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MULHOUSE Conseil municipal Vive passe d'armes préélectoraleautour du budget primitif 2020

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:59:01

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MULHOUSE Conseil municipal
Vive passe d'armes préélectorale autour du budget primitif 2020
Sans surprise, à trois mois des prochaines élections municipales, l'adoption du budget primitif 2020 de la Ville de Mulhouse a donné lieu ce jeudi après-midi à quelques échanges particulièrement virulents.
 

 
La récente exposition « Mulhouse métamorphose a été critiquée par plusieurs élus d'opposition. « Il n'y a aucune raison pour que les électeurs paient pour votre pub électorale », a (entre autres) déclaré Michèle Striffler.
Passage obligé des fins d'année civile, les votes de budgets primitifs de la Ville de Mulhouse se suivent et se ressemblent - ou presque. Une fois tous les six ans, l'adoption du « BP » intervient trois mois avant les élections municipales... Ce qui contribue pour beaucoup à l'animation des débats. Ce fut encore le cas, sans surprise, ce jeudi après-midi, à l'occasion du vote du budget primitif 2020.
« Le budget de la sincérité »

Les grandes lignes de celui-ci sont connues (lire par ailleurs). Est-il réaliste, tenable ? Oui, insiste d'emblée la maire Michèle Lutz, au fil d'un (long) propos liminaire : « Ce projet de budget exprime une ambition méritée par les Mulhousiens. Il vient aussi conforter un bilan. Nous avons tenu nos engagements. Ce budget est celui de la sincérité. C'est un budget volontariste, pour une ville toujours plus attractive. » À l'appui de son propos, le maire cite entre autres le programme de rénovation des écoles lancé depuis 2014 : « Un programme sans précédent ! Nous avons fait de nos 12 300 élèves une véritable priorité. Est-ce une gabegie que cela ? Dire cela est insultant ! [n.d.l.r. : allusion explicite aux récentes critiques formulées par Lara Million ; cf. nos éditions du 18 décembre]. C'est la conjugaison de toutes ces ambitions que nous portons dans ce projet de budget primitif. »
« Mulhouse vit au-dessus de ses moyens »

Bernard Stoessel - soutien déclaré de Fatima Jenn aux prochaines municipales -, sollicite la parole, goguenard : « Ce projet de budget est un budget de saison, non pas au sens hivernal, mais au sens préélectoral. C'est presque caricatural ! Il s'agit d'une présentation budgétaire aseptisée, destinée à ne pas fâcher les électeurs. » L'élu centriste en a (entre autres) après « le souci prioritaire et permanent de la communication » de la majorité municipale. « Notre vote, à Fatima et moi, sera négatif ! », ajoute-t-il encore.

Est-ce tout ? Non : Bernard Stoessel fustige lui aussi Lara Million : « À notre collègue qui s'est exprimée par voie de presse en disant qu'il faut arrêter la gabegie, je répondrai qu'il faut arrêter l'amnésie ! Traiter de mauvais gestionnaires ceux dont elle a voté les budgets pendant cinq ans, ce n'est guère sérieux. »

Lara Million, justement, rebondit sur la pique de Bernard Stoessel : « Pourquoi ai-je voté tous les budgets jusqu'ici ? Par loyauté ! Loyauté envers cette majorité, loyauté envers les Mulhousiens... Mais la loyauté a ses limites, elle n'est pas synonyme d'aveuglement. Aujourd'hui, je constate que ce budget est un trompe-l'oeil ! »
« Pub électorale » contre « malhonnêteté intellectuelle »

L'élue entame alors un réquisitoire (long, là encore). L'endettement de la Ville a crû de 37 % depuis 2014 ? Voilà « une épée de Damoclès », insiste Lara Million. « Et c'est surtout un reniement de vos engagements ! L'encours de la dette par habitant est de 2077 EUR...  Nous sommes 80 % au-dessus de la moyenne nationale des villes de même strate ! Mulhouse vit au-dessus de ses moyens. » Tour à tour, Michèle Striffler, Denis Rambaud (soutiens de Lara Million) et Cléo Schweitzer s'en prennent eux aussi à l'action de la majorité. « Il n'y a aucune raison pour que les électeurs paient votre pub électorale à un demi-million d'euros ! », lance entre autres Michèle Striffler, par allusion à la récente exposition « Mulhouse métamorphoses ».

La réponse de la majorité vient tout d'abord de l'adjoint aux finances Philippe Maitreau : « Mme Million, vous triturez les chiffres, selon ce qui vous arrange... Comme le dit un aphorisme, "les chiffres ne mentent pas, mais ceux qui veulent mentir utilisent les chiffres". "Gabegie", vraiment ? Croyez-vous alors que les banques nous feraient encore confiance ? Je l'affirme haut et fort, notre santé financière est bonne, même si elle est fragile - comme je l'ai toujours dit. Soit vous êtes malhonnête intellectuellement, soit vous êtes incompétente ! »

Après deux heures d'échanges de plus en plus houleux (et encore plusieurs échanges de piques), on passe au vote : « BP » adopté, en dépit des votes contre de l'opposition... à l'exception notable de Patrice Zucher (RN), qui vote avec la majorité.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Mulhouse Vive passe d'armes préélectorale autour du budget primitif 2020

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:06:22

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Mulhouse  Vive passe d'armes préélectorale autour du budget primitif 2020
 

 
La récente exposition « Mulhouse métamorphose a été critiquée par plusieurs élus d'opposition. « Il n'y a aucune raison pour que les électeurs paient pour votre pub électorale », a (entre autres) déclaré Michèle Striffler. Archives L'Alsace /Édouard COUSIN
Passage obligé des fins d'année civile, les votes de budgets primitifs de la Ville de Mulhouse se suivent et se ressemblent - ou presque. Une fois tous les six ans, l'adoption du « BP » intervient trois mois avant les élections municipales... Ce qui contribue pour beaucoup à l'animation des débats. Ce fut encore le cas, sans surprise, ce jeudi après-midi, à l'occasion du vote du budget primitif 2020.
« Le budget de la sincérité »

Les grandes lignes de celui-ci sont connues (lire par ailleurs). Est-il réaliste, tenable ? Oui, insiste d'emblée la maire Michèle Lutz, au fil d'un (long) propos liminaire : « Ce projet de budget exprime une ambition méritée par les Mulhousiens. Il vient aussi conforter un bilan. Nous avons tenu nos engagements. Ce budget est celui de la sincérité. C'est un budget volontariste, pour une ville toujours plus attractive. » À l'appui de son propos, le maire cite entre autres le programme de rénovation des écoles lancé depuis 2014 : « Un programme sans précédent ! Nous avons fait de nos 12 300 élèves une véritable priorité. Est-ce une gabegie que cela ? Dire cela est insultant ! [n.d.l.r. : allusion explicite aux récentes critiques formulées par Lara Million ; cf. nos éditions du 18 décembre]. C'est la conjugaison de toutes ces ambitions que nous portons dans ce projet de budget primitif. »
« Mulhouse vit au-dessus de ses moyens »

Bernard Stoessel - soutien déclaré de Fatima Jenn aux prochaines municipales -, sollicite la parole, goguenard : « Ce projet de budget est un budget de saison, non pas au sens hivernal, mais au sens préélectoral. C'est presque caricatural ! Il s'agit d'une présentation budgétaire aseptisée, destinée à ne pas fâcher les électeurs. » L'élu centriste en a (entre autres) après « le souci prioritaire et permanent de la communication » de la majorité municipale. « Notre vote, à Fatima et moi, sera négatif ! », ajoute-t-il encore.

Est-ce tout ? Non : Bernard Stoessel fustige lui aussi Lara Million : « À notre collègue qui s'est exprimée par voie de presse en disant qu'il faut arrêter la gabegie, je répondrai qu'il faut arrêter l'amnésie ! Traiter de mauvais gestionnaires ceux dont elle a voté les budgets pendant cinq ans, ce n'est guère sérieux. »

Lara Million, justement, rebondit sur la pique de Bernard Stoessel : « Pourquoi ai-je voté tous les budgets jusqu'ici ? Par loyauté ! Loyauté envers cette majorité, loyauté envers les Mulhousiens... Mais la loyauté a ses limites, elle n'est pas synonyme d'aveuglement. Aujourd'hui, je constate que ce budget est un trompe-l'oeil ! »
« Pub électorale » contre « malhonnêteté intellectuelle »

L'élue entame alors un réquisitoire (long, là encore). L'endettement de la Ville a crû de 37 % depuis 2014 ? Voilà « une épée de Damoclès », insiste Lara Million. « Et c'est surtout un reniement de vos engagements ! L'encours de la dette par habitant est de 2077 EUR...  Nous sommes 80 % au-dessus de la moyenne nationale des villes de même strate ! Mulhouse vit au-dessus de ses moyens. » Tour à tour, Michèle Striffler, Denis Rambaud (soutiens de Lara Million) et Cléo Schweitzer s'en prennent eux aussi à l'action de la majorité. « Il n'y a aucune raison pour que les électeurs paient votre pub électorale à un demi-million d'euros ! », lance entre autres Michèle Striffler, par allusion à la récente exposition « Mulhouse métamorphoses ».

La réponse de la majorité vient tout d'abord de l'adjoint aux finances Philippe Maitreau : « Mme Million, vous triturez les chiffres, selon ce qui vous arrange... Comme le dit un aphorisme, "les chiffres ne mentent pas, mais ceux qui veulent mentir utilisent les chiffres". "Gabegie", vraiment ? Croyez-vous alors que les banques nous feraient encore confiance ? Je l'affirme haut et fort, notre santé financière est bonne, même si elle est fragile - comme je l'ai toujours dit. Soit vous êtes malhonnête intellectuellement, soit vous êtes incompétente ! »

Après deux heures d'échanges de plus en plus houleux (et encore plusieurs échanges de piques), on passe au vote : « BP » adopté, en dépit des votes contre de l'opposition... à l'exception notable de Patrice Zucher (RN), qui vote avec la majorité.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

MULHOUSE Conseil municipal La Ville veut changer de visage

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:00:10

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MULHOUSE Conseil municipal

La Ville veut changer de visage
Un gros point à l'ordre du jour du long conseil municipal de ce jeudi 19 décembre, c'était le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), 2 e du nom, dont la déclaration d'engagement des différents partenaires a été validée par les élus municipaux.
 

 
Une vue de l'ancien quartier Drouot, un des points forts du programme NPNRU 2
Les adjoints Fabienne Rapp et Alain Couchot ont rappelé les grandes lignes du NPNRU2, dont la colonne vertébrale sera Mulhouse Diagonales, qui doit relier tous les quartiers en renouvellement urbain. Un programme de 369 M EUR TTC sur Mulhouse, dont 64,5 M EUR de la Ville et 10 M EUR de M2A.

Au Drouot, les démolitions au Nouveau Drouot et du Foyer Artois sont attendues pour avril ; réhabilitation et « résidentialisation » de l'ancien Drouot, de Bâteliers-Chalindrey, intervention sur les espaces publics et financement de deux locaux d'activité.

Dans le quartier péricentre, le gros morceau concernera la Fonderie, dont l'enjeu majeur sera d'y étendre le coeur d'agglomération en conjuguant les fonctions (résidentielles, tertiaires, industrielles et des équipements publics structurants), avec des interventions sur des habitations privées et en ouvrant le village industriel pour en faire un exemple de nouveau quartier d'activités.

Sur Briand, l'accompagnement portera sur la dalle et la halle du marché, sans parler de Briand site école, labellisé Anru +, en « bonus » du NPNRU.

Sur Franklin-Fridolin, Wolf-Wagner-Vauban-Neppert, le but sera de renforcer les opérations du NPNRU1.

Enfin, aux Coteaux, démolition de Peupliers-Nations, des deux tours Dumas et de la barre Verne, d'ici cinq ans ; d'ici deux ans, démolition-reconstruction de trois groupes scolaires, d'un gymnase, d'un multi-accueil ; intervention sur des espaces publics. Le but : désenclaver le quartier. Prévu également, l'accompagnement pour la mise en sécurité de Plein Ciel, Delacroix et Camus dès 2020.

Pour Fatima Jenn, « l'urgence est grande, aux Coteaux, pour les écoles qui se dégradent, comme pour les logements, et notamment les îlots très dégradés du péricentre ». L'élue, désormais d'opposition, réclame « plus qu'un projet urbain, un projet humain ». « Notre ambition doit être à la hauteur des enjeux. Je suis obligée pourtant de dire, Madame le maire, que je ne vous fais pas confiance pour conduire ce vaste projet. Clairement, ma rupture de confiance s'est confirmée lorsque vous avez refusé d'inscrire notre action municipale dans le projet Coeur de ville. » Selon Fatima Jenn, « la participation des habitants est une condition essentielle de la réussite de ce programme. Au-delà de la gestion administrative et financière, il y a la gestion humaine qui est totalement défaillante à Mulhouse depuis longtemps. ».

Michèle Lutz souligne que c'était « le préfet de Région qui avait conseillé de ne pas s'inscrire au programme Coeur de Ville » qui ne convenait pas à la taille de Mulhouse, comme le souligne encore Alain Couchot. L'adjoint est plutôt fier des projets « innovants et audacieux », pour lesquels la Ville veut « se donner le temps », comme au Nouveau Drouot où la démolition a été retardée pour que toutes les familles soient relogées. Bernard Stoessel « voulait plus » pour la Ville. Mais la délibération, d'importance, a fait l'unanimité.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

MULHOUSE : Tour de l'Europe et PPA

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:01:36

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MULHOUSE : Tour de l'Europe et PPA
 

 
Le conseil municipal a approuvé, ce jeudi, le projet partenarial d'aménagement (PPA) que l'agglo a voté lors de sa dernière séance, mis à disposition par la loi Elan, « pour accélérer le développement de l'agglomération et de son coeur, en matière d'attractivité économique ».

Il prévoit des études à conduire pour préciser la stratégie générale du projet et les dispositifs d'intervention sur la Tour de l'Europe, pour une estimation prévisionnelle de 873 000 EUR HT ; des actions engagées sur les secteurs prioritaires et notamment : la démolition de la dalle couvrant le canal Rhin-Rhône, face à la Gare (3,5 M EUR HT) ; le soutien à la mise en oeuvre de projets labellisés BePOS (Bâtiments à énergie positive) sur le secteur ouest de la Gare (840 000 EUR HT) ; l'accompagnement du volet immobilier du Technocentre sur le secteur de la Fonderie (6 500 000 EUR HT) ; et l'élaboration du projet opérationnel du secteur DMC (200 000 EUR HT).

La participation de l'État s'élève à 3,9 M EUR sur l'ensemble de ces opérations pour une durée de validité du contrat fixée à deux ans.

Concernant la Tour de l'Europe, Fatima Jenn remet le couvert : « Pourquoi donc en mars, n'avez-vous pas écouté nos avertissements ? Vous engagez des fonds publics sans projet ! Cette copropriété a été retenue dans le cadre d'Initiative Copro Région. Je suis particulièrement ce dossier dans le cadre du Comité régional pour l'habitat et l'hébergement, où je siège au sein du bureau en tant que représentante du Département. Le contexte est favorable pour que nous ayons un vrai tour de table sur la tour et son environnement urbain. Le projet, évidemment, doit aller bien au-delà de la question du dernier étage panoramique, il concerne toute la copropriété. Intégrons les projets des résidents à nos réflexions et à nos propositions ! » (lire également en pages Région).

Cléo Schweitzer abonde dans le même sens, espère que la Ville n'a pas perdu 400 000 EUR et souhaite la mise en place d'une mission spéciale pour en faire « une tour du XXIe siècle ». Pour Lara Million, vu l'argent en jeu, il est normal que les habitants s'interrogent « sur le projet, sur la volonté de la Ville ». Jean Rottner et Michèle Lutz se veulent rassurants : « On assume, mais c'est un projet compliqué qui peut sembler simple des bancs de l'opposition. L'exécutif est confronté à la réalité. » Mais « la Ville n'est pas concernée par l'instruction judiciaire. On ne nous reproche rien. L'acte de vente est authentique et l'estimation du bien a été réalisée par les Domaines ». On n'en saura pas plus.
M.M.

 

 
 

 

Politique Région Mulhouse Michèle Lutz « assume »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:09:56

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Politique Région  Mulhouse  Michèle Lutz « assume »
 

 
À trois mois des élections municipales, plusieurs élus d'opposition considèrent le dossier de la Tour de l'Europe comme le signe de la trop grande légèreté de l'actuelle majorité. Photo L'Alsace /D. SZUSTER
Séance publique particulièrement houleuse, ce jeudi après-midi, pour le conseil municipal de Mulhouse. Le vote du budget primitif 2020, à trois mois du prochain scrutin municipal, y est certes pour beaucoup. Un autre sujet est cependant lui aussi venu animer les débats, après déjà quatre heures de séance : la préemption, pour 400 000 euros, du restaurant panoramique de la Tour de l'Europe, votée le 14 mars dernier.

Depuis lors, la justice enquête sur une possible tentative d'escroquerie, la société civile immobilière (SCI) qui prétendait vouloir racheter les lieux avant ladite préemption s'étant rapidement avérée fictive (trois personnes sont mises en examen dans le cadre de cette enquête ; L'Alsace du 11 décembre).
« Vous avez abusé de la confiance des Mulhousiens »

Saisissant l'occasion d'un rapport consacré à l'urbanisme, l'élue Fatima Jenn (rare élue mulhousienne à s'être abstenue sur le sujet en mars dernier), met les pieds dans le plat : « Madame le Maire, je vous imagine dans vos petits souliers cet après-midi. Vous vous dites : ''Pourvu que Fatima ne revienne pas sur la Tour de l'Europe !''. Hé bien si, Mme Lutz, je vais vous parler de la Tour de l'Europe ! En mars dernier, vous avez abusé de la confiance des conseillers et, à travers eux, de celle des Mulhousiens. Vous avez promis monts et merveilles, vous avez fait un grand plan de com'. Soudain, au dernier conseil, le 14 novembre, vous faisiez déjà profil plus bas, car vous saviez à ce moment-là que votre projet était vicié, mais vous avez encore une fois caché la vérité, vous avez menti par omission ! Vous serez redevable de vos erreurs, vous serez redevable de vos incompétences ! »

La charge, on le devine, soulève de nombreuses protestations sur les bancs de la majorité, d'autant que d'autres élus d'opposition - Lara Million, Bernard Stoessel... - y vont eux aussi de leurs piques. Denis Rambaud est particulièrement en verve : « Dans cette affaire, l'exécutif municipal s'est fait avoir, forcément, ça vexe, je vous comprends... Mais quand on préempte, c'est qu'il y a urgence - et qu'il y a un projet, aussi. Quel est-il ? On parle quand même d'argent public ! »
« Nous ne pouvions laisser dépérir cette tour »

Après plusieurs minutes d'échanges tendus, la maire Michèle Lutz intervient pour clore le débat dans un silence précaire, en s'adressant à ses détracteurs : « J'assume, avec mon équipe, d'avoir pris possession de ces lieux. Nous ne pouvions laisser dépérir cette Tour de l'Europe, vous auriez été les premiers à nous le reprocher. En aucun cas la ville n'est concernée par l'instruction judiciaire en cours. Aucune faute, aucun manquement ne nous a été reproché... Mais si nous détaillons plus avant le projet que nous portons pour cette tour, nous allons susciter de la spéculation - chose que nous ne voulons pas. »

Le débat en reste là pour ce jeudi soir - mais il est vrai qu'on en est déjà à la cinquième heure de séance, et l'ordre du jour est loin d'être épuisé.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Mulhouse Christelle Ritz (RN) soutenue par la Droite populaire

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:13:44

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Mulhouse Christelle Ritz (RN) soutenue par la Droite populaire
 

 
Candidate du Rassemblement national (RN) aux élections municipales de mars prochain, Christelle Ritz pourra compter sur le soutien de la Droite populaire, un mouvement politique proche du RN, présidé par Thierry Mariani.

« Je [le] remercie pour sa confiance. La présence de la Droite populaire est d'autant plus intéressante que l'on observe un éclatement de la droite traditionnelle. Pas moins de trois listes composées de militants et d'adhérents LR et LREM sont déjà annoncées en mars prochain à Mulhouse. Tout l'intérêt de cette investiture est d'asseoir notre électorat à droite au-delà des clivages partisans et de proposer aux Mulhousiens une alternative à toutes ces candidatures macro-compatibles », estime Christelle Ritz.

Cette dernière indique, par ailleurs, qu'elle inaugurera sa permanence de campagne en janvier, en présence de l'euro député Jordan Bardella. Elle en profitera pour annoncer le nom du « correspondant » de la Droite populaire à Mulhouse.
É.C.

 

 
 

Municipales  Le maire de Colmar s'affiche avec Thierry Mariani Gilbert Meyer à la pêche aux voix du RN ?

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:15:12

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Municipales  Le maire de Colmar s'affiche avec Thierry Mariani
Gilbert Meyer à la pêche aux voix du RN ?
Le maire de Colmar s'affiche sur les réseaux sociaux aux côtés d'élus RN dont l'eurodéputé et ancien ministre Thierry Mariani. Internautes et rivaux politiques dénoncent une tentative de récupération des voix de l'extrême droite.
 

 
Sur sa page Facebook, Gilbert Meyer s'affiche avec l'eurodéputé RN Thierry Mariani (deuxième en partant de la gauche) et d'autres élus du Rassemblement National, en compagnie de ses adjoints Yves Hemedinger et Mathieu Jaegy.
C'est un post quasi-anodin qui a mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux. Sur sa page officielle, Gilbert Meyer a signalé ce jeudi qu'il avait reçu, mardi, la visite de Thierry Mariani, « ancien ministre de Nicolas Sarkozy, actuel député européen », accompagné de la « conseillère régionale du Grand Est » Marie-Hélène De Lacoste-Lareymondie. Gilbert Meyer était lui-même accompagné de ses adjoints Yves Hemedinger et Mathieu Jaegy.
« Fricoter avec l'extrême droite pour grappiller quelques voix, une honte »

Ce que le maire oublie de préciser, c'est que Thierry Mariani, longtemps membre de l'aile droite du RPR, de l'UMP et des Républicains, a été élu aux dernières européennes sous les couleurs du Rassemblement national (RN). Et que Mme De Lacoste-Lareymondie, n'est autre que la déléguée départementale adjointe du mouvement. Elle avait d'ailleurs demandé l'investiture du RN pour monter une liste à Colmar, demande restée lettre morte. Précisons enfin que la déléguée pour les deux départements alsaciens, Virginie Joron, était aussi de la partie.

Cela commence à faire beaucoup d'omissions. Pas dupes, les internautes ont rapidement dénoncé une tentative de récupération des voix de l'extrême droite dans la perspective des prochaines municipales : « C'est une honte, fricoter avec l'extrême droite pour grappiller quelques voix », écrit l'un d'entre eux.

