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PAGE CHUCHOTEMENTS : Adieu... « un e Güeter » !

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:45:11

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Adieu... « un e Güeter » !
 

 
dessin chuchotements décès jacques chirac
La réputation de bon vivant de Jacques Chirac, décédé jeudi, n'est plus à faire. L'ancien président de la République affectionnait en particulier les spécialités alsaciennes, au premier rang desquelles la bière et la choucroute. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace Chirac, haut-parleur de la France dans le monde

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:32:52

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L'édito de l'Alsace Chirac, haut-parleur de la France dans le monde
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Quand une colère façonne une stature... C'est dans le quartier arabe de Jérusalem, le 22 octobre 1996, que Jacques Chirac obtient ses galons sur la scène internationale. En menaçant de rentrer à Paris si les services de sécurité israéliens continuent à perturber sa visite, il marque les esprits en même temps qu'il s'attire la sympathie du monde arabe, surpris de voir ce président français oser tenir tête aux Israéliens sur leur territoire. L'incident avait obligé Benjamin Netanyahou, déjà Premier ministre, à présenter des excuses officielles. Sept ans plus tard, il renversait encore la table en refusant que la France participe à la deuxième guerre du Golfe.

Ces deux actions résument bien l'action diplomatique de Jacques Chirac, n'hésitant pas à taper du poing sur la table mais prudent au regard des enjeux. Est-ce parce qu'il avait combattu en Algérie qu'il a refusé d'engager les forces françaises dans un conflit armé à l'issue par nature incertaine ? En 2003, le président français s'est placé dans les traces d'un général de Gaulle refusant que la France soit alignée sur la politique des USA, pays allié. Au-delà des doutes sur les supposées preuves de la Maison Blanche sur l'arsenal chimique de Saddam Hussein, Chirac avait la conviction qu'un conflit piloté par l'Occident était voué à l'échec à long terme. L'histoire lui a donné raison.

Premier chef d'État à survoler Ground Zero après le 11 septembre 2001, Jacques Chirac a tenté, par son engagement, de compenser la perte d'influence de la France dans le monde. Du sommet de la Terre à Johannesburg à sa mobilisation contre le sida en passant par la taxe sur les billets d'avion pour les pays en développement, il a été un puissant haut-parleur de la voix de la France et d'autres pays moins audibles. Chirac embrassait certaines causes avec le même enthousiasme qu'il étreignait les gens dans ses bains de foule. C'est aussi pour cette raison que, douze ans après son départ de l'Élysée, l'émotion née de son décès dépasse les frontières de l'Hexagone.

 

 
 

L'heure des adieux

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:47:49

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L'heure des adieux
Des milliers de Français et de visiteurs étrangers ont afflué, dimanche aux Invalides, devant le cercueil de l'ancien président de la République.
 

 
La foule a défilé devant le cercueil, exposé à l'entrée de la cathédrale Saint-Louis des Invalides, sous un portrait géant de l'ancien président de la République et maire de Paris.
Ni le vent ni la pluie n'ont eu raison de leur volonté. Dès l'aube, les premiers citoyens se pressent devant la grille, sur l'esplanade des Invalides, pour l'adieu à Jacques Chirac. En ce dimanche, Paris ressemble à la Chanson d'automne de Verlaine : les Français se souviennent de Chirac et des jours anciens et certains pleurent.

Le temps passe, la file s'allonge sur l'avenue de la Motte-Picquet et le boulevard de la Tour-Maubourg. On comptera un kilomètre de file d'attente. Il faut des heures avant de saluer la dépouille de l'ancien chef de l'Etat qui repose à l'entrée de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides. Le cercueil drapé de bleu blanc rouge est encadré des bannières de la France et de l'Europe. Le portrait du président est accroché, sous la statue de Napoléon : il semble saluer la foule, sourire large et signe amical de la main.
Le convoi funéraire applaudi

Quand le convoi funéraire est arrivé, peu après 13 heures, venu du domicile du président défunt, rue de Tournon, des applaudissements sont montés sur l'esplanade des Invalides. L'hommage populaire qui commence, en début d'après-midi, s'ouvre en présence de la famille. C'est elle qui a voulu ce rendez-vous de l'ancien président avec sa France des Français ; Claude Chirac et son époux Frédéric Salat-Baroux, qui fut le dernier secrétaire général de l'Élysée, sont sur la photo de famille, avec leurs enfants respectifs. Une brève cérémonie interreligieuse a lieu, avec les représentants des cultes chrétien, musulman, juif et bouddhiste. Dans la cour, les citoyens venus de tout le pays, attendent leur tour. Résonnent des extraits de discours célèbres de Chirac, et des notes de musique. Dans l'après-midi, même le soleil se fait une place.

Des milliers de Français sont là. Émus et recueillis. Des anonymes et des politiques, Cédric Villani, Philippe Douste-Blazy ou encore Alain Madelin. Des anciens qui appartiennent à l'histoire sont venus, comme Hubert Germain, 99 ans, l'un des quatre derniers Compagnons de la Libération, vétéran de la bataille de Bir-Hakeim avec Messmer, trois fois ministre des PTT, pensionnaire des Invalides : Chirac était son « grand ami ».
Fleurs et selfies

Certains ont amené des fleurs. D'autres des poèmes ou des souvenirs. Le deuil a besoin de ses images, c'est l'époque : certains osent le selfie devant le cercueil. La France du peuple dit adieu. C'est l'adieu d'une foule immense aux larmes à peine essuyées, qui s'avance, grave, en silence, pour garder encore un peu de mémoire de son président. Le lieu est resté ouvert toute la nuit. Jusqu'à 7 heures ce lundi matin, les élèves des écoles militaires (Terre, mer, air, gendarmerie) ont veillé le cercueil de l'ancien chef de l'Etat.
Nathalie CHIFFLET

 

 
 

 

Décès de Chirac Deux messes et honneurs militaires

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:34:33

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Décès de Chirac Deux messes et honneurs militaires
 

 
À 9 h 30, dans la plus stricte intimité, une première cérémonie se tiendra dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides puis les honneurs militaires seront rendus à l'ancien président dans la cour d'honneur des Invalides, en présence d'Emmanuel Macron. À 11heures, le convoi funéraire et une imposante escorte partiront des Invalides en direction de l'église Saint-Sulpice. Un service solennel y sera rendu à midi en présence une trentaine de chefs d'État et de gouvernement. À 15 heures, une minute de silence sera observée dans les administrations et les écoles. Puis, Jacques Chirac sera inhumé au cimetière du Montparnasse, à Paris, au côté de sa fille ainée Laurence, décédée en 2016. La cérémonie se tiendra dans un cadre strictement privé.

Colmar A la collégiale : Une messe pour Jacques Chirac

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:46:58

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Colmar  A la collégiale
Colmar A la collégiale : Une messe pour Jacques Chirac

 
L'office religieux à la mémoire de Jacques Chirac a été organisé à l'attention des membres LR et plus largement de tous ceux qui souhaitaient honorer le défunt.
Une collégiale quasi comble a salué ce dimanche matin la mémoire de Jacques Chirac qui était venu à Colmar à plusieurs reprises. À l'initiative du maire Gilbert Meyer, qui a associé à sa démarche la présidente LR du Haut-Rhin, Catherine Troendlé, sénatrice, le député Eric Straumann, et Pierre Ouadi, responsable LR de la circonscription de Colmar, cet office, destiné à rendre hommage au défunt président, a été en effet très suivi. De nombreux élus du secteur, des militants et des sympathisants, dont certains venus de Mulhouse, ont rempli les travées de l'église Saint-Martin. C'était aussi l'occasion pour d'anciens du RPR qui ont pris du recul avec le monde politique de se retrouver pour la première fois depuis des années. Enfin, quelques dizaines de touristes se sont mêlés à la foule, la plupart indiquant, quand on leur posait la question, qu'ils avaient connu l'époque où Jacques Chriac présidait aux destinées de la France ou en avaient entendu parler et qu'ils en gardaient un bon souvenir.

Christian Kamenisch, le prêtre qui officiait lors de cette messe dominicale dédiée, a rappelé la proximité de Jacques Chirac avec la population, son empathie et sa joie de vivre. Il a déclaré qu'il entrait dorénavant dans la lumière. Le culte était rehaussé par la chorale Saint-Martin. Aucune prise de parole officielle ne figurait au programme.

Cette célébration a précédé l'hommage populaire qui a eu lieu aux Invalides à 14 h et la minute de silence qui sera observée ce lundi, à 15 h, dans les administrations et les écoles.

 

 
 

 

Colmar Une messe en hommage à Jacques Chirac

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:15:51

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Colmar Une messe en hommage à Jacques Chirac
 

 
L'office religieux à la mémoire de Jacques Chirac a été organisé à l'attention des membres LR et plus largement de tous ceux qui souhaitaient honorer le défunt. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Une collégiale quasi comble a salué, hier matin à Colmar, la mémoire de Jacques Chirac qui était venu dans la commune à plusieurs reprises.

