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L'éditorial de l'Alsace Le traitement indigne infligé aux policiers

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:41:16

© L'alsace, Vendredi le 04 Octobre 2019
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L'éditorial de l'Alsace  Le traitement indigne infligé aux policiers
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Le terrible drame survenu ce jeudi au sein de la préfecture de police de Paris intervient au lendemain de la « marche de la colère » qui a réuni 27 000 gardiens de la paix, officiers et commissaires dans les rues de la capitale. L'enquête devra déterminer les motivations qui ont poussé un fonctionnaire à s'en prendre ainsi à ses collègues. Au-delà de ces seuls faits, la société française ne peut pas rester indifférente au malaise que vit l'institution policière. Il y va de l'avenir du pays que de garder des forces de sécurité motivées et compétentes. Or, les policiers sont au bord de la rupture.

Si un suicide a souvent des causes multiples, la forte augmentation d'actes concernant les policiers pose question. Et impose une réaction des pouvoirs publics. Matériels dépassés, locaux insalubres... Les fonctionnaires de police ne sont pas respectés par l'État quand celui-ci leur offre de telles conditions de travail. Quand, à cela, s'ajoute la mise en cause permanente de l'institution, notamment par les gilets jaunes, il n'est pas difficile de comprendre le ras-le-bol des fonctionnaires de police. Lesquels sont pourtant indispensables dans une démocratie. Plus ils seront motivés, plus ils s'engageront par vocation et non par défaut, meilleure sera la police. Et par ricochet, plus faibles seront les dérapages. Car si les violences policières existent et doivent être sanctionnées, la réalité est grossie par le prisme médiatique déformant.

La France n'a pas de problème avec sa police. Mais certains n'hésitent pas à en faire un bouc émissaire, voire leur cible privilégiée dans leur travail de sape des institutions. Raccourci stupide. Les policiers ne sont pas la loi mais ses représentants. Sans forces de l'ordre, c'est l'anarchie. Le pays doit se préparer à des lendemains difficiles s'il est incapable d'entretenir la flamme de ses troupes. Il est urgent de mettre en place un plan Marshall pour la police. Et de réfléchir, au sommet de l'État comme localement, aux priorités budgétaires.

 

 
 

Attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:55:55

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Paris Un fonctionnaire a tué à coups de couteau quatre de ses collègues
Attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris
Ce jeudi, vers 13 heures, un agent de la préfecture a poignardé cinq de ses collègues faisant quatre morts et une blessée grave, avant d'être abattu. L'assaillant, au profil encore flou, s'était récemment convertià l'islam.
 

 
C'est l'Île de la Cité en entier qui a été bouclée pendant quatre heures, ce jeudi après-midi.
Préfecture de police de Paris, sur l'Île de la Cité, au coeur de la capitale. Il est 13 heures ce jeudi. Mickaël H., agent administratif au service informatique, attaché à la direction du renseignement, revient de son déjeuner. Quelques instants après avoir repris son poste de travail, il s'attaque soudain à l'un de ses voisins de bureau, pour une raison encore indéterminée. Mickaël H., 45 ans, muni d'un couteau de cuisine, poignarde son collègue, lui-même agent administratif à la direction du renseignement de la préfecture. Ce dernier ne survivra pas à ses blessures. C'est à ce moment-là que deux autres de ses collègues, cette fois-ci des policiers, tentent de s'interposer. Ils seront eux aussi victimes des coups de couteau de l'assaillant.
Une folie meurtrière

Mickaël H. n'arrête pas pour autant sa folie meurtrière et s'en prend à deux femmes qu'il croise dans l'escalier. L'une est policière à la direction de sécurité de proximité, l'autre agent administratif à la direction des ressources humaines de la préfecture de police. La première décédera des coups de couteau portés alors que la seconde est grièvement blessée. Jeudi soir, son pronostic vital n'était pas engagé.

En sortant du bâtiment, dans la cour de la préfecture de police, il s'en serait alors pris à un autre policier. Selon un témoignage recueilli par nos confrères du Parisien, ce dernier fait les trois sommations d'usage avant de tirer deux balles sur l'assaillant. L'agresseur meurt sur le coup.

Mickaël H. était employé à la préfecture de police depuis une vingtaine d'années. Selon la fiche le concernant et désormais effacée du site de la préfecture de police, l'auteur des faits était présenté comme un travailleur handicapé souffrant d'une certaine déficience de « ses facultés cognitives ». Il était malentendant.

« L'homme n'a jamais présenté de difficultés comportementales, ni le moindre signe d'alerte », a pourtant tenu à préciser Christophe Castaner. Arrivé sur les lieux peu de temps après l'attaque, le ministre de l'Intérieur a exprimé « tout son soutien et sa plus profonde tristesse à l'égard des familles des victimes. »
Perquisition à son domicile

Mickaël H. était d'origine martiniquaise. Il était marié et habitait en région parisienne à Gonesse (Val-d'Oise). Jeudi après-midi, une perquisition a eu lieu à son domicile et sa femme a été placée en garde à vue.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a indiqué avoir confié l'enquête à la direction régionale de la police judiciaire, pour « homicides volontaires et tentatives d'homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité. » Si la piste du « conflit personnel » était jeudi après-midi privilégiée par les enquêteurs, l'hypothèse d'un acte terroriste n'était pas non plus totalement exclue. Mickaël H. s'est converti à l'islam il y a 18 mois. Aucun lien n'était toutefois établi, jeudi, entre cette conversion et l'attaque meurtrière.

« Nous en sommes, avec mon collègue procureur national antiterroriste, à l'évaluation de la situation. Nous sommes en contact permanent, nous verrons quelles suites procédurales données à cette affaire. [...] Pour le moment, le parquet de Paris reste saisi », a précisé Rémy Heitz.
Secteur bouclé pendant quatre heures

Immédiatement après l'attaque, le périmètre autour de la préfecture de police a été bouclé. Touristes, passants et automobilistes ont rapidement été évacués et tous les accès à l'Île de la Cité fermés, métro compris. L'important dispositif de sécurité n'a été levé qu'au bout de quatre heures, vers 17 heures. Le personnel de la préfecture de police n'a, quant à lui, pas été évacué en entier. Seules, les personnes n'ayant pas été témoins directs de la scène ont pu sortir de l'enceinte, au compte-gouttes. Le temps que les premières constatations aient lieu.

Des scènes de rues désertes entourées de policiers et de CRS en armes, devenues tragiquement banales à Paris.
Boris IVANOFF

 

 
 

 

Macron veut repenser les retraites et les carrières

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:54:44

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Social Réforme
Macron veut repenser les retraites et les carrières
Répondant aux lecteurs de la presse régionale participants à ce grand débat sur les retraites, le chef de l'État a posé comme préalable le déficit zéro du régime général en 2025. Il a surtout élargi la concertation aux carrières.
 

 
Emmanuel Macron à Rodez face à 500 lecteurs de la presse régionale.
À quel âge pourrais-je partir à la retraite ? Comment sera calculée ma pension ? Les Français attendent des réponses à ces deux questions basiques depuis l'annonce en juillet de la réforme qui vise à fusionner à partir de 2025 en un système unique par points, les 42 régimes de retraite existants.

Forcément, ce jeudi à Rodez face à 500 personnes, le président de la République n'a pu apporter des réponses définitives à ces interrogations majeures. Ni à celles plus précises sur telle profession ou telle situation familiale. Pendant un an, les partenaires sociaux, les Français, le Parlement qui aura le dernier mot, devront entrer dans la mécanique complexe des retraites.

Le président a d'abord cadré le débat : « Le système n'est plus universel, n'est plus transparent, n'est plus juste parce que les différences entre régimes ne sont plus justifiées ».

Comme lorsqu'il a été confronté à la crise sociale atypique des gilets jaunes, Emmanuel Macron est descendu dans l'arène micro en main pour expliquer et pour rassurer. « Tout n'est pas à jeter à la poubelle mais le modèle n'est plus tout à fait adapté au monde du travail tel qu'il est aujourd'hui, n'est plus adapté à la démographie ni aux parcours de vie de notre époque. Il y a plein de pays dans lesquels la retraite vous la payez pour vous-mêmes. Je n'en veux pas, cela crée des inégalités. On garde un système de solidarité avec les actifs qui financent les pensions des aînés. Mais on remplace les trimestres par des points que l'on emmagasine pendant la carrière ».
Un calculateur dès 2020 et la pension versée le 1er du mois

Combien vaudra ce point, qui le fixera ? Il faudra patienter. « C'est l'enjeu de la discussion à venir », répond le président Macron qui annonce cependant : « Si en janvier-février on a les idées claires sur la valeur du point, le nombre de points, les grandes règles, on pourra mettre en place un simulateur ». Chacun pourra donc calculer et comparer avec le système actuel. Un engagement aussi à l'invitation d'un retraité : les pensions seront payées le 1er du mois. Seule mesure qui concerne les retraités actuels. « Je n'essayerai pas de nouveau d'augmenter la CSG des retraités ».
L'âge pivot : pas éliminé

Le chef de l'État est également revenu sur la question de l'âge. « Je ne suis pas favorable à décaler l'âge légal (62 ans). Mais quand on nous dit, on pourra continuer à partir à 60 ans, ce n'est pas vrai. Sinon, il faut payer plus de cotisations dans la carrière ou avoir une pension plus faible. »

Et le fameux âge pivot (64 ans) qui déterminerait une décote ou une surcote de la pension ? Il n'est pas éliminé. « Qu'on choisisse un âge pivot ou un allongement de la durée de cotisation via le nombre de points, il restera une réalité qui est une forme de justice : plus vous rentrez tard dans la carrière, plus vous sortirez tard. » Une façon de dire aussi que les carrières longues seront préservées.
Emploi des seniors et gestion des carrières

Car pour le président, et c'est l'éclairage principal de ce grand débat, la négociation sur les retraites est indissociable de celle sur les carrières. Il a insisté à plusieurs reprises, en réponse à des enseignants sur les grilles salariales, à des infirmières, un policier, une orthophoniste, une postière de 60 ans qui se plaignait d'être « mise au rebut malgré 35 ans de loyaux services à son entreprise ».

« Beaucoup de salariés ont perdu le sens de leur travail. On doit repenser le travail notamment celui des salariés seniors. On ne peut pas exiger les mêmes travaux d'une infirmière, d'un policier de 30 ans et d'un collègue de 55 ans. On prendra en compte la pénibilité, l'exposition aux risques », fait valoir Emmanuel Macron. Cette volonté d'élargir négociations et concertations dans tous les métiers promet de longues séances avant d'aboutir à la fusion des 42 régimes.

« Ce système, on ne propose pas de le mettre en place du jour au lendemain », admet le président qui a évoqué une transition de quinze ans.
Déficit interdit

Emmanuel Macron sait qu'il engage non seulement le bilan de son quinquennat mais encore sa capacité et son image de président réformateur. Et les finances du pays. Car, il n'a pas oublié de poser un préalable : « Si le conseil d'orientation des retraites nous dit que le déficit est de 8 milliards en 2025, il faudra travailler plus longtemps. S'il n'y a pas de déficit, ce ne sera pas la peine ». L'équilibre budgétaire ne sera jamais très loin lors des négociations.