D'autres ne manquent pas de renvoyer le maire sortant à son « ami » Jacques Chirac, qui a toujours tenu à marginaliser l'extrême-droite. C'est par exemple le cas de Frédéric Hilbert : « Jacques Chirac, à qui on rend hommage en accolant son nom à une bibliothèque, était clair et constant sur les relations entre gaullistes et le FN », tacle le candidat écologiste. « Où sont les valeurs et la cohérence ? », interroge pour sa part la candidate LaRem Stéphanie Villemin..
Yavuz Yildiz quitte la majorité

« Pas surpris », Tristan Denéchaud ne se prive pas de rappeler que l'ex-Front National a « plusieurs fois exprimé son soutien à Gilbert Meyer », par la voix de l'ancien conseiller régional Patrick Binder ou des candidats locaux Vincent Wiss et auparavant René Becker . Et de rappeler que Gilbet Meyer n'a « pas pris parti » au second tour des présidentielles 2017 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Mêmes interrogations pour Yavuz Yildiz, conseiller municipal de l'équipe Meyer : « Certains disent depuis longtemps que l'absence du FN à Colmar s'explique par la présence de Gilbert Meyer, je n'ai jamais été convaincu par cette thèse, néanmoins ces photos ne peuvent que semer le doute dans mon esprit. » Lui qui avait déjà pris ses distances lundi soir au conseil municipal, « ne peut plus se considérer comme membre de la majorité ».

Devant le tollé, Gilbert Meyer a tenté une justification : « Élu républicain », il ne « refuse la porte à personne ». Le maire de Colmar veut réduire la rencontre à « un contact amical entre deux anciens députés qui sont entrés ensemble à l'Assemblée nationale en 1993». « Il n'y avait pas d'ordre du jour », esquive-t-il encore. Sauf que Virginie Joron ne dit pas la même chose sur son compte Twitter : « Nous avons été reçus par le maire de Colmar pour parler de la politique locale ».

Reste à savoir pourquoi Gilbert Meyer, qui se présentait encore lors de sa déclaration de candidature comme « un fédérateur, un rassembleur », a pris le risque d'un tel affichage public. Le maire de Colmar est trop fin politique. À trois mois de l'échéance, il y a peut-être, de son point de vue, plus de voix à gagner à la droite de la droite qu'il n'y en a à perdre au centre...
Clément TONNOT

 

 
 

 

Gilbert Meyer à la pêche aux voix du RN ?

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:03:27

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Gilbert Meyer à la pêche aux voix du RN ?
 

 
Sur sa page Facebook, Gilbert Meyer s'affiche avec l'eurodéputé RN Thierry Mariani (deuxième en partant de la gauche) et d'autres élus du Rassemblement National, en compagnie de ses adjoints Yves Hemedinger et Mathieu Jaegy. Capture d'écran Facebook/Gilbert Meyer Officiel
C'est un post quasi-anodin qui a mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux. Sur sa page officielle, Gilbert Meyer a signalé ce jeudi qu'il avait reçu, mardi, la visite de Thierry Mariani, « ancien ministre de Nicolas Sarkozy, actuel député européen », accompagné de la « conseillère régionale du Grand Est » Marie-Hélène De Lacoste Lareymondie. Gilbert Meyer était lui-même accompagné de ses adjoints Yves Hemedinger et Mathieu Jaegy.

Ce que le maire oublie de préciser, c'est que Thierry Mariani, longtemps membre de l'aile droite du RPR, de l'UMP et des Républicains, a été élu aux dernières européennes sous les couleurs du Rassemblement national (RN). Et que Mme De Lacoste-Lareymondie, n'est autre que la déléguée départementale adjointe du mouvement. Elle avait d'ailleurs demandé l'investiture du RN pour monter une liste à Colmar, demande restée lettre morte.

Précisons enfin que la déléguée pour les deux départements alsaciens, Virginie Joron, était aussi de la partie.
«Fricoter avec l'extrême droite pour grappiller quelques voix, une honte»

Cela commence à faire beaucoup d'omissions. Pas dupes, les internautes ont rapidement dénoncé une tentative de récupération des voix de l'extrême droite dans la perspective des prochaines municipales : « C'est une honte, fricoter avec l'extrême droite pour grappiller quelques voix », écrit l'un d'entre eux.

D'autres ne manquent pas de renvoyer le maire sortant à son « ami » Jacques Chirac, qui a toujours tenu à marginaliser l'extrême-droite. C'est par exemple le cas de Frédéric Hilbert : « Jacques Chirac, à qui on rend hommage en accolant son nom à une bibliothèque, était clair et constant sur les relations entre gaullistes et le FN », tacle le candidat écologiste. « Où sont les valeurs et la cohérence ? », interroge pour sa part la candidate LaRem Stéphanie Villemin..

« Pas surpris », Tristan Denéchaud ne se prive pas de rappeler que l'ex-Front National a « plusieurs fois exprimé son soutien à Gilbert Meyer », par la voix de l'ancien conseiller régional Patrick Binder ou des candidats locaux Vincent Wiss et auparavant René Becker . Et de rappeler que Gilbet Meyer n'a « pas pris parti » au second tour des présidentielles 2017 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
Yavuz Yildizquitte la majorité

Mêmes interrogations pour Yavuz Yildiz, conseiller municipal de l'équipe Meyer : « Certains disent depuis longtemps que l'absence du FN à Colmar s'explique par la présence de Gilbert Meyer, je n'ai jamais été convaincu par cette thèse, néanmoins ces photos ne peuvent que semer le doute dans mon esprit. » Lui qui avait déjà pris ses distances lundi soir au conseil municipal, « ne peut plus se considérer comme membre de la majorité ».

Devant le tollé, Gilbert Meyer a tenté une justification : « Élu républicain », il ne « refuse la porte à personne ». Le maire de Colmar veut réduire la rencontre à « un contact amical entre deux anciens députés qui sont entrés ensemble à l'Assemblée nationale en 1993». « Il n'y avait pas d'ordre du jour », esquive-t-il encore. Sauf que Virginie Joron ne dit pas la même chose sur son compte Twitter : « Nous avons été reçus par le maire de Colmar pour parler de la politique locale ».

Reste à savoir pourquoi Gilbert Meyer, qui se présentait encore lors de sa déclaration de candidature comme « un fédérateur, un rassembleur », a pris le risque d'un tel affichage public. Le maire de Colmar est trop fin politique. À trois mois de l'échéance, il y a peut-être, de son point de vue, plus de voix à gagner à la droite de la droite qu'il n'y en a à perdre au centre...
Clément TONNOT

 

 
 

Guebwiller  Élections municipales Francis Kleitz repart en campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:20:50

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Guebwiller  Élections municipales
Francis Kleitz repart en campagne
C'est décidé : il repart. Francis Kleitz, élu avec 20 voix d'avance en 2014, conduira la liste « Guebwiller, poursuivons ensemble » aux prochaines municipales. Il met en avant son bilan et les grands projets qu'il entend poursuivre.
 

 
Francis Kleitz brigue un second mandat à Guebwiller avec, à ses côtés, la majorité de son équipe actuelle.
« J'ai hésité avant l'été », assure Francis Kleitz, qui a choisi à la rentrée de repartir en campagne. « Beaucoup de choses ont été faites au cours de ce mandat. D'autres projets nécessitent plus d'un mandat pour aboutir. Il faut poursuivre ce travail. » Il pense par exemple à la requalification des friches NSC, au programme Action Coeur de Ville ou encore à la rénovation de l'habitat du centre-ville. Il prend donc la tête de la liste « Guebwiller, poursuivons ensemble » avec plus des deux tiers de son équipe à ses côtés.

Maire sortant, il met en avant son bilan : « Dès le début, nous avons développé une vraie vision pour la Ville. Notre première décision a consisté à mettre en place un plan local d'urbanisme. Le POS, qui datait de 1983, n'était plus adapté aux évolutions de la Ville. »

C'est sur cette base que les projets ont été mis en place. « Nous avons de grandes satisfactions », indique le maire-candidat, qui cite la gendarmerie, l'école Adélaïde-Hautval, l'ancien tribunal des Prud'hommes, le Bois Fleuri ou encore l'ancien Monoprix.
La fin de l'emprunt toxique

Francis Kleitz concède un début de mandat « assez mouvementé » : « Le groupe sortant était assez agressif et on a eu un groupe dissident. Après, les choses se sont calmées. Avec mon équipe, nous avons pu nous attaquer à la libération de la Ville de l'emprunt toxique », soutient-il.

« On nous a critiqués au début sur notre programme d'investissements. Mais nous avons mis en place ce qu'il faut au niveau financier. Aujourd'hui, nos ratios sont sains. Ces critiques, nous ne les entendons plus. » Il cite aussi les « efforts pour aller chercher des subventions », qui ont représenté pour certaines 80 % du projet. « Nous avons fait tout cela sans toucher aux taux d'imposition. » Quant à Caléo, « il ne s'agissait pas de récupérer de la trésorerie mais de trouver à l'entreprise un partenaire qui lui permette de réussir son développement ».

Et pour la prochaine mandature ? « Il nous faut intégrer l'aspect climatique et environnemental dans toute notre politique », avance Francis Kleitz, qui veut par exemple travailler sur l'éclairage urbain ou sur les modes de déplacement doux. « Nous pourrions passer tout le coeur de ville en zone de rencontre. »
« J'ai une passion pour cette ville »

Autre point : l'entretien du patrimoine. « Nous l'avons vu avec les ponts : il faut revoir la politique de maintenance de la ville. » Francis Kleitz évoque aussi la politique sociale de la Ville. « Le CCAS a été renforcé et s'est professionnalisé pour mieux accompagner les gens dans leur accès aux droits. » Quant à la méthode, « on va intégrer la démocratie participative ».

Il y a aussi la place de Guebwiller. « Nous avons eu des points de désaccord à la CCRG. Mais malgré ce que l'on dit de nous, nous avons travaillé de manière constructive avec les autres communes. » Et de souligner en même temps « le rôle essentiel de la ville centre ».

De fait, c'est avec un vrai plaisir qu'il repart en campagne : « J'ai une passion pour cette ville. Elle a un énorme potentiel. Pendant longtemps, elle n'a pas évolué. Alors que c'est une très belle vallée qui a tout pour réussir. » Il attend les retours de ses concitoyens.
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

 

Bartenheim Municipales « Un horizon commun » tourné vers l'avenir

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:17:55

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Bartenheim Municipales « Un horizon commun » tourné vers l'avenir
 

 
Les membres de la liste « Bartenheim, un horizon commun », conduite par Jérôme Noeglenn, en lice pour les élections municipales 2020 à Bartenheim. Manque Charlie Guthmann sur la photo. Photo L'Alsace /S.Sp.
S'il y a une commune de l'agglo où la campagne des municipales s'anime, c'est bien Bartenheim. Entre les désaccords exprimés sur certains sujets lors du dernier conseil municipal (lire L'Alsace du mercredi 18 décembre) et les remarques et petites piques des uns et des autres lors des réunions publiques, la course à la succession de Jacques Ginther est bel et bien lancée. Une campagne d'autant plus passionnante que chaque liste défend des idées bien distinctes. La semaine dernière, c'était au tour de Jérôme Noeglenn de présenter la liste qu'il conduit : « Bartenheim, un horizon commun ».

Père de famille de 36 ans, le conseiller municipal du groupe majoritaire actuel a eu quelques divergences de points de vue avec plusieurs autres conseillers de la majorité et a choisi de prendre ses distances afin de briguer, de son côté, un premier mandat de maire. Il a entraîné, dans son sillage, cinq conseillers municipaux actuels qui partagent ses idées. Lors de la réunion publique de la semaine dernière, il a commencé par se présenter, rappelant des valeurs qui lui sont chères : « famille, travail et mérite ». Ainsi que son « engagement au service des autres » dès son plus jeune âge. Il a ensuite appelé, un à un, les membres de sa liste pour les présenter, « une équipe composée de personnes ayant des sensibilités différentes et cela est une richesse ». Et une liste « qui n'aura pas d'étiquette politique », a-t-il précisé.
« Nous ne pouvons pas accepter d'avoir plus de nuisances sonores sans aucune contrepartie »

Pour le jeune candidat, « Bartenheim doit être une commune tournée vers l'avenir ». Des propos qui font avant tout écho aux enjeux économiques actuels du secteur des Trois frontières : « Nous devons profiter des opportunités que nous offre notre territoire. Nous devons récupérer davantage les fruits de l'EuroAirport et du dynamisme économique de Bâle tout en préservant nos intérêts. Nous ne pouvons accepter d'avoir plus de nuisances sonores sans aucune contrepartie. Nos médecins ne peuvent pas faire face au désert médical du secteur de Huningue sans aucune contrepartie de cette commune. » Jérôme Noeglenn s'est montré très offensif lors de cette réunion et compte aussi agir au niveau intercommunal pour faire rayonner sa commune : « Je veux être un maire qui se bat pour que Bartenheim joue un rôle important auprès de l'agglomération [...] Certaines communes tirent davantage profit de l'agglomération, cela est injuste. »
« Être plus ferme contre les incivilités »

L'amélioration de la qualité de vie fait aussi partie des priorités fixées par la tête de liste de « Bartenheim, un horizon commun ». Il évoque, pêle-mêle, la nécessité d'améliorer l'accueil des enfants dans les structures qui leur sont dédiées, de trouver des solutions pour la prise en charge des aînés à domicile ou encore d'aider et de soutenir les associations. Jérôme Noeglenn invite aussi les habitants à prendre leurs responsabilités dans certains domaines, comme la lutte contre les déchets et les dépôts sauvages : « C'est notre responsabilité individuelle d'abord mais c'est aussi le rôle des élus d'être ferme contre ces incivilités de plus en plus nombreuses. » Des incivilités qui ne concernent d'ailleurs pas que les déchets mais aussi « la vitesse et les cambriolages », a-t-il précisé. Quant au patrimoine à préserver et à embellir, « cela doit se faire dans le respect de l'environnement », indique Jérôme Noeglenn, qui cite en exemple les efforts déjà entrepris par la municipalité (zéro pesticide, passage en éclairage led, achat d'un véhicule communal électrique), encourageant toutefois à « aller plus loin » et à « lutter contre le gaspillage, oeuvrer pour la transition énergétique ».

Le leader de la liste « Bartenheim, un horizon commun » a aussi laissé la parole à la centaine de personnes présentes ce soir-là, afin qu'elles donnent leurs avis sur certains projets, qu'elles posent des questions sur le programme ou qu'elles expriment parfois leur enthousiasme ou leurs inquiétudes. Avenir du pôle médical, insécurité, développement des mobilités douces et démocratie participative ont notamment été évoqués.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

Bollwiller  Élections municipales Jean-Luc Ginder veut « oser » proposer de nouvelles idées

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:23:28

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Bollwiller  Élections municipales
Jean-Luc Ginder veut « oser » proposer de nouvelles idées
Jean-Luc Ginder, conseiller municipal d'opposition, a annoncé la candidature de sa liste « Osons et faisons Bollwiller » qui propose « des idées neuves et originales ».
 

 
Jean-Luc Ginder (devant, au milieu) et cinq de ses colistiers.
« La réflexion et les échanges que nous avons menés ces derniers mois nous ont convaincus que nous pouvons être utiles à Bollwiller », souligne Jean-Luc Ginder, conseiller municipal, en présentant quelques-uns des projets qu'il compte mener à bien si sa liste « Osons et faisons Bollwiller » obtient la majorité aux prochaines élections municipales.
« Apporter un nouveau regard et une nouvelle énergie »

Son équipe, ancrée à Bollwiller, a élaboré un programme couvrant les réels besoins tout en offrant une véritable amélioration du quotidien. « Notre campagne sera sans agressivité et ouverte au dialogue, dans l'esprit d'un renouvellement utile, afin d'apporter un nouveau regard et une nouvelle énergie. Nous voulons rassembler et développer l'idée d'une commune qui protège les familles bollwilleroises. »

À commencer par le domaine de la petite enfance. « Nous avons en projet la création d'une crèche municipale d'urgence soutenue par la CAF ». Jean-Luc Ginder entend également instaurer le petit déjeuner gratuit à l'école. « Mon idée a été retenue au niveau national dans le plan pauvreté. Actuellement, 6 000 communes, dont Paris, Lyon et Marseille, servent déjà 100 000 petits déjeuners par jour. » La création d'une aire clôturée, avec des jeux sécurisés, fait également partie du programme du candidat.

Dans le domaine de la santé, « Osons et faisons Bollwiller » a imaginé l'installation d'un pôle de santé à la sortie de la commune en direction de Soultz, hébergeant notamment « un médecin de garde 24 h sur 24 », financé par la commune.

Jean-Luc Ginder et son équipe veulent également instaurer un guichet unique à la mairie pour l'accès à la Sécurité sociale, la CAF ou encore Pôle Emploi. « Il sera tenu par le personnel de ces administrations. Notre idée s'inscrit dans la droite ligne de la décentralisation de ces services. » De plus, un adjoint, ou le maire, serait présent chaque jour aux heures d'ouverture de la mairie pour recevoir la population.
Pour la création d'une pommeraie

Le candidat s'engage par ailleurs à ce que la commune prenne en charge l'inscription gratuite des enfants de Bollwiller à la bibliothèque-ludothèque, à la MJC-CSC, ainsi que dans les clubs sportifs bollwillerois. « Un soutien sera apporté aux associations et le foot sera relancé. »

Concernant la sécurité, Jean-Luc Ginder souhaiterait mettre en place une police municipale (un ou deux agents). Il annonce également que « les commerçants seront soutenus, notamment par la création de parkings de proximité ». En matière d'écologie, le candidat projette de mettre en oeuvre des mesures pour l'environnement et souhaiterait créer une pommeraie (rappelant le passé des pépinières Baumann) qui serait ouverte aux habitants ; des cours d'arboriculture y seraient également dispensés.

Des débats publics sont prévus. Les membres de la liste y seront dévoilés au fur et à mesure. Le premier débat a eu lieu récemment en présence des premiers colistiers de Jean-Luc Ginder, à savoir Nathalie Portmann, Jean-Jacques Demoulin, Aurélie Longaret, Robert Crienti.
M.H.

 

 
 

 

Démocratie  Municipalités Une loi pour aider les maires

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:48:43

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Démocratie  Municipalités
Une loi pour aider les maires
Agressions, poursuites judiciaires, pouvoirs réduits au profit des agglomérations : le gouvernement présente une loi qui veut redonner lustre et prestige au mandat municipal. Trois mois avant les élections, le texte vise aussi à répondre au désarroi de ces élus dont l'un d'entre eux a été tué, l'été dernier.
 

 
D'après le ministère de l'Intérieur, 361 élus ont été agressés ou menacés en 2018.
Conforter le rôle du maire, améliorer les conditions d'exercice des mandats locaux, assouplir les relations avec l'intercommunalité. Voici les principales mesures du projet de loi « Engagement et proximité », adopté jeudi par le Parlement.
Améliorer le quotidien

Le premier point de ce projet de loi concerne les indemnités des élus. Elles seront revalorisées avec un dispositif gradué automatique. Le texte prévoit également la prise en charge des frais de garde des enfants lors des réunions obligatoires. Il favorise le télétravail dans leur emploi pour les conseillers municipaux. Côté formation, l'accès sera facilité, dès le début de mandat, pour que les élus voient leurs compétences renforcées (gestion des finances locales, etc).
Protéger les élus

Devant l'accroissement du nombre de poursuites judiciaires dont les maires font l'objet au cours de leur mandat, les communes auront l'obligation de contracter une assurance pour une protection juridique du maire et ses adjoints. L'État devra prendre en charge ces frais pour les communes de moins de 3 500 habitants. La garantie inclura un accompagnement psychologique. Par ailleurs, le préfet informera les maires s'il prend la direction des opérations de secours en cas d'événement grave, en vertu d'un amendement du gouvernement post-incendie de l'usine Lubrizol.
Renforcer les pouvoirs

Afin d'accompagner l'élu dans sa démarche à l'encontre des gens du voyage qui occupent illégalement des terrains municipaux ou privés, le maire pourra infliger des amendes administratives de 500 euros maximum pour occupation illégale du domaine public au moyen d'un bien mobilier.

Et pour arrondir les angles vis-à-vis de AirBnb, les plateformes de locations de ce type devront transmettre aux communes le nom du loueur et dire si le bien loué constitue ou non sa résidence principale.
Assouplir le lien avec « l'interco »

Plusieurs dispositions visent à remettre les maires « au coeur de l'intercommunalité », où certains se sentent dépossédés de leur pouvoir de décision. Un pacte de gouvernance pourra être élaboré.

 

 
 

 

Une loi pour aider les maires

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:48:23

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Une loi pour aider les maires
 

 
D'après le ministère de l'Intérieur, 361 élus ont été agressés ou menacés en 2018. Photo Jacques DEMARTHON /AFP
Conforter le rôle du maire, améliorer les conditions d'exercice des mandats locaux, assouplir les relations avec l'intercommunalité. Voici les principales mesures du projet de loi « Engagement et proximité », adopté jeudi par le Parlement.
Améliorer le quotidien

Le premier point de ce projet de loi concerne les indemnités des élus. Elles seront revalorisées avec un dispositif gradué automatique. Le texte prévoit également la prise en charge des frais de garde des enfants lors des réunions obligatoires. Il favorise le télétravail dans leur emploi pour les conseillers municipaux. Côté formation, l'accès sera facilité, dès le début de mandat, pour que les élus voient leurs compétences renforcées (gestion des finances locales, etc).
Protéger les élus

Devant l'accroissement du nombre de poursuites judiciaires dont les maires font l'objet au cours de leur mandat, les communes auront l'obligation de contracter une assurance pour une protection juridique du maire et ses adjoints. L'État devra prendre en charge ces frais pour les communes de moins de 3 500 habitants. La garantie inclura un accompagnement psychologique. Par ailleurs, le préfet informera les maires s'il prend la direction des opérations de secours en cas d'événement grave, en vertu d'un amendement du gouvernement post-incendie de l'usine Lubrizol.
Renforcer les pouvoirs

Afin d'accompagner l'élu dans sa démarche à l'encontre des gens du voyage qui occupent illégalement des terrains municipaux ou privés, le maire pourra infliger des amendes administratives de 500 euros maximum pour occupation illégale du domaine public au moyen d'un bien mobilier.

Et pour arrondir les angles vis-à-vis de AirBnb, les plateformes de locations de ce type devront transmettre aux communes le nom du loueur et dire si le bien loué constitue ou non sa résidence principale.
Assouplir le lien avec « l'interco »

Plusieurs dispositions visent à remettre les maires « au coeur de l'intercommunalité », où certains se sentent dépossédés de leur pouvoir de décision. Un pacte de gouvernance pourra être élaboré.

 

 
 

Rentrée 2020 : pas de postes supplémentaires

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:47:50

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Éducation
Rentrée 2020 : pas de postes supplémentaires
 

 
Le syndicat FSU a une tout autre lecture. « Aucun poste ne sera créé dans le premier degré, mais il y aura besoin de postes pour poursuivre les dédoublements de classes en grande section dans l'éducation prioritaire (REP +)». Ghislaine Umhauer, secrétaire départementale du Snuipp-FSU 68 estime les besoins pour ces seuls dédoublements dans le Haut-Rhin à une quarantaine de postes. La syndicaliste rappelle également que des postes supplémentaires seront nécessaires pour limiter les effectifs à 24 élèves par classe de grande section, CP et CE1 dans les écoles ne relevant pas de l'éducation prioritaire, « comme le ministre s'y est engagé ». Et de prévenir : « Le taux d'encadrement ne va pas s'améliorer dans les autres classes ordinaires. Il n'y aura pas de fermeture d'école à la rentrée 2020, mais sans doute des fermetures de classes ».