À l'initiative du maire, Gilbert Meyer, qui a associé à sa démarche la sénatrice et présidente LR du Haut-Rhin Catherine Troendlé, le député Eric Straumann, et Pierre Ouadi, responsable LR de la circonscription de Colmar, cet office, destiné à rendre hommage au défunt président, a été très suivi.

De nombreux élus du secteur, des militants et des sympathisants, dont certains venus de Mulhouse, ont rempli les travées de l'église Saint-Martin. C'était aussi l'occasion, pour d'anciens du RPR qui ont pris du recul avec le monde politique, de se retrouver, pour la première fois depuis des années.

Quelques dizaines de touristes étrangers se sont également mêlés à la foule, la plupart indiquant, quand on leur posait la question, qu'ils avaient connu l'époque où Jacques Chriac présidait aux destinées de la France ou en avaient entendu parler et qu'ils en gardaient un bon souvenir.

Christian Kamenisch, le prêtre qui officiait lors de cette messe dominicale dédiée, a rappelé la proximité de Jacques Chirac avec la population, son empathie et sa joie de vivre. Il a déclaré qu'il entrait dorénavant dans la lumière. Le culte était rehaussé par la chorale Saint-Martin. Aucune prise de parole officielle ne figurait au programme.

Cette célébration a précédé l'hommage populaire qui a eu lieu aux Invalides à 14 h et la minute de silence qui sera observée ce lundi, à 15 h, dans les administrations et les écoles.

 

 
 

Strasbourg : Macron en visite ce mardi 1er octobre

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:51:41

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Strasbourg
Strasbourg : Macron en visite ce mardi 1er octobre

 
Le président de la République passera la journée entière à Strasbourg ce mardi 1er octobre. Il viendra participer aux célébrations du 70e anniversaire du Conseil de l'Europe. Il viendra aussi inaugurer le nouveau théâtre du Maillon. Enfin, il remettra les insignes de la Légion d'honneur à un policier et à un citoyen qui sont intervenus lors de l'attentat de Strasbourg, en décembre 2018. M. Macron s'entretiendra avec le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, récemment libéré après avoir été incarcéré en Russie. Le Président français prononcera un discours devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

À l'occasion de cette visite présidentielle, la circulation et le stationnement seront restreints dans certaines parties de la ville (secteurs de la place Broglie, du Wacken, etc.), dès 0 h ce mardi, jusqu'à 22 h. Les forces de l'ordre interdiront par ailleurs toute circulation, même aux cyclistes et aux piétons, à l'approche du cortège présidentiel.

 

 
 

 

Politique Université de rentrée MoDem et marcheurs : sourires et mises au point

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:48:37

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Politique  Université de rentrée
Politique Université de rentrée MoDem et marcheurs : sourires et mises au point

 
A l'université du MoDem, le chef du gouvernement Edouard Philippe et le leader centriste François Bayrou ont rivalisé d'amabilités.
« Il y avait toujours chez Jacques Chirac le souci de cette unité », a déclaré François Bayrou dimanche en conclusion l'université de rentrée du MoDem qui a réuni près de 900 participants - un record - en trois jours à Guidel dans le Morbihan. « Les réformes, si on veut qu'elles réussissent, elles ne valent que si les peuples ressentent qu'elles sont conduites pour eux et avec eux », a par ailleurs mis en garde le leader centriste.

Mais, autrefois critique envers le Premier ministre, le patron du MoDem est désormais laudateur : « Nous apprécions votre style et le recul que vous savez prendre [...] et un sens jamais démenti de la loyauté ».

Le chef du gouvernement lui a rendu la pareille : alors que le maire de Pau fixait des lignes jaunes quant à la réforme des retraites - respect des droits acquis, garantie du point, ménagement des régimes spéciaux excédentaires -, le locataire de Matignon a juré qu'elles lui « allaient parfaitement ».
Elections municipales

A propos des élections municipales, le patron des marcheurs, Stanislas Guerini, autre grand invité du week-end breton, s'est montré explicite alors que des frictions se multiplient entre LaREM et le MoDem.

« Nous devrons nous appuyer sur des élus locaux qui veulent clairement la réussite de la majorité présidentielle », a-t-il tonné, en visant les communes où le MoDem entend soutenir ou repartir avec des sortants parfois hostiles à Emmanuel Macron.

 

 
 

 

Nucléaire Retards des EPR : des « dérives inacceptables »

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:57:12

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Nucléaire Polémique
Retards des EPR : des « dérives inacceptables »
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire ne cache pas son agacement face aux retards enregistrés sur les chantiers de construction de réacteur nucléaire dit de 3 e génération. Il annonce la tenue d'un audit sur la filière sans remettre en cause cette énergie.
 

 
L'EPR de Flamanville en chantier.
Retards, surcoûts des chantiers du réacteur nucléaire de troisième génération EPR en France, en Angleterre et en Finlande... Bruno Le Maire a prévenu dimanche : « Le nucléaire ne doit pas être un État dans l'État ». « Le gouvernement a lancé des avertissements depuis plusieurs mois. J'ai demandé qu'un audit totalement indépendant sur la filière nucléaire et sur le choix de l'EPR. Il me sera remis le 31 octobre prochain », a indiqué le ministre de l'Économie et des Finances.
« Tirer toutes les conclusions »

L'EPR est un réacteur conçu pour offrir une puissance et une sûreté améliorées. Mais le premier chantier EPR à Olkiluoto (Finlande) a connu de multiples déboires, entraînant au moins 10 ans de retard sur le calendrier initial de construction. Le deuxième chantier de l'EPR, conduit par EDF à Flamanville (Manche), ne devrait pas aboutir pour sa part avant la fin 2022, soit au moins dix ans après la date prévue au départ, suite à la découverte d'anomalies.

Enfin, EDF a prévenu mercredi que son énorme chantier de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point C en Angleterre devrait coûter jusqu'à 3,3 milliards d'euros plus cher que prévu, alors que le coût avait déjà été réévalué à la hausse en 2017.

« Toutes ces dérives sont inacceptables. Elles ne sont pas à la hauteur de ce que EDF représente et de l'expertise française en la matière », s'indigne Bruno Le Maire. « Je peux comprendre qu'il puisse y avoir une difficulté technique, un défaut de réalisation à un moment ou à un autre, mais quand les retards s'accumulent, quand les défauts s'accumulent, il faut faire le point, le faire de manière indépendante et surtout en tirer toutes les conclusions. »

 

 
 

 

Mulhouse Enquête autour d'une prise en charge par le 15 : Une décision médicale, selon la direction de l'hôpital

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:50:54

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Mulhouse  Enquête autour d'une prise en charge par le 15
Mulhouse Enquête autour d'une prise en charge par le 15 : Une décision médicale, selon la direction de l'hôpital
L'annonce d'une ouverture d'information judiciaire par le parquet de Mulhouse suite au décès à son domicile de Marie-Line Desclois, le 3 juin dernier, dans des conditions posant question par rapport à l'intervention du SAMU 68 (DNA d'hier), a fait réagir la direction du GHRMSA.

 
Malgré un appel aux Urgences, une femme de 60 ans est décédée à son domicile. Elle n'a été trouvée que dix jours plus tard.
Dans un communiqué arrivé ce dimanche à la rédaction, la direction du GHRMSA (Groupe hospitalier de la Région de Mulhouse et Sud-Alsace) tient à apporter quelques précisions. En tout premier lieu elle souligne que « la communauté hospitalière ne peut être qu'attristée par le décès de la personne dont il est fait état ». Et d'ajouter qu' «à ce jour, la direction précise ne pas avoir connaissance d'une information judiciaire ouverte par le parquet, mais d'une enquête préliminaire à laquelle le GHRMSA a répondu ».

L'information judiciaire a bien été ouverte par le parquet le 20 septembre dernier. Ce dernier a bien saisi un juge d'instruction et une information a été ouverte pour « non-assistance à personne en danger par personne morale », contre le groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud-Alsace, et pour « non-assistance à personne en danger contre X », en l'occurrence le médecin régulateur du 15 qui avait pris en charge l'appel.

La direction du GHRMSA précise ensuite « que le 3 juin dernier, le SAMU 68 a été contacté par l'employeur de cette personne. L'agent de régulation médicale qui a réceptionné cet appel a immédiatement recontacté la patiente, puis l'a mise en relation avec le médecin régulateur. Ce dernier a ensuite pris une décision médicale au regard des éléments échangés au cours de l'entretien avec la patiente ».

Une manière de couper court à toute spéculation ? Il va sans dire que les enquêteurs de la brigade criminelle de la sûreté départementale ont entendu les intervenants au SAMU 68, récupéré les bandes enregistrées des conversations téléphoniques et entendu la directrice de l'agence intérimaire qui avait pris l'initiative de composer le 15 pour alerter sur l'état de santé inquiétant de son intérimaire. Des éléments qui ont conduit le magistrat du parquet à ouvrir cette information judiciaire.
« Le SAMU n'a tiré aucune leçon de ce qui m'est arrivé en 2016»

Mis au courant de cette affaire par voie de presse, Christophe Musslin, un Wittelsheimois aujourd'hui âgé de 41 ans, a tenu à raconter sa propre expérience avec le SAMU de Mulhouse ; une expérience qui a failli mal se terminer pour lui.

