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Adrien Zeller, l'homme pressé et visionnaire

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:20:02

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Adrien Zeller, l'homme pressé et visionnaire
 

 
Joseph Daul, Paul Rall et François Bouchard, lors de la soirée hommage à Adrien Zeller. Photo DNA /Jean-François BADIAS
La famille, des collègues, des collaborateurs, des proches. Celles et ceux qui éprouvent une proximité avec Adrien Zeller se sont retrouvés, vendredi à Truchtersheim, à l'initiative de Justin Vogel, conseiller régional, ancien vice-président de la région Alsace chargé des finances et maire de Truchtersheim, pour « évoquer » la personnalité de l'ancien président de la région Alsace, maire et député de Saverne, dix ans après sa disparition.

Au lendemain du décès de Jacques Chirac, des « ressemblances » entre les deux hommes surgissent, évidentes. « Habité par la politique », Adrien Zeller était « toujours en mouvement », il « savait se montrer intransigeant et habile », relève l'ancien journaliste des DNA Claude Keiflin. « Il aimait énormément les gens et était d'une grande culture qu'il n'étalait pas. » Henri Zeller enrichit le portrait d'un père à « l'empathie démesurée », « fervent promoteur de l'Alsace », porté par « une force de conviction remarquable ». Son épouse Huguette rappelle sa « grande générosité ».
« L'obsession de l'efficacité »

Léonard Zeller brandit une des cordes avec laquelle son frère Adrien nouait les gerbes de blé dans la ferme de cousins, dès ses 5 ans. Ce lien ancestral illustre son « désir de servir l'agriculture française et alsacienne ». Adrien Zeller abandonne la voie de l'enseignement pour devenir ingénieur agronome, tout en jouant au basket. « Sur le terrain, c'était un meneur. Quand nous perdions il me disait : "Eugène, faut foncer !" », raconte l'un de ses partenaires.

Catherine Zeller, fille d'Adrien Zeller, au premier plan. Photo DNA /DNA Jean-François BADIAS

À la Commission européenne, où il est en poste de 1967 à 1973, il planche sur le plan Mansholt qui revoit les structures de l'agriculture communautaire dans une Europe à six. « Il a quitté Bruxelles parce qu'il savait que ça irait trop lentement... », décrypte son fils Henri. « Il était obsédé par l'efficacité. Passer le plus vite possible de l'idée à sa réalisation », confirme François Brunagel, ancien chef du protocole au Parlement européen.

Il se présente aux élections législatives de 1973 à Saverne. Personne ne pensait qu'il allait gagner contre le député gaulliste sortant Alfred Westphal, rappelle son suppléant « protestant » Jean-Georges Sorgius, à qui Adrien Zeller avait glissé cette confidence : « Eux travaillent avec les notables, moi je travaille en dessous. » Léonard Zeller exhibe une affiche orange de cette première campagne. Il y est écrit : « Ça suffit ». « Il a fait du Macron avant l'heure », estime son ancien adversaire au conseil régional, Stéphane Bourhis.
« Une autorité souple »

La présidence de la région Alsace, Adrien Zeller l'a conquise en 1996, après le décès de Marcel Rudloff, grâce à une alliance avec les écologistes. Il était « imaginatif et innovant... au risque d'être emmerdant », raconte François Bouchard, qui fut son directeur général des services de 2005 à 2009. « D'abord un visionnaire et un stratège », dit-il. Paul Higi, ancien directeur de l'Éducation au conseil régional, se souvient de son « autorité souple » et de la « stratégie du harcèlement » dont il savait faire preuve.

Au fil de la soirée se redessine le profil d'un Alsacien européen - il s'était présenté aux élections européennes et avait été élu eurodéputé -, avocat d'une France forte de ses régions, « très respectueux du recteur et du préfet », hanté par les extrêmes. Le « démocrate-chrétien » a encouragé le dialogue interreligieux et interculturel à travers notamment le Mois de l'autre dans les lycées, relève Paul Rall, son ancien chef de cabinet.

Les souvenirs ravivent ses grandes enjambées, ses chaussures parfois dépareillées, ses poches toujours sans monnaie, sa méfiance des partis, sa passion alsacienne. « Il avait l'Alsace chevillée au corps, avant sa carrière nationale », explique Émile Blessig, qui lui a succédé à la mairie de Saverne et à l'Assemblée nationale. « Il pensait que l'Alsace pouvait jouer en première ligue mondiale, son atout étant son ancrage rhénan », insiste Michel Ronc, qui a collaboré avec la région pour le développement des PME innovantes.

Avant les « au revoir », Henri Zeller rappelle « quelques pistes que nous a léguées Adrien Zeller » : « Soyez des acteurs du transfrontalier. Imprégnez-vous des autres régions. Devenez des ambas-sadeurs de la décentralisation. » Comme des invitations contemporaines.
Franck BUCHY

 

 
 

Enseignement  Haut-Rhin : Une application pour trouver un stage

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:39:03

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Enseignement  Haut-Rhin
Une application pour trouver un stage
Lancée ce lundi, la plateforme Géostages doit aider les collégiens et lycéens à trouver un stage de qualité, tout en facilitant le suivi du dossier par les enseignants et les démarches administratives. Le projet est en phase de test dans 19 établissements du Haut-Rhin.
 

 
Le projet de la plateforme Géostages est le fruit d'une convention tripartite entre le conseil départemental du Haut-Rhin, le rectorat et le lycée Jean-Mermoz.
Parfois, les grandes idées se rencontrent. Dans le cas de Géostages, elles fusionnent même. En 2018, dans le cadre de sa réflexion sur la réussite éducative de tous (PRET), le conseil départemental du Haut-Rhin cherche à simplifier et faciliter la recherche de stages pour les collégiens et lycéens. À la même période, le lycée Jean-Mermoz de Saint-Louis souhaite développer, en interne, une plateforme avec le même objectif. « À l'origine, cette plateforme était destinée à nos élèves de troisième, de BTS et à nos apprentis, explique Jean-Luc Schildknecht, proviseur du lycée ludovicien. Et puis nous nous sommes lancés dans une aventure que nous n'avions pas tout à fait prévue. »
Une plateforme intuitive

Le résultat est prometteur, sur le papier tout du moins. D'abord, les élèves se connectent sur la plateforme grâce aux identifiants communiqués par leur établissement. Puis ils remplissent les filtres de recherches - que leur collège ou lycée a préalablement choisis : par centre d'intérêt, par champ de métier, par formation... - pour trouver les stages les plus pertinents qui figurent ensuite sur une carte. « Les élèves peuvent voir si d'autres personnes ont candidaté sur le même lieu de stage, connaître les itinéraires possibles depuis chez lui », complète Jean-Luc Schildknecht. Autre avantage de Géostages : les entreprises répertoriées ont déjà accueilli des élèves de l'établissement concerné.

L'entreprise en charge du projet, 2le, a également conçu une interface pour les enseignants et le personnel administratif. Les enseignants peuvent y suivre l'évolution du projet de l'élève : s'il a contacté l'entreprise, depuis quand, s'il l'a relancée... Ils peuvent aussi lui proposer d'autres entreprises selon son profil ou ses envies.
Des conventions de stage numériques

L'application a aussi un avantage administratif : les conventions de stage sont signées numériquement, ce qui permet de les sauvegarder automatiquement, de les archiver et d'accélérer la procédure.

« C'est parce que nous avons porté ce projet ensemble que nous avons réussi à le mener à bien. » Lara Million, vice-présidente du conseil départemental, a tout de suite été séduite par le projet du lycée Jean-Mermoz. « Nous espérons que cela va simplifier les recherches des 7 000 collégiens qui cherchent chaque année un stage de cinq jours en entreprise, poursuit-elle. Nous voulons aussi que cette plateforme rétablisse l'égalité des chances et associe l'intégralité du monde professionnel à cette démarche. » Le coût de l'opération s'élève à 105 300 EUR et est subventionné par le conseil départemental du Haut-Rhin, le rectorat, le lycée Jean-Mermoz, l'Union européenne (Feder : fonds européen de développement régional) et la région Grand Est.

Testé dans 19 établissements du Haut-Rhin (lire ci-dessus), Géostages devrait, à l'horizon 2020, être ouvert à l'ensemble des collèges et lycées du département.
Marie DEDEBAN

 

 
 

 

Conseil franco-allemand : Toulouse plutôt que Strasbourg

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:51:11

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Politique
Conseil franco-allemand : Toulouse plutôt que Strasbourg
Emmanuel Macron ne reviendra pas à Strasbourg, accompagné d'Angela Merkel, le mercredi 16 octobre. La ville de Toulouse a été préférée à la capitale alsacienne pour accueillir le conseil des ministres franco-allemand.
 

 
En décembre 2010, bain de foule pour Nicolas Sarkozy (alors président de la République) et Angela Merkel, à Fribourg-en-Brisgau, à l'occasion du conseil des ministres franco-allemand.
Quel plus beau symbole que Strasbourg pour accueillir un conseil des ministres franco-allemand ? La capitale alsacienne était sur les rangs pour recevoir celui du mercredi 16 octobre. Elle aurait succédé au château de Meseberg (juin 2018) et à Paris (juillet 2017). Pour mémoire cette réunion des deux gouvernements avait déjà eu lieu à Metz en 2016 et à Fribourg-en-Brisgau en 2010.
« Strasbourg "écartée" »

Strasbourg, siège des institutions européennes, représentait un joli symbole et, comme l'avait révélé Le Canard Enchaîné du mercredi 25 septembre, ce choix aurait permis de "moucher" Annegret Kramp-Karrenbauer, actuelle ministre fédérale de la Défense, qui avait eu des déclarations peu amènes à l'égard de Strasbourg.

Hélas, l'hebdomadaire satirique soulignait aussi que Strasbourg avait du plomb dans l'aile et que Toulouse était favorite. La capitale de la région Occitanie a pour avantage d'accueillir le siège de l'avionneur Airbus, symbole européen s'il en est.

Les médias toulousains ont relayé ce mercredi l'information selon laquelle Toulouse avait été préférée à Strasbourg. Le 21e conseil des ministres franco-allemand réunira donc Emmanuel Macron, Angela Merkel et un grand nombre de leurs ministres en terre occitane. Deux rencontres sont notamment prévues, l'une dans le bâtiment du Capitole, siège de la mairie, l'autre sur le site de l'avionneur. Il faut dire qu'Airbus fête ses 50 ans. Mickaël Nogal, député LaREM de Haute-Garonne, a ainsi expliqué, à nos confrères de La Dépêche du Midi, que « l'anniversaire d'Airbus a joué pour le choix de Toulouse ». « Toulouse est la capitale européenne de l'aéronautique et du spatial », a-t-il ajouté.

Pourtant, la capitale alsacienne semblait d'abord favorite. Mais, les médias toulousains le soulignent : Strasbourg a été « écartée ». Le Canard Enchaîné évoquait aussi l'hypothèse qu'Emmanuel Macron cherchait à s'attirer les bonnes grâces du maire de la cité, Jean-Luc Moudenc, estampillé LR, que LaREM aimerait voir venir dans son giron.

Au sein du parti présidentiel, on rejette cette hypothèse en affirmant que « le Président ne se déplace pas pour faire plaisir à tel ou tel maire ».
« Encore trois anspour y parvenir »

Le député MoDem de Strasbourg, Sylvain Waserman, botte en touche. Il préfère vanter l'installation, ce jeudi, du comité transfrontalier, instauré par le traité d'Aix-la-Chapelle, qui aura pour rôle de faire des propositions aux sphères législatives et exécutives pour une meilleure convergence des législations allemande et française, afin d'améliorer la vie des frontaliers mosellans et alsaciens.

Toutefois, M. Waserman indique qu'il « aurait préféré » le choix de Strasbourg à celui de Toulouse. « La voix qu'on fait entendre, c'est systématiquement en faveur de Strasbourg. Là où toutes les majorités parlementaires ont échoué depuis 2003 à faire venir un conseil des ministres franco-allemand à Strasbourg, nous avons, nous, encore trois ans pour y parvenir ».

Déception aussi à la mairie de Strasbourg, même si on reconnaît être bien servi en termes de visites ministérielles et/ou présidentielles. « C'est vrai que pour un conseil des ministres franco-allemand, on a une petite légitimité, à Strasbourg, concède Jean-François Lanneluc, directeur de cabinet du maire, Roland Ries. Mais on peut supposer que le gouvernement a pensé qu'il y avait eu beaucoup de Strasbourg récemment... »
Denis TRICARD

 

 
 

 

Le Conseil rhénan installe son secrétariat à Kehl

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:38:29

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Le Conseil rhénan installe son secrétariat à Kehl
 

 
Regroupant 71 élus provenant de l'Alsace, du Bade-Wurtemberg, de la Suisse du Nord-Ouest et de la Rhénanie-Palatinat, le Conseil rhénan trinational a installé son secrétariat à Kehl, dans les locaux de l'Euro-Institut (villa Rehfus).
« Optimiser la gestion »

Ce secrétariat est mis en place pour une durée de trois ans dans le cadre d'un projet Interreg et bénéficiera d'un soutien financier de l'Union européenne. « La création de ce secrétariat permettra d'optimiser la gestion administrative du conseil, tout en augmentant sa visibilité auprès du public. Cet interlocuteur permanent veillera à développer la coopération avec d'autres institutions transfrontalières du Rhin supérieur », indique dans un communiqué le Conseil rhénan dont la présidence est actuellement assurée par la conseillère régionale du Grand Est, Claudine Ganter.

Les partenaires financeront la création d'un poste de coordinateur du Conseil rhénan.

 

 
 

Ginette Kolinka, shoah la mémoire vive

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:19:03

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Shoah Ginette Kolinka, la mémoire vive
 

 
Ginette Kolinka s'est racontée jeune fille, à peine plus âgée que les collégiens de 3e. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Inlassablement, partout en France, l'une des dernières rescapées des camps de la mort, Ginette Kolinka, 94 ans, témoigne devant les jeunes. Invitée le 25 septembre à la bibliothèque de Mulhouse, par l'association Bible et Culture, pour une conférence autour de son livre Retour à Birkenau, elle a tenu à se rendre aussi dans des établissements scolaires. Ainsi, le lendemain, après les élèves du Don-Bosco à Landser, elle a rencontré quatre classes de 3e du collège Gambetta de Riedisheim, qui avaient préparé sa venue avec leur enseignante d'histoire.

