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CD68 Des malades d'Alzheimer exposent avec ArtAile

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:51:53

© L'alsace, Mardi le 17 Décembre 2019
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CD68 Des malades d'Alzheimer exposent avec ArtAile
 

 
L'exposition ArtAile est visible jusqu'au 20 décembre dans l'Agora Simone-Veil du conseil départemental du Haut-Rhin à Colmar. DR
Cérémonie conviviale, mardi soir 10 décembre, au Conseil départemental du Haut-Rhin à l'occasion du vernissage de l'exposition de l'Association mulhousienne ArtAile en présence des artistes-exposants, de Caroline Lesage, présidente de l'association, de Bernadette Groff, présidente de la commission culture et patrimoine et d'Alain Couchot, président de la commission solidarité et autonomie.

L'exposition présente des oeuvres aux thématiques diverses - dessins, peintures, peintures sur soie... La plupart réalisées avec beaucoup de poésie et de finesse par des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, en collaboration avec les enfants des écoles.
Y ALLER L'exposition est visible jusqu'au 20 décembre dans l'Agora Simone Veil du Conseil départemental du Haut-Rhin - 100, avenue d'Alsace à Colmar. Entrée libre.

 

 
 

EDITORIAL : mémoire sélective

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:42:27

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EDITORIAL : mémoire sélective

 

 
de Pascal Coquis

Ni son air bonhomme, ni son art du compromis ne pouvaient sauver Jean-Paul Delevoye. À mesure que s'allongeait la liste de ses manquements à l'éthique et à la loi, se scellait son destin. Au moins, n'a-t-il eu besoin de personne pour l'amener à résipiscence, pour faire acte de contrition, ce n'est pas si courant.

Jean-Paul Delevoye a menti. Par omission certes, mais avec une telle constance dans l'effort qu'il était inenvisageable qu'il puisse passer la semaine. Pas cette semaine-ci en tout cas, qui verra une partie de la France dans la rue et les principaux syndicats à la table des négociations.

Le ci-devant haut-commissaire chargé de la réforme des retraites n'était plus audible et à peine plus légitime. Son cas personnel avait fini par occulter le fond du débat. Il était devenu le symbole de la déconnexion du pouvoir macronien. Le costume est sans doute trop grand pour lui, mais sa faute est réelle et inexcusable. Et puis, après les affaires Benalla ou De Rugy, pour ne parler que d'elles, il n'était plus temps de tergiverser. Jean-Paul Delevoye l'a senti bien sûr. Il lui fallait démissionner. Pour ne pas rajouter à la crise de confiance qui secoue l'exécutif et ne pas torpiller sa réforme.

Voilà donc le gouvernement soulagé d'un poids. Mais aussi, du même coup, privé de l'un de ses principaux atouts. Car si l'ancien ministre de Jacques Chirac ne connaît pas bien la liste de ses mandats et le montant de ses revenus, il sait en revanche par coeur les codicilles de la réforme des retraites, maîtrise comme personne les subtilités syndicales et possède un don inné pour la négociation. Cette science-là va cruellement manquer alors que débute seulement le bras de fer. Alors que tout va se jouer.

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace Delevoye ou une inéluctable retraite anticipée

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:13:22

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L'éditorial de l'Alsace   Delevoye ou une inéluctable retraite anticipée
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Comme un bleu ! Jean-Paul Delevoye, 72 ans, rompu à un demi-siècle de vie publique, est tombé au champ du déshonneur politique et médiatique comme un débutant. Après les révélations sur ses omissions successives dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique, le haut-commissaire, devenu ministre en septembre dernier, ne pouvait demeurer le grand ordonnateur de la réforme des retraites alors que le pays est paralysé au niveau des transports et connaîtra ce mardi sa troisième journée de mobilisation interprofessionnelle. En bon soldat de la Macronie, Jean-Paul Delevoye s'est sacrifié. À moins qu'il ait été encouragé dans sa démission ? Le résultat est le même. En une semaine, l'ancien président du Conseil économique, social et environnemental était passé du statut d'homme fort incontournable dans la mise en oeuvre du projet de réforme à celui de maillon faible. Un oubli, ça va ! Trois erreurs, bonjour les dégâts ! Treize omissions, c'est la démission...

La justice dira ce qui se cache - ou pas -- derrière ces oublis. Ils sont tellement grossiers qu'ils interrogent s'agissant d'un homme aussi expérimenté que Jean-Paul Delevoye. À moins que l'ancien monde ait survécu au macronisme et que certains responsables publics puissent encore cumuler salaires et retraites, fonctions rémunérées et bénévoles, sans même se préoccuper de savoir comment est financé leur train de vie...

Malgré les regrets qu'il a exprimés, Emmanuel Macron ne pouvait se permettre d'engager le bras de fer avec une partie du pays en laissant la responsabilité du dossier à un ministre aussi affaibli que Jean-Paul Delevoye. À raison ou pas, les oublis de ce dernier l'ont décrédibilisé et représentaient un angle d'attaque que l'exécutif se devait de contrer afin de protéger l'essentiel de son projet. Car si Jean-Paul Delevoye a désormais un emploi du temps de retraité, l'exécutif est, pour sa part, confronté à un pays qui bouillonne.

 

 
 

Delevoye : de la « légèreté coupable » à la démission

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:14:46

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Delevoye : de la « légèreté coupable » à la démission
 

 
Le haut-commissaire aux Retraites a démissionné lundi à la veille d'une nouvelle journée de grèves. Photo Dominique FAGET/AFP
Politiquement, c'était intenable. Plutôt épargné par les syndicats qui ne l'accablent pas, Jean-Paul Delevoye était en revanche une cible pour l'opposition politique et pour une opinion majoritairement hostile au projet de réforme des retraites.

Admettant une « légèreté coupable » pour avoir omis de déclarer plusieurs mandats à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, il a donc démissionné du gouvernement lundi à la mi-journée. Il n'a certes pas déclaré ses postes d'administrateur bénévole de l'Ifpass, l'école de formation aux métiers de l'assurance et de la fondation de la SNCF. Mais il a dû rembourser 140 000 euros au « think tank » sur l'école Parallaxe dont il était président d'honneur et percevait pour cela 5 300 euros mensuels. Enfin, il a admis des omissions dans sa déclaration de patrimoine.

Sur le terrain, le haut-commissaire était malmené. Vendredi soir, dans le gymnase d'un lycée nancéien où il débattait avec le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, Édouard Philippe a pu le mesurer. Une enseignante a pris le micro, a dit à quel point elle aimait son métier, et qu'elle l'aimait tellement qu'elle ne l'oubliait pas, « contrairement à M. Delevoye ». Édouard Philippe a encaissé, sans répondre.
L'incarnation d'un ancien monde dévastateur

Durant tout le week-end, les députés de la majorité ont entendu de pareilles réflexions, et pas toujours aussi polies.

Les parlementaires et les ministres ont eu beau plaider la « bonne foi » du haut-commissaire dans leur circonscription ou dans les médias, rien n'y a fait.

En privé, les membres du gouvernement concédaient que certains des mandats de Jean-Paul Delevoye posaient problème, notamment celui de président de Parallaxe. Être au gouvernement et avoir une fonction salariée par ailleurs n'est pas autorisé par la Constitution. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique doit dire ce mercredi si elle transmet le cas de Jean-Paul Delevoye à la justice.

Homme de réseaux, connaissant parfaitement les partenaires sociaux, ce qui faisait sa force, Jean-Paul Delevoye, issu de la droite modérée et ancien élu du Pas-de-Calais, était un atout pour Emmanuel Macron. Une sorte de caution anti- « start-up nation ».

« Cette réforme ne s'en va pas avec Jean-Paul Delevoye, elle sera toujours défendue par le gouvernement », assurait néanmoins lundi soir la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

En une dizaine de jours et autant de révélations sur ses mandats et ses rémunérations non déclarées, le désormais ex-haut-commissaire est devenu l'incarnation de l'ancien monde dans ce qu'il a de plus dévastateur.
Nathalie MAURET

 

 
 

Prison  Lutterbach Le recours contre le permis de construire rejeté

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:50:22

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Prison  Lutterbach
Le recours contre le permis de construire rejeté
 

 
Le recours contre le permis de construire de la nouvelle prison a été rejeté, mais il reste, de toute façon, un second recours contre l'autorisation environnementale.
La commune de Lutterbach ainsi que l'association des Amis du moulin et de l'environnement (Ame), Paysages d'Alsace et Sauvegarde de la faune sauvage avaient déposé une requête auprès du tribunal administratif de Strasbourg pour demander l'annulation de l'arrêté par lequel le préfet du Haut-Rhin a délivré à l'Apij (Agence publique pour l'immobilier de la justice) un permis de construire un centre pénitentiaire de 520 places au Galgenhag.

L'audience s'est tenue le 28 novembre ; la décision a été rendue début décembre. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la commune et les associations, et considéré que le permis de construire n'était pas entaché d'illégalité. Le tribunal a jugé que, contrairement à ce qui a été soutenu par l'Apij, l'étude d'impact aurait dû faire l'objet d'une actualisation. Il a toutefois estimé que l'étude initiale de 2010 était suffisante malgré « l'avis défavorable de l'autorité environnementale émis en 2018 ».

Ville et associations ont deux mois pour faire appel du jugement. Bernard Sigrist, président de l'Ame, n'écarte pas cette possibilité, car il suffit qu'une des quatre requérantes fasse appel. « On a deux mois pour y réfléchir. De toute façon, on continue. On va demander les compensations prévues, notamment par la loi d'août 2016, qui ne sont pas accordées, ainsi que le gain pour la biodiversité prévu quand il y a des atteintes à l'environnement. Les trois associations sont d'accord. »

Quant à la position de la commune, le maire la divulguera lors de la réunion du conseil municipal de ce mercredi 18 décembre.
Antoinette OBER

 

 
 

 

Lutterbach Chantier de la prison : le recours rejeté

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:34:32

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Lutterbach  Chantier de la prison : le recours rejeté
 

 
La commune de Lutterbach ainsi que plusieurs associations consacrées à la protection de l'environnement avaient déposé une requête auprès du tribunal administratif de Strasbourg, demandant l'annulation du permis de construire de la prison de Lutterbach, dont le chantier est déjà largement entamé. Le tribunal vient de rejeter ce recours, qui portait sur l'étude d'impact du projet et ses atteintes à l'environnement. Associations et commune disposent de deux mois pour faire appel.

Conseil municipal  Orientations budgétaires Jeux de rôles

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:56:41

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Conseil municipal  Orientations budgétaires
Jeux de rôles
On en connaît désormais les principaux acteurs, mais certains pourraient s'inviter dans le casting. La campagne pour la mairie de Colmar s'est ouverte ce lundi au conseil municipal à la faveur du débat d'orientations budgétaires et du rapport sur le développement durable.
 

 
Frédéric Hilbert : « Tout le monde se préoccupe d'écologie, mais ce ne sont pas des postures électorales qui nous feront avancer. »
Pas de coup de théâtre ce lundi à la mairie de Colmar, pour le premier conseil municipal de la campagne qui s'ouvre. Les débats ont permis à chacun des rôles-titres - à l'exception de Stéphanie Villemin, qui ne siège pas dans l'assemblée - de fourbir leurs thématiques de campagne, mais on entonne globalement beaucoup de refrains déjà entendus dans cette enceinte. Preuve que la politique, quoi qu'on en dise, est affaire de constance.

Entre Gilbert Meyer et les deux futures têtes de listes issues de l'opposition, l'écologiste Frédéric Hilbert et le MoDem Tristan Denéchaud, une ligne de fracture polarise les débats de longue date. Elle consiste à reprocher à la majorité sortante de privilégier l'investissement « dans le tape à l'oeil, ce qui se voit », au détriment des services à la population, résumera l'élu centriste lors du débat d'orientation budgétaire.
« Ce ne sont pas des postures électorales qui nous feront avancer »

Passé ce premier clivage historique entre majorité et opposition, chacun joue sa partition. Dans un contexte d'urgence climatique qui devient porteur électoralement, Frédéric Hilbert entend incarner l'original que beaucoup seront tentés de copier. « Si on se préoccupe d'écologie, ce n'est pas pour gagner des élections. On ne joue pas là. Ce ne sont pas des postures électorales qui nous feront avancer », lance-t-il à propos du rapport annuel sur le développement durable.

Dans le document, il pointe une nouvelle fois « l'absence de bilan pour améliorer l'efficacité des actions entreprises » : « On sait que 100 % des personnes qui ont testé la nouvelle navette électrique l'approuvent, mais à aucun moment il n'est question de fréquentation ou du profil des utilisateurs », déplore l'élu, qui renvoie au bilan dressé dans le Plan climat air énergie territorial. « Il n'est pas fameux, les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse mais vous n'en parlez même pas. »

Tristan Denéchaud : « Où veut-on emmener la ville dans 5, 10, 20 ans ? » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Tristan Denéchaud, de son côté, attaque à plusieurs reprises la majorité Meyer sur l'absence de « vision globale » et de « cohérence », au profit d'une vision « uniquement comptable ». N'en déplaise à l'adjoint René Frieh, son rapport sur le développement durable se résume selon lui à « un inventaire à la Prévert ».

« Il est question d'une refonte des transports en commun mais quels sont les objectifs ? Où veut-on emmener la ville dans 5, 10, 20 ans ? Un bilan, c'est bien, mais cela manque tristement de perspectives. »
« Un service public, c'est un coût »

Du côté de la majorité, on continue d'exploiter l'aura d'une gestion en bon père de famille. À la socialiste Victorine Valentin, qui suggère d'expérimenter « la gratuité des transports en commun, comme à Dunkerque, où la fréquentation a explosé en un an », Yves Hemedinger, désormais cantonné dans un second rôle, oppose immédiatement la question du coût : « Un service public, c'est un coût. Les villes qui ont choisi la gratuité ont fortement augmenté la taxe sur les transports, qui pèse sur les entreprises. »

Gilbert Meyer : « Nous ne faisons pas que gesticuler, nous agissons. » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Gilbert Meyer, lui, n'est jamais autant à l'aise qu'un peu plus tard, quand il présente les orientations budgétaires. À grand renfort de tableaux, il vante les « économies » réalisées par les Colmariens et les « marges de manoeuvre » qu'il a su préserver pour la Ville. « On nous reproche souvent de gonfler le budget, mais pour 2019 nous aurons un taux de réalisation de 85 %. Nous ne faisons pas que gesticuler, nous agissons », appuie le maire.

