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politique Mulhouse Lara Million : « Il est temps d'arrêter la gabegie »

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:25:17

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politique Mulhouse
Lara Million : « Il est temps d'arrêter la gabegie »
Candidate aux municipales soutenue par LaREM et Agir-La Droite constructive, Lara Million tire à boulets rouges sur la gestion actuelle des finances de la Ville - une gestion à ses yeux autocratique, opaque, dispendieuse et dépourvue de vision. Le vote du budget primitif, prévu ce jeudi, risque d'être animé.
 

 
Lara Million.
La date n'a pas été choisie au hasard. Le lieu de rendez-vous non plus, d'ailleurs. À 48 heures du vote du budget primitif 2020 de la Ville de Mulhouse, Lara Million reçoit ce mardi la presse locale à son domicile mulhousien, pour les besoins d'un « point presse » dédié aux finances locales. D'une pierre deux coups, en somme : pour la candidate aux municipales (soutenue par La République en marche et Agir-La Droite constructive), il s'agit à la fois de dire tout le mal qu'elle pense de l'actuelle gestion des finances mulhousiennes... Tout en tordant le cou à une vieille rumeur, relancée par certains adversaires, qui voudrait que son « véritable domicile » se trouvât à Sainte-Croix-en-Plaine (« oui, je conserve des attaches familiales là-bas, ainsi qu'à Colmar, mais c'est ma mère qui vit à Sainte-Croix, pas moi ! »).
« Un vrai manquede transparence »

Ce point purgé, Lara Million - vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin déléguée aux finances..., mais aussi formatrice en finances locales pour le compte de l'Association des maires de France (AMF) et le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) -, entre dans le vif du sujet : « Oui, j'ai fait partie de la majorité municipale, mais jamais de l'exécutif, n'ayant jamais été adjointe. Depuis 2014, je dispose uniquement des éléments financiers que l'exécutif municipal veut bien communiquer aux autres élus. Il y a un vrai manque de transparence en la matière ! Tous les choix effectués sont ceux du maire Michèle Lutz, du premier adjoint Jean Rottner et du président du groupe majoritaire Alain Couchot, avec le cabinet - tous membres d'un unique parti, Les Républicains (LR)... Jamais les choix budgétaires de la Ville ne sont discutés, ni "priorisés" de façon collégiale, en équipe. La chambre régionale des comptes l'a bien dit dans son rapport publié en septembre dernier : il y a "nécessité de compléter l'information présentée en matière de dette, de fiscalité et de présentation des investissements " ».
« Com' à outrance et manque de vision »

On aura compris que ce premier reproche porte sur la forme - mais il est véniel en comparaison de la suite : « Depuis le dernier débat d'orientation budgétaire, je me suis plongée dans les chiffres. Résultat : je constate que l'épargne nette de la Ville s'élève à un ou deux millions d'euros par an, au mieux, et notre capacité d'emprunt, à 22 millions par an environ. À côté de cela, quand j'additionne tous les projets dans les cartons, j'arrive à un total de 362 millions d'euros inscrits au Plan pluriannuel d'investissements (PPI) 2019-2024... 362 millions, dont 158,7 millions seulement sont à ce jour financés ! »

« Concrètement, martèle la candidate en insistant sur chaque mot, cela signifie que si l'on veut financer l'ensemble de ce PPI sans recourir à une hausse de la fiscalité locale, ni aggraver notre dette - laquelle s'est déjà accrue de 64 millions en cinq ans, soit 37 % -, cela prendra 17 ou 18 ans - et cela, sans même lancer le moindre nouveau projet ! La seule solution, c'est arrêter cette gabegie financière, la com' à outrance et les dépenses effectuées sans vision, sans cohérence globale... Mais si Jean Rottner et Michèle Lutz étaient de bons gestionnaires, ça se saurait ! On le voit bien avec la Région Grand Est, dont les dépenses de fonctionnement ne cessent aussi d'augmenter, sans aucune plus-value pour nos concitoyens. » Elle va être vivante, cette séance publique du conseil municipal de demain jeudi...
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Lara Million : « Il est temps d'arrêter la gabegie »

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:50:51

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Lara Million : « Il est temps d'arrêter la gabegie »
 

 
 
La date n'a pas été choisie au hasard. Le lieu de rendez-vous non plus, d'ailleurs. À 48 heures du vote du budget primitif 2020 de la Ville de Mulhouse, Lara Million reçoit ce mardi la presse locale à son domicile mulhousien, pour les besoins d'un « point presse » dédié aux finances locales. D'une pierre deux coups, en somme : pour la candidate aux municipales (soutenue par La République en marche et Agir-La Droite constructive), il s'agit à la fois de dire tout le mal qu'elle pense de l'actuelle gestion des finances mulhousiennes... Tout en tordant le cou à une vieille rumeur, relancée par certains adversaires, qui voudrait que son « véritable domicile » se trouvât à Sainte-Croix-en-Plaine (« oui, je conserve des attaches familiales là-bas, ainsi qu'à Colmar, mais c'est ma mère qui vit à Sainte-Croix, pas moi ! »).
« Un vrai manquede transparence »

Ce point purgé, Lara Million - vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin déléguée aux finances..., mais aussi formatrice en finances locales pour le compte de l'Association des maires de France (AMF) et le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) -, entre dans le vif du sujet : « Oui, j'ai fait partie de la majorité municipale, mais jamais de l'exécutif, n'ayant jamais été adjointe durant ce mandat municipal [N.D.L.R. : elle l'a été lors du prédécent, de 2008 à 2014]. Depuis 2014, je dispose donc uniquement des éléments financiers que l'exécutif municipal veut bien communiquer aux autres élus. Il y a un vrai manque de transparence en la matière ! Tous les choix effectués sont ceux du maire Michèle Lutz, du premier adjoint Jean Rottner et du président du groupe majoritaire Alain Couchot, avec le cabinet - tous membres d'un unique parti, Les Républicains (LR)... Jamais les choix budgétaires de la Ville ne sont discutés, ni "priorisés" de façon collégiale, en équipe. La Chambre régionale des comptes l'a bien dit dans son rapport publié en septembre dernier : il y a "nécessité de compléter l'information présentée en matière de dette, de fiscalité et de présentation des investissements " ».
« Com' à outranceet manque de vision »

On aura compris que ce premier reproche porte sur la forme - mais il est véniel en comparaison de la suite : « Depuis le dernier débat d'orientation budgétaire, je me suis plongée dans les chiffres. Résultat : je constate que l'épargne nette de la Ville s'élève à un ou deux millions d'euros par an, au mieux, et notre capacité d'emprunt, à 22 millions par an environ. À côté de cela, quand j'additionne tous les projets dans les cartons, j'arrive à un total de 362 millions d'euros inscrits au Plan pluriannuel d'investissements (PPI) 2019-2024... 362 millions, dont 158,7 millions seulement sont à ce jour financés ! »

« Concrètement, martèle la candidate en insistant sur chaque mot, cela signifie que si l'on veut financer l'ensemble de ce PPI sans recourir à une hausse de la fiscalité locale, ni aggraver notre dette - laquelle s'est déjà accrue de 64 millions en cinq ans, soit 37 % -, cela prendra dix-sept ou dix-huit ans - et cela, sans même lancer le moindre nouveau projet ! La seule solution, c'est arrêter cette gabegie financière, la com' à outrance et les dépenses effectuées sans vision, sans cohérence globale... Mais si Jean Rottner et Michèle Lutz étaient de bons gestionnaires, ça se saurait ! On le voit bien avec la Région Grand Est, dont les dépenses de fonctionnement ne cessent aussi d'augmenter, sans aucune plus-value pour nos concitoyens. »

Elle va être vivante, cette séance publique du conseil municipal de demain jeudi...
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

POLITIQUE  Mulhouse Municipales : Frédéric Marquet annonce qu'il renonce

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:44:11

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POLITIQUE  Mulhouse
Municipales : Frédéric Marquet annonce qu'il renonce
 

 
Frédéric Marquet a envisagé, un temps, de se présenter aux élections municipales à Mulhouse.
Dans un long texte publié sur Facebook, sur la page Mulhouse j'y crois, Frédéric Marquet (manager du commerce à Mulhouse, ancien élu municipal de l'équipe Bockel en 2008 et qui avait brigué le soutien de LaREM en vue des municipales) met les choses au point quant à son éventuelle participation aux élections municipales de mars prochain. Et - trêve de suspense - il annonce qu'il ne s'engage pas.

S'adressant aux membres de l'association, il met les choses au point : « Comme vous le savez, j'ai étudié l'éventualité de me positionner pour les élections municipales de mars prochain ». Il explique aussi pourquoi il a été moins actif, ces derniers temps au sein de Mulhouse j'y crois : « Par principe, par éthique, je n'ai pas voulu que l'on puisse me reprocher [...] d'utiliser la vie de notre association dans cette optique. »

Après avoir redit qu'il avait « essayé de construire une trajectoire qui déboucherait sur une participation réelle à la gouvernance de notre ville en mars prochain », il évoque le point qui fâche et qui l'a fait renoncer : « Vous savez qu'une telle ambition ne peut se construire seul. »

Et de conclure, sur un ton amer : « Je suis obligé de me résoudre à une évidence qui perdure depuis trop longtemps dans le clochemerle politique [...] malgré les belles paroles de renouveau des uns ou des autres : dès lors que vous êtes déterminé à rester droit dans vos bottes, à ne pas risquer de vendre votre âme, à ne pas transiger sur les valeurs fondamentales, vous finissez par déranger, par inquiéter. » [...] « J'étais prêt à remettre en cause les acquis de ma vie professionnelle et donc personnelle. À condition toutefois d'avoir un minimum de chances d'aboutir et de pouvoir emmener avec moi celles et ceux qui partagent notre foi, nos convictions, notre idée de Mulhouse. Or ces conditions n'ont pas pu être réunies. »

Peut-être dans l'idée de prendre date pour de prochaines élections, il note enfin : « D'autres échéances se présenteront certainement dans quelques années. Mais d'ici là nous allons garder notre cap et, comme par le passé, travailler ensemble à la valorisation de Mulhouse ».

 

 
 

 

Mulhouse municipales Frédéric Marquet annonce qu'il renonce

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:15:18

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Mulhouse municipales Frédéric Marquet annonce qu'il renonce
 

 
 
Dans un long texte publié sur Facebook, sur la page Mulhouse j'y crois, Frédéric Marquet, manager du commerce à Mulhouse, ancien élu municipal de l'équipe Bockel en 2008 et qui avait brigué le soutien de LaREM en vue des municipales de mars prochain, met les choses au point quant à son éventuelle participation aux élections municipales de mars prochain. Et - trêve de suspense - il annonce qu'il ne s'engage pas.

S'adressant aux membres de l'association, il souligne : « Comme vous le savez, j'ai étudié l'éventualité de me positionner pour les élections municipales de mars prochain. » Il explique aussi pourquoi il a été moins actif, ces derniers temps au sein de Mulhouse j'y crois : « Par principe, par éthique, je n'ai pas voulu que l'on puisse me reprocher [...] d'utiliser la vie de notre association dans cette optique. »

Après avoir redit qu'il avait « essayé de construire une trajectoire qui déboucherait sur une participation réelle à la gouvernance de notre ville en mars prochain », il évoque le point qui fâche et qui l'a fait renoncer : « Vous savez qu'une telle ambition ne peut se construire seul. »

Et de conclure, avec un soupçon d'amertume : « Je suis obligé de me résoudre à une évidence qui perdure depuis trop longtemps dans le Clochemerle politique [...] malgré les belles paroles de renouveau des uns ou des autres : dès lors que vous êtes déterminé à rester droit dans vos bottes, à ne pas risquer de vendre votre âme, à ne pas transiger sur les valeurs fondamentales, vous finissez par déranger, par inquiéter. » [...] « J'étais prêt à remettre en cause les acquis de ma vie professionnelle et donc personnelle. À condition toutefois d'avoir un minimum de chances d'aboutir et de pouvoir emmener avec moi celles et ceux qui partagent notre foi, nos convictions, notre idée de Mulhouse. Or ces conditions n'ont pas pu être réunies. »

Peut-être dans l'idée de prendre date pour de prochaines élections, il note enfin : « D'autres échéances se présenteront certainement dans quelques années. Mais d'ici là, nous allons garder notre cap et, comme par le passé, travailler ensemble à la valorisation de Mulhouse ».
É.C.

Conseil municipal  Orientations budgétaires L'opposition à la manoeuvre

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:51:09

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Conseil municipal  Orientations budgétaires
L'opposition à la manoeuvre
Gilbert Meyer a vanté les « marges de manoeuvre » financières qu'il laisse à Colmar, lundi soir au conseil municipal, lors des orientations budgétaires. L'opposition s'en est donné à coeur joie pour faire mentir les chiffres.
 

 
Frédéric Hilbert comme Yavuz Yildiz ont déploré le manque de moyens humains consacrés au centre Europe, pourtant rénové à grands frais en 2014.
Gilbert Meyer a présenté lundi soir au conseil les dernières orientations budgétaires de la mandature. Elles s'inscrivent sans surprise « dans la continuité de la rigueur de gestion » revendiquée par la majorité colmarienne (lire les chiffres). « Les perspectives pour 2020 sont excellentes », assure le maire. Il relève notamment que Colmar fait « beaucoup mieux que le contrat de confiance » imposé par l'État, qui plafonne la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an : « La marge de manoeuvre constatée au dernier budget supplémentaire était de 3,3 % », indique Gilbert Meyer. Fin 2019, elle devrait atteindre 3,1 %, précise le rapport.

« Des marges de manoeuvre, pour faire quoi, et à quel prix ? », interroge Frédéric Hilbert. L'écologiste se demande ce que représentent concrètement ces économies : « Derrière, ce sont des Atsem qui passent à 80 %, un centre socioculturel qui manque d'effectif et qui ferme à 18 h le samedi, un conservatoire et une maîtrise sans direction... La marge de manoeuvre, c'est le service aux Colmariens. »

Au sein même de la majorité, Yavuz Yildiz ne dit pas autre chose, déplorant lui aussi la baisse de nombre d'animateurs au centre Europe, qui induit selon lui « une baisse de la fréquentation ». « N'est-il pas possible d'utiliser une partie de cette épargne pour aider davantage nos concitoyens, réduire les inégalités et améliorer, là où c'est nécessaire, le service public ? »
« Comme si on comparaît une pâtisserieet des saucisses »

Que faire de ces marges de manoeuvre ? « Ce sera au futur conseil d'en décider », évacue Gilbert Meyer. Un peu court pour Tristan Denéchaud : « Ce n'est pas responsable, fustige l'élu MoDem. Si vous avez vraiment confiance dans le résultat des prochaines élections, posez des jalons... »

Victorine Valentin, elle, s'en prend aux sempiternelles comparaisons déclinées par le maire, notamment avec Cannes cette fois, où les charges de personnel par habitant représentent le double de Colmar. « On peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres », affirme l'élue socialiste, contre-exemples à l'appui : « A Cannes, la taxe foncière est plus faible qu'à Colmar. La mairie représente 2 200 emplois, dont 165 dans le médico-social ou 50 îlotiers à pied ou à VTT. Les dépenses d'investissement sont trois fois plus élevées qu'à Colmar, la capacité de désendettement aussi bonne qu'ici. »

Gilbert Meyer ne goûte guère ce contre-pied. « La valeur locative moyenne d'un logement à Cannes est de 5 600 EUR contre 2 800 EUR à Colmar. C'est normal que Cannes ait davantage les moyens d'investir. C'est comme si on comparaît une pâtisserie et des saucisses. Il faut comparer ce qui est comparable », assène le maire, sûr de lui. Victorine Valentin est ravie d'avoir pris le maire à son propre jeu : « Vous venez de faire la démonstration que nous voulions : on ne peut pas comparer Cannes et Colmar. »
Clément TONNOT

 

 
 

 

Colmar Conseil municipal L'opposition à la manoeuvre

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:06:42

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Colmar Conseil municipal  L'opposition à la manoeuvre
 

 
Frédéric Hilbert comme Yavuz Yildiz ont déploré le manque de moyens humains consacrés au centre Europe, pourtant rénové à grands frais en 2014. Archive L'Alsace/Vanessa Meyer
Gilbert Meyer a présenté lundi soir au conseil les dernières orientations budgétaires de la mandature. Elles s'inscrivent sans surprise « dans la continuité de la rigueur de gestion » revendiquée par la majorité colmarienne (lire les chiffres). « Les perspectives pour 2020 sont excellentes », assure le maire. Il relève notamment que Colmar fait « beaucoup mieux que le contrat de confiance » imposé par l'État, qui plafonne la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an : « La marge de manoeuvre constatée au dernier budget supplémentaire était de 3,3 % », indique Gilbert Meyer. Fin 2019, elle devrait atteindre 3,1 %, précise le rapport.

« Des marges de manoeuvre, pour faire quoi, et à quel prix ? », interroge Frédéric Hilbert. L'écologiste se demande ce que représentent concrètement ces économies : « Derrière, ce sont des Atsem qui passent à 80 %, un centre socioculturel qui manque d'effectif et qui ferme à 18 h le samedi, un conservatoire et une maîtrise sans direction... La marge de manoeuvre, c'est le service aux Colmariens. »

Au sein même de la majorité, Yavuz Yildiz ne dit pas autre chose, déplorant lui aussi la baisse de nombre d'animateurs au centre Europe, qui induit selon lui « une baisse de la fréquentation ». « N'est-il pas possible d'utiliser une partie de cette épargne pour aider davantage nos concitoyens, réduire les inégalités et améliorer, là où c'est nécessaire, le service public ? »
« Comme si on comparait une pâtisserie et des saucisses »

Que faire de ces marges de manoeuvre ? « Ce sera au futur conseil d'en décider », évacue Gilbert Meyer. Un peu court pour Tristan Denéchaud : « Ce n'est pas responsable, fustige l'élu MoDem. Si vous avez vraiment confiance dans le résultat des prochaines élections, posez des jalons... »

Victorine Valentin, elle, s'en prend aux sempiternelles comparaisons déclinées par le maire, notamment avec Cannes cette fois, où les charges de personnel par habitant représentent le double de Colmar. « On peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres », affirme l'élue socialiste, contre-exemples à l'appui : « A Cannes, la taxe foncière est plus faible qu'à Colmar. La mairie représente 2200 emplois, dont 165 dans le médico-social ou 50 îlotiers à pied ou à VTT. Les dépenses d'investissement sont trois fois plus élevées qu'à Colmar, la capacité de désendettement aussi bonne qu'ici. »

Gilbert Meyer ne goûte guère ce contre-pied. « La valeur locative moyenne d'un logement à Cannes est de 5 600 EUR contre 2800 EUR à Colmar. C'est normal que Cannes ait davantage les moyens d'investir. C'est comme si on comparaît une pâtisserie et des saucisses. Il faut comparer ce qui est comparable », assène le maire, sûr de lui. Victorine Valentin est ravie d'avoir pris le maire à son propre jeu : « Vous venez de faire la démonstration que nous voulions : on ne peut pas comparer Cannes et Colmar. »
Clément TONNOT

 

 
 

Colmar Les adieux apaisés de Victorine Valentin

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:05:34

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Colmar  Les adieux apaisés de Victorine Valentin
 

 
Dernière séance pour l'élue socialiste. Photo L'Alsace H.K
Pour Victorine Valentin, cette séance était la dernière. Après 12 ans passés au conseil municipal, l'élue d'opposition d'Un nouvel élan à Colmar a choisi de passer la main. Elle ne sera pas présente à la prochaine séance, mais continuera à remplir ses obligations jusqu'aux élections. « L'engagement politique ne devrait obéir qu'à un idéal de bien, de beau, de justice... et même d'absolu. Malheureusement, la réalité est qu'il faut accepter des compromis, voire des compromissions pour accéder à l'autorité politique ».

