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A l'Elysée, l'émotion des Français

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:03:55

© L'alsace, Samedi le 28 Septembre 2019
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A l'Elysée, l'émotion des Français
 

 
La file d'attente devant l'Elysée ressemble à la France dans toute sa diversité. Photo Dominique FAGET/AFP
Plusieurs milliers de personnes ont déjà signé le livre de condoléances ouvert depuis jeudi soir à l'Elysée. Ils ont tous patienté pendant des heures pour rendre hommage à Jacques Chirac et avoir la chance de découvrir le vestibule du palais présidentiel. Parmi eux, beaucoup d'admirateurs de l'ancien chef de l'État qui a vécu douze ans dans ces lieux mais aussi des curieux qui rêvaient d'accéder un jour à ce palais de pouvoir. « Je ne voulais pas rater ce moment historique. C'est aussi une occasion unique d'entrer à l'Elysée », avoue Théo, un étudiant en droit de 20 ans. Le jeune homme n'avait que 7 ans quand Jacques Chirac a fini son deuxième mandat. « Je garde surtout le souvenir de sa marionnette aux « Guignols » qui le rendait sympathique. »

Les visiteurs sont parfois tentés de comparer l'actuel locataire à son prédécesseur. « Jacques Chirac avait une certaine bonhomie et il semblait proche des gens. Emmanuel Macron est plus condescendant. Il ferait bien de s'inspirer de son aîné », témoigne Théo.
« Jacques Chirac savaitne pas s'obstiner »

« Jacques Chirac a traversé une partie de ma vie. Il aimait les Français et il aimait la France », estime Fabienne, une Parisienne de 53 ans. « Sa reconnaissance de la responsabilité de la France dans la rafle du Vél d'Hiv et son opposition aux États-Unis lors de la guerre en Irak resteront dans l'Histoire. » La quinquagénaire se souvient cependant du « couac » du projet de CPE (contrat première embauche) retiré après les défilés de millions de manifestants dans la rue : « Jacques Chirac savait ne pas s'obstiner. C'est une forme d'intelligence. Emmanuel Macron est brillant mais trop dur et il a du mal à revenir en arrière ».

En sortant de l'Elysée, Fabienne n'a qu'un seul regret : ne pas avoir croisé Brigitte Macron, son idole : « Elle a de la classe et est très subtile. J'aimerais la connaître, plus que son mari ».
« La maison brûle ? Il a alerté mais pas fait grand-chose »

Pour Joël, Jacques Chirac était un grand homme d'État. « Le premier à alerter sur le réchauffement climatique avec son discours sur la maison qui brûle, même s'il n'a pas fait grand-chose pour l'environnement par la suite, à part la taxe sur les billets d'avion qui porte son nom ». Le retraité voulait le remercier en laissant un mot sur le livre de condoléances dans ce cadre solennel. Joël a été un peu déçu car il s'attendait à se recueillir devant le cercueil de l'ancien président.

La file d'attente devant l'Elysée ressemble à la France dans toute sa diversité : des anonymes de toutes les générations et de toutes les origines, y compris une femme voilée. Les visiteurs s'attardent dans la cour d'honneur pour un selfie. Comme ces deux étudiants japonais qui ont tenu à saluer la mémoire d'un grand connaisseur de la culture nippone. « Jacques Chirac était très aimé chez nous. Un de nos plus grands humoristes a choisi Chirac comme nom d'artiste », expliquent Hiroki et Yuki.

« Les Japonais ne s'intéressent pas à la politique française, juste à l'image du président. Ils commentent surtout l'écart d'âge entre Emmanuel Macron et son épouse. Un mariage entre un élève et sa professeur serait impensable au Japon », observent les deux étudiants. Eux aussi voulaient écrire un mot et croiser Brigitte.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Jacques Chirac et Colmar

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:50:42

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Jacques Chirac et Colmar
 

 
Le président Jacques Chirac lors de sa visite au 15/2 en juin 2001 avec au premier plan l'ancien chef de corps, le colonel Gallart. Archives DNA /Bernard SCHMIDLÉ
C'était une demande du président : rester dans la troupe lors de sa visite au 152e régiment d'infanterie de Colmar le 28 juin 2001. Et surtout partager le repas des Diables rouges. Un déjeuner estampillé « Alsace » avec choucroute, bière et kougelhopf glacé.

Le président profitera de son passage dans un régiment où il ne restait alors qu'une petite centaine d'appelés, pour faire un premier bilan de la professionnalisation des armées (et donc la suspension de la conscription) engagée dès 1996.

Accompagné du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Crène, Jacques Chirac restera près de 3 heures au 15/2, visitant les ateliers techniques (le régiment est à l'époque doté des vieux AMX10P), la salle d'honneur et évoquant, de façon plus générale, le moral des troupes et les défis majeurs d'une armée en pleine mutation. Ce même jour, il prendra un bain de foule au coeur de Colmar avant de tenir un discours au Koïfhus devant les maires du Grand Pays de Colmar.

Le président Jacques Chirac avec à ses côtés le colonel Gallart. Photo DNA /Bernard SCHMIDLE

Dans le quartier Bruat. Photo DNA /Bernard SCHMIDLE

Dans les ateliers techniques du 15-2. Photo DNA /Bernard SCHMIDLE

Choucroute et bière avec les Diables rouges. Photo DNA /Bernard SCHMIDLE
1998 : Pas de manif étudiante, mais un bainde foule

Jacques Chirac est venu plusieurs fois à Colmar, notamment le 29 janvier 1998. À l'époque, Cyrille Schott est préfet du Haut-Rhin. Il a tout fait, de connivence avec Gilbert Meyer, pour inscrire ce détour dans une visite qui ne passait, au départ, que par Mulhouse : « A Colmar, on célébrait les 300 ans de présence du Conseil souverain d'Alsace, qui a contribué à l'intégration de l'Alsace dans le processus constitutif de la Nation française. Nous avons réussi à intégrer Colmar dans cette thématique de l'unité nationale », se souvient le préfet honoraire. Lors de son discours à la mairie de Colmar, Jacques Chirac avait ainsi souligné le rôle décisif du Conseil souverain dans le rattachement à la France d'une Alsace qui n'était qu'une « mosaïque territoriale et politique ».

En janvier 1998, bain de foule à Colmar, rue des Clefs. Photo archives DNA /Bernard SCHMIDLE

Dans son ouvrage Un Alsacien préfet en Alsace, Cyrille Schott livre aussi quelques anecdotes sur les coulisses de ce déplacement présidentiel. On y apprend notamment que les étudiants de l'IUT, qui menaçaient de perturber la visite présidentielle en manifestant rue des Clefs, avaient bien failli parvenir à leurs fins, en contournant le dispositif policier. Le préfet Schott l'avait appris sur le tarmac de Colmar-Houssen, où il attendait l'atterrissage de Jacques Chirac.

Pour désamorcer la contestation étudiante, le secrétaire général de la préfecture, Jean-Claude Ehrmann, avait négocié en urgence avec les étudiants le repli des banderoles, contre une entrevue par le directeur de cabinet de Jacques Chirac, Bertrand Landrieu. Mission accomplie. À la sortie de la mairie de Colmar, Jacques Chirac avait pu se livrer à son exercice favori : un bain de foule rue des Clefs, où s'étaient rassemblées quelques milliers de personnes.
Bernard Rosé, soutiende la première heure

Bernard Rosé, ancien maire d'Ammerschwihr a eu la chance de rencontrer presque tous les présidents français depuis son enfance, mais c'est Jacques Chirac qu'il apprécie le plus car « il était près du peuple ». À l'évocation de son décès, les larmes lui viennent aux yeux alors qu'il n'a plus vu Jacques Chirac depuis 1998. « Lors de sa venue à Colmar, j'ai eu l'occasion de l'approcher et je lui ai montré le courrier que j'ai signé en 1987 pour soutenir sa candidature à la présidentielle [face à celle de Raymond Barre, à droite].

À l'époque, seuls dix maires ont signé, j'étais le seul alsacien. » Pour le remercier de ce soutien précoce contre son adversaire du centre-droit, Jacques Chirac a dédicacé le courrier de 1987 d'une façon qui surprend encore aujourd'hui Bernard Rosé : « Il a écrit, mon cher Bernard. Donc il se souvenait de mon prénom ». Le génie chiraquien dans toute sa splendeur.
Bière plutôt que riesling

Le maire honoraire d'Illhaeusern, ancien conseiller régional et vice-président de la chambre d'agriculture, Jean-Paul Meinrad, a commencé à fréquenter Jacques Chirac quand il était ministre de l'Agriculture. « J'étais à l'époque à la FNSEA, chargé du dossier de l'enseignement agricole. Mais quand j'ai fait campagne aux élections régionales en 1986, on a commencé à se voir plus souvent. J'ai encore une affiche de campagne avec Jacques Chirac, Pierre Weisenhorn et moi. Jacques Chirac a fait plusieurs réunions de soutien. »

Jean-Paul Meinrad lui servait souvent de guide quand il venait en Alsace. « Lors d'un dîner à Wettolsheim, on a servi du riesling avec la choucroute. Après avoir trinqué avec tout le monde, il s'est tourné vers moi et m'a demandé discrètement s'il ne pouvait pas avoir une petite bière. J'étais un peu gêné quand j'ai transmis la demande au maître d'hôtel mais il m'a répondu : "Pas de problème, on a de la bière, on a même la bière préférée de Jacques Chirac. La Corona"! » Jean-Paul Meinrad gardera de lui l'image d'un « travailleur, pour qui on avait une sympathie directe et facile ».

