».
Des lignes de fracture internes

Les querelles interpersonnelles seraient, d'après Yolande Baldeweck, ancienne journaliste politique à L'Alsace, à l'origine de l'échec du référendum en 2013, sans lequel « le président Hollande n'aurait pas pu imaginer le Grand Est ». Et voilà que récemment, une autre querelle a refait surface, qui oppose la Fédération Alsace bilingue et certains anciens membres du CCA au président actuel du CCA, Christian Hahn (lire ci-dessous).

Pourrait-on dire que la querelle entre Stoskopf et Schickele refait surface cent ans après ? Une chose est sûre, la dispute sur ce qu'est ou devrait être en réalité la langue régionale, en rapport avec l'allemand, contribue à disperser les énergies qui devraient oeuvrer ensemble pour la transmission et la construction au présent de l'identité alsacienne.
Un dossier deDostena LAVERGNE

 

 
 

 

Retraite de Macron, l'incroyable polémique

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:35:07

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Politique Réforme
Retraite de Macron, l'incroyable polémique
La décision d'Emmanuel Macron de renoncer à sa retraite de président, par souci de cohérence avec la réforme, a déclenché un torrent de critiques de responsables politiques et de citoyens sur les réseaux sociaux.
 

 
Emmanuel Macron a annoncé ce week-end qu'il renonçait à sa retraite de président de la République.
Drôle de monde dans lequel nous vivons... Samedi soir, Emmanuel Macron annonce au Parisien qu'il renonce à un « privilège » celui du régime spécial des présidents de la République, en conformité avec la réforme des retraites qu'il veut mettre en oeuvre. Résultat ? Il est accusé d'être démagogue, menteur ou méprisant.
6 220 EUR brut par mois

Reprenons les faits. Le quotidien Le Parisien, dans le cadre d'une enquête sur les retraites des politiques, interroge l'Élysée sur celle d'Emmanuel Macron. La réponse tombe samedi soir : il renonce à la retraite spéciale prévue par une loi de 1955, en réalité une dotation annuelle qui octroie aux anciens présidents une somme équivalant au salaire d'un conseiller d'État, soit 6 220 EUR brut par mois (5 200 EUR net), et cela dès le départ de l'Élysée, sans condition d'âge, ni de cumul. Un traitement que Valéry Giscard d'Estaing touche par exemple depuis 38 ans (soit un total d'environ 2,4 millions d'euros).

« Le président estime que cette loi de circonstance a vocation à être normalisée », dans le cadre d'une réforme qui supprime les régimes spéciaux, commente l'un de ses conseillers. Il a également décidé de ne pas siéger à l'avenir au Conseil constitutionnel dont les anciens présidents sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13 500 EUR.
Royal : la « vraie » question

L'Élysée précise cependant qu'Emmanuel Macron ne renonce pas à toute retraite en tant que président. « Il est vertueux, mais il n'y a pas de raison qu'il ne touche pas quelque chose » au moment où il liquidera ses droits à la retraite, explique un proche. Un système de transition sera instauré avant l'entrée dans le système unique à points.

Voici pour les faits. Et maintenant, les critiques, presque toutes sur Twitter. La palme à l'ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, Ségolène Royal, qui tweete : « La vraie question c'est de savoir s'il renonce à retourner après l'Élysée dans le monde du business mondialisé avec les énormes retraites chapeaux qui vont avec et dont les montants sont sans commune mesure ».

Ségolène Royal donne le ton des réactions, caractéristiques des « débats » au temps du numérique : pas ou peu d'arguments précis sur une question, mais la mise en cause des personnes, de leur sincérité, et la dénonciation des « vrais » problèmes forcément dissimulés au peuple par les puissants.

