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Climat : « Un mouvement profond se développe »

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:44:24

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Climat : « Un mouvement profond se développe »
 

 
Valérie Masson-Delmotte est co-présidente d'un des groupes de travail du Giec sur le climat. Photo Alexandre MARCHI/L'Est Républicain
Vous intervenez à la première réunion de la convention de citoyens pour le climat qui se tient jusqu'à dimanche. À quoi peut bien servir ce nouveau comité ?

En novembre dernier, j'avais été impressionnée par le Parlement irlandais qui délibérait sur des questions de société en s'appuyant sur les conclusions d'une assemblée citoyenne qui avait été tirée au sort et qui s'est révélée représentative de la société. Il y a un décalage entre les élus et le grand public qui sait avoir du bon sens et proposer des solutions. L'expérience irlandaise m'a poussée à écrire une tribune avec Mathieu Orphelin pour promouvoir cette approche.
Comment percevez-vous le phénomène Greta Thunberg ?

J'avais été frappée par la lucidité et la profondeur de son discours lors de son intervention à la Cop 24 (conférence sur le climat, l'an dernier en Pologne), la même profondeur que j'ai retrouvée en relisant le Discours de la servitude volontaire de La Boétie. Elle accepte d'être en première ligne, il faut du courage.
Et sa plainte contre la France ?

Elle le fait avec 15 autres enfants, dont une Française, contre cinq pays signataires de la Convention internationale des droits de l'enfant. J'ai lu la plainte, je l'ai trouvée très construite. Elle s'inspire d'un rapport de l'Unicef sur 16 situations d'enfants affectés par le climat. Comment nos enfants vont nous juger plus tard si on ne fait rien ?
La France ne fait rien ?

La France a une ambition, mais sa mise en oeuvre tarde.
Quel peut être le déclic ?

La question climatique appelle des choix, c'est donc une question démocratique. Cela passe par le débat citoyen sur les modes de vie. C'est aussi une question de génération. Les jeunes forment la génération anthropocène, ils ont intégré le rôle de l'Homme dans le réchauffement climatique. Beaucoup de jeunes se mobilisent à travers le monde. Un mouvement profond se développe dans la société.
Que vous inspire l'incendie chez Lubrizol à Rouen ?

Ce qui est important, c'est la transparence. La société est suffisamment mature pour entendre les explications sur les limites des connaissances à l'instant T.
Est-ce que l'évocation d'un demi-degré de réchauffement parle au grand public qui peut être sensible au discours des climato-sceptiques ?

Je n'aime pas le terme climato-sceptique. Comme chercheuse, je suis forcément sceptique, je m'interroge. Il y a des gens qui sont sceptiques de bonne foi. Ceux qui sèment le doute délibérément ne sont pas sceptiques, leur démarche a une apparence scientifique mais ce n'est pas de la science, c'est de l'idéologie. Le Giec s'appuie sur des connaissances scientifiques robustes pour alerter sur les impacts des gaz à effet de serre. Il faut savoir que chaque degré de réchauffement, c'est un risque supplémentaire. 1,4 ° de plus depuis 1900, aujourd'hui c'est bien au-delà. Si rien n'est fait, ce sera 4 degrés de plus à la fin du siècle, et l'été 2003, avec sa canicule, deviendra la norme. Chaque année compte !
Recueilli par Philippe RIVET Valérie Masson-Delmotte revient à Nancy les 9 et 10 octobre pour une série d'interventions. Le 9, à 20 heures au conseil départemental, elle interviendra dans un procès conçu par les étudiants du campus franco-allemand de Sciences-Po. Procès sur le dérèglement climatique censé se dérouler en 2050.

 

 
 

 

Valérie Pécresse en visite chez Alstom

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:10:56

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Reichshoffen  Industrie ferroviaire
Valérie Pécresse en visite chez Alstom
 

 
Valérie Pécresse est venue s'assurer de l'avancée de la rénovation des 31 rames du RER B, une commande de la Région Île de France.
La présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse était en visite ce vendredi matin à l'usine Alstom de Reichshoffen, accompagnée de son homologue du Grand Est Jean Rottner. Une façon pour elle de venir s'assurer de l'avancée de la rénovation des 31 rames du RER B, vieilles de plus d'une trentaine d'années. La commande, d'une valeur de 75 millions d'euros, a pris près de huit mois de retard par rapport au calendrier initial, en raison de procédures de désamiantage plus compliquées que prévu et des dégradations importantes. Valérie Pécresse a conclu sur un discours vantant sa politique de transports et l'industrie française, avant de lancer à l'adresse des 200 employés travaillant à la restauration des wagons : « Je n'ai qu'un seul mot : soyez à l'heure ! Nous attendons les premières rames dès décembre en Ile-de-France. »
Plus d'informations dans notre cahier Région en page 17.

Plus d'informations dans notre cahier Région en page 17.