Yavuz Yidiz : Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Au milieu de tous ces premiers rôles, il semble que certains soient bien tentés de s'inviter au casting. Sinon comment interpréter la déclaration de Yavuz Yildiz, qui s'est désolidarisé de la majorité en annonçant qu'il s'abstiendrait sur les orientations budgétaires (à ce détail près que le rapport n'est pas soumis au vote, NDLR).

Et le jeune conseiller de décerner un bémol au « style de gestion » de Gilbert Meyer, « super-bâtisseur » d'équipements « géniaux », mais souffrant « d'un service associé souvent trop réduit ». Il enchaîne un vibrant plaidoyer en faveur de la « politique de la ville » et de la « réduction des inégalités ». Un nouveau rôle dans l'opposition ?
Clément TONNOT

 

 
 

 

Conseil municipal Colmar Jeux de rôles

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:31:55

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Conseil municipal Colmar        Jeux de rôles
 

 
Yavuz Yidiz : « Des équipements géniaux mais un service associé souvent trop réduit. »

Yavuz Yidiz : Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Pas de coup de théâtre ce lundi à la mairie de Colmar, pour le premier conseil municipal de la campagne qui s'ouvre. Les débats ont permis à chacun des rôles-titres - à l'exception de Stéphanie Villemin, qui ne siège pas dans l'assemblée - de fourbir leurs thématiques de campagne, mais on entonne globalement beaucoup de refrains déjà entendus dans cette enceinte. Preuve que la politique, quoi qu'on en dise, est affaire de constance.

Entre Gilbert Meyer et les deux futures têtes de listes issues de l'opposition, l'écologiste Frédéric Hilbert et le MoDem Tristan Denéchaud, une ligne de fracture polarise les débats de longue date. Elle consiste à reprocher à la majorité sortante de privilégier l'investissement « dans le tape à l'oeil, ce qui se voit », au détriment des services à la population, résumera l'élu centriste lors du débat d'orientation budgétaire.
« Ce ne sont pas des postures électorales qui nous feront avancer »

Passé ce premier clivage historique entre majorité et opposition, chacun joue sa partition. Dans un contexte d'urgence climatique qui devient porteur électoralement, Frédéric Hilbert entend incarner l'original que beaucoup seront tentés de copier. « Si on se préoccupe d'écologie, ce n'est pas pour gagner des élections. On ne joue pas là. Ce ne sont pas des postures électorales qui nous feront avancer », lance-t-il à propos du rapport annuel sur le développement durable.

Dans le document, il pointe une nouvelle fois « l'absence de bilan pour améliorer l'efficacité des actions entreprises » : « On sait que 100 % des personnes qui ont testé la nouvelle navette électrique l'approuvent, mais à aucun moment il n'est question de fréquentation ou du profil des utilisateurs », déplore l'élu, qui renvoie au bilan dressé dans le Plan climat air énergie territorial. « Il n'est pas fameux, les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse mais vous n'en parlez même pas. »
« Un service public, c'est un coût »

Tristan Denéchaud : « Où veut-on emmener la ville dans 5, 10, 20 ans ? » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Tristan Denéchaud, de son côté, attaque à plusieurs reprises la majorité Meyer sur l'absence de « vision globale » et de « cohérence », au profit d'une vision « uniquement comptable ». N'en déplaise à l'adjoint René Frieh, son rapport sur le développement durable se résume selon lui à « un inventaire à la Prévert ».

« Il est question d'une refonte des transports en commun mais quels sont les objectifs ? Où veut-on emmener la ville dans 5, 10, 20 ans ? Un bilan, c'est bien, mais cela manque tristement de perspectives. »

Du côté de la majorité, on continue d'exploiter l'aura d'une gestion en bon père de famille. À la socialiste Victorine Valentin, qui suggère d'expérimenter « la gratuité des transports en commun, comme à Dunkerque, où la fréquentation a explosé en un an », Yves Hemedinger, désormais cantonné dans un second rôle, oppose immédiatement la question du coût : « Un service public, c'est un coût. Les villes qui ont choisi la gratuité ont fortement augmenté la taxe sur les transports, qui pèse sur les entreprises. »

Gilbert Meyer : « Nous ne faisons pas que gesticuler, nous agissons. » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Gilbert Meyer, lui, n'est jamais autant à l'aise qu'un peu plus tard, quand il présente les orientations budgétaires. À grand renfort de tableaux, il vante les « économies » réalisées par les Colmariens et les « marges de manoeuvre » qu'il a su préserver pour la Ville. « On nous reproche souvent de gonfler le budget, mais pour 2019 nous aurons un taux de réalisation de 85 %. Nous ne faisons pas que gesticuler, nous agissons », appuie le maire.

Yavuz Yidiz : Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Au milieu de tous ces premiers rôles, il semble que certains soient bien tentés de s'inviter au casting. Sinon comment interpréter la déclaration de Yavuz Yildiz, qui s'est désolidarisé de la majorité en annonçant qu'il s'abstiendrait sur les orientations budgétaires (à ce détail près que le rapport n'est pas soumis au vote, NDLR).

Et le jeune conseiller de décerner un bémol au « style de gestion » de Gilbert Meyer, « super-bâtisseur » d'équipements « géniaux », mais souffrant « d'un service associé souvent trop réduit ». Il enchaîne un vibrant plaidoyer en faveur de la « politique de la ville » et de la « réduction des inégalités ». Un nouveau rôle dans l'opposition ?
Clément TONNOT

 

 
 

Guebwiller  Élections municipales Serge Bank-Maurer, premier candidat RN

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:01:05

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Guebwiller  Élections municipales
Serge Bank-Maurer, premier candidat RN
Salarié de l'industrie métallurgique, le Guebwillerois Serge Bank-Maurer a été investi par le Rassemblement national pour les prochaines municipales. Il cherche actuellement à compléter sa liste.
 

 
Serge Bank-Maurer, investi par le RN, sera candidat aux prochaines municipales à Guebwiller.
« Si je me présente, c'est avant tout pour l'électorat du Rassemblement national », assure Serge Bank-Maurer. Et de citer les résultats du FN/RN au second tour des Départementales (41 %) ou encore le second tour des présidentielles (42,5 %). « Moi-même, j'aurais été frustré de ne pas pouvoir voter RN aux prochaines municipales. »

Âgé de 55 ans, il est entré en politique il y a 3-4 ans. « C'était à la suite de la création de la région Grand Est, pour laquelle le peuple n'a même pas été consulté (il est contre, N.D.L.R.), et à cause de l'invasion migratoire, qui a un coût. Là encore, on ne nous consulte pas. » Il est donc devenu militant aux côtés de Grégory Stich. Ce dernier ayant quitté le parti, il est devenu responsable local.

Fidèle à « sa » ville - il y est né et ne l'a quasiment pas quittée - il veut donc proposer le programme du RN aux Guebwillerois. Ce sera une première dans le Florival pour des municipales. Virginie Joron, député européen et présidente du groupe RN à la Région, était d'ailleurs à ses côtés pour cette déclaration de candidature.
« Un Central park guebwillerois »

Au-delà du programme du RN - « un parti qui défend nos traditions, notre identité », mais sur lequel il ne s'étend pas trop - Serge Bank-Maurer prend « l'engagement de ne pas augmenter les impôts locaux et d'avoir une gestion saine des finances de la ville ». Il regrette au passage que l'équipe en place ait « privatisé en quelque sorte Caléo » : « Ça fait un apport sur le moment mais cela revient à vendre les bijoux de famille. »

S'il entend favoriser l'implantation de commerces et d'entreprises dans la commune afin de développer l'emploi, il souhaite « privilégier les investissements humains plutôt que les projets ruineux » : « Cette place, était-ce vraiment nécessaire ? En plus, c'est raté. Je préfère privilégier les associations ou le personnel communal. »

Autres projets : développer le système de caméras de surveillance « pour assurer la sécurité des Guebwillerois » ; améliorer l'état des routes, développer la qualité et le nombre de places de stationnement ; ou encore créer davantage d'espaces verts. « Je suis très proche de la nature et j'aimerais relier le parc de la Marseillaise au parc de la Neuenbourg pour créer une sorte de Central park guebwillerois. »
La voie référendaire

Sur la méthode, il aimerait « développer le référendum, voire la démocratie participative ». Avec une conviction : « A l'heure d'internet, il est facile de consulter les gens. C'est important, surtout quand il s'agit de s'engager dans des projets coûteux. Je pense par exemple aux ponts sur la Lauch, qu'il faudra restaurer. » Quant à la campagne, elle se fera par tract, sur le terrain mais aussi via les réseaux sociaux. « Je vais faire venir des députés et des personnalités pour des conférences », annonce d'ores et déjà Virginie Joron.

À ce jour, la liste n'est pas complète. « J'appelle tous les gens qui aspirent à voir le RN diriger la commune à me rejoindre. » Seulement, voter pour le RN est une chose, être prêt à participer en est une autre. « Je ne sais pas si les gens sont prêts. En tout cas, je leur offre la possibilité. »
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

 

Social Réforme des retraites Grèves et manifs en Alsace : un mardi noir ?

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:40:37

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Social Réforme des retraites
Grèves et manifs en Alsace : un mardi noir ?
Journée noire en perspective ce mardi avec de nombreux appels à la grève dans tous les secteurs.
 

 
Le 5 décembre, plus de 10 000 manifestants ont battu le bitume strasbourgeois contre le projet des retraites.
Une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle pour la défense des retraites a lieu ce mardi. Le point d'orgue sera la manifestation intersyndicale à Strasbourg (CGT, FSU, Solidaires, FO, CNT) et Mulhouse. Restés jusque-là à l'écart du mouvement, les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, UNSA, FAGE) ont rejoint la contestation après les annonces d'Édouard Philippe sur l'âge d'équilibre.
Trente-deux écoles touchées

Les organisateurs appellent au rassemblement à 14 h places De-Lattre-de-Tassigny, et de l'Étoile pour la CFDT à Strasbourg et à 13 h 30 place de la Bourse à Mulhouse. Le défilé du 5 décembre qui marquait le début de la contestation, avait réuni plus de 10 000 personnes à Strasbourg. Les syndicats espèrent réunir autant de monde pour cette nouvelle démonstration de force, la cinquième depuis début décembre, en comptant le modeste rassemblement de samedi dernier.

Dans l'éducation nationale, 32 écoles sont touchées au niveau de l'académie de Strasbourg, indique le rectorat. Deux de ces établissements resteront fermés sans service minimum d'accueil. Selon la même source, le taux de grévistes pour le 1er degré est estimé à un peu plus de 14 % dans le Bas-Rhin, et un peu plus de 13 % dans le Haut-Rhin.

La circulation des trains sera « fortement perturbée » ce mardi 17 décembre avec « un trafic plus réduit » que lundi 16 prévient la SNCF. Si la CTS n'est pas en grève, la circulation de certaines lignes de bus et de trams à Strasbourg risque d'être impactée en raison de la manifestation interprofessionnelle sur les retraites, prévient la compagnie strasbourgeoise sur son site.

La mobilisation concerne également les professionnels de l'hôpital public. Au niveau national, une douzaine de syndicats de personnels médicaux hospitaliers, d'internes et d'étudiants ont appelé à cesser le travail ce 17 décembre et à rejoindre les manifestations, pour réclamer des mesures d'urgence pour l'hôpital.

C'est une semaine mouvementée sur le plan social qui a commencé. Lundi, le secteur des transports routiers est entré en action pour l'amélioration des conditions de travail, des salaires et la défense du congé de fin d'activité (CFA) menacé par la fin des régimes spéciaux. Une opération-escargot a eu lieu au départ de Molsheim et Dorlisheim jusqu'au péage de Schwindratzheim.

Chez Loomis à Eckbolsheim, 60 % des convoyeurs de fonds (soit 32 sur un effectif de 50) ont cessé le travail ce lundi, indique le délégué CFTC de l'entreprise. À l'agence Brink's de Strasbourg, la grève reportée à ce mardi, devrait toucher une quinzaine de convoyeurs, selon la CFDT.

 

 
 

 

Grèves et manifs en Alsace : mardi noir ?

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:09:26

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Grèves et manifs en Alsace : mardi noir ?
 

 
Des milliers de personnes avaient manifesté le 5 décembre en Alsace. Combien seront-ils ce mardi ? Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle pour la défense des retraites a lieu ce mardi. Le point d'orgue sera la manifestation intersyndicale prévue à Strasbourg (CGT, FSU, Solidaires, FO, CNT) et Mulhouse. Restés jusque-là à l'écart du mouvement, les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, Unsa, Fage) ont rejoint la contestation après les annonces du Premier ministre Édouard Philippe sur l'âge d'équilibre.

Les organisateurs appellent au rassemblement à 13 h 30, place de la Bourse à Mulhouse, et à 14 h, places de Lattre de Tassigny - et de l'Étoile pour la CFDT - à Strasbourg. Le défilé du 5 décembre qui marquait le début de la contestation, avait réuni plus de 10 000 personnes à Strasbourg et 2 500 à Mulhouse. Les syndicats espèrent réunir autant de monde pour cette nouvelle démonstration de force, la 5e depuis début décembre, en comptant le modeste rassemblement de samedi dernier.
La CTS et Soléa pas touchées

Dans l'Éducation nationale, 32 écoles sont touchées au niveau de l'académie de Strasbourg, indique le rectorat, qui estime le taux de grévistes pour le premier degré à un peu plus de 14 % dans le Bas-Rhin et un peu plus de 13 % dans le Haut-Rhin (lire encadré).

De son côté, la circulation des trains sera « fortement perturbée » ce mardi 17 décembre, avec « un trafic plus réduit » que ce lundi 16 prévient la SNCF (lire ci-contre). Si la CTS (Compagnie des transports strasbourgeois) n'est pas en grève, la circulation de certaines lignes de bus et de trams à Strasbourg risque d'être impactée en raison de la manifestation interprofessionnelle sur les retraites, prévient la compagnie sur son site. Pareil dans l'agglomération mulhousienne, où trams et bus devraient circuler normalement - à l'exception notable de la ligne tram-train Mulhouse-Thann et de la ligne 3 vers Lutterbach, où des bus de substitution sont annoncés.

La mobilisation concerne également les professionnels de l'hôpital publics. Au niveau national, une douzaine de syndicats de personnels médicaux hospitaliers, d'internes et d'étudiants ont appelé à cesser le travail ce mardi et à rejoindre les manifestations pour réclamer des mesures d'urgence pour l'hôpital.
Les transports routiers sur le pont dès ce lundi

C'est une semaine mouvementée sur le plan social qui a donc commencé. Ce lundi, le secteur des transports routiers est entré en action pour l'amélioration des conditions de travail, des salaires et la défense du congé de fin d'activité (CFA) menacé par la fin des régimes spéciaux. Une opération-escargot a eu lieu au départ de Molsheim et Dorlisheim jusqu'au péage de Schwindratzheim.