Sans se départir de son drôle de franc-parler, elle a raconté la déportation et l'horreur du camp d'extermination où elle a été envoyée avec sa famille, suite à une dénonciation en 1944. Elle a dépeint la candide Ginette de 19 ans, à peine plus âgée qu'eux, leur a montré des photographies, les a interpellés sur la manière dont eux auraient compris ce qui n'était pas concevable.
« En deux heures, je ne suis plus moi »

Le tout avec la particularité de ne s'en tenir qu'aux seuls faits, suffisamment glaçants. « Je mentirais si je disais quoi que ce soit sur ce voyage qui a duré trois jours, je ne m'en souviens pas », a-t-elle glissé, par exemple, à propos du convoi sans fenêtre n° 71 à destination de Birkenau. « Je ne me rappelle que le plaisir à respirer de l'air frais à la sortie... plaisir qui a duré une minute. »

La jeune femme est ensuite sommée de se mettre en rang, de se dévêtir, elle est rasée. Les gardiennes « font mal, elles s'en foutent », poursuit-elle, au temps présent. Bousculée, elle ne ressent plus que « la honte affreuse d'être nue », elle si pudique. « En deux heures, je ne suis plus moi. [...] On ne peut pas se rendre compte de ce qu'on nous a fait subir. Pour Hitler, on n'était pas des êtres humains, on était de la vermine. »

Ce « message fort » de quelqu'un qui a « vécu l'indicible », comme l'a présenté le principal de l'établissement Jean Ziegler, était « un événement ». Les élèves de Gambetta, extrêmement attentifs et même intimidés, l'ont bien compris. En attendant que l'intervenante ne prenne la parole, Eliot et Timothée avouaient « ne pas se réjouir franchement » d'entendre un tel récit. « Mais ça n'arrive pas tous les jours de rencontrer quelqu'un comme elle. C'est bien qu'on en parle, que ça perdure. » Et avec Ginette Kolinka, la mémoire est vive.
C. C. PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Les 37 sites Seveso seuil haut en Alsace

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:46:10

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Les 37 sites Seveso seuil haut en Alsace
 

 
Lauterbourg : Dow Agrosciences, Dow France (ex Rohm and Haas) et Evonik Oil Additives. Drusenheim : Dow Agrosciences. Rohrwiller : Total Petrochemicals France. Herrlisheim : Rhone Gaz. La Wantzenau : Arlanxeo Emulsion Rubber France. Reichstett : Butagaz, Wagram Terminal et Wagram Terminal wagon gpl. Strasbourg : Bollore Energy, Prodair et Cie, Rubis Terminal, Société européenne de stockage D1 et D2, Tredi, Wagram Terminal. Molsheim : Messier Services et Safran Landing Systems.

Biesheim : Constellium. Chalampé : Rhodia Opérations. Uffholtz : Cheminova Agro France. Illzach : EPM Entrepôt pétrolier de Mulhouse. Ottmarsheim : Borealis Pec Rhin et Butachimie. Thann : Tronox France. Vieux-Thann : Vynova PPC. Cernay : Bima 83 et Du Pont de Nemours. Mulhouse : Rhodia Opérations. Hombourg : Tredi et TYM. Village-Neuf : DSM Nutritional Products France et Rubis Terminal. Altkirch : Holcim. Huningue : Clariant Production et TFL France.

 

 
 

 

usines Seveso : L'exigence de transparence des élus locaux

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:47:40

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usines Seveso : L'exigence de transparence des élus locaux
Assurant que toutes les dispositions sont prises pour éviter un accident, les maires des communes alsaciennes sur lesquelles sont installées des usines Seveso exigent surtout la transparence totale de la part des industriels.

 
À Thann.
« Depuis plus de 200 ans que les "chimiques" sont à Thann et Vieux-Thann, ces usines font partie du paysage ! Notre rôle est de prendre toutes les précautions mais je ne sens pas de mouvement d'inquiétude particulier », indique le maire de Thann, Romain Luttringer, résumant bien l'opinion des maires qui sont en première ligne. « C'est un sujet récurrent », abonde Georges Schuler, premier magistrat de Reichstett. Avant la fermeture de Pétroplus en 2011, 48 % du ban de sa commune de 4 600 habitants était occupé par des installations classées Seveso. « La ligne Seveso passait au milieu du village, d'où la distribution de matériel de confinement obligatoire, des réserves en eau ou encore en adhésif pour calfeutrer les entrées... Désormais, les zones d'habitation ne sont plus concernées par les cercles létaux de protection », relève Georges Schuler. « L'entreprise dispose en interne de moyens d'intervention. S'ils ne suffisent pas, l'industriel fait appel aux services de secours et le maire, dans ce cas, devient directeur des opérations de secours en attendant que le préfet prenne le commandement », souligne-t-il.

Les élus insistent sur la nécessité d'information de la population et la plus grande transparence. « Lorsque les projets de stockage de GPL ou de géothermie profonde ont été annoncés sur le ban de Vendenheim, on a organisé des réunions publiques pour informer la population de Reichstett. Et dès qu'une question nous est posée par des usagers, on y répond ou on exige une réponse de l'entreprise ou de l'État. Si on pouvait se passer de tels sites, on le ferait. Mais ces installations sont nécessaires », estime Georges Schuler.
De nombreux exercices

Diligentés par l'entreprise ou les services de l'État, les exercices sont aussi nombreux. Une fois par an au minimum, une commission de suivi de site se réunit aussi sous l'égide du préfet ou d'un de ses représentants. « Nous communiquons via notre bulletin municipal, pas plus tard qu'en septembre d'ailleurs, mais le compte rendu de la réunion de la CSS, à laquelle participent des élus, des riverains, les industriels et les services de l'État est aussi consultable par les citoyens », note Alain Bohrer, adjoint au maire de Cernay qui compte deux installations Seveso.

Et, sur un plan fiscal, un site classé Seveso est-il plus rémunérateur pour les finances locales ? « Pas du tout », répond Alain Bohrer, qui précise qu'un site Seveso « crée des restrictions pour les entreprises qui veulent s'installer dans le périmètre ». Le nombre de salariés qui travaillent est limité selon la surface, des salles de confinement sont obligatoires...

« Les vitres des entreprises voisines ont été renforcées », confirme Patrick Depyl, maire de La Wantzenau, heureux que Lanxess Emulsion, un temps menacée, ait pu assurer sa pérennité. Ce sont 300 emplois qui étaient en jeu.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Sites Seveso : une sécurité très encadrée

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:46:54

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Alsace Prévention des risques
Sites Seveso : une sécurité très encadrée
Du nord au sud de l'Alsace, on dénombre 37 sites présentant des risques industriels classés Seveso seuil haut, la même classification que l'usine Lubrizol de Rouen, siège d'un incendie la semaine dernière. Comme partout en France, ces sites font l'objet de mesures de prévention très encadrées.
 

 
Le Port aux pétroles regroupe sept établissements présentant des risques classés Seveso.
« Attention, vous êtes dans une zone à risque. En cas d'accident majeur (incendie, explosion, nuage toxique), une sirène retentira trois fois une minute... » Rue de la Carpe-Haute, dans le quartier strasbourgeois de la Robertsau, un large panneau défraîchi, partiellement barré d'un graffiti, signale la proximité immédiate du Port aux pétroles, un site regroupant sept établissements présentant des risques technologiques classés « Seveso seuil haut » qui fait en conséquence l'objet d'un Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) adopté en novembre 2013.

Ici, plusieurs habitations sont dans le « périmètre d'exposition aux risques » défini par le zonage réglementaire du PPRT qui prévoit notamment des recommandations relatives aux règles de construction, variables selon différentes zones précisément définies.

« Ici, c'est zone de cinétique lente », sourit Eric, 49 ans, qui vit rue de l'Afrique depuis mai dernier. Il le sait pour avoir sollicité, sans succès, une subvention pour refaire ses fenêtres. C'est qu'à quelques centaines de mètres de chez lui, le PPRT recommande en effet des travaux de renforcement des ouvertures vitrées « afin d'assurer la sécurité des occupants en cas d'effet de surpression ».
« Dans la vie de tous les jours, on n'y pense pas »

En Alsace, il existe 17 plans de prévention des risques technologiques relatifs à un total de 37 sites classés Seveso seuil haut (19 dans le Bas-Rhin et 18 dans le Haut-Rhin), en référence à la directive qui doit son nom à la catastrophe de Seveso qui eut lieu en Italie en 1976. Ces plans, institués suite à la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse, le 21 septembre 2001, visent à protéger les populations « présentes et futures » s'installant à proximité de ces sites en y encadrant les conditions d'urbanisation.

La proximité avec un site Seveso seuil haut, « dans la vie de tous les jours, on n'y pense pas, dit Eric. Heureusement, sinon on n'habiterait pas ici ! » Mais lorsque l'accident de l'usine Lubrizol est survenu à Rouen la semaine dernière, « j'y ai tout de suite pensé », confie le quadragénaire.

« Ça fait trente ans que j'habite ici, si je devais m'inquiéter, ce serait déjà fait », lâche cette autre riveraine en promenant son chien. Et si un accident devait survenir ? « Franchement, je ne sais pas comment je devrais réagir », livre-t-elle. « Je n'ai pas le souvenir d'avoir reçu des consignes », dit encore cet habitant de la rue de l'Afrique.
Les réflexes à adopter communiqués dans les boîtes aux lettres

La réglementation prévoit pourtant que soit remise, tous les cinq ans au moins, une plaquette d'information dans les boîtes aux lettres des personnes et entreprises du périmètre du Plan particulier d'intervention (PPI). Ce PPI, qui fait régulièrement l'objet d'exercices, consiste en la planification et l'organisation des services de secours en cas d'accident avec risque d'impact à l'extérieur du site concerné. Il prend en compte l'accès des véhicules de sécurité et son périmètre, défini selon le cas le plus défavorable, dépasse celui du PPRT.

C'est donc dans leur boîte aux lettres que les habitants devraient trouver « les bons réflexes » à adopter en cas d'accident grave, accident qui serait signalé par une ou plusieurs sirènes émettant « un son modulé, montant et descendant, de trois périodes d'une minute 41 secondes ».Les consignes sont simples : se mettre à l'abri, fermer portes et fenêtres, ne pas aller chercher ses enfants à l'école, utiliser le moins possible les lignes téléphoniques pour les laisser à disposition des secours et rester à l'écoute des médias pour des consignes complémentaires communiquées par le préfet.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Grand Est   Chômage à la baisse

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:51:54

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Grand Est  
Chômage à la baisse
 

 
Le taux de chômage dans le Grand Est continue à baisser. Au deuxième trimestre 2019, il était selon l'INSEE de 8,1%, soit deux points de moins qu'en 2016. Cela représente une baisse de 2,2 % entre 2018 et 2019.

C'est dans le Bas-Rhin et la Haute-Marne que le taux de chômage est le plus bas : 7,1 %, loin devant la Haute-Marne qui affiche le taux le plus élevé du Grand Est à 10,6 % Le Haut-Rhin se situe en milieu de tableau, avec un taux de chômage de 8 %.

 

 
 

 

Grand Est Béatrice Brun à la tête de la DIPJ

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:34:46

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Grand Est Béatrice Brun à la tête de la DIPJ
 

 
Béatrice Brun était depuis 2012 à la tête de la DIPJ d'Orléans.

Photo DNA /Laurent RÉA

Contrôleur général des services actifs de la police nationale, Béatrice Brun, 50 ans, a été officiellement installée dans ses fonctions à la tête de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) du Grand Est. Elle a été intronisée par le directeur central de la police judiciaire Jérôme Bonnet, au cours d'une cérémonie qui s'est tenue à l'hôtel de police de Strasbourg.

Le directeur central a loué « la fidélité, la droiture et la capacité d'adaptation » dont elle a su faire preuve au gré de ses affectations, notamment en tant que chef de la brigade criminelle du SRPJ de Marseille ou numéro deux de la PJ d'Ajaccio. Il l'a invitée à développer les échanges opérationnels avec Europol, l'agence européenne spécialisée dans la répression de la criminalité.

Aux manettes de la DIPJ d'Orléans durant les sept années écoulées, Béatrice Brun a tenu à rendre hommage à son prédécesseur Christophe Allain, parti à Lyon au terme d'un bail de neuf ans à Strasbourg. Elle aura sous ses ordres 389 fonctionnaires répartis entre les SRPJ de Reims, Nancy et Strasbourg et les antennes de Mulhouse et Metz.
A. B.

 

 
 

Colère bleue et gilets jaunes

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:42:45

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Social Conditions de travail dans la police et réforme des retraites
Colère bleue et gilets jaunes
Venus de toute la France, des milliers de policiers ont manifesté mercredi à Paris contre les violences à leur encontre et pour leur régime de retraite. Quelques gilets jaunes, dont Eric Drouet, ont tenté de perturber le défilé.
 

