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L'éditorial de l'Alsace Les obsèques de Chirac, moment de dignité nationale

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:07:43

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L'éditorial de l'Alsace Les obsèques de Chirac, moment de dignité nationale
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Jacques Chirac n'a pas raté ses adieux avec les Français. De l'ouverture de l'Élysée au soir de sa mort, jeudi dernier, aux applaudissements qui ont marqué la sortie du cercueil de l'église Saint-Sulpice ce lundi à Paris, les obsèques de l'ancien chef de l'État ont été marquées du sceau de la solennité qui sied aux fonctions qui furent les siennes, mais aussi de la proximité qui caractérisait l'homme. Plus que l'union nationale, la mort de l'ancien président de la République a été l'occasion d'une communion populaire comme la France en connaît peu.

Le temps du deuil, la République a même renfilé les atours de la monarchie. Car si les cérémonies d'hommage comme les obsèques ont laissé la place à l'expression populaire d'une émotion non feinte, la France a aussi montré combien elle peut être déférente, voire grandiloquente, quand il s'agit de rendre hommage à l'un de ses anciens chefs de l'État. Un roi, dans un régime monarchique, n'aurait pas eu plus d'égards. Le fait est d'autant plus marquant que Jacques Chirac, du temps de l'action politique, n'a jamais fait l'unanimité. Et que son parcours comporte des taches, dont une condamnation judiciaire. Dans les hommages, les affaires n'ont pas été occultées, pas plus que le bilan politique, mitigé, de Jacques Chirac.

Mais c'est l'homme qui a d'abord marqué les esprits et les coeurs. Peut-être parce que comme tout un chacun, il avait ses failles, des défauts et des qualités, mais aussi cet intérêt pour les autres qui compte finalement plus que tout au crépuscule de la vie. Par son parcours, qui couvre plus d'un demi-siècle de la Ve République, son destin et sa personne, Jacques Chirac est probablement l'un des derniers géants français du XXe siècle. D'où cette communion, moment de dignité nationale. De ceux, aussi, dont a besoin toute communauté afin d'analyser une situation avec le recul nécessaire plutôt que sous la pression déformée, voire aveuglante, du quotidien.

 

 
 

Le Haut-Rhin se recueille pour Jacques Chirac

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:04:50

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Le Haut-Rhin se recueille pour Jacques Chirac
 

 
 
Au grand complet, le personnel du conseil départemental du Haut-Rhin a observé une minute de silence en mémoire de l'ancien président de la République Jacques Chirac - décédé jeudi dernier -, ce lundi après-midi devant le siège du département à Colmar. Un temps de recueillement au cours duquel l'ensemble des personnes présentes a chanté La Marseillaise avant de regagner les bureaux.

CD68 : Une minute pour Chirac

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:50:43

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hommage A l'ancien président de la République
CD68 : Une minute pour Chirac
À Colmar, et partout en France, les administrations et services de l'État, les collectivités et les écoles ont observé une minute de silence à la mémoire de l'ancien président de la République que l'on enterrait le même jour au cimetière du Montparnasse.
 

 
Sur le perron du conseil départemental, à 15 h précises.
A 15 h précises cet hommage a été observé à l'appel du président de la République.

Dans la cour arrière du commissariat de police une cinquantaine de fonctionnaires au garde-à-vous ont fait face au drapeau en berne. Virginie Perrey, commissaire de police, a rappelé que Jacques Chirac était un homme prompt à serrer les mains. Ainsi plusieurs des policiers en poste à Colmar ont-ils eu l'occasion durant leur carrière de partager une poignée de mains avec l'ancien président de la République.

Au complet, le personnel du conseil départemental du Haut-Rhin a observé lui aussi la minute de silence. Un temps de recueillement au cours duquel l'ensemble des personnes présentes a chanté la Marseillaise avant de regagner les bureaux.

Au service départemental d'incendie et de secours (SDIS), les hommes en tenue ont eux aussi observé le silence et honoré la mémoire de Jacques Chirac avant de regagner leurs postes.

 

 
 

 

Avec Chirac : des noms sur des visages

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:44:07

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Guebwiller
Avec Chirac : des noms sur des visages

 
Guebwiller Chirac : des nomssur des visages
Dans notre rubrique Tchat & Ratsch de samedi, nous avons publié une photo de Jacques Chirac en visite aux Dominicains en décembre 1992 aux côtés de Charles Haby et de Jean-Jacques Weber, notamment. Dans le même élan, nous avons lancé un appel à nos lecteurs afin d'identifier les autres personnes précédentes sur le cliché.

Ces derniers nous ont aidés à reconnaître Claude Rollin (blouse blanche, chirurgien-chef de l'hôpital de Guebwiller), Jean-Claude Heider (député européen), Charles Lettermann (président du Sivom), Pierre Schittly (directeur du site) et au fond, tout au fond, nos confrères Jean-Marie Schreiber (L'Alsace) et André Hartmann (DNA).

Que nos lecteurs à la vue toujours aussi perçante et à la mémoire intacte qui se sont manifestés soient ici remerciés !
La photo en question a été publiée dans les DNA de samedi et peut être consultée sur www.dna.fr/guebwiller. Le ministrede la Culturene viendra pas

Branle-bas de combat aux Dominicains de Haute-Alsace en fin de semaine dernière : en marge du déplacement d'Emmanuel Macron et Franck Riester à Strasbourg ce mardi après-midi, le ministre de la Culture est annoncé en visite au centre culturel de rencontre dans la matinée en compagnie de la présidente Brigitte Klinkert.

Las, la nouvelle est tombée lundi matin : le ministre ne viendra finalement pas. L'équipe des Dominicains qui a travaillé sur le dossier tout le week-end en est pour ses frais. Partie remise ?

La photo en question a été publiée dans les DNA de samedi et peut être consultée sur www.dna.fr/guebwiller.

 
 

 

Jacques Chirac, l'ultime adieu

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:52:59

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L'événement Il a été inhumé au cimetière du Montparnasse au côté de sa fille Laurence
Jacques Chirac, l'ultime adieu
Après l'hommage populaire aux Invalides, un service solennel, en présence de nombreux chefs d'État et de la classe politique française, a été rendu dans l'église parisienne. Un moment fort d'union nationale.
 

 
La classe politique française, presque dans son ensemble, et plusieurs dirigeants étrangers présents à Saint-Sulpice.
Un début de renaissance pour célébrer la mort. Pour la première fois depuis le tragique incendie qui a frappé Notre-Dame, son « bourdon » a retenti hier et sonné le glas pour le décès de Jacques Chirac. « C'est ici, à Notre-Dame, que bat le coeur de la France », avait, en 1980, émis l'ancien président, a rappelé hier Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris. Le coeur de la France, voire d'une partie du monde, battait aussi hier en fin de matinée en l'église Saint-Sulpice, là, où ont été organisées conjointement par la famille Chirac et l'Élysée les funérailles de l'ancien chef d'État.
Bill Clinton seule « star » américaine

Dans cet édifice où Victor Hugo épousa Adèle Foucher, où le Marquis de Sade et Baudelaire furent baptisés, où l'action des Trois Mousquetaires ou du... Da Vinci code se situe, l'hommage à Jacques Chirac constitue un moment de partage, de sobriété et d'émotion. Le quartier si vivant de Saint-Germain-des-Prés se mure en zone retranchée, à laquelle seulement quelques centaines de badauds et journalistes ont un accès autorisé.

Au premier rang des spectateurs, un jeune homme endimanché aux yeux rougis, porte dans ses mains une pomme, clin d'oeil à la campagne chiraquienne de 1995. Une dame, originaire de la Martinique, combat la froidure matinale grâce à « la chaleur du grand Jacques », comme elle dit. Sous le soleil d'automne, les arrivées des officiels, seuls à être autorisés à pénétrer dans l'église, s'égrènent. Toute la classe politique française, dont trois anciens présidents (Giscard d'Estaing, Sarkozy, Hollande) est présente, excepté Marine Le Pen qui a renoncé à venir face aux réserves du clan Chirac.

Parmi les dignitaires étrangers, plusieurs présidents, actuels (le Russe Vladimir Poutine, l'Italien Sergio Mattarella, le Congolais Denis Sassou Nguesso), ou ex, comme Bill Clinton seul représentant américain - à part l'ambassadrice - et venu à titre privé. « Chirac va me manquer vraiment... c'était un président incroyable, quoiqu'on dise de moi aux États-Unis sur cette amitié », souligne l'ancien hôte de la Maison Blanche (1993-2001). Quelques people complètent le tableau, dont les fidèles Patrick Sébastien, ou Vincent Lindon, ancien compagnon de Claude Chirac.
Entre recueillement et applaudissements

Au son des requiem de Gabriel Fauré, dans ce sanctuaire autrefois surnommé « Nouveau temple de Salomon » et qui a abrité des sociétés secrètes, la messe prend parfois des détours politiques inédits. Mgr Aupetit met l'accent sur « l'aventure imprudente » (l'invasion de l'Irak) dans laquelle Jacques Chirac a refusé d'engager la France, sur « la fracture sociale, thème de campagne de 1995 ». Derrière le fauve politique c'est l'homme qui est mis en valeur. « Il y avait chez cet homme chaleureux, un véritable amour des gens, aussi à l'aise dans les salons de l'Élysée qu'au Salon de l'agriculture. Beaucoup en le rencontrant se sentaient considérés », poursuit l'ecclésiastique. Le plus ému lors de l'office est peut-être Saad Hariri, actuel Premier ministre libanais, dont la famille a hébergé Jacques Chirac après sa sortie de l'Élysée.

Dehors, sur la place, le public partage le deuil national. Recueilli quand le pianiste Daniel Barenboim, invité par l'Élysée, interprète Franz Schubert. Applaudissant quand le cercueil sort de Saint-Sulpice et que la fille du président, accompagné de son fils Martin, leur adresse un signe appuyé de remerciements.
La perte d'un « père »

« L'absence de repères fait que les Français sont en quête d'un père presque "spirituel'' comme lui », estime Suzie, 65 ans, cadre médical, « il regroupait toutes les qualités des uns et des autres présidents, et il a beaucoup fait pour les personnes souffrant de handicap et les personnes âgées ». Derrière ses lunettes de soleil en verre fumé, la sexagénaire avoue à demi-mot qu'elle était « amoureuse de lui, tellement il était beau ». La célébration s'achève au bout d'une heure. Guy, 82 ans, représentant de prisonniers de guerre, affiche une certaine nostalgie malgré un petit bémol : « Je ne regrette que la suppression du service militaire sinon c'était un bon vivant, un bon président, je l'ai souvent côtoyé... Les temps ont changé depuis, et l'avenir fait peur ».

Le visage rassurant de Jacques Chirac, les sourires, les empoignades, les embrassades. Ce sont les images qui défilent sur les écrans géants. « Je ressens à la fois de la tristesse et en même temps, de cette joie qu'il savait nous communiquer », lâche en sortant Laurent Hénart, président du parti radical et maire de Nancy. « Cette messe était à l'image de Jacques Chirac, solennelle, bienveillante », glisse Jean Lasalle, député et ancien candidat à la présidentielle, « il n'y a pas beaucoup de peuples pour vivre des moments comme ceux-ci, regardez après les attentats de 2015. Le peuple français lui a témoigné son affection, comme pour Victor Hugo... »
À Saint-Sulpice, Xavier FRERE Cette messe était à l'image de Jacques Chirac, solennelle, bienveillante Jean Lasalle, député

 

 
 

 

Bernadette, la grande absente
La dernière fois qu'elle est apparue en public, c'était en juin 2018 pour inaugurer une place Bernadette-et-Jacques-Chirac à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. Déjà très affaiblie, l'épouse de l'ex-président se déplaçait en fauteuil roulant aidée par sa fille Claude. Depuis l'annonce jeudi du décès de son mari, Bernadette, 86 ans, est restée invisible. « Ma mère est très réconfortée en ayant vu ces images cet après-midi », avait témoigné dimanche soir Claude Chirac venue saluer la foule qui a afflué en nombre devant le cercueil de Jacques Chirac aux Invalides. Mais lundi, l'ex-Première dame n'a pas assisté à la messe solennelle à Saint-Sulpice. « Bernadette Chirac, chère au coeur des Français, ne peut être là en raison de son état de santé », a précisé pendant son homélie l'archevêque de Paris, Monseigneur Aupetit. Officiellement, Bernadette Chirac aurait en revanche participé à l'office privé, célébré un peu plus tôt dans la matinée à la cathédrale Saint-Louis des Invalides. La fragilité de Bernadette serait toutefois très préoccupante, selon plusieurs proches. Comme son époux, son état a fortement décliné depuis le décès, en 2016, de leur fille aînée, Laurence. En juin dernier, elle a laissé la présidence de la Fondation des hôpitaux de Paris à Brigitte Macron. La mort de son époux est un nouveau choc. Elle est « très profondément meurtrie », a admis Catherine Besançon, l'une de ses proches collaboratrices. Ironie du sort, c'est à la mairie du VIe arrondissement de Paris, qui fait face à l'église Saint-Sulpice, que Bernadette Chodron de Courcel avait épousé en 1956 Jacques Chirac. À l'heure des adieux, après plus de 60 ans de mariage et autant de conquête et d'exercice du pouvoir, l'ex-Première dame a manqué à l'appel.

 

Une journée à Strasbourg pour Emmanuel Macron

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:51:46

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Europe  Le chef de l'État en visite
Une journée à Strasbourg pour Emmanuel Macron
Pour la deuxième fois en trois ans de mandat, Emmanuel Macron va rendre visite, ce mardi, au Conseil de l'Europe. Il devrait rappeler - et se faire rappeler - les engagements de la France, avant d'enchaîner trois autres cérémonies à Strasbourg.
 

 
Emmanuel Macron avait été accueilli en « rock star » au Conseil de l'Europe il y a trois ans. Il va cette fois passer sur le gril parlementaire.
U n accueil de rock star. Difficile de qualifier autrement celui qui avait été réservé à Emmanuel Macron, en octobre 2017, lors de sa première visite au Conseil de l'Europe. Des centaines de fonctionnaires et diplomates massés sur son passage et un enthousiasme démonstratif.

L'ambiance qui entourera le président français ce midi en dira long sur l'état de la cote de popularité européenne du chef de l'État français. Depuis trois ans, celui qui avait fait campagne en agitant le drapeau européen (qui est aussi et avant tout celui du Conseil de l'Europe) et avait dit à Strasbourg son attachement aux droits de l'homme a pu créer une forme de déception. En janvier dernier, en pleine crise des gilets jaunes, la commissaire aux droits de l'homme du Conseil avait par exemple réprimandé la France pour les méthodes de « maintien de l'ordre » utilisées par les forces de l'ordre dans les manifestations de gilets jaunes, et avait demandé de « suspendre au plus vite l'usage des LBD » (lanceurs de balles de défense), en cause dans plusieurs cas de blessures graves et irréversibles.