Dans le second degré, aucun poste ne sera créé à la rentrée 2020, alors que le nombre d'élèves augmentera de 0,52 % soit +710 élèves. Le rectorat précise que «le nombre de postes de professeurs du second degré est maintenu à hauteur de 11 594 emplois. Malgré une baisse de 440 emplois au niveau national dans le second degré, en partie compensée par des heures supplémentaires, le nombre d'emplois d'enseignants du second degré public est maintenu pour l'académie de Strasbourg à hauteur de 11 594 emplois (avec une compensation en heures supplémentaires de 11 emplois) ».
J.-F.C.

 

 
 

 

Séisme de Strasbourg : une « zone sud hypersensible »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:48:28

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Environnement
Séisme de Strasbourg : une « zone sud hypersensible »
Remis à la préfecture, un rapport scientifique intermédiaire de l'EOST sur le séisme ressenti le 12 novembre à Strasbourg a permis d'affiner sa localisation et de le comparer avec un événement similaire. Le lien avec l'activité de géothermie est privilégié, mais reste à vérifier.
 

 
Les chercheurs du CNRS ont une meilleure vision du scénario grâce à l'analyse des nouvelles données.
« Nous n'avons pas de conclusions définitives. Nous avons une zone au sud (N.D.L.R. la Robertsau) particulièrement sensible. Les moindres perturbations au nord (N.D.L.R. Vendenheim) ont certainement un impact sur cette zone sud. Mais cela reste à vérifier », explique Jean Schmittbuhl. Ce directeur de recherche CNRS à l'Institut de physique du globe de Strasbourg participe à l'étude scientifique menée par les chercheurs de l'École et observatoire des sciences de la terre (EOST) avec l'appui d'autres chercheurs CNRS, sur le séisme de magnitude de 3,1, enregistré le 12 novembre dans le secteur de la Robertsau.

L'épicentre du séisme était situé dans le secteur Schiltigheim-Robertsau. « Les secousses avaient démarré six jours avant le 12 novembre. Elles durent toujours, des secousses ont été enregistrées le week-end dernier, et semblent s'éteindre », indique Jean Schmittbuhl. L'activité sismique relevée au niveau du site de géothermie profonde de Fonroche à Vendenheim-Reichstett a pour sa part cessé quelques jours après le 12 novembre.
Un phénomène naturel similaire, en 2005,à Sélestat

Les chercheurs, qui veulent comprendre et déterminer l'origine du séisme du 12 novembre, ont remis, mardi 17 septembre à la préfecture du Bas-Rhin « un rapport d'étape portant sur les données publiques, issues des stations sismologiques des réseaux français et allemand, qui vise à rassembler les principaux éléments factuels historiques de la sismicité dans la région et à affiner la localisation des événements », précise la préfecture.

En rassemblant un maximum d'informations, le plus factuel possible, sur l'histoire de la sismicité dans notre région et sur sa localisation géographique, pour voir s'il existe des séquences de sismicité similaires depuis 1980, les chercheurs ont trouvé une séquence d'événements, survenue en 2005 au nord de Sélestat, proche de celle de Strasbourg. « Elle a duré 30 jours, comme dans le cas de Strasbourg, et les deux événements sont localisés dans un périmètre restreint », note le directeur de recherche CNRS avant de souligner que l'événement de 2005 à Sélestat est « a priori naturel. Il existe dans le fossé rhénan des zones susceptibles de générer naturellement une séquence d'événements proche de celle du 12 novembre ». Mais cette similitude ne signifie pas pour autant que le séisme du 12 novembre est un phénomène naturel. Car la situation est différente sur le secteur de Strasbourg.
Quelques perturbations peuvent suffire

Tout d'abord il existe deux zones de séismes. D'une part à la Robertsau et d'autre part à Vendenheim où des secousses sont régulièrement enregistrées et associées aux activités de Fonroche qui opérait depuis mars 2018 sur l'écoparc rhénan avant que la préfecture ne suspende, le 17 novembre, les tests d'injection d'eau. « Il existe un vrai chevauchement temporel entre ce qui s'est passé au nord et ce qui est arrivé au sud », constate Jean Schmittbuhl. « Mais il faut affiner les choses, positionner les événements les uns par rapport aux autres, car lorsque l'on surveille en temps réel, les événements sont localisés indépendamment les uns des autres ».

La précision de cette localisation absolue est de l'ordre du kilomètre. Pour affiner leur étude, les chercheurs ont pu s'appuyer sur une localisation relative précise de quelques dizaines de mètres. Avec ce degré de précision, « nous avons une meilleure vision de ce qu'il s'est passé ». Les événements du nord se situent sous les deux puits de Fonroche à Vendenheim et à un kilomètre au sud de la tête de puits. Les événements du sud sont localisés sur une faille principale localisée dans le secteur de la Robertsau. Si les chercheurs ne peuvent pas encore tirer de conclusions définitives, l'hypothèse d'un lien avec l'activité de Fonroche est toujours privilégiée. « La zone sud est hypersensible, il n'y a pas besoin de beaucoup de perturbations pour déclencher quelque chose dans ce secteur ».

L'étude est loin d'être achevée. Il y a encore beaucoup de données à analyser avec notamment l'exploitation de données issues des capteurs situés sur le site de géothermie de Vendenheim-Reichstett. La préfecture estime que les conclusions de cette étude peuvent lui être remises au début de l'année 2020. Avec le soutien d'un groupe technique composé d'experts en géologie et travaux miniers, la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) établira un rapport sur l'activité du site de Fonroche. « Ce rapport proposera au préfet soit la reprise en l'état de l'activité de géothermie, soit sa reprise sous de nouvelles conditions, soit l'arrêt de l'activité ».
J.-F.C.

 

 
 

 

La circulation ferroviaire reste perturbée, mais s'améliore en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:46:01

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Social
La circulation ferroviaire reste perturbée, mais s'améliore en Alsace
Le trafic n'est pas revenu à la normale en Alsace, en raison du mouvement de grève des personnels de la SNCF. La compagnie de transports fournit aussi des prévisions de trafic au plan national, utiles à l'approche des vacances et des fêtes.
 

 
La circulation des TER Alsace reste perturbée mais s'améliore.
En raison d'une grève nationale interprofessionnelle, la circulation ferroviaire reste perturbée sur l'ensemble du réseau ce vendredi 20 décembre, bien qu'en amélioration.

La SNCF indique que, sur ses sites et applications, les voyageurs trouvent la liste de tous les trains qui circulent, TGV INOUI, OUIGO et Intercités, jusqu'au mardi 24 décembre
Les prévisions de trafic pour le TER en Alsace ce vendredi 20 décembre

- Strasbourg - Bâle : 17 allers-retours seront assurés entre Strasbourg et Bâle, 23 entre Mulhouse et Bâle, 22 entre Colmar et Mulhouse, 24 entre Sélestat et Strasbourg

- Strasbourg - Sélestat (via Molsheim) : 9 allers-retours entre Strasbourg et Sélestat et 15 allers-retours entre Strasbourg et Molsheim

- Strasbourg - Nancy : 4,5 allers-retours

- Strasbourg - Saverne : 6 allers-retours

- Strasbourg - Saales : 3 allers-retours

- Strasbourg-Offenburg : 22 allers-retours

- Strasbourg - Metz : 2 allers-retours

- Mulhouse - Kruth : 8 allers-retours

- Tram Train Mulhouse - Thann : circulation normale

- Strasbourg - Haguenau - Wissembourg : 9 allers-retours

- Strasbourg - Lauterbourg - Woerth : 5 allers-retours

- Colmar - Metzeral : 5 allers-retours

- Strasbourg - Niederbronn : 4 allers-retours

- Mulhouse - Belfort : 6 allers-retours

- Strasbourg - Sarrebrück : 5 allers-retours

Pas d'autre train TER sur le reste du territoire alsacien.

32 cars ont été commandés pour assurer la desserte de certaines lignes régionales avec un accès non garanti et un nombre de places limité.
La circulation des TGV

Les clients sont invités à se renseigner sur la circulation de leur train sur l'Assistant SNCF, le site TER Grand Est ainsi que sur tous les outils SNCF dès la veille à 17 h.

Depuis aujourd'hui, jeudi 19 décembre, tous les trains ouverts à la réservation sur oui.sncf jusqu'au 24 décembre inclus sont garantis de circuler.

- Strasbourg - Paris : 13 allers-retours en grande vitesse, dont TGV Inouï, 5 allers-retours entre Strasbourg et Paris ; TGV Ouigo, 2 allers-retours entre Strasbourg et Paris ; Alléo, 4 allers-retours sur la liaison Stuttgart-Paris (via Strasbourg), ainsi que 2 allers-retours sur la liaison Francfort-Paris (via Strasbourg)

- Strasbourg - Bordeaux : 1 aller-retour

- Strasbourg - Nantes : 1 aller-retour

- Strasbourg - Marseille : 3 allers-retours dont un assuré par Alleo (Francfort-Marseille)

- Strasbourg - Montpellier : 1 aller-retour

- Strasbourg - Lille : 1 aller-retour

- Paris - Mulhouse - Bâle : 3 allers-retours assurés par Lyria

Afin d'assurer l'acheminement des voyageurs des TGV garantis ayant une correspondance avec un TER, les voyageurs sont invités à vérifier, la veille à 17 h, les trains TER et cars de substitution qui circuleront. Par ailleurs, les billets TER restent valables même en cas de changement de train ou de transfert sur cars.

En cette période des fêtes, de nombreux clients souhaitent emprunter les TER longue distance, notamment au départ de Paris. Pour vendredi, samedi et dimanche, tous les trains TER circulant sur les lignes suivantes sont déjà complets : Paris-Auxerre-Clamecy ; Paris-Auxerre- Avallon ; Paris-Dijon-Lyon ; Paris-Laroche-Migennes ; Paris-Orléans-Tours ; Paris-Bourges ; Paris-Mulhouse (limité à Troyes) ; Vallée de la Marne (Paris-Strasbourg, Paris-Bar-le-Duc et Paris-Saint-Dizier) (limités à Châlons-en-Champagne). Les ventes de billets sur ces trains sont fermées. Les clients n'ayant pas de billet doivent reporter leur voyage.

Pour les trains en direction de la Normandie sur les axes Paris-Caen-Cherbourg, Paris-Deauville, Paris-Granville et Paris-Rouen-Le Havre, la réservation habituellement facultative sera obligatoire les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 décembre. Les clients ayant des réservations sur des trains supprimés sur ces axes seront recontactés pour les informer de la situation de leurs trains, et les inviter à prendre une réservation sur un train circulant.
Prévisions de trafic national

En moyenne, pour la journée du vendredi 20 décembre, un train sur quatre en moyenne en Transilien ; 4 circulations sur 10 en moyenne, essentiellement assurée par bus, pour les TER. Compter un TGV sur 2 en moyenne et un train sur 4 pour les Intercités. Sur le plan national, le trafic international est perturbé.
Échange et remboursement

Les voyageurs possédant un billet de TGV Inoui, Ouigo, Intercités peuvent effectuer une demande d'échange ou de remboursement sans frais ni surcoût, y compris s'ils possèdent des billets non échangeables/non remboursables. L'échange et/ou le remboursement peuvent s'effectuer en gares, en boutiques, aux bornes libre-service, dans les agences de voyages, sur le site et l'appli OUI. sncf.
Solutions alternatives de mobilité et de services

Sur les différents canaux de ventes et d'information, plus d'une trentaine de solutions alternatives sont disponibles : covoiturage (courte et longue distance), parkings gratuits, location de véhicules, VTC et taxis, trottinettes, vélos et scooters libre-service, consignes bagages et espaces de coworking. Pour trouver une solution de covoiturage avec Oxycar, rendez-vous sur covoituragetergrandest.
Par téléphone (numéros gratuits)

- Pour l'info trafic Grandes Lignes : 0 805 90 36 35

- Pour l'info trafic TER Grand Est : 0 805 415 415 (du lundi au vendredi de 6 h 30 à 19 h 30, samedi de 9 h à 14 h, dimanches et jours fériés de 15 h à 20 h.
Sur Twitter

Les comptes @GroupeSNCF, @SNCF et @TERGrandEst livrent des informations.

 

 
 

 

SUNDGAU Transports Les naufragés du rail, rois de la débrouille

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:46:30

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SUNDGAU Transports
Les naufragés du rail, rois de la débrouille
Après deux semaines de grève à la SNCF contre la réforme des retraites, le trafic des trains de la ligne Belfort-Mulhouse reste fortement perturbé. Les usagers qui transitent chaque jour par la gare d'Altkirch adoptent le système D pour rallier leur domicile et leur lieu de travail.
 

 
Le trafic reprend timidement depuis mercredi. Ce jeudi, un peu plus d'un train sur quatre circulait sur la ligne Belfort-Mulhouse.
Durant douze jours, du 5 au 17 décembre, aucun train ne circulait sur la ligne Belfort-Mulhouse. Depuis le 18 décembre, le trafic reprend timidement, il reste cependant fortement perturbé avec seulement trois allers-retours ce mercredi, six ce jeudi (soit un peu plus d'un train sur quatre). Des moyens de substitution sont mis en place par la SNCF : ce sont des cars, mais ils partent et arrivent rarement à l'heure, quand ils ne sont pas tout bonnement supprimés... Les usagers de la SNCF qui transitent chaque jour par la gare d'Altkirch font contre mauvaise fortune bon coeur en déployant des trésors d'imagination pour rallier leur domicile et leur lieu de travail.
Alice, 32 ans, de Strasbourg à Altkirch

La plus endurante, c'est Alice, 32 ans, qui habite à Strasbourg et n'a pas de voiture. Équipée de sa trottinette, elle se déplace chaque jour en train jusqu'à Altkirch où elle travaille. Comment s'est-elle débrouillée ces deux dernières semaines ? « Le premier jour de grève, le 5 décembre, j'ai fait du covoiturage depuis Strasbourg. C'était l'horreur, j'ai passé plus de deux heures dans la voiture le matin ! » Les jours suivants, Alice a posé des jours de récup' et improvisé. « J'avais un train le matin au départ de Strasbourg, mais je devais me lever une heure plus tôt que d'habitude. Arrivée à Mulhouse, j'ai fait du covoiturage avec différents collègues, selon leurs disponibilités. Mais le soir, pour ne pas être bloquée à Altkirch, je devais partir plus tôt. » Son employeur s'opposant au télétravail, Alice a peu d'alternatives... Des collègues mulhousiens lui ont cependant proposé de l'héberger. « C'est gentil de leur part, ce sera une solution de dernier recours si la grève dure », relève la trentenaire qui dit vivre « une fin d'année très fatigante » et « ne pas comprendre l'action des grévistes » car, selon elle, « il faudra bien réformer le système des retraites ». Elle essaie de rester optimiste. « En voiture, le matin et le soir, je vois soit le lever, soit le coucher de soleil. Les couleurs sont magnifiques dans le ciel... »
Étienne, 22 ans, d'Altkirch à Mulhouse

Étienne, 22 ans, Altkirchois passionné d'informatique, se rend chaque jour à Mulhouse pour suivre une formation à Pôle Emploi. Lui aussi est sans voiture. Il n'a d'ailleurs pas le permis. « Au début de la grève, il y avait des cars, mais ils étaient rarement à l'heure. Et le soir, certains ont été supprimés. Il fallait attendre quatre heures pour monter dans le suivant... J'ai dû appeler des amis qui m'ont raccompagné chez moi, en faisant l'aller-retour Mulhouse-Altkirch. » Mardi 17 décembre, journée noire pour les usagers de la SNCF, Étienne s'est résolu à utiliser l'application Blablalines, réservée aux trajets domicile-travail. Il prend la situation avec philosophie : « Même si c'est la galère pour se déplacer, je soutiens à fond les cheminots. Le gouvernement veut leur supprimer leur régime spécial des retraites alors que celui des policiers et des CRS est conservé. J'aimerais que la grève dure encore en 2020 ! »

Privés de train, les usagers de la SNCF ont pris un bus ce lundi 17 décembre à 18 h 45 à la gare d'Altkirch. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER
Marie-Bérénice, 27 ans, de Mulhouse à Altkirch

Marie-Bérénice travaille au Quartier Plessier. Elle habite à Mulhouse et n'a pas de voiture par choix. « J'estime que je peux assurer tous mes déplacements en utilisant les transports en commun. » Le premier jour de la grève, elle a pris le seul car matinal qui partait de Mulhouse à 7 h 25. « Tout le monde se poussait pour monter : j'ai compris pourquoi quand j'ai vu que trois lycéens étaient restés sur le trottoir, le car était archi-plein ! Il est parti en retard et, pris dans les bouchons, il n'est évidemment pas arrivé à l'heure. » La jeune femme n'a donc pas renouvelé l'expérience. Les jours suivants, elle a opté pour du covoiturage avec ses collègues du Quartier Plessier, également mulhousiens. « Il m'est arrivé de prendre le car de 17 h 33 le soir, il était beaucoup moins fréquenté que celui du matin. Bref, je me suis débrouillée ! » Idem pour passer un week-end dans les Alpes-de-Haute-Provence, Marie-Bérénice a testé pour la première fois l'application Blablacar. Elle récidivera dès ce vendredi pour rejoindre sa famille en Haute-Garonne pour les fêtes. « J'ai trouvé un covoiturage direct de Belfort jusqu'à Toulouse. » Quant au retour, le 1er janvier, elle préfère ne pas y penser. « J'espère avoir un train. Pour l'instant, je me refuse à chercher une alternative, je suis un peu dans le déni ! Je devrais sans doute m'en inquiéter... » Car la Toulousaine a constaté que les Blablacar et autres Flixbus augmentaient tous leurs tarifs en période de pointe, selon la loi de l'offre et de la demande. Quant aux arguments des grévistes, Marie-Bérénice dit les comprendre jusqu'à un certain point. « Ça peut fâcher de voir qu'un système social avantageux va changer. Mais je pense aussi que les changements sont obligés, évidemment sans passer d'un extrême à l'autre. »
Richard, 33 ans, et Solange, 25 ans, de Mulhouse à Altkirch

Au Crac Alsace (Centre rhénan d'art contemporain), ils sont quatre Mulhousiens à prendre le train tous les jours pour se rendre jusqu'à Altkirch. « Après une journée de travail, c'est agréable de prendre le train et tellement plus rapide que la voiture... », confient Richard et Solange, pas mécontents non plus de limiter leur impact environnemental. En période de grève, ils ont covoituré avec deux autres salariés du Crac : tous les quatre ont utilisé la voiture du service, un Kangoo, qui permet aussi de transporter du matériel et des oeuvres. « Finalement, cette grève nous paraît presque nécessaire, ça oblige les Sundgauviens à réfléchir au problème des mobilités. Concernant la réforme des retraites, on voit bien qu'elle soulève beaucoup d'inquiétudes. Cette grève les rappelle au-delà du rythme du quotidien », résume Richard. Solange, elle, se réjouit de voir ces Français descendre dans la rue. « Il y a de très bonnes raisons d'agir en France en ce moment. »
Anne-Sophie, 34 ans, d'Altkirch à Mulhouse

Quotidiennement, l'Altkirchoise Anne-Sophie alterne la marche (jusqu'à la gare d'Altkirch), puis le train (jusqu'à Mulhouse) et enfin le vélo (jusqu'à son lieu de travail en plein centre-ville). « J'habite dans une ville avec une gare SNCF, c'est génial ! Pour moi qui me soucie d'écologie, c'est logique et pratique, car le train offre un vrai gain de temps. » Mais pour pallier la grève, dès le 1er jour, cette adepte des modes de transport doux a dû reprendre le volant. « Eh oui, j'utilise mon véhicule, mais j'essaie de faire du covoiturage. Mon employeur à Mulhouse a même créé une plateforme pour les salariés. Malheureusement pour moi, aucun n'habite dans le Sundgau. J'ai consulté Blablacar, mais là encore, il y a peu de trajets proposés entre Altkirch et Mulhouse. » Anne-Sophie ne s'est pas avouée vaincue : elle a découvert le site de covoiturage libre et citoyen Mobicoop. « Il n'y a pas de frais, pas de commission... C'est gratuit, on s'arrange avec le conducteur. » Ainsi, Anne-Sophie a effectué plusieurs trajets avec une Illfurthoise. Chacune a pris sa voiture à tour de rôle. « J'encourage tous les Sundgauviens à covoiturer, ça désengorgerait les routes ! » La trentenaire préfère ne pas se prononcer sur la réforme des retraites. « Il faut défendre nos droits, c'est sûr. Faute de temps, je n'ai pas engagé la réflexion sur les retraites. C'est tellement loin... ! En tout cas, ce mouvement national nous oblige à sortir de notre zone de confort, à trouver des solutions. Cela force les rencontres et nous permet de recréer du lien social. »
A.D.