 
Ils étaient près de 27 000 policiers, selon les organisateurs. Du jamais-vu depuis près de vingt ans
On n'est pas là « pour crever sur le bitume. On se prend des pavés plein la tronche, on est des êtres humains, nous ne sommes pas des barbares comme dit Mélenchon ! » Derrière la banderole de son syndicat Alliance - le plus visible hier - Jean-Philippe, 59 ans, policier à Marseille-Aubagne-La Ciotat, affiche sa « colère », nom donné à cette marche qui a rassemblé mercredi à Paris près de 27 000 personnes selon les organisateurs (soit près de 18  % des 150 000 fonctionnaires que compte la police). « Nous sommes confrontés à une délinquance grandissante et à un non-respect de nos hautes sphères qui ne réalisent pas les difficultés qu'on rencontre à la base. J'ai vu l'évolution de la police, c'est une catastrophe, nous sommes le rempart de la société », ajoute le flic marseillais, proche de la retraite, sujet également au coeur des revendications. Le suicide de 52 de leurs collègues en 2019 est l'une des raisons qui attisent la colère.
Une « nasse » pour éviter les incidents

De Bastille à République, l'intersyndicale des policiers est parvenue à mobiliser, comme rarement. Du jamais-vu depuis 2001, selon certains représentants syndicaux. Le malaise est profond chez ces forces de l'ordre. La crise des gilets jaunes l'a amplifié. De façon inattendue, une vingtaine d'entre eux, dont Eric Drouet, ont d'ailleurs tenté de perturber le début du défilé. « On fait acte de présence », a simplement émis ce « leader » des gilets jaunes, niant avoir voulu provoquer les policiers, accusés par des participants au mouvement de violences à répétition. Les gendarmes mobiles, chargés de sécuriser le cortège, ont créé une « nasse » pour éviter tout incident. Devant cette « intrusion », les policiers ont hué Drouet ou entonné la Marseillaise, comme les gilets jaunes l'ont parfois fait le samedi...
État déplorable du matériel

Les revendications des uns et des autres sont-elles si éloignées ? « Les gilets jaunes, au début, on les comprenait ; maintenant, c'est pour casser du flic », lance Hadjila, en poste à Saint-Etienne (Loire). Michael et David, affectés au Creusot (Saône-et-Loire), décrivent « des véhicules dans un état déplorable, des radios qui ne marchent pas, plus rien de sécuritaire, alors que notre commissariat est l'un des plus récents ». David, chef d'unité et proche de la retraite, s'interroge : « Comment les jeunes flics vont tenir ? On n'a plus beaucoup de week-ends avec les gilets jaunes, on manque de reconnaissance et de respect, où est le bien-être des fonctionnaires ? »

Quelques rares autres gilets jaunes, plus calmes, se désolidarisent de Drouet. « Je viens discuter avec les policiers en toute quiétude, notre mouvement des gilets jaunes, c'est aussi le leur », estime Maho, 62 ans, venu de Montreuil (Seine-Saint-Denis). « Certains policiers partagent nos idées. Ce qu'ils ont obtenu du gouvernement, ils le doivent à notre mobilisation. »

Alors que la manifestation battait son plein, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a confirmé que le budget de la police augmenterait de 5,3 % l'année prochaine, soit une augmentation de trois milliards d'euros au terme de trois exercices. Il a annoncé qu'il défendrait le régime spécial pour les policiers de terrain. Enfin, 1 398 policiers supplémentaires devraient être recrutés, et 300 millions affectés à la rénovation des bâtiments.
À Paris, Xavier FRÈRE

 

 
 

 

Un mouvement de colère inédit au sein de la police

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:52:02

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Un mouvement de colère inédit au sein de la police

 
Ils étaient près de 27 000 policiers, selon les organisateurs. Du jamais-vu depuis près de vingt ans Photo Xavier Frère
On n'est pas là « pour crever sur le bitume. On se prend des pavés plein la tronche, on est des êtres humains, nous ne sommes pas des barbares comme dit Mélenchon ! » Derrière la banderole de son syndicat Alliance - le plus visible hier - Jean-Philippe, 59 ans, policier à Marseille-Aubagne-La Ciotat, affiche sa « colère », nom donné à cette marche qui a rassemblé mercredi à Paris près de 27 000 personnes selon les organisateurs (soit près de 18  % des 150 000 fonctionnaires que compte la police). « Nous sommes confrontés à une délinquance grandissante et à un non-respect de nos hautes sphères qui ne réalisent pas les difficultés qu'on rencontre à la base. J'ai vu l'évolution de la police, c'est une catastrophe, nous sommes le rempart de la société », ajoute le flic marseillais, proche de la retraite, sujet également au coeur des revendications. Le suicide de 52 de leurs collègues en 2019 est l'une des raisons qui attisent la colère.
Une « nasse » pour éviter les incidents

De Bastille à République, l'intersyndicale des policiers est parvenue à mobiliser, comme rarement. Du jamais-vu depuis 2001, selon certains représentants syndicaux. Le malaise est profond chez ces forces de l'ordre. La crise des gilets jaunes l'a amplifié. De façon inattendue, une vingtaine d'entre eux, dont Eric Drouet, ont d'ailleurs tenté de perturber le début du défilé. « On fait acte de présence », a simplement émis ce « leader » des gilets jaunes, niant avoir voulu provoquer les policiers, accusés par des participants au mouvement de violences à répétition. Les gendarmes mobiles, chargés de sécuriser le cortège, ont créé une « nasse » pour éviter tout incident. Devant cette « intrusion », les policiers ont hué Drouet ou entonné la Marseillaise, comme les gilets jaunes l'ont parfois fait le samedi...
État déplorable du matériel

Les revendications des uns et des autres sont-elles si éloignées ? « Les gilets jaunes, au début, on les comprenait ; maintenant, c'est pour casser du flic », lance Hadjila, en poste à Saint-Etienne (Loire). Michael et David, affectés au Creusot (Saône-et-Loire), décrivent « des véhicules dans un état déplorable, des radios qui ne marchent pas, plus rien de sécuritaire, alors que notre commissariat est l'un des plus récents ». David, chef d'unité et proche de la retraite, s'interroge : « Comment les jeunes flics vont tenir ? On n'a plus beaucoup de week-ends avec les gilets jaunes, on manque de reconnaissance et de respect, où est le bien-être des fonctionnaires ? »

Quelques rares autres gilets jaunes, plus calmes, se désolidarisent de Drouet. « Je viens discuter avec les policiers en toute quiétude, notre mouvement des gilets jaunes, c'est aussi le leur », estime Maho, 62 ans, venu de Montreuil (Seine-Saint-Denis). « Certains policiers partagent nos idées. Ce qu'ils ont obtenu du gouvernement, ils le doivent à notre mobilisation. »

Alors que la manifestation battait son plein, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a confirmé que le budget de la police augmenterait de 5,3 % l'année prochaine, soit une augmentation de trois milliards d'euros au terme de trois exercices. Il a annoncé qu'il défendrait le régime spécial pour les policiers de terrain. Enfin, 1 398 policiers supplémentaires devraient être recrutés, et 300 millions affectés à la rénovation des bâtiments.
À Paris, Xavier FRÈRE

 

 
 

Les policiers alsaciens à la Bastille

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:37:11

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Les policiers alsaciens à la Bastille
 

 
Près de 27 000 policiers ont défilé ce mercredi entre la Bastille et la place de la République pour une « marche de la colère » sur fond de malaise de l'institution, de hausse des suicides et de réforme des retraites. Parmi les manifestants, un contingent alsacien devait rassembler entre 150 et 200 policiers, mobilisés par l'intersyndicale, dont 67 membres du syndicat Alliance. Un mouvement « historique » pour Michel Corriaux, secrétaire du syndicat Alliance Grand Est. « La dernière grande manifestation intersyndicale remonte à 2001. »

« Nous réclamons un plan Marshall pour la police », annonce le syndicaliste haut-rhinois. « Il faut améliorer les conditions de travail, abandonner ces projets de baisse des pensions de retraite. On ne peut pas courir après les bandits à 65 ans ! Les policiers sont au bout du rouleau, manquent de matériel, on l'a vu lors des manifestations des gilets jaunes. Tout le monde les comprend, on nous tient des discours depuis longtemps, mais on attend des actes et le ministre nous dit en gros : "Circulez il n'y a pas grand-chose à voir !" Il nous parle d'un effort de recrutement, c'est vrai mais les départs en retraite sont plus nombreux que les sorties d'école. »

La problématique du suicide fait aussi partie des revendications. « C'est un enjeu majeur. Depuis le début de l'année, 51 collègues sont morts. Et depuis 1998, c'est un millier, soit l'équivalent des effectifs de police de tout le Bas-Rhin. »
Ph. M.

 

 
 

Les policiers alsaciens à la Bastille

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:53:43

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Manifestation
Les policiers alsaciens à la Bastille
 

 
27 000 policiers ont participé à la manifestation nationale qui a mené les policiers de la Bastille à la Place de la République, mercredi midi.

Le contingent alsacien a rassemblé entre 150 et 200 policiers, mobilisés par l'intersyndicale, dont 67 membres du syndicat Alliance. Un mouvement « historique » pour Michel Corriaux, secrétaire du syndicat Alliance Grand Est. « La dernière grande manifestation intersyndicale remonte à 2001 ».

« Nous réclamons un plan Marshall pour la police, annonce le syndicaliste haut-rhinois. Il faut améliorer les conditions de travail, abandonner ces projets de baisse des pensions de retraite. On ne peut pas courir après les bandits à 65 ans ! Les policiers sont au bout du rouleau, manquent de matériel. On l'a vu lors des manifestations des gilets jaunes. On nous tient des discours depuis longtemps, mais on attend des actes et le ministre nous dit en gros "Circulez il n'y a pas grand-chose à voir !" Il nous parle d'un effort de recrutement, c'est vrai mais les départs en retraite sont plus nombreux que les sorties d'école. »

La problématique du suicide fait aussi partie des revendications. « C'est un enjeu majeur. Depuis le début de l'année 51 collègues sont morts ».

 

 
 

 

Le maire Jo Spiegel écrit aux gilets jaunes

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:42:22

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Kingersheim  
Le maire Jo Spiegel écrit aux gilets jaunes
 

 
Jo Spiegel.
Le rond-point du Kaligone est un des sites des gilets jaunes qui résistent encore au temps et une poignée de militants occupe toujours les lieux. Des membres du mouvement viennent d'adresser une lettre au maire de Kingersheim pour lui demander l'accès à une salle municipale.
« Compréhension, sympathie et exigence »

Jo Spiegel, qui leur avait fait déjà une proposition alternative en décembre dernier (bénéficier de créneaux de salle pour débattre), vient d'adresser un courrier aux gilets jaunes de sa commune.

« Je fais partie des élus qui ont témoigné de la compréhension et de la sympathie pour ce qui restera, quoi qu'il advienne, un mouvement historique. La révolte que vous avez exprimée vient des profondeurs de notre pays, révolte face à l'injustice sociale et révolte face à une démocratie à bout de souffle », indique l'élu. Tout en soulignant : « C'est avec bienveillance, respect et exigence que j'ai accueilli votre présence au Kaligone ».

Bienveillance et respect envers des hommes et des femmes « qui ont voulu se rendre visibles, quand durant trop longtemps ils n'ont pas été entendus, dans le silence des fins de mois difficiles et des retraites de misère ».

L'exigence portait sur « le respect de l'accès aux commerces, la libre circulation des usagers de la route et la propreté des lieux ».
Plusieurs interventions des forces de l'ordre

Le maire déplore que les forces de l'ordre aient dû intervenir à plusieurs reprises sur le site « pour des départs de feux ou des rixes », que « lors de certaines interventions, les sapeurs-pompiers ont pu faire l'objet d'insultes » et que « les services municipaux sont sollicités régulièrement pour nettoyer les lieux ».

Le maire précise « être régulièrement interpellé par des citoyens [...] qui considèrent qu'il y a d'autres formes d'engagement que l'occupation illégale de l'espace public ».

Concernant leur demande récente d'un local pour se réunir, il écrit : « Je m'empresse de vous mettre à disposition un créneau hebdomadaire dans une salle municipale dans les conditions d'utilisation identiques à toutes les demandes émanant d'associations ou de citoyens » et demande dès lors aux gilets jaunes « de quitter le Kaligone dont l'occupation n'a plus lieu d'être, sinon de desservir la cause que vous défendez. »

Le maire accorde un délai de 15 jours aux gilets jaunes pour démonter les installations et remettre le site en état.

 

 
 

 

Agressés... parce que maires

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:44:49

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Territoires Témoignages
Agressés... parce que maires
Incivilités, injures, menaces, agressions physiques, attaques sur les réseaux sociaux : 92  % des 4 000 maires qui ont répondu à la consultation lancée par le Sénat rapportent ces violences à leur égard.
 

 
4000 maires ont répondu au questionnaire du Sénat sur les risques du mandat.
J'ai reçu neuf coups de couteau et j'ai été annoncé mort au Journal de 20 heures, raconte un maire auvergnat. « Agression avec fourche à deux dents pointée sur le ventre », décrit un élu de l'Oise. « Tentative de meurtre en 2004 avec une voiture pour me tuer, deux interventions chirurgicales, plus de six mois d'arrêt », narre un autre qui ne se représentera pas en 2020. « Incendie de ma maison en 2013 alors que je me trouvais en Pologne dans le cadre d'un jumelage », témoigne un maire du Nord. Quant à cette jeune élue, elle ne s'attendait pas à une telle violence sur les réseaux sociaux : « On m'a traitée de façon dégradante en tant que femme sur Facebook pour une histoire de chemin. Et on s'en prend à la famille, aux enfants de façon anonyme »...
Pas assez de suites judiciaires

Restituée ce mercredi, la consultation des élus, lancée par la commission des lois du Sénat, est un vrai catalogue d'incivilités, d'injures, de menaces et parfois donc de violences (105 coups de poing, 7 gifles, 32 attaques avec voiture ou moto, 14 au couteau...).

La parole s'est libérée après le décès de Jean-Mathieu Michel, 76 ans, maire de Signes (Var) renversé volontairement en août par le conducteur d'une camionnette qui venait d'être verbalisé pour dépôt illicite de gravats.

Près de 4 000 maires, soit 12 %, ont répondu au questionnaire. « Sans doute ceux qui étaient directement concernés. Il n'empêche, 92 % d'entre eux ont été victimes de ces comportements inqualifiables », souligne le président de la commission Philippe Bas (LR), qui présentera la semaine prochaine un texte sur le statut de l'élu renforçant notamment la protection juridique et les sanctions. Les rapports d'agressions sont plus nombreux dans le Nord, en région parisienne, en Lorraine, Bourgogne, moins fréquents dans le Centre et le Sud-Ouest. Les maires des communes de 600 à 9 000 habitants sont les plus concernés.