 

 
 

 

Macron veut repenser les retraites et les carrières

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:17:41

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Macron veut repenser les retraites et les carrières
 

 
Emmanuel Macron à Rodez face à 500 lecteurs de la presse régionale. Photo Eric CABANIS/AFP
À quel âge pourrais-je partir à la retraite ? Comment sera calculée ma pension ? Les Français attendent des réponses à ces deux questions basiques depuis l'annonce en juillet de la réforme qui vise à fusionner à partir de 2025 en un système unique par points, les 42 régimes de retraite existants.

Forcément, ce jeudi à Rodez face à 500 personnes, le président de la République n'a pu apporter des réponses définitives à ces interrogations majeures. Ni à celles plus précises sur telle profession ou telle situation familiale. Pendant un an, les partenaires sociaux, les Français, le Parlement qui aura le dernier mot, devront entrer dans la mécanique complexe des retraites.

Le président a d'abord cadré le débat : « Le système n'est plus universel, n'est plus transparent, n'est plus juste parce que les différences entre régimes ne sont plus justifiées ».

Comme lorsqu'il a été confronté à la crise sociale atypique des gilets jaunes, Emmanuel Macron est descendu dans l'arène micro en main pour expliquer et pour rassurer. « Tout n'est pas à jeter à la poubelle mais le modèle n'est plus tout à fait adapté au monde du travail tel qu'il est aujourd'hui, n'est plus adapté à la démographie ni aux parcours de vie de notre époque. Il y a plein de pays dans lesquels la retraite vous la payez pour vous-mêmes. Je n'en veux pas, cela crée des inégalités. On garde un système de solidarité avec les actifs qui financent les pensions des aînés. Mais on remplace les trimestres par des points que l'on emmagasine pendant la carrière ».
Un calculateur dès 2020 et la pension versée le 1er du mois

Combien vaudra ce point, qui le fixera ? Il faudra patienter. « C'est l'enjeu de la discussion à venir », répond le président Macron qui annonce cependant : « Si en janvier-février on a les idées claires sur la valeur du point, le nombre de points, les grandes règles, on pourra mettre en place un simulateur ». Chacun pourra donc calculer et comparer avec le système actuel. Un engagement aussi à l'invitation d'un retraité : les pensions seront payées le 1er du mois. Seule mesure qui concerne les retraités actuels. « Je n'essayerai pas de nouveau d'augmenter la CSG des retraités ».
L'âge pivot : pas éliminé

Le chef de l'État est également revenu sur la question de l'âge. « Je ne suis pas favorable à décaler l'âge légal (62 ans). Mais quand on nous dit, on pourra continuer à partir à 60 ans, ce n'est pas vrai. Sinon, il faut payer plus de cotisations dans la carrière ou avoir une pension plus faible. »

Et le fameux âge pivot (64 ans) qui déterminerait une décote ou une surcote de la pension ? Il n'est pas éliminé. « Qu'on choisisse un âge pivot ou un allongement de la durée de cotisation via le nombre de points, il restera une réalité qui est une forme de justice : plus vous rentrez tard dans la carrière, plus vous sortirez tard. » Une façon de dire aussi que les carrières longues seront préservées.
Emploi des seniors et gestion des carrières

Car pour le président, et c'est l'éclairage principal de ce grand débat, la négociation sur les retraites est indissociable de celle sur les carrières. Il a insisté à plusieurs reprises, en réponse à des enseignants sur les grilles salariales, à des infirmières, un policier, une orthophoniste, une postière de 60 ans qui se plaignait d'être « mise au rebut malgré 35 ans de loyaux services à son entreprise ».

« Beaucoup de salariés ont perdu le sens de leur travail. On doit repenser le travail notamment celui des salariés seniors. On ne peut pas exiger les mêmes travaux d'une infirmière, d'un policier de 30 ans et d'un collègue de 55 ans. On prendra en compte la pénibilité, l'exposition aux risques », fait valoir Emmanuel Macron. Cette volonté d'élargir négociations et concertations dans tous les métiers promet de longues séances avant d'aboutir à la fusion des 42 régimes.

« Ce système, on ne propose pas de le mettre en place du jour au lendemain », admet le président qui a évoqué une transition de quinze ans.
Déficit interdit

Emmanuel Macron sait qu'il engage non seulement le bilan de son quinquennat mais encore sa capacité et son image de président réformateur. Et les finances du pays. Car, il n'a pas oublié de poser un préalable : « Si le conseil d'orientation des retraites nous dit que le déficit est de 8 milliards en 2025, il faudra travailler plus longtemps. S'il n'y a pas de déficit, ce ne sera pas la peine ». L'équilibre budgétaire ne sera jamais très loin lors des négociations.

 

 
 

Mulhouse Gabriel Attal dans « la grande ville la plus jeune de France »

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:32:38

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Mulhouse Gabriel Attal dans « la grande ville la plus jeune de France »
 

 
Après les discours inauguraux, le secrétaire d'État Gabriel Attal et les élus locaux ont visité les jardins de Folie'Flore et les stands des Journées d'octobre. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Le lien entre Gabriel Attal et Mulhouse est évident : le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation et de la Jeunesse est le benjamin du gouvernement et Mulhouse est, comme l'a souligné la maire Michèle Lutz, « la grande ville la plus jeune de France ».

« Je me souviens d'un voyage scolaire à Mulhouse et de ma visite à l'Écomusée d'Alsace », a raconté le jeune secrétaire d'État de 30 ans. En une phrase, Ungersheim est devenu un nouveau quartier mulhousien... Plus précis, il a cité une partie du discours de Jacques Chirac lors du bicentenaire du rattachement de Mulhouse à la France, en 2006, en rappelant sa passion pour les pommes et en promettant de goûter la fameuse Natti alsacienne. Surtout, il a évoqué cette « âme des foires qui nous rassemble ».

Avant lui, Michèle Lutz a prononcé un discours offensif, beaucoup parlé d'elle et de son amour de Mulhouse - « J'aime naturellement les gens » - sans pour autant annoncer sa candidature pour les prochaines élections municipales de Mulhouse - « Ce n'est pas le lieu. » Mais ses adversaires présents dans la salle savent à quoi s'en tenir...

Autre femme, autre préoccupation avec Danielle Bras, la vice-présidente de la Chambre d'agriculture d'Alsace, qui a exhorté les élus locaux à soutenir sincèrement les agriculteurs : « L'agriculture alsacienne souffre économiquement, mais aussi des changements climatiques. Je vous le demande, n'utilisez pas l'agriculture à des fins électoralistes ! » Elle a été très chaleureusement applaudie.
Laurent GENTILHOMME Y ALLER Les Journées d'octobreet Folie'Flore se déroulent au Parc-Expo de Mulhouse jusqu'au dimanche 13 octobre.Site : www.journees-octobre.fr

 

 
 

Mulhouse BioRenGaz lauréat du 1er prix« Ça innove » du Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:18:55

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Mulhouse BioRenGaz lauréat du 1er prix« Ça innove » du Haut-Rhin
 

 
Le prix « Ça innove » a été remis à Jonathan Fritsch par Brigitte Klinkert, ce jeudi à Mulhouse. Photo L'Alsace/Édouard COUSIN
Dans le cadre du forum « Ça turbine dans le Haut-Rhin - Les pionniers de la transition », le 1er prix « Ça innove » a été remis, ce jeudi à Motoco, à Mulhouse, par la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert.
Onze projets en lice

Onze porteurs de projet sont venus défendre leur cause. C'est le dossier BioRenGaz, présenté par Jonathan Fritsch, qui a décroché le trophée et remporté un chèque de 5 000 EUR. Cette somme permettra à ce jeune homme, originaire de Thann et désormais installé à Strasbourg, de poursuivre le développement de son projet de maillage territorial de petites installations de méthanisation de proximité, alimenté par les déchets alimentaires. Cette technique est actuellement mise en oeuvre, à l'état de prototype et de manière expérimentale, à Colmar, avec le laboratoire de recherche Rittmo agroenvironnement.
É. C.

 

 
 

alsace  Sécurité : sites Seveso seuil haut Cinq sites démantelés, deux regroupés

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:03:55

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alsace  Sécurité : sites Seveso seuil haut
Cinq sites démantelés, deux regroupés
La directive Seveso contraint les industriels à respecter un certain nombre de règles, destinées à maintenir un haut niveau de sécurité au sein de leur établissement. Il existe 15 sites seuil haut dans le Bas-Rhin et 16 dans le Haut-Rhin. Cinq autres sont aujourd'hui démantelés et deux sites regroupés.
 

 
Démolition de la tour de Rhodia, à Mulhouse, en 2009.
Chacun des sites classés Seveso en Alsace a des activités à risque : traitement de déchets, production d'engrais, stockage d'hydrocarbures... Tous sont soumis à des contraintes spécifiques, contenues dans la directive Seveso. En France, c'est la Dreal, la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, qui est chargée d'assurer le contrôle régulier de ces établissements.

37 sites sont répertoriés dans la base de données des installations classées du ministère de la Transition écologique et solidaire, disponible sur internet. Mais, selon la Dreal, les sites démantelés ne sont plus classés Seveso, même si des procédures de dépollution sont encore en cours.

« Dans le cas de ces établissements, il s'agit d'une pollution chronique. Ils ne comportent plus de risque d'incendie, d'explosion ou de nuage toxique », explique Jacques Molé, chef du pôle risques accidentels au sein du service prévention des risques anthropiques de la Dreal du Grand Est. Une fois les sites démantelés, des piézomètres sont mis en place afin de s'assurer qu'aucun polluant ne peut contaminer la nappe phréatique.

Cinq sites classés seuil haut ont été démantelés : Dow Agrosciences à Lauterbourg, Messier Services à Molsheim, Total Petrochemicals à Rohrwiller, Clariant Production à Huningue, et Rhodia Operations à Mulhouse. Quant aux deux sites regroupés, il s'agit des deux entités de Wagram Terminal, à Reichstett.

Il existe deux niveaux de Seveso : seuil haut et seuil bas. Les contraintes pour les industriels sont beaucoup moins importantes dans le cas du second. Ces seuils sont déterminés selon les types de produits utilisés dans les usines, ainsi que leur quantité. « La directive Seveso demande que les installations seuil haut soient contrôlées au minimum une fois par an et les installations seuil bas au minimum une fois tous les trois ans », précise Jacques Molé.

Dans la région Grand Est, les 117 sites Seveso - dont 67 seuil haut - sont contrôlés par une équipe de 170 agents. Des réunions sont également mises en place avec les pays voisins, l'Allemagne et la Suisse, afin d'échanger des informations. « Lors des contrôles, nous vérifions que les bons produits sont bien dans les bonnes cuves, que celles-ci ne sont pas fissurées, que des détecteurs de gaz sont, par exemple, bien présents », détaille Jacques Molé.

Il arrive aussi parfois à la Dreal de contrôler des entreprises qui ne sont pas classées Seveso, afin de s'assurer que les produits qui y sont stockés et/ou utilisés ne relèvent pas de la directive.

Avec l'actualité de ces derniers jours à Rouen, la Dreal s'attend à recevoir de nouvelles consignes. « Nous travaillons avec les retours d'expérience des incidents qui se produisent », indique Jacques Molé. « Nous recevrons sans doute bientôt des informations du ministère pour savoir quels types de contrôle spécifique nous allons devoir effectuer. » Le gouvernement a par ailleurs demandé mardi aux sites classés Seveso d'effectuer des « contrôles de sécurité complémentaires ».
Pablo GUIMBRETIÈRE

 

 
 

 

Climat : la parole aux citoyens

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:54:20

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Environnement Début des débats ce vendredi
Climat : la parole aux citoyens
Aurore et Myriam vont participer aux débats pour présenter des pistes contre le réchauffement de la planète. Elles racontent comment elles se préparent à cette aventure démocratique.
 