Ces sujets seront sans doute évoqués ce midi. Car le format de cette visite n'est pas tout à fait le même qu'il y a trois ans. En 2017, la visite d'Emmanuel Macron à la Cour européenne des droits de l'homme comprenait un discours, mais ne prévoyait pas de temps pour les questions de la salle (en l'occurrence des juges). Mais la coutume est toute autre à l'Assemblée parlementaire du Conseil, qui réunit des députés et sénateurs des 47 États membres de l'organisation et reçoit le chef de l'État ce mardi.
89 demandes de questions

Or, dans son hémicycle, on ne se gêne pas pour en poser, des questions. Et au moins 89 parlementaires ont jusqu'ici fait savoir qu'ils souhaitaient pouvoir interroger le président français. « Je pense qu'on n'aura pas le temps de toutes les entendre... », murmure un fonctionnaire de l'Assemblée. Le temps accordé à ces échanges est en effet limité, et sera d'autant plus réduit que le discours du chef de l'État sera long. Un discours de 20 minutes lui a été demandé, mais il est de coutume que les chefs d'État débordent de leur temps de parole... façon pratique de réduire celui qu'ils passeront sur le gril parlementaire...

Après cette séquence au Palais de l'Europe*, qui durera de 12 h à 13 h, le chef de l'État restera sous les couleurs européennes, mais à l'Opéra de Strasbourg. Là, à 15 h, la France, qui assure actuellement la présidence tournante du Comité des ministres du Conseil (raison de la venue du chef de l'État aujourd'hui) offre une cérémonie pour célébrer le 70e anniversaire de l'organisation.

Le président - partant - de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, formé à l'Europe pendant ses études de droit à Strasbourg (et, il le dit lui-même, amoureux du Conseil de l'Europe), était annoncé. Mais il a annulé sa venue en raison de problèmes de santé qui l'ont aussi empêché de se rendre hier à Paris pour l'hommage à Jacques Chirac.

L'ancien Premier ministre espagnol Felipe Gonzales, la nouvelle secrétaire générale du Conseil de l'Europe et son prédécesseur, le maire de Strasbourg, sont annoncés dans le parterre, qui comprendra aussi les membres de l'Assemblée parlementaire.
Le vainqueur de l'Eurovisionà l'Opéra

Sur scène se produira notamment le Néerlandais Duncan Laurence, vainqueur de l'Eurovision 2019, qui chantera sur scène « pour le président français », tweetait-il hier, se disant « super stressé ».

À 17 h, le chef de l'État et le maire de Strasbourg rejoindront le nouveau Théâtre du Maillon, au Wacken, pour l'inaugurer.

À 19 h, à la préfecture Emmanuel Macron remettra les insignes de la Légion d'honneur à un policier et un citoyen intervenus lors de l'attentat de Strasbourg en décembre dernier.
Anne-Camille BECKELYNCK * Diffusée en direct sur www.dna.fr

* Diffusée en direct sur www.dna.fr

 
 

 

Une journée à Strasbourg pour Emmanuel Macron

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:09:48

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Une journée à Strasbourg pour Emmanuel Macron
 

 
Emmanuel Macron avait été accueilli en « rock star » au Conseil de l'Europe il y a trois ans. Il va cette fois passer sur le gril parlementaire.  Archives DNA /Laurent RÉA
U n accueil de rock star. Difficile de qualifier autrement celui qui avait été réservé à Emmanuel Macron, en octobre 2017, lors de sa première visite au Conseil de l'Europe. Des centaines de fonctionnaires et diplomates massés sur son passage et un enthousiasme démonstratif.

L'ambiance qui entourera le président français ce midi en dira long sur l'état de la cote de popularité européenne du chef de l'État français. Depuis trois ans, celui qui avait fait campagne en agitant le drapeau européen et avait dit à Strasbourg son attachement aux droits de l'homme a pu créer une forme de déception. En janvier dernier, en pleine crise des gilets jaunes, la commissaire aux droits de l'homme du Conseil avait par exemple réprimandé la France pour les méthodes de « maintien de l'ordre » utilisées par les forces de l'ordre dans les manifestations et avait demandé de « suspendre au plus vite l'usage des LBD » (lanceurs de balles de défense), en cause dans plusieurs cas de blessures graves et irréversibles.
89 demandes de questions

Ces sujets seront sans doute évoqués ce midi. Car le format de cette visite n'est pas tout à fait le même qu'il y a trois ans. En 2017, la visite d'Emmanuel Macron à la Cour européenne des droits de l'homme comprenait un discours, mais ne prévoyait pas de temps pour les questions des juges. Mais la coutume est toute autre à l'assemblée parlementaire du Conseil, qui réunit des députés et sénateurs des 47 États membres de l'organisation et reçoit le chef de l'État ce mardi.

Or, dans son hémicycle, on ne se gêne pas pour en poser, des questions. Et au moins 89 parlementaires ont jusqu'ici fait savoir qu'ils souhaitaient pouvoir interroger le président français. « Je pense qu'on n'aura pas le temps de toutes les entendre... », murmure un fonctionnaire. Le temps accordé à ces échanges est en effet limité, et sera d'autant plus réduit que le discours du chef de l'État sera long. Un discours de 20 minutes lui a été demandé, mais il est de coutume que les chefs d'État débordent de leur temps de parole... façon pratique de réduire celui qu'ils passeront sur le gril parlementaire.
À l'opéra et à la préfecture

Après cette séquence au Palais de l'Europe, qui durera de 12 h à 13 h, le chef de l'État restera sous les couleurs européennes, mais à l'Opéra du Rhin. Là, à 15 h, la France, qui assure actuellement la présidence tournante du comité des ministres du Conseil (raison de la venue du chef de l'État ce mardi) offre une cérémonie pour célébrer le 70e anniversaire de l'organisation. L'ancien Premier ministre espagnol Felipe Gonzales, la nouvelle secrétaire générale du Conseil de l'Europe et son prédécesseur, le maire de Strasbourg, sont annoncés dans le parterre qui comprendra aussi les membres de l'Assemblée parlementaire.

À 17 h, le chef de l'État et le maire de Strasbourg rejoindront le nouveau théâtre du Maillon, au Wacken, pour l'inaugurer. Et à 19 h, à la préfecture, il remettra les insignes de la Légion d'honneur à un policier et un citoyen intervenus lors de l'attentat de Strasbourg en décembre dernier.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Fessenheim La procédure de fermeture officiellement lancée

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:19:50

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Fessenheim La procédure de fermeture officiellement lancée
 

 
Comme nous l'annoncions dans L'Alsace de vendredi, l'accord trouvé avec l'État sur l'indemnisation d'EDF a permis de débloquer le lancement de la procédure juridique de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Arrêts définitifs fixés aux 22 février et 30 juin 2020

L'exploitant a fait savoir, ce lundi matin, qu'il avait adressé, au ministre chargé de la Transition écologique et solidaire et à l'Autorité de sûreté nucléaire, la demande d'abrogation d'exploiter la centrale alsacienne, ainsi que la déclaration de mise à l'arrêt définitif de ses deux réacteurs. Il précise au passage que l'arrêt du réacteur n° 1 est prévu le 22 février 2020 et celui du réacteur n° 2 le 30 juin de la même année.

EDF établit clairement le lien entre cette démarche et la signature, le 27 septembre, du protocole d'indemnisation « au titre de la fermeture anticipée de la centrale, résultant du plafonnement de la production d'électricité d'origine nucléaire fixé par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte ».

Ce protocole d'indemnisation prévoit, en premier lieu, le versement de 400 millions d'euros, « correspondant à l'anticipation des dépenses liées à la fermeture de la centrale » - dépenses de post-exploitation, taxe sur les installations nucléaires de base, coûts de démantèlement et de reconversion du personnel -, « qui seront effectuées sur une période de quatre ans suivant la fermeture de la centrale ». Ces 400 millions seront suivis par le versement d'une somme qui correspondra aux « bénéfices qu'auraient apportés les volumes de production futurs, fixés en référence à la production passée de la centrale de Fessenheim, jusqu'en 2041 ».
400 millions d'indemnités pour commencer

Cette somme sera calculée a posteriori, « à partir des prix de vente de la production nucléaire, notamment des prix de marché observés ». Par rapport au premier protocole d'indemnisation, validé par le conseil d'administration d'EDF début 2017 puis remis en question par l'État en raison du report de la fermeture, seule la part fixe, qui était alors de 490 millions d'euros, a été révisée à la baisse.

« Ces dispositions permettent à EDF de gérer au mieux les modalités de redéploiement professionnel des salariés du site, dans le cadre de l'accord signé le 17 mai 2018 entre les organisations syndicales et l'entreprise », ajoute EDF.
O. Br.

 

 
 

Nucléaire Fessenheim : La procédure de fermeture officiellement lancée

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:54:56

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Nucléaire Fessenheim
Nucléaire Fessenheim : La procédure de fermeture officiellement lancée
L'accord trouvé avec l'État sur l'indemnisation d'EDF a permis de débloquer le lancement de la procédure juridique de fermeture de la centrale nucléaire.

 
L'exploitant a fait savoir, ce lundi matin, qu'il avait adressé au ministre chargé de la Transition écologique et solidaire et à l'Autorité de sûreté nucléaire la demande d'abrogation d'exploiter la centrale alsacienne, ainsi que la déclaration de mise à l'arrêt définitif de ses deux réacteurs. Il précise au passage que l'arrêt du réacteur n° 1 est prévu le 22 février 2020 et celui du réacteur n° 2 le 30 juin de la même année.

EDF établit clairement le lien entre cette démarche et la signature, le 27 septembre, du protocole d'indemnisation « au titre de la fermeture anticipée de la centrale, résultant du plafonnement de la production d'électricité d'origine nucléaire fixé par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte ».
400 millions pour commencer

Ce protocole prévoit, en premier lieu, le versement de 400 millions d'euros, « correspondant à l'anticipation des dépenses liées à la fermeture de la centrale » (dépenses de post exploitation, taxe sur les installations nucléaires de base, coûts de démantèlement et de reconversion du personnel), « qui seront effectuées sur une période de quatre ans suivant la fermeture de la centrale ». Ces 400 millions seront suivis par le versement d'une somme qui correspondra aux « bénéfices qu'auraient apportés les volumes de production futurs, fixés en référence à la production passée de la centrale, jusqu'en 2041 ».

Cette somme sera calculée a posteriori, « à partir des prix de vente de la production nucléaire, et notamment des prix de marché observés ». Par rapport au premier protocole d'indemnisation, validé par le conseil d'administration d'EDF début 2017 puis remis en question par l'État en raison du report de la fermeture, seule la part fixe, qui était alors de 490 millions, a été révisée à la baisse.

« Ces dispositions permettent à EDF de gérer au mieux les modalités de redéploiement professionnel des salariés du site, dans le cadre de l'accord signé le 17 mai 2018 entre les organisations syndicales et l'entreprise », ajoute EDF.
O.Br.

 

 
 

 

La Fondation entente franco-allemande a fermé ses portes

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:42:23

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La Fondation entente franco-allemande a fermé ses portes
 

 
Jacques Jolas (à gauche), délégué général de la Fefa, avec son ancienne trésorière Marie-Paule Stintzi et son ancien président Jean-Claude Klinkert. Créée le 28 septembre 1981, la Fefa a cessé ses activités ce lundi 30 septembre 2019. Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
Les locaux ont vue sur la cathédrale. Ils occupent le premier étage d'un bel immeuble de la Neustadt, rue Saint-Léon à Strasbourg. Ils sont en train d'être vidés. Des cartons occupent une partie de la salle de réunion ; ils seront bientôt récupérés par les Archives départementales du Bas-Rhin, tandis qu'Emmaüs s'apprête à venir chercher des meubles.

Jacques Jolas fait un point rapide avec sa trésorière, Marie-Paule Stintzi, et son président, Jean-Claude Klinkert. Mais cette trésorière et ce président ne se définissent déjà plus comme tels : ils se présentent comme des « commissaires chargés de la liquidation ». Jacques Jolas, lui, vit ses derniers jours comme délégué général de la Fondation entente franco-allemande (Fefa). « C'est étrange de travailler à sa fin... », commente-t-il dans un sourire. Ce lundi, il a été licencié, en même temps que les deux autres derniers salariés de la fondation.
« Un avare assissur son tas d'or... »

Tous trois étaient arrivés en même temps, en juillet 1984. Dans ses années fastes, la Fefa a compté une vingtaine de salariés. Dès le départ, tous savaient que cette mission pourrait durer, mais qu'elle n'aurait qu'un temps. « Quand j'ai été embauché, on m'a dit que j'avais un contrat à durée indéterminée... mais aussi à perspective indéterminée ! », se souvient Jacques Jolas. La Fefa a marqué le paysage alsacien pendant trois décennies. Elle s'arrête d'elle-même aujourd'hui, estimant son rôle accompli.

La fondation a été créée le 28 septembre 1981 avec un objet principal : régler la question de l'indemnisation des Malgré-Nous (L'Alsace du 16 juillet). L'Allemagne lui avait alors versé un fonds de 250 millions de deutsche marks, soit 117,5 MEUR (millions d'euros) d'aujourd'hui. Entre 1984 et 1989, par le jeu des intérêts, 119 MEUR ont été versés à plus de 80 000 Malgré-Nous et à leurs ayants droit - soit un peu moins de 1 400 EUR par personne. À partir de 2008, une indemnité a été également été accordée aux personnes qui ont uniquement été contraintes de rejoindre les formations paramilitaires qu'étaient le Reichsarbeitsdienst (RAD) et le Kriegshilfs-dienst (KHD), soit essentielle-ment les Malgré-Elles. 4 MEUR ont de nouveau été versés à 5 087 bénéficiaires, payés à moitié par la Fefa et l'État français.

Ces indemnisations ont été complétées par un volet mémoriel - publications, documentaires... - et social : dans ce cadre, des « secours ponctuels » ont été versés à plus de 3 000 anciens Malgré-Nous et environ 170 établissements pour personnes âgées d'Alsace-Moselle ont bénéficié d'un soutien financier de la Fefa pour des opérations de construction ou de rénovation, moyennant la réservation de places prioritaires.

Le second objet de la fondation consistait à oeuvrer pour la coopération entre la France et l'Allemagne. Ceci est passé par l'aide à des projets très divers : bilinguisme, festivals, rencontres de jeunes, musique, sports, publication de thèses, etc. Au total, toujours grâce aux intérêts à partir de la mise de départ allemande, « environ 139 MEUR ont été injectés dans le paysage local », assure Jacques Jolas.

Pour autant, on ne peut pas dire que la Fefa, longtemps présidée par André Bord (de 2002 à 2013), a toujours bénéficié d'une image d'extrême générosité... Elle a même été très décriée : « La fondation a souvent été perçue comme un avare assis sur son tas d'or, c'est vrai... Ce n'est pas que l'on manquait de transparence, mais on ne communiquait sans doute pas assez. » Parce qu'elle traitait du drame des Malgré-Nous, la Fefa s'est trouvée au coeur de l'identité et des passions alsaciennes. « Ce fut une aventure ! »
« Une aventure ! »

Le 16 septembre dernier, la Fefa a effectué un virement 326 050 EUR à l'État français : cette somme correspond à l'argent qui avait été provisionné pour les Malgré-Elles et qui n'a pas été distribué. La Fefa et l'État avaient tablé sur 5 800 bénéficiaires au lieu des 5 000 qui se sont effectivement manifestés.