À la droite de la droite, Nicolas Dupont-Aignan plagie ainsi Ségolène Royal : « Je ne doute pas que les fonds de pensions auxquels il offre le marché des retraites lui assureront un pantouflage doré ou des conférences bien rémunérées ! »
Mélenchon : « Insupportable ! »

Valérie Rabault, présidente des députés socialistes, choisit un registre plus mesuré : « Y a-t-il quelque chose d'extraordinaire à s'appliquer ce qu'on préconise pour les autres ? » Trop facile, préfère dénoncer le secrétaire général du Parti communiste Fabien Roussel : « C'est un luxe que les Français ne peuvent pas se permettre ! » Démagogue, renchérit Jean-Luc Mélenchon : « C'est insupportable, il n'y a que les grands seigneurs, les très riches, les importants qui peuvent se permettre ce genre de libéralités. »
Francis BROCHET

Le trafic sera « toujours fortement perturbé » lundi dans les gares, avec 2 TGV sur 5 et 4 TER sur 10. Le trafic international sera également « perturbé » et un seul Intercités sur 4 circulera en moyenne. L'appel d'Emmanuel Macron à une « trêve de Noël » n'est donc pas entendu et les lignes n'ont pas bougé. Si l'Unsa ferroviaire a convenu d'une « pause », la CFDT-Cheminots a choisi de poursuivre la grève. Pour le Premier ministre, l'heure est à la fermeté avec l'espoir d'une division syndicale. Ce lundi devrait être proposé un calendrier de « concertations » pour des rencontres début janvier. Les opposants ont eux fixé une nouvelle journée de mobilisation au 9 janvier.

Le mouvement de grève contre la réforme des retraites a très peu d'impact sur la popularité de l'exécutif. La cote du Président et du Premier ministre reste basse mais n'évolue quasiment pas selon le dernier baromètre Odoxa pour la presse régionale, France Inter et l'Express (*). Deux Français sur trois ont une mauvaise opinion d'Emmanuel Macron (67 %) et d'Édouard Philippe (65 %). Le chef de l'État ne perd que deux points par rapport à octobre. Il limite la casse par rapport à la chute brutale de six points qu'il avait subie lors de la crise des gilets jaunes. La popularité du chef du gouvernement reste stable, alors qu'il est en première ligne sur le dossier des retraites.
Martinez aussi impopulaire que Philippe

Le rejet de la réforme profite plus à la CFDT qu'à la CGT. Le syndicat réformiste recueille 51 % de bonnes opinions, contre 43 % pour la centrale cégétiste. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, est aussi impopulaire que le Premier ministre (64 % de mauvaises opinions). Laurent Berger, le numéro un de la CFDT qui a appelé à une trêve pour Noël, obtient 45 % d'avis positifs.

La CGT est plébiscitée par les électeurs de gauche mais elle est aussi de plus en plus appréciée par les électeurs du Rassemblement national qui sont désormais 54 % à avoir une bonne opinion du syndicat.

Les principales professions engagées dans la fronde sociale conservent la sympathie des Français à une exception près : les cheminots. 52 % des Français ont une mauvaise opinion des salariés de la SNCF. « Si le gouvernement cède aux syndicats de cheminots pour faire cesser les blocages, il est probable qu'il en pâtirait lourdement dans l'opinion », analyse Gaël Sliman, le président de l'institut Odoxa.
(*) Enquête réalisée par Internet les 18 et 19 décembre auprès d'un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Le précédent Sarkozy

Cette polémique en rappelle une autre... Nicolas Sarkozy, à son arrivée à l'Élysée en 2007, découvre que son salaire n'est fixé par aucun texte. Son prédécesseur Jacques Chirac percevait 7 000 euros, soit moins qu'un secrétaire d'État. Mais il y ajoutait plusieurs pensions de retraite, totalisant 20 000 euros de revenus. En libéral à l'aise avec l'argent, Nicolas Sarkozy choisit de publier son salaire, en l'alignant sur celui du Premier ministre : 19 300 euros. C'est donc moins que Jacques Chirac. Mais cela crée une polémique qui le poursuivra jusqu'à la présidentielle de 2012 : Sarkozy s'augmente de 170 % ! C'était factuellement vrai, mais faux au regard de l'ensemble du problème.

(*) Enquête réalisée par Internet les 18 et 19 décembre auprès d'un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 
 

 

La cote de popularité de l'exécutif ne souffre pas
Le mouvement de grève contre la réforme des retraites a très peu d'impact sur la popularité de l'exécutif. La cote du président et du Premier ministre reste basse mais n'évolue quasiment pas selon le dernier baromètre Odoxa pour la Presse régionale, France Inter et l'Express (*). Deux Français sur trois ont une mauvaise opinion d'Emmanuel Macron (67 %) et d'Édouard Philippe (65 %).

