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La maire Michèle Lutz se lance dans la bataille

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:16:19

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La maire Michèle Lutz se lance dans la bataille
 

 
Lancement de campagne rondement mené pour Michèle Lutz et ses soutiens, vendredi soir : l'affaire n'a pris qu'une grosse demi-heure. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
La climatisation est un peu bruyante et le réglage de la sono perfectible... du moins au cours des premières minutes. Ces détails techniques mis à part, la maire sortante de Mulhouse, Michèle Lutz, et son équipe s'apprêtent, ce vendredi soir, à opérer un lancement de campagne municipale « net et sans bavures » : l'affaire ne va prendre qu'un peu plus d'une demi-heure, si l'on excepte le verre de l'amitié auquel seront ensuite conviées les quelque 200 personnes réunies au sein de la nouvelle cité numérique KM0.
« C'est pour moi une évidence d'être là »

« C'est pour moi une évidence d'être là », lance d'emblée l'adjointe au maire Cécile Sornin, première à venir prendre la parole au pupitre. « Depuis 2014, faire partie de cette équipe municipale m'a permis de donner le meilleur de moi-même. On m'a fait confiance, j'ai beaucoup appris, j'ai rencontré des gens extraordinaires... Et puis surtout, j'aime cette ville ! » Applaudissements chaleureux.

Tour à tour, la responsable locale de la section jeunesse du Souvenir français Marie Hottinger, le « marcheur » de la première heure Jean-Philippe Bouillé - déçu par son parti depuis que celui-ci a décidé de soutenir la candidature de Lara Million à Mulhouse -, enfin l'avocate Emmanuelle Rallet montent eux aussi sur scène. « Je n'aurais jamais imaginé, il y a dix-huit ans, que la Strasbourgeoise que j'étais à l'époque revendiquerait un jour avec autant de fierté d'être ici, dans ma ville », confie entre autres Me Rallet. Assis en fond de salle, le premier adjoint au maire Jean Rottner, par ailleurs président de la région Grand Est, goûte l'hommage à sa juste valeur.
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Enfin, Michèle Lutz monte à son tour sur scène, le temps d'un bref discours : « Dans moins de trois mois, il vous appartiendra de faire un choix, de valider notre bilan et d'exprimer votre souhait de voir Mulhouse continuer dans ce chemin ambitieux et vertueux. C'est une équipe soudée et expérimentée, tout en étant renouvelée, qui se présentera à vous pour l'élection municipale du 15 mars prochain. Et j'aurais l'honneur de conduire cette liste. » Nouvelle salve d'applaudissements.
« Un programme pour aimer Mulhouse en grand »

Michèle Lutz reprend : « Je n'étais pas prédestinée à devenir maire de Mulhouse. Comme d'autres avant moi, j'ai appris. Et j'aime cette fonction de proximité... Ce que je porterai avec mon équipe, c'est un programme pour voir Mulhouse en grand, pour aimer Mulhouse en grand ! »

Vingt-quatre heures après une séance publique du conseil municipal particulièrement houleuse, Michèle Lutz conclut son propos par une première pique, adressée à ses futurs adversaires : « J'aspire à un débat serein, respectueux et honnête. Il est amusant d'observer que certains ont tout voté, tout approuvé pendant tout le mandat au sein de notre majorité... pour découvrir subitement qu'ils sont en désaccord avec ce qu'ils ont eux-mêmes fait ! Il faut croire que l'honnêteté et la cohérence sont des valeurs inégalement partagées. Ce n'est pas ma conception de la politique, ne comptez pas me retrouver sur ce terrain-là. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Politique Mulhouse

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:22:01

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Politique  Mulhouse
Christelle Ritz (RN) soutenue par la Droite populaire
 

 
Candidate du Rassemblement national (RN) aux élections municipales de mars prochain à Mulhouse, Christelle Ritz pourra compter sur le soutien de la Droite populaire, un mouvement politique proche du RN, présidé par Thierry Mariani.