Reste à présent un peu plus de 2 MEUR dans les caisses de la fondation. La moitié provient de la vente du rez-de-chaussée et du premier étage de l'immeuble de la rue Saint-Léon.

Cette dot a un bénéficiaire désigné depuis toujours : l'Office franco-allemand pour la jeunesse (Ofaj). Il était écrit dans les statuts de la Fefa qu'elle reprendrait son flambeau, ce sera bien le cas. « On a informé tous les bénéficiaires de nos subventions qu'ils devaient s'adresser désormais à l'Ofaj. » L'office s'est engagé à placer encore le logo de la Fefa sur les projets qu'elle suivait jusqu'à présent, comme si la fondation ne pouvait se résoudre à disparaître totalement...
Hervé de CHALENDAR

 

 
 

« Ça turbine », édition 2

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:44:29

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Environnement Haut-Rhin
« Ça turbine », édition 2
Lançant hier l'opération « Ça turbine dans le Haut-Rhin », la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, a évoqué ses ambitions et ses inquiétudes en ce qui concerne la transition énergétique.
 

 
L'effondrement de la construction d'éoliennes en Allemagne inquiète.
Selon la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, « le climat regroupe, sous un même mot, toutes les thématiques. Il en est de même de l'opération Ça turbine », dont la deuxième édition démarre ce mardi. Le développement durable, le changement sociétal, l'économie, la science, la production agricole seront ainsi évoqués durant toute la semaine, au fil des débats publics organisés sur différents sites du département (voir encadré).
Vers une « route du colombage »

« La réussite de la première édition, l'an dernier, a produit un réel élan, qui se poursuit cette année », observe Brigitte Klinkert, qui souligne que le Haut-Rhin porte « toujours la volonté d'être une collectivité pro-active ».

C'est dans ce cadre que l'Écomusée d'Alsace a ouvert ses portes, hier, au colloque « B'Haut-Rhin, patrimoine et paysage en r'évolution », qui marquait également le démarrage des Journées de l'architecture dans le département. Cette thématique faisait suite à l'une de celles de l'an passé, « Le colombage se rebiffe », d'où des projets concrets ont émergé. « Nous avions lancé l'idée d'une route du colombage et dans ce cadre, l'association Patrimoine en jeu travaille sur la mise en oeuvre d'une application mobile dédiée », a indiqué Brigitte Klinkert. La première édition a également donné naissance à la création, au sein de l'Écomusée, d'une antenne du Gabion, un centre de formation spécialisé dans la restauration du patrimoine bâti et l'éco-construction.
Pour une COP locale transfrontalière

L'opération « Ça turbine » s'intéresse aussi aux risques d'inondations, qui requièrent des mesures de sécurité supplémentaires, tels des digues et des bassins, qui ont des incidences sur le paysage. Autre axe de travail : l'énergie. « Qu'elle soit d'origine solaire ou éolienne, obtenue par la méthanisation ou la géothermie, l'énergie déstabilise les équilibres et mobilise les habitants », explique Brigitte Klinkert, qui s'inquiète par ailleurs de l'effondrement de la construction d'éoliennes, en raison des réglementations notamment.

La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a tout de même tenu à finir sur une note positive : « Dans cette vallée rhénane qui est notre bassin de vie, nous pouvons faire émerger une Terra Climatica Innovatica. » Elle a lancé un appel pour que voie le jour, d'ici deux ans, la première COP (conférence sur le climat) locale transfrontalière.
Audrey NOWAZYK

 

 
 

 

CD68 « Ça turbine », édition 2

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:43:20

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CD68 « Ça turbine », édition 2
 

 
 
Selon la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, « le climat regroupe, sous un même mot, toutes les thématiques. Il en est de même de l'opération "Ça turbine" », dont la 2e édition démarre ce mardi. Le développement durable, le changement sociétal, l'économie, la science, la production agricole seront ainsi évoqués durant toute la semaine, au fil des débats publics organisés sur différents sites du département (lire encadré).
Vers une « route du colombage »

« La réussite de la 1re édition, l'an dernier, a produit un réel élan, qui se poursuit cette année », observe Brigitte Klinkert, qui souligne que le Haut-Rhin porte « toujours la volonté d'être une collectivité pro-active ».

C'est dans ce cadre que l'Écomusée d'Alsace a ouvert ses portes, ce lundi, au colloque « B'Haut-Rhin, patrimoine et paysage en r'évolution », qui marquait également le démarrage des Journées de l'architecture dans le département. Cette thématique faisait suite à l'une de celles de l'an passé, « Le colombage se rebiffe », d'où des projets concrets ont émergé. « Nous avions lancé l'idée d'une route du colombage et dans ce cadre, l'association Patrimoine en jeu travaille sur la mise en oeuvre d'une application mobile dédiée », a indiqué Brigitte Klinkert. La 1re édition a également dosnné naissance à la création, au ein de l'Écomusée, d'une antenne du Gabion, un centre de formation spécialisé dans la restauration du patrimoine bâti et l'éco-construction.

 
Pour une Cop locale transfrontalière

L'opération « Ça turbine » s'intéresse aussi aux risques d'inondation, qui requièrent des mesures de sécurité supplémentaires telles des digues et des bassins, qui ont des incidences sur le paysage. Autre axe de travail : l'énergie. « Qu'elle soit d'origine solaire ou éolienne, obtenue par la méthanisation ou la géothermie, l'énergie déstabilise les équilibres et mobilise les habitants », explique Brigitte Klinkert, qui s'inquiète par ailleurs de l'effondrement de la construction d'éoliennes, en raison des réglementations notamment.

La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a tout de même tenu à finir sur une note positive : « Dans cette vallée rhénane qui est notre bassin de vie, nous pouvons faire émerger une terra climatica innovatica. » Elle a lancé un appel pour que voie le jour, d'ici deux ans, la première COP (conférence sur le climat) locale transfrontalière.
Audrey NOWAZYK

 

 
 

Débuts chaotiques pour la Commission européenne

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:11:20

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Débuts chaotiques pour la Commission européenne
 

 
Sylvie Goulard.  Photo Kenzo TRIBOUILLARD/AFP
L

'éphémère ministre des Armées Sylvie Goulard va-t-elle succéder à Pierre Moscovici à la Commission européenne ? Nul n'exclut une réponse négative de la commission du parlement européen qui doit l'entendre ce mardi.

Les compétences de la candidate choisie par Emmanuel Macron ne sont pas en cause, pour traiter les dossiers très complexes de son portefeuille : marché intérieur, marché unique numérique, politique industrielle dont l'industrie de la défense...

Les interrogations des parlementaires vont plutôt porter sur deux sujets d'éthique. Le premier est l'enquête en cours sur les emplois fictifs au parlement européen, qui l'avait justement contrainte à quitter le gouvernement au bout d'un mois seulement. Le second est son emploi de consultante auprès de l'institut européen Berggruen, à raison de 12 000 euros par mois, alors qu'elle siégeait au parlement européen sous l'étiquette du MoDem.

Au-delà des faits en cause, Sylvie Goulard court le risque de payer la lutte d'influence des trois grands partis de l'hémicycle : avant elle ont été recalés pour conflits d'intérêts une social-démocrate (S & D) roumaine, et un conservateur (PPE) hongrois - ne manque plus qu'une recalée du parti libéral Renew, étiquette de la Française, pour équilibrer les cartons rouges... Ces rebuffades témoignent également de la bataille ouverte entre la Commission et le Parlement. Une rivalité classique, mais attisée par la multiplication des groupes politiques, et par l'élection serrée de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, mi-juillet (383 voix contre 327). Les auditions des 26 commissaires se poursuivent jusqu'au 8 octobre.
F.B.

 

 
 

Rouen Incendie Les promesses de Philippe

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:37:02

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Rouen Les promesses de Philippe
 

 
La société Lubrizol a déposé plainte samedi pour « destruction involontaire par explosion ou incendie ». Selon la direction, la vidéosurveillance et des témoins suggèrent « que l'origine du feu est extérieure à Lubrizol ». Ce lundi, l'avocate Corinne Lepage a lancé une procédure d'urgence devant le tribunal administratif de Rouen, au nom de l'association Respire et de 100 citoyens. Le Premier ministre Édouard Philippe s'est rendu sur le site lundi et a promis la « transparence totale » tant sur les causes que sur les conséquences de l'incendie. Il a répété que si les fumées étaient « gênantes » et « dérangeantes », elles n'étaient pas « nocives », selon les « scientifiques et les techniciens ». La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a, elle aussi, reconnu « une odeur étrange mais pas de problèmes sanitaires ». L'usine va « rester fermée tant qu'on n'aura pas compris pourquoi on y a eu un incendie important », a-t-elle assuré. La Métropole de Rouen Normandie a, en outre, assuré qu'« aucune trace de contamination n'a été relevée » dans l'eau de ses 71 communes. Dans trois collèges de Rouen, des enseignants ont fait usage lundi de leur droit de retrait. Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a promis une indemnisation totale aux agriculteurs touchés par la pollution. Des prélèvements de matières végétales et de produits laitiers sont en outre prévus dans l'Oise, où « il n'y a pas de problème sur la consommation d'eau du robinet ni sur la qualité de l'air », selon le préfet.

 

 
 

À quoi sert le classement Seveso ?

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:53:46

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Rouen Incendie
À quoi sert le classement Seveso ?
En France, plus de 1 300 sites présentent des « risques industriels majeurs », ce qui leur vaut d'être classés Seveso. Mais cela suffit-il à assurer la sécurité des populations ?
 

 
Quatre jours après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol à Rouen (Normandie), l'inquiétude restait vive ce lundi. Et pour cause : comme plus de 1 300 sites en France, l'usine, qui fabrique des additifs pour les hydrocarbures, est classée Seveso.
Seveso, qu'est-ce que c'est ?

En 1976, l'explosion d'une usine provoque un rejet de dioxine sur la ville de Seveso en Italie et entraîne une catastrophe écologique. La directive européenne du même nom, mise en place en 1982, a pour but « d'identifier les installations industrielles les plus dangereuses et de réduire les risques d'accident », explique Sylvain Chaumette, responsable du pôle analyse et gestion intégrées des risques à l'Ineris. Avant d'installer une usine, une entreprise doit fournir une étude de dangers. Le classement Seveso compte deux seuils, en fonction de la quantité de matières dangereuses présentes sur le site. Une usine « seuil haut », comme celle de Lubrizol (elles sont environ 700), doit refaire une étude de dangers à minima tous les cinq ans, prévoir un plan d'urgence en interne et définir une stratégie d'intervention.
Pouvait-on éviter l'incendie ?

« Le but est de limiter au maximum l'impact potentiel de l'usine et si un accident a lieu, d'en limiter les conséquences. Dans le cas d'une activité à risque, il y a forcément une probabilité d'accident un jour », reconnaît Sylvain Chaumette. « Malgré le système de prévention et de surveillance, on compte environ 1 000 accidents par an en France, souvent de petits accidents qui ne font ni blessés ni morts », affirme Thomas Le Roux*, chargé de recherche au CNRS (EHESS-CNRS). En fait, les contrôles de l'État sont limités par le manque d'effectif : « L'inspection de l'environnement pour les établissements classés demande énormément de moyens, or il n'y a que 1 500 inspecteurs en France. On pourrait faire plus, mais c'est une question de coût/bénéfice... ». Pour lui, la directive ne peut pas prévenir le risque mais sert à le maintenir à un niveau acceptable.
Quelle gestiondes conséquences ?

L'étude de dangers d'une usine concerne surtout les conséquences à court terme, indique Sylvain Chaumette : les effets thermiques sur la population, l'effet de surpression (souffle de l'explosion) et les effets toxiques aigus (en cas d'inhalation). La stratégie d'intervention d'une usine Seveso seuil haut se limite au périmètre de son site. À l'extérieur, le préfet a obligation d'avoir mis en place un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) -- c'est une conséquence de la loi « Risques » mise en place après l'explosion de l'usine AZF à Toulouse en 2001 -- consultable par la population.
Pour protéger qui ?

Pour Thomas Le Roux, ce sont surtout les industriels qui bénéficient du classement Seveso : « Ce mode de régulation reprend des dispositifs nationaux qui existent en France depuis 1810 et permet de continuer la production industrielle. Il ne prévoit pas vraiment de la limiter ou de l'interdire. Il y a une tension sociale permanente autour des usines et il sert à la pacifier ». À l'inverse, Sylvain Chaumette assure : « L'objectif est bien de mettre en place des mesures à la hauteur des enjeux humains ».
L.B. *auteur de Débordements industriels. Environnement, territoire et conflit (2013).

*auteur de Débordements industriels. Environnement, territoire et conflit (2013).

 
 

 

Sarkozy fixé mardi sur son procès

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:35:41

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Sarkozy fixé mardi sur son procès
 

 
Nicolas Sarkozy. Photo Bertrand GUAY/AFP
La Cour de cassation dira mardi si elle confirme définitivement ou non le renvoi en procès de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle malheureuse de 2012 révélées par l'affaire Bygmalion. Ce renvoi devant le tribunal correctionnel de l'ancien chef de l'État et de treize autres personnes, ordonné en février 2017 par le juge d'instruction Serge Tournaire, est suspendu depuis deux ans et demi à toute une série de recours.

Mais une décision en mai du Conseil constitutionnel a rendu quasi inéluctable le procès de Nicolas Sarkozy pour « financement illégal de campagne électorale », un délit passible d'un an de prison et de 3 750 euros d'amende.
Déjà sanctionné en 2013

Concrètement, l'ancien président est poursuivi pour avoir dépassé le seuil de dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros, en dépit des alertes des experts-comptables de sa campagne en mars et avril 2012.

Pour contester son renvoi, Nicolas Sarkozy avait brandi le principe du « non bis in idem » selon lequel une personne ne peut pas être sanctionnée deux fois pour les mêmes faits. Il estime en effet l'avoir déjà été définitivement par le Conseil constitutionnel en 2013 : l'instance avait alors confirmé le rejet de ses comptes à cause de ce dépassement, qu'il avait dû rembourser.

Cependant, cette sanction portait sur un dérapage de seulement 363 615 euros, constaté avant la révélation au printemps 2014 d'un vaste système de fausses factures visant à maquiller l'emballement des dépenses de ses meetings, organisés par l'agence Bygmalion.
Les autres affaires judiciairesen cours

Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique depuis 2016, doit par ailleurs être jugé prochainement pour « trafic d'influence » et « corruption » d'un haut magistrat de la Cour de cassation. L'affaire avait été révélée par des écoutes téléphoniques sur un téléphone qu'il utilisait sous le pseudonyme de « Paul Bismuth ».

Il est en outre mis en examen depuis mars 2018 dans l'enquête sur le financement libyen présumé de sa campagne de 2007, pour « corruption passive », « recel de détournements de fonds publics libyens » et « financement illégal de campagne électorale ». La cour d'appel de Paris examinera le 17 octobre sa requête pour demander l'annulation de ces poursuites.

Le parquet national financier (PNF) a aussi ouvert une enquête après une perquisition menée fin 2017 chez un antiquaire parisien qui a mis au jour un usage régulier par Nicolas Sarkozy d'argent liquide en grosses coupures.