« C'était le 28 mai 2016, je m'en souviens très bien. J'avais composé le 15. Je souffrais de douleurs au niveau du coude et du bras gauche, d'un doigt et du thorax. J'avais des difficultés à respirer. Le médecin au bout du fil m'a conseillé de prendre du paracétamol et de me coucher, et de rappeler si cela n'allait pas mieux. Ce que j'ai fait. On est tombé d'accord sur le fait qu'il fallait aller à l'hôpital mais qu'eux n'avaient pas la possibilité de m'envoyer une ambulance. On a perdu encore beaucoup de temps. Au final j'ai pris ma voiture. Je n'ai pas pu monter jusqu'aux urgences de l'hopital Émile Muller. J'ai fait comme un infarctus. Je me suis arrêté en route à la clinique du Saint-Sauveur à Mulhouse. »

Le diagnostic tombe : c'est un infarctus aigu du myocarde. Vingt minutes plus tard, l'homme était opéré. « Alors, lorsque j'entends cette histoire de femme seule de 60 ans qui meurt à son domicile, je suis révolté. Cela me désole. J'ai l'impression que l'on n'a tiré aucune leçon de ce qui s'est passé en 2016. »
Une plainte déposée en mai 2016 restée sans suite

Suite à cette mésaventure qui aurait pu lui coûter la vie, Christophe Musslin avait déposé plainte en mai 2016 contre le SAMU du Haut-Rhin.

« La plainte est restée ignorée, parce qu'aujourd'hui nous n'avons aucune nouvelle de l'affaire, déplore Christophe Musslin. On nous dit simplement que l'affaire est en cours mais on ne nous apporte aucun élément de réponse. Il faut faire quelque chose. Ce n'est pas normal qu'aujourd'hui, après des appels à des SAMU dans des situations aussi préoccupantes, rien ne soit fait, et que des gens décèdent. »
Alain CHEVAL

 

 
 

 

« Rien à voir avec l'affaire Naomi Musenga »
Interrogé sur l'antenne de RTL ce dimanche, François Braun, le président du SAMU Urgence de France, estime que l'affaire mulhousienne n'a rien à voir avec le cas de Naomi Musenga fin 2017. « La patiente a bien été mise en contact avec un médecin. Il y a eu un entretien prolongé de plusieurs minutes et une décision proposée à la patiente et qu'elle a acceptée. L'enquête précisera exactement les détails... Mais les procédures de régulation médicale ont été respectées ».
A.C

 

Urgences Mulhouse « Une décision médicale », selon la direction de l'hôpital

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:38:04

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Urgences Mulhouse « Une décision médicale », selon la direction de l'hôpital
 

 
Malgré un appel des urgences, une femme de 60 ans est décédée à son domicile. Elle n'a été retrouvée que dix jours plus tard.
Dans un communiqué diffusé ce dimanche, la direction du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) a réagi aux informations publiées dans nos colonnes le matin même, après la mort de Marie-Line Desclois, retrouvée morte dans son lit, le 13 juin dernier à Mulhouse.

La direction indique « ne pas avoir connaissance d'une information judiciaire ouverte par le parquet, mais d'une enquête préliminaire, à laquelle le GHRMSA a répondu ». Mais une information judiciaire a bien été ouverte le 20 septembre, pour « non-assistance à personne en danger par personne morale », contre le GHRMSA, et pour « non-assistance à personne en danger contre X », en l'occurrence le médecin régulateur du 15, qui avait pris en charge l'appel.

La direction précise « que le 3 juin dernier, le Samu 68 a été contacté par l'employeur » de Marie-Line Desclois. « L'agent de régulation médicale qui a réceptionné cet appel, a immédiatement recontacté la patiente, puis l'a mise en relation avec le médecin régulateur. Ce dernier a ensuite pris une décision médicale, au regard des éléments échangés au cours de l'entretien avec la patiente. »

Une manière de couper court à toute spéculation ? Il va sans dire que les enquêteurs de la brigade criminelle de la sûreté départementale ont entendu les intervenants au Samu 68, récupéré les bandes enregistrées des conversations téléphoniques et entendu la directrice de l'agence d'intérim qui avait pris l'initiative de composer le 15 pour alerter de l'état de santé inquiétant de son intérimaire.
Nouveau témoignage

Interrogé sur l'antenne de RTL ce dimanche, François Braun, président de Samu-Urgences de France, a estimé que cette affaire n'avait rien à voir avec le cas de Naomi Musenga, décédée le 29 décembre 2017 à Strasbourg : « La patiente (NDLR : Marie-Line Desclois) a bien été mise en contact avec un médecin. Il y a eu un entretien prolongé de plusieurs minutes et une décision proposée à la patiente, qu'elle a acceptée. L'enquête précisera exactement les détails... Mais les procédures de régulation médicale ont été respectées », a-t-il estimé.

À la lecture de nos éditions d'hier, Christophe Musslin, un Wittelsheimois de 41 ans, a tenu à raconter sa propre expérience avec le Samu de Mulhouse. « Le 28 mai 2016, j'ai composé le 15. Je souffrais de douleurs au niveau du coude et du bras gauche, d'un doigt et du thorax. J'avais des difficultés à respirer. Le médecin au bout du fil m'a conseillé de prendre du paracétamol et de me coucher et de rappeler si cela n'allait pas mieux. Ce que j'ai fait. Nous sommes alors tombés d'accord sur le fait qu'il fallait aller à l'hopital, mais ils n'avaient pas la possibilité de m'envoyer une ambulance. On a perdu encore beaucoup de temps. Au final, j'ai pris ma voiture. Je n'ai pas pu monter jusqu'à l'hopital Émile Muller et je me suis arrêté à la clinique du Saint-Sauveur. » Là, le diagnostic tombe : infarctus du myocarde aigu. Vingt minutes plus tard, l'homme est opéré. « Lorsque j'entends cette histoire de femme seule qui meurt à son domicile, je suis révolté. J'ai l'impression que l'on n'a tiré aucune leçon de ce qui s'était passé en 2016. »

Christophe Musslin a déposé plainte, en mai 2016, contre le Samu du Haut-Rhin. « Nous n'avons eu aucune nouvelle depuis, déplore-t-il. On nous dit que l'affaire est en cours, mais on ne nous apporte aucun élément de réponse. Il faut faire quelque chose. »
Alain CHEVAL

 

 
 

Aidants : ces héros du quotidien

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:49:28

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Société Une mesure pour les soutenir présentée dans le budget de la Sécurité sociale
Aidants : ces héros du quotidien
Onze millions de personnes s'occupent d'un proche dépendant. Le gouvernement va créer un congé rémunéré pour leur permettre de s'arrêter provisoirement de travailler s'ils en ont besoin.
 

 
Onze millions de Français s'occupent d'un proche dépendant.
Au quotidien, Annie a tendance à s'oublier. Cette aide-soignante de 49 ans a d'autres priorités : sa mère de 89 ans, chez qui elle se rend tous les jours pour permettre son maintien à domicile, sa soeur de 67 ans, handicapée qui vit en Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et son frère de 62 ans, souffrant lui aussi de déficit mental mais qui parvient à vivre seul chez lui.

Pour Annie, les semaines s'enchaînent entre le travail et les besoins de ses proches dépendants. Elle a calé son emploi du temps en fonction de ses obligations familiales. Elle travaille sur des postes du matin. L'après-midi, elle s'assure que son frère a bien pris son repas, gère les rendez-vous médicaux des uns et des autres, remplit tous les papiers administratifs pour la tutelle, les aides destinées aux personnes handicapées, les remboursements de soins...

Tout sauf un long fleuve tranquille, surtout quand la mécanique se grippe. « Dès qu'il arrive quelque chose, c'est l'engrenage », raconte Annie. Quand sa mère s'est cassé le col du fémur, elle a dû poser en catastrophe un congé auprès de son employeur, puis passer à temps partiel. Même chose quand son frère a dû se faire opérer de la cataracte. Elle a diminué son temps de travail pour être à 60 % pendant trois mois. Des choix, contraints, qui entraînent régulièrement une perte de salaire.
Risque de précarité

Ce qui inquiète surtout Annie, à terme, c'est le montant de sa retraite. « Est-ce que je vais me retrouver dans la précarité à 60 ans parce que je me suis occupée des miens toute ma vie ? », se demande-t-elle, comme de nombreux aidants.

Dans le budget de la Sécurité sociale, présenté ce lundi, le gouvernement va dévoiler les modalités d'un congé rémunéré pour les proches aidants. Objectif : leur permettre de s'arrêter, pendant un certain temps, pour être présents auprès de leur parent ou enfant dépendant, tout en étant rémunéré et en cumulant des droits à la retraite. C'est une des revendications de longue date des associations.
Droits à la retraite ?