« Je [le] remercie pour sa confiance. La présence de la Droite populaire est d'autant plus intéressante que l'on observe un éclatement de la droite traditionnelle. Pas moins de trois listes composées de militants et d'adhérents LR et LREM sont déjà annoncées en mars prochain à Mulhouse. Tout l'intérêt de cette investiture est d'asseoir notre électorat à droite au-delà des clivages partisans et de proposer aux Mulhousiens une alternative à toutes ces candidatures macro-compatibles », estime Christelle Ritz.

Cette dernière indique, par ailleurs, qu'elle inaugurera sa permanence de campagne en janvier, en présence de l'euro député Jordan Bardella. Elle en profitera pour annoncer le nom du « correspondant » de la Droite populaire à Mulhouse.
É.C.

 

 
 

 

Régis Baschung dit nonà l'EPF de Lorraine

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:14:47

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Régis Baschung dit nonà l'EPF de Lorraine

 

 
Régis Baschung, candidat aux élections municipales à Mulhouse sous la bannière d'Unser Land, réagit à la dernière réunion du conseil municipal en date (L'Alsace de ce samedi 21 décembre).

« Il est intolérable de présenter de force au dernier moment un rattachement de Mulhouse à l'EPF [Établissement public foncier] de Lorraine alors qu'il existe l'EPF Alsace au sein duquel Mulhouse a naturellement sa place », estime celui qui pourrait conduire une liste intitulée Mulhouse pour tous/Mìlhüsa fer àlla. Il ajoute : « Il s'agit purement et simplement de démonter la CEA [Collectivité européenne d'Alsace] par petits bouts en se servant de Mulhouse et des Mulhousiens pour renforcer la Région Grand Est du mégalomane Rottner et rendre plus compliquée la sortie de l'Alsace du Grand Est. »

 

 
 

 

Alsace, qui es-tu ?

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:17:47

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Culture
Alsace, qui es-tu ?
Le Conseil culturel d'Alsace (CCA) vient de mettre en ligne sur son site internet 82 interviews de personnalités du territoire qui s'expriment sur ce que représentent pour elles la langue et la culture de la région aujourd'hui. Cette «archive d'époque» interroge aussi l'avenir de l'identité alsacienne.
 

 
Michel Deutsch (à gauche) fut chargé en 2018 par le CCA et son président Christian Hahn (à droite) de constituer l'archive «En quête d'Alsace».
c'est une chose entendue: la création du Grand Est a mis en évidence un désir d'Alsace. Mais qu'est ce qu'être alsacien? Qu'est-ce qui caractérise la culture alsacienne? Ce sont les questions que Christian Hahn, président du Conseil culturel d'Alsace et animateur sur France 3 Alsace, et Michel Deutsch, écrivain et homme de théâtre, auteur de trois essais sur l'Alsace contemporaine ainsi que de la série télévisée Les Alsaciens ou les deux Mathilde, ont décidé d'explorer.
« Les enfants d'aujourd'hui n'ont plus la musique de l'alsacien dans leurs oreilles»

Ils ont entrepris de les poser, sous forme d'interviews filmées, à 82 personnalités qualifiées, le plus largement représentatives de la société alsacienne ». L'enjeu : cerner à travers ces 50 heures d'enregistrements les contours de la culture alsacienne, produire une sorte de « photographie d'époque » de l'Alsace qui sera conservée à la bibliothèque nationale universitaire (BNU) et à l'institut national de l'audiovisuel (INA). Depuis quelques jours, cette collection, baptisée En quête d'Alsace, est consultable sur le site internet du CCA, inauguré à l'occasion de l'achèvement de la première phase du projet qui se prolongera jusqu'en 2022.

Les entretiens mettent en évidence une vision peu optimiste face à l'extinction progressive de l'alsacien et de la culture qui s'y rattache. La poétesse Sylvie Reff dit faire partie de « la dernière génération dépositaire d'une langue, d'une culture et d'une mémoire, notamment celle des Malgré-nous. »

Et même si « la dernière enquête de l'Office pour la langue et les cultures d'Alsace (OLCA) constate que 43 % des habitants de la région parlent l'alsacien », Pascale Erhart (33 ans), chercheure et enseignante en dialectologie alsacienne et mosellane à l'Université de Strasbourg s'interroge sur les situations réelles dans lesquelles cette langue est encore utilisée. « Le français a remplacé le dialecte dans toutes les situations sociales et même à l'intérieur des familles », affirme-t-elle.