 
 

 

Des croix gammées sur la mairie

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:12:10

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steige -Des croix gammées sur la mairie
 

 
À Steige, paisible petit village de la vallée de Villé, les habitants s'interrogent. Photo DNA/F.E.
Peu avant huit heures ce vendredi, au moment où les enfants s'apprêtaient à entrer à l'école, les trois croix gammées et l'inscription hostile aux migrants taguées sur l'entrée de la mairie dans la nuit de mercredi à jeudi étaient encore bien visibles. « Je pars chercher du matériel pour essayer de l'enlever, indiquait l'ouvrier communal. Pour celles figurant sur les portes en bois, je pense que je vais décaper. Pour les inscriptions sur le grès, en revanche... »

Plus de vingt-quatre heures après les faits, les interrogations étaient encore nombreuses dans ce petit village de 600 habitants niché au fond de la vallée de Villé. « On n'a même pas de migrant à Steige », soupire Marie-Louise, dont la boulangerie jouxte la mairie.
« Ça perturbe les enfants »

Pierre et Christian ne décolèrent pas : « Il faudrait commencer par réduire le nombre de reportages sur Hitler et les nazis, ça entretient le truc », souffle Pierre. Christian, dont la petite-fille est scolarisée au RPI Steige/Maisonsgoutte, s'inquiète quant à lui pour les enfants : « Ça les perturbe. Hier (jeudi), ils se sont massés devant les inscriptions. Certains ne savaient pas ce qu'était une croix gammée. Un autre s'est innocemment mis à chanter l'inscription qu'il lisait. J'ai essayé de faire un peu de pédagogie. » « Jusqu'à présent, les enfants n'en ont pas parlé », indiquait-on ce vendredi matin à l'école de Steige, où sont scolarisés des élèves de maternelle et CP.

Sur le site scolaire du Wagenbach, situé dans la commune voisine de Maisonsgoutte, qui accueille des élèves plus âgés (du CE1 au CM2), le sujet va sans doute être abordé selon cet enseignant : « On va d'abord se réunir entre collègues afin de se coordonner sur le message qu'on va faire passer et ensuite, on en parlera. On ne veut surtout pas agir dans la précipitation. »

Au sein de l'inspection de l'Éducation nationale sur la circonscription de Sélestat, dont dépendent les écoles de la vallée de Villé, Pascal Oser, conseiller pédagogique, rappelle qu'« à partir du moment où les élèves se posent des questions, les enseignants sont là pour apporter une réponse. Des outils existent pour cela et nous sommes évidemment là pour les accompagner si besoin. »
Des faits récurrents en Centre-Alsace

Contacté jeudi soir, le maire de Steige, Roland Mangin, n'a pas souhaité s'exprimer sur ces faits, respectant ainsi la consigne délivrée par les gendarmes qui enquêtent sur ces dégradations récurrentes en Centre-Alsace depuis plusieurs mois. En juin, c'est une inscription hostile au maire de Strasbourg, Roland Ries, qui avait été découverte sur une façade de la mairie de Saint-Martin, également dans la vallée de Villé. Au printemps, des messages à caractère antisémite et raciste avaient été inscrits sur la mairie de Dieffenthal puis sur un mur de la cour de la mairie-école à Ebersmunster près de Sélestat.
Florent ESTIVALS

 

 
 

 

gilbert meyer - « Ça n'a plus rien à voir avec une prison »

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:08:33

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gilbert meyer - « Ça n'a plus rien à voir avec une prison »
 

 
La friche de 2 ha des anciens abattoirs avait été cédée par Colmar à l'agglomération pour en faire une zone d'activités économiques, qui n'avait pas trouvé preneur jusqu'à présent.

La friche de 2 ha des anciens abattoirs avait été cédée par Colmar à l'agglomération pour en faire une zone d'activités économiques, qui n'avait pas trouvé preneur jusqu'à présent. Photo DNA /Nicolas PINOT

Le conseil de Colmar Agglomération qui s'est tenu jeudi soir a été repoussé plusieurs fois, a expliqué Gilbert Meyer à la fin de la séance. Le maire de Colmar et président de l'agglo attendait la confirmation de la Garde des Sceaux concernant le projet de construction d'une structure d'accompagnement à la sortie (SAS) des détenus, sur le site des anciens abattoirs de Colmar, rue d'Agen. Il s'agissait d'intégrer à l'ordre du jour le principe d'une cession au ministère de la Justice de ce terrain de 2 ha, autrefois transféré par Colmar à l'agglomération pour en faire une zone économique.

Le principe de la cession a été approuvé à l'unanimité. Les services de Colmar Agglomération et de l'Agence publique pour l'immobilier de la Justice (APIJ) vont désormais plancher sur les modalités détaillées de la vente. Le montant se basera sur l'estimation des Domaines. En attendant, Colmar Agglomération procédera à la démolition des trois bâtiments subsistant sur le site et au comblement d'un puits donnant accès à la nappe phréatique.

Le coût de ces travaux, estimés à 200 000 EUR HT, sera intégré dans le prix de vente. Il s'agit « d'optimiser le temps de procédure » pour avancer vite dans ce dossier : l'objectif est de passer les marchés publics dès 2020, pour des travaux prévus en 2021 et 2022.

