Back to top

Le tueur de la préfecture était bien lié à l'islam radical

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:43:05

© L'alsace, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le tueur de la préfecture était bien lié à l'islam radical
 

 
Des policiers près du lieu des attaques, jeudi après-midi à Paris.

Photo Geoffroy VAN DER HASSELT/AFP

Sept minutes. C'est le temps qu'aura duré, jeudi à l'heure du déjeuner, le périple meurtrier de Mickaël Harpon au sein de la préfecture de police de Paris. Sept minutes durant lesquelles l'informaticien aura semé la mort parmi ses collègues, en tuant quatre et blessant grièvement une agente administrative. Sept minutes entre le moment où il est rentré à son bureau à 12 h 53, armé de deux couteaux qu'il venait d'acheter à l'extérieur, et celui où il a été abattu dans la cour de la préfecture par un gardien de la paix.
Des contacts suspects avec les milieux salafistes

Voilà pour les faits, détaillés samedi par Jean-François Ricard, le procureur du parquet national antiterroriste, au cours d'une conférence de presse. Mais ce dernier a surtout confirmé ce qui transparaissait des premiers éléments de l'enquête, à savoir que l'informaticien semblait avoir « adhéré à une vision radicale de l'islam » - religion à laquelle ce natif de la Martinique se serait converti voici une dizaine d'années.

Âgé de 45 ans, Mickaël Harpon travaillait depuis 2003 au sein de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), comme informaticien chargé de la maintenance. Son casier judiciaire était vierge, mais il avait fait l'objet en 2009 d'une procédure pour violences conjugales, qui lui avait valu un blâme.

Si les perquisitions n'ont pas mis en lumière d'éléments attestant d'une radicalisation, le comportement du suspect ne laisse pourtant guère de place aux doutes. Selon Jean-François Ricard, les premières investigations ont révélé son « approbation de certaines exactions commises au nom de cette religion », notamment des attentats de Charlie Hebdo, son souhait d'éviter certains contacts avec des femmes, ou son changement d'habitudes vestimentaires pour se rendre à la mosquée.

L'enquête a également fait « apparaître des contacts entre l'auteur des faits et plusieurs individus susceptibles d'appartenir à la mouvance islamiste salafiste ». Enfin, l'informaticien a échangé durant les trente minutes qui ont précédé la tuerie pas moins de 33 SMS avec son épouse. Tous à connotation religieuse. « Allah akbar » puis « Suis notre prophète bien aimé, Muhammad, et médite le Coran » ont été ses derniers messages, a relaté le procureur.

Selon des témoignages dans l'entourage du suspect, ce dernier aurait également tenu des propos similaires dans la nuit précédant son passage à l'acte.

Placée dès jeudi en garde à vue, l'épouse de Mickaël Harpon a vu cette dernière prolongée ce samedi de 48 heures. Âgée de 38 ans, elle est inconnue des services de police et n'est pas fichée S.
JML (avec AFP) Une cérémonie en hommage aux victimes se tiendra mardi à 11 h à la préfecture de police, en présence d'Emmanuel Macron, a annoncé l'Élysée.

 

 
 

 

Politique Chambre de métiers d'Alsace Stalter, artisan de la convergence des luttes

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:32:20

© Dna, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Chambre de métiers d'Alsace
Stalter, artisan de la convergence des luttes
Bernard Stalter, le président de la Chambre de métiers d'Alsace, entend mettre l'artisanat bas-rhinois et haut-rhinois au diapason de la future Collectivité européenne d'Alsace.
 

 
Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace.
Le 1er janvier 2021 verra la naissance de la Chambre de métiers et de l'artisanat de la région Grand Est et la création de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). Les établissements uniques régionaux sont issus de la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (loi PACTE), la CEA est le fruit de la loi Alsace.

Président de la Chambre régionale de métiers et de l'artisanat Grand Est et président de la Chambre de métiers d'Alsace (CMA), Bernard Stalter, qui est aussi président de l'Assemblée permanente des chambres de métiers de France, construit actuellement la future entité. Ce chantier passera notamment par la mutualisation des fonctions support et la mise en place d'un guichet unique à l'échelle des 92 000 entreprises artisanales du Grand Est.

Mais en ce début d'automne, Bernard Stalter, qui est aussi conseiller régional, a ouvert un autre chantier, plus politique celui-là : « Inscrire l'artisanat alsacien, les corporations et les syndicats dans cette Collectivité européenne d'Alsace », née du rapprochement du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Il va rencontrer « très vite » les représentants des branches et des organisations patronales pour « voir comment nous allons nous réorganiser et travailler dans ce nouveau périmètre ».
Une médaille d'or pour Rottner, Klinkert et Bierry

Certaines fédérations alsaciennes qui avaient perdu de leur substance avec la création du Grand Est ont été mises en sommeil, explique Bernard Stalter. La CEA est l'occasion de les réveiller. Mais la Chambre de métiers d'Alsace se retrouve aussi confortée et légitimée par la future collectivité. « Cette structuration alsacienne devra nous permettre de peser dans le Grand Est pour maintenir nos spécificités. Je me battrai pour que les branches aient le plus de voix possible », prévient l'élu, par ailleurs président de l'Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC).