Professeur émérite en dialectologie dans la même université, Dominique Huck explique cette situation par « le handicap professionnel et social » auquel était pendant très longtemps associé le dialecte régional. D'après lui « quelques microrégions à l'extrême Nord et à l'extrême Sud de l'Alsace continuent à pratiquer davantage l'alsacien avec un décalage de 10-20 ans sur le reste de la région. »

Christiane Simon, 62 ans, engagée dans la sauvegarde de la culture et de la langue alsaciennes dans le cadre de la pratique du théâtre alsacien notamment, accuse l'Éducation nationale qui « ne s'est jamais vraiment mouillée dans la défense de l'alsacien ». D'après elle, « les enfants d'aujourd'hui n'ont plus la musique de l'alsacien dans leurs oreilles».
« L'alsacien c'est l'intimité avec ce qu'on a dans la bouche »

Dommage ! Car, insiste le légendaire Roger Siffer, « saltimbanque de profession », « l'alsacien est un plaisir gourmand en bouche », « une autre façon de rire », associée à l'inimitable imaginaire alsacien. Perdre le dialecte serait donc perdre une intimité culturelle, un précieux entre-soi qui rend la vie plus douce, plus « maternelle ».

Tout n'est cependant pas perdu parce que, comme le dit Sylvie Reff: «L'Alsace n'est pas, n'est plus, effaçable. Elle est écrite trop profondément».

Pour elle, comme pour l'éditeur Armand Peter, il est essentiel de commencer à enseigner à l'école l'histoire de l'Alsace - totalement ignorée par les nouvelles générations. L'Alsace manquerait d'un récit fédérateur qui saura soigner la mémoire traumatique de la région - une des raisons pour la marginalisation de la culture régionale.

Malgré son potentiel, le mouvement culturel critique et militant en faveur de l'identité alsacienne dans les années 70 n'a pas réussi à créer un consensus. Est-ce la faute au « complexe alsacien » évoqué par une partie des interviewés, comme le vigneron André Ostertag ? « On a développé un complexe d'infériorité entre la France et l'Allemagne... Entre soi on est fiers, mais devant les autres on n'est pas si fiers que ça... », d'où, d'après lui, une « dévalorisation permanente » des vins d'Alsace.
L'Alsace est traversée par des lignes de fracture internes

D'après certains, le manque de stratégie collective assumée et partagée par tous, serait aussi parmi les causes importantes du déclin de la culture et de l'identité alsacienne.

La question du Grand Est fait partie des lignes de fracture entre ceux qui défendent la possibilité d'une ouverture vers l'extérieur sans incidence sur l'identité alsacienne (le Mulhousien Jean Rottner, président de la région Grand Est, ou l'ancienne maire de Strasbourg Catherine Trautmann) et une majorité d'interlocuteurs qui fustigent « une ineptie politique et culturelle ».

Les querelles interpersonnelles, seraient d'après Yolande Baldeweck, ancienne journaliste politique à L'Alsace, à l'origine de l'échec du référendum en 2013, sans lequel, « le président Hollande n'aurait pas pu imaginer le Grand Est. » Et voilà que récemment, une autre querelle a refait surface qui oppose la Fédération Alsace bilingue et certains anciens membres du CCA au président actuel du CCA Christian Hahn. (lire ci-dessous)

Pourrait-on dire que la querelle entre Stoskopf et Schickele refait surface cent ans après ? Une chose est sûre, la dispute sur ce qu'est ou devrait être en réalité la langue régionale en rapport avec l'allemand contribue à disperser les énergies qui devraient oeuvrer ensemble pour la transmission et la construction au présent de l'identité alsacienne.
Dostena LAVERGNE

 

 
 

 

L'Adira au service du territoire et de ses entreprises

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:10:55

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L'Adira au service du territoire et de ses entreprises
 

