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Lara Million officiellement soutenue par LaREM

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:04:07

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Lara Million officiellement soutenue par LaREM
 

 
Lara Million. Archives L'Alsace/Jean-François FREY
La nouvelle, d'abord officieuse, puis rapidement confirmée par un communiqué officiel de La République en marche (LaREM), est tombée en milieu de soirée, ce lundi : ainsi qu'on le pressentait depuis plusieurs jours, le mouvement présidentiel a finalement décidé d'apporter son soutien à la candidature mulhousienne de Lara Million, en vue des élections municipales de mars prochain.

Pour mémoire, l'intéressée avait été auditionnée par la commission nationale d'investiture (CNI) de LaREM le 9 septembre dernier à Paris, de même que l'ancienne adjointe Fatima Jenn et l'actuel manager du commerce Frédéric Marquet. Aucun des trois intéressés n'a encore officiellement réagi à cette nouvelle, qui constitue par ailleurs un camouflet pour la majorité sortante de Michèle Lutz et Jean Rottner.

Jusqu'à la dernière minute, l'ancien maire de Mulhouse, actuel premier adjoint et président du conseil régional Grand Est a semble-t-il espéré décrocher le soutien de LaREM au profit de la liste que conduira sans doute prochainement Michèle Lutz - au point de s'entretenir encore brièvement avec le président de la République en personne, mardi dernier, lors de la venue de ce dernier à Strasbourg.

Selon plusieurs sources, l'échange entre les deux hommes, long d'une dizaine de minutes, s'était avéré tendu. On sait désormais pourquoi...

 

 
 

Lara MILLION tête de liste.-

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:50:26

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Municipales  LaREM à Mulhouse
Lara MILLION tête de liste

La République en marche a investi lundi 21 nouvelles têtes de listes pour les municipales de mars. À Mulhouse, le parti présidentiel soutient la vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et conseillère municipale de la majorité sortante, élue sous l'étiquette LR, Lara Million.

 

 
 

 

SOCIAL Maisons de retraite «La situation ne cesse de se dégrader»

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:42:18

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SOCIAL Maisons de retraite
«La situation ne cesse de se dégrader»
L'intersyndicale des services d'aide aux personnes âgées et les directeurs d'établissement appellent à des rassemblements dans toute la France pour dénoncer le manque de moyens dont souffre le secteur.
 

 
Nouvelle journée de mobilisation pour les personnels des maisons de retraite ce mardi 8 octobre.
La tension ne retombe pas dans les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et les services à domicile d'aide aux personnes âgées.

Face à un manque de moyens chronique et à des difficultés croissantes dans le secteur, l'intersyndicale (*) des services aux personnes âgées et les directeurs d'établissement (l'AD-PA) appellent à une nouvelle journée de mobilisation ce mardi.

À 11 heures, ils demandent aux salariés, mais aussi aux familles et résidents, de converger devant le ministère de Santé, à Paris, les Agences régionales Santé et les conseils départementaux dans toute la France. « Les professionnels n'en peuvent plus », souffle Malika Belarbi de la CGT Santé et action sociale. Trop peu nombreux pour répondre aux besoins des patients, ils croulent sous les tâches, et finissent par craquer.Solenn Le Baron, de l'Union fédérale des autonomes de santé (UFAS), raconte qu'elle vient d'enchaîner « deux journées de 7 heures à 21 heures », car ses « collègues ne sont pas venues ».
« Seule avec 20 résidents »

Les abandons de poste sont courants - car le travail, dur, n'est pas assez rémunéré. Et les agents qui restent se retrouvent avec une énorme responsabilité sur les épaules : « Je me suis retrouvée seule avec 20 résidents pendant une après-midi », explique cette aide-soignante en région parisienne.

Pour répondre à la crise, l'intersyndicale demande des postes supplémentaires (40 000), des revalorisations salariales pour les personnels et de l'argent pour rénover les établissements.

Latente depuis des années, la crise dans le secteur de la dépendance a éclaté au grand jour avec la mobilisation des personnels en janvier 2018. Depuis les rapports se sont enchaînés. Les parlementaires Monique Iborra (LREM) et Caroline Fiat (LFI) ont dressé un constat alarmant de l'aide aux personnes âgées dépendantes : sous-effectifs, accidents du travail élevés, difficultés à recruter...

En mars dernier, Dominique Libault a rendu ses préconisations au gouvernement. Une feuille de route ambitieuse, qui, pour des raisons budgétaires, prendra du temps à se concrétiser. En attendant la loi sur la dépendance promise par Emmanuel Macron, le budget de la sécurité sociale pour cette année prévoit une « intensification » des recrutements dans les Ehpad, avec 5 200 emplois supplémentaires en 2020, et un plan de soutien à la rénovation de ces structures, avec une enveloppe de 130 millions d'euros. Le gouvernement a également décidé de maintenir, comme l'an dernier, une enveloppe supplémentaire de 50 millions d'euros pour les services à domicile et la création d'un congé proche aidants.

Des « broutilles » pour l'intersyndicale qui appelle « des mesures concrètes » en urgence.
Élodie BÉCU (*) L'intersyndicale réunit la CFDT, la CGT, la CGE-CGC, la CFTC, FA, FSU, Solidaires, l'UFAS, et l'Unsa. L'AD-PA rassemble les directeurs d'établissements et de services aux personnes âgées.

(*) L'intersyndicale réunit la CFDT, la CGT, la CGE-CGC, la CFTC, FA, FSU, Solidaires, l'UFAS, et l'Unsa. L'AD-PA rassemble les directeurs d'établissements et de services aux personnes âgées.

 
 

 

solidarité  Journée de mobilisation dans les Ehpad « Nos conditions de travail sont extrêmes »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:43:15

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solidarité  Journée de mobilisation dans les Ehpad
« Nos conditions de travail sont extrêmes »
En ce jour de mobilisation nationale dans les Ehpad, cinq salariées de Colmar et Mulhouse témoignent des conditions dégradées de travail dans leurs établissements. Aujourd'hui, elles réclament davantage de temps et de personnel pour traiter les personnes âgées dignement.
 

 
Depuis la journée de mobilisation de janvier 2018 (ici, le personnel de la maison de retraite Séquoia à Illzach), peu de choses ont évolué dans les Ehpad du Haut-Rhin.
Sandra, Estelle, Anne, Sonia et Christiane* (les prénoms ont été modifiés) sont aides-soignantes ou infirmières, depuis 10 ans pour certaines, 30 ans ou 40 ans pour d'autres dans des Ehpad publics rattachés aux hôpitaux de Colmar ou de Mulhouse. Elles ne supportent plus de voir leur métier se dégrader et ont accepté de témoigner en ce jour de mobilisation nationale dans les Ehpad. Mais c'est « la boule au ventre » qu'elles parlent, de peur d'être identifiées et peut-être licenciées. Aujourd'hui, c'est au travail, un badge « en grève » épinglé sur la blouse, qu'elles participeront au mouvement car « on a été assignées, comme à chaque fois ». Voici la somme de leurs colères.

Point de rupture. Elles aiment toutes leur métier qu'elles ont choisi par vocation. Mais n'en peuvent plus d'enchaîner des « semaines de 40 à 50 heures payées 35 ». « Ça fait longtemps que je n'ai pas eu deux jours d'affilée » révèle Christiane, 40 ans de métier dans un Ehpad mulhousien. Même en vacances, difficile de décrocher : « Depuis deux ans, en raison du manque de personnel, on n'a plus le droit de prendre trois semaines d'affilée en été, c'est deux maximum ». Sur nos cinq témoins, certaines ont plus de 120 heures supplémentaires au compteur : « Mais je ne veux pas qu'on me les paie, je veux les passer avec ma famille » martèle Sandra, 10 ans d'ancienneté en Ehpad colmarien. Les changements de planning de dernière minute et les semaines à rallonge deviennent insupportables pour sa vie de famille.
Crise des vocations

« Moi, j'ai craqué l'an passé quand j'ai enchaîné 5 week-ends de suite » raconte Sonia, aujourd'hui apaisée. Pourtant, cette aide-soignante mulhousienne « adore ses petits vieux », au point de prendre sur ses jours de congé pour les sortir de leur chambre, ce qu'elle n'a plus le temps de faire pendant son service. « La dernière fois, j'avais promis à un monsieur en fauteuil de lui faire prendre le soleil. Je me suis arrangée pour le faire sur mon repos, pendant que mon fils était à l'école ».

Un métier qui n'attire plus les jeunes : « Notre métier n'est plus attractif, personne ne veut venir en Ehpad. Les stagiaires viennent et repartent au bout d'un mois ou deux, catastrophés. À une aide-soignante pour 30 ou 35 résidents et une infirmière pour 60 à 120 résidents, ce sont des conditions extrêmes pour un salaire médiocre : 1600 euros dans le public, si on fait deux dimanches, et 1300 euros dans le privé » détaille Sandra. Quand elle travaille un dimanche, Anne, aide-soignante dans un Ehpad mulhousien depuis 30 ans, touche moins de 50 euros. Pas de quoi motiver les troupes. « En janvier, Agnès Buzyn avait promis une prime pour les aides-soignants en gériatrie. On n'a pas de nouvelle de cette prime. Il faut une revalorisation générale de la profession, sinon on va à la catastrophe » prévient Anne, qui voit défiler dans son service des « jeunes qui n'ont pas la vocation, qui partent à la première difficulté ». La crise des vocations commence à toucher les anciens : « Depuis un an, de plus en plus de collègues demandent des disponibilités ou démissionnent, annoncent qu'ils quittent carrément le métier. Nous, on est là pour défendre notre métier », martèle Sandra.
Une douche par mois

Moins de personnel, plus de travail. « Quand j'ai débuté il y a 30 ans, la moyenne d'âge en Ehpad c'était 65-70 ans. Les résidents venaient souvent volontairement, parce qu'ils ne voulaient pas rester seuls à la maison ou souffraient de démence légère. Parfois, on était six le matin pour 30 à 40 personnes, avec une prise en charge moins lourde. Au fur et à mesure du développement de l'aide à domicile, on s'est retrouvées avec une population de 90 à 98 ans de moyenne d'âge, qui arrive chez nous en bout de course, dépendante, avec des pathologies lourdes type Alzheimer. Pour cette population, on est moitié moins nombreuses : trois ou quatre le matin, deux l'après-midi. On ne peut pas prendre le temps avec chacun », témoigne Anne. Résultat, les douches ne sont plus quotidiennes, même plus hebdomadaires mais « une fois tous les 15 jours, voire tous les mois parfois. L'an dernier c'était même une fois tous les trois mois ». Le reste du temps, les résidents sont lavés au gant.

Obligées de mal faire. « Dans les écoles d'aides-soignantes, on nous apprend à faire les soins dans les règles de l'art. Normalement, une toilette complète prend 45 minutes, aujourd'hui, on la fait en 10-15 minutes. Pour le repas, nourrir quelqu'un de dépendant, c'est 30 minutes. Nous, on doit le faire en six minutes. C'est du gavage », estime Anne. « En plan canicule, on nous demande de faire des miracles : deux à trois tournées de boisson en plus alors qu'on n'arrive même pas à faire le reste. Du coup, on en arrive à perfuser les résidents pour être sûres qu'ils soient hydratés », regrette Sandra.

Où est l'humain ? « Une bonne journée pour moi aujourd'hui, c'est quand j'ai pu faire une douche, un massage des mains et que j'ai pu discuter avec une résidente en détresse pendant 10 minutes et que cela l'a apaisée. C'est fou, on en parle comme quelque chose d'exceptionnel alors que ça fait partie du travail », raconte Anne. « On réduit notre travail à des tâches techniques : laver, lever, nourrir. On se dépêche tout le temps. Mais si je ne prends pas un moment pour un résident qui a le cafard, je ne fais pas mon métier », estime Christiane. « Pour la majorité des résidents, on est leur dernière famille », conclut Anne. « C'est pour ça qu'on tient, malgré tout. Parce que si on lâche il ne restera plus personne pour eux ».
Marie-Lise PERRIN Pour plus d'informations sur la journée de mobilisation, voir dans le 1er  cahier.

Pour plus d'informations sur la journée de mobilisation, voir dans le 1er  cahier.

 
 

 

EHPAD « Aujourd'hui, on n'arrive plus à recruter »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:11:56

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EHPAD « Aujourd'hui, on n'arrive plus à recruter »
 

 
Céline Schandlong, directrice de l'Ehpad de Hochstatt. Archive L'Alsace /Thierry GACHON
L'association des directeurs aux personnes âgées (AD-PA) s'associe aujourd'hui à la mobilisation des syndicats pour la défense des Ehpad. Céline Schandlong, déléguée dans le Haut-Rhin de l'association des directeurs aux personnes âgées (AD-PA) et directrice de l'Ehpad de Hochstatt., plaide notamment pour une revalorisation des métiers de soignants afin de juguler la crise des vocations actuelle.
Céline Schandlong, pourquoi les directeurs d'Ehpad n'embauchent-ils pas plus d'aides-soignantes et d'infirmières ?

Tous les Ehpad embauchent à la hauteur de la dotation de soins qu'ils reçoivent. Ce n'est pas la volonté des Ehpad de ne pas recruter, mais aujourd'hui, on ne trouve plus. On trouve des remplacements mais avec du personnel peu qualifié, donc ça dégrade les conditions de travail. Il est urgent de revaloriser le métier de soignant.
« La dépendance a beaucoup augmenté avec le développement du maintien à domicile » Êtes-vous touchée par la crise des vocations à Hochstatt ?

Par chance, à Hochstatt, on trouve du personnel. Mais on s'est fixé un code éthique. Les heures supplémentaires se font sur la base du volontariat et ne sont plus imposées. On prévoit un temps de pause sur le temps de travail, les jours fériés sont les mêmes pour tous, on garantit un week-end de repos sur deux, dont un week-end de trois jours. On essaie de pendre des mesures qui rendent le recrutement attractif. Ça a un coût en termes de travail temporaire mais ça préserve la vie privée. Il y a un changement de mentalité par rapport au travail, nous devons le prendre en compte.
Malgré cela, les soignants ont l'impression de courir après le temps. Pourquoi ?

La dépendance a beaucoup augmenté avec le développement du maintien à domicile. Du coup, les tâches relatives aux soins d'hygiène sont plus lourdes. Ça laisse moins de temps pour le reste. À Hochstatt, par exemple, pour les soins techniques, le change, les soins d'hygiène et les soins infirmiers, j'ai assez de monde. En revanche, pour les soins dits relationnels, l'accompagnement individualisé, le temps d'encadrement ne permet pas de réaliser ces soins en tenant compte des besoins des résidents. Certains résidents me remontent que ça va trop vite, qu'ils se sentent agressés... C'est là que ça ne va pas.
Ne faudrait-il pas recruter davantage ?

Oui, il faudrait augmenter le personnel, mais pour cela, il faudrait être en mesure de recruter ou en tous les cas accompagner les Ehpad vers une autre forme d'organisation et un décloisonnement. Aujourd'hui, par exemple, une toilette est réalisée par deux aides-soignantes. J'ai trois agents hôteliers qui se sont portés volontaires et qui se sont formés aux douches et aux bains thérapeutiques. Ils participent aux soins sous la responsabilité d'une aide-soignante au lieu de deux. Il y a des bonnes volontés dans les Ehpad, c'est quelque chose qu'on dit rarement.
« Les pouvoirs publics entendent mais il n'y a pas de mesures concrètes » Au-delà des bonnes volontés internes, qu'attendez-vous des pouvoirs publics ?

Je pense qu'en Alsace on est mieux lotis qu'ailleurs. L'ARS [Agence régionale de santé, NDLR] et le département du Haut-Rhin sont dans la compréhension du problème. Mais il faut une prise de conscience nationale, budgétaire. Les pouvoirs publics entendent mais cela ne s'accompagne pas de mesures concrètes.

Il faudrait d'abord une réforme de la tarification pour que les dotations soins et dépendance soient harmonisées. Et pouvoir avoir un peu de moyens pour l'absentéisme, qui devient une réelle menace. Moi, ça me coûte trois postes par an. Je préférerais être soutenue, qu'on m'accorde des crédits pour remplacer au lieu de consacrer deux postes à l'absentéisme. Ce qui est certain, c'est qu'il manque 2,5 ETP par Ehpad pour répondre aux besoins individuels des résidents et assurer une bonne réalisation des projets d'accompagnement. C'est ce que réclame l'AD-PA réclame au plan national.

 

 
 

CD68« Seniors en santé, seniors enchantés »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:05:37

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CD68« Seniors en santé, seniors enchantés »
 

 
L'avancée en âge s'accompagne de nombreux changements qu'il n'est pas toujours aisé d'appréhender seul. Accepter et comprendre l'évolution de son corps, trouver de nouvelles habitudes de sommeil, ajuster son alimentation, conserver des rapports de qualité avec autrui sont autant de défis à relever au quotidien. Souhaitant promouvoir des habitudes de vie favorables au vieillissement en bonne santé, la Mutualité Française Grand Est et la Nef des Jouets, en partenariat avec la Ville de Soultz, le Conseil départemental du Haut-Rhin et la Conférence des Financeurs de la Prévention de la Perte d'Autonomie du Haut-Rhin, a mis en place à Soultz le programme « Seniors, en santé, seniors enchantés ! » à destination des personnes âgées de plus de 60 ans de la commune et de ses environs. Ce programme de prévention a pour objectif d'orienter chaque individu vers la découverte et la valorisation de ses propres ressources.

Le jeudi 10 octobre à 14 h 15 : conférence-débat « L'alimentation des seniors » et le mercredi 16 octobre à 9 h 30 : atelier intergénérationnel « Kim ». En prenant de l'âge, les besoins nutritionnels évoluent. Alors comment adopter une alimentation adaptée aux plus de 55 ans et prévenir l'apparition de pathologies liées à l'âge ? Réponses lors de ces deux rendez-vous.

Le mercredi 23 octobre à 9 h 30 : conférence-débat suivie d'un atelier « Les bienfaits de la réflexologie plantaire ». La réflexologie plantaire utilise le processus d'autoguérison du corps. Représentation miniature du corps, chaque zone du pied correspondrait à un organe ou une partie de corps humain. La réflexologie consiste à soulager le corps par le pied en stimulant ces points.

