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Collèges Lycées Une application pour trouver un stage

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:13:36

© L'alsace, Mercredi le 02 Octobre 2019
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Collèges Lycées Une application pour trouver un stage
 

 
Le projet de la plateforme Géostages est le fruit d'une convention tripartite entre le conseil départemental du Haut-Rhin, le rectorat et le lycée Jean-Mermoz. Photo L'Alsace /Marie DEDEBAN
Parfois, les grandes idées se rencontrent. Dans le cas de Géostages, elles fusionnent même. En 2018, dans le cadre de sa réflexion sur la réussite éducative de tous (PRET), le conseil départemental du Haut-Rhin cherche à simplifier et faciliter la recherche de stages pour les collégiens et lycéens. À la même période, le lycée Jean-Mermoz de Saint-Louis souhaite développer, en interne, une plateforme avec le même objectif. « À l'origine, cette plateforme était destinée à nos élèves de troisième, de BTS et à nos apprentis, explique Jean-Luc Schildknecht, proviseur du lycée ludovicien. Et puis nous nous sommes lancés dans une aventure que nous n'avions pas tout à fait prévue. »
Une plateforme intuitive

Le résultat est prometteur, sur le papier tout du moins. D'abord, les élèves se connectent sur la plateforme grâce aux identifiants communiqués par leur établissement. Puis ils remplissent les filtres de recherches - que leur collège ou lycée a préalablement choisis : par centre d'intérêt, par champ de métier, par formation... - pour trouver les stages les plus pertinents qui figurent ensuite sur une carte. « Les élèves peuvent voir si d'autres personnes ont candidaté sur le même lieu de stage, connaître les itinéraires possibles depuis chez lui », complète Jean-Luc Schildknecht. Autre avantage de Géostages : les entreprises répertoriées ont déjà accueilli des élèves de l'établissement concerné.

L'entreprise en charge du projet, 2le, a également conçu une interface pour les enseignants et le personnel administratif. Les enseignants peuvent y suivre l'évolution du projet de l'élève : s'il a contacté l'entreprise, depuis quand, s'il l'a relancée... Ils peuvent aussi lui proposer d'autres entreprises selon son profil ou ses envies.
Des conventions de stage numériques

L'application a aussi un avantage administratif : les conventions de stage sont signées numériquement, ce qui permet de les sauvegarder automatiquement, de les archiver et d'accélérer la procédure.

« C'est parce que nous avons porté ce projet ensemble que nous avons réussi à le mener à bien. » Lara Million, vice-présidente du conseil départemental, a tout de suite été séduite par le projet du lycée Jean-Mermoz. « Nous espérons que cela va simplifier les recherches des 7 000 collégiens qui cherchent chaque année un stage de cinq jours en entreprise, poursuit-elle. Nous voulons aussi que cette plateforme rétablisse l'égalité des chances et associe l'intégralité du monde professionnel à cette démarche. » Le coût de l'opération s'élève à 105 300 EUR et est subventionné par le conseil départemental du Haut-Rhin, le rectorat, le lycée Jean-Mermoz, l'Union européenne (Feder : fonds européen de développement régional) et la région Grand Est.

Testé dans 19 établissements du Haut-Rhin (lire ci-contre), Géostages devrait, à l'horizon 2020, être ouvert à l'ensemble des collèges et lycées du département.
Marie DEDEBAN

 

 
 

Protection de l'enfance : une crise et des propositions

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:41:50

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Manifestation devant le conseil départemental  Des agents de l'aide sociale à l'enfance mobilisés
Protection de l'enfance : une crise et des propositions
Les agents de l'Aide sociale à l'enfance du Haut-Rhin se sont rappelés au bon souvenir des élus en manifestant hier à Colmar. Épuisés par un dispositif grippé, ils crient à nouveau au secours. Des mesures ont été annoncées par le conseil départemental.
 

 
Une centaine de personnes a manifesté hier matin devant le siège à Colmar du Conseil départemental pour une meilleure prise en compte des besoins du secteur de l'Aide à la petite enfance.
En juillet, les agents de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) du Haut-Rhin (psychologue, assistante sociale, inspecteurs, agents administratifs, assistantes familiales, salariés d'association) exprimaient sur le parvis du conseil départemental leur désarroi face à une « situation de crise » (notre édition du 10 juillet). Un nombre croissant d'enfants à placer en famille d'accueil, absence de solutions de placement, démissions, burn-out, postes vacants: la protection de l'enfance du Haut-Rhin va mal, si l'on en croit les manifestants mobilisés pour la seconde fois en trois mois devant le conseil départemental, à Colmar.
Droit des parents « bafoué »

« Nos décisions ne sont pas toujours exécutées », avance Anne Galliath, magistrate au tribunal pour enfants, à Mulhouse, venue soutenir les acteurs d'un dispositif social apparemment grippé. « Et pour que ces mesures judiciaires soient mises en oeuvre, il y a 6 mois d'attente » ; six mois de plus pour un placement en accueil de jour dans un établissement spécialisé. Conséquence : les hommes et les femmes qui portent à bout de bras le réseau de la protection de l'enfance sont à bout, épuisés à force d'écoper...

« À Colmar, après la démission d'une personne au bout de six mois de mission il n'existe plus de rencontres familiales médiatisées une fois par semaine, comme le prévoit l'ordonnance judiciair e », témoigne une manifestante. « Pourtant, c'est un droit pour les parents » et l'enfant, permettant de maintenir le lien et d'observer la relation entre les deux. « Sans ce travail important d'analyse, il est impossible de travailler correctement », nous dit-on. Marie, assistante sociale, vient de rejoindre l'ASE et découvre l'ampleur des dégâts. « J'ai l'impression d'être dans un navire qui fonce droit vers l'iceberg », décrit-elle. Toutes et tous sont unanimes pour souligner que l'institution se serait transformée en « lieu de maltraitance », malgré elle.
Deux millions en plus des 90 millions de budget

Conscients des enjeux mais contraints par des limites budgétaires, des représentants du conseil départemental - Pierre Bihl, Josiane Mehlen, Marc Munck - ont mis (un peu) d'huile dans les rouages. Dans un communiqué, le conseil départemental détaille l'effort public en faveur de l'ASE. Avant la fin de l'année, 5 postes devraient venir s'ajouter aux 15 postes créés depuis 2017, des travailleurs sociaux et un poste de cadre de santé. Conscients également du manque d'attractivité d'emplois peu valorisés, les élus proposent de faciliter les recrutements et les remplacements de postes vacants, ainsi que des actions de formation.

Concernant le nombre de places d'accueil des enfants, le conseil devra se prononcer sur une augmentation du budget de l'ASE de 2 millions d'euros (pour un budget en 2019 de 90 millions) afin, notamment de créer 30 places supplémentaires en internat et pouponnière. Au sortir de la rencontre entre élus et représentants du personnel, les manifestants auraient été très déçus par ces propositions jugées « insuffisantes », selon Mareike Lemblé, déléguée F.O. « Nous militons, nous, pour davantage de prévention ; c'est l'urgence - les placements - qui coûte cher », conclut la syndicaliste.
Jean Daniel KIENTZ VOIR Notre reportage vidéo sur dna.fr

VOIR Notre reportage vidéo sur dna.fr

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace... De la responsabilité, ou pas, des dirigeants politiques

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:20:18

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L'éditorial de l'Alsace... De la responsabilité, ou pas, des dirigeants politiques
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Quand les affaires politico-judiciaires se télescopent dans l'actualité... Quelques heures après l'annonce du renvoi devant la Cour de Justice de la République d'Édouard Balladur et de François Léotard dans l'affaire Karachi, la Cour de cassation rejetait le pourvoi de Nicolas Sarkozy, envoyant de facto l'ancien chef de l'État devant le tribunal correctionnel dans le dossier Bygmalion. Un président de la République, un Premier ministre et un ministre de la Défense... Convocation ne signifie pas condamnation pour ces anciens dirigeants qui bénéficient évidemment de la présomption d'innocence. Mais le seul fait de les épingler, ou plutôt de les contraindre à s'expliquer devant des juges en raison d'éléments probants et concordants susceptibles de constituer un délit, est une preuve de maturité démocratique. La France n'est pas en pointe en la matière. La faute à notre latinité ? Force est de constater que notre pays est à la traîne des nations nordiques et, au-delà, de certains pays au système judiciaire contestable sur certains points mais autrement plus direct. Les USA en sont un bel exemple alors que leur président, Donald Trump, se démène face à une procédure d'empêchement qui, une semaine après sa mise en oeuvre, gagne vite de la consistance.

En France, faute de contre-pouvoirs, un certain nombre d'élus ont longtemps agi en s'affranchissant des règles afin de financer leur action politique. L'affaire Karachi comme le dossier Bygmalion portent tous deux sur le financement de campagnes électorales, alors que la France a adopté une loi sur le financement des partis dès 1990. Responsables mais pas coupables ? Peut-être la Justice s'engouffrera-t-elle dans cette voie. Les preuves de l'implication directe d'Édouard Balladur et François Léotard d'un côté, de Nicolas Sarkozy de l'autre, sont ténues. Le fait de les renvoyer devant la Justice pour un procès public est aussi une manière de rappeler que la responsabilité d'un élu est d'abord morale. Le temps des fusibles est révolu.

 

 
 

Edouard Philippe propose aux Régions du sur-mesure

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:43:28

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Politique Collectivités territoriales
Edouard Philippe propose aux Régions du sur-mesure
 

 
Edouard Philippe à Bordeaux.
Entre l'exécutif et les territoires, ce n'est pas l'amour fou. Mais l'acte 2 du quinquennat et la nouvelle méthode qui va avec veut pacifier les rapports entre l'État et les collectivités territoriales.

On en a eu la confirmation ce mardi avec le discours d'Édouard Philippe, venu en personne au 15e congrès des Régions de France à Bordeaux. Dans un « esprit de maturité » (c'est son terme), le Premier ministre a fait plusieurs concessions. Il a notamment accepté la tenue de « comités Etat-Régions » réguliers.
Il faudra plus qu'un discours

Mais le plus attendu par les Régions étaient les avancées du futur projet de loi de décentralisation. L'acte 3 de la décentralisation est prévu pour 2020 et les Régions font un intense lobbying pour la «différenciation». En clair: obtenir une décentralisation à la carte en fonction de chaque territoire.

Édouard Philippe y est favorable et lance une concertation entre les élus et les préfets en ce sens. Les prochains contrats État-Région ne seront donc plus uniformes, mais construits en fonction des particularités et priorités de chaque Région.

Le Premier ministre a également proposé de déléguer aux Régions le service public de l'emploi. Une expérimentation visant à « renforcer le pilotage des politiques de formation professionnelle » est prévue.

Les présidents de Régions, à l'image de leur chef de file, Hervé Morin, reconnaissent que des pistes sont ouvertes mais qu'elles restent en deçà de leurs attentes. La défiance entre Régions et État était réelle: il faudra plus qu'un discours pour l'atténuer.
N.M.

 

 
 

 

Le Président et les héros de Strasbourg

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:47:37

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Visite d'Emmanuel Macron Attentat du 11-Décembre
Le Président et les héros de Strasbourg
Un musicien et un policier courageux se sont dressés contre l'auteur de l'attentat du 11-Décembre - le nom du terroriste n'a pas été dit lors de l'intime cérémonie mardi soir. Les deux héros ont été faits chevaliers dans l'ordre national de la Légion d'honneur par le Président.
 

 
Emmanuel Macron a dit se souvenir du silence qui régnait sur la ville lorsqu'il y est venu après l'attentat.
« Comment oublier, comment cicatriser, quand ce soir du 11 décembre 2018 à Strasbourg, cinq personnes ont péri victimes d'une injustice barbare, quand onze autres ont été meurtries et portent encore dans leur chair la trace de la balle ou de la lame ? » Emmanuel Macron, seul à avoir pris la parole, a d'abord fait mémoire des disparus, Pascal Verdenne, Anupong Suebsamarn, Kamal Nagchchband, Antonio Megalizzi et Bartosz Niedzielski.
Le musicien a luttéau péril de sa vie

Dans la salle de réception de la préfecture, les deux héros décorés se tiennent debout, côte à côte. Damian Myna, dépassant tout le monde de son mètre 95, pull à losanges, noeud papillon noir étroit, de longs cheveux encadrant un visage doux, souvent fermé à l'évocation du 11-Décembre. D'origine normande, le musicien de 28 ans venait donner un concert au bar Les Savons d'Hélène avec deux amis, également blessés ce soir-là. Guitariste, il voulait tester le didgeridoo dans les compositions du groupe. « Il vous a été donné dans ces instants tragiques de découvrir votre force d'âme, votre vérité d'homme. Au péril de votre vie, vous avez lutté au corps à corps avec cet apôtre du néant. Seul face au meurtrier, vous avez été lacéré à treize reprises, en particulier dans le dos. L'ultime coup qu'il vous a porté a atteint votre moelle épinière, et vous vous êtes écroulé. » Damian Myna, qui boite encore légèrement, a passé quatre mois à l'hôpital. Le Président raconte son réveil, sa compagne Rosana qui lui fait écouter un morceau de David Bowie, la reconstruction physique mais aussi psychologique.
Le policier, féru de tir sportif et mélomane

Au tour du policier, droit dans son uniforme, recueilli. Emmanuel Macron raconte sa famille, l'un de ses arrière-grands-pères mort en 1914, son père et ses frères, eux aussi dans les forces de l'ordre. Lui a grandi en Alsace, a servi notamment dans la région parisienne avant de revenir dans la région de son enfance avec sa compagne. Le président esquisse le portrait d'un homme de terrain, féru de tir sportif à haut niveau, fan du réalisateur Quentin Tarantino et aussi mélomane, passionné de Dvorák. Il évoque les 48 heures de cavale qui ont suivi la tuerie jusqu'à ce que la patrouille avise, dans une rue de Neudorf, un homme de dos, lui demande de se retourner. « Il a ouvert le feu sur vous, une balle est passée à dix centimètres au-dessus de votre tête. Vous et votre collègue avez alors répliqué, neutralisant le terroriste. »

Emmanuel Macron remercie également la police, le renseignement, les militaires. Il évoque les chauffeurs de taxi qui se sont mobilisés, les Strasbourgeois qui ont ouvert leurs portes aux autres. Il salue « ces centaines d'anonymes qui ont opposé à la terreur et l'obscurantisme l'esprit français de résistance. Vous avez rappelé à la France quels étaient son plus beau visage et sa plus grande force. » Il dit aussi : « Je n'oublierai jamais ce jour d'après, l'accueil dans votre ville. Je n'oublierai jamais ce silence à Strasbourg lorsque nous avons rendu hommage aux victimes. »

Une centaine de personnes a assisté à la cérémonie, dont les familles, de nombreux élus, le maire de Strasbourg Roland Ries, son premier adjoint Alain Fontanel, qui avait demandé que Damian Myna soit décoré, le préfet Jean-Luc Marx, l'adjointe Chantal Cutajar, en charge de la prévention de la radicalisation, les responsables des associations de victimes, ainsi que les chefs de secours et de sécurité mobilisés sur l'attentat, dont Jean-François Illy, directeur de la DDSP (Direction départementale de la sécurité publique) du Bas-Rhin à l'époque des faits.

Il n'a pas été possible, pour les journalistes présents, de faire des photos, afin de respecter l'anonymat et la tranquillité des récipiendaires.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

Apaiser les « grandes peurs »

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:48:30

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visite d'emmanuel macron  Au Conseil de l'Europe
Apaiser les « grandes peurs »
Emmanuel Macron a rendu hommage, hier, aux progrès rendus possibles par la « maison commune » qu'est le Conseil de l'Europe. Mais elle est « fissurée » par le glissement de certains de ses membres vers des régimes autoritaires, et doit trouver des réponses à la montée des « grandes peurs ».
 

