Back to top

Bockel : « Je parle car je suis inquiet »

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:05:55

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Bockel : « Je parle car je suis inquiet »
 

 
Jean-Marie Bockel, vendredi matin à Mulhouse. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Cela fera dix ans, au printemps prochain, que Jean-Marie Bockel n'est plus maire de Mulhouse. Jean Rottner puis Michèle Lutz lui ont succédé et s'il s'astreint depuis à une certaine réserve, ce n'est pas certes pas par désintérêt pour l'avenir de la cité du Bollwerk. L'approche des élections municipales de mars 2020, dans un climat conflictuel, le décide aujourd'hui à prendre la parole publiquement pour la première fois depuis longtemps. Non pour formuler le moindre « oukase » - le mot est de lui -, ni pour se poser en recours, mais dans l'espoir d'aider à pacifier les relations entre la ville centre et Mulhouse Alsace agglomération (M2A).
La construction de l'agglomération a été votre plus grand chantier, vingt-et-un ans durant, en tant que maire de Mulhouse. Or les deux collectivités ont aujourd'hui des relations très tendues...

Oui et j'en suis vraiment inquiet. Je ne peux pas laisser une situation aussi délétère perdurer, je me dois de réagir ! Les causes de cette situation sont multiples et ses origines, partagées. Il y a eu une sorte d'« événement fondateur » [NDLR : en janvier 2017, lorsque Fabian Jordan, maire de Berrwiller est devenu président de M2A, au grand dam de Jean Rottner], événement qui n'a toujours pas été surmonté.
« Un conflit paralysant pour le territoire »

Ce conflit latent, lancinant, est un facteur paralysant pour le territoire, ainsi qu'un sérieux handicap dans la compétition avec nos voisins. C'est une question majeure. Il ne faut pas que cette tension s'inscrive dans la durée. Bâtir cette agglomération a été pour moi un combat de trente ans. J'ai commis des erreurs, j'ai suscité des tensions en chemin, mais en attendant, cela existe et c'est une force, ou plutôt cela doit être une force.
La crise est patente, mais le lien avec les élections municipales n'est pas forcément évident pour tout le monde...

Démarrer un mandat municipal sans surmonter cette crise serait pourtant catastrophique, cela menacerait tout l'édifice ! Et c'est dans ce contexte compliqué que s'ouvre la question des investitures pour les municipales, notamment celle de La République en marche [LaRem]. Les municipales ne se jouent jamais sur les seules étiquettes politiques - j'en sais quelque chose -, mais cette question est symptomatique des divisions actuelles au sein de la majorité municipales, puisque les principaux protagonistes dont on entend parler à ce sujet font partie de la même équipe, formellement du moins...
« C'est à Jean Rottner,en tant que leader, de prendre l'initiative »

Que suggérez-vous alors à l'actuelle majorité pour sortir de cette situation par le haut ?

Dans cette affaire, l'acteur majeur, c'est Jean Rottner. Il a la légitimité de celui qui a été élu en 2014. Il a la main. Ce n'est pas à moi d'exiger quoi que ce soit. Il peut faire le choix de Mulhouse - c'est ce que je le lui ai conseillé de faire dès juillet dernier -, mais je peux comprendre qu'il veuille rester président de la région Grand Est et mener la campagne de 2021.

Quel que soit son choix - et outre la nécessité de porter un projet urbain, ce dont je le sais capable -, il me paraît confronté à deux impératifs. Premier impératif : proposer d'emblée comme tête de liste quelqu'un qui puisse incarner l'avenir, ou au moins envoyer des signaux en matière de renouvellement générationnel, dans la composition du « haut » de la liste que mènerait Michèle Lutz. D'une manière ou d'une autre, il faut préparer un futur « passage de témoin ».

Second impératif - et j'en viens là au plus difficile -, il faut « flécher » dans le haut de cette liste, de manière claire et explicite, la personne à même de représenter Mulhouse au sein du futur conseil d'agglomération. Ni lui, ni Michèle Lutz ne sont en situation pour cela, car tous deux ont, à un moment donné, pris part à cette démarche de tension. Cette personne « fléchée » aurait clairement vocation à devenir premier ou premièr(e) vice-président(e) de M2A, voir président(e) délégué(e), et ce serait fait dans un esprit de réconciliation sincère. Cela pose, de mon point de vue - et je l'ai dit aux intéressés -, la question de Lara Million.
Car c'est elle que vous imaginez dans ce rôle... Sauf que Lara Million espère mener sa propre liste, avec le prochain soutien de LaRem.

Oui, mais vouloir n'est pas forcément pouvoir. Personne ne peut tout, tout seul, ni Lara Million, ni Jean Rottner. Reste qu'elle a d'indéniables qualités de travail, d'intelligence, de capacité à porter des projets... Donc je l'ai dit à Jean Rottner : « Faites-lui la proposition ! » Je ne sais pas si je serai entendu. C'est à lui, en tant que leader, de prendre l'initiative. Il faut qu'il tende la main à Lara Million, puis qu'ils fassent un pas l'un vers l'autre. C'est une affaire de semaines, voire de jours. Le calendrier qui presse est celui des investitures de LaRem et je fais partie de ceux qui ont souhaité qu'il soit suspendu.
« Je ne suis pas dans le syndrome "statue du commandeur" »

Le récent sondage de l'Ifop reflète votre popularité persistante à Mulhouse (70 % de bonnes opinions). Songez-vous à être un recours ?

Non, vraiment, on ne peut pas être et avoir été. Je ne suis pas dans le syndrome « statue du commandeur ». Je n'ai pas envie de redevenir maire de Mulhouse, pas du tout, et je ne dis pas cela par caprice. Je n'ai pas d'agenda caché. Mais si, dans l'esprit de certains, votre question peut être une incitation à la sagesse, hé bien, tant mieux !
Propos recueillispar Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Emmanuel Macron à Strasbourg : un hommage aux héros de l'attentat

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:25:38

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Emmanuel Macron à Strasbourg : un hommage aux héros de l'attentat
 

 
Emmanuel Macron avec des policiers, place Kléber à Strasbourg, le 14 décembre 2018, trois jours après l'attentat.  Archives L'Alsace/Jean-Marc LOOS
Trois rendez-vous symboliques pour Strasbourg : la présidence française du Conseil de l'Europe, un théâtre dans le quartier européen, un hommage à deux héros de l'attentat de Strasbourg. Alain Fontanel, le premier adjoint (LaRem) au maire de Strasbourg, révèle les détails du programme officiel d'Emmanuel Macron. Ce sera sa deuxième visite depuis l'attentat de Strasbourg.

Le président de la République s'était rendu dans la capitale alsacienne meurtrie, le 14 décembre 2018. Il avait été vu également à Strasbourg, lors d'un déplacement privé, le 23 mai dernier aux obsèques de Charles Kohler, père d'Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée, son plus proche collaborateur. Le 19 février, il était venu en toute hâte à Quatzenheim, après que 96 tombes du cimetière israélite de la commune furent découvertes taguées de croix gammées et d'inscriptions antisémites.
1 Dans l'hémicycle du Conseil de l'Europe et à l'opéra

Accompagné d'Amélie de Montchalin, secrétaire d'État en charge des Affaires européennes, le président commencera la matinée de mardi 1er octobre à 11 h au Conseil de l'Europe où il sera accueilli par Marija Pejcinovic Buric, la nouvelle secrétaire générale. Il interviendra dans l'hémicycle devant les membres de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Son discours sera suivi d'un échange avec les membres de l'assemblée.