 
Les citoyens sont de plus en plus sensibles au climat, et manifestent comme ici à Paris 21 septembre.
Quelles solutions concrètes pour sauver la planète ? C'est la question que vont devoir trancher, à travers six week-ends, les 150 Français tirés au sort pour la Convention citoyenne sur le climat. Leur mission : proposer au gouvernement un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre, applicable sans heurts au sein de la société.

Emmanuel Macron s'est engagé à ce que cette proposition soit ensuite présentée soit au Parlement pour devenir une loi, soit aux Français pour un référendum. Ce vendredi, les citoyens tirés au sort pour représenter « la France en petit », entament leurs travaux qui vont se dérouler jusqu'à fin janvier. Le Premier ministre Édouard Philippe lancera les débats.

Au programme de ce premier week-end : présenter aux participants les enjeux du réchauffement climatique, montrer ce que la France fait déjà et pourquoi cela ne suffit pas, avant d'aborder les leviers d'action possibles et les points de blocages. Ces réflexions, studieuses, seront axées sur les enjeux quotidiens : la nourriture, les transports ou encore la rénovation énergétique des logements.
« J'ai cru à un canular »

« Au début, j'ai cru à un canular », sourit Myriam, 48 ans, habitante de Givors (Rhône), qui a appris sa sélection par téléphone. Depuis, cette femme de 37 ans, employée comme chauffeur pour la navette interne d'une raffinerie, prend sa mission très au sérieux. « Je me sens un peu comme si j'étais appelée à la barre pour défendre les citoyens ! Je suis contente d'apporter ma pierre à l'édifice. »

Myriam s'apprête à prendre des notes pour bien intégrer toutes les informations, « pointues », qu'elle va recevoir pendant les réunions de la convention. Aurore, 37 ans, soigneuse d'animaux, prend aussi sa sélection à coeur. Depuis le coup de fil d'annonce, « je lis beaucoup de choses sur le climat pour me préparer » explique-t-elle. Sans être une militante écolo, cette habitante des Alpes-Maritimes est sensible aux questions climatiques. « De manière naturelle, par mon mode de vie, je fais attention à mon empreinte carbone. Je vis en montagne. Je ne prends pas l'avion, je ne suis pas une adepte de la consommation, je me chauffe à 17 degrés l'hiver. »

Heureuse d'avoir son mot à dire dans le débat, Aurore se sent comme une « porte-parole » citoyenne. Elle a parlé autour d'elle de sa convocation pour recueillir les doléances de son entourage. Un voisin a même déposé une lettre dans sa boîte aux lettres, en listant une série de propositions. Elle compte bien s'en faire l'écho à Paris, comme des autres idées de ses proches et amis.
Élodie BECU

 

 
 

 

Le secrétariat du Conseil rhénan à Kehl

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:02:39

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transfrontalier
Le secrétariat du Conseil rhénan à Kehl
 

 
Regroupant 71 élus provenant de l'Alsace, du Bade-Wurtemberg, de la Suisse du Nord-Ouest et de la Rhénanie-Palatinat, le Conseil rhénan trinational a installé son secrétariat à Kehl, dans les locaux de l'Euro-Institut (Villa Rehfus). Ce secrétariat est mis en place pour une durée de trois ans dans le cadre d'un projet INTERREG et bénéficiera d'un soutien financier de l'Union Européenne. « La création de ce secrétariat permettra d'optimiser la gestion administrative du Conseil tout en augmentant sa visibilité auprès du public. Cet interlocuteur permanent veillera à développer la coopération avec d'autres institutions transfrontalières du Rhin supérieur », indique, dans un communiqué, le Conseil Rhénan dont la présidence est actuellement assurée par la conseillère régionale du Grand Est, Claudine Ganter. Les partenaires financeront la création d'un poste de coordinateur du Conseil Rhénan.

 

 
 

 

Vallée du Rhin   EDF veut irriguer l'économie du territoire

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:04:39

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Vallée du Rhin  
EDF veut irriguer l'économie du territoire
EDF inaugure, ce vendredi, une agence "Vallée du Rhin" dédiée à son programme "Une rivière, un territoire", pensé pour servir le développement du territoire en collaboration avec ses acteurs socio-économiques.
 

 
Inaugurée ce vendredi, l'agence "Une rivière, un territoire, Vallée du Rhin" d'EDF est la huitième de ce type en France. Elle doit être le bras armé d'un programme - "Une rivière, un territoire" - pensé par le groupe EDF pour « servir le développement des territoires » qui accueillent ses installations hydroélectriques. En l'occurrence, la Vallée du Rhin est la première vallée hydroélectrique exploitée par EDF en France.

Objectifs de ce programme : participer à l'émergence de filières industrielles et d'innovation, en lien avec l'activité du groupe, créer de l'emploi localement et accompagner des entreprises du secteur eau énergie environnement.

« Le programme est né de la prise en compte des attentes des territoires hydrauliques où est présent le groupe EDF. Il expérimente de nouveaux modes de création de valeur au croisement des champs d'action d'EDF et des axes de développement des territoires », indique le groupe.

Ce programme est doté d'un fonds d'investissement du même nom, dont la vocation est « d'investir dans les projets innovants qui sont à la fois créateurs d'emplois et de valeur pour les territoires et pour EDF ».

Depuis son déploiement, en 2012, via sept agences en France, 337 emplois ont été créés, affirme le groupe qui motive cette démarche par le fait que « l'hydroélectricité est une énergie au coeur du lien entre EDF et les territoires ».

Le long du Rhin supérieur, au fil de la vallée du Rhin, EDF exploite neuf aménagements d'une puissance globale de près de 1 400 MW qui produisent en moyenne près de 8 milliards de kWh chaque année, soit deux tiers de la consommation électrique de l'Alsace.

 

 
 

 

L'Assemblée parlementaire franco-allemande se réunira à Strasbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:53:48

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Coopération
L'Assemblée parlementaire franco-allemande se réunira à Strasbourg
 

 
L'Assemblée nationale a entamé ce jeudi la discussion du projet de loi autorisant la ratification du traité entre la France et l'Allemagne sur la coopération et l'intégration franco-allemandes, signé par Angela Merkel et Emmanuel Macron, le 22 janvier dernier, à Aix-la-Chapelle. Richard Ferrand, le président de l'Assemblée, a annoncé à cette occasion que la prochaine réunion de l'Assemblée parlementaire franco-allemande se tiendra à Strasbourg. Cette décision, prise en accord avec Wolfgang Schäuble, le président du Bundestag, fait suite à plusieurs demandes de parlementaires alsaciens, dont Thierry Michels (LaREM) et Patrick Hetzel (LR).

Composée de cinquante membres de l'Assemblée nationale et de cinquante membres du Bundestag, l'Assemblée parlementaire franco-allemande se réunira au moins deux fois par an. Ses compétences sont de veiller à l'application des traités de l'Élysée et d'Aix-la-Chapelle, de suivre les activités des Conseils des ministres franco-allemands et du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité ainsi que les affaires internationales et européennes présentant un intérêt commun et de formuler des propositions sur toutes questions intéressant les relations franco-allemandes.

 

 
 

 

TOURISME Les Allemands sont venus en nombre pour leur Jour de l'Unité « Sprechen Sie deutsch ? »

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:14:31

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TOURISME Les Allemands sont venus en nombre pour leur Jour de l'Unité
« Sprechen Sie deutsch ? »
Les touristes allemands, omniprésents en ville hier pour leur Jour de l'Unité, dressent deux constats quasi unanimes : les colombages colmariens sont toujours aussi magnifiques (« wunderschön ») mais l'usage de la langue de Goethe ou de Schweitzer se raréfie encore et encore.
 

 
Forte affluence en ville hier pour le Jour de l'Unité allemande.
Il suffisait de parcourir les parkings autour de la place de la Cathédrale pour comprendre l'ampleur du phénomène. Un bon tiers des véhicules stationnés là étaient immatriculés de l'autre côté du Rhin. En majorité du Bade-Wurtemberg, de Fribourg, Emmendingen, Lörrach, ou Offenburg. Mais aussi de beaucoup plus loin, de Munich, Francfort, Heidelberg, Hanovre ou même Potsdam.

Ce n'est pas nouveau en soi. Les professionnels du tourisme alsacien constatent d'année en année la place primordiale qu'occupent nos voisins pour cette économie. Même sans téléréalité culinaire, ils représentent le premier marché étranger de Mulhouse à Strasbourg, loin, très loin même, devant le monde entier et en croissance constante dans les hôtels ou les campings.
« On mange toujours bien, mieux que chez nous »

Hier, le Jour de l'Unité allemande (Tag der Deutschen Einheit), soit la fête nationale outre-Rhin depuis 1990, était un aperçu grandeur nature de cette tendance. « Avec ce soleil, c'était l'occasion de revenir », explique une famille du Münstertal, à une petite heure de route du Koïfhus. « Ça faisait quelques années qu'on n'était plus venus, mais la Cathédrale (collégiale, ndlr) est toujours aussi spectaculaire, et tout est tellement propre ».

Sur une terrasse au bord de la Petite Venise, noire de monde et inondée de soleil, un groupe de retraités d'Ihringen vante la gastronomie locale. « On mange toujours bien ici, mieux que chez nous, et ce vin est une merveille de la création, même si on se débrouille de mieux en mieux ».
« Même la réceptionniste ne parlait pas allemand »

Ils ne sont pas en terre inconnue. Chaque été, ils arpentent les sentiers vosgiens, « plus sauvages que la Forêt-Noire ».

Dietmar et Barbara, motards de la région de Coblence, valident le constat. Une fois par an, ils lâchent les chevaux dans les lacets de la Schlucht. Plutôt qu'Unterlinden, ils ont préféré visiter le musée de l'Automobile à Mulhouse, mais dormiront derrière la rue Turenne. « On vient d'une autre région viticole, donc on se sent bien ici, il y a une culture commune malgré les différences ».

La première différence, imparable, renvoie à la langue. Uli et sa femme ont passé commande au déjeuner, puis au café un peu plus loin, en anglais. « Même la réceptionniste à l'hôtel ne parlait pas un mot d'allemand. C'est dommage, il n'y a que le Rhin qui nous sépare ». Lui-même fait son auto critique : « je suis né à Fribourg, donc je pourrais aussi mieux parler français, mais dans ces métiers c'est plus étonnant ».
Plus cher que derrière la frontière

Beaucoup d'autres émettent le même constat, même si les commerces orientés sur le tourisme accueillent de plus en plus du personnel bilingue. «Ici, comme chez nous d'ailleurs, on a tout focalisé sur l'anglais, c'est une aberration, relève Uli. Le Bade-Wurtemberg voulait promouvoir le français, mais ça n'a pas été suivi d'effet. Pourtant, c'est une langue magnifique, même si elle est très compliquée pour nous ».

Si les terrasses étaient pleines comme un 15 août, le constat est moins vrai dans les commerces. Le rapport prestation/prix ne plaide pas pour ce côté du Rhin. « À commencer par les cigarettes et l'essence, sans même parler des menus », relèvent quatre jeunes hommes sur la terrasse du Jupiler Café. Les faits leur donnent raison : hier matin, le litre de diesel était affiché à 1,28 euro à Neuenburg, juste derrière la frontière, contre 1,42 euro chez nous.

