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Nucléaire Fessenheim : L'arrêt complet et définitif fixé à juin 2020

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:38:27

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Nucléaire  Fessenheim
Nucléaire Fessenheim : L'arrêt complet et définitif fixé à juin 2020
Réuni ce jeudi matin à Colmar, le comité de pilotage du « projet d'avenir du territoire de Fessenheim » a permis d'apprendre la date d'arrêt du réacteur n°2 et la conclusion d'un accord d'indemnisation entre l'État et EDF, ouvrant la voie à la procédure juridique de fermeture.

 
La secrétaire d'État Emmanuelle Wargon saluant Gérard Hug, président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, hier matin à la préfecture de Colmar.
Depuis plusieurs mois, EDF annonçait la date butoir du 22 février prochain pour l'arrêt du réacteur n° 1 de la centrale de Fessenheim, mais évoquait un vague « été 2020 » pour le réacteur n°2. Réuni ce jeudi à Colmar, le comité de pilotage du « projet d'avenir du territoire » a permis de confirmer la première date et de préciser la seconde : ce sera juin 2020.
L'indemnisation d'EDF validée

La conclusion des négociations sur l'indemnisation d'EDF semble avoir permis cette ultime clarification du calendrier industriel. Début 2017, le conseil d'administration du groupe avait approuvé un protocole prévoyant environ 490 millions d'euros de part fixe, plus une part « reflétant le manque à gagner pour EDF jusqu'en 2041 », à déterminer ultérieurement. Mais le report de la fermeture de la centrale a amené l'État à vouloir réviser cette part fixe à la baisse.

Approuvé par le conseil d'administration d'EDF la semaine dernière, le nouveau protocole sera signé par l'État « dans les tout prochains jours », a révélé la secrétaire d'État, Emmanuelle Wargon, à l'issue du comité qu'elle a présidé. Elle n'a pas voulu dévoiler la teneur de cet accord, mais le délégué interministériel, David Coste, a indiqué qu'il avait « fortement évolué ». Cet accord va amener EDF à lancer les procédures juridiques de fermeture de la centrale, en commençant par la remise, à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de la déclaration de mise à l'arrêt définitif du site.

Si la suite des événements semble désormais claire en ce qui concerne la centrale, la reconversion du territoire reste à l'état d'ébauche. Concernant la zone d'activités EcoRhena, qui doit accueillir des activités de remplacement au nord de Fessenheim, Emmanuelle Wargon a estimé que seuls « 70 à 80 » des 220 hectares disponibles seront utilisables, pour des raisons environnementales. « Il faudra trouver des terrains complémentaires ailleurs », a-t-elle conclu. « La surface est moins importante que la qualité des réalisations », souligne David Coste, qui maintient l'objectif d'une mise à disposition du foncier « en 2021 ».

Le comité de pilotage a « pris acte de la volonté des différents acteurs » de créer, d'ici la fin de l'année, une société d'économie mixte (SEM) franco-allemande, qui sera chargée du développement de cette zone EcoRhena. La liste des actionnaires allemands « pressentis » (les villes de Fribourg et Breisach, la CCI Südlicher Oberrhein) confirme l'intérêt des voisins et le besoin de leurs entreprises de trouver du foncier.
Compensation fiscale : l'impasse

Outre le Grand Est, le Haut-Rhin, la com'com Pays Rhin-Brisach, M2A, EDF..., la commune de Fessenheim sera également membre de cette SEM. Son maire, Claude Brender, n'était cependant pas présent à la réunion d'hier, tout comme il avait refusé, en février, de signer le « projet d'avenir du territoire », tant que la question du fonds national de garantie individuelle des ressources des collectivités (FNGIR) n'aurait pas été réglée.

Ce FNGIR, qui obligerait Fessenheim à continuer à payer 2,87 millions d'euros par an après l'arrêt de la centrale, « n'a pas été abordé formellement » par le comité de pilotage, reconnaît la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert. Lors d'une réunion préparatoire, mercredi soir, Emmanuelle Wargon aurait assuré que les discussions allaient se poursuivre pour trouver une compensation, mais la voie d'une réforme du FNGIR semble désormais écartée.

On peut noter encore que les études opérationnelles pour la ligne de train Colmar-Fribourg devraient être prochainement lancées : l'ensemble des financeurs se réuniront le 10 octobre. « Mon objectif demeure une réouverture en 2026 », commente Brigitte Klinkert. La présidente du Haut-Rhin salue globalement des « avancées », mais rappelle que « beaucoup reste à faire ». « Nous attendons que l'État s'engage financièrement quand les projets seront prêts à se concrétiser », ajoute-t-elle.

« Nous serons au rendez-vous au moment où l'arrêt de la centrale aura vraiment un impact », assure Emmanuelle Wargon. Le comité de pilotage se réunira pour la cinquième fois « début 2020 ».
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Fessenheim L'arrêt complet et définitif fixé à juin 2020

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:56:36

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Fessenheim L'arrêt complet et définitif fixé à juin 2020
 

 
La secrétaire d'État Emmanuelle Wargon saluant Gérard Hug, président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, hier matin à la préfecture de Colmar. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Depuis plusieurs mois, EDF annonçait la date butoir du 22 février prochain pour l'arrêt du réacteur n° 1 de la centrale de Fessenheim, mais évoquait un vague « été 2020 » pour le réacteur n° 2. Réuni ce jeudi à Colmar, le comité de pilotage du « projet d'avenir du territoire » a permis de confirmer la première date et de préciser la seconde : ce sera juin 2020.
L'indemnisation d'EDF validée

La conclusion des négociations sur l'indemnisation d'EDF semble avoir permis cette ultime clarification du calendrier industriel. Début 2017, le conseil d'administration du groupe avait approuvé un protocole prévoyant environ 490 millions d'euros de part fixe, plus une part « reflétant le manque à gagner pour EDF jusqu'en 2041 », à déterminer ultérieurement. Mais le report de la fermeture de la centrale a amené l'État à vouloir réviser cette part fixe à la baisse.

Approuvé par le conseil d'administration d'EDF la semaine dernière, le nouveau protocole sera signé par l'État « dans les tout prochains jours », a révélé la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon, à l'issue du comité qu'elle a présidé. Elle n'a pas voulu dévoiler la teneur de cet accord, mais le délégué interministériel David Coste a indiqué qu'il avait « fortement évolué ». Cet accord va amener EDF à lancer les procédures juridiques de fermeture de la centrale, en commençant par la remise, à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de la déclaration de mise à l'arrêt définitif du site.

Si la suite des événements semble désormais claire en ce qui concerne la centrale, la reconversion du territoire reste à l'état d'ébauche. Concernant la zone d'activités EcoRhena, qui doit accueillir des activités de remplacement au nord de Fessenheim, Emmanuelle Wargon a estimé que seuls « 70 à 80 » des 220 hectares disponibles seront utilisables, pour des raisons environnementales. « Il faudra trouver des terrains complémentaires ailleurs », a-t-elle conclu. « La surface est moins importante que la qualité des réalisations », souligne David Coste, qui maintient l'objectif d'une mise à disposition du foncier « en 2021 ».

Le comité de pilotage a « pris acte de la volonté des différents acteurs » de créer, d'ici la fin de l'année, une société d'économie mixte (SEM) franco-allemande, qui sera chargée du développement de cette zone EcoRhena. La liste des actionnaires allemands « pressentis » (les villes de Fribourg et Breisach, la CCI Südlicher Oberrhein) confirme l'intérêt des voisins et le besoin de leurs entreprises de trouver du foncier.
Compensation fiscale : l'impasse

Outre le Grand Est, le Haut-Rhin, la com'com Pays Rhin-Brisach, M2A, EDF..., la commune de Fessenheim sera également membre de cette SEM. Son maire, Claude Brender, n'était cependant pas présent à la réunion d'hier, tout comme il avait refusé, en février, de signer le « projet d'avenir du territoire », tant que la question du FNGIR n'aurait pas été réglée.

Ce fonds national de garantie individuelle des ressources des collectivités, qui obligerait Fessenheim à continuer à payer 2,87 millions d'euros par an après l'arrêt de la centrale, « n'a pas été abordé formellement » par le comité de pilotage, reconnaît la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert. Lors d'une réunion préparatoire, mercredi soir, Emmanuelle Wargon aurait assuré que les discussions allaient se poursuivre pour trouver une compensation, mais la voie d'une réforme du FNGIR semble désormais écartée.

On peut noter encore que les études opérationnelles pour la ligne de train Colmar-Fribourg devraient être prochainement lancées : l'ensemble des financeurs se réuniront le 10 octobre. « Mon objectif demeure une réouverture en 2026 », commente Brigitte Klinkert. La présidente du Haut-Rhin salue globalement des « avancées », mais rappelle que « beaucoup reste à faire ». « Nous attendons que l'État s'engage financièrement quand les projets seront prêts à se concrétiser », ajoute-t-elle.

« Nous serons au rendez-vous au moment où l'arrêt de la centrale aura vraiment un impact », assure Emmanuelle Wargon. Le comité de pilotage se réunira pour la cinquième fois « début 2020 ».
Textes : Olivier BRÉGEARD

 

 
 

EDITORIAL : Un esprit libre

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:21:46

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EDITORIAL : Un esprit libre
 

 
de Dominique Jung

Jacques Chirac qui décède, c'est un aïeul qui nous quitte. Il appartient de plein droit à l'album de la VRépublique, dans la catégorie rare des chefs sans arrogance. Malgré son train de vie de grand bourgeois, il savait taper sur le cul des vaches.

Ses goûts et ses appétits étaient multiples. Il aimait parler avec les paysans, avaler une choucroute, examiner un masque de danse dogon et caresser d'un doigt ému une céramique japonaise millénaire.

Bagarreur par méthode, vorace par nature, optimiste par principe, il s'est emparé de l'habit glorieux d'héritier du gaullisme. Mais son second mandat présidentiel a été brocardé parce qu'il semblait en roue libre : lourde dette publique, rejet du traité constitutionnel européen, prudence confinant à l'inertie. Sur le tard, Chirac a donné l'impression de finir en Droopy veillant sur l'Élysée.

Néanmoins son sourire restait, y compris lors des ultimes sorties publiques. Cela renforça l'humanité du personnage. Plus sa retraite durait, plus on regardait l'ancien président à travers le halo mélancolique des affections rétrospectives.

En un demi-siècle de carrière, l'homme a beaucoup évolué, souvent à rebours des usages de son clan politique.