La friche de 2 ha des anciens abattoirs avait été cédée par Colmar à l'agglomération pour en faire une zone d'activités économiques, qui n'avait pas trouvé preneur jusqu'à présent. Photo DNA /Nicolas PINOT

Ce calendrier serré a des inconvénients, reconnaît Gilbert Meyer « Il y a des explications à donner aux riverains, qui continuent d'appeler ça une prison alors que ça n'a plus rien à voir. Cet équipement s'intégrera parfaitement dans l'environnement tertiaire du secteur », promet le maire de Colmar, qui insiste sur une architecture qui « rompra avec les codes pénitentiaires traditionnels ». Il rappelle aussi qu'à ses yeux, l'implantation d'une structure pénitentiaire était essentielle pour « préserver la place forte judiciaire colmarienne ».
« Les rassurer autant que faire se peut »

Victorine Valentin abonde dans ce sens. « C'est la meilleure structure qu'on pouvait rêver en remplacement de la maison d'arrêt, car elle prépare à la réinsertion », observe l'élue socialiste. Frédéric Hilbert salue aussi un « projet intéressant » qui vient de surcroît « combler une dent creuse » : « On pourrait s'en réjouir encore plus si les 8 ha initialement prévus et préservés aux Erlen restaient des terres cultivables », tempère l'écologiste.

Vue aérienne du terrain des anciens abattoirs, qui accueillera la nouvelle structure pénitentiaire. DR

Les deux élus de l'opposition colmarienne s'accordent sur un autre point : l'importance de faire de la pédagogie auprès des riverains, pour qu'ils ne se sentent pas « des citoyens de seconde zone » par rapport à ceux des quartiers sud : « Il faut les rassurer autant que faire se peut », appuie Victorine Valentin, quand Frédéric Hilbert veut désamorcer une potentielle « levée de boucliers ».

L'intervention de Serge Nicole jettera un léger froid dans le débat. Le maire de Wintzenheim n'apprécie pas d'avoir découvert le nouveau site retenu dans la presse, alors que le terrain est une zone d'activités de l'agglomération : « Il y a les réunions de bureau pour ça, mais vous nous avez seulement dit que quelqu'un était intéressé par le terrain, sans plus », lance-t-il à Gilbert Meyer. Serge Nicole explique qu'il a déjà été contacté par des riverains opposés au projet. Il tient à ce que les choses soient claires : « Ce projet n'engage que la Ville de Colmar, pas Colmar Agglomération. »
Clément TONNOT

 

 
 

 

rapportages - Sondage, premier faux pas

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:29:43

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rapportages - Sondage, premier faux pas
 

 
Lors du dernier salon du tourisme, Gilbert Meyer prenait des airs de vieux roi africain sur le stand du Bénin. Aujourd'hui, il a les sondages en rapport. DR
Une motion opportune ?
Serge Nicole n'est pas tendre avec l'association Tiefenbach Environnement (ATE) dans un de ses derniers posts sur son profil Facebook. Le maire de Wintzenheim indique qu'il n'a pas attendu que le collectif se penche sur l'épineux dossier du lindane pour s'émouvoir de cette pollution. « La commune, depuis 2008, est au fait du problème de pollution, et suit ce dossier de près », assure le maire qui, avec son conseil municipal, a récemment voté une motion demandant la dépollution du site. « N'est-il pas étonnant que la commune de Wintzenheim ait voté cette motion juste après la mise en ligne d'une pétition qui en 15 jours a atteint 1 700 signataires en ligne ? », lui répond un membre du collectif.
Un partout, la balle au centre

Le ton est monté jeudi soir au conseil de Colmar Agglomération entre Serge Nicole et Gilbert Meyer. Fâché d'avoir « appris dans la presse » l'installation de la future Structure pénitentiaire d'accompagnement à la sortie (SAS) sur la friche des anciens abattoirs, le maire de Wintzenheim, vice-président de l'agglomération, s'est permis un commentaire sur le site retenu : « Dans une zone d'habitation, ce n'est pas la meilleure idée... »

« Vous n'êtes pas concerné par ce projet et vous êtes mal placé pour parler, cher collègue », a rétorqué le maire de Colmar du tac au tac, rappelant qu'il avait pour sa part joué la solidarité dans le dossier de la zone d'activités du Tiefenbach.
Plébiscité !

Interviewé cette semaine dans le quotidien 20 Minutes qui se penchait sur le faux sondage, le maire de Colmar évoque, lui, un vrai sondage réalisé en décembre 2018 où il serait, dit-il, crédité « de 95 % d'opinion favorable ». Un score que ne renieraient pas certains chefs d'État africains ou d'anciennes républiques soviétiques. 5 % à peine des sondés ne seraient donc pas en accord avec la politique menée par Gilbert Meyer. De quoi inciter ce dernier à se représenter en mars prochain !
Paroles en l'air ?

Justement, dans ce même article, Gilbert Meyer est questionné sur ses promesses de 2014. À l'époque, le candidat Meyer avait clairement dit qu'il ne se représenterait pas en 2020. « J'ai dit cela, il y a six ans », répond-il à 20 Minutes. C'est bien la première fois que le maire laisse clairement penser qu'il sera bien candidat en mars 2020.

 

 
 

 

agriculteurs - Six points de blocage prévus en Alsace

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:38:18

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agriculteurs - Six points de blocage prévus en Alsace
 

 
Avec le slogan « France, veux-tu encore de tes paysans », la profession agricole entend lancer un avertissement, en bloquant les axes routiers majeurs mardi 8 octobre entre 11 h et 14 h. En Alsace, les automobilistes doivent s'attendre à six points de blocage. Dans le Haut-Rhin, le barrage se situera au niveau de l'échangeur entre l'A35 et l'A36, pas loin de la sortie Ile Napoléon, et sera matérialisé par un regroupement de tracteurs, indiquent la FDSEA et les JA 68.