« Baisse de salaire ou perte d'emploi, rupture du lien social, droits et reconnaissance insuffisants : aider conduit trop souvent les aidants à la précarité. Concilier vie professionnelle et vie personnelle représente un exercice d'équilibriste », regrette le collectif « Je t'aide », qui organise la Journée nationale des aidants le 6 octobre prochain. Stressés, fatigués, les aidants manquent de temps pour concilier toutes leurs responsabilités. Résultats : ils sont nombreux à devoir s'absenter de leur entreprise, en dehors des congés payés.

Les aidants sont pourtant d'une aide précieuse à la société. L'aide informelle qu'ils apportent permettrait d'économiser 11 milliards d'euros sur la prise charge des plus de 60 ans. Elle représenterait 70 % de l'aide nécessaire pour répondre aux besoins des personnes âgés vivant à domicile, selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Une raison supplémentaire pour Annie de militer en faveur d'un congé rémunéré : « Si on sollicite les familles, il faut leur offrir une contrepartie ».
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Au fait .... Et l'humanité dans tout ça ?

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:20:39

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Au fait .... Et l'humanité dans tout ça ?
 

 
Viendra un jour où il ne restera de vous plus que des souvenirs. C'est avec cette idée entêtante que l'on avance dans l'âge. On imagine finir ses vieux jours chez soi, entouré d'êtres aimés. Ou, idée notablement plus angoissante, dans un établissement spécialisé. Affaires de maltraitance ou manque chronique de moyens, la réputation de certaines maisons de retraite n'est plus à faire. Bien évidemment, l'on se gardera de dresser d'injustes généralités. D'autant plus qu'il y a un sujet tabou qui n'a guère été soulevé jusqu'alors : celui de la motivation du personnel.

Car la maltraitance ne relève pas que des sévices physiques. Considérer les personnes âgées que l'on a sous sa garde comme une charge de travail que l'on doit « abattre » tous les jours, refuser des soins d'hygiène et de confort au prétexte que « l'heure c'est l'heure », se contenter, dans les échanges que l'on a avec les résidents, d'injonctions péremptoires, c'est nier l'humanité d'hommes et de femmes qui ont vécu, aimé et souffert. Il suffit, pour se le rappeler, de s'attarder devant les photographies anciennes disposées çà et là dans les chambres... Et pourquoi pas, engager la conversation à ce sujet pour voir jaillir des émotions que l'on croyait définitivement éteintes.

 

 
 

Un budget de la Sécu sous tension

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:49:53

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Un budget de la Sécu sous tension
 

 
Le gouvernement va présenter un budget de la Sécurité sociale renouant avec le déficit, loin du retour à l'équilibre annoncé il y a un an. En cause : les mesures de soutien au pouvoir d'achat prises pour répondre à la crise des gilets jaunes, notamment la revalorisation au niveau de l'inflation des pensions de retraites de moins de 2 000 euros, et un minimum garanti pour une carrière complète à 1 000 euros par mois, ou encore le recouvrement des pensions alimentaires par les caisses d'allocations familiales (CAF).

Avant le grand plan pour la dépendance, le gouvernement va par ailleurs mobiliser dès cette année, 500 à 600 millions pour le grand âge, via le congé rémunéré pour les proches aidants, des crédits pour les Ehpad (Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et l'accompagnement des services à domicile. Une enveloppe déjà jugée insuffisante par les professionnels et certains élus. Mais, dans un cadre contraint, les marges de manoeuvre sont réduites. D'autant que dans d'autres secteurs, les revendications s'accumulent : urgences, psychiatrie...

 

 
 

 

Economie Ce qui change au 1er octobre

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:42:15

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Economie Ce qui change au 1er octobre
 

 
Au 1er juillet 2019, les tarifs réglementés du gaz naturel avaient déjà baissé de 6,8 % en moyenne. Photo domaine public/ Pixabay
Gaz

Les tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à des millions de foyers, vont baisser au 1er octobre de 2,4 %. « Cette baisse est de 0,6 % pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,4 % pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 2,5 % pour les foyers qui se chauffent au gaz », précise la Commission de régulation de l'énergie.
Retraite

Coup d'envoi ce 1 er  octobre du nouveau Plan épargne retraite prévu par la loi Pacte et le lancement de la commercialisation de nouveaux produits par les assureurs.

Trois contrats doivent ainsi se substituer à une offre de produits complexe et éclatée (Perp, Perco, article 83, Madelin, etc.) et dont les règles hétérogènes étaient peu favorables au financement des entreprises.
Cotisations patronales

Extension des allègements de cotisations patronales sur les bas salaires aux cotisations d'assurance chômage. Cette réduction générale est applicable de manière dégressive aux rémunérations inférieures à 1,6 Smic. La perte de recettes induite, évaluée à environ 3,7 milliards d'euros en année pleine, est compensée intégralement à l'Unédic par l'Acoss, la « banque » de la Sécurité sociale.
Accès à l'indemnisation chômage durci

Pour ouvrir des droits à indemnisation, il faudra au 1er novembre avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois. Aujourd'hui, cette condition est de quatre mois sur les 28 derniers.

Le seuil permettant un rechargement des droits, lorsqu'on travaille pendant sa période de chômage, sera également de six mois contre un mois aujourd'hui.

Les demandeurs d'emploi, qui avaient un revenu du travail supérieur à 4 500 euros brut par mois, verront leur indemnisation réduite de 30 % au début du 7e mois d'indemnisation, avec un plancher à 2 261 euros net. Les premiers chômeurs concernés le seront donc en mai.
Allocation pourles indépendants

Les indépendants bénéficieront eux d'une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire. L'activité devra avoir généré un minimum de 10 000 euros par an sur les deux dernières années avant la liquidation.

L'indemnisation s'ouvre légalement aux salariés démissionnant en vue d'un projet professionnel et ayant travaillé de manière continue depuis cinq ans.

Ce projet sera évalué par une « commission paritaire interprofessionnelle » (qui succède aux Fongecif mais ne sera opérationnelle qu'en 2020). En cas d'acceptation, le salarié aura six mois pour déposer une demande d'allocation-chômage.

 

 
 

Une convention de tous les Bretzels d'or l'an prochain ?

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:43:27

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Houssen  Remise des trophées à la promotion 2019
Une convention de tous les Bretzels d'or l'an prochain ?
 

 
Près de 10 Bretzels d'or ont été décernés.
Près d'une dizaine de nouveaux Bretzels d'or ont été décernés ce dimanche à Houssen, près de Colmar. L'édition 2019 de cette tradition alsacienne qui dure depuis 43 ans a réuni de nombreuses personnalités alsaciennes. Les présidents des conseils départementaux, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, et le député Eric Straumann, entre autres, ont été appelés à remettre ce trophée qui, contrairement à ce qu'indique son nom, n'est plus recouvert d'une pellicule dorée mais est constitué d'une figure en cristal spécialement réalisée par l'emblématique cristallerie Lalique.

La cérémonie qui clôt le chapitre 2019 a permis au président de l'Institut des Arts et Traditions d'Alsace, Jean-Marie Vetter, de rappeler l'histoire déjà longue des Bretzels d'or. De signaler aussi qu'environ 400 de ces trophées ont récompensé des Alsaciens qui s'illustrent dans différents domaines. Aussi envisage-t-il d'organiser une convention au printemps prochain qui réunirait un maximum de ces lauréats. L'occasion aussi de rendre un hommage à Tomi Ungerer, le premier Grand Bretzel d'or, disparu en début d'année, et au fondateur de ce qui est devenu une véritable institution territoriale, Germain Muller.

Les éloges de chacun des récipiendaires de la promotion Théophile Conrad Pfeffel se sont succédé deux bonnes heures durant. C'est le temps qu'il fallait pour souligner les mérites de l'ancien président de l'institut culturel franco-allemand de Karlsruhe Robert Walter ; du directeur général de l'Agence de développement d'Alsace (ADIRA), Vincent Froehlicher ; du PDG des cafés Reck, Thomas Riegert ; du pasteur Bernard Rodenstein, fondateur de l'association Espoir qu'il a présidée pendant 46 ans. Ont été pareillement récompensés les Jardins monastiques de plantes médicinales d'Eschau, représentés par leur président Joseph Gross et leur secrétaire général Daniel Zachary ; l'Orphéon de Mulhouse représenté par son chef de musique ; le réalisateur et producteur Jean-Luc Nachbauer ; le cuisinier et agitateur gastronomique Nicolas Rieffel ; ainsi que Jean-Paul Burrus, issu d'une longue lignée d'industriels, PDG de la Salpa, propriétaire de l'entreprise de chocolaterie Schaal.
J-L.W.

 

 
 

 

HOUSSEN Une convention de tous les Bretzels d’or l’an prochain ?