Vers 15 h, Emmanuel Macron arrivera à l'Opéra du Rhin, place Broglie, pour une cérémonie organisée par la présidence française du Conseil de l'Europe. Là, accompagné de Franck Riester, le ministre de la Culture, il retrouvera la secrétaire générale du Conseil de l'Europe, mais aussi Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne jusqu'au 1er novembre, et David Sassoli, le président du Parlement européen. Après les discours, l'Orchestre philharmonique de Strasbourg offrira un concert. Au programme : l'Hymne européen et le troisième mouvement de la Symphonie n° 1 de Mahler.
2 Au Maillon, au coeur du quartier européen

Deuxième temps fort : le chef de l'État est attendu vers 16 h au Wacken, où il inaugurera le nouveau théâtre de Strasbourg qui va accueillir le Maillon-Scène européenne. Installé place Adrien-Zeller au Wacken depuis 1999, le Mail-lon s'installe dans un nouvel équipement conçu par l'architecte Umberto Napolitano, à quelques mètres tout juste de ses anciens quartiers. La nouvelle saison du Maillon débutera dans le nouveau théâtre dès novembre prochain.
3 La Légion d'honneur pour un rescapé et un policier

Dernier moment solennel de la visite : aux alentours de 18 h, Emmanuel Macron remettra la Légion d'honneur à deux héros de l'attentat de Strasbourg. Ces deux personnes, l'un gardien de la paix, et l'autre musicien, qui sont intervenus durant l'attentat de Strasbourg en plein marché de Noël, figuraient dans la promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur. Damian Myna, musicien de 28 ans, avait tenté de plaquer au sol le terroriste et avait été grièvement blessé. Touché par cette action héroïque, Alain Fontanel avait écrit au président de la République pour proposer d'inscrire son nom dans la promotion de la Légion d'Honneur.
Dominique DUWIG

 

 
 

 

«Strasbourg mérite le soutien indéfectible de l'État»

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:28:17

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

La ville en débat Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin
«Strasbourg mérite le soutien indéfectible de l'État»
Dans une tribune publiée à la veille de la visite d'Emmanuel Macron mardi à Strasbourg, Frédéric Bierry (*) demande à l'État de « s'engager concrètement à renforcer les infrastructures nécessaires à Strasbourg pour qu'elle puisse tenir son rang international ».

 
 

 
Le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry.
« L'Alsace, l'Europe et la République ont en commun d'être entrées ensemble sous les feux croisés de l'Histoire. Au sortir du second conflit mondial, cette Histoire est, comme chacun sait, singulièrement dramatique. Elle vient de mettre à mal comme jamais les droits de l'Homme.

C'est pourquoi le Traité de Londres de mai 1949 crée le Conseil de l'Europe et l'installe à Strasbourg pour en faire le gardien vigilant de ce nouvel espace de démocratie, de liberté et de sauvegarde des droits de l'Homme que représente l'Europe juridique et politique naissante.

Strasbourg, siège du Conseil de l'Europe, cela fait sens et chacun comprend la portée du symbole.

Aujourd'hui, le Conseil de l'Europe et le Parlement européen sont intimement liés à Strasbourg au même titre que la Cour européenne des Droits de l'Homme et de très nombreuses institutions européennes de premier rang.

Les institutions ancrées à Strasbourg sont constitutives de sa profonde identité européenne enracinée ici en Alsace. Strasbourg est - pour la France - autant aux avant-postes diplomatiques que géographiques de l'Europe.

Et, Strasbourg mérite le soutien indéfectible de l'État, d'une part pour honorer les engagements qui la lient à l'Europe et, d'autre part, pour tenir son rang diplomatique.

La République sait tout cela. La République sait que Strasbourg est terre d'Europe, que Strasbourg rayonne pour la France et pour l'Europe.
« Renforcer les infrastructures nécessaires à Strasbourg »

Mais la République doit s'engager à présent à faire mieux que d'honorer les traités. Elle doit notamment s'engager concrètement à renforcer les infrastructures nécessaires à Strasbourg pour qu'elle puisse tenir son rang international. Son aéroport et ses liaisons en sont les vivants exemples.

C'est pourquoi nous appelons solennellement Monsieur le président de la République à bien vouloir considérer que l'État peut et doit pouvoir apporter sa pierre à la consolidation de l'édifice européen de Strasbourg par une stratégie dédiée et des engagements factuels qui contribueront à renforcer l'identité comme l'attractivité européenne de Strasbourg.

Parce que Strasbourg et l'Europe ne font plus qu'une, l'État pourra compter sur le Conseil départemental du Bas-Rhin de ce jour et sur la Collectivité européenne d'Alsace de demain. L'un et l'autre ne ménageront pas leurs efforts pour être à ses côtés.

Parce que Strasbourg, Monsieur le Président de la République, pour vous comme pour nous, est une ville capitale. »
(*) Frédéric Bierry (LR) est le président du conseil départemental du Bas-Rhin

(*) Frédéric Bierry (LR) est le président du conseil départemental du Bas-Rhin

 
 

 

Une initiative trop identitaire pour rassembler

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:17:54

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Une initiative trop identitaire pour rassembler
 

 
Marion Maréchal et son compagnon Vincenzo Sofo, membre de la Ligue du Nord. Photo Sameer AL-DOUMY/AFP
Y a-t-il une place pour Marion Maréchal dans le paysage politique actuel ? C'est hors sujet, répondent ses amis, qui organisaient ce samedi la première convention de la droite à Paris, avec des intellectuels et des élus de droite, du Rassemblement national (RN), des Républicains, du parti chrétien démocrate...

Eric Tegner, ancien frontiste ambitieux passé chez LR, François de Voyer, ancien RN à la tête du collectif Audace, et Jacques de Guillebon, directeur du magazine d'extrême droite L'incorrect, travaillent à l'affaissement des digues entre les droites.
Un terreau fertile

En réunissant 2 000 personnes, dont Marion Maréchal, l'essayiste Eric Zemmour et l'Américaine trumpiste Candice Owens, ils labourent un terreau fertile. Le parti Les Républicains est sous la barre des 10 % et Marine Le Pen fait figure d'épouvantail pour une partie de la droite.

Les regards se tournent naturellement vers Marion Maréchal (qui ne s'appelle plus Le Pen). Elle milite pour l'union des droites quand sa tante préfère le clivage entre populistes et mondialistes.

« C'est de la connerie tout ça », balaye Robert Ménard, maire sans étiquette de Béziers (soutenu par le RN). « La question centrale qui nous sépare des populistes de gauche, c'est l'immigration. Jamais on ne pourra s'entendre avec eux ! »
Pas une écurie présidentielle

Alors que les organisateurs jurent que la convention de la droite est un espace de débat et pas une écurie présidentielle, Robert Ménard, lui plaide pour l'urgence de trouver un candidat pour 2022. « J'en ai assez des excuses des uns ou des autres », lance-t-il visant sans la nommer Marion Maréchal.

« La droite est la plus bête du monde », déplore de son côté Eric Zemmour, se désespérant à l'avance d'un duel Macron-Le Pen en 2022, gagné par l'actuel président. Récemment condamné pour provocation à la haine religieuse, il s'est lancé dans une diatribe très radicale, centrée sur le rejet de l'islam et sur la théorie du grand remplacement.
La nostalgie pour projet

« Vous avez raison d'avoir peur, c'est votre survie qui est en jeu », a conclu le polémiste controversé devant une salle plus attentive que militante.

« La nostalgie ne fait pas un projet », lui a répondu le philosophe Raphaël Enthoven, venu apporter la contradiction avant de conclure : « Vous êtes beaucoup trop réac' pour gagner quoi que ce soit. »

Marion Maréchal, dont le but est d'élargir l'audience de la droite, sait qu'elle devra dépasser la frange traditionnelle et identitaire, largement représentée samedi. « Demain, j'en suis intimement convaincue, nous serons au pouvoir », a-t-elle lancé à l'estrade en prônant l'union des droites. Pour le moment, elle n'a pas les moyens d'inquiéter les Républicains ni même le Rassemblement national.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

La centrale de Mühleberg s'arrêtera le 20 décembre

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:24:36

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

La centrale de Mühleberg s'arrêtera le 20 décembre
 

 
C'est la première fois qu'une centrale s'arrêtera en Suisse. DR
Avant même la votation suisse ayant décidé la sortie progressive du nucléaire (par 58,2 %, le 21 mai 2017), l'exploitant BKW (Berner Kraftwerke) avait annoncé l'arrêt de sa centrale de Mühleberg, en fixant d'emblée la date du 20 décembre 2019, désormais imminente. La société jugeait que ce réacteur de 373 MW, situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale helvétique et en service depuis 1972, avait fait son temps et que les investissements nécessaires pour prolonger son activité ne seraient pas rentables.