Le président Chirac avec Gilbert Meyer et le préfet Cyrille Schott en 1998. Photo L'Alsace /Hervé Kielwasser
Sur le tarmacde l'aéroport

Le député de Colmar, Eric Straumann, a notamment accueilli Jacques Chirac en 2001 à l'aéroport de Colmar-Houssen, trois mois après son élection à la mairie de Houssen. « C'était un homme très chaleureux. J'ai toujours été frappé par sa relation aux autres, son humanité et son sens du contact ! », insiste celui qui croisait régulièrement l'ancien président rue de Lille à Paris, entre 2007 et 2010. « Il occupait un bureau proche du mien », indique le parlementaire. Pour Eric Straumann, Jacques Chirac restera l'homme d'État qui « refusa la guerre d'Irak en 2003. L'histoire lui donnera raison, car ce conflit va durablement déstabiliser le Moyen-Orient ».
À l'originede sa vocation politique

Le premier adjoint au maire de Colmar, Yves Hemedinger, a adhéré au RPR quand il avait à peine 16 ans. Et il l'assure, l'homme Jacques Chirac y est pour beaucoup. « J'en ai distribué des tracts, collé des affiches, participé à des meetings et vécu des moments de défaites et de victoires pour Chirac », écrit-il sur un réseau social. « J'avoue avoir pleuré de joie en 1995 lorsqu'il a été élu président après deux essais infructueux ». Le conseiller départemental l'a croisé à diverses reprises. « C'est donc un énorme morceau de mon chemin politique qui disparaît ».
Chaque année,une lettre du président

En 2006, lorsque Jacques Chirac revient en Alsace et à Colmar, il rencontre, sur le pont de Fessenheim, une jeune fille, Aurélie Zimmermann, élève de 6e au collège de Volgelsheim. C'est le président qui a sollicité cette rencontre avec celle qui entretient alors une correspondance épistolaire depuis 1999 avec le chef de l'État. À cette époque, elle n'avait que cinq ans et lui avait adressé une carte de voeux. Et le président lui a répondu. Il le fera systématiquement chaque année et ce, jusqu'à l'an dernier.
LA RÉDACTION DE COLMAR

 

 
 

 

Une messe à la mémoire de Jacques Chirac

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:53:30

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Colmar  A la collégiale Saint-Martin
Une messe à la mémoire de Jacques Chirac
 

 
Un office religieux sera célébré en mémoire du Président Jacques Chirac, à la collégiale Saint-Martin à Colmar, ce dimanche 29 septembre à 10 h 30, pour les LR du département.

Cet office est ouvert aussi à toutes celles et tous ceux qui, habitant le département du Haut-Rhin, éprouvaient de la sympathie et de l'affection pour le Président Chirac. M. le Curé de Saint-Martin dédiera spécialement cet office au Président défunt.

La présidente LR Catherine Troendle, sénatrice, le député Eric Straumann, Pierre Ouadi et Gilbert Meyer, maire de Colmar convient à participer à cet office destiné à rendre hommage au Président Jacques Chirac.

Cette célébration précédera l'hommage populaire qui aura lieu dimanche 29 septembre aux Invalides à 14 h.

 

 
 

 

Réforme Blanquer : un coup porté au bilinguisme ?

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:11:38

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Réforme Blanquer : un coup porté au bilinguisme ?
 

 
En février dernier, l'association Régions de France s'était déjà émue du « recul inacceptable de la place et du statut de l'enseignement des langues régionales au lycée ainsi que de leur valorisation au baccalauréat » dans le cadre du projet de réforme du lycée dite « Blanquer ». En Alsace, où la langue régionale résulte à la fois d'une composante « allemand écrit » - ou littéraire - et d'une approche plus orale, culturelle et dialectale, plusieurs associations membres de la Fédération Alsace bilingue redoutent en la matière « une danse d'Echternach : un pas en avant, deux pas en arrière ».

« Si l'on veut pratiquer une politique de réappropriation de la langue dans une vision européenne, cela doit passer par l'allemand écrit mais aussi par le dialecte, qui donne une couleur, une culture », insiste Jean-Michel Niedermeyer, président de l'association d'enseignants bilingues Lehrer. Ce fervent défenseur du bilinguisme comme « vecteur d'enrichissement culturel » craint que la spécialité langue régionale d'Alsace ne « tombe à la trappe » avec les nouvelles modalités d'enseignement instaurées par la réforme du lycée. Celle-ci prévoit un tronc commun auquel s'ajoutent des enseignements optionnels - parmi lesquels éventuellement une troisième langue vivante - et des enseignements de spécialité dont les « langues, littératures et cultures étrangères et régionales ».
« Mise en concurrence » et contrôle continu

Pour la Fédération Alsace bilingue, mêler les « langues régionales » aux « cultures étrangères » porte un coup à l'enseignement de la langue régionale alsacienne. « Il aurait été plus judicieux de proposer un enseignement de spécialité distinct dédié exclusivement aux langues régionales qui comprendrait, par exemple, l'histoire et la culture régionale », défend la fédération qui estime que l'enseignement de la langue régionale pâtit d'une « mise en concurrence » avec les langues étrangères. Autre critique : la réforme prévoit que cette matière fasse l'objet d'un contrôle continu, et pas d'une épreuve spécifique.

Mais « il ne faut pas réduire le bilinguisme au choix d'une option au baccalauréat », oppose Sophie Béjean. La rectrice de l'académie de Strasbourg comprend « que ces évolutions interrogent » et souhaite d'ailleurs qu'elles soient abordées en commission académique des langues régionales, mais défend « une offre plus diverse. Il ne s'agit pas de la réduire, mais au contraire de l'étoffer », défend-elle. Et d'énumérer : en filière générale, les élèves peuvent choisir de suivre la matière langue vivante régionale en première langue ou en deuxième langue, en option en troisième langue ou encore en enseignement de spécialité. « Il y a beaucoup de possibilités auxquelles s'ajoute celle de suivre des matières du tronc commun en allemand », dits « enseignements de discipline non linguistique », ajoute la rectrice.
Les effectifs ont doublé, défend le rectorat

Surtout, le rectorat défend sa politique de développement des langues régionales qui a permis de doubler les effectifs d'élèves concernés ces dix dernières années. Au lycée, 18 établissements alsaciens proposent le cursus bilingue Abibac : « c'est un quart des établissements national », insiste la rectrice qui souligne que « 80 % des lycéens font de l'allemand ».

Au reproche parfois formulé d'un manque d'articulation entre allemand littéraire et culture régionale, la future collectivité européenne d'Alsace pourrait par ailleurs répondre avec le recrutement d'intervenants bilingues, au primaire et au collège, « en complément des enseignements classiques ».
Hélène DAVID

 

 
 

 

Brexit : tensions et divisions à leur comble

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:05:05

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Brexit : tensions et divisions à leur comble
 

 
Boris Johnson a été vilipendé pour ses propos à la Chambre des communes. Photo Philippe LOPEZ/AFP
Le Brexit devrait avoir lieu dans moins d'un mois, et le Royaume-Uni est toujours plus divisé. Des élections anticipées risquent de se tenir dans une ambiance plus délétère que jamais, comme en témoignent des échanges particulièrement agressifs au Parlement cette semaine. Le Premier ministre Boris Johnson a été vilipendé, y compris par sa propre soeur Rachel, pour des propos incendiaires à la Chambre des communes mercredi. Il avait accusé les membres de l'opposition de « sabotage », de « trahison » et de « capitulation » face à l'Union européenne. « Ce Parlement agit par pur égoïsme et lâcheté politique, les députés de l'opposition ne veulent pas s'effacer et laisser le peuple se prononcer », avait-il lancé, usant d'une rhétorique populiste assumée.

Appelé à « modérer son langage » par la successeure de Jo Cox, une députée travailliste anti-Brexit assassinée à quelques jours du référendum de juin 2016, Boris Johnson a choqué les députés en affirmant que « la meilleure façon d'honorer la mémoire de Jo Cox est en réalité de rassembler ce pays en mettant en oeuvre le Brexit ! »

Réfutant toute responsabilité dans la montée des tensions, M. Johnson a aussi qualifié de « foutaises » le témoignage de la députée travailliste Paula Sherriff, qui dénonçait ses propos « incendiaires » et disait avoir reçu des menaces de mort.

Jeudi, il a néanmoins appelé les « esprits à se calmer », tout en refusant de s'excuser.

Pour le président de la Chambre des communes John Bercow, c'est la « pire atmosphère » jamais vue au Parlement « en 22 ans ». Même l'Église d'Angleterre s'en est mêlée, les 118 évêques et archevêques anglicans condamnant un langage « inacceptable ».
Crainte d'un équivalent au mouvement des gilets jaunes

Un ministre, resté anonyme, a déclaré au quotidien The Times que si un second référendum sur le Brexit était organisé et renversait le résultat du premier, le pays risquait un « violent soulèvement populaire », du type du mouvement des gilets jaunes en France.

Dans les deux camps, les députés et leurs entourages disent craindre, eux, un nouveau drame similaire à l'assassinat de Jo Cox.

Tandis que des élections anticipées pourraient être organisées prochainement, Boris Johnson espérant ainsi se redonner une majorité au Parlement et l'opposition s'y préparant, l'atmosphère d'une future campagne s'annonce d'ores et déjà électrique.

« Pour séduire davantage l'électorat, le gouvernement semble déterminé à attiser les antagonismes en utilisant un langage extrêmement passionnel qui ne peut que susciter la peur et la colère et alimenter les griefs contre le Parlement et la loi », a dénoncé jeudi soir l'ex-Premier ministre conservateur John Major, anti-Brexit.