La conseillère socialiste n'est pas amère, bien au contraire. Elle dit avoir beaucoup appris lors de ces 2 mandats (et de celui de conseillère régionale), découvrant les « ressorts qui animent la comédie humaine qui se joue sur ces scènes-là ». Elle remercie ses colistiers, les électeurs colmariens, le personnel municipal, tous ceux qu'elle a côtoyés « qui ne sont pas forcément ceux qui sont le plus haut dans l'organigramme ». Avec le recul, elle repense à ses interventions parfois chahutées. « Je me suis amusée (enfin, pas toujours) de nos échanges parfois rugueux, parfois nerveux et des réponses parfois caustiques et enrobées d'acide, mais parfois également d'humour et d'attention ». Gilbert Meyer le reconnaît. « Vous avez travaillé les dossiers. Il se trouve qu'on n'est pas toujours du même avis, mais c'est le lot de la démocratie ». Il lui souhaite de bien profiter d'« un horizon autre que l'horizon politique. Nous avons démontré que nos débats ont toujours été tenus dans le respect des autres. Même s'il y a eu quelques débordements, ils n'étaient pas méchants ».

Grand Est  Sondage de notoriété 54 % des habitants ont une « bonne opinion » de Jean Rottner

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:36:16

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Grand Est  Sondage de notoriété
54 % des habitants ont une « bonne opinion » de Jean Rottner
Selon un récent sondage (*), 85% des habitants du Grand Est connaissent le nom de leur région et 70 % d'entre eux y sont « attachés ». La notoriété de Jean Rottner est faible (16 %) et les citoyens du Grand Est sont les moins enclins à renforcer les pouvoirs de la région (40 %).
 

 
Le nom de Jean Rottner est encore méconnu dans sa région Grand Est.
Pour conclure les débats budgétaires les 12 et 13 décembre à Metz, Jean Rottner a évoqué les chiffres d'un sondage tout chaud. « 85 % des habitants de notre région s'identifient à leur région Grand Est. 70 % d'entre eux y sont attachés », a indiqué le président en expliquant qu'« un Français sur deux considère qu'il faut donner plus de pouvoir aux Régions ». Il s'agissait pour lui de dessiner une perspective positive, à l'issue de deux jours intenses et de bien démarrer l'année 2020.

Il s'agit précisément du sondage réalisé par Harris Interactive pour Le Figaro et Régions Magazine, rendu public le samedi 14 décembre. Et que dit-il exactement ? Que 85 % des habitants du Grand Est connaissent « spontanément » le nom de leur région administrative. Seules la Bretagne, l'Occitanie et les Pays de la Loire font mieux. Que 70 % d'entre eux se disent « personnellement attachés » à leur région Grand Est. Dans ce domaine, le Grand Est affiche un léger retard sur la moyenne nationale, et figure dans le tiers inférieur du classement.
« Notre notoriété doit encore progresser »

Si 35 % des Français disent connaître le nom du président de leur région « sans commettre d'erreur », ce chiffre chute à 15 % pour la Bretagne et à 16 % pour le Grand Est. Mais 54 % des habitants du Grand Est qui identifient spontanément Jean Rottner en ont « une bonne opinion ». Sur ce critère, l'ancien maire de Mulhouse se retrouve sur le podium avec Xavier Bertrand (Hauts-de-France, 74 %) et Alain Rousset (Nuvelle-Aquitaine, 66 %).

Si 47 % des Français souhaitent « augmenter les pouvoirs des régions », ce chiffre descend à 41 % chez les habitants de la région Grand Est qui se retrouve dernière du classement. Y aurait-il un effet alsacien ?

Centrée sur la notoriété du nom et du président des régions administratives, et sur les attentes des Français en matière de compétences des conseils régionaux, cette étude est très contrastée. « Ça ne veut pas dire que c'est le grand amour. Ça ne veut pas dire que nos concitoyens y comprennent tout au quotidien », a remarqué Jean Rottner dans sa conclusion. « Nous avons encore beaucoup d'efforts à faire. Notre notoriété doit encore progresser. Mais comptez sur moi, elle progressera. »
La guerre des sondages

Si Jean Rottner s'est saisi de ce sondage, c'est pour répondre indirectement à l'argument récurrent du groupe Alsace et Territoires qui fonde sa légitimité politique sur les études d'opinion démontrant que 80 % des sondés souhaitent un retour à une Région Alsace.

Quelques minutes plus tôt, c'est le Sundgauvien de la majorité régionale, Laurent Wendlinger, qui se moquait des chiffres brandis par ses opposants alsaciens. « Je ne souhaite pas analyser de pseudo-sondages », a-t-il répondu à Georges Schuler (Alsace et Territoire), avant de citer Jacques Chirac qui prétendait que « la statistique est toujours la troisième forme du mensonge ». Sauf quand elle va dans le sens souhaité, bien entendu. Bref, les sondages n'ont pas fini de voler en escadrille.
Franck BUCHY (*) Enquête réalisée en ligne, du 24 au 31 octobre auprès d'un échantillon de 3 011 personnes représentatif des Français de plus de 18 ans (méthode des quotas).

(*) Enquête réalisée en ligne, du 24 au 31 octobre auprès d'un échantillon de 3 011 personnes représentatif des Français de plus de 18 ans (méthode des quotas).

 
 

 

54 % des habitants ont une « bonne opinion » de Jean Rottner

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:03:22

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54 % des habitants ont une « bonne opinion » de Jean Rottner
 

 
Le nom de Jean Rottner est encore méconnu dans sa région Grand Est. Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
Pour conclure les débats budgétaires les 12 et 13 décembre à Metz, Jean Rottner a évoqué les chiffres d'un sondage tout chaud. « 85 % des habitants de notre région s'identifient à leur région Grand Est. 70 % d'entre eux y sont attachés », a indiqué le président en expliquant qu'« un Français sur deux considère qu'il faut donner plus de pouvoir aux régions ». Il s'agissait pour lui de dessiner une perspective positive, à l'issue de deux jours intenses et de bien démarrer l'année 2020.

Il s'agit précisément du sondage (*) réalisé par Harris Interactive pour Le Figaro et Régions Magazine, rendu public le samedi 14 décembre. Et que dit-il exactement ? Que 85 % des habitants du Grand Est connaissent « spontanément » le nom de leur région administrative. Seules la Bretagne, l'Occitanie et les Pays de la Loire font mieux. Que 70 % d'entre eux se disent « personnellement attachés » à leur région Grand Est. Dans ce domaine, le Grand Est affiche un léger retard sur la moyenne nationale, et figure dans le tiers inférieur du classement.

Si 35 % des Français disent connaître le nom du président de leur région « sans commettre d'erreur », ce chiffre chute à 15 % pour la Bretagne et à 16 % pour le Grand Est. Mais 54 % des habitants du Grand Est qui identifient spontanément Jean Rottner en ont « une bonne opinion ». Sur ce critère, l'ancien maire de Mulhouse se retrouve sur le podium avec Xavier Bertrand (74 %) et Alain Rousset (66 %).
« Notre notoriété doit encore progresser »

Si 47 % des Français souhaitent « augmenter les pouvoirs des régions », ce chiffre descend à 41 % chez les habitants de la région Grand Est qui se retrouve dernière du classement. Y aurait-il un effet alsacien ?

Centrée sur la notoriété du nom et du président des régions administrative, et sur les attentes des Français en matière de compétences des conseils régionaux, cette étude est très contrastée. « Ça ne veut pas dire que c'est le grand amour. Ça ne veut pas dire que nos concitoyens y comprennent tout au quotidien », a remarqué Jean Rottner dans sa conclusion. « Nous avons encore beaucoup d'efforts à faire. Notre notoriété doit encore progresser. Mais comptez sur moi, elle progressera. »
La guerre des sondages

Si Jean Rottner s'est saisi de ce sondage, c'est pour répondre indirectement à l'argument récurrent du groupe Alsace et Territoires qui fonde sa légitimité politique sur les études d'opinion démontrant que 80 % des sondés souhaitent un retour à une région Alsace.

Quelques minutes plus tôt, c'est le Sundgauvien de la majorité régionale, Laurent Wendlinger, qui se moquait des chiffres brandis par ses opposants alsaciens. « Je ne souhaite pas analyser de pseudo-sondages », a-t-il répondu à Georges Schuler (Alsace et Territoire), avant de citer Jacques Chirac qui prétendait que « la statistique est toujours la troisième forme du mensonge ». Sauf quand elle va dans le sens souhaité, bien entendu. Bref, les sondages n'ont pas fini de voler en escadrille.
Franck BUCHY (*) Enquête réalisée en ligne, du 24 au 31 octobre auprès d'un échantillon de 3 011 personnes représentatif des Français de plus de 18 ans (méthode des quotas).

 

 
 

Kingersheim  Élections municipales Laurent Riche, officiellement candidat

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:41:29

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Kingersheim  Élections municipales
Laurent Riche, officiellement candidat
L'adjoint aux finances (efficacité et sobriété budgétaire), à l'efficience des politiques publiques locales et à l'animation du pôle de transition écologique et énergétique a déclaré officiellement qu'il conduira la liste de la majorité sortante, Jo Spiegel ayant annoncé qu'il ne se représentait pas.
 

 
Laurent Riche conduira la liste de la majorité municipale sortante en mars prochain à Kingersheim.
Âgé de 55 ans, marié, trois enfants au sein d'une famille recomposée, Laurent Riche a fait toute sa carrière professionnelle au sein du groupe France Télécom/Orange. « J'ai une formation de technicien à la base et j'ai commencé sur le terrain à 19 ans. Je me suis orienté plus tard vers le management, le contrôle de gestion et les relations sociales. »

Né dans la région parisienne, il est venu s'installer en Alsace pour le travail au début des années quatre-vingt-dix, « à Kingersheim par hasard, parce que je me déplaçais beaucoup et que c'était près d'un aéroport... » Très vite, il fait la connaissance du maire Jo Spiegel. « Je me suis toujours intéressé à la chose publique. » Laurent Riche avait adhéré à l'époque au PS, « une adhésion de conviction, pour être dans une structure où débattre », mais il n'y est plus ces dernières années. Sa liste aux élections municipales de mars prochain sera « sans étiquette » mais « avec des gens qui se revendiquent progressistes ».

C'est lors des municipales de 2001 que le maire de Kingersheim le sollicite pour figurer sur sa liste. « Je pensais être un simple conseiller municipal, je me suis retrouvé avec une double délégation, les finances et la culture. Je suis monté dans un bateau avec un maire emblématique qui fonce, prend des risques. C'est une belle expérience ! »

Depuis, Laurent Riche poursuit son engagement politique à Kingersheim, en 2008 puis 2014, avec, au cours de ce dernier mandat, une délégation plus transversale sur « l'efficience des politiques publiques locales ». « Jo Spiegel voulait que je sois au coeur de tous les projets. Il avait annoncé en 2014 que s'il était réélu, ce serait son dernier mandat. Il fait ce qu'il a dit. Cette mission transversale était une manière de préparer le terrain. Il m'a laissé toute la place, tout en restant le patron. »
Une liste à moitié renouvelée

Laurent Riche a bouclé sa liste l'été dernier. L'équipe sortante est à moitié renouvelée et globalement rajeunie (une moyenne d'âge inférieure à 50 ans). Laurent Riche revendique une continuité par rapport au maire sortant et annonce ses trois axes fondamentaux : « la question de l'éducation et de la citoyenneté ; la transition écologique et énergétique où il faut qu'on avance plus ; la question de la participation des habitants. Nous devons réfléchir, comment susciter des nouvelles vocations. »

Ce qui le différencie de Jo Spiegel ? « Ce qui nous réunit, c'est la question du sens, des valeurs. De par mon parcours, je suis peut-être plus pragmatique, moins dans le concept, la formulation. Si nous sommes élus, nous garderons bien sûr la dynamique de la ville. L'enjeu est de continuer à ne pas faire de la commune une ville-dortoir. Continuer à travailler le développement durable, la proximité des services municipaux, c'est une attente forte des habitants. »
Frédérique MEICHLER

 

 
 

 

Kingersheim Laurent Riche officiellement candidat

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:09:51

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Kingersheim Laurent Riche officiellement candidat
 

 
Laurent Riche conduira la liste de la majorité municipale sortante en mars prochain à Kingersheim. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Âgé de 55 ans, marié, trois enfants au sein d'une famille recomposée, Laurent Riche a fait toute sa carrière professionnelle au sein du groupe France Télécom/Orange. « J'ai une formation de technicien à la base et j'ai commencé sur le terrain à 19 ans. Je me suis orienté plus tard vers le management, le contrôle de gestion et les relations sociales. »

Né dans la région parisienne, il est venu s'installer en Alsace pour le travail au début des années quatre-vingt-dix, « à Kingersheim par hasard, parce que je me déplaçais beaucoup et que c'était près d'un aéroport... » Très vite, il fait la connaissance du maire Jo Spiegel. « Je me suis toujours intéressé à la chose publique. » Laurent Riche avait adhéré à l'époque au PS, « une adhésion de conviction, pour être dans une structure où débattre », mais il n'y est plus ces dernières années. Sa liste aux élections municipales de mars prochain sera « sans étiquette » mais « avec des gens qui se revendiquent progressistes ».

C'est lors des municipales de 2001 que le maire de Kingersheim le sollicite pour figurer sur sa liste. « Je pensais être un simple conseiller municipal, je me suis retrouvé avec une double délégation, les finances et la culture. Je suis monté dans un bateau avec un maire emblématique qui fonce, prend des risques. C'est une belle expérience ! »

Depuis, Laurent Riche poursuit son engagement politique à Kingersheim, en 2008 puis 2014, avec, au cours de ce dernier mandat, une délégation plus transversale sur « l'efficience des politiques publiques locales ». « Jo Spiegel voulait que je sois au coeur de tous les projets. Il avait annoncé en 2014 que s'il était réélu, ce serait son dernier mandat. Il fait ce qu'il a dit. Cette mission transversale était une manière de préparer le terrain. Il m'a laissé toute la place, tout en restant le patron. »
Une liste à moitié renouvelée

Laurent Riche a bouclé sa liste l'été dernier. L'équipe sortante est à moitié renouvelée et globalement rajeunie (une moyenne d'âge inférieure à 50 ans). Laurent Riche revendique une continuité par rapport au maire sortant et annonce ses trois axes fondamentaux : « la question de l'éducation et de la citoyenneté ; la transition écologique et énergétique où il faut qu'on avance plus ; la question de la participation des habitants. Nous devons réfléchir, comment susciter des nouvelles vocations. »

Ce qui le différencie de Jo Spiegel ? « Ce qui nous réunit, c'est la question du sens, des valeurs. De par mon parcours, je suis peut-être plus pragmatique, moins dans le concept, la formulation. Si nous sommes élus, nous garderons bien sûr la dynamique de la ville. L'enjeu est de continuer à ne pas faire de la commune une ville-dortoir. Continuer à travailler le développement durable, la proximité des services municipaux, c'est une attente forte des habitants. »
Frédérique MEICHLER

 

 
 

Social Mobilisation contre la réforme des retraites La rue augmente la pression

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:33:29

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Social Mobilisation contre la réforme des retraites
La rue augmente la pression
Du nord au sud de l'Alsace, en petits comités ou en cortèges massifs, plus de 15 000 personnes ont protesté contre la réforme des retraites ce mardi 17 décembre. La mobilisation, qui a enregistré le renfort de la CFDT, a dépassé celle de la journée inaugurale du 5 décembre.
 

 
La quasi-totalité des organisations syndicales et des partis politiques de gauche, une cohorte de catégories sociales et professionnelles représentées : le cortège strasbourgeois a ratissé très large.
Un cortège « doublé », et une mobilisation sérieusement regonflée. Ce mardi 17 décembre, la troisième manifestation interprofessionnelle organisée à Strasbourg contre le projet de réforme des retraites a rassemblé près de 10 000 personnes (5 000 selon la police, 10 000 à 12 000 selon les organisateurs). Si l'on ajoute les quelque 5 000 manifestants mulhousiens et la brochette d'autres actions locales (lire l'encadré), le message des Alsaciens est on ne peut plus clair : ici comme partout en France, la réforme voulue par le gouvernement voit grossir le nombre de ses opposants.
« Désormais, c'est clair : les gens se rendent bien compte qu'ils seront perdants »

Jeudi 5 décembre, la première journée interprofessionnelle avait mobilisé environ 12 000 personnes entre Haut et Bas-Rhin, charriant une marée déjà historique de 10 000 manifestants dans les rues de la capitale alsacienne. Depuis, l'intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires-CNT bas-rhinoise a veillé à entretenir la dynamique à Strasbourg, en remettant le couvert mardi 10 décembre (4 000 personnes), jeudi 12 décembre, ainsi qu'en s'associant à l'acte 56 des gilets jaunes samedi 7 décembre et à l'acte 57 samedi 14 décembre.