 

 
 

 

Témoignages Les naufragés du rail, rois de la débrouille

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:30:22

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Témoignages Les naufragés du rail, rois de la débrouille
 

 
Le trafic reprend timidement depuis mercredi. Ce jeudi, un peu plus d'un train sur quatre circulait sur la ligne Belfort-Mulhouse. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER
Durant douze jours, du 5 au 17 décembre, aucun train ne circulait sur la ligne Belfort-Mulhouse. Depuis le 18 décembre, le trafic reprend timidement, il reste cependant fortement perturbé avec seulement trois allers-retours ce mercredi, six ce jeudi (soit un peu plus d'un train sur quatre). Des moyens de substitution sont mis en place par la SNCF : ce sont des cars, mais ils partent et arrivent rarement à l'heure, quand ils ne sont pas tout bonnement supprimés... Les usagers de la SNCF qui transitent chaque jour par la gare d'Altkirch font contre mauvaise fortune bon coeur en déployant des trésors d'imagination pour rallier leur domicile et leur lieu de travail.
Alice, 32 ans, de Strasbourg à Altkirch

La plus endurante, c'est Alice, 32 ans, qui habite à Strasbourg et n'a pas de voiture. Équipée de sa trottinette, elle se déplace chaque jour en train jusqu'à Altkirch où elle travaille. Comment s'est-elle débrouillée ces deux dernières semaines ? « Le premier jour de grève, le 5 décembre, j'ai fait du covoiturage depuis Strasbourg. C'était l'horreur, j'ai passé plus de deux heures dans la voiture le matin ! » Les jours suivants, Alice a posé des jours de récup'et improvisé. « J'avais un train le matin au départ de Strasbourg, mais je devais me lever une heure plus tôt que d'habitude. Arrivée à Mulhouse, j'ai fait du covoiturage avec différents collègues, selon leurs disponibilités. Mais le soir, pour ne pas être bloquée à Altkirch, je devais partir plus tôt. » Son employeur s'opposant au télétravail, Alice a peu d'alternatives... Des collègues mulhousiens lui ont cependant proposé de l'héberger. « C'est gentil de leur part, ce sera une solution de dernier recours si la grève dure », relève la trentenaire qui dit vivre « une fin d'année très fatigante » et « ne pas comprendre l'action des grévistes » car, selon elle, « il faudra bien réformer le système des retraites ». Elle essaie de rester optimiste. « En voiture, le matin et le soir, je vois soit le lever, soit le coucher de soleil. Les couleurs sont magnifiques dans le ciel... »
Étienne, 22 ans, d'Altkirch à Mulhouse

Étienne, 22 ans, Altkirchois passionné d'informatique, se rend chaque jour à Mulhouse pour suivre une formation à Pôle Emploi. Lui aussi est sans voiture. Il n'a d'ailleurs pas le permis. « Au début de la grève, il y avait des cars, mais ils étaient rarement à l'heure. Et le soir, certains ont été supprimés. Il fallait attendre quatre heures pour monter dans le suivant... J'ai dû appeler des amis qui m'ont raccompagné chez moi, en faisant l'aller-retour Mulhouse-Altkirch. » Mardi 17 décembre, journée noire pour les usagers de la SNCF, Étienne s'est résolu à utiliser l'application Blablalines, réservée aux trajets domicile-travail. Il prend la situation avec philosophie : « Même si c'est la galère pour se déplacer, je soutiens à fond les cheminots. Le gouvernement veut leur supprimer leur régime spécial des retraites alors que celui des policiers et des CRS est conservé. J'aimerais que la grève dure encore en 2020 ! »

Privés de train, les usagers de la SNCF ont pris un bus ce lundi 17 décembre à 18 h 45 à la gare d'Altkirch. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER
Marie-Bérénice, 27 ans, de Mulhouse à Altkirch

Marie-Bérénice travaille au Quartier Plessier. Elle habite à Mulhouse et n'a pas de voiture par choix. « J'estime que je peux assurer tous mes déplacements en utilisant les transports en commun. » Le premier jour de la grève, elle a pris le seul car matinal qui partait de Mulhouse à 7 h 25. « Tout le monde se poussait pour monter : j'ai compris pourquoi quand j'ai vu que trois lycéens étaient restés sur le trottoir, le car était archi-plein ! Il est parti en retard et, pris dans les bouchons, il n'est évidemment pas arrivé à l'heure. » La jeune femme n'a donc pas renouvelé l'expérience. Les jours suivants, elle a opté pour du covoiturage avec ses collègues du Quartier Plessier, également mulhousiens. « Il m'est arrivé de prendre le car de 17 h 33 le soir, il était beaucoup moins fréquenté que celui du matin. Bref, je me suis débrouillée ! » Idem pour passer un week-end dans les Alpes-de-Haute-Provence, Marie-Bérénice a testé pour la première fois l'application Blablacar. Elle récidivera dès ce vendredi pour rejoindre sa famille en Haute-Garonne pour les fêtes. « J'ai trouvé un covoiturage direct de Belfort jusqu'à Toulouse. » Quant au retour, le 1er janvier, elle préfère ne pas y penser. « J'espère avoir un train. Pour l'instant, je me refuse à chercher une alternative, je suis un peu dans le déni ! Je devrais sans doute m'en inquiéter... » Car la Toulousaine a constaté que les Blablacar et autres Flixbus augmentaient tous leurs tarifs en période de pointe, selon la loi de l'offre et de la demande. Quant aux arguments des grévistes, Marie-Bérénice dit les comprendre jusqu'à un certain point. « Ça peut fâcher de voir qu'un système social avantageux va changer. Mais je pense aussi que les changements sont obligés, évidemment sans passer d'un extrême à l'autre. »
Richard, 33 ans, et Solange, 25 ans, de Mulhouse à Altkirch

Au Crac Alsace (Centre rhénan d'art contemporain), ils sont quatre Mulhousiens à prendre le train tous les jours pour se rendre jusqu'à Altkirch. « Après une journée de travail, c'est agréable de prendre le train et tellement plus rapide que la voiture... », confient Richard et Solange, pas mécontents non plus de limiter leur impact environnemental. En période de grève, ils ont covoituré avec deux autres salariés du Crac : tous les quatre ont utilisé la voiture du service, un Kangoo, qui permet aussi de transporter du matériel et des oeuvres. « Finalement, cette grève nous paraît presque nécessaire, ça oblige les Sundgauviens à réfléchir au problème des mobilités. Concernant la réforme des retraites, on voit bien qu'elle soulève beaucoup d'inquiétudes. Cette grève les rappelle au-delà du rythme du quotidien », résume Richard. Solange, elle, se réjouit de voir ces Français descendre dans la rue. « Il y a de très bonnes raisons d'agir en France en ce moment. »
Anne-Sophie, 34 ans, d'Altkirch à Mulhouse

Quotidiennement, l'Altkirchoise Anne-Sophie alterne la marche (jusqu'à la gare d'Altkirch), puis le train (jusqu'à Mulhouse) et enfin le vélo (jusqu'à son lieu de travail en plein centre-ville). « J'habite dans une ville avec une gare SNCF, c'est génial ! Pour moi qui me soucie d'écologie, c'est logique et pratique, car le train offre un vrai gain de temps. » Mais pour pallier la grève, dès le 1er jour, cette adepte des modes de transport doux a dû reprendre le volant. « Eh oui, j'utilise mon véhicule, mais j'essaie de faire du covoiturage. Mon employeur à Mulhouse a même créé une plateforme pour les salariés. Malheureusement pour moi, aucun n'habite dans le Sundgau. J'ai consulté Blablacar, mais là encore, il y a peu de trajets proposés entre Altkirch et Mulhouse. » Anne-Sophie ne s'est pas avouée vaincue : elle a découvert le site de covoiturage libre et citoyen Mobicoop. « Il n'y a pas de frais, pas de commission... C'est gratuit, on s'arrange avec le conducteur. » Ainsi, Anne-Sophie a effectué plusieurs trajets avec une Illfurthoise. Chacune a pris sa voiture à tour de rôle. « J'encourage tous les Sundgauviens à covoiturer, ça désengorgerait les routes ! » La trentenaire préfère ne pas se prononcer sur la réforme des retraites. « Il faut défendre nos droits, c'est sûr. Faute de temps, je n'ai pas engagé la réflexion sur les retraites. C'est tellement loin... ! En tout cas, ce mouvement national nous oblige à sortir de notre zone de confort, à trouver des solutions. Cela force les rencontres et nous permet de recréer du lien social. »
A.D.

 

 
 

L'éditorial de l'Alsace Grèves Une première avancée nécessaire mais insuffisante

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:31:22

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L'éditorial de l'Alsace  Grèves Une première avancée nécessaire mais insuffisante
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Sur le plan gustatif, cela porte à discussion. Mais pour sortir d'un conflit social et se donner le temps de la réflexion pour renouer les fils d'un dialogue constructif, « mettre de l'eau dans son vin » est une expression aussi juste que nécessaire. Tellement française aussi, serait-on tenté d'écrire, surtout s'agissant du conflit actuel sur le projet de réforme des retraites qui a débuté avant même que l'exécutif en dévoile le contenu. Avant, donc, que le Premier ministre, Édouard Philippe, par ses annonces le 11 décembre, justifie la grève par anticipation des agents de la SNCF et de la RATP, symboles des 42 régimes spéciaux des retraites. Et attise la grogne sociale en faisant descendre dans la rue les syndicats réformistes que sont la CFDT et l'Unsa, favorables à un système de retraite universel mais hostile à toute mesure d'âge. Après avoir trop attendu, le gouvernement s'est précipité et a chuté. « Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » En politique aussi, Monsieur de La Fontaine est de bon conseil.

Alors que le pays est entré dans sa troisième semaine de blocage dans les transports, l'exécutif a, enfin, mis de l'eau dans son vin. Aussi Édouard Philippe a-t-il concédé « des marges de manoeuvre » sur l'âge d'équilibre. C'est un premier pas qui devra être confirmé. Noël approchant, cette maigre avancée a suffi pour que le front syndical se fissure. La CFDT n'appelle pas à la journée interprofessionnelle du 9 janvier et, surtout, l'Unsa ferroviaire, le deuxième syndicat de cheminots, demande à ses adhérents une pause de la grève durant les congés scolaires. Ce à quoi s'oppose la CGT, qui joue dans ce conflit un rôle de leader et qui, par son jusqu'au-boutiste, rend presque inaudible Force Ouvrière, son concurrent dans les rangs des syndicats protestataires. Et maintenant ? Il est à craindre que chacun campe sur ses positions et que la situation reste figée jusqu'au lendemain de Noël, voire jusqu'à début janvier. C'est une guerre de tranchées qui se joue aujourd'hui en France sur le front social.

 

 
 

SNCF : l'Unsa appelle à une pause

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:39:43

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SNCF : l'Unsa appelle à une pause
 

 
Pas de trêve générale durant les fêtes à la SNCF. La CGT-Cheminots, premier syndicat du secteur, « continue » la grève malgré les départs en vacances. « Deux actions sont programmées : le Noël des grévistes et des rassemblements le 28 décembre », a indiqué son secrétaire général, Laurent Brun. SUD-Rail (troisième syndicat) l'imitera et « va entretenir le mouvement avant les temps forts de la rentrée », a annoncé son secrétaire fédéral Erik Meyer.
« Des avancées notables »

En revanche, l'Unsa, deuxième syndicat du ferroviaire, « appelle à une pause pour les vacances scolaires [...] dans un souci de dialogue social et de continuité du service public, après avoir constaté une position d'ouverture de la part du gouvernement qui propose, pour la première fois, des avancées notables ».

Le Premier ministre Édouard Philippe a de nouveau appelé « à la responsabilité de chacun pour permettre aux millions de Français qui le souhaitent de rejoindre leurs familles en cette fin d'année ».

Social  Au 16 e jour du mouvement contre les retraites, de nombreux secteurs doivent s'adapter Une grève aux multiples impacts

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:44:34

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Social  Au 16 e jour du mouvement contre les retraites, de nombreux secteurs doivent s'adapter
Une grève aux multiples impacts
La contestation contre la réforme des retraites persiste, surtout dans le secteur des transports, ce qui perturbe les départs en vacances et les livraisons. Mais d'autres pans d'activité sont affectés plus ou moins directement par le mouvement.
 

 
Jour après jour, la grève touche la vie quotidienne de tous : étudiants comme actifs, plus jeunes et plus anciens, dépassant le seul enjeu de la réforme des retraites. Et ses conséquences se multiplient, à quelques jours de Noël.
Commerce, hôtellerie-restauration et usagers des transports ne sont pas les seuls à subir les aléas d'une grève entrée dans sa troisième semaine.
Argent, carburant : ça va encore, mais...

Distributeurs de billets difficiles à ravitailler, grève des transporteurs de fonds... Mercredi, la Banque de France se voulait rassurante mais « extrêmement vigilante » : « le risque de pénurie de billets reste peu prévisible », rappelle Christophe Baud-Berthier, directeur des activités fiduciaires au sein de l'institution.

Côté carburants, la situation se tend : plus de 400 stations étaient jeudi en rupture partielle ou totale, selon le site penurie.mon-essence.fr. C'est deux fois plus que mardi soir, quand l'Union française des industries pétrolières rassurait avec le chiffre de 170. Selon un responsable CGT de la raffinerie de Lavéra à Martigues (Bouches-du-Rhône), la pénurie au moment de Noël est « presque inévitable ».

La peur de la pénurie peut aussi l'entraîner, en incitant à des pleins de précaution.
Justice : des procès renvoyés

Tous égaux face à la grève, et la justice n'est pas en reste : témoins absents, avocats privés de trains... nombre d'audiences ont été renvoyées. C'est le cas du procès en appel de deux hommes jugés pour la mort du militant antifasciste Clément Méric, qui devait avoir lieu le 11, puis le 12 décembre. Il se tiendra en 2020. Idem pour l'agriculteur Cédric Herrou, défenseur des migrants dans les Alpes-Maritimes, qui devait passer au tribunal le 12 décembre pour des injures à l'encontre du député LR Eric Ciotti : un avocat n'a pas pu se déplacer. C'est encore le cas d'un « décrocheur » de portrait de Macron, Vincent Bony, qui devait être jugé à Saint-Etienne : procès renvoyé. À Boulogne, un éducateur accusé d'une tentative de meurtre reste en prison : son procès, sur trois jours, est reporté sine die.
Examens reportés

En principe, les étudiants laissent leurs examens derrière eux pour les fêtes de Noël. Mais pas cette année : pour nombre d'entre eux, à Paris, Lyon, Rennes, Lille, Amiens, Bordeaux ou encore Nanterre, plusieurs universités ont revu leur copie en raison des grèves. Les examens ont été reportés en janvier ou organisés différemment : Sciences-Po Paris a décidé de les faire passer en ligne.
Dons du sang en forte baisse

L'hiver est « traditionnellement une période inconfortable » pour l'Établissement français du sang (EFS). « Les stocks baissent en raison des épidémies, de la météo, des fêtes. Nous avons moins de donneurs. Cette année, c'est amplifié par les grèves, qui affectent leurs déplacements », explique l'EFS. Tout le pays est touché, surtout dans les grandes villes. Mais « nous avons aussi dû annuler des collectes mobiles pour les mêmes raisons, alors qu'elles sont organisées des mois à l'avance », indique l'établissement.
Hausse des accidents

C'est surtout vrai en agglomération. Avec des transports en commun réduits, il faut s'adapter : reprendre sa voiture, emprunter le vélo, marcher. Conséquence : « La grève ce n'est pas bon du tout pour la sécurité routière. Il y a beaucoup de gens en trottinettes ou vélos qui n'ont pas l'habitude d'utiliser ces moyens de transport », déplore Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière. « On constate une augmentation significative et préoccupante des accidents et des décès sur les routes », ajoute-t-il, après plusieurs mois de baisse. À Paris, c'est +40 % pour les deux-roues et trottinettes.
La pollution explose

Moins de trains, de trams, de bus... et donc plus de voitures : si elle est difficile à mesurer à l'instant T, la pollution automobile est corrélée au trafic. La météo peut la faire varier à la hausse, comme à la baisse : vents et pluie, plutôt fréquents en décembre, en limitent l'impact en la « dispersant ». Mais en Île-de-France, où on a parfois dépassé 600 km de bouchons par jour, une forte hausse des rejets a été mesurée.
J. B. et J. C. Sur la route

Des difficultés aux départs des grandes villes et de la capitale dès ce vendredi, un trafic ralenti samedi pour traverser Lyon et accéder aux stations alpines : Bison futé prévoit un samedi classé « orange » sur les routes de France dans le sens des départs, avec des difficultés de circulation renforcées par la grève dans les transports publics.

Le mardi 24 décembre est classé orange dans le sens des départs. Des difficultés sont aussi attendues dans les Alpes.
Côté rail

Seuls 41 % des TGV et Intercités prévus les 23 et 24 décembre rouleront, selon la SNCF.

Ils permettront d'emmener seulement 52 % des passagers munis d'un billet, les autres devant se débrouiller pour échanger sur un train garanti. Sans frais et facilement, assure l'entreprise...

Mais de nombreuses difficultés sont signalées. Quant aux trains des 25 et 26 décembre, qui devaient aussi être annoncés jeudi, ils ne le seront que vendredi.

Par ailleurs, les accompagnements d'enfants par des agents SNCF sont annulés.

Les TER longue distance (comme Paris-Dijon-Lyon ou Paris-Auxerre-Avalon) sont déjà complets.

 

 
 

 

La grève continue, manifestation le 9 janvier

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:44:11

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La grève continue, manifestation le 9 janvier
 

 
Édouard Philippe n'a pas convaincu les partenaires sociaux.
Toujours dans l'impasse. À l'issue d'une rencontre multilatérale à Matignon jeudi en fin d'après-midi, l'intersyndicale mobilisée pour demander le retrait de la réforme des retraites (CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU) a appelé à une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grèves le 9 janvier. « Le Premier ministre est attaché à l'équilibre du système de retraites, de ce point de vue là il n'y a pas eu de nouveauté », a regretté le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, à la sortie du bureau du Premier ministre.
« Toujours un point dur »

Le gouvernement n'a pas plus convaincu le camp réformiste. Comme la veille, après les entrevues « individuelles », le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a salué un « climat constructif, une ouverture de la part du Premier ministre ». Mais il a estimé qu'il y avait « toujours un point dur » dans la discussion sur la réforme des retraites, « la recherche de l'équilibre à court terme » à travers la mise en oeuvre d'un âge pivot dès 2022. Seule consolation pour Matignon et Emmanuel Macron, qui s'était dit mercredi « disposé » à améliorer le projet, le front syndical à la SNCF s'est légèrement fissuré, l'Unsa saluant même « des avancées notables » (voir ci-contre).

Édouard Philippe a de même salué « des avancées concrètes ». « Plusieurs organisations syndicales ont demandé l'ouverture de la retraite progressive à la fonction publique, en particulier aux enseignants et aux personnels hospitaliers, idée à laquelle je souscris totalement », a-t-il notamment explicité. Tendant la main à la CFDT, il a assuré qu'il y avait « des marges de manoeuvres » sur l'âge d'équilibre et a promis de réunir à nouveau les partenaires sociaux « dans les premiers jours de janvier » : « Je proposerai ensuite, mi-janvier, une méthode qui nous permettra soit d'atteindre un accord qui pourrait se substituer à la solution que j'ai proposée, soit, à tout le moins, d'améliorer celle-ci en tenant compte des propositions des syndicats », a-t-il ajouté. En attendant, la grève continue.

 

 
 

 

Affaire Delevoye : enquête ouverte

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:40:43

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Affaire Delevoye : enquête ouverte
 

 
Jean-Paul Delevoye visé par une enquête. Photo Dominique FAGET / AFP
Le parquet de Paris a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête préliminaire contre l'ancien haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, après avoir été saisi mercredi par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Cette enquête porte à la fois « sur les faits de déclaration incomplète de ses intérêts à la HATVP » et « sur les conditions de cumul de rémunération d'un emploi public ou d'un membre du gouvernement et d'une rémunération privée ».

Dans sa déclaration initiale d'intérêts et d'activités remise en novembre, « avec plus de dix jours de retard » comme le souligne la HATVP, l'ancien M. Retraites du gouvernement n'indiquait que le cumul avec la présidence du think tank Parallaxe et avec la présidence de deux associations, ainsi que la fonction passée de délégué général du groupe de formation IGS.
« Bonne foi »

Dans une déclaration modificative adressée vendredi dernier, il a ajouté huit mandats, dont la présidence passée du Conseil économique et social ou la fonction encore d'actualité d'administrateur de la Fondation SNCF. L'exécutif a dit mercredi croire en la « bonne foi » de Jean-Paul Delevoye, qui a quitté en début de semaine son poste de haut-commissaire.

 

 
 

Politique  Transparence Pénicaud contrainte de dire non au Forum de Davos

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:45:10

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Politique  Transparence
Pénicaud contrainte de dire non au Forum de Davos
 

 
Elle n'aura même pas eu le temps d'y siéger. Nommée le 15 novembre au conseil d'administration du Forum de Davos, la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui n'avait pas encore assisté à la moindre séance, a été contrainte cette semaine de renoncer à son mandat (bénévole).

Selon nos confrères du Monde, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), visiblement échaudée par l'affaire Delevoye, avait jugé mercredi que cette fonction était incompatible avec sa position de ministre. « J'en prends acte et décline donc la proposition qui m'a été faite », a réagi l'ancienne directrice des ressources humaines de Danone.

La fondation à but non lucratif réunit en effet tous les ans, dans la très chic station de Davos, en Suisse, PDG et chefs d'État des grandes puissances du monde. Les prises de position du Forum en faveur d'une réforme des systèmes de retraites ont sans doute joué un rôle dans la décision de la HATVP.

 

 
 

 

Social Gouvernement Retraites : peut-on se fier au simulateur ?

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Social Gouvernement
Retraites : peut-on se fier au simulateur ?
Le gouvernement a mis en ligne un simulateur sur internet qui permet de savoir comment vous êtes concerné par la réforme des retraites. Les 36 cas types ne permettent cependant pas de se faire une idée de sa pension et de déterminer si on sera perdant ou gagnant.
 

 
La négociation plénière à Matignon ce jeudi réunissait gouvernement, organisations patronales et syndicales pour tenter de sortir du blocage.
Les Français nés après 1975 peuvent en savoir plus sur la réforme des retraites actuellement en discussion avec les partenaires sociaux, en consultant le site www.info-retraite.fr. Mais ils ne trouveront ni le montant de leur future pension ni leur âge de départ pour obtenir la meilleure situation financière.
Comment ça marche

Après avoir précisé si vous étiez oui ou non à la retraite, si vous comptez prendre votre retraite avant le 1er janvier 2037, vous donnez votre date de naissance et votre situation professionnelle. Vous pouvez consulter des fiches pratiques pour connaître les métiers considérés comme dangereux et en savoir plus sur les critères de pénibilité pris en compte.

Pour faire le calcul de votre retraite, vous devrez alors vous tourner vers les 36 cas types proposés.
Que peut-on simuler ?

À chaque fois deux cas sont présentés, l'un né en 1980 et l'autre en 1990. Le niveau de pension est déterminé dans le régime actuel et dans le futur régime en fonction de quatre possibilités d'âge de départ (62, 64, 65 et 67 ans). Pour le régime actuel, la durée pour bénéficier du taux plein est fixée à 43 ans (application de la réforme Touraine, pour la génération née à partir de 1973) et pour le régime universel, le calcul se base en prenant en compte l'instauration d'un âge d'équilibre (ou âge pivot) de 64 ans. À chaque fois, le cas type présenté a commencé sa carrière à 22 ans.
Pourquoi c'est imprécis ?

Pour Pascale Gauthier, responsable de la veille et de la formation chez Novelvy, « c'est une présentation avec des profils qui sont intéressants parce qu'ils reflètent différentes catégories de population et de salaires mais il manque trop d'éléments pour s'identifier : progression des salaires dans la carrière, pénibilité, situation familiale ». De façon générale, la retraite, quel que soit le système, reste une addition de cas individuels dans des cadres généraux. « J'ai du mal à expliquer le résultat pour des cadres qui ont des salaires élevés et qui ne seraient pas perdants compte tenu du plafond prévu dans le futur système », s'étonne cependant cette spécialiste.
Gagnants et des perdants ?

Globalement, en consultant les 36 profils - moitié fonctionnaires, moitié salariés -, il se vérifie que le futur système sera avantageux financièrement si l'on part à 64 ans ou après. Mais d'une part, ce simulateur comme les autres peut-être conçu pour fabriquer des gagnants et des perdants. D'autre part, chacun le lira avec ses critères. Ainsi une mère de deux enfants qui a débuté à 22 ans peut découvrir qu'elle touchera une pension plus élevée avec le nouveau système sauf qu'avec l'actuel, elle aurait pu partir à taux plein à partir à 62 ans.

Le gouvernement reconnaît d'ailleurs qu'il s'agit de la « première brique du simulateur », dont le seul but est pour l'instant de permettre de connaître les durées de carrière prises en compte avec l'actuel et le futur dispositif. Un nouveau simulateur sera en ligne fin janvier 2020 avec 150 cas types, avant le simulateur exhaustif et définitif une fois la réforme votée.

 

 
 

 

Retraites : peut-on se fier au simulateur ?

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:49:07

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Retraites : peut-on se fier au simulateur ?
 