Trois mois avant l'échéance, BKW a fait savoir, que les préparatifs se déroulaient comme prévu. La réduction de la puissance débutera le 20 décembre, à partir de 1 h du matin. La déconnexion du réseau aura lieu à 12 h 30, lorsque des collaborateurs appuieront simultanément sur deux boutons.

Les travaux de démantèlement débuteront le 6 janvier 2020, avec, d'ici octobre, le démontage de gros composants - turbines, générateurs de vapeur, circuits de préchauffage... BKW prévoit le retrait des éléments combustibles en 2024 et une disparition totale de la radioactivité en 2031. Mais celle-ci diminuera très vite et très fortement après la fermeture de la centrale : trois mois après, selon l'exploitant, on ne mesurera plus qu'un millième des radiations actuelles sur le site. Ce dernier n'accueillera pas de nouvelle activité avant 2034.

BKW prendra en charge l'intégralité des coûts du chantier (927 millions de francs suisses) et de gestion des déchets (1,43 milliard de francs). Ce démantèlement est une première en Suisse.

 

 
 

 

Grand est Soigner la politique patrimoniale

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:07:59

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Grand est  
Soigner la politique patrimoniale
Comment gérer la politique patrimoniale dans le Grand Est ? Réponses avec Pascal Mangin et Mireille-Bénédicte Bouvet.
 

 
« Nous menons une politique constante de soutien au patrimoine », explique Pascal Mangin, président de la Commission Culture à la région Grand Est. Dans un territoire qui « compte plus de monuments protégés que l'Ile-de-France », cette action prend trois formes : un appui scientifique ; une politique de médiation ; des interventions financières au service des projets. Les interventions en milieu rural sont plus nombreuses que celles en milieu urbain.

Depuis 2016, 580 aides spécifiques ont été ainsi apportées et le budget alloué à ces opérations est en hausse. « La capacité de services est sans commune mesure avec ce qu'il était avant la constitution de la région Grand Est. Le président Rottner a souhaité engager 5 millions d'euros de crédits supplémentaires », souligne Pascal Mangin. « Et, poursuit le même, avec l'idée d'utiliser ces crédits pour de petites communes. [...] Nous sommes l'une des rares régions à protéger indifféremment les édifices remarquables privés ou publics ». Et quand des travaux urgents sont à entreprendre (exemple : lutte contre la mérule), les soutiens de la Région sont « rapides et souples ».
« Restaurer peut être plus rentable que détruire et reconstruire »

L'autre nouveauté concerne la restauration des bâtiments à pans de bois - dont les colombages -- en Alsace, en Moselle mais aussi en Champagne. Le travail se fait là en lien avec les associations actives dans ce domaine. Enfin troisième volet : protéger le patrimoine architectural du XXe siècle. Ainsi l'usine Le Corbusier à Saint-Dié, mais aussi quelques églises majeures. La région Grand Est entend, par ailleurs, venir en aide aux petites communes pour la restauration des monuments aux morts.

Pour Mireille-Bénédicte Bouvet, conservateur en chef du patrimoine, deux points importants doivent être relevés :

1. La Région ne fait rien toute seule ; elle ne se met pas à la place des porteurs de projets. Il « s'agit de mutualiser, de constituer des réseaux pour partager les connaissances des uns et des autres ».

2. La Région participe à la formation des acteurs de terrain pour transmettre les connaissances : comment restaurer, comment protéger dans les petites communes ; aider les associations historiques et patrimoniales à travers le Comité d'histoire régional. « Il y a une pratique amateur du patrimoine qu'il ne faut pas oublier », relève la même.

Et en matière de restauration du bâti, la Région propose des expertises des bâtiments et des aides pour « faire mieux, pas plus ». Ainsi face à un édifice donné, l'on va « identifier la nature de la restauration - exemple : lutte contre la mérule - ; agir prioritairement sur le clos et le couvert pour sécuriser le bâtiment ; travailler en partenariat pour choisir les meilleurs matériaux en vue d'une restauration durable. La Fondation du patrimoine du Grand Est reçoit des financements de la Région. Il faut identifier les projets qui permettent une collaboration du privé/public, dit encore la même, pour optimiser l'aide qui doit être « qualitative ».

La Région se montre rigoureuse sur le caractère d'expertise professionnelle : «S'il n'y a pas d'architecte pour un projet, on dit non ». De même il faut choisir des entreprises avec un savoir-faire. Le choix est large : « La région Grand Est compte sur son territoire 5 000 emplois dans la restauration du patrimoine ». Un autre point est mis en avant : le développement durable. « Restaurer peut être plus rentable que détruire et reconstruire ». Il constitue avec l'aménagement du territoire et l'attractivité touristique les trois lignes directrices de la politique patrimoniale du Grand Est qui « dispose de moyens conséquents et d'une qualité d'expertise », insiste Pascal Mangin.
Christine ZIMMER

 

 
 

 

Journées Alzheimer

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:11:41

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Haut-Rhin
Journées Alzheimer
 

 
En ce mois de septembre, le conseil départemental du Haut-Rhin et les MAIA, en collaboration avec de nombreux partenaires, proposent dans différents sites haut-rhinois, la projection d'un documentaire Ensemble, proposant une réflexion sur le lien social des personnes dépendantes et des aidants au travers d'initiatives innovantes.

Les rendez-vous :

À Altkirch : jeudi 3 octobre de 14 h 30 à 18 h 30, Quartier Plessier à Altkirch. Diffusion du documentaire suivi d'un débat animé par le Dr Yann Groc, directeur médical du pôle de Gérontologie clinique adjoint au GHRMSA. Infos : MAIA Trois Pays - Sundgau - 03 68 35 68 08 - maia3ps@haut-rhin.fr

À Riedisheim : jeudi 10 octobre de 14 h 30 à 18 h 30, salle de l'Aronde - 20, rue de l'Alsace. Diffusion du documentaire suivi d'un débat animé par le Dr Yann Groc, directeur médical du pôle de Gérontologie clinique adjoint au GHRMSA. Infos : MAIA Région Mulhousienne - 03 89 36 64 10 - maiamulhouse@haut-rhin.fr

 

 
 

 

Neuf-Brisach Centre de secours Passation de commandement

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 06:58:09

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Neuf-Brisach  Centre de secours
Passation de commandement
Le centre de secours a changé de chef vendredi soir : Patrice Muller a en effet cédé le commandement à son second après avoir été promu adjoint au chef de la compagnie 2 du groupement nord.
 

 
Frédéric Fechter (à gauche), nouveau chef de centre, succède à Patrice Muller
Patrice Muller est sapeur-pompier volontaire depuis le 1er  octobre 1989, lieutenant depuis 2005, capitaine depuis 2014 et chef du centre depuis 2011.

Il revient maintenant à Frédéric Fechter de commander les 47 membres (43 hommes - 4 femmes) du centre de Neuf-Brisach. Sapeur-pompier volontaire depuis le 3 mars 1994, caporal en 1996, caporal-chef en 2001, sergent-chef en 2007, adjudant-chef de groupe adjoint en 2011, lieutenant depuis 2013 après avoir suivi le module chef de garde à l'école nationale des officiers de sapeurs pompiers de Paris, il est marié à Agnès et père de Justine et Tom. Il sera secondé par le lieutenant Frédéric Grettner.

La cérémonie s'est déroulée dans la cour du centre de secours devant un nombreux public : le maire Richard Alvarez, le député Eric Straumann, le sénateur René Danesi, le conseiller régional Christian Zimmermann, des représentants de la gendarmerie, des maires et adjoints des communes alentour, des sapeurs du corps local et des corps des autres communes du secteur ainsi qu'une délégation des pompiers de Breisach. De nombreux habitants de la ville et des communes voisines assistaient également au passage de commandement, entourant la famille des deux protagonistes.