 
François Tacquard (au centre), le président de la CCVSA, signe une nouvelle convention d'une durée de trois ans avec Frédéric Bierry (devant, à droite), le président de l'Adira, aux côtés notamment de Brigitte Klinkert, la présidente du Haut-Rhin, dans les locaux de l'entreprise Hydra à Moosch. Photo L'Alsace /Morgane SCHERTZINGER
François Tacquard, le président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin tient beaucoup à « garder les entreprises » dans la vallée et à « réhabiliter les friches industrielles ». C'est donc tout naturellement que mardi, dans les locaux de l'entreprise Hydra de Moosch (lire ci-dessus), il a renouvelé la convention qui liait la comcom à l'Adira, pour une durée de trois ans.

Au nom de la Région Grand Est et des départements alsaciens, l'Agence de développement d'Alsace vise à conseiller les élus pour le développement économique du territoire et à soutenir les sociétés industrielles et du tertiaire. « Notre travail est de faciliter la vie des entreprises, de les conduire vers les bonnes pratiques, précise Frédéric Bierry, le président de l'Adira et du conseil départemental du Bas-Rhin. On fait ce travail quand les entreprises sont plus en difficultés, grâce à des équipes territorialisées [il y a une agence à Mulhouse] et on est à votre disposition », a-t-il ajouté en se tournant vers Jean-Luc Thiery, le directeur d'Hydra Beauty and clean. Si le patron est davantage en contact avec la communauté de communes, il confirme que l'Adira le suit « avec bienveillance » depuis la reprise de l'usine en janvier 2018.
700 à 800 emplois regagnés dans la vallée

Après avoir salué « le courage » de Jean-Luc Thiery « pour avoir repris une entreprise dans une situation difficile », Brigitte Klinkert a rappelé que « la priorité » était ici l'emploi et à la proximité. Un volet que souhaite encore développer François Tacquard : « Depuis les années 2000, où on avait 2200 emplois industriels, année après année, on a perdu 1500 emplois dans la vallée de Saint-Amarin, déplore le président de la comcom. Mais on en a regagné 700 à 800, d'abord avec Wesserling, puis avec Velcorex ou le site de Malmerspach. » L'Adira ayant aidé à mener plusieurs de ces projets.

« Reconquérir des emplois est un travail acharné, a poursuivi Frédéric Bierry, juste avant d'apposer sa signature au bas de la convention. C'est du cousu main, mais il y a un courage économique et politique. » Jean-Paul Omeyer, vice-président à la Région Grand Est, a, de son côté, indiqué que la Région avait voté une subvention de 600 000 EUR pour la vallée de Saint-Amarin. De quoi soutenir et aider des entreprises comme Hydra qui, après une mauvaise passe, cherchent à rebondir.
M.S.

 

 
 

 

Un partenariat renouvelé avec l'Adira

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:11:20

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Un partenariat renouvelé avec l'Adira
 

 
Frédéric Bierry, Romain Luttringer et Brigitte Klinkert ont renouvelé la convention de partenariat entre l'Adira et le territoire. Photo L'Alsace /A.B.
Frédéric Bierry et Romain Luttringer, présidents respectivement de l'Adira et de la communauté de communes de Thann-Cernay, ont renouvelé leur partenariat au service du dynamisme économique par la signature d'une convention entre les deux entités, avec l'appui de la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert.

Ce sont les locaux de l'entreprise Burda Druck qui ont accueilli cet événement. Cette branche du groupe allemand Huber Burda Media s'est implantée dans la zone d'activités de Vieux-Thann en 1987 et elle réalise l'impression de magazines, de catalogues - dont celui d'Ikea - et de brochures publicitaires. Environ 180 personnes sont employées sur ce site avec une grande majorité d'opérateurs polyvalents d'imprimerie en équipes. En dépit des baisses de ventes de périodiques, Heiko Engelhardt, PDG de Burda Druck France, a expliqué la longévité de l'entreprise par son caractère familial. L'usine peine tout de même à recruter, malgré la promesse de formation au poste sans qualification particulière requise. Brigitte Klinkert souhaite maintenir ce type de structure dans le département et, pour cela, tentera de les mettre en lien avec ceux ayant parfois du mal à retrouver le chemin de l'emploi.
Amélie BARRET