Devant le marché couvert, il y avait quand même ces visiteurs de Marburg, un joyau de la Hesse blotti sous un château, les bras chargés de fromages. « Le plaisir, c'est d'abord de trouver des produits qui n'existent pas chez nous ; c'est sûrement vrai aussi pour les Alsaciens qui font leurs courses de l'autre côté ». Eux ont trouvé une denrée plus abordable qu'à l'est : « depuis six mois, on roule en française, une 3008 qui vient de passer pour la première fois la frontière ».
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

Hôpital  Urgences de Mulhouse Tous les internes en arrêt maladie

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:06:44

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Hôpital  Urgences de Mulhouse
Tous les internes en arrêt maladie
Depuis lundi, les urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse ne comptent plus aucun interne dans le service. Tous sont en arrêt maladie pour burn-out. Une situation inédite : pour l'un des représentants du Syndicat autonome des internes des hospices civils de Strasbourg c'est même « du jamais vu ».
 

 
Sur les 17 internes en arrêt maladie, « deux songent à abandonner la spécialité d'urgentiste pour en choisir une autre », selon le Syndicat autonome des internes des hospices civils de Strasbourg.
Confronté à une hémorragie massive de médecins qui dure depuis plusieurs semaines - aujourd'hui, ils sont encore sept titulaires en poste, contre 22 au mois de juin (lire nos précédentes éditions) -, le service des urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse fait face depuis lundi à une nouvelle hémorragie : les 17 internes, qui exercent aux urgences depuis le mois de mai dans le cadre d'un stage de six mois, sont tous en arrêt maladie « pour burn-out », indique l'un des représentants du Syndicat autonome des internes des hospices civils de Strasbourg (SAIHCS).

Cet arrêt maladie collectif « inédit », intervient après « que deux internes, qui étaient des personnes-ressources dans l'équipe et en théorie solides, ont craqué le week-end dernier. Cela a fait effet boule de neige sur les autres qui ont peur de devoir gérer des situations terriblement difficiles sans eux... », détaille le représentant du SAIHCS.
« Cela fait cinq mois que c'est difficile »

Dans les faits, le mal-être est profond : sur les 17 internes en arrêt maladie, « deux songent à abandonner la spécialité d'urgentiste pour en choisir une autre ». Et il dure depuis longtemps. Selon le SAIHCS, « cela fait cinq mois que c'est difficile pour eux. Aux urgences, tout peut arriver. Parfois il y a des choses simples, parfois des choses compliquées qui demandent des prises de décisions importantes, comme la gestion d'une fin de vie, l'entrée en réanimation, des examens importants... En théorie, ces décisions doivent être prises par un médecin senior, c'est-à-dire un médecin titulaire référent. Or, actuellement, cela n'est plus possible aux urgences de Mulhouse, parce qu'il n'y a plus assez de titulaires... »

Faut-il comprendre que ce sont les internes qui font tourner le service depuis plusieurs mois ? « C'est un peu notre sentiment, lâche gêné le représentant du SAIHCS. Légalement ce sont les chefs qui font tourner le service, mais malheureusement, en ce moment, ce sont les internes qui sont obligés d'avancer la prise en charge. » Mais « attention, reprend-il, on ne critique pas les médecins référents qui restent et sont des personnes très bien, ni le chef de service [par intérim], le Dr Guiot, qui est une vraie personne-ressource, ni le personnel qui fait ce qu'il peut ».

Et à la question de savoir pour combien de temps les internes sont arrêtés, le représentant du SAIHCS indique : « Cela dépend. Mais la plupart veulent essayer de revenir au bout d'une semaine pour les patients et parce qu'ils sont solidaires du service. » Un service dont on se demande comment il fonctionne à l'heure actuelle sans les internes. Le représentant du SAIHCS affirme que « depuis lundi, les médecins des autres services de l'hôpital reçoivent six à dix fois par jour des messages flash sur leur poste pour leur dire "Au secours, on a besoin de vous aux urgences !" »

C'est aussi lundi après-midi que la direction de l'hôpital a rencontré les internes. Une direction qui, d'après le représentant du SAIHCS, « a été surprise d'apprendre que les internes n'allaient pas bien, alors qu'on a l'impression de le crier sur tous les toits depuis des mois ». De son côté, la direction indique ne « pas avoir de commentaires à apporter concernant des arrêts maladie ». Elle précise simplement qu'« une nouvelle rencontre est programmée avec les internes ».
Plus d'internes dans le service pour les six prochains mois ?

Dans ce contexte, le SAIHCS demande « à ce qu'il n'y ait pas d'internes au service des urgences de Mulhouse, à compter du 1er novembre, pour la totalité du prochain semestre, le temps que les urgences se reconstruisent. Parce que, actuellement, le service n'est pas capable d'accueillir sereinement des internes. Pour eux, ça ne va pas, c'est un stress terrible, tout le temps. » En plus, affirme-t-il, « les prochains internes qui doivent arriver sont des personnes tout juste sorties de la fac. Quand on est au premier semestre de stage, au premier jour, on ne peut pas demander à un étudiant de faire face à une situation telle qu'elle est actuellement à Mulhouse. Ça paraît inhumain. » Il poursuit : « On ne peut pas mettre des étudiants en danger, des étudiants qui n'ont aucune expérience pratique. Il faut que l'Agence régionale de santé [ARS], qui affecte les internes, soit respectueuse du fait que l'internat, c'est une formation. »

Sollicitée, l'ARS Grand Est indique : « Des travaux sont actuellement en cours avec l'ensemble des acteurs (établissement, faculté et représentants des internes) pour organiser et sécuriser au mieux l'accueil et l'encadrement des internes au sein du service des urgences. L'ARS organise, le mardi 8 octobre, avec l'ensemble des partenaires, une réunion pour finaliser ses organisations dans le respect de la qualité pédagogique des stages. »

Ce jeudi soir, les représentants du SAIHCS ont rencontré le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, le Pr Jean Sibilia, pour parler des difficultés des internes au service des urgences de Mulhouse. À l'heure où nous mettions sous presse, la réunion était toujours en cours et le doyen n'avait pas pris position quant à la demande du SAIHCS de ne pas affecter des internes aux urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse pour le prochain semestre.
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Les retraités manifesteront à Strasbourg et Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:56:53

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social  Mardi 8 octobre
Les retraités manifesteront à Strasbourg et Colmar
 

 
Une large intersyndicale nationale de neuf syndicats organise, mardi 8 octobre, une nouvelle journée d'action et de mobilisation pour la revalorisation de toutes les retraites et contre le projet de système de retraite universel à points. Dans le Bas-Rhin, l'intersyndicale départementale qui regroupe la CGT, la CFE-CGC, la FRG-FP, FO, la FSU et Solidaires, appelle à défiler à 14 h 30 au départ de la place Kléber à Strasbourg. Dans le Haut-Rhin, l'intersyndicale des retraités organise un rassemblement à 10 h devant l'hôtel du Département, 100, avenue d'Alsace à Colmar.

 

 
 

 

Maisons de retraites : nouvelle grève le 8 octobre

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:57:42

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SOCIAL Personnels et directeurs d'établissements
Maisons de retraites : nouvelle grève le 8 octobre
Les personnels réclament davantage de moyens dans un secteur où les conditions de travail sont « catastrophiques ».
 

 
Les personnels des Ehpad sont à bout.
La colère ne retombe pas dans le secteur de l'aide aux personnes âgées. Personnels des Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et de l'aide à domicile, mais aussi directeurs d'établissement, appellent à un nouveau mouvement de grève le 8 octobre prochain.

L'intersyndicale manifestera devant le ministère de la Santé et aussi devant les Agences régionales de santé, les conseils départementaux et les établissements d'accueil des personnes âgées dépendantes. Avec toujours le même mot d'ordre : davantage de moyens pour un secteur à bout de souffle.
Déjà deux journéesde mobilisation en 2018

« La situation ne s'est pas améliorée », regrette Malika Belarbi, de la CGT, pour qui les mesures annoncées par le gouvernement dans le budget de la Sécurité sociale « ne répondent pas à la souffrance des salariés, des résidents et des patients ».

« Nos conditions de travail sont catastrophiques, il y a de plus en plus d'abandons de postes », témoigne Solenn Le Baron, de l'Union fédérale des autonomes de santé (UFAS). Aide-soignante dans un Ehpad, elle évoque des « journées de 7 à 21 heures » ou des « après-midi, seule dans un service de 20 résidents ».

Après deux journées de mobilisation du secteur en 2018, le gouvernement avait commandé un rapport à Dominique Libault, rendu en mars dernier, qui dresse un diagnostic de l'état du secteur. Pour CFDT Santé-sociaux, « maintenant, les chiffres, tout le monde les connaît. Nous voulons des mesures concrètes urgentes ».

« Depuis le rapport Libault, il n'y a plus rien. Si le gouvernement consulte pour prendre le temps sur les dossiers et ne pas les régler, ce serait dramatique », regrette en écho, Pascal Champvert, président de l'AD-PA (directeurs des établissements pour personnes âgées).
E.B.

 

 
 

 

Suicide d'une enseignante Des directeurs « sur la corde raide »

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:31:09

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Suicide d'une enseignante Des directeurs « sur la corde raide »
 

 
Les directeurs d'écoles ont déjà, à plusieurs reprises, demandé que leurs difficultés soient prises en compte. Ici devant l'inspection académique du Haut-Rhin en 2016. Archive L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Ce jeudi, un moment de recueillement était proposé dans les écoles. Certains avaient prévu d'arborer un brassard noir, d'autres d'afficher une information au portail. Le suicide de Christine Renon, directrice d'école maternelle en Seine-Saint-Denis, a soulevé une vague d'émotion dans la profession qui se reconnaît dans la lettre qu'elle a laissée.

Ces difficultés, qui ne sont pas nouvelles, une intersyndicale (SnuiPP-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT), dans l'académie, incite à les faire remonter via des motions, rassemblées dans un cahier de doléances, et des fiches « santé et sécurité au travail ». « Nous devons être solidaires. Le taux de suicide des enseignants est 2,4 fois supérieur à celui des autres salariés et on n'en parle pas », met en avant Didier Charrie, directeur de l'école de La Broque, près de Schirmeck, et membre du SE-Unsa.

Des personnels « qui sont sur la corde raide et, hélas, peuvent basculer », il en connaît. Nicolas Nemett, au Sgen-CFDT, comme Mariane Brosse, du SnuiPP-FSU, tous deux directeurs d'école, évoquent de leur côté des collègues « d'à peine 30 ans qui n'en peuvent plus et veulent se réorienter », d'autres « très investis, qui ne sont pas des débutants et pleurent, quinze jours après la rentrée ».
Inflation administrative

En cause : l'accumulation des tâches administratives qui ne cesse de s'amplifier. L'accueil de plus en plus d'élèves handicapés et « à besoins éducatifs particuliers » nécessite de constituer des dossiers, d'animer des réunions d'équipe, de rédiger des compte-rendus. Soit « trois heures de travail pour chaque enfant d'ici la Toussaint et j'en ai une dizaine à suivre », témoigne Nicolas Nemett.

« Cela nous tient à coeur, mais c'est extrêmement chronophage », abonde Mariane Brosse, en poste à Widensolen, alors que, faute de moyens à l'école et dans les autres institutions, « ce n'est pas toujours suivi d'effet ».