Pour entamer ce chantier sous les meilleurs auspices, ou pour encourager la convergence des luttes, Bernard Stalter remettra dimanche la médaille d'or de la Chambre de métiers d'Alsace à Jean Rottner, président de la Région Grand Est, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin. Le coiffeur entend mettre tout ce petit monde de bon poil.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Politique Préparation de la Collectivité européenne d'Alsace Le soutien « vigilant » des clubs de réflexion

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:32:50

© Dna, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Préparation de la Collectivité européenne d'Alsace
Le soutien « vigilant » des clubs de réflexion
Les clubs de réflexion alsaciens ont rencontré cette semaine Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry avec leur lot de revendications, dont celle de pousser la Collectivité européenne d'Alsace aussi loin que la loi le permet, puis de sortir du Grand Est.
 

 
Initiative Citoyenne Alsacienne et Club Perspectives Alsaciennes demandent que le drapeau rot un wiss devienne l'emblème officiel de la CEA.
Aiguillons de la société civile dans le débat alsacien, Culture et Bilinguisme, Initiative Citoyenne Alsacienne et Club Perspectives Alsaciennes ont rencontré mercredi Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry. C'était l'heure des retrouvailles, deux mois après la promulgation de la loi sur les compétences de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA) et après plusieurs années de relations parfois tendues.

Les deux parties se sont écoutées, mais les départements ont aussi reproché à certains de leurs interlocuteurs leur attitude critique. « Nous avons rappelé qu'avec Unser Land, nous avons très largement contribué à la prise de conscience puis à la mobilisation des deux présidents », précise Jacques Schleef, du CPA.
« Une façon originale de faire de la politique »

« Cette relation entre associations et politiques est unique et exemplaire, note Pierre Kretz. Malgré les incompréhensions et les tensions, le mouvement citoyen est parvenu à créer un lien avec les élus qui perdure globalement depuis cinq ans. Cette façon originale de faire de la politique en Alsace fait que nous sortirons du Grand Est. »

En attendant, les clubs considèrent que la CEA est « une réelle avancée car elle donne corps à une existence institutionnelle de l'Alsace ». Mais ils regrettent « la reculade de Matignon » et apportent « un soutien vigilant à la mise en oeuvre de la CEA » avec plusieurs propositions, dont l'objectif est clair : « La CEA doit aller au-delà de ce qui est inscrit dans la loi selon le principe que ce qui n'est pas expressément interdit est permis », remarque Pierre Klein, président de l'ICA.
Un établissement public des médias d'Alsace

Parmi les suggestions faites aux présidents Klinkert et Bierry figure la création d'un Conseil des citoyens, d'un Établissement public des médias publics d'Alsace. Jean-Philippe Atzenhoffer a plaidé pour que le drapeau rot un wiss devienne l'emblème officiel de la CEA. Les associations souhaitent par ailleurs un mode de gouvernance associant davantage les Pays d'Alsace, et l'attribution d'une bonification pour les fonctionnaires en matière de langue régionale.

« Le bilinguisme français-allemand, la langue et la culture régionales sont les missions pour lesquelles la CEA s'est vue reconnaître une responsabilité toute particulière. Elle doit se saisir de cette mission avec des moyens financiers et stratégiques », relève Jean-Marie Woehrling, président de Culture et Bilinguisme d'Alsace-Moselle.
Un Office public de la langue régionale

Il propose d'organiser dès à présent le futur Comité stratégique de l'enseignement de la langue allemande et d'adapter les outils institutionnels en matière de bilinguisme et de culture régionale. Il défend la création d'un véritable service administratif sur ce sujet, la constitution d'un Office public de la langue régionale d'Alsace, comme au Pays Basque, et la mise en place d'un syndicat intercommunal pour la promotion de la langue régionale. Il suggère aussi de créer un pôle d'excellence pour former les futurs enseignants.

Reste à savoir comment ces clubs vont poursuivre leur combat. À titre personnel, Jacques Schleef milite pour que le Mouvement pour l'Alsace (MPA) se transforme en parti politique, « seule manière de clarifier la donne et d'offrir une alternative crédible aux citoyens ». Pierre Klein estime pour sa part qu'une « action politique pourrait faire bouger les lignes ». En Alsace, il est parfois plus facile de passer le Rhin ou les Vosges que de franchir le Rubicon.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Municipales : les partis se cachent

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:42:01

© L'alsace, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Municipales : les partis se cachent
 

 
Pour les prochaines élections municipales, les partis rangent leurs logos et mettent plutôt en avant des projets. Photo illustration/Julio PELAEZ
« Un maire, ce n'est pas une fonction politicienne. Ce n'est pas un enjeu partisan. C'est une personnalité, une attention à ses concitoyens, une vision. Ça ne peut se résumer à une étiquette » : François Bayrou, personnalité pourtant très politique, met en avant l'aspect non partisan des élections municipales. Une élection municipale, c'est la relation entre un territoire et une équipe ; pas entre un parti et une ville.