Lors des discours officiels, tous les intervenants ont salué le travail accompli par le capitaine Patrice Muller et souhaité bonne chance au nouveau promu. Le colonel Michel Bour, directeur adjoint du SDIS, a également remarqué la présence d'un nombreux public : « Je vous remercie tous d'être présents, cela nous fait chaud au coeur, nous sommes là pour vous protéger, vous secourir et nous avons besoin de votre soutien ».

Le maire Richard Alvarez a ensuite remis des cadeaux à Patrice Muller, de même que l'amicale des sapeurs pompiers qui a également offert des fleurs aux deux épouses.

La cérémonie était rehaussée par la présence de la fanfare des pompiers d'Obersaasheim-Fessenheim-Rumersheim.

 

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Inauguration du Pôle Jeunesse En hommage à Doris Biller

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 06:57:12

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sainte-Croix-en-Plaine  Inauguration du Pôle Jeunesse
En hommage à Doris Biller
Même s'il est déjà en fonction depuis septembre, le nouveau périscolaire a été inauguré, officiellement, hier, dans la matinée. une cérémonie qui a été suivie de portes ouvertes au public durant l'après-midi.
 

 
Le Pôle Jeunesse Doris-Biller a été inauguré hier.
Ce projet de réhabilitation de l'ancienne bibliothèque, avec ajout d'une extension, pour une surface totale de plus de 800 m², qui se situe sur le site des écoles, a coûté, au global, 1 429 000 euros, dépassant légèrement de 1,27 % le chiffrage initial du budget, comme l'a précisé Jean-Denis Baumann, le 1er adjoint au maire, en charge des chantiers communaux et des travaux, qui était présent presque tous les jours sur le chantier durant près de 16 mois.

Le financement communal a été aidé par l'octroi de subventions de la part de la Caisse d'Allocations Familiales du Haut-Rhin (à hauteur de 248 000 EUR et de 17 400 EUR pour l'installation de la cuisine et pour l'acquisition de mobiliers) et grâce, aussi, au fonds de concours de Colmar Agglo, et ce d'autant que l'Etat n'a pu donner une suite favorable à la sollicitation de subvention communale.

Le maire, François Heymann, a retracé l'historique du périscolaire. Une aventure commencée il y a plus de 20 ans par quelques parents regroupés en association « La Ribambelle » pour la garde collective d'enfants et dont la municipalité a repris le relais le 6 septembre 1999, avec le centre périscolaire communal.

Marie-Joëlle Bellicam, la 3e adjointe au maire, en charge de la jeunesse et de la vie scolaire, a précisé que malgré des effectifs scolaires restés stables entre 1999 et aujourd'hui, avec un effectif de 280 enfants, la progression de la fréquentation du centre périscolaire a été fulgurante en passant de 3 % à 46 % ! Ouvert de 7 h 30 à 18 h 30, il accueille 120 enfants durant la pause méridienne.

Sur proposition d'un membre du Centre Communal d'Action Sociale, il a été décidé de donner le nom « Pôle Jeunesse Doris-Biller » au centre périscolaire, en mémoire de Doris Biller, ancienne adjointe au maire, investie pour sa commune et ses concitoyens, qui a porté le projet et a défendu, avec force et détermination, la nécessité d'une telle structure d'accueil communal malgré, à l'époque, moins de 10 enfants à midi afin de permettre aux familles de concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale. Ce centre étant, aussi, un véritable lieu de co-éducation en contribuant, dès le plus jeune âge, à la vie en collectivité et à la socialisation des jeunes.

Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a insisté sur le fait que l'accueil des enfants était « un enjeu crucial pour les communes ainsi qu'un élément d'attractivité pour les familles ». Eric Straumann a lui évoqué le souvenir de Doris Biller, « connue pour son franc-parler » et a salué la belle réalisation de ce nouveau bâtiment, à l'image de Sainte-Croix-en-Plaine qui a su garder son esprit villageois ! Corinne, la fille de Doris Biller, s'est dite très touchée par ce vibrant hommage.
B.K.

 

 
 

 

Social L'Elan sportif - Mulhouse

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:16:27

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social L'Elan sportif  - Mulhouse
Le parrainage comme porte d'entrée à l'emploi
La 3e action annuelle de Parrainage vers l'emploi s'est déroulée mardi 24 septembre au club l'Élan sportif de Mulhouse. L'occasion pour une dizaine de représentants du monde de l'entreprise de prendre contact avec des demandeurs d'emploi.
 

 
La 3e édition de Parrainage vers l'emploi organisée par le Crepi a été organisée au club Élan sportif de Mulhouse.
Des tables sont installées à l'extérieur des locaux de l'Élan sportif de Mulhouse ce mardi 24 septembre, pour accueillir des responsables de sociétés, des entrepreneurs ainsi que des demandeurs d'emploi. Ils sont là pour la troisième édition de Parrainage vers l'emploi, pilotée par le Crepi (Club régional d'entreprises partenaires de l'insertion) Alsace.

« C'est le conseil départemental qui fait le lien entre les différentes structures d'accompagnement vers l'emploi (Ciarem, Réagir...) pour sélectionner une dizaine de demandeurs d'emploi ou bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) », indique Dorothée Kuras, chargée de mission du Crepi Alsace.

Les chefs d'entreprise et responsables de sociétés présents font partie du Crepi. Pour cette édition, on trouve Ikea, Manpower, Crit, l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), Melfor, Casino Barrière, Randstad et Groupe S. Tous participent bénévolement à cette action. Le Crepi a été créé en 2015 à leur initiative. « C'est la première fois que ce programme se tient à l'Élan sportif, dont les valeurs nous rejoignent. Nous avons comme objectif cette année, la création de binômes employeurs/chercheurs d'emploi, sans condition de niveau. Il suffit d'être volontaire avec un projet personnel bien défini. »
« S'adapterà la nouveauté »

Le but de ces journées est de mettre en présence les différentes personnes, pour réussir l'accompagnement vers l'emploi. « Les employeurs mettent à disposition leur expérience, leurs outils, voire leur réseau pour leur faciliter l'accès au travail. » Ce mardi, il s'agissait de constituer cinq binômes d'ici la fin de l'après-midi.

Pour permettre la rencontre des différentes parties, une initiation à la boxe a été proposée avec un coach de l'Élan sportif sur la base du volontariat. Les précédentes sessions se sont déroulées autour d'une initiation à la pétanque et une autre au fitness et handball.

Nadia, inscrite à l'association Réagir, souhaite « trouver une aide à l'orientation. C'est aussi l'occasion de découvrir un travail que l'on ne connaît pas ». Guillaume Watripon, directeur de la restauration du Casino Barrière de Blotzheim, précise : « Il y a du travail dans nos métiers et nous recrutons tout le temps. Le parrainage est pour nous une nouvelle approche. »

Côté boxe, le défi est simple : « S'adapter à la nouveauté, évaluer le potentiel et apprendre quelques bases. » Tenues de sport et gants rouges enfilés, les stagiaires se lancent sur le ring. Ils participeront ensuite à un job dating.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

L'écomusée textile va monter en gammeet devenir un site majeur

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:13:04

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Parc de Wesserling  Un investissement de 4,2MEUR
L'écomusée textile va monter en gamme et devenir un site majeur
L'écomusée textile de Wesserling monte en gamme pour devenir un site touristique majeur d'Alsace. Les collectivités et l'État investissent 4,2MEUR dans la restauration du château et la refonte complète de ce fleuron patrimonial de l'industrie textile. Ouverture au printemps 2022
 

 
Le Château de Wesserling sera en 2022 la nouvelle porte d'entrée d'un Écomusée textile repensé. Le site, qui accueille aujourd'hui 90 000 visiteurs par an, espère atteindre les 150 000.
C'est l'histoire d'un sauvetage compliqué qui aura pris plus de trente ans. Celui d'un site industriel prestigieux né au XVIIe siècle, qui abrita au XVIIIe siècle une Manufacture royale puis devint, à l'ère industrielle, un site de production et d'innovation de renommée mondiale, avant de sombrer corps et âme à la charnière des XXe et XXIe siècles dans la crise de l'industrie textile.