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:12:19

HOUSSEN Une convention de tous les Bretzels d’or l’an prochain ?

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Près de 10 Bretzels d’or ont été décernés. Photo DNA /Nicolas PINOT

Près d’une dizaine de nouveaux Bretzels d’or ont été décernés ce dimanche à Houssen, près de Colmar. L’édition 2019 de cette tradition alsacienne qui dure depuis 43 ans a réuni de nombreuses personnalités alsaciennes. Les présidents des conseils départementaux, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, et le député Eric Straumann, entre autres, ont été appelés à remettre ce trophée qui, contrairement à ce qu’indique son nom, n’est plus recouvert d’une pellicule dorée mais est constitué d’une figure en cristal spécialement réalisée par l’emblématique cristallerie Lalique.

La cérémonie qui clôt le chapitre 2019 a permis au président de l’Institut des Arts et Traditions d’Alsace, Jean-Marie Vetter, de rappeler l’histoire déjà longue des Bretzels d’or. De signaler aussi qu’environ 400 de ces trophées ont récompensé des Alsaciens qui s’illustrent dans différents domaines. Aussi envisage-t-il d’organiser une convention au printemps prochain qui réunirait un maximum de ces lauréats. L’occasion aussi de rendre un hommage à Tomi Ungerer, le premier Grand Bretzel d’or, disparu en début d’année, et au fondateur de ce qui est devenu une véritable institution territoriale, Germain Muller.

Les éloges de chacun des récipiendaires de la promotion Théophile Conrad Pfeffel se sont succédé deux bonnes heures durant. C’est le temps qu’il fallait pour souligner les mérites de l’ancien président de l’institut culturel franco-allemand de Karlsruhe Robert Walter ; du directeur général de l’Agence de développement d’Alsace (ADIRA), Vincent Froehlicher ; du PDG des cafés Reck, Thomas Riegert ; du pasteur Bernard Rodenstein, fondateur de l’association Espoir qu’il a présidée pendant 46 ans. Ont été pareillement récompensés les Jardins monastiques de plantes médicinales d’Eschau, représentés par leur président Joseph Gross et leur secrétaire général Daniel Zachary ; l’Orphéon de Mulhouse représenté par son chef de musique ; le réalisateur et producteur Jean-Luc Nachbauer ; le cuisinier et agitateur gastronomique Nicolas Rieffel ; ainsi que Jean-Paul Burrus, issu d’une longue lignée d’industriels, PDG de la Salpa, propriétaire de l’entreprise de chocolaterie Schaal.

Prévention : le cas des cols alsaciens

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:14:01

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Prévention : le cas des cols alsaciens
 

 
Au total, 16 versants du massif vosgien ont été surveillés dimanche après-midi. Photos DNA /Ph. M.

Le radar était de sortie dans le col de la Schlucht ce dimanche. Photo DNA /Ph. M.

Une trentaine de motards de la gendarmerie se sont déployés dans les cols alsaciens et vosgiens ce dimanche après-midi. L'opération mobilisait des gendarmes de l'escadron départemental du Haut-Rhin, leurs homologues du Bas-Rhin, des Vosges, commandés par l'Alsacien Olivier Lostetter, adjoint du commandant de l'EDSR 88, et du Territoire de Belfort. La surveillance du trafic s'est en effet effectuée à Oderen, au Ballon d'Alsace, au Bonhomme, à la Schlucht et jusqu'au col de Saverne dans le Bas-Rhin.

« Nous étions présents sur tous les versants, explique le chef d'escadron Peigney, commandant l'EDSR du Haut-Rhin, les gens ne s'attendent pas forcément à trouver des gendarmes sur l'autre versant. »
« La population des motards est fragile »

Au total, 16 versants ont ainsi été surveillés dimanche après-midi pour la deuxième opération du genre. La première avait été montée à l'automne 2018. « La population des motards est fragile, rappelle le commandant Peigney, et elle est impliquée dans de nombreux accidents. »

L'année dernière, six motards ont trouvé la mort en zone gendarmerie dans le Haut-Rhin. Trois ont été tués cette année dans des accidents, dont deux lors du même accident. Cinquante motards ont été impliqués dans des accidents dans le département depuis le début de l'année. Ils étaient 82 en 2018.

Le radar était de sortie dans le col de la Schlucht ce dimanche. Photo DNA /Ph. M.

Le préfet Laurent Touvet s'est rendu, à moto, sur les points de contrôle : « Il faut que les motards adaptent leur conduite à l'état de la chaussée, à la météo, à leur état de fatigue, on peut se faire plaisir sans rouler comme des fous. »

Dimanche, personne n'a manifestement roulé comme un fou. « Le but n'était pas de faire du chiffre, assure le commandant de l'EDSR, si on ne constate pas d'accident, c'est qu'on a bien travaillé. »
Sans doute le dernier gros week-end de sortie

Il s'agissait probablement du dernier week-end de sortie des grosses cylindrées : « D'où notre présence, explique l'officier, le dernier week-end, on pense qu'on peut se lâcher, nous sommes donc là pour les freiner et pour éviter de voir des motards au sol. » Le radar était ainsi à l'ouvrage, notamment dans la montée vers le col de la Schlucht.
Ph. M.

Les motards de la gendarmerie ont échangé avec les civils. Photo DNA /Ph. M.

 

 
 

MUNSTER Inauguration de la médiathèque : « Nous avons trouvé le lieu idéal »

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:42:56

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MUNSTER  Inauguration de la médiathèque
MUNSTER Inauguration de la médiathèque : « Nous avons trouvé le lieu idéal »
Ce samedi fut le grand jour de la naissance officielle de la médiathèque de la vallée de Munster, le jour « J » qui s'est déroulé en présence de nombreuses personnalités que le maire Pierre Dischinger a eu le plaisir de saluer.

 
Vue plongeante dans le nouvel espace, durant les discours d'inauguration.
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Jacques Cattin, député, Monique Martin et Lucien Muller, conseillers départementaux, Denise Buhl, conseillère régionale, Laurent Seguin, président du Parc Régional des Ballons des Vosges, maires et adjoints de la vallée étaient présents... Le maire a rappelé le lancement de ce projet et de sa motivation. « Cette aventure de 1,7 million d'euros » a-t-il rappelé en se félicitant qu'un lieu comme celui-ci ait vu le jour.
Un outil accessible, au service de toutes les générations

« Nous avons su le créer, et il va amener le plus grand nombre de personnes à lire, à partager des moments de vie, d'échanges [...]. Nous avons tous en tête l'ancienne bibliothèque du sous-sol de la salle des fêtes (après avoir été installée au rez-de-chaussée de la mairie), qui a rendu de bons et loyaux services pendant des années mais qui a fait son temps. Une médiathèque, c'est toujours un lieu où les livres sont à disposition, mais c'est bien plus. Des CD, DVD, des ressources numériques, des animations, des conférences, des ateliers pour tous âges, la composent. » Il a par ailleurs estimé que cet aménagement s'est fait dans « le lieu idéal » avant de remercier tous les acteurs de cette réussite, principalement Sandra Picard-Ganeo, directrice générale des services de la vallée qui a lancé ce troisième projet (après ceux au Batial et à la salle des fêtes) et a adressé un bravo aux architectes ainsi qu'à tous les agents de la mairie.

Norbert Schickel s'est associé au maire de Munster, se réjouissant que ce samedi la vallée fête « une grande et belle journée » puisqu'elle « s'enrichit d'un nouvel équipement de dimension intercommunale. Un outil très accessible, au service de toutes les générations et par lequel nous pouvons montrer notre attachement aux valeurs de notre vallée. » Il a évoqué le sens de l'accueil, la convivialité, la richesse artistique et culturelle, la richesse associative, linguistique, géographique, « liée à notre situation Alsacienne, au coeur de l'Europe, richesse de traditions, de nature... »

« Assurément, une nouvelle page de notre histoire commune de la vallée de Munster est en train de s'écrire... » (la CCVM a accepté de prendre en charge le fonctionnement de la médiathèque dès le 1er janvier 2020 au titre de sa compétence « culture ».

Denis Buhl, à son tour, a relevé le « renforcement de la vie culturelle » au travers de ce projet, « renforcement aussi de la collaboration active entre les services du Parc, de la ville de la CCVM. [...] Je me réjouis également du partenariat financier de la DRAC, de l'État par le biais de la ruralité, du département, de la région Grand-Est, de la ville et de l'intercommunalité [...] ».
Trouver des passerelles

Brigitte Klinkert, « très heureuse d'être à Munster à l'occasion de cette inauguration » a parlé de projet essentiel est pour la vallée de Munster de l'empreinte d'une identité patrimoniale forte. « C'est donc pour moi un vrai bonheur de l'inaugurer aujourd'hui et je félicite tous ceux qui ont travaillé à cette belle réalisation pour la qualité de cet équipement [...] ».