 

 
 

 

Hydra Beauty and clean remonte la pente

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:12:21

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Hydra Beauty and clean remonte la pente
 

 
C'est avec une charlotte sur la tête et une blouse sur le dos - question d'hygiène - que Jean-Luc Thiery a proposé mardi aux élus et personnalités présentes pour la signature de la convention avec l'Adira (lire ci-dessous) une visite de l'entreprise Hydra Beauty and clean. Spécialisée dans les produits de beauté et d'hygiène à base de coton, elle a été reprise en janvier 2018 après une « période difficile » mêlant licenciements et administration judiciaire (L'Alsace du 13 avril 2018).

Depuis, le nouveau directeur et son équipe avancent pas à pas. « On est en train de remonter la pente, estime Serge Beltzer, le directeur industriel depuis avril 2017. Il fallait relever une entreprise fantôme qui comptait trois machines à l'époque. Aujourd'hui, on a onze machines de production, dont trois prototypes », relève-t-il fièrement. Des machines uniquement dédiées à la découpe du coton. Depuis la reprise, exit la ligne de nappage et l'activité de blanchiment, c'est le repreneur polonais EcoWipes qui envoie à Moosch le coton, prêt à être découpé.
La découpe du coton représente 70 %de l'activité

Pour remettre le parc de machines en état de marche, le groupe a injecté 3 millions d'euros dans la société ces deux dernières années. Aujourd'hui, Jean-Luc Thiery veut continuer sur cette lancée et souhaite reprendre les activités de nappage et de blanchiment chez Hydra. « Tout le coton vient de Pologne, ça fait donc beaucoup d'allées et venues de camions dans la vallée. Si le nappage se faisait à Moosch, on n'aurait plus besoin de renvoyer des camions avec les chutes de découpe en Pologne et on pourrait s'ancrer dans une pérennité plus certaine », juge-t-il. Le coût estimé de cette nouvelle ligne, envisagée pour 2021, s'élève à 8 millions d'euros.

Deux ans après la reprise par EcoWipes et la famille Kermiche, la découpe de coton, en carrés bébés ou en coton à démaquiller, représente 70 % de l'activité d'Hydra. Le reste, c'est du négoce et de la logistique. « On stocke chez nous des produits que Système U allait chercher avant en Pologne et qu'ils viennent maintenant chercher à Moosch. » L'entreprise travaille également avec Scamark, c'est-à-dire Marque Repère, la marque de distributeur d'E.Leclerc notamment, avec Equibio, Carrefour, Casino ou encore les Laboratoires Gilbert. Ce dernier marché lui permet « de faire une marge » grâce à la vente de coton en vrac.
Un investissement de 200 000 EUR à 300 000 EUR

L'ensemble de ces marchés - pour 80 % en France - permet à Hydra de faire évoluer son chiffre d'affaires dans le bon sens. Alors qu'il s'affichait à 7,8 millions en 2018, le CA a atteint les 11 millions cette année. « Les équipements deviennent envisageables », assure Jean-Luc Thiery. Entre 2018 et 2019, les pertes de l'entreprise auraient été « divisées par dix », selon lui. « Disons que globalement, l'année 2019 a été bien meilleure que la précédente, mais il faudra attendre au moins encore un an pour que tous les voyants soient au vert. »

Sans attendre jusque-là, la direction de l'usine espère voir se dessiner en 2020 un bâtiment logistique. « Le stockage au sol, ce n'est juste plus possible ! On est dans un bâtiment vétuste dans lequel on va être obligés d'investir 200 000 EUR à 300 000 EUR», analyse Jean-Luc Thiery. L'idée est d'enlever la dalle du bâtiment autoporteur, d'ajouter des poteaux et surtout de créer du raking. « Là, on peut empiler trois palettes, mais avec une plus grande hauteur sous plafond, on pourra ajouter deux palettes par-dessus ; la possibilité donc de stocker davantage », commente Serge Beltzer.