Le jeudi 24 octobre à 14 h 15 : atelier d'art-thérapie. L'art thérapie permet d'exprimer ses ressentis, émotions, et sensations grâce aux outils de création artistique : dessin, peinture, écriture. Ici, la valeur artistique importe peu : l'enjeu est thérapeutique.
PARTICIPER Toutes les conférences et tous les ateliers auront lieu à la Nef des Jouets, 12 rue Jean Jaurès à Soultz. Ce programme est entièrement gratuit et accessible à tous sur inscription. Infos et inscriptions au 06.49.85.62.31 ou inscription@mfge.fr

 

 
 

Des veilleurs de mémoire dans les cimetières juifs

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:36:37

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Alsace Lutte contre l'antisémitisme
Des veilleurs de mémoire dans les cimetières juifs
Les conseils départementaux alsaciens lancent un réseau pour veiller sur la soixantaine de cimetières juifs, en pleine recrudescence des actes antisémites. Le projet est déjà officiellement en place dans le Haut-Rhin et sera soumis au vote des élus en novembre pour le Bas-Rhin.
 

 
Le cimetière juif de Jungholtz (Haut-Rhin) compte trois veilleurs.
Lise et Robert Tornare habitent Wintzenheim, dans l'agglomération de Colmar. Il y a 40 ans, un peu par hasard, ils ont commencé à veiller bénévolement sur le cimetière juif, sans pour autant faire partie de la communauté. Leur maison, qu'ils habitent depuis 1979, est située juste en face. Et c'est « naturellement » qu'ils en sont devenus les « gardiens », formule Robert Tornare. Exemple de leurs actions, ils sont intervenus parce que des jeunes gens avaient commencé à squatter un petit local pour « fumer tranquillement » et ils ont réglé le problème. Ivan Geismar, président d'honneur du consistoire du Haut-Rhin et responsable de la communauté israélite de Wintzenheim salue leur « fidélité à des valeurs ».

Lise et Robert Tornare, de Wintzenheim, font partie des veilleurs de mémoire salués dimanche à Colmar. Photo DNA-Michel Paccalin

Le couple fait partie des 22 veilleurs de mémoire haut-rhinois qui ont été salués lors d'une cérémonie dimanche au Conseil départemental du Haut-Rhin (les conseillers départementaux ont adopté le projet en juin).

« Certains veilleurs sont actifs depuis de longues années, parfois des décennies, juifs ou non-juifs, et il s'agit aujourd'hui de les reconnaître. On aimerait aussi que d'autres se sentent interpellés, afin d'étendre le réseau », indique Philippe Ichter, salarié des deux conseils départementaux pour l'interreligieux.
Des lieux vulnérables

Les cimetières témoignent d'un judaïsme rural aujourd'hui presque disparu et sont des lieux de mémoire vulnérables. Dernière profanation en date, celle du cimetière de Quatzenheim, dans le Bas-Rhin, en février de cette année, où 96 tombes avaient été maculées de croix gammées.

Il y a une vingtaine de cimetières juifs dans le Haut-Rhin, 45 dans le Bas-Rhin. Dans l'idéal, il s'agirait de mobiliser des veilleurs partout.

Pour le Haut-Rhin, le réseau de veilleurs est présent pour le moment à Altkirch, Durmenach, Grussenheim, Jungholtz, Luemschwiller, Riedwihr, Thann et Wintzenheim.

« Ils ne s'occupent pas, comme les veilleurs de châteaux, de restauration et d'entretien. Ils sont vraiment là pour de la veille », ajoute Philippe Ichter. Tous sont bénévoles et signent une charte. Elle cadre une veille régulière. Le volontaire, qui n'est pas défrayé, s'engage notamment à ne pas intervenir directement et à ne faire aucune action qui relève du propriétaire.

« Il est bon que nous puissions allumer des contre-feux. Les veilleurs de mémoire sont cela : le contraire de ces pyromanes de la haine que notre nation combat avec fermeté », a lancé Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, à l'occasion des voeux de Roch Hachana, le nouvel an juif.

Quelques semaines plus tôt, lors de ses voeux pour la nouvelle année juive 5780 à la grande synagogue du Bas-Rhin, Frédéric Bierry a annoncé la mise en place prochaine d'un tel réseau dans le Bas-Rhin. Présenté hier en commission, il sera soumis au vote de l'assemblée le 4 novembre prochain.
Avec les deux consistoires israélites

Les consistoires israélites du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sont partie prenante. Les départements, future Collectivité européenne d'Alsace, agissent ici comme fédérateurs et animateurs du réseau et apportent un appui logistique (ils assurent ainsi les veilleurs dans le cadre de leur contrat d'assurance de responsabilité civile). Ils ont investi le sujet de l'interreligieux par plusieurs actions et ont notamment mis au point une boîte à outils intercultu (r) elle à destination des collèges.
Myriam AIT-SIDHOUM et Michel PACCALIN

 

 
 

 

Des veilleurs de mémoire dans les cimetières juifs

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:53:29

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Des veilleurs de mémoire dans les cimetières juifs

Le cimetière juif de Jungholtz compte trois veilleurs. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Lise et Robert Tornare habitent Wintzenheim, dans l'agglomération de Colmar. Il y a quarante ans, un peu par hasard, ils ont commencé à veiller bénévolement sur le cimetière juif, sans pour autant faire partie de la communauté. Leur maison, qu'ils habitent depuis 1979, est située juste en face. Et c'est « naturellement » qu'ils en sont devenus les « gardiens », formule Robert Tornare. Exemple de leurs actions, ils sont intervenus parce que des jeunes gens avaient commencé à squatter un petit local pour « fumer tranquillement » et ils ont réglé le problème. Ivan Geismar, président d'honneur du consistoire du Haut-Rhin et responsable de la communauté israélite de Wintzenheim, salue leur « fidélité à des valeurs ».

Lise et Robert Tornare, de Wintzenheim, font partie des veilleurs de mémoire salués dimanche à Colmar. Photo DNA-Michel Paccalin

Le couple fait partie des 22 veilleurs de mémoire haut-rhinois qui ont été salués lors d'une cérémonie, dimanche au siège du conseil départemental du Haut-Rhin. Les conseillers départementaux ont adopté le projet en juin.

« Certains veilleurs, juifs ou non-juifs, sont actifs depuis de longues années, parfois des décennies, et il s'agit aujourd'hui de les reconnaître. On aimerait aussi que d'autres se sentent interpellés, afin d'étendre le réseau », indique Philippe Ichter, salarié des deux conseils départementaux pour l'interreligieux.

Des lieux vulnérables

Les cimetières témoignent d'un judaïsme rural aujourd'hui presque disparu et sont des lieux de mémoire vulnérables. Dernière profanation en date, celle du cime-tière de Quatzenheim, dans le Bas-Rhin, en février de cette année, où 96 tombes avaient été maculées de croix gammées.

Il y a une vingtaine de cimetières juifs dans le Haut-Rhin, 45 dans le Bas-Rhin. Dans l'idéal, il s'agirait de mobiliser des veilleurs partout. Pour le Haut-Rhin, le réseau de veilleurs est présent pour le moment à Altkirch, Durmenach, Grussenheim, Jungholtz, Luemschwiller, Riedwihr, Thann et Wintzenheim.

« Ils ne s'occupent pas, comme les veilleurs de château, de restauration et d'entretien. Ils sont vraiment là pour de la veille », note Philippe Ichter. Tous sont bénévoles et signent une charte. Elle cadre une veille régulière. Le volontaire, qui n'est pas défrayé, s'engage notamment à ne pas intervenir directement et à ne faire aucune action qui relève du propriétaire.

Avec les deux consistoires israélites

« Il est bon que nous puissions allumer des contre-feux... Les veilleurs de mémoire sont cela : le contraire de ces pyromanes de la haine que notre nation combat avec fermeté », a lancé Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, à l'occasion des voeux de Roch Hachana, le nouvel an juif.

Quelques semaines plus tôt, lors de ses voeux pour la nouvelle année juive 5780 à la grande synagogue du Bas-Rhin, Frédéric Bierry a annoncé la mise en place prochaine d'un tel réseau dans le Bas-Rhin. Présenté ce lundi en commission, il sera soumis au vote de l'assemblée le 4 novembre prochain.

Les consistoires israélites du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sont partie prenante de l'opération. Les départements, future collectivité européenne d'Alsace, agissent ici comme fédérateurs et animateurs du réseau et apportent un appui logistique, assurant ainsi les veilleurs dans le cadre de leur contrat d'assurance de responsabilité civile. Ils ont investi le sujet de l'interreligieux par plusieurs actions et ont notamment mis au point une boîte à outils intercultu(r)elle à destination des collèges.

Myriam AIT-SIDHOUM et Michel PACCALIN

 

 
 

La direction dit merci, le Diaconat défend la « complémentarité »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:57:19

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Santé  Urgences de Mulhouse
La direction dit merci, le Diaconat défend la « complémentarité »
 

 
La direction du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) a réagi dimanche à l'annonce faite ce samedi par le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, le professeur Jean Sibilia, pour venir au secours des internes et du service mulhousien (nos éditions précédentes). « C'est une marque indéniable de soutien à laquelle nous sommes extrêmement sensibles et dont nous remercions sincèrement le CHU », indique-t-elle.
« Un signe fort »

« Cette aide » va permettre de « remobiliser tous les acteurs et nous appuyer dans la démarche de reconstruction de ce service que nous poursuivons avec détermination. » Elle conclut : « C'est un signe fort de toute la communauté hospitalière, un appui indéniable aux internes et un encouragement à rebâtir ce service public essentiel. »

De son côté, le Diaconat a pris position dans ce dossier samedi, lors de l'inauguration du service SOS Main agrandi à la clinique du Diaconat-Roosevelt. Directeur de la Fondation de la Maison du Diaconat, Diego Calabro a déclaré : « Nous regrettons de ne pas avoir été associés aux discussions dès le début des problèmes au service des urgences du GHRMSA. Nous avons tous besoin que ce service se redresse et retrouve un fonctionnement normal. Nous travaillons depuis toujours avec ses professionnels du secteur public. Le rôle de la complémentarité entre l'hôpital public et nos cliniques est trop sous-estimé. »

Les urgences du Diaconat accueillent 250 patients par jour, en partenariat avec SOS Médecins dont les locaux se trouvent à Diaconat-Roosevelt. L'accès à leurs locaux se fait sur rendez-vous en appelant le 08 25 56 68 68 ou en passant par le 15.

 

 
 

 

Mulhouse La direction dit merci, le Diaconat défend la « complémentarité »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:18:04

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La direction dit merci, le Diaconat défend la « complémentarité »
 

 
La direction du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) a réagi dimanche à l'annonce faite la veille par le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, le Pr Jean Sibilia, pour venir au secours des internes et du service mulhousien (L'Alsace de dimanche). « C'est une marque indéniable de soutien à laquelle nous sommes extrêmement sensibles et dont nous remercions sincèrement le CHU », indique-t-elle. Cette « aide » va, selon elle, permettre de « remobiliser tous les acteurs et nous appuyer dans la démarche de reconstruction de ce service que nous poursuivons avec détermination ». Elle conclut : « C'est un signe fort de toute la communauté hospitalière, un appui indéniable aux internes et un encouragement à rebâtir ce service public essentiel. »

De son côté, le Diaconat a pris position dans ce dossier samedi, lors de l'inauguration du service SOS Main agrandi à la clinique du Diaconat-Roosevelt. Directeur de la fondation de la Maison du Diaconat, Diego Calabro a déclaré : « Nous regrettons ne pas avoir été associés aux discussions dès le début des problèmes au service des urgences du GHRMSA. Nous avons tous besoin que ce service se redresse et retrouve un fonctionnement normal. Nous travaillons depuis toujours avec ses professionnels du secteur public. Le rôle de la complémentarité entre l'hôpital public et nos cliniques est trop sous-estimé... »

Les urgences du Diaconat accueillent 250 patients par jour en moyenne, en partenariat avec SOS Médecins dont les locaux se trouvent à Diaconat-Roosevelt. L'accès à leurs locaux se fait uniquement sur rendez-vous en appelant le 08.25.56.68.68, ou en passant par le 15.

 

 
 

Santé  Pour désengorger les urgences Bas-Rhin : Un appel par quart d'heure au 116 117

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:02:30

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Santé  Pour désengorger les urgences
Bas-Rhin : Un appel par quart d'heure au 116 117
En mars dernier, un nouveau numéro gratuit destiné à désengorger les urgences était déployé dans le Bas-Rhin. Premier bilan après plusieurs mois d'expérimentation.

 
Bien avant que la ministre de la santé Agnès Buzyn évoque le projet d'instaurer une plate-forme nationale d'appel préalable pour désengorger les urgences, le Bas-Rhin a lancé une expérimentation de numéro gratuit, le 116 117, disponible en cas de nécessité médicale. Entre 8h et 20h du lundi au vendredi, en cas d'urgence ressentie et en l'absence de médecin traitant rapidement consultable, ce numéro met l'appelant en contact avec un médecin régulateur libéral qui, au besoin, redirige le demandeur vers un médecin de ville, hors de l'hôpital donc.

En place depuis près d'un an via le 15 qui rebasculait les appels, le 116 117 est depuis mars dernier en plein fonctionnement grâce à l'Union régionale des professionnels de santé - Médecins libéraux (URPS-ML) Grand Est, soutenue par l'Agence régionale de santé (ARS). Une première en France motivée, selon les promoteurs du dispositif, par le fait que l'activité aux urgences du CHU de Strasbourg augmente de 10  % par an alors que 70  % des patients qui se rendent dans ces services « n'ont appelé personne avant ». Or, dans 43  % des cas, ces urgences pourraient être prises en charge par la médecine de ville.
210 médecins volontaires

Selon l'URPS-ML et l'ARS Grand Est, depuis le début du projet, 9 300 appels ont été traités par le 116 117, soit une moyenne de 50 patients par jour et environ quatre patients par heure dans le Bas-Rhin. Les deux tiers de ces appels font l'objet d'un conseil médical et ne donnent pas lieu à un déclenchement de consultation. Un tiers en revanche débouche sur une demande de prise en charge médicale, qu'il s'agisse d'une consultation ou d'une visite. Alors qu'à l'origine 60 médecins participaient à la régulation du 116 117, et que 130 étaient abonnés au système d'information pour des visites géolocalisées dans le Bas-Rhin, à ce jour 210 médecins se sont déclarés volontaires pour prendre des patients en consultation sans rendez-vous, sur l'ensemble du territoire bas-rhinois. En ce qui concerne les motifs d'appel, ils portent principalement sur des pathologies courantes de médecine de ville : gastro-entérologie, douleurs abdominales ou lombaires, fièvres et petite traumatologie, dont les chutes notamment.
Dir

 

 
 

 

Agriculture  Manifestation des agriculteurs Blocages sur les routes ce mardi

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:53:08

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Agriculture  Manifestation des agriculteurs
Blocages sur les routes ce mardi
Grosses perturbations en vue ce mardi sur les routes alsaciennes. À l'appel de la FDSEA et des JA, les agriculteurs vont bloquer les principaux axes de la région (A35, A350 A36, A4, RD 1004) à six endroits entre 11 h et 14 h.
 

 
La manifestation s'inscrit dans le cadre d'une journée nationale d'action du mode agricole contre le dénigrement de son métier, les prix bas, l'inflation des normes, et les distorsions de concurrence attisées par les accords de libre-échange du Ceta et du Mercosur.

Dans le Bas-Rhin, cinq points de blocage sont prévus. Ils mobiliseront à chaque fois environ 80 véhicules agricoles. Les tracteurs se positionneront au niveau de Roppenheim sur l'A35 (sortie 56) et sur l'A4 à Brumath (sortie 48). À Strasbourg A4/A35, le blocage aura lieu à hauteur de la sortie 1 Cronenbourg. Sur la départementale 1004, les tracteurs stationneront au niveau de Wasselonne (au rond-point Total et au giratoire du Kronthal à Marlenheim). Blocage également sur l'A35 à Sélestat, à hauteur de la sortie 16. Dans le Haut-Rhin, un seul barrage est prévu à l'embranchement A35/A36 au niveau d'Ile-Napoléon.

La préfecture du Bas-Rhin annonce la mise en place de déviations (consultables sur www.dna.fr ), et la présence des forces de sécurité sur le terrain pour faciliter la circulation. Afin de limiter le trafic, les poids lourds de plus de 7,5 tonnes seront arrêtés de 10 h à 15 h à la barrière de péage de Schwindratzheim sur l'A4, et sur la pénétrante sud de Sélestat. Les camions de plus de 7,5 tonnes en provenance d'Allemagne ne pourront pas circuler sur le réseau routier bas-rhinois et seront stoppés à la frontière de 10 h à 15 h. La préfecture invite les usagers qui le peuvent, à ne pas prendre leur véhicule pendant ce créneau horaire.
Agroparade européenne le 22 pour « une autre PAC »

La mobilisation de ce mardi 8 octobre ne sera qu'un hors-d'oeuvre au calendrier des manifestations agricoles. Le plat de résistance est prévu le mardi 22 octobre avec un rassemblement européen de paysans et citoyens à Strasbourg devant le Parlement européen pour demander une vraie réforme de la Politique Agricole Commune (PAC).

Coordonnée par les plateformes associatives française et allemande « Pour une autre PAC » et « Wir haben es satt », la manifestation aura lieu lors du vote des eurodéputés sur le nouveau collège des commissaires européens, et parmi eux le commissaire à l'Agriculture qui pilotera la réforme de la PAC. L'occasion pour les manifestants des deux côtés du Rhin de marteler leur message aux dirigeants européens, pour « une autre PAC » de transition vers « une agriculture juste, saine et durable ».

Porté par plus de 80 organisations européennes, ce rassemblement festif prendra la forme d'une Agroparade qui partira à 11 h de la Place de l'Université avec tracteurs, cyclistes, participants déguisés, chars et fanfares. L'arrivée du cortège est prévue à 12 h 30 devant l'hémicycle où les participants interpelleront par une action surprise les eurodéputés. Des associations locales comme Alsace Nature, la LPO Alsace, la Confédération Paysanne, Bio Grand Est, sont engagées dans le projet.

 

 
 

 

La colère des agriculteurs mardi sur les routes

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:30:35

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La colère des agriculteurs mardi sur les routes
 

 
« France, veux-tu encore de tes paysans ? » C'est sous ce slogan que le syndicat agricole majoritaire FNSEA et les Jeunes Agriculteurs appellent à la mobilisation ce mardi de 11 h à 14 h. Des actions de blocage « des axes routiers majeurs » de tous les départements français sont prévues.