À la rentrée, les directeurs ont pris « beaucoup de temps » à expliquer aux parents la dérogation à signer pour que les petits de 3 ans fassent la sieste à la maison. Une réforme contre-productive dans une relation de confiance avec les familles, pour Nicolas Nemett, et de plus « impossible à faire dans les règles, en 48 heures. On le savait », ajoute Mariane Brosse.

« Le grand thème de la simplification des tâches » n'est toujours pas à l'ordre du jour, observe Didier Charrie. Les directeurs n'ont plus un mais deux plans de mise en sécurité (PPMS) à mettre à jour chaque année, l'un contre les risques majeurs (naturels ou accidentels) l'autre contre les intrusions, ainsi qu'un document d'évaluation des risques. (DUER).
En charge de la sécurité

Il s'agit éventuellement d'obtenir « une attestation de la solidité d'un arbre près de la cour d'école » ou de délivrer des autorisations pour une sortie. Actuellement, ils organisent les élections des parents d'élèves. En l'absence d'assistants, ils répondent au téléphone, organisent la surveillance et les activités pédagogiques complémentaires (APC) ; ils gèrent les inscrip-tions via un outil jugé « peu perfor-mant », ils accueillent les stagiai-res, les parents, mais aussi les entreprises en cas de travaux ; ils font le lien avec les élus... en plus de s'occuper de leurs élèves.

« Après l'incendie de Rouen, on peut s'attendre à des consignes sur les catastrophes industrielles », suppose Nicolas Nemett. Les directeurs craquent sous l'inflation de courriels de l'Éducation nationale : des « injonctions » permanentes et parfois contradictoires, qui aboutissent « à attendre que la canicule soit passée » ; des consignes restreignant la liberté pédagogique, que ce soit la mise en place des évaluations, ou des préconisations détaillées... pour l'installation d'un poulailler. Il en résulte une « lassitude énorme », voire « une perte de sens » du métier.

Localement et depuis peu, relève Mariane Brosse, ils peuvent s'en ouvrir dans des groupes de parole, encore rares, dont la teneur est tenue confidentielle, à l'initiative de quelques inspecteurs de circonscription « qui ont pris la mesure de la souffrance » des personnels.

Car, en plus des mesures structurelles demandées par les syndicats (lire ci-dessus), il importe qu'il y ait « davantage de confiance de l'institution et un relâchement des contraintes », estime le Sgen-CFDT, et que les directeurs soient « plus soutenus face à une administration pas toujours bienveillante », ajoute le SE-Unsa.
Catherine CHENCINER

 

 
 

Éducation   Les parents des 340 000 élèves alsaciens aux urnes

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:01:55

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Éducation  
Les parents des 340 000 élèves alsaciens aux urnes
 

 
Les élections des représentants de parents d'élèves aux conseils d'école (1er degré) et aux conseils d'administration (2e degré) se dérouleront vendredi 11 et samedi 12 octobre. Les parents de 340 000 élèves alsaciens devront accomplir leur devoir de citoyen.

Pour la première fois cette année, certaines écoles ont choisi d'organiser des votes uniquement par correspondance. Ce que déplore Xavier Schneider, président de la FCPE du Bas-Rhin. La Fédération de parents d'élèves demande « la tenue de scrutin physique dans tous les établissements scolaires. Au nom d'une supposée "simplification du fonctionnement des instances du service public d'éducation au bénéfice des usagers", le ministère de l'Éducation nationale a généré un éloignement de certains parents de l'exercice démocratique. La tenue de ces élections au sein des écoles permettait d'établir un lien entre les parents, de parler de leur engagement, de les informer de leurs droits, de créer un véritable échange humain ».

 

 
 

 

Éducation Syndicats : « Les CHSCT ne veulent pas être muselés ! »

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:57:21

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Éducation
Syndicats : « Les CHSCT ne veulent pas être muselés ! »
Les élus des personnels de l'Éducation nationale ont claqué la porte du CHSCT 67 qui devait se réunir jeudi 3 octobre à l'inspection académique du Bas-Rhin à Strasbourg. Une intersyndicale* dénonce une restriction des visites et « un caviardage » de leurs rapports d'enquêtes.
 

 
L'intersyndicale réunie devant l'inspection académique du Bas-Rhin où devait se tenir le CHSCT 67.
« La présidente du CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail**) 67 refuse que l'on fasse plus de trois visites d'établissements scolaires par an - on compte près de 1 000 écoles, collèges et lycées dans le Bas-Rhin -, alors qu'auparavant nous pouvions effectuer huit à dix visites », explique Élisabeth Jacquet, du Snes-FSU. Le nombre de visites a également été réduit dans le Haut-Rhin, mais dans une moindre mesure, passant de six - sept à cinq visites par an. Les Dasen (Directeur académique des services de l'Éducation nationale) considèrent que « les visites des CHSCT dans les établissements mettent le feu aux poudres quand les Comités alertent sur les risques psychosociaux », estime cette représentante du personnel au CHSCT 67.
Des rapports « caviardés »

Outre cette restriction des visites, l'intersyndicale dénonce « un caviardage » des rapports publiés sur un site accessible aux seuls personnels de l'Éducation nationale. Quelques mois après avoir pris ses fonctions, en janvier 2019 à la tête de l'inspection académique du Bas-Rhin, Marie Bazzo « avait préconisé que les rapports ne mentionnent plus le nom des établissements visités », rapporte Élisabeth Jacquet. Face au tollé des syndicats, cette proposition avait été enterrée pour être finalement mise en oeuvre à la rentrée de septembre. De plus, les rapports publiés depuis plus d'un an ne sont plus accessibles, déplore la syndicaliste.

Ce durcissement des règles de fonctionnement aurait pour origine une visite menée par le CHSCT, il y a deux ans, dans un lycée strasbourgeois, qui avait révélé « un management problématique », témoigne Élisabeth Jacquet. « Les deux adjointes du proviseur, ainsi que trois secrétaires, s'étaient retrouvés en congés maladie, des absences qui depuis ont été reconnues comme maladie professionnelle pour les cinq personnes. » L'inspecteur santé sécurité au travail n'avait pas donné suite à cette affaire. Depuis, les syndicats demandent à l'inspection du travail, « indépendante de l'Éducation nationale », l'ouverture d'une enquête.

L'intersyndicale a écrit une lettre ouverte à la rectrice Sophie Béjean - « Madame la Rectrice, souhaitez-vous museler les Comités d'hygiène de sécurité et des conditions de travail ? » - pour demander à être reçue « dans les plus brefs délais ». Les manifestants se sont séparés après avoir rendu un hommage à la mémoire de Christine Renon, la directrice de l'école maternelle à Pantin (93) qui a mis fin à ses jours « après avoir fait part de sa souffrance au travail ».
J.-F.C. (*)L'intersyndicale rassemble la FSU, l'Unsa, le Sgen-CFDT, FO, qui compte des élus au CHSCT 67, ainsi que la CGT et Sud. (**) La réforme de la fonction publique prévoit, dans les trois ans, la fusion des CHSCT avec les Comités techniques au sein d'une instance de dialogue unique : les Comités sociaux d'administration.

(*)L'intersyndicale rassemble la FSU, l'Unsa, le Sgen-CFDT, FO, qui compte des élus au CHSCT 67, ainsi que la CGT et Sud.

 
 

 

Pourquoi les radars rapportent moins

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:43:40

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Pourquoi les radars rapportent moins
 

 
L'année 2019 devait être celle du milliard de recettes nettes pour les radars. Compte tenu de l'installation de nouveaux appareils et des accords avec les pays voisins qui permettent de mieux recouvrir les amendes des conducteurs étrangers. Un chiffre qui s'annonçait nettement au-dessus du record de 2017 : 824 millions nets, c'est-à-dire une fois défalqués les 271 M EUR d'achat, d'installation et de fonctionnement des radars. Mais il faudra se contenter en fin d'année de 700 millions soit à peine plus qu'en 2018, première année de reflux depuis 2003 (682 MEUR). Explications.
L'effet gilets jaunes

Les machines en état de marche représentaient 93 % du parc en 2017 contre 88,87 % en 2018 et 75 % en 2019. Au premier trimestre à peine un radar fixe sur quatre fonctionnait. En cause, selon la sécurité routière : le vandalisme et les destructions volontaires essentiellement liées au mouvement des gilets jaunes. Pour 2020, le gouvernement espère revenir à 93 % de radars opérationnels.
L'effet applis

Les radars fixes flashent moins parce que les automobilistes les ont repérés sur leurs trajets habituels et surtout parce qu'ils utilisent des applis sur smartphones qui les alertent. En outre, ces derniers ont été moins nombreux sur les routes, les forces de l'ordre étant très occupées par ailleurs.
Les Français roulent moins vite

Les automobilistes ont levé le pied. Sur les routes limitées à 80 km/h depuis mi-2018, la vitesse moyenne pratiquée sur l'année baisse de 2 km/h. En agglomération, la tendance à la baisse en centre-ville et dans la traversée de petites agglomérations se confirme autour de - 3 km/h depuis 2015, constate une note de la sécurité routière. Les radars ont donc joué leur rôle pédagogique.
La reprise des flashs dès 2020

L'introduction de voitures radars gérées par des sociétés privées agréées dans cinq régions fin 2020 devrait augmenter le nombre de contrôles. Surtout, les radars tourelles permettront de contrôler d'autres infractions. Ils pourront contrôler simultanément vitesse, franchissement de feux rouge, port de ceinture, distance de sécurité et surtout utilisation du téléphone portable. Et ils sont plus difficiles à endommager

 

 
 

Avions, vins, fromages d'Europe menacés de taxes américaines

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:45:29

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Avions, vins, fromages d'Europe menacés de taxes américaines
 

 
Au coeur de ce début de bataille commerciale, le conflit juridique entre Airbus et Boeing, qui dure depuis 15 ans. Photo Christian CHARISIUS/AFP
De quoi parle-t-on ?
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a autorisé les États-Unis à imposer, à partir du 18 octobre, des tarifs douaniers punitifs sur près de 7,5 milliards de dollars (environ 6,8 milliards d'euros) de biens et services provenant de l'Union européenne (UE).
Pourquoi cette sanction ?

C'est le résultat de 15 ans de bataille juridique autour de Boeing et Airbus. Les États-Unis accusent en effet l'avionneur européen Airbus d'avoir bénéficié de subventions illégales de la part de l'Union européenne. Ce que l'OMC a confirmé pour certaines de ces aides.
Quels pays sont visés ?

Les 28 pays de l'UE sont concernés, mais la France, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie, accusés d'être « à l'origine des subventions illégales accordées à Airbus », seraient davantage touchés.
Quels produits concernés ?

L'administration Trump compte imposer des droits de douane supplémentaires de 10 % sur les avions en provenance des pays de l'UE et de 25 % sur « d'autres produits ». Côté français, ce sont d'abord les vins qui sont visés d'un surcroît de tarifs de 25 %, de même que les vins espagnols et allemands. Des fromages français vont aussi coûter 25 % plus cher aux États-Unis, de même que ceux venant d'Italie et de toute l'Europe. Olives, moules et coquillages sont aussi sanctionnés.

Au niveau des produits industriels, une surtaxe de 25 % va s'appliquer sur toute une panoplie d'outils venant d'Allemagne. L'Angleterre est frappée sur son textile.
Quelles conséquences pour l'Europe ?