 
La négociation plénière à Matignon ce jeudi réunissait gouvernement, organisations patronales et syndicales pour tenter de sortir du blocage. Photo Benoit TESSIER/AFP
Les Français nés après 1975 peuvent en savoir plus sur la réforme des retraites actuellement en discussion avec les partenaires sociaux, en consultant le site www.info-retraite.fr. Mais ils ne trouveront ni le montant de leur future pension ni leur âge de départ pour obtenir la meilleure situation financière.
Comment ça marche

Après avoir précisé si vous étiez oui ou non à la retraite, si vous comptez prendre votre retraite avant le 1er janvier 2037, vous donnez votre date de naissance et votre situation professionnelle. Vous pouvez consulter des fiches pratiques pour connaître les métiers considérés comme dangereux et en savoir plus sur les critères de pénibilité pris en compte.

Pour faire le calcul de votre retraite, vous devrez alors vous tourner vers les 36 cas types proposés.
Que peut-on simuler ?

À chaque fois deux cas sont présentés, l'un né en 1980 et l'autre en 1990. Le niveau de pension est déterminé dans le régime actuel et dans le futur régime en fonction de quatre possibilités d'âge de départ (62, 64, 65 et 67 ans). Pour le régime actuel, la durée pour bénéficier du taux plein est fixée à 43 ans (application de la réforme Touraine, pour la génération née à partir de 1973) et pour le régime universel, le calcul se base en prenant en compte l'instauration d'un âge d'équilibre (ou âge pivot) de 64 ans. À chaque fois, le cas type présenté a commencé sa carrière à 22 ans.
Pourquoi c'est imprécis ?

Pour Pascale Gauthier, responsable de la veille et de la formation chez Novelvy, « c'est une présentation avec des profils qui sont intéressants parce qu'ils reflètent différentes catégories de population et de salaires mais il manque trop d'éléments pour s'identifier : progression des salaires dans la carrière, pénibilité, situation familiale ». De façon générale, la retraite, quel que soit le système, reste une addition de cas individuels dans des cadres généraux. « J'ai du mal à expliquer le résultat pour des cadres qui ont des salaires élevés et qui ne seraient pas perdants compte tenu du plafond prévu dans le futur système », s'étonne cependant cette spécialiste.
Gagnants et des perdants ?

Globalement, en consultant les 36 profils - moitié fonctionnaires, moitié salariés -, il se vérifie que le futur système sera avantageux financièrement si l'on part à 64 ans ou après. Mais d'une part, ce simulateur comme les autres peut-être conçu pour fabriquer des gagnants et des perdants. D'autre part, chacun le lira avec ses critères. Ainsi une mère de deux enfants qui a débuté à 22 ans peut découvrir qu'elle touchera une pension plus élevée avec le nouveau système sauf qu'avec l'actuel, elle aurait pu partir à taux plein à partir à 62 ans.

Le gouvernement reconnaît d'ailleurs qu'il s'agit de la « première brique du simulateur », dont le seul but est pour l'instant de permettre de connaître les durées de carrière prises en compte avec l'actuel et le futur dispositif. Un nouveau simulateur sera en ligne fin janvier 2020 avec 150 cas types, avant le simulateur exhaustif et définitif une fois la réforme votée.

 

 
 

AFRIQUE  Diplomatie En Côte d'Ivoire, objectifs Sahel et réconciliation

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:45:57

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AFRIQUE  Diplomatie
En Côte d'Ivoire, objectifs Sahel et réconciliation
En plein conflit des retraites et à cinq jours de Noël, le président Emmanuel Macron se rend durant deux jours en Côte d'Ivoire, de vendredi à dimanche. Dans un contexte tendu.
 

 
Emmanuel Macron est accusé de venir soutenir le président ivorien Ouattara, avant la présidentielle.
Pourquoi cette visite ?
Ce déplacement en Côte d'Ivoire permet de cumuler rencontre dans le pays - « renforcer liens humains et historiques », selon l'Élysée- et Noël partagé avec les soldats français, basés notamment à Port-Bouët, et qui participent en renfort à la force Barkhane au Sahel.

Certains parachutistes, camarades des 13 victimes de l'accident du 25 novembre au Mali, seront présents. Ainsi que des conjoints et familles que rencontrera Brigitte Macron.

Dimanche, au retour, l'avion présidentiel fera une halte à Niamey (Niger) pour rendre hommage aux 71 militaires nigériens récemment tués dans un attentat terroriste. « Cette escale permettra aussi de préparer le sommet du G5 Sahel de Pau (*) avec le président Issoufou », souligne l'entourage d'Emmanuel Macron.

Les cinq présidents africains, mais surtout la presse, avaient dénoncé une « convocation aux relents post-colonialistes ». La France veut aider à l'installation, en Côte d'Ivoire, d'une « académie internationale de lutte contre le terrorisme ».
À Bouaké, la réconciliation ?

Emmanuel Macron est attendu dimanche à Bouaké, la deuxième grande ville ivoirienne et ancien fief de la rébellion, située au centre du pays. Le président français procédera à la pose de la première pierre du grand marché de cette ville, la plus marquée par la guerre civile. Un hommage sera également rendu aux 9 militaires français morts en 2004. Sujet hautement sensible, reconnaît l'Élysée, sur lequel « il faut faire preuve de délicatesse pour cette occasion de se réconcilier ».
Soutien envers Ouattara ?

Le président ivoirien Alassane Ouattara n'a pas encore annoncé s'il serait candidat à sa propre succession, lors du scrutin de novembre prochain. Son ancien allié, Guillaume Soro, se lancera. Cette élection s'annonce une nouvelle fois à haute tension. « Au regard de l'histoire, nous aurons une vigilance particulière, mais pas d'alarme, personne n'a envie de revivre les épisodes de 2002-2004-2010 », note un conseiller d'Emmanuel Macron. Ce dernier, réfutant tout soutien à la possible candidature de Ouattara, juge qu'on pourrait « passer la main à une nouvelle génération dans un pays qui ne manque pas d'élites et de ressources humaines ».
Drogba, Vegedream...

Une douzaine d'accords devraient être signés, et sans doute un prêt de 200 millions d'euros pour les hôpitaux. Emmanuel Macron sera entouré de plusieurs ministres (Parly, Buzyn, Lemoyne, Maracineanu) pour cette rencontre avec « le poumon économique de la région », où vivent 22 000 ressortissants français (dont la moitié de franco-ivoriens). « La stabilité de la Côte d'Ivoire conditionne la stabilité du Sahel », estime-t-on à l'Élysée, qui veut encore consolider la relation avec ce pays. Dans les bagages du président Macron se trouveront aussi des sportifs (Didier Drogba, Priscilla Gneto) et un artiste : Vegedream, l'auteur franco-ivorien du tube footballistique Ramenez la coupe à la maison. Tout un programme.
Xavier FRERE (*) Décalé, il se tiendra finalement le 13 janvier.

(*) Décalé, il se tiendra finalement le 13 janvier.

 
 

 

Groupe Crédit Mutuel : grève pour les salaires

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:46:55

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Social
Groupe Crédit Mutuel : grève pour les salaires
 

 
Des salariés ont manifesté jeudi matin devant le siège du Crédit Mutuel Alliance Fédérale à Strasbourg pour exiger une augmentation plus conséquente de tous les salaires en 2020.
Suite à l'échec des négociations salariales annuelles, l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-SNB a appelé les 45 000 salariés du groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale (actionnaire des DNA et de L'Alsace) à faire grève jeudi. À Strasbourg, plus de 200 salariés travaillant au siège du groupe bancaire et au siège voisin du CIC Est ont débrayé pendant près de deux heures le matin et manifesté leur mécontentement sur le parvis de l'immeuble abritant les bureaux de la direction.

« Pour coller à l'inflation, et ne pas perdre de pouvoir d'achat, nous revendiquons une augmentation générale des salaires de 0,9 % avec un minimum de 25 euros net par mois qui doit concerner près de 40 % du personnel du groupe », expliquent les porte-parole de l'intersyndicale. « Les dirigeants, qui ont été augmentés de plus de 20 % cette année, ont décidé de nous octroyer seulement 0,7 % avec un minimum de 13 euros net par mois. Les salariés ne comprennent pas une telle différence alors que tous ont contribué, dans des conditions de travail difficiles, au résultat historique, supérieur à 3 milliards d'euros, que le groupe doit annoncer pour l'exercice 2019 ! »

Les représentants de l'intersyndicale relèvent, pour le déplorer, « que la direction a préféré valoriser les augmentations individuelles, plus rares et bénéficiant toujours aux mêmes. C'est là tout le contraire des valeurs mutualistes affichées par le groupe ! »

La direction du groupe bancaire a souligné dans un communiqué que l'augmentation consentie, à laquelle s'ajoutent une prime exceptionnelle de pouvoir d'achat de 750 euros et un abondement au plan d'épargne entreprise de 750 euros, constituait « l'augmentation générale la plus élevée de toutes les banques françaises ». Le taux de participation au mouvement de grève s'est élevé selon elle à moins de 4%.

 

 
 

 

TEXTILE  Industrie La France retrouve une filature de lin

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:49:44

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TEXTILE  Industrie
La France retrouve une filature de lin
Six ans après avoir frôléla disparition, l'entreprise Emanuel Lang, à Hirsingue, s'apprête à relancer une filature de lin. Récupérées à la suite de la fermeture d'un site en Hongrie, les machines fabriquées par Schlumberger sont en train d'être remontées. Pierre Schmitt est en passe de réussir son pari.
 

 
L'atelier de bobinage de la filature de lin va diversifier l'activité d'Emanuel Lang dont 20 % du chiffre d'affaires est aujourd'hui assuré par la production de produits pour les maisons de luxe françaises.
C'était Hirsingue ou la Chine. Comme un juste retour de l'histoire, deux machines de filature, fabriquées par NSC Schlumberger à Guebwiller, sont en cours de montage dans les locaux d'Emanuel Lang (ex-Virtuose) à Hirsingue. Ces machines ont une histoire aussi chaotique que l'entreprise du Sundgau puisque fabriquées il y a 25 ans, elles ont fonctionné une dizaine d'années seulement en Irlande puis en Hongrie.

Le responsable de la production de l'usine hongroise travaille d'ailleurs à leur remise en fonctionnement. « Il ne voulait pas que ça parte en Chine, résume Christian Didier, le directeur général d'Emanuel Lang. L'usine hongroise a fermé car il n'y a plus de débouchés pour le fil en Europe. » « Sauf pour les entreprises qui, comme nous, veulent produire en France et maîtriser l'ensemble de la chaîne de production, de la culture de la fibre à la distribution en magasin », ajoute Christian Didier.
Un écosystème régional

Six ans après la rocambolesque annulation de la vente aux enchères des machines et la reprise, contre vents et marées, de l'entreprise par Pierre Schmitt, Emanuel Lang emploie 22 personnes. Une dizaine d'embauches sont d'ores et déjà prévues pour 2020 et la mise en service de la filature. « La priorité, depuis le redémarrage, a été de reprendre les anciens d'Emanuel Lang mais il faut du sang neuf, à la fois pour compenser les départs à la retraite et pour faire tourner la filature où le personnel devra être formé par NSC », résume Christian Didier.

Pierre Schmitt s'efforce de construire un écosystème, en direct avec ses autres sociétés (Velcorex, Tissage des chaumes, Philea et jusqu'au magasin colmarien et au site de distribution d'habillement Matières Françaises) mais aussi avec des partenaires (ETC pour l'ennoblissement à Cernay, Flasa en Suisse, l'école de chimie de Mulhouse, l'Institut supérieur textile d'Alsace, l'école nationale supérieure d'ingénieurs sud alsace...). « Il n'y a pas un endroit en France qui a autant d'atouts que l'Alsace », résume Pierre Schmitt qui, depuis très longtemps, défend « une consommation responsable en circuit court, respectueuse en matière sociale, sociétale et environnementale ». « Pierre a été précurseur car ce discours est aujourd'hui très à la mode », note Christian Didier

C'est à l'aune de cette stratégie que s'inscrivent les recherches pour développer des textiles en lin, chanvre et orties, autant de fibres libériennes (autour de l'écorce, par opposition au coton dont la fibre est la fleur) qui peuvent être récoltées en France. « Notre credo a été de réhabiliter des fibres naturelles européennes à partir du moment où l'on a compris que le coton était un scandale écologique », souligne le directeur général d'Emanuel Lang qui note « un alignement des planètes avec la vogue des circuits courts pour des raisons liées à l'environnement et une évolution des mentalités ».
L'expertise de Schlumberger

En attendant chanvre et orties, dont les études ont prouvé que ces plantes sont parfaitement adaptées au climat alsacien, Emanuel Lang a donc investi près d'un million d'euros pour reconstruire une filature, à partir de matériels récupérés en Hongrie, mais aussi d'une machine neuve conçue par NSC. « Sans Schlumberger, leur expertise et leur savoir-faire, nous n'aurions rien pu faire », reconnaît Pierre Schmitt. « Notre hantise est la perte du savoir-faire. Pierre et moi sommes d'une génération qui a tout vu partir et qui n'imaginait pas pouvoir reconstruire cette filière textile », abonde Christian Didier.
Un jean en lin

Hirsingue accueillera donc prochainement la seule filature de lin sec en France. Sur une production française de 150 000 tonnes de lin aujourd'hui filé en Italie et en Pologne quand il ne prend pas la route de la Chine pour revenir ensuite sous forme de tissus, 200 tonnes seront traitées à Hirsingue. « Les nouvelles techniques permettent l'infroissabilité du lin. On va pouvoir développer une activité pérenne toute l'année », explique Christian Didier qui montre des prototypes extrêmement prometteurs en termes de qualité. Le jean en lin, à l'empreinte écologique exemplaire par rapport au coton, annonce en effet une révolution.

Habillement mais aussi ameublement pour le lin ; projets dans la laine et même les mélanges de lin et de laine : Pierre Schmitt et Christian Didier débordent d'idées. Pierre Schmitt se donne « quatre à cinq ans » pour achever de remonter une filière textile complète en Alsace.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Saint-Louis Multiparc du Château d'eau :la deuxième tranche livrée en mars

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:53:41

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Saint-Louis
Multiparc du Château d'eau :la deuxième tranche livrée en mars
Proudreed est en train de travailler à la fin de la deuxième tranche du multiparc du Château d'eau à Saint-Louis. Une troisième est d'ores et déjà programmée.
 

 
Proudreed a lancé la commercialisation de la deuxième tranche du multiparc du Château d'eau à Saint-Louis.
« Nous avons lancé la commercialisation de la deuxième tranche du multiparc du Château d'eau à Saint-Louis », indique Clément Prieur, chargé de communication de Proudreed, « première foncière privée française ». Le chantier des deux bâtiments de type SBY (S by Proudreed), des modèles qui font chacun 1 074 m², se termine. « Le chantier a commencé cet été, la livraison est prévue pour le mois de mars... Et nous avons déjà pas mal de visites ! »

Il s'agit de bâtiments d'activité qui peuvent accueillir des sociétés de tous types. Sur la première tranche, un immeuble de bureaux, un SBY de 1 100 m² en huit cellules, et un de locaux d'activités MBY (3 500 m², des locaux divisibles) ; on trouve ici une société qui fait de l'affichage publicitaire, puis une crèche, puis une société qui a besoin de bureaux, une autre qui stocke des pneus, ou encore Randstad, une société d'intérim. « Au final, c'est très varié. »

Il reste deux cellules sur 16 disponibles à la vente dans la première tranche, dont les bâtiments ont été livrés il y a presque deux ans. Proudreed prévoit déjà une phase 3, avec une réserve foncière, « pour laquelle nous nous laissons le choix », en fonction des évolutions du marché.
Évolution du marché

Il reste deux cellules de la première tranche disponibles à la location. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

C'est d'ailleurs cette évolution du marché qui a décidé Proudreed à se diversifier dans la cohabitation. « C'est l'avenir de l'immobilier d'activité. Avant, les gens aimaient avoir leur bâtiment... Aujourd'hui, on a des gens qui cohabitent dans des cellules de bâtiments partagés. Surtout là où l'immobilier est cher et le marché tendu. » Ce qui est le cas à Saint-Louis.

Antoine Laboureur, directeur du développement de Proudreed, note : « Nous avons été attirés par le dynamisme économique de cette région transfrontalière, dont l'infrastructure de desserte est excessivement bonne. Il y a la proximité de l'Allemagne et de la Suisse, avec une charge foncière différente, même si nous n'avons pas traité avec des sociétés suisses ou allemandes. »

Le responsable note qu'il est « rare de pouvoir implanter un tel parc d'activité à proximité immédiate d'un centre-ville ». Proudreed, avec le multiparc du Château d'eau, a voulu « recréer un mini-parc des Forges [la vitrine de Proudreed au niveau national, N.D.L.R.], avec de la mixité comme là-bas, les logements en moins ».
Soutien de la Ville

Et Antoine Laboureur de poursuivre : « Il est rare d'avoir une telle qualité d'écoute et un tel entrain des politiques sur un sujet comme celui-là. Les élus voulaient ce projet pour leur ville et leur territoire. » Il se souvient que Jean-Marie Zoellé lui a lancé : « J'en veux 6 000. » Soit 60 euros du m², « ce qui est bien vendu, commente Antoine Laboureur. Mais en termes de business plan, cela nous allait aussi ».

« Nous sommes une foncière, nous construisons pour garder et louer », indique Clément Prieur. Et Antoine Laboureur de renchérir : « Cela nous rapproche des collectivités ; nous avons une vision à long terme par rapport à des promoteurs. Nous gérons, nous sommes vigilants sur l'occupation de l'espace. Autre élément fort dans notre stratégie de développement, nous lançons des bâtiments de façon spéculative. Nous prenons le risque de sortir des bâtiments en blanc, en avançant les fonds... »

Mais Proudreed a la taille critique nécessaire pour se lancer dans ce genre d'opération.
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Parc de Malmerspach Comment faire renaître et reconvertir une friche industrielle La méthode Wesserling

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:50:46

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Parc de Malmerspach Comment faire renaître et reconvertir une friche industrielle
La méthode Wesserling
Entreprises, industrie, logements, parc paysager... le Parc de Malmerspach, ex-fief des frères Schlumpf, en pleine reconversion, marche sur les traces du Parc de Wesserling pour inventer un nouveau modèle mixant vie économique et sociétale.
 

 
Jean Poirot, maquettiste-prototypiste de l'entreprise CAD'Indus. Devant lui un moule et deux maquettes de chaises développées par le cabinet d'études pour le compte de ses clients.
C'est clair, on ne reverra pas les grands empires industriels d'antan. Mais il est possible d'inventer un autre modèle capable de développer activités et emplois. C'est ce que croient les élus de la vallée de Saint-Amarin. La communauté de communes, plutôt que de les laisser tomber en ruines, a pris en main le destin des friches industrielles. Wesserling a servi de terrain d'expérience, avec succès.

Acte 1 : La collectivité rachète le foncier et le bâti. Acte 2 : elle rénove les bâtiments en conservant l'unité esthétique et l'histoire du site. Acte 3 : elle les loue à des tarifs très concurrentiels pour inciter les entreprises à s'implanter en vallée plutôt qu'en plaine. « En tout, la comcom a investi depuis les origines 3MEUR pour le Parc de Malmerspach. Cela ne veut pas dire qu'on crée de l'impôt pour la population. Non, les opérations s'équilibrent par les loyers versés par les entreprises », insiste François Tacquard, président de la comcom.

Si Malmerspach ne possède pas l'aura patrimoniale, paysagère, et architecturale de Wesserling, son histoire reste fortement liée à celle des filatures Hartmann et Schlumpf. Et l'idée est identique : mélanger activité économique, logements aménagés dans de l'ancien rénové, et parc de détente (lire ci-dessous). « À Malmerspach il y avait autrefois le village et l'usine, séparés. Là on fait la jonction », se réjouit Eddie Stutz, maire de Malmerspach et vice-président en charge de l'économie à la comcom. « C'est un modèle qui se construit sur une vingtaine d'années, dans la frugalité financière, ce qui nous permet d'en supporter le coût et de proposer un prix du mètre carré concurrentiel », assure F. Tacquard.
Textes : G. Gauchet

 

 
 

 

Kunheim  Entreprise DS Smith L'inclusion, vecteur de richesse

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:41:36

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Kunheim  Entreprise DS Smith
L'inclusion, vecteur de richesse
Depuis le début du mois de septembre, 14 travailleurs de l'ESAT Saint-André et de celui des Papillons blancs (ADAPEI) de Colmar interviennent chaque jour en 2X8 au sein de l'entreprise DS Smith de Kunheim. Une réussite consacrée ce mercredi à l'usine.
 

 
Depuis près de quatre mois, 14 travailleurs issus des ESAT Saint-André et des Papillons Blancs de Colmar interviennent en 2X8 sur deux lignes de production de l'usine DS Smith de Kunheim.
Ils ont tous leur place dans la ligne de production et « chacun a un rôle à jouer pour que le produit fini soit conforme aux exigences du client ». Pour Michel Gyss, président de l'association Adèle de Glaubitz et Fanny Géa, directrice de l'ESAT Saint-André de Colmar, l'inclusion collective de jeunes gens issus de leur structure « leur permet d'être reconnus par leurs compétences techniques et non par leur handicap ».

Pour Prinio Frare, président des Papillons blancs d'Alsace, ce genre de partenariat est « très valorisant pour ces personnes qui sont en milieu ordinaire. C'est un passage obligé pour eux. Chapeau aux entreprises qui le font ». À Kunheim, l'entreprise qui le fait, c'est DS Smith. Elle accueille 14 travailleurs handicapés issus des deux structures colmariennes depuis le transfert de deux machines de production installées précédemment chez un sous-traitant qui a eu lieu le 2 septembre. Depuis cette date, deux équipes de sept travailleurs, encadrés par un moniteur, interviennent en 2X8 chez DS Smith pour réaliser des travaux sur deux lignes de production.
« J'apprends énormémentavec eux »

Ce mercredi afin de célébrer la réussite du projet, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert leur rendait visite en compagnie de la conseillère départementale du canton Betty Muller, du maire de Kunheim Eric Scheer et du délégué territorial de l'agence régionale de santé (ARS) Pierre Lespinasse. Ils ont été reçus par le directeur de site Laurent Bouffandeau pour une visite de l'atelier de production. L'une des deux machines rapatriées à Kunheim, une « machine à palettes », est bien connue du conducteur de ligne Marc Koessel qui l'a « toujours suivie ». Mais aujourd'hui, il forme les jeunes résidents des deux ESAT à travailler dessus. Et c'est « très enrichissant. J'apprends énormément avec eux car ils ont d'autres valeurs que nous ne voyons pas forcément ».