Dans le Bas-Rhin, les syndicats ont prévu cinq points de rassemblement des agriculteurs. Les tracteurs devraient bloquer l'A35 au niveau de Roppenheim et de la sortie Sélestat-Nord, l'A4 au niveau des sorties Brumath-Sud et Cronenbourg, ainsi que la RN4 entre Wasselonne et Marlenheim.

Les agriculteurs entendent dénoncer « le climat de déconsidération multiforme de la profession » ainsi que les mesures qui conduisent à « un manque évident de compétitivité » comme les prix trop bas, l'accumulation des charges et la concurrence déloyale, nourrie notamment par les accords comme le Ceta ou celui avec le Mercosur.

 

 
 

 

mulhouse - université de haute alsace - Le nouvel « Elan » se poursuit

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:33:52

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mulhouse - université de haute alsace - Le nouvel « Elan » se poursuit
 

 
Pierre-Alain Muller, lors des échanges entre les personnels de l'UHA et des lycées participants.  Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Toujours en pointe sur l'innovation pédagogique, l'université de Haute-Alsace (UHA) porte un nouvel « Elan » du lycée à l'enseignement supérieur, à travers un projet « pour une orientation active dans un monde numérique », qui entre dans sa deuxième année et dont l'objectif est la réussite des étudiants.

Près d'une centaine de participants se sont retrouvés à Mulhouse, le 19 septembre, pour moitié des personnels de l'université, pour l'autre des proviseurs de lycées, professeurs du secondaire, psychologues en charge de l'orientation... Répartis en ateliers, ils ont travaillé à la mise en place concrète d'actions de « connaissance de soi » et d'aide à l'orientation des lycéens, de façon à ce qu'ils fassent « des choix plus éclairés très amont », puis à la manière de « transformer leur aspiration en un parcours de formation ».

« Il a été proposé, par exemple, une immersion des élèves lors d'une soutenance de stage par un étudiant. On n'y avait jamais pensé !, a précisé Pierre-Alain Muller, vice-président de l'UHA. L'idée est de constituer une communauté de formateurs qui essaimera dans les établissements. Nous étions une quinzaine et nous allons doubler, avec de nouveaux outils de communication. »
Transformation des enseignements

Pour être en mesure de proposer ensuite à ces publics hétérogènes des cursus modulaires et personnalisés, l'UHA lance une vaste transformation de son offre d'enseignement, consistant à décrire l'intégralité de ses diplômes en termes de compétences.

Elle s'intègre pleinement dans la loi ORE, relative à l'orientation et à la réussite des étudiants, en répondant notamment aux admissions « oui si », à ceux qui ont obtenu une place en licence à la condition de suivre des « renforcements ». L'UHA s'appuiera aussi sur la nouvelle formation Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), dont une partie fait appel au numérique.

Elle a remporté plusieurs appels à projet dans l'innovation pédagogique ces dernières années, et notamment pour cet « Elan » (Éveil à la liberté et à l'autonomie dans un monde numérique), dans le cadre des Nouveaux cursus à l'université. Le programme est soutenu financièrement au titre des investissements d'avenir, à hauteur de 7 millions d'euros sur dix ans.
C. C.

 

 
 

 

Vignes résistantes : le futur s'écrit à Colmar

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:35:51

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recherche Maladies foliaires
Vignes résistantes : le futur s'écrit à Colmar
Le centre de l'Inra Grand Est dispose à Colmar d'une plateforme ultra-performante de 1 000 m², Phénotis, dédiée à la création de nouvelles variétés de vignes résistantes aux maladies foliaires.
 

 
Olivier Lemaire, chercheur à l'Inra dans l'un des modules de la serre baptisée Phénotis, à Colmar. Cette plateforme sert à mettre en oeuvre des programmes de recherche visant à concevoir des variétés résistantes exigeant très peu de fongicides.
C'est aussi à Colmar que se joue l'avenir de la viticulture française, filière économique de premier plan confrontée à une hausse sans précédent des températures et à la prolifération d'agents pathogènes sans doute de plus en plus prégnants. Le centre de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) Grand Est à Colmar s'est taillé une réputation de constance et d'efficience scientifique dans la compréhension des stratégies de résistance de la vigne face aux principaux bioagresseurs que les viticulteurs de France redoutent dès l'apparition des premières feuilles.
Oïdium, mildiouet court noué

L'inauguration des serres baptisées Phénotis a permis aux élus de prendre la mesure des enjeux de recherche mis en oeuvre depuis 2012 par le « principal institut de recherche sur la vigne dans le bassin viticole septentrional français » ; la présence physique ce vendredi à Colmar de Philippe Mauguin, président-directeur général de l'Inra, n'est pas anodine, au-delà du poids de l'investissement réalisé ici, 2,5 millions d'euros dont une grande part émanant des collectivités locales.

Les chercheurs, ingénieurs et personnels d'appui disposent d'un outil à la précision redoutable, au service de programmes concrets menés sur la résistance de la vigne aux principales maladies foliaires que sont le mildiou, l'oïdium mais aussi le court noué. Cette dernière maladie, véhiculée par les nématodes, agent infectieux présent dans la terre, avait fait l'objet de recherches avortées en plein air après l'intervention de faucheurs anti-OGM, en 2010. Un espace confiné à l'intérieur de la serre est dédié à l'analyse de cette maladie virale présente dans les vignobles ; il s'agit d'un « nouveau dispositif d'évaluation de résistance de porte-greffe, de variétés croisées par exemple », expose le responsable du programme, Lionel Lemaire. Le confinement des essais et le développement de nouvelles variétés résistantes s'effectuent « en conditions standardisées », sous abris donc.
Tâches automatisées

Cette plateforme de 1 000 m², composée de deux principaux « modules interconnectés », représente une petite usine à plants de vignes, optimisant l'espace et les cycles de croissance puisqu'ici l'on divise par trois le temps nécessaire pour obtenir un plant de vigne exploitable. Le premier module de 400 m² fait prospérer du matériel végétal dénué de pathogènes et soumis, pour une croissance rapide, à des climats spécifiques, le but étant aussi d'homogénéiser les conditions environnementales.