 

 
 

 

Rouen : le feu éteint mais l'inquiétude demeure

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:01:45

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Rouen : le feu éteint mais l'inquiétude demeure
 

 
Une femme avec un masque, à Rouen. Photo Lou BENOIST/AFP

L'incendie de l'usine Seveso est désormais éteint.  P hoto Lou BENOIST/AFP

Le feu de l'usine Lubrizol, à Rouen, est éteint. S'il a été spectaculaire, il n'a fait aucune victime. En revanche, l'inquiétude est grande sur les conséquences sanitaires et écologiques de cet accident industriel dans la métropole rouennaise (500 000 habitants).

Nombre de riverains se sont plaints d'irritation à la gorge, après le passage du panache de fumée, long de 22 km. Beaucoup d'entre eux portaient encore vendredi des masques respiratoires pour tenter de se protéger. Les locaux de France 3 Rouen ont dû être évacués dans la matinée. Les salariés se plaignaient de nausées et de vomissements. Autre surprise désagréable, ce vendredi : des galettes d'hydrocarbures ont fait leur apparition sur la Seine. Un bateau a été armé pour les récupérer. D'autres ont été repérées... dans les jardins de la préfecture. « C'est de la suie qui s'est agglomérée du fait de la pluie, une combinaison d'additifs d'huile de moteur et d'hydrocarbures », a précisé le préfet.
Buzyn : « Nous serons transparents »

Dès jeudi, des habitants et des visiteurs se regroupaient et filmaient le panache de fumée : « Je ne suis pas à l'aise. C'est un site Seveso. Il faut être très prudent avec ce que les autorités disent, est-ce que c'est la vérité ? Parfois on ne sait ce qui s'est vraiment passé qu'une semaine après », expliquait un sexagénaire.

« La ville est clairement polluée », a reconnu la ministre de la Santé, sur place vendredi. « Je ne peux pas dire qu'il n'y a pas de danger. Il y a forcément des traces d'hydrocarbures », a déclaré Agnès Buzyn avant d'ajouter : « Nous rendrons transparents la totalité des prélèvements réalisés hier et aujourd'hui ». Malgré tout, la préfecture s'est voulue rassurante : le nuage ne présentait pas de « toxicité aiguë », a assuré le préfet de Normandie, Pierre-André Durant. Un constat partagé par Stéphane Pertuet, médecin généraliste interrogé par France Bleu : « Au-delà du côté irritant pour les yeux ou les muqueuses respiratoires, liées aux odeurs d'hydrocarbures, il n'y a pas de toxicité aiguë. On n'est pas confronté à un nuage de chlore ».

Des mesures de confinement ont tout de même été prises : les écoles restent fermées dans 12 communes de l'agglomération jusqu'à lundi. Et les personnes fragiles étaient invitées à rester à l'abri jusqu'à vendredi soir dans ces villes. Les agriculteurs doivent aussi veiller à ce que leurs animaux « ne consomment pas d'aliments souillés ». Les personnes évacuées dans le périmètre de 500 m autour de l'usine ont pu rejoindre leur domicile jeudi soir.
Enquête ouverte

Des politiques demandaient vendredi encore plus de transparence : « Lubrizol est le plus important accident industriel en France depuis AZF [à Toulouse en 2001, ndlr]. La gestion du drame que vit notre métropole de Rouen est scandaleuse et humiliante », a tweeté David Cormand, secrétaire national d'EELV. « Un site Seveso ne peut être inoffensif. La population a le droit d'en savoir plus », a exhorté Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.

Une enquête a été ouverte pour destructions involontaires, qualification qui « pourra éventuellement évoluer ». C'est le deuxième accident en sept ans dans cette usine, qui appartient au groupe du milliardaire américain Warren Buffett. En janvier 2013, la fuite de gaz, du mercaptan sur le site avait provoqué un nuage nauséabond qui s'était répandu jusqu'en Ile-de-France et en Angleterre incommodant des millions de personnes. À l'époque, Lubrizol avait été condamné à une amende... de 4 000 euros.

 

 
 

 

gouvernement - Budget 2020 : un pari risqué

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:02:22

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gouvernement - Budget 2020 : un pari risqué
 

 
Présenté vendredi devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le projet de budget pour 2020 a naturellement attiré les critiques. À droite, le président de la commission Eric Woerth (LR) a dénoncé un « budget de dépenses alors qu'on aurait eu besoin d'un budget d'investissements ». À gauche, La France insoumise en a stigmatisé « l'irresponsabilité écologique » et la « discrimination sociale aggravée ».

Ce projet est surtout un pari sur l'avenir, un pari risqué. Voici pourquoi, en trois chiffres...
5 milliards

Le montant des baisses d'impôts pour les ménages, décidées en réponse au mouvement des gilets jaunes. Le ministre de l'Économie a défendu un pari sur la consommation. Pari limité aux ménages, ont contesté les entreprises, qui voient par exemple la baisse programmée de l'impôt sur les sociétés ralentie pour les plus grandes entreprises. Et pari en partie gagé sur l'Europe, singulièrement sur notre principal partenaire : « L'Allemagne doit investir et investir maintenant », a lancé un Bruno Le Maire impatient.
47

47 soit le nombre de postes supprimés l'an prochain dans la fonction publique d'État. C'est là encore une conséquence des gilets jaunes : le gouvernement a complètement abandonné son objectif d'une suppression de 50 000 postes sur le quinquennat, pour le ramener à un très modeste 10 500. Un symbole, de la difficulté à réduire les dépenses dans un climat de forte tension sociale - on l'a vérifié avec l'enterrement ultrarapide du projet de réduction de la niche fiscale sur l'aide à domicile. Résultat : le déficit sera à 2,2 %, très loin de l'objectif d'avant les gilets jaunes (-1,4 %). Même renoncement sur la dette, qui culmine à 98,7 %.
1,3 %

La prévision de croissance pour l'année prochaine sera de 1,3 %, en léger retrait sur cette année. Le Haut conseil des finances publiques la juge crédible, mais souligne qu'elle ne tient pas compte du « principal risque à court terme », un Brexit sans accord qui coûterait au moins 0,5 point de croissance à la France. Cela pour ne rien dire des aléas de la guerre commerciale, et des difficultés de notre voisin allemand.

En France, la clé de la croissance reste la consommation et l'investissement, donc la confiance, matière très politique. La discussion budgétaire va maintenant s'engager, pour durer jusqu'à Noël. Le gouvernement n'a a priori aucune crainte sur sa majorité. À un bémol près : la réforme des retraites pourrait, comme les gilets jaunes, à nouveau bouleverser tous les plans.
F.B.

 

 
 

 

rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:52:13

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rapportages

 
Gilbert Meyer promet toujours de dévoiler ses intentions avant la fin de l'automne, le 21 décembre. La saison promet d'être longue pour Yves Hemedinger. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
L'automne sera long
Déménagement de la future prison - désormais structure d'accompagnement à la sortie (SAS) - vers la rue d'Agen, investissement de 35 millions d'euros pour l'hôtel de la Montagne-Verte, arrivée prochaine d'une antenne du Conservatoire des arts et métiers à la gare de marchandises... la dernière conférence de presse de Gilbert Meyer, jeudi soir, était riche d'annonces. Certains y ont vu les prémices d'une annonce de candidature aux municipales, d'autant que le maire de Colmar avait promis de dévoiler ses intentions à l'automne.

« Je parlerai lorsque je le sentirai utile, judicieux et nécessaire », a évacué Gilbert Meyer, rappelant que la saison s'étalait jusqu'au 21 décembre. L'automne promet d'être long, surtout pour Yves Hemedinger. Présent au côté du maire, le 1er adjoint semblait rire jaune « Cela ne nous empêche pas de travailler ensemble », rassurait toutefois Gilbert Meyer.
Frère spirituel

Jacques Chirac n'avait pas que des « amis de 30 ans ». Encore sous le coup de l'émotion, jeudi soir, Gilbert Meyer se souvenait que l'ancien président de la République l'appelait toujours son « petit frère ».

Un frère, plutôt qu'un père spirituel, en somme, puisque les deux hommes n'avaient effectivement que 9 ans d'écart. « Aujourd'hui, ça me poursuit. On a continué à se voir malgré sa maladie avec quelques proches comme Christian Jacob, Jean-Louis Debré et François Baroin », confie Gilbert Meyer.
Pas de jupon pour Gilbert Meyer

Le conseil municipal de Colmar a approuvé lundi soir un partenariat avec la Fondation du Patrimoine pour développer le mécénat autour de la transformation de la bibliothèque des Dominicains en musée du livre. Au moment d'approuver le rapport, la socialiste Victorine Valentin et l'écologiste Caroline Sanchez ont mis en doute l'utilité du vote, sachant que les conventions de partenariat avec la Fondation du Patrimoine sont signées depuis... le 5 septembre.

Au passage, Victorine Valentin a remarqué que le rapport visait à autoriser une certaine « Madame le maire » à signer lesdites conventions. « Je ne porte pas encore de jupon et ça ne risque pas d'arriver », s'est amusé Gilbert Meyer.
Pont Turenne : d'abord le débat

Aurait-il dégainé trop tôt ? La semaine dernière, Eric Straumann suggérait de fermer le pont Turenne à la circulation. À la suite du débat, parfois houleux, qui s'est instauré sur sa page Facebook, le député de Colmar a rétropédalé.

« Après de nombreux échanges à ce sujet, l'idée de la fermeture du pont de la Petite Venise est une fausse bonne idée. Laissons les acteurs locaux trouver la bonne solution dans la concertation », écrit-il. On en reparlera donc lors des municipales...
Speitel, soutien de Hemedinger

Sur Facebook, Thierry Speitel laisse entendre qu'il goûterait bien de nouveau à la politique locale. Contacté, l'ancien maire de Sigolsheim ne souhaite pas replonger dans le chaudron de Kaysersberg Vignoble. Mais il pourrait soutenir un candidat sur Colmar. En l'occurrence Yves Hemedinger qui, souligne-t-il, « a l'avantage d'être Colmarien et d'aimer sa ville ». Figurera-t-il sur sa liste ? « C'est un peu trop tôt pour le dire », répond-il.