Avec 32 années d'ancienneté, Marc sait bien que « mélanger la productivité et l'inclusion n'est pas toujours si simple. Mais ça n'est pas la priorité de la direction. C'est le bien-être qui prime. Et pour eux, c'est également très enrichissant d'être en contact avec des gens autres que les personnels des ESAT. Dans le monde du travail, ils se sentent estimés ».
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Kuenheim Esat L'inclusion, vecteur de richesse

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:57:17

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Kuenheim  Esat L'inclusion, vecteur de richesse
 

 
Ils ont tous leur place dans la ligne de production et « chacun a un rôle à jouer pour que le produit fini soit conforme aux exigences du client ». Pour Michel Gyss, président de l'association Adèle de Glaubitz et Fanny Géa, directrice de l'ESAT Saint-André de Colmar, l'inclusion collective de jeunes gens issus de leur structure « leur permet d'être reconnus par leurs compétences techniques et non par leur handicap ».
« J'apprends énormémentavec eux »

Pour Prinio Frare, président des Papillons blancs d'Alsace, ce genre de partenariat est « très valorisant pour ces personnes qui sont en milieu ordinaire. C'est un passage obligé pour eux. Chapeau aux entreprises qui le font ». À Kunheim, l'entreprise qui le fait, c'est DS Smith. Elle accueille 14 travailleurs handicapés issus des deux structures colmariennes depuis le transfert de deux machines de production installées précédemment chez un sous-traitant qui a eu lieu le 2 septembre. Depuis cette date, deux équipes de sept travailleurs, encadrés par un moniteur, interviennent en 2X8 chez DS Smith pour réaliser des travaux sur deux lignes de production.

Ce mercredi afin de célébrer la réussite du projet, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert leur rendait visite en compagnie de la conseillère départementale du canton Betty Muller, du maire de Kunheim Eric Scheer et du délégué territorial de l'agence régionale de santé (ARS) Pierre Lespinasse. Ils ont été reçus par le directeur de site Laurent Bouffandeau pour une visite de l'atelier de production. L'une des deux machines rapatriées à Kunheim, une « machine à palettes », est bien connue du conducteur de ligne Marc Koessel qui l'a « toujours suivie ». Mais aujourd'hui, il forme les jeunes résidents des deux ESAT à travailler dessus. Et c'est « très enrichissant. J'apprends énormément avec eux car ils ont d'autres valeurs que nous ne voyons pas forcément ».

Avec 32 années d'ancienneté, Marc sait bien que « mélanger la productivité et l'inclusion n'est pas toujours si simple. Mais ça n'est pas la priorité de la direction. C'est le bien-être qui prime. Et pour eux, c'est également très enrichissant d'être en contact avec des gens autres que les personnels des ESAT. Dans le monde du travail, ils se sentent estimés ».
Nicolas PINOT

 

 
 

NEUF-BRISACH  Carrefour accidentogène « Une dernière mesure à l'étude »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:43:27

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NEUF-BRISACH  Carrefour accidentogène
« Une dernière mesure à l'étude »
Plus d'un an après les travaux visant à sécuriser l'intersection des RD468, RD1.4 et RD1B, qui n'ont pas forcément eu l'effet escompté, le Département étudie « une dernière mesure ».
 

 
Depuis le début du mois de décembre, deux collisions ont fait deux blessés légers (ci-dessus un accident survenu en septembre dernier).
Plus d'un an après les travaux visant à sécuriser l'intersection des RD468, RD1.4 et RD1B, qui n'ont pas forcément eu l'effet escompté, le Département étudie « une dernière mesure ».

Les mesures prises dès début 2017, et les travaux de voirie réalisés notamment à l'été 2018, ont-ils fait baisser le nombre d'accidents au carrefour situé devant la cave « Lieu dit-vin » à Neuf-Brisach ? Ce n'est pas l'avis de Christian Zimmermann, conseiller régional et municipal (RN), qui dénombre « au moins une dizaine d'accidents, avec parfois des blessés légers » ces 16 derniers mois.

« Une nouvelle collision a fait un blessé léger le 2 décembre dernier. Faut-il un accident grave pour que les choses évoluent ? » Ce jeudi matin 19 décembre, une énième collision entre deux voitures a entraîné le transport d'une femme enceinte à l'hôpital, par les pompiers pour des examens de contrôle.
Statistiques divergentes

Sans entrer dans le détail, et en précisant qu'aucun blessé grave n'est à déplorer, la gendarmerie évoque également « un nombre d'accidents constant » depuis plusieurs années.

Les mesures, et les travaux à hauteur de 55 000 EUR (lire encadré), n'auraient donc rien changé ? Le conseil départemental du Haut-Rhin affirme que si : « Malgré des comportements inappropriés des usagers, la fréquence des accidents matériels a diminué depuis les travaux de sécurisation du carrefour en février 2017. Il y a eu dix accidents matériels sur 15 mois (de novembre 2015 à février 2017) contre sept en 34 mois (de février 2017 à novembre 2019) ».
Les observations de la caméra

Pour étudier le comportement des conducteurs, une caméra de surveillance a été implantée de novembre 2018 à août 2019. « L'analyse confirme les observations des services de la gendarmerie : non-respect du stop y compris lorsqu'un véhicule est en approche sur la RD468, franchissements de la ligne médiane de la RD468, véhicules côte à côte aux débouchés de la RD1bis ce qui gêne considérablement la visibilité, présence de poids lourds, avec de surcroît des mouvements dangereux », indique le Département, en relevant que « depuis la réalisation des travaux en 2018, quatre accidents sont survenus dont un pendant les travaux de réfection de la couche de roulement. Ils sont tous liés à des refus de priorité ».

Le conseil départemental évoque « une dernière mesure à l'étude : fermer aux véhicules motorisés le sens de circulation sur la RD1.4 qui enjambe le pont Beaumartin. Le trafic serait alors reporté sur la rue du Poilu, distante d'à peine 120 mètres ».

S'il préférerait « dans l'idéal un rond-point », Christian Zimmermann estime que « les finances étant ce qu'elles sont, faute de mieux ce serait plutôt une bonne chose. Mais c'est un sparadrap sur une jambe de bois ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

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« Trois ans d'améliorations »
 

 
Le conseil départemental souligne n'avoir « pas attendu pour réagir, suite à plusieurs accidents à ce carrefour. Dès janvier 2017, en concertation avec la municipalité de Neuf-Brisach, des mesures d'urgence sont prises : dégagement de la visibilité de part et d'autre du carrefour, surtout côté Neuf-Brisach où la commune abat plusieurs acacias, changement du régime de priorité, le cédez-le-passage étant transformé en stop, investigations sur le trafic des routes environnantes ».

Après avoir évoqué « les autres améliorations » (changement du régime de priorité du carrefour RD468 et rue du Poilu en passant d'un cédez-le-passage à un stop, interdiction du trafic poids lourds sur la RD1bis entre le giratoire de la RD415 et la RD468), le Département rappelle que les travaux de l'été 2018 au carrefour ont permis de « le rendre moins large, réduire les zones de conflit en supprimant les petits îlots et en resserrant les courbes, faciliter les girations depuis le pont Beaumartin vers Neuf-Brisach, et intégrer l'accès au commerce de boissons tout proche ». Enfin, le revêtement de chaussée a été refait l'été dernier.

 

 
 

 

Neuf-Brisach Carrefour dangereux « Une dernière mesure à l'étude »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:20:39

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Neuf-Brisach Carrefour dangereux  « Une dernière mesure à l'étude »
 

 
Depuis le début du mois de décembre, deux collisions ont fait deux blessés légers (ci-dessus un accident survenu en septembre dernier). DR
Plus d'un an après les travaux visant à sécuriser l'intersection des RD468, RD1.4 et RD1B, qui n'ont pas forcément eu l'effet escompté, le Département étudie « une dernière mesure ».

Les mesures prises dès début 2017, et les travaux de voirie réalisés notamment à l'été 2018, ont-ils fait baisser le nombre d'accidents au carrefour situé devant la cave « Lieu dit-vin » à Neuf-Brisach ? Ce n'est pas l'avis de Christian Zimmermann, conseiller régional et municipal (RN), qui dénombre « au moins une dizaine d'accidents, avec parfois des blessés légers » ces 16 derniers mois. « Une nouvelle collision a fait un blessé léger le 2 décembre dernier. Faut-il un accident grave pour que les choses évoluent ? » Ce jeudi matin 19 décembre, une énième collision entre deux voitures a entraîné le transport d'une femme enceinte à l'hôpital, par les pompiers, pour des examens de contrôle.
Statistiques divergentes

Sans entrer dans le détail, et en précisant qu'aucun blessé grave n'est à déplorer, la gendarmerie évoque également « un nombre d'accidents constant » depuis plusieurs années.

Les mesures, et les travaux à hauteur de 55 000 EUR (lire encadré), n'auraient donc rien changé ? Le conseil départemental du Haut-Rhin affirme que si : « Malgré des comportements inappropriés des usagers, la fréquence des accidents matériels a diminué depuis les travaux de sécurisation du carrefour en février 2017. Il y a eu dix accidents matériels sur quinze mois (de novembre 2015 à février 2017) contre sept en trente-quatre mois (de février 2017 à novembre 2019) ».
Les observations de la caméra

Pour étudier le comportement des conducteurs, une caméra de surveillance a été implantée de novembre 2018 à août 2019. « L'analyse confirme les observations des services de la gendarmerie : non-respect du stop y compris lorsqu'un véhicule est en approche sur la RD468, franchissements de la ligne médiane de la RD468, véhicules côte à côte aux débouchés de la RD1bis ce qui gêne considérablement la visibilité, présence de poids lourds, avec de surcroît des mouvements dangereux », indique le Département, en relevant que « depuis la réalisation des travaux en 2018, quatre accidents sont survenus dont un pendant les travaux de réfection de la couche de roulement. Ils sont tous liés à des refus de priorité ».

Le conseil départemental évoque « une dernière mesure à l'étude : fermer aux véhicules motorisés le sens de circulation sur la RD1.4 qui enjambe le pont Beaumartin. Le trafic serait alors reporté sur la rue du Poilu, distante d'à peine 120 mètres ».

S'il préférerait « dans l'idéal un rond-point », Christian Zimmermann estime que « les finances étant ce qu'elles sont, faute de mieux ce serait plutôt une bonne chose. Mais c'est un sparadrap sur une jambe de bois ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

LUTTERBACH Conseil municipal Prison : la commune ne fera pas appel

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:58:13

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LUTTERBACH Conseil municipal
Prison : la commune ne fera pas appel
Le maire de Lutterbach a annoncé au conseil municipal qu'il ne fera pas appel du jugement du tribunal administratif qui a rejeté le recours déposé contre le permis de construire du centre pénitentiaire.
 

 
Le centre pénitentiaire occupera 25 ha de terres agricoles.
« La commune et trois associations ont déposé un recours contre le permis de construire un centre pénitentiaire de 520 places sur des terres agricoles », a rappelé Rémy Neumann, maire de Lutterbach, en ouvrant la séance du conseil municipal, mercredi 19 décembre.

« Comme on pouvait un peu s'y attendre, le tribunal administratif l'a rejeté, même si le commissaire du gouvernement, dans son intervention, a prouvé les faiblesses au niveau de l'étude environnementale (Les DNA du 17 décembre), a-t-il poursuivi. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments pour annuler le permis. Je vous propose d'arrêter là les démarches. Nous avons fait un certain nombre de recours avec des associations et le collectif contre la prison, quand nous sommes arrivés à la tête de la municipalité, comme nous nous y étions engagés. Mais, à un moment, il faut savoir arrêter, d'autant plus que le projet est bien avancé. Nous aurions très peu de chances d'aboutir en faisant appel. Les associations, elles, peuvent le faire ».
Condamnées à verser 1500 EUR

Les quatre requérantes ont été condamnées à verser solidairement 1 500 EUR à l'Agence publique pour l'immobilier de la Justice et au préfet. Le maire a proposé de régler la totalité de la somme. Mais le conseiller municipal d'opposition Noël Millaire, de la liste Proche de vous, a estimé qu'« il n'est pas normal que la commune paye pour tous. » Aussi Rémy Neumann a-t-il suggéré que la Ville fasse l'avance et que les associations (Amis du moulin et de l'environnement, Sauvegarde de la faune sauvage et Paysages d'Alsace), si elles en ont les moyens, contribuent chacune à hauteur du quart de la somme (à laquelle s'ajoutent les frais d'avocat de 3 500 EUR).
« Une bonne décision »

Gaby Klem, pour le groupe En avant Lutterbach, a considéré que le renoncement à faire appel était « une bonne décision ». Mais, a-t-il ajouté, « vous comprendrez bien que nous ne sommes pas du tout étonnés de cette décision du tribunal administratif qui est somme toute logique. [...] Nous respectons le combat des associations qui se sont mobilisées, certes tardivement, pour des raisons qui leur tiennent à coeur mais ne comprenons pas l'entêtement de la municipalité qui [...] demandait l'annulation du permis de construire. »

Dans un long développement, il a repris les arguments de sa liste en faveur de la construction d'une prison, « essayant de trouver des aspects positifs à ce que l'État nous impose ». Mais, a rectifié Rémy Neumann, « ce n'est pas l'État qui l'a imposé, mais André Clad [le maire qui l'a précédé] et son équipe En avant Lutterbach », rappelant que son propre groupe et « la population, majoritairement, n'étaient pas contre une prison, mais contre son implantation sur 25 ha de terres agricoles, en contradiction avec les demandes de l'État à toutes les collectivités de réduire l'artificialisation des terres », déplorant aussi : « l'économie locale en bénéficiera très peu et le personnel sera réduit par rapport aux effectifs actuels de Colmar et Mulhouse ».
Antoinette OBER

 

 
 

 

Galfingue  Conseil municipal Eau, collège et maire en colère

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:57:36

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Galfingue  Conseil municipal
Eau, collège et maire en colère
Le maire de Galfingue a rarement sa langue dans sa poche. Illustration à la dernière séance du conseil municipal au sujet de la participation au fonctionnement du collège et de la gestion de l'eau.
 

 
Le City Park est enfin achevé. Les jeunes en ont déjà profité malgré tout cet été
Fréquemment, lors des séances du conseil municipal de Galfingue, les points divers abordés en fin de réunion dépassent en durée le reste de l'ordre du jour et les membres du conseil taquinent le maire au sujet de ces prolongations souvent pleines de surprises.
« À Galfingueon débourse 4 000 EURpour dix à douze élèves »

C'était encore le cas ce lundi, où Christophe Bitschéné a laissé entendre que ça allait « bouger » au collège de Lutterbach. En effet, il s'est souvent révolté contre l'augmentation de la participation de la commune aux contributions du Sivu du collège, qui accueille normalement les enfants de ses cinq communes de départ, à savoir Lutterbach, Reiningue, Morschwiller-le-Bas, Heimsbrunn et Galfingue.

Or il apparaît que le collège reçoit, en grand nombre, des élèves d'autres communes : plus d'une centaine, rien que pour Mulhouse, mais aussi de Wittelsheim, Pfastatt et Richwiller. Et ces communes ne paient pas de participation, « alors qu'à Galfingue on débourse 4 000 EUR pour 10 à 12 élèves. »
« C'est la carte scolaire qui l'impose »

Une fréquentation surprenante. « C'est la carte scolaire qui l'impose » a précisé une conseillère déléguée. En tout cas, le maire de Galfingue a déclaré : « Si rien n'est trouvé, Galfingue paiera comme ces communes, c'est-à-dire rien ! »

En revanche une satisfaction a émaillé ces discussions : les élus avaient pris une motion s'opposant à l'encaissement des recettes de vente de bois par l'ONF en lieu et place de la commune. Cette motion est remontée jusqu'au ministère de l'Agriculture et le maire a été destinataire d'un courrier lui signifiant que seules les communes volontaires sont concernées.

Mais il n'y a pas que des bonnes nouvelles. Christophe Bitschéné a démontré, chiffres à l'appui, que la perte des ressources dues à la suppression de la taxe d'habitation n'allait pas être compensée à l'euro près, loin de là !
« On marche sur la tête »

Une autre annonce lui fera dire « On marche sur la tête » : le transfert de la compétence eau et assainissement à M2A à compter du 1er janvier. Le maire a lu un communiqué du président Fabian Jordan. Celui-ci fait savoir aux maires que, le 25 novembre, l'Assemblée nationale a confirmé « le transfert obligatoire des compétences à la communauté d'agglomération » à la date prévue. Mais « le projet de loi précise notamment que les syndicats existants au sein du périmètre de M2A seront maintenus au 1er janvier 2020 pour une durée de six mois au cours de laquelle ils exerceront leurs attributions pour le compte de M2A et lui rendront compte de leurs activités. Ce nouveau cadre législatif reste à confirmer avant la fin de l'année. [...] Aussi, les communes et les syndicats continueront à exercer leurs attributions selon les modalités actuelles, au moins jusqu'en juin 2020. Durant cette période, elles garderont ainsi l'intégralité de la gestion de la compétence et des moyens afférents qu'ils soient humains, financiers et budgétaires. »
Adrien LERCH

 

 
 

 

Dannemarie Conseil municipal Une campagne de financement participatif pour le Mémorial

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:51:45

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Dannemarie Conseil municipal
Une campagne de financement participatif pour le Mémorial
Ce mercredi 18 décembre, le conseil municipal de Dannemarie a donné son approbation pour le lancement d'une campagne de financement participatif pour la création du Mémorial de Haute-Alsace. La campagne sera active jusqu'à la date d'ouverture du bâtiment, le 1er juin 2020.
 

 
Depuis la fin des années 1920, le bâtiment en briques, qui hébergera le Mémorial de Haute-Alsace, a abrité tour à tour les textiles DMC, une usine de munition pendant la Seconde Guerre mondiale, puis de casseroles et machines à écrire Japy, et enfin le constructeur Peugeot Scooters.
Alors que l'ouverture du Mémorial de Haute-Alsace approche toujours un peu plus à Dannemarie (elle est prévue au 1er juin 2020, soit plus d'un an et demi après la pose de la première pierre), le conseil municipal a trouvé une nouvelle idée concernant le financement de ce musée de la Grande-Guerre. Il a donné son approbation pour lancer une campagne de financement participatif sous forme de dons pour la création du Mémorial.

« Pour le financement du Mémorial, on fait appel à des fonds publics avec des subventions de partenaires comme la Région, l'Europe, l'Armée, le Département mais aussi à des fonds privés. Et ces fonds privés peuvent être récoltés, comme ce qui peut se faire aujourd'hui de façon moderne, grâce à des appels à la générosité au travers de sites internet dédiés qui sont ouverts et où des particuliers et des entreprises peuvent donner, participer, etc. », déclare Paul Mumbach, le maire de la commune, avant d'ajouter : « Cette campagne permet d'engager la participation de la population. Celle de la commune mais aussi des environs. Cela lui permet de participer à l'action. Une population partie prenante insuffle une tout autre dynamique. »
Un objectif de 20 000 euros minimum

Deux plateformes ont pour l'instant été retenues : Okpal, un service de collecte de dons sans contreparties lancé il y a quelques années par Ulule, et aussi Dartagnans, une entreprise française qui propose du financement participatif dédié au rayonnement et à la préservation du patrimoine culturel. Le premier édile précise : « Chaque collecte aura des cibles différentes. Okpal sera plutôt destiné à financer la réhabilitation du bâtiment et Dartagnans sera plutôt destiné à financer des opérations de scénographie. On a notamment du mobilier à acheter, des petits équipements. »

Le projet ambitieux du Mémorial de Haute-Alsace représente un investissement total chiffré à près de trois millions d'euros. Pour la campagne de financement participatif qu'elle a approuvée, la municipalité a fixé un objectif de collecte de dons de 20 000 euros minimum. 10 000 euros, au moins, par plateforme. La campagne sera ouverte et mise en ligne le lundi 23 décembre jusqu'à la date d'ouverture du Mémorial, fixée au début du mois de juin prochain.
Hugo COUILLARD

 

 
 

 

Sundgau Président et vice-présidents décident de passer le relais

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:16:56

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Sundgau Président et vice-présidents décident de passer le relais
 

 
François Eichholtzer, président du Pays du Sundgau et les trois vice-présidents Mathieu Ditner, Jean-Charles Colin et Bernard Ley, qui ne renouvellent pas leur mandat pour des raisons personnelles. Photo L'Alsace /K.F.
L'émotion était palpable, lundi soir, dans la voix de François Eichholtzer, au moment de faire son annonce : « Le président et les trois vice-présidents ont décidé de passer le relais, collégialement, de ne pas poursuivre leur mandat, pour des raisons personnelles, fin de mandat ou choix de vie. » Silence parmi les 26 élus présents à l'assemblée du Pays du Sundgau. « D'autres, maintenant, doivent prendre le relais. »

Quelques minutes auparavant, François Eichholtzer, président du Pays du Sundgau et les trois vice-présidents Mathieu Ditner, Jean-Charles Colin et Bernard Ley avaient détaillé tous les projets encore en cours ou déjà aboutis sur lesquels le Pôle d'équilibre territorial rural (PETR) planche depuis 2015.
Le projet de territoire,c'est pour quand ?

Pas de débat particulier avec les présents, si ce n'est lorsqu'il a été question du futur projet de territoire, qui sera mis au vote après les élections municipales de mars : « Il a été suspendu quand les communautés de communes ont été créées », a rappelé François Eichholtzer. « Nous allons donc poser des axes pour les nouvelles équipes, pour qu'elles n'aient pas tout à recommencer. » Un élu s'étonne quand même, alors qu'il était en réunion l'après-midi même avec Mulhouse Alsace agglomération : « J'ai l'impression que chacun travaille dans son coin. Ce projet de territoire, on en parle depuis longtemps, on a perdu trois ans », rappelant que « les communautés de communes travaillent de leur côté sur des schémas de territoire ». Le président coupe court, gentiment : « Il y a une difficulté à donner une unité à l'ensemble du Sud Alsace, on doit être bien identifié et repéré pour pouvoir faire avancer le territoire et redévelopper notre économie. » Six fiches enjeux-actions sont en cours d'élaboration sur les thématiques auxquelles réfléchit le Pays du Sundgau depuis sa création : transition énergétique et adaptation au changement climatique, mobilités, transition économique et sociale, orientations culturelles et touristiques, cadre de vie et gouvernance des projets.
Du bricolage face à l'enjeu environnemental

Si les élus ont salué l'équipe technique et administrative qui fait le Pays du Sundgau au quotidien, ils déplorent néanmoins de faire « davantage du bricolage aujourd'hui qu'une prise en compte profonde et réelle des questions environnementales », ajoute François Eichholtzer. « On n'est pas à la hauteur de l'enjeu. » Ils en appellent aussi à la jeunesse qui émergera des élections : « On espère confier le PETR à une équipe plus jeune qui a de l'énergie », ajoute Jean-Claude Colin. Et qui voudra bien se lancer dans la prospective, la finalité même de la structure.
Karine FRELIN

 

 
 

Thur et Doller Réorganisation des agences et points de contact La Poste revoit sa carte du territoire

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:56:07

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Thur et Doller Réorganisation des agences et points de contact
La Poste revoit sa carte du territoire
L'évolution structurelle de ses marchés historiques a conduit La Poste à revoir son mode d'implantation sur le territoire Thur-Doller où elle ferme des bureaux et crée des partenariats avec des commerçants et des communes.
 