 
« Nos démocraties en crise n'ont pas su apporter à nos concitoyens les protections auxquelles ils aspirent.»
La « maison commune européenne » n'est plus ce qu'elle était. En employant ces mots, dans ce même hémicycle de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, il y a 30 ans, Mikhaïl Gorbatchev évoquait un espoir. En ce mois de juillet 1989, alors que le Mur de Berlin et le rideau de Fer divisaient encore l'Europe, le leader soviétique, en voisin respectueux, rendait visite à une « maison » solide. Une « maison » forte d'accomplissements qu'Emmanuel Macron, 30 ans plus tard au même endroit, a soulignés et salués hier.

Éradication presque totale de la peine de mort en Europe, création de la Cour européenne des droits de l'homme, normes de protection des droits des enfants, des droits des femmes, des droits sociaux, accompagnement de l'état de droit, démocratisation des processus électoraux... La liste égrenée par le chef de l'État français est celle d'un beau bilan, celui des 70 ans d'activité qu'il est venu célébrer. « Nous avons forgé ici à l'échelle du continent, et malgré tous les vents contraires, une architecture commune », a-t-il souligné.
«Préserver les droits dans le mondetel qu'il est »

Mais « les murs de cette maison commune sont toutefois fissurés », s'est rembruni le président français, évoquant « une remise en cause des droits fondamentaux », et citant explicitement la répression de l'opposition en Turquie et la situation en Russie (lire par ailleurs). Des États du continent, des membres de la maisonnée, glissent. La Turquie et la Russie ne sont pas seules sur cette pente, mais Emmanuel Macron ne cite qu'elles.

Le constat est amer : « Nos démocraties en crise n'ont pas su apporter à nos concitoyens les protections auxquelles ils aspirent ». Alors il y a urgence à colmater les « fissures », à « reconstruire ici l'unité de notre continent sur le socle de nos valeurs communes », « renforcer l'État de droit », et ainsi garantir la « souveraineté européenne » en matière démocratique, économique, numérique, écologique...

Fissurée, la « maison commune » se trouve aussi en pleine tempête, celle du « retour des grandes peurs ». « Dans la grande accélération de l'Histoire que nous traversons », nos principes et nos valeurs « sont percutés par la menace terroriste, les transformations numériques, climatiques et démographiques, la crise du capitalisme mondialisé, qui n'a pas su prendre en charge la question des inégalités. Tous ces phénomènes adviennent ensemble et marquent le retour des grandes peurs que nous voyons partout remonter. Et, avec elles, de l'irrationalisme, de la peur du déclassement, de la perte de confiance en ce que nous sommes ». L'erreur, dit-il, serait de céder à deux faiblesses : soit « le rétrécissement de l'espace de nos droits et libertés, la déconstruction de ce que nous avons bâti », soit le déni, « l'illusion », le refus « de voir le monde et le peuple tels qu'ils sont ». « Notre tâche collective est de ne céder à aucune de ces deux voies mais d'en construire une autre. Préserver les droits dans le monde tel qu'il est. »

Disant cela, le président français esquisse la ligne de crête sur laquelle se trouve la France, sermonnée par le Conseil l'hiver dernier pour l'usage de techniques de "maintien de l'ordre" jugées trop violentes dans les manifestations de gilets jaunes. Évoquant de lui-même ces remontrances, Emmanuel Macron assure qu'une « nouvelle doctrine de maintien de l'ordre sera débattue » en France, mais justifie l'action des forces de l'ordre face à « des violences qui se sont accrues », assure celui, qui, quelques minutes plus tôt, parlait de « répression des manifestations » en Russie. Les « fissures » de la maison commune sont aussi dans ces détails-là.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

L'Europe conscience et « affaire des peuples »

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:49:20

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À l'Opéra
L'Europe conscience et « affaire des peuples »
 

 
« L'Europe a besoin d'une conscience » et « le Conseil de l'Europe est et doit être une espérance », a dit Emmanuel Macron dans un autre discours, à l'Opéra, lors d'une cérémonie pour le 70e anniversaire du Conseil de l'Europe. Fermée à la presse, nous avons pu la voir via une retransmission, avec notamment un message vidéo venu de la Station spatiale internationale, par la voix de l'astronaute italien Luca Parmitano de l'Agence spatiale européenne (ESA), et aussi une chanson du vainqueur de l'Eurovision 2019, le Néerlandais Duncan Laurence.

Le maire de Strasbourg, Roland Ries, s'est chargé du discours d'accueil, rappelant comment l'idée d'Europe a traversé les siècles, d'Érasme à Camus en passant par le célèbre discours de Victor Hugo sur les États-Unis d'Europe. Et de citer ces vers contemporains de l'écrivain français Laurent Gaudé, dans Nous, l'Europe : Banquet des peuples (Actes Sud, 2019) : « Que l'Europe redevienne l'affaire des peuples. Ce sera heureux. C'est cela que nous voulons : que l'ardeur revienne. Que l'Europe s'anime, change, et soit à nouveau, pour le monde entier, le visage lumineux de l'audace, de l'esprit et de la liberté. »

ACB

 

 
 

 

Stratégie européenne "et en même temps" diplomatie municipale

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:46:11

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Analyse  
Stratégie européenne "et en même temps" diplomatie municipale
 

 
Roland Ries et Alain Fontanel attendent Emmanuel Macron.
« Une identité narrative. » Devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Emmanuel Macron a emprunté ce concept au philosophe Paul Ricoeur, comme d'autres abstractions d'ailleurs, pour décrire ce qui fonde à ses yeux le dessein européen. Mais ce 1er octobre, l'Europe a dû partager sa nature dramaturgique avec le déplacement à Strasbourg du président de la République, qui devait raconter autre chose que la protection des droits de l'homme et le renforcement de la démocratie.

« L'identité narrative devient le titre d'un problème, au moins autant que celui d'une solution », précisait Paul Ricoeur dans son livre Temps et récit III (Seuil, 1985). Une préoccupation, une réponse. Pour le chef de l'État, il s'agissait autant de poursuivre son offensive diplomatique dans la foulée du G7 biarrot et de son réchauffement avec le Kremlin, que de mettre en scène, au Maillon ou à l'Opéra du Rhin, toute l'attention que La République en marche et l'Élysée portent à la capitale européenne, à ses habitants et aux élus qui présideront à sa destinée au lendemain des élections municipales.
Strasbourg, objectif de choix pour LaREM

Ce 1er octobre, les regards et les pensées étaient irrémédiablement tournés vers Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg (LaREM), que tout le monde imagine se présenter au scrutin de mars à la tête d'une équipe calquée peu ou prou sur le même format que la liste Renaissance pour les élections européennes (LaREM, MoDem, Agir-La droite constructive, partenaires divers). Les députés strasbourgeois de la majorité présidentielle le soutiennent, certains s'impatientent même, estimant qu'il est temps de construire un projet de progressisme municipal.

Strasbourg figure parmi les objectifs de choix d'une République en marche confrontée à ses premières élections locales. Le chef de l'État, qui reste le guide du parti politique qu'il a créé, sait que la partition va être délicate dans les grandes villes du pays. Sa venue dans la capitale européenne va accélérer le rythme de la campagne. En octobre 2017, Emmanuel Macron s'était déjà rendu à l'Opéra du Rhin pour assister à la répétition de 400 choristes. Hier, il a participé à celle d'Alain Fontanel.
Franck BUCHY Voir aussi en page 14

Voir aussi en page 14

 
 

 

Stratégie européenne et diplomatie municipale

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:09:06

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Stratégie européenne et diplomatie municipale
 

 
« Une identité narrative. » Devant l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Emmanuel Macron a emprunté ce concept au philosophe Paul Ricoeur, comme d'autres abstractions d'ailleurs, pour décrire ce qui fonde à ses yeux le dessein européen. Mais ce 1er octobre, l'Europe a dû partager sa nature dramaturgique avec le déplacement à Strasbourg du président de la République, qui devait raconter autre chose que la protection des droits de l'homme et le renforcement de la démocratie.
Strasbourg, objectif de choix pour LaREM

« L'identité narrative devient le titre d'un problème, au moins autant que celui d'une solution », précisait Paul Ricoeur dans son livre Temps et récit III (Seuil, 1985). Une préoccupation, une réponse. Pour le chef de l'État, il s'agissait autant de poursuivre son offensive diplomatique dans la foulée du G7 biarrot et de son réchauffement avec le Kremlin, que de mettre en scène, au Maillon ou à l'Opéra du Rhin, toute l'attention que La République en marche et l'Élysée portent à la capitale européenne, à ses habitants et aux élus qui présideront à sa destinée au lendemain des élections municipales.

Ce 1er octobre, les regards et les pensées étaient irrémédiablement tournés vers Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg (LaREM), que tout le monde imagine se présenter au scrutin de mars à la tête d'une équipe calquée peu ou prou sur le même format que la liste Renaissance pour les élections européennes (LaREM, MoDem, Agir-La droite constructive, partenaires divers). Les députés strasbourgeois de la majorité présidentielle le soutiennent, certains s'impatientent même, estimant qu'il est temps de construire un projet de progressisme municipal.

Strasbourg figure parmi les objectifs de choix d'une République en marche confrontée à ses premières élections locales. Le chef de l'État, qui reste le guide du parti politique qu'il a créé, sait que la partition va être délicate dans les grandes villes du pays. Sa venue dans la capitale européenne va accélérer le rythme de la campagne.

En octobre 2017, Emmanuel Macron s'était déjà rendu à l'Opéra du Rhin pour assister à la répétition de 400 choristes. Hier, il a participé à celle d'Alain Fontanel.
Franck BUCHY

 

 
 

Macron Conseil de l'Europe Un peu de retard...

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:10:54

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Macron Conseil de l'Europe Un peu de retard...
 

 

Emmanuel Macron n'a pas failli à son habitude... mais a failli aux traditions. L'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe commence toujours ses séances à l'heure et les nombreux chefs d'État et de gouvernement européens qu'elle reçoit ont toujours respecté l'horloge. Ce mardi, à midi sonnantes, l'hémicycle était donc plein... et a attendu, dans un calme impressionnant, l'arrivée du président français. 19 minutes de retard... Et pas un mot d'excuse en arrivant. Malgré ce retard, l'heure de fin de la séance n'a pas été modifiée. C'est donc le temps dévolu aux questions qui a été considérablement rogné. D'autant que le discours d'Emmanuel Macron, qui devait durer 20 minutes, en a pris finalement 43. Fatalement, sur les 89 parlementaires qui avaient fait une demande de question au chef de l'État, seuls cinq (les chefs de groupes politiques) ont été exaucés.
A.-C.B.

 

 
 

Au théâtre du Maillon : Inauguré mais encore en chantier

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:39:57

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Au théâtre du Maillon
Au théâtre du Maillon : Inauguré mais encore en chantier
Plus de six semaines avant son ouverture au public, prévue les 23 et 24 novembre, le président Emmanuel Macron a hier, inauguré le théâtre du Maillon en phase de finalisation. Récit.

 
Roland Ries (à g.), l'architecte Umberto Napolitano, Alain Fontanel avec Emmanuel Macron.
Du quartier des institutions européennes à celui des affaires au Wacken, en passant par le coeur historique à l'Opéra, le président Emmanuel Macron a sillonné la ville de Strasbourg en suivant un itinéraire hautement politisé.

Postés devant la cour à ciel ouvert du nouveau théâtre, Roland Ries, Alain Fontanel son premier adjoint en charge de la culture, Jean Rottner le président de la région Grand Est, les deux présidents des conseils départementaux, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, attendent l'arrivée d'Emmanuel Macron. Tout comme les quelque 400 invités de la Ville de Strasbourg, parmi lesquels de nombreux acteurs culturels.
« Je suis ici pour soutenir l'action politique menée »

Après une vingtaine de minutes de retard, le chef de l'État s'avance souriant et, entouré de la pléiade d'élus alsaciens, commence la visite du nouvel équipement culturel guidé par l'architecte Umberto Napolitano (agence LAN de Paris). Dans l'immense hall, il règne une forte odeur d'urine et de peinture... Le chantier n'est pas vraiment terminé : le plancher vient d'être posé. Il n'y avait ni eau ni toilettes accessibles ce mardi. Initialement prévue le 12 septembre, l'installation de l'équipe technique n'a pas encore eu lieu.

Dans son discours, Roland Ries a évoqué « son émotion et sa fierté de construire un théâtre dans sa ville, et de l'inaugurer en présence du président de la République. J'ai le grand honneur de vivre ces deux privilèges en un seul moment.».

Si le maire de Strasbourg a cité la fameuse phrase de Jean Vilar sur le théâtre « nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin... un service public tout comme le gaz... », il a évoqué l'utopie en faisant référence aux philosophes Campanella mais aussi Fontenelle... Rires dans la salle et tous les regards se tournent vers Alain Fontanel. Le maire ajoute que toute ressemblance serait fortuite.

Plus qu'une inauguration, le président de la République a parlé de « consécration » pour saluer l'une des rares villes qui construit actuellement un théâtre dédié à l'expérimentation. « L'ambition architecturale et artistique dit l'ambition de la ville ; bâtir par la culture, l'avenir de la capitale européenne. Le théâtre a un rôle à jouer dans nos vies, par son action de catharsis, de spéculation et d'acter que quelque chose se passe pour reprendre la citation d'Ionesco inscrite au frontispice du théâtre », affirme le président Macron avant de se prêter au jeu des selfies. Veneranda PALADINO

 

 
 

 

La protection des lanceurs d'alerte reste sur sa lancée

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:50:23

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Conseil de l'Europe
La protection des lanceurs d'alerte reste sur sa lancée
L'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a adopté ce mardi le rapport du député alsacien Sylvain Waserman (MoDem) visant à améliorer la protection des lanceurs d'alerte partout en Europe. La Russie s'est abstenue.
 

 
Sylvain Waserman, hier devant l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe : « Les lanceurs d'alerte sont un marqueur démocratique ».
Edward Snowden, Julian Assange et Daphne Caruana Galizia. Les noms de ces lanceurs d'alerte ont été régulièrement cités hier matin dans l'hémicycle du Conseil de l'Europe où Sylvain Waserman présentait son rapport consacré à leur protection juste avant l'allocution d'Emmanuel Macron (lire en page 13). L'objectif de cette résolution et de ces recommandations est d'inciter les États membres du Conseil de l'Europe à « franchir un pas déterminant » dans la protection des personnes dénonçant des infractions, dont celle de transposer au plus vite la directive du Parlement européen, pour les pays qui en sont membres.

Le député centriste, membre de l'Alliance des démocrates et libéraux pour l'Europe (ADLE), préconise douze actions dont quelques-unes lui paraissent particulièrement importantes. « Chaque État doit créer une autorité indépendante qui doit assister les lanceurs d'alerte et assurer un lien avec les autorités judiciaires », explique Sylvain Waserman qui plaide par ailleurs pour l'instauration d'un arsenal législatif visant à « contrer les procédures bâillons qui tentent d'étouffer les lanceurs d'alerte ».

L'élu alsacien aspire également à voir le droit évoluer en matière de droit d'asile des lanceurs d'alerte. « Des exceptions devraient être possibles », écrit-il dans son rapport en citant le cas d'Edward Snowden.
Liberté et indépendancede la presse

Son projet de recommandations a été approuvé à la quasi-unanimité des représentants des 47 Etats membres. « Préoccupée par la tendance à l'unification, sans tenir compte des spécificités et des démarches déjà entreprises par les Etats membres du Conseil de l'Europe », la Russie s'est abstenue. « Ce rapport peut être amélioré », a estimé le sénateur Aleksandr Bashkin.