Ces journées intermédiaires n'étaient que le prélude au vrai test de ce mardi. « Au départ, tout était flou, les gens étaient inquiets parce qu'ils ne savaient pas trop ce qui allait leur tomber dessus, rembobine Jacky Wagner, le secrétaire général de la CGT 67. Désormais, c'est clair : ils se rendent bien compte qu'ils seront perdants. »

Dans l'intervalle en effet, la grève des transports n'a pas faibli -- et menace désormais de perturber les fêtes de fin d'année --, le « Monsieur retraites » du gouvernement, Jean-Paul Delevoye, a été contraint à la démission, et, surtout, les modalités de la réforme, précisées par le Premier ministre Édouard Philippe, n'ont pas convaincu.
Le fond et la forme

Bien au contraire : elles ont convaincu les syndicats réformistes, pourtant favorables au système universel, à entrer dans la danse. Dans le Bas-Rhin, la CFTC et la CFE-CGC avaient rejoint le mouvement dès le 5 décembre. Elles ont à nouveau refermé le cortège principal des opposants purs et simples à la retraite par points, auquel l'Unsa a également fourni un solide contingent.

L'impressionnant cortège strasbourgeois a défilé pendant deux heures et demie de la place de-Lattre-de-Tassigny (place de la Bourse) au campus central de l'Esplanade. Photo DNA /Laurent RÉA

En tête du cortège, les cheminots ont fourni un important contingent de manifestants. Photo DNA /Laurent RÉA

Les fonctionnaires et les enseignants sont également venus en nombre. Photo DNA /Laurent RÉA

Que ce soit sur le fond (le plus souvent) ou sur la forme (plus rarement), la retraite par points voulue par le gouvernement ne fait pas l'unanimité. Photo DNA /Laurent RÉA

Mais ce mardi, un dernier wagon s'est accroché au train strasbourgeois : celui de la CFDT. La bannière derrière laquelle ont défilé ses quelque 300 militants le précisait clairement : le syndicat circonscrit ses revendications au retrait du fameux âge pivot (qui imposerait un malus à ceux qui partiraient à la retraite avant 64 ans), mais elle a tout de même rejoint le mouvement.

Qui ratisse désormais très large : la quasi-totalité des organisations syndicales et des partis de gauche, des cheminots, des enseignants, fonctionnaires, étudiants, lycéens, retraités, ouvriers, professionnels de la santé, des médias, du secteur culturel et socioculturel, des surveillants pénitentiaires... Plus nombreuse et plus diversifiée, la foule des opposants à la réforme -- sur le fond ou sur la forme -- a clairement remis la pression sur le gouvernement.
Florian HABY

 

 
 

 

Grèves La pression monte en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:16:31

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Grèves La pression monte en Alsace
 

 
La quasi-totalité des organisations syndicales et des partis politiques de gauche, une cohorte de catégories sociales et professionnelles représentées : le cortège strasbourgeois a ratissé très large. Photo DNA /Laurent RÉA
La troisième manifestation interprofessionnelle organisée à Strasbourg contre le projet de réforme des retraites a rassemblé, ce mardi, près de 10 000 personnes (5 000 selon la police, 10 000 à 12 000 selon les organisateurs). Si l'on ajoute les quelque 5000 manifestants mulhousiens et la brochette d'autres actions locales, le message des Alsaciens est on ne peut plus clair : ici comme partout en France, la réforme voulue par le gouvernement voit grossir le nombre de ses opposants.

Depuis la première mobilisation du 5 décembre, les syndicats réformistes, pourtant favorables au système universel, sont entrés dans la danse. Dans le Bas-Rhin, la CFTC et la CFE-CGC avaient rejoint le mouvement dès le 5 décembre. Elles ont à nouveau refermé le cortège principal des opposants purs et simples à la retraite par points, auquel l'Unsa a également fourni un solide contingent.

L'impressionnant cortège strasbourgeois a défilé pendant deux heures et demie de la place de-Lattre-de-Tassigny (place de la Bourse) au campus central de l'Esplanade. Photo DNA /Laurent RÉA

En tête du cortège, les cheminots ont fourni un important contingent de manifestants. Photo DNA /Laurent RÉA

Les fonctionnaires et les enseignants sont également venus en nombre. Photo DNA /Laurent RÉA

Que ce soit sur le fond (le plus souvent) ou sur la forme (plus rarement), la retraite par points voulue par le gouvernement ne fait pas l'unanimité. Photo DNA /Laurent RÉA

Mais ce mardi, un dernier wagon s'est accroché au train strasbourgeois : celui de la CFDT. La bannière derrière laquelle ont défilé ses quelque 300 militants le précisait clairement : le syndicat circonscrit ses revendications au retrait du fameux âge pivot (qui imposerait un malus à ceux qui partiraient à la retraite avant 64 ans), mais elle a tout de même rejoint le mouvement.

Qui ratisse désormais très large : la quasi-totalité des organisations syndicales et des partis de gauche, des cheminots, des enseignants, fonctionnaires, étudiants, lycéens, retraités, ouvriers, professionnels de la santé, des médias, du secteur culturel et socio-culturel, des surveillants pénitentiaires... Plus nombreuse et plus diversifiée, la foule des opposants à la réforme -- sur le fond ou sur la forme -- a clairement remis la pression sur le gouvernement.
F.H.

 

 
 

Mulhouse  Réforme des retraites De 2 à 7000 manifestants au centre-ville

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:32:07

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Mulhouse  Réforme des retraites
De 2 à 7000 manifestants au centre-ville
 

 
Rue des Bonnes Gens, ils et elles sont des milliers.
Une nouvelle manifestation intersyndicale, à l'appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de FO et de la CNT, a lieu ce mardi à Mulhouse. Les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, UNSA, FAGE) ont rejoint la contestation après les annonces d'Édouard Philippe sur l'âge d'équilibre.

Selon les dernières estimations (celles de la CGT), 7500 personnes auraient défilé hier après-midi, entre 13h30 et 16h contre la réforme des retraites, depuis la Place de la Bourse et en passant par la Porte de Bâle, le Musée de l'Impression sur Etoffes, le pont de Riedisheim et celui d'Altkirch.

La Police, quant à elle, suggérait 2000 manifestants, et des observateurs neutres 4000 personnes.

A noter que pour la première fois, des avocats se sont joints au rassemblement.

 

 
 

 

5000 manifestants à Mulhouse

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:32:25

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5000 manifestants à Mulhouse
 

 
Plus de 5000 personnes ont manifesté à Mulhouse ce mardi. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
« Elle est magnifique cette manif ! » Ce cri du coeur, venu d'un manifestant qui regardait passer le cortège boulevard Wallach, derrière la gare de Mulhouse, reflète le succès de la mobilisation contre la réforme des retraites, ce mardi dans la cité du Bollwerk. Il fallait quinze minutes à un observateur immobile pour voir l'ensemble de la manifestation.

Le 5 décembre, les syndicats se félicitaient déjà de l'ampleur du mouvement. Ce mardi, il était encore plus grand. Les forces de l'ordre parlaient de 3 000 personnes dès le début d'après-midi au lieu des 1 600 d'il y a dix jours. Quant aux organisateurs, s'ils restaient prudents, toujours en début de la mobilisation, ils annonçaient une heure plus tard 7 500 personnes dans le cortège. Un regard plus neutre pouvait, sans se tromper, parler de 5000 manifestants.
« On ne nous écoute pas »

En plus des syndicats déjà présents lors des précédentes mobilisations, la CFDT et la CFE-CGC se sont joints à la manifestation. C'est « l'âge pivot » qui a décidé ceux qui restaient jusqu'à présent plus modérés. Les avocats étaient également dans le cortège. « On ne nous écoute pas », commente le bâtonnier Jean-Luc Vonfelt. « Le gouvernement veut supprimer notre caisse autonome qui fait preuve de solidarité envers l'ensemble des avocats mais également pour d'autres caisses. La réforme entraînerait un doublement de nos cotisations et une diminution d'un tiers de nos pensions. »

Parmi les membres de l'Unsa hospitalier, l'écart est considéré comme trop grand entre l'âge actuel de départ en retraite pour ceux dont la pénibilité est reconnue et ce que prévoit la réforme. « Certains passeraient de 57 ans à 64 ans alors que la pénibilité de leur travail va plutôt en augmentant. »

Pour Pascal Krafft, responsable CFTC Peugeot Mulhouse, et Nordine Lachi, délégué syndical, il faut aussi pointer l'injustice d'un départ à la retraite à 64 ans pour tous. « Dans la métallurgie, certains ont commencé à travailler à 16 ans. Mais l'âge de départ est le même. Ce ne sont pas les régimes spéciaux le problème. Tout le monde va être pénalisé par la réforme. »
Les gilets jaunes terminent en tête de cortège

Parti vers 14 h du square de la Bourse, le cortège a emprunté un parcours inédit en se dirigeant vers la porte de Bâle, le Musée de l'impression sur étoffes, le pont de Riedisheim, le boulevard Wallach, le pont d'Altkirch, la place de la Paix et, après un tour du bâtiment annulaire, un retour vers son point de départ. Ce long défilé de plus de deux heures s'est terminé avec un changement en tête de cortège. La délégation des gilets jaunes, plus structurée que lors des précédents rendez-vous, a en effet doublé les représentants syndicaux pour la fin de la manifestation.

Quant à la suite du mouvement, il reste incertain. « Nous nous trouvons devant le mur des fêtes de Noël. Ça sera compliqué de rester mobilisé », note Arnaud Anthoine, secrétaire général de la CGT du Haut-Rhin. « Mais certains parlent déjà de reprendre après le Nouvel An. »
Isabelle LAINÉ

 

 
 

AVOCATS Projet de réforme des retraites Ils défendent leur caisse

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:32:43

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AVOCATS Projet de réforme des retraites
Ils défendent leur caisse
Les avocats en grève mardi ne veulent pas d'un régime universel autrement plus coûteux, autrement moins rémunérateur que leur caisse.
 

 
Les affaires ont été renvoyées mardi au tribunal correctionnel ou à la cour d'appel, les avocats du barreau de Colmar reconduisant le mouvement de contestation. Ils veulent que soit définitivement renvoyé le projet de réforme des retraites. Sur une chaîne du service public, un de leurs confrères a même lancé au gouvernement : « Foutez-nous la paix ! » Une injonction qui résume la position d'une corporation gérant son régime de retraite, qui « ne coûte pas un centime au contribuable », appuie le bâtonnier Wetzel.

Le régime autonome prospère depuis la fin de la guerre et joue la solidarité : « La retraite de base est identique pour tout le monde (ndlr 1 460 euros) ». Il verse aussi chaque année 90 millions au régime général. Et selon leurs calculs, le projet de réforme causerait un lourd préjudice aux avocats : « Un avocat déclarant 24 000 euros par an verrait ses cotisations augmenter de plus de 80 % pour une pension qui elle fondrait de plus de 32 % ! », détaille Joseph Wetzel qui déplore « l'improvisation » gouvernementale.

Avec un revenu annuel de 40 000 euros, les cotisations exploseraient à plus de 115 %, la pension n'augmentant pas plus d'1 %. Le bâtonnier se défend aussi contre les vieilles accusations : « Il faut en terminer avec l'idée que les avocats sont des nantis ». Le revenu médian de la profession s'établit à 43 000 euros. « 30 % de nos confrères ne gagnent pas plus de 2 000 euros par mois », rappelle Me Rebmann, prochain bâtonnier.
Cinq cotisants pour un retraité

La caisse nationale des barreaux de France gère aussi une réserve de deux milliards d'euros, « trésor » dont le projet de réforme ne dit pas tout de sa future affectation : « Ces réserves sont imposées par la loi, explique Me Wetzel, elles font pour l'essentiel l'objet de placements et on prélève chaque année en fonction des besoins ». Selon les intéressés, la caisse nationale offre toutes les garanties : « Actuellement, les avocats versent des cotisations réduites durant leurs cinq premières années d'exercice, ce ne serait plus le cas avec le nouveau régime ».

Tout va bien donc, merci pour le régime de retraite des avocats. La démographie sert aussi la cause puisqu'on recense actuellement plus de cinq cotisants pour un retraité. « Le gouvernement nous a promis une situation analogue à celle des agriculteurs, or nous enregistrons chaque année une hausse de 2,5 % de nos effectifs ». Et le bâtonnier promet une marge de croissance importante, la France pointant à la 19e place européenne en nombre d'avocats pour 100 000 habitants (103 en France, 191 en Allemagne, 167 en Belgique...)

Le mouvement de contestation se poursuivra notamment lors de la journée du 6 janvier, une manifestation nationale avec délégation alsacienne étant programmée le 3 février.
Ph. M.

 

 
 

 

Trafic SNCF toujours perturbé

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:35:29

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Trafic SNCF toujours perturbé
 

 
Ce mercredi, la circulation des trains reste perturbée pour les TER :

- Strasbourg-Bâle (TER 200) : 9 allers-retours Strasbourg-Bâle, 14 Mulhouse-Bâle, 12 Colmar-Mulhouse, 13 Sélestat-Strasbourg ;

- Strasbourg-Saverne : 5 allers-retours ;

- Strasbourg-Molsheim : 6 allers-retours ;

- Strasbourg-Metz : 2 allers, 1 retour ;

- Strasbourg-Nancy : 3 allers-retours ;

- Tram-train Mulhouse-Thann : circulation normale ;

-Strasbourg-Haguenau : 8 allers-retours dont 3 Strasbourg-Wissembourg ;

- Strasbourg-Offenburg : circulation normale ;

- Strasbourg-Lauterbourg : 2 allers-retours ;

Il n'y aura pas d'autre train sur le reste du territoire alsacien. 81 cars ont été commandés pour assurer la desserte de certaines lignes régionales, avec accès non garanti et nombre de places limité.

Pour les grandes lignes :

- Strasbourg-Paris : 9 allers-retours dont TGV Inouï, 3 allers-retours Strasbourg-Paris ; TGV Ouigo, 1 aller-retour Strasbourg-Paris ; TGV Alléo, 3 allers-retours sur la liaison Stuttgart-Strasbourg-Paris ; 2 allers-retours sur la liaison Francfort-Strasbourg-Paris.

- Strasbourg-Bordeaux : 1 aller

- TGV Lyria : 3 allers-retours sur la liaison Paris-Mulhouse-Bâle.

 

 
 

 

Trafic SNCF toujours perturbé

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:19:03

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Trafic SNCF toujours perturbé
 

 
Ce mercredi, la circulation des trains reste perturbée pour les TER :

- Strasbourg-Bâle (TER 200) : 9 allers-retours Strasbourg-Bâle, 14 Mulhouse-Bâle, 12 Colmar-Mulhouse, 13 Sélestat-Strasbourg ;

- Strasbourg-Saverne : 5 allers-retours ;

- Strasbourg-Molsheim : 6 allers-retours ;

- Strasbourg-Metz : 2 allers, 1 retour ;

- Strasbourg-Nancy : 3 allers-retours ;

- Tram-train Mulhouse-Thann : circulation normale ;

-Strasbourg-Haguenau : 8 allers-retours dont 3 Strasbourg-Wissembourg ;

- Strasbourg-Offenburg : circulation normale ;

- Strasbourg-Lauterbourg : 2 allers-retours ;

Il n'y aura pas d'autre train sur le reste du territoire alsacien. 81 cars ont été commandés pour assurer la desserte de certaines lignes régionales, avec accès non garanti et nombre de places limité.

Sur les grandes lignes :

- Strasbourg-Paris : 9 allers-retours dont TGV Inouï, 3 allers-retours Strasbourg-Paris ; TGV Ouigo, 1 aller-retour Strasbourg-Paris ; TGV Alléo, 3 allers-retours sur la liaison Stuttgart-Strasbourg-Paris ; 2 allers-retours sur la liaison Francfort-Strasbourg-Paris.

- Strasbourg-Bordeaux : 1 aller;

- TGV Lyria : 3 allers-retours sur la liaison Paris-Mulhouse-Bâle.

 

 
 

Social  Les syndicats chez le Premier ministre après une forte mobilisation Derniers palabres avant Noël

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:58:39

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Social  Les syndicats chez le Premier ministre après une forte mobilisation
Derniers palabres avant Noël
Mobilisation réussie ce mardi contre la réforme des retraites. À voir si elle favorisera un compromis entre gouvernement et syndicats, qui se rencontrent mercredi et jeudi à Matignon. Objectif : entamer une sortie de conflit pour éviter un Noël de galère.
 

 
Les syndicats qui demandent le retrait du texte (CGT, FO, Sud, Unef...) et ceux qui veulent le modifier (CFDT, CFTC, Unsa, Fage) ont défilé séparément dans la plupart des villes.
Un bref instant, place de la République à Paris, deux gonflables de la CGT et de la CFDT se sont côtoyés. Puis chacun a rejoint le cortège menant vers la place de la Nation.

Devant, la CGT, FO, Sud et la FSU avec une banderole « Retraite par points, tous perdants ; Retraite à 60 ans, tous gagnants ». Derrière, la CFDT, l'Unsa et la CFTC, qui soutiennent le système par points mais contestent sa mise en oeuvre, notamment les mesures financières.
Entre 615 000 et 1,8 million

« Nous ne sommes pas en compétition, il n'y a pas d'agressivité entre nous », souligne Laurent Berger (CFDT). Un demi-kilomètre plus loin, Philippe Martinez (CGT) annexe son collègue cédétiste : « Que tous les syndicats disent : le projet, on n'en veut pas, ça devrait faire réfléchir le gouvernement ! »

De fait, cette troisième journée de mobilisation nationale est un succès. Un peu moins que le 5 décembre selon les autorités (615 000 contre 805 000), un peu plus selon la CGT (1,8 million contre 1,5). Dans les deux cas, le niveau reste très élevé.

Côté grève, la direction de la SNCF compte un tiers de cheminots, et l'Éducation nationale un quart des enseignants du primaire... À Bordeaux et Lyon, les grévistes de RTE provoquent des coupures de courant.
Philippe « déterminé »

Pendant ce temps, à l'Assemblée nationale, le Premier ministre joue la partition de la fermeté. « Ma détermination est totale » sur la réforme d'ensemble et la mise à l'équilibre financier du système, affirme Édouard Philippe. En même temps, « le dialogue avec les organisations syndicales n'a jamais été rompu », et il confirme des rencontres ce mercredi avec chacune des huit organisations représentatives (CGT, CFDT, CFTC, FO, CGC et Medef, CPME, U2P), avant une réunion générale jeudi après-midi.
Fêtes de galère ?

Une de plus ? Difficile d'imaginer que le gouvernement organise ces discussions sans rien dans sa besace. Des points de passage existent (lire ci-contre). Seront-ils empruntés ?