L''Inra Grand-Est à Colmar dispose d'une serre de 1000 m² baptisée Phénotis : c'est ici que sont étudiées et développées de nouvelles variétés résistantes aux maladies foliaires, tels que le mildiou et l'oïdium. Ici, un module confiné de la serre où est étudié le virus du court-noué, sous la direction du chercheur Lionel Lemaire. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Hier, à l'occasion de l'inauguration de la plateforme Phénotis, au centre de l'Inra à Colmar, trois vins ont été présentés à la dégustation : ils sont issus de nouvelles variétés à résistance polygénique, inscrites au catalogue officiel : un blanc - Floréal -, un rosé qui a nécessité seulement deux traitements contre le Black-rot et un rouge - Artaban - destiné à « moyenner » les degrés alcooliques des assemblages dans le Languedoc-Roussillon. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La plateforme Phénotis à Colmar est composée de plusieurs modules dont deux principaux : l'un sert à favoriser la croissance de plants de vignes sains et le second à analyser le comportement des variétés lorsqu'elles sont confrontées à des bioagresseurs véhiculés par les spores du mildiou et de l'oïdium. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Philippe Mauguin, président-directeur général de l'Inra et la présidente du centre de recherche colmarien, Frédérique Pelsy. Cette dernière quittera la présidence du centre alsacien à la fin de l'année pour prendre sa retraite. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'autre module dit de « phénotypage » soumet les feuilles prélevées aux bioagresseurs pour en évaluer leur résistance, en utilisant des « disques foliaires » infectés par les spores du mildiou et de l'oïdium. Un laboratoire de mycologie - le mildiou et l'oïdium font partie de l'une des familles de champignons - assure la gestion des inoculations et de l'évaluation des résistances, de façon automatisée.

Pour Didier Merdinoglu, directeur de recherche, « les nouvelles variétés visent à diminuer drastiquement les traitements fongicides, jusqu'à 90 % en moins ». Car la viticulture française - 850 000 ha de vignes - n'est pas très vertueuse vis-à-vis de l'environnement : elle consomme 35 % des 95 000 tonnes de pesticides répandus chaque année, d'où cette urgence à inverser la courbe. Le premier hybride conçu à Colmar l'a été il y a 100 ans ; la tradition alsacienne d'expérimentation agronomique et de questionnement scientifique - comment les gènes de résistance se transmettent-ils ? Comment sont conçues les nouvelles variétés développées par les laboratoires « étrangers » ? Comment créer des plants résistants en respectant arômes et couleurs des variétés anciennes ?- se poursuit dans le cadre de programmes visant à « construire les génotypes du futur ».
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Les urgences d'Altkirch de nouveau fermées

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:16:10

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Santé Hôpital
Les urgences d'Altkirch de nouveau fermées

 
Les urgences d'Altkirch seront temporairement fermées de samedi soir à dimanche matin, ainsi que la journée et la nuit de lundi.
La direction du Groupe hospitalier de Mulhouse et de la région Sud Alsace (GHRMSA) a annoncé hier soir une fermeture temporaire des urgences d'Altkirch, à partir de ce samedi 5 à 18 h 30 jusqu'au dimanche 6 à 8 h 30, et du lundi 7 à 8 h 30 au mardi 8 octobre à 8 h 30.

Déjà contrainte de suspendre ce service durant les 7 et 8 septembre, en « raison d'une insuffisance de médecins urgentistes », elle parlait alors d'une fermeture « exceptionnelle ». Pourtant, quatre semaines après, les choses se répètent. « Pour tenir compte des délais de prise en charge, les derniers patients seront admis sur place jusqu'à 17 h 30, le samedi 5 octobre, et jusqu'à 7 h 30, le lundi 7 octobre », précise encore la direction.
Les urgences de Mulhouse prioritaires

Cette nouvelle fermeture intervient alors que le service des urgences de l'hôpital Émile-Muller - le plus important des trois centres du GHRMSA, dont dépendent également les urgences de Saint-Louis - s'enfonce dans une crise « inédite » (lire nos précédentes éditions). Et c'est encore une fois parce que les médecins qui devaient être en poste à Altkirch ont dû être rapatriés à Mulhouse pour boucler le planning et y assurer a minima la continuité des soins que les urgences du centre hospitalier Saint-Morand sont suspendues.

La sécurité d'un bassin de vie de quelque 270 000 habitants, rien que pour l'agglomération de Mulhouse - 450 000 habitants si on prend en compte tout le sud du département - est en jeu. En cas d'urgence dans le secteur d'Altkirch, le GHRMSA recommande d'appeler le Samu en composant le 15. « Les médecins régulateurs orienteront les patients vers les services adaptés. »

Durant la suspension des urgences, la Maison médicale de garde, située dans l'enceinte du centre hospitalier Saint-Morand, reste ouverte aux horaires habituels : de 20 h à 23 h en semaine et de 9 h à 12 h, de 14 h à 18 h et de 20 h à 23 h le week-end.