Là encore, la société sera épaulée par la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin pour mener à bien ce projet. « On a délibéré (L'Alsace du 8 décembre 2019) et on va le faire à leur place, on lancera d'ailleurs un appel d'offres », explique François Tacquard. En échange, l'entreprise, recapitalisée cette année à hauteur de 200 000 EUR, paiera un loyer plus élevé. « C'est une opération équilibrée pour nous », rassure le président de la communauté de communes.
Morgane SCHERTZINGER PLUS WEB Suivre la visite de l'entreprise Hydra en photos sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Alain Perroux, nouveau directeur

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:36:05

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Alain Perroux, nouveau directeur
 

 
Alain Perroux est le nouveau directeur de l'Opéra national du Rhin. DR
Trajectoire singulière pour le nouveau directeur de l'Opéra national du Rhin. Né à Genève, le 1er janvier 1971, il a d'abord été journaliste musical, au Journal de Genève et à la Gazette de Lausanne, puis au Temps, mais aussi conférencier, avant d'entamer une carrière de dramaturge au Grand théâtre de Genève, entre 2001 et 2009. Il a été, en parallèle, directeur de l'opéra de Poche de Genève, de 2003 à 2011, une compagnie indépendante dont il encadrait la programmation, la production, le financement mais aussi la mise en scène. Il avait également ses entrées à l'opéra de Dijon dont il a été, de 2007 à 2009, conseiller aux distributions.

Mais Alain Perroux ajoute encore une expérience qui a pesé dans le choix de sa nomination à la tête de l'Opéra national du Rhin (ONR), celle de directeur de l'administration artistique d'un des plus grands festivals de France : celui d'Aix-en-Provence.
À l'unanimité du jury

Alain Perroux est par ailleurs l'auteur, outre de textes pour la scène ou pour des enregistrements de grands labels (Warner Classic, Deutsche Grammophon, Decca...), de plusieurs ouvrages consacrés à la musique et à l'opéra - notamment L'Opéra, mode d'emploi (éd. Premières Loges, 2000 et 2015), L'Opéra, miroir du monde (éd. Actes Sud, 2018) dont il a assuré la direction éditoriale.

C'est donc à la fois l'administrateur, l'homme de scène, l'auteur, le musicologue érudit et passionné qui a séduit le jury chargé de se prononcer dans la dernière ligne droite d'une short list de quatre candidats - deux hommes et deux femmes, deux Français et deux étrangers - sur le choix du nouveau directeur de l'ONR. Un choix qui doit cependant encore être validé par le ministère de la Culture en tout début de la semaine prochaine. Mais la nomination d'Alain Perroux a été adoptée, apprend-on de différentes sources, à l'unanimité du jury.
Se. H.

 

 
 

 

Alain Perroux, nouveau directeur

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:36:06

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Alain Perroux, nouveau directeur
 

 
Alain Perroux est le nouveau directeur de l'Opéra national du Rhin. DR
Trajectoire singulière pour le nouveau directeur de l'Opéra national du Rhin. Né à Genève, le 1er janvier 1971, il a d'abord été journaliste musical, au Journal de Genève et à la Gazette de Lausanne, puis au Temps, mais aussi conférencier, avant d'entamer une carrière de dramaturge au Grand théâtre de Genève, entre 2001 et 2009. Il a été, en parallèle, directeur de l'opéra de Poche de Genève, de 2003 à 2011, une compagnie indépendante dont il encadrait la programmation, la production, le financement mais aussi la mise en scène. Il avait également ses entrées à l'opéra de Dijon dont il a été, de 2007 à 2009, conseiller aux distributions.

Mais Alain Perroux ajoute encore une expérience qui a pesé dans le choix de sa nomination à la tête de l'Opéra national du Rhin (ONR), celle de directeur de l'administration artistique d'un des plus grands festivals de France : celui d'Aix-en-Provence.
À l'unanimité du jury

Alain Perroux est par ailleurs l'auteur, outre de textes pour la scène ou pour des enregistrements de grands labels (Warner Classic, Deutsche Grammophon, Decca...), de plusieurs ouvrages consacrés à la musique et à l'opéra - notamment L'Opéra, mode d'emploi (éd. Premières Loges, 2000 et 2015), L'Opéra, miroir du monde (éd. Actes Sud, 2018) dont il a assuré la direction éditoriale.