Chacun a bien sûr en tête les fêtes de Noël. La SNCF promet d'offrir une solution à « la quasi-totalité » de ses clients, mais beaucoup seront en galère. « Tous les salariés espèrent passer Noël en famille ! » se défend Laurent Escure (Unsa), pointant la responsabilité du gouvernement et les sondages favorables aux grévistes.

On saura jeudi soir si ce 25 décembre peut ressembler à un vrai Noël.
Francis BROCHET

 

 
 

 

transport  Les trains maintenus pour 53 % des 850 000 voyageurs et des solutions pour les autres Ce que la SNCF promet aux vacanciers de Noël

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:59:19

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transport  Les trains maintenus pour 53 % des 850 000 voyageurs et des solutions pour les autres
Ce que la SNCF promet aux vacanciers de Noël
La SNCF assure avoir la capacité de transporter tous les passagers ayant déjà réservé un billet TGV ou Intercités pour le premier week-end des congés de Noël, mais avec des changements d'horaires ou d'itinéraire dans la moitié des cas. Certains risquent de rester sans solution.
 

 
La SNCF va doubler toutes les rames de TGV et privilégier les trains Ouigo pour faire voyager 1 000 ou 1 300 voyageurs avec un seul conducteur non gréviste.
« L'ensemble des Français qui ont un billet auront un train garanti ». Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'État aux Transports, pourra-t-il tenir son engagement pour le premier week-end des vacances de Noël ? La SNCF assure qu'elle va faire des miracles pour que tous ses clients ayant une réservation puissent voyager entre vendredi et dimanche. « Nous travaillons d'arrache-pied depuis plusieurs jours. Nous allons offrir une solution à la quasi-totalité de nos clients », explique Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF, en charge des TGV, Ouigo et Intercités.

Les 850 000 clients qui avaient réservé une place avant que la SNCF ne cesse de vendre des billets pour le week-end du 20 au 22 décembre ont tous reçu un message au sujet de leur voyage ou vont bientôt le recevoir. Selon Rachel Picard, 53 % d'entre eux ont eu une bonne nouvelle : leur train est confirmé. Ils pourront donc aller fêter Noël en famille ou partir aux sports d'hiver.
15 % des passagers replacés

Les trains de 47 % des voyageurs sont annulés mais avec deux cas de figure différents. 15 % des 850 000 passagers ayant déjà acheté un billet ont été replacés par la SNCF dans un autre TGV ou un Ouigo, avec la possibilité d'échanger leur billet ou de se faire rembourser si cet autre horaire ne leur convient pas. Ce transfert de réservation est une première pour la compagnie.

Pour les autres 32 %, la SNCF assure que des places sont disponibles dans d'autres trains le même jour en nombre suffisant. Mais c'est à eux de se débrouiller pour échanger leur réservation au plus vite car ils ne sont pas prioritaires pour les billets à nouveau en vente. « Les réservations sont ouvertes à tout le monde. Notre système de réservation ne permet pas techniquement de leur réserver des places », reconnaît Rachel Picard.

Mardi, des voyageurs ont exprimé leur colère. Ils ont bien reçu un message les informant de la suppression de leur train mais ils n'ont pas pu trouver d'autre solution, contrairement à ce que promettent la SNCF et le secrétaire d'État aux Transports.
60 à 70 % de conducteurs grévistes ce week-end

« Dans certains cas, il faudra changer d'itinéraire ou prendre une correspondance », explique la directrice générale de Voyages SNCF. Les voyageurs pour Montélimar (Drôme), par exemple, devront prendre un TER à Valence ou à Avignon.

La SNCF garantit donc « plus de 850 000 places » ce week-end. Un véritable exploit, alors qu'elle table sur une hypothèse « prudente » de 60 à 70 % de conducteurs grévistes et de 50 à 60 % de trains maintenus. Pour atteindre son objectif, la SNCF va mettre les bouchées doubles en faisant circuler en priorité des doubles rames TGV de 1 000 places et des Ouigo de 1 300 places.

Les opérations de maintenance ont été anticipées et pour certaines destinations, tous les TGV partiront de Paris dans la matinée pour éviter les postes d'aiguillage paralysés par des grévistes après 18 h.
Luc CHAILLOT

Nouvel assaut dans la bataille du transport non ferroviaire. Le groupe allemand FlixMobility, opérateur des autocars FlixBus, attaque frontalement BlaBlaCar en lançant ce mardi FlixCar, son service de covoiturage moyenne et longue distance qu'il présente comme moins cher pour l'usager car sans commission. La manoeuvre est une réponse directe à son rival qui, après avoir racheté Ouibus à la SNCF il y a quelques mois, a lancé ses cars, rebaptisés BlaBlaBus, à la conquête de l'Allemagne. FlixBus ayant de son côté racheté les activités de Transdev (isiLines et Eurolines), les deux compagnies sont en France les seules rescapées des « cars Macron » longue distance, en concurrence frontale.

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace Le gouvernement confronté à l'ambivalence de l'opinion

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:17:43

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L'éditorial de l'Alsace Le gouvernement confronté à l'ambivalence de l'opinion
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Le feuilleton continue. Mais il est lassant. La France s'apprête à entrer dans une troisième semaine de blocage à la SNCF et à la RATP. Et le pays a connu, ce mardi, sa troisième journée de manifestations interprofessionnelle, et désormais intersyndicale, contre le projet gouvernemental de réforme des retraites. Même si elle demeure importante, la mobilisation nationale semble avoir enregistré un tassement. Cette journée du 17 décembre n'en demeure pas moins un succès pour les opposants à la réforme. Certes, à l'exception de la SNCF et de la RATP, cette grève semble indolore, sauf pour les commerçants. Mais le bazar engendré dans le transport ferroviaire compense largement. Et l'opinion publique reste ambivalente. Une majorité de Français considère toujours qu'une réforme est nécessaire et que les régimes spéciaux n'ont plus lieu d'être. Une même majorité de Français juge que le mouvement de contestation est justifié. Malgré les blocages, la bascule de l'opinion publique sur laquelle tablait le gouvernement n'a pas - encore ?- eu lieu. L'exécutif paie au prix fort ses atermoiements de l'automne sur le calendrier.

À une semaine de Noël, les dirigeants syndicaux ont rendez-vous à Matignon. Que peut-il sortir de ces rencontres ? Le gouvernement n'est pas en position de force. Preuve en est le discours rassurant, mais décalé de la réalité, sur la situation dans les transports ferroviaires ces prochains jours. Une solution alternative ne sera pas proposée à tous les voyageurs qui avaient réservé. Plus globalement, face à un front syndical uni et la situation de blocage, l'exécutif est dans l'obligation, morale et politique, d'ouvrir une porte de sortie de crise. Un an après le mouvement des gilets jaunes, il ne peut prendre le risque, par un dangereux attentisme, de faire converger les luttes. Reste à prendre, enfin, les bonnes décisions pour permettre une sortie de crise tout en maintenant l'esprit de sa réforme. Dans un bras de fer, l'important est aussi que personne ne perde la face.

 

 
 

EDITORIAL : C'est par où la sortie ?

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 07:01:02

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EDITORIAL : C'est par où la sortie ?
 

 
de Pascal Coquis

Le processus est immuable, la posture intangible. D'abord on montre ses muscles. Ensuite on se frappe la poitrine en criant bien fort qu'on ne reculera pas d'un pouce. Après seulement on s'assied pour discuter. Maintenant que le gouvernement a affiché sa fermeté et les syndicats leur détermination, il est temps de passer à l'étape suivante. Celle du face-à-face, donc.

La phase décisive, cruciale, s'ouvre ainsi vraiment aujourd'hui avec le rendez-vous programmé à Matignon. Avec d'un côté de la table Édouard Philippe et sa garde rapprochée et, de l'autre, des représentants syndicaux tout ragaillardis.

Car même si on n'est sans doute pas au million de manifestants espéré par la CGT, cette troisième manifestation de rang a été un réel succès. Si l'exécutif attendait que le mouvement s'effrite, il en est pour ses frais.

Cette réforme des retraites a aggloméré les colères comme aucune autre réforme avant elle. Et eu pour effet de ressusciter ces corps intermédiaires qui avaient été un peu vite annoncés comme dépassés. C'est à la fois une bonne nouvelle pour l'exécutif qui a enfin des interlocuteurs identifiés et représentatifs avec lesquels discuter, ce qui le change des gilets jaunes, et une mauvaise puisque le bras de fer s'annonce musclé. Désormais en première ligne, Édouard Philippe va devoir lâcher du lest s'il veut sauver cette réforme systémique qui n'était pas la sienne, mais qu'il doit défendre.

Reste à savoir jusqu'à quel point le Premier ministre peut reculer sans donner l'impression de capituler. Différer encore dans le temps l'âge pivot ? Il faudra sans doute au moins ça. Surtout si le blocage du pays se poursuit. Le gouvernement peut résister à des manifestations de masse, même répétées. Il ne pourra pas en revanche tenir si le conflit s'enlise et engourdit durablement l'économie.

 

 
 

 

Delevoye fixé sur son sort mercredi

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:45:13

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Delevoye fixé sur son sort mercredi
 

 
Le Premier ministre s'est exprimé mardi, à huis clos devant les députés de la majorité, au sujet du haut-commissaire démissionnaire. Le chef du gouvernement a défendu les fonctionnaires rattachés au gouvernement qui, selon le journal Le Monde, étaient au courant de la situation de cumul des mandats de Jean-Paul Delevoye. « Les fonctionnaires ont fait leur boulot. Les rumeurs malfaisantes doivent cesser », a dit en substance Édouard Philippe.

Jean-Paul Delevoye saura ce mercredi si la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique transmet son cas à la justice (cumuler une activité rémunérée avec un ministère est contraire à la constitution), ou si sa « bonne foi » a été entendue.

Politique Retraites : Laurent Pietraszewski remplace Jean-Paul Delevoye

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:48:41

Dernière minute Politique Retraites : Laurent Pietraszewski remplace Jean-Paul Delevoye

Emmanuel Macron a nommé le député LREM du Nord Laurent Pietraszewski au poste de secrétaire d’Etat en charge des retraites, pour gérer cette réforme contestée en remplacement du haut-commissaire démissionnaire Jean-Paul Delevoye, indique le Journal officiel de mercredi.

Ce très bon connaisseur du dossier aura la tâche difficile de reprendre les négociations avec les syndicats après treize jours d’un bras de fer marqué par des grèves dans les transports et de nouvelles manifestations mardi.

Laurent Pietraszewski était destiné, en tant que député, à être le rapporteur du projet de réforme des retraites lors de son examen au Parlement prévu en février. Il participera au Conseil des ministres mercredi matin, a indiqué l’Elysée.

"Solide expérience"

Il "bénéficie d’une solide expérience professionnelle dans le domaine des relations sociales et ressources humaines", a expliqué l’entourage du chef de l’Etat, en qualifiant le nouveau membre du gouvernement de "macroniste de la première heure, fin connaisseur des questions sociales et du système des retraites (...). C’est un parlementaire expérimenté et légitime pour occuper cette fonction exigeante et technique".

Élu député LREM du Nord en 2017 après une carrière en ressources humaines, spécialiste du dossier des retraites à l’Assemblée, il a aussi été le rapporteur de la loi travail en 2017.

Auchan, ressources humaines...

Novice en politique jusqu’à son adhésion à En Marche! en 2016, il fait carrière dans le groupe de grande distribution Auchan, dans des postes de responsable des ressources humaines.

Avec Jean-Paul Delevoye, il a nommé 38 députés marcheurs comme "ambassadeurs" de la réforme des retraites, afin de défendre la réforme sur le terrain mais aussi de former les autres députés de la majorité.

En plein conflit sur la réforme des retraites et après seulement trois mois au gouvernement, le haut-commissaire avait démissionné lundi avec fracas, rattrapé par une semaine de révélations sur ses activités parallèles et mandats non déclarés.

Son remplacement intervient le jour où le collège de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique doit examiner le dossier Delevoye. La HATVP doit saisir la justice en cas d’"omission substantielle" des intérêts d’un déclarant ayant eu une intention de dissimulation.

Mardi, devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré qu’alors que M. Delevoye "était informé de ses obligations", Matignon n’était "pas informé de l’ensemble des mandats qu’il occupait".

Salaires  Revalorisation Le Smic en hausse de 15 EUR le 1er janvier

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:30:36

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Salaires  Revalorisation
Le Smic en hausse de 15 EUR le 1er janvier
L'augmentation du salaire minimum en France en 2020 sera de 1,2 %. Il ne s'agit pas d'un coup de pouce, mais d'une hausse automatique.
 

 
La revalorisation du Smic au 1er janvier s'établira à 1,2 %, a annoncé Muriel Pénicaud dans les colonnes du Parisien. « Elle résulte d'une hausse de 0,7 % de l'inflation, donc de l'augmentation des prix, mais aussi de la moitié de l'augmentation des salaires ouvriers et employés, soit 0,5 % », précise la ministre du Travail. Le 1er janvier 2019, cette revalorisation avait été de 1,5 %.

« Un salarié au Smic touchait 1 204 EUR net par mois en 2019, il aura 1 219 EUR l'année prochaine donc 15 EUR de plus par mois en net ou 173 EUR dans l'année », détaille Muriel Pénicaud, expliquant que 2,3 millions de personnes seront concernées.

Il ne s'agit donc pas d'un « coup de pouce » du gouvernement, mais d'une hausse automatique, ainsi que l'avait annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire la semaine dernière.
« Distribuer plus de revenus, sans abîmer l'emploi »

Mais Muriel Pénicaud l'associe à la politique globale du gouvernement en faveur du pouvoir d'achat. « Avec cette hausse, l'évolution du pouvoir d'achat est importante sur trois ans, assure-t-elle. Avec les différentes aides, quelqu'un au Smic en 2017 recevait 1 245 EUR par mois. Ce sera 1 409 EUR en 2020, soit près de 2 000 EUR de plus par an. C'est la conséquence de l'augmentation du Smic, de la prime d'activité et de la suppression d'une partie des cotisations ».

« Dans le même esprit, les ordonnances travail et la loi Pacte ont simplifié les conditions d'intéressement pour les salariés des TPE et PME. La logique est la même : distribuer plus de revenus, sans abîmer l'emploi », estime-t-elle.

 

 
 

 

Automobile Un maxi malus de 20 000 EUR pour les gros pollueurs

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:46:23

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Automobile Un maxi malus de 20 000 EUR pour les gros pollueurs
 

 
Le malus est aujourd'hui limité à 12 500 euros. Il grimperaà 20 000 euros dès l'an prochain. Photo AFP
Le gouvernement se veut (très) offensif sur les véhicules les plus polluants.

Dès 2020, un malus pour l'achat d'un véhicule émettant plus de 184 grammes de CO2 au kilomètre sera pénalisé d'un malus de 20 000 euros, a indiqué Bercy ce lundi, confirmant une information des Échos.
Un nouveau barème

Cette proposition figure dans un amendement au projet de budget 2020, dont l'examen s'achève ce jeudi à l'Assemblée nationale. Le texte contient un nouveau barème pour les malus qui vont frapper l'an prochain les véhicules plus polluants, limités jusqu'à présent à 12 500 EUR.

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, avait déclaré le mois dernier vouloir déplafonner le malus automobile, constatant qu'au-delà de 173 grammes de CO2 émis par kilomètre, il ne progressait plus.

Il avait d'autre part proposé que les publicités pour l'automobile indiquent « que tel véhicule a un impact négatif sur l'environnement », à l'instar des domaines du tabac et de l'alcool. Bruno Le Maire plaide par ailleurs pour une remise en question de la règle européenne qui lie les émissions de CO2 au poids des véhicules. Ce déplafonnement doit rapporter 50 millions d'euros à l'Etat, qui financeront deux fonds pour les sous-traitants de la filière automobile.
Moins de 1% du marché

Reste maintenant à savoir comment ce supermalus affectera les ventes de grosses cylindrées. Selon plusieurs estimations, 10 000 à 15 000 ventes annuelles seraient concernées, soit moins de 1% du marché automobile français.

Il s'agit en effet des voitures les plus sportives (Porsche, Jaguar, Ferrari, Maserati) mais aussi des modèles allemands (X3 à X6 de BMW ou leur équivalent chez Audi), ainsi que les 4x4 de Land Rover ou de Jeep.
«Pourquoi on laisserait des constructeurs automobiles faire un marketing offensif sur les véhicules qui polluent le plus sans que les clients, les citoyens, soient avertis sur les risques de pollution liés à ces véhicules?» Bruno Le Maire ministre de l'Economie

 

 
 

Bartenheim  Conseil municipal La maison de santé divise les élus et lance la campagne

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:40:33

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Bartenheim  Conseil municipal
La maison de santé divise les élus et lance la campagne
La dernière séance du conseil municipal de Bartenheim a été quelque peu animée. La problématique de la maison de santé pluridisciplinaire (MSP), confrontée au départ imminent de plusieurs médecins, a notamment divisé les élus, sur fond de campagne pour les prochaines municipales.
 