Tous les autres bancs ont salué les préconisations, la tendance générale étant de renforcer la protection des lanceurs d'alerte tout en définissant de manière plus précise l'intérêt général. Le Suédois Alexander Christiansson a insisté sur la liberté et l'indépendance de la presse, et sur la libre circulation de l'information. Son amendement allant dans ce sens a été approuvé.

Plusieurs intervenants ont également rappelé que « la loi ne suffit pas ». Le Hollandais Pieter Omtz, auteur du précédent rapport sur les lanceurs d'alerte, « regrette qu'Edward Snwoden se trouve toujours dans cette situation », en Russie. Il « espérait » aussi « entendre les représentants de Malte », pays où la journaliste d'investigation Daphne Caruana Galizia a été assassinée. Son voeu restera vain. D'où l'appel lancé par l'Arménien Edmon Marukyan pour « un changement de comportement et de mentalité ».
F. BY

 

 
 

 

Les policiers dégainent « la marche des colères »

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:46:17

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Les policiers dégainent « la marche des colères »
 

 
 
Cinquante-deux suicides dans leurs rangs depuis le début de l'année 2019. Des appels au meurtre répétés dans les manifestations des gilets jaunes, ou des slogans provocateurs des black blocs : « Policiers, suicidez-vous ». Des politiciens qui les traitent de « barbares ».

Le ras-le-bol et le mal-être des forces de police sont profonds et s'exprimeront aujourd'hui dans les rues de Paris, dans le cadre d'une « Marche des colères », pour ce qui pourrait constituer l'une des plus grandes manifestations des deux dernières décennies. Ils pourraient ainsi être plusieurs milliers, venus de tout l'Hexagone, à défiler aujourd'hui entre Bastille et République, tous grades confondus.
Sentiment de révolte depuis 2016

Ce rassemblement, à l'appel d'une intersyndicale de la police, entend aussi défendre le statut des forces de l'ordre qui bénéficient d'un régime spécial de retraite, sur lequel le Haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye recommande de revenir. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, les assure de son soutien, et a conclu, en décembre 2018, un accord de revalorisation salariale et du paiement des heures supplémentaires (plus de 24 millions accumulées). Mais ce n'est pas suffisant pour apaiser la colère.

Sur les réseaux sociaux, les groupes de soutien aux policiers redoublent d'appels en amont de cette mobilisation. L'association des Femmes des forces de l'ordre (FFOC), par exemple, ou encore la puissante association « Mobilisation des policiers en colère » (MPC) qui revendique plus de 30 000 sympathisants sur Facebook. Cette dernière vend notamment des écussons « Je suis la base » pour se positionner sur les « vraies préoccupations des hommes de terrain ». MPC est née en 2016 à la suite de l'attaque au cocktail Molotov de deux policiers à Viry-Châtillon (94).
X.F

 

 
 

Rouen: du fibrociment dans l'air

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:17:26

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Rouen: du fibrociment dans l'air
 

 
Les mauvaises odeurs persistent à Rouen. Photo Lou BENOIST/AFP
Ce que disent les analyses
Après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime) jeudi dernier, classée Seveso, « aucune fibre d'amiante n'a été détectée dans l'air. Avec cette première série de relevés [effectués par Lubrizol à ses frais, N.D.L.R.], le risque lié à l'amiante n'est pas avéré », a assuré le directeur de la Dreal de Normandie Patrick Berg. En revanche, la toiture de l'usine a volé en éclats et des morceaux de fibrociment ont été détectés dans l'air. Quant aux mauvaises odeurs persistantes, « 160 fûts dans un état délicat » restent à évacuer de l'usine -- un protocole d'intervention est en cours de finalisation, a indiqué le préfet. La « nappe d'hydrocarbure, d'eau, de mousse qui résulte du sinistre », serait aussi en cause. Des pompages doivent être réalisés dans les jours qui viennent. La préfecture a rendu publique mardi soir la liste des produits ayant brûlé, annonçant que 5 253 tonnes de produits chimiques avaient été détruits, dont plus de 60% « d'additifs multi-usages».
Elisabeth Borne à l'Assemblée ce mercredi

La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a indiqué qu'elle allait consulter l'Ineris et l'Anses « sur d'éventuels prélèvements supplémentaires ou des produits supplémentaires à rechercher ». Elle doit être auditionnée ce mercredi par la commission du Développement durable de l'Assemblée, présidée par la députée LREM Barbara Pompili. Le député de Seine-Maritime Christophe Bouillon a demandé au Premier ministre Édouard Philippe « la reconnaissance de l'état de catastrophe technologique ».
Une quarantaine de plaintes

Le parquet de Rouen, qui avait ouvert une enquête pour « destructions involontaires » et « mise en danger d'autrui », s'est dessaisi au profit du pôle de santé publique du parquet de Paris, en raison notamment de la technicité des investigations. « Le périmètre de départ de feu commence à être identifié, sans pour autant qu'il soit aujourd'hui possible de préciser avec certitude sur quelle emprise le sinistre a débuté. » Une quarantaine de plaintes ont déjà été déposées après l'incendie, annonce le parquet.
Rouen toujours sous tension

À Rouen, plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce mardi devant le palais de justice pour réclamer la vérité sur l'incendie. Selon le cabinet du maire, cinq à six écoles étaient fermées, après usage, par les enseignants, de leur droit de retrait, ou en partie vides car il a été demandé aux parents de venir chercher leurs enfants. Des consultations spécifiques vont être mises en place par les avocats de la ville, a annoncé le bâtonnier. Des syndicats de France Télévisions ont par ailleurs porté plainte contre X pour mise en danger des salariés de France 3, qui travaillent près du site de l'usine. Les pompiers et l'Unsa police ont fait part de leurs craintes concernant la santé de leurs membres.
Agriculture : qui va payer ?

Les suies de l'incendie ont impacté au moins 1 800 agriculteurs, a indiqué le ministère. Selon la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, il n'est pas encore possible d'estimer le coût des pertes. Les agriculteurs qui ne peuvent pas vendre leurs productions seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), « sous une dizaine de jours », a précisé le ministre Didier Guillaume. « Je ne vois pas pourquoi ce sont les cotisations des agriculteurs qui iraient financer un sinistre qui a été causé par un tiers », a réagi le président du FMSE. In fine, c'est le principe du « pollueur-payeur » qui devra s'appliquer, a assuré le ministre. La directrice générale de Lubrizol, Isabelle Striga, s'est dite « désolée » pour les agriculteurs, mais estime qu'il est « trop tôt » pour dire si le groupe va indemniser directement certains d'entre eux.
Une autre usine Seveso arrêtée

Une autre usine classée Seveso seuil haut, située à Grand-Quevilly, près de Rouen, a été arrêtée ce mardi matin après un incident électrique. Selon la préfecture, cette usine Borealis, qui produit des engrais, a subi une « perte d'alimentation électrique ». Une représentante CGT a expliqué qu'« un rat s'était collé sur les barres du transformateur » et dénonce des postes électriques « très vétustes ». Selon Guillaume Blavette, représentant France Nature environnement au Conseil départemental de l'environnement et des risques (Coderst), Boréalis contient « la plus grande cuve d'ammoniac d'Europe ».
L.B. (avec AFP)

 

 
 

Lycée 4.0 :« Un grand bluff »

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:51:01

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Éducation
Lycée 4.0 :« Un grand bluff »
En lien avec le collectif nancéen Écran Total, qui regroupe des enseignants et citoyens indignés par le plan lycée 4.0 de la Région Grand Est, un collectif alsacien s'est réuni, lundi à Strasbourg, pour réfléchir aux conséquences du numérique sur les élèves, l'environnement... et organiser la riposte.
 

 
Les conseils d'administration des lycées pouvaient-ils refuser le passage aux manuels numériques, ou bien avaient-ils seulement la possibilité de choisir l'année de sa mise en oeuvre, 2019, 2020 ou 2021 ? De nombreux conseils d'administration se sont prononcés sur la mise en place des manuels numériques dans leur établissement en étant persuadés que le plan lycée 4.0 leur était imposé. « Mais c'est faux, il n'y a aucun moyen de l'imposer », affirme Élisabeth Jacquet du Snes-FSU, « les établissements ont une autonomie en matière de choix pédagogiques ». La pression était grande sur les conseils d'administration, témoigne une autre syndicaliste : « On nous a dit que nous serions le seul établissement à ne pas voter le passage aux manuels numériques à la rentrée 2019, alors qu'une dizaine ont choisi 2020 et près d'une vingtaine ont voté un passage par niveau jusqu'en 2021... Tout le monde a été bluffé, pris au piège ». Dans cet autre lycée, « on a voulu jouer au plus malin en votant pour 2019, pensant qu'il serait impossible de donner un ordinateur à tous nos élèves. On s'est trompé », avoue cet enseignant. Mais si on ne peut pas interdire à des enseignants d'imposer l'achat d'un manuel, se pose la question de qui payera ? L'argument financier a aussi pesé dans les décisions des conseils d'administration ayant voté en faveur du tout numérique.
Avantage au papier « qui n'a pas d'égal »

En lien avec le collectif nancéen Écran total, une quarantaine d'enseignants, de proviseurs, de parents d'élèves... se sont rassemblés, lundi à Strasbourg, pour « réfléchir aux interrogations que le lycée 4.0 a fait naître et pour faire des propositions d'actions contre un tout numérique autoritaire et aveugle », explique Jean-Luc Quilling, professeur au lycée Marie-Curie de Strasbourg. Pour enrichir les débats, trois intervenants sont venus partager leurs connaissances et expériences. Frédéric Bernard, maître de conférences en neuropsychologie à l'Université de Strasbourg a présenté les effets du support de lecture sur la compréhension et la mémorisation des textes : « On commence à avoir du recul, des études scientifiques sont publiées. Elles montrent l'avantage du papier qui n'a pas d'égal. Et ce n'est pas une question de génération, cet avantage du papier se retrouve même chez les jeunes habitués au numérique ». Catherine Licquiaud, docteur en informatique, auteure de l'article « A qui profite le plan numérique pour l'école » a expliqué « les enjeux financiers colossaux » du développement du numérique à l'école, l'enjeu pédagogique n'étant plus qu'un « prétexte ». Avant de dénoncer la puissance du lobby du numérique et les effets désastreux de cette technologie sur l'environnement. Puis Xavier Schneider, président de la FCPE du Bas-Rhin et ingénieur informaticien, a raconté comment « la Région a voulu tout informatiser ». Avec des « ordinateurs d'entrée de gamme », mais surtout « avec des impacts sur les élèves, l'environnement, qui n'ont pas été mesurés ».

Les participants envisagent d'interpeller la Région, le rectorat, des élus, pour demander un bilan du plan lycée 4.0, que les établissements peuvent toujours refuser... malgré toutes les pressions.
J.F-C.

Plus d'information sur le collectif Écran Total : http://lycee4.0.free.fr

 

 
 

 

Jeu de poker menteur à Colmar avec un faux sondage

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:52:16

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Élections municipales
Jeu de poker menteur à Colmar avec un faux sondage
Un sondage sur lesélections municipalesde Colmar circule depuisce week-end sur fond deluttes fratricides au centre et à droite. Problème : c'est un faux, assure l'institut de sondage concerné qui estime l'affaire « rarissime et gravissime ». Reste à savoir qui est à la manoeuvre.
 

 
Un faux sondage circule concernant les élections municipales à Colmar avec le graphisme de l'institut OpinionWay qui parle de porter plainte.
C'est une capture d'écran qui circule sous le manteau depuis quelques jours dans le microcosme politique régional. Un extrait très parcellaire d'un pseudo-sondage sur « la situation politique à Colmar en vue des municipales de 2020 », daté de septembre 2019.

On y donne les intentions de vote au 1er tour en faveur de sept candidats potentiels ou déjà déclarés : Gilbert Meyer, Éric Straumann, Yves Hemedinger à droite ; Tristan Denéchaud (MoDem) et Stéphanie Villemin (LaREM) au centre ; Frédéric Hilbert (Les Verts) à gauche ; et Marie-Hélène de Lacoste Lareymondie (RN) à l'extrême droite. Certains candidats commençaient déjà à faire fuiter les chiffres qui leur étaient favorables.
« On tente de manipulerles électeurs »

Et patatras. Le document s'avère être un faux. Il y avait bien quelques indices, notamment ce logo de l'institut « OpinionWay », pixélisé juste insuffisamment pour qu'on puisse encore le déchiffrer. Alors, on a appelé l'institut de sondage pour authentifier le document. « C'est un faux qui usurpe notre charte graphique. Nous n'affichons jamais de résultats avec deux décimales », assure Frédéric Micheau, le directeur des études d'opinion d'OpinionWay.

Et celui-ci goûte très peu à la « plaisanterie » : « C'est une affaire gravissime, de l'usurpation d'identité. On s'est approprié illégalement la réputation d'un institut reconnu et certifié pour tenter de manipuler les électeurs. Cela fausse le jeu électoral. » Il ajoute qu'aucun sondage n'a été réalisé par l'institut à Colmar. Et précise qu'OpinionWay « se réserve la possibilité d'entreprendre toutes démarches judiciaires contre les auteurs de cette manipulation et va informer la commission des sondages. »

Frédéric Micheau indique que ce type de documents est « rarissime. Cela fait 19 ans que je suis là, je n'ai jamais vu un faux aussi élaboré. » Il explique que cela arrivait avant la loi de 1977 qui a créé la commission des sondages. Cet organisme aurait, selon lui, « permis d'assainir les pratiques qui relèvent de la manipulation électorale ». Pour lui, le faux sondage colmarien en dit long sur « les enjeux au niveau local ».

La question qui se pose, désormais, est de savoir qui a bien pu lancer le « fake », ou en d'autres termes, « à qui profite le crime ». Les regards ont tendance à se tourner vers Tristan Denéchaud, crédité d'un score deux fois plus élevé que celui de Stéphanie Villemin. En pleine bataille entre « alliés naturels » MoDem et LaREM pour le leadership au centre, le score supposé du conseiller municipal, qui vient d'être désigné « chef de file » par le MoDem, constituerait un sacré avantage par rapport à Stéphanie Villemin.
Stéphanie Villemin : « Il faut croire que ma candidature fait peur »

Tristan Denéchaud dément : « On m'a communiqué ce sondage, mais je n'en suis pas la source. Je n'aurais aucun intérêt à le faire. » Il renvoie vers les fils de discussion de LaREM sur la messagerie Telegram, où serait apparu le document.

Ce que confirme aussi Stéphanie Villemin : « Il a fuité en premier sur des messageries de LaREM, dimanche. J'ai bien compris dès le départ que ça me visait et que le but était de me nuire. Il faut croire que ma candidature fait peur à certains adversaires », commente la candidate investie par le parti macroniste. Surprise par cette campagne qui démarre « sur les fakes news et les intox », elle ne veut pas « jouer le même jeu et accuser qui que ce soit, sans aucune preuve ». Tristan Denéchaud n'écarte pas une « tentative de manipulation : on voudrait me discréditer, on ne ferait pas mieux. »

Un autre acteur politique haut-rhinois, un des premiers à avoir diffusé le faux sondage sur la messagerie de LaREM, s'en lave les mains, en indiquant n'avoir fait que répercuter un « document » à l'intention des autres militants, sans y voir malice... Mais de la malice, il en fait preuve en ajoutant : « Ce qui est sûr, c'est que Stéphanie Villemin n'a pas assez de personnes pour boucler une liste... » Ambiance chez les macronistes.