 

 
 

Mulhouse Prise en charge par le 15 : Une enquête interne diligentée par l'ARS

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:56:12

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Mulhouse  Prise en charge par le 15
Mulhouse Prise en charge par le 15 : Une enquête interne diligentée par l'ARS
Après le communiqué de la direction de l'hôpital concernant le décès, le 3 juin, d'une femme de 60 ans à son domicile, c'est au tour de l'Agence régionale de santé (ARS) de s'exprimer sur le dossier.

 
La procureure de la République, Edwige Roux-Morizot, lors de la conférence de presse : « Il n'y a pas eu dysfonctionnement du point de vue formel ».
C'est à l'occasion d'une conférence de presse ce lundi matin sur le service des urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse (voir en page 3) qu'a été abordé le décès de Marie-Line Descloix à son domicile de la rue du Tir à Mulhouse.

La sexagénaire, après un appel téléphonique du centre de régulation du SAMU 68 et une mise en relation avec un médecin régulateur, a été retrouvée morte dix jours plus tard dans son lit par un voisin (DNA des 29 et 30 septembre).
« Le dispositif de régulationa bien fonctionné »

Hier, Corinne Krencker, directrice du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace (GHRMSA), a précisé « qu'au mois de juin, les urgences n'étaient pas dans la difficulté d'effectifs que l'on connaît aujourd'hui. L'équipe du SAMU était au complet ».

Elle a réaffirmé que « l'ensemble du dispositif de régulation a fonctionné. Une assistante de régulation médicale (ARM) a appelé la dame à son domicile, lui a posé un certain nombre de questions et a transmis l'appel au médecin régulateur qui a été en contact assez longtemps avec cette patiente. Quant au contenu de l'appel, cela relève du secret médical. Ce que je peux dire c'est que le médecin a pris une décision médicale en fonction de cet échange ».

Aujourd'hui, le médecin régulateur ne fait plus partie des effectifs. Il a quitté l'équipe médicale mais sans lien avec l'affaire, précise la direction.

De son côté, Virginie Cayré, directrice générale déléguée de l'ARS Grand-Est, confie que « dans le cadre de l'enquête préliminaire, l'ARS a été sollicitée. Nous avons de notre côté diligenté une enquête administrative pour analyser le fonctionnement ou le dysfonctionnement du SAMU ce jour-là. Ce rapport est en cours de finalisation et sera transmis à l'établissement courant semaine prochaine pour un « contradictoire » - en clair pour une réponse de l'hôpital aux différentes observations portées dans ce rapport. À l'issue de cette phase, ces éléments pourront être rendus publics.
« La victime n'a absolument pas refusé d'être prise en charge... »

Sollicitée par les médias, la procureure de la République, Edwige Roux-Morizot a clarifié certains points. « Une fois le corps de la victime découvert, une autopsie a été faite et la téléphonie exploitée. Les derniers appels provenaient de l'employeur de la victime et du centre de régulation lui-même (opérateur du SAMU puis médecin), alerté par ce même employeur. Le médecin a pris connaissance de la situation et du fait que la patiente avait pris des médicaments. Il lui a conseillé de rester allongée et d'attendre qu'ils fassent effet, l'invitant à rappeler... À la fin de cet appel, c'est le grand silence. »

« Le décès est sans doute concomitant aux derniers appels. Elle n'a plus rappelé le SAMU. L'autopsie a révélé qu'elle était décédée d'une mort subite d'origine cardiaque par infarctus du myocarde. Ce rapport est arrivé au parquet le 16 septembre et a entraîné, compte tenu des investigations déjà faites et des plaintes déposées par les deux soeurs de la victime, l'ouverture d'une information judiciaire des chefs de non-assistance à personne en danger. Afin de permettre les investigations les plus larges, l'information a été ouverte sur non-assistance à personne en danger contre X et non-assistance à personne en danger contre personne morale. »

Reste cette question : pourquoi ne pas avoir envoyé des moyens sanitaires sur place ? « Seul le médecin urgentiste pourra l'expliquer. [...] Des investigations doivent encore être effectuées. Seront soumises à l'instruction les explications de ce médecin par rapport au diagnostic qu'il a posé et les raisons pour lesquelles il a estimé qu'il n'était pas nécessaire de faire intervenir une ambulance. Mais la victime n'a absolument pas refusé d'être prise en charge. Cette proposition n'a pas été faite. »

Enfin, la procureure a précisé « qu'il n'y a pas eu de dysfonctionnement du point de vue formel. Il n'y a pas eu dysfonctionnement au sens réel du terme puisqu'il y a eu une prise en charge par un régulateur et un relais avec un médecin. Une femme a été prise en charge par le centre de régulation... » La réponse était-elle pertinente ? « C'est tout le sens des investigations qui vont être réalisées. »
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Santé Urgences de Mulhouse : Un nouveau chef de service bientôt nommé

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:55:46

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Santé  Urgences de Mulhouse
Santé Urgences de Mulhouse : Un nouveau chef de service bientôt nommé
La direction de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse a fait le point hier sur la crise que traverse depuis cinq mois le service des urgences du Moenchsberg.

 
Le docteur Philippe Guiot, chef du service des urgences par intérim, Corinne Krencker, directrice du GHRMSA, et Virginie Cayré, directrice générale déléguée de l'ARS Grand Est, hier en conférence de presse.
Initialement, ce lundi devait voir l'annonce d'un plan d'action pour sortir de la crise. Mais la principale information du jour a été que « l'appel lancé dans la France entière » pour recruter un chef de service a été entendu. Selon nos informations, trois urgentistes ont postulé. La direction a précisé que « le candidat sera sélectionné tout début octobre ».

Ce recrutement doit être la première pierre permettant de rebâtir une équipe médicale aujourd'hui amputée de plus des deux tiers de son effectif : sept urgentistes titulaires sont encore en poste contre 24 à 25 habituellement.

À la question de savoir dans quel délai une équipe pourra être rebâtie, Corinne Krencker, la directrice du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), répond : « Je pense que ça prendra bien un ou deux ans. Reconstituer une équipe, c'est quelque chose qui va prendre du temps, d'autant que les effectifs d'urgentistes en France, pas seulement à Mulhouse, sont plus qu'insuffisants. »

Un délai qui semble long au regard des difficultés actuelles et des menaces de « fermeture temporaire à très court terme » qui planent sur le service. À ce jour, sur les 180 plages de douze heures à remplir pour faire tourner le service ce mois-ci - avec un minimum d'un médecin au Smur, un à la régulation du Centre 15 et un dans le service des urgences -, 40 plages seraient encore vacantes (22 %).

Difficulté supplémentaire, on a appris ce lundi qu'après un « week-end difficile », l'ensemble des internes du service - soit 17 personnes - sont en arrêt maladie.

 

 
 

 

Gens du voyage : entre inclusion et sédentarisation

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:55:50

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Gens du voyage : entre inclusion et sédentarisation
 

 
Le Schéma départemental d'accueil des gens du voyage 2019-2024 a officiellement été adopté à la MIS de Benfeld. Photo DNA
Réunis dans l'hémicycle de la Maison intercommunale des services (MIS) de Benfeld, Frédéric Bierry, président du Département, Jacques Buisson, président de la CAF du Bas-Rhin et Yves Seguy, secrétaire général de la préfecture ont présenté les grands axes du Schéma départemental d'accueil des gens du voyage 2019-2024. L'occasion aussi d'acter symboliquement son adoption.

La dimension sociale est la clef de voûte de cette nouvelle feuille de route. « Notre enjeu : un territoire 100 % inclusif, a indiqué à plusieurs reprises le président du Département. Des modes de vies différents ne doivent pas être une source d'exclusion. » Les notions de liens humains, d'insertion, d'ancrage et de sédentarisation ont été au coeur des réflexions qui ont permis d'aboutir à ce document. « Nous avions plusieurs défis, poursuit Frédéric Bierry, le premier, la scolarité. Nous devons nous assurer que les enfants peuvent être accueillis dans une école, à nous aussi de savoir adapter notre mode de fonctionnement. »
« Des modes de vies différents ne doivent pas être une source d'exclusion »

Deuxième priorité : « L'emploi et le potentiel d'intégration des gens du voyage par le travail. Beaucoup d'entre eux sont au RSA, or, les besoins économiques existent. Les entreprises cherchent. Les gens du voyage ont des compétences à apporter dans notre société, il faut aller les chercher. Vient enfin la question de la santé. Ils doivent pouvoir y accéder et en être des acteurs. »

Pour ses ambitions, le Département peut s'appuyer sur les compétences et les infrastructures de la CAF. Depuis plusieurs années déjà, cette structure mène diverses actions à destination des gens du voyage : versement de l'allocation de logement temporaire et d'aide aux logements pour les gens du voyage sédentarisés, aide à l'achat de caravanes, financement des structures d'animations sociales... « On compte aujourd'hui douze espaces de vies sociales dédiés aux gens du voyage, a précisé Jacques Buisson. Ils ont pour objectifs la scolarisation, l'animation et l'accès aux droits. »

Sept d'entre eux sont coordonnés par le centre social Le Cèdre (Centre départemental de ressources gens du voyage) et cinq par le Centre social ressources des gens du voyage de l'Eurométropole. Ces structures visent à garantir l'accès aux droits et à l'insertion des gens du voyage, mobiles ou sédentaires, en prenant en compte leurs spécificités. Ils intègrent aussi les problématiques de précarité grandissante, d'espérance de vie réduite ou encore de faible scolarisation. « Un lieu d'accueil enfant parent itinérant a également été créé en début d'année. Il se rend dans les aires d'accueil de l'Eurométropole », a indiqué le président de la CAF.
Un lieu d'accueil enfant parent itinérant créé en début d'année

Le nouveau schéma offrira aussi la possibilité à ceux qui le souhaitent de se sédentariser, et ce « tout en conservant leur culture et leur mode de vie », ont déclaré les divers intervenants. « Deux beaux exemples sont déjà en vigueur dans le Haut-Rhin » a précisé Yves Seguy. Trois premières opérations de terrains familiaux sont ainsi proposées : un projet de transformation de l'aire de Mutzig et deux projets de créations sur le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg.

Autre aspect de ce schéma, rappelé par le secrétaire général de la préfecture : « Son pragmatisme. » Un bilan sera fait à mi-parcours, afin de permettre une programmation souple et cohérente.
Valérie WACKENHEIM

 

 
 

Colmar nouvelle prison Riverains au pied du mur

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:58:39

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Colmar nouvelle prison Riverains au pied du mur
 

 
L'emprise de la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS) qui sera construite d'ici 2022 sur le site des anciens abattoirs. DR
« Les habitants du quartier sud, parmi les plus aisés de Colmar, se sont mobilisés pour faire annuler la construction d'une prison près de chez eux. Je demande à chacun de se mobiliser pour tous les citoyens, qu'ils soient aisés ou non. Nous avons tous le droit d'être en sécurité, et que nos enfants ne grandissent pas dans la crainte », tempête Jenny Rinaudo, qui travaille dans le centre d'affaires Milupa, habite depuis un an dans la maison qu'elle a fait construire rue des Papeteries à Colmar, et a lancé samedi une pétition comptant onze signataires ce lundi soir (sur le site www.change.org).
« Des citoyens bas de gamme ? »

Depuis l'annonce, jeudi par Gilbert Meyer, de l'implantation d'une structure d'accompagnement vers la sortie de détenus (SAS) rue d'Agen d'ici 2022, cette mère de famille ne décolère pas : « D'abord, c'est la manière qui me scandalise, cela donne le sentiment d'être une population défavorisée - même si le quartier ne l'est pas - par rapport à une autre. Jamais le choix de ce quartier n'avait été évoqué, et là on nous dit que c'est acté ! Sur le fond, on redoute forcément moins de tranquillité et plus d'insécurité, par exemple pour les enfants qui jouent dans le jardin ou dans la rue... »

Cette crainte de nuisances, voire d'agressions, est également mise en avant par Gaëlle Valentin, qui a lancé samedi une pétition similaire contre cette prison, comptant à ce jour sept signatures ( sur le site www.unepetition.fr) : « Pourquoi ne pas construire de tels établissements un peu plus loin de là où les gens vivent ? Je ne veux pas de cette prison qu'on nous balance comme ça, sans prévenir, comme si on était des citoyens bas de gamme par rapport à d'autres. Je vais déposer des tracts dans les boîtes aux lettres, il faut que ça bouge », tonne cette habitante de la rue de Bruxelles, dans le quartier Saint-Léon.
« Mis devant le fait accompli »

Parmi plusieurs autres habitants interrogés du côté de la rue d'Agen, la plupart partagent ce « sentiment choquant d'être mis devant le fait accompli », et redoutent davantage d'insécurité, de circulation, ainsi qu'une baisse des prix de l'immobilier. « Il est déjà arrivé que des personnes cherchant le Spip (service pénitentiaire d'insertion et de probation) entrent dans la crèche quand des parents sortent. Depuis, on redouble de vigilance en contrôlant avec le visiophone, mais n'y aura-t-il pas plus de risque que des gens traînent dans les couloirs, ou que cela fasse hésiter les parents ? On est mis au pied du mur », fustige Isabelle Berdal, directrice de la crèche dans l'ancienne friche Milupa.

« Cette annonce m'embarrasse, même si on ne sait pas encore tout, j'imagine par exemple que des détenus auront des heures de sortie... », témoigne Francine, 84 ans, domiciliée à quelques pas de la future prison. Son voisin pense surtout « au bruit des travaux pendant de longs mois », tandis que d'autres riverains se montrent beaucoup plus nuancés, voire optimistes. Le directeur du CFA Marcel Rudloff ne croit pas à un impact négatif sur le centre de formation des apprentis, « hormis sur le nombre de places de parking dont on dispose de l'autre côté de la rue, ça va être problématique » selon Yannick Scheibling.
« Manque de vision à long terme »

« Cela fait déjà quelques années que le Spip s'est installé dans le centre d'affaires Milupa, indique par ailleurs Jennifer Dischler, qui y gère l'accueil en plus de sa société Alliance Secret'R. Les nombreux détenus sous bracelet électronique qui cherchent ce service sont souvent plus polis que la moyenne des visiteurs, hormis l'un d'eux qui avait hurlé en reprochant que cela ne soit pas mieux fléché ».

Patron de la carrosserie qui porte son nom dans la rue d'Agen, Jacky Zins évoque deux événements reflétant selon lui « une hausse de l'insécurité dans le quartier ces derniers mois » : « Un de mes véhicules a été emprunté, d'autres ont été percutés par ce même conducteur, qui a fini par revenir et déclencher un début d'incendie. Puis voilà quelques semaines, à cinq heures du matin, j'ai eu la visite d'un cambrioleur en fuite. » Pour ce chef d'entreprise, qui a installé voilà peu des caméras de surveillance, « la présence d'une prison peut améliorer la sécurité, avec davantage de passage, de forces de l'ordre ou de vigiles ».