Corps et âme ? Finalement non. Grâce à l'engagement, dès 1986, de l'Association de Sauvegarde du Parc de Wesserling (ASPW) et au rachat, la même année, de la partie non-industrielle par le Département du Haut-Rhin, le grand corps malade de cette cité usine unique en son genre aura été sauvé, réanimé, et son âme farouchement conservée.

Symbole des lieux, le château, ancien logis des grands barons de l'industrie devenu cité ouvrière puis friche, va échapper à la ruine et revivre. « Ce sera, en 2022, la nouvelle porte d'entrée de l'Écomusée textile de Wesserling », se réjouit François Tacquard, président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA) et de l'ASPW.
Un nouveau parcours muséal unifié

L'État, via la Direction régionale des affaires culturelles, la Région Grand Est, le conseil départemental du Haut-Rhin, et la CCVSA se sont entendus pour mettre sur la table 4,2MEUR englobant aussi un quart de fonds européens.

Le nouveau Wesserling proposera un parcours muséal intérieur et extérieur inédit englobant les différentes parties du site. Au château, les visiteurs trouveront des évocations de l'indiennage au XVIIIsiècle, de la vie des grands patrons du textile au XIXe et au début du XXe siècles. « Ils traverseront ensuite les jardins et chemineront vers la Ferme, qui présentera la vie des ouvriers-paysans dans la vallée et le rôle des animaux dans l'activité industrielle ». Suivront la visite de la Grande Chaufferie, où seront évoquées l'énergie et la pollution industrielle, « puis celle du laboratoire de l'usine, qui sera aussi un laboratoire du XXIe siècle équipé d'un Fablab dédié aux créateurs textiles contemporains ».
Un chantier en 2020 et 2021

Les travaux démarreront au château d'ici deux semaines. 2020 sera consacrée au gros oeuvre et aux façades. 2021 aux aménagements intérieurs et à ceux des cheminements reliant les différentes parties. Le président de la CCVSA se réjouit de « la visibilité nationale » qu'a donnée au Parc le Loto du patrimoine initié par Stéphane Bern, et dont une partie de l'argent ira à la rénovation du château.
Un appel aux dons et aux mécènes

Reste à la charge de la collectivité locale quelque 800 000 EUR, somme qu'elle espère réunir grâce aux dons de particuliers attachés au patrimoine, au mécénat de grandes entreprises textiles françaises, et à l'influent soutien de la Fondation Patrimoine Alsace.

L'ouverture du nouvel Écomusée, grand site, est d'ores et déjà calée pour le 2 avril 2022. À terme, les lieux qui accueillent 90 000 visiteurs par an souhaitent atteindre les 150 000 et devenir un site patrimonial industriel de référence dans le Grand Est et en France.
Jean-Marie ZIPPER & Grégoire GAUCHET Pour faire un don : www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-de-wesserling Voir aussi la vidéo de l'Association de Sauvegarde du Site de Wesserling : « Ensemble sauvons le château de Wesserling » (URL : https://www.youtube.com/watch?v=_KtAaFCVW8Y

Pour faire un don : www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-de-wesserling

 
 

 

Comment la friche de Wesserling a retrouvé une seconde vie
Patiemment, décennie après décennie, sous la houlette de l'Association de Sauvegarde du Parc, de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, du Département, l'ensemble que compose l'ancienne cité usine a été sauvé du démantèlement et de la destruction.

Pour cela, la collectivité a joué sur trois tableaux. Grâce au classement aux Monuments Historiques, les anciennes villas et la grande barrette de logements ouvriers ont été rénovées par des investisseurs privés ouvrant ainsi des droits à défiscalisation.

Une autre partie de la friche a été transformée par la communauté de communes en hôtel d'entreprises et en zone artisanale, soit en tout cent lots représentant, en 2019, 250 emplois.

Troisième volet : le développement touristique. L'actuel écomusée textile, l'Association des Jardins, l'association Patrimoine et Emploi et tous les bénévoles ont largement contribué à installer le Parc dans le paysage touristique alsacien.

Résultat, 33 ans après le rachat de la partie non industrielle du site par le Département et seize ans après l'acquisition de la partie industrielle par la communauté de communes, l'intégrité de cet ensemble a été conservée.

 

markstein - L'avenir en discussion

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:08:44

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

markstein - L'avenir en discussion
 

 
Le Bike Park du Markstein attire de nombreux amateurs de vitesse . Archives L'Alsace /Alice Herry
Présidée par Annick Lutenbacher, la séance plénière des délégué(e)s au syndicat mixte pour l'aménagement du massif du Markstein - Grand Ballon (SMMGB) a, dans sa première partie, permis d'entériner la grille des tarifs ski nordique et ski alpin pour la saison 2019-2020 ; des montants quasi stables en regard de ceux pratiqués la saison précédente. Ainsi, pour domaine skiable Markstein, le forfait individuel en nordique pour la saison est fixé en prévente à 50 EUR et 18 EUR pour les enfants ; en alpin, il est à 320 EUR et 260 EUR pour les jeunes ; les forfaits week-end et journalier augmentent légèrement.
Maison d'accueil du Markstein : début des travaux programmé au printemps 2020

Tout aussi consensuel, le dossier APD concernant la restructuration et l'extension de la Maison d'accueil du Markstein dont la maîtrise d'oeuvre est assurée par le cabinet d'architecture Guillaume Viry. La surface globale du bâtiment sera de 515 m² sur trois niveaux ; le coût prévisionnel est de 1,2 MEUR HT auxquels pourraient s'ajouter autour de 200 000 EUR de prestations supplémentaires ; un montant total à affiner à l'issue de l'appel d'offres aux entreprises.

Le financement sera assuré par le Fonds de développement pour 200 KEUR, des subventions de la Région Grand Est pour 280 KEUR, des fonds européens Feader pour 700 KEUR et 100KEUR déjà inscrits au budget de 2018 ; le solde, qui ne devrait pas excéder 200 KEUR, sera réparti entre le Département et les deux communautés de communes concernées (CCRG et Saint-Amarin). Le début des travaux est programmé pour le printemps de 2020, l'achèvement à l'automne.

Dernier point parfaitement consensuel, celui relatif aux dépenses d'investissement avant le vote du budget 2020. Réunissant pour l'essentiel des élus locaux, le syndicat mixte devrait voir sa composition nominative changer après les élections municipales (et communautaires) du printemps et le vote de son budget primitif n'intervenir qu'après cette échéance ; le comité syndical a donc autorisé sa présidente à engager, liquider et mandater les dépenses d'investissement à hauteur de ce qui légalement possible, soit 25 % du total pour un montant global de 358 552 EUR.

Le conseil a enfin décidé... de ne pas prendre de décision concernant la construction, au Markstein, d'un hangar/abri de 60 m² pour la dameuse ; les conseillers jugent le devis concernant l'intervention du cabinet d'architecture consulté trop élevé (12 400 EUR HT) pour un bâtiment dont le coût ne devrait pas dépasser 50 000 EUR HT. Une consultation élargie devrait, dans les mois prochains, permettre de faire aboutir ce dossier.
Bilan d'étape du fonctionnement du Bike Park

Également été renvoyée (aux calendes grecques ?) la proposition d'un industriel du numérique d'équiper d'un système de réalité virtuelle, payant, les passagers de la luge sur rail ; si le principe (testé par des agents du syndicat mixte) est séduisant, son coût (près de 89 000 EUR sur trois ans pour douze équipements) rend l'amortissement aléatoire, voire improbable.