Il a en grande partie raison. Le socialiste Georges Frêche est resté maire de Montpellier même quand ses électeurs votaient à droite pour la présidentielle; tout comme Alain Juppé, leader de la droite quand Bordeaux envoyait François Hollande à l'Élysée et des députés de gauche à l'Assemblée.
Des projets, pas des partis

La campagne des municipales des 15 et 22 mars 2020 débute à peine. Les ambitions s'aiguisent, les projets se construisent sans que l'appartenance à un parti ne soit mise en avant, Paris étant l'une des exceptions.

L'une des raisons est simple : quatre électeurs sur cinq se déterminent en fonction des enjeux locaux.

« Je suis très surpris que les partis politiques soient pris comme référence », abonde Christian Estrosi, maire LR de Nice (cinquième ville de France). « Je ne me considère plus comme un homme politique mais un administrateur territorial. Mon quotidien, c'est à 90 % l'activité économique de ma ville. » Il prévient qu'il n'est pas question qu'on lui dicte qui figurera sur sa liste ou pas. « Pour ma ville, je choisis les meilleurs. Peu importe leur appartenance politique. »
Des affiches sans logo

Les maires sortants - et les candidats qui veulent les détrôner - adoptent la même stratégie. Ils mettent en avant leur personnalité, leur projet, et oublient leur étiquette partisane. Sur les affiches, les logos LR, PS, voire LREM seront absents ou très discrets. Les partis n'ont pas la cote. C'est encore pire depuis la crise des gilets jaunes.

Même au Rassemblement national, où le mot « localisme » prend place dans tous les discours, on va ranger la flamme. À Paris, le parti de Marine Le Pen soutient une personnalité extérieure : Serge Federbusch, ancien du PS et passé par l'UMP. À Perpignan, le député Louis Aliot conduira aussi une liste de « rassemblement local » avec des candidats de la société civile.
Des enjeux très politiques

Des listes sans partis apparents, avec de nombreux candidats non encartés : les prochaines municipales seraient-elles apolitiques ? Loin de là. Elles restent un enjeu majeur pour les partis, même s'ils ne le mettent pas en avant. Ils jouent même gros. Le RN doit impérativement garder ses mairies conquises en 2014 s'il veut apparaître crédible. Les écologistes d'Europe Écologie - Les Verts doivent confirmer leur score dans les grandes villes et surtout conserver Grenoble au risque de perdre tout le bénéfice des européennes.

Le PS et les Républicains ont un mal fou à se reconstruire depuis la présidentielle : les municipales sont leur planche de salut. Ils comptent en effet sur leur implantation locale pour rebondir.

Quant au parti présidentiel, La République en marche, l'enjeu est crucial : les relais sur les territoires sont indispensables pour qu'il se structure et en vue d'une éventuelle campagne en 2022 d'Emmanuel Macron. Les prochaines municipales seront donc, comme toutes les élections, très politiques. Mais en sourdine.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Municipales Mulhouse Bernard Stoessel presse Fatima Jenn de se déclarer

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:35:11

© Dna, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Municipales Mulhouse
Bernard Stoessel presse Fatima Jenn de se déclarer
L'élu centriste estime que l'ancienne adjointe de Jean Rottner est la mieux à même de conduire un projet fédérateur lors des élections municipales de mars prochain.
 

 
Fatima Jenn « est à l'image de cette ville, qui rassemble des identités diverses... Et elle fait un sacré boulot sur le terrain », juge l'élu centriste Bernard Stoessel.
Une petite semaine s'est écoulée depuis la prise de position de Jean-Marie Bockel au sujet des prochaines élections municipales de Mulhouse. Pour mémoire, l'ancien maire s'avoue doublement inquiet de la situation politique locale - d'abord en raison des relations « délétères » entretenues par la ville centre et Mulhouse Alsace agglomération (M2A), mais également en raison des divisions qui affectent l'actuelle majorité municipale.
« On traite le propos de Jean-Marie Bockel par le mépris, ça me sidère »

Une petite semaine, donc, et... Un silence assourdissant depuis lors. Ni Jean Rottner (que Jean-Marie Bockel encourageait à prendre une initiative, en tant que dépositaire de la légitimité démocratique acquise lors des municipales de 2014), ni l'actuel maire Michèle Lutz, ni aucun autre membre de l'actuelle majorité n'a souhaité réagir publiquement à cette interview. En coulisses, en revanche, les mots sont volontiers cinglants (« méthodes de vieux policard », « triste fin de carrière » et on en passe).