Le chef de l'État ne perd que deux points par rapport à octobre. Il limite la casse par rapport à la chute brutale de six points qu'il avait subie lors de la crise des gilets jaunes. La popularité du chef du gouvernement reste stable alors qu'il est en première ligne sur le dossier des retraites.
Martinez aussi impopulaire que Philippe

Le rejet de la réforme profite plus à la CFDT qu'à la CGT. Le syndicat réformiste recueille 51 % de bonnes opinions, contre 43 % pour la centrale cégétiste. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, est aussi impopulaire que le Premier ministre (64 % de mauvaises opinions). Laurent Berger, le numéro un de la CFDT qui a appelé à une trêve pour Noël, obtient 45 % d'avis positifs.

La CGT est plébiscitée par les électeurs de gauche mais elle est aussi de plus en plus appréciée par les électeurs du Rassemblement national qui sont désormais 54 % à avoir une bonne opinion du syndicat.

Les principales professions engagées dans la fronde sociale conservent la sympathie des Français à une exception près : les cheminots. 52 % des Français ont une mauvaise opinion des salariés de la SNCF. « Si le gouvernement cède aux syndicats de cheminots pour faire cesser les blocages, il est probable qu'il en pâtirait lourdement dans l'opinion », analyse Gaël Sliman, le président de l'institut Odoxa.
(*) Enquête réalisée sur Internet les 18 et 19 décembre auprès d'un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Automobile  Sous l'effet de nouvelles règles européennes contraignantes L'électrique à marche forcée

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:34:08

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Automobile  Sous l'effet de nouvelles règles européennes contraignantes
L'électrique à marche forcée
Durcissement du malus, allégement du bonus, entrée en vigueur de la loi d'orientation sur les mobilités et des objectifs européens d'émission de CO 2 ... Contraints et forcés, les constructeurs automobiles européens misent désormais sur les modèles hybrides et électriques.
 

 
Voiture électrique assemblée dans une usine allemande, le modèle ID.3 de Volkswagen à Zwickau.
Un « pacte vert » pour l'Europe, telle est la priorité de la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. S'agissant de l'automobile, la nouvelle élue entre en fonction à un moment charnière puisque les ventes de voitures électriques et hybrides devraient, enfin, décoller en 2020. Deux raisons à cela : l'arrivée massive de nouveaux modèles et une nouvelle réglementation européenne sur les niveaux d'émissions de CO2.Au 1er  janvier, les véhicules vendus dans l'Union européenne ne devront pas dépasser une moyenne de 95g de CO2 par kilomètre, sous peine de fortes amendes pour les constructeurs.
Adapter les stratégies

Ces derniers « travaillent depuis plusieurs années à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais ceux qui font leur chiffre d'affaires avec les berlines haut de gamme et les 4x4 lourds et puissants courent effectivement un risque », note Luis Le Moyne, professeur à l'Institut supérieur de l'automobile et des transports, selon qui « c'est au client que la taxation va s'imposer ». « Les constructeurs vont adopter une stratégie légale pour ne pas avoir à payer ces amendes », abonde Eric Espinasse, directeur du développement du cabinet spécialisé AutoWays. « Si l'on s'en tenait aux données 2019, les généralistes, notamment VW et Renault, risqueraient d'être les grands perdants mais les pénalités ne devraient pas être aussi importantes que prévu. Les constructeurs prennent leurs dispositions : le Mercedes EQC est décalé d'un an sur le marché US pour privilégier sa disponibilité en Europe. Il faut s'attendre à une agressivité tarifaire en termes de prix à l'achat des véhicules hybrides et électriques. Plutôt que de payer des amendes, les constructeurs vont aider à l'achat de leurs véhicules. Beaucoup, tel VW, ne s'en cachent d'ailleurs pas », assure encore Eric Espinasse. En raison de la dureté de la réglementation, Honda a, par exemple, choisi de faire de l'Europe son terrain d'expérimentation et de développement pour les modèles décarbonés.
« Une année charnière »

« Entre ne pas payer d'amende et ne pas perdre d'argent, il y a un réglage très fin que les constructeurs vont essayer de trouver », résume le porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobiles, François Roudier. Lequel prévoit un marché français à 2 millions de voitures vendues en 2020. « Ce sera une année charnière avec un marché français qui se maintiendra à un très bon niveau. Les véhicules électriques et hybrides rechargeables vont progresser du fait des normes européennes tandis que les ventes vont être plus difficiles sur les gros modèles malusés. Il n'est pas sûr que tous les modèles touchés par un gros malus en France soient proposés à la vente », ajoute François Roudier.