La présidente a également communiqué aux délégués un bilan d'étape du fonctionnement du Bike Park qui fait l'objet d'une convention d'exploitation précaire. « Si la saison n'est pas terminée, puisqu'il reste deux week-ends (mi-octobre et début novembre), le promoteur a de nombreux retours positifs, avec des usagers (près de 500 en huit jours d'ouverture) qui viennent de tout le Grand Est ». Situé pour partie en zone Natura 2000, le tracé a été critiqué par des associations militant pour un strict respect de nature ; la DDT (Direction départementale des territoires) a fait des contrôles sur le terrain, enquêté, et rendu un avis favorable qui souligne notamment « le respect des zones humides et des cours d'eau [...], ainsi que le rappel régulier aux utilisateurs des règles environnementales élémentaires ». Pour la DDT, il n'y a « pas d'impact négatif sur la zone Natura 2000 », tandis qu'Annick Lutenbacher a souligné que « le Bike Park a également un effet de canalisation pour les pratiquants, qui ne sont donc plus indisciplinés sur les sentiers avoisinants ; les aménagements sont légers, l'exploitant les déplace si besoin pour préserver les sols, et aucun arbre n'a été abattu à cet effet ! ». Pour la saison 2020, l'exploitant souhaite ouvrir le Bike Park trois week-ends par mois et, à terme, tous les jours en été.
La question de la ferme

Dernier dossier à l'étude, qui a mobilisé l'attention des élus et des techniciens présents durant un tour d'horloge, celui relatif à la ferme du Markstein, dont le monde montagnard évoque la (possible) vente, et dont Éric Arnould, délégué de la Communauté de communes de Saint-Amarin et vice-président du SMMGB, a fait son cheval de bataille. Certain que la famille propriétaire a vendu son bien (la ferme et un terrain de cinq hectares la jouxtant, 50 hectares sur le ban de Lautenbach), et que le jeune agriculteur-repreneur envisageait d'abandonner la restauration sur le site, il propose que le syndicat exerce un droit de préemption sur le bâtiment pour en faire un lieu d'accueil pour le ski nordique, y installe un restaurant, aménage un parking ; un investissement qu'il chiffre à plus d'un million d'euros.

Pour Alain Grappe, conseiller départemental, « il est préférable d'inciter, voire d'aider un jeune à s'installer que de se (le syndicat mixte, ndlr) lancer dans un investissement aléatoire ». Pour sa collègue, Marie-France Vallat, « il importe de se rapprocher d'un éventuel repreneur et de le soutenir, pas d'être opérateur » ; des propos approuvés par nombre de délégués.

La présidente a clos le débat, sans vote, en rappelant que « la famille Fernandez, propriétaire de la ferme, dément qu'une vente a eu lieu, et qu'il faudra l'accord de tous ses membres pour qu'une telle situation puisse se concrétiser ; et dans ce cas la pérennisation de la restauration sera assurée ».
B.FZ.

 

 
 

 

Bike park : avis favorable de la DDT

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:13:28

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le Markstein  Syndicat mixte
Bike park : avis favorable de la DDT
Réunion de rentrée ce mercredi pour les délégués au syndicat mixte pour l'aménagement du massif du Markstein/Grand Ballon ; peu de décisions essentielles... mais des discussions souvent centrifuges.
 

 
«Le bike park a un effet de canalisation pour les pratiquants», estime la présidente du syndicat, Annick Lutenbacher.
Présidée par Annick Lutenbacher, cette séance plénière a, dans sa première partie, entériné la grille des tarifs « ski nordique » et « ski alpin » pour la saison hivernale 2019-20.
Forfaits : des montants stables

Pour le strict domaine skiable « Markstein » le forfait individuel en nordique pour la saison est fixé en prévente à 50 EUR et à 18 EUR pour les enfants ; en alpin, il est à 320 EUR et à 260 EUR pour les jeunes (inchangé) ; les forfaits « week-end » et « journalier » augmentent légèrement.
Maison d'accueil

Tout aussi consensuel, le dossier APD concernant la restructuration et l'extension de la maison d'accueil du Markstein dont la maîtrise d'oeuvre est assurée par le cabinet d'architecture Guillaume Viry. La surface globale du bâtiment sera de 515 m² sur trois niveaux ; le coût prévisionnel est de 1,2 MEUR HT auxquels pourraient s'ajouter autour de 200 000EUR de prestations supplémentaires ; un montant total à affiner à l'issue de l'appel d'offres aux entreprises. Le financement sera assuré par le Fonds de développement pour 200 000EUR, pour 280 000EUR par des subventions de la Région Grand Est, 700 000EUR des fonds européens Feader et 100 000EUR déjà inscrits au budget de 2018 ; le solde, qui ne devrait donc pas excéder 200 000EUR, sera réparti entre le département et les deux communautés de communes concernées (CCRG et Saint-Amarin). Le début des travaux est programmé pour le printemps de 2020, l'achèvement à l'automne.
Avant 2020

Dernier point parfaitement consensuel, celui relatif aux « dépenses d'investissement avant le vote du budget 2020 ». Réunissant pour l'essentiel des élus locaux, le syndicat mixte devrait voir sa composition nominative changer après les élections municipales (et communautaires) du printemps et le vote de son budget primitif n'intervenir qu'après cette échéance ; le comité syndical a donc autorisé sa présidente à « engager, liquider et mandater les dépenses d'investissement » à hauteur de ce qui légalement possible, soit 25 % du total pour un montant global de 358 552 EUR.
Pas encore d'abripour la dameuse

Le conseil a enfin décidé... de ne pas prendre de décision concernant la construction, au Markstein, d'un hangar/abri de 60 m² pour la dameuse ; les conseillers jugent le devis concernant l'intervention du cabinet d'architecture consulté trop élevé (12 400 EUR HT) pour un bâtiment dont le coût ne devrait pas dépasser 50 000 EUR HT. Une consultation élargie devrait, dans les mois prochains, permettre de faire aboutir ce dossier.
Luge : la réalité virtuelle attendra

A également été renvoyée (aux calendes grecques ?) la proposition faite par un industriel du numérique d'équiper d'un système de réalité virtuelle, payant, les passagers de la luge sur rail ; si le principe (testé par des agents du syndicat mixte) est séduisant, son coût (près de 89 000 EUR sur trois ans pour douze équipements) rend l'amortissement aléatoire voire improbable.
Bike park : pas d'impact négatif, selon la DDT

La présidente a également communiqué aux délégués un bilan d'étape du fonctionnement du bike park qui fait l'objet d'une convention d'exploitation précaire. « Si la saison n'est pas terminée, puisqu'il reste deux week-ends (mi-octobre et début novembre), le promoteur a de nombreux retours positifs, avec des usagers (près de 500 en huit jours d'ouverture) qui viennent de tout le Grand Est ». Situé pour partie en zone Natura 2000, le tracé a été critiqué par des associations militant pour un strict respect de nature ; la DDT (Direction départementale des territoires) a fait des contrôles sur le terrain, enquêté... et rendu un avis favorable qui souligne notamment « le respect des zones humides et des cours d'eau [...] ainsi que le rappel fait régulièrement aux utilisateurs des règles environnementales élémentaires ». Pour la DDT, il n'y a « pas d'impact négatif sur la zone Natura 2000 », tandis qu'Annick Lutenbacher a souligné que « le bike park a également un effet de canalisation pour les pratiquants... qui ne sont donc plus, indisciplinés, sur les sentiers avoisinants ; les aménagements sont légers, l'exploitant les déplace si besoin pour préserver les sols... et aucun arbre n'a été abattu à cet effet ! ». Pour la saison 2020, l'exploitant souhaite ouvrir le Bike Park trois week-ends par mois et à terme tous les jours en été.
Ferme du Markstein :urgent d'attendre

Dernier dossier à l'étude, qui a mobilisé l'attention des élus et des techniciens présents durant un tour d'horloge, celui relatif à la ferme du Markstein, dont le monde montagnard évoque la (possible) vente et dont Éric Arnould, délégué de la CC de Saint-Amarin et vice-président du SMMGB, a fait son cheval de bataille. Certain que la famille propriétaire a vendu son bien (la ferme et un terrain de 5 ha la jouxtant, 50 ha sur le ban de Lautenbach) et que le jeune agriculteur-repreneur envisageait d'abandonner la restauration sur le site... il propose, longues explications et attendus à la clef, que le syndicat exerce un droit de préemption sur le bâtiment pour en faire un lieu d'accueil pour le ski nordique, y installe un restaurant, aménage un parking... un investissement qu'il chiffre à plus d'un million d'euros ! Pour Alain Grappe (conseiller départemental), « il est préférable d'inciter voire d'aider un jeune à s'installer que de se lancer dans un investissement aléatoire » ; pour sa collègue Marie-France Vallat « il importe de se rapprocher d'un éventuel repreneur et de le soutenir, pas d'être opérateur » ; des propos approuvés par nombre de délégués.