Dans ce contexte tendu, l'élu d'opposition Bernard Stoessel tient pour sa part à saluer l'intervention Jean-Marie Bockel : « Pour la première fois de la mandature, lui-même confirme ce que chacun peut constater depuis des mois : le tandem Lutz-Rottner n'est pas à même d'assurer de bonnes relations entre la ville et M2A. Je pense comme Jean-Marie Bockel que l'agglo est extrêmement importante pour l'avenir de Mulhouse... Et sa prise de position est d'autant moins anodine que c'est lui qui a mis ce tandem en place. Les Mulhousiens sont donc en droit de connaître la réponse que Jean Rottner et Michèle Lutz ont à lui faire - mais non, on préfère traiter son propos par le mépris, comme s'il s'agissait du premier venu. Cela me sidère. En tout cas, ce silence en dit long sur la gêne actuelle au sein de l'exécutif municipal... »
Fatima Jenn « se bat pour Mulhouse, quand d'autres se battent pour des places »

Ce réquisitoire dressé, Bernard Stoessel en vient vite au coeur de son propos, qui - les observateurs attentifs de la vie municipale n'en seront pas surpris - consiste à vanter sa nouvelle meilleure amie en politique, c'est-à-dire l'ancienne adjointe Fatima Jenn. « Il est temps qu'elle déclare sa candidature. Fatima est déjà très souvent présente sur le terrain, avec les militants de son mouvement Osons Mulhouse, et je sais aussi qu'elle espère obtenir l'investiture de La République en marche (LaREM). Je comprendrais mal qu'on désigne quelqu'un qui n'est pas membre de LaREM, contre elle, qui l'est [N.D.L.R. : allusion transparente à Lara Million], mais de toute façon, même si cette investiture serait un plus, elle ne fera pas tout.

« Fatima a pour elle la pugnacité, le tempérament adapté à l'objectif, insiste encore Bernard Stoessel. Elle est à l'image de cette ville, qui rassemble des identités diverses... Et elle fait un sacré boulot sur le terrain. Elle, se bat pour Mulhouse, quand d'autres se battent pour des places. » N'en jetez plus. Un tel panégyrique ne serait-il pas - au moins un tout petit peu - intéressé ? Piqué par ce soupçon, Bernard Stoessel s'en défend aussitôt : « Je n'ai rien demandé à Fatima et elle ne m'a rien promis. Il n'y a rien de défini, hormis le fait qu'on travaille bien ensemble. Et puis, quand même, un mouvement comme LaREM devrait être sensible à la dynamique locale qu'elle a su créer. »

Si c'est juste une histoire de sentiments, alors...
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Politique Débat bioéthique à l'Assemblée Le député Vincent Thiébaut très ému

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:55:38

© Dna, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Débat bioéthique à l'Assemblée
Le député Vincent Thiébaut très ému
 

 
Vincent Thiébaut.
Faut-il autoriser ou pas le diagnostic d'une trisomie 21 avant d'implanter un embryon par PMA ? Ce débat sensible a commencé vendredi soir à l'Assemblée par un premier vote largement négatif. Très ému, Vincent Thiébaut, député LaREM de la 9e circonscription du Bas-Rhin et « papa de jumeaux sourds profonds nés par FIV (fécondation in vitro, N.D.L.R.) », a livré un témoignage poignant.

Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) est actuellement réservé aux couples ayant déjà eu un enfant gravement malade ou décédé en raison d'une maladie génétique (mucoviscidose, myopathie, cancer lié à un facteur génétique...). Il permet de sélectionner des embryons non porteurs de cette mutation - et seulement celle-là - pour éviter la naissance d'un deuxième enfant atteint.

Disant intervenir « à titre personnel », Vincent Thiébaut (LaREM), « papa de jumeaux sourds profonds nés par FIV », a reconnu s'être « longtemps posé la question » du DPI, pour la trisomie comme pour d'autres pathologies. Mais il a demandé aux députés de ne pas ouvrir « la boîte de Pandore de la standardisation ». « La souffrance, la douleur, la culpabilité qu'on peut avoir, font partie de notre humanité. »

Au bord des larmes, il a témoigné de son expérience : « Mes enfants sont extraordinaires. À travers leur handicap, j'ai appris des choses extraordinaires. Ils m'ont ouvert les yeux sur des choses que je n'aurais pas pu imaginer », a-t-il témoigné avant d'être applaudi par les députés présents dans l'hémicycle.

« J'entends ce témoignage extrêmement poignant, mais je voudrais revenir sur la question éthique », a réagi Anne-Christine Lang (LREM), favorable à ce DPI pour des couples dont le premier enfant est déjà malade. « Pour moi, la question éthique a été tranchée [...] à partir du moment où on a généralisé les prises de sang sur les femmes enceintes pour détecter une trisomie 21. »

« Passer d'un diagnostic prénatal à un diagnostic pré-implantatoire change complètement la philosophie », estime la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, réticente. « Le pas suivant sera d'aller chercher d'autres maladies rares et très sévères » et « pourquoi pas de le proposer un jour à tous les couples qui le souhaiteraient d'avoir quelque part ce mythe de l'enfant sain ? » a-t-elle mis en garde, avant d'être suivie par une large majorité de députés, 25 voix contre 7.