 

 
 

 

Urgences : l'alerte des syndicalistes

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:49:14

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Santé
Urgences : l'alerte des syndicalistes
 

 
En marge de la visite d'Emmanuel Macron mardi, le syndicat FO avait demandé un entretien pour exposer à la présidence les cas particuliers des urgences hospitalières à Strasbourg, et surtout à Mulhouse. Une délégation de syndicalistes strasbourgeois et mulhousiens a été reçue par une conseillère de l'Élysée et des représentants de la préfecture du Bas-Rhin, ainsi que de l'Agence régionale de santé. Les doléances des personnels hospitaliers ont été posées à cette occasion, les problèmes vécus par les urgences de Mulhouse atteignant (selon les agents concernés) un paroxysme, avec des arrêts maladie d'internes et des équipages SMUR manquants.

Selon FO, les interlocuteurs du syndicat se sont déclarés conscients des problèmes aigus rencontrés par les urgences et auraient appelé à faire preuve de patience. Ce à qjuoi le syndicat a répondu en demandant que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, se rende à Mulhouse pour constater elle-même la situation. À Strasbourg encore, les urgences auraient vécu ce mardi des moments de tension. FO affirme que lors de la dernière visite présidentielle l'an passé, une telle audience avait été refusée, au motif que la crise était alors en voie de résolution...

 

 
 

 

École : le suicide qui alerte

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:43:20

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Éducation Affaire de Pantin
École : le suicide qui alerte
Le geste désespéré de Christine Renon, directrice d'une maternelle en Seine-Saint-Denis, où sont organisés ce jeudi une grève et un rassemblement, fait remonter le mal-être des enseignants et la solitude des directeurs face à l'accumulation de charges et de pressions.
 

 
Les violences envers les enseignants ont progressé de 7  % entre 2017 et 2018, selon le baromètre du climat scolaire annuel de la Fédération des autonomes.
« Épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée » : c'est ainsi que se décrivait Christine Renon, directrice de l'école Mehul à Pantin, dans des courriers qu'elle avait pris soin d'envoyer à plusieurs de ses collègues de Seine-Saint-Denis. Avant de mettre fin à ses jours. Son corps a été retrouvé le 23 septembre.
« C'est l'école de la défiance »

Depuis, l'émotion s'est répandue dans l'ensemble de la profession, et au-delà de la Seine-Saint-Denis. « Le geste de Christine et ses écrits mettent en lumière la souffrance au travail des directeurs d'école, mais pas que, insiste Marie-Hélène Plard, cosecrétaire du syndicat SNUipp 93. Ils pointent un mal-être qui parle à tous les personnels. On n'est pas dans l'école de la confiance vantée par le ministère, mais dans celle de la défiance. Il faut que le message de Christine soit entendu. Pour que sa mort ne soit pas vaine. »

Afin de porter sa voix, les enseignants de Seine-Saint-Denis ont appelé à la grève ce jeudi, jour des obsèques de la défunte directrice. La mobilisation s'annonce forte. Au moins 150 écoles seront fermées. Un rassemblement est prévu à 14 heures à Bobigny, devant la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN), où se tiendra au même moment un CHSCT sur le dossier.

Dans sa lettre d'adieu, Christine Renon mettait clairement en cause sa hiérarchie, pointant notamment « le manque de soutien et de protection de l'Institution », face à l'accumulation de tâches chronophages, les incidents avec les familles, la solitude des directeurs d'école dans leur mission. L'an dernier, une enquête réalisée en partenariat avec le syndicat SE-Unsa, concluait que 91  % des directeurs estimaient leur temps de travail à 45 heures et plus par semaine. « La complexification des missions, la dégradation des conditions d'exercice, la double mission directeur et enseignant sont autant de raisons qui expliquent ces chiffres », analyse Stéphane Crochet, du SE-Unsa. « Nous demandons des emplois d'aide à la direction, afin que les directeurs puissent se concentrer sur leur mission, qui est celle d'animer une équipe et de coordonner les projets », renchérit Francette Popineau, du Snuipp-FSU.
« Un dramatique cri d'alerte »

Les parents de la maternelle Mehul à Pantin se mobilisent aussi. Vendredi, ils ont adressé un courrier au ministre de l'Éducation nationale, ainsi qu'au recteur. Le suicide de Christine Renon est « un tragique reflet de l'état des écoles de notre secteur », « un dramatique cri d'alerte sur les conditions de travail des directeurs d'école », écrivent-ils, interrogeant Jean-Michel Blanquer : « Quelles solutions pouvez-vous apporter ? »

Le ministre, qui avait exprimé dans un tweet « sa solidarité et sa profonde tristesse » à la suite du décès de la directrice, et missionné l'Inspection générale, n'avait pas encore reçu ce courrier mardi. Son entourage indique toutefois : « Il faut une réflexion sur le statut de directeur d'école. » Le rectorat de l'académie de Créteil n'a pas répondu à nos sollicitations.
S. M.-P.

 

 
 

 

Alzheimer et les maladies apparentées

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:03:57

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Alzheimer et les maladies apparentées
 

 
Des personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer au domaine du Doppelsburg à Hirsingue. Archives L'Alsace /Thierry GACHON
Dans le cadre de la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, le conseil départemental du Haut-Rhin et les Maia (Méthode d'action pour l'intégration des services d'aide et de soin dans le champ de l'autonomie) proposent des rencontres sur le thème « Parlons de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées ». Une rencontre est prévue ce jeudi 3 octobre de 14 h 30 à 18 h 30 au Quartier Plessier à Altkirch. Au programme, diffusion du documentaire Ensemble suivi d'un débat animé par le Dr Yann Groc, directeur médical adjoint du pôle de gérontologie clinique au Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA). Le documentaire Ensemble propose une réflexion sur le lien social des personnes dépendantes et des aidants au travers d'initiatives innovantes. Au cours de la rencontre, l'association Familles solidaires décrira ses réalisations en Alsace, tandis que l'accompagnement et le répit des aidants seront évoqués par Adage, France Alzheimer et Rivage. Ces interventions seront suivies d'un débat avec le public et les professionnels présents. L'occasion de parler des symptômes de la maladie d'Alzheimer, de la prévention et des aides.
Y ALLER Jeudi 3 octobre de 14 h 30 à 18 h 30 au Quartier Plessier à Altkirch. Entrée libre. SE RENSEIGNER Auprès de Maia Trois Pays - Sundgau par téléphone au 03.68.35.68.08 ou par courriel à maia3ps@haut-rhin.fr

 

 
 

Alstom lance la production de son bus électrique

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:32:44

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Alstom lance la production de son bus électrique
 

 
Le premier véhicule de série Aptis est actuellement présenté à Nantes. Photo Atypix/Thibaut PRIOU
Transport Alstom lance la production de son bus électrique

Alstom expose le premier bus 100 % électrique Aptis de série aux Rencontres nationales du transport public qui se tiennent à Nantes jusqu'à ce jeudi. Par rapport aux quatre prototypes qui ont été présentés et testés dans de nombreuses agglomérations françaises et européennes depuis deux ans, ce modèle de série présente plusieurs améliorations : plus léger, il a vu l'angle de braquage des quatre roues orientables porté à 40 degrés alors que l'utilisation de nouvelles batteries plus performantes vient renforcer son autonomie.

Ce bus aux airs de tramway, conçu à Duppigheim par les équipes d'Alstom et sa filiale NTL, a été commandé par la RATP et le syndicat des transports Ile-de-France Mobilités (50 exemplaires) ainsi que les agglomérations de Grenoble, La Rochelle et Toulon. Mais c'est à Strasbourg, où la CTS a commandé douze exemplaires, que devrait intervenir en fin d'année la première mise en circulation commerciale. La production en série de ce nouveau véhicule - jusqu'à 95 places - doit démarrer à la fin de l'année. Le site Aptis-Alstom de Hangenbieten sera chargé de la fabrication des modules d'extrémités (cabine conducteur et salon arrière) alors que la fabrication du module passagers central, le montage final et les essais seront réalisés sur le site Alstom de Reichshoffen.

 

 

 
 

PSA Mulhouse : un millier d'intérimaires sur le départ

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:48:24

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Économie
PSA Mulhouse : un millier d'intérimaires sur le départ
 

 
La direction de PSA Mulhouse a annoncé, lundi, lors d'une réunion du Comité social et économique, la suppression de l'équipe de nuit au cours de la première semaine de janvier. Cette décision, ajoutée à la réduction de l'activité en journée, est consécutive à l'arrêt de la production de la Peugeot 2008 dont le nouveau modèle sera fabriqué en Espagne. Elle entraînera le départ d'un millier d'intérimaires sur le site mulhousien qui emploie 5 100 personnes en contrat à durée indéterminée.

« L'arrêt de l'équipe de nuit qui était prévue, courant 1er trimestre 2020, ne fait que confirmer que l'arrêt de 2008 et sa délocalisation en Espagne va être catastrophique pour le site et surtout pour les salariés de Mulhouse » a dénoncé Deborah Schorr, la responsable du syndicat Force Ouvrière, selon qui « FO alerte depuis des mois sur cette casse sociale sans précédent au niveau de l'industrie automobile ». « Les Mulhousiens aujourd'hui payent d'une part des décisions prises par le groupe de fabriquer la nouvelle 2008 en Espagne et surtout les impacts des baisses de CO2 sur toute la filière automobile. FO Métaux a demandé d'urgence une rencontre avec le ministre de l'industrie, Bruno Le Maire, pour évoquer les problématiques d'emplois de toute la filière auto dues aux nombreuses décisions néfastes prises par le gouvernement et l'Europe », a encore indiqué Deborah Schorr.

 

 
 

 

Ricoh investit 20 millions dans le bâti

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:56:06

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Wettolsheim  Pour faire face à la demande croissante en papier thermique
Ricoh investit 20 millions dans le bâti
Ricoh Industrie France SAS poursuit sa mutation. L'entreprise de Wettolsheim est en train de construire une nouvelle infrastructure, afin d'accompagner le développement de sa production de papier thermique.
 

 
Christophe Hassler devant la nouvelle construction. La production de masse va démarrer après l'été 2020.
Le plan de transformation de l'entreprise, destiné à la pérenniser, avait été annoncé au printemps 2018. Il comprenait l'arrêt de la fabrication et de l'embouteillage de toner (l'encre en poudre pour les copieurs). La mesure a eu pour conséquence la suppression de 245 postes dont 190 licenciements secs. Une cinquantaine de personnes sont sorties de la cellule de reclassement. À présent, l'unité de Wettolsheim compte près de 700 salariés. « C'était une ancienne technologie qui était utilisée dans d'anciennes machines. La nouvelle poudre employée suppose une autre technologie. Le toner est aujourd'hui fabriqué au Japon », souligne Christophe Hassler, directeur de l'activité RSE (responsabilité sociale des entreprises). L'initiative comportait aussi la réorganisation des activités support et de recyclage.

En même temps, le site alsacien du géant japonais a décidé de développer sa fabrication de papier thermique. Le bâtiment, qui sera opérationnel après l'été 2020, abritera une nouvelle machine de coulage de papier qui permettra de doubler la capacité de production. L'ancienne datait de 1992. On arrivera à produire 1 milliard de m2 de papier thermique. Cette modernisation des moyens a pour but de répondre aux besoins croissants des clients sur le marché européen, en particulier dans le domaine de l'étiquetage agroalimentaire. Une vingtaine d'emplois seront créés dans cette nouvelle unité.
« Aider concrètement les projets porteurs d'emploi »

La firme est aussi spécialisée dans le recyclage des machines multifonctionnelles, venues de toute l'Europe. C'est la Green Line, autre activité importante du site. « Le but est de leur donner une deuxième vie et de les remettre dans le circuit. Cela permet de gagner des parts de marché dans les administrations. Les clients sont très sensibles à l'aspect écologique ». Quelque 3 500 appareils sont ainsi recyclés chaque année. S'y ajoutent environ 600 000 cartouches d'encre et environ 4 500 cartes électroniques. « Nous allons également démarrer un programme de réparation de petites imprimantes ».

Le site maintient un subtil équilibre : il est important de réhabiliter de l'ancien, mais aussi de créer du neuf. Ces objectifs sont développés dans l'esprit Ricoh qui est tourné vers le développement durable. « Il s'agit de mieux gérer nos ressources en énergie et d'accroître la qualité de vie au travail ». Fin 2018, le chiffre d'affaires s'élevait à 190 millions d'EUR.

Comme l'entreprise a mis en oeuvre un plan de sauvegarde de l'emploi et licencié des salariés, elle a été amenée à signer avec l'État, fin septembre, une convention de revitalisation des territoires. Son objectif est de recréer de l'emploi dans le bassin local. Ricoh va, dans ce cadre, verser une somme d'environ 600 000 EUR. Mais pas seulement. « Si déjà on doit payer, autant aider concrètement les projets porteurs d'emploi. L'idée est de collaborer au soutien des entreprises locales », précise Christophe Hassler. Cinq thématiques ont été définies pour utiliser au mieux ce montant.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Gabriel Attal à Mulhouse et à Rouffach

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:50:18

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Politique  
Gabriel Attal à Mulhouse et à Rouffach
 

 
Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, effectuera une visite au lycée agricole de Rouffach jeudi 3 octobre, a-t-on appris auprès de l'établissement. M. Attal se rendra dans l'exploitation agricole du lycée où il rencontrera un groupe d'élèves et d'apprentis en formation de baccalauréat professionnel "polyculture-élevage" afin d'échanger avec eux sur la question du bien-être animal. Le soir, la secrétaire d'Etat sera présent à Mulhouse, où il inaugurera les Journées d'Octobre.

 

 
 

 

Thann  Élections municipales Ch. Schnebelen : «Je n'ai à ce jour pris aucune décision»

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:01:34

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Thann  Élections municipales
Ch. Schnebelen : «Je n'ai à ce jour pris aucune décision»
 

 
Une erreur s'est glissée dans l'article paru mardi 1er octobre « Charles Schnebelen réagit » relatant la réaction de l'élu thannois à l'annonce de la candidature du maire Romain Luttringer. Contrairement à ce qui a été écrit, Charles Schnebelen ne figure pas sur la liste conduite par le premier adjoint Gilbert Stoeckel.
Trois options possibles

« Il y a pour moi différentes options face aux prochaines échéances électorales :

1) présenter ma propre liste pour défendre la vision que je porte pour notre ville et ses habitants,

2) ne figurer sur aucune liste, nul n'étant indispensable,

3) rejoindre une liste existante.