Le but : exprimer le malaise du monde agricole. Les agriculteurs entendent dénoncer « le climat de déconsidération multiforme de la profession » ainsi que les mesures qui conduisent à « un manque évident de compétitivité » comme les prix trop bas, l'accumulation des charges et la concurrence déloyale, nourrie notamment par les accords comme le CETA ou celui avec le Mercosur.

Autre sujet de mécontentement, « l'agribashing », le dénigrement et la stigmatisation des agriculteurs notamment à l'heure des ZNT, ces zones de non-traitement destinées à protéger les populations contre les dangers potentiels des pesticides.

 

 
 

Jean-Luc Reitzer porte plainte pour diffamation

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:03:52

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Altkirch  Réseaux sociaux
Jean-Luc Reitzer porte plainte pour diffamation
 

 
« Stop fake news » : c'est sous ce titre - encadré de quatre points d'exclamation rouges - que le député haut-rhinois (LR) Jean-Luc Reitzer a fait savoir, ce lundi après-midi via son compte Facebook, qu'il venait de déposer plainte pour diffamation auprès de la gendarmerie d'Altkirch. La décision de l'élu fait suite à sa découverte d'un post, publié dimanche matin sur ce même réseau social par une internaute clairement identifiée.

L'intéressée, que Jean-Luc Reitzer assure ne pas connaître, y accuse l'élu d'être le responsable du spectaculaire accident de la route survenu samedi après-midi à Hirtzbach - trois voitures impliquées, dont une détruite par le feu -, puis d'avoir pris la fuite. Après avoir vainement tenté d'obtenir le retrait du post litigieux - toujours librement consultable ce lundi soir -, le député s'est donc décidé à porter plainte. « Je ne sais pas qui est cette dame », insiste Jean-Luc Reitzer, que nous avons joint par téléphone. « Vraiment, je ne la connais pas du tout. On me dit que c'est sans doute une "gilet jaune" des environs, mais je n'en sais pas plus... »
« Dieu merci, quelqu'una filmé »

L'élu poursuit : « J'étais effectivement à Hirtzbach, samedi après-midi, car j'étais invité en tant que député au Biergarten éphémère organisé par une brasserie locale, mais je n'ai absolument rien à voir avec l'accident qui s'est produit devant les lieux... Mon véhicule était déjà stationné quand il s'est produit ! Dieu merci, quelqu'un a filmé ce qui avait besoin de l'être et la gendarmerie dispose donc de la preuve visuelle que je n'ai rien à voir avec ça. »

Jean-Luc Reitzer précise qu'il entend assortir sa plainte d'une demande de dommages et intérêts à hauteur de 5 000 EUR, somme qu'il s'engage à reverser à une association caritative. « Et je porterai plainte de la même façon contre toutes les personnes qui colporteront ce post », avertit l'intéressé en guise de conclusion.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Les entreprises publiques locales en congrès

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:05:25

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Strasbourg
Les entreprises publiques locales en congrès
 

 
Strasbourg accueillera du 8 au 10 octobre le congrès et le salon des entreprises publiques locales (EPL). Plus de 1 500 congressistes et 50 exposants sont attendus à ce colloque qui se tiendra dans la région qui a vu naître l'économie mixte en France.

La région Grand Est se caractérise en effet par une forte implantation des sociétés d'économie mixte et des sociétés publiques locales. On y dénombre 122 établissements de ce genre, dont 49 en Alsace.

Ce congrès, qui sera ouvert par la ministre des Outre-mer Annick Girardin, sera l'occasion pour les représentants des EPL de « mener une réflexion en profondeur sur (leur) ADN et sur (leur) perspective d'évolution sous la forme d'un livre blanc sur l'économie mixte locale », explique dans un communiqué Jean-Marie Sermier, le président de la fédération des EPL. Le ministre chargé de la Ville et du Logement Julien Denormandie interviendra jeudi pour la clôture de l'événement.

 

 
 

 

Gérald Darmanin à Strasbourg

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:55:34

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visite ministérielle Ce mardi
Gérald Darmanin à Strasbourg
 

 
Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics, effectuera ce mardi 8 octobre un déplacement à Strasbourg sur le thème de la lutte contre la contrebande de tabac et l'évolution de la profession de buraliste.

Il débutera la journée en assistant à des contrôles douaniers puis rencontrera le président de la confédération des buralistes, le président de la chambre syndicale des débitants de tabac du Bas-Rhin et des buralistes strasbourgeois.

 

 
 

 

Radicalisation à la préfecture de police : failles au coeur du système

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:46:58

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Terrorisme L'assaillant de la tuerie est passé à travers les mailles du filet de surveillance
Radicalisation à la préfecture de police : failles au coeur du système
Après l'attaque qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris, voici le temps des questions au ministre et à l'administration. Le profil du tueur se précise. Des données confidentielles ont été retrouvées à son domicile.
 

 
Le ministre de l'Intérieur sera devant une délégation parlementaire aujourd'hui et jeudi au Sénat.
Pas de « scandale d'État », mais un « dysfonctionnement d'État ». Appelé à la démission par plusieurs responsables politiques, Christophe Castaner s'est défendu d'avoir menti sur le profil de Mickaël Harpon, l'employé de la préfecture de police de Paris de 45 ans qui a poignardé à mort jeudi quatre fonctionnaires avant d'être abattu. Le ministre de l'Intérieur, accusé d'avoir trop vite déclaré sur place que l'assaillant n'avait « jamais présente de difficultés comportementales », est entendu ce mardi à huis clos par la délégation parlementaire au renseignement. Avant de passer au grill des questions au gouvernement. Jeudi, c'est la commission des lois du Sénat qui l'auditionnera...
Les signaux d'alerteont-ils été insuffisants ?

Comment cet homme, attiré par un islam radical et occupant une fonction au coeur même du système de renseignement a-t-il pu échapper à la vigilance ? C'est l'une des principales interrogations. En 2015, Harpon se félicite devant ses collègues de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de la tuerie de Charlie Hebdo. Pas de « signalement formel à la hiérarchie ». Pas de rapport écrit, ni dossier administratif. « Si une difficulté particulière était apparue depuis 2015, avec son comportement, je ne doute pas du fait qu'elle aurait été portée facilement à la connaissance de la hiérarchie pour prise en compte », a expliqué dans une note, Françoise Bilancini, la directrice de la DRPP depuis 2017. D'après elle, Mickaël Harpon « semblait parfaitement intégré » et ce malgré son handicap. Des agents chargés des signalements de la radicalisation avaient pris « régulièrement » de ses nouvelles, mais n'avaient rien « détecté de suspect ». Son entourage familial, comme la plupart de ses voisins, décrivent un homme « sans problème ». Pourtant, plusieurs collègues de Mickaël Harpon ont indiqué avoir « noté dans le passé des signes de radicalisation et en avoir alerté leur hiérarchie », selon le rapport interne.

« Dans le dossier de l'auteur de l'attentat, il n'y avait aucune trace, aucun signalement », a répété le ministre de l'Intérieur qui a joué solo sur cette affaire. « Avec Bernard Cazeneuve, on recevait un appel du ministre avant les prises de parole dans la presse pour faire un point de situation. Cela évitait la précipitation et les réactions déplacées », compare un pilier du Parlement.
De quels éléments a pu disposer le tueur ?

« La détection des menaces internes va être une priorité absolue. Le tamis va être très fin », a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe ce dimanche. Il faudra « resserrer le filet », a affirmé lundi Christophe Castaner.

L'assaillant, qui possédait l'un des plus niveaux d'habilitation de la préfecture de police, et qui était en charge de l'informatique, a eu accès à des informations confidentielles. Un périphérique USB retrouvé chez lui par les enquêteurs contient les données personnelles de plusieurs dizaines de ses collègues. Un matériau ultra-sensible si l'on se remémore l'attentat de Magnanville, en juin 2016, où un couple de policiers a été assassiné à son domicile.

A-t-il transmis ce contenu à des tiers, proches de la mouvance salafiste, qu'il a autrefois côtoyés à la mosquée de Gonesse au nord de Paris ? Faisait-il partie d'une « cellule djihadiste », lui qui possédait, dans son appartement du Val d'Oise, une clé USB avec des vidéos de décapitation de Daech ? À ce stade, Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a écarté cette hypothèse. Le fait qu'aucune revendication n'ait suivi la tuerie au sein de la sacro-sainte PP aurait tendance à le confirmer... Reste que l'exploitation complète du matériel de Mickaël Harpon pourrait déclencher un véritable tsunami. Avec des inquiétudes, légitimes, de tout le personnel de la PP, et des sanctions qui, inévitablement, devraient tomber cette semaine. Jusqu'où remonteront-elles ?
X.F.

 

 
 

 

Radicalisation à la préfecture de police : failles au coeur du système

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:26:47

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Radicalisation à la préfecture de police : failles au coeur du système
 

 
Le ministre de l'Intérieur sera devant une délégation parlementaire aujourd'hui et jeudi au Sénat. Photo Eric FEFERBERG/AFP
Pas de « scandale d'État », mais un « dysfonctionnement d'État ». Appelé à la démission par plusieurs responsables politiques, Christophe Castaner s'est défendu d'avoir menti sur le profil de Mickaël Harpon, l'employé de la préfecture de police de Paris de 45 ans qui a poignardé à mort jeudi quatre fonctionnaires avant d'être abattu. Le ministre de l'Intérieur, accusé d'avoir trop vite déclaré sur place que l'assaillant n'avait « jamais présente de difficultés comportementales », est entendu ce mardi à huis clos par la délégation parlementaire au renseignement. Avant de passer au grill des questions au gouvernement. Jeudi, c'est la commission des lois du Sénat qui l'auditionnera...
Les signaux d'alerteont-ils été insuffisants ?

Comment cet homme, attiré par un islam radical et occupant une fonction au coeur même du système de renseignement a-t-il pu échapper à la vigilance ? C'est l'une des principales interrogations. En 2015, Harpon se félicite devant ses collègues de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de la tuerie de Charlie Hebdo. Pas de « signalement formel à la hiérarchie ». Pas de rapport écrit, ni dossier administratif. « Si une difficulté particulière était apparue depuis 2015, avec son comportement, je ne doute pas du fait qu'elle aurait été portée facilement à la connaissance de la hiérarchie pour prise en compte », a expliqué dans une note, Françoise Bilancini, la directrice de la DRPP depuis 2017. D'après elle, Mickaël Harpon « semblait parfaitement intégré » et ce malgré son handicap. Des agents chargés des signalements de la radicalisation avaient pris « régulièrement » de ses nouvelles, mais n'avaient rien « détecté de suspect ». Son entourage familial, comme la plupart de ses voisins, décrivent un homme « sans problème ». Pourtant, plusieurs collègues de Mickaël Harpon ont indiqué avoir « noté dans le passé des signes de radicalisation et en avoir alerté leur hiérarchie », selon le rapport interne.

« Dans le dossier de l'auteur de l'attentat, il n'y avait aucune trace, aucun signalement », a répété le ministre de l'Intérieur qui a joué solo sur cette affaire. « Avec Bernard Cazeneuve, on recevait un appel du ministre avant les prises de parole dans la presse pour faire un point de situation. Cela évitait la précipitation et les réactions déplacées », compare un pilier du Parlement.
De quels éléments a pu disposer le tueur ?

« La détection des menaces internes va être une priorité absolue. Le tamis va être très fin », a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe ce dimanche. Il faudra « resserrer le filet », a affirmé lundi Christophe Castaner.

L'assaillant, qui possédait l'un des plus niveaux d'habilitation de la préfecture de police, et qui était en charge de l'informatique, a eu accès à des informations confidentielles. Un périphérique USB retrouvé chez lui par les enquêteurs contient les données personnelles de plusieurs dizaines de ses collègues. Un matériau ultra-sensible si l'on se remémore l'attentat de Magnanville, en juin 2016, où un couple de policiers a été assassiné à son domicile.

A-t-il transmis ce contenu à des tiers, proches de la mouvance salafiste, qu'il a autrefois côtoyés à la mosquée de Gonesse au nord de Paris ? Faisait-il partie d'une « cellule djihadiste », lui qui possédait, dans son appartement du Val d'Oise, une clé USB avec des vidéos de décapitation de Daech ? À ce stade, Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a écarté cette hypothèse. Le fait qu'aucune revendication n'ait suivi la tuerie au sein de la sacro-sainte PP aurait tendance à le confirmer... Reste que l'exploitation complète du matériel de Mickaël Harpon pourrait déclencher un véritable tsunami. Avec des inquiétudes, légitimes, de tout le personnel de la PP, et des sanctions qui, inévitablement, devraient tomber cette semaine. Jusqu'où remonteront-elles ?
X.F.

 

 
 

Immigration : le gouvernement fait son autocritique

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:48:36

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Politique Assemblée nationale
Immigration : le gouvernement fait son autocritique
Le gouvernement reconnaît l'échec de la politique migratoire alors que la France est incapable d'accueillir les demandeurs d'asile dont le nombre est en forte hausse. Les débats ont été très vifs dans l'hémicycle sur un sujet hautement inflammable.
 

 
Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la mise en oeuvre rapide de mesures « à la lumière du débat » qui va se poursuivre mercredi au Sénat.
Le gouvernement veut s'attaquer à la hausse importante du nombre de demandeurs d'asile qui arrivent en France alors qu'il baisse dans la plupart des autres pays européens. L'exécutif a profité du débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale ce lundi pour dévoiler quelques-unes des pistes qu'il envisage pour réduire ce qu'il qualifie de risques de détournement du droit d'asile par des ressortissants de pays d'origine sûrs comme l'Albanie ou la Géorgie.

« Notre système d'asile est saturé. Les personnes qui ont vraiment besoin de protection et qu'il faudrait accueillir vite et bien sont les premières à en pâtir », a souligné le Premier ministre en dressant un bilan critique de la politique migratoire française.
Eviter de nouveaux Calais

La France disposera de 107 000 places d'hébergement à la fin de l'année mais elles ne suffisent pas à accueillir tous les demandeurs d'asile, ce qui entraîne les campements qui apparaissent dans les grandes villes. Celui de la porte de la Chapelle à Paris compte près de 3 000 migrants. Une « situation indigne » à laquelle Édouard Philippe promet « une réponse d'ensemble » très rapidement pour éviter un nouveau Calais.

Le Premier ministre refuse toute remise en cause du droit du sol, comme l'ont encore réclamé des députés de droite ce lundi dans l'hémicycle. « Il ne concerne que 30 000 personnes par an, des jeunes qui ont grandi en France. Doit-on leur dire non ? ».
Combattre le tourisme médical

La ministre de la Santé confirme qu'une réflexion est en cours pour durcir les conditions d'accès à l'Aide médicale d'État (AME) et réduire le risque de fraudes. Deux pistes sont envisagées : une révision du panier de soins et un accord préalable en dehors des soins vitaux. Agnès Buzyn veut faire la chasse aux titulaires de visa Schengen bénéficiaires d'une assurance privée qui viennent faire du tourisme médical en France.

La ministre n'exclut pas non plus d'imposer un délai de carence de trois mois aux demandeurs d'asile avant qu'ils ne puissent bénéficier de la couverture médicale universelle (CMU) comme c'est déjà le cas pour les Français qui rentrent de l'étranger sans emploi.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner se déclare favorable à une révision de la liste des métiers en tension pour permettre à des demandeurs d'asile de travailler plus tôt et donc de s'insérer par le travail, comme le fait l'Allemagne. Il souhaite aussi une orientation directive des migrants afin de mieux les répartir sur le territoire.

« Des mesures seront rapidement mises en oeuvre à la lumière de ce débat, annonce Édouard Philippe.
« Vous attisez la braise »

Les réactions sur les bancs de l'opposition sont très vives. La droite crie au laxisme, tandis que Jean-Luc Mélenchon reproche au gouvernement de jouer avec les peurs en ouvrant ce débat sur l'immigration. « Vous attisez la braise en faisant de la figure de l'immigré le bouc émissaire des problèmes de notre pays », accuse le député de la France insoumise, un des 27 élus intervenant lors du débat.

Pour Luc Carvounas, Emmanuel Macron n'hésite pas à venir braconner sur les terres du Rassemblement national. « La majorité s'érige en rempart mais elle établit une passerelle avec l'extrême droite et prépare un climat délétère à l'italienne », déplore le député socialiste. L'élu du Val-de-Marne estime qu'il manque 30 000 places d'hébergement pour accueillir dignement les migrants arrivant en France. « Laisser les gens à la rue, c'est une fabrique de la folie », prévient-il.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Immigration : le gouvernement fait son autocritique

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:31:52

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Immigration : le gouvernement fait son autocritique
 

 
Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la mise en oeuvre rapide de mesures « à la lumière du débat » qui va se poursuivre mercredi au Sénat. Photo Alain JOCARD/AFP
Le gouvernement veut s'attaquer à la hausse importante du nombre de demandeurs d'asile qui arrivent en France alors qu'il baisse dans la plupart des autres pays européens. L'exécutif a profité du débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale ce lundi pour dévoiler quelques-unes des pistes qu'il envisage pour réduire ce qu'il qualifie de risques de détournement du droit d'asile par des ressortissants de pays d'origine sûrs comme l'Albanie ou la Géorgie.

« Notre système d'asile est saturé. Les personnes qui ont vraiment besoin de protection et qu'il faudrait accueillir vite et bien sont les premières à en pâtir », a souligné le Premier ministre en dressant un bilan critique de la politique migratoire française.
Eviter de nouveaux Calais

La France disposera de 107 000 places d'hébergement à la fin de l'année mais elles ne suffisent pas à accueillir tous les demandeurs d'asile, ce qui entraîne les campements qui apparaissent dans les grandes villes. Celui de la porte de la Chapelle à Paris compte près de 3 000 migrants. Une « situation indigne » à laquelle Édouard Philippe promet « une réponse d'ensemble » très rapidement pour éviter un nouveau Calais.

Le Premier ministre refuse toute remise en cause du droit du sol, comme l'ont encore réclamé des députés de droite ce lundi dans l'hémicycle. « Il ne concerne que 30 000 personnes par an, des jeunes qui ont grandi en France. Doit-on leur dire non ? ».
Combattre le tourisme médical

La ministre de la Santé confirme qu'une réflexion est en cours pour durcir les conditions d'accès à l'Aide médicale d'État (AME) et réduire le risque de fraudes. Deux pistes sont envisagées : une révision du panier de soins et un accord préalable en dehors des soins vitaux. Agnès Buzyn veut faire la chasse aux titulaires de visa Schengen bénéficiaires d'une assurance privée qui viennent faire du tourisme médical en France.