C'est donc à la fois l'administrateur, l'homme de scène, l'auteur, le musicologue érudit et passionné qui a séduit le jury chargé de se prononcer dans la dernière ligne droite d'une short list de quatre candidats - deux hommes et deux femmes, deux Français et deux étrangers - sur le choix du nouveau directeur de l'ONR. Un choix qui doit cependant encore être validé par le ministère de la Culture en tout début de la semaine prochaine. Mais la nomination d'Alain Perroux a été adoptée, apprend-on de différentes sources, à l'unanimité du jury.
Se. H.

 

 
 

 

Remise de 250 pots de miel à La Manne

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:13:28

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solidarité  Les ruches du conseil départemental
Remise de 250 pots de miel à La Manne
Jean-Yves Chassery et Alain Faure, respectivement président et directeur de La Manne, ont accueilli ce mercredi, dans les locaux de l'association, les représentants du conseil départemental.
 

 
La collectivité départementale et La Manne partagent les mêmes valeurs.
Etaient présents notamment Brigitte Klinkert, accompagnée de la conseillère départementale Martine Dietrich.

Dans son allocution, la présidente a souligné : « C'est avec beaucoup de plaisir que je viens vous remettre une partie de la production de nos abeilles départementales ; leurs ruches sont installées depuis neuf ans sur le toit du siège départemental, choyées par le président de la Fédération des apiculteurs André Frieh. Leur production dépasse les 100 kg chaque année, que nous distribuons aux associations caritatives, humanitaires ou d'insertion ; à travers ses qualités de travailleuse infatigable, l'abeille est d'une certaine manière le symbole du conseil départemental en faveur de l'emploi ; une préoccupation très forte que nous partageons avec La Manne. Votre association et notre collectivité ont en commun de belles valeurs, comme l'esprit de solidarité, le goût du partage et le sens de la fraternité [...] et c'est un honneur pour moi de vous remettre ces 250 pots de miel, 100 % haut-rhinois et 100 % alsacien ».
« Ce don qui va mettreun peu de douceurdans les colis à Noël »

Prenant la parole, le président de La Manne a rappelé : « Nous devons quotidiennement faire face à un afflux grandissant de familles en grande précarité. Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec les abeilles, car nous sommes nous-mêmes une ruche ; tous les matins depuis 30 ans nous récoltons de la marchandise chez nos partenaires, que nous trions, stockons et distribuons ; c'est au nom de tous nos bénéficiaires que nous vous remercions pour ce don qui va mettre un peu de douceur dans les colis à Noël ».

Une note d'humour a conclu cette rencontre avec l'intervention de Marc Bresch, apiculteur et bénévole à La Manne, s'adressant à Brigitte Klinkert : « Permettez-moi, Madame, une observation, je constate que vos abeilles et les miennes sont copines, puisque seuls 200 mètres les séparent, elles produisent ainsi le même miel urbain loin des glyphosates et autres insecticides, car leur rayon d'action s'arrête aux confins de la rue de la Semm ».

 

 
 

 

L'orchestre symphonique des jeunes, toujours fidèle

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:24:50

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Centre Pour Personnes Âgées  Noël des résidents
L'orchestre symphonique des jeunes, toujours fidèle
A l'occasion de la traditionnelle fête de Noël au centre pour personnes âgées de Colmar, les résidents et leurs familles ont eu l'opportunité, mercredi après-midi, d'assister à un concert de l'orchestre symphonique des jeunes du conservatoire.
 

 
Un moment musical de très haut niveau, apprécié particulièrement par les résidents et leurs familles.
Précédant le concert, le docteur Jean-Marc Michel, chef du Pôle gérontologie de l'établissement, a remercié l'assistance, venue en grand nombre assister à cet intermède musical de très haut niveau.