J'éprouve un attachement viscéral envers notre ville de Thann, ainsi qu'envers celles et ceux qui la font vivre. J'exerce néanmoins actuellement des responsabilités professionnelles qui impliquent de fréquents déplacements à l'étranger.

Par respect pour les Thannois, cette situation mérite de ma part une réflexion attentive. Sans cela, j'aurais évidemment déclaré ma candidature il y a longtemps déjà afin de défendre mes idées pour cette ville qui m'est si chère.

Or, je n'ai à ce jour pris aucune décision quant aux prochaines élections », rectifie Charles Schnebelen.

 

 
 

 

M2A « Pérenniser la campagne à la ville »

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:02:20

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M2A « Pérenniser la campagne à la ville »
 

 
Timothée Rothgerber (au centre) et Michèle Striffler (à droite), déléguée M2A à l'environnement, devant les pommes issues de la ferme gérée par la familille Rothgerber à Traenheim. Photo L'Alsace
De très nombreuses personnalités ont assisté à l'inauguration de la ferme du Château, sans compter le public, dense. Le maire de Pfastatt, Francis Hillmeyer, heureux de « pérenniser un bien qui nous est cher » (le site appartenant à la commune depuis le don que lui en a fait l'industriel Haeffely), a révélé avoir dû aplanir « quelques jalousies dans le monde agricole ». Le conseiller départemental Vincent Hagenbach a assuré Robert Rossin, président des Amis de la ferme, du soutien de sa collectivité pour la mini-ferme.

Patrick Bastian, conseiller régional représentant Jean Rottner, a souligné que le père de Timothée Rothgerber est « le plus grand producteur de la région Grand Est » et Fabien Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération, a salué le courage de la famille Rothgerber. Le député Jacques Cattin a félicité les acteurs du projet d'avoir « pérennisé la campagne à la ville » et le sénateur Jean-Marie Bockel a terminé sur une philosophie d'espoir : « Quand on parle de l'avenir de la planète, on ne doit pas être que dans la crainte. On doit aussi bâtir la terre de nos enfants, par des actions dans le quotidien. »
A.O.

 

 
 

Folie'Flore, prêt à cueillir !

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:56:59

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Journées d'octobre  Au Parc-Expo de Mulhouse
Folie'Flore, prêt à cueillir !
Début, ce jeudi à 17 h, des Journées d'octobre et de Folie'Flore. Le plus gros show floral en France doit beaucoup aux communes et associations alsaciennes qui créent des jardins audacieux, impertinents parfois, passionnants souvent, à découvrir jusqu'au 13 octobre à Mulhouse.
 

 
Le jardin de l'Écomusée d'Alsace, avec une partie des bénévoles en tenue d'époque. Leur jardin des quatre saisons est magnifique !
Les Journées d'octobre sont historiquement une foire paysanne lancée à Mulhouse il y a près de soixante ans, rehaussée en 2000 par Folie'Flore, un spectacle autour du végétal. Le thème change tous les ans et, en 2019, « La pomme s'invite au menu », ce qui est un joli clin d'oeil posthume et involontaire à Jacques Chirac...

Cette année, 15 tonnes de pommes et 50 de courges ont été cueillies pour l'habillage des structures du Jardin fantastique réalisé par l'Interprofession des fruits et légumes d'Alsace. C'est LE jardin de ce Folie'Flore 2019, mais ceux des communes, par leur diversité, sont maintenant des incontournables de la manifestation. « Au départ de Folie'Flore, il fallait convaincre les communes de venir... Aujourd'hui, avec seize jardins, on est complet ! On a même l'embarras du choix », détaille Laurent Grain, le directeur du Parc-Expo, qui n'impose aucun thème aux communes pour ne pas avoir « des jardins trop ressemblants ».
Coup de coeur pour l'Écomusée et le Parc de Wesserling

Peu de risque cette année, même si on trouve deux fois des lits floraux et le thème des abeilles et du miel. Comparer ces jardins reviendrait à soupeser des pommes, des bananes et des navets, ce qui n'a aucun sens. Mais notre coup de coeur va au jardin des quatre saisons de l'Écomusée d'Alsace, magnifique, très alsacien sans tomber dans le kitch local.

Très belle réalisation également du Parc de Wesserling qui décline son futur thème de Noël avec une belle originalité. Zillisheim et Vieux-Thann intègrent pour la première fois la ronde des communes invitées à Folie'Flore et réussissent cette première. Prix du jury aux collégiens du François-Villon, à Mulhouse, avec un chouette jardin plein de promesses et conclusion du jour : aux JO - comme Journées d'octobre - l'important c'est de biner.
Laurent GENTILHOMME Tous les jardins des communes sur www.dna.fr

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Kembs  Logements sociaux et futur collège : ça avance

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:40:26

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Kembs  Conseil municipal
Logements sociaux et futur collège : ça avance
Réuni lundi soir, le conseil municipal de Kembs a pris des décisions concernant l'accès au futur collège et le développement des logements sociaux. Le planning de mise aux normes des bâtiments communaux a dû être modifié.
 

 
Le chemin d'accès au futur collège de Kembs, actuellement large de 7 mètres, devra être large d'au moins 15 mètres, ce qui nécessite, pour la commune, de racheter une partie de la parcelle située au nord (sur la droite de la photo).
Il ne devrait sortir de terre qu'en 2024, mais le futur collège de Kembs, qui sera situé entre le stade rhénan et Kembs-Loechlé, met déjà à contribution les différents acteurs du projet. La municipalité, en premier lieu, chargée de préparer en amont un certain nombre d'éléments, comme les accès routiers. Le conseil départemental exige que la route qui mène au futur collège soit large d'au moins 15 mètres. Or, l'actuel chemin gravillonné, accessible depuis la RD468, n'en fait que huit.
Une parcelle à racheter

Le compte n'y est pas et la commune de Kembs a donc contacté le propriétaire de la parcelle située au nord du chemin, côté stade, afin de trouver un arrangement. « Nous lui avons fait plusieurs propositions : racheter uniquement la partie nécessaire à l'élargissement de la route (NDLR : une bande de sept mètres de large sur environ 120 mètres de long), racheter la totalité de la parcelle ou bien échanger cette parcelle contre un terrain de construction de 6,9 ares situé dans le lotissement de la rue du Ruisseau », explique le maire, Gérard Kielwasser.

Le propriétaire de la parcelle ne s'est pas prononcé pour l'instant et se laisse le temps de la réflexion. La municipalité est prête à attendre encore un peu mais compte tenu du planning très serré de ce futur aménagement, elle a pris ses précautions en lançant une procédure de DUP (droit d'utilité publique) : si aucune solution n'est trouvée à l'amiable avec le vendeur, ce sera alors au tribunal de se prononcer sur la légitimité de l'achat de cette parcelle et de fixer un prix de vente, à un tarif qui est bien souvent inférieur au marché.
Plus de 100 000 EUR pour les logements sociaux

Autre sujet débattu en conseil, les logements sociaux. De gros progrès ont été faits ces derniers mois, Kembs disposant à l'heure actuelle de 150 logements de ce type et les nombreux projets en cours pourraient faire grimper le chiffre à 266 d'ici quelques mois. Bien loin, certes, des 450 logements sociaux imposés par la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), mais la dynamique semble bel et bien enclenchée. Dernier exemple en date avec le lotissement de la rue du Ruisseau, dont le permis d'aménager a été accordé en avril dernier pour la construction de 28 logements : 20 par Trianon et huit par le Carré de l'habitat. Des logements qui seront gérés par le bailleur social Domial, qui a sollicité la municipalité pour participer au financement à hauteur de 50 EUR/m², comme le prévoient les règles d'urbanisme définies par la commune. La surface totale étant de 2085 m², la municipalité versera 104 284 EUR aux deux aménageurs : 70 150 EUR pour Trianon et 34 134 EUR au Carré de l'habitat.
Accessibilité : le casse-tête

Les élus de Kembs ont également dû revoir le planning prévisionnel de l'agenda d'accessibilité, imposant aux communes de mettre leurs bâtiments recevant du public aux normes d'accessibilité. La municipalité avait transmis un premier planning prévoyant la mise aux normes complète d'ici 2025 mais le préfet a émis un avis défavorable, imposant à la Ville de revoir le calendrier pour que tout soit réalisé au plus tard fin 2021. Cela nécessiterait alors d'engager des travaux conséquents, à hauteur de 852 548 EUR, pour mettre aux normes tous les bâtiments : mairie, écoles, salle polyvalente, Espace rhénan, périscolaire, mairie annexe... Soit 308 779 EUR de travaux à réaliser entre novembre 2019 et décembre 2020 et 543 769 EUR entre janvier et décembre 2021, comme le préconise le préfet. Ce nouveau planning a été approuvé par le conseil municipal, « même si l'on sait que l'on aura du mal à y arriver dans les temps », précise le maire. Sachant que la commune risque une pénalité de 50 000 EUR si elle ne respecte pas ce nouveau calendrier.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Kembs Logements sociaux et futur collège : ça avance

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:04:59

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Kembs Logements sociaux et futur collège : ça avance
 

 
Le chemin d'accès au futur collège de Kembs, actuellement large de huit mètres, devra être large d'au moins 15 mètres, ce qui nécessite, pour la commune, de racheter une partie de la parcelle située au nord (sur la droite de la photo). Photo L'Alsace /S.Sp.
Il ne devrait sortir de terre qu'en 2024, mais le futur collège de Kembs, qui sera situé entre le stade rhénan et Kembs-Loechlé, met déjà à contribution les différents acteurs du projet. La municipalité, en premier lieu, chargée de préparer en amont un certain nombre d'éléments, comme les accès routiers. Le conseil départemental exige que la route qui mène au futur collège soit large d'au moins 15 mètres. Or, l'actuel chemin gravillonné, accessible depuis la RD468, n'en fait que huit.
Une parcelle à racheter

Le compte n'y est pas et la commune de Kembs a donc contacté le propriétaire de la parcelle située au nord du chemin, côté stade, afin de trouver un arrangement. « Nous lui avons fait plusieurs propositions : racheter uniquement la partie nécessaire à l'élargissement de la route (n.d.l.r. : une bande de sept mètres de large sur environ 120 mètres de long), racheter la totalité de la parcelle ou bien échanger cette parcelle contre un terrain de construction de 6,9 ares, situé dans le lotissement de la rue du Ruisseau », explique le maire, Gérard Kielwasser.

Le propriétaire de la parcelle ne s'est pas prononcé pour l'instant et se laisse le temps de la réflexion. La municipalité est prête à attendre encore un peu mais, compte tenu du planning très serré de ce futur aménagement, elle a pris ses précautions en lançant une procédure de DUP (déclaration d'utilité publique) : si aucune solution n'est trouvée à l'amiable avec le vendeur, ce sera alors au tribunal de se prononcer sur la légitimité de l'achat de cette parcelle et de fixer un prix de vente, à un tarif qui est bien souvent inférieur au marché.
Plus de 100 000 EUR pour les logements sociaux

Autre sujet débattu en conseil, les logements sociaux. De gros progrès ont été faits ces derniers mois, Kembs disposant à l'heure actuelle de 150 logements de ce type, et les nombreux projets en cours pourraient faire grimper le chiffre à 266 d'ici quelques mois. Bien loin, certes, des 450 logements sociaux imposés par la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), mais la dynamique semble bel et bien enclenchée. Dernier exemple en date avec le lotissement de la rue du Ruisseau, dont le permis d'aménager a été accordé en avril pour la construction de 28 logements : 20 par Trianon et huit par le Carré de l'habitat. Des logements qui seront gérés par le bailleur social Domial, qui a sollicité la municipalité pour participer au financement à hauteur de 50 EUR/m², comme le prévoient les règles d'urbanisme définies par la commune. La surface totale étant de 2085 m², la municipalité versera 104 284 EUR aux deux aménageurs : 70 150 EUR pour Trianon et 34 134 EUR au Carré de l'habitat.
Accessibilité : le casse-tête

Les élus de Kembs ont également dû revoir le planning prévisionnel de l'agenda d'accessibilité, imposant aux communes de mettre leurs bâtiments recevant du public aux normes d'accessibilité. La municipalité avait transmis un premier planning prévoyant la mise aux normes complète d'ici 2025 mais le préfet a émis un avis défavorable, imposant à la Ville de revoir le calendrier pour que tout soit réalisé au plus tard fin 2021. Cela nécessiterait alors d'engager des travaux conséquents, à hauteur de 852 548 EUR, pour mettre aux normes tous les bâtiments : mairie, écoles, salle polyvalente, Espace rhénan, périscolaire, mairie annexe... Soit 308 779 EUR de travaux à réaliser entre novembre 2019 et décembre 2020 et 543 769 EUR, entre janvier et décembre 2021, comme le préconise le préfet. Ce nouveau planning a été approuvé par le conseil municipal, « même si l'on sait que l'on aura du mal à y arriver dans les temps », précise le maire. Sachant que la commune risque une pénalité de 50 000 EUR si elle ne respecte pas ce nouveau calendrier.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

Habitats de Haute-Alsace se lance dans l'accession à la propriété

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:56:25

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Habitats de Haute-Alsace se lance dans l'accession à la propriété
 

 
Lundi à Horbourg-Wihr ont été lancés à la fois la société immobilière de construction Athis et le premier projet d'accession à la propriété du bailleur social Habitats de Haute-Alsace, Atrium, 19 logements répartis sur trois niveaux, du T2 au T4, rue des Césars. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
« Malgré des taux d'intérêt historiquement bas, beaucoup de familles renoncent encore à acheter un logement en raison d'un marché immobilier tendu et de prix élevés », a déclaré Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, lors du lancement, lundi à Horbourg-Wihr, d'un projet d'accession sociale à la propriété mené par Habitats de Haute-Alsace (HHA) et le promoteur Pierres et Territoires, filiale de la société coopérative Provicis Alsace. Pour remédier à cette situation, HHA a innové et créé une société immobilière de construction, Athis, en s'associant avec Pierres et Territoires. Une première pour le bailleur social alsacien et une première tout court dans le département du Haut-Rhin.