Concernant les urgences de Mulhouse, qui ne comptent plus que sept médecins titulaires, et où tous les internes sont en arrêt maladie pour burn-out depuis lundi dernier, le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, Jean Sibilia, « ne s'est pas positionné » à l'issue de sa rencontre, jeudi soir, avec le Syndicat autonome des internes des hospices civils (SAIHCS), a indiqué hier un de ses représentants.
Sans les internes, le service est « mort » à Emile-Muller

Le syndicat demande qu'aucun interne ne soit affecté aux urgences de Mulhouse au prochain semestre (à compter du 1er novembre), « le temps que le service se reconstruise ». C'est lundi que l'Agence régionale de santé doit affecter les nouveaux internes dans les services des différents centres hospitaliers du Grand Est. Pour un urgentiste mulhousien, si les urgences de l'hôpital Emile-Muller n'ont plus d'interne au prochain semestre, cela « signera la mort du service ».
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

guebwiller - L'école Adélaïde-Hautval inaugurée

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:34:22

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guebwiller - L'école Adélaïde-Hautval inaugurée
 

 
Une plaque à la mémoire d'Adélaïde Hautval, Juste parmi les nations, a été dévoilée par les élèves de l'école en compagnie de membres de la famille. Photo DNA /Mathieu PFEFFER
L'école élémentaire Adélaïde-Hautval, 250 élèves pour 10 classes, a ouvert ses portes à la rentrée à Guebwiller. Elle a été inaugurée en grande pompe vendredi. Une plaque à la mémoire de cette psychiatre, rescapée des camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale et décrétée Juste parmi les nations en 1965 (elle fut la première Alsacienne dans ce cas), a été dévoilée parmi les élèves en présence d'Hélène, Théodore et Frédéric Hautval, nièce et neveux de celle qu'ils appelaient « Haïdi ».

Adélaïde Hautval (1906-1988) a passé la plus grande partie de sa jeunesse à Guebwiller où certains membres de sa famille résident encore.

 

 
 

 

L'adjudant-chef Johann fêté par les siens

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Urschenheim  Sapeurs-pompiers
L'adjudant-chef Johann fêté par les siens
Le centre de première intervention (CPI) d'Urschenheim, ceux du secteur alentour, le service d'incendie et de secours (SDIS) de Colmar, le corps de Staufen (Allemagne) et les élus ont fêté samedi le départ à la retraite de l'adjudant-chef Alain Johann, après 47 années de loyaux services actifs et sportifs.
 

 
Le chef de corps de Staufen Rainer Brinkmann remet la médaille à Alain Johann destiné aux pompiers retraités allemands.
Convoqué au CPI local, samedi matin, l'adjudant-chef Alain Johann a rejoint au pas de course la salle polyvalente d'Urschenheim, où il a été accueilli, sous les applaudissements, par une double haie d'honneur.

Sur le parvis de la salle polyvalente, où avaient pris place le drapeau des sapeurs-pompiers de l'arrondissement de Colmar et sa garde d'honneur, les cadres sans troupe, le CPI local et les JSP (jeunes sapeurs-pompiers) de l'association de Fortschwihr et environs, son président le commandant Bertrand Ley a remercié et félicité Alain Johann « pour les services rendus » et souligné que « la belle surprise du jour est à mettre à l'initiative de ta famille, du CPI et de ton fils, Jérémy ».
Remise de médaille

Il a ensuite invité le nouveau retraité à passer les troupes en revue et à prendre place aux côtés des invités d'honneur. Le chef de corps des sapeurs-pompiers volontaires de Staufen, Rainer Brinkmann a remercié Alain, « pour les services rendus » avant de lui agrafer la médaille destinée aux pompiers allemands, lors de leur retraite, de lui remettre un bon pour un week-end en Allemagne, un déambulateur de secours ainsi qu'un tableau, avec photos, en guise de remerciements « pour son activité, son engagement et les bons moments vécus en commun ».

Le capitaine honoraire Jean-Pierre Schreiber a présenté l'historique de la création des deux écoles de JSP de Jebsheim et Fortschwihr, dont cette dernière fêtera ses 20 ans, en 2020.

Le lieutenant-colonel Christophe Marchal, chef du groupement de développement du volontariat, a relaté « les relations internationales entre la grande famille des sapeurs-pompiers ». Bertrand Ley lui a également remis un cadeau « pour les services rendus à l'association et aux jeunes sportifs », tout comme le sergent Dimitri, chef de corps du CPI local ».