Propos tout aussi enthousiastes de Laurent Seguin, président du Parc : « cette inauguration revêt un caractère particulier pour moi et pour mes collègues du Parc : d'abord parce que cette maison du Prélat est aussi le siège du Parc [...]. Ensuite parce qu'il y a deux ans, nous étions ici dans l'espace d'accueil du public du Parc [...], or, après plusieurs hypothèses et de nombreux échanges [avec toi Pierre Dischinger], nous avons partagé la même conclusion : c'était bien ici le site idéal pour une médiathèque [...]. À nous de trouver les passerelles entre elle et une meilleure visibilité pour le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges ».

Finalement, Marc Wioland, adjoint en charge de la culture de la ville de Munster a annoncé l'exposition « De la bibliothèque abbatiale à la médiathèque du XXIe siècle » qui se tiendra d'octobre au 22 février 2020 et où les visiteurs pourront découvrir dans des vitrines, sept ouvrages exceptionnels du fond ancien de l'abbaye [...]. Seront également exposés, des documents inédits issus des archives municipales, et un visionnage cinéma concocté par la section audiovisuelle du lycée sera projeté.
E.H.

 

 
 

 

Munster inauguration de la nouvelle médiathèque « Nous avons trouvé le lieu idéal »

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:05:44

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Munster inauguration de la nouvelle médiathèque « Nous avons trouvé le lieu idéal »
 

 
Vue plongeante dans le nouvel espace, durant les discours d'inauguration. Photos DNA  Julien Kauffmann.
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Jacques Cattin, député, Monique Martin et Lucien Muller, conseillers départementaux, Denise Buhl, conseillère régionale, Laurent Seguin, président du Parc naturel régional des Ballons des Vosges, maires et adjoints de la vallée étaient présents... Le maire a évoqué le lancement de ce projet et sa motivation. « Cette aventure de 1,7 million d'euros » a-t-il rappelé, en se félicitant qu'un lieu comme celui-ci ait vu le jour.
Un outil accessible, au service de toutes les générations

« Nous avons su le créer, et il va amener le plus grand nombre de personnes à lire, à partager des moments de vie, d'échanges [...]. Nous avons tous en tête l'ancienne bibliothèque du sous-sol de la salle des fêtes (après avoir été installée au rez-de-chaussée de la mairie), qui a rendu de bons et loyaux services pendant des années mais qui a fait son temps. Une médiathèque, c'est toujours un lieu où les livres sont à disposition, mais c'est bien plus. Des CD, DVD, des ressources numériques, des animations, des conférences, des ateliers pour tous âges, la composent. »

Il a par ailleurs estimé que cet aménagement s'est fait dans « le lieu idéal » avant de remercier tous les acteurs de cette réussite, principalement Sandra Picard-Ganeo, directrice générale des services de la vallée qui a lancé ce troisième projet (après ceux au Batial et à la salle des fêtes) et a adressé un bravo aux architectes ainsi qu'à tous les agents de la mairie.

Norbert Schickel s'est associé au maire de Munster, se réjouissant que ce samedi la vallée fête « une grande et belle journée » puisqu'elle « s'enrichit d'un nouvel équipement de dimension intercommunale. Un outil très accessible, au service de toutes les générations et par lequel nous pouvons montrer notre attachement aux valeurs de notre vallée. »

Il a évoqué le sens de l'accueil, la convivialité, la richesse artistique, culturelle, associative, linguistique et géographique « liée à notre situation Alsacienne, au coeur de l'Europe, richesse de traditions, de nature... »

« Assurément, une nouvelle page de notre histoire commune de la vallée de Munster est en train de s'écrire... » La Communauté de communes de la vallée de Munster (CCVM) a accepté de prendre en charge le fonctionnement de la médiathèque dès le 1er janvier 2020 au titre de sa compétence « culture ».

Denis Buhl, à son tour, a relevé le « renforcement de la vie culturelle » au travers de ce projet, « renforcement aussi de la collaboration active entre les services du Parc, de la ville de la CCVM. [...] Je me réjouis également du partenariat financier de la DRAC, de l'État par le biais de la ruralité, du département, de la région Grand-Est, de la ville et de l'intercommunalité [...] ».
Trouver des passerelles

Brigitte Klinkert, « très heureuse d'être à Munster à l'occasion de cette inauguration », a parlé d'un projet essentiel pour la vallée et d'une empreinte d'une identité patrimoniale forte. « C'est donc pour moi un vrai bonheur de l'inaugurer aujourd'hui et je félicite tous ceux qui ont travaillé à cette belle réalisation pour la qualité de cet équipement [...] ».

Propos tout aussi enthousiastes de Laurent Seguin, président du Parc : « cette inauguration revêt un caractère particulier pour moi et pour mes collègues : d'abord parce que cette maison du Prélat est aussi le siège du Parc [...]. Ensuite parce qu'il y a deux ans, nous étions ici dans l'espace d'accueil du public du Parc [...], or, après plusieurs hypothèses et de nombreux échanges - avec toi Pierre Dischinger -, nous avons partagé la même conclusion : c'était bien ici le site idéal pour une médiathèque [...]. À nous de trouver les passerelles entre elle et une meilleure visibilité pour le Parc naturel régional des Ballons des Vosges ».

Finalement, Marc Wioland, adjoint en charge de la culture de la Ville de Munster a annoncé l'exposition « De la bibliothèque abbatiale à la médiathèque du XXIe siècle » qui se tiendra d'octobre au 22 février 2020 et où les visiteurs pourront découvrir dans des vitrines, sept ouvrages exceptionnels du fond ancien de l'abbaye. Seront également exposés des documents inédits issus des archives municipales. Par ailleurs, un visionnage cinéma concocté par la section audiovisuelle du lycée sera projeté.
E. H.

 

 
 

Steinsoultzoise Course solidaire : Des milliers de foulées roses

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:53:47

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Steinsoultzoise  Course solidaire
Steinsoultzoise Course solidaire : Des milliers de foulées roses
La sixième édition de la Steinsoultzoise, une course de 5,6 km, a réuni plus de 2 000 participantes samedi après-midi à Steinsoultz. Une vague rose a inondé les ruelles du village pour la prévention du cancer du sein. Le soleil a dicté le pas de course de toutes ces femmes.

 
Au départ de la course de la 6e édition de la Steinsoultzoise : les coureurs devant, les marcheurs derrière.
Des chiens déguisés en licorne, des grands-mères supersoniques, des perruques roses vissées sur la tête de bon nombre de garçons, c'est ça l'ADN de la Steinsoultzoise.
« Courir pour faire avancer la recherche »

Un événement sportif mais surtout un rassemblement solidaire qui permet aux habitants de se mobiliser pour une noble cause dans la joie et la bonne humeur. On pourrait presque dire que c'est la fête du village. Pour les participants, c'est un « moment unique » qui permet de sillonner les alentours du village dans une ambiance rose et folle. « Aujourd'hui, je cours avec ma femme. Je me dois d'être là. Le cancer peut toucher tout le monde », raconte Christophe, vêtu de rose, de la tête aux pieds.

La commune de 800 habitants a une fois de plus réussi l'exploit de tripler (enfin presque) sa population le temps d'un après-midi. Créée la même année que les Mulhousiennes, en 2014, la Steinsoultzoise accueille des marcheuses venues de toute l'Alsace. « On essaye d'enfiler le t-shirt rose de toutes les courses solidaires de la région. Ma maman a gagné son combat contre le cancer de l'utérus. C'est important pour nous, de courir pour faire avancer la recherche. La semaine dernière, nous étions à Mulhouse », raconte Sarah, venue d'Haguenau avec ses soeurs.

Le petit plus de cette année, c'est la conférence donnée par le docteur Puygrenier en présence d'Élodie Heinis, pharmacienne, et d'Estelle Lang, infirmière, avant la course. Le trio a abordé trois thèmes : le dépistage, les traitements et l'après maladie. « La salle était comble. Nous avons entendu des témoignages poignants concernant la maladie. Nous voulons faire perdurer la chose pour les prochaines éditions, c'est important », explique Danielle Borza, adjointe au maire de la commune et présidente du comité d'organisation. Depuis sa création, l'événement a permis de reverser 81 576,95 EUR à l'association Vivre demain du service de radiothérapie et d'oncologie du Centre hospitalier Émile-Muller (Chem) à Mulhouse. « La conférence était très intéressante. Je trouve que ça sensibilise. Je suis venue avec ma fille de 19 ans. On sera plus attentive et plus à l'écoute de notre corps maintenant », confie Estelle. Après 5,6 km d'effort, c'est la jeune Victoria Kaye, 14 ans, qui s'est imposée facilement. « J'ai l'habitude de courir. Je suis ravie d'avoir gagné cette course, la est belle. »

Ainsi, la course de Steinsoultz ouvre dignement les actions d'Octobre Rose. « L'objectif, c'est de rassembler toutes ces femmes pour la même cause. Elles ont toutes le sourire et l'envie. C'est une réussite », s'exclame l'organisatrice.
Alice HERRY Découvrez notre reportage vidéo et notre diaporama sur www.dna.fr

Découvrez notre reportage vidéo et notre diaporama sur www.dna.fr

 
 

 

Cancer du sein : comment encourager le dépistage

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:54:51

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Santé Octobre rose
Cancer du sein : comment encourager le dépistage
Près de 50 % des Françaises ne font pas le dépistage gratuit du cancer du sein auquel elles ont droit tous les deux ans. Dans les années à venir, les professionnels de santé comptent sur la technologie pour remédier à la méfiance.
 