« Nous avons souhaité diversifier nos activités en proposant aux collectivités une offre complète en termes d'habitat », a expliqué Catherine Rapp, présidente de HHA. « Pour répondre aux évolutions sociétales et aux attentes des collectivités locales, un organisme HLM doit être un généraliste de l'habitat. Il s'agit également pour nous d'encourager le parcours résidentiel de nos concitoyens, notamment des locataires du parc social, en proposant à la vente des logements neufs dans un cadre sécurisé et au meilleur coût. » La présidente précise que cette nouvelle activité ne signifie pas que HHA devient un promoteur classique, délaissant sa mission d'intérêt général : « Notre vocation est sociale. Toutes les recettes générées par l'activité accession alimenteront les fonds propres de l'office pour être réinvesties dans la construction de nouveaux logements ou dans des projets de réhabilitation. »
« Une demande énorme »

Destiné aux ménages respectant des plafonds de ressources réglementaires, le dispositif de prêt social location-accession (PSLA) présente notamment l'avantage d'un taux de TVA réduit (5,5 % au lieu de 20 %), d'une exonération de la taxe foncière pendant quinze ans et de frais de notaire réduits. Le propriétaire entre dans les lieux avec un contrat « location-accession », pendant la durée duquel - entre neuf et dix-huit mois - il verse une redevance à son bailleur se composant d'un loyer et d'une épargne, ce qui lui permet de constituer une partie de son apport personnel en vue de l'achat.

Dénommée Atrium, la résidence qui sera construite rue des Césars à Horbourg-Wihr comprend 19 logements répartis sur trois niveaux, du T2 au T4. Chacun bénéficiera d'un prolongement extérieur donnant sur un espace vert central, soit par un jardin privatif, soit par un grand balcon. Le prix de vente des T2 démarre à 110 000 EUR, les T3 à 155 000 EUR et les T4 à 219 000 EUR (stationnement inclus). « Dans ce secteur très attractif, les prix du marché se situent plutôt entre 150 000 EUR et 300 000 EUR pour ce type de prestation », relève Gilles Bietiger, responsable commercial à Athis. « Lors du Salon immobilier de Colmar, nous avons pu constater que la demande était énorme ! Les premières ventes vont donc intervenir très rapidement. »

Les travaux doivent démarrer en janvier 2020 pour une livraison fin 2021. L'objectif est de produire une trentaine de logements par an en accession sociale.
Véronique BERKANI

 

 
 

Ribeauville : Les meublés de tourisme ne sont plus les bienvenus

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:39:54

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Ribeauville La Ville a voté une procédure plus drastique
Les meublés de tourisme ne sont plus les bienvenus
Les élus de Ribeauvillé veulent limiter la création de nouveaux meublés de tourisme. Le 16 juillet, lors de la séance du conseil municipal, ils ont décidé de mettre en oeuvre un dispositif plus contraignant pour les propriétaires.
 

 
La ville de Ribeauvillé compte environ 150 gîtes, soit 656 lits.
Les conseillers ont instauré une nouvelle mesure à destination des loueurs : ils sont désormais contraints de solliciter une autorisation de changement d'usage pour les logements d'habitation. « Nous avons pris cette décision d'une grande dureté car il y a danger pour la cohésion sociale de la ville ». Comme à son habitude, le maire Jean-Louis Christ ne passe pas par quatre chemins. « Le développement des gîtes devient explosif. Les habitants de Ribeauvillé partent car les prix flambent ».

Il trouve cela d'autant plus « révoltant » que l'équipe municipale essaie, depuis plus de quinze ans, d'« offrir un cadre de vie dynamique » à la ville aux 110 associations. « L'équilibre sociologique de la ville est menacé. »
Dans sa ligne de mire :les spéculateurs

Les meublés de tourisme sont en forte croissance depuis 2015. Aujourd'hui, la commune compte environ 150 gîtes qui proposent pas moins de 656 lits. « Au prochain recensement, on va perdre entre 200 et 300 habitants avec les conséquences que cela peut avoir, sur les écoles notamment ». La Ville s'est fixé un seuil : ne pas dépasser - 5 500 habitants - afin d'être capable d'approvisionner en eau de source toute la population. « Aujourd'hui, on est tombé en dessous de 5 000 ». Dans sa ligne de mire : les spéculateurs qui « empêchent les gens d'être locataires ». Il fustige aussi les gîtes clandestins qui « pullulent ». Une nouvelle tendance se fait jour : « On commence à proposer des gîtes dans des copropriétés, ce qui crée des nuisances pour les autres occupants ».

Les élus n'ont pas prévu des mesures uniquement coercitives. Ils mettent aussi en place une cellule d'accompagnement en partenariat avec l'ADIL 68, l'agence départementale d'information logement, le conseil départemental, le CAUE 68 (conseil en architecture, urbanisme et environnement) et des professionnels de l'immobilier. Cette permanence, prévue une fois par mois, a pour but « d'apporter un soutien aux habitants désireux de remettre sur le marché des biens immobiliers vacants », en particulier d'anciens gîtes. Une réunion publique d'information se déroulera le samedi 5 octobre à ce sujet (à 10 h 30, salle du théâtre). Par ailleurs, la communauté de communes du Pays de Ribeauvillé songe à engager une opération de revitalisation du territoire, ce qui permettra à des propriétaires de bénéficier du dispositif Denormandie, une « aide fiscale à la rénovation et à la location ».

Riquewihr a perdu près de 100 habitants ces dernières années. Photo DNA /Nicolas Pinot
« Obligatoiresi le logement changede propriétaire »

Les propriétaires de meublés existants ne sont pas concernés par cette nouvelle procédure de changement d'usage. « Elle est obligatoire si le meublé de tourisme change de propriétaire. Une nouvelle décision sera prise par la Ville. Je pense aussi qu'il sera interdit de louer dans une copropriété ».

Pour accroître l'offre immobilière, la Ville est en train de faire construire un lotissement de 45 maisons pour primo-accédants à la propriété. « On casse les prix du marché pour essayer de rééquilibrer les choses ». Afin que les habitants ne désertent plus le centre-ville, ils bénéficient d'un macaron leur permettant de garer leur véhicule en zone bleue.
Textes : Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Colmar cité administrative La Tour reprendra du service dans une semaine

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:15:06

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Colmar cité administrative La Tour reprendra du service dans une semaine
 

 
Fermée depuis le week-end dernier pour raison de sécurité, la Tour de la cité administrative reprendra une activité normale mercredi 9 octobre. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Une erreur s'est glissée dans notre article consacré à la fermeture de la Tour de la cité administrative (notre édition d'hier). Les 300 agents (DDT, unité départementale de la DIRECCTE, DREAL service transport et ONACVG) ne pourront réintégrer leurs bureaux que mercredi 9 octobre et non pas cette semaine comme indiqué dans notre article d'hier.

Toutes nos excuses à nos lecteurs pour cette méprise.

 

 
 

Colmar Au fait...Miroir, mon beau miroir...

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:44:25

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Colmar Au fait...Miroir, mon beau miroir...
 

 
Quel outil merveilleux qu'Internet. Jamais l'information n'a été aussi accessible, et jamais la propagande n'a été aussi facile. En témoigne ce faux sondage évoquant les prochaines élections colmariennes dont la supercherie a été dénoncée par notre rédaction.

Ainsi, il semble devenu facile de se construire une image positive et de la véhiculer de manière virale sur les réseaux sociaux. L'inverse étant tout aussi aisé.

Un parallèle avec les nouveaux « rapports amoureux » semble intéressant. On montre son meilleur profil tout en redoutant que le vernis ne craquelle trop tôt. Résultat, les rapports sont superficiels, les engagements sont sommaires, histoire de donner le change sans jamais trahir ses propres faiblesses.

Comment alors imaginer une relation durable, de confiance, sans jamais dévoiler ses propres failles ? L'équation semble insoluble lorsqu'on habille la réalité pour être plus « beaux » que nous ne sommes réellement.

Peut-être que l'avenir d'une relation pérenne et sincère passera justement par ces imperfections qui nous ont construites, assumées, honnêtes et sensibles.

Utopie ? Peut-être pas. Car l'information en temps réel permet aussi de faire tomber des masques qu'il n'est pas forcément utile de porter pour qui sait regarder l'essentiel. Nous sommes humains, imparfaits et uniques. Des aspects qui s'apparentent à des « défauts » sur les réseaux sociaux, mais qui pourraient bien être valorisés dans la durée...
Dom POIRIER

 

 
 

Colmar Photographe Un nouveau départ... À la maison

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:13:29

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Colmar Photographe Un nouveau départ...

À la maison

Après quatre ans dans un petit local quai de la Poissonnerie, puis treize ans « à la maison » dans le quartier Sainte-Marie, l'atelier Pictural a eu pignon sur la rue Turenne pendant 18 ans. « Être basé au coeur de la Petite Venise nous a apporté une réelle visibilité, et nous aimons toujours beaucoup ce quartier et ses habitants, que nous quittons avec un pincement au coeur », soulignent l'artisan photographe Jean-Marc Hédoin et son épouse Christine, qui le seconde.

Avant d'expliquer les raisons de leur départ en août dernier : « Après 35 ans de métier, et avec une clientèle composée essentiellement d'habitués, on s'est dit qu'on n'avait plus besoin de ça. Notre bail étant renouvelable par tranche de trois ans, on ne l'a pas prolongé ».

« Pas une préretraite ! »

À 60 ans passés, l'homme à la moto a ressenti l'envie de se recentrer sur son coeur de métier : « Cela n'a rien d'une préretraite, on compte bien travailler activement encore plusieurs années. Mais un peu plus tranquillement, on sera basés chez nous, sans les sollicitations régulières pour une photo d'identité par exemple... »

Les gens du cru n'ont pas fini de croiser la grande silhouette que beaucoup connaissent déjà : « Bien au contraire, le reportage reste l'activité principale, que ce soit pour des entreprises, des collectivités, des magazines ou des particuliers. On continue aussi notre activité studio : prises de vue d'objets, restauration de photos, tirages petit ou grand format, etc. »

Un atelier au sous-sol

Pictural n'abandonne pas non plus sa fameuse cabine « Pictomatik », qui permet de repartir instantanément avec une planche de photos originales, et imagine d'autres animations comme des mini-studios autour de thèmes divers, lors d'événements familiaux ou publics dont la Foire aux vins : « On a toujours envie de projets motivants ! »

Depuis quelques semaines, rue du Cardinal Mercier, le salon de la maison Hédoin est partiellement envahi par du matériel, traceur grand format, tireuse numérique et ordinateurs prenant la place d'une grande table. Mais tout rentrera dans l'ordre au printemps, avec la concrétisation d'un vieux rêve : « On est en train d'aménager un véritable atelier photo au sous-sol, avec de grandes baies vitrées donnant sur le jardin, qui l'inondera de sa belle lumière ». Un objectif lumineux pour une fin de carrière au soleil...

Jean-Frédéric SURDEY CONTACTER Atelier Pictural, 21 rue du Cardinal Mercier à Colmar. Uniquement sur rendez-vous (06.07.22.18.81 ou 06.37.47.40.99). www.pictural.com

 

 

 

 
Jean-Marc et Christine Hédoin dans leur salon, en attendant l'atelier en cours d'aménagement au sous-sol de leur maison. Photo L'Alsace /Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Vitrines de Colmar : Des coups de coeur et un nouveau sac shopping

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:37:02

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Vitrines de Colmar Durant trois jours, les « 3C »
Vitrines de Colmar : Des coups de coeur et un nouveau sac shopping
Les Vitrines de Colmar invitent les habitants de Colmar et des environs à la 12e édition des « 3 C » (pour « les trois jours coup de coeur à Colmar »), ce jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 octobre. Quelque 120 boutiques et commerçants proposeront à cette occasion des offres commerciales.

 
Christiane Roth, présidente de la délégation de Colmar de la CCI Alsace Eurométropole et Martine Dietrich, conseillère départementale (au centre), présentent le nouveau sac shopping, entourées des représentants des Vitrines de Colmar.
Pour compléter les achats durant l'opération des « 3C » à Colmar, les commerçants participants offriront aux clients le nouveau sac shopping des Vitrines de Colmar qui, pour la première fois, sera en coton. « C'était important pour nous de le renouveler, à la fois par le design mais surtout par la matière utilisée », souligne Vincent Houllé, président de l'association colmarienne. 8 000 exemplaires seront ainsi distribués.
Mieux que les soldes ?

La création de ces sacs a été soutenue par la Ville, la CCI ainsi que le conseil départemental du Haut-Rhin. Christiane Roth, présidente de la délégation de Colmar de la CCI Alsace Eurométropole et Martine Dietrich, conseillère départementale, l'ont découvert en avant-première, ce mardi 1er octobre dans les locaux de la CCI.

« On est fière de cette manifestation. Ça fait toujours plaisir de voir beaucoup de monde dans les rues du centre-ville. On espère que la dynamique des commerces va être revigorée même si j'entends que ça peut ne pas suffire », souligne Christiane Roth.

« 3C » est une opération bien ancrée dans les habitudes des clients. Elle est aussi attendue. « Désormais, je travaille mieux pendant ces trois jours que durant les quatre premiers jours des soldes. C'est une opération devenue incontournable », témoigne Vincent Houllé.
Un week-enddétente à gagner

Comme chaque année, les participants à l'opération qui auront tamponné trois fois un bulletin et glissé celui-ci dans une urne prévue à cet effet pourront tenter de gagner un week-end détente à l'hôtel spa Les Violettes à Jungholtz avec repas gastronomique, et pourront s'y rendre au volant du nouveau Honda CR-V Hybrid.

Par ailleurs, depuis quelques années, il est possible d'effectuer une halte au marché du pain, proposé par la corporation des boulangers, installé devant la mairie, rue des Clés, vendredi et samedi. Des ateliers du CFA viendront compléter la centaine de pains spéciaux préparés par sept boulangers.
Le marché du pain,vendredi et samedi

« Le marché du pain permet de faire connaître les artisans boulangers et leurs produits, même si c'est parfois difficile pour nous de sortir de nos ateliers », complète Claude Kraetz, le responsable de cette animation.