 
L'avenir de la MSP (maison de santé pluridisciplinaire) Galénus à Bartenheim est menacé par le départ annoncé de plusieurs médecins durant le premier trimestre de l'année 2020.
L'ordre du jour était peu fourni, il y a tout juste une semaine, lors de la dernière séance de l'année du conseil municipal de Bartenheim. Mais il se murmurait déjà depuis la veille que le dossier chaud du moment, à savoir l'avenir de la Maison de santé pluridisciplinaire (MSP), serait abordé en fin de séance. C'est le maire lui-même qui a pris les devants, évoquant son entrevue quelques jours plus tôt avec Jérôme Noeglenn, conseiller municipal et tête de liste de « Bartenheim, un horizon commun » aux prochaines élections municipales. Ce dernier l'avait sollicité pour inscrire un point à l'ordre du jour, souhaitant inviter le conseil à se prononcer en faveur d'une aide financière à apporter à ladite structure. Car la situation est alarmante du côté de la MSP avec le départ annoncé d'une bonne moitié des médecins entre janvier et mars 2020. La plupart partiraient exercer dans d'autres villes, séduits par les conditions financières très attractives pratiquées ailleurs, par des communes soucieuses de résoudre la problématique de désertification médicale.
« Que fait-on, au niveau de la commune, pour les aider ? »

L'inquiétude formulée par Jérôme Noeglenn semble partagée par les autres conseillers, et ce n'est pas tant le fond que la forme qui a divisé les élus, mardi soir. Le conseiller municipal a en effet souhaité que l'octroi d'une subvention à l'association des médecins de la MSP soit examiné lors du dernier conseil. Mais les difficultés - notamment financières, puisqu'elles sont dues en grande partie à un montage juridique inadapté aux conditions actuelles d'exercice et à des charges mensuelles trop importantes - de la structure médicale concernent en premier lieu la SISA (société interprofessionnelle de soins ambulatoires) de la MSP de Bartenheim, « qui est une société privée et qui ne peut donc pas être subventionnée », a précisé Céline Christe-Soulage, la deuxième adjointe. « Que fait-on, alors, au niveau de la commune, pour les aider ? Le conseil municipal n'a-t-il donc aucun rôle à jouer ? », s'est interrogé Jérôme Noeglenn. « Nous répondrons à la demande de subvention de l'association des médecins lors de l'examen du budget en 2020. Pour les autres problèmes rencontrés par la MSP, cela n'a rien à voir. D'ailleurs, nous n'avons reçu aucune demande d'aide de leur part. Et si c'était le cas, ce n'est pas à la commune d'y répondre », répond Céline Christe-Soulage, qui fait, elle, partie de la liste « Ensemble vers demain », qui regroupe plusieurs conseillers de la majorité actuelle autour de Philippe Kielwasser.
« Nous n'en avons ni la compétence, ni le rôle, ni le pouvoir »

« On est conscient de la situation de la MSP et j'en suis le premier inquiet, précise le maire Jacques Ginther. Je suis d'ailleurs déjà intervenu plusieurs fois ces six derniers mois auprès de Saint-Louis agglomération. Nous débattons ici alors que nous n'en avons ni la compétence, ni le rôle, ni le pouvoir. L'ARS nous recommande de ne pas nous en mêler. Même si on le voulait et que l'on aidait la maison de santé, la commune ferait l'objet d'un recours du préfet pour avoir financé un établissement privé. » Pas suffisant pour convaincre Jérôme Noeglenn, qui pointe du doigt l'attentisme et l'inaction de la municipalité dans ce dossier. De quoi faire bondir le maire, qui rappelle que la commune avait déjà débloqué 10 000 EUR en 2017 pour l'installation d'un jeune médecin et qu'il est intervenu personnellement et à de nombreuses reprises au sein du bureau de SLA pour tenter de trouver des solutions.
La balle dans le camp de l'agglo

Quelles solutions, alors, pour sauver la maison de santé pluridisciplinaire de Bartenheim ? Certains élus préconisent le rachat des murs par l'agglo (qui ne dispose pas clairement de la compétence « santé » mais s'occupe déjà de la maison de santé de Folgensbourg, après en avoir repris en janvier 2019 la gestion, qui était jusque-là assurée par l'ancienne Communauté de communes de la Porte du Sundgau) afin d'alléger les charges mensuelles des praticiens en proposant un loyer adapté. Un montant de rachat qui pourrait avoisiner 1,8 million d'euros. « L'agglo peut le faire, nous, on n'a pas les reins assez solides », fait remarquer Gabriel Arnold, le premier adjoint. Le maire se veut, quant à lui, plus optimiste, bien que son raisonnement soit, pour l'heure, purement spéculatif : « L'ARS n'acceptera jamais que la MSP disparaisse, elle ne peut pas se permettre de perdre un établissement médical et mettra les moyens à disposition des médecins concernés. » Jérôme Noeglenn est, lui, partisan de la création d'un comité consultatif qui regrouperait des conseilleurs municipaux, des personnels de santé et d'autres personnes afin de trouver des solutions rapides, ou a minima « la mise en place d'une commission municipale pour en discuter tous ensemble ». Une proposition à laquelle le maire n'a pas donné suite.
Une motion de soutien approuvée

Jacques Ginther a, en revanche, soumis au vote une motion de soutien à la MSP (approuvée à l'unanimité moins une abstention, celle de Luc Bostaetter, médecin au sein de l'établissement de santé) invitant « les institutions compétentes dans ce domaine, ou qui pourraient intervenir, à soutenir la MSP de Bartenheim ». Rappelant que l'Agence régionale de santé avait déjà attribué une aide d'urgence et que SLA était intervenu pour une aide à la sécurisation et le lancement d'un audit au sein de la structure, l'élu a aussi et surtout mis en avant l'importance de la MSP de Bartenheim « car elle offre un plateau médical incomparable avec la garantie du label ARS pour ses 8000 affiliés sans compter la patientèle occasionnelle extérieure qui se présente en grand nombre dans les cabinets. C'est une structure précieuse pour tout le territoire de Saint-Louis agglomération. » C'est donc vers l'agglo que se tourne désormais la municipalité, qui « émet le voeu d'un élargissement de la compétence santé pour prendre la mesure globale de l'état des services sanitaires sur l'ensemble du territoire de Saint-Louis agglomération et de ses 40 communes membres. » La balle est dans le camp de SLA. Reste à connaître sa position désormais.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Horbourg-Wihr Conseil municipal À fleurets mouchetés

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:12:55

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Horbourg-Wihr Conseil municipal À fleurets mouchetés
 

 
La campagne pour les municipales de mars 2020 aurait (déjà) pu s'inviter à l'avant-dernier conseil municipal de la mandature après les annonces officielles de candidature de Philippe Rogala et de Thierry Stoebner. Ce ne fut pas le cas, les deux futurs adversaires se contentant de quelques répliques bien senties sans vraiment croiser le fer.

C'est l'opposante historique, Corinne Deiss, qui a profité des points divers pour annoncer aux élus (comme elle l'avait déjà fait dans nos colonnes) qu'elle ne serait pas candidate l'an prochain. Surtout, elle n'a pas oublié d'égratigner certains membres de la majorité, leur reprochant leur « manque d'écoute » (voir ci-dessous).
Subventions, avant ou après les élections ?

Le conseil s'est tout de même animé lorsqu'il a fallu évoquer les subventions aux associations et aux écoles, l'adjoint Daniel Boegler, soutien de Thierry Stoebner, tirant le premier. Lors de la lecture du rapport de la commission des affaires scolaires, du périscolaire et de la jeunesse, ce dernier a regretté que le budget, qui valide toutes les subventions, ne soit examiné qu'après les élections municipales. Certains enseignants étaient en effet demandeurs de crédits qu'ils auraient voulu engager plus tôt dans l'année scolaire.

Le premier adjoint, Christian Dietsch, a précisé que la municipalité pourrait financer les « urgences » (matériel hors d'usage comme un PC ou un vidéoprojecteur) et les activités scolaires se déroulant entre janvier et avril.

Le sujet est revenu sur le tapis en point divers par l'intermédiaire du candidat Stoebner. « Je trouve dommage que nous n'ayons pas pu examiner l'ensemble des demandes faites par les associations. Elles ne sauront que début mai si on valide ou non ces crédits et l'année sera bien engagée. Cela complique la planification de leurs projets. Il aurait été pratique qu'elles aient plus tôt des réponses sur les soutiens qu'on leur accorde ».
« Je suis démocrate et je ne veux rien imposer »

Son futur opposant entre alors en scène. « Je laisse au futur conseil municipal le soin de voter son propre budget, répond le maire, Philippe Rogala. Je suis démocrate et je ne veux rien imposer. La future équipe décidera de monter ou descendre ces subventions. Cela ne porte pas atteinte au fonctionnement des associations ».
Jusqu'au 29 avril

« Ça manquerait de cohérence de voter des dépenses avant de voter le budget, ajoute le premier adjoint, Christian Dietsch. On mettrait la charrue avant les boeufs. C'est incohérent ».

Pas convaincu par les arguments avancés, Thierry Stoebner estime que « la commune ne doit pas s'arrêter de fonctionner » durant cette période. « Les associations ont besoin de savoir ce qu'elles vont avoir comme moyens ». Philippe Rogala conclut en rappelant que la loi prévoit justement un délai supplémentaire, lors des années électorales, pour voter le budget. La future municipalité aura jusqu'au 29 avril pour le boucler.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

Munster Municipales Julien Hunzinger : « Apporter une autre vision »

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:13:58

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Munster Municipales Julien Hunzinger : « Apporter une autre vision »
 

 
Julien Hunzinger, candidat à la succession de Pierre Dischinger.  Archives DNA /Julien KAUFFMANN
C'était un secret de polichinelle. Depuis la rentrée, Julien Hunzinger est sur la ligne de départ pour les prochaines municipales. Élu en 2014 sur la liste menée par Serge Jaeggy, il veut apporter une « autre vision », « un projet neuf » à sa commune. « Démocratiquement, c'est important, fondamental même, que les Munstériens aient un choix à faire en mars prochain, qu'ils puissent entendre une autre voix ».

Depuis la fin de l'été, il a bien avancé dans la constitution de sa liste. Il a déjà coché 16 noms sur 27, et reçu des déclarations d'intérêt de plusieurs autres. « Même si l'équipe en place a fourni un travail intéressant, comme récemment à la médiathèque, il est peut-être temps d'apporter de la jeunesse, une méthode différente, après deux mandats de Pierre Dischinger, auquel on a toujours proposé une opposition constructive ».
« Un attachement fort pour la ville »

À 38 ans, Julien Hunzinger invoque son expérience professionnelle et sa compréhension du monde dans toutes ses composantes pour prendre le relais à la mairie. Ingénieur en aménagement du paysage, il est formateur pour des groupes d'adultes, soit en reconversion, soit en réinsertion. « C'est un métier qui me permet d'avoir une vision globale de la société, de rencontrer beaucoup de monde ».

Engagé en politique depuis 2014, ce père de trois jeunes filles plaide un « attachement fort » pour Munster et sa vallée. « J'ai vécu une bonne partie de ma vie ici. Me présenter dans cette ville, ça a une résonance importante, ça représente énormément ». Il est venu à la politique, un domaine qui l'a toujours « passionné », grâce à Serge Jaeggy, « que je considère aujourd'hui comme un ami avant d'être un colistier ».
Friches, bâtiments, circulation...

Son chef de file, encarté à gauche, sera couché sur la liste qu'il déposera avant la fin du mois de février. Pour autant, elle n'aura pas de coloration politique. « À part Serge, personne n'est lié à un parti de près ou de loin, et nous ne souhaitons pas être étiquetés, affiliés à qui que ce soit ». Même si la décision n'a pas encore été complètement arrêtée, elle devrait s'appeler « Munster, commune d'avenir ».

Sur le terrain des projets, Julien Hunzinger réserve les annonces pour la rentrée. « Mais il y aura beaucoup de choses à défendre, s'engager pour trouver des solutions à nos deux friches industrielles, accélérer enfin l'adaptation de nos bâtiments aux personnes à mobilité réduites, une question qui me tient particulièrement à coeur, ou questionner les choix de la majorité en matière de circulation ».
Ph. V.

 

 
 

LANDSER Conseil municipal Une agence postale à la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:25:45

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LANDSER Conseil municipal
Une agence postale à la mairie
Le conseil municipal de Landser s'est réuni le 4 décembre dernier sous la présidence du maire, Daniel Adrian.
 

 
POSTE. Daniel Adrian a informé le conseil qu'une agence postale communale verra le jour en début d'année prochaine au sein du bâtiment de la mairie.

VOIRIE. Daniel Adrian a rappelé aux conseillers qu'une décision modificative avait été votée pour financer des travaux dans la rue des Seigneurs ainsi que dans la rue du Pays-Basque. Le projet du plateau à l'entrée de la rue des Seigneurs a été modifié : il se fera à l'entrée du village et non au niveau de l'îlot en place, pour des raisons de sécurité. Cela entraînera un surcoût de 22 000 EUR TTC. L'opération devrait être subventionnée par le conseil départemental.

URBANISME. Le conseil a accepté de vendre une parcelle de 0,40 are à un riverain de la rue de la Gascogne, pour 7000 EUR l'are. La parcelle est à l'arrière de sa propriété. Cette décision « s'inscrit dans la continuité de l'action engagée jusqu'alors » et permet « de réduire un peu la superficie des espaces verts à tondre par les ouvriers communaux ».

FORÊT. Le conseil a aussi approuvé le programme d'actions établi par l'ONF (Office national des forêts) pour l'année 2020, comprenant des travaux de maintenance, des travaux d'infrastructure ainsi que des travaux divers dans la forêt communale. Le coût de ces travaux s'élève à 1010 EUR HT.

BAL TRICOLORE. La prestation de l'orchestre ayant animé le bal tricolore le 7 juillet a été payée, comme l'an dernier, par le biais de l'amicale des sapeurs-pompiers. Cette dépense s'élève à 1000 EUR. Il convient de reverser ce montant à l'amicale des sapeurs-pompiers, comme en a décidé le conseil municipal.
En attendant le curage du Muehlbach...

LAMPADAIRES. Plusieurs rues ont été équipées de nouveaux lampadaires à leds. De nombreux élus précisent que ce nouvel éclairage est très efficace.

MUEHLBACH. Le curage du cours d'eau Muehlbach a été demandé au syndicat intercommunal des cours d'eau Hardt-Sud il y a de cela trois ans. Rien n'a été fait. Une nouvelle demande va être instruite et déposée auprès du nouveau syndicat mixte des cours d'eau du Sundgau oriental, né de la fusion des quatre syndicats d'eau qui se partageaient le secteur.

 

 
 

 

Baldersheim  Syndicat mixte de l'Ill Un nouveau comité pour les rivières

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:26:50

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Baldersheim  Syndicat mixte de l'Ill
Un nouveau comité pour les rivières
L'assemblée générale du syndicat Mixte de l'Ill s'est tenue à Baldersheim pour élire son nouveau comité et faire le point sur l'année écoulée.
 

 
Le syndicat mixte de l'Ill gère l'ensemble des thématiques liées à la rivière qu'on voit ici à Ruelisheim.
Les évolutions réglementaires ont obligé le syndicat mixte de l'Ill à se transformer pour pouvoir poursuivre son travail sur l'ensemble des problématiques de la rivière. Ses membres sont les communes et le Département auxquels se sont ajoutées les communautés de communes pour leur compétence Gemapi (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). En raison de cette extension, un nouveau comité a été élu lors de l'assemblée générale qui s'est tenue à Baldersheim.

Les membres du nouveau bureau sont Michel Habig (président), Jean-Paul Sissler (1er vice-président), Francis Dussourd (2e vice-président), Patrick Riegert (3e vice-président) et Maryvonne Buchert secrétaire. Sabine Drexler, Jean-Michel Hell, Alain Zemb, Pascal Maurel, Joseph-Maurice Wiss complètent le comité.

Michel Habig a rappelé les compétences du syndicat : « Le syndicat gère l'ensemble des thématiques liées à la rivière, de la protection contre les inondations aux projets de renaturation en passant par la remise en état d'ouvrages. » Le syndicat qui compte 140 délégués, gère 190 seuils et ouvrages et 106 km de digues.

Les principaux travaux réalisés cette année sont le renforcement de cinq seuils au niveau de la commune de Bettendorf, la sécurisation de la RD 19B à Tagsdorf pour lutter contre les coulées de boue, la renaturation du site « Jardins de la Doller » à Mulhouse, derrière le parc exposition, dans le cadre de « Mulhouse Diagonales », et le renforcement des digues à Ensisheim pour lutter contre les inondations.

Le président a ensuite rappelé que pour réaliser ces travaux et les études, le syndicat s'appuie sur le nouveau syndicat des Rivières de Haute Alsace (RHA), anciennement syndicat mixte du bassin de l'Ill (SyMBI), auquel adhèrent le Conseil départemental et les dix syndicats de rivières haut-rhinois (Ill, Doller, Thur, Fecht...).

RHA, qui compte 35 agents, dispose notamment d'un service d'intervention équipé et de pelles mécaniques et fort de huit personnes dont six conducteurs d'engins. « Cela permet une réactivité d'action pour un prix compétitif » a rappelé Michel Habig.

Un montant de 891 000 EUR sera disponible pour les travaux en 2020, une somme qui pourra avoisiner le million d'euros en fonction des subventions qui pourront être obtenues.
M.H.