C'est aussi l'espoir du PDG de la fabrique de pâtes artisanales Thirion, Dan Hamon Serval, qui ne voit qu'un « gros inconvénient » à cette implantation : « Le manque de vision à long terme. En effet, Colmar comme bien d'autres villes devra se densifier, et la rue d'Agen appartient à la première couronne autour du centre. À Strasbourg, des projets ont été abandonnés dans cette optique près du port du Rhin, un quartier aujourd'hui en plein boom. »
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

colmar Pétitions contre la nouvelle prison rue d'Agen : Riverains au pied du mur

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:07:30

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colmar Pétitions contre la nouvelle prison rue d'Agen
colmar Pétitions contre la nouvelle prison rue d'Agen : Riverains au pied du mur
Des riverains s'offusquent de l'annonce, « qui plus est sans concertation », de la construction d'une structure d'accompagnement vers la sortie (SAS) de détenus rue d'Agen à Colmar.

 
L'emprise de la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS) qui sera construite d'ici 2022 sur le site des anciens abattoirs.
« Les habitants du quartier sud, parmi les plus aisés de Colmar, se sont mobilisés pour faire annuler la construction d'une prison près de chez eux. Je demande à chacun de se mobiliser pour tous les citoyens, qu'ils soient aisés ou non. Nous avons tous le droit d'être en sécurité, et que nos enfants ne grandissent pas dans la crainte », tempête Jenny Rinaudo, qui travaille dans le centre d'affaires Milupa, habite depuis un an dans la maison qu'elle a fait construire rue des Papeteries à Colmar, et a lancé samedi une pétition comptant onze signataires ce lundi soir (sur le site www.change.org).
« Des citoyensbas de gamme ? »

Depuis l'annonce, jeudi par Gilbert Meyer, de l'implantation d'une structure d'accompagnement vers la sortie de détenus (SAS) rue d'Agen d'ici 2022, cette mère de famille ne décolère pas : « D'abord, c'est la manière qui me scandalise, cela donne le sentiment d'être une population défavorisée - même si le quartier ne l'est pas - par rapport à une autre. Jamais le choix de ce quartier n'avait été évoqué, et là on nous dit que c'est acté ! Sur le fond, on redoute forcément moins de tranquillité et plus d'insécurité, par exemple pour les enfants qui jouent dans le jardin ou dans la rue... »

Cette crainte de nuisances, voire d'agressions, est également mise en avant par Gaëlle Valentin, qui a lancé samedi une pétition similaire contre cette ''prison'', comptant à ce jour sept signatures ( sur le site www.unepetition.fr) : « Pourquoi ne pas construire de tels établissements un peu plus loin de là où les gens vivent ? Je ne veux pas de cette prison qu'on nous balance comme ça, sans prévenir, comme si on était des citoyens bas de gamme par rapport à d'autres. Je vais déposer des tracts dans les boîtes aux lettres, il faut que ça bouge », tonne cette habitante de la rue de Bruxelles, dans le quartier Saint-Léon.
« Mis devant le fait accompli »

Parmi plusieurs autres habitants interrogés du côté de la rue d'Agen, la plupart partagent ce « sentiment choquant d'être mis devant le fait accompli », et redoutent davantage d'insécurité, de circulation, ainsi qu'une baisse des prix de l'immobilier. « Il est déjà arrivé que des personnes cherchant le Spip (service pénitentiaire d'insertion et de probation) entrent dans la crèche quand des parents sortent. Depuis, on redouble de vigilance en contrôlant avec le visiophone, mais n'y aura-t-il pas plus de risque que des gens traînent dans les couloirs, ou que cela fasse hésiter les parents ? On est mis au pied du mur », fustige Isabelle Berdal, directrice de la crèche dans l'ancienne friche Milupa.

« Cette annonce m'embarrasse, même si on ne sait pas encore tout, j'imagine par exemple que des détenus auront des heures de sortie... », témoigne Francine, 84 ans, domiciliée à quelques pas de la future prison. Son voisin pense surtout « au bruit des travaux pendant de longs mois », tandis que d'autres riverains se montrent beaucoup plus nuancés, voire optimistes. Le directeur du CFA Marcel-Rudloff ne croit pas à un impact négatif sur le centre de formation des apprentis, « hormis sur le nombre de places de parking dont on dispose de l'autre côté de la rue, ça va être problématique » selon Yannick Scheibling.
« Manque de visionà long terme »

« Cela fait déjà quelques années que le Spip s'est installé dans le centre d'affaires Milupa, indique par ailleurs Jennifer Dischler, qui y gère l'accueil en plus de sa société Alliance Secret'R. Les nombreux détenus sous bracelet électronique qui cherchent ce service sont souvent plus polis que la moyenne des visiteurs, hormis l'un d'eux qui avait hurlé en reprochant que cela ne soit pas mieux fléché ».

Patron de la carrosserie qui porte son nom dans la rue d'Agen, Jacky Zins évoque deux événements reflétant selon lui « une hausse de l'insécurité dans le quartier ces derniers mois » : « Un de mes véhicules a été emprunté, d'autres ont été percutés par ce même conducteur, qui a fini par revenir et déclencher un début d'incendie. Puis voilà quelques semaines, à cinq heures du matin, j'ai eu la visite d'un cambrioleur en fuite. » Pour ce chef d'entreprise, qui a installé voilà peu des caméras de surveillance, « la présence d'une prison peut améliorer la sécurité, avec davantage de passage, de forces de l'ordre ou de vigiles ».

C'est aussi l'espoir du P.-dg de la fabrique de pâtes artisanales Thirion, Dan Hamon Serval, qui ne voit qu'un « gros inconvénient » à cette implantation : « Le manque de vision à long terme. En effet, Colmar comme bien d'autres villes devra se densifier, et la rue d'Agen appartient à la première couronne autour du centre. À Strasbourg, des projets ont été abandonnés dans cette optique près du port du Rhin, un quartier aujourd'hui en plein boom. »
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Colmar Europe Du neuf pour les déchets

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:22:11

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Colmar Europe Du neuf pour les déchets
 

 
 
On ne l'appelle plus déchetterie, mais « centre de recyclage ». Calqué sur la déchetterie du Ladhof à Colmar, le nouvel équipement implanté juste après les quartiers ouest de la ville dispose de 35 filières permettant de valoriser jusqu'à 80 % des déchets entrants.

Les déchets verts bénéficient d'un quai individuel à l'entrée du site. Les déchets ménagers spéciaux, les objets récupérables, les déchets divers et variés comme les pots horticoles, les vêtements et chaussures, les sols en PVC, les huisseries, les radiographies, les déchets électriques ou électroniques, les cartouches d'encre ou encore les capsules d'une célèbre marque de café sont récupérés dans le hangar, de même que les bicyclettes, via l'association « Vélo docteur ».

Le vaste quai central regroupe quant à lui toutes les filières de collecte en vrac : déchets incinérables, gravats, plâtre, plastique rigide et polystyrène, les plastiques souples, le carton, les bouteilles et flacons en plastique, le verre, les encombrants non incinérables, la ferraille, le bois, le mobilier soumis à écocontribution et les déchets verts.
Les travaux ont coûté au total 3,55 MEUR

Chacun des sites de dépôts est praticable soit l'un après l'autre ou individuellement grâce à une voie de délestage qui, depuis l'arrière du site, est orientée directement vers la sortie. Ce qui évite un encombrement inutile du quai principal.

Le hangar est muni de panneaux photovoltaïques permettant une production crête de 70 kW, soit l'équivalant de la consommation annuelle de 14 foyers. Un merlon de terre, sis côté est, protège les riverains d'éventuelles nuisances tandis que le site d'une superficie de 1,3 hectare est cerné d'une clôture d'un demi-kilomètre de long. Les travaux ont coûté au total 3 550 000 EUR.

Pour y accéder, les usagers doivent se munir de leur « pass déchets ». À raison d'un par foyer, les habitants peuvent se le procurer gratuitement aux ateliers municipaux de la Ville de Colmar aux horaires d'accueil du public.
Nicolas PINOT Y ALLER Centre de recyclage Europe, 9 rue des Champs, à Wintzenheim (prolongement de l'avenue de l'Europe à Colmar). Horaires : du lundi au vendredi de 9 h à 19 h, les samedis de 9 h à 17 h et les dimanches de 9 h à 12 h 30. PLUS WEB Voir aussi notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar Association Espoir Financement collaboratif pour nouvel atelier

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:24:12

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Colmar Association Espoir Financement collaboratif pour nouvel atelier
 

 
Le CAVA espère démarrer l'atelier de customisation en janvier prochain. Photo L'Alsace /Françoise MARISSAL
Intérêt croissant des gens pour les meubles customisés, vieux meubles à disposition pour Espoir, besoin de réinsérer des personnes sans emploi et compétences existantes... C'est pour toutes ses raisons que le CAVA (centre d'adaptation à la vie active) de l'association colmarienne a décidé de lancer un nouvel atelier de réinsertion, un atelier de customisation de meubles.

Avec une innovation : le CAVA a décidé de financer la création dudit atelier par un financement participatif, sur la plate-forme collaborative Ulule. Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que l'association Espoir, comme de nombreuses structures, voit ses subventions diminuer. Il lui faut donc trouver d'autres sources de revenus.
La campagne est ouverte durant plus d'un mois

Le financement vient de démarrer ce lundi 30 septembre, et durera 45 jours, jusqu'au 14 novembre inclus.

« Nous avons été lauréats de l'appel à projets "Agissons ensemble pour l'insertion professionnelle" lancé par la fondation Société Générale monté en partenariat avec Ulule », expliquent Michel Vié, directeur du pôle d'insertion professionnelle, et Argine Jermann, chef de service au pôle vie associative. « 60 candidats de toute la France étaient inscrits. »
Les compétences sont déjà là

Le principe : d'ici le 14 novembre, le CAVA doit recueillir au moins 8 000 EUR de dons. La fondation s'engage de son côté à abonder à hauteur de 50 % du montant des dons dans la limite de 5 000 EUR. Les donneurs pourront déduire leur don de leurs impôts.

Si tout va bien, l'atelier pourra démarrer en janvier, avec deux personnes en insertion et un encadrant. « À terme, nous espérons avoir six personnes en insertion. » Le démarrage rapide s'explique par le fait que le CAVA travaille sur le projet depuis un an et demi, et que les compétences nécessaires pour cet atelier sont déjà là : menuisiers (atelier menuiserie) et créateur (atelier Petit Baz'art).

« Nous avons ici une matière première idéale à disposition ; nous pourrons réutiliser tous les meubles qu'aujourd'hui nous sommes obligés de mettre à la benne "éco-mobilier" car trop abîmés ou démodés. »

L'atelier pourra aussi bien vendre du mobilier customisé que des meubles décapés bruts pour ceux qui souhaitent customiser eux-mêmes leur mobilier. Il pourra également être prestataire de services pour travailler sur du mobilier appartenant à un client.
Françoise MARISSAL PARTICIPER Sur : ulule.com/association-espoir-colmar

 

 
 

M2A Conseil d'agglomération Habitat : feuille de route revue

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:01:58

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M2A  Conseil d'agglomération
M2A Conseil d'agglomération Habitat : feuille de route revue
Les élus communautaires ont arrêté ce lundi soir une première mouture du Programme local de l'habitat 2020-2025 de Mulhouse Alsace Agglomération (m2A). Un document qui doit encore être approuvé par les 39 communes membres avant d'être définitivement adopté.

 
Rue Kléber, au coeur du quartier mulhousien de la Fonderie.
Sommaire marqué par les questions de logement, lundi, à l'occasion de la séance publique du conseil d'agglomération de Mulhouse Alsace Agglomération (m2A), tenue comme de coutume au Parc-Expo de la ville centre. En cause, principalement, l'arrêt d'une première mouture du Programme local de l'habitat (PLH) de l'agglo, pour la période 2020-2025. La précédente version du PLH, qui date de 2012, a déjà été prorogée d'un an à deux reprises, aussi devient-il urgent d'en approuver une version mise à jour, l'existence d'un PLH conditionnant l'octroi par l'État de la faculté de gérer les diverses aides à la pierre...

Formellement, le document stratégique présenté lundi soir par le conseiller communautaire délégué Gilbert Fuchs (par ailleurs maire de Habsheim), s'organise en trois parties : un état des lieux ; un document d'orientation, qui synthétise les grandes lignes de la future politique de l'habitat de la collectivité ; enfin, un programme d'actions, volontairement resserré à une vingtaine d'entre elles, contre plus de cent auparavant.
Un objectif de 3 000 habitants de plusen 2025

Précisons que ce projet de PLH 2020-2025 devra encore être soumis aux avis des conseils municipaux des 39 communes membres, avant de pouvoir faire l'objet d'un deuxième arrêt communautaire, courant décembre, puis être définitivement adopté au cours du premier semestre 2020.

Qu'en retenir ? D'abord, le souci de se fixer des objectifs plus réalistes que le précédent PLH adopté fin 2011 (sa mise en oeuvre ayant certes pâti de la crise économique...). L'idée est donc d'attirer 3 000 habitants supplémentaires dans l'agglomération d'ici 2025, de favoriser la construction de 650 à 700 logements neufs par an, la remise sur le marché de 110 logements vacants par an, ainsi que la production régulière de logements sociaux, soit neufs (230 par an), soit issus de conventionnement dans le parc privé (70 par an). « Le PLH tel que proposé permet également l'atteinte en 2025 des objectifs fixés par la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) de 20 % de logements locatifs sociaux, précise encore Gilbert Fuchs. Pour atteindre ce taux, près de 1850 logements sont à produire sur la période 2020-2025 ». Cette approche quantitative chagrine un peu l'élu mulhousien Philippe Trimaille, qui s'inquiète aussi de la qualité environnementale de ces futurs logements -un critère « évidemment prévu » dans le texte du projet de PLH, le rassure aussitôt le vice-président de m2A Vincent Hagenbach. On passe au vote : rapport adopté à l'unanimité.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Musée de l'impression sur étoffes :« On est en train de sortir la tête de l'eau »

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:02:18

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Musée de l'impression sur étoffes :« On est en train de sortir la tête de l'eau »
 

 
Le Musée de l'impression sur étoffes.
Les élus de m2A ont approuvé ce lundi soir le versement d'un peu plus de deux millions d'euros de subventions (fonctionnement et investissement confondus), au titre de l'année 2019, au profit des divers musées techniques de l'agglomération mulhousienne (Cité de l'automobile, Cité du train, Électropolis, Musée du papier peint de Rixheim, Grange à bécanes de Bantzenheim, Musée de la mine de Wittelsheim, etc.).

Sans surprise, compte-tenu de la grave crise qu'il traverse depuis un an et demi, le cas du Musée de l'impression sur étoffes (Mise) a cependant focalisé l'essentiel de l'attention. Si « la situation demeure très difficile » ( dixit Fabian Jordan), les audits financiers et scientifiques du musée sont désormais achevés, l'inventaire des pièces disparues a été transmis à la justice et m2A entend plus que jamais se tenir aux côtés de l'établissement pour accompagner son redressement.

Pour preuve, l'approbation par vote lors de cette séance, du versement d'un solde de subvention de fonctionnement de 25 050 EUR, d'une subvention complémentaire de 26 600 EUR (destinée à couvrir le coût de l'audit financier), ainsi et surtout d'une subvention exceptionnelle d'investissement de 90 000 EUR. « On est en train de sortir la tête de l'eau », veut croire Jean-Claude Eicher, vice-président de m2A en charge du tourisme et de la culture, qui assure que « des projets sont en cours », pour véritablement redonner vie au musée. À suivre, donc.
E.D.