« L'opération des "3C" va à nouveau contribuer à donner une image dynamique du commerce au centre-ville », conclut Vincent Houllé. La manifestation, qui attire de nombreuses personnes dans les rues colmariennes, devrait voir sa fréquentation augmenter cette année. En effet, de nombreux voisins allemands sont attendus ce jeudi, jour de la fête de l'Unité en Allemagne.
Christelle DIDIERJEAN SE RENSEIGNER www.vitrines-colmar.com

SE RENSEIGNER www.vitrines-colmar.com

 
 

 

C'est parti pour l'Uberisation des repas à Colmar

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Restauration  Livraison à domicile
C'est parti pour l'Uberisation des repas à Colmar
Uber Eats, la plateforme américaine de livraison de repas à domicile, arrive à Colmar à partir de ce jeudi 3 octobre, suscitant à la fois l'intérêt des futurs coursiers, mais aussi des critiques chez certains acteurs locaux.
 

 
Les livreurs aux couleurs d'Uber Eats, comme ici à Lyon, livreront à Colmar tous les jours de 11 h à 23 h à partir de ce jeudi 3 octobre.
Après Paris, Mulhouse ou Strasbourg, c'est au tour de Colmar d'offrir un nouvel espace de travail aux livreurs de repas. À partir de ce jeudi 3 octobre, 11 h, la cité de Bartholdi et quelques-unes de ses voisines devraient voir débarquer une flotte de coursiers à vélo floqués aux couleurs d'Uber Eats, le géant américain de la livraison de repas à domicile ou au bureau. « Pour un forfait fixe de 3,50 euros, quelles que soient la commande et la distance, n'importe qui pourra, en quelques clics via l'application, commander un repas et se le faire livrer sur le lieu de son choix », résume Julien Hoarau, responsable de l'expansion d'Uber Eats en France. Un concept cent pour cent XXIe siècle, réservé aux détenteurs d'un smartphone et déjà présent dans 145 villes françaises.
À Colmar, mais aussi Horbourg-Wihr et Logelbach

Dix-sept restaurants colmariens sont partenaires d'Uber pour ce lancement. Pizzas, burgers et autres sushis seront livrés sept jours sur sept, de 11 heures à 23 heures et en moins de 30 minutes - c'est la promesse - dans toute la ville, mais aussi à Horbourg-Wihr ou Logelbach. « D'autres restaurants devraient rapidement manifester leur intérêt, ce qui nous permettra d'augmenter notre périmètre de livraison », indique Julien Hoarau.
« Les bons mois, je peux me faire environ 1 800 euros »

Une quinzaine de coursiers sont prêts à enfourcher leurs bicyclettes. Rejoindre le peloton des travailleurs indépendants ne requiert que deux conditions : être majeur et avoir créé son auto-entreprise. Des réunions d'information (*) sont ensuite organisées pour présenter le fonctionnement de l'application, comme ce mardi après-midi dans un hôtel colmarien. Le diaporama projeté à l'écran, devant quatre futurs collaborateurs potentiels (ne pas dire recrues), insiste d'abord sur les avantages de travailler pour soi (ne pas dire pour Uber) : flexibilité des horaires, paiement chaque fin de semaine, etc. « La sécurité est la priorité numéro un », affirme la slide (visuel) suivante. Puis vient la question de la rémunération : un livreur reçoit deux euros fixes par course, plus 0,80 euro par kilomètre parcouru, plus un euro pour la remise du repas au client. Uber pioche 5 % de ce pactole pour « frais de services ».

« Les bons mois, je peux me faire environ 1 800 euros, les moins bons mois à peine 400 euros », détaille Leïla, déjà coursière à Mulhouse depuis un an, venue s'informer sur l'expansion colmarienne d'Uber. Et il s'agit de montants bruts : « Il faut déduire les 22 % de taxes prélevées sur le chiffre d'affaires de tous les auto-entrepreneurs », précise la jeune femme. Sans compter les frais annexes, comme l'achat de l'équipement. « Le sac, on le reçoit comment ? », demande un futur coursier au représentant d'Uber. « Il faut l'acheter, on propose un modèle à 75 euros, vous pouvez le payer en trois fois », répond ce dernier. Ce n'est qu'un conseil. Uber n'impose rien à ses coursiers et pour cause : la preuve d'un quelconque lien de subordination pourrait leur donner envie de demander un contrat de travail en bonne et due forme. Plusieurs procédures en ce sens ont déjà été intentées en France.

L'arrivée d'Uber ne fait d'ailleurs pas que des heureux à Colmar. Si deux jeunes créateurs locaux d'un concept similaire ont d'ores et déjà posé définitivement pied à terre (lire ci-dessous), d'autres craignent que ça ne mette un coup de frein à leur activité.
« C'est une concurrence déloyale »

« Uber, c'est une concurrence déloyale. Leurs livreurs ne sont pas salariés, mais ce ne sont pas non plus de vrais auto-entrepreneurs. Uber contrôle tout : le paiement, les horaires de travail, la mise en relation avec les restaurateurs, déplore Kamel Boulhadid, patron du groupe BK, propriétaire de 75 points de restauration dans le Grand Est, dont les enseignes Domino's Pizza et Sushi's à Colmar. Dans mes entreprises, tous les livreurs sont salariés. Ils ont une fiche de paye, ils cotisent en France, dans les règles. »

Chez Uber Eats, Julien Hoarau estime que son entreprise « offre au contraire un canal de vente supplémentaire pour les professionnels de la restauration ». Seul un bon repas en famille, livré ou non par ces mercenaires des temps modernes, permettra à chacun de trancher le débat.
Esteban WENDLING (*) Uber cherche encore des coursiers. Les dates des prochaines réunions d'information sont régulièrement ajoutées sur le site : t.uber.com/coursiercolmar.

(*) Uber cherche encore des coursiers. Les dates des prochaines réunions d'information sont régulièrement ajoutées sur le site : t.uber.com/coursiercolmar.

 
 

 

Le Sundgau sera-t-il dans le vent ?

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:58:46

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Environnement  Projet éolien
Le Sundgau sera-t-il dans le vent ?
Le Sundgau sera-t-il dans le vent ? À cette question les élus veulent pouvoir y répondre en toute connaissance de cause. C'est la raison pour laquelle une étude menée jusqu'à la fin de l'année devra déterminer si oui ou non, ce territoire du sud de l'Alsace dispose d'un potentiel éolien.
 

 
L'an passé à pareille époque, les élus du Sundgau s'étaient rendus à Schönau en Forêt-Noire pour une visite d'installation éolienne. Un an plus tard, le PETR du Pays Sundgau lance ce soir une étude sur le sujet..
L'ensemble des maires de la centaine de localités que compte le Sundgau sont conviés ce jeudi soir à Altkirch à une première grande réunion organisée à l'initiative du PETR, le pôle d'équilibre territorial rural du « Pays du Sundgau ». Cette structure politique fédère toutes les communes de l'arrondissement d'Altkirch. Il s'agit d'une réunion qui présentera la méthodologie employée pour mener à bien une étude qui déterminera si oui ou non il existe un potentiel éolien dans le Sundgau.
Deux cabinets spécialisés et indépendants

« Nous ne sommes pas partis du postulat qu'il faut des éoliennes dans le Sundgau et nous ne faisons pas une étude qui confirmerait une intuition. Nous menons une étude qui devra dire si oui ou non le Sundgau présente un potentiel éolien et, si tel est le cas, si oui ou non, techniquement et réglementairement il est possible d'y ériger des aérogénérateurs », indique François Eichholtzer, le président du PETR.

Concrètement, deux cabinets d'étude spécialisés - « et indépendants », précise François Eichholtzer- ont reçu mandat pour effectuer ce travail de prospective : « Act'er » de Besançon et « Cohérence énergies » de Lille. Ces sociétés devront rendre leur copie au plus tard le 31 décembre.

Bien entendu, l'étude devra déterminer une carte des vents et le potentiel éolien. Par le passé, de tels documents ont déjà été élaborés. L'ancienne communauté de communes du Jura alsacien s'était par exemple déjà penchée sur la question en 2009. On sait aussi que ça souffle fort dans la trouée de Belfort et notamment dans le Haut vallon du Traubach ainsi que sur les crêtes de la vallée de la Largue. Des sociétés privées ont déjà contacté des élus pour leur proposer des éoliennes.

Mais le critère « vent », s'il est bien sûr déterminant, n'est de loin pas le seul à entrer en ligne de compte. D'autres contraintes revêtent une importance similaire. La proximité de l'aéroport de Bâle Mulhouse par exemple : les grandes éoliennes (plus de 200 mètres de haut) sont susceptibles de perturber le fonctionnement des radars de l'Euroairport. Viennent ensuite les questions d'ordre environnemental : l'impact sur les paysages et la faune, la présence d'espèces protégées, l'existence de périmètres de zones sensibles...

Puis suivent des contraintes peu connues du grand public mais qui pourtant freinent beaucoup d'élus locaux : notamment le dimensionnement du réseau électrique et par conséquent sa capacité à transporter l'énergie produite. Le réseau sundgauvien n'est pas de prime jeunesse et le coût de son renforcement pourrait dissuader d'installer des éoliennes, « surtout quand personne ne sait trop qui prendrait financièrement en charge la rénovation du réseau », précise François Eichholtzer.
Permettre aux élus de faire un choix éclairé

« Les problématiques dépassent largement la simple question du vent. Nous les élus locaux, nous avons besoin d'éléments tangibles, concrets qui nous aideront à décider. Dans le Sundgau nous évoquons ce sujet depuis vingt ans et à chaque fois s'exercent sur les élus de plus ou moins amicales pressions en faveur ou en défaveur de l'énergie éolienne. Tout sans cela sans que nous disposions d'informations qui nous permettraient de faire un choix éclairé. C'est le but de cette étude », conclut François Eichholtzer.
Julien STEINHAUSER

 

 
 

 

Sundgau Intercommunalité Une aire d'accueil des gens du voyage pour un million d'euros

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:00:12

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Sundgau Intercommunalité
Une aire d'accueil des gens du voyage pour un million d'euros
L'installation sauvage des gens du voyage est un problème récurrent, notamment à Altkirch et à Carspach. La com-com Sundgau, compétente, a approuvé lors de sa dernière séance l'avant-projet détaillé de construction d'une aire d'accueil à Altkirch pour un montant d'un peu plus d'un million d'euros.
 

 
Schéma de la future aire d'accueil des gens du voyage, rue des Casernes, de 20 places (9 emplacements). À l'avant, la parcelle en blanc doit accueillir une entreprise, Banyo, actuellement implantée rue du 8e-Régiment-de hussards.
Ayant constaté un sacré retard à l'allumage dans ce domaine et de nombreuses tergiversations par le passé, la nouvelle com-com « Sundgau » a finalement remis sur le tapis la question de la création d'une aire d'accueil des gens du voyage, afin de se mettre en conformité avec la loi. Et afin de pouvoir enfin réguler officiellement l'installation des caravanes qui investissent régulièrement le moindre espace disponible, notamment la place des Fêtes de Carspach et les abords de l'ex-usine Domena, rue des Casernes à Altkirch.

C'est d'ailleurs sur ce site altkirchois, actuellement occupé de manière sauvage, que le conseil de communauté a validé en décembre 2018 l'implantation de cette aire d'accueil et lors de la séance plénière du 26 septembre dernier, l'avant-projet détaillé de cette opération. Celle-ci s'inscrit dans le schéma d'accueil de gens du voyage en vigueur qui préconise la réalisation de 20 à 25 places pour la com-com « Sundgau » (CCS).
Neuf emplacements et neuf blocs sanitaires

« C'est une installation qui se fait dans des conditions raisonnablement correctes et qui nous permettra au moins d'intervenir si nécessaire », a commenté le président, Michel Willemann. Les notions de places et d'emplacements se définissent ainsi : un emplacement équivaut à deux places minimum et un bloc sanitaire ; une place représente une surface de 75 m² au minimum. Le projet de la CCS est composé de neuf emplacements dont deux emplacements de trois places, soit 20 places allant de 76 à 112 m², de neuf blocs sanitaires agencés de manière à accueillir une douche avec lavabo, un WC et une paillasse béton avec évier et un bloc technique. L'aire comprend aussi un local technique et un espace « déchets ».

Les blocs sanitaires sont regroupés par deux et la partie technique est desservie par une allée centrale en concassé ; à l'arrière des bandes en pavés intègrent des étendoirs à linge. Des arbres à haute tige doivent apporter de l'ombre mais aussi créer une transition entre les emplacements. Les espaces de circulation sont réalisés en enrobés, les aires de stationnement en béton.

Nicolas Jander, maire d'Altkirch, vice-président de la com-com Sundgau, avait insisté au départ du projet sur une bonne intégration paysagère, celui-ci prenant place dans une zone d'activités. « Celle-ci est réalisée par de nombreux espaces verts, des haies champêtres et des arbres », explique l'équipe de maîtrise d'oeuvre, composée du bureau d'études Les ateliers Paysagistes de Bartenheim et d'un architecte, Alain Drapier, de Lure.
Un coût estimé à 1 074 038 euros TTC

L'implantation, rue des Casernes, la com-com en est consciente, n'a pas forcément ravi les riverains mais elle se propose de fournir « toutes les explications nécessaires sur ce qui est prévu ».

Si le projet a trouvé lieu et forme, il n'est « pas neutre du point de vue financier » relève encore le président. Le coût, qui intègre les extensions de réseau pour raccorder le site, s'élève à 1 074 038 euros TTC. Mais à ce chiffre, il y aura peut-être lieu d'ajouter d'éventuels travaux supplémentaires, un mur de soutènement côté rue des Casernes, un garde-corps sur ce mur de soutènement et un portail d'accès à l'aire d'accueil, des points « à rediscuter ». Le projet complet, frais de maîtrise d'oeuvre compris, reviendrait alors au total 1 237 200 EUR TTC.

À l'arrière de l'ex-usine Domena, les caravanes sont déjà installées de manière sauvage sur la future aire d'accueil. Photo DNA /Noëlle BLIND-GANDER

La com-com compte solliciter différents partenaires financiers pour obtenir des aides même si celles-ci se sont quasiment totalement taries pour ce genre de projet. « Il y a deux décennies, les aires d'accueil étaient quasiment financées à 100 %, aujourd'hui nous allons essayer de l'inscrire dans le contrat de ruralité signé avec l'État et nous pourrons peut-être obtenir entre 30 et 40 % d'aides », suppute Michel Willemann.