 
L'équipe de la Poste Cernay devant sa nouvelle ligne de guichet. Au centre, Guylène Leroy, directrice.
Fini le siècle où le bureau de poste était un point de repère incontournable d'une commune alsacienne, comme la COOP le fut aussi. L'époque est aux économies de charges, et l'ex-entreprise publique qui vivait en situation de monopole s'est, depuis 2010, ouverte à la concurrence tout en s'efforçant d'adapter son organisation à la dématérialisation du courrier pour rester un acteur majeur du secteur. Cela vaut pour la France entière et bien évidemment pour les vallées de la Thur, de la Doller, et le secteur Wittelsheim, dont les habitants sont eux aussi confrontés à l'évolution d'un modèle centenaire.

À La Poste Cernay, Guylène Leroy, directrice « entrée comme facteur il y a trente ans », est responsable des 29 « points de contact » du territoire. Soit sept bureaux de poste traditionnels, assurant les missions postale et bancaire, tenus par des postiers et concentrés pour l'essentiel sur les bourgs centres ou les secteurs en croissance : Cernay, Thann, Fellering (dans la maison des services publics), Saint-Amarin, Masevaux, Wittelsheim, Burnhaupt-le-Haut.
Les bureaux de poste sont désormais moins nombreux que les relais

Les 22 autres points de contact du maillage 2019 sont le résultat de partenariats entre La Poste, les collectivités locales ou des commerçants et excluent l'activité bancaire. Ils se répartissent en douze agences postales communales. Un employé municipal y assure une partie des services postaux au sein même de la mairie : courrier, colis, un peu de téléphonie, dépannage financier pour les clients de la Banque Postale.

Le nouveau relais postal de Wattwiller, avec Héléna et Issam Wioland-Boualawi, gérants de l'Épicerie des Sources. Photo archives L'Alsace

Quant aux dix relais commerçants, baptisés La Poste Relais, un marchand y assure dans son magasin une partie de ces services. « On peut faire 80 % des opérations postales : achat de timbres, affranchissements, envoi de recommandés et de colis », expose Héléna Wioland-Boualawi, qui a repris l'Épicerie des Sources en octobre à Wattwiller. À côté des pâtes, sauce tomate, boissons, autres denrées alimentaires mais aussi des cigarettes et services de loterie, La Poste y a installé un guichet-type estampillé à ses couleurs. Une fois par jour, le facteur vient lever le courrier avec une heure limite de dépôt pour le client fixée à 11 h 30.

C'est une vraie évolution de fond. Il y a quatre ans, la jauge était encore à neuf bureaux de poste. Depuis, ceux de Vieux-Thann et Staffelfelden ont fermé. Un choix induit par « la chute de la fréquentation des deux sites et par la proximité d'autres points de contact ». À l'échelle de la France, 2,7 millions de personnes passaient en 2004 la porte du bureau de poste, ils sont 1,6 million aujourd'hui. « Pour le secteur Thur-Doller on est à 1 200 clients par jour ». Pour Vieux-Thann, un partenariat a été signé avec l'Intermarché afin qu'il accueille un La Poste Relais. « Le client y trouve 90 % des services courrier et colis avec une amplitude horaire élargie » qui permet à La Poste de rivaliser avec les professionnels privés de la livraison de e-colis. À Kruth, par exemple le tabac-presse-épicerie Le Chti Panier Alsacien est ouvert sept jours sur sept.

Agence postale communale dans une mairie alsacienne. Photo archives DNA

À Staffelfelden, la localisation du bureau en pleine cité minière n'était plus adaptée, affirme La Poste. La mairie héberge et anime désormais une agence postale communale. « L'agence postale communale propose un guichet dans une mairie dont l'ouverture est calée aux heures d'ouverture de celle-ci ». Le personnel des mairies, ainsi que les commerçants, sont formés par La Poste à ces nouvelles tâches. En contrepartie, La Poste verse 1 000 EUR à la collectivité, « l'équivalent d'un demi-salaire ». Pour les commerçants, le système fonctionne économiquement sur le principe suivant : « un fixe de 350 EUR et un commissionnement » calculé sur le volume d'affaires réalisé.
« On reste dans la notionde service de proximité »

Sur le périmètre Thur-Doller, un responsable « animation partenaires » forme les partenaires privés. « Chaque commerçant ou agent communal passe une demi-journée au bureau centre de Thann pour se familiariser avec la gestion. Et la responsable animation accompagne sur place la personne pendant une semaine. »

Pour Guylène Leroy, la nouvelle carte du territoire est désormais bien « calibrée » aux besoins de la population sur le territoire Thur Doller. « On reste dans la notion de service de proximité », souligne le pôle régional de communication Grand Est de La Poste, qui met en avant le niveau de satisfaction (« 94 % ») mesuré en 2018 au plan national auprès des clients, élus locaux et postiers. « Nous nous adaptons aux évolutions de la société, soutient Guylène Leroy. À Cernay, nous avons ouvert un bureau expert pro avec une conseillère spécialisée en gestion du patrimoine à demeure, une conseillère pour aider les professionnels à gérer leurs courriers et leurs colis, et une ligne-guichet Ma French Bank à destination des jeunes. Avec ce nouveau modèle on a + 14 % de clients sur une année glissante. »
Grégoire GAUCHET

 

 
 

 

Wettolsheim  Sécurité Le réseau de vidéo-protection inauguré

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:42:09

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Wettolsheim  Sécurité
Le réseau de vidéo-protection inauguré
Jeudi, le maire de Wettolsheim, Lucien Muller, a accueilli un aréopage de personnalités pour porter sur les fonts baptismaux le réseau de vidéoprotection récemment déployé.
 

 
Au CSU, Olivier Blisch a expliqué le fonctionnement des caméras aux personnalités présentes.
Etaient présents Benoit Schnell, directeur général de Vialis et ses collaborateurs, Monique Martin, conseillère départementale, le major Aubertin, référent départemental sûreté de la gendarmerie nationale, les représentants de la communauté de gendarmerie de Wintzenheim-Ingersheim, le brigadier Hans, Yann Vilardell de la société Neobe, ainsi que des élus de Wettolsheim, dont les adjoints Antoine Bohrer et Bernard Gutknecht qui ont piloté l'opération.

Au cours de sa prise de parole, Lucien Muller est revenu sur la genèse de ce réseau. C'est au cours de l'année 2016 qu'en raison d'incivilités de plus en plus nombreuses, notamment sur le parking derrière la grotte, qu'il a saisi le référent sûreté de la gendarmerie pour lui demander de réaliser un audit sûreté de la commune. Il a conclu à l'intérêt d'un système de vidéo-protection aux entrées et sorties principales de Wettolsheim ainsi que dans le centre village autour de la mairie et du parking.

Après validation du projet, le conseil municipal a confié la mission d'accompagnement à la maîtrise d'ouvrage au bureau d'études représenté par Yann Vilardell. Une consultation pour les travaux déploiement a finalement été lancée en février 2019 : l'entreprise Vialis, ayant présenté l'offre économiquement la plus avantageuse, a été retenue.
Un coût totalde 201 863 EUR TTC

Les travaux ont pu être conduits rapidement, sans nécessiter beaucoup de génie civil, la commune ayant anticipé la création d'un réseau de fibre par la pose de gaines à l'occasion des travaux de voirie réalisés antérieurement. Le dispositif a été opérationnel pour la Fête du vin 2019.

Il comporte au total 22 caméras (lecture de plaques et contexte) réparties sur sept sites ; elles complètent les équipements de l'école élémentaire et de l'atelier municipal des Erlen. Un centre de supervision (CSU) est implanté dans les locaux de la mairie et permet le visionnage des enregistrements conservés pendant 15 jours par les seules personnes habilitées, dont le policier municipal. Ils sont mis à la disposition de la gendarmerie sur réquisition. Ces images sont acheminées vers le CSU par un réseau de fibre optique.

Le coût total du réseau de vidéo-protection s'élève à 201 863 EUR TTC, y compris les frais d'étude et de maîtrise d'oeuvre. Son financement a bénéficié du soutien de l'Etat au travers de la dotation d'équipement des territoires ruraux 2019 à hauteur de 47 347 EUR, ainsi que d'une subvention de 30 000 EUR du Département.

Relevons pour conclure que le réseau a d'ores et déjà permis de résoudre une affaire de vol de bicyclette au cours de l'été dernier. Il permet également de sanctionner les dépôts illicites sur les sites d'apports volontaires de la place de la Batteuse et à présent de la route du Vin.

 

 
 

 

Hettenschlag  Au conseil municipal La rénovation de l'ancienne mairie école se précise

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:43:58

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Hettenschlag  Au conseil municipal
La rénovation de l'ancienne mairie école se précise
Le conseil municipal s'est réuni dernièrement, sous la présidence de Bernard Koch, maire. Voici l'essentiel des délibérations.
 

 
Ancienne mairie-école
Le maire a présenté la proposition de contrat de bail emphytéotique de l'ensemble immobilier (ancienne mairie-école), pour une cession à Pôle Habitat dans la perspective de sa restructuration en logements publics. La topographie des lieux révèle une disparité de niveaux altimétriques, un état général du bâtiment relativement vétuste et des installations techniques désuètes. Le projet, au terme de l'étude, permettrait par le biais de la restructuration complète du bâtiment, la création de trois logements sociaux. Le conseil municipal a accepté la signature de ce bail emphytéotique avec Pôle Habitat.
Emplacement de parking

Pour la restructuration du bâtiment de l'ancienne mairie-école, il est prévu d'installer cinq places de parking à l'arrière du bâtiment. Néanmoins, la partie arrière doit rester accessible à la commune pour un développement ultérieur. Le maire a informé qu'il est hors de question que les locataires ou leurs visiteurs stationnent sur le trottoir ou la voirie.
Subvention église

Le maire a informé que la préfecture interdit à la commune de prendre directement en charge des dépenses pour la rénovation de l'église. Il a proposé de verser 11 400 euros sous forme de fonds de concours au conseil d'église. Une décision approuvée par le conseil municipal.
Réparation des bâtiments communaux (dégâts de grêle)

- Les vitraux de l'église ont subi quatre impacts, trois vitraux sont cassés. Le devis de la société Vitraux Lieby a été approuvé par l'assurance Groupama.

- Les plaques en polycarbonate du préau de l'école ont également subi plusieurs impacts. Un expert a été désigné par l'assurance pour valider le devis de l'entreprise Schoenenberger.
Renouvellementde la couche de roulement RD13, traversant la commune

Le conseil départemental a programmé la réfection de la couche de roulement de la RD 13 (rues d'Appenwihr et de Dessenheim). Le conseil a accepté d'intégrer dans les travaux la réfection de certains morceaux de trottoirs, et de mettre les passages piétons ainsi que l'arrêt de bus aux normes PMR pour un montant de 3 850 euros H.T.
Etat d'avancement du PLUI

Les conseillers ont émisé un avis favorable au projet de Plan Local d'Urbanisme Intercommunal arrêté sur le règlement écrit et graphique et les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) concernant la commune.
Motion de soutien à la Trésorerie de Neuf-Brisach

Le conseil municipal, après délibération, a approuvé à l'unanimité la motion de soutien au maintien de la Trésorerie de Neuf-Brisach.

 

 
 

 

Communauté de communes Le centre nautique de Munster est dans les temps Dans le grand bain

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:14:27

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Communauté de communes Le centre nautique de Munster est dans les temps
Dans le grand bain
La dernière réunion de 2019 de la communauté de communes de la vallée de Munster (CCVM) a été l'occasion d'évoquer mercredi l'avancement des grands travaux au centre nautique intercommunal de Munster.
 

 
Le chantier de restructuration, extension (des espaces remise en forme et balnéo) et mise en conformité du centre nautique intercommunal de Munster affiche « de bons temps de passage ». Norbert Schickel, le président de la CCVM, annonce que l'inauguration programmée à l'automne 2020 demeurait à ce stade une échéance « tout à fait raisonnable ».

Durant la fermeture annuelle, les entreprises engagées dans ce grand projet à 1,8 million d'euros ont notamment mis en place des ampoules LED et installé des douches supplémentaires. La dalle de l'espace remise en forme a été coulée et la charpente restaurée.
« Phasede constructiondébut 2020 »

Les travaux visent en ce moment le nouveau mur rideau et la verrière qui doit permettre de clore ce nouvel espace.

Pour ce qui concerne l'extension de l'espace bien-être, les conseillers communautaires ont été informés que les fondations sont en cours de réalisation avec un démarrage de la phase construction prévu dans les premières semaines de 2020. « Ces réalisations vont modifier sensiblement l'offre de notre piscine, et lui donner une dimension très intéressante », prédit le président.

La cohabitation entre les usagers et les équipes de chantier se passe au mieux jusqu'à maintenant. Norbert Schickel prévoit toutefois une phase « plus délicate » en janvier et février. « On terminera l'aménagement de l'entrée, et du coup il faudra faire passer le public par un cheminement latéral pour accéder au hall ». Rien d'insurmontable cependant.
Un goûtd'au-revoir

Un autre chantier, invisible celui-là, est en cours à la Maison des services. « Il faut repenser dès à présent la commercialisation et l'exploitation de notre piscine ». Ce sera le cas également pour l'autre grand projet de l'année en cours, la médiathèque intercommunale de Munster, qui continue de gagner des abonnements depuis son inauguration à la dernière rentrée.

Les autres dossiers du soir, présentés par les vice-présidents Denise Buhl, Christian Ciofi ou Monique Martin, étaient essentiellement financiers, tarifaires ou statutaires. La réunion s'est terminée autour d'un buffet de Noël au goût d'au-revoir. Dans trois mois aux municipales, la moitié des maires de la vallée jettera l'éponge.
Ph. V

 

 
 

 

Munster CCVM Dans le grand bain

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:14:41

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Munster CCVM Dans le grand bain
 

 
Le chantier de restructuration, extension (des espaces remise en forme et balnéo) et mise en conformité du centre nautique intercommunal de Munster affiche « de bons temps de passage ». Norbert Schickel, le président de la Communauté de communes de la vallée de Munster (CCVM), annonce que l'inauguration programmée à l'automne 2020 demeurait à ce stade une échéance « tout à fait raisonnable ».

Durant la fermeture annuelle, les entreprises engagées dans ce grand projet à 1,8 million d'euros ont notamment mis en place des ampoules LED, et installé des douches supplémentaires. La dalle de l'espace remise en forme a été coulée et la charpente restaurée. Les travaux visent en ce moment le nouveau mur rideau et la verrière qui doit permettre de clore ce nouvel espace.
« Phase de construction début 2020 »

Pour ce qui concerne l'extension de l'espace bien-être, les conseillers communautaires ont été informés que les fondations sont en cours de réalisation, avec un démarrage de la phase construction prévu dans les premières semaines de 2020. « Ces réalisations vont modifier sensiblement l'offre de notre piscine, et lui donner une dimension très intéressante », prédit le président.

La cohabitation entre les usagers et les équipes de chantier se passe au mieux jusqu'à maintenant. Norbert Schickel prévoit toutefois une phase « plus délicate » en janvier et février. « On terminera l'aménagement de l'entrée, et du coup il faudra faire passer le public par un cheminement latéral pour accéder au hall ». Rien d'insurmontable cependant.
Un goût d'au-revoir

Un autre chantier, invisible celui-là, est en cours à la Maison des services. « Il faut repenser dès à présent la commercialisation et l'exploitation de notre piscine ». Ce sera le cas également pour l'autre grand projet de l'année en cours, la médiathèque intercommunale de Munster, qui continue de gagner des abonnements depuis son inauguration à la dernière rentrée.

Les autres dossiers du soir, présentés par les vice-présidents Denise Buhl, Christian Ciofi ou Monique Martin, étaient essentiellement financiers, tarifaires ou statutaires. La réunion s'est terminée autour d'un buffet de Noël au goût d'au-revoir. Dans trois mois aux municipales, la moitié des maires de la vallée jettera l'éponge.
Ph. V

 

 
 

SOULTZ Économie Un hôtel d'entreprises pour offrir un toit aux artisans

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:20:14

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SOULTZ Économie
Un hôtel d'entreprises pour offrir un toit aux artisans
La zone d'activités du Florival est sur le point de s'étoffer avec la création d'un hôtel d'entreprises. Un projet qui permettra de répondre à un besoin formulé par des artisans et très petites entreprises (TPE) du territoire.
 

 
La première pierre du futur hôtel d'entreprises de la zone d'activités du Florival a été posée hier.
La rue Frédéric-Gerst, située en plein coeur de la zone d'activités du Florival, s'apprête à voir un nouveau bâtiment s'élever sur l'une de ses parcelles. Comme Eric Rothenflug, gérant de la société Athéna Construction et initiateur de ce projet, l'a évoqué lors de la pose de cette première pierre, jeudi 19 décembre, « près de 1 000 artisans sont installés sur le territoire de la Communauté de communes de la région de Guebwiller. Parmi eux, beaucoup exercent leur activité à leur domicile. » Avec la création d'un hôtel d'entreprises, Eric Rothenflug, qui collabore pour ce projet avec Sacha Kottmann, un autre investisseur qui fait ses premiers pas dans ce type de projet, souhaite permettre aux artisans et aux TPE de « sortir de leur isolement ».
Un projet qui tombe à pic !

C'est sur le territoire du Florival que les deux hommes initieront ce qu'ils espèrent être le premier d'une longue liste de projets de ce genre. Pour Marc Jung, président de la Communauté de communes de la région de Guebwiller, « ce projet tombe à pic car beaucoup d'artisans cherchent à s'installer sur le territoire ». Et de badiner : « Vous êtes presque un messie ! » L'élu ne montre ainsi aucun doute sur l'occupation du bâtiment, qui se remplira « très vite », avance-t-il.

Sept cellules de 150 m² seront proposées, soit à la vente soit à la location. Elles comprendront une surface de 130 m² dédiée aux ateliers et 20 m² seront alloués aux bureaux. « Mais l'aménagement intérieur pourra être modulable selon les besoins des acquéreurs ou des loueurs », assure Eric Rothenflug. Et son partenaire d'investissement Sacha Kottmann de préciser qu'ils souhaiteraient mixer locataires et acheteurs, dans le but de proposer une offre répondant aux besoins de chacun. Certains artisans, en particulier ceux qui viennent tout juste de quitter le nid de la Pépinière d'entreprises du Florival, n'ont en effet pas toujours la capacité financière d'investir au bout de quatre années d'activité.
Une livraison annoncée pour la fin de l'été 2020

Mais les deux investisseurs de préciser qu'un hôtel d'entreprises n'est pas une pépinière. « Tous les équipements mis à disposition au sein d'une pépinière ne sont pas prévus dans notre projet », mentionne Sacha Kottmann. « En revanche, une copropriété d'usage sera mise en place, afin de maintenir les lieux propres. Et un système de vidéosurveillance sera installé », indique Eric Rothenflug. Les deux investisseurs espèrent par ailleurs que la fibre optique sera rapidement reliée à cette partie de la zone d'activités du Florival.

Le début des travaux de cet hôtel d'entreprises est programmé pour le début de l'année, avec une livraison annoncée pour la fin de l'été 2020. À l'achat, les artisans et TPE devront prévoir de 155 000 à 165 000 EUR HT pour une cellule. À la location, ce sont des loyers de 850 à 900 EUR/ mois qui seront pratiqués. « Ce sont des prix intéressants pour des lots neufs », assurent les deux hommes. Et d'argumenter leurs propos en mentionnant que Ÿ des cellules sont déjà réservées.
Audrey NOWAZYK SE RENSEIGNER Eric Rothenflug, Athéna Construction, 06.80.67.03.86 ou rothenflugeric@gmail.com

SE RENSEIGNER Eric Rothenflug, Athéna Construction, 06.80.67.03.86 ou rothenflugeric@gmail.com

 
 

 

Thann Un hôtel d'entreprises pour offrir un toit aux artisans

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:43:19

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Thann Un hôtel d'entreprises pour offrir un toit aux artisans
 

 
La première pierre du futur hôtel d'entreprises de la zone d'activités du Florival a été posée hier. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK
La rue Frédéric-Gerst, située en plein coeur de la zone d'activités du Florival, s'apprête à voir un nouveau bâtiment s'élever sur l'une de ses parcelles. Comme Eric Rothenflug, gérant de la société Athéna Construction et initiateur de ce projet, l'a évoqué lors de la pose de cette première pierre, jeudi 19 décembre, « près de 1 000 artisans sont installés sur le territoire de la Communauté de communes de la région de Guebwiller. Parmi eux, beaucoup exercent leur activité à leur domicile. » Avec la création d'un hôtel d'entreprises, Eric Rothenflug, qui collabore pour ce projet avec Sacha Kottmann, un autre investisseur qui fait ses premiers pas dans ce type de projet, souhaite permettre aux artisans et aux TPE de « sortir de leur isolement ».
Un projet qui tombe à pic !

C'est sur le territoire du Florival que les deux hommes initieront ce qu'ils espèrent être le premier d'une longue liste de projets de ce genre. Pour Marc Jung, président de la Communauté de communes de la région de Guebwiller, « ce projet tombe à pic car beaucoup d'artisans cherchent à s'installer sur le territoire ». Et de badiner : « Vous êtes presque un messie ! » L'élu ne montre ainsi aucun doute sur l'occupation du bâtiment, qui se remplira « très vite », avance-t-il.

Sept cellules de 150 m² seront proposées, soit à la vente soit à la location. Elles comprendront une surface de 130 m² dédiée aux ateliers et 20 m² seront alloués aux bureaux. « Mais l'aménagement intérieur pourra être modulable selon les besoins des acquéreurs ou des loueurs », assure Eric Rothenflug. Et son partenaire d'investissement Sacha Kottmann de préciser qu'ils souhaiteraient mixer locataires et acheteurs, dans le but de proposer une offre répondant aux besoins de chacun. Certains artisans, en particulier ceux qui viennent tout juste de quitter le nid de la Pépinière d'entreprises du Florival, n'ont en effet pas toujours la capacité financière d'investir au bout de quatre années d'activité.
Une livraison annoncée pour la fin de l'été 2020

Mais les deux investisseurs de préciser qu'un hôtel d'entreprises n'est pas une pépinière. « Tous les équipements mis à disposition au sein d'une pépinière ne sont pas prévus dans notre projet », mentionne Sacha Kottmann. « En revanche, une copropriété d'usage sera mise en place, afin de maintenir les lieux propres. Et un système de vidéosurveillance sera installé », indique Eric Rothenflug. Les deux investisseurs espèrent par ailleurs que la fibre optique sera rapidement reliée à cette partie de la zone d'activités du Florival.

Le début des travaux de cet hôtel d'entreprises est programmé pour le début de l'année, avec une livraison annoncée pour la fin de l'été 2020. À l'achat, les artisans et TPE devront prévoir de 155 000 à 165 000 EUR HT pour une cellule. À la location, ce sont des loyers de 850 à 900 EUR/ mois qui seront pratiqués. « Ce sont des prix intéressants pour des lots neufs », assurent les deux hommes. Et d'argumenter leurs propos en mentionnant que Ÿ des cellules sont déjà réservées.
Audrey NOWAZYK SE RENSEIGNER Eric Rothenflug, Athéna Construction, 06.80.67.03.86 ou rothenflugeric@gmail.com

 

 
 

CDRS Colmar Charles Kohler, 100 ans

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 05:55:16

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CDRS  Colmar      Charles Kohler, 100 ans
 

 
Ce moment festif a réuni de nombreuses personnes autour du centenaire, dont le personnel soignant, l'équipe d'animation et plusieurs membres de sa famille, dont son petit-fils venu spécialement avec les siens de Montréal au Canada. Parmi les personnalités présentes, la présidente du conseil de surveillance Brigitte Klinkert, le directeur Nicolas Dubuy, le docteur Stéphane Carnein et l'adjointe au maire de Colmar Roseline Houpin. Mais également Benoît Schlussel et Danielle Rubrecht, adjoints au maire de Turckheim, commune où Charles a dirigé la musique municipale durant huit ans.