 

 
 

 

Urgences : l'aide du doyende la faculté de médecine

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:53:21

© L'alsace, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Urgences : l'aide du doyende la faculté de médecine
 

 
Le Pr Jean Sibilia, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, « mobilise ses troupes pour venir en aide » aux urgencesde Mulhouse. Photo DNA /Laurent RÉA
Jusqu'à présent le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, le Pr Jean Sibilia, ne s'était pas exprimé publiquement sur la crise aiguë que traversent depuis plusieurs mois les urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse. Une crise qui a débouché sur la mise en arrêt maladie « pour burn-out », ce lundi, de tous les internes - 17 - que comptait jusqu'alors le service (lire nos précédentes éditions).

Ce samedi matin, après avoir rencontré, jeudi soir, les représentants des syndicats d'internes d'Alsace (le SAIHCS et le SARRA-IMG) qui lui ont notamment fait part de leur demande de ne pas affecter de nouveaux internes dans le service mulhousien à partir du 1er novembre et pour toute la durée du prochain semestre, « le temps que le service se reconstruise », le Pr Jean Sibilia a répondu à notre sollicitation.
« Un soutien total aux internes »

Le doyen de la faculté affirme son « soutien total aux internes ». Il rappelle qu'un interne, « c'est un jeune médecin qui vient de sortir de sa sixième année d'études. Il est pour la première fois sur le terrain. C'est la première fois qu'il soigne des gens. Il a donc, évidemment, besoin d'un encadrement qui est régi par une loi depuis 2017. »

Or, actuellement à Mulhouse, il y a de « vraies difficultés d'encadrement ». Et si ces difficultés « existent dans d'autres établissements », elles sont « très aiguës » à l'hôpital Émile-Muller parce que beaucoup de médecins urgentistes titulaires, appelés seniors, qui sont les référents des internes, sont partis ces derniers mois. Ici, les choses ont été « très brutales. Ils étaient 22 au début de l'été, ils se retrouvent à 7 aujourd'hui », rappelle le doyen de la faculté de médecine.

Pour lui, les internes en arrêt maladie ont pris « leurs responsabilités ». Par ce geste, qui témoigne « d'une souffrance et d'une difficulté réelle de certains », ils disent « attention si nous ne sommes pas encadrés, nous ne prenons pas les bonnes décisions pour les patients qui viennent aux urgences. »
« C'est quelque chose qu'on n'a jamais fait »

Tout comme l'arrêt maladie de l'ensemble des internes d'un service est inédit, la mesure proposée par le doyen de la fac pour assurer « un encadrement suffisant et sécuriser les internes » est inhabituelle. « J'ai mobilisé mes troupes universitaires pour aller aider Mulhouse du mieux possible. C'est quelque chose qu'on n'a jamais fait. Mais je pense que c'est très important symboliquement. » Concrètement, « dès maintenant, dès que possible », pour une durée indéterminée pour le moment, « deux professeurs de médecine d'urgence, un chef de clinique et d'autres collègues universitaires viendront donner un coup de main pour aider à assurer l'encadrement des internes. » Si bien « qu'il devrait y avoir un universitaire présent tous les jours à Mulhouse. Le plan d'intervention sera défini par le Pr Pascal Bilbault, coordinateur de la discipline d'urgence, la semaine prochaine », précise-t-il encore.

Une mesure choc qui « ne suffira pas ». Dans les prochaines heures, « il faudra en trouver d'autres » avant d'affecter de nouveaux internes à Mulhouse. Pour un urgentiste de l'hôpital Émile-Muller, si les urgences n'ont pas d'internes au prochain semestre, cela « signera la mort du service ».

C'est l'Agence régionale de santé Grand Est (ARS) qui doit procéder à ces affectations. Selon un document de l'ARS, elles doivent intervenir ce lundi 7 octobre pour la médecine d'urgence. À moins que les discussions et négociations encore en cours ne retardent un peu les choses. Ce qui est certain, pour le doyen de la faculté de médecine, « c'est qu'il faut préserver les internes, ne pas les exposer excessivement dans un contexte de stress particulier. On ne peut pas dégrader totalement les conditions de travail de jeunes médecins en formation. C'est vraiment très important, c'est une responsabilité pour nous. »
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Santé Journée nationale du Coeur Prévenir le risque cardio-vasculaire

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:36:32

© Dna, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Santé  Journée nationale du Coeur
Prévenir le risque cardio-vasculaire
Pour sa sixième édition, la journée nationale du Coeur, axée sur l'information et le dépistage des maladies cardio-vasculaires, aura lieu cette année au CREF le vendredi 11 octobre. Elle abordera comme thème principal le diabète.
 

 
Un atelier culinaire lors d'une précédente journée d'information.
Parce que le chiffre de quinze millions d'insuffisances cardiaques est en constante évolution en France et en Europe (cf. le site www.journéeducoeur.org), une sonnette d'alarme a été tirée afin de diminuer le nombre de malades de cette pathologie mal ou trop souvent tardivement dépistés.