Chez Loomis, à Eckbolsheim, 60 % des convoyeurs de fonds - soit 32 salariés sur un effectif de 50 - ont cessé le travail ce lundi, indique le délégué CFTC de l'entreprise. À l'agence Brink's de Strasbourg, la grève reportée à ce mardi, devrait toucher une quinzaine de convoyeurs, selon la CFDT.

 

 
 

Alsace PRÉVISIONS DE TRAFIC SNCF

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:26:13

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Alsace  PRÉVISIONS DE TRAFIC SNCF
 

 
Voici les prévisions de trafic de la SNCF, qui s'annonce « fortement perturbé » ce mardi 17 décembre :

? Trafic TER 200 : 6 allers-retours seront assurés entre Strasbourg et Bâle et onze allers-retours entre Mulhouse et Bâle ; Strasbourg-Saverne : trois allers-retours ; Strasbourg-Molsheim : six allers-retours ; Strasbourg-Haguenau : six allers-retours ; Strasbourg-Offenburg : seize allers-retours ; pas d'autre train TER sur le reste du territoire alsacien. 64 cars ont été commandés pour assurer la desserte de certaines lignes régionales avec un accès non garanti et un nombre de places limité.

? Trafic grandes lignes : Strasbourg-Paris : neuf allers-retours en grande vitesse, dont TGV Inouï, trois allers-retours entre Strasbourg et Paris ; TGV Ouigo, un aller-retour entre Strasbourg et Paris ; Alléo, trois allers-retours sur la liaison Stuttgart-Paris (via Strasbourg), ainsi que deux allers-retours sur la liaison Francfort-Paris (via Strasbourg) ; Paris-Mulhouse-Bâle : trois allers-retours assurés par Lyria.

Éducation   Mobilisation en hausse dans le 1er degré

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:39:31

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Éducation  
Mobilisation en hausse dans le 1er degré
 

 
Selon le rectorat, l'estimation du taux de grévistes pour le 1er degré dans l'académie de Strasbourg, mardi 17 décembre, est de 14,43 % dans le Bas-Rhin et de 13,36 % dans le Haut-Rhin. Trente-deux écoles seront particulièrement touchées par le mouvement de grève des enseignants qui doivent se déclarer grévistes 48 heures avant. Deux d'entre elles seront fermées sans service d'accueil et 30 écoles assureront un SMA (Service minimum d'accueil). La répartition géographique de ces 32 écoles est sensiblement identique entre le Haut-Rhin et le Bas-Rhin. Le rectorat précise que cette estimation repose sur les déclarations d'intention de grève des personnels et qu'il ne peut pas présumer des difficultés supplémentaires liées aux transports notamment.

Le taux de grévistes est en forte hausse par rapport au mouvement du 10 décembre (5,78 % dans l'académie), mais reste loin du record de mobilisation du 5 décembre avec 41,56 % de grévistes enseignants.

Dans le second degré, où il n'existe aucune obligation de se déclarer gréviste avant sa mobilisation, le mouvement avait été suivi, le 10 décembre, par près de 15 % des enseignants des collèges et lycées d'enseignement général et technologique et 10 % des enseignants des lycées professionnels, selon les estimations du rectorat. Le pourcentage de grévistes avait atteint, pour la journée du 5 décembre, près de 50 % dans les collèges et avait dépassé les 30 % dans les lycées. La mobilisation est très variable d'un établissement à l'autre.

 

 
 

 

Enseignement « C'est difficile de durer dans ce métier »

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:08:07

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Enseignement  « C'est difficile de durer dans ce métier »
 

 
Véronique Fonck, désormais installée à son compte comme écrivain public, lectrice à domicile et autrice-éditrice. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Véronique Fonck aurait rejoint l'actuelle mobilisation dans l'Éducation nationale... si elle n'avait quitté son poste de professeure des écoles, le 1er septembre dernier, pour s'installer comme écrivain public et lectrice à domicile, dans le Sundgau.

Âgée de 41 ans, elle a reçu l'an dernier son décompte de cotisations. « J'aurais dû travailler jusqu'à 67 ans ! C'est difficile de durer dans ce métier, dans le brouhaha et avec de plus en plus de troubles du comportement et des apprentissages, même si au départ on le choisit pour aller jusqu'au bout. » Quand en outre, il s'agit « de trouver un compromis entre les attentes de l'institution, celles des parents, qu'on ne peut pas critiquer, et ce qu'on ressent de son métier, c'est usant. On se sent inutile, on en arrive à se dire : tout ça pour ça ! »

Aussi, cette mère de trois enfants, qui rêvait d'enseigner depuis « toute petite », « fière » de se « rendre utile aux autres et de transmettre des connaissances, des compétences, des valeurs », a-t-elle fini par y renoncer « avec grand soulagement ». Elle en a détaillé les raisons dans une lettre de démission de quatre pages, après « des années de tristes constats ».
« La confiance fait défautà tous les niveaux »

À l'opposé de l'école que vante le ministre de l'Éducation nationale, « la confiance fait défaut à tous les niveaux, du côté de la hiérarchie qui ne veut pas faire de vagues, des familles, les relations se sont dégradées », développe-t-elle. Au point que « quand des parents prenaient rendez-vous, je me demandais toujours ce que j'avais fait de travers. »

Les savoirs qu'elle se réjouissait d'enseigner ne sont pas plus « solides » de son point de vue, après l'entrée en vigueur de réformes successives dans le premier degré, telle celle de l'orthographe, ou « de notions nouvelles à l'exemple du prédicat ». Le tout « en des termes de plus en plus pompeux » jusque dans les livrets scolaires, « pas plus lisibles, ni accessibles ».

« Multicasquettes » (lire encadré), les professeurs ont, en outre, le sentiment « de devoir pallier tous les problèmes non gérés » : repérer les signes de radicalisation, avec « comme outil un texte sur le site Eduscol, c'est quand même délicat » ; renforcer l'enseignement de la natation quand il y a des pics de noyades en été...

« On nous en demande trop », reprend Véronique Fonck, elle-même passée par tous les niveaux entre 2001 et 2014, sans poste fixe jusqu'à son dernier mi-temps partagé entre un CP-CE1 et une Segpa (enseignement professionnel adapté) de collège. Nommée « pour boucher un trou, sans être formée, ni l'avoir demandé », elle l'a « très mal vécu ». « Je n'en pouvais plus, je n'en dormais plus », se souvient-elle.
Deux ans, « le temps de voir que ça n'a plus de sens »

À l'époque, elle reçoit la visite d'une conseillère pédagogique, une aide qu'elle apprécie dans cette classe, « même si cela n'a été efficace que deux séances », mais refuse dans son CP-CE1. « Un conseiller s'est imposé malgré tout pour conclure que je tenais la route et qu'il pouvait rassurer l'inspectrice au cas où il arriverait quelque chose de grave », se souvient-elle. « J'ai eu envie de pleurer ! C'était terriblement humiliant et vexant... L'institution se protégeait. »

À la rentrée suivante et jusqu'à cette année, elle obtient d'être en disponibilité. « Il m'a fallu deux ans pour me dire ce n'est pas moi, mais l'Éducation nationale qui n'est pas à la hauteur de mes attentes. On a la culpabilité de ne pas y arriver et pas le temps de voir que ça n'a plus de sens. » « C'est toute une démarche psychologique » ajoute-t-elle, et qui ne l'a pas réconciliée avec l'école.

Supposée reprendre à plein temps, elle a finalement « précipité » son projet d'auto-entreprise et touché une indemnité de départ volontaire de 7 700 EUR nets, calculée, « de manière assez opaque » à ses yeux, en fonction de son ancienneté, sur ses douze derniers mois d'activité.

À l'instar de son époux Emmanuel Fonck, ancien professeur de maths, plusieurs de ses amis ont quitté l'Éducation nationale, voire « pris de la distance » sur des postes de remplaçants ou dans l'enseignement adapté, « c'est symptomatique ». Elle « qui n'attend plus rien » de l'institution n'a cependant pu s'empêcher de réagir à entendre le ministre de l'Éducation nationale, il y a un an, relativiser l'importance de ces démissions. Elle prépare, à partir de son propre témoignage, un essai sur ce phénomène et le mal-être des enseignants dans le premier degré.
Un dossier de Catherine CHENCINER SURFER www.alairlivre.fr

 

 
 

Mulhouse Les ambulanciers du Gagest se mobilisent

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:19:23

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Mulhouse Les ambulanciers du Gagest se mobilisent
 

 
Les ambulanciers du Gagest ont manifesté ce lundi à Mulhouse. Photo DNA /Alain CHEVAL
C'est une action d'un jour, mais qui pourrait être reconduite ultérieurement. Les ambulanciers du Gagest (Groupement ambulancier du Grand Est), dont le siège social est basé rue Jean-Monnet à Mulhouse, se sont mobilisés ce lundi toute la journée.

La société compte un peu plus de 400 salariés. Les trois syndicats CFTC, CFDT et FO ont appelé à la grève, rejoignant ainsi le mouvement national. « Cela nous permet de revendiquer au sein de notre entreprise, où il faut dire que plus rien ne fonctionne. Le dialogue est rompu par une direction dure, qui ne cherche que l'affrontement avec les instances représentatives du personnel et les délégués syndicaux... jusqu'à les convoquer pour des sanctions disciplinaires », explique un représentant syndical.
« Absence de dialogue »

La société est implantée à Mulhouse mais avec des antennes à Colmar, Vieux-Thann, Burnhaupt et Wittersdorf. Sa flotte compte 80 VSL (véhicules sanitaires légers) et 50 ambulances, et effectue entre 1 500 à 2 000 missions par jour. Le Gagest a été racheté en janvier 2019 par la filière sanitaire de Transdev. « Depuis, les conditions de travail se sont dégradées », insiste un des militants.

L'intersyndicale dénonce entre autres le « non-respect des temps de pause » et la gestion des salariés, et réclame des hausses de salaire ainsi qu'une négociation sur la prime de fin d'année. Ils dénoncent aussi la rupture du dialogue social avec la direction... Selon les syndicats, entre 50 et 60 % des salariés auraient suivi le mouvement. À noter qu'aucun véhicule n'a été bloqué et que la préfecture a réquisitionné des véhicules sanitaires.
A. C.

 

 
 

Ce mardi et en début d'année Journées « justice morte »

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:40:05

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Ce mardi et en début d'année
Journées « justice morte »
 

 
Image d'illustration.
Le conseil de l'Ordre, réuni ce lundi, a voté à l'unanimité la participation du barreau de Colmar aux journées « justice morte » de ce mardi 17 décembre 2019, mais aussi du lundi 6 janvier 2020 et du lundi 3 février 2020.

Ce mouvement contre la réforme des retraites aura pour conséquence la suspension de toute activité à ces trois dates, auxquelles les cabinets d'avocats seront également fermés. Il se traduira par une grève totale des audiences, des permanences et des désignations au cours de ces trois jours, pendant 24 heures de zéro heure à minuit.

Les audiences dont les enjeux concernent la liberté et la sécurité ne seront pas concernées.

 

 
 

 

Strasbourg Rayonnement contre désagréments : un sujet pour les prochaines municipales Sécurité du marché de Noël : absurdités et agacements

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:43:31

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Strasbourg Rayonnement contre désagréments : un sujet pour les prochaines municipales
Sécurité du marché de Noël : absurdités et agacements
Auparavant considéré par les Strasbourgeois comme une période de foule, le marché de Noël est devenu une période de fouilles. Agacés par les contrôles et limitations des transports, des habitants de plus en plus nombreux demandent qu'on retrouve un équilibre entre rayonnement, tourisme et vie quotidienne.
 

 
Mamie est-elle une dangereuse terroriste ? Faire ouvrir leur valise aux touristes en guise de mot de bienvenue est-il fidèle à l'esprit de Noël ?
« Et en plus ça sert à rien ! » Cette trentenaire qui traverse un pont en reboutonnant son manteau n'est pas la seule à maugréer son agacement. Les agents de sécurité chargés des contrôles (« Sac et manteau ouverts s'il vous plaît ! ») disent l'entendre régulièrement - certains se font même insulter. Et la ville bruisse depuis fin novembre d'un même constat, énoncé sur le ton du fatalisme las ou de la franche exaspération : « Et en plus, ça sert à rien. »
Drôles d'images d'une drôle d'époque

Pour le fatalisme las, prenons Max, 23 ans, étudiant luxembourgeois, en train de remettre ses gants après avoir rezippé son manteau. « C'est peut-être une bonne manière de rassurer les gens, mais si on y réfléchit bien,ça ne sert pas à grand chose... Les contrôles s'arrêtent à 20h et reprennent à 11h. Si quelqu'un veut faire quelque chose de mal il peut pendant ces moments-là... »

Il est 19h55, justement, et, de l'autre côté du « checkpoint » que vient de franchir Max, un groupe d'une vingtaine de lycéens allemands se présente en file indienne sans savoir que cinq minutes d'attente leur permettraient de s'éviter le contrôle. La tonnelle qui a abrité les agents est en cours de démontage, pendant que des policiers municipaux inspectent encore des coffres de voiture sous l'oeil vigilant de CRS armés.

Cinq minutes plus tard, tout s'arrête. La nuit, on laisse passer. Et demain à 11h, on recommencera, qu'il pleuve ou non, à fouiller les valises des touristes venus vivre la "magie" de la capitale de Noël. À faire ouvrir cabas et cabans aux vieilles dames. À laisser des petites filles, le regard intimidé face à des agents deux fois plus grands qu'elles, ouvrir le minuscule sac à main qui contient leur argent de poche - si elle savait, la petite souris, à quoi on s'habitue à peine tombées les dents de lait...

Depuis quatre ans, les coulisses de Noël fournissent de drôles d'images. Celles d'une drôle d'époque. En bordure des marchés enluminés, dans ces rues de la Grande-Île transformées en no man's land par l'interdiction des voitures, on peut voir à la nuit tombée des CRS dîner de plats réchauffés dans des barquettes en alu, serrés dans des fourgons dont on laisse tourner le moteur dans l'espoir de réchauffer un peu les agents frigorifiés par leur journée dehors.