La ministre n'exclut pas non plus d'imposer un délai de carence de trois mois aux demandeurs d'asile avant qu'ils ne puissent bénéficier de la couverture médicale universelle (CMU) comme c'est déjà le cas pour les Français qui rentrent de l'étranger sans emploi.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner se déclare favorable à une révision de la liste des métiers en tension pour permettre à des demandeurs d'asile de travailler plus tôt et donc de s'insérer par le travail, comme le fait l'Allemagne. Il souhaite aussi une orientation directive des migrants afin de mieux les répartir sur le territoire.

« Des mesures seront rapidement mises en oeuvre à la lumière de ce débat, annonce Édouard Philippe.
« Vous attisez la braise »

Les réactions sur les bancs de l'opposition sont très vives. La droite crie au laxisme, tandis que Jean-Luc Mélenchon reproche au gouvernement de jouer avec les peurs en ouvrant ce débat sur l'immigration. « Vous attisez la braise en faisant de la figure de l'immigré le bouc émissaire des problèmes de notre pays », accuse le député de la France insoumise, un des 27 élus intervenant lors du débat.

Pour Luc Carvounas, Emmanuel Macron n'hésite pas à venir braconner sur les terres du Rassemblement national. « La majorité s'érige en rempart mais elle établit une passerelle avec l'extrême droite et prépare un climat délétère à l'italienne », déplore le député socialiste. L'élu du Val-de-Marne estime qu'il manque 30 000 places d'hébergement pour accueillir dignement les migrants arrivant en France. « Laisser les gens à la rue, c'est une fabrique de la folie », prévient-il.
Luc CHAILLOT

 

 
 

L'éditorial de l'Alsace Christophe Castaner, un fusible pas encore grillé

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:28:26

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L'éditorial de l'Alsace Christophe Castaner, un fusible pas encore grillé
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

L'émotion ne saurait faire perdre la raison, encore moins être utilisée à de basses fins politiciennes. Après l'attentat commis jeudi dernier au sein de la préfecture de police de Paris, les responsables politiques qui demandent la démission de Christophe Castaner sont guidés par des motivations sans aucun rapport avec l'intérêt national. L'action du ministre de l'Intérieur est éminemment critiquable, sûrement contestable. Son comportement peut s'avérer surprenant et ses prises de parole sont régulièrement hasardeuses car précipitées. Christophe Castaner aura du mal à se départir de cette image de fêtard qui lui colle à la peau depuis qu'il a été photographié, en pleine crise des gilets jaunes, dans une discothèque en galante compagnie.

Est-il pour autant un mauvais ministre de l'Intérieur ? S'il n'a sûrement pas pris la mesure de la fonction qu'exige d'endosser l'uniforme de « premier flic de France », il n'est ni pire, ni meilleur que la moyenne des locataires de la place Beauvau des dix dernières années. Succéder à Gérard Collomb n'était de toute façon pas une mince affaire au regard de la proximité du maire de Lyon avec le président. C'est à un concours de circonstances, à savoir la démission fracassante de Gérard Collomb, que Christophe Castaner doit sa nomination. Parce qu'Emmanuel Macron, en mal de personnalités expérimentées, n'a aucune solution de rechange, l'actuel ministre de l'Intérieur n'a guère de souci à se faire s'il ne commet pas de faute majeure. Castaner n'est pas un poids lourd politique. Pour l'heure, il n'est pas un poids mort non plus pour le chef de l'État qui pourra toujours promouvoir le numéro 2 de la place Beauvau, Laurent Nunez. Pour avoir dirigé la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), il est sûrement le mieux placé pour examiner les failles de sécurité dans l'attentat à la préfecture de police de Paris et les solutions à mettre en oeuvre pour qu'une telle situation ne se reproduise pas. La faille n'est pas Castaner. Elle est budgétaire et policière.

 

 
 

Ils bloquent les capitales du monde pour le climat

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:38:47

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Photo Jacques DEMARTHON/AFP
Ils bloquent les capitales du monde pour le climat

De Sydney à Londres en passant par Paris, les militants écologistes d'« Extinction Rebellion » ont entamé lundi deux semaines d'actions coups de poing dans les capitales du monde pour dénoncer l'inaction « criminelle » des gouvernements face à la crise climatique. S'ils prônent la désobéissance civile et la non-violence, ils ont promis de semer la pagaille deux semaines après l'appel plein de colère de Greta Thunberg aux dirigeants de la planète à l'ONU.

 

 
 

L'Allemagne, un pays qui séduit

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:36:52

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L'Allemagne,

un pays qui séduit
 

 
Dans le parc national Nordschwarzwald, le « Wildsee » sur le ban de Baiersbronn. Photo Eva KNIERIEMEN /DNA

Il ne s'agit certainement pas d'un scoop mais quelques chiffres l'illustrent : l'Allemagne séduit de plus en plus, notamment en matière de tourisme. On note ainsi une hausse des nuitées internationales de 3,5 % pour un total de 87,7 millions de nuitées contre 84 millions en 2017, selon les chiffres fournis par Till Palme, directeur de l'Office national allemand du tourisme. Les touristes français représentent 3,67 millions de nuitées (+4,4 % par rapport à 2017). Un touriste français reste en moyenne cinq nuits en Allemagne. Pour 60 % d'entre eux, il s'agit de voyages loisirs. 68 % des réservations se font en ligne.

Deuxième constat : le Bade-Wurtemberg est la première destination allemande des Français et surtout des Alsaciens sachant que 22 % des voyageurs français viennent du Grand Est.

Les autres destinations les plus prisées sont Berlin et la Bavière. Dans le Bade-Wurtemberg, ce sont, dans l'ordre, Rust (Europa Park), Baiersbronn et Stuttgart qui attirent le plus de monde.

Le saviez-vous ? L'Allemagne est le deuxième pays qui compte le plus de restaurants étoilés au Michelin en Europe. Les hôtels haut de gamme de Baiersbronn et d'autres proches de l'Alsace comme le Dollenberg à Peterstal-Griesbach, le Brenner-Park-Hotel à Baden-Baden ou l'Hôtel Erbprinz à Karlsruhe, tous en gestion familiale, ont leur part dans cette évolution.

L'Allemagne est par ailleurs la première destination culturelle en Europe, suivie par la France et l'Espagne. L'année 2018 était ainsi marquée par le centenaire du Bauhaus avec une programmation spécifique, aussi en France, et l'ouverture, cet automne, d'un nouveau musée à Weimar. Du 4 au 11 novembre seront célébrés les 30 ans de la chute du Mur. L'année prochaine, le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven sera au centre d'un programme d'animations. Les 130 parcs naturels et 16 parcs nationaux allemands représentent un autre attrait que les professionnels du tourisme comptent mettre en avant pour 2020.

E.K.

 

 
 

Fruits et légumes : tout sera récupéré ou presque

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:09:32

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Journées d'octobre-Folie'Flore  Au Parc-Expo de Mulhouse
Fruits et légumes : tout sera récupéré ou presque
Que vont devenir les quelque 15 tonnes de pommes et les 40 tonnes de courges nécessaires à la préparation de Folie'Flore, qui se poursuit jusqu'au 13 octobre au Parc-Expo de Mulhouse ? La Banque alimentaire du Haut-Rhin sera sur le pont dès le lendemain, pour en récupérer la majeure partie.
 

 
Fernand Clauss (au centre), président de la Banque alimentaire du Haut-Rhin, ici avec Dominique James (bénévole depuis cinq ans) et, à sa gauche, Laurent Goussot, salarié et responsable de l'approvisionnement depuis sept ans.
C'est l'une des grandes questions que l'on est en droit de se poser en parcourant cette année les allées de Folie'Flore, au Parc-Expo de Mulhouse. Elles sont belles et colorées, toutes ces structures. Quelque 15 tonnes de pommes et plus du double de courges (40 tonnes), c'est impressionnant. Mais après, passé le 13 octobre et la fin des Journées éponymes, ils deviennent quoi, ces fruits et ces légumes ? Sont-ils bons pour la poubelle ?
Une quarantaine de personnes mobiliséessur trois jours

Non, assurent, de concert, les équipes du Parc-Expo et de la Banque alimentaire du Haut-Rhin. « Comme il y a quatre ans, nous avons été sollicités par le Parc-Expo pour récupérer les fruits et les légumes. D'abord ceux qui sont au sol, ensuite, à l'aide de nacelles élévatrices, ceux sur les structures », indique Fernand Clauss, président pour la neuvième - et dernière - année de la Banque alimentaire.

Cette opération se déroulera sur trois jours, du lundi 14 au mercredi 16 octobre, et nécessitera l'intervention d'une bonne quarantaine de personnes, issues de la Banque alimentaire et de ses partenaires (Caritas, Croix-Rouge française, Sahel vert, Saint-Vincent-de-Paul...).

Des camions feront la navette entre le Parc-Expo et les locaux de la Banque alimentaire, situés allée Gluck. « Nous récupérerons tout ce qui peut se garder. Si ce n'est pas possible de les conserver au-delà de trois jours, nous les donnerons aux Restos du coeur ou au Secours populaire, si c'est consommable et s'ils en veulent bien. Ça pourra aussi servir pour des confitures et des soupes », poursuit Fernand Clauss.
« Il y a un risque, minime, que certaines denrées soient jetées »

Et ce qui ne serait plus consommable ? « Il y a un risque, minime, que certaines denrées soient jetées. On pourrait imaginer de mettre en place chez nous un compost mais on ramasse déjà tous les matins six tonnes de matériel, redistribuées le jour même ou le lendemain... On ne peut pas tout faire », tranche le président de la Banque alimentaire.

Cette opération est censée en tout cas « montrer que notre association est capable de distribuer 2650 tonnes de nourriture et cinq millions de repas par an. De la nourriture qui resterait sinon dans les poubelles. Nous ne sommes pas là que pour aider les plus démunis, on est aussi en quelque sorte un anti-gaspi ». Vu comme ça, ce ne sont pas quelques tonnes de pommes et de courges qui vont ébranler Fernand Clauss et les siens.
Pierre GUSZ PLUS WEB Voir l'interview de Fernand Clauss sur notre site www.dna.fr

PLUS WEB Voir l'interview de Fernand Clauss sur notre site www.dna.fr

 
 

 

PSA : une baisse de charge aux conséquences encore floues

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:08:22

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Industrie  Mulhouse
PSA : une baisse de charge aux conséquences encore floues
La CFE-CGC a fait le point, ce lundi, sur la situation à PSA Mulhouse alors que se profile l'arrêt de la production de la Peugeot 2008. Ce qui se traduira, directement et indirectement, par la non-reconduction d'au moins 1 200 contrats d'intérimaires.
 

 
Les dirigeants de la CFE-CGC de PSA Mulhouse, autour de Laurent Gautherat, sont inquiets pour les mois à venir.
La communication n'étant pas le fort de la direction de PSA Mulhouse, les syndicats font le travail. Ainsi les responsables de la CFE-CGC ont-ils fait le point, ce lundi, sur la situation du centre de production mulhousien qui s'apprête à connaître de fortes secousses avec l'arrêt de la fabrication, « courant octobre » de la Peugeot 2008. Or, ce modèle représente les deux tiers des 260 000 voitures produites en 2018. Conséquence du transfert de la fabrication de la 2008 de Mulhouse en Espagne, l'usine de montage va continuer à tourner en trois équipes (matin/après-midi/nuit) mais seulement en demi-cadence, soit 29 véhicules par heure contre 58 actuellement.
Entre 800 et 900 intérimaires de Peugeot sur le carreau

« Cela ne signifie pas une réduction des effectifs par deux mais resteront 65 à 70 % des personnels », résume Laurent Gautherat. Le responsable de la section CFE-CGC, par ailleurs secrétaire du Comité social et économique central, estime « entre 800 et 900, sur un total de 1400, le nombre de contrats d'intérimaires qui ne seront pas renouvelés, d'autant plus que l'équipe de nuit sera supprimée à la rentrée de janvier ». « Réduire la voilure aura aussi un impact sur les effectifs en CDI (5 000 salariés aujourd'hui, NDLR). Les mesures de mobilité seront prises à la fois vers d'autres sites du groupe, notamment Sochaux, mais aussi vers le pôle forge/fonderie/mécanique. Ce sont 60 personnes qui devraient notamment rejoindre l'atelier en charge de l'assemblage des trains arrières PHEV (hybride rechargeable) qui alimente le site de Mulhouse et de Sochaux », ajoute Laurent Gautherat.
Quels volumes en 2020 ?

Des prêts de personnels à des sociétés extérieures sont aussi envisagés d'ici un retour à meilleure fortune attendue en 2021 avec la mise en production de la nouvelle 308 aujourd'hui fabriquée à Sochaux. « Il est important de profiter de la baisse d'activité pour monter en compétences », souligne David Lindecker, délégué CFE-CGC. « À 29 véhicules par heure, l'objectif est déjà de reformer tous les opérateurs et de redémarrer sur de bonnes bases », abonde Laurent Gautherat.

Les volumes de production, à 230 000 véhicules en 2019, devraient chuter en 2020. « Si on est au-dessus de 100 000, ce sera bien », se rassure le responsable de la CFE-CGC.
300 intérimaires de Gefco non reconduits

Sans surprise, la baisse d'activité aura des conséquences en cascade difficilement quantifiables. C'est dans cette perspective que PSA a racheté les activités de Gefco Industrial Services à Mulhouse. Basée sur le site, cette filiale de Gefco était jusqu'à présent un sous-traitant. Ses 500 salariés, dont 300 intérimaires, assuraient la logistique, préparation de pièces et le pré-assemblage de planches de bord, garnitures de pavillon... « Une vingtaine de CDI des fonctions support, n'ont pas été gardés mais 170 salariés sont repris chez nous. Par contre, les 300 intérimaires sont touchés par la baisse d'activité », regrette Fabrice Behra, responsable adjoint de la CFE-CGC de PSA Mulhouse. Lequel note que « trois ans après avoir externalisé, PSA fait marche arrière ».

La seule bonne nouvelle pour PSA Mulhouse est la forte activité des secteurs forge/fonderie/mécanique qui, eux, travaillent pour l'ensemble des usines du groupe automobile. Cet ensemble permettra aussi d'absorber une partie de la baisse des effectifs du montage.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Chez PSA, une baisse de charge aux conséquences encore floues

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:14:46

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Chez PSA, une baisse de charge aux conséquences encore floues
 

 
Les dirigeants de la CFE-CGC de PSA Mulhouse, autour de Laurent Gautherat, sont inquiets pour les mois à venir. Photo L'Alsace/L. B.
La communication n'étant pas le fort de la direction de PSA Mulhouse, les syndicats font le travail. Ainsi les responsables de la CFE-CGC ont-ils fait le point, ce lundi, sur la situation du centre de production mulhousien qui s'apprête à connaître de fortes secousses avec l'arrêt de la fabrication, « courant octobre » de la Peugeot 2008. Or ce véhicule représente les deux tiers des 260 000 voitures produites en 2018. Conséquence du transfert de la fabrication de la 2008 de Mulhouse en Espagne, l'usine de montage va continuer à tourner en trois équipes (matin/après-midi/nuit) mais seulement en demi-cadence, soit 29 véhicules par heure contre 58 actuellement. « Cela ne signifie pas une réduction des effectifs par deux, mais resteront 65 à 70 % des personnels », résume Laurent Gautherat.

Le responsable de la section CFE-CGC, par ailleurs secrétaire du Comité social et économique central, estime « entre 800 et 900, sur un total de 1 400, le nombre de contrats d'intérimaires qui ne seront pas renouvelés, d'autant plus que l'équipe de nuit sera supprimée à la rentrée de janvier ». « Réduire la voilure aura aussi un impact sur les effectifs en CDI [5 000 salariés aujourd'hui, NDLR]. Les mesures de mobilité seront prises à la fois vers d'autres sites du groupe, notamment Sochaux, mais aussi vers le pôle forge-fonderie-mécanique. Ce sont 60 personnes qui devraient notamment rejoindre l'atelier en charge de l'assemblage des trains arrières PHEV [hybride rechargeable] qui alimente le site de Mulhouse et de Sochaux », ajoute Laurent Gautherat.
Quels volumes en 2020 ?

Des prêts de personnel à des sociétés extérieures sont aussi envisagés d'ici un retour à meilleure fortune, attendue en 2021 avec la mise en production de la nouvelle 308 aujourd'hui fabriquée à Sochaux. « Il est important de profiter de la baisse d'activité pour monter en compétences », souligne David Lindecker, délégué CFE-CGC. « À 29 véhicules par heure, l'objectif est déjà de reformer tous les opérateurs et de redémarrer sur de bonnes bases », abonde Laurent Gautherat.

Les volumes de production, à 230 000 véhicules en 2019, devraient chuter en 2020. « Si on est au-dessus de 100 000, ce sera bien », se rassure le responsable de la CFE-CGC.

Sans surprise, la baisse d'activité aura des conséquences en cascade difficilement quantifiables. C'est dans cette perspective que PSA a racheté les activités de Gefco Industrial Services à Mulhouse. Basée sur le site, cette filiale de Gefco était jusqu'à présent un sous-traitant. Ses 500 salariés, dont 300 intérimaires, assuraient la logistique, préparation de pièces et le pré-assemblage de planches de bord, garnitures de pavillon... « Une vingtaine de CDI des fonctions sup-port n'ont pas été gardés, mais 170 salariés sont repris chez nous. Par contre, les 300 intérimaires sont touchés par la baisse d'activité », regrette Fabrice Behra, responsable adjoint de la CFE-CGC de PSA Mulhouse. Lui souligne que « trois ans après avoir externalisé, PSA fait marche arrière ».

La seule bonne nouvelle pour PSA Mulhouse est la forte activité des secteurs forge-fonderie-mécanique qui, eux, travaillent pour l'ensemble des usines du groupe automobile. Cet ensemble permettra aussi d'absorber une partie de la baisse des effectifs du montage.
Laurent BODIN

 

 
 

Gueberschwihr et Hattstatt : perturbation sur la RD 83

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:41:23

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Circulation  Travaux
Gueberschwihr et Hattstatt : perturbation sur la RD 83
 

 
Dans le secteur de Gueberschwihr et de Hattstatt, le conseil départemental du Haut-Rhin va procéder au renouvellement de la RD83 du mardi 8 au vendredi 18 octobre. Ces dates sont susceptibles d'évoluer en fonction des aléas météorologiques.

L'opération consiste à effectuer du rabotage de précision de la chaussée, à poser des enrobés sur 1 km environ, et à réaliser des travaux de bordure et d'accotement.