Selon une étude du cabinet Euler Hermes, la France est le pays qui a le plus à perdre dans ce début de conflit commercial.

Les pertes annuelles pour l'UE pourraient s'élever à 9,7 milliards de dollars, dont 2,4 milliards pour la France, soit 0,1 point de croissance. « La France est concernée principalement par l'industrie aéronautique, ensuite par les vins et fromages », a déclaré ce jeudi le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.

Plus globalement, cette nouvelle bataille commerciale risque de peser sur la croissance du commerce mondial, alors que les États-Unis sont déjà en conflit avec la Chine dans le même domaine. D'ailleurs, mardi, l'OMC a révisé à la baisse ses prévisions de croissance des échanges de marchandises à 1,2 % pour 2019 contre 2,6 % au printemps dernier.
Et pour les Américains ?

Des centaines de produits de grande consommation pourraient voir leurs tarifs augmenter.

Par ailleurs, plusieurs compagnies aériennes clientes d'Airbus ont manifesté leur mécontentement après ces annonces, comme Jetblue, American Airlines ou Delta Airlines. Cette dernière a estimé que les tarifs douaniers allaient causer de « graves préjudices aux compagnies aériennes américaines, aux millions d'Américains qu'elles emploient et aux voyageurs ». En mai, la compagnie avait expliqué que ces droits de douane n'auraient pas d'incidence sur Airbus, « car ces ventes ont déjà été effectuées », les avions étant commandés des années à l'avance.
Ces menaces vont-elles vraiment se concrétiser ?

L'UE a promis jeudi de riposter, espérant néanmoins parvenir à un accord à l'amiable avec Washington afin d'éviter l'escalade d'une guerre commerciale néfaste aux deux côtés de l'Atlantique. Côté américain, on assure toujours « espérer entamer des négociations » avec l'UE.

 

 
 

Grand Est entreprises Vingt-trois nouvelles recrues pour l'accélérateur

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:05:54

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entreprises
Vingt-trois nouvelles recrues pour l'accélérateur
Lancé début 2018, le programme de développement stratégique des PME mis en place par la Région Grand Est et Bpifrance intègre cet automne sa deuxième promotion. Neuf entreprises alsaciennes sont du nombre.
 

 
Guillaume Mortelier (à d.), directeur exécutif en charge de l'accompagnement chez Bpifrance, et Gilles Knoery, directeur général de Digora
Les dirigeants de vingt-trois entreprises régionales, dont neuf implantées en Alsace (*), ont participé cette semaine, dans les locaux du groupe Lingenheld, à Oberschaeffolsheim, à un premier séminaire de deux jours organisé dans le cadre du programme "Accélérateur PME Grand Est".

Ils forment la seconde promotion de ce dispositif, mis en place au printemps 2018 par la Région Grand Est, en cohésion avec sa politique de développement économique, et la banque publique Bpifrance. L'objectif de ce partenariat est d'aider les PME « à générer de la croissance » et à devenir des ETI (entreprises de taille intermédiaire).

Comme leurs devancières de la première promotion (**), ces PME indépendantes, dont le chiffre d'affaires varie de 5 à 35 millions d'euros, ont été sélectionnées en raison de leur trajectoire de croissance (+16% en moyenne entre 2016 et 2018) et de l'ambition de leurs dirigeants.

« Toutes sont engagées dans une démarche d'industrie du futur et souhaitent augmenter leur effectif dans l'année qui vient. La majorité d'entre elles ont un projet de transformation numérique et souhaitent réaliser une croissance externe dans les cinq ans », résume Lætitia Voirin, responsable des accélérateurs chez Bpifrance.

Pendant 24 mois elles vont bénéficier des trois types d'actions qui composent le programme de "l'accélérateur". Cela commence par des missions de conseil sur-mesure de dix jours qu'effectuent des consultants référencés par la banque. « Celles-ci sont proposées en fonction des leviers de croissance et des priorités identifiés lors du diagnostic établi à l'amorce du programme », explique Guillaume Mortelier, directeur exécutif en charge de l'accompagnement chez Bpifrance.
« Casser la solitudedes dirigeants »

En parallèle, les dirigeants ou les membres des comités de direction sont conviés à des séminaires et ateliers collectifs organisés principalement au sein d'entreprises de la région.

« Il s'agit de casser la solitude des dirigeants et de faciliter la prise de recul stratégique. Huit sessions de deux jours sont prévues au cours des 24 mois du programme », précise M. Mortelier.

Un volet « mise en réseau » complète l'ensemble. « Les accélérés, comme les membres de promotions précédentes, sont amenés à se rencontrer lors d'événements en région et à Paris, voire à bénéficier de mises en relation personnalisées. On veut ainsi créer un Mittelstand à la française en favorisant une dynamique entre les promotions ainsi qu'un esprit de solidarité entre leurs dirigeants ».

L'accélérateur PME Grand Est, dont le coût est cofinancé à 50 % par la Région et Bpifrance, constitue la déclinaison régionale des programmes d'accélération mis en place depuis 2015 à l'échelle nationale par la banque.

« Ce sont des sortes de MBA pour dirigeants », résume un responsable de Bpifrance qui souligne que les intervenants « sont issus de grandes écoles et universités comme HEC, Polytechnique, London School of Economics, Bocconi et TU Munich ».
D'autres accélérateursà l'échelle nationale

Chaque année, Bpifrance lance ainsi une nouvelle promotion nationale réunissant une cinquantaine de PME ainsi qu'une promotion nationale de 25 ETI . S'y ajoutent également des accélérateurs sectoriels regroupant des PME d'une même filière et des accélérateurs thématiques.

Plus de 300 entreprises, dont des alsaciennes comme Digora (Strasbourg), Caldera (Eckbolsheim), Protechnic (Cernay), RSI Video Technologies (Strasbourg), ont déjà participé à ces différents programmes nationaux. « Toutes ont globalement réalisé une croissance allant de 5 à 10 % sur l'export et sur l'emploi à la sortie du programme », constate Guillaume Mortelier.
X.T. * ACEA (Gundershoffen), Altempo (Bennwihr), Jetlaque Industrie (Rhinau), Mecalec/Groupe Pister (Hoerdt), R & D Automation (Saverne), Sart von Rohr (Bitschwiller-les-Thann), Seegmuller et Cie (Lampertheim), Steritech (Saverne) et Thierry Schweitzer (Obernai). ** Lancée en juin 2018, cette promotion regroupe 18 PME du Grand Est, dont huit alsaciennes. Son programme doit s'achever au printemps 2020.

* ACEA (Gundershoffen), Altempo (Bennwihr), Jetlaque Industrie (Rhinau), Mecalec/Groupe Pister (Hoerdt), R & D Automation (Saverne), Sart von Rohr (Bitschwiller-les-Thann), Seegmuller et Cie (Lampertheim), Steritech (Saverne) et Thierry Schweitzer (Obernai).

 
 

 

Télévision Quand CNN ampute la France de l'Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:00:44

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Télévision
Quand CNN ampute la France de l'Alsace
 

 
La carte de France qui apparaît à l'écran de CNN... sans l'Alsace
C'est Philippe Corbé, le correspondant de RTL à New York, qui a repéré cette carte étrange de la France, publiée par CNN. Le pays y apparaît amputé de sa partie la plus à droite de l'écran, donc la plus à l'Est : l'Alsace a tout simplement été escamotée...

La chaîne américaine d'information en continu a publié cette carte pour situer Paris, alors qu'elle relayait l'attaque meurtrière à la préfecture de police. Philippe Corbé a également remarqué que la Corse avait pris de l'embonpoint sur la carte de France.

Le tweet du journaliste, devenu viral, a entraîné bon nombre de réactions. Certains internautes ont qualifié CNN de « reine des cartes pourries » ou se sont demandé s'il s'agissait « d'une carte de 1913 »...

 
 

 

Thann Candidature de Romain Luttringer : l'opposition réagit

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:46:20

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Thann Candidature de Romain Luttringer : l'opposition réagit
 

 
Le groupe minoritaire au conseil municipal de Thann a réagi à l'annonce de la candidature de Romain Luttringer.

« Le groupe minoritaire composé de Marie Baumier-Gurak, Nicolas Morvan et Samira Homrani prend acte de la candidature de Romain Luttringer pour les élections municipales de 2020, en dépit des engagements qu'il avait pris envers les Thannois.

Romain Luttringer aura à défendre son bilan sans vision d'avenir, dont le principal fait d'armes aura été la hausse brutale des impôts locaux, et il devra surtout assumer son attitude antidémocratique. Durant tout son mandat, il aura géré la Ville de façon autoritaire, avec mépris envers ses interlocuteurs (administrations, associations, élus...) et sans être au contact de la population, sauf depuis deux mois !

Le groupe minoritaire fait confiance aux Thannois pour choisir l'an prochain un système plus démocratique et un maire plus à l'écoute de leurs attentes. »

 

 
 

Colmar Faux sondage, vrais enjeux

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:19:42

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Colmar Faux sondage, vrais enjeux
 

 
« Je suis la première victime de cet emballement médiatique », clame Tristan Denéchaud sur Facebook. Le représentant du MoDem, candidat déclaré aux municipales de Colmar, assure que ce faux sondage et surtout sa médiatisation « profitent en premier lieu, à [ses] concurrents, notamment ceux qui semblent prendre un certain plaisir à tirer sur l'ambulance ».

Mais qui alors ? Le conseiller municipal de Colmar ne livre pas de nom. « Nous avons certainement été manipulés et visés par des proches d'autres candidats », se contente-t-il d'écrire. Investi par son parti pour les municipales, Tristan Denéchaud contre-attaque en invitant les personnes à l'origine de ce faux à rapidement « calmer le jeu ». « En tout cas, si le but était de casser ma dynamique ou de me brouiller avec Stéphanie [Villemin, candidate LaREM], c'est raté. Mon équipe est plus soudée et remontée que jamais, et cette épreuve n'a fait que nous rapprocher, Stéphanie et moi. Nous travaillons chacun de notre côté pour l'instant, mais nous sommes en phase, et tout aussi dégoûtés l'un que l'autre par ces manoeuvres ».

La candidate du parti présidentiel, créditée d'un très faible score, ne réagit pas sur les réseaux, l'ayant déjà fait dans nos colonnes et dans celle du quotidien 20Minutes. Stéphanie Villemin déplorait le procédé et regrettait le côté nauséabond de ce début de campagne.
« Colmar, ton univers impitoyable »

Pas mieux loti dans le faux sondage, le premier adjoint, Yves Hemedinger, prend de la hauteur sur Facebook à travers un post dénonçant ceux qui veulent « transformer les prochaines élections municipales en un pugilat ». « Essayons de résister aux nombreuses "fakes news". La politique c'est sérieux », insiste Yves Hemedinger qui, assure-t-il, s'efforcera « de ne rentrer dans aucun combat de personnes ni aucunes attaques personnelles durant la campagne à venir ».

Le député Eric Straumann se contente d'un trait d'humour (« Colmar, ton univers impitoyable »), laissant les internautes commenter, sans relancer. Les autres candidats déclarés ou non (Gilbert Meyer, Frédéric Hilbert, Marie-Hélène de Lacoste Lareymondie) n'ont pas commenté le sujet.

Le fallait-il d'ailleurs ? Plusieurs internautes regrettent la médiatisation de ce faux, critiquant cette mise en avant au détriment du fond, des vraies questions que la campagne abordera sûrement. C'est vite oublier les récents et nombreux articles publiés justement sur ces sujets structurants pour la ville de Colmar (choix de l'emplacement de la future prison, stationnement, politique touristique de la Ville...).