C'est ainsi qu'à l'instar de six autres villes de France, l'association Alliance du coeur et l'Union nationale d'associations et de fédérations de patients, participeront à ce mouvement en organisant ce vendredi, en partenariat avec Alsace-Cardio, une campagne d'information et de dépistage soutenue par le Conseil départemental du Haut-Rhin et la Ville de Colmar.

Cette journée réservera un programme riche et complet. Les visiteurs pourront découvrir des ateliers gym adaptée, culinaire, gestes d'urgence, sophrologie, yoga, mais aussi accéderont aussi sur rendez-vous à une évaluation de leur risque cardio-vasculaire avec l'association Alsace-Cardio, SOS Hépatites Alsace Lorraine et le dépistage « Trod ».

D'autre part, cette journée rassemblera également cinq médecins alsaciens autour de stands de conférence et tables rondes. Parmi eux le Dr Michel Gerson, ancien chef du service d'endocrinologie-diabétologie des hôpitaux civils de Colmar, exerçant actuellement une activité de consultation en libéral à Strasbourg et d'autres non cliniques (expert dans les agences sanitaires, rédacteur à la revue Médecine...). Il interviendra à la table ronde du matin. Vice-président du réseau santé de Colmar, il a accepté naturellement cette invitation : « L'importance de cette rencontre est de sensibiliser le grand public à la prévention cardio vasculaire », a-t-il souligné, en rappelant que le diabète est un facteur de risque. En d'autres termes, « à âge, sexe et autres facteurs de risques (hypertension artérielle, tabac...) égaux, une personne diabétique a un risque cardiovasculaire deux à trois fois plus élevé qu'une autre non diabétique », a-t-il conclu en précisant qu'il n'y a pas un type de diabète plus favorable à développer cette maladie, mais qu'une personne atteinte d'un diabète de type 2 (ex « diabète non insulino-dépendant » ou « gras ») a plus souvent d'autres facteurs de risque associés comme l'hypertension artérielle.

Ce thème prend tout son sens, lorsque l'on sait qu'il y a une prévalence élevée en Alsace, s'expliquant par le surpoids et l'obésité.
Entrée libre, parking à proximité gratuit. Ouverture : de 9 h à 17 h au CREF, 5 rue des Jardins à Colmar. www.journéeducoeur.org, mail : contact@alliancecoeur.fr ou 06 80 21 63 81.

Entrée libre, parking à proximité gratuit. Ouverture : de 9 h à 17 h au CREF, 5 rue des Jardins à Colmar. www.journéeducoeur.org, mail : contact@alliancecoeur.fr ou 06 80 21 63 81.

 
 

 

Munster Assemblée générale du Secours populaire

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:39:15

© Dna, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Munster  Assemblée générale du Secours populaire
« Faire face à la misère »
L'assemblée générale du comité de Munster du Secours populaire s'est récemment tenue devant une vingtaine de bénévoles, salle de la Laub à Munster.
 

 
Le Secours populaire français mène depuis 1945 des actions afin de parer à la misère qui, souvent (par pudeur) n'est pas visible mais terriblement réelle.

En ouverture de séance, Marie-José Schubel, secrétaire générale adjointe du comité munstérien, rappela que « partout, dans notre département, la solidarité est à l'oeuvre pour faire face au raz-de-marée de la misère. Les collecteurs-animateurs bénévoles mobilisés au Secours populaire de Munster ont rivalisé d'initiatives pour collecter des fonds et mettre en place de belles actions (sorties culturelles, vacances...). En tout, ce sont plus de 2 600 heures de bénévolat consacrées à la solidarité, ce qui nous a permis d'accompagner, de soutenir 161 personnes de la vallée, sortir des familles démunies de leur isolement... ».

Après avoir remercié bénévoles, donateurs et partenaires, les différents points ont été abordés, comme celui concernant les « chiffres clé » : en 2018, 161 personnes ont été rencontrées pour une aide, soit 61 familles, et 1 000 jouets ont été collectés par les « pères Noël verts » et 2 577 heures de bénévolat ont été consacrées par les bénévoles ; des actions qui ont pu être menées grâce à la générosité de 14 donateurs.

Les permanences d'accueil sont étudiées afin d'offrir un cadre convivial et chaleureux où les personnes en situation de précarité peuvent parler de leurs difficultés et cela, en toute confidentialité et dans le respect de la dignité de chacun.

Concernant le profit de ces personnes accueillies en 2018, cinq dossiers concernent les couples sans enfant soit 8,20 %, 18 dossiers les couples avec enfant, soit 29,51 %, 18 dossiers les familles monoparentales, soit 29,51 %, 19 dossiers les personnes seules, soit 31,15 %.

Les personnes aidées se répartissent comme suit : Breitenbach 17, Eschbach 1, Griesbach 1, Luttenbach 6, Muhlbach 1, Munster 109, Sondernach 1, Soultzeren 16, Stosswihr 5. L'essentiel étant l'aide alimentaire, 134 personnes ont bénéficié d'une aide pour un total de 1 208 aides alimentaires.