Dès lors, les accès et sorties de la RD83 au niveau de Gueberschwihr et de Hattstatt seront fermés pendant la période du chantier, uniquement dans le sens Guebwiller - Colmar.

Le Département appelle les usagers à la plus grande prudence, à respecter les limitations de vitesse et les personnels mobilisés. Près de 24 000 véhicules empruntent quotidiennement la RD83. Des ralentissements sont probables aux heures de pointe.

 

 
 

 

RD83 : travaux et perturbations à Gueberschwihr et à Hattstatt

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:46:26

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RD83 : travaux et perturbations à Gueberschwihr et à Hattstatt
 

 
Dans le secteur de Gueberschwihr et de Hattstatt, le Département va procéder au renouvellement de la RD83 du 8 au 18 octobre. Ces dates peuvent évoluer en fonction des aléas météorologiques. L'opération consiste à effectuer du rabotage de précision de la chaussée, à poser des enrobés sur 1 km environ, et à réaliser des travaux de bordure et d'accotement. Dès lors, les accès et sorties de la RD83 à hauteur de Gueberschwihr et de Hattstatt seront fermés pendant cette période, uniquement dans le sens Guebwiller vers Colmar.

Voie rapide RD83 : perturbations à partir de ce mardi 8 octobre

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:07:33

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Voie rapide RD83 : perturbations à partir de ce mardi 8 octobre
 

 
Le Conseil départemental du Haut-Rhin va procéder au renouvellement de la RD83, dans le secteur de Gueberschwihr et de Hattstatt, du 8 au 18 octobre. Ces dates sont susceptibles d'évoluer en fonction des aléas météorologiques.

L'opération consiste à entreprendre du rabotage de précision de la chaussée, à poser de l'enrobé sur un kilomètre environ, et à réaliser des travaux de bordure et d'accotement.

Dès lors, les accès et sorties de la RD83 au niveau de Gueberschwihr et de Hattstatt seront fermés durant le chantier, uniquement dans le sens Guebwiller-Colmar.

Les usagers sont appelés à la plus grande prudence, et à respecter les limitations de vitesse et les personnels mobilisés. Près de 24 000 véhicules empruntant quotidiennement la RD83, des ralentissements sont probables aux heures de pointe.

 

 
 

Les retraités mobilisés

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:56:25

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social  A Strasbourg et Colmar ce mardi
Les retraités mobilisés
 

 
Dans le cadre d'une journée d'action nationale pour la revalorisation de toutes les retraites et contre le projet de système de retraite universel à points, l'intersyndicale bas-rhinoise formée par la CGT, la CFE-CGC, la FRG-FP, FO, la FSU et Solidaires, appelle les pensionnés à manifester à 14 h 30 au départ de la place Kléber à Strasbourg. Dans le Haut-Rhin, l'intersyndicale organise un rassemblement à 10 h devant l'hôtel du département, à Colmar.

 

 
 

 

seniors  Apalib' réseau APA Les 40 ans de l'Espace Bel Âge

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:40:55

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seniors  Apalib' réseau APA
Les 40 ans de l'Espace Bel Âge
L'Espace Bel Age, rue Berthe-Molly à Colmar, a été le cadre, vendredi après-midi, d'un moment festif à l'occasion du 40 e anniversaire de cette association, dont le but est de maintenir le lien social, de lutter contre l'isolement et de retarder la perte d'autonomie.
 

 
Les membres de l'Apalib' et les élus ont soufflé les 40 bougies de l'Espace Bel Âge à Colmar.
C'est en présence de plusieurs bénévoles de l'association qui en compte 900, que le président de la commission animations, prévention santé Jean-Marie Muller a accueilli les invités.

Il a remercié de leur présence les élus, dont les adjoints au maire Yves Hemedinger et Roseline Houpin, ainsi que la représentante du conseil départemental Martine Dietrich. Le réseau APA était représenté par le directeur général adjoint Pierre Tassetti et par le président Denis Thomas qui dans son allocution a rappelé : « Le service animations et prévention santé a pour but de favoriser la poursuite du projet de vie des seniors ; un objectif qui passe par une offre d'activités de loisirs et de promotion de la santé. L'Apalib', membre du réseau APA, s'attache à concevoir et mettre en oeuvre des activités adaptées aux seniors en fonction de leurs possibilités et envies. Chaque animation porte en elle la valeur de partage, de passion, de connaissances, de bonne humeur et de découvertes, une vraie richesse pour les Colmariens de plus de 55 ans ».

L'Espace Bel Age est soutenue par la ville de Colmar et propose de multiples activités sportives, culturelles, et artistiques, notamment en lien avec les nouvelles technologies.
« A la façon donton traite les plus faibles,on montre notre degré d'humanité »

Pour permettre à plus de seniors de trouver les activités qui leur font plaisir, des ateliers de bien-être seront proposés, méditation, hypnose ou yoga doux. Mais également les nouvelles applications informatiques avec une aide personnalisée, utilisation du smartphone pour payer...

Dans ses propos Marine Dietrich a remercié pour leur engagement l'équipe et les bénévoles qui font vivre cet espace par leur implication. Elle a rappelé que le conseil départemental dans la mise en oeuvre de ses politiques sociales est acteur de la prévention de la perte d'autonomie plan seniors 2019 et de l'inclusion sociale.

Le premier adjoint, après avoir remercié tous les bénévoles qui oeuvrent pour le bien des autres, a conclu ainsi : « A la façon dont on traite les plus faibles, on montre notre degré d'humanité ».

Deux bénévoles ont apporté leur témoignage, dont Arlette Spiegel (15 ans d'ancienneté) et Annette Frieh (30 ans). Cette dernière a gratifié l'assistance d'un magnifique poème dans lequel elle exprimait la richesse d'aimer et le besoin de donner.

Le verre de l'amitié a mis un terme à ces festivités du quarantième anniversaire de l'Espace Bel Age.

 

 
 

 

Les seniors ont disputé leurs Olympiades

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:37:54

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Moosch A la salle Aloyse-Mura
Les seniors ont disputé leurs Olympiades
En préparation depuis plusieurs mois dans les huit établissements concernés accueillant des aînés, les Olympiades des seniors ont trouvé leur point d'orgue vendredi dans la salle Aloyse Mura de l'Espérance Moosch.
 

 
Un jeu de mémoire a fait partie des épreuves de ces Olympiades.
Pilote de cette manifestation inédite à l'échelon local, la résidence Henri-Jungck de Moosch, dirigée par Laurent Cahagne, a parfaitement réussi ce challenge. Dès neuf heures du matin, les résidents des huit établissements participants, sept par équipes avec mascottes, maillots et signes distinctifs, et leurs cinq accompagnants, ont investi la salle de l'Espérance Moosch. Le directeur de la résidence Jungck les y a accueillis, ainsi que la conseillère départementale Annick Lutenbacher, le maire de Moosch José Schruoffeneger, Julie Kauffmann, directrice du pôle gériatrique du groupement hospitalier régional Mulhouse sud Alsace, Olivier Jacottey, directeur des Trois sapins de Thann et les représentantes de la MAIA (méthode d'action pour l'intégration des services d'aide et de soin dans le champ de l'autonomie).
Jeux adaptés

Les huit équipes en lice, les Ehpad Saint-Vincent d'Oderen, Jules-Scheurer de Bitschwiller-lès-Thann, Saint-Jacques de Thann, Korian Les trois sapins de Thann, Les cigognes de Cernay, le Castel blanc de Masevaux, le Pôle gérontologique Saint-Damien de Mulhouse et les locaux de la résidence Jungck, ont rivalisé d'originalité et d'enthousiasme à l'occasion de ces Olympiades locales.

Six jeux adaptés stimulant les fonctions physiques et cognitives des participants ont été mis au programme : lancer au but, jeu de fléchettes, pétanque de précision, jeu d'adresse au lancer des anneaux, billard et jeu de mémoire. Des jeux disputés avec entrain et détermination par les participants, avec les encouragements de leurs encadrants et de leurs coéquipiers.

Les entraînements en vue de ces Olympiades ont permis au sein des établissements de mettre en place des actions de prévention, de renforcement musculaire, d'équilibre et de développement de l'esprit d'équipe. Cette manifestation est aussi l'occasion de montrer au grand public que la vie des aînés en maison de retraite peut également être dynamisante et conviviale. Cela s'est ressenti également au cours de cette joute amicale, qui a vu l'équipe de la résidence Jungck s'imposer devant les Ehpad Jules-Scheurer de Bitschwiller-lès-Thann et le Castel blanc de Masevaux, classement anecdotique car aucune équipe n'a démérité.

Afin d'immortaliser ce moment fort dans le calendrier de ces établissements d'accueil, la société Active Média a été mandatée pour immortaliser les images de cette belle rencontre. Ce film et ces photographies seront présentés dans la salle de l'Espérance Moosch jeudi 10 octobre de 14 h 30 à 16 h. Cette présentation permettra aux participants de revivre cette belle journée, mais elle sera également ouverte aux familles et au public. Rendez-vous jeudi dans la salle Aloyse Mura de l'Espérance Moosch. Entrée libre et gratuite.
Pierre RUDLER

 

 
 

 

Le périscolaire augmente sa capacité d'accueil

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:21:53

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Centre Haut-Rhin  Conseil communautaire
Le périscolaire augmente sa capacité d'accueil
Il n'aura fallu qu'un peu plus d'une demi-heure aux délégués de la communauté de communes Centre Haut-Rhin pour venir à bout des seize points à l'ordre du jour de la réunion de jeudi soir à l'Espace Horizon à Biltzheim, sous la présidence de Michel Habig.
 

 
L'Espace Horizon de Biltzheim est mis à la disposition de la communauté de commune pour accueillir une quarantaine d'enfants pour le repas de midi au périscolaire. Une extension va être construite.
La commune de Biltzheim souhaite construire une annexe de stockage à l'Espace Horizon, pour mettre à l'abri du matériel nécessaire à l'accueil d'une cinquantaine d'enfants du nouveau site périscolaire. Montant prévisionnel : 75 000 EUR. Elle délègue la maîtrise d'ouvrage à la communauté de communes. Elle mettra ces locaux à disposition de l'association Imagine, en charge des activités périscolaires.

Un avenant au contrat de délégation de service public pour la gestion et le fonctionnement de l'accueil de loisirs sans hébergement de Niederhergheim et du multi-sites Oberhergheim-Niederentzen-Biltzheim permettra de faire passer de 147 à 165 leur capacité d'accueil.

Françoise Boog a précisé que, pour les 1 407 enfants scolarisés dans les diverses écoles de la communauté de communes, les divers périscolaires offraient 521 places, auxquelles s'ajoutent 382 possibilités d'accueil chez les assistantes maternelles.
Fonds de concours

Dans le cadre de l'aide financière par le biais d'un fonds de concours, 48 280,64 EUR ont été accordés à la commune de Meyenheim pour les travaux de remplacement de la conduite d'eau rue de la Gare - Grand-rue et pour les travaux sur les aires de jeux.

Un montant total de 35 000 EUR au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019 reviendra à Oberhergheim pour son projet de terrain multisports, d'aires de jeux et de fitness.
Zones d'activités

L'aménagement du parc d'activités de la Plaine d'Alsace se prolonge avec les travaux prévus sur la tranche 2, au sud de la zone, sur une surface d'environ 19 ha. La viabilisation de cette nouvelle tranche, qui fait l'objet de fouilles archéologiques, est estimée à 3 727 775 EUR HT, avec une dotation d'équipement des territoires ruraux estimée à 931 946 EUR. Le conseil a approuvé le plan d'aménagement.

Une indemnité totale de 6 851,70 EUR pour l'éviction calculée sur cinq ans et la perte de fumure devra être versée à cinq agriculteurs de Niederentzen pour permettre le démarrage des travaux de la future zone d'activités de la commune. Le plan de financement du bureau d'ingénierie SETUI, pour 24 lots à commercialiser, d'une superficie allant de 6 à 74 ares, s'élève à 1 294 120 EUR, avec l'espoir d'une dotation d'équipement des territoires ruraux estimée à 323 530 EUR.

Le lot n° 1 de la zone artisanale de Meyenheim (11,97 a) sera cédé au prix de 33 516 EUR à la SCI MG Zinderstein pour l'implantation d'une boulangerie artisanale avec un service de restauration sur place. Bernard Hoegy s'est abstenu.
Gaz naturel

Une convention de cofinancement sera signée entre le Syndicat d'électricité et de gaz du Rhin, et la communauté de communes pour l'extension du réseau de gaz naturel sur la zone d'activités d'Oberhergheim. Le syndicat prendra en charge 60 % du coût des travaux, soit environ 25 537 EUR.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Solidarité  Lavoisier-Brustlein 10 ares de terrain pour des « jardins suspendus »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:12:26

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Solidarité  Lavoisier-Brustlein
10 ares de terrain pour des « jardins suspendus »
Le centre socioculturel Lavoisier-Brustlein de Mulhouse continue à innover et à s'étendre. Un projet des jardins partagés baptisé « jardins suspendus » verra le jour sur le site de l'ancienne usine Miroir Cité. Un îlot de dix ares, partagés en 48 parcelles, lui est destiné.
 

 
Vue aérienne du projet des jardins suspendus du CSC Lavoisier-Brustlein, conçu par le cabinet JD Architecture de Dijon
Sur son bureau du directeur du centre socioculturel (CSC) Lavoisier-Brustlein, à Mulhouse, Alexandre Philippe montre, sur sa tablette, la vidéo du projet dit « jardins suspendus ». « Il s'agit d'une référence aux jardins de Babylone, considéré comme une des sept merveilles du monde antique », précise ce responsable en souriant.

Le projet consiste en la création de 24 parcelles de 4 m de long et d'1,50 m de large, pour 48 jardins partagés. Le tout occupera 10 ares sur le site de l'ex-usine Miroir Cité, sur l'ancien parking à l'angle de la rue Lavoisier et de la rue Thénard à Mulhouse. Ces jardins partagés seront accessibles à des familles et des associations de quartier, sur inscription.

« Le projet s'inscrit dans la volonté de la mairie de Mulhouse de donner une autre image du quartier Briand. L'ensemble Miroir Cité a été préempté par la Ville qui avait lancé un appel à projets. Nous avons été retenus pour ce programme qui intègre, en plus de la création de ces jardins, l'aménagement extérieur du futur site. »
« Nous sommes à l'étroit »

Pour cette réalisation, Alexandre Philippe a pu compter sur l'aide d'un cabinet d'architecture de Dijon qui a réalisé gracieusement le projet. « Nous sommes partie de l'expérience de notre jardin partagé déjà existant et utilisé par les habitants depuis deux ans. Situé 41, rue Lavoisier, il occupe actuellement 300 m². Il est géré par des bénévoles et des habitants, mais nous sommes à l'étroit. » Sur place, rue Lavoisier, bacs, tables et mini-serre ont été réalisés à partir de matériaux de récupération, à l'initiative des usagers.

« L'investissement du projet des jardins suspendus prévoit l'aménagement, le terrassement, la clôture, la construction d'une serre ainsi que l'installation de deux pergolas, pour assurer des zones d'ombre, et quelques bancs. » Un premier budget prévisionnel est estimé à 200 000 EUR et s'inscrit dans le cadre de l'Anru plus (programme de rénovation urbaine).

La date du début des travaux n'est pas encore fixée et sera définie en lien avec le service de renouvellement urbain de la Ville de Mulhouse.
« Être autonome en eau et en électricité »

« Il est prévu que les bénévoles puissent construire les bacs de jardinage en bois, avec du matériel fourni par une menuiserie locale. » L'entretien extérieur sur le nouveau site de Miroir Cité fera office de loyer, contre le travail des bénévoles et des habitants.

Quant à la terre, Alexandre Philippe insiste : « Elle ne proviendra pas du site, car aucune analyse de sol n'a été réalisée. Des pourparlers seront engagés avec le service nature et espaces verts de Mulhouse. » L'eau sera fournie par des récupérateurs installés tout le long des façades de cette usine. « Il est important d'être autonome en eau et en électricité. Aussi une mini-éolienne est prévue et des panneaux photovoltaïques seront installés sur le toit de la serre. »

Ce projet prévoit également l'embauche de deux salariés : un jardinier et un agent d'entretien, afin de vérifier l'accès au site et au matériel sur place. La serre qui sera au centre de ce programme sera constituée de deux parties : l'une prévue pour le stockage du matériel et l'autre pour réaliser des jeunes pousses et proposer des animations.

Dernier point : la partie compostage va pouvoir accueillir les déchets végétaux des habitants avant d'être utilisée comme engrais.

« Toute cette installation fonctionne déjà très bien au 41, rue Lavoisier. Nous l'avons transposée sur un périmètre plus grand. » Le chantier des jardins suspendus ne fait que commencer.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Vallée de Saint-Amarin  Rénovation énergétique de l'habitat ancien Aux « Rendez-vous du bâti », des subventions à prendre

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:39:26

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Vallée de Saint-Amarin  Rénovation énergétique de l'habitat ancien
Aux « Rendez-vous du bâti », des subventions à prendre
Pour aider les ménages à faibles ressources à rénover énergétiquement leur logement, la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin relaye sur la vallée le programme d'aide financé par l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat et les collectivités.
 

 
La vallée de Saint-Amarin. Husseren-Wesserling.
Maximiser le taux d'aide pour rénover énergétiquement votre maison, c'est ce que propose le programme d'intérêt général (PIG) « Habiter Mieux 68 » présenté jeudi par le vice-président Claude Walgenwitz à la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA), chargée de relayer sur le territoire l'opération pilotée par le conseil départemental en partenariat avec l'Association Départementale d'Information sur le Logement 68 et Citivia.
Trois conférences et un atelier gratuits

Objectif : offrir aux ménages aux ressources modestes et très modestes la possibilité d'effectuer des travaux d'amélioration de leur maison (isolation, chauffage) en vue de réduire leur facture énergétique, et par là même de diminuer leur impact carbone.

« Dans certains cas, on peut aller jusqu'à 100 % d'aides », souligne Marjorie Lacave, de l'ADIL 68.

À titre d'exemple, les aides de l'État via l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat (Anah) et des collectivités étant cumulables, un particulier peut, pour un montant de 20 000 EUR de travaux hors taxe, bénéficier de 50 % de subvention Anah, de 1 000 EUR du Département, de 500 à 2000 EUR de la CCVSA, plus les aides de la Caisse de retraite et de la CAF.