La dénonciation de ce faux sondage permet au moins de rappeler à l'ordre certains proches des candidats qui voudraient transformer cette campagne en un règlement de comptes. C'est tomber dans des travers que la plupart des citoyens dénoncent et c'est clairement desservir la démocratie locale.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

politique Faux sondage, vrais enjeux

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:11:36

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politique
Faux sondage, vrais enjeux
Le faux sondage sur les municipales de Colmar a fait réagir une partie des candidats, déclarés ou non, qui dénoncent tous un déni de démocratie. Quant au fond, il va falloir (encore) attendre...
 

 
« Je suis la première victime de cet emballement médiatique », clame Tristan Denéchaud sur Facebook. Le représentant du MoDem, candidat déclaré aux municipales de Colmar, assure que ce faux sondage et surtout sa médiatisation « profitent en premier lieu, à [ses] concurrents, notamment ceux qui semblent prendre un certain plaisir à tirer sur l'ambulance ».

Mais qui alors ? Le conseiller municipal de Colmar ne livre pas de nom. « Nous avons certainement été manipulés et visés par des proches d'autres candidats », se contente-t-il d'écrire. Investi par son parti pour les municipales, Tristan Denéchaud contre-attaque en invitant les personnes à l'origine de ce faux à rapidement « calmer le jeu ». « En tout cas, si le but était de casser ma dynamique ou de me brouiller avec Stéphanie [Villemin, candidate LaREM], c'est raté. Mon équipe est plus soudée et remontée que jamais, et cette épreuve n'a fait que nous rapprocher, Stéphanie et moi. Nous travaillons chacun de notre côté pour l'instant, mais nous sommes en phase, et tout aussi dégoûtés l'un que l'autre par ces manoeuvres ».

La candidate du parti présidentiel, créditée d'un très faible score, ne réagit pas sur les réseaux, l'ayant déjà fait dans nos colonnes et dans celle du quotidien 20 Minutes . Stéphanie Villemin déplorait le procédé et regrettait le côté nauséabond de ce début de campagne.
« Colmar, ton univers impitoyable »

Pas mieux loti dans le faux sondage, le premier adjoint, Yves Hemedinger, prend de la hauteur sur Facebook à travers un post dénonçant ceux qui veulent « transformer les prochaines élections municipales en un pugilat ». « Essayons de résister aux nombreuses "fakes news". La politique c'est sérieux », insiste Yves Hemedinger qui, assure-t-il, s'efforcera « de ne rentrer dans aucun combat de personnes ni aucunes attaques personnelles durant la campagne à venir ».

Le député Eric Straumann se contente d'un trait d'humour (« Colmar, ton univers impitoyable »), laissant les internautes commenter, sans relancer. Les autres candidats déclarés ou non (Gilbert Meyer, Frédéric Hilbert, Marie-Hélène de Lacoste Lareymondie) n'ont pas commenté le sujet.

Le fallait-il d'ailleurs ? Plusieurs internautes regrettent la médiatisation de ce faux, critiquant cette mise en avant au détriment du fond, des vraies questions que la campagne abordera sûrement. C'est vite oublier les récents et nombreux articles publiés justement sur ces sujets structurants pour la ville de Colmar (choix de l'emplacement de la future prison, stationnement, politique touristique de la Ville...).

La dénonciation de ce faux sondage permet au moins de rappeler à l'ordre certains proches des candidats qui voudraient transformer cette campagne en un règlement de comptes. C'est tomber dans des travers que la plupart des citoyens dénoncent et c'est clairement desservir la démocratie locale.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Munster  Syndicat mixte de la Fecht amont La présidente réélue

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:51:57

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Munster  Syndicat mixte de la Fecht amont
La présidente réélue
Lundi soir s'est tenue l'assemblée générale ordinaire du syndicat mixte de la Fecht Amont. Les nombreux travaux réalisés ou en cours ont été présentés.
 

 
Elle a réuni un certain nombre de personnes (parmi lesquelles le maire de Munster Pierre Dischinger), autant de délégués des différentes communes concernées.

La présidente Monique Martin procéda d'emblée à l'installation des membres désignés, suite à l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2019 entérinant l'extension du périmètre du syndicat.

Les élections du président, vice-présidents et secrétaire n'ont pas créé de surprise puisque Monique Martin a été réélue à l'unanimité présidente. À l'unanimité également les deux vice-présidents Bernard Schlüssel (Turckheim, 1er vice-président) et Albert Arlen (Munster, 2e vice-président) ainsi que Denise Stoekle (Colmar agglomération), secrétaire.

Belle unanimité encore, s'agissant de tous les autres points inscrits à l'ordre du jour, telle l'élection des membres du bureau ou l'explication du fonctionnement du syndicat, s'appuyant sur la structure Rivières de Haute-Alsace (RHA) qui mutualise l'ingénierie pour l'ensemble des syndicats de rivières.

Des travaux qui ont été présentés sur grand écran (réalisés ou en cours), par Olivia Chauzavian, directrice de RHA, Gwendoline Kervellec, ingénieur en chef de RHA et Georges Walter, directeur de la DEVI (environnement) au conseil départemental, à savoir (entre autres) :

- Réouverture d'un bras de la Fecht à Mittlach, réfection d'un mur à Metzeral ; des travaux sur la digue à Muhlbach (en cours) ; reprise de la berge (Walsbach), reprise du seuil en aval du camping (Munster)... passerelle piétonne (Wihr-au-Val) ; protection de la berge (Walbach) ; remise en état du seuil en bois (Walbach) ; mise en place d'un système de comptage de la passe aux poissons au seuil du Logelbach (Turckheim), reprise de la maçonnerie sous le pont et du seuil en aval (Turckheim)...
Le Département souhaite garder la compétence «barrage»

Quant au débat d'orientation budgétaire pour 2020, celui-ci n'a pas non plus suscité de critiques et a été acté (à l'unanimité aussi). Il a en outre, été question de l'approbation de la convention, relative à la répartition de la compétence GEMAPI (Gestion de l'eau et des milieux aquatiques et prévention des risques d'inondation), rappelant que « pour soulager les syndicats de rivières, le département souhaite rester compétent pour la gestion des barrages, gestion réalisée par les « Rivières de Haute Alsace » dont le département est membre ».

Approbation, en plus, concernant « les nouveaux statuts du syndicat mixte du bassin de l'Ill, suite à l'extension et la fusion des syndicats de rivières » mutualisation, comme indiqué plus haut (ce qui n'influe en rien sur la dénomination du syndicat du secteur qui gardera son nom « syndicat mixte de la Fecht Amont »...

 

 
 

 

Ribeauvillé Les meublés de tourisme ne sont plus les bienvenus

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:21:22

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Ribeauvillé Les meublés de tourisme ne sont plus les bienvenus
 

 
La ville de Ribeauvillé compte environ 150 gîtes, soit 656 lits. Photo L'Alsace/ Vanessa MEYER
Les conseillers ont instauré une nouvelle mesure à destination des loueurs : ils sont désormais contraints de solliciter une autorisation de changement d'usage pour les logements d'habitation. « Nous avons pris cette décision d'une grande dureté car il y a danger pour la cohésion sociale de la ville ». Comme à son habitude, le maire Jean-Louis Christ ne passe pas par quatre chemins. « Le développement des gîtes devient explosif. Les habitants de Ribeauvillé partent car les prix flambent ».

Il trouve cela d'autant plus « révoltant » que l'équipe municipale essaie, depuis plus de quinze ans, d'« offrir un cadre de vie dynamique » à la ville aux 110 associations. « L'équilibre sociologique de la ville est menacé. »
Dans sa ligne de mire :les spéculateurs

Les meublés de tourisme sont en forte croissance depuis 2015. Aujourd'hui, la commune compte environ 150 gîtes qui proposent pas moins de 656 lits. « Au prochain recensement, on va perdre entre 200 et 300 habitants avec les conséquences que cela peut avoir, sur les écoles notamment ». La Ville s'est fixé un seuil : ne pas dépasser - 5 500 habitants - afin d'être capable d'approvisionner en eau de source toute la population. « Aujourd'hui, on est tombé en dessous de 5 000 ». Dans sa ligne de mire : les spéculateurs qui « empêchent les gens d'être locataires ». Il fustige aussi les gîtes clandestins qui « pullulent ». Une nouvelle tendance se fait jour : « On commence à proposer des gîtes dans des copropriétés, ce qui crée des nuisances pour les autres occupants ».

Les élus n'ont pas prévu des mesures uniquement coercitives. Ils mettent aussi en place une cellule d'accompagnement en partenariat avec l'ADIL 68, l'agence départementale d'information logement, le conseil départemental, le CAUE 68 (conseil en architecture, urbanisme et environnement) et des professionnels de l'immobilier. Cette permanence, prévue une fois par mois, a pour but « d'apporter un soutien aux habitants désireux de remettre sur le marché des biens immobiliers vacants », en particulier d'anciens gîtes. Une réunion publique d'information se déroulera le samedi 5 octobre à ce sujet (à 10 h 30, salle du théâtre). Par ailleurs, la communauté de communes du Pays de Ribeauvillé songe à engager une opération de revitalisation du territoire, ce qui permettra à des propriétaires de bénéficier du dispositif Denormandie, une « aide fiscale à la rénovation et à la location ».

Riquewihr a perdu près de 100 habitants ces dernières années. Photo DNA /Nicolas Pinot
« Obligatoiresi le logement changede propriétaire »

Les propriétaires de meublés existants ne sont pas concernés par cette nouvelle procédure de changement d'usage.

« Elle est obligatoire si le meublé de tourisme change de propriétaire. Une nouvelle décision sera prise par la Ville. Je pense aussi qu'il sera interdit de louer dans une copropriété ».

Pour accroître l'offre immobilière, la Ville est en train de faire construire un lotissement de 45 maisons pour primo-accédants à la propriété. « On casse les prix du marché pour essayer de rééquilibrer les choses ».

Afin que les habitants ne désertent plus le centre-ville, ils bénéficient d'un macaron leur permettant de garer leur véhicule en zone bleue.
Textes : Michelle FREUDENREICH

 

 
 

Orbey  La société d'histoire à Fougerolles Un colloque entre patoisants

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:52:29

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Orbey  La société d'histoire à Fougerolles
Un colloque entre patoisants
Le 28 septembre, c'est Alain Seguin le président de l'association « Neut'bé Patois » (notre bon patois) qui a accueilli à Fougerolles les participants venus des nombreuses contrées où se pratique encore cette langue transmise oralement de générations en générations.
 

 
Les membres de l'ASVP et société d'histoire du val d'Orbey ont participé au colloque des patoisants qui a eu lieu à Fougerolles.
Après le mot de soutien du représentant du président du conseil départemental de la Haute Saône et de la CCME des Mille Etangs, la douzaine d'associations ont présenté tour à tour une scénette dans leur patois local.

Les organisateurs avaient bien prévu les choses, chacun des 200 participants avait reçu une documentation permettant de suivre les dialogues qui se déroulaient sur scène traduits en français. Le sujet du jour : l'arrivée du confort moderne dans les années 50-60. Chaque petit groupe avait composé son spectacle présenté en costume traditionnel et les vieux outils d'époque ont été sortis des greniers voir des musées pour l'occasion.