Idem pour l'aide vestimentaire dont 27 personnes avaient obtenu une aide d'urgence l'année dernière.
Aides pour les coloniesde vacances

Comme chaque année, grâce au soutien de nombreux partenaires au niveau du département, le Secours populaire propose des aides au départ en colonies de vacances pour les familles.

A ce sujet, les bénévoles sont d'efficaces intermédiaires pour les accompagner dans toutes les démarches. En outre, une grande marque de friandises se mobilise depuis plusieurs années aux côtés du Secours populaire et a permis en 2018, à environ 1 000 enfants de 8 à 12 ans venant de toute la France, de passer d'extraordinaires journées dans un centre de vacances.

En 2018, au niveau du département, la section locale a proposé deux départs en vacances en famille en groupe, avec comme axes principaux, le premier départ en vacances en famille et le « Vivre ensemble ». Des actions sont également menées à l'adresse des seniors : c'est ainsi qu'une trentaine de ces personnes - dont 10 seniors de la vallée - ont pu partir sur la presqu'île de Gien, du 6 au 13 octobre 2017.

En 2018, le Secours populaire du Haut-Rhin avait organisé un mini-séjour pour 50 enfants de 6 à 12 ans au bord du lac de Gérardmer, entourés de 11 bénévoles : sept enfants de la vallée y avaient participé, et 13 enfants et 12 adultes avaient pu profiter d'un spectacle de Noël à la patinoire de Colmar, le 12 décembre 2018. 23 personnes ont pu visiter le vivarium du Moulin du Lautenbach le 28 avril 2018 et 10 enfants avaient passé une formidable journée au Cigoland de Kintzheim en octobre 2018.
Autres actions locales

Autres opérations intéressantes du Secours populaire de Munster : les ventes de Noël qui ont rapporté 609 EUR, les marchés de Noël 465 EUR... Par ailleurs, 20 enfants avaient reçu un jouet neuf et les familles, un bon d'achat de 5 EUR à utiliser dans la boutique solidaire du Secours populaire.

Au niveau mondial, le Secours populaire aide efficacement au Niger, en Palestine, en Grèce, aux Antilles (à Saint-Martin)... Le comité de Munster a contribué au financement de ces projets départementaux, en reversant une partie des recettes de la chasse aux oeufs (à Pâques) soit 300 EUR, le leitmotiv étant « pour une solidarité grande comme le monde, universelle et planétaire, aujourd'hui et demain ».
Le don'actions

Le « Don'actions » est la campagne national de collecte de dons financiers du Secours populaire et permet à l'association d'obtenir les fonds nécessaires à son bon fonctionnement et la poursuite de la solidarité. Son originalité repose sur la proposition de collecter des tickets-dons d'une valeur de 2EUR avec la possibilité de participer à un grand jeu dont le tirage au sort se déroule tous les ans fin mars, avec même, à la clé, une voiture à gagner ! En 2018, 24 carnets ont été vendus.

Tous ceux désirant soutenir les actions du Secours populaire peuvent devenir bénévoles, accueillir un enfant pendant les vacances, être accompagnateur à la « journée des oubliés des vacances », ou adresser un don financier à Comité du SPF de Munster 14, rue du 9e Zouaves 68140 Munster.

 

 
 

 

BTP - Dans les coulisses de cinq chantiers majeurs

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:37:43

© L'alsace, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

BTP - Dans les coulisses de cinq chantiers majeurs
 

 
Parmi les cinq chantiers exceptionnellement ouverts au public à l'occasion de la manifestation Les Coulisses du bâtiment, qui se déroule ce jeudi 10 octobre, le nouveau centre aquatique de Cernay. DR/ AEA ARCHITECTES
À moins d'une semaine de la 17e édition des Coulisses du bâtiment et des travaux publics, Étienne Barilley, le président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics du Haut-Rhin, qui organise la manifestation dans le département, déroule ses arguments pour inviter les scolaires et le grand public à venir visiter l'un des cinq chantiers (lire ci-dessous) exceptionnellement ouverts au public ce jeudi 10 octobre de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.
Un contact direct avec ceux qui sont à l'oeuvre

« Inspirée du principe des portes ouvertes, cette journée a pour objectif de faire découvrir le secteur du BTP d'une manière originale et interactive. Les visites sont guidées par les personnes qui sont à l'oeuvre sur les chantiers : les entreprises et des jeunes apprentis », détaille Étienne Barilley.

Dans les faits, avant même que la 17e édition n'ait lieu, le président de la Fédération haut-rhinoise peut déjà avoir quelques motifs de satisfaction. « L'année dernière, 1200 visiteurs avaient participé à la journée, cette année, nous avons déjà enregistré 1500 inscriptions », note Nicolas Schwartz, chargé de mission à la Fédération.