C'est aussi l'image de ce maraîcher en train de remballer un étal presque plein. Il est 13h sur le marché de la place Kléber et les cagettes de poireaux, salades et carottes sont loin d'être vides. « Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Que c'est nul ? Que ça sert à rien ? Qu'on nous empêche de travailler ? », fulmine Jacques Walter, exemple parmi tant d'autres de la franche exaspération. « On fait un tiers, voire la moitié moins que notre chiffre habituel, poursuit le maraîcher. Les gens ne viennent plus ! Avec les trams qui ne s'arrêtent pas dans le centre-ville, ça fait trop loin pour ramener les courses jusqu'aux stations ouvertes ! »
Une pétition d'habitants qui se sentent «dépossédés » de leur ville

Les quatre arrêts de tramway de la Grande-Île ne sont pas desservis pendant les heures d'ouverture des marchés de Noël, empêchant notamment tout changement de ligne à la station Homme-de-Fer. À la place, il faut descendre une station plus loin, et marcher 600 mètres pour rejoindre l'autre ligne, ce qui désespère bien au-delà des habitants du centre-ville. Qu'ils soient pressés par le temps ou ralentis par l'âge ou les handicaps, les usagers du tram se sentent méprisés.

« Ce sont beaucoup de difficultés pratiques... », soupire Jean-Pierre, retraité strasbourgeois de 78 ans habituellement très actif dans le centre-ville. Difficultés auxquelles s'ajoute « le sentiment d'être dépossédés de notre ville ». « On sait que ça ne sert à rien mais on le fait quand même, en espérant rassurer les gens. Or il y a des coûts énormes derrière. Ce sont de nouveaux choix de société. La rationalité est en train de quitter ce monde. »

« Nous n'en pouvons plus de ce Marché de Noël » qui fait de Strasbourg « une cité transformée en bunker illuminé », s'insurgent deux associations d'habitants de Strasbourg dans une pétition lancée samedi dernier, intitulée « Stop aux dérives du marché de Noël ». « À trois mois des prochaines élections municipales, nous, Strasbourgeois citadins et citoyens, exaspérés par cette dépossession de notre ville qui s'accentue au fil des ans, interpellons les candidat·e·s à la mairie. Nous attendons qu'ils nous disent comment ils entendent stopper les dérives marchandes et sécuritaires de "Strasbourg capitale de Noël". »

« Je pense que les Strasbourgeois ont envie de quelque chose de plus réel », constate une libraire indépendante du centre-ville. Sa clientèle, très majoritairement locale, n'est pas au rendez-vous des courses de Noël. « La saison démarre très lentement. Je n'ai pas l'impression que les commerçants et les restaurateurs du centre-ville soient contents en ce moment », euphémise-t-elle. « On a besoin d'authenticité, surtout peut-être après ce qui s'est passé l'an dernier », poursuit la libraire en référence à l'attentat du 11 décembre qui a conduit au renforcement des mesures de sécurité... et a rendu dérisoires, aux yeux de nombreux Strasbourgeois traumatisés, les enjeux commerciaux du marché de Noël.
« Bunker illuminé »

Pour les touristes, la "magie" semble intacte. Chercher "Strasbourg" sur les réseaux sociaux fait apparaître infiniment moins d'habitants en colère que de non-Strasbourgeois désireux de visiter la "capitale de Noël" et ses décorations à fort potentiel Instagram, et infiniment moins de photos de barrières de sécurité que chalets et vieilles pierres enluminées. Même devenu village Potemkine, le marché conserve son succès. C'est cette image-là, aussi factice soit-elle devenue, que les élus strasbourgeois ont jusqu'ici cherché à préserver. Quitte à se mettre à dos, au fil des ans, une bonne partie de leurs administrés. Trouver le juste équilibre entre rayonnement et désagréments s'impose, et les candidats aux municipales à Strasbourg, assurément, devront proposer leur solution à cette très complexe équation.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Robert Herrmann : « C'est un dilemme cornélien ! »
« C'est la première fois qu'on entend une remise en cause de l'existence même du marché de Noël », constate Robert Herrmann, président de l'Eurométropole et adjoint à la sécurité de la Ville de Strasbourg, qui entend la contestation du dispositif de sécurité. Choisir entre sécurité et rayonnement est « un dilemme cornélien », nous dit-il. Quels retours avez-vous par les habitants du dispositif de sécurité du marché de Noël ?

Ils sont variés. Il y a ceux qui disent que le marché de Noël fait partie du rayonnement de Strasbourg, ceux qui disent que c'est comme ça, et ceux qui nous disent qu'ils en ont ras le bol parce que ça leur complique trop la vie.

J'ai le sentiment que les mesures de sécurité sont globalement appréciées, même s'il y a des doutes de la population sur leur efficacité.
Estimez-vous qu'il faut repenser le modèle du marché de Noël ?

Je ne m'interroge plus... (Robert Herrmann a renoncé à se présenter aux prochaines élections municipales, ndlr) Mais un certain nombre d'habitants soulèvent cette question, ils me disent qu'ils en ont assez que le centre-ville soit transformé en Fort Knox. C'est la première fois qu'on entend une remise en cause de l'existence même du marché de Noël. Je ne sais pas s'il faut repenser le modèle, mais il faut l'évaluer.
« Si le maire disait qu'il ne veut plus du dispositif, je ne pense pas que la préfecture l'accepterait »

C'est un dilemme cornélien ! Si on baisse l'intensité de la sécurité alors que le niveau de menace reste au même niveau ça ne sera pas compris.

Il ne faut pas oublier que ce dispositif est une coproduction entre la Ville de Strasbourg et les services de l'État. Si le maire disait qu'il ne veut plus du dispositif, je ne pense pas que la préfecture l'accepterait.
Mais le plus gros des critiques des habitants tient justement dans le fait qu'il est très contraignant sans être réellement efficace. On se fait fouiller à 19h30, mais on peut rentrer avec un arsenal à 20h05...

C'est plus compliqué qu'il y paraît, de faire passer un arsenal... La police mène des enquêtes sur les personnes en possession d'armes de façon illégale. Beaucoup sont surveillées. Il y a une amélioration considérable de l'action du renseignement et des polices chargées de cela, et il y a beaucoup d'opérations liées à ce type d'activités.
Mais quelle est l'efficacité de faire des contrôles uniquement la moitié du temps ?

On sait que si quelqu'un d'extrêmement déterminé veut passer à l'acte on ne peut pas l'empêcher. Il trouvera toujours un moyen. L'objectif du dispositif [tel qu'il a été renforcé après l'attaque du 11 décembre 2018 et renouvelé cette année] est de dissuader des actes "de facilité" : quelqu'un qui, sur un coup de tête, voudrait reproduire un acte terroriste. On veut pouvoir éviter qu'un type qui pète un câble puisse causer un drame facilement.
« Ça coûte une fortune » à la Ville : un million d'euros Mais en obligeant aux contrôles de sécurité, et donc en créant des files d'attente, on crée des attroupements donc des cibles potentielles...

On ne couvre jamais la totalité du risque. On s'efforce d'assurer le plus possible la sécurité de nos concitoyens. La sécurité totale n'existe pas, même dans les pays totalitaires.
Ce dispositif coûte cher à la Ville. Est-ce qu'elle s'y retrouve financièrement ?

Ça coûte une fortune. Un million d'euros pour les agents de sécurité, hors police municipale. Et ce chiffre ne comprend pas le coût des effectifs de police et de militaires, assumé par l'État.

Évidemment, la location des chalets ne couvre pas la totalité des frais engagés par la Ville. Mais le marché de Noël a des effets pour le rayonnement de Strasbourg, et a des retombées économiques à travers des emplois, la fiscalité. Tout cela crée un écosystème qui n'est pas sans intérêt.
Propos recueillispar Anne-Camille BECKELYNCK

 

entreprise  Trophées Alsace Export 2019 Six fabricants,un distributeur et un sportif

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:46:55

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entreprise  Trophées Alsace Export 2019
Six fabricants,un distributeur et un sportif
Lors d'une soirée organisée au Dôme à Mutzig, la CCI Alsace Eurométropole et la CCI International Grand Est ont distingué lundi sept entreprises alsaciennes particulièrement dynamiques ou performantes en matière d'exportation.
 

 
Le trophée Export a été remis à Laurent Mertz, dirigeant d'Aditec, par Vivienne Gaskell (Aéroport de Bâle-Mulhouse, à g.) et Sandrine Ostrowski (Aéroport de Strasbourg-Entzheim).
Plus de 500 dirigeants d'entreprises et acteurs de l'économie alsacienne ont pris part lundi à la 23e édition des Trophées Export Alsace. Les sept lauréats 2019 sélectionnés par les six membres du jury, et leurs parrains respectifs, ont été tour à tour introduits et mis à l'honneur par la comédienne et humoriste Antonia de Rendinger dans une mise en scène parodiant les talk-shows et jeux télévisés.

? Trophée Export : Aditec (Munster). Cette PME familiale haut-rhinoise de 47 salariés, qui possède une filiale en Tunisie, réalise des composants et des sous-ensembles en métal et plastique, principalement pour des équipementiers automobiles. Depuis dix ans, grâce au développement des marchés à l'export, en Europe, au Maghreb et en Amérique latine, son volume d'affaires a plus que triplé, passant de 5 millions en 2009 à 16 millions en 2019 (dont 63 % réalisés à l'international).

? Trophée Grand Export : établissement Mirion Technologies de Lingolsheim. Ancienne branche du CNRS de Strasbourg-Cronenbourg, cet établissement (29 salariés) a longtemps produit des détecteurs de radiations sur mesure sous la marque Canberra (groupe Areva). Depuis 2016, il est une entité du groupe américain Mirion Technologies. Il réalise aujourd'hui 95 % de son chiffre d'affaires à l'exportation (Europe, Amérique du Nord et Asie) et compte parmi ses clients les grands centres de recherche en physique nucléaire ainsi que l'industrie spatiale.

? Trophée entreprise industrielle à fort potentiel : Mitwill Textiles Europe (Sausheim). Créée en 2013, cette jeune société propose aux enseignes de mode, agences de stylisme et marques de décoration intérieure, des tissus standard et fantaisie en fibres naturelles et synthétiques dont la fabrication est confiée à des partenaires industriels européens. Elle réalise 85 % de ses ventes en Europe et 5 % au Moyen-Orient.

? Trophée entreprise de distribution à fort potentiel : AMP Polymix (Bennwihr-Gare). Numéro un français dans la distribution des polymères techniques, cette société familiale fondée en 1983 est également présente sur des marchés ciblés en Europe, Asie et Amérique du Sud. L'entreprise, qui possède des filiales en Tunisie, Slovénie, Espagne et Belgique, projette d'en ouvrir une nouvelle au Maroc.

? Trophée implantation à l'étranger : Sanolec (Niederbergheim). Cette société du groupe haut-rhinois Vincentz est spécialisée dans la conception et la fabrication d'armoires électriques. Depuis quelques années, elle a développé un courant d'affaires au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Mali et au Bénin, en ciblant l'électricité industrielle. En 2019, l'export représente près de 19 % de son activité.

? Trophée ETI exportatrice : Merck Millipore (Molsheim). Fondé en 1972, le site alsacien du géant pharmaco-chimique allemand Merck emploie plus de 1 500 salariés et exporte plus de 85 % de sa production d'outils et de fournitures pour laboratoires vers le marché mondial. La majorité des produits issus de cette entreprise de taille intermédiaire (ETI) ne sont fabriqués nulle part ailleurs dans le monde, ce qui en fait l'un des trois principaux exportateurs du Grand Est.

? Trophée coup de coeur : Lancier (Molsheim). Spécialisée dans la fabrication de matériels pour la construction de réseaux (équipements de transport, de tirage et de pose de câbles destinés aux installateurs télécoms et aux énergéticiens), cette société cible son activité internationale sur le Maghreb, l'Afrique de l'Ouest et le Moyen-Orient.

? Trophée rayonnement international : Pierre-Hugues Herbert. À 28 ans, ce joueur de tennis professionnel natif de Schiltigheim est classé 66e à l'ATP. Il est par ailleurs l'un des meilleurs joueurs du monde en double. Avec son compère Nicolas Mahut, il a notamment remporté l'US Open en 2015, Wimbledon en 2016, Roland-Garros en 2018, l'open d'Australie, l'open de Bercy et le Masters de Londres en 2019, sans oublier la Coupe Davis, avec l'équipe de France, en 2017.
X.T.

 

 
 

 

Mulhouse Formation Le GIFOP, un quinquagénaire qui doit s'adapter à la réforme

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:46:30

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Mulhouse Formation
Le GIFOP, un quinquagénaire qui doit s'adapter à la réforme
La semaine dernière, l'institut de formation GIFOP a fêté ses 50 ans dans ses locauxmulhousiens, avant derelever les nouveaux défis de la réforme de la formation.
 

 
Frédéric Parent, directeur du GIFOP (à droite), a accueilli l'artiste David Zeller pour les 50 ans de l'organisme de formation.
L'histoire du GIFOP (groupement interprofessionnel de la formation et de l'orientation professionnelles) à Mulhouse n'est pas un long fleuve tranquille. Créé en 1969 par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI), l'institut qui a compté jusqu'à 150 salariés dans les années 70 n'a cessé d'évoluer, de se réinventer. Le secteur des langues a pris son autonomie, puis la réorganisation de la CCI a obligé le GIFOP à voler de ses propres ailes.
Huit salariéset 50 intervenants

« En 2015, la CCI a décidé d'arrêter le GIFOP. Mais la marque était connue, accueillait 1500 à 2000 stagiaires par an, comptait huit salariés et 50 intervenants. Éric Prist a donc créé la SAS EP Orientation et formation pour exploiter la marque commerciale Gifop formation, et j'en suis devenu directeur. Aujourd'hui, on compte toujours huit salariés, une cinquantaine d'intervenants, et on a de belles perspectives de développement pour les prochaines années», souligne Frédéric Parent, qui, pour les 50 ans de l'entreprise, a organisé un événement avec ses collaborateurs et invité l'artiste David Zeller à exposer ses Flexo.

L'équipe de Frédéric Parent est maintenant tournée vers l'avenir autour de deux entités. « On développe deux marques : le GIFOP formation spécialisé dans la formation continue des cadres, dans le management, les ressources humaines, la finance et le marketing et l'Institut de l'entrepreneur destiné aux chefs d'entreprise. Là, on propose des formations par exemple pour acquérir une entreprise, la céder, la transmettre, ou tout simplement créer son entreprise. »

Par rapport au catalogue des formations du GIFOP des années 80, celui de l'année en cours a maigri, mais surtout il s'est réorienté vers des nouvelles demandes. «Aujourd'hui, on va proposer des formations sur la stratégie, le pilotage d'une entreprise, la gestion de crise, les risques sociaux ou fiscaux. On est aussi associé avec l'Université de Haute-Alsace sur un Master 2 entrepreneurial, qui a accueilli, cette année, 13 personnes.»

Mais ce qui va changer l'organisation au Gifop, c'est le lancement de «Mon Compte Formation» le nouveau service public de la formation professionnelle lancé par Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, le 21 novembre dernier.