Il a favorisé l'intégration de la France dans l'Europe alors qu'à ses débuts, en bon gaulliste, cette hypothèse le hérissait. Il a mis fin au service militaire des jeunes gens au profit de l'armée de métier. Droit dans ses bottes, il a refusé le mensonge des États-Unis et défié George W. Bush quand ce dernier a voulu associer la France à la sinistre et désastreuse guerre d'Irak, en 2003.

Mais le grand courage de Chirac concerne l'histoire nationale. En 1995, il a admis que la France avait honteusement agi en aidant Hitler à envoyer les juifs dans les chambres à gaz. Émise par un homme issu du camp conservateur, cette affirmation l'honore, définitivement.

 

 
 

 

Chirac, ombres et lumières

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:04:58

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Chirac, ombres et lumières
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Jacques Chirac s'en est donc allé, laissant à Giscard, son ennemi de toujours, le titre symbolique de dernier homme d'État de l'époque gaullienne encore vivant. Député, maire, ministre, Premier ministre, président de la République... La vie de Jacques Chirac couvre un demi-siècle de l'histoire de France. Cinquante années d'ombres et de lumières, de coups d'éclat et d'actes moins glorieux. Chirac était à l'image de la République, ne rechignant pas aux coups tordus mais capable d'agir par passion. Chirac aimait la vie. Et c'est aussi pour cela qu'il aimait l'Alsace, région qui n'a pas été épargnée par les aléas de l'histoire mais demeurée une terre des bons et des bien vivants.

Côté sombre, Chirac a trahi Chaban puis Giscard comme il fut ensuite doublé par Balladur. Chirac, c'est aussi l'État RPR et une mairie de Paris transformée dans les années 80 en machine de guerre devant le mener à l'Élysée. Emplois fictifs, clientélisme électoral... À une époque où la vie politique manquait de garde-fous, Jacques Chirac a industrialisé des pratiques qui existaient à l'échelle artisanale. Politiquement, Jacques Chirac est aussi le président de la dissolution ratée de 1997 et le partisan du oui au référendum sur la Constitution européenne pour lequel une majorité de Français a dit non. Enfin, réélu en 2002 face à Jean-Marie Le Pen, il a manqué l'union nationale à laquelle l'obligeait moralement le vote des électeurs de gauche.

Côté lumière, Jacques Chirac a longtemps symbolisé l'enthousiasme français à travers un dynamisme et une formidable envie de croquer dans la vie. Celle-ci ne l'a pas épargnée. Pourtant, il n'a jamais freiné. Chirac, c'était une certaine idée de la France, capable de dire non à la seconde guerre du Golfe. C'est aussi le premier président de la République reconnaissant la responsabilité de l'État français dans la déportation des juifs ou montrant les poings dans le quartier arabe de Jérusalem pour dénoncer la « provocation » des services de sécurité israéliens. Avec ses contradictions, Chirac ressemblait tellement aux Français que ces derniers ont attendu qu'il se retire de la vie politique pour commencer à le regretter.

 

 
 

Emmanuel Macron salue « un destin français »

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:48:09

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Emmanuel Macron salue « un destin français »
 

 
Le président s'est rendu au domicile de Jacques Chirac ce jeudi. Photo G. VAN DER HASSELT/AFP
« Nous Français, perdons un homme d'État que nous aimions autant qu'il nous aimait » : le président Emmanuel Macron a rendu hommage à Jacques Chirac jeudi soir lors d'une allocution télévisée de dix minutes.

Assis à son bureau, tout comme Jacques Chirac s'était assis il y a un peu plus de 23 ans pour rendre hommage à François Mitterrand, Emmanuel Macron a su trouver les mots pour décrire l'émotion qui s'est emparée des Français. Il a parlé de carrière et de parcours politique. Mais surtout de sentiment, de transmission, de valeurs que les Français ont côtoyés durant les quarante années politiques de Chirac. Le jeune président s'est voulu garant d'une certaine continuité et s'est inscrit dans les pas de son prédécesseur.

Jacques Chirac était « un destin français », a dit Emmanuel Macron en écho aux mots de Jacques Chirac. Ce dernier avait parlé de François Mitterrand en saluant « une vie ». L'analogie ne doit sans doute rien au hasard.

« Il incarna une certaine idée de la France. [...] Il incarna une certaine idée du monde ». Une France que le président Chirac aimait, qu'elle soit parisienne, provinciale ou lointaine.
Deuil national lundi

Le président Macron a parlé d'amour, mais aussi de ce qui marquera sans doute l'action de Jacques Chirac : la reconnaissance du rôle de la France dans la rafle du Vel-d'Hiv, l'opposition de la France à la guerre d'Irak, le lanceur d'alerte environnemental.

« Jacques Chirac était un grand Français, libre » : un Français qui entre désormais dans l'histoire.

Emmanuel Macron a annoncé une journée de deuil national pour le lundi 30 septembre.
N.M.

 

 
 

Jacques Chirac et l'Alsace,un demi-siècle de rencontres

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:02:21

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Jacques Chirac et l'Alsace,un demi-siècle de rencontres
 

 
1er  octobre 2004 : Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder se rendent ensemble au restaurant strasbourgeois Chez Yvonne - une adresse alsacienne qu'affectionnait l'ancien président.  Archives L'Alsace/Dominique GUTEKUNST
Jacques Chirac est souvent venu en Alsace durant sa longue vie politique. Il y comptait de nombreux amis. Certains l'avaient lâché pour rejoindre Balladur au moment de la présidentielle de 1995 et ces trahisons l'avaient attristé. Il ne comprenait pas ces amis de trente ans. La vengeance viendra plus tard pour ceux qui ne seront jamais ministres.

Parmi les fidèles, compagnons des bons et des mauvais jours qui ont toujours cru en sa victoire, il y a eu l'ancien maire de Saint-Louis Jean Ueberschlag, mais aussi le Thannois Jean-Paul Heider, qui tenait alors les rênes de la fédération RPR du Haut-Rhin, ou encore l'agriculteur d'Illhaeusern Jean-Paul Meinrad. Sans oublier, à Strasbourg, l'ancien ministre André Bord et l'industriel Henri Lachmann. L'ancien PDG de Strafor-Facom puis de Schneider Electric, gaulliste affiché, a présidé le comité de soutien de Chirac en Alsace. Le Colmarien a fait partie de ces « patrons dynamiques » que Chirac réunissait de temps en temps, et qui le feront prendre ses distances vis-à-vis des énarques.
« Il a pris un bain de foule qui n'en finissait pas, alors que je le sentais épuisé... »

L'ancien président de la communauté urbaine de Strasbourg, Robert Grossmann, a « vu Chirac entrer en politique », et en Alsace. C'était en avril 1969. Fondée par Robert Grossmann, l'Union des jeunes pour le progrès (UJP) tient alors ses assises nationales à Strasbourg en présence de Georges Pompidou et du jeune secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances. Les deux hommes se « fréquentent souvent » jusque dans les années 1980. « Il était très attentif à l'Alsace, dont il comprenait bien la problématique, et à la question des Malgré-Nous. C'était quelqu'un capable d'empathie », raconte Robert Grossmann.

Homme chaleureux qui serrait les mains et embrassait les femmes, Jacques aimait parcourir la région, de la vallée de Thann jusqu'à Wissembourg. Il y mangeait des choucroutes arrosées de bière - le maire de Cernay Michel Sordi en a vécu de mémorables -, toujours prêt à entendre les récriminations des élus.

Par deux fois au moins, Jean-Marie Bockel, alors maire socialiste de Mulhouse, a eu lui aussi l'occasion de « tester » in vivo ce goût du contact : en 1998, à l'occasion de la célébration du bicentenaire du rattachement de Mulhouse à la France, puis au printemps 2006, pour l'inauguration du tram de la cité du Bollwerk. Confidence admirative de l'ancien maire de Mulhouse, à plus d'une décennie de distance : « Il a pris un bain de foule qui n'en finissait pas, alors que moi, je me sentais épuisé... »

Certes, jusque dans les années 2000, l'Alsace se distinguait par une économie ouverte sur l'international, avec un taux de chômage plus bas que dans le reste du pays. Mais elle était enclavée, obligée de se battre pour le TGV Est, pour le TGV Rhin-Rhône, contrainte aussi d'en financer une partie. Il manquait aussi des liaisons aériennes avec l'Europe. À l'époque, et pour d'autres raisons qu'aujourd'hui, l'Alsace se sentait incomprise, alors qu'elle rêvait de jeter des ponts entre la France et l'Allemagne.

Chirac écoutait, hochait la tête, passait les dossiers à ses collaborateurs. Curieusement, la chaleur des bains de foule, l'attachement des militants, la ferveur des meetings ne se sont pas traduits dans les votes des électeurs. En 1988, en 1995 et en 2002, Jean-Marie Le Pen caracolait en tête au premier tour dans une Alsace plus balladurienne - plus centriste sans doute - que chiraquienne. Au second tour, il faisait cependant le plein des voix.
Un presskopfou une tête de veauavec ses convives

Une fois président de la République, Jacques Chirac fait de l'Alsace le lieu de ses rendez-vous franco-allemands. Au lendemain de son investiture de 1995, le 18 mai, il avait retrouvé le chancelier Helmut Kohl à la préfecture à Strasbourg, pour une première rencontre de travail autour de l'actualité monétaire. Ils s'étaient ensuite rendus à pied dans la rue du Sanglier pour dîner Chez Yvonne. Le service d'ordre s'était laissé déborder par la foule des supporters, et l'image des deux hommes, trinquant chacun avec un verre de bière Fischer à la main, restera dans les annales.

Le président et le chancelier se sont apprivoisés dans la niche du rez-de-chaussée de la winstub alsacienne, entre boiseries et rideaux à carreaux. Jacques Chirac retournera Chez Yvonne en compagnie du président russe d'alors, Boris Eltsine. Les chefs de l'État apparaîtront aux fenêtres du restaurant. L'ancien président français aimait y partager un presskopf ou une tête de veau avec ses convives, avec une bière ; il ne buvait pas de vin.