C'est à Colmar qu'il a vu le jour, le 17 décembre 1919, au foyer de Emile Kohler et Mathilde Cadé, benjamin d'une fratrie de deux enfants. Il a passé la plus grande partie de sa scolarité au collège Saint-André où il a obtenu ses deux baccalauréats. A l'arrivée de la guerre il s'est engagé dans l'armée française et a été affecté à Uzes, avant de rejoindre Marseille puis l'Afrique du Nord.

En 1940, il a été démobilisé et renvoyé dans ses foyers à Colmar. Les autorités allemandes, auxquelles il a été obligé de se présenter, vu sa connaissance et sa pratique de la langue allemande, l'ont envoyé outre-Rhin pour suivre jusqu'en 1943 une formation de greffier de justice.
Prisonnier en Tchécoslovaquie,il s'est échappé de nuitpour rejoindre l'Alsace à pied

C'est à cette époque que les troupes du Reich ayant besoin d'hommes l'ont incorporé à Munich. Envoyé en formation de radiotélégraphiste, Charles a été affecté en Roumanie jusqu'en 1944, date à laquelle son unité a été démantelée. Par la suite il a été artilleur, puis fantassin en Pologne. Après son arrestation par les Américains, il a été envoyé dans un camp de prisonniers en Tchécoslovaquie d'où il s'est échappé de nuit pour rejoindre l'Alsace à pied.

Après la signature de la capitulation allemande, il a été détaché par le ministère de la Justice française à Fribourg (D) pour s'occuper du règlement des délits de droit commun. C'est en 1948, qu'il a intégré les Papeteries Schwindenhammer à Turckheim, au poste de chef du service commercial. Vers la fin de la Papeterie, il a poursuivi sa carrière aux cartonneries Beghin de Kaysersberg, au service export (Suisse et Allemagne).

C'est en 1979, qu'il a fait valoir ses droits à la retraite, entouré de l'affection de son épouse Marguerite et de ses quatre enfants, Francis, Danièle, Pierre et Charles. En 1992, il a été très marqué par le décès de son épouse, après 46 années de vie commune. En 1996 à l'automne de sa vie, il a uni son destin à Andrée Weitz, originaire de Guebwiller. Des soucis de santé l'ont contraint en 2015 à quitter sa maison à Turckheim pour le CDRS.

L'Alsace présentent à Charles leurs meilleurs voeux de bonheur et de santé à l'occasion de son siècle d'existence.

 

 
 

COLMAR Environnement Reportage au marché couvert Quand les commerçants s'engagent à limiter les déchets

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:16:27

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Environnement Reportage au marché couvert
Quand les commerçants s'engagent à limiter les déchets
L'association Zéro déchet Colmar et Centre Alsace s'est lancée dans une sensibilisation des commerçants à la réduction des emballages. Une initiative soutenue par Colmar Agglomération qui a convaincu une quinzaine de professionnels pour l'instant.
 

 
Flavie Mabon passe en revue les engagements auxquels a choisi de s'astreindre la boucherie charcuterie Mallerich pour limiter les déchets.
Ce mardi matin, Flavie Mabon a jeté son dévolu sur le marché couvert de Colmar. Il est 10 heures, les allées sont encore calmes. La bénévole de l'association Zéro déchet Colmar et Centre Alsace marque un premier arrêt au stand du restaurant -salon de thé Cuit lu cru. Presque une formalité : en novembre, elle a pris la température à l'occasion de l'assemblée générale des commerçants. Fabien Fornier, le gérant, s'est montré très sensible à la démarche. Et pour cause : « On est déjà bien avancé dans ce domaine-là ! », explique-t-il. Chez lui, les bouteilles sont consignées, les fruits et légumes livrés dans des cageots retournés au fournisseur et les pailles en bambou. Des boules « énergie » ou des florentins attendent les acheteurs disposés dans des bocaux en verre. Surtout, il n'est absolument pas opposé à servir les clients dans leurs propres contenants. Au contraire.
« Une gêne à demander »

Pourtant, ces derniers restent marginaux. Même ceux qui y sont favorables « ont souvent une gêne à demander », remarque-t-il. L'autocollant fourni par Colmar Agglomération et l'association, qui sera apposé sur son stand, a vocation à les décomplexer. Accompagné par Flavie Mabon, il choisit dans une charte, qu'il affichera également à la vue de ses clients, douze engagements pour limiter les emballages. Parmi ceux-ci, « Je mets à disposition des cartons, cageots » ou « Je ne distribue pas automatiquement de sacs, couverts ou serviettes ». « Le but, ce n'est pas de tous les signer, puisqu'ils ne sont pas adaptés à tous les commerces. Mais au minimum, ils doivent s'engager à accepter les contenants personnels... », indique la jeune femme.

Les professionnels engagés dans cette démarche sont répertoriés sur le site de l'association (zdcca.fr) fondée en 2018. À ce jour, ils sont une quinzaine. Les bénévoles prospectent depuis la fin octobre, Colmar Agglomération établissant le lien avec les différentes associations de commerçants. Flavie Mabon raconte que les refus se comptent sur les doigts d'une main, trois sur la vingtaine de responsables sollicités. La boucherie charcuterie Mallerich fait partie des convaincus. Estelle Mebold, la vendeuse, ne voit que des avantages au procédé : « C'est vite fait, pour faire la tare, il suffit d'appuyer sur un bouton. Et puis c'est aussi une économie pour nous, puisqu'on utilise moins de papier, moins de plastique... », estime-t-elle.
Barquettes en fécule de pomme de terre et sacs de la même matière ont remplacé certains contenants plastiques ou l'aluminium

Dernier arrêt de la matinée sur le stand de la Sarl Comolli. Ici, une petite pancarte maison incite déjà les clients à venir avec leurs propres boîtes. Barquettes en fécule de pomme de terre et sacs de la même matière ont remplacé certains contenants plastiques ou l'aluminium. Flavie Mabon évoque avec Céline Gillet, l'employée, les autres pistes, comme l'incitation des fournisseurs à rationaliser les colis. Difficile pour eux qui travaillent beaucoup avec l'Italie : « Ils ne sont pas là-dedans du tout, explique-t-elle. Quand on voit deux salamis arriver dans un énorme carton, ça fait mal au coeur ! » Mais parfois, c'est aussi côté clients que le bât blesse. Ils sont encore nombreux à réclamer des sacs en plastique... malgré leur interdiction (pour ceux à usage unique du moins) depuis deux ans.
M.B.

 

 
 

 

Marchés de Noël Absurdités et agacements à Strasbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:11:58

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Marchés de Noël Absurdités et agacements à Strasbourg
 

 
Mamie est-elle une dangereuse terroriste ? Faire ouvrir leur valise aux touristes en guise de mot de bienvenue est-il fidèle à l'esprit de Noël ? Photo DNA /Michel FRISON
« Et en plus ça sert à rien ! » Cette trentenaire qui traverse un pont en reboutonnant son manteau n'est pas la seule à maugréer son agacement. Les agents de sécurité chargés des contrôles (« Sac et manteau ouverts s'il vous plaît ! ») disent l'entendre régulièrement - certains se font même insulter. Et la ville bruisse depuis fin novembre d'un même constat, énoncé sur le ton du fatalisme las ou de la franche exaspération : « Et en plus, ça sert à rien. »

Pour le fatalisme las, prenons Max, 23 ans, étudiant luxembourgeois, en train de remettre ses gants après avoir rezippé son manteau. « C'est peut-être une bonne manière de rassurer les gens, mais si on y réfléchit bien, ça ne sert pas à grand chose... Les contrôles s'arrêtent à 20 h et reprennent à 11 h. Si quelqu'un veut faire quelque chose de mal il peut pendant ces moments-là... »
Drôles d'images d'une drôle d'époque

Il est 19 h 55, justement, et, de l'autre côté du « checkpoint » que vient de franchir Max, un groupe d'une vingtaine de lycéens allemands se présente en file indienne sans savoir que cinq minutes d'attente leur permettraient de s'éviter le contrôle. La tonnelle qui a abrité les agents est en cours de démontage, pendant que des policiers municipaux inspectent encore des coffres de voiture sous l'oeil vigilant de CRS armés.

Cinq minutes plus tard, tout s'arrête. La nuit, on laisse passer. Et demain à 11 h, on recommencera, qu'il pleuve ou non, à fouiller les valises des touristes venus vivre la « magie » de la capitale de Noël. À faire ouvrir cabas et cabans aux vieilles dames. À laisser des petites filles, le regard intimidé face à des agents deux fois plus grands qu'elles, ouvrir le minuscule sac à main qui contient leur argent de poche - si elle savait, la petite souris, à quoi on s'habitue à peine tombées les dents de lait...

Depuis quatre ans, les coulisses de Noël fournissent de drôles d'images. Celles d'une drôle d'époque. En bordure des marchés enluminés, dans ces rues de la Grande-Île transformées en no man's land par l'interdiction des voitures, on peut voir à la nuit tombée des CRS dîner de plats réchauffés dans des barquettes en alu, serrés dans des fourgons dont on laisse tourner le moteur dans l'espoir de réchauffer un peu les agents frigorifiés par leur journée dehors.

C'est aussi l'image de ce maraîcher en train de remballer un étal presque plein. Il est 13 h sur le marché de la place Kléber et les cagettes de poireaux, salades et carottes sont loin d'être vides. « Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Que c'est nul ? Que ça sert à rien ? Qu'on nous empêche de travailler ? », fulmine Jacques Walter, exemple parmi tant d'autres de la franche exaspération. « On fait un tiers, voire la moitié moins que notre chiffre habituel, poursuit le maraîcher. Les gens ne viennent plus ! Avec les trams qui ne s'arrêtent pas dans le centre-ville, ça fait trop loin pour ramener les courses jusqu'aux stations ouvertes ! »

Les quatre arrêts de tramway de la Grande-Île ne sont pas desservis pendant les heures d'ouverture des marchés de Noël, empêchant notamment tout changement de ligne à la station Homme-de-Fer. À la place, il faut descendre une station plus loin, et marcher 600 mètres pour rejoindre l'autre ligne, ce qui désespère bien au-delà des habitants du centre-ville. Qu'ils soient pressés par le temps ou ralentis par l'âge ou les handicaps, les usagers du tram se sentent méprisés.

« Ce sont beaucoup de difficultés pratiques... », soupire Jean-Pierre, retraité strasbourgeois de 78 ans habituellement très actif dans le centre-ville. Difficultés auxquelles s'ajoute « le sentiment d'être dépossédés de notre ville ». « On sait que ça ne sert à rien mais on le fait quand même, en espérant rassurer les gens. Or il y a des coûts énormes derrière. Ce sont de nouveaux choix de société. La rationalité est en train de quitter ce monde. »
« Bunker illuminé »

« Nous n'en pouvons plus de ce marché de Noël » qui fait de Strasbourg « une cité transformée en bunker illuminé », s'insurgent deux associations d'habitants de Strasbourg dans une pétition lancée samedi dernier, intitulée « Stop aux dérives du marché de Noël ». « À trois mois des prochaines élections municipales, nous, Strasbourgeois citadins et citoyens, exaspérés par cette dépossession de notre ville qui s'accentue au fil des ans, interpellons les candidat·e·s à la mairie. Nous attendons qu'ils nous disent comment ils entendent stopper les dérives marchandes et sécuritaires de "Strasbourg capitale de Noël". »

« Je pense que les Strasbourgeois ont envie de quelque chose de plus réel », constate une libraire indépendante du centre-ville. Sa clientèle, très majoritairement locale, n'est pas au rendez-vous des courses de Noël. « La saison démarre très lentement. Je n'ai pas l'impression que les commerçants et les restaurateurs du centre-ville soient contents en ce moment », euphémise-t-elle. « On a besoin d'authenticité, surtout peut-être après ce qui s'est passé l'an dernier », poursuit la libraire en référence à l'attentat du 11 décembre qui a conduit au renforcement des mesures de sécurité... et a rendu dérisoires, aux yeux de nombreux Strasbourgeois traumatisés, les enjeux commerciaux du marché de Noël.
Une pétition d'habitants qui se sentent « dépossédés » de leur ville

Pour les touristes, la « magie » semble intacte. Chercher « Strasbourg » sur les réseaux sociaux fait apparaître infiniment moins d'habitants en colère que de non-Strasbourgeois désireux de visiter la « capitale de Noël » et ses décorations à fort potentiel Instagram, et infiniment moins de photos de barrières de sécurité que chalets et vieilles pierres enluminées. Même devenu village Potemkine, le marché conserve son succès. C'est cette image-là, aussi factice soit-elle devenue, que les élus strasbourgeois ont jusqu'ici cherché à préserver. Quitte à se mettre à dos, au fil des ans, une bonne partie de leurs administrés. Trouver le juste équilibre entre rayonnement et désagréments s'impose, et les candidats aux municipales à Strasbourg, assurément, devront proposer leur solution à cette très complexe équation.
Textes : Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Porte du Ried  Groupe scolaire de la Porte du Ried Noël à l'écomusée

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:13:44

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Porte du Ried  Groupe scolaire de la Porte du Ried
Noël à l'écomusée
Les plus jeunes élèves du groupe scolaire de la Porte du Ried (Riedwihr et Holtzwihr), PS, MS, GS, et CP sont allés visiter l'écomusée d'Ungersheim.
 

 
Dans l'atelier du potier : une belle découverte.
En ce temps de Noël, ils ont pu admirer de belles décorations et des illuminations dans les ruelles du musée, découvrir l'évolution de la décoration du sapin de Noël et voir une exposition d'oursons en peluche, dont certains ont même pris place dans une salle de classe !

Au cours de leur promenade, les élèves ont aussi pu côtoyer paons, cygnes, canards, poules d'eau, oies, vaches, cochons, moutons et même des ânes. Certains ont eu l'occasion de prendre place dans une calèche tirée par deux beaux canassons. D'autres ont cherché pendant un long moment les lutins qui avaient accroché leur linge sous la pluie !

Les petits élèves sont allés ensuite dans la maison du potier, du forgeron, du barbier, du cordonnier, du charron, du vitrier, où ils ont pu découvrir les outils de chacun et observer certains professionnels à l'ouvrage.

Les uns ont rejoint la cuisine pour fabriquer des bredala avec application tandis que les autres ont rejoint le potier pour travailler l'argile afin de modeler un animal qu'ils vont faire sécher et peindre ensuite à l'école. Une belle journée qui a ravi petits et grands.

 

 
 

 

Fréland Orbey Une collection « délocalisée »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:46:37

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Fréland Orbey   Une collection « délocalisée »
 

 
Georges Frey, créateur de la Grande Finale, à Fréland. Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Georges Frey, entrepreneur implanté à Aarau, en Suisse, était tombé sous le charme de l'ancienne filature, grand-rue, à Fréland, au point d'acquérir en 2005 le site en déshérence. Le personnage bon vivant était connu à Fréland pour être un chasseur invétéré, locataire d'un lot dans la commune depuis plusieurs années.

Georges Frey, collectionneur d'art, a transformé l'ex-usine en une fabrique d'art, recevant artistes en résidence et acheteurs potentiels durant une dizaine d'années. La Grande Finale A.r.t. Fabric est née, un lieu atypique en Alsace, apprécié pour son ambiance industrielle. « C'était son passe-temps, son dada », raconte son fils Christophe, par ailleurs gérant de plusieurs établissements hôteliers dans la vallée de Kaysersberg. C'est aussi son fils qui a créé l'Art Boucherie à l'arrière de l'usine dans un espace de 700 m².

Georges Frey est décédé le 27 décembre 2018 à l'âge de 67 ans, laissant à sa famille, une collection de vases, de peintures, de sculptures et d'installations vidéo dont une partie était stockée à la Grande Finale. Des oeuvres ont été « délocalisées » à Orbey dans un lieu qui pourrait devenir à terme un espace d'exposition. « Mon père disait toujours que la Grande Finale, c'était son dernier grand projet », raconte Christophe Frey. « Un projet jamais fini, disait-il. » Des sculptures d'une certaine dimension, de même que des tableaux grand format pourraient intégrer l'environnement du futur ensemble immobilier de la Grande Finale, reconverti en logements d'ici 2021.

Georges Frey avait bâti sa fortune en faisant prospérer l'affaire familiale de son épouse, Marianne Müller dont la parenté gérait une gravière, à Aarau. Sa fortune faite, Georges Frey prit sa « retraite » pour se consacrer à ses passions : la chasse, le gibier et le contact avec des artistes dont le travail lui avait tapé dans l'oeil. Des artistes comme Gil Topaz, Yann Baco, Antoine Brellmann, Lionel Guibout sont passés par la Grande Finale.

 

 
 

Geiswasser Des flocons illuminent l'église

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:22:27

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Geiswasser  Des flocons illuminent l'église
 

 
L'église Saint-Fridolin de Geiswasser a revêtu ses nouveaux habits de lumière pour les fêtes de fin d'année. Photo L'Alsace /Sylvie SIEBER
L'église de Geiswasser a revêtu ses habits de Noël depuis quelques jours. Avec ses flocons de neige sur fond violet, l'édifice s'est refait une beauté pour les fêtes de fin d'année. Les illuminations habituelles étant défectueuses, compte tenu du coût élevé de réparation et de la nécessité d'utiliser une nacelle pour leur mise en place, la commune a opté pour l'installation d'un projecteur LED à effet dynamique. Le gobo dynamique offre un large choix de graphismes, tant pour Noël que pour d'autres fêtes et célébrations, et son acquisition rentre dans le cadre de l'embellissement du village. Il est possible de le personnaliser à volonté, en introduisant des logos, des messages ou des éléments graphiques.

Le projecteur a été fourni par JK Mapping de Bar-le-Duc. Son dirigeant, Jérôme Huthwohl, est venu en affiner les réglages jeudi 12 décembre, en présence de Betty Muller, maire de la commune, et de son adjoint Joël Meyer. L'alimentation électrique a été assurée par l'UEM - Vialis. Le coût du projecteur est de 4 763,76 EUR TTC et le coût de l'installation électrique est de 3 564 EUR TTC. La commune perçoit une subvention du conseil départemental de 1 600 EUR HT.

Au pied de l'église, on peut également admirer la crèche installée à l'initiative de Marcel Thor, membre du conseil de fabrique.
Sylvie SIEBER

 

 
 

Une luge quatre saisons au Lac Blanc

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:42:32

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Une luge quatre saisons au Lac Blanc
 

 
Tricky Track, la luge quatre saisons de la station du Lac Blanc, ouvrira au public ce samedi à partir de 10 h. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
La famille Perrin, exploitante historique de la station de ski du Lac Blanc, a mis sur pied une luge quatre saisons. Tricky Track, c'est son nom, propose une piste de plus d'un kilomètre, au départ du col du Calvaire, avec 78 m de dénivelé, une vitesse maximum de 40 km/h, et d'une durée moyenne de sept minutes. Le pilote n'a aucune visibilité et découvre le tracé - un tunnel, deux passerelles, treize virages, deux sauts, cinq vagues, deux chicanes et une vrille - au fur et à mesure de la descente. Cette activité, « météo-dépendante », devrait être accessible tous les week-ends et tous les jours pendant les congés scolaires à partir de ce samedi 21 décembre.
Y ALLER Tricky Track, piste de luge de la station du Lac Blanc, ouverture le 21 décembre, à 10 h. Tarifs : à partir de 7,50 EUR. Âge minimum : 3 ans. PLUS WEB Notre vidéo sur le site lalsace.fr

 

 
 

HOUSSEN Une piétonne renversée sur un parking et autres faits divers et accidents

Publié dans le panorama le Vendredi 20 décembre 2019 à 06:45:11

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HOUSSEN Une piétonne renversée sur un parking et autres faits divers et accidents

Une piétonne a été percutée par une voiture sur un parking, ce mercredi vers 18 h 15 à Houssen devant l'hypermarché Cora, et plus précisément le magasin CCV. Cette habitante de Biesheim âgée de 44 ans, qui est tombée et s'est ouvert le menton, a été évacuée par les pompiers à l'hôpital Pasteur. D'après les constatations des gendarmes, l'automobiliste, un Colmarien âgé de 74 ans, sortait d'une place de stationnement et ne l'aurait pas vue arriver.
WINTZENHEIM Accident au passage à niveau

Une Fiat Panda a percuté l'arrière d'une Peugeot 208 venant de s'arrêter devant les barrières d'un passage à niveau qui descendaient, ce jeudi vers 12 h 30 sur la RD 417 à La Forge à Wintzenheim dans le sens Colmar - Munster. La conductrice de la Fiat, une habitante de la vallée de Munster âgée d'une trentaine d'années, a indiqué aux gendarmes n'avoir pu éviter la Peugeot, pensant que celle-ci avait le temps de franchir la voie ferrée. Les deux conductrices ont été prises en charge par des ambulances privées pour des examens de contrôle.
COLMAR Une bonbonnedans un cabanon en feu

Les pompiers ont été appelés pour un panache de fumée provenant d'un cabanon en feu, ce jeudi peu avant 14 h à Colmar, rue Grosser Semmpfad dans le quartier des maraîchers. Ils ont pu sortir à temps une bouteille de gaz.
Feu de poubelle

Une poubelle en feu a été éteinte par les pompiers, avenue de Paris à Colmar vers 1 h 15 dans la nuit de mercredi à jeudi.
SAINT-HIPPOLYTE Collision sur la RN 83

Un automobiliste a percuté l'arrière d'une autre voiture à la suite d'un ralentissement, ce jeudi vers 7 h 50 sur la RN 83 à hauteur de Saint-Hippolyte, dans le sens Sélestat - Colmar. Les deux véhicules se sont immobilisés sur la voie de gauche, ce qui a entraîné de forts ralentissements jusqu'à ce qu'ils soient dépannés. Peu avant 10 h, la circulation est quasiment revenue à la normale. Aucun blessé n'est à déplorer.
HORBOURG-WIHR Allumage et rallumage

Un feu allumé dans des détritus a entraîné l'intervention des sapeurs-pompiers mercredi peu avant 19 h, rue de l'Étang à Horbourg-Wihr. Le corps local a déployé une lance et est revenu sur les lieux moins d'une heure plus tard, le feu ayant été rallumé.
VOLGELSHEIM Le potelet électriqueprend feu

Un potelet électrique situé sur le toit d'une maison a pris feu, ce jeudi vers 18 h 30 rue de la Paix à Volgelsheim. Les pompiers sont intervenus.
SAINTE-CROIX-EN-PLAINE Collision

Deux voitures sont entrées en collision, ce jeudi vers 17 h 20 route de Herrlisheim à Sainte-Croix-en-Plaine. Légèrement blessée, une femme de 29 ans a été évacuée par les pompiers à l'hôpital Pasteur.