« C'est vraiment une réforme fondamentale. Aujourd'hui, le salarié décide lui-même d'une formation qu'il souhaite suivre, en direct avec l'institut de formation, sans passer par sa DRH. On a d'ailleurs eu une première commande de formation pile le 21 novembre. Cette réforme va obliger les centres de formation à avoir une certification qualité nationale. Ça va faire le ménage dans la profession et, personnellement, je n'y vois que des avantages », poursuit le directeur. Et d'afficher un taux de satisfaction et de recommandation client « de 99 % ».

Autre nouveauté 2019 qui va se poursuivre en 2020, la mise en place d'un cycle de conférences sur le développement personnel (« On a organisé une conférence sur ''Apprendre à apprendre'' qui a très bien marché, par exemple », note Frédéric Parent) et on souhaite mettre en avant une formation sur les cédants d'entreprise.Le GIFOP a aussi créé une formation de deux jours intitulée « Préparer sa retraite avec sérénité » et ça marche très bien, preuve que les besoins de formation entre 1969 et 2019 ont totalement changé. Qui aurait osé avouer, il y a encore dix ans, que partir en retraite n'était pas forcément un moment facile à appréhender ? « La formation, ce n'est pas délocalisable. Donc on est optimiste pour les prochaines années. L'objectif est de faire progresser notre chiffre d'affaires de 15 à 20 % par an. Et dès le début d'année 2020 on aura embauché une personne supplémentaire dans le domaine administratif et commercial. »

L'autre défi de Frédéric Parent et de Christine Cuenin, sa responsable administrative, c'est de déménager de locaux qui appartiennent toujours à la CCI. « On a besoin de 400 m². On cherche mais on n'est pas pressé », prolonge le directeur. « Trouver de nouveaux locaux pour son entreprise », ça pourrait faire l'objet d'une nouvelle formation ?
Laurent GENTILHOMME PLUS Le catalogue des formations sur le site www.gifop-formation.fr

PLUS Le catalogue des formations sur le site www.gifop-formation.fr

 
 

 

Mulhouse Le Gifop toujours en forme à 50 ans

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:27:32

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Mulhouse  Le Gifop toujours en forme à 50 ans
 

 
Frédéric Parent, directeur du Gifop (à droite), a accueilli l'artiste David Zeller pour les 50 ans de l'organisme de formation. DR
L'histoire du Gifop (groupement interprofessionnel de la formation et de l'orientation professionnelles) à Mulhouse n'est pas un long fleuve tranquille. Créé en 1969 par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI), l'institut qui a compté jusqu'à 150 salariés dans les années soixante-dix n'a cessé d'évoluer, de se réinventer. Le secteur des langues a pris son autonomie, puis la réorganisation de la CCI a obligé le Gifop à voler de ses propres ailes.
Huit salariéset 50 intervenants

« En 2015, la CCI a décidé d'arrêter le Gifop. Mais la marque était connue, accueillait 1500 à 2000 stagiaires par an, comptait huit salariés et 50 intervenants. Éric Prist, a donc créé la SAS EP Orientation et formation pour exploiter la marque commerciale Gifop formation, et j'en suis devenu directeur. Aujourd'hui, on compte toujours huit salariés, une cinquantaine d'intervenants, et on a de belles perspectives de développement pour les prochaines années », souligne Frédéric Parent qui, pour les 50 ans de l'entreprise, a organisé un événement avec ses collaborateurs et invité l'artiste David Zeller à exposer ses Flexo.

Le cocktail partagé, l'équipe de Frédéric Parent est maintenant tournée vers l'avenir autour de deux entités. « On développe deux marques : le Gifop formation spécialisé dans la formation continue des cadres, dans le management, les ressources humaines, la finance et le marketing, et l'Institut de l'entrepreneur destiné aux chefs d'entreprise. Là, on propose des formations par exemple pour acquérir une entreprise, la céder, la transmettre, ou tout simplement créer son entreprise. »

Par rapport au catalogue des formations du Gifop des années quatre-vingt, celui de l'année en cours a maigri, mais surtout il s'est réorienté vers des nouvelles demandes. « Aujourd'hui, on va proposer des formations sur la stratégie, le pilotage d'une entreprise, la gestion de crise, les risques sociaux ou fiscaux. On est aussi associé avec l'Université de Haute-Alsace sur un master 2 entrepreneurial, qui a accueilli, cette année, 13 personnes.
S'adapter à la réformede la formation

Mais ce qui va changer l'organisation au Gifop, c'est le lancement de Mon compte formation le nouveau service public de la formation professionnelle lancé par Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, le 21 novembre.

« C'est vraiment une réforme fondamentale. Aujourd'hui, le salarié décide lui-même d'une formation qu'il souhaite suivre, en direct avec l'institut de formation, sans passer par sa DRH. On a d'ailleurs eu une première commande de formation pile le 21 novembre. Cette réforme va obliger les centres de formation à avoir une certification qualité nationale. Ça va faire le ménage dans la profession et, personnellement, je n'y vois que des avantages », poursuit le directeur. Et d'afficher un taux de satisfaction et de recommandation client « de 99 % ».

Autre nouveauté 2019 qui va se poursuivre en 2020, la mise en place d'un cycle de conférences sur le développement personnel (« On a organisé une conférence sur ''Apprendre à apprendre'' qui a très bien marché, par exemple », note Frédéric Parent) et on souhaite mettre en avant une formation sur les cédants d'entreprise.Le Gifop a aussi créé une formation de deux jours intitulée « Préparer sa retraite avec sérénité » et ça marche très bien, preuve que les besoins de formation entre 1969 et 2019 ont totalement changé. Qui aurait osé avouer, il y a encore dix ans, que partir à la retraite n'était pas forcément un moment facile à appréhender ? « La formation, ce n'est pas délocalisable. Donc on est optimiste pour les prochaines années. L'objectif est de faire progresser notre chiffre d'affaires de 15 à 20 % par an. Et dès le début d'année 2020 on aura embauché une personne supplémentaire dans le domaine administratif et commercial. »

L'autre défi de Frédéric Parent et de Christine Cuenin, sa responsable administrative, c'est de déménager de locaux qui appartiennent toujours à la CCI. « On a besoin de 400 m². On cherche mais on n'est pas pressé », prolonge le directeur. « Trouver de nouveaux locaux pour son entreprise », ça pourrait faire l'objet d'une nouvelle formation ?
Laurent GENTILHOMME PLUS Le catalogue des formations sur le site www.gifop-formation.fr

 

 
 

Économie Atelier des entrepreneurs 1 500 porteurs de projetont poussé la porte du « 48 »

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:52:19

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Économie Atelier des entrepreneurs
1 500 porteurs de projetont poussé la porte du « 48 »
L'Atelier des entrepreneurs, rue Franklin à Mulhouse, a fêté symboliquement Eray Atas, le 1500 e porteur de projet accompagné par l'une des six structures d'aide à la création d'entreprise ou d'activité réunies dans la « permanence du 48 ».
 

 
Eray Atas (au centre), le 1 500e porteur de projet passé par le « 48 », a été symboliquement récompensé par le fonds d'action social d'AG2R La Mondiale.
La petite fête du 3 décembre a un joli nom : « Happy 48 ». Mais ça ne suffit pas à faire une chouette rencontre. Il faut aussi des gens heureux, qui réussissent et partagent des valeurs communes.

Et ce soir-là, au 48 rue Franklin à Mulhouse, c'était le cas avec les conseillers (13) de Vecteur, Alsace Active, Hopla, H'Up, Info conseil culture (ICC) et les coopératives d'activité et d'emploi qui travaillent ensemble au sein de l'Atelier des entrepreneurs pour accompagner celles et ceux qui souhaitent créer leur activité.
Trois cents entreprises créées chaque année

Depuis la fin de l'année 2016, les six structures ont créé l'association Permanence du 48 qui, gratuitement et sans-rendez-vous, accueille tous les porteurs de projet individuel (ou pas) de 10 h à 12 h pour ensuite les orienter vers l'une ou l'autre structure. Parfois il s'agit juste d'un rendez-vous qui permet au porteur de projet de se rendre compte que le rêve de sa vie de travailler à son compte n'est pas réalisable.

Mais souvent ça marche, comme le souligne Noëlle Baele, la directrice de la couveuse d'entrepreneurs Hopla. « Plus de 300 entreprises sont créées chaque année sur le territoire par des entrepreneurs accompagnés par les structures du 48. »

Si ça marche et que c'est gratuit, c'est aussi parce que le fonds d'action social d'AG2R La Mondiale met la main au portefeuille pour financer la permanence. Plusieurs entrepreneurs (et futurs) sont venus raconter leur expérience, l'importance de l'Atelier des entrepreneurs dans leur parcours. Vente en « B to B » pour l'une, entreprise dans la sécurité pour l'autre et, pour le symbolique 1500e porteur de projet, une entreprise individuelle de coaching sportif imaginée par Eray Atas qui est suivi par Vecteur.
« Il me fallait un conseiller avant de me lancer et je l'ai trouvé ici »

« J'ai fait un BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport) en 2019, spécialisé dans l'haltérophilie et la musculation. Aujourd'hui je me lance dans un projet de coach personnel autour de la notion de sport et de santé. Mais j'avais plein de questions sans réponse. Il me fallait un conseiller avant de me lancer et je l'ai trouvé ici », précise le Mulhousien de 27 ans qui poursuit, en parallèle, une formation en allemand et en marketing.

Il espère que son entreprise sera sur les rails en janvier 2020. D'autres sont déjà lancés comme Sandra Pujol qui a créé Biny's Biscuits à Guewenheim. C'est même elle qui fournissait les (délicieux) petits biscuits bio du pot de « Happy 48 ».
Laurent GENTILHOMME Toutes les informations sur le site portail http://latelierdesentrepreneurs.org/

Toutes les informations sur le site portail http://latelierdesentrepreneurs.org/

 
 

 

Commerces  Vitrines de Colmar Le confort d'internet et la dimension humaine

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:47:25

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Commerces  Vitrines de Colmar
Le confort d'internet et la dimension humaine
La nouvelle présidente des Vitrines de Colmar, Céline Kern-Borni, souhaite désormais négocier le virage numérique qui permettra aux boutiques colmariennes de mieux rivaliser avec internet.
 

 
Vincent Houllé a passé le relais à Céline Kern-Borni à la présidence des Vitrines de Colmar. Christian Buhler (de gauche à droite) reste vice-président.
Céline Kern-Borni était officiellement intronisée ce lundi lors d'une conférence de presse tenue en présence du député Eric Straumann, de l'adjointe au maire Odile Ulrich-Mallet, du vice-président « commerce » de la CCI Alsace-Eurométropole Christophe Armbruster, du vice-président des Vitrines de Colmar Christian Buhler et du directeur de l'office de tourisme Hubert Niess.

L'occasion de réaffirmer la volonté de mettre le centre-ville toujours plus en valeur. « Les centres-villes ne sont pas morts, et à Colmar nous avons une carte majeure à jouer ». Certes, le regard du consommateur sur la ville et ses commerces a changé mais de nombreux atouts restent à mettre en avant, comme la démarche écoresponsable dans laquelle sont engagés bien des commerçants sédentaires du coeur de ville.
« Retenir les clients qui s'évadent sur le net »

Pour Eric Straumann, il s'agit « d'être dans l'offensive, pas la défensive ». Afin de « retenir les clients qui s'évadent sur le net », de nouvelles stratégies sont à développer. « Les commerces de périphérie et les hypers souffrent aussi ». Pourtant, dans la majeure partie des cas, ils disposent des mêmes stocks que les sites de vente par correspondance qui cartonnent. « Il faut mieux faire connaître ce qui est disponible dans les boutiques à l'attention de tous ceux qui sont encore prêts à rencontrer du lien ».

C'est pourquoi l'application des Vitrines de Colmar est en cours de création. « Elle apportera le confort d'internet au consommateur, mais avec la dimension humaine en plus ». A noter aussi que la traditionnelle grande soirée du commerce aura lieu le 28 janvier à 19 h 15 au CREF à Colmar. Elle se déroulera en présence des candidats aux élections municipales.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Vitrines de Colmar Le confort d'Internet et la dimension humaine

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:42:35

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Vitrines de Colmar   Le confort d'Internet

et la dimension humaine
 

Vincent Houllé a passé le relais à Céline Kern-Borni à la présidence des Vitrines de Colmar. Christian Buhler (de gauche à droite) reste vice-président.  Photo DNA /Nicolas PINOT
 
Céline Kern-Borni était officiellement intronisée ce lundi lors d'une conférence de presse tenue en présence du député Eric Straumann, de l'adjointe au maire Odile Ulrich-Mallet, du vice-président « commerce » de la CCI Alsace-Eurométropole Christophe Armbruster, du vice-président des Vitrines de Colmar Christian Buhler et du directeur de l'Office du tourisme de Colmar Hubert Niess.

L'occasion de réaffirmer la volonté de mettre le centre-ville toujours plus en valeur. « Les centres-villes ne sont pas morts, et à Colmar nous avons une carte majeure à jouer ».

Certes, le regard du consommateur sur la ville et ses commerces a changé mais de nombreux atouts restent à mettre en avant, comme la démarche écoresponsable dans laquelle sont engagés bien des commerçants sédentaires du coeur de ville.

« Retenir les clients qui s'évadent sur le net »

Pour Eric Straumann, il s'agit « d'être dans l'offensive, pas la défensive ». Afin de « retenir les clients qui s'évadent sur le net », de nouvelles stratégies sont à développer. « Les commerces de périphérie et les hypers souffrent aussi ».

Pourtant, dans la majeure partie des cas, ils disposent des mêmes stocks que les sites de vente par correspondance qui cartonnent. « Il faut mieux faire connaître ce qui est disponible dans les boutiques à l'attention de tous ceux qui sont encore prêts à rencontrer du lien ».

C'est pourquoi l'application des Vitrines de Colmar est en cours de création. « Elle apportera le confort d'Internet au consommateur, mais avec la dimension humaine en plus ».

A noter aussi que la grande soirée du commerce aura lieu le 28 janvier à 19 h 15 au CREF à Colmar. Elle se déroulera en présence des candidats aux élections municipales.

Nicolas PINOT

 

 

Internet  Très haut débit Où en est l'installationde la fibre optique dans le Sundgau ?

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:49:12

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Internet  Très haut débit
Où en est l'installationde la fibre optique dans le Sundgau ?
Sur les 109 communes du Sundgau, 70 sont ouvertes à la fibre optique et trois disposent d'un réseau câblé très haut débit (*). Pour les autres, la fibre est en cours de déploiement ou de raccordement et les habitants de ces 36 communes devraient bénéficier du très haut débit avant fin 2021.
 