C'est à Blaesheim, au Boeuf - où déjà Giscard avait invité Helmut Schmidt - que par la suite, Jacques Chirac a organisé des mini-sommets, avec Gerhard Schröder, y recevant, tout à la fin de son mandat, Angela Merkel. Mais il était aussi retourné Chez Yvonne en 2004 pour déjeuner avec le chancelier allemand Gehrard Schröder en marge du 65e sommet franco-allemand. « Il a été un ardent défenseur de Strasbourg et de son rôle européen », note le maire Roland Ries.
D'Oradour au Struthof,« le devoir de vigilance »

L'Alsace, Jacques Chirac l'a aussi rencontrée le 16 juillet 1999 à Oradour-sur-Glane, où il était allé inaugurer le Centre de mémoire. « Si l'enfer a un nom, ce 10 juin 1944, c'était Oradour », avait-il rappelé. Accompagné de Catherine Trautmann, alors ministre socialiste de la Culture, il a salué la présence d'enfants alsaciens et « le choix d'une mémoire réconciliée ». Lui qui n'a jamais transigé avec l'extrême droite en a aussi appelé au « devoir de vigilance ».

L'histoire alsacienne, Jacques Chirac l'avait encore croisée, le 3 novembre 2005, en franchissant l'enceinte du camp du Struthof. L'occasion pour lui d'inaugurer le Centre européen du résistant déporté, qui jouxte depuis lors l'espace des baraques entourées de barbelés. Jacques Chirac s'était au préalable rendu au Mémorial d'Alsace-Moselle de Schirmeck, ouvert en juin de la même année. La météo était au beau fixe pour cette dernière visite présidentielle au camp.
Franck BUCHYet Yolande BALDEWECK

 

 
 

Jacques Chirac et Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:39:21

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Mémoire Réactions après le décès de l'ancien président de la République
Jacques Chirac et Colmar
Jacques Chirac est venu plusieurs fois à Colmar, notamment en 1998, 2001, 2006. Retour, en anecdotes, sur ces trois derniers déplacements.
 

 
Le président Jacques Chirac lors de sa visite au 15/2 en juin 2001 avec au premier plan l'ancien chef de corps, le colonel Gallart.
C'était une demande du président : rester dans la troupe lors de sa visite au 152e régiment d'infanterie de Colmar le 28 juin 2001. Et surtout partager le repas des Diables rouges. Un déjeuner estampillé « Alsace » avec choucroute, bière et kougelhopf glacé. Le président profitera de son passage dans un régiment où il ne restait alors qu'une petite centaine d'appelés, pour faire un premier bilan de la professionnalisation des armées (et donc la suspension de la conscription) engagée dès 1996.

Accompagné du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Crène, Jacques Chirac restera près de 3 heures au 15/2, visitant les ateliers techniques (le régiment est à l'époque doté des vieux AMX10P), la salle d'honneur et évoquant, de façon plus générale, le moral des troupes et les défis majeurs d'une armée en pleine mutation. Ce même jour, il prendra un bain de foule au coeur de Colmar avant de tenir un discours au Koïfhus devant les maires du Grand Pays de Colmar.

Le président Jacques Chirac avec à ses côtés le colonel Gallart. Photo DNA /Bernard SCHMIDLE

Dans le quartier Bruat. Photo DNA /Bernard SCHMIDLE

Dans les ateliers techniques du 15-2. Photo DNA /Bernard SCHMIDLE

Choucroute et bière avec les Diables rouges. Photo DNA /Bernard SCHMIDLE
1998 : Pas de manif étudiante, mais un bainde foule

Jacques Chirac est venu plusieurs fois à Colmar, notamment le 29 janvier 1998. A l'époque, Cyrille Schott est préfet du Haut-Rhin. Il a tout fait, de connivence avec Gilbert Meyer, pour inscrire ce détour dans une visite qui ne passait, au départ, que par Mulhouse : « A Colmar, on célébrait les 300 ans de présence du Conseil souverain d'Alsace, qui a contribué à l'intégration de l'Alsace dans le processus constitutif de la Nation française. Nous avons réussi à intégrer Colmar dans cette thématique de l'unité nationale », se souvient le préfet honoraire. Lors de son discours à la mairie de Colmar, Jacques Chirac avait ainsi souligné le rôle décisif du Conseil souverain dans le rattachement à la France d'une Alsace qui n'était qu'une « mosaïque territoriale et politique ».

En janvier 1998, bain de foule à Colmar, rue des Clefs. Photo archives DNA /Bernard SCHMIDLE

Dans son ouvrage Un Alsacien préfet en Alsace, Cyrille Schott livre aussi quelques anecdotes sur les coulisses de ce déplacement présidentiel. On y apprend notamment que les étudiants de l'IUT, qui menaçaient de perturber la visite présidentielle en manifestant rue des Clefs, avaient bien failli parvenir à leurs fins, en contournant le dispositif policier. Le préfet Schott l'avait appris sur le tarmac de Colmar-Houssen, où il attendait l'atterrissage de Jacques Chirac.

Pour désamorcer la contestation étudiante, le secrétaire général de la préfecture, Jean-Claude Ehrmann, avait négocié en urgence avec les étudiants le repli des banderoles, contre une entrevue par le directeur de cabinet de Jacques Chirac, Bertrand Landrieu. Mission accomplie. A la sortie de la mairie de Colmar, Jacques Chirac avait pu se livrer à son exercice favori : un bain de foule rue des Clefs, où s'étaient rassemblés quelques milliers de personnes.
Bernard Rosé, soutiende la première heure

Bernard Rosé, ancien maire d'Ammerschwihr a eu la chance de rencontrer presque tous les présidents français depuis son enfance, mais c'est Jacques Chirac qu'il apprécie le plus car « il était près du peuple ». A l'évocation de son décès, les larmes lui viennent aux yeux alors qu'il n'a plus vu Jacques Chirac depuis 1998. « Lors de sa venue à Colmar, j'ai eu l'occasion de l'approcher et je lui ai montré le courrier que j'ai signé en 1987 pour soutenir sa candidature à la présidentielle [face à celle de Raymond Barre, à droite]. A l'époque, seuls dix maires ont signé, j'étais le seul alsacien. » Pour le remercier de ce soutien précoce contre son adversaire du centre-droit, Jacques Chirac a dédicacé le courrier de 1987 d'une façon qui surprend encore aujourd'hui Bernard Rosé : « Il a écrit, mon cher Bernard. Donc il se souvenait de mon prénom ». Le génie chiraquien dans toute sa splendeur.
Bière plutôt que riesling

Le maire honoraire d'Illhaeusern, ancien conseiller régional et vice-président de la chambre d'agriculture, Jean-Paul Meinrad, a commencé à fréquenter Jacques Chirac quand il était ministre de l'Agriculture. « J'étais à l'époque à la FNSEA, chargé du dossier de l'enseignement agricole. Mais quand j'ai fait campagne aux élections régionales en 1986, on a commencé à se voir plus souvent. J'ai encore une affiche de campagne avec Jacques Chirac, Pierre Weisenhorn et moi. Jacques Chirac a fait plusieurs réunions de soutien. »

Jean-Paul Meinrad lui servait souvent de guide quand il venait en Alsace. « Lors d'un dîner à Wettolsheim, on a servi du riesling avec la choucroute. Après avoir trinqué avec tout le monde, il s'est tourné vers moi et m'a demandé discrètement s'il ne pouvait pas avoir une petite bière. J'étais un peu gêné quand j'ai transmis la demande au maître d'hôtel mais il m'a répondu : "Pas de problème, on a de la bière, on a même la bière préférée de Jacques Chirac. La Corona"! » Jean-Paul Meinrad gardera de lui l'image d'un « travailleur, pour qui on avait une sympathie directe et facile ».

Le président Chirac avec Gilbert Meyer et le préfet Cyrille Schott en 1998. Photo L'Alsace /Hervé Kielwasser
Sur le tarmacde l'aéroport

Le député de Colmar, Eric Straumann, a notamment accueilli Jacques Chirac en 2001 à l'aéroport de Colmar-Houssen, trois mois après son élection à la mairie de Houssen. « C'était un homme très chaleureux. J'ai toujours été frappé par sa relation aux autres, son humanité et son sens du contact ! », insiste celui qui croisait régulièrement l'ancien président rue de Lille à Paris, entre 2007 et 2010. « Il occupait un bureau proche du mien », indique le parlementaire. Pour Eric Straumann, Jacques Chirac restera l'homme d'Etat qui « refusa la guerre d'Irak en 2003. L'histoire lui donnera raison, car ce conflit va durablement déstabiliser le Moyen-Orient ».
A l'originede sa vocation politique

Le premier adjoint au maire de Colmar, Yves Hemedinger, a adhéré au RPR quand il avait à peine 16 ans. Et il l'assure, l'homme Jacques Chirac y est pour beaucoup. « J'en ai distribué des tracts, collé des affiches, participé à des meetings et vécu des moments de défaites et de victoires pour Chirac », écrit-il sur un réseau social. « J'avoue avoir pleuré de joie en 1995 lorsqu'il a été élu président après deux essais infructueux ». Le conseiller départemental l'a croisé à diverses reprises. « C'est donc un énorme morceau de mon chemin politique qui disparaît ».
Chaque année,une lettre du président

En 2006, lorsque Jacques Chirac revient en Alsace et à Colmar, il rencontre, sur le pont de Fessenheim, une jeune fille, Aurélie Zimmermann, élève de 6e au collège de Volgelsheim. C'est le président qui a sollicité cette rencontre avec celle qui entretient alors une correspondance épistolaire depuis 1999 avec le chef de l'Etat. A cette époque, elle n'avait que cinq ans et lui avait adressé une carte de voeux. Et le président lui a répondu. Il le fera systématiquement chaque année et ce, jusqu'à l'an dernier.
LA RÉDACTION DE COLMAR

 

 
 

 

Décès de Chirac, réactions « Quand on a connu quelqu'un comme lui,on devient très difficile en politique »

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:55:24

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Décès de Chirac, réactions « Quand on a connu quelqu'un comme lui,on devient très difficile en politique »
 

 
Michel Sordi
« Je ressens une très grande peine. C'est quelqu'un que j'aimais beaucoup, et dont je crois pouvoir dire qu'il était un ami, réagit le maire (LR) de Cernay, Michel Sordi. Lorsque je me suis engagé en politique, en 1983, j'ai choisi le RPR et Jacques Chirac pour ses idées gaullistes, à commencer par la participation. Il est venu à plusieurs reprises à Cernay. Je me souviens en particulier de l'inauguration du pont sur le Rhin, près de Fessenheim, et du déjeuner qui avait suivi à l'Espace Grün, en présence de 450 personnes. Ce fut un grand moment de convivialité et de partage. »
Jean-Luc Reitzer