Les groupes du pays welche n'étaient pas en reste, les membres de l'ASVP Fréland et société d'histoire d'Orbey et son école de patois ont caricaturé un représentant vendeur de « Noveltè » (nouveautés) passant de ferme en ferme se heurtant à l'incompréhension des fermières satisfaites de leur vie routinière.

L'académie patoise de Labaroche a raconté le travail harassant de la corvée de lessive (lè bway » des grand-mères et la découverte des premières machines à laver le linge. L'arrivée de l'électricité, des premiers tracteurs, des appareils electro-ménagers ont changé les coutumes et provoqué nombre de conflits dans les campagnes et les familles, très bien mis en scène par les différents autres groupes.

L'harmonie de Fougerolles est venue apporter une touche musicale très applaudie à la fête. Le rassemblement patoisant s'est poursuivi par un excellent repas composé de recettes traditionnelles locales.

La surprise des organisateurs est venue clôturer la journée, la compagnie Gazelle a interprété « Le petit collectionneur de couleurs » en français et patois avec son Théâtre miniature, Le Kamishibai littéralement « pièce de théâtre sur papier ».

Alain Seguin a remercié les participants et les bénévoles qui ont contribué à la réussite de cette manifestation et tous ceux qui contribuent à la sauvegarde de ce patrimoine immatériel.

 

 
 

 

ALTKIRCH  Gendarmerie Prise d'armes du chef d'escadron Nicolas Mejenny

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:51:09

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ALTKIRCH  Gendarmerie
Prise d'armes du chef d'escadron Nicolas Mejenny
Le chef d'escadron Nicolas Mejenny a pris ce jeudi après-midi officiellement ses fonctions à la tête de la compagnie de gendarmerie d'Altkirch, lors d'une cérémonie. Il a sous ses ordres 99 militaires qui exercent leurs missions sur 126 communes et assurent la sécurité de 88 000 habitants.
 

 
Le colonel Guillaume Le Blond (à gauche), a confié le commandement de la compagnie de gendarmerie d'Altkirch au chef d'escadron Nicolas Mejenny (à droite).
Arrivé à la tête de la compagnie de gendarmerie de l'arrondissement d'Altkirch le 1er août, le capitaine Nicolas Mejenny a été officiellement installé dans ses fonctions, ce jeudi après-midi, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée à la compagnie de gendarmerie d'Altkirch. Il succède au chef d'escadron Stéphane Mottet, qui a été affecté au groupement de commandement de l'Ain, comme officier adjoint chargé de la police judiciaire à Bourg-en-Bresse.

La prise d'armes s'est déroulée en présence du colonel Guillaume Le Blond, commandant le groupement de gendarmerie départementale du Haut-Rhin, des commandants des communautés de brigades du Sundgau, les militaires de la compagnie d'Altkirch, ainsi que des élus, parmi lesquels Nicolas Jander, maire d'Altkirch et conseiller départemental, et Raphaël Schellenberger, député de la circonscription de Thann-Cernay.

Le colonel Guillaume Le Blond a donc officiellement confié le commandement de la compagnie de gendarmerie d'Altkirch au chef d'escadron Nicolas Mejenny. La compagnie est composée de quatre communautés de brigade (Altkirch, Dannemarie, Ferrette, Masevaux-Niederbruck), d'un peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig) et d'une brigade de recherche (BR). Ses 99 militaires exercent leurs missions sur le ressort territorial de 126 communes, au profit d'environ 88 000 habitants.

Avant d'être muté à Altkirch, le chef d'escadron Nicolas Mejenny, 38 ans, a commandé pendant quatre ans la gendarmerie fluviale franco-allemande à Kehl-am-Rhein. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER

Originaire des Deux-Sèvres, Nicolas Mejenny, 38 ans, a fait des études à l'Institut d'études politiques de Paris, tout en étant réserviste dans la compagnie des fusiliers marins de Saint-Assise (Seine-et-Marne). Après avoir passé une année au 152e régiment d'infanterie de Colmar, il a intégré l'école des officiers de la gendarmerie nationale à Melun (Seine-et-Marne). De 2007 à 2011, il a commandé le peloton d'intervention de l'escadron de gendarmerie mobile (EGM) de Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne, avant de prendre le commandement de l'EGM de Wissembourg (Bas-Rhin) de 2011 à 2015. Cette année-là, il a été nommé commandant de la gendarmerie fluviale franco-allemande à Kehl-am-Rhein où il est resté quatre ans, jusqu'à son affectation en août dernier à Altkirch.

À l'issue de la cérémonie, le vin d'honneur a été servi dans l'enceinte de la compagnie de gendarmerie.
A.D.

 

 
 

 

Procès du Mediator Une Alsacienne témoigne « Qu'on reconnaisse ce qu'on m'a fait, l'empoisonnement »

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 05:58:43

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Procès du Mediator Une Alsacienne témoigne
« Qu'on reconnaisse ce qu'on m'a fait, l'empoisonnement »
Le procès du Mediator a commencé le 23 septembre et durera environ six mois. Une victime alsacienne, partie civile, raconte le calvaire que sa vie est devenue.
 

 
Les parties civiles au premier jour du procès du Mediator à Paris.
« Mettez Kikine, c'est mon surnom. Kikine F. » Cette Bas-Rhinoise de 60 ans est une des 2 700 parties civiles constituées dans le procès du Mediator qui se déroule depuis le 23 septembre et durera six mois au tribunal de grande instance de Paris. Elle a fini par accepter de témoigner, mais sans nom et sans visage. Une décision qu'elle a regrettée durant toute l'interview, répétant : « Je n'en peux plus, j'en ai ras le bol. Je n'arrive plus à rien, tout me fatigue. »

L'histoire de sa dégringolade remonte à son accouchement en 1984. Kikine pesait 49 kg, au bout de neuf mois, elle en fait 90. On lui prescrit de l'Isomeride. Pas longtemps ; le médicament est retiré du marché. L'Alsacienne fait des yoyos. Elle change son alimentation, retombe à 66 kg puis remonte à 75. Elle sollicite à nouveau son médecin traitant qui l'envoie chez une nutritionniste à Strasbourg. « Elle m'a prescrit du Mediator, d'abord un comprimé par jour, puis deux, puis un avant chaque repas. » On est en 1999. « C'était la mode des coupe-faim à l'époque », commente son mari.
« J'étais contente, malheureusement »

Cela se passe plutôt bien. « Je perdais du poids, beaucoup même. Je suis descendue à 59 et même 55 kg. Et puis j'avais de l'énergie à revendre ! Mais je commençais à faire des insomnies, ce qui ne me dérangeait pas plus que ça. J'étais contente, malheureusement. »

Les douleurs arrivent peu à peu dans les bras, les jambes. « C'est comme de l'arthrose, des fourmillements, une fatigue des membres. » Kikine qui aimait tant faire de la randonnée, n'y arrive plus. « Je m'essouffle tellement vite. »

L'Alsacienne fête ses 40 ans avec le nouveau millénaire. Année sombre puisque c'est celle de sa mise en invalidité. Avant, elle a été en mi-temps thérapeutique dans son emploi d'ouvrière. « Je m'écroulais. Je perdais l'équilibre. Quand je marchais, je tanguais. J'avais le corps d'une personne de 80 ans. » Son médecin l'envoie en cardiologie, mais les examens ne montrent rien d'anormal. « Du jour au lendemain, on m'a dit que j'avais une valvulopathie. Ils m'ont assuré que ce n'était pas grave, que c'était lié au stress. Personne ne m'a dit d'arrêter le Mediator. »

La vie se poursuit tant bien que mal, avec des hospitalisations, des cures. « On m'a opérée plusieurs fois des articulations pour de la calcification ; on a soigné les douleurs, la fibromyalgie. » Lors d'une cure dans le Sud, Kikine demande au médecin de l'établissement de lui prescrire du Mediator parce qu'elle a terminé sa boîte. « Il a refusé en ajoutant qu'il ne prescrivait plus ce médicament car il avait une personne sur la conscience... C'est le premier qui a dit que c'était dangereux, mais je ne l'ai pas vraiment cru. De retour en Alsace, j'ai repris du Mediator. » Elle ne fait pas le lien avec son état de santé. Pourtant elle se « dégrade. Je ne pouvais plus marcher, je passais des nuits blanches, j'étais essoufflée, j'avais des palpitations et des douleurs dans tout le corps. »
« Mon mari, mon cerveau »

Jusqu'au jour où l'affaire éclate. « Je suis tombée de haut ! J'ai repensé au médecin de la cure... » C'est le début d'un autre combat, celui du procès (lire ci-dessous).

Aujourd'hui, il y a des hauts et des bas. « On est constamment crispé, constamment à la recherche d'air. C'est comme une paralysie avec des décharges électriques. Quelques pas, un simple ménage et je suis essoufflée. » Depuis que son mari est à la retraite, c'est lui qui s'occupe des tâches ménagères. « Il me fait les vitres, les courses », raconte Kikine F. Son mari dont elle dit qu'il la soutient, qu'il est son « cerveau. Sans lui, ça n'irait pas ».

Elle prend des médicaments, des anxiolytiques quand elle angoisse trop, des somnifères. Elle a abandonné toute activité physique, sauf de l'aqua-gym avec le réseau cardio-prévention d'Obernai : « Eux, ils m'ont beaucoup aidée, ils m'ont un peu redonné goût à la vie. Je leur dis même merci. »
« Mon corps,je ne le supporte plus »

Il y a aussi un moral en berne. « J'ai perdu confiance en moi », lance Kikine comme une révélation. « Mon corps... je ne le supporte plus. La seule position, c'est dans mon lit, dans le noir. » Elle se retire du monde, pour ne pas retarder ses anciens copains randonneurs, pour ne pas risquer de gâcher une fête de famille. « Je m'isole. Je suis une charge pour les autres. Je ne peux même pas assurer une danse ! Je suis un légume, je suis tellement essoufflée, tellement fatiguée... »

« Ça nous a changé la vie », commente son mari. Kikine raconte qu'elle ne peut pas garder ses quatre petits-enfants, ne s'en sentant pas capable « Ça me stresse et je me fatigue trop vite. Et puis j'ai peur de transmettre mon malaise ; mes enfants l'ont vécu. » Ses deux enfants aimeraient qu'elle « fasse quelque chose pour mieux vivre ». Mais de ça non plus, elle dit ne pas être capable. Il y a les crises où elle a l'impression d'étouffer, les chutes quand elle essaie de faire un peu de jardin, ou tout simplement qu'elle emprunte les escaliers. « Il y a des moments où je me dis "Endors-toi et ne te réveille plus". »
Annick WOEHL

 

 
 

 

Steige Des tags nazis sur la mairie

Publié dans le panorama le Vendredi 04 octobre 2019 à 06:36:29

© L'alsace, Vendredi le 04 Octobre 2019
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Steige Des tags nazis sur la mairie
 

 
Des tags, notamment des croix gammées et des symboles nazis ont été découverts sur les murs de la mairie de Steige. Ils ont été apposés à la peinture à l'entrée du bâtiment.

Les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg lancent un appel à témoins après ces actes à caractère xénophobe commis dans la nuit du 2 au 3 octobre. Un acte qui s'inscrit selon les enquêteurs « dans un phénomène qui vise plus particulièrement les mairies et perdure depuis plusieurs mois dans le Bas-Rhin ». Un numéro vert est mis en place, contacter le 08.00.77.62.02.