Le directeur-adjoint Nicolas Schandlong a salué les élus, dont la conseillère départementale Martine Dietrich. Mais également les adjointes Christiane Charluteau et Roseline Houpin, qui ont remis de la part du Centre communal d'action sociale de la ville des cadeaux.
Un moment de partage, musical, dans un espritet une approche intergénérationnels

Il a notamment témoigné de la gratitude de l'institution à l'égard de l'orchestre symphonique des jeunes, dont il a souligné la fidélité à l'établissement. Mettant en valeur son implication et sa capacité à transmettre ce moment de partage, musical, dans un esprit et une approche intergénérationnels.

L'ensemble, composé de cinquante-trois musiciens de talent qui n'ont rien à envier à des formations prestigieuses, était dirigé par Stéphane Cattez. Le concert a débuté par Fanfare for the Common man d'Aaron Copland, une oeuvre patriotique commandée pour l'entrée en guerre des Etats-Unis à la suite de l'attaque de Pearl Harbor en 1941. Highlights From Jurassic Park de John Williams, qui a suivi, a plongé la salle dans le monde des dinosaures clonés du film de Steven Spielberg Jurassic Park. Alors que la musique du film Pirates of the Caribbean de Klaus Badelt a entraîné le public dans les aventures du capitaine pirate Sparrow et la malédiction du Black Pearl. Enfin Appalachian Spring également d'Aaron Copland racontait l'histoire des pionniers américains, un thème inspiré par des musiques traditionnelles de l'époque, en particulier le Shaker Dance.

Enfants de la terre et Douce Nuit, deux morceaux, harmonisés et orchestrés par Eugène Maegey, ont clôturé ce moment de bonheur partagé, récompensé par de chaleureux applaudissements.

 

 
 

 

neuf brisach - Une nouvelle étape culturelle sur le circuit des remparts

Publié dans le panorama le Dimanche 22 décembre 2019 à 07:13:08

© L'alsace, Dimanche le 22 Décembre 2019
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neuf brisach - Une nouvelle étape culturelle sur le circuit des remparts
 

 
Vendredi soir à Neuf-Brisach, il ne s'agissait pas seulement de l'ouverture d'une simple salle supplémentaire dans la ville fortifiée, mais celle d'un lieu chargé d'histoire. L'occasion pour Clément Schertzinger, président du CSL Neuf-Brisach, de conter une page de son enfance. Cet endroit l'a accueilli dans les derniers moments de la dernière guerre, alors qu'il avait huit ans. Lieu de sécurité mais aussi terrain de jeu et de découvertes.
Destinée à recevoirdu public, elle pourra aussi être louée pour des fêtes familiales

Le maire Richard Alvarez accueillait pour l'occasion Jean Rottner, président de la Région Grand Est, Brigitte Klinkert présidente du conseil départemental, le député Eric Straumann ainsi que de nombreux conseillers régionaux et départementaux, des maires des communes alentour et des représentants des associations locales.

Les invités ont pu visiter les différentes salles qui composent la tour bastionnée. Cette rénovation redonne une nouvelle vie à un lieu qui a accueilli pendant un temps les amateurs de pétanque et qui fait partie du projet « Remparts 3 » pour la valorisation et la mise en sécurité de l'ensemble fortifié, débutée en 2012 pour un montant de 4,5 millions d'euros. La tour est destinée à recevoir du public lors d'expositions, de concerts et pourra être louée pour des fêtes familiales.

« Lorsque je lève les yeux et que je regarde autour de moi, je prends la mesure de l'immensité de la charge qui nous est dévolue, et je pense à nos enfants à qui nous avons le devoir de transmettre l'histoire », a observé le maire Richard Alvarez. Brigitte Klinkert a salué la qualité du travail effectué et a souligné que « si la conservation du patrimoine est primordiale, il est très intéressant de le rendre vivant ».

Ce propos a été repris par Jean Rottner : « Nous avons le devoir de nous rassembler sur des projets communs comme celui-ci qui vise à aller à la rencontre du patrimoine, qu'il soit public ou privé. » Pour Eric Straumann, « nous sommes tout à fait dans le symbole de la construction européenne en voyant un maire, d'origine espagnole, restaurer, mettre en valeur ce joyau du royaume de France, 320 ans après sa construction. Ce site extraordinaire permettra aux touristes d'ajouter une étape aux circuits touristiques traditionnels ».
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