« Jacques Chirac était un homme généreux et proche des gens, souligne Jean-Luc Reitzer, député (LR) du Haut-Rhin. Je n'oublie pas que, quand j'ai été hospitalisé, il y a une quinzaine d'années, il a appelé mon épouse et mes enfants, un dimanche à 9 h 30, pour prendre des nouvelles. Je n'oublie pas non plus qu'il a su faire face aux États-Unis, de façon très courageuse, en refusant que la France participe à l'aventure de la guerre en Irak. »
Jean Ueberschlag

« C'est à cause de lui que je suis entré en politique, confie l'ancien député-maire (RPR, puis UMP) de Saint-Louis, Jean Ueberschlag. Quand on a connu quelqu'un comme Jacques Chirac, on devient très difficile en politique. Je ne veux pas être méchant, mais à côté, aujourd'hui, on a des nains de jardin. »
Catherine Troendlé

La sénatrice (LR) du Haut-Rhin Catherine Troendlé se félicite d'« avoir eu la chance de le côtoyer, dès 1989, grâce au député Jean Ueberschlag », dont elle était l'assistante parlementaire, « puis comme parlementaire à mon tour, lorsqu'il fut élu président de la République ». Et de conclure : « Une belle page se tourne, mais je ne l'oublierai jamais. »
Gilbert Meyer

« Avec sa disparition se tourne une page importante de l'histoire de notre pays, réagit le maire (LR) de Colmar, Gilbert Meyer. La France a perdu en sa personne un homme d'État emblématique, une personnalité hors du commun, toujours très proche de nos compatriotes, qu'il aimait. À titre personnel, je suis bouleversé. Jacques Chirac aura en effet marqué de son empreinte, dans la foulée du général de Gaulle, ma propre vie politique. »
Jean-Marie Bockel

« Pendant son premier mandat présidentiel, préoccupé par les problématiques de la ville, Jacques Chirac avait réuni, à trois reprises, un groupe de maires, se remémore Jean-Marie Bockel, actuel sénateur (UDI) du Haut-Rhin. J'étais le socialiste du lot. Il nous recevait à chaque fois trois heures d'affilée, totalement à l'écoute. Il est venu à Mulhouse en 1998, pour le bicentenaire du rattachement de Mulhouse à la France. Cela a été un triomphe pour lui, malgré le grand froid. Il est revenu en 2006, pour l'inauguration du tram-train, et a pris un bain de foule qui n'en finissait plus... Chirac aura été un président accessible, chaleureux, et clair sur ses principes. »
Brigitte Klinkert

« Ami et amoureux de l'Alsace, Jacques Chirac savait sentir et comprendre les terroirs et les territoires, réagit la présidente (LR) du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert. Il laissera le souvenir d'un amoureux de la France, infatigable serviteur de la paix et de la compréhension des peuples ».
Frédéric Bierry

Sur Twitter, le président (LR) du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, rend hommage à un homme « porteur des valeurs humanistes, et amoureux des territoires ».
Catherine Trautmann

« La France vient de perdre l'une de ses personnalités les plus emblématiques », réagit l'ancienne ministre et ancien maire (PS) de Strasbourg, Catherine Trautmann. « Au cours de ma vie politique, j'ai pu développer des relations cordiales avec le maire de Paris. J'ai aussi connu [le président Jacques Chirac] en tant que ministre de la Culture du gouvernement Jospin. Un moment particulier m'a marqué : la visite, en sa présence, des ruines d'Oradour-sur-Glane [...]. Le départ de Jacques Chirac marque la fin d'une époque. »
Roland Ries

Pour le maire (PS) de Strasbourg Roland Ries, Jacques Chirac « a été un ardent défenseur de Strasbourg et de son rôle européen, particulièrement attaché au couple franco-allemand ». « Jacques Chirac était convaincu que ce couple était un élément essentiel de la construction européenne », poursuit Roland Ries, qui salue aussi « ce moment très fort du 16 juillet 1995 où, pour la première fois, un président de la République reconnaissait la responsabilité de l'État français dans la déportation des juifs. »
Robert Herrmann

Le président (PS) de l'Eurométropole de Strasbourg, Robert Herrmann, retient trois « actions marquantes » de la part de Jacques Chirac : « le 16 juillet 1995, en commémorant la rafle du Vélodrome d'hiver ; le 10 mars 2003, en s'opposant à l'intervention militaire en Irak, voulue par les États-Unis ; le 11 février 2005, par la loi, qu'il a voulue, pour l'égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap ».
Jean Rottner

Dans un message posté sur Twitter, le président (LR) du conseil régional Grand Est, Jean Rottner, estime que Jacques Chirac « aura marqué une famille politique par son élan, notre pays la France par son action ».
Fabienne Keller

« Grand défenseur de Strasbourg l'Européenne et artisan de la coopération franco-allemande, c'était un homme profondément humain, dont les combats pour l'Europe, la paix, l'environnement et la tolérance doivent nous habiter et nous inspirer », réagit la députée européenne (Agir) Fabienne Keller.
Robert Grossmann

L'ancien président (RPR puis UMP) de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) Robert Grossmann dit avoir « d'innombrables souvenirs » avec Jacques Chirac : « L'un des plus marquants fut le grand rassemblement de jeunes que j'ai organisé pour lui en décembre 1975 au Bourget. Il m'en fut reconnaissant et nous convia à un dîner à Matignon, avec mon équipe rapprochée, dans laquelle figurait Nicolas Sarkozy, que je lui ai présenté. »

 

 
 

Jacques côté jardin, côté famille

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:06:09

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Jacques côté jardin, côté famille
 

 
Avec sa fille Laurence, pendant la campagne présidentielle de 1981. Photo Jacky NAEGELEN/AFP
Chirac « le retraité » était devenu le chouchou des Français... Presque la coqueluche de Saint-Tropez, où l'ex-président prenait autrefois ses quartiers d'été chez son ami, l'homme d'affaires François Pinault. Après quarante ans de pouvoir et une kyrielle d'affaires judiciaires, l'animal politique et le séducteur, déjà affaibli par la maladie, n'était plus que l'ombre de lui-même mais il aimantait encore. Depuis cinq ans et une ultime apparition publique en novembre 2014, Jacques Chirac était toutefois invisible.
L'enfant de Corrèzeet de la République

Jacques Chirac naît le 29 novembre 1932 à Paris. Fils unique de Marie-Louise et Abel Chirac - née avant sa naissance, sa soeur Brigitte est décédée -, l'homme gardera le souvenir d'une enfance qui fut « l'une des plus heureuses et des plus comblées qui soient » dans une atmosphère « d'autorité certaine ». École communale à Sainte-Féréole en Corrèze, d'où est originaire sa famille « laïque républicaine », et retour à Paris en 1945 après un exil sur la Côte d'Azur pendant la guerre.

Les années lycée (Carnot, Louis-Le-Grand) se passent sans grand enthousiasme pour le jeune Jacques qui commence en revanche à se passionner pour l'art et la poésie. Et rêve de devenir matelot. Ramené à terre et à la raison par un père qui ambitionnait de le voir polytechnicien, Jacques « le rebelle » rentre dans le rang : diplômé de Science Politiques Paris (1954), sous-lieutenant de l'École de cavalerie de Saumur, service militaire en Algérie (1956) et École nationale d'administration (10 e , promotion Vauban) en 1959. Puis, c'est le début d'une carrière professionnelle auprès du général de Gaulle avant de se lancer en politique, poussé par Georges Pompidou en 1967 où il décroche son premier mandat de député dans la réputée imprenable circonscription d'Ussel, en Corrèze.
« Les filles, ça galopait »

C'est sur les bancs de Sciences Po que Jacques rencontre Bernadette Chodron de Courcel, « l'aristo » catholique très pratiquante. Leur mariage scellé en 1956 confère à ce petit-fils d'instituteur un nouveau statut social et les moyens financiers de sa conquête politique. « Mon père n'aurait pas pu faire ce parcours sans elle », a témoigné Claude, la fille cadette des époux Chirac qui fût aussi la conseillère en communication du président.

Mais si Bernadette est indissociablement liée à la carrière de son époux, c'est aussi parce qu'elle a su construire plus qu'une famille, un vrai clan entièrement voué à « son » homme. Malgré les tempêtes conjugales et les chagrins. « Les filles ça, galopait [...] Mon mari est toujours revenu au point fixe », a-t-elle confié, victorieuse. Car l'ambition politique de son époux l'a toujours ramené dans le giron familial. Le ciment du couple, c'était aussi Laurence, la fille aînée née en 1958 souffrant d'anorexie mentale. Sa maladie était aussi la douleur de Jacques Chirac : le « drame de ma vie », a-t-il confessé. Elle est restée un « secret d'État » jusqu'à ces dernières années où Bernadette s'est livrée à mots comptés. Pour ses 80 ans, Jacques Chirac - fier grand-père de Martin Rey-Chirac -, avait posé dans les pages de « Paris Match » , entouré de tous les siens. Un cliché rare. Mais le décès de Laurence en avril 2016 fut un chagrin insurmontable pour les époux Chirac.
La tête de veau

Le goût de Chirac pour la bière, la tête de veau et les combats de sumo étaient pain bénit pour sa marionnette des Guignols de l'Info, davantage que son intérêt pour les arts premiers et la civilisation asiatique.

« [...] J'ai continué à l'âge adulte à ne rien livrer de mes hobbies personnels au point qu'on a fini par me croire imperméable à toute culture, écrit-il dans ses mémoires. Un quiproquo que j'ai soigneusement entretenu ». Les témoignages posthumes pourraient étoffer le portrait de cet homme à la poignée de main facile mais décrit par ses proches comme « pudique et secret ».
Christine BERANGER

 

 
 

Celui qui a dit non à la guerre en Irak

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:03:02

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Celui qui a dit non à la guerre en Irak
 

 
26 mai 2002, à l'Élysée, au côté de George Bush. Un an plus tard, Jacques Chirac refuse de s'aligner sur les Américains. Photo Tim SLOAN/AFP
La France a vocation à redevenir « un phare pour tous les peuples du monde ». En 1995, fraîchement élu, Jacques Chirac affiche son ambition sur la scène internationale. Après la disparition du bloc soviétique, dans un monde multipolaire, la France a une carte à jouer, pense-t-il.

Comme Charles de Gaulle, il souhaite faire entendre la voix de la France, et de l'Europe, dans le concert des nations, prônant le multilatéralisme et l'autonomie, notamment vis-à-vis de l'« allié » américain.