 

 
 

 

zapping Écoliers trop branchés ?

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:52:50

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zapping
Écoliers trop branchés ?
 

 
Les tablettes numériques ne font pas l'unanimité au conseil municipal de Colmar. La Ville a décidé d'aider financièrement les parents d'écoliers de CP à investir dans ce matériel. Mais, l'opposition est montée au créneau. Elle ne veut pas que les enfants du futur ressemblent à de petits robots sans cerveau. Victorine Valentin a même employé l'expression de « crétins digitaux ».
Pont Turenne : d'abord le débat

Aurait-il dégainé trop tôt ? La semaine dernière, Eric Straumann suggérait de fermer le pont Turenne à la circulation. À la suite du débat, parfois houleux, qui s'est instauré sur sa page Facebook, le député de Colmar a rétropédalé. « Après de nombreux échanges à ce sujet, l'idée de la fermeture du pont de la Petite Venise est une fausse bonne idée. Laissons les acteurs locaux trouver la bonne solution dans la concertation », écrit-il. On en reparlera donc lors des municipales...
Speitel, soutien de Hemedinger

Sur Facebook, Thierry Speitel laisse entendre qu'il goûterait bien de nouveau à la politique locale. Contacté, l'ancien maire de Sigolsheim ne souhaite pas replonger dans le chaudron de Kaysersberg Vignoble. Mais il pourrait soutenir un candidat sur Colmar. En l'occurrence Yves Hemedinger qui, souligne-t-il, « a l'avantage d'être Colmarien et d'aimer sa ville ». Figurera-t-il sur sa liste ? « C'est un peu trop tôt pour le dire », répond-il.
L'automne sera long

Déménagement de la future prison - désormais structure d'accompagnement à la sortie (SAS) - vers la rue d'Agen, investissement de 35 millions d'euros pour l'hôtel de la Montagne Verte, arrivée prochaine d'une antenne du Conservatoire des arts et métiers à la gare de marchandises... la dernière conférence de presse de Gilbert Meyer, jeudi soir, était riche d'annonces. Certains y ont vu les prémices d'une annonce de candidature aux municipales, d'autant que le maire de Colmar avait promis de dévoiler ses intentions à l'automne. « Je parlerai lorsque je le sentirai utile, judicieux et nécessaire », a évacué Gilbert Meyer, rappelant que la saison s'étalait jusqu'au 21 décembre. L'automne promet d'être long, surtout pour Yves Hemedinger. Présent au côté du maire, le 1er adjoint semblait rire jaune. « Cela ne nous empêche pas de travailler ensemble », rassurait toutefois Gilbert Meyer.
Frère spirituel

Jacques Chirac n'avait pas que des « amis de 30 ans ». Encore sous le coup de l'émotion, jeudi soir, Gilbert Meyer se souvenait que l'ancien président de la République l'appelait toujours son « petit frère ». Un frère, plutôt qu'un père spirituel, en somme, puisque les deux hommes n'avaient effectivement que 9 ans d'écart. « Aujourd'hui, ça me poursuit. On a continué à se voir malgré sa maladie avec quelques proches comme Christian Jacob, Jean-Louis Debré et François Baroin », confie Gilbert Meyer.
Chirac, l'ami Clinton et... Monica

Le livre de l'ancien préfet du Haut-Rhin Cyrille Schott (Un Alsacien préfet en Alsace, éditions du Signe), fourmille d'anecdotes sur la visite présidentielle de Jacques Chirac à Colmar le 29 janvier 1998. On y apprend par exemple que dans la voiture qui conduisait l'ancien président de Colmar à Mulhouse, il était question de Bill Clinton, alors englué dans l'affaire Monica Lewinsky. Chirac, qui avait un rendez-vous téléphonique avec son homologue américain le lendemain, demandait à ses collaborateurs de lui préparer un mot gentil à ce sujet : « Je veux lui dire quelque chose de sympathique au sujet de ses difficultés ; vous savez, on a des relations amicales. Trouvez-moi une idée, parce que, sur ce qu'il va me demander sur le fond, je vais l'envoyer sur les roses. » L'art d'être proche des autres et ferme à la fois, du Chirac tout craché !
Pas de jupon pour Gilbert Meyer

Le conseil municipal de Colmar a approuvé lundi soir un partenariat avec la Fondation du Patrimoine pour développer le mécénat autour de la transformation de la bibliothèque des Dominicains en musée du livre. Au moment d'approuver le rapport, la socialiste Victorine Valentin et l'écologiste Caroline Sanchez ont mis en doute l'utilité du vote, sachant que les conventions de partenariat avec la Fondation du Patrimoine sont signées depuis... le 5 septembre. Au passage, Victorine Valentin a remarqué que le rapport visait à autoriser une certaine « Madame le maire » à signer lesdites conventions. « Je ne porte pas encore de jupon et ça ne risque pas d'arriver », s'est amusé Gilbert Meyer.

 

 
 

 

colmar grande mosquee - « La voiture est passée à quelques mètres de moi »

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:10:24

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colmar grande mosquee - « La voiture est passée à quelques mètres de moi »
 

 
L'imam El Akramine venait de s'arrêter à cet endroit, lorsque le véhicule a percuté les plots en bois aujourd'hui remplacés par des blocs de béton (à gauche). Photo DNA /Jean-Frédéric SURDEY
« La clé était déjà dans ma main, pour ouvrir les grilles du portail de la mosquée, lorsque j'ai arrêté de marcher, parce que je venais de recevoir un message sur mon téléphone. C'est alors que j'ai entendu une voiture percuter violemment les plots en bois protégeant l'esplanade, à 4 ou 5 m de moi. J'ai pensé à un accident, jusqu'à ce que le conducteur revienne à la charge, défonce ces plots puis le portail de la mosquée, et s'encastre dans l'une des portes de la salle de prière. Il n'a pas foncé sur moi mais si je ne m'étais pas arrêté, je n'aurais sans doute pas pu l'éviter, d'autant que j'étais tétanisé... », raconte Imad El Akramine, le plus jeune des deux imams de la grande mosquée de Colmar.
« Des fidèles l'ont maîtrisé sans problème »

« Le grand imam se trouvait quelques mètres plus loin, ce soir-là à 19 h et quelques minutes, précise-t-il. Il restait une demi-heure avant le début de la prière, les premiers fidèles allaient arriver d'une minute à l'autre. En moyenne, ils sont 200 à 250 à venir prier le samedi soir et il n'est pas rare que d'autres personnes, y compris des enfants, squattent ou jouent sur cette esplanade... »

Comment Imad El Akramine a-t-il réagi ? « J'ai d'abord eu très peur, je ne savais pas s'il était armé. Le conducteur est sorti de sa voiture, sa tunique religieuse - sans signification particulière - étant fortement tachée de sang. Il a enjambé sa voiture pour entrer dans la salle de prière, s'est saisi de notre bâton et a frappé violemment la chaire d'où l'on prêche le vendredi. Je me suis approché et j'ai vu un petit couteau par terre, à côté de lui. »

Deux jeunes fidèles ont alors demandé à l'imam s'ils pouvaient intervenir : « Malgré mon appel à la prudence, ils sont rentrés et l'ont maîtrisé sans problème. Sérieusement blessé, l'agresseur était déjà faible et finalement gisait au sol, lorsque la police puis les secours sont arrivés quelques minutes plus tard. »
« Se projeter vers l'avenir »

Jugeant cette attaque « abjecte », Imad El Akramine estime qu'« il est très important d'aller de l'avant en de telles circonstances. D'abord parce qu'il n'y a pas de victime. Ensuite parce que soit l'agresseur a des problèmes psychiatriques, auquel cas même la religion ne le condamne pas, soit il est sain d'esprit et cela doit être pour lui l'occasion de réfléchir à la gravité de ce qu'il a fait. Enfin, il s'agit de l'acte d'une personne dans une société, un pays, une région et une ville où l'on a la chance de vivre en paix. »

Se disant « interpellé » par l'une des multiples hypothèses de l'enquête évoquées dans L'Alsace de ce jeudi - « S'agirait-il d'un individu radicalisé qui n'apprécierait pas le fonctionnement de la grande mosquée ? » -, l'imam El Akramine estime qu'un tel fait doit être l'occasion « de se remettre en question » : « A ce jour on ne connaît pas les motivations de l'auteur et personnellement, je ne me souviens pas l'avoir déjà vu à la mosquée - mais on accueille jusqu'à 2 000 personnes à certains moments... Nous prônons un islam de tolérance mais chacun, à son niveau, dans une mosquée comme en dehors, doit s'interroger pour que tout le monde trouve sa place. Que peut-on améliorer ? Comment associer, voire former au mieux les jeunes qui incarnent l'avenir ? »
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

L'Alsace centrale, les lycées et les aéroports

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:47:31

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L'Alsace centrale, les lycées et les aéroports
 

 
À terme, la gare de Sélestat devrait bénéficier de 720 places de stationnement supplémentaires. Archives DNA /Franck DELHOMME
Le conseil régional va apporter 1,5 MEUR (million d'euros) supplémentaire aux 2 MEUR déjà engagés pour les travaux d'aménagement du pôle d'échanges multi-modal de la gare de Sélestat. D'un coût de 3,8 MEUR, la modernisation de ce pôle situé au croisement des lignes TER ferroviaires et routières, des lignes routières interurbaines et scolaires, et du bus intercommunal (TIS) devrait être complétée par la réalisation d'un parking en ouvrage évalué à 4 MEUR.