 
Depuis deux ans et l'arrivée de la fibre optique à Saint-Cosme, Bellemagny, Bretten, Diefmatten et Éteimbes (identifiées prioritaires du fait de leur très faible débit internet), entre autres, le Sundgau s'ouvre peu à peu au très haut débit avec un raccordement confié par la Région Grand Est à la société Rosace. Pour que l'ensemble du territoire soit couvert, il faudra encore patienter deux ans avec notamment Walheim, Tagolsheim et Luemschwiller, ou encore Bernwiller, Balschwiller et Eglingen parmi les derniers à être équipés.

En attendant que les 36 dernières communes du Sundgau soient raccordées, 73 profitent déjà du très haut débit, même si tous les habitants ne sont de loin pas équipés, soit par choix, soit parce qu'il leur est encore impossible de prendre un abonnement fibre. Certaines communes ne sont effectivement que partiellement ouvertes, à cause de ce que la Région appelle les « effets de bord ».

« À noter que tous les logements ne sont pas éligibles, dans certaines communes dites '' ouvertes '', pour diverses raisons : prises dites '' isolées '', c'est-à-dire éloignées des centres-bourgs, qui nécessitent des études particulières ; travaux de voirie programmés ; refus de riverains, ponctuellement, d'accrocher la fibre à leur façade ; impossibilités techniques à réutiliser les infrastructures existantes (obligations réglementaires), parce que le fourreau souterrain est bouché, écrasé ou saturé... », précise-t-on du côté de la Région.
Florian ZOBENBIEHLER (*) Les communes de Hochstatt, Ferrette et Vieux-Ferrette disposent aujourd'hui d'un réseau câblé avec un débit internet supérieur à 30 Mbps (seuil du très haut débit). À ce titre, les trois communes sont inscrites en tranche conditionnelle et pourront intégrer Rosace selon la décision des communes pour Ferrette et Vieux-Ferrette (car réseaux exploités en régie) et selon l'échéance du contrat pour Hochstatt (car sous contrat avec Numéricable).

(*) Les communes de Hochstatt, Ferrette et Vieux-Ferrette disposent aujourd'hui d'un réseau câblé avec un débit internet supérieur à 30 Mbps (seuil du très haut débit). À ce titre, les trois communes sont inscrites en tranche conditionnelle et pourront intégrer Rosace selon la décision des communes pour Ferrette et Vieux-Ferrette (car réseaux exploités en régie) et selon l'échéance du contrat pour Hochstatt (car sous contrat avec Numéricable).

 
 

 

Thann Cernay Tensions entre la comcom et le syndicat mixte

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:21:28

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Thann Cernay  Tensions entre la comcom et le syndicat mixte
 

 
 
Samedi matin, la communauté de communes de Thann-Cernay a tenu sa dernière séance pour 2019, un peu plus longue que d'ordinaire. Après le café et les mannalas servis par le personnel, il convenait de traiter sans retard les différents sujets inscrits à l'ordre du jour. « Plusieurs de nos élus vont devoir nous quitter pour assister aux fêtes de Noël organisées par les municipalités », a prévenu Romain Luttringer, président de la CCTC.

Si les principaux points ont pu être approuvés sans difficultés, la fixation des tarifs 2020 pour l'élimination des ordures ménagères, associée à la dénonciation de la convention qui lie la CCTC au Syndicat mixte Thann-Cernay chargé de la collecte, du tri des déchets et de la gestion des déchetteries, a suscité des débats houleux.

Christophe Meyer a, dans un premier temps, proposé de séparer ces deux éléments « qui n'ont pas de rapport » selon lui et plaidé pour que la convention actuelle soit maintenue en 2020. Après débat, deux décisions ont été prises. À 25 voix (sur 48 élus), les conseillers ont décidé de dissocier tarifs et convention, c'était la proposition de l'élu cernéen. En revanche, une majorité (31 voix) s'est prononcée pour dénoncer la convention qui lie la CCTC au SMTC avec effet au 30 avril 2020.
Un bâtiment qui fâche

Cette situation embarrasse Guy Staedelin, l'élu représentant le SMTC. « Si le syndicat mixte a augmenté les cotisations des collectivités, cela s'explique conjoncturellement par la baisse des apports des filières de recyclage (papier, bois, plastique...), le SMTC prend également en charge les impayés et réalise des investissements financés par l'emprunt. Ces investissements ne sont nullement à l'origine de l'augmentation des tarifs : ils ont été jugés pertinents et nécessaires par les élus du syndicat et concernent le réaménagement de la déchetterie de Willer-sur-Thur (achat d'un terrain plus accessible et ouvert aux usagers de Moosch et Goldbach) et l'acquisition d'un bâtiment, rue des Genêts à Aspach-Michelbach, pour abriter les bureaux et stocker les bacs dans de bonnes conditions... »

Ce bâtiment est une autre source de conflit, la CCTC s'étant opposée à son achat. « Avec Michel Sordi et Raphaël Schellenberger, j'avais proposé d'acheter cet équipement et d'aménager la rue des Genêts mais le SMTC s'est déclaré contre », lui rétorque Romain Luttringer. Reste pour l'usager cette question : les poubelles seront-elles ramassées en mai prochain ?
Michel TSCHANN

Munchhouse  Distinction Une médaille pour Antoine Balga

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:36:45

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Munchhouse  Distinction
Une médaille pour Antoine Balga
 

 
Betty Muller a remis la médaille départementale de la vie associative à Antoine Balga.
Lors du repas de Noël de l'Association sportive culturelle et de loisirs (ASCL) de Munchhouse, vendredi 13 décembre dans la salle polyvalente communale, la médaille départementale de la vie associative a été décernée à Antoine Balga. Betty Muller, conseillère départementale et Philippe Heid, maire de Munchhouse, ont salué l'engagement du récipiendaire au service des associations du village, qui a « un réel souci de se mettre au service des autres », et que le Département, par le biais de l'élue a tenu à honorer. « Je remercie la conseillère départementale et le maire pour cette médaille, mais je dois dire qu'elle s'adresse également à tous ceux qui m'accompagnent durant toutes ces années », a souligné Antoine Balga, pour lequel le travail d'équipe « est essentiel ». « Avec de la rigueur, de l'ouverture d'esprit, on arrive à tout », a-t-il précisé.
Une vie au service des associations

Antoine Balga a commencé son engagement associatif en 1965 au sein de la société de musique, comme joueur de baryton, durant quatre ans. Puis, dès 1976, c'est au Football-club de Munchhouse qu'il a dirigé, durant trois ans, l'équipe des cadets. Il a ensuite été trésorier du club de 1981 à 1992, puis vice-président et membre du comité directeur, responsable du complexe sportif de 1992 à 2003.
Membre fondateur de l'ASCL

En 1978, et durant trente-sept ans, il a assuré le secrétariat du conseil de Fabrique. Il est membre fondateur de l'association sportive culturelle et de loisirs de Munchhouse avec son ami, Jean-Paul Issenlor. Antoine Balga a également été secrétaire, puis président durant deux années, et secrétaire adjoint de l'ASCL.

Depuis 1989, il est choriste au sein de la chorale Sainte-Cécile, dont il a assuré le secrétariat avant d'en être le président depuis 2017.

Pour cette vie au service des associations locale, il a été chaleureusement applaudi.

 

 
 

 

Munchhouse Une médaille pour Antoine Balga

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:55:00

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Munchhouse Une médaille pour Antoine Balga
 

 
Betty Muller a remis la médaille départementale de la vie associative à Antoine Balga. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
Lors du repas de Noël de l'Association sportive culturelle et de loisirs (ASCL) de Munchhouse, vendredi 13 décembre dans la salle polyvalente communale, la médaille départementale de la vie associative a été décernée à Antoine Balga. Betty Muller, conseillère départementale et Philippe Heid, maire de Munchhouse, ont salué l'engagement du récipiendaire au service des associations du village, qui a « un réel souci de se mettre au service des autres », et que le Département, par le biais de l'élue a tenu à honorer. « Je remercie la conseillère départementale et le maire pour cette médaille, mais je dois dire qu'elle s'adresse également à tous ceux qui m'accompagnent durant toutes ces années », a souligné Antoine Balga, pour lequel le travail d'équipe « est essentiel ». « Avec de la rigueur, de l'ouverture d'esprit, on arrive à tout », a-t-il précisé.
Une vie au service des associations

Antoine Balga a commencé son engagement associatif en 1965 au sein de la société de musique, comme joueur de baryton, durant quatre ans. Puis, dès 1976, c'est au Football-club de Munchhouse qu'il a dirigé, durant trois ans, l'équipe des cadets. Il a ensuite été trésorier du club de 1981 à 1992, puis vice-président et membre du comité directeur, responsable du complexe sportif de 1992 à 2003.
Membre fondateur de l'ASCL

En 1978, et durant trente-sept ans, il a assuré le secrétariat du conseil de Fabrique. Il est membre fondateur de l'association sportive culturelle et de loisirs de Munchhouse avec son ami, Jean-Paul Issenlor. Antoine Balga a également été secrétaire, puis président durant deux années, et secrétaire adjoint de l'ASCL.

Depuis 1989, il est choriste au sein de la chorale Sainte-Cécile, dont il a assuré le secrétariat avant d'en être le président depuis 2017.

Pour cette vie au service des associations locale, il a été chaleureusement applaudi.

Saint-Louis  Petite enfance La nouvelle extension du multi-accueil L'Escargotine sort de sa coquille

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:37:26

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Saint-Louis  Petite enfance
La nouvelle extension du multi-accueil L'Escargotine sort de sa coquille
L'extension du multi-accueil L'Escargotine, géré par le centre socioculturel de Saint-Louis, a été inaugurée il y a quelques jours, dans les locaux du 10, rue des Prés. La structure associative, en service depuis un mois, permet d'accueillir 15 enfants supplémentaires.
 

 
L'extension de L'Escargotine a été aménagée pour prendre en charge de façon optimale les tout-petits, âgés de 10 semaines à 18 mois.
Un grand espace de vie avec un parc de jeux, un coin détente pour les temps de repos, un autre dédié aux repas, deux dortoirs ou encore un espace psychomotricité... Au sein de l'extension du multi-accueil L'Escargotine, dont la gestion est assurée par le centre socioculturel (CSC) de Saint-Louis, on sait chouchouter les bambins. Depuis la mi-novembre, la structure est en service au 10, rue des Prés, ce qui porte ainsi la capacité d'accueil de L'Escargotine à 47 enfants, contre 32 auparavant. Le bâtiment a fait l'objet de travaux d'aménagement qui ont permis de l'adapter à l'accueil des tout-petits.

« Avant, on fonctionnait en deux groupes : celui des petits/moyens et celui des moyens/grands, mais on s'est rendu compte que les rythmes et les besoins des enfants étaient différents, souligne Xaviera Gaebel, la responsable du multi-accueil. Cette extension nous permet désormais de séparer les plus petits des moyens et des grands. Ce projet a été pensé pour assurer un meilleur accueil des enfants mais aussi pour répondre aux besoins des familles, qui cherchent désespérément des places en crèche sans en trouver. » Une quinzaine de familles ont ainsi obtenu une solution pour répondre à leurs besoins de garde d'enfants, ce qui a permis de réduire la liste d'attente, sans pour autant la supprimer totalement...
« Un besoin essentiel »

Les locaux du 10, rue des Prés, qui appartiennent à la municipalité, ont été libérés par le transfert des activités du CSC au sein de la maison de quartier de la gare, avant que des travaux de rénovation soient effectués sur place dans la foulée. Le coût total de l'opération s'élève à 315 000 EUR TTC. La Ville de Saint-Louis a bénéficié d'une subvention de 200 000 EUR de la CAF du Haut-Rhin, représentée par son vice-président Luc Chervy, qui a rappelé l'importance primordiale de l'enfance et de la jeunesse pour la caisse d'allocations familiales.

Le conseil départemental du Haut-Rhin a, lui, accordé une aide de 58 800 EUR, sa vice-présidente Pascale Schmidiger se réjouissant du renforcement de l'offre pour la prise en charge des jeunes enfants à Saint-Louis. Danielle Niederhoffer, la nouvelle présidente du CSC depuis quelques semaines, s'est réjouie de voir ce projet aboutir, cette extension répondant à « un besoin essentiel de la population ludovicienne ».

En un mois, les tout-petits ont eu le temps de prendre leurs marques, grâce à la bienveillance du personnel encadrant. En plus de la responsable de L'Escargotine, Xaviera Gaebel, les bambins âgés de 10 semaines à 18 mois bénéficient de l'accompagnement permanent de deux auxiliaires de puériculture, de deux assistantes maternelles titulaires d'un CAP petite enfance et d'une infirmière. Le tout, dans des locaux qui améliorent considérablement le confort des bébés et du personnel. Les moyens et grands (1 à 3 ans) sont, eux, accueillis dans le bâtiment situé au 4, Cité Kroepflé.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Saint-Louis La nouvelle extension du multi-accueil L'Escargotine sort de sa coquille

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:53:52

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Saint-Louis La nouvelle extension du multi-accueil L'Escargotine sort de sa coquille
 

 
Le bâtiment de 200 m² dispose d'une grande salle de vie, de deux dortoirs, d'une salle de change, d'une cuisine et d'une buanderie. Photo L'Alsace
Un grand espace de vie avec un parc de jeux, un coin détente pour les temps de repos, un autre dédié aux repas, deux dortoirs ou encore un espace de psychomotricité... Au sein de l'extension du multi-accueil L'Escargotine, dont la gestion est assurée par le centre socioculturel (CSC) de Saint-Louis, on sait chouchouter les bambins. Depuis la mi-novembre, la structure est en service au 10, rue des Prés, ce qui porte ainsi la capacité d'accueil de L'Escargotine à 47 enfants, contre 32 auparavant. Le bâtiment a fait l'objet de travaux d'aménagement qui ont permis de l'adapter à l'accueil des tout-petits. « Avant, on fonctionnait en deux groupes : celui des petits/moyens et celui des moyens/grands, mais on s'est rendu compte que les rythmes et les besoins des enfants étaient différents, souligne Xaviera Gaebel, la responsable du multi-accueil. Cette extension nous permet désormais de séparer les plus petits des moyens et des grands. Ce projet a été pensé pour assurer un meilleur accueil des enfants mais aussi pour répondre aux besoins des familles, qui cherchent désespérément des places en crèche, sans en trouver. » Une quinzaine de familles ont ainsi obtenu une solution pour répondre à leurs besoins de garde d'enfant, ce qui a permis de réduire la liste d'attente, sans pour autant la supprimer...
« Un besoin essentiel »

Les locaux du 10, rue des Prés, qui appartiennent à la Ville, ont été libérés par le transfert d'activités du CSC au sein de la maison de quartier de la gare, avant que des travaux de rénovation soient effectués sur place dans la foulée. Le coût total de l'opération s'élève à 315 000 EUR TTC. La Ville de Saint-Louis a bénéficié d'une subvention de 200 000 EUR de la Caf du Haut-Rhin, représentée par son vice-président Luc Chervy, qui a rappelé l'importance primordiale de l'enfance et de la jeunesse pour la caisse d'allocations familiales. Le conseil départemental du Haut-Rhin a, lui, accordé une aide de 58 800 EUR, sa vice-présidente Pascale Schmidiger se réjouissant du renforcement de l'offre pour la prise en charge des jeunes enfants à Saint-Louis. Danielle Niederhoffer, nouvelle présidente du CSC depuis quelques semaines, s'est réjouie de voir ce projet aboutir, cette extension répondant à « un besoin essentiel de la population ludovicienne ».