Seule certitude, la campagne colmarienne part sur des bases résolument déplorables.
E. D, C. T. et A. W.

 

 
 

 

Habitats de Haute-Alsace se lance dans l'accession à la propriété

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:39:01

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Horbourg-Wihr  Logement social
Habitats de Haute-Alsace se lance dans l'accession à la propriété
Le bailleur social Habitats de Haute-Alsace HHA a décidé de diversifier ses activités et de se lancer dans une activité d'accession sociale à la propriété. Sa première opération, la construction d'une résidence de 19 logements rue des Césars à Horbourg-Wihr, devrait accueillir ses premiers habitants fin 2021.
 

 
Ce lundi à Horbourg-Wihr étaient lancés à la fois la société immobilière de construction Athis et le premier projet d'accession à la propriété du bailleur social Habitats de Haute-Alsace, « Atrium », dix-neuf logements répartis sur trois niveaux, du T2 au T4 situés rue des Césars.
« Malgré des taux d'intérêt historiquement bas, beaucoup de familles renoncent encore à acheter un logement en raison d'un marché immobilier tendu et de prix élevés », a déclaré Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, lors du lancement ce lundi à Horbourg-Wihr d'un projet d'accession sociale à la propriété mené par Habitats de Haute-Alsace (HHA) et le promoteur Pierres et Territoires, filiale de la société coopérative Provicis Alsace.
« Une demande énorme »

Pour remédier à cette situation, HHA a innové et a créé une société immobilière de construction, Athis, en s'associant avec Pierres et Territoires. Une première pour le bailleur social alsacien, et une première tout court dans le département du Haut-Rhin. « Nous avons souhaité diversifier nos activités en proposant aux collectivités une offre complète en termes d'habitat », a expliqué Catherine Rapp, présidente de HHA. « Pour répondre aux évolutions sociétales et aux attentes des collectivités locales, un organisme HLM doit être un généraliste de l'habitat. Il s'agit également pour nous d'encourager le parcours résidentiel de nos concitoyens, et notamment des locataires du parc social, en proposant à la vente des logements neufs dans un cadre sécurisé et au meilleur coût. » La présidente précise que cette nouvelle activité ne signifie pas que HHA devient un promoteur classique, délaissant sa mission d'intérêt général : « Notre vocation est sociale, toutes les recettes générées par l'activité accession alimenteront les fonds propres de l'office pour être réinvesties dans la construction de nouveaux logements ou dans des projets de réhabilitation. »

Destiné aux ménages respectant des plafonds de ressources réglementaires, le dispositif de prêt social location-accession (PSLA) présente notamment l'avantage d'un taux de TVA réduit (5,5 % au lieu de 20 %), d'une exonération de la taxe foncière pendant quinze ans et de frais de notaire réduits. Le propriétaire entre dans les lieux avec un contrat « location-accession », pendant la durée duquel - entre 9 et 18 mois - il verse une redevance à son bailleur se composant d'un loyer et d'une épargne, ce qui lui permet de constituer une partie de son apport personnel en vue de l'achat.

Dénommée « Atrium », la résidence qui sera construite rue des Césars à Horbourg-Wihr comprend dix-neuf logements répartis sur trois niveaux, du T2 au T4. Chacun bénéficiera d'un prolongement extérieur donnant sur un espace vert central, soit par un jardin privatif, soit par un grand balcon. Le prix de vente des T2 démarre à 110 000 EUR, les T3 à 155 000 et les T4 à 219 000 EUR (stationnement inclus). « Dans ce secteur très attractif, les prix du marché se situent plutôt entre 150 000 et 300 000 EUR pour ce type de prestation », relève Gilles Bietiger, responsable commercial à Athis. « Lors du Salon immobilier de Colmar, nous avons pu constater que la demande était énorme, les premières ventes vont donc intervenir très rapidement. »

Les travaux doivent démarrer en janvier 2020 pour une livraison fin 2021. L'objectif est de produire une trentaine de logements par an en accession sociale.
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Visite au mémorial de Schirmeck

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:59:27

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Visite au mémorial de Schirmeck
 

 
La visite du Mémorial de l'Alsace-Moselle fut notamment l'occasion d'évoquer l'évacuation de septembre 1939. Photo DNA /H.M.
Dans le prolongement des célébrations du 80e anniversaire de l'évacuation de Saint-Louis, une forte délégation des villes jumelées a visité le Mémorial de l'Alsace-Moselle à Schirmeck, en compagnie notamment du préfet de Région.

Accueillie par le directeur du Mémorial Jean-Pierre Verdier, la délégation, forte de 130 personnes, (Ludoviciens, Gersois et Landais) était attendue par le préfet Jean-Luc Marx, missionné par la secrétaire d'État auprès du ministre des Armées. Geneviève Darrieussecq, originaire de Peyrehorade, l'une des villes jumelées à Saint-Louis, devait participer à ces commémorations, mais le décès de Jacques Chirac l'a contrainte de demeurer à Paris.
« Les gens ne parlaient presque pas le français »

Autour des maires de Saint-Louis, Lectoure, Peyrehorade et Pimbo, les présidents des deux conseils départementaux, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, avaient fait le déplacement.

Durant la visite du mémorial, Jean-Pierre Verdier détailla plus particulièrement cette période de l'évacuation des villes frontalières qui contraignit plus de 600 000 Alsaciens et Mosellans à quitter en quelques jours tout ce qui leur était cher pour ces villages du Sud-Ouest. Villages où les habitants durent faire face à cet afflux de réfugiés. « Ce n'était pas simple, raconte ainsi Guy Biazibetti, 75 ans, dont la tante, à Lectoure, a accueilli la famille Kempf de Saint-Louis. Les gens ne parlaient presque pas le français, ils venaient des villes et étaient peu habitués au manque de confort avec les toilettes dans le jardin et tout ça ».

Des liens très forts se sont tissés entre les deux familles au point que le père de Guy a fini par quitter le Gers, terre pauvre, avec famille et bagages en 1951, pour venir travailler à Saint-Louis dans une industrie chimique en manque de bras. Saint-Louis où Guy Biazibetti réside toujours.

La visite au mémorial fut aussi l'occasion pour nombre de Haut-Rhinois d'évoquer le nom de Schirmeck qui, durant la guerre, abritait le très redouté camp de redressement. Brigitte Klinkert y rappela le passage de son grand-père et futur maire de Colmar, Joseph Rey et Jean-Marie Zoellé, celui d'un petit voisin de sa famille qui, tout juste âgé de 16 ans, « se retrouva à Schirmeck pour avoir simplement refusé de faire le salut nazi ».
Hervé MICLO

 

 
 

Saint-Louis 80 ans après l'évacuation : Visite au mémorial de Schirmeck

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:38:32

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Saint-Louis  80 ans après l'évacuation
Saint-Louis 80 ans après l'évacuation : Visite au mémorial de Schirmeck
Dans le prolongement des célébrations du 80 e anniversaire de l'évacuation de Saint-Louis, une forte délégation des villes jumelées a visité le Mémorial de l'Alsace-Moselle à Schirmeck en compagnie notamment du préfet de Région.

 
La visite du Mémorial de l'Alsace-Moselle fut notamment l'occasion d'évoquer l'évacuation de septembre 1939.
Dans le prolongement des célébrations du 80e anniversaire de l'évacuation de Saint-Louis, une forte délégation des villes jumelées a visité le Mémorial de l'Alsace-Moselle à Schirmeck, en compagnie notamment du préfet de Région.

Accueillie par le directeur du Mémorial Jean-Pierre Verdier, la délégation, forte de 130 personnes, (Ludoviciens, Gersois et Landais) était attendue par le préfet Jean-Luc Marx missionné par la secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Armées. Geneviève Darrieussecq, originaire de Peyrehorade, l'une des villes jumelées à Saint-Louis, devait participer à ces commémorations mais le décès de Jacques Chirac l'a contrainte de demeurer à Paris. Autour des maires de Saint-Louis, Lectoure, Peyrehorade et Pimbo, les présidents des deux conseils départementaux, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, avaient fait le déplacement.
« Les gens ne parlaient presque pas le français »

Durant la visite du Mémorial Jean-Pierre Verdier détailla plus particulièrement cette période de l'évacuation des villes frontalières qui contraignit plus de 600 000 Alsaciens et Mosellans à quitter en quelques jours tout ce qui leur était cher pour ces villages du sud-ouest. Villages où les habitants durent faire face à cet afflux de réfugiés. « Ce n'était pas simple, raconte ainsi Guy Biazibetti, 75 ans, dont la tante, à Lectoure, a accueilli la famille Kempf de Saint-Louis. Les gens ne parlaient presque pas le français, ils venaient des villes et étaient peu habitués au manque de confort avec les toilettes dans le jardin et tout ça ». Par contre, des liens très forts se sont tissés entre les deux familles au point que le père de Guy a fini par quitter le Gers, terre pauvre, avec famille et bagages en 1951, pour venir travailler à Saint-Louis dans une industrie chimique en manque de bras. Saint-Louis où Guy Biazibetti réside toujours.

La visite au mémorial fut aussi l'occasion pour nombre de Haut-Rhinois d'évoquer le nom de Schirmeck qui, durant la guerre, abritait le très redouté camp de redressement. Brigitte Klinkert y rappela le passage de son grand-père et futur maire de Colmar, Joseph Rey et Jean-Marie Zoellé, celui d'un petit voisin de sa famille qui tout juste âgé de 16 ans « se retrouva à Schirmeck pour avoir simplement refusé de faire le salut nazi ».
Hervé Miclo

 

 
 

 

Wittelsheim La Maison de la solidarité a été inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:00:32

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Wittelsheim La Maison de la solidarité a été inaugurée
 

 
De nombreuses personnalités étaient présentes pour le couper de ruban lors de l'inauguration de la Maison de la solidarité de Wittelsheim. Photo L'Alsace /S.V.
Située rue de Staffelfelden, en face du cimetière (anciens locaux ED), la Maison de la solidarité, à Wittelsheim, a ouvert ses portes et a fait l'objet d'un couper de ruban symbolique. Même si l'on ne distingue pas encore de grands changements en façade, l'intérieur de ce local de 867 m² a été entièrement rénové, sous l'oeil vigilant du cabinet d'architecture FFW.
Quatre associations

La rénovation a duré un an et demi. De la toiture au plafond en passant par les cloisons et les sols, les sanitaires, l'électricité et autres, le local est aujourd'hui complètement restructuré et adapté aux besoins de ses quatre grands occupants : Caritas Alsace Secours catholique avec une épicerie solidaire, des bureaux et une cuisine, Terre des hommes, les Restos du coeur et la Croix-Rouge.

Le maire Yves Goepfert, dans son discours, ainsi que l'adjoint aux affaires sociales, Jean-Marie Fenger, ont souligné « cette volonté forte de se mettre au service des plus démunis, des plus faibles, de lutter contre la pauvreté et de permettre aux associations caritatives de remplir pleinement leur mission ».

Parmi les personnes invitées, on a noté la présence de Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin, de Jean-Noël Chavanne, sous-préfet de Mulhouse, de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, de Marie-France Vallat, conseillère départementale, de Pierre Vogt, ancien maire de Wittelsheim, du maire honoraire René Arnold, des représentants officiels des communes des environs, des responsables des quatre associations d'occupants, du personnel de la commune de Wittelsheim, de présidents associatifs et de bénévoles.

Dans tous les discours, des termes comme « partage, fraternité, respect, dignité humaine, lutte contre la précarité, engagement des équipes » sont revenus régulièrement.

Des félicitations et remerciements ont été adressés à tous les partenaires administratifs, financiers et techniques. Le sous-préfet a conclu la cérémonie en ces termes : « L'outil est là, il va maintenant falloir le faire vivre efficacement avec le souci du respect de la dignité de chacun. »
Sonia VUILLEQUEZ

 

 
 

Sainte-Croix-En-Plaine hommage à Doris Biller

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:01:44

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Sainte-Croix-En-Plaine  hommage à Doris Biller
 

 
 
Le nouveau périscolaire de Sainte-Croix-en-Plaine a été inauguré samedi 28 septembre dans la matinée. Ce projet de réhabilitation de l'ancienne bibliothèque, avec ajout d'une extension, pour une surface totale de plus de 800 m², qui se situe sur le site des écoles, a coûté 1 429 000 euros, montant dépassant légèrement de 1,27 % le chiffrage initial du budget, comme l'a précisé Jean-Denis Baumann, le premier adjoint au maire en charge des chantiers communaux et des travaux, qui était présent presque tous les jours sur le chantier durant près de seize mois. Le financement communal a bénéficié de subventions de la part de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin (à hauteur de 248 000 EUR et 17 400 EUR pour l'installation de la cuisine et pour l'acquisition de mobiliers), ainsi que du fonds de concours de Colmar Agglomération. Ce d'autant que l'État n'a pas pu donner une suite favorable à la sollicitation de subvention communale.
Pôle Jeunesse Doris-Biller

Le maire, François Heymann, a retracé l'historique du périscolaire, « une aventure commencée il y a plus de vingt ans par quelques parents regroupés en association, La Ribambelle, pour la garde collective d'enfants, et dont la municipalité a repris le relais le 6 septembre 1999 avec le centre périscolaire communal ».

Marie-Joëlle Bellicam, troisième adjointe au maire en charge de la jeunesse et de la vie scolaire, a précisé que, malgré des effectifs scolaires « restés stables entre 1999 et aujourd'hui, avec un effectif de 280 enfants, la progression de la fréquentation du centre périscolaire a été fulgurante en passant de 3 % à 46 % ». Ouverte de 7 h 30 à 18 h 30, la structure accueille 120 enfants durant la pause méridienne.

Sur proposition d'un membre du Centre communal d'action sociale (CCAS), il a été décidé de nommer le centre périscolaire « Pôle Jeunesse Doris-Biller », à la mémoire de l' ancienne adjointe au maire (décédée en octobre 2018) investie pour sa commune et ses concitoyens, qui a porté le projet et a défendu, avec force et détermination, la nécessité d'une telle structure d'accueil communal malgré, à l'époque, moins de dix enfants à midi, afin de permettre aux familles de concilier vie professionnelle et familiale. Ce centre étant, aussi, un véritable lieu de co-éducation en contribuant, dès le plus jeune âge, à la vie en collectivité et à la socialisation des jeunes.
« Un enjeu crucial pour les communes »

Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, a insisté sur le fait que l'accueil des enfants était « un enjeu crucial pour les communes ainsi qu'un élément d'attractivité pour les familles ». Eric Straumann a, quant à lui, évoqué le souvenir de Doris Biller « connue pour son franc-parler » et a salué la belle réalisation de ce nouveau bâtiment, « à l'image de Sainte-Croix-en-Plaine, qui a su garder son esprit villageois ». Corinne, la fille de Doris Biller, s'est dit très touchée par ce vibrant hommage.
B.K.

 

 
 

Colmar Des coups de coeur et un nouveau « sac shopping »

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:16:45

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Colmar Des coups de coeur et un nouveau « sac shopping »
 

 
Christiane Roth, présidente de la délégation de Colmar de la CCI Alsace Eurométropole et Martine Dietrich, conseillère départementale (au centre), présentent le nouveau sac shopping, entourées des représentants des Vitrines de Colmar. Photos L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
Pour compléter les achats durant l'opération des « 3C » à Colmar, les commerçants participants offriront aux clients le nouveau sac shopping des Vitrines de Colmar qui, pour la première fois, sera en coton. « C'était important pour nous de le renouveler, à la fois par le design mais surtout par la matière utilisée », souligne Vincent Houllé, président de l'association colmarienne. 8 000 exemplaires seront ainsi distribués.
Mieux que les soldes ?