La gare de Sélestat, la 8e du Grand Est avec 4 100 voyageurs par jour, en croissance de 17,5 %, souffre d'aménagements aujourd'hui obsolètes. Le projet prévoit une vraie gare routière, un nouveau parvis, de nouveaux accès routiers depuis le sud-est et depuis le carrefour de la RD1059, un parking de 370 places au sud et la création d'un parking en ouvrage offrant 350 places supplémentaires.

Ce futur aménagement a été évoqué lors de l'entrevue que Jean Rottner a eue mardi avec Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, les présidents des conseils départementaux alsaciens, dans le cadre d'une « stratégie commune en Centre Alsace ». « Ce pôle multimodal peut avoir un intérêt stratégique majeur s'il est intégré dans une dimension plus large », explique le président de la région qui cite le projet de téléphérique relié à Europa-Park, la proximité de Colmar et de sites touristiques tels que le Haut-Koenigsbourg et le Mont Saint-Odile. Les trois présidents sont favorables à engager « une étude plus approfondie » sur la question, observe Jean Rottner.
Réduire les taxes de l'aéroport d'Entzheim

Dans le domaine aérien, la région va financer à hauteur de 2,4 MEUR le dispositif permettant de réduire les taxes de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim pour « restaurer la compétitivité » et « conforter l'attractivité » de la plateforme alsacienne dans « un environ-nement transfrontalier fortement concurrentiel ».

La République en marche en ligne de mire, espérant embarquer avec elle Jean Rottner, la socialiste Pernelle Richardot fustige Bruno Le Maire qui « n'a pas dit un mot sur le sujet difficile des taxes aéroportuaires » dans son discours inaugural de la Foire européenne de Strasbourg, le 6 septembre dernier. « Je regrette que le gouvernement laisse les collectivités territoriales se débrouiller avec ce dos-sier », dit-elle en relevant aussi que le ministre de l'Économie « a oublié le rôle de la région Grand Est à plusieurs reprises ».
Des ratés dans le dispositif lycées 4.0

Si Bertrand Masson n'en avait pas parlé, Jean Rottner l'aurait fait. L'élu socialiste a critiqué le déploiement des ordinateurs dans les lycées en pointant « des problèmes de connexions » et « de disponibilités des ressources », et les doublons constatés dans des familles qui s'étaient équipés de PC l'année dernière. « Quatre semaines après, ça ne marche pas », lâche-t-il.

« Il n'y a jamais eu de distribution d'ordinateurs aussi importante dans le pays : 115 000 ordinateurs en quatre semaines. Alors oui, ça a été efficace. Oui, il y a eu des erreurs, je le reconnais », réplique le président Rottner. Il se dit déterminé à « trouver un équilibre » pour les familles ayant acheté un ordinateur auparavant et rappelle que des équipes « travaillent jour et nuit » pour régler les difficultés de connexion qui subsistent en Lorraine.
F. BY

 

 
 

 

bas rhin - Gens du voyage : entre inclusion et sédentarisation

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:56:57

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Benfeld Maison intercommunale des services
bas rhin - Gens du voyage : entre inclusion et sédentarisation
Le nouveau Schéma départemental d'accueil des gens du voyage 2019-2024, en vigueur depuis le mois d'août, a symboliquement été adopté à Benfeld. Élaboré par la Préfecture, le Département et la CAF, il se veut social et pragmatique. Le précédent était notamment consacré à la construction d'infrastructures d'accueil.
 

 
Le Schéma départemental d'accueil des gens du voyage 2019-2024 a officiellement été adopté à la MIS de Benfeld.
Réunis dans l'hémicycle de la Maison intercommunale des services (MIS) de Benfeld, Frédéric Bierry, président du Département, Jacques Buisson, président de la CAF du Bas-Rhin et Yves Seguy, secrétaire général de la Préfecture ont présenté les grands axes du Schéma départemental d'accueil des gens du voyage 2019-2024. L'occasion aussi d'acter symboliquement son adoption.
« Des modes de vies différents ne doivent pas être une source d'exclusion »

La dimension sociale est la clef de voûte de cette nouvelle feuille de route. « Notre enjeu : un territoire 100 % inclusif, a indiqué à plusieurs reprises le président du Département. Des modes de vies différents ne doivent pas être une source d'exclusion. » Les notions de liens humains, d'insertion, d'ancrage et de sédentarisation ont été au coeur des réflexions qui ont permis d'aboutir à ce document. « Nous avions plusieurs défis, poursuit Frédéric Bierry, le premier, la scolarité. Nous devons nous assurer que les enfants puissent être accueillis dans une école, à nous aussi de savoir adapter notre mode de fonctionnement. »

Deuxième priorité : « L'emploi et le potentiel d'intégration des gens du voyage par le travail. Beaucoup d'entre eux sont au RSA, or, les besoins économiques existent. Les entreprises cherchent. Les gens du voyage ont des compétences à apporter dans notre société, il faut aller les chercher. Vient enfin la question de la santé. Ils doivent pouvoir y accéder et en être des acteurs. »

Pour ses ambitions, le Département peut s'appuyer sur les compétences et les infrastructures de la CAF. Depuis plusieurs années déjà, cette structure mène diverses actions à destination des gens du voyage : versement de l'allocation de logement temporaire et d'aide aux logements pour les gens du voyage sédentarisés, aide à l'achat de caravanes, financement des structures d'animations sociales... « On compte aujourd'hui douze espaces de vies sociales dédiés aux gens du voyage, a précisé Jacques Buisson. Ils ont pour objectifs la scolarisation, l'animation et l'accès aux droits. »
Un lieu d'accueil enfant parent itinérant créé en début d'année

Sept d'entre eux sont coordonnés par le centre social Le Cèdre (Centre départemental de ressources gens du voyage) et cinq par le Centre social ressources des gens du voyage de l'Eurométropole. Ces structures visent à garantir l'accès aux droits et à l'insertion des gens du voyage, mobiles ou sédentaires, en prenant en compte leurs spécificités. Ils intègrent aussi les problématiques de précarité grandissante, d'espérance de vie réduite ou encore de faible scolarisation. « Un lieu d'accueil enfant parent itinérant a également été créé en début d'année. Il se rend dans les aires d'accueil de l'Eurométropole », a indiqué le président de la CAF.

Le nouveau schéma offrira aussi la possibilité à ceux qui le souhaitent de se sédentariser, et ce « tout en conservant leur culture et leur mode de vie », ont déclaré les divers intervenants. « Deux beaux exemples sont déjà en vigueur dans le Haut-Rhin » a précisé Yves Seguy. Trois premières opérations de terrains familiaux sont ainsi proposées : un projet de transformation de l'aire de Mutzig et deux projets de créations sur le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg.

Autre aspect de ce schéma, rappelé par le secrétaire général de la Préfecture : « Son pragmatisme ». Un bilan sera fait à mi-parcours, afin de permettre une programmation souple et cohérente.
Valérie WACKENHEIM

 

 
 

 

Les laboratoires atteignent le point de rupture

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:13:10

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Santé En grève depuis le 23 septembre
Les laboratoires atteignent le point de rupture
Les laboratoires médicaux ont engagé un bras de fer avec la Caisse nationale d'assurance maladie, laquelle veut les contraindre à faire 170 millions d'euros d'économie. Cela se traduira par la baisse de prix de certains prélèvements, ce qui mettrait en péril le service jusqu'alors proposé.
 

 
En Alsace, les 147 sites de laboratoires médicaux (ici à Colmar) ont suivi le mouvement de grève.
Depuis lundi 23 septembre et jusqu'au 1er octobre, les laboratoires médicaux ferment leurs portes au public les après-midi. Une forme de grève pour protester contre les 170 millions d'euros d'économie, sur un budget de 3 milliards, que la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) veut imposer à la profession en 2020.

Les quatre syndicats qui portent le mouvement brandissent « la mise en péril de la moitié des entreprises », ou encore le risque du « licenciement d'un tiers du personnel ». Cette lutte n'est pas nouvelle puisqu'une grève similaire avait eu lieu en 2012 pour les mêmes raisons.

En Alsace, le mouvement est suivi à 100  %, et dans le reste de la France à plus de 90 %. Sans compter le soutien des patients invités à signer une pétition.
Dix ans de diète

Cela fait une dizaine d'années que les choses se sont gâtées pour ce secteur qu'on imagine - ou imaginait - florissant. En 2010, l'État a imposé une accréditation aux laboratoires, une procédure de contrôle « invraisemblablement contraignante », selon le Dr Pascal Barrand, biologiste à Colmar. « Cela nous impose des normes et de la paperasse. Sur ma structure de 40 personnes, ça mobilise deux salariés à plein temps et me coûte 200 000 EUR à 300 000 EUR par an. » S'est ajoutée une baisse de la nomenclature, c'est-à-dire du prix des prélèvements et analyses (lire ci-dessous).

« Les biologistes ont eu peur de ne pas y arriver, c'est ainsi qu'ont démarré les regroupements, les concentrations... », note le Colmarien. « Un seul site, ça n'existe plus en Alsace et quasiment plus en France », complète Dr Pierre-Adrien Bihl, secrétaire général du syndicat des jeunes biologistes médicaux et associé responsable du site wittenheimois du groupe BioRhin.
147 sites, mais seulement cinq structures juridiques

C'est ainsi que les 147 sites alsaciens se sont retrouvés regroupés dans cinq laboratoires. L'idée était, comme d'habitude, de mutualiser pour faire des économies d'échelle. Elle s'est notamment traduite par la création de plateaux techniques où les analyses sont réalisées.

« Mais là, on est arrivé au bout de la rationalisation », affirment tous les médecins biologistes que nous avons sollicités. D'autant plus qu'à la baisse imposée du budget se sont ajoutés le vieillissement de la population et la demande grandissante en analyses.