 

 
 

 

Une ''opération-programme d'amélioration de l'habitat'' au profit du quartier Fonderie

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:51:05

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Une ''opération-programme d'amélioration de l'habitat'' au profit du quartier Fonderie
 

 
Rue Kléber, au coeur du quartier mulhousien de la Fonderie.
« Le but, c'est de faire monter le quartier en gamme ». Ainsi la conseillère communautaire déléguée Fabienne Zeller résume-t-elle l'ambition de l'opération-programme d'amélioration de l'habitat (Opah) portée par Citivia (ex-Société d'équipement de la région mulhousienne), sur le point de débuter dans le quartier mulhousien de la Fonderie. « On compte faire la chasse aux marchands de sommeil », renchérit le vice-président de m2A Vincent Hagenbach, qui estime à quelque 800 le nombre de logements privés (sur un total de quelque 2 000 dans le quartier) susceptibles de bénéficier de l'opération d'ici 2025.

De fait, la Fonderie demeure plombée par un grand nombre d'habitats indignes, même si elle se trouve déjà en phase de mue urbaine -pour le meilleur -, proximité de la faculté de droit, de la cité numérique KM0 et de la gare SNCF aidant.

Cette Opah aura évidemment un coût : m2A prévoit d'y allouer 174 800 EUR sur fonds propres et la Ville de Mulhouse, 1,984 million. 1 417 450 EUR sont par ailleurs attendus de l'Anah, et 80 000 EUR, du Conseil Départemental du Haut-Rhin -sans préjudice d'éventuelles autres sources de financement. Rapport adopté à l'unanimité, là encore.
E.D.

 

 
 

 

Rixheim À vélo... et le long du canal...

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:05:45

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Rixheim À vélo... et le long du canal...
 

 
Une étude sera menée pour développer le tourisme fluvestre. Ici le port de plaisance à Mulhouse. Photo DNA /Cathy KOHLER
? Le Département du Haut-Rhin réalise le long de la RD 66, sur le territoire de la commune de Rixheim, l'aménagement de l'itinéraire cyclable entre Rixheim et Riedisheim dans le cadre de l'Eurovéloroute n° 6 - Nantes/Budapest. Il s'agit d'une voie réservée aux cyclistes, aux piétons et aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu'à la desserte des parcelles agricoles enclavées pour leurs exploitants. Un itinéraire structurant du schéma directeur cyclable de l'agglomération, laquelle décide donc d'octroyer au conseil départemental du Haut-Rhin une subvention d'équipement à hauteur de 20 % du montant hors taxes des travaux, soit 89 600 EUR sur un montant total de l'opération estimé à 447 916 EUR HT.

? Dans le cadre de sa stratégie partenariale 2015-2020, Voies navigables de France (VNF) associe des territoires pour le développement touristique fluvestre des canaux qui les traversent. Le tourisme fluvestre (contraction de fluvial et terrestre) englobe toutes les activités qui s'organisent sur la voie d'eau - croisière, bateaux-promenade, plaisance privée, pratiques sportives comme aviron ou kayak... et celles des berges comme le tourisme d'itinérance à vélo, la randonnée pédestre ou équestre, la pêche, le paddle...

VNF en partenariat avec l'ensemble des collectivités territoriales traversées par le Canal du Rhône au Rhin, a lancé une étude visant à définir le projet de tourisme fluvestre sur sa branche sud. Le coût de cette étude s'élève à 67 000 EUR TTC, cofinancé à hauteur de 63 %, soit 42 000 EUR TTC répartis entre les sept partenaires (6000 EUR par collectivité, dont M2A qui a validé le cofinancement de cette étude). Les 37 % restants, soit 25 000 EUR TTC, sont à la charge de VNF. Une étude de huit mois qui permettra d'établir un diagnostic et un état des lieux pour définir une stratégie et un plan d'actions autour de l'aménagement, l'exploitation et l'organisation, la création d'offres nouvelles et la communication ; de définir les actions prioritaires, déterminer les porteurs de projet et recenser les financements possibles ; et de construire le projet touristique comme un outil collectif et cohérent et décider de son planning de mise en oeuvre.
M.M.

 

 
 

itinéraire cyclable entre Rixheim et Riedisheim : À vélo... et le long du canal...

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:49:30

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itinéraire cyclable entre Rixheim et Riedisheim : À vélo... et le long du canal...
 

 
Une étude sera menée pour développer le tourisme fluvestre. Ici le port de plaisance à Mulhouse.
? Le Département du Haut-Rhin réalise le long de la RD 66, sur le territoire de la commune de Rixheim, l'aménagement de l'itinéraire cyclable entre Rixheim et Riedisheim dans le cadre de l'Eurovéloroute n° 6 - Nantes/Budapest. Il s'agit d'une voie réservée aux cyclistes, aux piétons et aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu'à la desserte des parcelles agricoles enclavées pour leurs exploitants.

Un itinéraire structurant du schéma directeur cyclable de l'Agglomération, laquelle décide donc d'octroyer au Conseil Départemental du Haut-Rhin une subvention d'équipement à hauteur de 20 % du montant hors taxes des travaux, soit 89 600 EUR sur un montant total de l'opération estimé à 447 916 EUR HT.

? Dans le cadre de sa stratégie partenariale 2015-2020, Voies Navigables de France (VNF) associe des territoires pour le développement touristique fluvestre des canaux qui les traversent. Le tourisme fluvestre (contraction de fluvial et terrestre) englobe toutes les activités qui s'organisent sur la voie d'eau - croisière, bateaux-promenade, plaisance privée, pratiques sportives comme aviron ou kayak... et celles des berges comme le tourisme d'itinérance à vélo, la randonnée pédestre ou équestre, la pêche, le paddle...

VNF en partenariat avec l'ensemble des collectivités territoriales traversées par le Canal du Rhône au Rhin, a lancé une étude visant à définir le projet de tourisme fluvestre sur sa branche sud. Le coût de cette étude s'élève à 67 000 EUR TTC, cofinancé à hauteur de 63 %, soit 42 000 EUR TTC répartis entre les sept partenaires (6 000 EUR TTC par collectivité, dont m2A qui a validé le cofinancement de cette étude). Les 37 % restants, soit 25 000 EUR TTC, sont à la charge de VNF.

Une étude de huit mois qui permettra d'établir un diagnostic et un état des lieux pour définir une stratégie et un plan d'actions autour de l'aménagement, l'exploitation et l'organisation, la création d'offres nouvelles et la communication ; de définir les actions prioritaires, déterminer les porteurs de projet et recenser les financements possibles ; et de construire le projet touristique comme un outil collectif et cohérent et décider de son planning de mise en oeuvre.
M.M.

 

 
 

 

LUTTERBACH Réunion de quartier : La commune à 30 à l'heure ?

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:00:54

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LUTTERBACH  Réunion de quartier
LUTTERBACH Réunion de quartier : La commune à 30 à l'heure ?
La première des quatre réunions de quartier à Lutterbach a permis au maire de présenter les conclusions du groupe de travail sur la circulation apaisée, qui prévoit la mise à 30 km à l'heure des rues secondaires. Les questions ont, évidemment, porté sur le sujet.

 
La sortie des automobilistes de la Petite Venise sera sécurisée par un feu, qui arrêtera la circulation de la rue de Thann.
La réunion du quartier du Centre, à Lutterbach, a été l'occasion pour le maire, Rémy Neumann, de rappeler les chantiers de l'année (achèvement de l'école Cassin pour la mi-octobre, construction du club-house du Training-club canin, police intercommunale, réhabilitation du Wehr, réseau d'eau...) puis de présenter les orientations issues de la concertation sur la voirie apaisée.
Nouvelles règles de mobilité

Cette « concertation citoyenne a démarré par deux visites à pied pour relever les dangers et les suggestions des participants, avec l'appui de l'AURM [Agence d'urbanisme de la région mulhousienne], a expliqué le maire. Après ce diagnostic, différentes réunions ont eu lieu pour aboutir à des propositions. Si elles vous conviennent, certaines seront mises en place déjà cette année ».

Trois niveaux d'interventions sont prévus : l'un porte sur les mobilités, le deuxième sur les aménagements de secteur, le dernier sur la communication, pour permettre à chacun de s'approprier ces nouveautés.

Ainsi la circulation passerait à 30 km à l'heure dans tout le village, hormis sur les grandes voies, rues de Thann, du Général-de-Gaulle et Aristide-Briand, et même à 20, près des établissements scolaires. Les intersections seront sécurisées pour les cyclistes, à l'aide de chicanes. Quelques stops seront remplacés par des priorités à droite.
Stationnement limité au centre

À la Petite Venise, un feu qui se mettra au vert pour les riverains, favorisera leur sortie sur la rue de Thann. Pour les piétons, le cheminement de la gare au collège ainsi que la rue de Richwiller seront mieux protégés.

Un stationnement d'une vingtaine de minutes devant le collège et quelques commerces (boulangeries, tabac), un autre de quatre heures à l'Espace commercial, devant la gendarmerie, à côté de la basilique, au cimetière, élimineront les véhicules ventouses.

Les aménagements portent sur « le noeud routier du platane, le point noir le plus important, où certains automobilistes ne respectent pas la priorité de la rue Aristide-Briand. Des panneaux supplémentaires la rappelleront », a annoncé Rémy Neumann. L'interdiction totale de stationnement sur les trottoirs sera appliquée. La sécurité des piétons et des cyclistes sera renforcée, devant le collège et le groupe scolaire Cassin.

« La concertation se poursuivra avec les habitants, en particulier lors des réunions de quartier, a insisté le maire. Puis nous ferons des tests pour appréhender la sensibilisation à ces nouvelles règles. » Les questions de la salle ont essentiellement porté sur ces orientations (voir ci-dessous).
Antoinette OBER Y ALLER Prochaine réunion de quartier le mardi 1er octobre, à 19 h 30, au local Yvan-Arnold, rue de Morschwiller à Lutterbach.

Y ALLER Prochaine réunion de quartier le mardi 1er octobre, à 19 h 30, au local Yvan-Arnold, rue de Morschwiller à Lutterbach.

 
 

 

Questions d'écologie
Des questions liées à l'environnement ont également été abordées, au cours de cette première réunion de quartier.

Écoquartier.- « Où en est le projet de voie de desserte ? », s'est enquis un voisin. « On a pris du retard sur ce dossier car un propriétaire a refusé de vendre son terrain. On a dû passer par l'expropriation. Dès que le problème sera résolu, les travaux démarreront », soit dans un délai d'un à six mois, a indiqué le maire. « Et les gens du voyage qui se trouvent sur cette voie ? », a enchaîné un autre. « La famille concernée a été douchée par la levée de boucliers du secteur de la gare, quand on y a acheté un terrain pour elle... Sa présence n'empêche pas l'écoquartier de se construire, mais, à terme, on ne pourra pas la laisser entre la route et la voie ferrée. »

État d'urgence climatique.- « Lutterbach est l'une des 18 communes qui ont déclaré l'état d'urgence climatique. Qu'est-ce qui va être fait dans ce sens-là ? Et par rapport à la prison qui occupe 23 ha de terres agricoles, on va les trouver ailleurs ? Que va avoir Lutterbach pour compenser ces hectares perdus ? », a demandé un auditeur. « L'État n'a proposé aucune compensation, a regretté Rémy Neumann. Une affaire est encore en cours au tribunal. Pour ce qui est du climat, Lutterbach est relativement exemplaire, avec ses trois libellules, sa chaufferie au bois qui va même être sous-utilisée avec la réfection de l'école, sa forêt classée. On envisage un certain nombre de sites le long de la Doller et en forêt, pour les piétons et cyclistes. Enfin, la commune investit avec l'ONF pour la protection du Nonnenbruch : beaucoup d'arbres doivent être coupés. On a dû débloquer 20 000 EUR supplémentaires pour le sécuriser et planter des espèces plus résistantes à la sécheresse. Dans l'écoquartier où 250 logements sont prévus, on plantera 250 arbres, au minimum. On essaye de mettre en conformité nos actes et nos discours. »

Herbes.- Quant aux herbes qui poussent ailleurs que devant « la mairie et les entrées du village qui sont nickels », « pour le zérophyto, on conseille de ne pas les couper systématiquement. De plus, on a une équipe technique limitée ou il faudrait augmenter les impôts et l'appareil à eau chaude n'est pas la panacée », a développé le maire.

Biodiversité.- « On pourrait gagner en biodiversité en fleurissant le terrain de la gendarmerie ou en un faisant un jardin partagé », a suggéré un habitant. « Mais il s'agit d'un terrain militaire. Je vous mets au défi d'aller négocier avec le général », a fait sourire Rémy Neumann. Quant à l'apport de dix gendarmes demandé en raison de l'installation de la prison, aucune réponse n'a encore été donnée.

 

Maison des adolescents : « un point d'étape dans un parcours »

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:45:07

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ALTKIRCH Ouverture à l'ancien tribunal
Maison des adolescents : « un point d'étape dans un parcours »
Seize jeunes ont franchi mercredi dernier le seuil de la nouvelle Maison des adolescents (MDA) à Altkirch. Installée provisoirement dans l'ancien tribunal, cette antenne de la MDA du Haut-Rhin permet aux familles du Sundgau connaissant des difficultés de bénéficier d'un accompagnement de proximité.
 

 
Au soir de l'ouverture de l'antenne sundgauvienne de la Maison des adolescents, dans l'un des bureaux : assis, Emmanuelle Zemb, directrice de la MDA68 et Michel Willemann, président de la com-com « Sundgau » ; debout, de g. à d. Pierre Schmitt, président de la com-com « Sud Alsace-Largue », Yannick Claude, éducateur spécialisé, coordonnateur à Altkirch, et Sabine Drexler, conseillère départementale du canton d'Altkirch.
Vingt et un rendez-vous avaient été fixés par l'équipe de l'antenne sundgauvienne de la Maison des adolescents, seize jeunes sont effectivement venus et ont donc étrenné les locaux de la nouvelle structure d'accueil, place de la République, juste en face de la mairie. « Nous avons cinq bureaux à l'ancien tribunal d'Altkirch et, à terme, nous en aurons sept », indique Emmanuelle Zemb, directrice du groupement d'intérêt public (GIP) de la Maison des adolescents du Haut-Rhin, la « MDA68 », implantée à Mulhouse.

En effet, si l'objectif était d'ouvrir dès cette rentrée l'antenne sundgauvienne à Altkirch, celle-ci trouvera néanmoins sa place définitive d'ici l'automne 2020 dans les locaux de l'ex-école maternelle des Tilleuls, rue de Ferrette, en cours de transformation. Des locaux mis gracieusement à disposition par la Ville d'Altkirch.