S'il est le premier dirigeant à se rendre à New York après les attentats du 11 septembre 2001, il ne suit pas George Bush dans la désastreuse intervention militaire en Irak, qui a encore des répercussions aujourd'hui au Moyen-Orient. Le 10 mars 2003, par la voix de Dominique de Villepin à l'Onu, Jacques Chirac impose sa vision internationale. Ce sera son principal fait d'armes, et le dernier.
L'avertissement sur le climat

Quelques années auparavant, c'est dans la ville sainte de Jérusalem que Jacques Chirac réalise un de ses plus grands coups d'éclat. Alors qu'Israël lance l'opération « Raisins de la colère » visant le Hezbollah au Liban, le président français tente de faire jouer à la France le rôle de médiateur entre les deux parties. Lors d'un bain de foule, il exprime, devant les caméras du monde entier, son agacement face au zèle de la sécurité israélienne qui veut l'empêcher de saluer des commerçants palestiniens. Ce fait, presque anodin, marque en réalité le retour de la politique française au Moyen-Orient. Des rues Jacques-Chirac fleurissent en Palestine et dans d'autres pays arabes.

Sur le plan international, ce dernier président à avoir participé à des opérations militaires extérieures (en Algérie) adopte parfois des positions paradoxales. Il montre son intérêt pour le tiers-monde, noue des liens bilatéraux avec des pays (alors) émergents (Brésil, Turquie, Malaisie...), mais poursuit une politique post-colonialiste, notamment sur le continent africain.

Pour de nombreux observateurs, il reste d'ailleurs le président français le plus épris du continent noir (39 pays visités en deux mandats). Mais cette passion se traduit aussi par la sulfureuse « Françafrique » via Jacques Foccart, le Monsieur Afrique de l'Élysée, et un rôle, parfois trouble, de parrain protecteur pour de nombreux dirigeants africains (Omar Bongo au Gabon en tête).

Il y a déjà dix-sept ans, Jacques Chirac s'était également posé en protecteur du climat. « La maison brûle et nous regardons ailleurs », avait-il déclaré en Afrique du Sud en 2002. Cette phrase qui résonne à nouveau, deux jours après l'assemblée générale des Nations unies où Emmanuel Macron s'est, à son tour, érigé en apôtre du multilatéralisme, constituait un avertissement des plus lucides. Le monde a changé, pas les enjeux.
Xavier FRERE

 

 
 

Décès de Chirac Réactions a l'etranger

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:03:58

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Décès de Chirac Réactions a l'etranger
 

 
Vladimir Poutine, président russe : « Jacques Chirac a acquis le respect mérité de ses compatriotes et une haute autorité internationale en tant que dirigeant sage et visionnaire ayant toujours défendu les intérêts de son pays. »

Angela Merkel, chancelière allemande : « Je suis très attristée par l'annonce de la mort de Jacques Chirac. Il était pour nous, Allemands, et pour moi personnellement un partenaire formidable et un ami. »

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne : « Aujourd'hui, l'Europe perd une de ses figures de proue, la France un grand homme d'État et moi un ami fidèle. Jacques Chirac était un homme de fortes convictions, celles des valeurs humanistes de fraternité, de respect de la tolérance. »

Saad Hariri, Premier ministre libanais : « Aujourd'hui, l'un des plus grands hommes de France nous a quittés [...]. Les Libanais et les Arabes ressentent aujourd'hui de la (douleur après la) perte d'un homme qui a profondément marqué leur conscience pendant de nombreuses années. »

Boris Johnson, Premier ministre britannique : « Jacques Chirac était un formidable leader politique, qui a façonné le destin de sa nation au cours d'une carrière longue de quarante ans. Toute la France va en ressentir la perte, dans toutes les générations. »

Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol : « Comme Premier ministre, maire de Paris et président de la République française, c'était un leader qui a marqué la politique européenne ». Luiz Inacio Lula da Silva, ex-président brésilien : « Jacques Chirac était mon ami et l'ami du Brésil. Des hommes d'Etat avec sa vision, capables de dialoguer avec des dirigeants aux opinions différentes pour atteindre des objectifs élevés, comme la paix et la coopération entre les pays, manquent dans le monde d'aujourd'hui »

Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne : « L'ancien président de la République française incarnait les valeurs européennes de culture, de tolérance et de démocratie »

Tony Blair, ancien Premier ministre britannique : « En dépit de nos différends de temps à autre, il fut toujours et sans faillir aimable, généreux ».

 

 
 

Les policiers sous les fenêtres de LFI

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:46:46

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Les policiers sous les fenêtres de LFI
 

 
 
D'ordinaire, ils sont ceux qui encadrent et contrôlent les manifestations. Les voir avec des pancartes « La République, c'est nous ! » c'est presque cocasse.

« On est là sur nos jours de repos, et être aussi nombreux, c'est énorme », assure Claude, policier depuis 31 ans en région parisienne. Imperturbable devant les quelques militants de la France Insoumise qui font plus de bruit qu'eux, il tient le drapeau de son syndicat à la main. « On ne peut pas réagir aux insultes, mais je ne leur en veux pas : les policiers ne voient pas les citoyens comme des ennemis ».

Juste derrière lui, le secrétaire général d'Alliance, Fabien Vanhemelryck, se réjouit du signalement fait par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Le mot « barbares » utilisé par le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, pour qualifier les policiers, ça ne passe pas dans les rangs.

« Dire cela, c'est dire que nos maris sont des barbares et donc que je suis une femme de barbare, que mes enfants sont des enfants de barbare », témoigne Marie de l'association Femmes des forces de l'ordre en colère. Le regard noir, elle rappelle que 87 policiers se sont suicidés depuis le début de l'année. Le ras-le-bol s'exprime de façon rentrée mais déterminée.

L'équipe de Jean-Luc Mélenchon a joué l'apaisement et a demandé à ses militants de ne pas venir à la manifestation. Certains sont venus de même que quelques gilets jaunes, mais assez peu. « Oui il y a des barbares et M. Castaner est dans un déni de réalité, dans un déni de démocratie », affirme crânement Thierry-Paul Valette « gilet jaune et citoyen » qui filme la manifestation des policiers pour la retransmettre en direct sur les réseaux sociaux. Une manifestation au cours de laquelle il n'y a eu aucun débordement de part et d'autre. Mais pas de dialogue non plus.
Nathalie MAURET

 

 
 

Les médecins rejoignent la grève

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:48:49

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Santé Urgences
Les médecins rejoignent la grève
Les personnels des urgences se sont mobilisés jeudi pour dénoncer leurs conditions de travail, pas convaincus par le plan de « refondation » des urgences présenté début septembre.
 

 
Sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris, jeudi.
« Plus de lits, plus de personnel et une valorisation salariale »... Depuis plus de six mois, les personnels des urgences se mobilisent pour dénoncer leurs conditions de travail. Ce jeudi, plusieurs rassemblements ont été organisés comme à Paris, Nancy, Saint-Quentin, Dijon, Toulouse, Brest ou encore Bordeaux. Avec un but : maintenir la pression sur le gouvernement.

Le plan de « refondation » des urgences, présenté le 9 septembre par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, n'a en effet pas permis d'enrayer ce mouvement inédit de grève des urgences. Son initiateur, le collectif de paramédicaux (infirmiers, aide-soignants...) Inter-Urgences recensait mardi 260 sites en grève, soit plus de la moitié des structures publiques, à quelques jours de la présentation du projet de budget de la Sécurité sociale. « Pour l'instant, on ne lâche rien », résume l'une de ses membres, Corinne, aide-soignante.

Mais la mobilisation n'est pas toujours aussi importante qu'espérée. À Valence dans la Drôme, une quarantaine de manifestants se sont réunis dans la matinée devant les urgences du centre hospitalier, selon une participante. « Localement, on n'a pas eu les renforts qu'on voulait, en particulier pour les aides-soignantes et l'accueil », regrette Virginie Turrel, une infirmière mobilisée depuis le début.

Les soignants pourront dans tous les cas compter sur l'association des médecins urgentistes de France (Amuf), qui a récemment rejoint la grève.

Comme elle, l'intersyndicale de praticiens hospitaliers APH a soutenu les actions de jeudi sans pour l'heure déposer de préavis. « C'est trop tôt », justifie son président Jacques Trévidic, qui envisage de rejoindre la mobilisation nationale prévue durant l'automne par le collectif et les syndicats.
« Sauver » les hôpitaux

Alors que « l'hôpital public est en train d'agoniser », l'APH réclame « un niveau de financement [...] en rupture avec la gestion par la pénurie en vigueur depuis dix ans ».

Sur la même ligne, plus de 2 300 professionnels de santé réunis au sein d'un « collectif inter-hôpitaux », dont 400 médecins chefs de service, ont appelé dimanche à la convocation « d'états généraux » devant mener à un « plan d'urgence » pour « sauver » les hôpitaux publics, où selon eux « la sécurité n'est plus assurée ».

Mais le gouvernement, qui présentera lundi le budget de la « Sécu », ne prévoit pas de rallonge budgétaire au-delà de la hausse prévue en santé.

Pendant ce temps, sur le terrain, les difficultés persistent en raison du manque de médecins urgentistes. En témoigne la fermeture nocturne depuis mardi et pour trois semaines des urgences de l'hôpital du Bailleul, dans la Sarthe.

 

 
 

 

Urgences : les pompiers en renfort

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:49:16

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santé  Mulhouse en crise
Urgences : les pompiers en renfort
Une centaine de personnes, en grande partie des membres du personnel des urgences de l'hôpital Émile-Muller, ont manifesté devant la sous-préfecture de Mulhouse jeudi matin. Ils ont été rejoints par une dizaine de pompiers et le député Bruno Fuchs, avant qu'une délégation ne soit reçue par le sous-préfet.
 

 
La mobilisation devant la sous-préfecture de Mulhouse, jeudi matin, a été plus timide qu'attendu. Le député Bruno Fuchs (à droite) a également apporté son soutien aux grévistes.
Depuis cinq mois, les revendications restent les mêmes. Le personnel des urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse, en grève depuis le 26 avril 2019, alerte face au manque de personnel soignant et médical, au manque de lits d'aval, au manque de matériel pour pouvoir travailler sereinement... Certains, à l'image de Fabrice Jaugey (secrétaire général du syndicat FO au niveau du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace) aspirent à « la réouverture de tous les lits » - dont le nombre dépasse 150 - et « au maintien du service des urgences d'Altkirch ». D'autres, comme Mauricette Kieffer, porte-parole du groupe non-médical aux urgences de Mulhouse, réclament de « nouvelles urgences, les urgences actuelles étant obsolètes ».
« Si les urgences ferment, on fait quoi des blessés ? On les emmène à Colmar ? »

Pancartes « Urgences Mulhouse en souffrance » ou « SOS urgences en détresse » à l'appui, ces revendications ont été répétées jeudi matin, cette fois devant la sous-préfecture de Mulhouse. Entourée d'une petite centaine de personnes, en grande partie des membres du personnel des urgences de l'hôpital Émile-Muller, Mauricette Kieffer prend la parole. « Voilà cinq mois que nous nous battons pour nos urgences, pour la population et nous continuerons à nous battre. Nous souhaitons rencontrer le préfet pour lui faire part de nos difficultés et que le personnel para-médical obtienne une vraie reconnaissance professionnelle ! » martèle l'agent d'accueil aux urgences.