Le Dr Pierre-Adrien Bihl assure que sa rémunération baisse d'année en année. Il dit aussi travailler davantage, ne pouvant plus remplacer ses collaborateurs en cas de maternité, de maladie ou de congés.

« On est le seul métier où on se fait baisser les honoraires chaque année ! », lance le Dr Fabrice Thomas, directeur technique et qualité au Labo Cab Centre Alsace de Biogroup LCD, deuxième groupe de biologie médicale en France. « On a supporté depuis une dizaine d'années. La profession s'est grandement réorganisée avec des fusions-absorptions, des opérations violentes quand même... Et la réorganisation, ce n'est pas gratuit ! Il y a de lourds investissements. L'éponge, vous pouvez la serrer, mais jusqu'à un certain niveau. »

À entendre ces professionnels, cette marche forcée vers toujours plus d'économies porterait également préjudice aux patients. « Si l'Assurance maladie persiste à imposer des tarifs low cost, les usagers auront un service médical low cost ! », menace le Dr Bihl. « On va devoir fermer les après-midi et les samedis pour travailler à ces tarifs-là et, en cas d'urgence, on dira : "Appelez le 15 !" »
« Tarifs low cost,service low cost »

« Ça va concourir à embouteiller les urgences, c'est une certitude », renchérit le Dr Raymond Zins, représentant régional du syndicat des biologistes et responsable du site illkirchois de Biogroup LCD. C'est donc la question récurrente des déserts médicaux, avec l'éventuelle fermeture de sites excentrés, qui se pose.

Mais il y a peut-être pire : selon le Dr Bihl, « avec des plateaux techniques de plus en plus gros, de plus en plus éloignés », certains aur aient du mal à assurer l'urgence. Le biologiste haut-rhinois ajoute que certaines analyses ne seront peut-être plus remboursées. C'est déjà le cas, précise-t-il, pour les groupes sanguins ou les recherches de drogues urinaires, sauf indications précises.

C'est pour montrer au public ce qui risque d'arriver que la profession a décidé de fermer les après-midi. L'idée est bien sûr de faire pression sur la Cnam et l'État dans le cadre de la négociation en cours d'un accord. « On souhaite une revalorisation de l'enveloppe en l'indexant sur l'augmentation de l'objectif des dépenses de santé, le budget de la Sécu qui augmente de 2 à 3 % tous les ans », précise Raymond Zins.

Pour ce dernier, la question est celle de « la biologie de demain. Quel modèle souhaitons-nous ? On risque d'aller vers une industrialisation et une financiarisation à outrance... L'argent de la Sécu ne doit pas alimenter la bourse ! Et puis, si on pousse au bout, on obtiendra une biologie sans biologistes, juste avec des machines. »
Annick WOEHL Notre vidéo sur le site internet : www.dna.fr

Notre vidéo sur le site internet : www.dna.fr

 
 

 

Dans le massif vosgien, « on ne peut pas aller partout, tout le temps »

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:08:19

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Dans le massif vosgien, « on ne peut pas aller partout, tout le temps »
 

 
Aux Trois-Epis, station prisée des vététistes qui peuvent d'ailleurs y louer des vélos.  Photo L'Alsace /Thierry GACHON
la découverte d'un dangereux piège à vététistes, en l'occurrence d'un pieu dans la descente du château du Hohlandsbourg, à Wintzenheim fin août, l'a encore prouvé : même si des réactions aussi extrêmes sont heureusement rares, la cohabitation entre les différents usagers de la montagne et de la forêt peut s'avérer délicate.

D'autant plus qu'avec l'évolution technique et l'arrivée massive des vélos à assistance électrique, les cyclistes « vont dans des endroits qui étaient quasi inaccessibles et préservés, comme le Petit Ballon ou le Hohneck, constate Olivier Claude, directeur du Parc naturel régional des Ballons des Vosges, des endroits où le randonneur était roi. »

Des sentiers auxquels les bénévoles du Club vosgien « sont viscéralement attachés » - d'autant qu'ils les entretiennent avec soin depuis des années - et dont ils « voient d'un mauvais oeil la dégradation », admet Joseph Peter, délégué départemental de la protection de la nature et des paysages. L'érosion, plus forte sur terrain humide, décrit-il, est « accélérée par les traces de freinage » des cyclistes les moins à l'aise, au sommet des crêtes ou le long des « sentiers fragiles, étroits, raides, sinueux... et esthétiques ». Esthétiques donc très fréquentés, rétorque Ludovic Lechner, référent pour le massif des Vosges de l'association MBF (Mountain bikers foundation). Quels que soient les usagers, argue-t-il, « c'est le passage qui crée l'usure et c'est bien pour canaliser les flux qu'il y en a ».
Des zones protégées

Or ces circuits, les VTT, électriques ou non, doivent aussi pouvoir les emprunter, défend MBF, engagée dans une campagne en faveur des « sentiers partagés ». Un point de crispation pour les Clubs vosgiens, même si Joseph Peter nuance : « Il faut éviter une posture conservatrice. Il y a des itinéraires moins pentus, plus larges, qui permettent le croisement en sécurité. » Aucun ne prétend démultiplier un réseau déjà dense, alors que les loisirs de nature ne cessent de se développer et que le massif doit être protégé.

« Cela nous oblige à certaines précautions », rappelle Olivier Claude. Il y a des « zones de quiétude à respecter », spécialement en hiver, quand la faune est la plus fragile, ainsi que des réserves naturelles à éviter, des sites classés Natura 2000 ou concernés par des « directives oiseaux », etc.

Les chasseurs craignent que le gibier ne soit dérangé et perturbé, surtout au moment de sa reproduction. Réputés peu souples, ils pèsent sur les débats en rappelant qu'ils payent des baux de chasse aux communes quand d'autres circulent librement.
Une charte du vélo

Des concertations se tiennent néanmoins, soutenues, animées par le parc des Ballons, entre des collectivités souvent engagées, les clubs de pratiquants, les gestionnaires de la forêt, les naturalistes, agriculteurs, hébergeurs... Il s'agit, carte à l'appui, de s'entendre sur des circuits ouverts à tous, d'éventuelles alternatives pour les vélos, voire des interdictions de passage.

Après quoi, sur la base d'arrêtés municipaux plus clairs que l'actuelle réglementation (lire ci-contre), la puissance publique - gendarmerie, Brigades vertes, ONF - pourra se montrer davantage « regardante » et infliger des pénalités hors des « sentiers homologués ».

« On ne peut pas aller partout, tout le temps, résume Olivier Claude. Nous avons l'opportunité de mieux organiser la fréquentation des espaces naturels, avec une vision globale. » Une charte du VTT, actuellement en préparation, doit d'ailleurs proposer « une méthodologie de travail validée par l'ensemble des partenaires ». Une bonne initiative, mais un peu tardive de l'avis de certains car ces débats ont déjà lieu localement, le plus souvent suite à des conflits.

Les discussions ne débouchent pas toujours sur un accord et parfois il n'y en a même aucune. Il arrive que des communes, s'inquiétant de la dangerosité des sentiers pour les différents publics, les ferment aux VTT sans concertation préalable, comme elles en ont d'ailleurs le droit.

Cela a été le cas, selon MBF, à Ottrott ou Bitschwiller-lès-Thann, mairie dont l'association prévoit de contester l'arrêté devant le tribunal administratif au motif que l'interdiction n'est pas suffisamment argumentée. « On les avait sollicités pour une opération d'entretien des sentiers partagés, elle ne nous a pas rencontré. »
Question de sensibilisation

De tels échanges se développent ailleurs, comme à Saint-Amarin, où MBF et le Club vosgien se sont attelés ensemble à la remise en état des chemins. Ne supportant plus d'être « seulement tolérés », les vététistes veulent être considérés parmi les interlocuteurs à prendre en compte. Et Ludovic Lechner d'en appeler à un réseau de cyclistes bénévoles, impliqués localement, qui serait au fait des droits et devoirs, ainsi que des bons usages.

Une vaste question de sensibilisation à laquelle le parc des Ballons veut aussi contribuer par le programme « Quiétude attitude », listant, sur son site internet, la liste des zones sensibles à éviter, un cahier des charges pour l'organisation d'événement sportifs...

« Nous sommes là pour accompagner. Tout le monde a la parole. On ressent une volonté des différents pratiquants à travailler ensemble et à comprendre la problématique des autres, veut croire Baptiste Cellier, chargé de mission au Parc des Ballons. On est moins dans la confrontation. »
Textes : Catherine CHENCINER PLUS WEB En vidéo, le point de vue d'Olivier Claude, directeur du parc des Ballons des Vosges, mais égalementl'ensemble du dossier en version grand format sur notre site internet www.lalsace.fr

 

 
 

 

Mulhouse Souvenir français Rosiers pour la mémoire Réuni à Mulhouse, le Souvenir français a présenté son Rosier de la mémoire. Avant les cérémoniespatriotiques, GenevièveDarrieussecq, secrétaire d'État aux Armées, a ouvert le congrès.

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 07:09:28

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Mulhouse  Souvenir français
Rosiers pour la mémoire
Réuni à Mulhouse, le Souvenir français a présenté son Rosier de la mémoire. Avant les cérémoniespatriotiques, GenevièveDarrieussecq, secrétaire d'État aux Armées, a ouvert le congrès.
 

 
L'inauguration du Rosier de la mémoire a eu lieu lors du congrès national du Souvenir français à Mulhouse.
Depuis hier et aujourd'hui encore, les représentants du Souvenir français sont à Mulhouse pour leur congrès national. « Il y a au moins 170 congressistes qui viennent de partout en France, d'Europe et même du monde puisque nous avons quelqu'un des Émirats arabes », précise Martine Hottinger-Hogg, l'une des organisatrices.