La création de ces sacs a été soutenue par la Ville, la CCI ainsi que le Conseil départemental du Haut-Rhin. Christiane Roth, présidente de la délégation de Colmar de la CCI Alsace Eurométropole et Martine Dietrich, conseillère départementale, l'ont découvert en avant-première, ce mardi 1er octobre dans les locaux de la CCI.

« On est fière de cette manifestation. Ça fait toujours plaisir de voir beaucoup de monde dans les rues du centre-ville. On espère que la dynamique des commerces va être revigorée même si j'entends que ça peut ne pas suffire », souligne Christiane Roth.

« 3C » est opération bien ancrée dans les habitudes des clients. Elle est aussi attendue. « Désormais, je travaille mieux pendant ces trois jours que durant les quatre premiers jours des soldes. C'est une opération devenue incontournable », témoigne Vincent Houllé.
Un week-end détente à gagner

Comme chaque année, les participants à l'opération qui auront tamponné trois fois un bulletin et glissé celui-ci dans une urne prévue à cet effet, pourront tenter de gagner un week-end détente à l'hôtel spa Les Violettes à Jungholtz avec repas gastronomique, et pourront s'y rendre au volant du nouveau Honda CR-V Hybrid.

Par ailleurs, depuis quelques années, il est possible d'effectuer une halte au Marché du pain proposé par la corporation des boulangers, installé devant la mairie, rue des Clés, vendredi et samedi. Des ateliers du CFA viendront compléter la centaine de pains spéciaux préparés par sept boulangers.

« Le marché du pain permet de faire connaître les artisans boulangers et leurs produits, même si c'est parfois difficile pour nous de sortir de nos ateliers », complète Claude Kraetz, le responsable du marché du pain.

« Cette opération des "3C" va à nouveau contribuer à donner une image dynamique du commerce au centre-ville », conclut Vincent Houllé. La manifestation, qui attire de nombreuses personnes dans les rues colmariennes, devrait voir sa fréquentation augmenter cette année. En effet, de nombreux Allemands sont attendus ce jeudi, jour de la fête de l'unité en Allemagne.
Christelle DIDIERJEAN SE RENSEIGNER www.vitrines-colmar.com

 

 
 

M2A promet « des réponses aux points durs » dans les trois semaines

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:00:48

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Transports  Nouveau réseau Soléa
M2A promet « des réponses aux points durs » dans les trois semaines
 

 
L'élu mulhousien Philippe Trimaille est brièvement intervenu lundi soir, en toute fin de séance publique du conseil d'agglomération de Mulhouse Alsace agglomération (m2A), pour se faire le porte-parole des usagers du réseau Soléa qui lui adressent ces jours-ci de nombreuses doléances : « Certains témoignages sont poignants. Des personnes âgées me disent qu'elles ne trouvent plus à s'asseoir, tant les bus de certaines lignes sont bondés. Et la question des retards est aussi une doléance très fréquente... »

Réponse de Denis Rambaud, vice-président de m2A en charge des transports et des mobilités : « Jamais nous n'avons consacré autant de temps à la préparation d'un nouveau réseau, ni à son explication lors de réunions publiques, et nous sommes évidemment très attentifs à la manière dont cela se passe... Mais tout de même, 60 des déplacements effectués sur le réseau ont lieu en tram, pour lequel il y a zéro changement. »

Conscient de l'existence de « points durs », le président de m2A Fabian Jordan a enchaîné, en se disant « prêt à rajouter des bus », là où cela s'avérera nécessaire. « Le nouveau réseau présente de nombreux points positifs, mais certaines lignes sont chargées, c'est vrai, a-t-il poursuivi. Travailler sur ces points durs avec Soléa est notre objectif pour les jours qui viennent et nous apporterons des réponses d'ici trois semaines. » À suivre, donc.
E.D.

 

 
 

 

Le CNRS, très présent en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:32:39

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Le CNRS, très présent en Alsace
 

 
 
Sous l'impulsion du physicien Jean Perrin et du ministre de l'Éducation nationale Jean Zay, le Centre national de la recherche scientifique est officiellement fondé par décret présidentiel le 19 octobre 1939. La démarche tend alors à inventer un statut pour les chercheurs. Huit décennies plus tard, le CNRS regroupe près de 32 000 scientifiques dans plus de 1100 laboratoires à travers l'Hexagone et à l'étranger.
Une forte implication locale

« Hors Ile-de-France, l'Alsace est la région où le CNRS a la plus forte implication », souligne Patrice Soullie, son délégué régional. « Nous sommes présents à l'Esplanade et à Cronenbourg à Strasbourg, à Illkirch ainsi qu'à l'Illberg à Mulhouse et à Saint-Louis », précise Céline Delalex-Bindner, la responsable communication de l'organisme public. Y travaillent quelque 1619 personnels : 518 chercheurs, 739 ingénieurs et techniciens auxquels s'ajoutent 362 contractuels. Parmi leurs domaines de prédilection : la chimie, la physique, la physique des particules, les sciences du vivant et même la théologie.

« Nos 39 unités de recherche et de service alsaciennes travaillent pour 85 % d'entre elles en partenariat, notamment, avec l'université de Strasbourg, l'université de Haute-Alsace et l'Institut franco-allemand de Saint-Louis », poursuit Patrice Soullie. Elles produisent, en moyenne, 2 563 publications scientifiques chaque année. Autres preuves de l'expertise du CNRS local : l'écophysiologiste Yvon Le Maho, l'un des spécialistes de la recherche polaire et des manchots, est directeur de recherche au CNRS à l'université de Strasbourg. Et le prix Nobel de médecine Jules Hoffmann a créé et dirigé le laboratoire « Réponse immunitaire et développement chez les insectes » du CNRS à Strasbourg
Conférenceset escape game

Afin de sensibiliser le public à l'histoire et aux travaux du CNRS, un cycle de conférences est prévu à Strasbourg, jusqu'en décembre, en partenariat avec le Jardin des Sciences. Ayant pour thème « la mesure de l'intelligence », le premier rendez-vous est organisé ce jeudi 3 octobre, à 18 h 30, au Patio sur le campus de l'Esplanade. Des projections-débats sont aussi programmés en collaboration avec la Bibliothèque nationale universitaire et Sciences en lumière. En outre, onze laboratoires seront présents au Palais universitaire, les 12 et 13 octobre, pour expliquer leurs travaux dans le cadre du Village des sciences. À cette occasion, un escape game et deux expositions sur le CNRS et son histoire seront aussi proposées.
P. W. SE RENSEIGNER Sur www.alsace.cnrs.fr.

 

 
 

Semaine locale de la sécurité routière

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:01:26

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prévention  Du 2 au 9 octobre
Semaine locale de la sécurité routière
La semaine locale de la sécurité routière se déroulera du mercredi 2 au mercredi 9 octobre .
 

 
Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) a compétence en matière de prévention et de sécurité routière. Elle met en oeuvre chaque année, aux côtés des pouvoirs publics, des actions dans les champs de l'éducation et de la prévention. Les premières causes des accidents restent bien évidemment liées aux comportements inadaptés des usagers de la route : une vitesse excessive, une conduite sous l'emprise de produits stupéfiants et/ou d'alcool, un défaut de maîtrise et, de plus en plus, une distraction générée par l'utilisation d'un smartphone en conduisant. Les pouvoirs publics font depuis quelques années, un constat préoccupant : l'augmentation croissante de l'usage du téléphone en conduisant par les usagers de la route. Près d'un accident corporel sur dix est lié à l'utilisation du portable. Il s'agit malheureusement d'un comportement d'addiction.

Cette tendance à la hausse est internationale, aucun pays n'est épargné. Téléphoner au volant multiplie par trois le risque d'accident. (Source : Prévention routière). m2A s'implique fortement dans la politique de prévention et de sécurité routière aux côtés de l'État, notamment, en participant régulièrement aux instances de réflexion et de pilotage de la Préfecture du Haut-Rhin : participation aux groupes de travail sur les thématiques retenues dans le cadre du Document global d'orientation ; participation chaque année aux trois réunions annuelles du bureau technique du Plan départemental de Sécurité routière.
« Crash test »

Cette année, m2A organise avec ses partenaires la 7e Semaine locale de sensibilisation à la sécurité routière qui se déroulera du 2 au 9 octobre : mercredi 2 octobre : de 11 h 30 à 12 h 30, hall de la faculté de droit de la Fonderie : un équipage de la Police municipale de Mulhouse et le chargé de mission sécurité routière de m2A effectueront, auprès des étudiants, une action de sensibilisation sur l'interdiction de l'usage du smartphone au volant ; jeudi 3 octobre au Centre de maintenance Soléa : de 10 h à 10 h 15 : simulation de freinage d'urgence d'une rame de tramway à destination d'élèves de cm2 et de 6e issues d'établissements scolaires de l'agglomération ; de 10 h 15 à 11 h : ateliers de sensibilisation ; mardi 8 octobre : à 14 h à l'autodrome de la Cité de l'auto : 500 élèves de collèges de m2A assisteront sur l'Autodrome de la Cité de l'auto à une action pédagogique « Crash test scooter contre véhicule » ; une campagne sécurité routière m2A/préfecture du Haut-Rhin sur les risques liés à l'utilisation des « distracteurs » au volant, sera affichée du 2 au 9 octobre.

 

 
 

 

Education Un service public dégradé pour le Snes-FSU

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:34:26

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Education Un service public dégradé pour le Snes-FSU
 

 
Dès la rentrée, le syndicat Snes-FSU a dénoncé « les conditions de la rentrée » dans l'académie, « bien loin des artifices de communication du ministère. » Il a détaillé la complexification des emplois du temps suite à la réforme du lycée, la fragilisation de certains groupes de spécialité (dont la langue régionale), le flou sur l'organisation pratique des nouvelles épreuves de contrôle continu en classe de 1re... À l'augmentation de la charge de travail pour les enseignants s'ajoute la généralisation du lycée 4.0, toujours sans bilan. Le Snes-FSU est aussi revenu sur la hausse des effectifs dans les collèges, rappelant la difficulté accrue lorsqu'il s'agit de réussir l'inclusion d'élèves « à besoins particuliers ». Enfin, il a rappelé le manque chronique d'enseignants titulaires (en technologie, allemand, musique, mathématiques, sciences physiques, écogestion...) et la situation de non titulaires en fin de contrat, pour lesquels « le rectorat est aux abonnés absents ». En résumé, « le sort des personnels, confrontés à des réformes dont ils n'ont cessé de dénoncer le caractère néfaste, contribue à dégrader encore plus un service public déjà mis à mal par les choix budgétaires », a conclu le Snes-FSU, déterminé à « se battre pour obtenir une véritable reconnaissance salariale et sociale. »

 

 
 

Unterlinden L'architecture en débat

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:41:53

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Unterlinden L'architecture en débat
 

 
Thierry Cahn avait introduit la soirée de la première rencontre de l'opération « Devenez acteur de votre musée ». Photo DNA /N. PINOT
La deuxième rencontre du cycle « Devenez acteur de votre musée » se tiendra jeudi 3 octobre sur le thème de l'architecture et de l'urbanisme. Un thème qui avait déjà fait débat lors de la première rencontre.

Plusieurs personnes du public avaient, lors de la première rencontre, le 5 septembre, déjà pointé certains « défauts » du projet architectural et urbanistique du Nouvel Unterlinden, signé par un grand cabinet d'architecture, celui des Suisses Herzog et de Meuron. Une place Unterlinden trop froide et minérale, une boutique et un restaurant peu visibles, de même que l'entrée du musée, une signalétique pas assez présente...

« Le cabinet bâlois a conçu le projet dans ses trois aspects, à la fois architectural, urbanistique et muséographique. Et le projet avait été validé par la Ville » rappelle Pantxika De Paepe, directrice du musée Unterlinden.

Les bâtiments, mais aussi la place et le square végétalisé (du côté du Monoprix) sont le fruit de leur travail et donc leur propriété intellectuelle.

« On ne peut pas y toucher de manière définitive. Il faut faire vivre cet espace sans le changer » relève Pantxika De Paepe. Elle se réjouit cependant de voir que les gens s'approprient la place quand il fait beau.

La prochaine rencontre sera l'occasion de discuter de ces aspects, pour mieux les comprendre, mais aussi de proposer des idées pour en tirer le meilleur parti.

Les idées les plus pertinentes seront ensuite au coeur d'un atelier de réflexion, à l'issue des six rencontres.
V. F. Y ALLER Ce jeudi 3 octobre à 18 h 30, à la Piscine, musée Unterlinden. Entrée libre.

 

 
 

Guebwiller  Aux Dominicains Les fascinantes volutes harmoniques de Chris Gall

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:10:49

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Guebwiller  Aux Dominicains
Les fascinantes volutes harmoniques de Chris Gall
Vendredi soir, le public des Dominicains était invité à franchir une toute petite porte imaginaire pour se glisser dans l'immense et luxuriant jardin musical du pianiste et compositeur munichois, Chris Gall venu présenter son dernier opus : Piano Solo : Room Of Silence .
 

 
Exceptionnel Chris Gall.
Transats, fauteuils, matelas étaient alignés dans la nef, au choix du public d'y prendre place pour pouvoir s'imprégner en toute aise de l'ambiance jazzy annoncée et du caractère intimiste d'une performance empruntant la couleur impressionniste qui avait connu son apogée sous les doigts magiques de Bill Evans.

Devant une audience attentive, Chris Gall a dévoilé le nerf central de son nouveau CD en solo, édité en novembre dernier, Room Of Silence, la pièce du silence. « Cela peut être une chambre, comme il en existe une dans l'emblématique Porte de Brandebourg, à Berlin, où on n'entend plus rien du chahut extérieur, mais cela peut aussi être un autre lieu, voire un instant spécial où le vrai silence atteint l'être et soulève le voile de la créativité ». Ce silence, Chris Gall l'a trouvé et matérialisé dans ce nouvel album.

Appuyée par de sobres et sombres jeux de lumière de Michel Zimmermann et par les manettes de David Schweyer au son, l'intense performance de Chris Gall était accompagnée par la projection de photographies monochromes de mains qui se croisent ou se tendent, du photographe allemand de renommée mondiale, Mike Meyer, présent dans la salle, retravaillées par la vidéaste Claire Willemand.
 Maelstrom rythmique

Chris Gall a joué ses adaptations de « classiques » (It Never Entered My Mind, interprété par Miles Davis, Chet Baker, Stan Getz..., Hymn To Freedom, hommage d'Oscar Peterson à Martin Luther King), avec une maîtrise et une inventivité harmonique saluées par le public. Sa sensibilité du bout des doigts, sa virtuosité rythmique, ses riches harmonies qu'elles soient d'inspiration impressionniste ou indienne, ses jeux au « piano préparé » et le fait, qu'humblement, il ait rendu hommage aux musiciens qui l'ont influencé - Radiohead, Miles Davis, le pianiste arménien Tigran Hamasyan... - ont séduit. Mais l'opus de Chris Gall est un bijou à écouter et à réécouter « dans le silence » pour en savourer véritablement la qualité intrinsèque.
ziz

 

 
 

 

Hohlandsbourg Banquet médiéval et défis de l'étrange

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:08:11

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Wintzenheim  Hohlandsbourg
Banquet médiéval et défis de l'étrange
En ce mois d'octobre, le château du Hohlandsbourg propose un beau choix d'animations à partager et à redécouvrir très prochainement en famille ou entre amis !
 