En fait, les constructeurs n'ont aucune visibilité sur la répartition des ventes en 2020. Le cabinet Cways évoque une part de marché de 3 % pour l'électrique (contre 2 % en 2019) et 7 % pour les véhicules hybrides. « Les constructeurs suivent les tendances de la société mais n'ont pas en face d'eux des clients prêts à payer la différence de prix au regard de la différence de prestations », note Luis Le Moyne.
« Un changement des mentalités »

Eric Espinasse note cependant « un changement des mentalités sur l'électrique au cours des 18 derniers mois ». « Il y a moins d'inquiétudes, même si la question des longues distances demeure. Mais il y a une constante dans les études : l'aspect financier reste prépondérant. Le vrai sujet est le bonus. Les Français semblent prêts mais le coût d'achat plus élevé est un frein pour eux », assure le responsable du cabinet Autoways. L'argent, éternel nerf de la guerre.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Noël au jardin... et à l'Écomusée d'Alsace

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:48:53

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Noël au jardin... et à l'Écomusée d'Alsace
 

 
Le Grincheux a volé Noël, c'est le thème de Noël au jardin cette année, au Parc de Wesserling.

Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Classiques ou revisitées, les traditions de Noël sont à vivre pendant les vacances au Parc de Wesserling et à l'Écomusée d'Alsace.

Cette année, Noël au jardin a pour thème Le Grincheux a volé Noël, inspiré du livre Comment le Grinch a volé Noël !, de Theodor Seuss Geisel. Lors d'une visite nocturne dans les jardins, le public part à la rencontre des habitants de Chousserling : ancienne cité textile de renommée mondiale spécialisée dans le tissu chou aux motifs de Noël. Cette année, ils ont décidé de célébrer Noël trois fois plus fort : le plus grand et le plus étincelant Noël jamais organisé. Mais de sa grotte, le grincheux ne voit vraiment pas tout cela d'un bon oeil.
Y ALLER Lundi 23, jeudi 26, vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 décembre de 17 h à 21 h au Parc de Wesserling (durée : 1 h). Détails sur www.parc-wesserling.fr

À Ungersheim, les maisons de l'Écomusée et leurs animations quotidiennes permettent de replonger dans les traditions alsaciennes des Noëls d'antan. Les rues s'habillent de parures lumineuses et végétales, chaque recoin est l'occasion de rêver et d'admirer des sculptures de bois blanc...
Y ALLER Écomusée d'Alsace à Ungersheim, ouvert les 25, 26, 27, 28 et 29 décembre de 10 h 30 à 18 h 30. Infos sur www.ecomusee.alsace/fr

 

 
 

 

Westhoffen  Hanouka Lueur festive

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:36:52

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Westhoffen  Hanouka
Lueur festive
Villageois et membres de la communauté juive ont fêté Hanouka ce dimanche après-midi dans la synagogue de Westhoffen. Prières, chants et moments conviviaux ont accompagné ce rassemblement.
 

 
Chants et prières pour cette fête des lumières.
« J'aimerais que cette cérémonie contribue à nous rapprocher » lâche Bernard Class, président de la Société d'histoire de Westhoffen, devant une bonne centaine de personnes réunies dans l'édifice religieux. L'association locale orchestre pour la seconde année consécutive cette fête juive. Une manière de faire vivre cette synagogue promise à quelques travaux alors que « les derniers représentants de la communauté israélite de Westhoffen ont presque tous disparu ». De nombreuses familles de la communauté juive de Strasbourg sont présentes pour célébrer ce premier jour de la fête des lumières. « C'est le même esprit que Noël avec l'idée du renouveau et de la nuit qui s'en va » commente une dame en observant cette première bougie allumée sur le Hanoukia, chandelier à neuf branches. Un objet de curiosité pour les nombreux habitants de Westhoffen conviés eux aussi à cette fête. Tous ont à l'esprit les tombes profanées début décembre dans le cimetière juif du village. Et nul doute qu'ils cherchent un peu de lumière dans cette sombre histoire. Un participant d'expliquer : « On vient là pour mieux connaître son voisin ». Même si ce dernier, avec le temps, s'est éloigné géographiquement.
David GEISS