Le matin, dans les locaux de la Région, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État aux Armées, a ouvert le congrès. L'après-midi, les participants étaient invités à deux cérémonies.

La première a eu lieu devant le Mémorial de la 1re division blindée. C'est là que le Souvenir français a souhaité présenter officiellement son Rosier de la mémoire. « J'ai rencontré le président général du Souvenir français Serge Barcellini lors d'une autre cérémonie », raconte Jean-Pierre Dittière, horticulteur spécialiste des roses à Doué-la-Fontaine, créateur d'une centaine de roses dont quatre sont utilisées dans le monde militaire ou patriotique. Parmi les variétés déjà présentes, l'association a choisi une fleur avec différentes couleurs, représentants les différents pays, facile à utiliser en bouquet, résistante aux intempéries et fleurissant à plusieurs reprises dans l'année. « Son nom : "Rosier de la mémoire", a été déposé officiellement à l'INPI. Mon bébé ne m'appartient plus », conclut Jean-Pierre Dittière.
Une mission de transmission

Lors de la deuxième cérémonie, qui avait lieu au cimetière militaire des Vallons, six de ces rosiers ont été plantés par les personnalités civiles et militaires présentes. Un moment de recueillement a ensuite eu lieu avec les prières d'un chanoine, d'un rabbin, d'un imam et d'un pasteur.

Le congrès se poursuit aujourd'hui par l'assemblée générale de l'association dont l'une des préoccupations est toujours de poursuivre sa mission de transmission de la mémoire. « À Mulhouse, les jeunes du Souvenir français sont très actifs et interviennent notamment dans les établissements scolaires. » Ils étaient également très présents hier lors des cérémonies.
Isabelle LAINÉ

 

 
 

 

colmar -Un centre de formation à la gare de marchandises

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:55:08

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colmar -Un centre de formation à la gare de marchandises
 

 
Les discussions sont toujours en cours entre RFF et la Ville de Colmar en vue d'une reconversion de la gare de marchandises en pôle d'activités. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Après le déplacement du site de la future prison de Colmar - désormais une structure pénitentiaire d'accompagnement vers la sortie - des quartiers sud vers la rue d'Agen (notre édition d'hier), c'était la deuxième annonce de Gilbert Meyer, jeudi soir : Colmar a été retenue pour l'implantation prochaine d'une antenne du CNAM, le Conservatoire national des arts et métiers. Un centre dédié à la formation professionnelle supérieure tout au long de la vie (lire ci-contre), qui pourrait accueillir 150 auditeurs d'ici trois ans.

Colmar faisait partie des 80 communes qui ont répondu à un appel à projets lancé par le CNAM et le ministère de la Cohésion des territoires en direction des 222 villes éligibles au dispositif « Action coeur de ville ». Il s'agit de développer « l'accès à la formation pour tous » en ouvrant 100 nouveaux centres de formation en région, dans une logique d'aménagement du territoire.
« Tirer vers le haut la situation universitaire colmarienne »

Dans le Grand Est, l'objectif est d'ouvrir douze centres qui développeront une offre de formation classique, du niveau baccalauréat à la licence (en formation présentielle ou à distance), mais aussi « une offre de formation sur mesure », adaptée aux besoins en compétences des entreprises du territoire. Pour le maire de Colmar, cette nouvelle offre permettra de « tirer vers le haut la situation universitaire colmarienne ».

L'implantation de ce centre de formation à Colmar est prévue dès 2020, mais la question du site n'est pas totalement réglée. Il est question de 800 m² de locaux, qui pourraient trouver place, à terme, dans l'ancienne gare de marchandises sud, route de Rouffach, que la Ville ambitionne de longue date de reconvertir en pôle d'activités. « Les discussions sont toujours en cours avec RFF (Réseau Ferré de France, propriétaire du site, N.D.L.R.), mais il faudra compter deux ans. Entre-temps, il faudra trouver une solution intermédiaire », indique simplement Gilbert Meyer.

Au passage, le maire de Colmar ne manque pas de souligner que l'intégration de Colmar dans le dispositif « Action coeur de ville », obtenue in extremis après une entrevue dans le train avec l'ancien ministre Jacques Mézard, ne cesse de porter de nouveaux fruits. C'est de bonne guerre à six mois des municipales.
Clément TONNOT

 

 
 

 

colmar - De l'eau dans le GAS

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:55:59

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colmar - De l'eau dans le GAS
 

 
La Ville de Colmar a divisé par deux la subvention du GAS, lui reprochant d'avoir trop de réserves financières. Archives L'Alsace /Thierry GACHON
Le GAS (Groupement d'action sociale) du personnel de la Ville de Colmar, c'est un peu comme un comité d'entreprise dans le privé, la fonction de représentation sociale en moins.

L'association, une amicale du personnel, prodigue à ses 1 760 adhérents (agents municipaux ou de l'agglomération et retraités) divers avantages en matière culturelle, sportive, sociale et de loisirs : bons d'achat, billets à tarifs réduits, sorties collectives, fête de Noël des enfants, appartements de vacances... Contrairement au privé, où le CE est financé par un prélèvement sur la masse salariale, le GAS est financé par les cotisations de ses adhérents et une subvention municipale.

À Colmar, cela fait deux ans que les relations se sont tendues entre l'association et la Ville, qui voit d'un mauvais oeil les réserves financières accumulées par la structure : « Trésorerie comprise, le GAS a un patrimoine qui avoisine les 600 000 EUR», indiquait Gilbert Meyer lundi soir au conseil municipal, où le dossier était soumis aux édiles. Or pour le maire de Colmar, « la Ville n'a pas à alimenter la trésorerie d'une association, ce ne serait pas justifié vis-à-vis du contribuable. »
« Je ne pouvais accepter qu'on pénalise les enfants »

Au nom de la « saine gestion des deniers publics », la Ville a déjà réduit de moitié sa subvention en 2018, de 428 000 EUR à 214 000 EUR. Pour 2019, elle sera encore largement rabotée et ramenée à 140 000 EUR. La mairie a en effet déduit 74 000 EUR de l'enveloppe, se substituant au GAS pour financer les bons d'achat de la rentrée scolaire. Le GAS ne les avait pas encore distribués cette année, alors même qu'ils sont prévus dans la convention qui lie l'association à la Ville. 716 enfants sont concernés par ces bons d'un montant de 100 euros. « Je ne pouvais pas accepter qu'on les pénalise », commente Gilbert Meyer.

D'après le maire, le comité directeur sortant du GAS entendait ainsi protester contre la réduction de sa subvention. Du côté de l'association, on indique simplement que la décision de financer les bons avait été différée et laissée au nouveau comité directeur, qui vient seulement d'être élu.

La Ville n'a pas attendu... « A quoi sert un comité directeur s'il ne peut pas prendre de décision ? On oblige le GAS à utiliser une partie de sa subvention en la fléchant », a dénoncé la socialiste Victorine Valentin lundi soir au conseil municipal.

Sur le fond, le GAS ne conteste pas avoir des réserves financières d'origine ancienne, mais assure ne pas avoir thésaurisé sur la subvention municipale, celle-ci s'élevant longtemps à 428 000 EUR alors que les dépenses annuelles atteignaient 580 000 EUR. L'association fait valoir en outre que cet argent permet notamment d'entretenir le parc d'appartements de vacances.

Argument repris lundi soir par Christian Meistermann (Colmar veut bouger) : « Le jour où le GAS aura consommé tout son bas de laine, sera-t-il amené à vendre ses logements ou accepterez-vous de revoir la subvention à la hausse ? », interroge l'élu du groupe Burger. Gilbert Meyer, lui, assure qu'on pourra « revenir à la situation antérieure quand ce sera nécessaire ».
Clément TONNOT

 

 
 

 

colmar - Des visages sur des maux, et des mots sur des peines

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:48:04

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rue du Ladhof  Cérémonie d'hommage aux harkis
colmar - Des visages sur des maux, et des mots sur des peines
Ce mardi soir, la traditionnelle journée d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives, s'est déroulée à la stèle AFN rue du Ladhof à Colmar.
 

 
Lecture du message de la secrétaire d'État par le secrétaire général de la préfecture.
Ce rendez-vous de la fidélité a lieu chaque année à la date du 25 septembre. Il rend un hommage solennel aux anciens harkis et aux membres des formations supplétives ou assimilées qui ont combattu aux côtés de la France en Algérie.

La République française se souvient de leur engagement et proclame sa reconnaissance pleine et entière. Dans des temps difficiles, ils ont choisi la France, qu'ils ont servie avec loyauté et abnégation. L'histoire des harkis qui est douloureuse, car elle est aussi le récit d'un abandon et d'un déracinent, fait pleinement partie de l'histoire de France.

De nombreuses personnalités civiles et militaires ont assisté à la cérémonie, rehaussée par un piquet d'honneur en armes du 152e régiment d'infanterie de Colmar.
Exigence de vérité

Étaient présents le secrétaire général de la préfecture et sous-préfet Jean-Claude Geney, le maire de Colmar Gilbert Meyer accompagné du maire junior Corentin Dennomay et de plusieurs adjoints, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, ainsi que Murielle Burger, directrice de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Plusieurs présidents et membres d'associations patriotiques étaient représentés par leurs porte-drapeaux et fanions.

Le sous-préfet a procédé à la lecture du message de la secrétaire d'État auprès du ministre des armées.

Un texte qui exprimait l'exigence de la vérité de la part de la France, reconnaissant avoir manqué à son devoir de protection et d'accueil. Mais parce que les blessures sont toujours vives, le président de la République souhaite prolonger le travail de reconnaissance, de réparation et de solidarité en faveur des anciens harkis et de leurs enfants.
Sept gerbes déposées

Une reconnaissance qui passe par le travail de mémoire et de transmission, notamment en direction des jeunes générations. Mettre des visages sur des maux et mettre des mots sur des peines, c'est transmettre.