En un mois, les tout-petits ont eu le temps de prendre leurs marques, grâce à la bienveillance du personnel encadrant. En plus de la responsable de L'Escargotine, Xaviera Gaebel, les bambins âgés de 10 semaines à 18 mois bénéficient de l'accompagnement permanent de deux auxiliaires de puériculture, de deux assistantes maternelles titulaires d'un CAP petite enfance et d'une infirmière. Le tout dans des locaux qui améliorent considérablement le confort des bébés et du personnel. Les moyens et grands (1 à 3 ans) sont, eux, accueillis dans le bâtiment situé au 4, Cité Kroepflé.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

Education Collège BEL AIR Mulhouse « Quand on t'agresse, il faut pas frapper tout de suite »

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:23:00

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Collège BEL AIR Mulhouse  « Quand on t'agresse, il faut pas frapper tout de suite »
 

 
À la fin de l'atelier de self-défense, les élèves ont pu se défouler sur Bob, mannequin impassible. Mais dans la vraie vie, il convient d'être « proportionné dans sa riposte ». Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Il a débarqué en tenue de sport, avec Bob, son mannequin à la mine patibulaire, et des paires de gants de boxe. Laurent Fanger est formateur à la police municipale de Mulhouse et, après une première intervention en juin avec une classe, il est de retour cette semaine au collège Bel-Air, à Mulhouse, pour initier les élèves à la self-défense. Dans le cadre de la Semaine citoyenne (lire ci-contre), tous les élèves de 3e vont y passer. « C'est une sensibilisation, on essaie de voir où ils en sont avec la violence », note le jeune policier, spécialisé en gestes techniques professionnels d'intervention. Dans la salle polyvalente, face à la douzaine d'ados, il entre tout de suite dans le vif du sujet. À la sortie du collège, face à une provocation, une agression, une recherche d'embrouille, comment réagir ? « Première chose à faire, gérer ses émotions, respirer, rester cool », invite-t-il. Ensuite, « regarder ce qui vous entoure, vous pouvez demander l'assistance d'un adulte... » « On peut appeler ses potes », suggère un élève, tandis qu'un autre propose d'attendre que l'agresseur ait le dos tourné pour « lui mettre une balayette... » « Tu penses qu'on est sur une bonne piste là, si on ne veut pas de problème ? », rétorque Laurent Fanger.
« Je vois que vous avez plein d'énergie, donc je vous invite à faire du sport »

Les conseils donnés sont aussi précis que concrets. « Qu'est-ce qu'on fait de ses mains ? » « On frappe ? », suggère un garçon. « Qu'est-ce que ça t'apporte ? Et d'abord, est-ce que tu as le droit ? Frapper pour se dégager d'une situation et s'enfuir, oui, mais il faut être proportionné dans sa riposte, sinon on s'expose à des sanctions... », insiste l'intervenant. Donc, les mains : elles doivent se situer « au niveau de la paroi abdominale, ouvertes, pas dans les poches, hein ! » Du côté des jambes, « on décale ses appuis pour garder l'équilibre et on fait attention à son triangle génital... » Ricanements dans la salle.

Dissuader, demander de l'aide, prendre la fuite... Quand tout cela n'est pas possible, et seulement là, « on frappe, mais sans s'acharner ». Laurent Fanger invite alors les élèves à enfiler les gants de boxe et à se défouler. Les coups pleuvent sur le malheureux Bob. « Je vois que vous avez plein d'énergie, donc je vous invite à faire du sport », suggère le formateur, qui termine son intervention avec une séance de gainage et quelques squats. « Allez, si jamais vous avez le moindre problème, n'hésitez pas à demander de l'aide à un adulte que vous appréciez, et même à la police », lance-t-il aux ados, visiblement convaincus par cette séance. « C'était bien, j'ai appris des choses, glisse Adam. Quand un individu nous frappe, il ne faut pas frapper tout de suite. » « Moi, je suis peace, assure Rania, mais quand on t'agresse, c'est pas la peine de répondre directement, c'est juste s'il s'excite trop, là tu commences à t'énerver un peu... »

Après une première intervention en juin avec une classe, Laurent Fanger, policier et formateur, est de retour au collège Bel-Air pour initier les élèves à la self-défense. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Au programme pour les élèves, des techniques et des conseils concrets. Mais aussi des notions théoriques sur les différentes formes de violences et les moyens de s'en protéger. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

« Première chose à faire, gérer ses émotions, respirer, rester cool », explique le formateur. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

La conclusion de l'intervenant : « Si vous avez le moindre problème, n'hésitez pas à demander de l'aide à un adulte que vous appréciez, et même à la police. » Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
« Les premières violences, ce sont les violences intrafamiliales »

Après les travaux pratiques, le groupe passe dans la salle d'à côté, pour des notions plus théoriques. Isabelle Depommier, directrice du pôle Aide aux victimes de l'association Appuis, et Jessica Boulanger, policière du bureau d'aide aux victimes, vont affiner avec les élèves la définition de la violence, ce qui la différencie du conflit, ses différentes formes. Physique, verbale, psychologique, sexuelle, et même administrative ou économique. À l'école, au travail, dans la rue, dans la famille, à l'école... La violence peut être partout. « Mais les premières violences, ce dont les violences intrafamiliales. Elles sont considérées comme plus graves, car on attend de la famille que ce soit un espace protégé, comme l'école, explique Isabelle Depommier. Entre huit et neuf fois sur dix, la victime connaît son agresseur, et ce sont les agresseurs les plus difficiles à dénoncer... » Mais les collégiens ont appris que, même mineurs, ils pouvaient déposer plainte, « tout seul ». Et, à la question d'une jeune fille demandant si « on peut porter plainte quand un grand frère nous frappe », la réponse est claire : « Oui, bien sûr. Il n'y a pas d'excuse à la violence ! »
Hélène POIZAT

 

 
 

Gendarmerie Moins de bilingues, davantage de coopération policière

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:17:13

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Gendarmerie  Moins de bilingues, davantage de coopération policière
 

 
Contrôles des véhicules à la frontière par les réservistes de la gendarmerie française et la « Polizei » allemande. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Il a organisé 244 stages et vu passer 1 900 fonctionnaires allemands et 1 700 gendarmes français : le centre de formation lin-guistique commun (CFLC) a fêté récemment son 20e anniversaire dans ses locaux à Lahr, en présence de nombreuses autorités des polices allemandes et suisses, ainsi que de la gendarmerie nationale.

Martin Schatz, directeur des écoles de polices du Land du Bade-Wurtemberg, a retracé l'histoire du centre. Désormais bien établi, il a permis de faire tomber bien des préjugés sur le voisin allemand ou français. Ce qui n'était qu'une simple convention sur un bout de papier est devenu une véritable institution.

Le directeur de la police du Land, Gerhard Klotter, a rappelé la philosophie qui a présidé à la création du centre et l'importance de la langue comme vecteur du lien social. « Seul celui qui comprend l'autre et peut se représenter son travail est capable de bâtir une confiance durable », a-t-il souligné.

Le général Marc Clerc a regretté, pour sa part, que l'anglais ait détrôné l'allemand dans les régions frontalières, avec une conséquence sur le recrutement des gendarmes. Le centre de formation s'est adapté à cette évolution. Au départ, il s'agissait d'accueillir des stagiaires ayant des connaissances de base de l'allemand, souvent dialectophones, pour les faire progresser dans la langue et acquérir le vocabulaire professionnel juridique et policier. Depuis la diminution des dialectophones et l'augmentation de la demande de coopération policière, le centre a ouvert des stages d'initiation et d'acquisition de la langue allemande.
Jeux de rôleet mises en situation

Le commissaire Frank Ueberfeld, chef du centre depuis sa création pour la partie allemande et l'adjudant-chef Patrick Aichholzer, son homologue pour la partie française, ont expliqué la méthodologie du centre. Le groupe de stagiaires est divisé en binômes. Le Français doit s'exprimer en allemand et inversement. Pas de pédagogie scolaire ou intensive, mais des jeux de rôle et des mises en situation pour donner le goût de la langue aux stagiaires. Car « il faut comprendre un Allemand pour l'aimer mais il faut aimer un Français pour le comprendre », glisse Franck Ueberfeld, en citant le poète satirique allemand Kurt Tucholsky.

Franco-allemand à sa création, le centre est devenu international. Les policiers suisses des cantons francophones et germanophones ainsi que des gardes frontières participent aux stages depuis plusieurs années. Des policiers autrichiens devraient aussi en bénéfi-cier prochainement.

De plus, il s'est élargi au fil des années à d'autres corps de police. Les stages sont ouverts aux fonctionnaires de la police nationale et des douanes pour la France et aux policiers des autres Länder, de la douane ainsi qu'à la police fédérale allemandes. À vingt ans, le centre a atteint l'âge adulte.
Philippe HENNECART

 

 
 

Légendes d'Alsace Colmar Les enfants ont revisité les légendes

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:29:10

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Légendes d'Alsace Colmar Les enfants ont revisité les légendes
 

 
Les enfants sont enchantés de leur création. Eugène Santangelo (à droite) en compagnie de Claude Meyer et Régine Risser. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
« Eugène, Eugène, Eugène... ! » Quand l'auteur franchit le seuil de la classe, c'est un tonnerre d'acclamations, une ovation d'habitude réservée aux stars. Astrid la cigogne raconte aux enfants quelques légendes d'Alsace. Ce livre d'Eugène Santangelo a été comme un déclic. Soudain, des écoliers de 8 ans se sont sentis une âme de dessinateur et d'écrivain. La métamorphose ne s'est pas produite en un jour. Plusieurs semaines se sont déroulées avant la mue. Tout a commencé au mois de septembre. L'auteur est intervenu dans la classe à plusieurs reprises.
Les auteurs en herbe ont écrit, dessiné, partagé leurs idées

« Notre but était de faire travailler tous les enfants et de leur montrer toute la chaîne graphique, de la conception à la finition du livre », explique Eugène Santangelo. Il a parlé de sa passion et expliqué les différentes étapes de la fabrication d'un ouvrage. Pour bien leur faire comprendre la complexité du processus, il leur a montré les esquisses et scénarios ayant présidé à la création de ses livres, tous des documents originaux.

L'auteur de Houssen a animé des ateliers d'illustration et guidé les jeunes de cours moyen 1a dans leurs travaux d'écriture en compagnie de leur institutrice, Régine Risser. Il les a même emmenés visiter sa maison d'édition, ID L'Edition, à Bernardswiller. Ils auront retenu des explications de Bernard Ulsemer, son fondateur, que la confection d'un recueil est un travail d'équipe. Sur place, ils ont été invités à écouter trois contes et légendes d'Alsace présentés par Gilles Marie, puis à les illustrer. Ces histoires, mises en images par Eugène Santangelo, font l'objet d'un ouvrage qui était alors en voie d'édition (*). Il est aujourd'hui paru.
« On s'est lâchés sur les idées ! »

Tout cela a titillé leur imagination. Il ne restait plus qu'à se mettre au travail. Par équipes, les auteurs en herbe ont écrit, dessiné, partagé leurs idées, lu leur production aux autres. Ils ont saisi les textes sur ordinateur, participé à leur mise en page. Ainsi est née leur création, Les Légendes d'Astrid la cigogne, librement inspirée de l'oeuvre de l'auteur. Eugène est ravi : « Cela a été un régal de les voir découvrir leurs dessins, leurs pages. C'était très rigolo à faire ». Régine Risser renchérit : « En travaillant ensemble, cela leur a donné plein d'idées. Ils ont pris confiance en eux. Cela a été une super aventure ».

Cameron a trouvé cela passionnant. Wassim aussi : « À chaque fois qu'on écrivait, il y avait d'autres idées qui venaient ». Amine trouve que la réalisation du livre a pris pas mal de temps. « Cela nous a demandé beaucoup de travail ». Pour Shaelynn, l'expérience s'est avérée « géniale ». « Tous les dessins sont très jolis. Cela m'a beaucoup plu ». Habib est enthousiaste : « On s'est lâchés sur les idées ! On en trouvait toujours même si ça bloquait parfois ». Kayla n'est pas peu fière d'avoir vu sa maman le lire à sa petite soeur. « C'est le meilleur projet de la classe, ce livre. C'était extraordinaire. Et on dit merci à la maîtresse ! ». Quand les enfants ont vu leurs écrits publiés, ils n'en croyaient pas leurs yeux. « Ça fait plaisir. Et la maison d'édition, c'était impressionnant », note Senna. « C'était un peu dur au début, se souvient Océane. Mais après, ça allait ». Le travail d'équipe s'est avéré payant : « On n'était pas toujours d'accord pour les phrases, raconte Mathis. On a pris celles qui nous plaisaient le plus ».

Quand on leur demande à quel livre va leur préférence, à celui d'Eugène Santangelo ou au leur, leur cri est unanime : « Le nôtre ! »
Michelle FREUDENREICH À NOTER Les écoles ou les maisons des jeunes souhaitant inviter Eugène Santangelo pour des animations peuvent s'adresser à I.D. L'Edition, à Bernardswiller -www.id-edition.com(*) Contes de Noël d'Alsace et de Lorraine par Gilles Marie et Eugène Santangelo PLUS WEB Voir également notre diaporama et notre vidéo sur www.alsace.fr

L'hommage des élèves à celui qui les a initiés à la confection d'un livre. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSER

Eugène Santangelo, l'auteur, et Régine Risser, la professeur des écoles avec les deux oeuvres. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSER

Dessiner des lutins, un jeu d'enfant.... Photo L'Alsace /Herve KIELWASSER

L'ouvrage réalisé par les jeunes. Une cigogne stylisée en guise de couverture. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

L'auteur-illustrateur a fait forte impression sur les élèves. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSER

A gauche, le livre des enfants. A droite, celui d'Eugène. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSER

 

 
 

Patrimoine  Mission Bern pour le Château de Wesserling 63  % de l'objectif de dons atteints

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:48:29

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Patrimoine  Mission Bern pour le Château de Wesserling
63  % de l'objectif de dons atteints
L'objectif de dons fixé pour 2019 est de 20 000 EUR pour obtenir l'aide de la même somme de la part de la Fondation du Patrimoine. 63 % des dons sont acquis. Le Château de Wesserling espère qu'en cette fin d'année le mécénat saura encore faire preuve de soutien pour la sauvegarde de ce patrimoine.
 