Une fois l'aire d'accueil aménagée, celle-ci sera gérée par une association qui signera une délégation de service public avec la com-com « Sundgau ».

Les travaux devraient avoir lieu l'année prochaine. Pour l'instant, la réalisation du projet est subordonnée à la révision du plan local d'urbanisme d'Altkirch avec un changement de zonage. L'enquête publique a eu lieu et le document doit encore être approuvé par la collectivité qui pourra ensuite déposer une demande de permis de construire.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

Soultz : « Seniors en santé, seniors enchantés »

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:37:40

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Soultz
« Seniors en santé, seniors enchantés »
 

 
L'avancée en âge s'accompagne de nombreux changements qu'il n'est pas toujours aisé d'appréhender seul. Accepter et comprendre l'évolution de son corps, trouver de nouvelles habitudes de sommeil, ajuster son alimentation, conserver des rapports de qualité avec autrui sont autant de défis à relever au quotidien. Souhaitant promouvoir des habitudes de vie favorables au vieillissement en bonne santé, la Mutualité Française Grand Est et la Nef des Jouets, en partenariat avec la Ville de Soultz, le Conseil départemental du Haut-Rhin et la Conférence des Financeurs de la Prévention de la Perte d'Autonomie du Haut-Rhin, mettent en place à Soultz dès le jeudi 3 octobre le programme "Seniors, en santé, seniors enchantés !" à destination des personnes âgées de plus de 60 ans de la commune et de ses environs. Ce programme de prévention a pour objectif d'orienter chaque individu vers la découverte et la valorisation de ses propres ressources.

Le jeudi 3 octobre à 14 h 15 : présentation du programme.

Le jeudi 10 octobre à 14 h 15 : conférence-débat "L'alimentation des seniors "et le mercredi 16 octobre à 9 h 30 : atelier intergénérationnel "Kim''. En prenant de l'âge, les besoins nutritionnels évoluent. Alors comment adopter une alimentation adaptée aux plus de 55 ans et prévenir l'apparition de pathologies liées à l'âge ? Réponses lors de ces deux rendez-vous.

Le mercredi 23 octobre à 9 h 30 : conférence-débat suivie d'un atelier "Les bienfaits de la réflexologie plantaire ". La réflexologie plantaire utilise le processus d'autoguérison naturel du corps. Représentation miniature du corps, chaque zone du pied correspond à un organe ou une partie de corps humain. La réflexologie consiste à soulager le corps par le pied en stimulant ces points.

Le jeudi 24 octobre à 14 h 15 : atelier d'art-thérapie. L'art thérapie permet d'exprimer ses ressentis, émotions, et sensations grâce aux outils de création artistique : dessin, peinture, écriture. Ici, la valeur artistique importe peu : l'enjeu est thérapeutique.
Toutes les conférences et tous les ateliers auront lieu à la Nef des Jouets, 12 rue Jean Jaurès à Soultz. Ce programme est entièrement gratuit et accessible à tous sur inscription. Infos et inscriptions : au 06 49 85 62 31 ou inscription@mfge.fr

Toutes les conférences et tous les ateliers auront lieu à la Nef des Jouets, 12 rue Jean Jaurès à Soultz. Ce programme est entièrement gratuit et accessible à tous sur inscription. Infos et inscriptions : au 06 49 85 62 31 ou inscription@mfge.fr

 
 

 

Divin Mozart avec l'OSM

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:38:20

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concert
Divin Mozart avec l'OSM
 

 
L'orchestre symphonique de Mulhouse donnera un concert vendredi 11 octobre.
Vendredi 11 octobre, à 20 h, l'orchestre symphonique de Mulhouse, sous la direction de Jacques Lacombe donnera un concert intitulé « Divin Mozart » à l'église Saint-Boniface de Burnaupt-le-Haut. Ce concert décentralisé est réalisé avec le soutien du Conseil départemental.

La soirée sera entièrement consacrée à Wolfgang Amadeus Mozart ; une sorte de best-of des plus belles pages du compositeur qui permettent de prendre conscience de l'étendue de son talent.

Manuel Poultier, clarinette solo, interprétera le Concerto pour clarinette dont le sublime Adagio qu'on entend dans Out of Africa. Des extraits d'opéras chantés par la soprano Odile Heimburger compléteront le concert.
Vendredi 11 octobre à 20h à l'église de Burnaupt-le-Haut. Entrée libre. Accès dans la limite des places disponibles.

Vendredi 11 octobre à 20h à l'église de Burnaupt-le-Haut. Entrée libre. Accès dans la limite des places disponibles.

 
 

 

Office en langue régionale à l'Écomusée d'Alsace

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:47:19

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Office en langue régionale à l'Écomusée d'Alsace
 

 
La 25e édition de la Herbscht-dànkfascht, fête des récoltes et des vendanges, se tiendra dimanche 6 octobre à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim à l'initiative du comité fédéral pour la langue et la culture régionales en Alsace et en Moselle germanophone. Un office religieux en langue régionale sera célébré à l'intention des catholiques (père Jean-Pierre Fohrer), protestants (pasteur Jean-Jacques Dietsch), musulmans (Dr Abdellah Benaoumar) et juifs (Dr Henri Metzger). La célébration d'actions de grâce débutera à 15 h et sera suivie d'une dégustation de vin nouveau et de produits de saison.

Sapeurs pompiers de Saint-Amarin : Une belle passation de commandement

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:36:27

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Saint-Amarin  Sapeurs pompiers de Saint-Amarin
Sapeurs pompiers de Saint-Amarin : Une belle passation de commandement
Le centre de secours de Saint-Amarin a servi de cadre à une impressionnante cérémonie à l'occasion de la passation de commandement du corps des sapeurs-pompiers.

 
L'ancien chef de centre, le capitaine Fabrice Ziegler (à g.) a passé le relais au lieutenant Yves Fleisch (à dr.)
Un dispositif impressionnant a été déployé samedi matin devant la caserne du centre de secours à l'occasion de la passation de commandement de l'entité. En présence du maire de Saint-Amarin Charles Wehrlen, du sénateur René Danési, des conseillers départementaux Annick Lutenbacher et Pascal Ferrari, un protocole bien huilé a été déroulé par les autorités des sapeurs-pompiers du SDIS menées par le colonel René Cellier, le lieutenant-colonel Gilles Triballier, le tout orchestré par le maître de cérémonie, le commandant Philippe Briswalter, les sonneries étant assurées par la clique Thur-Doller.
Nominations

La conseillère départementale Annick Lutenbacher avait le plaisir de remettre leurs galons d'adjudant aux sergents-chefs Damien Theiller, Yann Misse et Christian Arnold. Ces nominations ont été suivies par la passation de commandement entre le capitaine Fabrice Ziegler et le lieutenant Yves Fleisch. Entré en octobre 90 dans les effectifs du corps de 1re intervention de Moosch à l'âge de seize ans, petit-fils et fils de chefs de corps mooschois, Fabrice Ziegler a assuré le commandement de la section mooschoise de 1998 à 2008. Dès 2000, il intègre en double engagement le CS de Saint-Amarin, gravissant les échelons et accédant à la fonction de chef du centre en 2008. Au bout de dix ans de commandement, ayant été nommé depuis février au poste d'adjoint de la compagnie 4 du groupement sud, il est désormais remplacé par le lieutenant Yves Fleisch.

Originaire d'Urbès, celui-ci a intégré le corps local à l'âge de dix-sept ans en 1982. Il devient adjoint au chef de corps avec le grade de sergent en 1986. Il rejoint le centre de secours de Saint-Amarin en octobre 1988 où il exercera la fonction de chef d'équipe de garde puis chef de groupe avec le grade d'adjudant. Nommé lieutenant en février 2012, il prend la fonction de coordinateur pour la fusion de des cinq CPI qui vont constituer le corps du Chauvelin, dont il assurera en intérim le commandement entre septembre 2014 et juin 2015, tout en gardant ses fonctions au centre de secours de Saint-Amarin dont il prend la tête.
Hommage à Jean Larghi

Cette cérémonie a aussi été l'occasion de rendre un hommage à une figure incontournable du centre de secours, le lieutenant-colonel honoraire Jean Larghi. Entré au centre de secours en 1968, il en deviendra le chef avec le grade de sous-lieutenant en 1969. Il va assurer cette fonction durant 26 ans jusqu'en 1995 ainsi que celle d'inspecteur départemental adjoint durant 24 ans. Après avoir atteint le grade de commandant en novembre 1986, il a quitté le service actif avec la promotion au grade de lieutenant-colonel honoraire en juin 2000. Il aura marqué de manière indélébile son cursus au sein du centre local et au niveau départemental. Grand moment d'émotion lorsque Charles Wehrlen et Mme Larghi, entourée de sa proche famille, ont dévoilé la plaque commémorative en l'honneur de ce grand serviteur du monde des volontaires du feu. Une belle conclusion pour une cérémonie marquante.
Pierre Rudler

 

 
 

 

Merxheim Jean Lidolff, nouveau chef de corps

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 05:41:12

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Merxheim Sapeurs-pompiers
Jean Lidolff, nouveau chef de corps
Samedi dernier, aux abords de la salle de la Cotonnière, a eu lieu la cérémonie de passation de commandement du Centre de Première Intervention de Merxheim (CPI) entre le capitaine Christian Brender et son successeur l'adjudant-chef Jean Lidolff
 

 
L'adjudant-chef Jean Lidolff a été nommé nouveau chef de corps des sapeurs pompiers de Merxheim
La cérémonie fut également l'occasion de nominations, dirigée par les capitaines du SDIS Mickaël Mamprin et Eric Rieber en présence notamment du Maire Patrice Fluck, des conseillers départementaux Alain Grappe et Karine Pagliarulo et rehaussée par la batterie-fanfare des sapeurs pompiers d'Issenheim.

Le capitaine Christian Brender, actif au CPI de Merxheim pendant 42 années dont 30 ans comme chef de corps, a rejoint l'honorariat. Il laisse la direction du CPI à Jean Lidolff, qui assurait déjà la fonction d'adjoint au chef de corps avant sa nomination. Jean Lidolff a intégré le CPI de Merxheim en 1993, gravissant les différents échelons pour être nommé adjudant-chef. Il présidait également l'amicale des sapeurs-pompiers de Merxheim depuis 2001, un poste qu'il a cédé à Luc Brender au printemps 2019. Jean Lidolff est à la tête d'un CPI fort de 27 sapeurs-pompiers et 13 jeunes sapeurs pompiers (JSP). Un corps local qui effectue en moyenne plus d'une soixantaine d'interventions de tous types par an.
Trois nominations

Les nominations de cette cérémonie concernaient les trois sapeurs-pompiers qui ont intégré les rangs de l'honorariat. Il s'agit de Pierre Deybach et Didier Wild, qui ont été élevés au grade de lieutenant honoraire, et de l'ancien chef de corps Christian Brender, élevé au grade de commandant honoraire.
B.B.

 

 
 

 

Ensisheim  Jumelage avec Markdorf Entre l'argent et l'or, le vermeil

Publié dans le panorama le Jeudi 03 octobre 2019 à 06:08:56

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Ensisheim  Jumelage avec Markdorf
Entre l'argent et l'or, le vermeil
Une délégation de Markdorf forte d'une cinquantaine de personnes a été accueillie à Ensisheim dans le cadre d'un jumelage qui fête ses 45 ans.
 

 
Les deux maires ont échangé des paniers de victuailles de leurs régions.
Si le jumelage entre Ensisheim et Markdorf doit surtout profiter aux associations locales des deux villes et aux jeunes, notamment par le biais de rencontres entre établissements scolaires, les élus donnent l'exemple en se retrouvant régulièrement.
« L'amitié résiste à l'épreuve du temps »

L'année 2019 est particulièrement propice à des rencontres parce qu'elle est celle du 45e anniversaire du jumelage qui a été fêté au printemps à Markdorf, et ce dimanche à Ensisheim. La délégation de Markdorf était particulièrement importante : près de 50 personnes, emmenées par leur maire, Georg Riedmann, et le directeur général des services Klaus Schiele, sont venues en car pour rendre visite à leurs amis alsaciens.

La réception à la Régence s'est faite en toute simplicité. Maire d'Ensisheim, entouré de ses adjoints, Michel Habig a relevé l'attachement des amis de Markdorf à Ensisheim, qui le leur rend bien. « L'amitié résiste à l'épreuve du temps ». Il a eu une pensée pour ceux qui ont initié le jumelage il y a 45 ans, notamment les maires Pierre Rapp et Gerhard Thiede, et souhaité que les relations se poursuivent, comme elles le font au niveau des écoles et des artistes, grâce, notamment à l'engagement de Brigitte Kuhlburger. Et de rajouter : « La politique de développement de Markdorf a été un exemple pour nous ».

Il a remis à son homologue un panier de produits de la ville et de la région. « Normalement, ce sont ceux qui arrivent qui apportent des cadeaux, lui a répondu Georg Riedmann en le remerciant. Nous vous sommes reconnaissants pour votre invitation. Depuis 45 ans, une amitié profonde a grandi entre nos deux villes ».
Un goûter « à l'alsacienne »

Il a aussi relevé le développement important d'Ensisheim durant cette période avant de remettre à Michel Habig, aussi, un panier de victuailles de la région de Markdorf.

Après le verre de l'amitié, les Allemands et leurs hôtes alsaciens se sont rendus à l'Ecomusée pour le déjeuner, puis au carreau Rodolphe, tout proche, pour une visite guidée en deux groupes, sous la conduite de membres de l'association Rodolphe et de leur président Jean Misiano, histoire de faire découvrir aux amis d'outre Rhin ce qui a fait la richesse de la région pendant près d'un siècle, l'exploitation de la potasse.

Après quoi, une ultime halte a eu lieu là où la journée avait commencé, au palais de la Régence, pour un goûter « à l'alsacienne », histoire de redonner des forces aux amis de Markdorf pour le voyage retour.
J.-M. SC.