Sept gerbes ont été déposées par les autorités, précédant la sonnerie aux morts et l'hymne national. Le salut aux emblèmes a mis un terme à cette cérémonie qui réhabilite une page d'histoire trop longtemps oubliée.

 

 
 

 

guevenatten - Médailles et promotionspour les forces vives

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:58:56

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guevenatten - Médailles et promotionspour les forces vives
 

 
Bernard Schittly, le maire de Guevenatten. Photo L'Alsace
Dans la cour de l'ancienne école-mairie de Guevenatten, le maire de la commune Bernard Schittly a accueilli les sapeurs-pompiers du CPI du val du Traubach sous le commandement du lieutenant Marcel Morillon ainsi que le capitaine Frank Koeberlen, responsable de la 7e compagnie du Sdis, les membres, anciens et actuels, du conseil municipal, le 1er vice-président du conseil départemental, Rémy With, et les élus des communes voisines.

La cérémonie s'est voulue « empreinte de simplicité », mais cependant protocolaire. Elle a débuté par La Marseillaise et par le salut aux drapeaux. Bernard Schittly a commencé par présenter sa nouvelle mairie dont l'investissement, entièrement autofinancé, s'élève à 70 000 EUR. Il a remercié Rémy With pour l'octroi d'une subvention de 1000 EUR qui a contribué à l'installation d'un défibrillateur. Il a ensuite exprimé toute sa reconnaissance aux hommes du feu du CPI du val du Traubach, saluant « leur dévouement, leurs valeurs humaines exemplaires et leur engagement au service de la population », avant de présenter les cinq civils méritants oeuvrant ou ayant oeuvré pour la commune et de leur remettre la médaille d'honneur régionale, départementale et communale, argent.

La remise de médailles et d'insignes de promotion à huit sapeurs-pompiers s'est déroulée sous la direction du capitaine Frank Koeberlen, lui-même issu du CPI du val du Traubach. Rémy With a félicité tous les récipiendaires, les remerciant vivement pour leur investissement qui est une condition sine qua non pour faire vivre les petites communes rurales. Le verre de l'amitié a clôturé la cérémonie qui a associé le corps des sapeurs-pompiers et la commune.
Sapeurs-pompiers méritants

Nomination au grade de :

Caporal : 1re classe Mathieu Sirlin

Caporal-chef : caporal Julien Germann

Adjudant : sergent-chef Cédric Pitrosky

Honorariat au grade de caporal : 2e classe Vincent Di Foggia

Médailles d'honneur échelon bronze (dix ans) : caporal-chef Lionel Muller, adjudant Cédric Pitrosky, sergent-chef Lionel Freyburger

Médaille d'honneur échelon or (trente ans) : sergent honoraire Laurent Freyburger
Civils méritants

Edmond Durliat : conseiller municipal pendant 23 années, ancien sapeur-pompier au sein du corps des sapeurs-pompiers de Guevenatten.

Fernand Schnoebelen : conseiller-municipal pendant 12 ans, adjoint au maire pendant 12 ans, vétéran du corps des sapeurs-pompiers de Guevenatten.

Alain Brun : conseiller municipal pendant 26 ans, sapeur-pompier vétéran et garde-chasse en activité.

Henri Liebenguth : conseiller municipal pendant 25 ans, adjoint au maire depuis 2008.

Marie-Christine Heckly : secrétaire de mairie depuis 1987. Se partage entre les communes de Bellemagny, Saint-Cosmes et Guenatten.
Mireille COMPARON

 

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Journées du Patrimoine Une manifestation intergénérationnelle

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:48:31

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Sainte-Croix-en-Plaine  Journées du Patrimoine
Une manifestation intergénérationnelle
Belle affluence, le week-end dernier pour Journées du Patrimoine organisées par la Société d'Histoire et de Généalogie locale qui avait convié les parents d'élèves APEPA à organiser, dans lasalle Schweitzer du pôle culturel de la mairie, des jeux au profit de leurs enfants.
 

 
Une manifestation intergénérationnelle lors des Journées du Patrimoine de Sainte-Croix-en-Plaine
Parmi les jeux, il y avait le fameux atelier « Love on the rocks », très en vogue, actuellement, qui consiste à décorer et peindre des galets, à les cacher dans la nature pour qu'ils soient, ensuite, retrouvés puis partagés ! Toutes les res, d'ailleurs, les enfants sont partis à leur recherche et ont été récompensés par un sachet de chocolats !

Le thème des « Journées du Patrimoine » locales était, cette année, la vie et l'oeuvre de Jean-Georges Stoffel, un enfant de la commune ayant acquis une certaine célébrité.

Faut-il le rappeler ? Cet autodidacte fut, au XIXe siècle, un historien reconnu, mais aussi un poète, un archéologue passionné, un entomologiste spécialiste des papillons avant d'accéder au poste de bibliothécaire en chef de la ville de Colmar. Tout au long de ces deux jours, près de 200 adhérents et sympathisants se sont pressés pour découvrir l'exposition consacrée au grand homme !

Lors de l'inauguration, le président, Bernard Weiss, salua, entre autres, le maire de Sainte-Croix-en-Plaine, François Heymann, son homologue de Sundhoffen, Jean-Marc Schuller mais, aussi, le député Éric Straumann et la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert. D'autres personnalités, les adjoints au maire, Marie-Joëlle Bellicam, Mario Ackermann et Stéphane Gilg mais, aussi, Marie-Claude Isner, présidente de la Société d'Histoire de Wintzenheim, marquèrent de l'intérêt et leur attachement au travail fourni en parcourant l'exposition.

À tous les visiteurs, le verre de l'amitié et une tranche de kougelhopf furent proposés dans une ambiance conviviale.

Les enfants des parents d'élèves, eux aussi, se pressèrent autour des panneaux. Après avoir rempli un questionnaire, un quizz en dix questions, ils reçurent en récompense gourmande une bonne glace !

Lundi 23 septembre, ce fut le tour des écoliers de trois classes de l'école communale, sous la conduite de Mme Niederberger et de MM. Schelcher et Hecky, d'écouter attentivement les explications et les commentaires.

L'association espère ainsi avoir jeté les graines desquelles germeront de futures vocations d'historiens ou d'historiennes auxquels les membres actifs actuels pourront passer le relais.

Pour rappel : L'annuaire 2019 de 90 pages, consacré à Jean-Georges Stoffel mais aussi à son ami Paul Burtz, reste en vente auprès d'Arthur Heymann au 06 23 74 69 62 ou directement auprès de l'association en téléphonant au 03 89 72 93 05

Par ailleurs, l'association rappelle qu'elle est intéressée par le prêt de tous documents ou toutes sortes de photographies qui contribueront à enrichir la mémoire collective. Elle les rendra évidemment à leurs propriétaires, une fois scannés.

Enfin, toujours dans le cadre des « Journées du Patrimoine » locales, le dimanche 22 septembre, dans l'après-midi, s'est déroulée une audition libre de musique française donnée par Stéphane Schweitzer à l'orgue Callinet de 1840, restauré en 2018 avec projection du film sur la restauration de l'orgue !

 

 
 

 

houssen - La paroisse Saint-Maurice en fête

Publié dans le panorama le Samedi 28 septembre 2019 à 06:49:52

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houssen - La paroisse Saint-Maurice en fête
 

 
Les élus, les anciens membres, le curé Dominique Kress et le nouveau conseil de Fabrique et sa présidente, Édith Grubor (avec le diplôme pour Maria Straumann). Photo L'Alsace /Robert Furderer
Membre de la Communauté de paroisse Saint-François et Sainte-Claire sur Ried et Hard, la paroisse Saint-Maurice de Houssen a fêté, dimanche 22 septembre, son saint patron, exécuté en 289, au début du règne de l'empereur Maximien. Dans une église encore décorée des fruits de la terre bénits le dimanche précédant lors de la 42e Fête paysanne de Houssen, le curé Dominique Kress a célébré la grand-messe dominicale, le 22 septembre, à l'occasion de la fête patronale de la paroisse Saint-Maurice. L'office a été rehaussé par les chants et cantiques des chorales réunies, sous la direction de Chantal Schreiner, et accompagnés à l'orgue par Jean-Marie Utard ainsi que les interprétations musicales de Lisa Meyer, à la flûte traversière et de Nicolas Fleith, à la guitare électrique.

Dans son homélie, le curé a mis l'accent sur l'employé « ne pensant qu'a lui et abusant de la confiance que lui fait le maitre ». Après la communion, le célébrant a rendu hommage à Maria Straumann, entrée au conseil de Fabrique en 1997 et trésorière de 2001 à 2018, qui s'est vu attribuer la médaille diocésaine par Mgr Ravel, archevêque de Strasbourg.

Suite à un don anonyme, elle avait proposé au conseil d'acheter la statue de Sainte-Odile, en place dans l'église et bénie le 30 août 2018. Le curé Dominique Kress a également mis en avant François Moser, entré en 2001 et assesseur jusqu'en 2008, avant de devenir président en 2009, Robert Munsch, entré en 2009, attaché à la maintenance technique et logistique de l'église et du presbytère ainsi que Pierre Klinger, entré en 2001, trésorier jusqu'en 2004 où il est devenu secrétaire. Tous ont terminé leur mandat cette année.

Il a ensuite présenté le nouveau conseil de Fabrique qui se compose d'Édith Grubor présidente, Bernadette Golling trésorière, Myriam Eckerlen secrétaire, Geneviève Schupp et Marie-Odile Baumann assesseurs, François Moser et Pierre Klinger consultants.

Le verre de l'amitié a été partagé à l'issue de la cérémonie.
Robert FURDERER