L'installation de la MDA à Altkirch s'est faite « grâce à la conviction des élus locaux et à leur engagement ainsi que celui des différents partenaires professionnels du secteur qui ont été nombreux à se proposer », souligne Emmanuelle Zemb.
Entre 2015 et 2017, 281 jeunes Sundgauviens

Il y a un an, la MDA68 qui compte déjà deux antennes à Colmar et à Sainte-Marie-aux-Mines, étudiait différentes possibilités de développement territorial dans le Sud Alsace. Une étude montrait notamment qu'entre 2015 et 2017, 281 jeunes Sundgauviens venus d'une soixantaine de communes, avaient bénéficié d'un accompagnement à la MDA à Mulhouse.

Alertée, Sabine Drexler, conseillère départementale du canton d'Altkirch, avait tout de suite réagi estimant qu'il s'agissait de rapprocher ce service du Sundgau où les besoins en accompagnement étaient si manifestes et les possibilités de mobilité des jeunes parfois restreintes. « J'ai fait très vite pour réunir les partenaires potentiels, les communautés de communes « Sundgau » et « Sud Alsace-Largue » et la Ville d'Altkirch qui ont eu une écoute favorable », expliquait-elle le soir de l'ouverture de l'antenne, aux côtés des élus concernés.
«Je crois qu'il y a une attente des familles»

« Ce qui m'a plu dans cette démarche, c'est qu'on pouvait être actifs alors que dans le domaine de la santé et du social, on subit trop souvent, et ce service n'était pas rendu sur le territoire. Il s'inscrira dans le futur contrat local de santé de la ville. La MDA du Sundgau est proche aussi bien de la gare que des établissements scolaires. Si on a l'impression aujourd'hui que ça s'est fait naturellement, il faut quand même se rappeler que ce n'était pas prévu dans le budget. Il a fallu déplacer des murs, inventer des solutions... Il y a eu une débauche d'énergie avec la création d'un comité de pilotage et de nombreuses réunions », a commenté pour sa part Nicolas Jander, maire d'Altkirch (et conseiller départemental, binôme de Sabine Drexler), qui a aussi remercié son adjointe Isabelle Pi à qui il avait confié le dossier.

Pierre Schmitt, président de la com-com Sud Alsace-Largue, rappelle sa « surprise » quand il a découvert il y a un an le nombre de jeunes issus du périmètre de la CCSAL qui s'étaient rendus à la MDA68, soit 122. « La com-com s'occupe déjà des jeunes au travers de l'accueil périscolaire ou de l'organisation des animations d'été mais ce chiffre nous a fait réfléchir et j'ai même constaté que dans un de nos petits villages, il n'y avait pas moins de 15 jeunes concernés. Je crois qu'il y a une attente des familles, qu'il y a des parents désemparés à aider. Peut-être que le chiffre de fréquentation va encore augmenter avec l'implantation à Altkirch », ajoute-t-il.

Michel Willemann, président de la com-com « Sundgau », maire de Hochstatt, ne dit pas autre chose. « Je connaissais la MDA68 car je n'en suis pas très éloigné mais j'ai aussi été étonné par les chiffres. On pense que les jeunes des quartiers ont des problèmes et on ne pense pas toujours que ça peut aussi être le cas à la campagne. La décision la plus facile à prendre a finalement été celle du financement, le problème était surtout de savoir où aller et le problème s'est dénoué grâce à la Ville d'Altkirch ».

Concrètement, l'antenne d'Altkirch de la MDA accueille sur rendez-vous tous les mercredis les jeunes de 12 à 25 ans de l'ensemble des 120 villages répertoriés du Sundgau ainsi que leurs familles et entourage proche. Elle répond au mal-être adolescent en prenant en compte dès l'émergence des difficultés, l'ensemble des problématiques que les jeunes peuvent rencontrer : relations avec les parents, avec les autres jeunes, isolement, difficultés scolaires, addictions, sexualité... « L'idée, c'est de réagir vite et de manière précoce. L'accompagnement des « maux ordinaires » de l'adolescence dure six mois maximum et en moyenne, il est de quatre mois et demi », souligne Yannick Claude, éducateur spécialisé, coordonnateur de l'antenne sundgauvienne. La MDA soutient aussi les parents et se veut un lieu de ressources pour le réseau local de professionnels mais aussi associatifs entourant les adolescents. « On n'est pas là pour révolutionner ce qui se passe autour de la jeunesse sur le territoire mais bien pour tisser des liens de confiance avec les jeunes et entre les professionnels et d'améliorer la coordination des actions », ajoute Yannick Claude.
Onze professionnels en alternance

Outre l'éducateur spécialisé coordonnateur, dix autres professionnels interviennent en alternance à l'antenne d'Altkirch, ce qui fait d'elle la plus importante du département : une conseillère en économie sociale et familiale, une conseillère emploi, quatre psychologues, deux infirmières dont une infirmière scolaire, une sage-femme et un médecin psychiatre. Sept professionnels sont présents tous les mercredis dont le coordonnateur, l'infirmière scolaire et un psychologue. « Venir à la MDA, c'est un point d'étape dans un parcours, cela doit se faire avec l'adhésion du jeune, c'est le premier travail des intervenants. Avec cet accompagnement, les situations deviennent plus apaisées, ce qui doit permettre aux parents de reprendre la main et de faire en sorte que les difficultés soient plus supportables », résume Yannick Claude.

La MDA Sundgau est provisoirement installée à l'ancien tribunal, place de la République, à Altkirch. Photo DNA /Noëlle BLIND-GANDER
Noëlle BLIND-GANDER

 

 

 
 

 

Dannemarie Commerce : Cartes de fidélité or, argent et vermeil

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:46:58

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Dannemarie  Commerce
Dannemarie Commerce : Cartes de fidélité or, argent et vermeil
Vingt employés ont été récompensés, jeudi dernier, par des médailles du travail dans le commerce géré depuis six décennies par la famille Hartmann, aujourd'hui Intermarché.

 
Les salariés récompensés avec leurs employeurs, la famille Hartmann, et les représentants de la vie publique (ont été excusés Pierre Schmitt et Jean-Luc Reitzer).
Onze d'entre eux ont fait la totalité de leur carrière dans cette entreprise à taille et valeurs familiales, « c'est un lien de proximité affective » dira Bruno Mandroyan, l'actuel président-directeur-général et petit-fils de Georges, fondateur des entreprises Hartmann. Et effectivement, comme dans une réunion de famille, il y eut de l'émotion, des rires et des larmes, au cours de cette remise de médailles qui marquait aussi le soixantième anniversaire de l'entreprise fondatrice.

Les parents de Bruno Mandroyan, les octogénaires Jean-Claude et Michèle Hartmann, sont encore présents chaque jour au magasin, chevillés par leur passion du commerce de proximité. « On a une bonne équipe, de bons fournisseurs et une bonne clientèle », confient-ils pour expliquer leur vivacité, rajoutant qu'« on aime travailler et on ne sait pas faire autre chose ».
Une remarquable épopée

Même le dimanche matin, Jean-Claude continue de s'occuper des implantations dans son rayon préféré, celui des surgelés ! Véritable « institution » comme le dira le maire Paul Mumbach-avec la présence du petit commerce en plein centre à l'origine et de la grande surface actuelle-, elle a permis de maintenir un lieu de rencontres et de vitalité au bourg, tout en soutenant les associations locales. Ils ont tout connu, ces deux commerçants-là, depuis le petit commerce avec ses « tournées en camion, le crayon derrière l'oreille, les caisses enregistreuses et les sabots pour carte bleue » jusqu'au drive actuel dira Sébastien Horvat, président région de l'actuelle enseigne.

Rémy With, vice-président du conseil départemental, parlera d'« épopée », témoignant « d'un engagement et d'une fidélité pour la clientèle, toujours servie comme il se doit », et évoqua également les changements successifs d'enseignes, signes d'une adaptation aux exigences du marché et de la clientèle.

Codec, Lion Codec, Super U et actuellement sous l'enseigne d'Intermarché, en suivant l'histoire de cette saga familiale et commerciale, c'est décrypter l'évolution de l'économie de marché et l'expansion de la grande distribution. À l'image du roman Le bonheur des dames d'Émile Zola, l'affaire familiale a prospéré, heurtée par des soubresauts mais est restée inébranlable grâce à la volonté exemplaire d'aller au bout du métier avec son équipe, à laquelle elle est très attachée.

« Si on regarde dans le rétro, depuis les débuts d'Aloyse Hartmann en 1925, c'est un grand parcours, avec trois agrandissements, vous avez quand même connu huit présidents de la République et encore aujourd'hui, les clients vont « chez Hartmann » en allant faire leurs courses. », nota encore Sébastien Horvat.

Témoins de la longévité de cette entreprise familiale, les salariés récompensés ont été salués devant leurs collègues et amis mais aussi d'autres commerçants locaux, avant d'être conviés à un buffet dînatoire.
Nathalie THOMAS Liste des médailles : Médaille grand or (40 ans) : Élisabeth Chevroton, Josiane Frey, Marie-Paule Gravey, Claudette Mougin, Médaille or (35 ans) : Michèle Brungart, Élisabeth Chevroton, Huguette Fischer, Josiane Frey, Marie-Paule Gravey, Fabienne Jaeger, Géraldine Mezzarobba, Claudette Mougin Médaille de vermeil (30 ans) : Élisabeth Chevroton, Nadine Fave, Huguette Fischer, Monique Stimpfling Médailles d'argent (20 ans) : Christine Centlivre, Elisa Duret, Aurélie Finck, Christelle Freyburger, Christiane Garnier, Régine Guittard, Stéphanie Hell, Annick Hinderer, Nathalie Naegel, Mickaël Vieira

Liste des médailles : Médaille grand or (40 ans) : Élisabeth Chevroton, Josiane Frey, Marie-Paule Gravey, Claudette Mougin,

 
 

 

Diefmatten Communauté de communes Sud Alsace-Largue : Un parc d'activités de sept hectares

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:48:00

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Diefmatten Communauté de communes Sud Alsace-Largue
Diefmatten Communauté de communes Sud Alsace-Largue : Un parc d'activités de sept hectares
Les élus locaux, autour du président de la communauté de communes Sud Alsace Largue, Pierre Schmitt, ont inauguré samedi dernier une nouvelle zone d'activités intercommunale à Diefmatten , entre l'A36 et la RD483. Sept hectares attendent désormais les entreprises.

 
Un nouveau parc d'activités a vu le jour, il a été inauguré samedi par les élus locaux à Diefmatten.
Après Retzwiller et Hagenbach, Diefmatten a désormais aussi sa zone d'activités pour favoriser l'implantation d'entreprises. Les élus locaux, ainsi que le président de la Région Grand Est Jean Rottner, étaient réunis samedi matin entre l'A36 et la RD483 pour inaugurer officiellement cet espace de sept hectares avec quatre parcelles de terrain viabilisées et optimisées pour l'installation d'entreprises. Une zone, située non loin du rond-point de Soppe-le-Bas, qui s'étend au sein d'espaces renaturés et qui dispose de la fibre optique. Coût des travaux : 1 400 000 EUR hors taxes.
« Dynamiser le secteur en complétant l'offre économique »

« Ce parc d'activités Sud Alsace Largue symbolise à mon sens une nouvelle génération de zone d'activités à haute qualité environnementale. Il permet de rapprocher l'emploi des zones rurales ou semi-rurales pour compenser les problématiques actuelles de mobilité et d'emploi. C'est un parc d'activités connecté au très haut débit. Mais aussi un parc qui valorise la durabilité et l'écoresponsabilité avec la prise en compte du cycle de l'eau au coeur de la zone ou par la renaturation d'un fossé d'irrigation qui, je l'espère, sera demain un nouveau vivier de biodiversité », s'est réjoui le président de la communauté de communes Sud Alsace Largue, Pierre Schmitt.

« Ce parc est idéalement situé à mi-chemin entre Belfort et Mulhouse, à proximité de deux grands axes routiers, et il va dynamiser le secteur en complétant l'offre économique déjà présente » a souligné Rémy With, premier vice-président du conseil départemental. Le Département a d'ailleurs accompagné financièrement l'implantation de la zone d'activités intercommunale de Diefmatten par une subvention de 280 000 EUR.

Après l'inauguration ce week-end, les élus de la communauté de communes Sud Alsace Largue planchent désormais sur l'installation d'entreprises dans cet espace.
F.Zo.

 

 
 

 

Diefmatten Communauté de communes Sud Alsace-Largue : Un parc d'activités de sept hectares

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:59:09

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Diefmatten Communauté de communes Sud Alsace-Largue
Diefmatten Communauté de communes Sud Alsace-Largue : Un parc d'activités de sept hectares
Les élus locaux, autour du président de la communauté de communes Sud Alsace Largue, Pierre Schmitt, ont inauguré samedi dernier une nouvelle zone d'activités intercommunale à Diefmatten , entre l'A36 et la RD483. Sept hectares attendent désormais les entreprises.

 
Un nouveau parc d'activités a vu le jour, il a été inauguré samedi par les élus locaux à Diefmatten.
Après Retzwiller et Hagenbach, Diefmatten a désormais aussi sa zone d'activités pour favoriser l'implantation d'entreprises. Les élus locaux, ainsi que le président de la Région Grand Est Jean Rottner, étaient réunis samedi matin entre l'A36 et la RD483 pour inaugurer officiellement cet espace de sept hectares avec quatre parcelles de terrain viabilisées et optimisées pour l'installation d'entreprises. Une zone, située non loin du rond-point de Soppe-le-Bas, qui s'étend au sein d'espaces renaturés et qui dispose de la fibre optique. Coût des travaux : 1 400 000 EUR hors taxes.
« Dynamiser le secteur en complétant l'offre économique »

« Ce parc d'activités Sud Alsace Largue symbolise à mon sens une nouvelle génération de zone d'activités à haute qualité environnementale. Il permet de rapprocher l'emploi des zones rurales ou semi-rurales pour compenser les problématiques actuelles de mobilité et d'emploi. C'est un parc d'activités connecté au très haut débit. Mais aussi un parc qui valorise la durabilité et l'écoresponsabilité avec la prise en compte du cycle de l'eau au coeur de la zone ou par la renaturation d'un fossé d'irrigation qui, je l'espère, sera demain un nouveau vivier de biodiversité », s'est réjoui le président de la communauté de communes Sud Alsace Largue, Pierre Schmitt.

« Ce parc est idéalement situé à mi-chemin entre Belfort et Mulhouse, à proximité de deux grands axes routiers, et il va dynamiser le secteur en complétant l'offre économique déjà présente » a souligné Rémy With, premier vice-président du conseil départemental. Le Département a d'ailleurs accompagné financièrement l'implantation de la zone d'activités intercommunale de Diefmatten par une subvention de 280 000 EUR.

Après l'inauguration ce week-end, les élus de la communauté de communes Sud Alsace Largue planchent désormais sur l'installation d'entreprises dans cet espace.
F.Zo.

 

 
 

 

Kaysersberg Vignoble A la CCAS avec Alsace Alzheimer : Un peu de répit pour les malades et leurs proches

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:05:34

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Kaysersberg Vignoble  A la CCAS avec Alsace Alzheimer
Kaysersberg Vignoble A la CCAS avec Alsace Alzheimer : Un peu de répit pour les malades et leurs proches
Trente-cinq personnes étaient réunies samedi à la CCAS de Kayserberg dans le cadre de l'association Alsace Alzheimer* sous la houlette d'Agnès Haessler pour un « Séjour de répit » de quatre jours -jusqu'au mercredi 2 octobre-.