 
Les impressionnants travaux au Château de Wesserling : toiture et plancher.
Le Château de Wesserling a été sélectionné par la Mission Bern en 2018 et 2019 pour bénéficier d'une aide particulière. Le partenariat avec la Fondation du Patrimoine permet une campagne de mécénat depuis juin 2019. 63 % de l'objectif est atteint. Il manque 7 000 EUR pour parvenir aux 20 000 EUR qui débloqueraient la même somme de la Fondation du Patrimoine, qui prévoit que «1 EUR de don déclenche 1 EUR d'aide». 40 000 EUR pour 2019, c'est encore possible.

La réhabilitation du site décidé en octobre 2019 concerne la globalité d'un parc trace d'une aventure industrielle exceptionnelle. Le Château sera l'entrée d'un parcours éco-muséal des plus remarquables.

Les dons peuvent être faits en ligne via la plateforme de la Fondation du Patrimoine dédiée au Château : https://fondation-patrimoine.org/les-projets/château-de-wesserling

Par chèque à l'ordre de la Fondation du Patrimoine - Château du Parc de Wesserling : Musée textile du Parc de Wesserling, rue du Parc 68 470 Husseren-Wesserling.

Com-com de la Vallée de St-Amarin : 70 rue Charles de Gaulle 68 550 Saint-Amarin.

Les chèques peuvent être déposés à l'accueil du musée.

Avantages fiscaux : impôts sur les revenus : réduction d'impôts à la hauteur 66 % du don pour les sociétés 60 %. Pour plus d'infos concernant les contreparties : consulter le dossier mécénat d'entreprise.

Actuellement les travaux engagés sont déjà impressionnants. La charpente et les planchers sont déjà l'objet d'attention d'artisans souvent issus de la vallée. La sauvegarde est déjà en bonne voie.
J-M.Z.

 

 
 

 

Sundhoffen  1re Sainte-Barbe commune des CPI Sundhoffen et Andolsheim Liens d'amitié et promotions

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:36:01

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Sundhoffen  1re Sainte-Barbe commune des CPI Sundhoffen et Andolsheim
Liens d'amitié et promotions
Les sapeurs-pompiers de Sundhoffen et d'Andolsheim ont célébré leur sainte Patronne ensemble, samedi 7 décembre, témoignant des liens forts qui unissent les deux unités voisines depuis de nombreuses années.
 

 
Les corps de Sundhoffen et Andolsheim rassemblés, durant la cérémonie.
Rassemblés dans la cour du CPI de Sundhoffen sous les ordres du lieutenant Claude LANG, plusieurs sapeurs-pompiers volontaires des deux corps, ont été honorés et promus en présence de nombreuses personnalités.

Rehaussé par la clique des sapeurs-pompiers de Sainte-Croix en Plaine et la musique La Renaissance d'Andolsheim, cette cérémonie a permis d'honorer le lieutenant Jean-Bernard Ott (CPI Sundhoffen), médaille d'honneur des SP, échelon grand or pour 40 années de service, le caporal-chef Gérard Leis (CPI Sundhoffen), médaille d'honneur des SP, échelon or, pour 30 années de service, le médecin capitaine Wilfrid Danner (SSSM 68 - CPI Sundhoffen), médaille d'honneur des SP, échelon bronze, pour 10 années de service et le sergent Alexandre Ley (CPI Andolsheim), médaille d'honneur des SP, échelon bronze, pour 10 années de service

Plusieurs sapeurs-pompiers ont été promus au grade supérieur, dont les sergents Dorian Garrigues, Adrien Lang et Valentin Oberlé (CPI Sundhoffen), au grade de sergent-chef, le sapeur de 1.re classe Théo Fahrner (CPI Sundhoffen) au grade de caporal, les sapeurs Mohamed Hafdi et Mégane Walter (CPI Sundhoffen) sont élevés à la distinction de sapeurs de 1re classe et reçoivent la fourragère

La cérémonie a également permis au colonel Michel Bour de remettre l'insigne de chef de corps à l'adjudant-chef Bruno Ludwig, chef du CPI d'Andolsheim..

Les officiels, invités, médaillés et promus ont ensuite gagné la remise des véhicules du CPI de Sundhoffen, où se sont déroulées les allocutions et remises de diplômes.

Dans son propos, Brigitte Klinkert a rendu un vibrant hommage à l'engagement des sapeurs-pompiers volontaires Haut-Rhinois, ainsi qu'à leurs familles, qui les soutiennent au quotidien dans leur engagement.

La soirée s'est poursuivie avec le traditionnel dîner dansant, à la salle des fêtes d'Andolsheim, organisé par les présidents des deux amicales, Norbert Finck pour Sundhoffen et Alexandre Ley pour Andolsheim.

 

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine  Conseil municipal Les pompiers ont besoin de renforts

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:55:50

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Sainte-Croix-en-Plaine  Conseil municipal
Les pompiers ont besoin de renforts
Le conseil municipal de Sainte-Croix-en-Plaine s'est réuni, le lundi 9 décembre, sous la présidence du maire, François Heymann. Les points suivants ont été abordés.
 

 
Dans le budget primitif 2019, il a été prévu d'allouer 5 000 EUR de subventions pour la participation financière aux formations poids lourds des sapeurs-pompiers. Cinq permis devaient être passés, subventionnés à hauteur de 1 000 EUR par permis. Seuls deux justificatifs ont, à ce jour, été remis à la commune qui va donc fractionner la participation financière à un montant de 2 000 EUR : le différentiel budgété de 3 000 EUR reste en attente ! Il est rappelé que la subvention nécessite l'obtention du permis poids lourds et la présence du titulaire du permis pour cinq ans au corps local des sapeurs-pompiers

La mise à disposition d'un sapeur-pompier volontaire du corps communal de Sundhoffen est votée et est même étendue aux communes de Logelheim et Niederhergheim, s'il y a, également, des volontaires dans ces communes limitrophes. Il est relevé le besoin de renforts extérieurs pour le fonctionnement du Centre de Première Intervention de Sainte-Croix-en-Plaine qui a des interventions en assez forte hausse par rapport aux effectifs disponibles

Le montant de la participation financière allouée par Colmar Agglomération pour les opérations de travaux d'eaux pluviales de la rue de Woffenheim s'élève à 40 000 EUR

A titre de régularisation, les parcelles section AE n° 67 de 0,43 ares et la section AR n° 33 de 6,10 ares sont intégrées dans le domaine public

La commune se constitue partie civile pour les dégradations faites sur du mobilier urbain le 10 novembre et dont les auteurs ont été identifiés : une information judiciaire a également été ouverte

Le rapport de Colmar Agglomération concernant la Commission Locale d'Evaluation des Charges Transférées du 5 novembre est approuvé : il n'y a pas beaucoup d'évolutions et il est relevé que l'attribution de compensation 2019 se chiffre à 540 160 euros pour Sainte-Croix-en-Plaine

Comme tous les ans, à cette période, et dans l'attente de l'établissement du budget 2020, il est voté pour une autorisation des dépenses d'investissement dans la limite du quart des crédits ouverts au budget de l'exercice précédent, ce qui doit permettre d'assurer le paiement des dépenses à venir en attente du vote du budget 2020

Dans le cadre des Dotations d'Equipement des Territoires Ruraux (DETR) 2020, la commune prévoit l'installation de panneaux photovoltaïques sur le hangar municipal pour un coût de 64 945 EUR dont 40 % pourront être subventionnés par la DETR (25 979 euros) et 1 244 EUR pour la région Grand Est : la demande auprès de la DETR doit se faire avant le 29 février 2020

A partir du 1 er juillet 2020, la commune sera pourvue d'un service gratuit de paiement en ligne pour les finances intitulé « PayFiP »
Vidéosuveillance autour des écoles

Le programme des travaux en forêt communale pour 2020 est voté pour un montant global de 10 476 EUR : 8 276 EUR pour les travaux patrimoniaux et 2 200 EUR d'honoraires pour l'Office National des Forêts (ONF) : ce montant des honoraires devrait encore être négocié à la baisse

Il est prévu, aussi, de couper les pins dépérissants sur trois parcelles (n° 9, n° 10 et n° 14) pour un montant de 21,70 EUR la tonne

La vente de bois du 30 novembre a rapporté 9 520 EUR avec la mise en vente de 41 lots de bois représentant 435 stères

Un avenant de moins 3 133 EUR est voté pour la réhabilitation du périscolaire : l'ancienne tuyauterie ayant été maintenue et non changée

Divers :

- la clôture au niveau du sentier de Neuf-Brisach sera installée cette semaine.

- il est prévu l'adjonction d'une caméra qui relève les plaques d'immatriculation de tous les véhicules au niveau de la vidéosurveillance des écoles. La vidéosurveillance permettra, également, de visualiser sous le préau de l'école.

La prochaine réunion du conseil municipal devrait avoir lieu le lundi 10 février 2020.

 

 
 

 

Obersaasheim  Sainte-Barbe chez les pompiers Promotions et médailles

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 05:54:55

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Obersaasheim  Sainte-Barbe chez les pompiers
Promotions et médailles
Les sapeurs-pompiers d'Obersaasheim ont fêté la Sainte-Barbe le 7 décembre. À cette occasion plusieurs d'entre eux ont été mis à l'honneur.
 

 
Les promus de la Sainte-Barbe entourés des officiels.
La cérémonie a été introduite par la messe célébrée à 16 h et s'est poursuivie par la cérémonie devant le monument aux morts, en présence du député Eric Straumann, du conseiller général Christian Zimmermann, du maire Patrick Clur, du commandant Paul Poudevigne, adjoint au chef de Groupement Nord, du lieutenant Frédéric Fechter, chef du centre de secours de Neuf-Brisach, avec la participation de la fanfare réunie d'Obersaasheim, Fessenheim, Rumersheim.

Plusieurs sapeurs-pompiers ont été distingués : les sapeurs première classe Aurélien Buhr et Nathan Hildwein ont été promus au grade de caporal, le sergent Claude Meyer a obtenu l'appellation de sergent-chef et le caporal Joël Meyer l'appellation de caporal-chef.

Quatre sapeurs-pompiers se sont vus remettre une médaille : la médaille argent pour services exceptionnels au lieutenant Joël Hildwein, chef de corps d'Obersaasheim, la médaille grand or pour 40 ans de service à l'adjudant Prosper Hildwein, la médaille or pour 30 ans de service au sergent-chef Patrick Latuner et la médaille argent pour 20 ans de service à l'adjudant-chef Juan Cortijo.

Les officiels ont ensuite procédé au dépôt de gerbe en mémoire des anciens pompiers décédés.
38 interventions

Puis les participants ont défilé jusqu'à la salle des fêtes où les discours ont été prononcés. Suite à l'annonce du maire Patrick Clur de se retirer de la vie municipale, les soldats du feu lui ont offert un tableau afin de le remercier pour son soutien et son engagement à leurs côtés. Joël Hildwein a souligné que trente-huit interventions ont été réalisées cette année : 20 prompts secours, 11 nids de guêpes, 4 incendies, 2 accidents de la circulation et une intervention « divers ». Neuf manoeuvres ont été effectuées, ainsi qu'une journée de formation continue CFAPSE (Certificat de formation aux premiers secours en équipe). 343 heures ont été consacrées à la formation continue et 110 heures aux interventions.

 

 
 

 

Faits divers A35 Un poids lourd contre deux véhicules

Publié dans le panorama le Mardi 17 décembre 2019 à 06:10:49

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Faits divers  A35  Un poids lourd contre deux véhicules
 

 
Un camion a fait une sortie de route sur l'A35, peu avant la sortie Saint-Louis.  Photo L'Alsace /Marie DEDEBAN

A 35 Un poids lourd contre deux voitures

Une personne a été légèrement blessée dans un accident qui impliquait deux voitures et un poids lourd, ce lundi 16 décembre, peu avant 11 h sur l'A35, un peu avant la sortie Saint-Louis en direction Bâle. Le poids lourd est sorti de la route, arrachant le grillage qui longe l'autoroute. L'accident a entraîné un ralentissement qui s'est résorbé en deux heures.
Trois Frontières Cambriolages : appel à la vigilance

En cette période de fêtes, un appel à la vigilance est lancé aux habitants de la région frontalière. Après plusieurs cambriolages survenus à Hégenheim, Sierentz, Saint-Louis et Huningue, prudence et vigilance sont de mise. Ainsi, toute personne ou véhicule jugé suspect, passant régulièrement dans une rue, doit être signalé à la police ou à la gendarmerie. Le ou les voleurs agissent de préférence à la tombée du jour, après 16 h.
SAINT-LOUIS Il tente de fuir les policiers

Lors d'un contrôle de vitesse entre Saint-Louis et Huningue, non loin de la rue du Jura, les forces de l'ordre ont arrêté ce lundi 16 décembre un automobiliste en excès de vitesse. Lors de ce contrôle, les agents se sont aperçu que sa voiture était sous le coup d'une immobilisation.

Les forces de l'ordre ont indiqué au conducteur, un Ludovicien de 23 ans, que le véhicule allait être emporté à la fourrière. Mais ce dernier, ne l'entendant pas de cette oreille, a pris la fuite, roulant au passage sur le pied d'un policier, en marche avant puis en marche arrière. Les deux collègues du policier ont dû, eux, se jeter sur les côtés, au risque d'être également renversés. L'homme est allé garer son véhicule un peu plus loin, pensant que les forces de l'ordre n'allaient pas le reconnaître. Mais ceux-ci ont reconnu le fuyard et son véhicule. Lors de la deuxième interpellation de l'automobiliste, celui-ci a de nouveau opposé de la résistance, s'en prenant à l'agent dont il venait d'écraser le pied. Il a été placé en garde à vue. L'agent de police a eu sept jours d'interruption de travail.
Rue Charles-Péguy : pas d'incendie

Les sapeurs-pompiers des Trois Frontières se sont rendus rue Charles-Péguy, à Saint-Louis, ce lundi vers 17 h, pour une suspicion d'incendie. Une fois sur place, ils ont scrupuleusement inspecté les logements désignés, sans trouver de départ de feu.