 

 
 

 

Bartenheim La maison de santé divise les élus et lance la campagne

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:08:47

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Bartenheim La maison de santé divise les élus et lance la campagne
 

 
 
L'ordre du jour était peu fourni, il y a tout juste une semaine, lors de la dernière séance de l'année du conseil municipal de Bartenheim. Mais il se murmurait déjà depuis la veille que le dossier chaud du moment, à savoir l'avenir de la Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) serait abordé en fin de séance. C'est le maire lui-même qui a pris les devants, évoquant son entrevue quelques jours plus tôt avec Jérôme Noeglenn, conseiller municipal et tête de liste de « Bartenheim, un horizon commun » aux prochaines élections municipales. Ce dernier l'avait sollicité pour inscrire un point à l'ordre du jour, souhaitant inviter le conseil à se prononcer en faveur d'une aide financière à apporter à ladite structure. Car la situation est alarmante du côté de la MSP avec le départ annoncé d'une bonne moitié des médecins entre janvier et mars 2020. La plupart partiraient exercer dans d'autres villes, séduits par les conditions financières très attractives pratiquées ailleurs, par des communes soucieuses de résoudre la problématique de désertification médicale.
« Que fait-on, au niveau de la commune, pour les aider ? »

L'inquiétude formulée par Jérôme Noeglenn semble partagée par les autres conseillers et ce n'est pas tant le fond que la forme qui a divisé les élus, mardi soir. Le conseiller municipal a en effet souhaité que l'octroi d'une subvention à l'association des médecins de la MSP soit examiné lors du dernier conseil. Mais les difficultés - notamment financières, puisqu'elles sont dues en grande partie à un montage juridique inadapté aux conditions actuelles d'exercice et à des charges mensuelles trop importantes - de la structure médicale concernent en premier lieu la SISA (Société interprofessionnelle de soins ambulatoires) de la MSP de Bartenheim, « qui est une société privée et qui ne peut donc pas être subventionnée », a précisé Céline Christe-Soulage, la deuxième adjointe. « Que fait-on, alors, au niveau de la commune, pour les aider ? Le conseil municipal n'a-t-il donc aucun rôle à jouer ? », s'est interrogé Jérôme Noeglenn. « Nous répondrons à la demande de subvention de l'association des médecins lors de l'examen du budget en 2020. Pour les autres problèmes rencontrés par la MSP, cela n'a rien à voir. D'ailleurs, nous n'avons reçu aucune demande d'aide de leur part. Et si c'était le cas, ce n'est pas à la commune d'y répondre », répond Céline Christe-Soulage, qui fait, elle, partie de la liste « Ensemble vers demain », qui regroupe plusieurs conseillers de la majorité actuelle autour de Philippe Kielwasser.
« Nous n'en avons ni la compétence, ni le rôle, ni le pouvoir »

« On est conscient de la situation de la MSP et j'en suis le premier inquiet, précise le maire Jacques Ginther. Je suis d'ailleurs déjà intervenu plusieurs fois ces six derniers mois auprès de Saint-Louis agglomération. Nous débattons ici alors que nous n'en avons ni la compétence, ni le rôle, ni le pouvoir. L'ARS nous recommande de ne pas nous en mêler. Même si on le voulait et que l'on aidait la maison de santé, la commune ferait l'objet d'un recours du préfet pour avoir financé un établissement privé. » Pas suffisant pour convaincre Jérôme Noeglenn, qui pointe du doigt l'attentisme et l'inaction de la municipalité dans ce dossier. De quoi faire bondir le maire, qui rappelle que la commune avait déjà débloqué 10 000 EUR en 2017 pour l'installation d'un jeune médecin et qu'il est intervenu personnellement et à de nombreuses reprises au sein du bureau de SLA pour tenter de trouver des solutions.
La balle dans le camp de l'agglo

Quelles solutions, alors, pour sauver la Maison de santé pluridisciplinaire de Bartenheim ? Certains élus préconisent le rachat des murs par l'agglo (qui ne dispose pas clairement de la compétence « santé » mais s'occupe déjà de la maison de santé de Folgensbourg, après en avoir repris en janvier 2019 la gestion, qui était jusque-là assurée par l'ancienne communauté de communes de la Porte du Sundgau), afin d'alléger les charges mensuelles des praticiens en proposant un loyer adapté. Un montant de rachat qui pourrait avoisiner 1,8 million d'euros. « L'agglo peut le faire, nous, on n'a pas les reins assez solides », fait remarquer Gabriel Arnold, le premier adjoint. Le maire se veut, quant à lui, plus optimiste, bien que son raisonnement soit, pour l'heure, purement spéculatif : « L'ARS n'acceptera jamais que la MSP disparaisse, elle ne peut pas se permettre de perdre un établissement médical et mettra les moyens à disposition des médecins concernés. » Jérôme Noeglenn est, lui, partisan de la création d'un comité consultatif qui regrouperait des conseilleurs municipaux, des personnels de santé et d'autres personnes afin de trouver des solutions rapides ou a minima « la mise en place d'une commission municipale pour en discuter tous ensemble ». Une proposition à laquelle le maire n'a pas donné suite.
Une motion de soutien approuvée

Jacques Ginther a, en revanche, soumis au vote une motion de soutien à la MSP (approuvée à l'unanimité moins une abstention, celle de Luc Bostaetter, médecin au sein de l'établissement de santé), invitant « les institutions compétentes dans ce domaine, ou qui pourraient intervenir, à soutenir la MSP de Bartenheim ». Rappelant que l'Agence régionale de santé avait déjà attribué une aide d'urgence et que SLA était intervenu pour une aide à la sécurisation et le lancement d'un audit au sein de la structure, l'élu a aussi et surtout mis en avant l'importance de la MSP de Bartenheim, « car elle offre un plateau médical incomparable avec la garantie du label ARS pour ses 8000 affiliés sans compter la patientèle occasionnelle extérieure qui se présente en grand nombre dans les cabinets. C'est une structure précieuse pour tout le territoire de Saint-Louis agglomération. » C'est donc vers l'agglo que se tourne désormais la municipalité, qui « émet le voeu d'un élargissement de la compétence santé pour prendre la mesure globale de l'état des services sanitaires sur l'ensemble du territoire de Saint-Louis agglomération et de ses 40 communes membres ». La balle est dans le camp de SLA. Reste à connaître sa position désormais.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

Intercommunalité  Pays Rhin Brisach Très haut débit : le déploiement dans les clous

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 07:05:54

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Intercommunalité  Pays Rhin Brisach
Très haut débit : le déploiement dans les clous
Outre l'assainissement, le tourisme et l'urbanisme, les élus de la Communauté de communes Pays Rhin Brisach ont pris connaissance du bilan du déploiement de la fibre optique. Ils ont également eu droit à la deuxième présentation d'un projet ambitieux : celui du réaménagement de l'Île du Rhin.
 

 
La réunion du conseil de la Communauté de communes du Pays Rhin Brisach (CCPRB) lundi soir 16 décembre sous la présidence de Gérard Hug, maire de Biesheim, était précédée de deux présentations relatives au bilan du déploiement de la fibre optique et l'aménagement et la mise en valeur touristique de l'île du Rhin Nord (lire encadré et ci-dessous)

Voici les principaux points à l'ordre du jour de cette séance qui en comptait 17.

? Collectivités territoriales.- Ainsi que le stipule le Code général des collectivités territoriales (CGCT), l'assemblée autorise le président à engager des dépenses d'investissement sur l'exercice 2020 avant le vote du prochain budget, dans la limite du quart des crédits ouverts au budget 2019.

? Eaux pluviales.- Le conseil valide le principe de co-maitrise d'oeuvre pour la réalisation de travaux sur le territoire des communes d'Artzenheim, Rumersheim-le-Haut et Volgelsheim.

? Assainissement.- Une augmentation modérée de 2 % des tarifs de la redevance 2020 est approuvée par l'assemblée, moins une voix, celle du maire d'Obersaasheim, Patrick Clur. Le tarif unitaire pour l'usager passe ainsi de 2,01 EUR/m³ à 2,05 EUR/m³.

? Tourisme.- Une subvention complémentaire exceptionnelle de 40 000 EUR au titre de l'année 2019 est accordée à l'unanimité, (moins une abstention) à l'Office de tourisme Pays Rhin-Brisach (OTPRB).

? Économie-immobilier d'entreprises.- Les tarifs 2020 de mises a disposition de bureaux et ateliers, de locations de salles avec matériel et autres prestations pour les équipements de la Pépinière d'entreprises La Ruche, a Fessenheim, et l'hôtel d'entreprises L'Envol, à Blodelsheim, seront augmentés de 0,8 %, taux correspondant au glissement annuel de l'indice des prix à la consommation (ICP)

? Mission locale jeune.- La convention avec la Mission locale jeunes Haut-Rhin nord Colmar/Guebwiller est renouvelée pour l'année 2020. Le soutien financier de la CCPRB s'élève à 15 796 EUR.

225 jeunes de 16 à 25 ans ont déjà été accompagnés dans le cadre de cette mission d'insertion sociale et professionnelle.

? Gerplan.- L'ensemble de la programmation Gerplan 2020 (Plan de gestion de l'espace rural et périurbain), dont la part financière résiduelle prévisionnelle pour la CCPRB représente 34 900 EUR, est approuvé à l'unanimité.

? Divers.- Le conseil communautaire approuve une convention complémentaire de partenariat « habitat privé » avec Procivis afin de permettre un préfinancement par l'entreprise des aides attribuées par la CCPRB.

La prochaine réunion du conseil communautaire est fixée au 27 janvier avec, à l'ordre du jour, le débat d'orientation budgétaire.
Jean Marc LALEVÉE

 

 
 

 

sensibilisation Mulhouse Un escape game pour mieux comprendre le monde du handicap

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:45:55

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sensibilisation Mulhouse
Un escape game pour mieux comprendre le monde du handicap
L'APF France handicap, l'Adapei Papillons blancs d'Alsace et la fondationLe Phare ont réuni leurs compétences pour réaliser un jeu mobile sur le thème du handicap. Le décor, créé dans une tente gonflable, était, il y a peu, dans les locaux ducentre de réadaptation.
 

 
Avant d'entrer dans la tente censée représenter le QG d'une équipe de policiers, les joueurs peuvent revêtir des outils de simulation de différents handicaps.
Habillés en inspecteurs du FBI ou du S.W.A.T., six joueurs s'apprêtent à entrer dans la tente qui leur tient lieu de quartier général. Ils doivent enquêter pour déjouer un braquage dans une banque de New York. Ce scénario pourrait avoir lieu dans divers lieux où sont organisés des escape games.

Mais ce jeu-là n'est pas comme les autres. Il a été créé pour sensibiliser le public aux handicaps et faisait étape, il y a quelques jours, dans les locaux du centre de réadaptation de Mulhouse.

« Le handicap fait peur », commente Olivier Maugeais, directeur territorial de l'APF France handicap. « Avec l'Adapei Papillons blancs d'Alsace et la fondation Le Phare, nous avons créé ce jeu pour en parler autrement. »

Avant d'entrer dans le jeu, les volontaires peuvent commencer par revêtir un outil pour se mettre dans une situation de handicap. Fauteuil, combinaison simulant une hémiparésie, lunettes limitant la vue, casque anti bruit... ainsi parés, les joueurs doivent résoudre des énigmes liées au handicap.
« C'est mon projet ! »

« Il peut s'agir d'un trouble d'élocution, de langue des signes, d'un trouble cognitif », poursuit Olivier Maugeais.

Le jeu dure environ une heure. Pendant la partie, l'équipe est filmée en permanence pour recevoir des indices si nécessaire. « Après l'heure de jeu, il y a encore une heure de débriefing, pour parler notamment des bonnes pratiques à adopter et des clefs pour bien interagir. Le public est souvent maladroit par bienveillance ou pitié. On a tendance à infantiliser les personnes souffrant d'un handicap. Par exemple, si deux personnes se présentent quelque part et que l'une est handicapée, on va toujours d'abord s'adresser à l'autre personne. »

Pour l'Adapei Papillons blancs d'Alsace, la réalisation du jeu a été l'occasion d'un projet inclusif mené avec leurs bénéficiaires, parmi lesquels Michel. « J'étais membre du comité de pilotage », explique-t-il. « J'ai cherché des idées d'énigmes et d'indices. Mais aujourd'hui, je participe au jeu. Je n'ai pas pu le faire avant parce que j'ai été opéré. » Et visiblement, Michel est ravi. « C'est mon projet ! ».

Pour une équipe, composée notamment d'employés de Sémaphore, du service PMR de l'aéroport de Bâle-Mulhouse ou de l'école de la deuxième chance, qui vient de sortir du QG, c'est le moment du bilan. « Les 45 minutes de jeu vont très vite. J'ai participé avec des lunettes pour simuler des problèmes de vue. On passe à côté de plein de choses. Je n'ai pas attendu 10 minutes pour les enlever », explique Alban.
« On a la chance de retirer notre handicap quand on veut » <iframe src="//www.youtube.com/embed/l0Pjboe5evw?wmode=transparent&amp;jqoemcache=T9Kr1" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" style="max-height: 600px;" scrolling="no" width="425" height="349" frameborder="0"></iframe>

« La communication était compliquée », ajoute Claire qui avait un casque pour simuler la surdité. « Je devais être plus vigilante pour regarder tout ce qui se passait autour. » « On peut se mettre à la place d'une personne handicapée mais on a la chance de retirer notre handicap quand on veut », conclut un troisième joueur.

D'un point de vue pratique, le jeu, baptisé Handigmatic, mesure 9 mètres sur 5 mètres avec une hauteur de 2,3 mètres. « Nous pouvons nous déplacer dans les entreprises qui souhaiteraient organiser une séance », reprend Olivier Maugeais. « Nous n'avons que des retours positifs. Notre jeu se situe entre une sorte de Fort Boyard et une partie de Cluedo. »
Isabelle LAINÉ SURFER  Sur le site internet handigmatic@apf.asso.fr

SURFER  Sur le site internet handigmatic@apf.asso.fr

 
 

 

ÉDITION Il présente son dernier livre à Strasbourg Michel Meyer, un amoureux de l'Allemagne

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:39:12

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ÉDITION Il présente son dernier livre à Strasbourg
Michel Meyer, un amoureux de l'Allemagne
Figure connue du journalisme télévisé des années 70/80, Michel Meyer a couvert l'actualité outre-Rhin avant de piloter la création de France Info. Il signe aujourd'hui un copieux Dictionnaire amoureux de l'Allemagne qu'il présente ce jeudi dans son Alsace natale.
 

 
Lors d'une interview télévisée avec le chancelier Helmut Schmidt « à la rugosité nordique ».
C'est un enfant de la guerre. Et de la vallée de la Bruche où il naît en 1942. La date et l'endroit ne sont pas neutres. À 10 ans, son père, « un taiseux », l'emmène visiter le site du Struthof voisin où, moins d'une décennie plus tôt, s'exerçait la barbarie nazie. Le jeune Michel Meyer aurait pu être vacciné pour un certain temps contre toute forme de germanophilie, mais il fera la différence entre l'Allemagne d'Hitler et celle de Goethe.

« J'avais eu à Schirmeck un directeur d'école, Roland Liotté, qui avait l'intelligence de faire la part des choses, de ne pas projeter une vision essentialiste de l'Allemagne mais de tenir compte des circonstances dans lesquelles le nazisme était arrivé au pouvoir, de ne pas gommer le formidable héritage culturel de ce pays », explique Michel Meyer. Dans sa voix résonnent des trésors de reconnaissance pour cet enseignant qui, à sa façon, contribua à orienter sa carrière, lui faisant entrevoir l'énorme potentiel de la culture allemande.
Une perception subjective nourrie d'une longue expérience professionnelle et personnelle

Jeune journaliste de la télévision régionale au mitan des années 60, Michel Meyer sera de cette génération pionnière « qui inventait tout chaque jour même si nous n'étions pas toujours très performants ». Il décrit encore, avec enthousiasme, son Mai-68 strasbourgeois, « un grand moment de rencontres et de découvertes ».

Mais pour beaucoup, Michel Meyer a été un visage familier, une voix qui, durant une quinzaine d'années, a rendu compte pour la télévision publique française de l'actualité outre-Rhin, voire au-delà de ce qui était encore le Rideau de fer - il soumet à la question Mikhaïl Gorbatchev alors que se fissure le bloc soviétique. En poste à Bonn, capitale de ce qui était la République fédérale allemande, il a pour interlocuteurs successifs les chanceliers Willy Brandt, Helmut Schmidt et Helmut Kohl.

Ils ont droit, tous les trois à leur entrée, pour ne pas dire leur portrait, dans ce Dictionnaire amoureux de l'Allemagne que Michel Meyer livre dans la buissonnière collection de Plon (862 pages, 28 EUR). Comme il se doit, l'auteur en assume la totale subjectivité. « Si je choisis d'évoquer Goethe ou Angela Merkel, je ne vais pas me lancer dans un travail biographique que d'autres ont déjà fait, et certainement bien mieux que je ne le ferais, mais plutôt réagir en fonction de ce qu'ils évoquent en moi, de par ma connaissance de l'Allemagne », commente-t-il.
Le génie français et ses limites

C'est donc en puisant dans sa longue expérience personnelle de notre voisin que Michel Meyer aligne près de 200 entrées qui au final livrent un portrait empathique de « son » Allemagne : de Konrad Adenauer, père de la réconciliation franco-allemande, à Markus Wolf, chef des renseignements extérieurs de la RDA, des fabuleux châteaux de Bavière au terrifiant Walhalla en passant par la bière, les saucisses ou Werther dont les romantiques souffrances ont ému des générations d'Allemands.

Il y bouscule les stéréotypes, pointe les particularismes autant que les similitudes, rappelle combien « les Allemands sont admiratifs des ingénieurs français mais s'amusent du déficit d'efficacité pratique qu'affichent bien des innovations nées dans l'Hexagone », raconte Michel Meyer, évoquant la petite lueur d'espièglerie perçue maintes fois dans le regard de dirigeants d'entreprises d'outre-Rhin lorsqu'ils évoquaient la concurrence française.

Ce copieux Dictionnaire amoureux affiche sans nul doute une épaisseur proportionnelle à l'amour que porte son auteur à l'Allemagne. Si on y trouve une entrée pour le Danube, on s'étonne que l'Alsacien de souche ait omis le Rhin. « De quoi éveiller en moi un regret », confesse-t-il de bonne grâce avant de signaler combien le « Vater Rhein » est présent dans l'entrée Siebengebirge. L'Alsace, pomme de discorde ayant marqué les relations franco-allemandes, aurait aussi pu avoir sa mention spéciale.

Demeure l'essentiel : une relation privilégiée à l'Allemagne qui jette sur cette dernière une lumière particulière. Encyclopédique et passionnelle.
Serge HARTMANN Rencontre avec Michel Meyer, jeudi 19 décembre, à 17 h, à la librairie Kléber à Strasbourg.

Rencontre avec Michel Meyer, jeudi 19 décembre, à 17 h, à la librairie Kléber à Strasbourg.

 
 

 

nécrologie  Entreprise Timken La disparition de Maurice Amiel

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 07:04:17

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nécrologie  Entreprise Timken
La disparition de Maurice Amiel
Maurice Amiel est décédé le 11 décembre, à Colmar, à l'âge de 88 ans. L'ancien président France, Europe, Afrique et Asie de l'ouest de l'entreprise Timken, laisse le souvenir d'une personnalité charismatique.
 

 
Maurice Amiel a présidé l'entreprise Timken pendant plus de 30 ans.
Ceux qui l'ont connu garderont de lui l'image d'un dirigeant qui a grandement contribué à l'ancrage de Timken à Colmar. Maurice Amiel a présidé, pendant plus de trente ans, le site colmarien du fabricant américain de roulements et de produits de transmission mécanique de puissance et ceci jusqu'à sa retraite il y a quelque 25 ans.

« Il était quelqu'un qui avait une envergure et une personnalité qu'on n'oublie pas facilement. Une figure de l'entreprise colmarienne », témoigne Dominique Ohl, directeur des ressources humaines Europe, qui a travaillé à ses côtés. À ses yeux, il a véritablement « marqué l'entreprise de son empreinte. Même en dehors du cadre professionnel, il avait un charisme qu'on ne rencontre pas souvent ». Au fil des ans, Maurice Amiel a pris des responsabilités de plus en plus importantes au sein de la société. « Surtout, ce qui est important pour nous, Colmariens, il a réussi à faire de Colmar le quartier général européen du groupe ». La famille Timken l'appréciait particulièrement. « Chaque fois que quelques-uns de ses membres étaient de passage à Colmar, ils demandaient à le voir, même lorsqu'il avait pris sa retraite ».
Président du conseil d'administrationde l'EuroAirport

Durant sa carrière, il avait fondé le groupe Timken, une instance informelle qui organisait des rencontres entre chefs d'entreprise alsaciens et développait des relations avec des établissements d'enseignement. « Il a aussi animé l'ACAP, une association qui gérait la Fondation Timken », ajoute Dominique Ohl. Une Fondation qui a accompagné et aidé bon nombre de projets éducatifs, sportifs, culturels.