 
Après un été actif, le château propose encore de belles activités en octobre
Le dimanche 13 octobre, le banquet médiéval à 19 h avec musique, chansons et fables au Moyen Âge avec la Cie Hauvoy. (sur réservation 72 heures avant le banquet)- De 17 EUR à 49 EUR - Tarif famille : 152 EUR

11 h : visite guidée (facultative)

Durant les vacances de la Toussaint, ateliers créatifs avec la fabrication d'un pantin « chauve-souris » !

Du 22 au 25 octobre, de 13 h à 17 h : Petit naturaliste, découvre les traces des pattes d'animaux et réalise un moulage d'une trace d'un animal.

Durée : en continu, par séquences d'environ 45 minutes. Pas de supplément au droit d'entrée.

De 4,50 EUR à 7 EUR - Tarif famille : 20 EUR

Et pour terminer le mois et les vacances en beauté, les dimanche 27, mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 octobre, de 10 h à 17 h, les défis de l'étrange : monstres et légendes d'autrefois !

Jeu familial participatif en parcourant les endroits insolites du château, tout en relevant des défis et élucidant une énigme !

Labyrinthe, chasse aux oeufs de dragons, jeux funestes, défis putrides, épouvante, alchimie, maquillage, tatouage et quiz de la mort..., rien ne sera épargné ! Spectacle de magie et d'hypnose.

À partir de 7 ans. Durée : environ 3 h. De 7 EUR à 9,50 EUR - Tarif famille : 28 EUR.

 

 
 

 

Patrimoine DMC La caverne d'Ali Baba des brodeuses

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:02:11

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Patrimoine  Le petit musée DMC
La caverne d'Ali Baba des brodeuses
Ce n'est que lors des Journées du patrimoine ou de façon ponctuelle que le petit musée DMC ouvre ses portes au public, au sous-sol des Archives municipales de Mulhouse, à la Fonderie. Mais Éliane Michelon sert régulièrement de guide pour des visites à la demande, dans cet endroit qui abrite des trésors.
 

 
Éliane Michelon, directrice des Archives municipales, veille sur le fonds DMC depuis 2009. Au sous-sol du bâtiment de la Fonderie, une salle et un couloir racontent cette fabuleuse aventure industrielle.
« C'est au moment du changement de direction à la tête de DMC en 2009 que l'entreprise nous a confié ses archives. Le fonds était entreposé dans les locaux désertés du site DMC, un expert avait trouvé à la collection une valeur patrimoniale et il fallait la protéger pour éviter qu'elle soit dispersée. Nous n'avons pas l'intégralité, mais nous avons recueilli 3 kilomètres linéaires d'archives », explique Éliane Michelon, directrice des Archives municipales de Mulhouse. Les Archives sont dépositaires du fonds DMC qui reste propriété de l'entreprise.
« Cabinet de curiosités »

« Ce petit musée est une sorte de cabinet de curiosités, indique l'archiviste, on a sélectionné des documents et objets qui permettent de raconter l'histoire de l'entreprise. » Le fonds recèle des trésors qui apportent de précieux renseignements sur l'aventure industrielle DMC, exemple phare d'une « entreprise intégrée » qui allait du traitement de la matière première à la vente du produit fini, maîtrisant, au milieu du XIXe, tout le processus de production, de la transformation de la matière première à la vente du produit fini (indiennes et fil à coudre).
Naissance de DMC en 1800

Si la genèse de DMC remonte à 1746 à Mulhouse avec la création de la première manufacture d'impression sur étoffes à laquelle participe Jean-Henri Dollfus, ce n'est qu'en mars 1800 qu'elle devient Dollfus, Mieg et Cie, lorsqu'un neveu du fondateur, Daniel Dollfus, prend les rênes de l'entreprise restructurée, grâce à l'apport financier de son épouse Anne-Marie Mieg. Et c'est après 1840, avec la nouvelle activité de fabrication du fil à coudre, que DMC acquiert sa renommée mondiale.

« Le plus ancien document qu'on a extrait du fonds DMC est un registre de compte qui date de 1753. » Et c'est dans un catalogue de 1818 que l'archiviste repère la première représentation du logo DMC.
Travaux pour les salons

Au sous-sol des archives, dans le couloir qui mène à l'unique pièce de ce petit musée secret, Éliane Michelon a fait installer une série de cinq grands tableaux brodés (2 m de haut sur 1,5 m de large), représentant des scènes de l'Odyssée. « Le style est un peu kitch, mais je les trouve quand même assez jolis, commente Éliane Michelon, ce sont des tableaux qui ont été réalisés pour l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958. » Objectif commercial oblige, on y trouve toutes sortes de qualités de fils : coton retors mat, coton mercerisé, coton perlé, coton mouliné brillant, laine... La directrice des Archives, qui est aussi brodeuse à ses heures, peut vous expliquer toutes les caractéristiques spécifiques de ces fils DMC mais aussi tous les points utilisés : point lancé, point de noeud, point de gobelin...

« J'ai commencé vers l'âge de 15 ans à broder un peu, en voyant la génération de mes parents et ces dames qui avaient toujours un ouvrage d'aiguille sous la main. »
Broderie émancipatrice

À côté de la porte du petit musée, Éliane Michelon présente des marquoirs, ces broderies de petites filles qui déclinent les lettres de l'alphabet et les chiffres. « Ces pièces d'études permettaient aux fillettes d'apprendre à lire, il y a une dimension féministe certaine dans l'éducation... » L'archiviste a étudié ce marquoir datant de 1895, brodée par une petite Louise Desmaris qui résidait à Confrançon, dans l'Ain. « J'ai retrouvé sa trace, elle est née en 1884, son père était cultivateur, elle devait donc avoir 11 ans. Grâce à ce marquoir, cette petite Louise prend vie. » Éliane Michelon ignore comment cette pièce s'est retrouvée dans le fonds DMC.

Dans l'unique pièce du musée, aménagé comme le bureau du directeur, on retrouve au mur le portrait du fondateur de DMC en 1800, Daniel Dollfus (1769-1818), celui de son fils Jean (1800-1887) qui a dirigé l'entreprise, créé la Sim (Société industrielle de Mulhouse) et fait bâtir la Cité ouvrière.
Fauteuil aux têtes de lion et chaussures minuscules

Le plus célèbre Dollfus d'une longue lignée a aussi exercé diverses fonctions politiques dont maire de Mulhouse (1863-1869). Son bureau est au Musée historique mais le petit musée DMC abrite son auguste fauteuil aux accoudoirs en forme de têtes de lion...

Parmi les objets les plus étonnants, des chaussures de sécurité d'enfant aux dimensions minuscules (voir ci-dessus), des registres de toutes sortes qui racontent l'entreprise : comparaison de la main-d'oeuvre avec la progression des salaires d'une année à l'autre, comptabilité des accidents du travail pour prévenir les risques, liste des arrivages de balles de coton (Louisiane et Géorgie de l'autre côté de l'Atlantique, Algérie, Égypte...), récapitulation des déchets avec leur revalorisation (les fameux cercles de fer qui ont servi à faire les clôtures des maisons dans la Cité)...

Et puis, pour le plaisir des yeux, des armoires pleines d'échantillons de toutes les marchandises produites.
Plaisir des yeux

Outre les catalogues de tissus imprimés et les modèles de robe, les très nombreux fils colorés en coton, lin, or... Cartes de couleurs aux centaines de nuances (jusqu'à 500 dans la première moitié du XXe siècle), la « bibliothèque créative » de DMC où les brodeuses pouvaient puiser leur inspiration pour la création de nouveaux modèles... « C'est une collection d'échantillons ramenés de voyages. DMC a écumé tous les musées européens pour faire des copies, dans des contrées réputées pour la qualité et la tradition de la broderie : Vienne, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Turquie... »

C'est l'époque de Frédéric-Engel-Dollfus, (1818-1883), gendre de Jean, amateur d'art éclairé qui est à l'origine de l'école de dessin pour les dessinateurs de l'industrie (aujourd'hui Ensisa) mais aussi un humaniste qui oeuvre pour la protection des ouvriers, fonde l'Association préventive des accidents de machines (Apam), ancêtre de l'Apave.

Enfin, on ne peut pas parler de ce petit musée sans évoquer la fameuse Encyclopédie des ouvrages de dames de Thérèse de Dillmont, artiste brodeuse originaire de Vienne en Autriche, rencontrée par Jean Dollfus-Mieg à l'Exposition universelle de 1878 qui rejoint l'entreprise en 1884. Sa « bible » des travaux d'aiguille est toujours rééditée, depuis 1886. Le petit musée en présente de nombreuses éditions, tout comme une collection d'autres livres dont elle est l'auteure.

Les pièces les plus précieuses sont ces quelques exemples de la collection de 300 « cadres noirs » de DMC présentant des broderies fines, dont certaines en or, des travaux d'aiguille parmi les plus délicats et inventifs, qui ont fait le bonheur, entre autres visiteuses, de la créatrice Chantal Thomass...
Frédérique MEICHLERPhotos : Darek SZUSTER

 

 
 

 

Nawal Benzaouia, la voie du handicap

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:54:58

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Portrait  Saint-Louis
Nawal Benzaouia, la voie du handicap
Organiser des défilés de mode mettant en lumière des personnes en situation de handicap et réaliser des diagnostics d'accessibilité, c'est devenu le quotidien de la Ludovicienne Nawal Benzaouia, qui sera au Japon, en 2020, pour suivre de près les Jeux paralympiques de Tokyo.
 

 
Férue de littérature, Nawal Benzaouia a longtemps fréquenté la Médiathèque de Saint-Louis
La première fois qu'on a entendu parler de Nawal Benzaouia, c'était en 2018, au moment où le lycée Jean-Mermoz de Saint-Louis, son lycée, célébrait ses 60 ans. Avant d'en venir à la suite de son parcours, la Ludovicienne aujourd'hui installée dans le Val-d'Oise, au nord de Paris, évoquait ce qu'elle considère être ses « meilleures années ». « J'ai vraiment eu une chouette classe. On débattait beaucoup, sur le fait religieux, les livres, la littérature. On ne se contentait pas du minimum, il y avait une vraie compétition entre nous. » La jeune femme confie même avoir laissé un jour un mot d'amour dans le casier... de l'un de ses professeurs.

Elle est comme ça, Nawal. La chaleur du regard et du sourire. Une gnaque immuable. Ce côté malicieux, un brin décalé et peu soucieux du regard des autres. « Travailleuse, généreuse, indépendante assez tôt et très combative, très sûre d'elle quand elle a une idée en tête », observe, en insistant sur les « très », l'une de ses meilleures amies et voisine dans le Val d'Oise, elle aussi native de Saint-Louis, Aissata Diakhite.
Sinbad et sa soeur Salwa, ses deux moteurs

Son histoire pas comme les autres commence par le choix de son prénom. Ses parents - une maman assistante maternelle puis au foyer, un papa cuisinier puis boucher dans une grande surface ludovicienne -, nés au Maroc et arrivés jeunes en France, ont eu un garçon et quatre filles. Samy, Sabrina, Salwa et Sanae (deux soeurs jumelles)... et Nawal. « Mon père savait que j'allais être spéciale. Nawal signifie la grâce en arabe », commente-t-elle, sans une once de forfanterie dans la voix.

Avec un « S » dans son prénom, elle aurait pourtant pu s'identifier à Sinbad le marin, sa première lecture. « La littérature me transporte plus que la télé. D'ailleurs je n'en ai pas chez moi. L'aventure, le voyage, les épreuves traversées... Il y a tout dans ce livre. Sinbad se relève chaque fois, il n'abandonne pas ! » Mais la vraie battante, dans la famille Benzaouia, ce serait davantage sa petite soeur trisomique, Salwa. « Elle est née avec un chromosome supplémentaire. Lors de sa première année, elle a eu une leucémie. Salwa a remporté le combat mais a perdu ses cheveux, qui n'ont plus repoussé. Elle a maintenant 21 ans mais, même si elle ressent les choses, son âge mental est plus proche de 3 ou 4 ans », raconte sa grande soeur, tout en affirmant qu'elle a eu une grande influence dans son parcours.

En 2013, après avoir obtenu son baccalauréat littéraire, Nawal Benzaouia tâtonne d'abord un an en licence de psychologie à Strasbourg. Puis elle prépare le concours d'assistante sociale à l'Estes, l'Ecole supérieure en travail éducatif et social, toujours à Strasbourg. Concours qu'elle obtient du premier coup, « peut-être parce que j'étais déjà bénévole à l'Association des paralysés de France ».
« C'est une lionne »

À l'Estes, ce sont davantage ses séjours à l'étranger que la formation au métier d'assistante sociale qui la stimulent. D'abord quand elle intègre, l'espace de quelques semaines, une structure accompagnant les personnes en situation de handicap à Liège (Belgique). Puis quand elle se rend pour un mois et demi à Douala, au Cameroun, pendant sa troisième année. « J'ai rencontré des personnes qui ne considèrent pas le handicap comme nous. Moi, ma petite soeur, je la vois comme je vois mes deux autres soeurs. Même si nous avons une relation fusionnelle, je ne veux pas la couver. Ce n'est pas parce que tu es en situation de handicap que tu es forcément doux et gentil. Ma petite soeur est remplie d'amour mais peut aussi être très méchante. »

Son mémoire de fin d'études, elle le consacre selon toute logique, en 2017, à l'intercommunalité et au handicap. Bien, et après ? « On m'a proposé un poste d'assistante sociale à Strasbourg. Mon mentor à l'Estes, Roger Noutcha, m'a assuré que j'allais m'ennuyer en restant dans cette voie. » C'est lui qui l'encourage à suivre un master en lien avec le handicap, à Paris. Un conseil honnête qu'elle s'empresse de suivre. « Si je devais la comparer à un animal, je dirais que c'est une lionne, qui a la rage d'attraper sa proie et de se nourrir », s'amuse l'anthropologue Roger Noutcha. « Elle a un caractère fort et sait où elle va, tout en se donnant les moyens d'atteindre ses objectifs. Ce n'était pas mon étudiante la plus brillante mais elle a toujours su accepter les critiques et se remettre en question pour progresser dans son travail. »

L'enseignant ne s'est pas trompé. C'est à Paris que Nawal trouve pleinement sa voie. Dans les cours sur le handicap, l'accessibilité dans le monde du sport, de l'art, au niveau du marché du travail... Et dans les défilés de mode. En 2018, la Ludovicienne assiste à son premier défilé aux Salons Hoche, dans le cadre de la Fashion Week. Elle en garde un souvenir navrant. « Ces défilés ne représentent pas notre société. On y voit des personnes fines, de grande taille mais personne en situation de handicap. »

Après avoir beaucoup repensé à cette scène, la « lionne » passe à l'action. Elle se lance dans la conception d'un défilé de mode inclusif, afin de « promouvoir une vision positive et active du handicap ».
« Elle a toujours été très visionnaire »

En France ? Trop compliqué à l'époque. Grâce à son réseau, à des « circonstances favorables » et à l'appui de plusieurs sponsors, Nawal Benzaouia organise son premier défilé de mode inclusif à Colomb, au Sri Lanka, en octobre 2018. En choisissant avec soin huit mannequins en situation de handicap venant d'Italie, de Grèce, d'Ukraine, d'Angola, défilant aux côtés de huit autres mannequins. « C'était quelque chose de fondateur. La première dame du Sri Lanka et plusieurs personnalités politiques y ont pris part », se réjouit l'Alsacienne.

Elle révèle que le comité de Miss Wheelchair World lui a confié l'organisation de la prochaine élection, à Paris en 2020. En guise de galop d'essai, elle y a d'ailleurs organisé un défilé inclusif début juillet, dans le cadre de l'université d'été de l'Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (Inshea).