Pour la première fois depuis le début de la grève, une dizaine de pompiers du Haut-Rhin - tous en repos ce jeudi matin - se sont joints au mouvement. Un peu à l'écart. En signe de soutien. « Le secours à personne, c'est aussi notre domaine. On a peur que les urgences ferment. Ça paraîtrait aberrant », estime Frédéric Goetz, représentant CGT du personnel des pompiers du Haut-Rhin. « Aujourd'hui, nous avons 9500 départs d'ambulance par an à Mulhouse, soit une moyenne de 26 par jour. Si les urgences ferment, on fait quoi des blessés ? On les emmène à Colmar, quitte à faire du transit et à avoir moins de moyens pour secourir d'autres personnes ? » L'homme, qui privilégie le dialogue et la confrontation des idées, s'inquiète d'un autre aspect. « La grande question, c'est : où est la population ? Elle devrait être auprès du personnel et solidaire. »

En fin de matinée, une délégation, composée notamment de Mauricette Kieffer, de Fabrice Jaugey, de Frédéric Goetz et du député de Mulhouse Bruno Fuchs a été reçue par Jean-Noël Chavanne, sous-préfet de Mulhouse, et par Pierre Lespinasse, délégué territorial pour le Haut-Rhin de l'ARS Grand Est. Si la réunion a duré près d'une heure et vingt minutes, aucune annonce n'a été faite.

« Nous avons expliqué les problèmes spécifiques locaux et le besoin de nouvelles urgences, tout en dénonçant les propos tenus par le directeur régional de l'ARS », reprend Mauricette Kieffer, avec le sentiment d'avoir été « écoutée ». Un sentiment partagé par Frédéric Goetz qui nuance : « À voir si cette écoute se traduit par des actes concrets ». « Nous allons refaire le point avant la semaine prochaine mais on avance », complète Mauricette Kieffer.
Pierre GUSZ Voir nos vidéos de la manifestation sur notre site, www.dna.fr

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Mulhouse Urgences : les pompiers en renfort

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:30:27

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Mulhouse Urgences : les pompiers en renfort
 

 
La mobilisation devant la sous-préfecture de Mulhouse, jeudi matin, a été plus timide qu'attendu. Le député Bruno Fuchs (à droite) a également apporté son soutien aux grévistes. Photos L'Alsace /Darek SZUSTER
Depuis cinq mois, les revendications restent les mêmes. Le personnel des urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse, en grève depuis le 26 avril 2019, alerte face au manque de personnel soignant et médical, au manque de lits d'aval, au manque de matériel pour pouvoir travailler sereinement... Certains, à l'image de Fabrice Jaugey, secrétaire général du syndicat FO au niveau du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, aspirent à « la réouverture de tous les lits » - qui s'élèvent à plus de 150 - et « au maintien du service des urgences d'Altkirch ». D'autres, comme Mauricette Kieffer, porte-parole du groupe non-médical aux urgences de Mulhouse, réclament de « nouvelles urgences, les urgences actuelles étant obsolètes ».
« Si les urgences ferment, on fait quoi des blessés ? On les emmène à Colmar ? »

Pancartes « Urgences Mulhouse en souffrance » ou « SOS urgences en détresse » à l'appui, ces revendications ont été répétées jeudi matin, cette fois devant la sous-préfecture de Mulhouse. Entourée d'une petite centaine de personnes, en grande partie des membres du personnel des urgences de l'hôpital Émile-Muller, Mauricette Kieffer prend la parole. « Voilà cinq mois que nous nous battons pour nos urgences, pour la population et nous continuerons à nous battre. Nous souhaitons rencontrer le préfet pour lui faire part de nos difficultés et que le personnel para-médical obtienne une vraie reconnaissance professionnelle ! », martèle l'agent d'accueil aux urgences.

Pour la première fois depuis le début de la grève, une dizaine de pompiers du Haut-Rhin - tous en repos ce jeudi matin - se sont joints au mouvement. Un peu à l'écart. En signe de soutien. « Le secours à personne, c'est aussi notre domaine. On a peur que les urgences ferment. Ça paraîtrait aberrant », estime Frédéric Goetz, représentant CGT du personnel des pompiers du Haut-Rhin. « Aujourd'hui, nous avons 9500 départs d'ambulance par an à Mulhouse, soit une moyenne de 26 par jour. Si les urgences ferment, on fait quoi des blessés ? On les emmène à Colmar, quitte à faire du transit et à avoir moins de moyens pour secourir d'autres personnes ? » L'homme, qui privilégie le dialogue et la confrontation des idées, s'inquiète d'un autre aspect. « La grande question, c'est : où est la population ? Elle devrait être auprès du personnel et solidaire. »

En fin de matinée, une délégation, composée notamment de Mauricette Kieffer, de Fabrice Jaugey, de Frédéric Goetz et du député de Mulhouse Bruno Fuchs (lire ci-contre) a été reçue par Jean-Noël Chavanne, sous-préfet de Mulhouse, et par Pierre Lespinasse, délégué territorial pour le Haut-Rhin de l'ARS Grand Est. Si la réunion a duré près d'une heure et vingt minutes, aucune annonce n'a été faite.

« Nous avons expliqué les problèmes spécifiques locaux et le besoin de nouvelles urgences, tout en dénonçant les propos tenus par le directeur régional de l'ARS (L'Alsace du 11 septembre) », reprend Mauricette Kieffer, avec le sentiment d'avoir été « écoutée ». Un sentiment partagé par Frédéric Goetz qui nuance : « À voir si cette écoute se traduit par des actes concrets ». « Nous allons refaire le point avant la semaine prochaine mais on avance », complète Mauricette Kieffer.
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Économie Entretien : « Un risque de fort ralentissement économique »

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:50:06

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Économie Entretien
Économie Entretien : « Un risque de fort ralentissement économique »
À l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage*, Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, livre son analyse sur la situation mondiale et les initiatives politique d'Emmanuel Macron.

 
Joseph Stiglitz.
Le ralentissement de l'économie mondiale est-il durable ?
Il y a un risque significatif de fort ralentissement, mais pas d'une nouvelle crise comme en 2008. Tous les grands ensembles économiques sont en difficulté. La Chine, qui a soutenu la part majeure de la croissance depuis 2008, doit passer d'une croissance portée par la production et l'exportation, et fondée sur la dette, à une croissance plus durable, portée par la consommation intérieure. En Europe, l'Allemagne est proche de la récession, à cause de ses exportations qui souffrent du ralentissement de la Chine. Et l'Europe dans son ensemble n'a pas réussi à conforter l'euro, avec un pacte de stabilité qui limite sa capacité de réponse au ralentissement. Aux États-Unis, enfin, la réforme fiscale de Donald Trump est sans doute la pire qu'on ait connu : elle a faussé l'économie, exacerbé les inégalités, découragé l'investissement... Et en plus de tout cela, il y a la guerre commerciale !
Quel peut être l'effet du Brexit ?

Il va provoquer des turbulences significatives en Europe, et ajouter à l'incertitude générale. Mais je pense que le Brexit n'interviendra pas au 31 octobre, qu'il y aura un nouveau délai...
Que doit-on faire contre ce ralentissement de l'économie ?

L'inégalité est le problème principal des États-Unis et de l'Europe : quand vous prenez de l'argent aux pauvres pour le donner aux riches, les riches n'en dépensent qu'une petite partie, ce qui freine une économie fondée sur la consommation et l'investissement. C'est pourquoi traiter les inégalités, c'est aussi traiter la richesse et la croissance. Il faut donc freiner la financiarisation de l'économie, réduire les excès de la mondialisation, accroître la capacité de négociation des salariés... Il faut réécrire les règles de l'économie de marché.
Et davantage d'impôts ?

Davantage d'impôts progressifs (dont les taux augmentent avec les revenus)...
Ce n'est pas très à la mode...

Je sais (rires) ! Aux États-Unis, les impôts sont très faibles, mais vous devez payer pour la santé, l'éducation, la retraite... À part pour les 1 % les plus riches, mieux vaut vivre en France et payer des impôts. Au moins, vous n'avez pas à craindre d'être ruiné parce que vous êtes tombé malade.
Vous appelez ça un programme « progressiste ». Comme notre président Emmanuel Macron ?

En partie, oui. Je suis très enthousiaste sur sa politique environnementale, et je partage sa volonté d'adapter à la France une protection sociale de type scandinave, la « flexsécurité » danoise. Mais je m'inquiète de ses réformes du marché du travail et des retraites... Il aurait fallu faire la réforme scandinave en même temps, ou même avant ces autres réformes.
Vous ne partagez pas non plus sa foi dans le « ruissellement » de l'argent des riches vers les pauvres...

Absolument... L'idée que baisser la fiscalité sur les très riches et sur les entreprises va profiter à tout le monde est démentie à la fois par la théorie et par l'expérience.
Propos recueillis par Francis BROCHET * Auteur de « Peuple, pouvoir et profits » (Les Liens qui Libèrent).

* Auteur de « Peuple, pouvoir et profits » (Les Liens qui Libèrent).

 
 

 

Conjoncture Grand Est : Croissance « convenable » et perspectives positives

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:53:32

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Conjoncture Grand Est
Conjoncture Grand Est : Croissance « convenable » et perspectives positives
La Banque de France et l'Urssaf ont livré ce jeudi leurs diagnostics respectifs sur l'économie régionale. Quoique modérée et inférieure à celle observée à l'échelle nationale, la croissance reste au rendez-vous dans le Grand Est. Avec, toujours, des créations d'emplois. En particulier en Alsace.