 
La bonne humeur s'est installée dès l'arrivée à la CCAS.
La session comprend des animations en soirée et surtout des visites destinées à sortir des personnes âgées et atteintes de différents handicaps de leur quotidien en leur proposant les avantages d'un partage en groupe. Les soirées au centre sont agrémentées d'animation, et les journées riches en découvertes de la cité impériale, -vieille ville, église- elle-même et de ses alentours. Par exemple : visite de la pisciculture Hans à Soultzeren, de la Maison du pays Welche à Fréland, cave Blanck à Kientzheim et balade à Colmar avec le petit train touristique.

Le thème de ce séjour est logiquement celui de l'inclusion et la bouffée d'oxygène que peuvent en espérer des personnes de handicap moteur ou cérébral encadrées par la compétence d'une équipe de huit bénévoles parmi lesquels un médecin, deux infirmières, une psychologue, l' « Abrapa » assurant l'assistance aux personnes à mobilité réduite.

Les participants sont en couple, à l'exception de deux hommes seuls et de trois veuves et les plus jeunes ont la soixantaine.

Dès l'installation, les conversations s'engagent sans appréhension et le plaisir de pouvoir échanger hors de sa bulle est tangible comme l'exprime la jovialité de Francis et Francine, de Lucienne et Daniel quasi-nonagénaires ravis de faire partie du voyage depuis plus de cinq ans, l'expression apaisée de cette dame dynamique qui d'ordinaire s'occupe seule de son mari, en fauteuil depuis 17 ans... Jean Michel, « jeune » sexagénaire, fait la démonstration des bienfaits de la formule : atteint du symptôme de Lewy et suivi par le professeur Blanc, neurologue et gériatre à Strasbourg, a retrouvé l'usage de ses jambes, et mieux, un certain appétit de vivre...
Alsace Alzheimer, 10 rue Leicester 67000 Strasbourg 03 90 00 68 36

Alsace Alzheimer, 10 rue Leicester 67000 Strasbourg 03 90 00 68 36

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Le lieutenant Adrien Ettwiller passe la main

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:44:49

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Sainte-Croix-en-Plaine Le lieutenant Adrien Ettwiller passe la main
 

 
 
Le capitaine Jean-Luc Stoll, chef de la compagnie 2, a été le commandant des troupes de la cérémonie de passation de commandement, organisée samedi à Sainte-Croix-en-Plaine. Avec le commandant Paul Poudevigne, adjoint au chef du groupement territorial nord, il a passé en revue le dispositif, accompagné par Éric Straumann, député du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et François Heymann, maire de Sainte-Croix-en-Plaine.
Deux personnalités très engagées

Après le moment solennel de la passation de commandement entre le lieutenant Adrien Ettwiller et l'adjudant Sébastien Vonthron, un nouveau drapeau a été remis par le maire au Centre de première intervention (CPI) de Sainte-Croix-en-Plaine. L'ancien drapeau, qui datait de 1958, a été remis aux vétérans du corps.

La cérémonie a été rehaussée par la prestation de la musique Espérance de Sundhoffen avec la présence d'un détachement des sapeurs-pompiers de Merdingen, ville jumelée du Bade-Wurtemberg, en Allemagne.

Né le 12 octobre 1960, à Colmar, Adrien Ettwiller est entré au CPI de Sainte-Croix-en-Plaine le 1er février 1981. Après de nombreux stages et l'obtention de plusieurs brevets, il gravit plusieurs échelons, passant du grade de caporal, le 1er février 1985, à celui de lieutenant, son grade actuel, le 1er septembre 2012. Titulaire de plusieurs distinctions honorifiques, Adrien Ettwiller compte 38 années comme sapeur-pompier à Sainte-Croix-en-Plaine, dont 18 années comme chef de corps avec un effectif de 26 personnes d'une moyenne d'âge de 33 ans.

Âgé pour sa part de 37 ans, Sébastien Vonthron s'est engagé à l'âge de 16 ans, en septembre 1998, au CPI de Sainte-Croix-en-Plaine. Nommé caporal en 2003, il accède au grade d'adjudant en 2016. Sébastien Vonthron a été double engagé au CSP Colmar comme volontaire de 2002 à 2016 et est, depuis 2016, double engagé au CSR Cernay-Wittelsheim, où il exerce les fonctions de chef d'agrès et se destine, dès le 5 octobre prochain, à une formation d'échelier.
Bernard KARCHER

 

 
 

Wettolsheim Au conseil municipal : Un nouveau CPI en projet

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:45:49

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Wettolsheim  Au conseil municipal
Wettolsheim Au conseil municipal : Un nouveau CPI en projet
Le conseil municipal de Wettolsheim s'est réuni le 2 septembre dernier sous la présidence du maire Lucien Muller. En voici les principales délibérations.

 
Projet de construction d'un nouveau centre de première intervention : mission de maîtrise d'oeuvre.
L'opération consiste en la construction d'un nouveau CPI sur une parcelle située le long de la RD1bisII (en fait, au sud de la Vigneraie), avec une surface de plancher de l'ordre de 570 m². Il intègre notamment : le garage pour trois véhicules, les vestiaires-douches et sanitaires pour hommes et femmes, le bureau du chef de corps, la salle de formations, des locaux de rangement et de stockage en mezzanine. L'aménagement des espaces extérieurs, donc la cour de service et de manoeuvre, les stationnements et les raccordements de réseaux sont inclus dans le projet. Le montant estimatif de l'opération est de 1 492 000 EUR TTC. Ce montant pourra bénéficier de subventions liées à l'usage des locaux et à la nature des travaux (conseil départemental, Ademe, Climaxion...).

Le conseil décide d'approuver le programme de l'opération, ainsi que le règlement de la consultation et le choix de procédure de sélection du maître d'oeuvre selon la procédure adaptée.
Avenant coordination sécurité et protection de la santé salle multi-activités.

La durée prévisionnelle des travaux est rallongée, il y a lieu de prévoir un avenant pour les mois de juin à septembre 2019. Le montant des travaux supplémentaires s'élève à 1 000 EUR HT, portant le nouveau montant du marché à 8 560 EUR HT.
Acquisition de mobilier aire de jeux.

L'adjointe Sylvie Ehrhart explique la nécessité d'aménager l'aire de jeux du parking derrière la Grotte en l'équipant de structures adaptées. Elle a rencontré l'entreprise Husson de Lapoutroie qui propose différents jeux pour un montant total estimé de 21 200 EUR HT.

Les élus décident l'acquisition des différents jeux et sollicitent une subvention auprès du Département du Haut-Rhin.
Subventions

Le conseil décide de verser à la société Espérance une subvention de 345 EUR au titre des jeunes licenciés sportifs section gymnastique et une subvention de 390 EUR au titre des jeunes licenciés sportifs section judo.

Le comité d'organisation du Marathon de Colmar « Courir Solidaire » avait remis à la commune un chèque de 1 000 EUR destiné au financement d'actions solidaires. Il est proposé de doter l'amicale des donneurs de sang de Wettolsheim d'un montant de 500 EUR ; le reliquat de 500 EUR sera affecté à l'acquisition d'un défibrillateur connecté extérieur.

 

 
 

 

Neuf-Brisach Pompier Patrice Muller passe la main

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:54:05

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Neuf-Brisach Pompier Patrice Muller passe la main
 

 
Frédéric Fechter (à gauche), nouveau chef de centre, succède à Patrice Muller. Photo DNA
Patrice Muller est sapeur-pompier volontaire depuis le 1er octobre 1989, lieutenant depuis 2005, capitaine depuis 2014 et chef du centre depuis 2011.

Après la passation de commandement de vendredi soir, il revient maintenant à Frédéric Fechter de commander les 47 membres (43 hommes et quatre femmes) du centre de Neuf-Brisach. Sapeur-pompier volontaire depuis le 3 mars 1994, caporal en 1996, caporal-chef en 2001, sergent-chef en 2007, adjudant-chef de groupe adjoint en 2011, lieutenant depuis 2013 après avoir suivi le module chef de garde à l'école nationale des officiers des sapeurs pompiers de Paris, il est marié à Agnès et père de Justine et Tom. Il sera secondé par le lieutenant Frédéric Grettner.

La cérémonie s'est déroulée dans la cour du centre de secours devant le maire Richard Alvarez, le député Eric Straumann, le sénateur René Danesi, le conseiller régional Christian Zimmermann, des représentants de la gendarmerie, des maires et adjoints des communes alentour, des sapeurs du corps local et des corps des autres communes du secteur ainsi qu'une délégation des pompiers de Breisach. De nombreux habitants de la ville et des communes voisines assistaient également au passage de commandement, entourant la famille des deux protagonistes.
« Nous avons besoin de votre soutien »

Lors des discours officiels, tous les intervenants ont salué le travail accompli par le capitaine Patrice Muller. Le colonel Michel Bour, directeur adjoint du SDIS, a également remarqué la présence d'un nombreux public : « Je vous remercie tous d'être présents, cela nous fait chaud au coeur, nous sommes là pour vous protéger, vous secourir et nous avons besoin de votre soutien ».

Le maire Richard Alvarez a ensuite remis des cadeaux à Patrice Muller, de même que l'amicale des sapeurs pompiers qui a également offert des fleurs aux deux épouses.

La cérémonie était rehaussée par la présence de la fanfare des pompiers d'Obersaasheim-Fessenheim-Rumersheim.

 

 
 

Bergheim City park et aire de fitness : Tenue sportive souhaitée

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 05:47:28

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Bergheim  City park et aire de fitness
Bergheim City park et aire de fitness : Tenue sportive souhaitée
L'inauguration du City park et de ses annexes samedi 28 septembre, a donné lieu à quelques démonstrations sportives des élus et des jeunes du club de foot local.

 
Un match endiablé a opposé les adultes à l'équipe U 11 des SRB.
Le maire Pierre Bihl, et Nadia Meddad, l'adjointe en charge des travaux ont présenté les différentes étapes du projet finalisé voilà quelques semaines.

La zone adjacente à l'école primaire a trouvé maintenant son identité bien délimitée. D'une part, un parking d'une quarantaine de places avec une zone « schmutz & go », un dépose-minute qui permet aux enfants de rejoindre le portail de l'école en toute sécurité, et d'autre part une zone de loisir avec un City park et une aire de fitness.

Si le parking est actuellement encore en sous-utilisation, il est probable que les riverains des rues avoisinantes au stationnement engorgé devraient en trouver le chemin bientôt.

Le terrain multisports mis en place par l'entreprise SATD et fabriqué en Alsace, est muni d'un revêtement synthétique et permet de jouer au football et au basket-ball en toute sécurité, voire au volley et badminton et pourra bien entendu être utilisé par l'école toute proche.

Il est prévu de couvrir toute la zone par un filet horizontal, les ballons ayant une fâcheuse tendance à s'échapper par le haut, malgré des filets verticaux d'une hauteur impressionnante.

La municipalité a souhaité compléter l'offre sportive par des équipements de fitness proposés par l'entreprise Husson international de Lapoutroie. Vélo elliptique et module complet pour le travail musculaire de tout le corps, quatre appareils sont à disposition pour les amateurs.

Dès la mise en place des équipements, les jeunes se sont approprié les lieux. Afin de prévenir les débordements, des poubelles ont été mises en place ainsi que des caméras de vidéo surveillance.

Il a fallu une enveloppe budgétaire de près de 100 000 EUR pour réaliser l'ensemble de ce projet. La commune a bénéficié d'une subvention de 10 000 EUR du conseil départemental et de 2497 EUR au titre des amendes de police, 16 289 EUR de TVA seront récupérés. Finalement le montant à charge pour la commune est de 70 513 EUR.

 

 
 

 

Houssen Vie paroissiale : La paroisse Saint-Maurice en fête

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:04:14

© Dna, Mardi le 01 Octobre 2019
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Houssen  Vie paroissiale
Houssen Vie paroissiale : La paroisse Saint-Maurice en fête
Membre de la communauté de paroisses Saint-François et Sainte-Claire sur Ried et Hard, la paroisse Saint-Maurice de Houssen a fêté, dimanche 22 septembre, son saint patron, exécuté en 289, au début du règne de l'empereur Maximien.

 
Les élus, les anciens membres, le curé Dominique Kress et le nouveau conseil de fabrique et sa présidente, Édith Grubor (avec le diplôme pour Maria Straumann).
Dans une église encore décorée des fruits de la terre bénis le dimanche précédant lors de la 42e fête paysanne de Houssen, le curé Dominique Kress a célébré la grand-messe dominicale.

L'office a été rehaussé par les chants et cantiques des chorales réunies, sous la direction de Chantal Schreiner, accompagnés à l'orgue par Jean-Marie Utard, ainsi que par les interprétations musicales de Lisa Meyer, à la flûte traversière, et de Nicolas Fleith, à la guitare électrique.

Après la communion, le célébrant a rendu hommage à Maria Straumann, entrée au conseil de fabrique en 1997 et trésorière de 2001 à 2018, qui s'est vu attribuer la médaille diocésaine par Mgr Ravel, archevêque de Strasbourg.

Suite à un don anonyme, elle avait proposé au conseil d'acheter la statue de sainte Odile, en place dans l'église et bénie le 30 août 2018. Le curé Dominique Kress a également mis en avant François Moser, entré en 2001 et assesseur jusqu'en 2008, avant de devenir président en 2009; Robert Munsch, entré en 2009, attaché à la maintenance technique et logistique de l'église et du presbytère; ainsi que Pierre Klinger, entré en 2001, trésorier jusqu'en 2004, date à laquelle il est devenu secrétaire. Tous ont terminé leur mandat cette année.

Il a ensuite présenté le nouveau conseil de fabrique qui se compose d'Édith Grubor présidente, Bernadette Golling trésorière, Myriam Eckerlen secrétaire, Geneviève Schupp et Marie-Odile Baumann assesseurs, François Moser et Pierre Klinger consultants.

 

 
 

 

Des arbres sur les voies, Mulhouse-Thann touchée

Publié dans le panorama le Mardi 01 octobre 2019 à 06:14:12

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Des arbres sur les voies, Mulhouse-Thann touchée
 

 
 
Intempéries Des arbres sur les voies, Mulhouse-Thann touchée

En Alsace, les fortes rafales de vent ont fait tomber des arbres sur les rails dans la nuit de dimanche à lundi. La SNCF avait positionné plusieurs équipes d'intervention en prévision de ces chutes d'arbres afin de dégager les voies et d'inspecter l'état des caténaires. Cinq zones ont été impactées par la chute d'un seul arbre en général. Les équipes d'intervention ont été alertées par les conducteurs de train qui prenaient leur service avant 6 h. La circulation a ainsi été perturbée entre Mulhouse et Thann, où le trafic a pu reprendre à 7 h 15, mais aussi entre Molsheim et Saint-Dié, entre Strasbourg et Sarreguemines (reprise à 7 h 30), entre Strasbourg et Haguenau (reprise progressive à 8 h 30), et entre Haguenau et Wissembourg (reprise à 7 h 15). Suite à ces différents incidents, la circulation a été totalement rétablie sur l'ensemble du réseau à 8 h 50.