Ce premier défilé au Sri Lanka, elle l'a baptisé Massiraa - la trajectoire, en arabe. Clin d'oeil à sa petite soeur, qu'elle fait participer depuis aux défilés, ainsi qu'à la rue où ses parents habitaient à Marrakech. C'est aussi le nom de son entreprise, depuis l'automne dernier, avec laquelle Nawal propose ses conseils en accessibilité. « Quand on pense accessibilité, on pense au monde du handicap. Moi, je ne veux pas seulement me focaliser sur la mode. Je veux vraiment faire de la mise en conformité. » La jeune femme a ainsi pris part à la mise en conformité de l'accessibilité de l'Institut du monde arabe à Paris. « Nawal a toujours été très visionnaire. Elle s'est vue faire ce qu'elle fait aujourd'hui, elle a toujours été force de proposition pour montrer autre chose que ce que l'on voit dans le monde du handicap. C'est impressionnant de voir ça se matérialiser », reprend son amie de longue date, Aissata Diakhite.
Une thèse sur la mode inclusive

L'an prochain, Nawal Benzaouia se concentrera aussi sur sa thèse, portant sur la mode inclusive. Si elle suit de près les défilés inclusifs organisés par Rihanna, le concept reste relativement récent. « Je peux expérimenter, tester, voir si on peut vraiment parler de cet aspect inclusif. » Son attention sera également tournée vers le Japon. La Ludovicienne s'y est rendue une première fois entre mars et juin 2019. À Sapporo, capitale de l'île montagneuse d'Hokkaido, elle a voulu vérifier de plus près le degré d'accessibilité aux personnes en situation de handicap.

Verdict ? « Sapporo est très accessible aux personnes ayant des déficiences motrices. C'était l'une des plus belles expériences de ma vie, poursuit Nawal. J'ai beaucoup appris de cette culture très rigoureuse. J'ai appris la pédagogie, l'humilité, l'importance des mots utilisés... » Elle devrait y retourner le mois prochain, pour organiser un nouveau défilé de mode, puis à l'été 2020, un peu avant les Jeux olympiques et paralympiques. Pour enseigner au Summer Institute, analyser et nourrir sa thèse. « Le champ qu'elle explore est encore vierge, considère encore son mentor, Roger Noutcha. On parle du handicap à travers le sport, pas par rapport au corps malade ou difforme. Et presque jamais de la difficulté de se présenter en public avec ce corps, sorti des manifestations sportives. Ces défilés, ça pousse quelque part à accepter, à faire le deuil de son handicap. Ça montre aussi qu'on est capable de se mouvoir dans la société, de faire comme les autres. »

À quand un défilé de mode des Trois frontières, organisé à Saint-Louis ? Nawal Benzaouia n'a pas encore contacté la municipalité à ce sujet mais elle y songe de plus en plus. Après une année 2020 bien chargée, qui sait...
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Burnhaupt-le-Bas Insolite : La tour Eiffel inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:37:53

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Burnhaupt-le-Bas Insolite
Burnhaupt-le-Bas Insolite : La tour Eiffel inaugurée
Comment une tour Eiffel s'est-elle retrouvée devant la caserne des sapeurs-pompiers de Burnhaupt-le-Bas ?

 
Cadeau de Pierrette et Bernard Cacheux, la tour Eiffel de Burnhaupt-le-Bas a été inaugurée.
Après les attentats parisiens du 13 novembre 2015, en hommage aux victimes, la municipalité avait décidé de placer, pour quelque temps, une tour Eiffel de plus de six mètres de haut aux abords de la mairie. Cette tour, entièrement galvanisée et réalisée en fer à béton, avait la particularité d'avoir été fabriquée à Burnhaupt-le-Bas par l'entreprise Vos Arts Déco.
Un cadeau inattendu

Plus tard, en 2017, deux habitants, Pierrette et Bernard Cacheux, originaires respectivement d'Orléans et de Dieppe, fêtent leurs noces de diamant. À cette occasion, déçus par le fait que la tour Eiffel avait été enlevée, ils annoncent à Alain Grieneisen, maire de la commune : « Cette tour Eiffel, nous allons l'offrir à la commune » et cela en remerciement du bon accueil qui leur a été fait depuis leur arrivée en 1990.

La municipalité a cherché, non sans mal, un emplacement pérenne pour installer le monument désigné avec humour comme « cadeau empoisonné » par Pierrette Cacheux. Une convention a finalement été signée entre la commune et Brigitte Klinkert, présidente du service départemental d'incendie et de secours du Haut-Rhin, afin de placer la tour Eiffel devant la caserne des sapeurs-pompiers, ce qui lui donne une bonne visibilité depuis la rocade de la RD466, l'axe routier qui longe la commune.

La tour mesure 6,48 mètres de haut, sa base est un carré de 2,40 mètres de côté et elle pèse 630 kg. Son sommet, qui représente une pointe de crayon, est un hommage aux dessinateurs morts lors de l'attentat de Charlie Hebdo en 2015.

Il y a quelques semaines, le monument a été officiellement inauguré en présence notamment de Pierrette et Bernard Cacheux, de M. Bleyer, responsable de Vos Arts Déco/Profer 68, du capitaine Daniel Richert, chef de centre pour le SDIS 68, du maire et de ses adjoints. Une plaque portant le nom des généreux donateurs a été placée depuis peu sur l'édifice.

 

 
 

 

Masevaux-Niederbruck Un nouveau visage

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:59:09

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Masevaux-Niederbruck  A la mairie
Un nouveau visage
Le départ à la retraite du directeur général des services municipaux et la venue de son remplaçant ont été l'occasion d'une réception conviviale à la mairie de Masevaux-Niederbruck.
 

 
Les élus et les invités ont félicité Antoine Donischal (au centre, chemise blanche), Emmanuel Leblanc (deuxième à droite) et Denise Ruthmann (troisième à droite).
Le personnel communal, les élus, le sous-préfet Daniel Mérignargues et les représentants du conseil d'architecture d'urbanisme et de l'environnement, de la gendarmerie, de l'office national de la forêt et des commerçants se sont retrouvés vendredi dans la salle du conseil de Masevaux-Niederbruck pour un double événement : le départ du « DGS » Antoine Donischal et l'arrivée de son successeur Emmanuel Leblanc.
« On a mené de gros dossiers ensemble »

Le maire, Laurent Lerch, a d'abord fait un retour sur onze années de collaboration avec le directeur général des services qui a fait valoir ses droits à la retraite au 1er septembre. « Une vision commune des choses, avec quelqu'un qui comprend la notion de service à la population et l'attachement à la régie communale, a-t-il précisé. Ensemble, nous avons mené à bien de gros dossiers comme la station d'épuration, l'interconnexion des réseaux, le fleurissement, le site de Houppach, la commune nouvelle, l'Ehpad... » Il a remercié le partant pour son investissement au service de la Ville et lui a souhaité une bonne retraite en lui remettant, au nom du personnel, une corbeille garnie et un bon pour un séjour gastronomie-détente.

Avec émotion, Antoine Donischal a remercié toute l'équipe pour le travail effectué en commun depuis son arrivée en 2008 et a rappelé quelques anecdotes et faits marquants. Le nouveau retraité va se consacrer un peu plus au ski, au vélo, à la course à pied, aux voyages et à l'engagement humanitaire.

Puis le maire a présenté le nouvel arrivé qui a pris le relais depuis le début du mois : « Il n'est pas un inconnu, puisque nous avons déjà été en contact quand il officiait au Département, où nous avons eu des échanges efficaces, dans la confiance... »
Un ancien des services de Strasbourget de Belfort

Emmanuel Leblanc, originaire de Strasbourg, 46 ans et père de famille, domicilié à Etueffont, a présenté brièvement son parcours professionnel riche et varié : Adira 67, Ville de Strasbourg et communauté urbaine, puis Ville de Belfort, coordinateur territorial Thur-Doller au Département du Haut-Rhin et chargé de mission au Département du Territoire de Belfort. Il s'est dit heureux de se consacrer au développement de Masevaux-Niederbruck qu'il a qualifiée de « ville dynamique, importante et incontournable dans le paysage haut-rhinois et alsacien... » et pour laquelle il est heureux de s'investir.

Avant d'inviter l'assistance à un buffet convivial, le maire a rappelé le départ en avril dernier de l'agent administratif Denise Ruthmann, à qui l'ensemble du personnel a également fait un cadeau.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

Ruelisheim  Conseil municipal Des réticences sur des transferts de compétences

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:00:10

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Ruelisheim  Conseil municipal
Des réticences sur des transferts de compétences
Parmi la dizaine de points à l'ordre du jour, le conseil municipal de Ruelisheim a débattu du transfert de la compétence du plan local d'urbanisme à la communauté d'agglomération.
 

 
La place de l'Église : les travaux de pavage restent à achever.
Lors de la séance de rentrée du conseil municipal de Ruelisheim présidée par le maire Francis Dussourd, une dizaine d'affaires ont été traitées. Deux points concernaient des transferts de compétences à m2A (Mulhouse Alsace agglomération), des sujets qui ont provoqué des questionnements chez certains élus.

En ouverture de séance, le maire a invité ses collègues à accorder une servitude de passage sur un terrain communal à la société Âges et vie habitat qui permettra l'accès à la parcelle voisine où sera construite la future résidence pour personnes âgées. Les travaux de construction débuteront le 15 octobre.
Dénomination de la future place du village

Actuellement, la place du village en cours d'aménagement s'appelle place de l'Église. Deux riverains de la place sont rattachés à cette adresse. Pour le moment, les élus s'interrogent sur l'opportunité d'une nouvelle dénomination de cette place qui sera inaugurée le 10 novembre. Aucune décision n'a été prise, certains étaient pour la conservation de la dénomination place de l'Église, d'autres pour un changement de nom.

Récemment, le conseil d'agglomération de M2A a convenu que les communes avaient la possibilité de transférer volontairement à l'échelle intercommunale la compétence règlement local de publicité et la compétence PLU (plan local d'urbanisme). Le maire a proposé à ses collègues élus d'approuver la prise en charge de ces deux compétences par m2A avec effet au 1er janvier 2020. Si le transfert de la compétence réglementant la publicité au niveau de la commune a été adopté à l'unanimité, certains conseillers ont été réticents quant à la cession de la compétence PLU. Ils ont argumenté en estimant que « la commune n'aura plus la faculté de décider de telle ou telle évolution urbanistique. M2A décidera à notre place ». Francis Dussourd a alors bien expliqué que la commune garde évidemment le pouvoir décisionnel : « Ce transfert a surtout l'avantage d'éviter à la commune de faire appel à des opérateurs privés en cas de besoin de modification du PLU, m2A a les moyens techniques pour faire ce travail. » Ce second transfert a également été approuvé, deux conseillers ont voté contre.
Subventions exceptionnelles

Des subventions exceptionnelles ont été attribuées à des associations pour titres ou coupes remportés : 800 EUR au club MDPA de volley-ball et 250 EUR au Cercle d'échecs de l'entente de l'Ill et de la Régence.

Les élus ont encore voté pour l'adhésion de la commune au groupe d'assurance statutaire du Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Haut-Rhin. Ils ont émis un avis favorable quant aux statuts révisés du syndicat d'électricité et de gaz du Haut-Rhin et ont retenu l'offre de l'entreprise SAS Escapade pour les travaux d'agrandissement du mur d'escalade de la grande salle de la Maison des associations pour un coût de 20 000 EUR.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

 

BALSCHWILLER Existe-t-il un arbitre pour sortir de l'impasse ?

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:56:10

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BALSCHWILLER Projet d'implantation d'une ferme d'élevage de veaux
Existe-t-il un arbitre pour sortir de l'impasse ?
La question a été mise sur le tapis mi-août à Balschwiller : un collectif de riverains s'oppose à l'implantation d'une ferme d'élevage de 496 veaux, jugée trop proche des habitations. Aujourd'hui, la situation semble bloquée malgré la création d'une commission spéciale au conseil municipal. Le collectif se tourne vers la sous-préfète.
 

 
D'un côté, des riverains de la rue des Vergers et alentours réunis en « collectif » qui n'en démordent pas : hors de question pour eux d'accepter la présence d'une ferme qu'ils qualifient « d'usine à veaux » à 200 m de leurs habitations même si la loi est respectée ; de l'autre, un maire qui explique avoir travaillé sur les propositions alternatives d'implantation du collectif mais qui souligne « ne pouvoir contraindre personne ». Entre... toute une palette de ressentis et d'inquiétudes diverses témoignant d'un climat de défiance et de suspicion généralisé !

Plusieurs semaines après avoir alerté les habitants de Balschwiller et de Buethwiller du projet de sortie d'exploitation sur une parcelle dans le prolongement de la rue des Vergers, riveraine du ban de Buethwiller, (cf. DNA du 15 et 21.08)) et fait circuler une pétition, une douzaine de personnes membres du collectif se sont rassemblées ce lundi soir chez Michel et Véronique Schnoebelen, pour faire le point sur l'évolution de la situation, suite à la tenue jeudi dernier d'une troisième réunion de la commission municipale ad hoc créée fin août.
«Un constat d'échec»

Les riverains contestataires dressent un « constat d'échec » à l'issue de ces rencontres dont la dernière se serait terminée dans « une ambiance plus qu'électrique » : « aucune solution proposée ne paraît satisfaisante à la mairie et à l'éleveur ». Ils expliquent pourtant ne pas avoir pris les choses à la légère avant de suggérer des parcelles plus éloignées du village qui leur semblaient pouvoir convenir pour accueillir le projet.

Rappelons que l'agriculteur concerné est actuellement installé au centre de Balschwiller et souhaite développer son activité d'élevage de veaux pour passer d'un peu plus d'une centaine de têtes à 496 exactement, ce qui correspond à une norme administrative précise nécessitant un agrément « d'installation classée pour la protection de l'environnement » (ICPE), un dossier en cours d'instruction à la préfecture.

Les opposants énumèrent les alternatives qu'ils ont soumises parmi les propriétés de l'éleveur et les objections qu'ils ont entendues : « une première alternative en direction de Bernwiller, à 600 m du village, mais il faudrait ensuite traverser le village pour l'épandage, ce qui ne convenait pas ; une deuxième sur des terrains agricoles situés à l'arrière de la boulangerie, également à environ 600 m de la commune mais là, un problème d'accès avec un virage un peu sec a été soulevé ; une troisième suggestion, en direction de Falkwiller, à 800 mètres des habitations, malheureusement le terrain a été jugé trop petit, plus précisément pas assez large pour accueillir la structure telle qu'elle est prévue alors qu'un échange de terrain pourrait être possible avec un voisin pour l'élargir ; enfin, une quatrième solution, de nouveau en direction de Bernwiller, pourrait provenir d'une personne qui a aussi un projet de sortie d'exploitation et qui serait prête à partager les frais ».

Le collectif regrette « l'absence de dialogue constructif » et a l'impression « qu'on laisse penser aux gens qu'il pourrait y avoir une solution alors qu'on ne veut pas en chercher ». Il déplore, entre autres, de ne pas avoir obtenu de chiffres quant au surcoût qu'aurait à prendre en charge l'éleveur pour le raccordement des différents réseaux vers une parcelle plus éloignée. « Ce différentiel représente-t-il une vraie raison ou pas ? »
«Nous ne voulons plus subir de nuisances»

Les riverains continuent de dénoncer, « la cohabitation avec un élevage intensif et son cortège de nuisances, le bruit des animaux, les odeurs de lisier et de fumier avec un épandage important, les risques de pollution, la prolifération de mouches et moustiques et la dépréciation de l'immobilier », évoquent « les possibilités d'extension future de l'exploitation » et mettent ce projet d'élevage en regard des « enjeux environnementaux actuels qui vont dans l'autre sens ». Dans le même temps, ils déclarent « ne pas avoir de parti pris délibéré contre le porteur de projet mais il ne doit pas se faire au détriment de toute la population ».