 
Jean-Christophe Ehrhardt, directeur régional de la Banque de France, et Sabine Karst, directrice comptable et financière de l'Urssaf Alsace.
Dans un paysage économique mondial « mouvant et difficile », selon l'expression du directeur régional de la Banque de France Jean-Christophe Ehrhardt, « il existe un îlot de résistance : la France, où la croissance est supérieure à celle de la zone Euro ». Dans ce contexte, le Grand Est continue à enregistrer une croissance d'activité « convenable » (+3,6 %), quoique moins élevée que celle observée à l'échelle nationale (+5 %).
Avantage à la construction

Présentée ce jeudi à la presse puis à un public de décideurs régionaux, l'étude de la banque de France portant sur un échantillon de quelque 15 000 PME du Grand Est souligne des disparités entre secteurs avec un réel avantage à celui de la construction, le seul où la rentabilité progresse nettement. « Le taux de variation de l'excédent brut d'exploitation stagne dans le Grand Est à l'exception du secteur de construction », souligne Baptiste Allegrand, adjoint du directeur régional.

Les enveloppes dédiées à l'investissement reculent dans l'industrie (-4,6 %), le commerce (- 6,3 %) et les services (- 8,6 %) lorsqu'elles progressent dans les entreprises du BTP (+6,3 %) qui bénéficient d'un effet mécanique de « rattrapage » après des années de crise, précise Jean-Christophe Ehrhardt.
Tendance favorable du climat des affaires

Les difficultés pour trouver du personnel qualifié et les incertitudes concernant la croissance des pays partenaires, parmi lesquels l'Allemagne, pèsent également sur les performances des entreprises du Grand Est mais l'activité industrielle enregistre globalement depuis quelques mois une légère tendance à l'amélioration et ce malgré des carnets de commandes « fragilisés ». Dans les services marchands, la reprise régionale est confirmée.
Croissance ralentie des effectifs salariés

Indicateur d'importance : tous les secteurs ont vu leur effectif progresser, quoique modérément : +1,1 % dans le Grand Est contre +3,3 % dans l'hexagone. « La croissance est ralentie mais on continue tout de même à créer de l'emploi », confirme Sabine Karst, directrice comptable et financière à l'Urssaf Alsace, qui fait état de disparités très fortes selon les anciennes régions du Grand Est, où 2 890 postes ont été créés ces douze derniers mois.

Cette évolution positive résulte exclusivement des créations d'emplois alsaciens : le Bas-Rhin et le Haut-Rhin ont respectivement vu se créer 2 590 et 780 emplois quand la Champagne-Ardenne en a perdu 290 et la Lorraine 200.

En Alsace, cette progression bénéficie une fois encore à la construction (+2,4 %) ainsi qu'à l'hébergement-restauration (+2,6 %). La croissance de l'effectif est plus modérée dans le commerce (+0,3 %) et en retrait dans l'industrie (-0,1 %). À noter : le net recul des effectifs intérimaires (- 5,2 %), à mettre en parallèle avec une progression soutenue (+5,4 %) des déclarations préalables à l'embauche de CDI au premier semestre 2019.
Crédit entreprise et épargne privée en progression modeste

Dans le Grand Est, la dynamique du crédit aux entreprises est là encore en deçà du niveau national : les encours mobilisés progressent de 4,9 % par rapport à juillet 2018, soit un peu plus de 72 milliards d'euros, contre une progression de 7,1 % à l'échelle nationale. Côté particuliers, l'épargne hors assurance vie se situe à plus de 100 milliards d'euros fin juin 2019, en progression de 13,4 %. La hausse est plus prononcée en Alsace (+15,4 %), « tirée notamment par le dynamisme du département du Bas-Rhin », indique la Banque de France.

Dans le même temps, on observe un net repli du nombre de dossiers de surendettement déposés à la Banque de France depuis le début de l'année. Cette fois, la baisse est plus importante dans le Grand Est (-13,1 %, soit 8 102 dossiers) que dans le reste dans le France (-12,1 % soit 99 925 dossiers).
Hélène DAVID

 

 
 

 

Département Unanimité pour soutenir le bilinguisme

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:55:02

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Département Unanimité pour soutenir le bilinguisme
 

 
Le sujet le plus important de la soirée est sûrement l'un des deux points ajoutés en début de séance, à savoir une motion concernant l'enseignement bilingue.

Le cas de l'école Storck a déjà été évoqué dans ces colonnes : il y a actuellement deux classes bilingues (un CE1-CE2 et un CE2-CM1-CM2) avec 32 élèves chacune. « Ce sont des effectifs trop chargés pour travailler correctement et cela représente une charge importante pour l'enseignante en allemand, qui a 4 niveaux », insiste Anne Dehestru, adjointe à l'Éducation.

Elle rappelle l'historique : en 2017, au regard des effectifs annoncés, l'Éducation nationale avait ouvert une classe bilingue supplémentaire. Seulement, les effectifs constatés à la rentrée ont conduit à la fermeture de cette classe. Les enfants ont été répartis autrement dans les jours suivants.

Cette année, le contexte était identique. Sauf que l'Éducation nationale a souhaité jouer la prudence, se réservant la possibilité d'ouvrir à la rentrée si les effectifs constatés étaient à la hauteur de ceux annoncés. Et ils l'étaient. « Mais la classe n'a pas été ouverte car il y a une pénurie de professeurs d'allemand », indique l'adjointe. Certes, une classe monolingue a été ouverte « mais ça ne règle qu'une petite partie du problème, les enfants étant moins nombreux en français ».
« On ne baisse pas les bras »

Les parents d'élèves se sont mobilisés, adressant des courriers à la mairie d'une part, mais aussi au député, à la présidente du Département, aux sénateurs... « Avec les parents et l'équipe éducative, on ne baisse pas les bras et on est prêt à prendre notre part dans la démarche de recherche », assure Anne Dehestru.

Cette motion rappelle les orientations de l'Éducation nationale en matière de d'apprentissage des langues vivantes (il doit tenir « une place fondamentale »), mais aussi les engagements de la Ville depuis 1982 avec un enseignement qui n'a cessé de progresser (aujourd'hui, la moitié des enfants scolarisés en maternelle sont en classe bilingue). Par ailleurs, la motion cite la Convention cadre portant sur la politique régionale plurilingue pour la période 2015-2030 (« Les objectifs de cette convention ne peuvent être atteints qu'avec des ressources humaines compétentes et en nombre suffisant »). Par ailleurs, les élus y disent leur inquiétude pour la motivation des parents et tiennent à montrer leur soutien à l'enseignante. L'enjeu, à moyen terme, c'est la pérennité d'une filière qui va de la maternelle jusqu'au bac.

Cette motion a été adoptée à l'unanimité. Elle sera adressée au Département, où elle pourrait être reprise.
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

Strasbourg Colloque : Autour des langues régionales ou minoritaires

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:40:51

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Strasbourg  Colloque
Strasbourg Colloque : Autour des langues régionales ou minoritaires
Le colloque annuel des Rencontres de Strasbourg des langues régionales ou minoritaires d'Europe se tient ce samedi 28 septembre au FEC (Foyer de l'étudiant catholique) à partir de 9 h. Aperçu du programme composé par la fédération Alsace bilingue.

 
« C'est la cinquième année que nous organisons ce type de colloque », explique Pierre Klein, président de la fédération Alsace bilingue. Il permet de croiser les expériences, puisque sont invités des intervenants d'autres régions d'Europe où sont parlées des langues minoritaires, détaille celui qui fera, cette année dans son intervention, le parallèle entre histoire linguistique et histoire des langues en Alsace.

Deux contributions traiteront des pratiques linguistiques en pays de Bade. Rudolf Bühler, collaborateur scientifique de l'université de Tübingen, étudiera la relation entre l'allemand standard et le dialecte en pays de Bade. Beate Pfeil, experte en matière de minorités en Europe, abordera la question de la protection des langues minoritaires en Europe et de son impact sur le développement économique régional.

L'Alsacien Jean-Marie Woehrling, président de Culture et bilinguisme, se penchera sur la manière dont la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace pourra jouer « un rôle pilote dans la mise en oeuvre d'une politique globale pour la langue et la culture régionales ». « Ce sera un peu politique », glisse Pierre Klein. Et permettra, selon le même, de faire le point sur la question.

Pour s'enrichir au contact d'autres initiatives, l'on écoutera Olivier Mioque, chargé de mission auprès de l'office public de la langue basque. Il détaillera la politique linguistique de la communauté d'agglomération du Pays basque. « Les Basques ont des leçons à nous donner, souligne Pierre Klein. Ils sont plus actifs que les Alsaciens qui croient au bilinguisme, mais ne se mobilisent pas et ne transmettent pas ». Là-bas « 47 % de la population scolaire » est en classes bilingues. Jean-Michel Niedermeyer, président de Lehrer - une association d'enseignants intervenant en langue et culture régionales - analysera la réforme Blanquer et l'impact sur l'enseignement des langues régionales. Pierre Klein souligne que, dans le temps, 5 000 élèves prenaient l'option Langues et cultures régionales qui a disparu, il y a deux ans. Mais LCR permettait de s'initier à la langue et à la culture régionales et était présentée par 1 200 lycéens au bac, ajoute le même. Enfin, Jean Peter, membre du conseil d'administration d'ABCM - Zweisprachichkeit, posera la question : le bilingue paritaire, un leurre ? Et tentera d'y répondre. « Il a, remarque Pierre Klein, beaucoup travaillé sur la pédagogie linguistique paritaire et l'immersion dès la maternelle. »
CZ

 

 
 

 

Thur aval : un nouveau mandat pour Michel Habig

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:16:46

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Thur aval : un nouveau mandat pour Michel Habig
 

 
Michel Habig et le nouveau bureau du syndicat. Photo L'Alsace /Jean-Marie SCHREIBER
Le nouveau comité syndical issu des élections dans chaque entité, comprend douze délégués titulaires et douze suppléants, représentant : Ensisheim (Lucien Schultz), Pulversheim (Jean-Claude Eicher), Staffelfelden (Christophe Furst), Ungersheim (Aimé Moyses), Wittelsheim (Pierre Willemann), la M2A (Maryvonne Buchert, Jean-Claude Eicher, Guy Dumez, et Yves Goepfert), la Communauté de communes Centre Haut-Rhin (Patrice Hégy), le conseil départemental (Pierre Vogt et Michel Habig).

Une fois installés en tant que membres du comité syndical, ils ont procédé à l'élection du bureau. Michel Habig a été élu président, fonction qu'il occupait déjà dans l'ancien syndicat. Guy Dumez est premier vice-président, Christophe Furst deuxième vice-président, et Pierre Willemann secrétaire.