Sur le Haut-Rhin, le PIG vise 250 logements, dont treize dans la vallée de Saint-Amarin. Le chaînage est clair : l'ADIL 68 examine les candidatures, Citivia accompagne les propriétaires dans le montage des dossiers auprès de l'Anah et les aide à lancer devis et demandes d'aide, le tout sans frais.

D'où ces premiers « Rendez-vous du bâti ». Ils proposent quatre dates ouvertes à tous quel que soit leur niveau de revenus.

Coup d'envoi mercredi 9 octobre, de 18 h à 20 h, à la Maison du Bailli de Saint-Amarin (81, rue du Général-de-Gaulle) avec une conférence animée par le Département, Citivia et l'ADIL : « Des subventions pour la rénovation énergétique ».

Suivra samedi 12 octobre, de 10 h à 12 h, à la médiathèque L'étoffe des mots du Parc de Wesserling, une autre conférence : « Travaux d'économies d'énergie, gare aux arnaques et aux litiges », avec Charlotte Lelong, conseillère Info Énergie.

Toujours le 12 octobre (de 14 h à 17 h au Parc de Wesserling) aura lieu un atelier « Réaliser soi-même ses enduits naturels et traditionnels » avec Philippe Kirscher. C'est gratuit mais l'inscription est obligatoire (? 03 89 82 60 01).

Ce premier cycle se conclura mardi 15 octobre, de 10 h à 20 h, au café Belacker de Mollau (rue Principale) par une table ronde sur le thème « Bien rénover votre logement - conseils architecturaux ». Elle sera animée par Laura Kwiatkowski et Noël Schueller, architecte et instructeur à la communauté de communes.
G. G.

 

 
 

 

Saint-Amarin Aux « Rendez-vous du bâti », des subventions à prendre

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:06:47

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Saint-Amarin Aux « Rendez-vous du bâti », des subventions à prendre
 

 
Le programme d'aide concerne la vallée de Saint-Amarin. Archives DNA /Grégoire GAUCHET
Maximiser le taux d'aide pour rénover énergétiquement sa maison, c'est ce que propose le Programme d'intérêt général (PIG) « Habiter mieux 68 » présenté jeudi par le vice-président Claude Walgenwitz à la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, chargée de relayer sur le territoire l'opération pilotée par le conseil départemental en partenariat avec l'Association départementale d'information sur le logement 68 et Citivia.
Trois conférenceset un atelier gratuits

Objectif : offrir aux ménages aux ressources modestes et très modestes la possibilité d'effectuer des travaux d'amélioration de leur maison (isolation, chauffage) en vue de réduire leur facture énergétique et, par là même, de diminuer leur impact carbone. « Dans certains cas, on peut aller jusqu'à 100 % d'aides », souligne Marjorie Lacave, de l'Adil 68.

À titre d'exemple, les aides de l'État via l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat (Anah) et des collectivités étant cumulables, un particulier peut, pour un montant de 20 000 EUR de travaux hors taxe, bénéficier de 50 % de subvention Anah, de 1000 EUR du Département, de 500 à 2000 EUR de la comcom, plus les aides de la caisse de retraite et de la Caf.

Dans le Haut-Rhin, le PIG vise 250 logements, dont 13 dans la vallée de Saint-Amarin. Le chaînage est clair : l'Adil 68 examine les candidatures, Citivia accompagne les propriétaires dans le montage des dossiers auprès de l'Anah et les aide à lancer devis et demandes d'aide, le tout sans frais.

D'où ces premiers « Rendez-vous du bâti ». Ils proposent quatre dates ouvertes à tous quel que soit leur niveau de revenus. Coup d'envoi le 9 octobre de 18 h à 20 h à la Maison du Bailli de Saint-Amarin (81, rue du Général-de-Gaulle) avec une conférence animée par le Département, Citivia et l'Adil : « Des subventions pour la rénovation énergétique ».

Suivra le 12 octobre de 10 h à 12 h à la médiathèque L'Étoffe des mots du Parc de Wesserling une autre conférence : « Travaux d'économies d'énergie, gare aux arnaques et aux litiges », avec Charlotte Lelong, conseillère info énergie.

Toujours le 12 octobre (de 14 h à 17 h au Parc de Wesserling) aura lieu un atelier : « Réaliser soi-même ses enduits naturels et traditionnels » avec Philippe Kirscher. C'est gratuit mais l'inscription est obligatoire (tél. 03.89.82.60.01).

Ce premier cycle se conclura le 15 octobre de 10 h à 20 h au café Belacker de Mollau (rue Principale) par une table ronde sur le thème « Bien rénover votre logement - conseils architecturaux ». Elle sera animée par Laura Kwiatkowski et Noël Schueller, architecte et instructeur à la communauté de communes.
G. G.

 

 
 

Landser  Conseil municipal Motion de soutien aux retraités

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:39:56

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Landser  Conseil municipal
Motion de soutien aux retraités
Réuni récemment en séance ordinaire sous la présidence du maire, Daniel Adrian, le conseil municipal de Landser a débattu de points d'ordre patrimonial et assigné une motion de soutien aux retraités du département.
 

 
Le logement communal situé au-dessus de la bibliothèque va être loué à un particulier à compter du 1er novembre 2019. Le montant du loyer s'élève à 500 EUR/mois. Il en va de même pour un garage communal vacant, situé à l'arrière du centre commercial, pour lequel un bail de stockage sera signé à compter du 1er novembre 2019 au prix de 180 EUR/mois. Approbation à l'unanimité.

ONF. Julien Resch soumet l'état prévisionnel des coupes établi par l'ONF pour l'année 2020. La dépense d'exploitation s'établit à 6 410 EURTTC, une recette de 318 EUR est attendue par la commune.

Indemnité de stage. Le versement d'une indemnité de 240 EUR au profit d'une stagiaire BAFA est approuvé.
Transfert de charges

Après avoir oui les explications du maire, le conseil adopte le rapport d'évaluation des charges transférées de la CLET (Commission Locale d'Evaluation des Charges Transférées) de Saint-Louis Agglomération, établi le 26 juin 2019. Ce dernier a pour finalité de retracer le montant des charges transférées entre les communs membres et l'EPCI, permettant ainsi d'éclairer la décision du conseil communautaire, lors de la fixation ou de la révision du montant des attributions de compensation.

Ceci concerne les attributions au SDIS et au Syndicat Mixte des gardes champêtres du Haut-Rhin (brigades vertes) pour un montant de 76 399 EUR venant abonder les attributions de compensation dues aux communes concernées. Daniel Adrian précise que celle de Landser n'est pas impactée par ces transferts de charges.
Caméras de surveillance

Jacques Ielli a ensuite présenté un point relatif à l'installation de nouvelles caméras. Pour des questions sécuritaires, un système de vidéosurveillance comportant deux caméras, vient d'être installé rue du Stade, afin d'endiguer les récentes et multiples dégradations des biens publics. Malgré cela, la couverture de cette zone n'est pas complète ; il est donc préconisé d'installer une troisième caméra. Coût de l'opération : 5 149 EUR H.T. donnant lieu au versement d'une subvention du conseil départemental, d'un montant de 3 089 EUR, ce qui réduirait le reste à la charge de la commune à 2 019 EUR H.T. Une demande sera faite dans ce sens. Il rappelle que le visionnage des enregistrements sera accessible à un nombre restreint de personnes, et ceci, uniquement en cas de problème.

Motion. Les conseillers approuvent la signature d'une motion de soutien aux retraités du département qui réfutent les mesures gouvernementales annoncées telles que la mise en place d'une distinction entre pauvres et personnes un peu plus aisés.

Parcelles communale. Enfin un point supplémentaire a été rajouté, il concerne la vente deux parcelles communales, l'une d'environ 0,42 are, rue de Gascogne et l'autre de 0,88 are, rue de l'Astarac au prix unique de 7 000EUR/are.
M-C.S.

 

 
 

 

Wittenheim Conseil municipal Critique de la politique gouvernementale

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:48:10

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Wittenheim Conseil municipal
Critique de la politique gouvernementale
De nombreux points techniques et informatifs étaient au menu de la séance du conseil municipal de Wittenheim. Une séance où la politique gouvernementale a fait l'unanimité... contre elle.
 

 
Une nouvelle voie dans le lotissement du Mittelfeld a été nommée rue du Sésame
Avant d'aborder l'ordre du jour de la séance du conseil municipal de Wittenheim, le vendredi 27 septembre, le maire Antoine Homé a évidemment évoqué la disparition de l'ancien président de la République, Jacques Chirac, décédé la veille. Avant de faire observer une minute de silence en son honneur, il a rappelé que Jacques Chirac avait été invité par Antoine Gissinger, député et maire, au cours des années quatre-vingt : « Il avait été reçu dans cette salle des séances. »

Dans la foulée, il a aussi exprimé ses condoléances au nom de la commune aux familles de Paulette Ligier, Atsem retraité, et de Cathy Agnèse, animatrice de centre socioculturel CoRéal, deux personnes récemment décédées. Il est aussi revenu sur la mort du maire de Signes (Var), « un élu qui a payé de sa vie parce qu'il voulait s'opposer à l'incivisme ».
À l'unanimité

Après l'adoption du procès-verbal de la séance du 28 juin et les communications diverses, le troisième point de l'ordre du jour, « Motion de soutien à la population retraitée » à la suite du projet de réforme des retraites engagé par le gouvernement, a fait l'unanimité de l'assemblée municipale. L'ensemble des sept mesures énoncées par la motion a été adopté. À la demande de Rémy Schonecker, une huitième demande y a été ajoutée : « l'indexation des retraites sur le coût de la vie ».

Les trois groupes ont été très critiques à l'encontre de la politique gouvernementale, notamment en ce qui concerne les décisions à l'égard des retraités. Pour Antoine Homé, « la situation actuelle contribuera à l'appauvrissement de la population âgée la plus fragile. Une réforme doit être un progrès, pas un recul »... Pour Philippe Duffau, « le gouvernement préfère diviser, opposer les retraités aux actifs, les actifs aux chômeurs »... Et pour Patrick Pichenel, « il est clair que Macron n'aime pas les vieux... Nous assistons à une spoliation des droits acquis ».
Ajustements budgétaires

Sur proposition du maire, les élus ont adopté la décision modificative (DM) n° 2 du budget Ville et la DM1 du budget cinéma. Des ajustements de crédits ont dû être réalisés au niveau des deux sections du budget Ville pour un montant global de 42 000 EUR. L'équilibre a été réalisé grâce à un prélèvement au niveau du chapitre « dépenses imprévues ». Pour le budget cinéma les ajustements s'élevaient à 260 EUR.

Les élus ont pris acte de l'attribution récente de marchés publics et ont décidé d'adhérer au CNP Assurances/Sofaxis du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023 pour la garantie statutaire des agents.
Deux nouvelles voies

Dans le lotissement du Mittelfeld a été créée une nouvelle rue entre la rue de l'Orge et la rue des Blés. Celle-ci a été appelée rue du Sésame. Une nouvelle rue située dans le Pôle 430 zone CCI s'appellera rue du Forez.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

 

Orange ne répond plus

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:23:30

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Biltzheim Antenne-relais
Orange ne répond plus
 

 
Depuis avril dernier, les habitants du lotissement des Bleuets, à Biltzheim, sont mobilisés contre le projet d'implantation d'une antenne-relais par l'opérateur Orange sur un terrain privé à 200 m des habitations, et à proximité d'une aire de jeux. Une pétition avait été lancée et la commune a formulé plusieurs propositions pour déplacer cette antenne haute de 30 m sur d'autres sites. L'opérateur n'a donné suite à aucune de ces propositions et reste sur son projet initial dont le chantier pourrait être engagé dès la fin de ce mois d'octobre.

Le maire, Gilbert Vonau, a quant à lui tenté ces dernières semaines, mais en vain, de rencontrer les responsables d'Orange pour trouver une solution. « Ils ne veulent pas en entendre parler a priori et n'ont visiblement aucune considération pour les riverains et pour les élus », regrette le maire de Biltzheim qui précise encore : « À partir du moment où le projet est conforme aux règlements d'urbanisme, on ne peut pas s'y opposer et je n'ai aucun pouvoir pour m'opposer à la demande de permis de construire ».

Les riverains s'interrogent toujours quant à eux sur la possibilité d'un recours éventuel devant le tribunal administratif en particulier par rapport à la question de l'intégration paysagère du projet et doivent rencontrer prochainement un délégué du défenseur des droits dans le Haut-Rhin pour « voir ce qu'il est encore possible de faire dans ce dossier », précise Laurence François, une habitante du lotissement. Elle ajoute : « Aujourd'hui nous voulons simplement que cette antenne soit déplacée un peu plus loin, derrière la ferme et je ne comprends pas pourquoi Orange refuse ainsi de nous entendre ».
JA Haan

 

 
 

 

Masevaux-Niederbruck Entreprises Le Super U fermera samedi

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:45:53

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Masevaux-Niederbruck Entreprises
Le Super U fermera samedi
 

 
Cette fois c'est officiel. Le Super U de Masevaux-Niederbruck fermera samedi 12 octobre. Arnaud Bey l'a confirmé hier matin. « J'ai déposé le bilan mercredi dernier, depuis, tous les produits sont bradés à moitié prix, sauf le carburant et le gaz », explique le gérant. Amer, il pense à la vingtaine de salariés qui va se retrouver sans emploi : « Mais ils devraient pouvoir être reclassés dans des supermarchés de la région. »

La fermeture du magasin découle directementn selon Arnaud Bey, de l'impossibilité pour le commerçant de faire aboutir le projet de déménagement de son activité commerciale sur le ban de la commune voisine de Sickert (DNA du 13 septembre). L'opération s'est heurtée au refus, en date du 18 avril 2019, du conseil d'administration de l'EHPAD Le Castel Blanc de vendre une parcelle de terrain (n° 69 - section 13) lui appartenant dans la zone à vocation artisanale et commerciale où voulait s'implanter Arnaud Bey, estimant que « les ressources financières actuelles ne nécessitent pas l'engagement de négociations patrimoniales ».

Pourtant, soutient l'entrepreneur, courrier en date du 28 novembre 2018 à l'appui, « j'avais été informé qu'"un accord de principe "avait été donné par Laurent Lerch et Laurent Braesch, respectivement président du conseil d'administration et directeur de l'EHPAD "sous réserve de la délibération favorable des administrateurs". Comprenant que le projet tombait à l'eau, Système U, ne m'estimant plus "sauvable", s'est retiré et m'a demandé de régulariser ma situation financière auprès de sa centrale d'achat. »

En sa qualité de maire de Masevaux-Niederbruck, Laurent Lerch est « navré par la fermeture d'un magasin de proximité qui porte un coup au service public et au droit à la concurrence pour les habitants ». Il n'en demeure pas moins que, considère-t-il, « tout a été fait pour pérenniser ce commerce, notamment la signature de deux permis de construire pour l'étendre et le moderniser ainsi que le projet de vente d'une parcelle communale afin de faciliter l'accès des véhicules de livraison ». Aujourd'hui, la priorité de l'élu est de trouver un repreneur susceptible de louer ou d'acheter le bâtiment afin d'y maintenir une activité commerciale. « Il n'y a pas trop de supermarchés à Masevaux, les chiffres, les investissements et les projets le prouvent », affirme le premier magistrat. Et d'éviter par la même occasion l'apparition d'une friche dans le paysage masopolitain.
«Aberrant»

En tant que président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, Laurent Lerch tient enfin à rappeler sa position sur le projet de déménagement de l'activité commerciale à Sickert : « Implanter une surface commerciale à cet endroit est aberrant, cela dégraderait notre vallée sur le plan paysager et environnemental, cela soustrairait des terres agricoles - la zone est classée « à vocation commerciale et artisanale » mais sert de pâture à une agricultrice de Masevaux : N.D.L.R. - et irait à l'encontre des orientations données par le schéma de cohérence territoriale. »
Frédéric STENGER

 

 
 

 

wintzenheim Environnement Des panneaux photovoltaïques sur la décharge

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:14:19

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wintzenheim Environnement
Des panneaux photovoltaïques sur la décharge
En dégazage continu depuis sa fermeture il y a près de 30 ans, la décharge du Ligibel accueillera dans deux ans un parc solaire. L'installation devrait occuper une surface de 10 ha.
 

 
Les torchères fonctionnent en continu sur l'ancienne déchetterie du Ligibel.
La nouvelle déchetterie Europe vient d'ouvrir ses portes. A proximité se trouve la décharge dite du Ligibel, un vaste quadrilatère de quelque 26 hectares délimité par des vignes au sud, la RD83 à l'ouest, la RD11, continuité de l'avenue de l'Europe et donc le nouveau centre de tri des déchets.

Cet espace, engazonné, est parcouru par de nombreux conduits qui acheminent le méthane dégagé par des milliers de tonnes d'ordures déversées durant des années sur ce terrain situé sur le ban communal de Wintzenheim. Plusieurs torchères brûlent ainsi ce gaz que produisent les cartons, le papier, le plastique, les ordures ménagères en phase de décomposition avancée.

On retrouve également des encombrants, des déchets industriels non incinérables, des gravats, le tout étant enfoui sous terre...

Tout un réseau de dégazage est visible sur le terrain engazonné. Photo DNA
Fermée en 1990

Créée sur d'anciennes gravières par arrêté préfectoral datant de janvier 1973, la décharge a été fermée en juin 1990. Si le terrain appartient pour moitié à la ville de Colmar et pour l'autre au groupe Auchan (association famille Mulliez), la décharge est, elle, gérée par le syndicat intercommunal de traitement des déchets de Colmar et environs (Sitdce). Il assure, depuis près de 30 ans la post-exploitation du site. Il s'occupe du suivi et de la maintenance du réseau de dégazage et, grâce à plusieurs piézomètres, contrôle les possibles pollutions vers la nappe phréatique.

La décharge du Ligibel devrait, d'ici 2021, être en partie recouverte d'installations photovoltaïques. En effet, le producteur d'énergies renouvelables Voltalia, qui appartient au groupe Mulliez, a annoncé en milieu de semaine avoir été retenu à la suite d'un appel d'offres lancé en janvier dernier par le ministère de la Transition écologique et solidaire et ce dans le cadre du projet de transition énergétique du Haut-Rhin en lien avec la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Quelque 10 ha seront occupés par le futur parc solaire. Photo DNA

Voltalia indique avoir remporté un contrat de vente d'électricité grâce à l'installation d'un parc solaire d'une puissance de 10,24 MWc (mégawatt-crête) sur une dizaine d'hectares. « La production correspondra à la consommation annuelle d'électricité de 13 400 habitants hors chauffage », souligne la société qui prévoit une mise en service au premier semestre 2021.