Estimant que le maire « n'a pas rempli son rôle de médiateur et de conseil pour trouver une solution globale satisfaisant l'intérêt général », le collectif a adressé vendredi dernier une missive à la sous-préfète d'Altkirch, Emmanuelle Guénot, pour demander une entrevue, avec à la clé l'espoir d'une nouvelle évaluation de la situation. « Nous venons pour beaucoup de familles agricoles, nous savons ce que c'est et nous ne voulons plus subir ces nuisances ! », assène un riverain. « S'il y a moyen de mieux faire avant qu'une construction ne voie le jour simplement en l'éloignant suffisamment, pourquoi ne pas le faire ? C'est une chance perdue de déverrouiller un conflit futur », conclut un autre. Tous se déclarent « déterminés à actionner tous les leviers possibles » pour se faire comprendre.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

Motions de soutien à l'ONF et à la Trésorerie de Munster

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:07:06

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wihr-au-val  Conseil municipal
Motions de soutien à l'ONF et à la Trésorerie de Munster
Le conseil municipal de Wihr-au-Val s'est réuni le 12 septembre sous la présidence de Gabriel Burgard, maire. Voici l'essentiel des délibérations.
 

 
Vente d'un immeuble communal.

Par délibération du 28 juin, l'assemblée avait adopté le principe de la vente de l'immeuble sis 27 Grand-rue, d'une superficie de 906 m², anciennement maison forestière. Conformément au souhait de l'assemblée, trois agences immobilières ont été consultées. Après analyse, le conseil municipal a confié la vente à l'agence Triplex pour un montant estimé à 260 000 EUR net vendeur.

Location d'un appartement communal

L'appartement de type F1, au 2e étage du 4 rue des Écoles, sera disponible à la location à partir du 1er octobre 2019 suite à la résiliation du bail par l'actuel locataire. Le conseil municipal donne son accord pour la location de l'appartement et fixe le loyer mensuel à 170 EUR, auquel se rajoute une redevance mensuelle de nettoyage des escaliers collectifs d'accès de 8 EUR.

Modification du taux de la taxe d'aménagement communale

Considérant la nécessité pour la commune d'augmenter le taux de la part locale de la taxe d'aménagement afin d'assurer le financement des équipements publics et de l'aménagement durable du territoire, le conseil municipal décide de porter le taux de la part locale de 3 à 4 % sur l'ensemble du territoire communal.

Motion de soutien au service public de l'ONF dans les forêts communales

Le conseil municipal réaffirme son attachement au régime forestier mis en oeuvre dans sa orêt communale par le service public de l'ONF (Office national des forêts) et s'inquiète de sa remise en cause. Le conseil demande au gouvernement l'arrêt des suppressions de poste de fonctionnaires et d'ouvriers forestiers de l'ONF ; le maintien du statut de fonctionnaire assermenté pour les agents de l'ONF chargés de protéger et de gérer les forêts communales ; le maintien du ré gime forestier et la réaffirmation de la gestion des forêts publiques par l'ONF, au service de l'intérêt général.

Motion pour la présence de la Trésorerie de Munster

Il y a deux ans, la Vallée de Munster signait un contrat de ruralité avec l'État dont les objectifs principaux étaient l'accès aux services publics, aux soins, ainsi qu'à la revitalisation des bourgs centres. Aussi, la réforme Nouveau réseau de proximité de la DGFIP (Direction générale des finances publiques) qui se traduit par une fermeture programmée de la Trésorerie de Munster, va à l'encontre de cet engagement. Le conseil municipal exprime son opposition à cette réorganisation « qui fragilisera encore un peu plus le travail des collectivités ».La prochaine réunion du conseil municipal est fixée au 3 décembre à 19 h 30.

 

 
 

 

Rorschwihr Eglise Saint-Michel : 50 ans de sacerdoce pour l'abbé Jean-Marie Meyer

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:40:37

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Rorschwihr  Eglise Saint-Michel
Rorschwihr Eglise Saint-Michel : 50 ans de sacerdoce pour l'abbé Jean-Marie Meyer
Dimanche 29 septembre, jour de la fête patronale, l'abbé Jean-Marie Meyer a célébré ses 50 ans de sacerdoce dans l'église St-Michel de Rorschwihr.

 
L'abbé Jean-Marie Meyer fête ses 50 ans de sacerdoce.
L'abbé était entouré du conseiller départemental Pierre Bihl, de représentants de la municipalité, du curé Paul Thomann, de l'Abbé Paul Emile Bernhard ainsi que de nombreux fidèles de la communauté de paroisses du Bon Pasteur venus lui exprimer toute leur gratitude. Des représentants de l'association des anciens parachutistes de Colmar étaient également venus honorer leur saint patron.

Après avoir salué tous les participants, le curé Paul Thomann a remercié et félicité l'abbé Jean-Marie Meyer pour son engagement de 50 ans au service de l'église. Visiblement heureux de célébrer la messe d'action de grâce, Jean-Marie Meyer a invité les paroissiens au cours de son homélie à prendre leurs responsabilités et des initiatives dans une église entièrement ouverte sur le monde. Un office vivant et chaleureux avec de nombreuses interventions des enfants, la présence bénéfique de la chorale avec des accompagnements au violon.

Dans son intervention, Dominique Schäfer, le maire a rendu hommage au jubilaire et évoqué son parcours.

Entré au grand séminaire de Strasbourg en septembre 1962, Jean-Marie a vécu sa vie de séminariste et d'étudiant en théologie entrecoupée par 16 mois de service militaire.

Jean-Marie Meyer a été ordonné prêtre, en juin 1969 par Mgr Elchinger. Sa première affectation a été la paroisse St-Florent de Kronenbourg.

En 1976, il est appelé à prendre la succession de l'aumônier de la Jeunesse Indépendante Chrétienne du Bas-Rhin, avec pour mission d'accompagner les jeunes en responsabilité. En 1977, il intègre la commission nationale des aumôniers qui propose et organise des formations pour les accompagnateurs. En 1986, il est appelé par les responsables de l'ACI Action Catholique des milieux Indépendants à se mettre au service de l'ACE, Action Catholique des Enfants.

Ce n'est que dix ans plus tard, en 1996 qu'il vient s'installer à Rorschwihr pour rendre service au village mais aussi à Rodern, St-Hippolyte et Thannenkirch. Il intègre alors la communauté de paroisses du Bon Pasteur en y assurant en fonction des besoins, célébrations dominicales, fêtes, baptêmes et mariages...

En achevant son discours le maire a adressé ses félicitations à l'abbé Jean-Marie Meyer au nom des habitants de la commune pour ses 50 ans passés au service de l'église. En remerciement, le conseil de fabrique lui a remis une statuette de saint Michel sculptée par Pascal Bosshart de Thannenkirch tandis qu'un colis de vin vinifié par les viticulteurs locaux lui était remis de la part de la commune de Rorschwihr.

Dernier moment fort de la célébration, la bénédiction du nouveau drapeau de l'association des anciens parachutistes. A l'issue de la cérémonie un apéritif offert par la maison Fernand Engel a été servi sur la place de l'église avant le traditionnel repas festif paroissial à la salle des fêtes.

 

 
 

 

Feldkirch 90e anniversaire Sapeurs-pompiers : hommage et reconnaissance

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 05:41:05

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Feldkirch  90e anniversaire
Feldkirch 90e anniversaire Sapeurs-pompiers : hommage et reconnaissance
Les sapeurs-pompiers de Feldkirch ont célébré leur 90e anniversaire. L'occasion d'une passation de commandement et d'un hommage à tous les pompiers oeuvrant et ayant oeuvré au CPI.

 
Le public a assisté et participé à divers ateliers présentés par les soldats du feu.
Dimanche matin, une belle cérémonie a eu lieu sur le parvis du CPI de Feldkrich, à l'occasion des 90 ans du corps de première intervention. Cérémonie rehaussée par la présence de la batterie fanfare de Soultz, de représentants des centres de la Compagnie 3, de cadres sans troupes et de vétérans, de JSP ainsi que de plusieurs pompiers de la commune homonyme de Feldkirch en Allemagne, emmenés par leur chef de corps Sepp Bauer et la maire Antoinette Faller.

Ont participé à la cérémonie, Pierre Salze, maire de Feldkirch et sa première adjointe Francine Strub, marraine du drapeau des pompiers feldkirchois, Antoine Martinken son parrain, Raphaël Schellenberger, député, Pierre Vogt, conseiller départemental, Pierre Logel, vice-président de m2A, Jean-Marie Reymann maire de Raedersheim.

Le capitaine Mickaël Mamprin, de la Compagnie 3 a dirigé le déroulement de la cérémonie qui a vu le capitaine Eric Rieber, adjoint au chef de groupement, procéder à la passation de commandement du CPI de Feldkirch. L'adjudant-chef Nicolas Herrisé cédant la place à l'adjudant-chef Paul-Laurent Franz.

Lors de cette cérémonie on a également découvert le drapeau du CPI feldkirchois, précédemment baptisé par l'abbé Giroy, et porté par Christian Verbeck, du Centre de Soultz.

Pierre Salze a inauguré le VTU (véhicule tout usage) récemment acquis par la commune à l'usage des sapeurs-pompiers : « Au-delà de l'effort financier, ce véhicule symbolise l'engagement de la commune et de ses sapeurs-pompiers pour le secours à la personne qui est devenu prépondérant. »
Modernisation et formation

Le premier magistrat a remercié toutes les personnes ayant oeuvré pour le fonctionnement du CPI tout au long des 90 années : « Nous rendons hommage et nous devons reconnaissance à tous ces bénévoles volontaires. »

Lors des allocutions, les différentes personnalités ont mis en avant la modernisation des CPI et l'importance de la formation continuée des sapeurs-pompiers bénévoles, tout en soulignant leur « engagement exceptionnel ». Il a aussi été souligné la nécessité de « trouver des règles » pour les protéger des individus malveillants.

Après le repas qui a rassemblé plus de 80 participants, le public a découvert une exposition très détaillée, préparée par la société d'histoire locale, racontant la vie du CPI depuis son origine. Les sapeurs-pompiers de Feldkirch ont procédé à des démonstrations d'extinction de feu, de massage cardiaque et d'utilisation du défibrillateur, démonstrations auxquelles les spectateurs ont pu participer.
M.H.

 

 
 

 

Aux commandes
Âgé de 62 ans, l'adjudant-chef Paul-Laurent Franz est le nouveau chef de corps du CPI de Feldkrich. Il succède à l'adjudant-chef Nicolas Herrisé qui a occupé le poste pendant 13 ans.

 

HAUT-RHIN Les faits divers en bref

Publié dans le panorama le Mercredi 02 octobre 2019 à 06:30:49

HAUT-RHIN Les faits divers en bref

 
 

 

Guebwiller : une voiture incendiée rue Jules-Ferry

L’incendie d’une voiture, stationnée rue Jules-Ferry à Guebwiller, à proximité du collège Mathias-Grünewald, a été signalé, ce mardi matin vers 4 h 45. Il semblerait qu’il s’agisse d’un incendie volontaire, mais une enquête a été ouverte afin de le confirmer. Le véhicule appartient à un habitant du quartier du Domaine de la Lauch, qui n’a pas pu être joint par les forces de l’ordre. Le feu s’est par la suite propagé aux câbles téléphoniques de la rue et un lampadaire a été endommagé.

 

 

Voiture contre camionnette : un blessé léger à Niederhergheim

Les pompiers de Blodelsheim ont été appelés un peu après 11 h, ce mardi, à la suite d’un accident de la circulation impliquant une voiture et une camionnette sur la RD1 bis, sur le contournement de Niederhergheim.
La voiture s’est déportée vers la gauche alors que la camionnette arrivait en face. Les ailes des deux véhicules se sont accrochées. La voiture a fait un tête-à-queue et s’est immobilisée sur la chaussée tandis que la camionnette dévalait le talus, se retrouvant dans un pré en contrebas de la route.
Un des conducteurs, légèrement blessé et souffrant de la hanche, a été pris en charge par les pompiers et évacué vers l’hôpital Pasteur à Colmar. Une circulation alternée a été mise en place, ce qui a perturbé le trafic dans ce secteur. La circulation a été rétablie à 13 h 05.
A.N.

Mulhouse : collision rue des Romains Un accident de la circulation entre deux voitures a eu lieu peu avant 4 h 30, mardi, rue des Romains à Mulhouse. La police s’est rendue sur les lieux, aucun blessé n’est à déplorer.
Feu de cave rue de la Sinne

Les pompiers ont été appelés rue de la Sinne à Mulhouse, mardi peu avant 8 h 30, pour un dégagement de fumée provenant d’une cave de 20 m² dans un immeuble. Le feu s’est déclaré à la suite de travaux de soudure. Une famille a dû être confinée dans son appartement le temps de l’intervention des secours. Les pompiers ont procédé aux opérations habituelles de reconnaissance, de ventilation et ont éteint le feu à l’aide d’un seau-pompe. GRDF s’est rendu sur les lieux ainsi que la police. Les opérations ont pris fin vers 9 h 15.

Photo L'Alsace/JFF
Photo L'Alsace/JFF

Wittenheim : cinq véhicules brûlés sur la voie publique

Cinq véhicules ont été brûlés dans un incendie, lundi aux alentours de 22 h 15 à Wittenheim, à l’angle des rues du Pelvoux et du Markstein. Le feu a pris au niveau de l’un des véhicules avant de se propager aux quatre autres ainsi qu’à quelques arbres et à la végétation environnante. Des voisins, alertés par le bruit et la fumée, ont déplacé leurs véhicules afin de les préserver. Les pompiers de Wittenheim sont intervenus pour éteindre l’incendie, qui s’inscrit dans un contexte de recrudescence, depuis plusieurs semaines, de feux de poubelles et de véhicules, comme l’atteste un autre incendie survenu rue du Markstein dans la soirée du mercredi 25 septembre (L’Alsace du 27 septembre).

Voiture contre lampadaire

Une voiture a heurté un lampadaire, mardi vers 8 h 20, rue du Languedoc à Wittenheim. La conductrice, une femme d’une trentaine d’années, a été transportée à l’hôpital Émile-Muller de Mulhouse pour les contrôles d’usage. La police et les services de la Ville étaient aussi sur les lieux de l’accident.

 

Collision à Kingersheim : deux personnes blessées

Un accident entre deux voitures a eu lieu mardi, vers 15 h 30, faubourg de Mulhouse à Kingersheim. Légèrement blessées, deux personnes ont été transportées par les pompiers à l’hôpital Émile-Muller à Mulhouse, pour des examens de contrôle. La circulation a été ralentie à la suite de cette collision ; la police nationale s’est rendue sur place.

 

Une randonneuse blessée aux Trois-Epis

Une randonneuse s’est blessée à une cheville ce mardi vers midi aux Trois-Épis, sur le ban de la commune d’Ammerschwihr. Les secouristes du peloton de gendarmerie de montagne d’Hohrod et les sapeurs-pompiers de l’équipe de montagne sont intervenus et la Belge âgée de 51 ans a été transportée en ambulance à l’hôpital de Colmar.

Houssen : choc à l'arrière

Une camionnette et une voiture sont entrées en collision ce lundi peu après 10 h 45 sur le rond-point du Rosenkranz à Houssen. L’accident a fait un blessé léger, la conductrice de la voiture âgée de 40 ans, a été transportée à l’hôpital par les sapeurs-pompiers.