 

 
 

 

TRANSPORTS   Le trafic ferroviaire toujours perturbé

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:38:45

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TRANSPORTS  
Le trafic ferroviaire toujours perturbé
 

 
La grève nationale contre la réforme des retraites se poursuit. La circulation des trains sera donc encore perturbée ce lundi 23 décembre. Sur le réseau TER, toutes les lignes seront assurées mais avec un nombre d'allers-retours limités. Des cars ont été commandés pour renforcer la desserte de certaines destinations mais leur accès ne sera garanti en raison du nombre de places limitées. La SNCF précise que TER privilégiera les trains en correspondance avec les TGV.

Sur les grandes lignes, on pourra compter sur 11 allers-retours entre Strasbourg et Paris. Il n'y aura en revanche aucune circulation entre Strasbourg et Metz ni entre Strasbourg et l'Atlantique. Le nombre de liaisons avec Lille et Marseille sera réduit.

Renseignements sur sncf.com et www.ter.sncf.com/grand-est

 

 
 

 

Colmar Un jeune motard se tue sur la route de Strasbourg

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:43:17

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Colmar
Un jeune motard se tue sur la route de Strasbourg
 

 
Un jeune motard a perdu la vie à la suite d'un accident, survenu ce dimanche, vers 5 h 45 du matin, sur la route de Strasbourg, en agglomération de Colmar, à la hauteur de la Maison des vins d'Alsace.

D'après plusieurs témoignages recueillis par la police, le motard circulait entre la statue de la Liberté et le rond-point des vignes, en direction du centre-ville, quand il a soudain percuté la rambarde de sécurité, sans qu'aucun autre véhicule soit impliqué.

Trois infirmières, qui passaient par là, se sont immédiatement portées au secours du motard éjecté. Deux d'entre elles ont prodigué les gestes de premiers secours, tandis que la troisième a fait signe à des policiers patrouillant dans le secteur. À l'arrivée de ces derniers, l'homme, âgé de 19 ans, se trouvait en arrêt cardio-respiratoire. La route a été fermée à la circulation, le temps de l'intervention des secours.

Les pompiers et le Smur ont pris le relais pour tenter de réanimer la victime, qui a été évacuée en urgence absolue à l'hôpital Pasteur, en vain. Le conducteur de cette moto de marque CPI était domicilié à Colmar. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises de l'accident.
J-F.S.

 

 
 

 

BARTENHEIM A 35 Camion en feu : l'autoroute coupée plusieurs heures

Publié dans le panorama le Lundi 23 décembre 2019 à 05:36:10

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BARTENHEIM A 35
Camion en feu : l'autoroute coupée plusieurs heures
 

 
Le camion, qui circulait sur l'A35 dans le sens Mulhouse-Bâle, transportait des mandarines.
Un camion transportant des mandarines a pris feu, ce dimanche peu après 10 h, sur l'A35 dans le sens Mulhouse-Bâle, à proximité de la sortie menant vers Bartenheim.

Le peloton autoroutier de la gendarmerie de Rixheim et les pompiers se sont rapidement rendus sur place. En raison de l'important dégagement de fumée s'échappant du camion, l'autoroute a été coupée dans les deux sens de circulation, ce qui a entraîné plusieurs kilomètres de bouchons. Des déviations ont été mises en place.

Vers 13 h, l'autoroute était toujours coupée dans le sens Mulhouse-Bâle. Ce n'est que trois heures plus tard qu'une voie de circulation a été rouverte dans le sens nord-sud. Peu avant 17 h, les deux voies de circulation étaient ouvertes. Il restait un bouchon de 3 km environ, en cours de résorption.

Selon toute vraisemblance, le système de freinage du camion aurait mis le feu à la remorque frigorifique qui contenait les mandarines. Aucun blessé n'est à déplorer.
P.G.