La présidente clôt le débat, sans vote, en rappelant que « la famille Fernandez, propriétaire de la ferme, dément qu'une vente ait eu lieu et qu'il faudra l'accord de tous ses membres pour qu'une telle situation puisse se concrétiser ; et dans ce cas la pérennisation de la restauration sera assurée ».
B.FZ.

 

 
 

 

diefmatten - Un parc d'activités de sept hectares

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:10:56

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

diefmatten - Un parc d'activités de sept hectares
 

 
Un nouveau parc d'activités a vu le jour, il a été inauguré samedi par les élus locaux à Diefmatten. Photo L'Alsace /Florian ZOBENBIEHLER
Après Retzwiller et Hagenbach, Diefmatten a désormais aussi sa zone d'activités pour favoriser l'implantation d'entreprises. Les élus locaux, ainsi que le président de la Région Grand Est Jean Rottner, étaient réunis samedi matin entre l'A36 et la RD483 pour inaugurer officiellement cet espace de sept hectares avec quatre parcelles de terrain viabilisées et optimisées pour l'installation d'entreprises. Une zone, située non loin du rond-point de Soppe-le-Bas, qui s'étend au sein d'espaces renaturés et qui dispose de la fibre optique. Coût des travaux : 1 400 000 EUR hors taxes.
« Dynamiser le secteur en complétant l'offre économique »

« Ce parc d'activités Sud Alsace Largue symbolise à mon sens une nouvelle génération de zone d'activités à haute qualité environnementale. Il permet de rapprocher l'emploi des zones rurales ou semi-rurales pour compenser les problématiques actuelles de mobilité et d'emploi. C'est un parc d'activités connecté au très haut débit. Mais aussi un parc qui valorise la durabilité et l'écoresponsabilité avec la prise en compte du cycle de l'eau au coeur de la zone ou par la renaturation d'un fossé d'irrigation qui, je l'espère, sera demain un nouveau vivier de biodiversité », s'est réjoui le président de la communauté de communes Sud Alsace Largue, Pierre Schmitt.

« Ce parc est idéalement situé à mi-chemin entre Belfort et Mulhouse, à proximité de deux grands axes routiers, et il va dynamiser le secteur en complétant l'offre économique déjà présente » a souligné Rémy With, premier vice-président du conseil départemental. Le Département a d'ailleurs accompagné financièrement l'implantation de la zone d'activités intercommunale de Diefmatten par une subvention de 280 000 EUR.

Après l'inauguration ce week-end, les élus de la communauté de communes Sud Alsace Largue planchent désormais sur l'installation d'entreprises dans cet espace.
F.Zo.

 

 
 

 

BURNHAUPT LE BAS - La tour Eiffel inaugurée

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 06:54:35

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

BURNHAUPT LE BAS - La tour Eiffel inaugurée
 

 
Cadeau de Pierrette et Bernard Cacheux, la tour Eiffel de Burnhaupt-le-Bas a été inaugurée. DR
Comment une tour Eiffel s'est-elle retrouvée devant la caserne des sapeurs-pompiers de Burnhaupt-le-Bas ? Après les attentats parisiens du 13 novembre 2015, en hommage aux victimes, la municipalité avait décidé de placer, pour quelque temps, une tour Eiffel de plus de six mètres de haut aux abords de la mairie. Cette tour, entièrement galvanisée et réalisée en fer à béton, avait la particularité d'avoir été fabriquée à Burnhaupt-le-Bas, par l'entreprise Vos Arts Déco.
Un cadeau inattendu

Plus tard, en 2017, deux habitants, Pierrette et Bernard Cacheux, originaires respectivement d'Orléans et de Dieppe, fêtent leurs noces de diamant. À cette occasion, déçus par le fait que la tour Eiffel avait été enlevée, ils annoncent à Alain Grieneisen, maire de la commune : « Cette tour Eiffel, nous allons l'offrir à la commune » et cela en remerciement du bon accueil qui leur a été fait depuis leur arrivée en 1990.

La municipalité a cherché, non sans mal, un emplacement pérenne pour installer le monument désigné avec humour comme « cadeau empoisonné » par Pierrette Cacheux. Une convention a finalement été signée entre la commune et Brigitte Klinkert, présidente du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Haut-Rhin, afin de placer la tour Eiffel devant la caserne des sapeurs-pompiers, ce qui lui donne une bonne visibilité depuis la rocade de la RD466, l'axe routier qui longe la commune.

La tour mesure 6,48 mètres de haut, sa base est un carré de 2,40 mètres de côté et elle pèse 630 kg. Son sommet, qui représente une pointe de crayon, est un hommage aux dessinateurs morts lors de l'attentat de Charlie Hebdo en 2015.

Il y a quelques semaines, le monument a été officiellement inauguré en présence notamment de Pierrette et Bernard Cacheux, de M. Bleyer, responsable de Vos Arts Déco/Profer 68, du capitaine Daniel Richert, chef de centre pour le SDIS 68, du maire et de ses adjoints. Une plaque portant le nom des généreux donateurs a été placée depuis peu sur l'édifice.

 

 
 

 

Des visages sur des maux, et des mots sur des peines

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 06:56:40

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Des visages sur des maux,

et des mots sur des peines

 

Lecture du message de la secrétaire d'État par le secrétaire général de la préfecture. Photo DNA

Ce rendez-vous de la fidélité a lieu chaque année à la date du 25 septembre. Il rend un hommage solennel aux anciens harkis et aux membres des formations supplétives ou assimilées qui ont combattu aux côtés de la France en Algérie.

La République française se souvient de leur engagement et proclame sa reconnaissance pleine et entière. Dans des temps difficiles, ils ont choisi la France, qu'ils ont servie avec loyauté et abnégation. L'histoire des harkis qui est douloureuse, car elle est aussi le récit d'un abandon et d'un déracinent, fait pleinement partie de l'histoire de France. De nombreuses personnalités civiles et militaires ont assisté à la cérémonie, rehaussée par un piquet d'honneur en armes du 152e régiment d'infanterie de Colmar.

Exigence de vérité

Étaient présents le secrétaire général de la préfecture et sous-préfet Jean-Claude Geney, le maire de Colmar Gilbert Meyer accompagné du maire junior Corentin Dennomay et de plusieurs adjoints, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, ainsi que Murielle Burger, directrice de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Plusieurs présidents et membres d'associations patriotiques étaient représentés par leurs porte-drapeaux et fanions. Le sous-préfet a procédé à la lecture du message de la secrétaire d'État auprès du ministre des armées.

Sept gerbes déposées

Un texte qui exprimait l'exigence de la vérité de la part de la France, reconnaissant avoir manqué à son devoir de protection et d'accueil.

Mais parce que les blessures sont toujours vives, le président de la République souhaite prolonger le travail de reconnaissance, de réparation et de solidarité en faveur des anciens harkis et de leurs enfants.

Une reconnaissance qui passe par le travail de mémoire et de transmission, notamment en direction des jeunes générations. Mettre des visages sur des maux et mettre des mots sur des peines, c'est transmettre.

Sept gerbes ont été déposées par les autorités, précédant la sonnerie aux morts et l'hymne national. Le salut aux emblèmes a mis un terme à cette cérémonie qui réhabilite une page d'histoire trop longtemps oubliée.