Entouré des maires Hélène Baumert, Robert Kohler et Marc Bouché, le député Eric Straumann a mis l'accent sur l'accent « sur la belle cérémonie d'hommage à un soldat du feu qui arrête pour des raisons administratives », avant de le remercier » pour son engament passé et encore à venir ».
« Courage et dévouement »

Après le verre de l'amitié, un repas a été partagé, avec les proches et la famille d'Alain, dans la salle polyvalente. Alain, demandant à sa compagne, Fabienne, « de partager ce moment ne lui appartenant pas totalement » a rappelé sa passion pour la devise « Courage et dévouement » avant de relever : « Les dernières pages de la vie chez les sapeurs-pompiers se lissent plus lentement comme pour essayer de freiner le temps mais inexorablement elles se tournent » et de préciser « Mon domaine de prédilection reste le sport ». Notant que pour réussir 13 titres de champions de France, 9 de vice-champions et quatre pour une troisième place, il fallait de la persévérance, mais surtout croire en ses athlètes, avant de réserver lui-même une surprise à l'assemblée, en présentant quelques champions de France du parcours sportif. Alain Johann, lui-même titré à quatre reprises, a ensuite tenu a remercié sa compagne « pour sa patience, son abnégation et sa compréhension, pour ses moments de solitude, alors que lui était aux entraînements, aux formations, aux réunions et aux manoeuvres ».

 

 
 

 

Sursis jusqu'en 2029 pour le centre de tri Schroll

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:08:58

© L'alsace, Samedi le 05 Octobre 2019
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Sursis jusqu'en 2029 pour le centre de tri Schroll
 

 
L'entreprise Schroll prévoit d'investir 2,7 millions d'euros pour adapter son site colmarien de la rue Branly à l'extension des consignes de tri. Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER
C'est une étude du cabinet Trident, mandaté par l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et CITEO (l'éco-organisme privé chargé du recyclage des emballages ménagers), qui faisait peser une épée de Damoclès sur le site Schroll de la rue Branly à Colmar. Dans le cadre de l'extension des consignes de tri à la totalité des déchets plastiques d'ici 2022, le bureau d'ingénierie a planché sur la réorganisation du tri en Alsace à l'horizon 2030.

Il plaidait notamment pour la mise en place dès 2025 d'un centre de tri unique pour le Centre Alsace, entre Sélestat et Mulhouse, capable de trier 45 000 tonnes de déchets par an, contre 16 000 actuellement sur le site Schroll. Ce dernier est jugé sous-dimensionné, vieillissant, et nécessitant des investissements conséquents pour s'adapter. La proximité immédiate d'un second site Schroll, qui traite annuellement 50 000 tonnes de déchets professionnels, n'est pas prise en compte.

Depuis cet été, les élus de Colmar Agglomération sont vent debout contre ces conclusions. Outre les 30 emplois menacés sur le site Schroll, le nouveau centre de tri imaginé par le cabinet Trident nécessiterait un investissement de 47 millions d'euros, dont 25 MEUR pour les collectivités, qui doublerait pratiquement le coût du tri, de 111 EUR la tonne actuellement à 202 EUR. « Le prix de revient était totalement oublié dans cette étude », a déploré Gilbert Meyer, jeudi soir, devant le conseil communautaire.
Priorité à la « modération des coûts »

Colmar Agglomération fait aussi valoir que les tonnages anticipés dans l'étude ne seront jamais atteints, notamment grâce à un premier tri en sachet pratiqué par l'usager, actuellement expérimenté dans divers sites tests. « Les résultats sont encourageants et devraient permettre de consolider le site Schroll », estime l'écologiste Guy Waehren, vice-président en charge de la gestion des déchets.

L'usine Schroll de Pfastatt (ici la ligne de tri optique) était également menacée de fermeture. Photo L'Alsace/ Thierry GACHON

Gilbert Meyer a défendu tous ces arguments il y a une quinzaine de jours, lors d'une réunion des représentants de toutes les collectivités alsaciennes au SMICTOM (syndicat mixte intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères) d'Alsace Centrale à Scherwiller. Le président de Colmar Agglomération y a trouvé du soutien : pas question de tirer un trait sur les investissements déjà réalisés. « À Scherwiller, les collectivités ont déjà investi 10 millions d'euros il y a moins de dix ans », commente notamment Gilbert Meyer. Au terme d'une discussion « longue et dense », un statu quo jusqu'en 2029 a été approuvé à l'unanimité, « le temps nécessaire pour que le SMICTOM amortisse son investissement ».

Les collectivités continueront donc à travailler avec « toutes les unités de tri existantes en Alsace » jusqu'en 2029. L'entreprise Schroll, elle, prévoit d'investir 2,7 millions d'euros pour adapter son site colmarien aux nouvelles consignes de tri (agrandissement du bâtiment, adaptation du process, mise aux normes incendie...).
Reprise des négociations en 2023

Il ne s'agit toutefois que d'un sursis : à partir de 2023, les collectivités du Centre Alsace, celles du SMICTOM de Sélestat et Colmar Agglomération devront se remettre autour de la table avec toujours le même objectif : la réalisation d'un seul centre de tri en Centre Alsace « à l'horizon 2029 ». « Il faudra tenir compte du privé et mutualiser les investissements », commente encore Gilbert Meyer, qui met particulièrement l'accent sur la « proximité » et la « modération des coûts » : « La solution la pire devrait tourner autour de 130 ou 140 EUR la tonne », prédit le maire de Colmar.
Clément TONNOT

 

 
 

 

Jean-Baptiste Raeth quitte le Lézard pour Sélestat

Publié dans le panorama le Samedi 05 octobre 2019 à 06:30:25

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Jean-Baptiste Raeth quitte le Lézard pour Sélestat
 

 
La nouvelle est tombée sans prévenir, sous la forme d'un appel à candidatures sur Internet : le Lézard cherche un coordinateur à temps plein. Un instant de réflexion plus tard, l'information se transforme en surprise : « Comment ? Jean-Baptiste s'en va ? ». Preuve (s'il en fallait) que le « seul CDI de l'association » colmarienne était devenu en douze ans une figure incontournable de la vie culturelle locale.