Voltalia n'est pas la seule entreprise bénéficiaire de cet appel d'offres dont les résultats ont été annoncés le 26 septembre par les ministres Elisabeth Borne et Emmanuelle Wargon, lors du comité de pilotage pour la reconversion du territoire de Fessenheim.

Quelque 63 MWc ont ainsi été attribués (une cinquantaine via des installations au sol et une dizaine par des panneaux posés sur bâtiments *) et deux autres tranches de 120 MWc seront allouées l'an prochain.

« Les projets lauréats de cette période valoriseront l'électricité produite à un prix moyen de 66,05 EUR/MWh », indique le ministère. Pour le maire de Wintzenheim, Serge Nicole, ce projet va dans le bon sens. « Ce terrain ne pourra jamais être dépollué. Alors autant qu'il serve à quelque chose ! »
Nicolas ROQUEJEOFFRE (*) Douze projets ont été choisis par le ministère. Les trois plus importants se situent à Ottmarsheim (15,54MWc remporté par EDF Renouvelables), Volgelsheim (22,2 MWc remporté par Engie) et donc Wintzenheim. Les trois installations seront au sol.

(*) Douze projets ont été choisis par le ministère. Les trois plus importants se situent à Ottmarsheim (15,54MWc remporté par EDF Renouvelables), Volgelsheim (22,2 MWc remporté par Engie) et donc Wintzenheim. Les trois installations seront au sol.

 
 

 

Haut-Rhin Beaucoup moins de miel cette année

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:40:13

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Haut-Rhin Beaucoup moins de miel cette année
 

 
Samedi, le lycée du Pflixbourg, à Wintzenheim, a accueilli la 31e édition du Concours régional des miels d'Alsace, marquée par une importante baisse de production. Photo L'Alsace /Véronique BERKANI
Organisée par la Fédération des syndicats des apiculteurs du Haut-Rhin pour le compte de la Confédération régionale des apiculteurs d'Alsace, la 31e édition du Concours régional des miels d'Alsace s'est déroulée samedi au lycée agricole du Pflixbourg, à Wintzenheim, dans une ambiance morose. L'année 2019 a en effet été marquée par une importante baisse de la production du précieux nectar. « Seuls 144 échantillons ont pu être goûtés et évalués par nos juges, contre 400 à 450 les années précédentes », explique André Frieh, président de la Fédération des syndicats des apiculteurs du Haut-Rhin.

« De mémoire d'apiculteur, nous n'avons jamais eu de volumes aussi bas ! », s'alarme Philippe Bosshard, vice-président de la Fédération des syndicats des apiculteurs du Haut-Rhin. En cause, un mois de mai froid et très pluvieux pendant lequel les plantes n'ont sécrété aucun nectar, puis un mois de juin caniculaire, beaucoup trop sec, sans la petite rosée du matin qui permet aux abeilles de sentir le nectar et de s'orienter pour le récolter. La production de miel de sapin a été de plus quasi nulle dans beaucoup de vallées du fait de l'absence de pucerons. Au niveau national, la production s'élève à 8 000 tonnes cette année, contre 15 000 en 2018.
« La mortalité des abeilles a été exceptionnelle »

« La mortalité dans les ruches a été exceptionnelle en 2019, les abeilles avaient faim ; les apiculteurs les ont nourries avec du sucre cristallisé, mais les pertes ont malgré tout été importantes », constate André Frieh. Mais si la quantité n'est pas au rendez-vous, la qualité des miels d'Alsace, en revanche, s'annonce exceptionnelle. Une montée en gamme qui s'explique notamment par le développement des formations dispensées par les syndicats d'apiculteurs (23 dans le Haut-Rhin pour 1940 apiculteurs, 31 dans le Bas-Rhin pour 1 700 apiculteurs).

Samedi à Wintzenheim, 57 juges ont noté les qualités olfactive, gustative, visuelle et tactile des miels d'acacia, toutes fleurs, tilleul, châtaignier, forêt et sapin. Entre chaque dégustation, pour neutraliser le miel goûté et retrouver un palais frais, ils ont croqué un petit morceau de pomme Granny Smith et avalé de l'eau minérale.
Véronique BERKANI PLUS WEB Les résultats détaillésdu concours sur notre site internetwww.lalsace.fr

 

 
 

Saint-Louis Des arbres fruitiers à prix réduits

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:10:45

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Saint-Louis Des arbres fruitiers à prix réduits
 

 
Les plants seront distribués entre le 18 et le 30 novembre. Archives L'Alsac e
Les habitants de Saint-Louis agglomération peuvent profiter de tarifs avantageux (10 EUR l'unité ou le lot) pour la commande d'arbres fruitiers de haute tige et petits fruits. Cerisiers, pruniers, pommiers, poiriers et petits fruits peuvent être commandés jusqu'au 20 octobre.

Cette opération, soutenue par le Département du Haut-Rhin et Saint-Louis agglomération, permet de participer concrètement à la sauvegarde des vergers traditionnels, qui font partie du patrimoine naturel et culinaire alsacien. Elle contribue aussi à la biodiversité en offrant un refuge à une faune et une flore variées.
Comment commander ?

Les bons de commande sont disponibles aux pôles de proximité de Folgensbourg (72, rue de Delle) et Sierentz (57, rue Rogg-Haas), et au siège de Saint-Louis agglomération (place de l'Hôtel-de-ville à Saint-Louis). Ils sont aussi téléchargeables sur le site internet de Saint-Louis agglomération, rubrique actualités : www.agglo-saint-louis.fr
Comment récupérer votre commande ?

Le retrait des plants se fera du 18 au 30 novembre, directement chez le pépiniériste (les coordonnées seront précisées sur le talon) en échange du talon qui sera transmis par courrier à la suite de la commande.

 

 
 

Projection d'une vidéo de sensibilisation

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:38:47

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Soultz Jeunes
Projection d'une vidéo de sensibilisation
Une douzaine de jeunes de 11 à 20 ans du SAJ (service animation jeunesse) de Bollwiller-Pulversheim-Berrwiller, et du CCJ (conseil communal des jeunes) de Soultz ont présenté une vidéo, lundi dernier à la Halle aux blés de Soultz.
 

 
Les jeunes du CCJ de Soultz et du SAJ de Bollwiller-Pulversheim-Berrwiller ont réalisé une vidéo de sensibilisation à la discrimination.
Karine Pagliarulo, conseillère départementale, Marcello Rotolo, maire de Soultz, et plusieurs de ses adjoints, Alfred Kaluzinski, adjoint au maire de Pulversheim, se sont mêlés au public qui a assisté à cette projection. Bertrand Naudin, président, Robert Ricciuti, directeur de la MJC de Bollwiller, ainsi que Sébastien Netzer, animateur du SAJ, accompagnaient les jeunes. Ceux de Soultz étaient entourés de Fleur Oury, adjointe au maire de Soultz, Mohamed Bouhalka, conseiller délégué et Laetitia Hanser du service animation. Les jeunes du SAJ et du CCJ se sont présentés au public avant la projection de leur vidéo intitulée Te dire que.
« Le suicide des jeunesest la deuxième cause de mortalité après la route »

Sébastien Netzer a ensuite évoqué le début du projet. « L'idée était de se rencontrer pour apprendre à se connaître et partager une séance. Les jeunes ont eu envie d'autres rencontres, et un projet commun de sensibilisation à la discrimination a fait son chemin ». De ces échanges est né le projet d'une vidéo qui met l'accent sur la prévention des méfaits de la violence dans les milieux scolaires.

Réalisée par un intervenant, Yann Morel, ce petit film montre une main qui écrit, ponctuée de la voix « Pour te dire que... je suis triste, je suis déprimée, je n'ai plus confiance, je me sens seul, je me sens incapable de rien, j'ai la haine, je suis déprimé, je ne crois plus en rien, j'ai des idées noires ».
« La réalisationd'un beau travail »

Les jeunes souhaitent la montrer aux élèves de tout âge pour les sensibiliser à la discrimination. Robert Riccuti a remercié les jeunes « d'avoir choisi ce sujet, filmé avec beaucoup d'émotion », en rappelant que « le suicide des jeunes est la deuxième cause de mortalité après la route ».

Il les a encouragés « à continuer à travailler ensemble et à se battre contre la mise au rebut à cause de la différence ». Fleur Oury a souligné « l'importance d'apporter un soutien aux jeunes », tandis que Laetitia Hanser et Mohamed Bouhalka ont relevé « leur écoute et la réalisation d'un beau travail ».
G. Sc.H.

 

 
 

 

Les marsouins en Irak

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:54:56

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meyenheim  Défense
Les marsouins en Irak
Le chef de corps du régiment de marche du Tchad part à Bagdad avec un détachement de marsouins. La mission ? Aider à améliorer les savoir-faire des troupes irakiennes.
 

 
Les marsouins en manoeuvres avant leurs nombreuses opérations extérieures.
La Guyane, le Sénégal, le Liban, le Gabon et l'Irak. Tel est le contrat opérationnel du régiment de marche du Tchad (RMT) pour cette fin d'année. Un bon quart des marsouins de Meyenheim sera projeté, pour certains jusqu'au début du printemps prochain. Une compagnie vient de quitter l'Alsace pour la Guyane où elle participe à la mission Harpie de lutte contre l'orpaillage clandestin. Une mission particulièrement dangereuse. Victimes d'émanations toxiques, trois soldats du 19e régiment du Génie de Besançon ont été tués en juillet dernier alors qu'ils s'apprêtaient à disposer des charges explosives pour détruire les installations souterraines des orpailleurs.

Dans moins de deux semaines le chef de corps et un gros détachement du RMT s'envoleront pour Bagdad où ils participeront à l'opération Chammal, lancée en septembre 2014 en Irak puis étendue un an plus tard en Syrie. Si les artilleurs français, qui ont mené 2500 missions de feux depuis 2016 aux côtés de la coalition luttant contre Daesh, ont été désengagés en mars, les troupes françaises sont toujours sur le sol irakien pour mener des missions de coaching de l'armée irakienne.
Tous les régimentsde la 2e brigade blindéede Strasbourg en projection

« Nous leur dispensons des formations dans le domaine de la santé, du tir, du combat en zone urbaine, du déminage », énumère le colonel Lamiral qui sera, avec ses marsouins mais aussi des sapeurs de Valdahon (13e RG) et des artilleurs de Suippes (40e RA), auprès de la 6e division irakienne. « Elle est affectée à la sécurisation de Bagdad », précise le chef de corps du RMT.

« Nous travaillons les savoir-faire individuels, c'est-à-dire les réactions du soldat au combat, et nous effectuons des mises en situation en milieu urbain : quelle réaction de la troupe lors d'un bombardement, lors d'une attaque d'un convoi ? Daesh conserve une capacité de nuisance et les menaces sont bien présentes », souligne le colonel Lamiral. Notamment avec la pose d'engins explosifs improvisés. Là aussi, l'instruction des sapeurs français auprès de leurs homologues irakiens est nécessaire. Selon le ministère des Armées, « plus de 23 000 soldats irakiens ont bénéficié de l'expertise des instructeurs français de l'opération Chammal ».

Le RMT n'est pas le seul régiment de la 2e brigade blindée de Strasbourg à déployer ses militaires à l'étranger. Le 16e bataillon de chasseurs de Bitche et le 12e Cuirassiers d'Olivet vont participer à l'opération Barkhane (bande sahélo-saharienne) ; le 92e régiment d'infanterie de Clermont à Daman (Liban).
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Meyenheim Les marsouins en Irak

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:16:09

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Meyenheim Les marsouins en Irak
 

 
Les marsouins en manoeuvre avant leurs nombreuses opérations extérieures. DR
La Guyane, le Sénégal, le Liban, le Gabon et l'Irak. Tel est le contrat opérationnel du régiment de marche du Tchad (RMT) pour cette fin d'année. Un bon quart des marsouins de Meyenheim seront projetés, pour certains jusqu'au début du printemps prochain.

Une compagnie vient de quitter l'Alsace pour la Guyane où elle participe à la mission Harpie de lutte contre l'orpaillage clandestin. Une mission particulièrement dangereuse. Victimes d'émanations toxiques, trois soldats du 19e régiment du Génie de Besançon ont été tués en juillet dernier alors qu'ils s'apprêtaient à disposer des charges explosives pour détruire les installations souterraines des orpailleurs.
Tous les régiments de la 2e brigade blindée de Strasbourg en projection

Dans moins de deux semaines le chef de corps et un gros détachement du RMT s'envoleront pour Bagdad où ils participeront à l'opération Chammal, lancée en septembre 2014 en Irak puis étendue un an plus tard en Syrie. Si les artilleurs français, qui ont mené 2 500 missions de feux depuis 2016 aux côtés de la coalition luttant contre Daesh, ont été désengagés en mars, les troupes françaises sont toujours sur le sol irakien pour mener des missions de coaching de l'armée irakienne.

« Nous leur dispensons des formations dans le domaine de la santé, du tir, du combat en zone urbaine, du déminage », énumère le colonel Lamiral qui sera, avec ses marsouins mais aussi des sapeurs de Valdahon (13e RG) et des artilleurs de Suippes (40e RA), auprès de la 6e division irakienne. « Elle est affectée à la sécurisation de Bagdad », précise le chef de corps du RMT.

« Nous travaillons les savoir-faire individuels, c'est-à-dire les réactions du soldat au combat, et nous effectuons des mises en situation en milieu urbain : quelle réaction de la troupe lors d'un bombardement, lors d'une attaque d'un convoi. Daesh conserve une capacité de nuisance et les menaces sont bien présentes », souligne le colonel Lamiral. Notamment avec la pose d'engins explosifs improvisés. Là aussi, l'instruction des sapeurs français auprès de leurs homologues irakiens est nécessaire. Selon le ministère des Armées, « plus de 23 000 soldats irakiens ont bénéficié de l'expertise des instructeurs français de l'opération Chammal ».

Le RMT n'est pas le seul régiment de la 2e brigade blindée de Strasbourg à déployer ses militaires à l'étranger. Le 16e bataillon de chasseurs de Bitche (Moselle) et le 12e Cuirassiers d'Olivet (Loiret) vont participer à l'opération Barkhane (bande sahélo-saharienne) et le 92e régiment d'infanterie de Clermont à Daman (Liban).
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

Souvenir français Mix'art partage la mémoire à travers l'art

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:00:10

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Souvenir français Mix'art partage la mémoire à travers l'art
 

 
Une partie des élèves ayant participé au programme Mix'art. Photos L'Alsace /H.O.
En résonance au congrès national du Souvenir français, l'exposition Mix'art, une mémoire et un avenir partagés a été présentée dans le hall de la gare de Mulhouse le samedi 28 septembre pour inaugurer le travail artistique de 200 élèves de classes françaises et allemandes. Une exposition collective, transfrontalière et transgénérationnelle pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale à travers 40 toiles. Le vernissage a eu lieu en présence Jean Klinkert, président du comité du Monument national du Hartmannswillerkopf, Christelle Delplanque, de la SNCF Gares et connexions, Serge Barcellini, président général du Souvenir français, et Arnaud Lavaud, secrétaire de Mix'art Ariana.

Entourés de leurs enseignants, qui se sont enthousiasmés pour cette belle initiative, les élèves ont été longuement félicités par les intervenants. La gare de Mulhouse est une halte haut-rhinoise de plus pour cette exposition itinérante, déjà présentée au Hartmannswillerkopf et à l'Abri-mémoire d'Uffholtz.

Paix, liberté et amitié. C'est par ces mots que se sont réunis les élèves de ces classes françaises et allemandes sous l'impulsion de l'association Ariana. Une association hyperactive, implantée en Alsace depuis 2011. C'est elle qui a lancé le programme Mix'art, qui a permis de sensibiliser 200 jeunes issus de France et d'Allemagne autour d'un projet artistique pour les inviter à « un travail de mémoire par les mains et le pinceau ».

Et ce sont 40 toiles qui sont visibles à la gare de Mulhouse jusqu'à décembre, dans le hall d'arrivée mué en galerie d'art. Un projet possible grâce aux partenariats avec entre autres la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations), qui a financé cette initiative à hauteur de 3000 EUR.

Un travail en amont a permis aux jeunes Français et Allemands d'échanger autour de la paix, de l'art et de la linguistique. Sous la supervision de deux street artistes, les esquisses ont donné des toiles... Une manière ludique de parler d'histoire, de transmission, de fêter l'unification, de faire un travail de mémoire nécessaire.
Hassna OUALI

 

 
 

Ungersheim Cérémonie en alsacien

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:09:32

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Ungersheim Cérémonie en alsacien
 

 
Un dialogue interreligieux entre catholique, protestant, juif et musulman. Photo L'Alsace /Caroline ZIMMERMANN
Monique Matter, au nom du Comité fédéral pour la langue et la culture régionales en Alsace et Moselle germanophone a introduit le 25e office interreligieux en remerciant tous les présents, les officiants, la chorale d'Ungersheim sous la direction d'Isabelle Romann, accompagnée à l'orgue par François Gemberlé, l'Entente musicale d'Ingersheim-Houssen et toutes les personnes qui ont contribué à réaliser une cérémonie chaleureuse et amicale dans un cadre richement décoré, dimanche 6 octobre à l'Écomusée d'Alsace. Avec le soutien du Département et de l'Écomusée, les officiants, le curé Jean-Pierre Fohrer, le pasteur Jean-Jacques Dietsch, le Dr Henri Metzger pour la religion juive et le Dr Abdellah Benaoumar pour la religion musulmane, ont délivré un message de paix. Cette rencontre pour une prière commune de remerciements pour les récoltes est un signe d'amitié, de compréhension, de respect réciproque et de confiance des diverses communautés religieuses. Le produit de la quête est destiné à Caritas pour l'accueil des enfants réfugiés.

 

 
 

Unterlinden  Deuxième rencontre « Devenez acteur de votre musée » La réflexion se poursuit

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:16:04

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Unterlinden  Deuxième rencontre « Devenez acteur de votre musée »
La réflexion se poursuit
Le musée Unterlinden a organisé la deuxième des six rencontres de l'opération « Devenez acteur de votre musée », sur le thème de l'architecture. Une cinquantaine de personnes y ont participé, établissant des constats parfois déjà entendus et formulant quelques propositions.
 