 
Près de 75 % des cancers du sein se déclarent chez les femmes de plus de 50 ans.
En 2018, 58 459 Françaises ont été diagnostiquées d'un cancer du sein. Et 12 146 en sont mortes... Au cours de sa vie, une femme sur huit risque de développer ce cancer. Près de 80 % d'entre eux se déclareront même chez celles qui n'ont ni antécédents familiaux ni prédispositions génétiques, alerte Brigitte Séradour, radiologue à Marseille et experte du dépistage à la Société française de sénologie et de pathologie mammaire.

D'où l'importance du dépistage précoce, axe majeur de communication de la campagne « Octobre rose » qui débute ce mardi. Il permet, selon l'association « Le Cancer du sein », de sauver des milliers de vies chaque année.

Un dépistage généralisé et gratuit est d'ailleurs mis en place depuis 2004 pour les femmes de 50 à 74 ans, la tranche d'âge la plus à risque car 75 % des cancers du sein se déclarent après 50 ans. Quelque 10 millions de Françaises sont invitées par courrier à faire une mammographie gratuite accompagnée d'une palpation mammaire tous les deux ans. Le but ? Détecter de petites tumeurs qui ne sont pas encore palpables. Au final, 7 femmes sur 1 000 se verront diagnostiquer un cancer, estime Brigitte Séradour.
Prises de sanget intelligence artificielle

Mais près de 50 % des Françaises n'adhèrent pas à cette invitation gratuite. « Certaines font un dépistage avec leur gynécologue, mais il y a aussi beaucoup de méfiance autour de cet examen », déplore la radiologue. Au-delà du risque de faux positifs (une tumeur qui se révèle bénigne) ou de surdiagnostics (des lésions cancéreuses sont présentes mais elles n'auraient pas évolué vers un cancer), elles craignent l'exposition aux radiations.

Début novembre, les journées de la société française de sénologie et de pathologie mammaire vont donc tenter d'y remédier en esquissant le dépistage, dans 10 ans. Amélioration de l'imagerie numérique, utilisation de l'intelligence artificielle pour personnaliser l'exposition aux radiations en fonction du corps de la patiente, dépistage par la prise de sang... Ces pistes de travail seront au programme de ces trois jours de congrès multidisciplinaire.
Un dépistage ciblé ?

Autre axe de réflexion : le dépistage ciblé. « L'idéal serait de pouvoir proposer à chaque femme un dépistage en fonction du risque qu'elle a de développer un cancer », précise Brigitte Séradour. Une femme à risque pourrait ainsi se faire dépister tous les ans, contre tous les quatre ans pour une autre avec un risque plus faible. Si, pour l'instant, le dépistage personnalisé est trop compliqué à mettre en place à l'échelle de la campagne biannuelle, la radiologue estime qu'il pourrait permettre de toucher des femmes plus jeunes (10 % des cancers du sein se déclarent avant 40 ans) et celles qui ne se font pas dépister par le plan national. « Rien n'est encore abouti mais ces avancées pourraient améliorer la prise en charge des patientes et réduire la méfiance qui existe autour du dépistage du cancer du sein », espère Brigitte Séradour.
Justine BENOIT La Strasbourgeoise aura lieu le dimanche 6 octobre à Strasbourg. Renseignements surlastrasbourgeoise.eu

La Strasbourgeoise aura lieu le dimanche 6 octobre à Strasbourg. Renseignements surlastrasbourgeoise.eu

 
 

 

Quels traitements dans dix ans ?
Outre le dépistage, les traitements aussi sont amenés à se perfectionner. Catherine Nogues, oncogénéticienne à Marseille, espère une meilleure identification des mutations génétiques qui augmentent le risque de cancer du sein. « BRCA1 et BRCA 2 sont les plus connues, mais d'autres mutations restent méconnues », estime-t-elle. C'est le cas des mutations génétiques des cancers métastasés, les cancers « mortels » qui représentent 10 % des cancers du sein, précise Anthony Goncalves, oncologue médical. « Connaître ces mutations permettrait d'élaborer des traitements médicamenteux plus individualisés et donc plus efficaces », estime-t-il. Des améliorations pourraient venir également de l'immunothérapie. « Elle reste peu utilisée pour le cancer du sein, l'environnement des tumeurs sollicitant moins le système immunitaire que le cancer du poumon par exemple. Mais certaines études montrent que si elle est associée à une chimiothérapie, le traitement est plus efficace », précise Anthony Goncalves. Permettant ainsi d'éviter à un maximum de femmes une mastectomie. Car si 25 à 30 % des patientes diagnostiquées subissent une ablation du sein, c'est loin d'être la norme du traitement contre ce cancer.

 

Un village contre la mucoviscidose

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:45:42

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Mittelwihr  Première édition des Virades de l'espoir
Un village contre la mucoviscidose
C'était une nouveauté, et elle a bien marché. Ce dimanche à Mittelwihr, la première édition des Virades de l'espoir a attiré environ 250 marcheurs contre la mucoviscidose.
 

 
Les super-héros de l'association du 68e Impérial de Colmar ont donné un coup de pouce bienvenu à ces Virades de l'espoir.
« Nous partions à l'aveugle », dit Elisabeth Sigrist, responsable des Virades de l'espoir centre Alsace qui organisait dans sa commune de Mittelwihr, ce dimanche, cette première édition. Le succès a été au rendez-vous, puisqu'environ 250 marcheurs, voire coureurs, se sont manifestés et ont chacun remis un don en faveur de l'association Vaincre la mucoviscidose, créée en 1965 et aujourd'hui forte de 8 000 adhérents.
Tous les bénéfices étaient reversés à l'association

Au programme, deux circuits de deux et huit kilomètres dans le vignoble, des promenades à poney avec l'écurie Esperanza de Houssen, le parcours du pompier, des jeux et des animations sur le souffle pour petits et grands, des stands de maquillage et de bricolage, un stand d'information sur la mucoviscidose, une tombola de 250 lots dont un repas à l'Auberge de l'Ill (remporté dès le matin), des bulles de savon et même un concert avec le duo Soft Trumpet au temple protestant en fin de journée.

Il était aussi possible de rencontrer des super-héros de Star Wars ou de Marvel avec l'association du 68e Impérial de Colmar, de se faire photographier avec eux ou de se mesurer au stand de tir. Là encore, tous les bénéfices étaient reversés à l'association.

Le conseiller départemental Pierre Bihl ainsi que le député Jacques Cattin étaient sur place, en compagnie du maire de Mittelwihr, Alain Kleindienst. Cette première édition était donc des plus encourageantes. « L'objectif est désormais de développer ce genre de manifestation en centre Alsace, explique Elisabeth Sigrist. Car hormis à Gambsheim et les Motovirades de Cernay, il n'y a rien. Alors nous songeons évidemment à pérenniser cette manifestation à Mittelwihr, mais il faut que le public nous suive. Pour cette première édition, le bouche-à-oreille a bien fonctionné et nous sommes très satisfaits de la fréquentation de ce dimanche. »

La responsable tenait également à saluer l'implication « des partenaires, des bénévoles, des pompiers et des donneurs de sang de Mittelwihr » qu'elle préside. L'engouement de toute une commune pour cette bonne cause était très perceptible ce dimanche.
Nicolas PINOT Renseignements : vaincrelamuco.org.

Renseignements : vaincrelamuco.org.

 
 

 

Colmar Choeur d'hommes « Je ne voulais pas faire de concurrence à la maîtrise »

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:08:14

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Colmar Choeur d'hommes « Je ne voulais pas faire de concurrence à la maîtrise »
 

 
DR
Fondatrice avec Pierre Sager, vice-président, et Jean-Georges Schiele, président, d'un tout nouveau choeur d'hommes à Colmar, Arlette Steyer dirigera l'ensemble Polycanto le 6 octobre à 17 h à l'église Saint-Mathieu.
Pourquoi créer un choeur d'hommes à Colmar, alors même qu'il existe déjà la maîtrise des garçons, dont vous avez repris la direction par intérim cette rentrée ?

Arlette Steyer : Il existe un choeur d'hommes dans la maîtrise, mais ce n'est pas la même chose. Ils ne se produisent pas seuls, mais assurent les voix de basses tandis que les garçons font les altos et sopranos. La volonté de créer un choeur à voix égales d'hommes s'est manifestée il y a dix ans déjà au sein des hommes et des garçons de la maîtrise qui ne pouvaient pas venir aux répétitions chaque semaine. La maîtrise répétant tous les vendredis après-midis, c'était des élèves qu'on « perdait ». Mais il était important pour moi de leur dire d'aller d'abord à la maîtrise, car je ne voulais pas lui faire de la concurrence.