Durant dix ans, de 1996 à 2006, le dirigeant d'entreprise a également présidé le conseil d'administration de l'EuroAirport. Il a en outre assumé le poste de vice-président Industrie de la chambre de commerce et d'industrie de Colmar et de Centre-Alsace.

Breton d'origine, Maurice Amiel, qui a été décoré de l'insigne d'officier de la Légion d'honneur, est resté fidèle à Colmar jusqu'au bout. Il a été très actif dans le monde associatif. Il a, entre autres, fait partie du bureau et du comité de la société Schongauer et a été membre du rotary-club Colmar Doyen.

Un hommage lui sera rendu ce jeudi 19 décembre, à 10 h, à l'espace congrès du parc des expositions de Colmar.

Les Dernières Nouvelles d'Alsace adressent à la famille en deuil leurs plus sincères condoléances.
M. F.

 

 
 

 

DISPARITION Maurice Amiel, président de Timken et de l’EuroAirport

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:30:25

DISPARITION Maurice Amiel, président de Timken et de l’EuroAirport

Info hier soir, plus de pdf

Ceux qui l’ont connu garderont de lui l’image d’un dirigeant qui a grandement contribué à l’ancrage de Timken à Colmar. Maurice Amiel a présidé, pendant plus de trente ans, le site colmarien du fabricant américain de roulements et de produits de transmission mécanique de puissance et ceci jusqu’à sa retraite il y a quelque 25 ans.

« Il était quelqu’un qui avait une envergure et une personnalité qu’on n’oublie pas facilement. Une figure de l’entreprise colmarienne », témoigne Dominique Ohl, directeur des ressources humaines Europe, qui a travaillé à ses côtés. À ses yeux, il a véritablement « marqué l’entreprise de son empreinte. Même en dehors du cadre professionnel, il avait un charisme qu’on ne rencontre pas souvent ». Au fil des ans, Maurice Amiel a pris des responsabilités de plus en plus importantes au sein de la société. « Surtout, ce qui est important pour nous, Colmariens, il a réussi à faire de Colmar le quartier général européen du groupe ». La famille Timken l’appréciait particulièrement. « Chaque fois que quelques-uns de ses membres étaient de passage à Colmar, ils demandaient à le voir, même lorsqu’il avait pris sa retraite ».              Président du conseil d’administration de l’EuroAirport

Durant sa carrière, il avait fondé le groupe Timken, une instance informelle qui organisait des rencontres entre chefs d’entreprise alsaciens et développait des relations avec des établissements d’enseignement. « Il a aussi animé l’ACAP, une association qui gérait la Fondation Timken », ajoute Dominique Ohl. Une Fondation qui a accompagné et aidé bon nombre de projets éducatifs, sportifs, culturels.

Durant dix ans, de 1996 à 2006, le dirigeant d’entreprise a également présidé le conseil d’administration de l’EuroAirport. Il a en outre assumé le poste de vice-président Industrie de la chambre de commerce et d’industrie de Colmar et de Centre-Alsace.

Breton d’origine, Maurice Amiel, qui a été décoré de l’insigne d’officier de la Légion d’honneur, est resté fidèle à Colmar jusqu’au bout. Il a été très actif dans le monde associatif. Il a, entre autres, fait partie du bureau et du comité de la société Schongauer et a été membre du rotary-club Colmar Doyen.

Un hommage lui sera rendu ce jeudi 19 décembre, à 10 h, à l’espace congrès du parc des expositions de Colmar.

Le journal L'Alsace adressent à la famille en deuil leurs plus sincères condoléances.

Hirsingue « Jamais je n'aurais imaginé rouvrir une filature en Alsace »

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:20:32

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Hirsingue  « Jamais je n'aurais imaginé rouvrir une filature en Alsace »
 

 
Thierry Guth utilisera la dernière bobine produite à Erstein pour relancer la filature d'Hirsingue.
Thierry Guth, 60 ans ce mois-ci, retrouve une nouvelle jeunesse. C'est lui qui a la responsabilité de relancer la filature de lin chez Emanuel Lang à Hirsingue. « Parce qu'il faut une petite quantité de fil pour amorcer la machine, la filature d'Hirsingue redémarrera avec la dernière bobine de laine produite à Erstein », promet Thierry Guth.

Le Colmarien était au chômage avant de rejoindre Emanuel Lang à la mi-octobre. « C'est un soulagement de pouvoir m'appuyer sur une personne de cette expérience », glisse Christian Didier qui connaît Thierry Guth depuis 40 ans. « Nous avons fait nos études textiles ensemble », confie l'intéressé qui a commencé à la filature de laine peignée d'Erstein dont il a été le responsable de la production jusqu'à sa fermeture en février 2002. Après avoir monté sa société de conseil, cet homme reconnu comme un spécialiste de la fibre longue est recruté pour diriger la production, au Maroc, d'une des filatures du groupe nordiste Caulliez Frères, le même qui a eu une usine à Issenheim. L'aventure durera sept ans et s'achèvera comme à Erstein. Après deux ans au Maroc et cinq ans en France à la tête de sa société de conseil en maintenance et achat de matériel, Thierry Guth remet les mains dans une filature. « Je vais finir ma carrière en beauté. Ouvrir une filature après en avoir fermé deux, c'est une belle note d'espoir », conclut-il.

 

 
 

Kirchberg Loisirs Les Robins de la Doller sont installés dans la vallée

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:27:43

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Kirchberg Loisirs
Les Robins de la Doller sont installés dans la vallée
Il y a quelques mois, Christian Mourguet lançait un appel aux personnes désireuses de se lancer dans la création d'un club de tir à l'arc. L'appel a porté ses fruits puisque les entraînements ont commencé mi-novembre.
 

 
Les Robins de la Doller comptent déjà une vingtaine de membres, dont dix jeunes qui s'entraînent le mercredi après-midi avec Christian Mourguet.
Un club de tir à l'arc a ouvert à Kirchberg fin septembre, sous l'impulsion de Christian Mourguet, ancien président de la société de tir de Masevaux.

« Il y a dix ans, j'ai fait partie, durant un an, du club de tir à l'arc de Giromagny et cette idée m'était restée dans un coin de la tête », se rappelle le président. « Quand j'ai quitté le stand de tir, un contact avec un membre des Archers de La Roseraie, à Bitschwiller-lès-Thann, m'a donné envie de reprendre l'arc. Mais comme il n'y avait pas de club dans la vallée de la Doller, j'ai décidé d'en créer un... »

Et pour commencer, Christian Mourguet a investi personnellement dans du matériel, trouvé une salle d'entraînement à la Maison de Pays de Wegscheid, et obtenu des promesses de subventions du syndicat intercommunal Kirchberg-Wegscheid, de la communauté de communes et du conseil départemental.

Actuellement, les rangs des archers sont déjà bien fournis, puisqu'ils comptent une dizaine de jeunes, et autant d'adultes. Les entraînements ont débuté le 13 novembre à la Maison de Pays et se déroulent le lundi, de 19 h à 21 h, pour les plus de 18 ans, et le mercredi, de 15 h à 17 h, pour les jeunes de 10 à 18 ans.
Une séance découverte gratuite

La première séance de découverte est gratuite suivie de trois séances d'essai à 10 EUR avec prêt de matériel et si l'on se décide à continuer, la cotisation annuelle est de 55 EUR. Renseignements auprès de Christian Mourguet au 06.02.30.73.24 ou mchk2709@gmail.com.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

Euroairport La SPA prendra en charge les animaux au statut sanitaire incertain

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:21:46

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Euroairport La SPA prendra en charge les animaux au statut sanitaire incertain
 

 
Denis Audemar, pour l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse, François Tisserant, le président de la SPA de Mulhouse, et Roger Veillard, de la direction régionale des douanes de Mulhouse (de g. à d.), ont officialisé leur collaboration dans la lutte contre la propagation internationale des maladies, ce mardi, à la SPA de Mulhouse. Photo L'Alsace /C.F.
L'EuroAirport de Bâle-Mulhouse, la Société protectrice des animaux de Mulhouse et la direction régionale des douanes de Mulhouse ont signé, ce mardi, un partenariat pour la prise en charge par la SPA d'animaux dont le statut sanitaire est incertain.

La signature de ce contrat intervient à la demande de l'EuroAirport. Dans le cadre de la lutte contre la propagation internationale des maladies, la législation (arrêté ministériel du 24 mars 2017) impose aux aéroports, désignés « comme des portes d'entrée du territoire, de prendre en charge les animaux dont le statut sanitaire est incertain, ainsi que leur hébergement et leur isolement dans l'attente d'une décision administrative de la DDCSPP (direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) », explique Denis Audemar, responsable sécurité à l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse.
Des animaux qui n'ont pas satisfait aux contrôles documentaires

Des animaux dont le statut sanitaire est incertain, concrètement, cela concerne des animaux qui n'ont pas satisfait aux contrôles documentaires et sanitaires effectués par le service des douanes sur les vols à l'arrivée ou au départ de l'aéroport. « Il peut s'agir de chiens dont on ne peut pas garantir qu'ils ne sont pas porteurs de la rage parce que leur passeport, portant mention des vaccins, n'est pas à jour, ou d'oiseaux potentiellement infectés par le virus de l'influenza aviaire qui, dans certaines conditions, peut se transmettre à l'homme », illustre Maud Moinecourt, cheffe de service santé et protection animales et environnement à la DDCSPP.

Combien d'animaux débarquent et embarquent chaque année à l'EuroAirport et combien présentent un statut sanitaire incertain ? « Je n'ai pas de chiffre concernant la première question », sourit Denis Audemar. Au sujet de la seconde, il indique « qu'il n'y a pas eu de cas récent ». C'est donc pour se « prémunir » et par obligation légale que l'EuroAirport - qui n'est pas doté d'un service vétérinaire comme l'est, par exemple, l'aéroport Paris-Charles-De-Gaulle - s'est « naturellement » rapproché de la SPA. « La structure possède les locaux et les équipes adéquates pour prendre en charge ces animaux », indique Denis Audemar.
Un enlèvement dans un délai de vingt-quatre heures

Dans les faits, « les animaux présentant un statut sanitaire incertain sont placés, par les services des douanes françaises et/ou suisses dans un local temporaire, géré par les services de l'aéroport, avant leur enlèvement, dans un délai de vingt-quatre heures, par la SPA », détaille François Tisserant, président de la SPA. Les animaux confiés à la structure sont ensuite « nourris et soignés sous contrôle du vétérinaire de la SPA qui opère à une analyse de risque en association avec la DDCSPP ».

La décision administrative de la DDCSPP peut autoriser la restitution de l'animal à son propriétaire, ou décider du placement dans un établissement. À la SPA, les animaux « seront mis en fourrière. Au bout de huit jours, ils regagneront le refuge où ils seront mis en adoption ou termineront leurs jours chez nous », précise François Tisserant.

Lorsque l'animal est restitué à son propriétaire, celui-ci doit prendre en charge l'intégralité des coûts relatifs à sa prise en charge : transport, hébergement, soins, isolement. Lorsque l'animal fait l'objet d'une saisie douanière, ces frais sont pris en charge par les douanes, jusqu'à l'abandon de l'animal au profit de la SPA. Dans le cas où le propriétaire de l'animal n'est pas identifié, les coûts sont supportés par l'aéroport.

Ce contrat tripartite prendra effet à partir du 1er janvier 2020. Pour assurer cette nouvelle activité, la SPA y dédiera des locaux spécifiques dans la nouvelle pension canine qu'elle est en train d'aménager.
Cécile FELLMANN

 

 
 

Ribeauvillé  Sapeurs-pompiers Nombreuses promotions pour la Sainte-Barbe

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:28:13

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Ribeauvillé  Sapeurs-pompiers
Nombreuses promotions pour la Sainte-Barbe
En ce début décembre, la Sainte-Barbe est fêtée par tous les sapeurs-pompiers. C'était le cas au centre d'incendie et de secours de Ribeauvillé, vendredi 6 décembre, où des soldats du feu ont été promus et décorés.
 

 
Les soldats du feu ont été décorés durant la fête de la Sainte-Barbe.
Le rassemblement des troupes et des jeunes sapeurs-pompiers a lancé la cérémonie. Le lieutenant Cédric Stadler, chef de centre de Ribeauvillé, a accueilli les officiels et représentants des autorités : le commandant Philippe Hurst, adjoint au chef du groupement Nord, le capitaine Michel Schifferlé, adjoint à la compagnie 1, Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé, ainsi que Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental.

À travers cette cérémonie, de nombreux sapeurs-pompiers ont été décorés et promus, à savoir :

? Au grade d'adjudant : le sergent-chef Laurent Brendel, le sergent-chef Sébastien Baltenweck, le sergent Cédric Birckel.

? Au grade de sergent : le caporal-chef Tanguy Antony.

? Au grade de caporal-chef : le caporal Marc Kuhlmann.

? Au grade de caporal : le sapeur 1re classe Florian Keller.

? Au grade de sapeur 1re classe et fourragère : le sapeur 2e classe Thomas Ferrah.

Enfin, le sergent Frédéric Ritzenthaler a été décoré de la médaille d'honneur échelon bronze pour ses dix années de service.

Après cette cérémonie, les discours ont été prononcés, mettant en lumière l'engagement important des pompiers, notamment leur disponibilité, ou les sollicitations d'assistance aux personnes qui aujourd'hui sont de plus en plus importantes. S'en est suivie la remise de différents diplômes pour les pompiers ayant réussi leurs formations (allant de conducteur d'engins à chef d'agrès tout agrès), avant que la soirée ne se conclût par un verre de l'amitié.

 

 
 

 

Geiswasser  Illuminations Des flocons lumineux pour Noël

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:26:24

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Geiswasser  Illuminations
Des flocons lumineux pour Noël
L'église de Geiswasser a revêtu ses habits de Noël depuis quelques jours.
 

 
L'église Saint-Fridolin a revêtu de nouveaux habits de lumière pour les fêtes.
Avec ses flocons de neige sur fond violet, l'édifice s'est refait une beauté pour les fêtes de fin d'année.

Les illuminations habituelles étant défectueuses, compte tenu du coût élevé de réparation et de la nécessité d'utiliser une nacelle pour leur mise en place, la commune a opté pour l'installation d'un projecteur LED à effet dynamique, qui offre un large choix de graphismes tant pour Noël que pour d'autres fêtes et célébrations et son acquisition rentre dans le cadre de l'embellissement du village.

Il est possible de le personnaliser à volonté, en introduisant des logos, des messages ou des éléments graphiques. Le projecteur a été fourni par JK Mapping de Bar-le-Duc. Son dirigeant, Jérôme Huthwohl, est venu en affiner les réglages jeudi dernier, 12 décembre, en présence de Betty Muller maire de la commune et de son adjoint Joël Meyer. L'alimentation électrique a été assurée par l'UEM - Vialis.
Subvention de 1600EUR

Le coût du projecteur est de 4 763,76 EUR TTC et le coût de l'installation électrique est de 3 564 EUR TTC. La commune perçoit une subvention du conseil départemental de 1 600 EUR HT. Au pied de l'église, on peut également admirer la crèche installée à l'initiative de Marcel Thor, membre du conseil de fabrique.

 

 
 

 

Bartenheim  Noël Les gagnants des Noélies

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:27:16

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Bartenheim  Noël
Les gagnants des Noélies
Le père Noël aux « Noélies » de Bartenheim est arrivé en calèche, pour délivrer aux heureux gagnants de beaux présents.
 

 
Le père Noël a remis de beaux livres aux lauréats en présence du président du comité des fêtes, Claude D'Hondt
La 15e édition des « Noélies » à Bartenheim vient de s'achever dimanche après 5 soirées d'animation conviviale au coeur du village. Le président du Comité des Fêtes, Claude d'Hondt, est très heureux de voir qu'au bout de 15 ans les visiteurs sont toujours aussi nombreux à venir découvrir cette ambiance familiale et conviviale qui caractérise ces 5 soirées d'animation. Il précise que cette ambiance si particulière est l'affaire de tout le village et tient à remercier les habitants qui contribuent à l'ambiance féerique, en décorant leur maison et la centaine de bénévoles qui s'attellent à l'organisation du programme depuis des mois et s'activent sans relâche durant cette période, mais chacun y prend tellement de plaisir... et c'est cette ambiance de joie et plaisir partagé qui fait le succès de notre manifestation à l'approche des fêtes de fin d'année. Merci aussi aux nombreux sponsors, à la commune de Bartenheim et au Conseil Départemental pour leur soutien financier. Et non, à Bartenheim le « Petit Train » n'était pas en grève pour la plus grande joie des touristes. Dimanche soir le père Noël est arrivé en calèche et a remis de beaux livres aux lauréats du concours de dessin alors que ses lutins ont procédé au tirage au sort des gagnants du jeu et de la tombola. Myriam Vagner a remporté le sac de courses garni en devinant son poids ! Les 13 lots issus du tirage au sort seront remis lors d'une réception en janvier à : Jacqueline Litzler, Jocelyne Billig, Nathalie Lachenmaeier, Monique Diss, Joseph Weber, Mireille Schur, Antoine Butsch, Chantal Kienlen, Albert Haberthier, Jean-Claude Hertzog, Jonathan Rozzi, Danièle Truchetet, Monique Stoecklin et Annick Hosly. Les lauréats du concours de dessin : Anaé Ramothe-Fuchs (3ans), Alice Barba-Duarte (4 ans), Alyson Naas Wieder (5 ans), Lou Casanova (6 ans), Moya Emmett- Vion (7 ans), Antoine Devavry (8ans), Jeanne Renard (9 ans), Amaya Foubet-Hung (10 ans). Le coup de coeur du jury revient à : Gaspard Fernandez, 10 ans.
OBJETS TROUVES : Un porte-monnaie et un bonnet (fille) ont été trouvés lors des Noélies. S'adresser à l'accueil de la mairie de Bartenheim Tél. 03 89 70 76 00

OBJETS TROUVES : Un porte-monnaie et un bonnet (fille) ont été trouvés lors des Noélies. S'adresser à l'accueil de la mairie de Bartenheim Tél. 03 89 70 76 00

 
 

 

Colmar  Stationnement pendant les week-ends des marchés de Noël Parkings paradis

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:47:26

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Colmar  Stationnement pendant les week-ends des marchés de Noël
Parkings paradis
Pendant les week-ends des marchés de Noël, les instituts Saint-Jean et Saint-André de Colmar ouvrent leurs cours intérieures aux automobilistes. Pratique et convivial.
 