Pour les entreprises aussi, les Coulisses du bâtiment sont un événement important. « Pour nous et nos compagnons, c'est une vraie fierté de pouvoir montrer la réalité, la beauté et la diversité de nos métiers et savoir-faire, loin des préjugés généralement véhiculés autour de la profession. La pénibilité du travail dans le BTP, n'est pas pire que le stress subi dans d'autres métiers », affirme Bernard Stoessel, qui dirige l'entreprise Roesch constructions actuellement à l'oeuvre sur le chantier du nouveau centre aquatique à Cernay. « Et puis, poursuit-il, c'est aussi l'occasion de susciter des vocations. » Car, même si les Coulisses du bâtiment sont ouvertes à tous, Étienne Barilley confirme que « la majorité des visiteurs sont des scolaires ». Et actuellement, le secteur du BTP a bien besoin de mains selon Bernard Stoessel. « Il y a quelques années, on arrivait facilement à avoir quatre apprentis. En ce moment, on peine pour en trouver un. » Et d'après lui, « cela n'est pas lié au fait que les entreprises n'en prennent pas. C'est parce qu'on n'en trouve plus », soupire-t-il.
Cécile FELLMANN Y ALLER Les Coulisses du bâtiment, ce jeudi 10 octobre de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Sauf pour la visite de chantier de restauration de la bibliothèque du couvent des Dominicains de Colmar, il reste encore quelques places - pour les individuels, plus pour les groupes - sur quatre autres sites à visiter. Pour cela, il suffit de se rendre sur le chantier voulu aux heures d'ouverture indiqué ci-dessus. L'accès est gratuit. Une tenue adaptée et chaussures plates recommandées. Le casque de chantier est fourni. SURFER Sur le site : https://www.coulisses.ffbatiment.fr

 

 
 

 

Bischwihr Equipement communal La nouvelle aire de jeu a été inaugurée

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:38:29

© Dna, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Bischwihr  Equipement communal
La nouvelle aire de jeu a été inaugurée
Comme elle ne corresponde plus aux normes actuelles en raison de son ancienneté, le conseil municipal de Bischwihr décidait en début d'année, sur recommandation des services de la préfecture, de renouveler son aire de jeu à l'arrière du périscolaire Les Lucioles.
 

 
La nouvelle aire de jeu répond aux nouvelles normes.
Après sollicitation de devis auprès des entreprises concernées, et des aides auprès des collectivités, les travaux d'installation ont débuté en mai dernier.

L'ensemble du projet a été scindé en deux parties : l'une dans la cour de l'école maternelle et l'autre à l'arrière du périscolaire pour permettre son utilisation à tout public. Clôturée et finalisée fin juillet, elle est également munie d'une porte sécuritaire empêchant tout accès au moyen de vélos.

Le coût de cette installation, au profit du bien-être des enfants s'élève à 61 583,40 EUR TT, et elle a été financée par des aides de Colmar Agglomération d'un montant de 5 000 EUR (hors concours), de la Région Grand Est pour 9 758 EUR et du département du Haut-Rhin pour 16 000 EUR. Les 30 825,40 EUR restant ont été autofinancés par la commune.

L'aire de jeu a été inaugurée hier samedi à 10h avant la visite, par les élus, de la zone d'activités communale installée rue des artisans sur une superficie de 3,60 ha. Ladite zone est détenue par onze propriétaires, regroupant 17 entreprises dont une était déjà implantée à Bischwihr.

 

 
 

 

EuroAirport : atterrissage en urgence d'un avion de ligne A320

Publié dans le panorama le Dimanche 06 octobre 2019 à 06:52:00

© L'alsace, Dimanche le 06 Octobre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

EuroAirport : atterrissage en urgence d'un avion de ligne A320
 

 
Les sapeurs-pompiers de l'EuroAiport et de Saint-Louis ainsi que les secours suisses sont intervenus sur le tarmac de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. Pendant leur intervention, le trafic aérien a dû être supendu environ trente minutes. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Un A320 de la compagnie British Airways reliant Bari à Londres s'est posé en urgence samedi en début d'après-midi à Bâle-Mulhouse en raison d'un dégagement de fumée à l'intérieur de l'appareil. Les sapeurs-pompiers de l'EuroAirport se sont aussitôt rendus sur place. La Rega (secours suisses) ainsi que les sapeurs-pompiers de Saint-Louis sont également intervenus.
Trois avions déroutés

D'après nos informations, les 165 passagers sont indemnes, mais quatre membres du personnel navigant, incommodés par la fumée, ont été conduits à l'hôpital universitaire de Bâle pour des examens de contrôle. Leur état n'est pas grave, selon les sapeurs-pompiers.

Comme le veut la procédure, le trafic aérien a dû être suspendu durant l'intervention des secours, soit une demi-heure environ. Trois avions en approche ont dû être déroutés, dont deux vers Zurich et un vers Stuttgart, et cinq départs ont été légèrement différés.

Quant aux 165 passagers du vol, ils devaient embarquer en fin d'après-midi dans un autre appareil affrété par la compagnie British Airways.

La cause de ce dégagement de fumée n'était pas connue dans l'immédiat. L'Airbus ayant subi l'incident a été inspecté pour déterminer s'il peut encore voler. Si c'est le cas, il repartira sans passager en direction de Londres, où il fera l'objet de réparations.