Jean-Georges Schiele : En mars dernier, ça a mûri. On a lancé l'opération au fil d'un échange et il y a tout de suite eu un engouement de la part d'anciens de la maîtrise. Une vraie envie de se retrouver pour des personnes qui viennent de loin : Nancy, Strasbourg, Paris. Pour eux, on a choisi une formule mensuelle, un samedi après-midi par mois.
Le choeur est-il complet ?

Arlette Steyer : On a des jeunes hommes de toutes les générations. Il y a aussi des lycéens. On garde toujours l'esprit de formation, c'est pour cela que c'est ouvert à ceux qui le souhaitent. Actuellement, il nous manque des voix de basse.
Quel sera votre répertoire ?

Arlette Steyer : Les classiques bien sûr mais on ouvre aussi vers le XXe et le XXIe siècle.
Vous jouez pour la première fois ce dimanche à Colmar. Avez-vous d'autres projets ?

Arlette Steyer : la première se devait d'être à Colmar. Pour la suite, on se projette en mars avec deux concerts, à Zillisheim et à Dannemarie, autour de la musique du XIXe siècle.
Vous projetez-vous jusqu'en octobre 2020 avec Polycanto ? Serez-vous toujours à la tête de la maîtrise à la fin de l'année prochaine ?

Arlette Steyer : Ah non, j'espère que non. Mais reprendre la direction de la maîtrise était un devoir pour moi.
Propos recueillis par Marie-Lise PERRIN

 

 
 

Sainte-Croix-en-Plaine Sapeurs-pompiers : Le lieutenant Adrien Ettwiller passe la main

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 05:42:26

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Sainte-Croix-en-Plaine  Sapeurs-pompiers
Sainte-Croix-en-Plaine Sapeurs-pompiers : Le lieutenant Adrien Ettwiller passe la main
Après 18 ans passés à la tête du corps des sapeurs-pompiers de Sainte-Croix-en-Plaine, le lieutenant Adrien Ettwiller a passé le commandement à l'adjudant Sébastien Vonthron, ce samedi 28 septembre.

 
La passation de commandement entre le lieutenant Adrien Ettwiller (à gauche) et l'adjudant Sébastien Vonthron.
Le capitaine Jean-Luc Stoll, chef de la compagnie 2, a été le commandant des troupes de la cérémonie de passation de commandement, organisée samedi à Sainte-Croix-en-Plaine. Avec le commandant Paul Poudevigne, adjoint au chef du groupement territorial nord, il a passé en revue le dispositif accompagné par Eric Straumann, député du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et François Heymann, maire de Sainte-Croix-en-Plaine.
Deux personnalités très engagées

Après le moment solennel de la passation de commandement entre le lieutenant Adrien Ettwiller et l'adjudant Sébastien Vonthron, un nouveau drapeau a été remis par le maire au Centre de première intervention (CPI) de Sainte-Croix-en-Plaine. L'ancien drapeau, qui datait de 1958, a été remis aux vétérans du corps.

La cérémonie a été rehaussée par la prestation de la musique Espérance de Sundhoffen avec la présence d'un détachement des sapeurs-pompiers de Merdingen, ville jumelée du Bade-Wurtemberg, en Allemagne.

Né le 12 octobre 1960, à Colmar, Adrien Ettwiller est entré au CPI de Sainte-Croix-en-Plaine le 1er février 1981. Après de nombreux stages et l'obtention de plusieurs brevets, il gravit plusieurs échelons, passant du grade de caporal, le 1er février 1985, à celui de lieutenant, son grade actuel, le 1er septembre 2012. Titulaire de plusieurs distinctions honorifiques, Adrien Ettwiller compte 38 années comme sapeur-pompier à Sainte-Croix-en-Plaine, dont 18 années comme chef de corps avec un effectif de 26 personnes d'une moyenne d'âge de 33 ans.

Âgé pour sa part de 37 ans, Sébastien Vonthron s'est engagé à l'âge de 16 ans, en septembre 1998, au CPI de Sainte-Croix-en-Plaine. Nommé caporal en 2003, il accède au grade d'adjudant en 2016. Sébastien Vonthron a été double engagé au CSP Colmar comme volontaire de 2002 à 2016 et est, depuis 2016, double engagé au CSR Cernay-Wittelsheim, où il exerce les fonctions de chef d'agrès et se destine, dès le 5 octobre prochain, à une formation d'échelier.
Bernard KARCHER

 

 
 

 

Un nouveau centre de soins pour la Ligue de protection des oiseaux

Publié dans le panorama le Lundi 30 septembre 2019 à 06:45:13

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Un nouveau centre de soins pour la Ligue de protection des oiseaux
 

 
La construction sera en ossature bois, avec des fondations en béton. Document remis/BIENSÜR architecture et mSteger architecte
L'histoire a parfois de jolis soubresauts. Comme un premier lui avait permis d'ouvrir en 2010, ce sont deux autres legs qui permettent aujourd'hui à la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de s'agrandir.

Grâce à la belle somme de 670 000 EUR, le centre de soins de Rosenwiller, près d'Obernai dans le Bas-Rhin, va pouvoir lancer, en octobre, un chantier de six mois. Après s'être installée dans la propriété de l'artiste Alice Brommer il y a neuf ans, des locaux devenus trop exigus, l'association va cette fois pouvoir construire.
Une superficie globale de 360 m²

C'est donc un bâtiment tout neuf qui va sortir de terre, sur deux ares de terrain disponibles, juste à côté des bureaux actuels. En forme de L, sur deux niveaux, et d'une superficie globale de 360 m², il accueillera, au rez-de-chaussée, l'infirmerie ; à l'étage, les bureaux. Respectivement logés, à l'heure actuelle, dans les anciens ateliers photographiques et la maison, ces deux « services » déménageront de quelques mètres seulement.

L'opération matérielle en mobilise une autre, organisationnelle : le siège, basé à Strasbourg (rue Adèle-Riton), à trente kilomètres, rejoindra le petit village du piémont des Vosges. La vingtaine de salariés - naturalistes, chargés de mission ou administratifs - devraient savourer des locaux aux normes, tant de confort que d'énergie.

« Les équipes seront rassemblées », apprécie surtout le directeur de l'antenne alsacienne de la Ligue, Christian Braun. L'association, qui fonctionne pour deux tiers grâce au mécénat et aux dons, devrait ainsi également dégager des économies d'échelle. Ne serait-ce que parce qu'elle est propriétaire du terrain de Rosenwiller (80 ares au total, dont la moitié en réserve foncière), et locataire à Strasbourg.
Trois fois plus de place à l'infirmerie

Côté infirmerie, il en sera fini de jouer des coudes dans des pièces trop exiguës (point noir au déclenchement du projet, en gestation depuis deux ans).

La soixantaine de bénévoles et écovolontaires, qui se relaient tous les jours de l'année, aux côtés des trois salariées, bénéficieront de trois fois plus de place. Ainsi que d'espaces encore plus clairement dédiés et aménagés en conséquence : oiseaux sauvages (buses, hiboux, mésanges...), petits mammifères (fouines, hérissons, écureuils...), lavage, quarantaine, préparation ou stockage de la nourriture.

« On a, jusque-là, fait avec les moyens du bord, qui convenaient au début, avec 800 animaux par an. Mais avec des étés comme celui que l'on a vécu [lire ci-dessous], le centre a accueilli déjà plus de 3000 bêtes en 2019 », précise le responsable. À la belle saison, une annexe en extérieur a dû être établie pour le nourrissage des martinets et des hirondelles.

La structure, signée par l'architecte Mélanie Steger, est conçue comme bioclimatique. « Nous ne sommes pas une association environnementaliste à proprement parler, mais c'est pour nous une question de cohérence, explique Christian Braun. À Strasbourg, les locaux sont une vraie passoire énergétique ; ici, l'objectif est d'utiliser le minimum de ressources. Les matériaux seront le plus naturels possible, l'eau de pluie sera récupérée de manière plus systématique ». Et si les architectes des Bâtiments de France n'autorisent pas de panneaux solaires dans le périmètre, ces derniers pourraient fleurir sur un éventuel futur parking végétalisé...

Les locaux laissés vacants seront réinvestis : l'infirmerie en espace de réunion et de pause repas équipé, y compris de douches ; les bureaux en dortoirs. Pour l'heure, six écovolontaires peuvent habiter derrière ces premiers ; après travaux, neuf pourront être reçus de manière plus organisée. La fin du chantier est espérée pour le printemps, début mai 2020.
N.S. DONNER/CONTACTER/SE RENSEIGNER 03.88.22.07.35, alsace@lpo.fr, et sur le site alsace.lpo.fr. Réduction d'impôts égale à 66 % du montant versé, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Reçu justificatif.