 
À l'institut Saint-Jean, 240 places sont disponibles. Et se remplissent très vite. La manécanterie et l'association des parents d'élèves se partagent la gestion du parking.
Ils ne désemplissent pas de la journée. Rues Saint-Josse et du Nord à Colmar, les instituts Saint-Jean et Saint-André proposent des parkings les samedis et dimanches de décembre et l'information semble être bien passée outre-Vosges et outre-Rhin puisque les files de touristes sont constamment alimentées de candidats au stationnement.

Ces parkings providentiels présentent en effet quelques avantages : payants, on y donne ce que l'on veut. Enfin presque. « Pour la journée, c'est un minimum de 5 EUR » dit une bénévole de la manécanterie de Saint-Jean, qui se partage la gestion du parking avec l'association des parents d'élèves (APEL). « Nous en avons décidé ainsi car certains laissent la voiture toute la journée chez nous et nous filent deux-trois pièces jaunes... »
« Les moins aimables, ce sont les locaux »

A Saint-André, pas de minimum et là aussi, la générosité est nettement plus perceptible « chez les Belges et les Suisses. Les moins aimables, ce sont les locaux », lâche ce volontaire du Football club de Saint-André, l'une des associations de l'établissement qui gère, à tour de rôle, le parking.

Dans chacun des cas, les automobilistes laissent leurs voitures avec le sourire : elles sont surveillées par une armada de bénévoles qui jouent aussi les sémaphores et offrent un plan à chaque famille. Un service très apprécié.

À Saint-André, une bonne centaine de places sont disponibles. « Aujourd'hui, nous avons pulvérisé notre record avec 105 voitures garées », disait ce dimanche un membre du Football club.

À Saint-Jean, il y a 240 places. Et dès le début de l'après-midi, tout était complet. Il est même possible d'y laisser la voiture la nuit du samedi au dimanche pour 15 EUR. Les bénéfices financent des voyages et autres projets scolaires.
Sur les trottoirssans la moindre gêne

Une bonne alternative aux « parcs de stationnement » et surtout à la foire d'empoigne pour se garer le plus près possible des chalets. Malgré des ratissages intensifs de la police municipale qui aligne à tout-va, certains automobilistes se garent sur les trottoirs sans la moindre gêne. Non seulement ils embêtent tout le monde mais en plus ils encourent 135 EUR d'amende. Pour marcher le moins possible.
Nicolas PINOT Parking Saint-Jean, rue Saint-Josse à Colmar les samedis de 9 h à 21 h et les dimanches de 10 h à 19 h. Parking Saint-André, rue du Nord à Colmar, les samedis et dimanches de 10 h à 19 h.

Parking Saint-Jean, rue Saint-Josse à Colmar les samedis de 9 h à 21 h et les dimanches de 10 h à 19 h.

 
 

 

Colmar Parkings paradis aux instituts St Jean et St Andre

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:25:19

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Colmar Parkings paradis aux instituts St Jean et St Andre
 

 
À l'institut Saint-Jean, 240 places sont disponibles. Et se remplissent très vite. La manécanterie et l'association des parents d'élèves se partagent la gestion du parking. Photos DNA /Nicolas PINOT
Ils ne désemplissent pas de la journée. Rues Saint-Josse et du Nord à Colmar, les instituts Saint-Jean et Saint-André proposent des parkings les samedis et dimanches de décembre et l'information semble être bien passée outre-Vosges et outre-Rhin puisque les files de touristes sont constamment alimentées de candidats au stationnement.

Ces parkings providentiels présentent en effet quelques avantages : payants, on y donne ce que l'on veut. Enfin presque. « Pour la journée, c'est un minimum de 5 EUR » dit une bénévole de la manécanterie de Saint-Jean, qui se partage la gestion du parking avec l'association des parents d'élèves (APEL). « Nous en avons décidé ainsi car certains laissent la voiture toute la journée chez nous et nous filent deux-trois pièces jaunes... »
« Les moins aimables, ce sont les locaux »

A Saint-André, pas de minimum et là aussi, la générosité est nettement plus perceptible « chez les Belges et les Suisses. Les moins aimables, ce sont les locaux », lâche ce volontaire du Football club de Saint-André, l'une des associations de l'établissement qui gère, à tour de rôle, le parking.

Dans chacun des cas, les automobilistes laissent leurs voitures avec le sourire : elles sont surveillées par une armada de bénévoles qui jouent aussi les sémaphores et offrent un plan à chaque famille. Un service très apprécié.

À Saint-André, une bonne centaine de places sont disponibles. « Aujourd'hui, nous avons pulvérisé notre record avec 105 voitures garées », disait ce dimanche un membre du Football club.

À Saint-Jean, il y a 240 places. Et dès le début de l'après-midi, tout était complet. Il est même possible d'y laisser la voiture la nuit du samedi au dimanche pour 15 EUR. Les bénéfices financent des voyages et autres projets scolaires.
Sur les trottoirssans la moindre gêne

Une bonne alternative aux « parcs de stationnement » et surtout à la foire d'empoigne pour se garer le plus près possible des chalets. Malgré des ratissages intensifs de la police municipale qui aligne à tout-va, certains automobilistes se garent sur les trottoirs sans la moindre gêne. Non seulement ils embêtent tout le monde mais en plus ils encourent 135 EUR d'amende. Pour marcher le moins possible.
Nicolas PINOT Y ALLER Parking Saint-Jean, rue Saint-Josse à Colmar les samedis de 9 h à 21 h et les dimanches de 10 h à 19 h. Parking Saint-André, rue du Nord à Colmar, les samedis et dimanches de 10 h à 19 h.

 

 
 

Un appel aux dons pour sauver le château du Ramstein

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:51:34

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Un appel aux dons pour sauver le château du Ramstein
 

 
Le château du Ramstein doit faire l'objet d'importants travaux de consolidation. DR
Le poids des années pèse sur la ruine du château du Ramstein à Scherwiller. Plus de sept siècles après sa construction, l'édifice classé au titre des monuments historiques en 1924 se trouve dans un état « d'urgence sanitaire » selon la Direction régionale des affaires culturelles (Drac).

Depuis 1983, année où la municipalité a pris un arrêté de fermeture au public, la ruine du château a continué à se dégrader : les chutes de pierre sont récurrentes et des fissures sont apparues, faisant craindre un effondrement. « On a déjà perdu un étage, à jamais, sur les vingt dernières années », rappelle le maire Olivier Sohler.

Sa situation est telle qu'aujourd'hui, malgré le formidable travail d'entretien accompli par les Veilleurs du Ramstein depuis dix ans (lire ci-dessous), des travaux d'ampleur s'avèrent nécessaires pour sauver la tour-logis, consolider les ruines et intervenir sur les fissures pour stabiliser le château.
Un coût de 700 000 EUR pour envisager une réouverture au public

La municipalité de Scherwiller a décidé de financer l'ensemble des travaux pour un montant de 700 000 EUR hors taxe, qui a pu faire grincer quelques dents à Scherwiller. « Mais l'objectif, c'est de pouvoir rouvrir le château au public, insiste le maire, et d'y organiser des actions pédagogiques et des animations, pourquoi pas en matière d'oenotourisme avec une dégustation là-haut... »

La commune viticole pourra compter sur plusieurs subventions émanant de la Drac à hauteur de 40 % du montant, soit 280 000 EUR, du conseil départemental du Bas-Rhin à hauteur de 100 000 EUR et de la Région Grand Est à hauteur « d'au moins 100 000 EUR », selon le maire.

Il reste donc à charge la somme de 220 000 EUR, dont la moitié pourrait être financée par l'intermédiaire de dons. C'est en tout cas le souhait de la municipalité, qui a signé en ce sens, ce samedi, une convention avec la Fondation du patrimoine, qui soutient actuellement 80 projets en Alsace. « On tient beaucoup à notre patrimoine en Alsace, relève Jean-Paul Lerch, délégué départemental de la Fondation. On reçoit tous ces biens en héritage, à nous de les gérer et de les transmettre, en espérant que ceux qui nous suivront auront la même perspective. »

Le projet de consolidation du Ramstein bénéficie ainsi de la visibilité de la Fondation en apparaissant parmi les projets sur son site internet, « très visité », assure M. Lerch.
Plusieurs espèces protégées

Les travaux préparatoires viennent de débuter avec l'abattement d'arbres, pour permettre la création d'un chemin d'accès véhiculé au château afin d'y acheminer notamment le matériel, l'accès actuel n'étant que piéton. « À un moment, il était question de faire venir le matériel par hélicoptère, mais je vous laisse imaginer le surcoût », glisse le maire.

Le lancement du projet a longtemps été bloqué par la situation même du Ramstein, « seul château en Alsace, avec l'Ortenbourg, à se situer sur un biotope protégé », selon le maire. Plusieurs espèces protégées se trouvent actuellement sur le site, notamment la mélique de Transylvanie et la fraxinelle côté flore, le lézard vert et plusieurs oiseaux dont le faucon pèlerin et le hibou grand-duc côté faune. Un arrêté préfectoral de dérogation octroyé au mois de juin, après une étude d'impact, a permis de décanter les choses. « Il a fallu déployer beaucoup d'efforts et multiplier les réunions pour en arriver là », confie Olivier Sohler. Cet arrêté s'accompagne toutefois de mesures compensatoires.
Le gros des travaux au printemps et à l'été 2020

Les travaux sur site débuteront à la sortie de l'hiver par la mise en place d'un échafaudage. Lorsqu'il sera monté, des fouilles archéologiques sur le patrimoine bâti devraient se dérouler sur quinze jours. Les travaux de maçonnerie s'étalonneront, si tout va bien, d'avril à l'automne afin de pouvoir démonter l'échafaudage avant l'hiver sous peine de poursuivre sa location jusqu'au printemps suivant, ce qui engendrerait un surcoût.
Florent ESTIVALS

 

 
 

Bas-Rhin Un cas de tuberculose au lycée Freppel

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:52:44

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Bas-Rhin Un cas de tuberculose au lycée Freppel
 

 
Des tests de dépistage sont en cours cette semaine au sein de l'établissement. Photo DNA /Guillaume MULLER
C'est une maladie infectieuse très rare, que l'on pensait reléguée au passé. Un cas de tuberculose a été diagnostiqué au sein du lycée général Freppel d'Obernai, il y a quelques semaines. La jeune fille concernée, scolarisée en classe de première, a été hospitalisée pendant quelque temps, mais va mieux aujourd'hui et devrait pouvoir regagner l'établissement en janvier.
Une radio pulmonaire réalisée au lycée

La maladie étant contagieuse, l'information a été transmise à l'ensemble des parents d'élèves et des mesures de prévention ont été mises en place par l'Agence régionale de santé et le Service des actions de prévention sanitaire du conseil départemental du Bas-Rhin via le Clat (Centre de lutte contre la tuberculose).

Des tests de dépistage sont actuellement effectués au sein même de l'établissement. Sont concernés, pour l'heure, tous les élèves qui sont en classe avec la jeune fille ou la côtoient lors des options, ainsi que les professeurs. Deux tests sont effectués : un test intradermique et une radio pulmonaire, qui sera effectuée ce jeudi par une unité mobile, au lycée.
Recensement des personnes exposées dans des périmètres définis

Lorsque des cas de tuberculose sont diagnostiqués dans une collectivité (établissement scolaire, Ehpad, entreprise...), des procédures particulières sont mises en place, en partenariat avec le Clat. Il existe un centre de ce type par département. « Le Clat est immédiatement alerté quand une personne est atteinte de tuberculose, car la maladie est à déclaration obligatoire », explique le pneumologue Philippe Fraisse, responsable du service Tuberculose et mycobactéries - pneumologie du pôle Pathologie thoracique, qui travaille en partie au Clat. « Des mesures préventives sont prises pour l'entourage : une information sur les modes de transmission et les symptômes. Un recensement des personnes exposées dans des périmètres définis et un suivi à but préventif va empêcher l'apparition de cas de tuberculose secondaires et d'infection latente ».

L'infection latente est une contamination d'une personne de l'entourage par le bacille tuberculeux, sans symptômes apparents ni contagiosité. Pour la dépister, un test est effectué en injectant de la tuberculine sous la peau. « Si le corps est en train de se défendre contre une contamination par le bacille, on va avoir une forte réaction au point d'injection », détaille le pneumologue strasbourgeois. Le suivi préventif peut être soit un traitement plus léger aux antibiotiques pendant plusieurs mois, soit une surveillance par radiographies régulières des poumons pendant deux ans.
Geneviève DAUNE et Fanny HOLVECK

Bollwiller  FC Bollwiller Remise de distinctions

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 05:24:39

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Bollwiller  FC Bollwiller
Remise de distinctions
 

 
Les récipiendaires avec Marc Hoog, vice-président du District Alsace de football
Le 90e anniversaire du FC Bollwiller n'a pas été fêté en grande pompe : il y a eu une simple petite réception au club-house du stade, présidée par Antoine Martinken, président par intérim du club. Ce dernier traverse une situation administrative très difficile, sur laquelle vont encore se greffer des sanctions sportives qui ne vont pas arranger le club, financièrement et sportivement.

Entouré de quelques invités, dont le maire Jean-Paul Julien, le conseiller régional Grégory Stich, le conseiller départemental Pierre Vogt, et de Marc Hoog vice-président du District Alsace de football, Antoine Martinken a surtout évoqué de quelle trempe devrait être fait le futur président du club, qui sera le 16e depuis le regretté Aloyse Brender en 1929. « Le futur président devra faire preuve d'une détermination absolue et être entouré de responsables compétents », a notamment souligné celui dont la mission de six mois arrive bientôt à échéance.

À l'issue des prises de paroles des divers invités, Marc Hoog a remis des distinctions à quatre membres du club. Le diplôme d'honneur a été remis à David Beltzung et Huguette Forgeot, la breloque argent a été attribuée à Sonia Scheffel et la plaquette or - la plus haute distinction du District Alsace de football - a été décernée à Antoine Martinken.
B.B.

 

 
 

 

Ribeauvillé Nombreuses promotions pour la Sainte-Barbe

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:02:07

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Ribeauvillé Nombreuses promotions

pour la Sainte-Barbe
 

 
Les soldats du feu de Ribeauvillé ont été décorés durant la fête de la Sainte-Barbe. Photo DNA

 
 
 

Le rassemblement des troupes et des jeunes sapeurs-pompiers a lancé la cérémonie. Le lieutenant Cédric Stadler, chef de centre de Ribeauvillé, a accueilli les officiels et représentants des autorités : le commandant Philippe Hurst, adjoint au chef du groupement Nord, le capitaine Michel Schifferlé, adjoint à la compagnie 1, Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé, ainsi que Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental.

Au cours de cette cérémonie, de nombreux sapeurs-pompiers ont été décorés et promus, à savoir :

? Au grade d'adjudant : le sergent-chef Laurent Brendel, le sergent-chef Sébastien Baltenweck, le sergent Cédric Birckel.

? Au grade de sergent : le caporal-chef Tanguy Antony.

? Au grade de caporal-chef : le caporal Marc Kuhlmann.

? Au grade de caporal : le sapeur 1re classe Florian Keller.

? Au grade de sapeur 1re classe et fourragère : le sapeur 2e classe Thomas Ferrah.

Enfin, le sergent Frédéric Ritzenthaler a été décoré de la médaille d'honneur échelon bronze pour ses dix années de service.

Après cette cérémonie, les discours ont été prononcés, mettant en lumière l'engagement important des pompiers, notamment leur disponibilité, ou les sollicitations d'assistance aux personnes qui aujourd'hui sont de plus en plus importantes. S'en est suivie la remise de différents diplômes pour les pompiers ayant réussi leurs formations (allant de conducteur d'engins à chef d'agrès tout agrès), avant que la soirée ne s'achève par un verre de l'amitié.

CDRS Colmar Le Noël d'antan des résidents

Publié dans le panorama le Mercredi 18 décembre 2019 à 06:26:57

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CDRS  Colmar   Le Noël d'antan des résidents
 

 
Grande affluence au marché de Noël interne de l'établissement, différent des autres. Photo DNA
grande effervescence, jeudi dernier, à la salle des fêtes du centre départemental de repos et de soins de Colmar, à l'occasion du traditionnel marché de Noël de l'établissement, qui a attiré beaucoup de monde.
Une multitude d'objetsfabriquéspar les résidents

Le thème Noël d'antan était le fil rouge de cette 27e édition intramuros mis en valeur par une belle décoration consacrée aux cerfs et planifiée par l'équipe d'animation Arc-en-Ciel sous la houlette d'Annick Zimmermann. Mais également avec la précieuse collaboration des bénévoles de l'association et de l'équipe pluridisciplinaire. Pour les organisateurs, la tenue de ce marché au sein même de la structure répond à un besoin, celui de permettre aux résidents dépendants de profiter de la magie de Noël. Notamment d'acheter des cadeaux pour leurs proches sans sortir.

Ce rendez-vous incontournable très attendu est un moment fort, qui rythme la vie de l'établissement, vécu par les résidents et leurs familles dans une ambiance joyeuse et festive. Les différents stands proposaient à des prix très abordables une multitude d'objets réalisés par les résidents de tous les bâtiments. Poupées tricotées, tableaux, bijoux, bredala, mannala, beraweka, gâteaux de Noël, couronnes de l'avent... Des ventes dont les bénéfices seront affectés à l'organisation d'événements durant l'année.

L'animation musicale était assurée par Bruno Mehlen, bénévole de l'association, alors que le rôle du Père Noël était tenu par Grégory Merlen, président de l'association des bénévoles. Pour sa seconde participation, l'IMPro les Artisans de Colmar a présenté à son stand de magnifiques créations en bois réalisées par les jeunes.

Le directeur Nicolas Dubuis, entouré de plusieurs personnalités, dont les docteurs Stéphane Carnein et Michel Diméo, a pris la parole pour valoriser ce moment de partage. Les adjointes Christiane Charluteau et Roseline Houpin, membres du centre communale d'action sociale de la Ville ont remis un cadeau au service d'animation des Ehpad. Il s'agit d'une tablette tactile et d'un bon d'achat pour acquérir de la nouvelle vaisselle pour les activités cuisine aux Platanes.

Après la Saint-Nicolas fêtée dans les unités le lendemain, la fête de Noël aura lieu le jeudi 19 décembre dans tous les services. La chorale d'Oberhergheim et de nombreux musiciens intervenants seront présents pour animer ce moment magique de la Nativité au CDRS.