 
Le 3 octobre, le musée Unterlinden accueillait sa deuxième rencontre « Devenez acteur de votre musée ».
Près de 50 personnes étaient rassemblées ce jeudi 3 octobre dans la salle de la piscine du musée Unterlinden pour poursuivre la réflexion entamée le 5 septembre dans le cadre des rencontres de l'opération « Devenez acteur de votre musée ». Après le thème de la Société Schongauer, c'est celui de l'architecture qui a été débattu.

Dans son propos liminaire, la directrice du musée Pantxika De Paepe a rappelé le contenu du cahier des charges qui avait guidé le projet d'extension mené en 2015 : « Il fallait remédier à plusieurs problèmes : l'entrée était trop petite et peu visible, il n'existait ni lieu de vie ni atelier pour les scolaires, les personnes à mobilité réduite n'avait accès qu'au rez-de-chaussée, la signalétique était faite "de bric et de broc", la salle d'exposition temporaire de 180 m² (l'actuelle entrée du musée) était beaucoup trop petite, il n'existait pas d'espace dédié pour les ateliers destinés aux enfants... » Elle a ensuite rappelé l'objectif de la soirée : « Nous avons besoin de vous pour nous donner des idées afin de faire vivre ce lieu. »
« Une superbe enveloppe »

Avant de formuler quelques propositions, le public a exprimé des interrogations désormais récurrentes au sujet de l'extension réalisée par les architectes bâlois Herzog & de Meuron en 2015. La principale réserve du public a porté sur l'aspect « minéral » de la rue des Unterlinden.

« Cet espace est froid, austère, manque de vie. À mon sens, un musée doit être un lieu accueillant, interactif, convivial », a exprimé l'une des participantes. Autre sujet d'incompréhension, l'existence de la « maisonnette » se trouvant à l'emplacement de l'entrée de l'ancienne ferme du couvent des Dominicaines, établissant un lien direct avec l'histoire du couvent, mais dissimulant la façade néo-baroque de la piscine. « Si vous enlevez la petite maison, le visiteur pourrait se demander ce qu'ont fait les architectes », a réagi Pantxika De Paepe. « La volonté d'Herzog et de Meuron, outre le fait d'ouvrir le canal bouché au début du XXe siècle qui leur offrait un bel axe de symétrie, était que le visiteur soit interpellé par cette maison. »

« Peut-être, mais lorsqu'on arrive du quai de la Sinn, la visibilité du musée est très mauvaise et la signalétique inexistante », témoigne un intervenant. « L'angle des vitres est de plus mal positionné, il ne permet pas de voir correctement les oeuvres situées au sous-sol. Lorsqu'on arrive devant la pyramide du Louvre, on ressent un effet "waouh", ce n'est vraiment pas le cas de cette maisonnette... » Plus clément, un participant estime que la maison constitue une accroche architecturale nécessaire sur cette place qui, sans elle, serait « un boulevard des courants d'air ».

Un jeune homme relève que le musée rénové est « une superbe enveloppe », mais qu'il faudrait réussir à y attirer de nouveaux publics, se référant aux « fêtes d'été » organisées par la Fondation Beyeler de Riehen qui attire des jeunes, amateurs de concerts en plein air et de musique électronique. À cette évocation, Thierry Cahn, président de la Société Schongauer, se souvient d'un « Apéro du Colmarien » qui avait attiré 600 personnes au musée, une opération à rééditer. Les réseaux sociaux ont bien sûr été plébiscités, formidables vecteurs de communication à destination des jeunes générations. « Une stratégie numérique a été mise en place depuis peu avec un webmaster », précise la directrice du musée, « cette forme de communication devrait prochainement monter en puissance. »
Véronique BERKANI PARTICIPER Prochaine rencontre : jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les beaux-arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

PARTICIPER Prochaine rencontre : jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les beaux-arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

 
 

 

Unterlinden La réflexion se poursuit

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:41:43

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Unterlinden La réflexion se poursuit
 

 
Le 3 octobre, le Musée Unterlinden accueillait sa deuxième rencontre « Devenez acteur de votre musée ». Photo L'Alsace /Véronique BERKANI
Près de 50 personnes étaient rassemblées ce jeudi 3 octobre dans la salle de la piscine du Musée Unterlinden pour poursuivre la réflexion entamée le 5 septembre dernier dans le cadre des rencontres de l'opération « Devenez acteur de votre musée ». Après le thème de la société Schongauer, c'est celui de l'architecture qui a été débattu.

Dans son propos liminaire, la directrice du musée Pantxika De Paepe a rappelé le contenu du cahier des charges qui avait guidé le projet d'extension mené en 2015 : « Il fallait remédier à plusieurs problèmes : l'entrée était trop petite et peu visible, il n'existait ni lieu de vie ni atelier pour les scolaires, les personnes à mobilité réduite n'avait accès qu'au rez-de-chaussée, la signalétique était faite "de bric et de broc", la salle d'exposition temporaire de 180 m² (l'actuelle entrée du musée) était beaucoup trop petite, il n'existait pas d'espace dédié pour les ateliers destinés aux enfants... » Elle a ensuite rappelé l'objectif de la soirée : « Nous avons besoin de vous pour nous donner des idées afin de faire vivre ce lieu. »
« Une superbe enveloppe »

Avant de formuler quelques propositions, le public a exprimé des interrogations désormais récurrentes au sujet de l'extension réalisée par les architectes bâlois Herzog & de Meuron en 2015. La principale réserve du public a porté sur l'aspect « minéral » de la rue des Unterlinden. « Cet espace est froid, austère, manque de vie. À mon sens, un musée doit être un lieu accueillant, interactif, convivial », a exprimé l'une des participantes. Autre sujet d'incompréhension, l'existence de la « maisonnette » se trouvant à l'emplacement de l'entrée de l'ancienne ferme du couvent des Dominicaines, établissant un lien direct avec l'histoire du couvent, mais dissimulant la façade néo-baroque de la piscine. « Si vous enlevez la petite maison, le visiteur pourrait se demander ce qu'ont fait les architectes », a réagi Pantxika De Paepe. « La volonté d'Herzog et de Meuron, outre le fait d'ouvrir le canal bouché au début du XXe siècle qui leur offrait un bel axe de symétrie, était que le visiteur soit interpellé par cette maison. »

« Peut-être, mais lorsqu'on arrive du quai de la Sinn, la visibilité du musée est très mauvaise et la signalétique inexistante », témoigne un intervenant. « L'angle des vitres est de plus mal positionné, il ne permet pas de voir correctement les oeuvres situées au sous-sol. Lorsqu'on arrive devant la pyramide du Louvre, on ressent un effet "waouh", ce n'est vraiment pas le cas de cette maisonnette... » Plus clément, un participant estime que la maison constitue une accroche architecturale nécessaire sur cette place qui, sans elle, serait « un boulevard des courants d'air ».

Un jeune homme relève que le musée rénové est « une superbe enveloppe », mais qu'il faudrait réussir à y attirer de nouveaux publics, se référant aux « fêtes d'été » organisées par la Fondation Beyeler de Riehen qui attire des jeunes, amateurs de concerts en plein air et de musique électronique. À cette évocation, Thierry Cahn, président de la Société Schongauer, se souvient d'un « Apéro du Colmarien » qui avait attiré 600 personnes au musée, une opération à rééditer. Les réseaux sociaux ont bien sûr été plébiscités, formidables vecteurs de communication à destination des jeunes générations. « Une stratégie numérique a été mise en place depuis peu avec un webmaster », précise la directrice du musée, « cette forme de communication devrait prochainement monter en puissance. »
Véronique BERKANI PARTICIPER Prochaine rencontre : jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les beaux-arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

 

 
 

Thann Disparition de Christiane Kammerer-Bockel Une figure de la Libération

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:11:25

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Thann Disparition de Christiane Kammerer-Bockel
Une figure de la Libération
Christiane Kammerer-Bockel est décédée le 24 septembre, à l'âge de 96 ans. Infirmière, elle a fait campagne avec le corps expéditionnaire allié pendant la guerre, avant de créer un hôpital de campagne à Thann.
 

 
Christiane Kammerer-Bockel a été conseillère municipale déléguée au domaine social et aux personnes âgées.
Née le 14 mai 1923 à Thann, Christiane Kammerer y a passé toute sa scolarité, de l'école des soeurs au lycée Scheurer-Kestner, avant de quitter précipitamment la ville en décembre 1940 avec sa famille, expulsée par les nazis, qui occupèrent sa maison de la rue Kléber. La famille s'installe pour quelque temps à Auch dans le Gers, où elle trouve refuge comme bon nombre d'expulsés alsaciens. Dès janvier 1941, Christiane reprend ses études à Lyon, auprès de ses frères Pierre et Francis. Elle y passera son premier bac.

En septembre de la même année, le père de Christiane, Louis Bockel, est nommé notaire à Oran, en Algérie. Il s'y installe avec son épouse et ses deux filles, Christiane et Lisette. Ayant réussi son bac de philosophie, elle suit une formation d'infirmière à la Croix-Rouge.

Après le débarquement américain en Afrique du Nord, elle s'engage, à 20 ans, dans la Formation chirurgicale mobile (FCM1) dirigée par la comtesse du Luart, qui intègre le corps expéditionnaire français destiné à débarquer à Naples, fin 1943. En janvier 1944, elle se trouve dans la neige des Abruzzes (Italie) pour soigner des blessés, puis prend part à la libération de Rome au printemps, de Sienne, de la Toscane... Les troupes françaises nord-africaines brillent par leur vaillance. Christiane Kammerer-Bockel gardera toute sa vie une admiration profonde et un grand respect pour ces hommes venus d'Afrique du Nord et qui se sont battus âprement pour libérer nos pays du joug nazi. En août 1944, c'est le débarquement en Provence avec la Première Armée. La FCM1 remonte vers le Nord, suivant les groupes de combat jusqu'aux avant-postes, pour libérer l'Alsace.
Une vie sous le signe de l'engagement

Mi-décembre, Christiane Kammerer-Bockel quitte la FCM1 pour créer à Thann, à la demande des FFI, un hôpital-poste de secours. En effet, Thann et Vieux-Thann sont des villes de front qui ne seront libérées que fin janvier 1945.

Les années de guerre, tout comme son engagement à la JECF (jeunesse étudiante chrétienne féminine), l'influence de l'abbé Flory, bien connu à Thann, ses racines familiales ont forgé durablement la personnalité de Christiane Kammerer : esprit critique, conviction, volonté, persévérance. Elle s'engagera plus tard, avec autant de passion, dans différents combats sur des sujets de société : avec Pax Christi pour dénoncer la torture, avec la Fepem pour écrire une convention collective pour les employés de maison, avec la Chambre de consommation d'Alsace pour conquérir des droits pour les consommateurs, avec Couple et famille pour accompagner les jeunes couples, avec les anciens combattants (en particulier Rhin et Danube) et les engagés volontaires, pour perpétuer le souvenir de ceux qui ont risqué leur vie contre le fascisme. Puis ce fut le temps de l'engagement politique dans l'équipe municipale de Jean-Pierre Baeumler à Thann, de 1989 à 2001.

Christiane Kammerer-Bockel sera conseillère déléguée au domaine social et aux personnes âgées. Elle contribuera notamment à la création de l'accueil de jour pour les personnes âgées et participera à la rénovation de l'Ehpad Saint-Jacques à l'hôpital de Thann.

Elle s'est mariée fin 1945 avec Paul Kammerer, ingénieur, dans une collégiale encore dépouillée de ses vitraux. Le couple aura cinq enfants : Laurent, Marie, Étienne, Pierre et Martin. La famille s'est enrichie de dix petites-filles et 18 arrière-petits-enfants. Attirée par les grands espaces et les activités de plein air, elle a transmis durant 20 ans sa passion du ski comme monitrice aux jeudis des neiges de la Ville de Thann, au Grand Ballon. En été, elle parcourait les sentiers de montagne ou les routes de France à vélo avec sa famille et ses amis.

Ceux qui l'ont côtoyée garderont de Christiane l'image d'une personne dynamique, très attachée à sa ville de Thann et à sa collégiale. La cérémonie religieuse de ses obsèques a eu lieu lundi à la collégiale Saint-Thiébaut de Thann.
Dominique PY

 

 
 

 

Sapeurs-pompiers promus et honorés

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:37:13

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Franken
Sapeurs-pompiers promus et honorés
De nombreux officiels ont participé à la cérémonie mettant à l'honneur les sapeurs-pompiers de Franken.
 

 
L'insigne de chef de centre a été remise à l'adjudant-chef, Philippe Pflimlin.
Franken a honoré ses sapeurs-pompiers, commandés par l'adjudant-chef, Philippe Pflimlin, avec remise de médailles et de grades lors d'une belle cérémonie officielle rehaussée par la Fanfare de cavalerie des Hussards d'Altkirch. Un événement partagé par la municipalité conduite par Hubert Schertzinger avec Emmanuelle Guenot, sous-préfète, Patricia Schillinger, sénatrice, Michel Willemann, président de la communauté de communes Sundgau, Nicolas Jander, conseiller départemental, les commandants Serge Renger et Roland Peter, adjoints au chef de groupement Sud, le capitaine Christophe Scholler, chef adjoint de la compagnie 7, les maires et les corps de sapeurs-pompiers de la vallée de Hundsbach.

Après une leçon d'histoire, Hubert Schertzinger, premier magistrat, a appelé à renforcer la cohésion entre les élus et les CPI (centre de première intervention) et renforcer également la coopération intercommunale pour la sécurité des biens et des personnes.

La sous-préfète, Emmanuelle Guenot, a salué le travail remarquable et courageux effectué au quotidien par les soldats du feu devenus progressivement des généralistes des secours.

Le capitaine, Christophe Scholler a mis en avant la persévérance, le sérieux et le professionnalisme des sapeurs-pompiers.

Le commandant, Serge Renger, a suggéré la création d'un bassin opérationnel pour pérenniser le secours à personne.

La formation et l'engagement ont été soulignés par la sénatrice Patricia Schillinger qui a adressé un grand merci aux familles des soldats du feu.

Nicolas Jander, conseiller départemental, a proposé aux sapeurs-pompiers de travailler encore plus ensemble pour assurer une bonne disponibilité en journée tout en gardant sa propre identité.
Médaillés

Médaille bronze 10 ans : Estelle Pflimlin, Jean Gutknecht, Josué Gutknecht, Steve Caspar.
Promotions

Caporal-chef : Estelle Pflimlin.

Sergent : Steve Caspar et Pascal Pflimlin.

Adjudant : Charles Pflimlin.

Insigne chef de centre : Philippe Pflimlin

 

 
 

 

Des tags découverts sur la façade de la mairie de Forstheim

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:24:35

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Des tags découverts sur la façade de la mairie de Forstheim
 

 
Des tags antisémites ont été découverts ce lundi matin sur la façade de la mairie de Forstheim, dans le canton de Reichshoffen. L'alerte a été donnée à 8 h par un ouvrier communal, la secrétaire de mairie et un adjoint au maire. Les gendarmes se sont rendus sur place.

Le maire Guillaume Peter a exprimé sa consternation face à un « acte inqualifiable ». La commune a porté plainte. « L'école est située non loin de la mairie et les enfants ont dû voir ces inscriptions en allant en classe », a déploré le premier magistrat. Guillaume Peter a estimé que le vocabulaire utilisé laisse à penser qu'il s'agit de l'acte de personnes organisées. Les tags ont été masqués ; ils seront enlevés par une entreprise spécialisée.

ENQUÊTE Un camion fonce sur des véhicules en Allemagne, 17 blessés

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:50:55

ENQUÊTE Un camion fonce sur des véhicules en Allemagne, 17 blessés

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Selon la police, "un homme" s’est emparé vers 17h20 d’un poids lourd en centre-ville de Limburg (Hesse), pour emboutir un peu plus loin plusieurs voitures qui patientaient au feu rouge face au palais de justice, entraînant le transport à l’hôpital de plusieurs blessés. Lui-même touché dans l’accident, le suspect a été interpellé puis soigné.

En fin de soirée, le semi-remorque blanc se trouvait toujours sur des plates-bandes séparant la deux fois trois voies, le pare-choc enfoncé, pendant que les dépanneuses débarrassaient neuf véhicules accidentés dont une camionnette.

17 blessés, dont un grave

"Nous ne disposons pas d’éléments suffisants sur le contexte", résumait la police dans la soirée, alors que plusieurs témoignages recueillis par la presse locale évoquent le comportement erratique du suspect, dont le trajet s’est étalé sur quelques centaines de mètres.

L’agence de presse allemande DPA évoque de son côté 17 blessés en incluant le suspect, dont un "dans un état critique". Le quotidien local Frankfurter Neue Presse précise que six personnes ont été hospitalisées et onze blessés légers ont pu rentrer chez eux.

"Nous n’excluons absolument rien", a ajouté un porte-parole, interrogé sur l’éventualité d’une attaque terroriste dans cette ville de 35 000 habitants située non loin de Francfort, la capitale financière de l’Allemagne. A ce stade, insiste la police dans son communiqué, "l’enquête se poursuit, avec l’audition des témoins et la collecte de preuves".

Cité par le Frankfurter Neue Presse, le chauffeur habituel du camion explique avoir vu un homme d’une trentaine d’années, barbu avec des cheveux ras, le regard "fixe et peut-être sous l’influence de la drogue" ouvrir la porte de son véhicule alors à l’arrêt.

"Qu'est-ce que tu veux de moi ?"

"Je lui ai demandé: qu’est-ce que tu veux de moi ? Mais il n’a pas dit un mot. Je lui ai reposé la question, et il m’a tiré hors du camion", raconte cet employé d’une firme de logistique, qui dit avoir couru derrière son engin.

Après la collision survenue quelques centaines de mètres plus loin, le suspect a d’abord été entouré par un groupe de joggeurs, le nez et les mains en sang et le pantalon déchiré, ont raconté des témoins au quotidien.

La police reste prudente

Selon Bettina Yeisley, une employée accourue sur les lieux avec ses collègues après avoir entendu l’impact, l’homme assis près d’un arbre a expliqué avoir "mal partout" et s’appeler Mohammed. D’après d’autres personnes, il a plusieurs fois prononcé le mot "Allah", ce qui a incité le petit groupe à le retenir, explique le Frankfurter Neue Presse.

La police n’a confirmé aucun de ces éléments. "Pas de conjectures, s’il vous plaît", a martelé la direction régionale de la police dans plusieurs tweets, appelant tous les témoins et détenteurs de photos et vidéos utiles à l’enquête de se manifester.