Son départ est pourtant une bonne nouvelle pour celui qui cherchait depuis un moment à changer d'air « après tant de belles années, pleines de belles choses avec les équipes et les bénévoles du Lézard, avec François (Laperrelle, le président du Lézard, N.D.L.R.) ».
De Hiéro au Lézard

François Laperrelle (au centre), président du Lézard, et Jean-Baptiste Raeth, en 2011 en compagnie du bénévole Philippe Thomann. Archive L'Alsace /Hervé Kielwasser

Ce sera donc Sélestat, au Centre de formation des musiciens indépendants (CFMI), qui forme les musiciens appelés à intervenir dans les écoles, les hôpitaux pour le compte d'association ou de collectivités. Ironie de l'histoire : à 36 ans, Jean-Baptiste Raeth sera l'administrateur d'un centre qui l'avait recalé quand, à 21 ans, il était en quête d'une carrière de musicien moins bohème que celle de Pete Doherty. « Je n'ai pas réussi le concours à l'époque, du coup je me suis orienté vers la médiation culturelle », se souvient-il dans un sourire (oui, Jean-Baptiste Raeth a tendance à beaucoup sourire, avec bienveillance de surcroît).

C'est le départ pour Marseille, où il décroche une maîtrise de sciences et techniques en médiation culturelle, après deux années d'études « dont une passée en Erasmus en Allemagne ». Coup de chance, à son retour à Colmar, l'association Hiéro lance son projet franco-allemand Europop et Jean-Baptiste en est rapidement chargé à l'issue de son stage de fin d'études. « C'est à Hiéro que j'ai rencontré François Laperrelle, au fil de quelques soirées musicales qu'on organisait en partenariat avec le Lézard. » Le duo se forme et un an plus tard Jean-Baptiste intègre l'association en tant que chargé de projet. Et des projets, il en aura à la pelle.
Coup de pouce à la musique

Quand il est arrivé, Jean-Baptiste a d'abord « cherché à établir une saison culturelle cohérente, avec un événement tous les vendredis soir : vernissage, concert ou cinéma ». Il a aussi beaucoup développé la médiation culturelle de l'association en prison (à Colmar, Mulhouse, Ensisheim) ou dans le quartier Europe.

Et depuis deux ans, « chaque trimestre est marqué par un événement : Temps fort marionnettes (depuis dix ans), Cinezic', Musiques métisses... En 12 ans de travail en duo, « avec François, on a beaucoup développé la musique et le spectacle. Avant, l'association était surtout connue pour la galerie, le cinéma d'art et essai », résume sobrement Jean-Baptiste.

Un atelier théâtre avec Mouara Naghouche organisé par le Lézard à la maison d'arrêt de Colmar en 2012. Archive L'Alsace /Hervé Kielwasser

Que garder de ces 12 années au Lézard ? L'amour du travail collectif au sein d'une association où « chacun a son mot à dire sur la programmation, un principe qu'on a découvert à la Maison pour tous à Beaucourt (Territoire de Belfort, N.D.L.R.) et qu'on a mis en place peu de temps après mon arrivée, avec François ». L'aquarelle aussi et la gravure qu'il pratique depuis quelques années en amateur averti avec des artistes croisés au Lézard. « Cet été, j'ai acheté une petite presse. Dans la gravure, j'aime l'idée que le processus fait l'oeuvre. »
Jibé donne de la voix

S'il sait mettre les artistes en valeur, Jibé monte aussi sur scène depuis toujours, ou presque. Sa maman, qui dirigeait plusieurs choeurs de paroisses protestantes, lui a transmis le « goût du chant et de la musique » qu'il a transformé en passion dès son arrivée sur les bancs de la fac d'histoire à Strasbourg au sein de divers groupes : la Libellule, Wolke (devenu Wir Sind Wolken) avec Jean-Christophe Terrier et Samuel Volke au sein du collectif colmarien Microclimat.

Jean-Baptiste Raeth (à gauche) et Samuel Volke en concert en 2010 au sein de Wolke. Archives L'Alsace /Fabien Roth

Et aujourd'hui Vienne la Nuit, anciennement JB et Marco (avec Marc Schmitt), devenu un quatuor il y a un an avec l'arrivée de Jean-Christophe Terrier à la batterie et de Lise Risser à la basse. Musicien averti (piano et guitare), Jean-Baptiste s'est toujours effacé sur scène derrière plus virtuose que lui : ses instruments à lui sont sa voix et sa plume.

À Sélestat, il retrouvera avec bonheur cet univers musical même si c'est un travail plus administratif qui l'attend « mais je vais beaucoup apprendre en matière d'administration de structures publiques », lance l'indécrottable optimiste.
Marie-Lise PERRIN POSTULER Pour répondre à l'appel à candidature au poste de coordinateur, envoyer lettre de motivation et CV de?taille? a? Franc?ois Laperrelle, pre?sident. Uniquement par e-mail a? contact@lezard.org et f.laperrelle@free.fr Y ALLER Pour voir Jean-Baptiste Raeth en concert dans une nouvelle formation, Jibé et Steph, rendez-vous ce samedi 5 octobre à 20 h au Griss Bar à Ammerschwihr.