 

 

 

 

Martial REHEISSER

Directeur de la Communication

Auprès du Cabinet de la Présidente

 

Tel. : 03 89 30 60 70

Port. : 06 30 52 37 63

Email : reheisser@haut-rhin.fr

   

 

Pour ses 50 ans, le pèlerinage à Mariastein inaugure son chemin

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:14:17

© Dna, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

LEVONCOURT  Groupe des marcheurs (GML)
Pour ses 50 ans, le pèlerinage à Mariastein inaugure son chemin
Les marcheurs de Levoncourt fêtent le 50e anniversaire de leur association samedi 5 octobre par un pèlerinage au monastère de Mariastein en Suisse, qui, pour être traditionnel, revêtira ce jour-là un caractère solennel particulier. On inaugurera le chemin officiel du pèlerinage d'une trentaine de kilomètres.
 

 
Joseph Gissinger, président du groupe des Marcheurs de Levoncourt (4e à partir de la g.), entouré de membres de l'association et du Club vosgien, du président de l'office de tourisme, François Cohendet, conseillère départementale du canton d'Altkirch, Sabine Drexler, d'un moine de l'abbaye et de l'abbé Peter Von Sury (à d.)
Ce chemin officiel est un peu le miroir local d'une seule étape du célèbre chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le président de l'association des marcheurs de Levoncourt Joseph Gissinger soutenu par ses nombreux amis dans sa volonté de marquer le tout premier départ organisé au départ de Levoncourt pour le haut-lieu de pèlerinage suisse le samedi 3 octobre 1970, a arrêté un programme digne de ce bel événement, ouvert à toutes et tous.

Un programme chargé de symboles où l'amitié est prépondérante, et qui comporte une forte charge émotionnelle comptant dans l'accomplissement de cette journée du 5 octobre. Il y aura aussi des actes de reconnaissance pieux, telle cette remise d'un ex-voto au père abbé Peter Von Sury qui dirige l'abbaye de Mariastein (Notre-Dame-de-la-Pierre).

C'est en 1646 que les premiers moines arrivèrent pour y ériger le cloître. L'abbaye aujourd'hui se compose d'une basilique, d'un couvent, d'une bibliothèque et d'un bâtiment d'accueil spirituel pour les pèlerins et autres visiteurs désireux de découvrir ou de se recueillir à la chapelle miraculeuse (voir encadré).

C'est d'ailleurs dans une des salles de cette partie ouverte au public qu'une délégation des marcheurs de Levoncourt, avec à sa tête Joseph Gissinger accompagnée des représentants des organismes apportant leur soutien à cet événement, a été reçue récemment par l'abbé Von Sury pour codifier cette journée solennelle.

C'est un Joseph Gissinger ému qui a déroulé le programme avec force anecdotes à la marge tirées de l'épopée des premiers pèlerinages en partance de Levoncourt. Des détails « historiques » qui sont venus illuminer la raison d'officialiser l'itinéraire.

Ce dernier a en partie été balisé par les bénévoles du Club Vosgien, et par le tourisme pédestre en Suisse, après avoir reçu l'autorisation des autorités soleuroises. Le chemin du pèlerinage en partance de Levoncourt comprend quatre étapes (voir encadré ci-dessous). Ainsi chaque personne peut choisir son lieu de départ, chacun étant accessible en voiture avec possibilité de parking.

Cette formidable initiative prise par les membres de l'association des marcheurs de Levoncourt a été soutenue sans réserve par le Conseil départemental, représenté par la conseillère départementale Sabine Drexler, ainsi que par l'office de tourisme Sud Alsace, présidé par le maire de Ferrette François Cohendet, et des membres de la section du Club Vosgien du Jura Alsacien.
JJT

 

 
 

 

Michelbach et ranspach le bas - Top départ pour le pôle intercommunal

Publié dans le panorama le Dimanche 29 septembre 2019 à 07:10:16

© L'alsace, Dimanche le 29 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

Michelbach et ranspach le bas - Top départ pour le pôle intercommunal

 

 
La pose de la première pierre par les élus et représentants de l'Etat présents. Photo L'Alsace /M.D.
Le compte à rebours est lancé. Le samedi 28 septembre, sur les coups de 11 h, Julien Schiklin, maire de Michelbach-le-Bas, et Sandra Muth, maire de Ranspach-le-Bas, ont officiellement posé la première pierre du pôle intercommunal. Destiné à accueillir une nouvelle caserne de pompiers, une école et un centre périscolaire, le projet devrait être fini pour la rentrée prochaine, après plusieurs années de débats et péripéties politiques.

« On prend le bébé en cours de route, s'amuse Sandra Muth. L'idée de réunir nos deux communes autour de ce complexe est celle de Catherine Troendlé. » Forcée de démissionner de son mandat de maire de Ranspach-le-Bas pour éviter le cumul des mandats, l'actuelle sénatrice du Haut-Rhin avait souhaité, dès 2003, au vu des problématiques liées aux effectifs scolaires, se rapprocher du voisin Michelbach-le-Bas. « Je tenais à être là aujourd'hui pour voir le lancement de ce rêve que j'avais eu de réunir nos deux communes », confie la vice-présidente du Sénat, non sans émotion.

Le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, Christelle Viller, du conseil régional, Pascale Schmidiger et Max Delmond du conseil départemental, Jean-Marc Deichtmann, de Saint-Louis agglo, Jacques Rimeize, de la Caisse d'allocations familiales, et le capitaine Giles Serry, des pompiers de Saint-Louis, étaient également présents.
Un long chemindepuis 2011

« Au départ, ce projet devait réunir non seulement nos deux communes mais aussi celle de Ranspach-le-Haut, raconte Catherine Troendlé. Mais les investissements qu'ils ont déployés pour agrandir leur école maternelle et la construction de nouveaux lotissements ont représenté des contraintes imprévues, qui les ont poussés à se rétracter. »

Dès 2011, lors de la révision du Plan d'occupation des sols (Pos) et Plan local d'urbanisme (Plu), les trois communes ont cherché un site pour créer une école commune. « Nos effectifs scolaires étaient de plus en plus importants, explique Sandra Muth. À l'époque, nous pensions au terrain derrière l'école de Ranspach-le-Haut ou à celui derrière les terrains de sport. » En 2016, les pompiers de Ranspach-le-Bas et ceux de Michelbach-le-Bas cherchent à se rapprocher, afin d'éviter, notamment, la fermeture du deuxième centre de secours.

Après deux changements de municipalité et quelques péripéties politiques, le projet de pôle intercommunal voit le jour à Ranspach-le-Bas, sur la RD12B1, grâce au travail de Sandro Depin, du cabinet d'architecture Ideaa, et d'Antoine Crupi, du cabinet éponyme.
Un projet novateur,un exemple à suivre

« Nous avons conçu ce projet comme un trait d'union entre les deux communes. C'est un site exceptionnel, avec une vue magnifique et la proximité de la nature », confie Sandro Depin, maître d'oeuvre. « Il nous a quand même donné du fil à retordre, relève son collègue Antoine Crupi. Nous avons dû composer avec un terrain complexe, avec pas moins de dix mètres de dénivelé. »

Le préfet Laurent Touvet a salué la volonté de concevoir les bâtiments avec des matériaux ayant une empreinte carbone allégée. « Je me réjouis également que ce projet fasse cohabiter plusieurs âges, plusieurs générations. Je souhaite que cet exemple soit suivi par d'autres communes. »

Le résultat est « novateur », s'enthousiasment les maires des deux communes, puisqu'il regroupera en un ensemble homogène le centre de première intervention (CPI), une école maternelle et élémentaire (baptisée Les Coquelicots) et un accueil périscolaire. « Ce qui est fou, c'est que pour une fois ce sont les communes qui ont anticipé les besoins de leurs citoyens, explique le conseiller départemental Max Delmond. Elles n'ont pas eu à subir une décision de fusion de l'Éducation nationale et, pour le coup, elles donnent à voir un projet qui leur ressemble. »

Le pôle intercommunal, qui devrait âtre achevé dans dix-huit mois, sera géré par le syndicat à vocation multiple RaMi (pour Ranspach-le-Bas et Michelbach-le-Bas), en concertation avec les deux communes. « La création de ce pôle nous a demandé un dialogue permanent, souligne Julien Schiklin. Nous sommes sur la même longueur d'onde et nous continuerons de travailler main dans la main. »
Marie DEDEBAN