Directeur de l'environnement et du cadre de vie au conseil départemental du Haut-Rhin, Georges Walter a laissé à Gwendoline Kervellec, ingénieur territorial, le soin de présenter le fonctionnement du nouveau syndicat, qui s'appuie sur l'équipe de « Rivières de Haute-Alsace » qui mutualise l'ingénierie pour l'ensemble des syndicats de rivières : il y en a une dizaine pour le département. Au syndicat de la Thur aval deux communautés de communes, la M2A et Centre Haut-Rhin s'ajoutent aux communes de Wittelsheim, Ungersheim, Staffelfelden, Pulversheim et Ensisheim.
Barrages et orientations budgétaires

Les délégués ont adopté le nouveau règlement intérieur du syndicat mixte et donné délégation de pouvoir au président et au bureau pour le règlement de certaines affaires.

Le département du Haut-Rhin est propriétaire de barrages qui concourent, entre autres à la protection contre les inondations. Le département souhaite rester compétent pour la gestion des barrages, réalisée par les « Rivières de Haute Alsace », dont le département est membre. Les délégués ont approuvé la convention relative à la répartition de la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) entre le département et le syndicat mixte.

Après la fusion et l'extension des syndicats de rivières, le syndicat de la Thur aval a aussi approuvé les statuts du syndicat mixte du bassin de l'Ill, désormais dénommé Rivières de Haute-Alsace, et accepté la renonciation à la transformation du syndicat mixte en EPAGE (établissement public d'aménagement et de gestion des eaux).

Les délégués ont encore pris connaissance du bilan des travaux réalisés ou en cours, et plus particulièrement de ce qui se fait au barrage du lac de Kruth, présentation faite, projections à l'appui, par Olivia Ghazarian. Dans la foulée, ils ont approuvé les orientations budgétaires pour 2020.

Sous le point « divers », Georges Walter a une nouvelle fois déploré qu'après la cessation d'activité des MDPA, tout le passif a été transféré à la DREAL, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, à l'exception des seuils et des digues qu'on a « oubliés ». Ce qui fait que « tout ce qui a dû être fait du fait des affaissements miniers est partout à la charge de l'État, sauf en Alsace ».
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

Guebwiller Conseil municipal : Unanimité pour soutenir le bilinguisme

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:04:03

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Guebwiller  Conseil municipal
Guebwiller Conseil municipal : Unanimité pour soutenir le bilinguisme
Le conseil municipal de Guebwiller s'est réuni mercredi soir. Si l'ordre du jour était léger, les débats et les questions ont montré clairement que la campagne des municipales est lancée...

 
Le sujet le plus important de la soirée est sûrement l'un des deux points ajoutés en début de séance, à savoir une motion concernant l'enseignement bilingue.

Le cas de l'école Storck a déjà été évoqué dans ces colonnes : il y a actuellement deux classes bilingues (un CE1-CE2 et un CE2-CM1-CM2) avec 32 élèves chacune. « Ce sont des effectifs trop chargés pour travailler correctement et cela représente une charge de travail importante pour l'enseignante en allemand, qui a 4 niveaux », insiste Anne Dehestru, adjointe à l'Éducation.

Elle rappelle l'historique : en 2017, au regard des effectifs annoncés, l'Éducation nationale avait ouvert une classe bilingue supplémentaire. Seulement, les effectifs constatés à la rentrée ont conduit à la fermeture de cette classe. Les enfants ont été répartis autrement dans les jours suivants.

Cette année, le contexte était identique. Sauf que l'Éducation nationale a souhaité jouer la prudence, se réservant la possibilité d'ouvrir à la rentrée si les effectifs constatés étaient à la hauteur de ceux annoncés. Et ils l'étaient. « Mais la classe n'a pas été ouverte car il y a une pénurie de professeurs d'allemand », indique l'adjointe. Certes, une classe monolingue a été ouverte « mais ça ne règle qu'une petite partie du problème, les enfants étant moins nombreux en français ».
« On ne baissepas les bras »

Les parents d'élèves se sont mobilisés, adressant des courriers à la mairie d'une part, mais aussi au député, à la présidente du Département, aux sénateurs... « Avec les parents et l'équipe éducative, on ne baisse pas les bras et on est prêt à prendre notre part dans la démarche de recherche », assure Anne Dehestru.

Cette motion rappelle les orientations de l'Éducation nationale en matière d'apprentissage des langues vivantes (il doit tenir « une place fondamentale »), mais aussi les engagements de la Ville depuis 1982 avec un enseignement qui n'a cessé de progresser (aujourd'hui, la moitié des enfants scolarisés en maternelle sont en classe bilingue). Par ailleurs, la motion cite la Convention cadre portant sur la politique régionale plurilingue pour la période 2015-2030 (« Les objectifs de cette convention ne peuvent être atteints qu'avec des ressources humaines compétentes et en nombre suffisant »). Par ailleurs, les élus y disent leur inquiétude pour la motivation des parents et tiennent à montrer leur soutien à l'enseignante. L'enjeu, à moyen terme, c'est la pérennité d'une filière qui va de la maternelle jusqu'au bac.

Cette motion a été adoptée à l'unanimité. Elle sera adressée au Département, où elle pourrait être reprise.
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

 

Guebwiller En bref : La campagne est lancée pour les municipales

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:03:18

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Guebwiller  En bref
Guebwiller En bref : La campagne est lancée pour les municipales

 
Hélène François et Philippe Aullen forment désormais le groupe « Écologie pour Guebwiller ».
Scissionet renaissance verte
Le conseil municipal s'est ouvert sur l'annonce d'une scission, celle d'Hélène François et de Philippe Aullen, qui quittent le groupe Réussir Guebwiller. Désormais ils siégeront tous les deux au sein du groupe Écologie pour Guebwiller.

Leur raison ? Ils ne se sentent « plus concerné.e.s par le projet de liste aux prochaines élections municipales du groupe Réussir Guebwiller ». Et de poursuivre : « Pour plus de clarté et de cohérence vis-à-vis des Guebwillerois.e.s, notre indépendance par rapport au groupe est indispensable ».

Et s'ils ne se sont pas déclarés en campagne, le nombre remarqué de leurs interventions lors de cette séance municipale laisse penser que ce sera bientôt le cas. Tous les points écologiquement sensibles ont été l'occasion de prendre la parole : modification des statuts du syndicat d'électricité et de gaz du Rhin (« Le conseil d'État a dépossédé les communes dans le seul but d'imposer les compteurs Linky ») ; groupement de commandes avec la communauté de communes (« Y a-t-il des clauses environnementales ? ») ; renouvellement du patrimoine arboré (« La végétalisation pourrait s'étendre à tous les lieux publics » et « nous espérons que les espèces choisies tiennent compte du changement climatique »)... Pour finir, Hélène François a proposé une motion de soutien au mouvement citoyen « Nous voulons des coquelicots », qui demande l'interdiction de l'usage des pesticides de synthèse, « en toute cohérence avec l'engagement de la commune dans la démarche zéro phyto ». Le maire aurait aimé plus de temps pour y réfléchir. Il a néanmoins invité sa majorité à se prononcer favorablement. La motion a été adoptée à l'unanimité.

Mais à trop vouloir bien faire, on peut se prendre les pieds dans le tapis. Philippe Aullen en a fait les frais, qui a demandé pourquoi les apiculteurs devaient quitter le rucher, chemin du Sable. « Vos infos sont à nouveau inexactes », a tancé Francis Kleitz, le maire. À écouter les explications de Nadine McEvoy, l'adjointe à l'Environnement, ce seraient plutôt les apiculteurs qui n'auraient pas respecté la convention...
« Pas rancunier »

Le point sur la société de chasse du Hugstein (qui a été adopté à la majorité) a été l'occasion pour le maire de mettre les points sur les i : « Les chasseurs ont été un peu la cause de l'annulation de l'Enduro Tour (notre édition du 15 septembre, Ndlr). Mais, nous ne sommes pas rancuniers, on accepte les modifications, on ne prend pas de revanche. » Plus piquant : « Quand la MJC de Buhl organise une course cycliste dans le secteur, nous faisons tout pour que les choses se passent bien. Mais quand il s'agit d'une manifestation soutenue par le VCA Guebwiller, Buhl ne fait pas de même... »
Passe d'armes

Entre Martial Singer (Priorité Guebwiller) et le maire de Guebwiller, rien ne va plus. La question du déménagement possible du cabinet d'imagerie médicale de Guebwiller au rond-point Mader à Issenheim a donné lieu à une nouvelle passe d'armes entre les deux hommes. En cause ? Une tentative d'instrumentalisation des commerçants, selon Martial Singer, qui avance que le maire aurait demandé au président des commerçants de lancer une pétition pour le maintien du cabinet à Guebwiller.

« Je n'ai pas demandé de pétition. J'ai alerté le président sur cette situation et je lui ai demandé de faire ce qu'il faut s'il partage mon avis. » Et le maire d'expliquer : « Nous ne sommes pas d'accord avec ce déménagement hors de la ville. On va rebétonner une zone, construire un parking et il ne sera pas possible de s'y rendre autrement qu'en voiture. C'est un aménagement d'un autre temps, que les collectivités ne devraient plus encourager. » Il ajoute que l'étude sur le commerce, commandée par la communauté de communes, affirme que le départ de ce type de services est néfaste pour le commerce de centre-ville. À Martial Singer : « Et vous, en tant que membre du bureau de l'association des commerçants, qu'en pensez-vous ? ! » (la question a été posée plusieurs fois). Martial Singer : « Si le radiologue rapatrie toutes ses activités à Cernay, nous n'aurons rien gagné ! » Le maire : « Je ne comprends pas que vous ne vous mobilisiez pas davantage. » Le débat, qui concerne la CCRG, devait se poursuivre jeudi soir lors de la séance communautaire. « Derrière, c'est un problème entre communes. Tout a été initié par la commune d'Issenheim puis transmis à la CCRG... » Il n'y a pas que la campagne pour les municipales qui a démarré...
É.G.

 

 
 

 

Sausheim Conseil municipal : Toujours de petites réticences envers l'intercommunalité

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:56:37

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Sausheim  Conseil municipal
Sausheim Conseil municipal : Toujours de petites réticences envers l'intercommunalité
Le conseil municipal de Sausheim a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal, à condition qu'il soit lié à une charte de gouvernance. Plusieurs élus se sont, quand même, inquiétés de ses effets pour la commune, lors d'un beau débat démocratique.

 
Les façades de l'Ehpad du Quatelbach seront rénovées sous couvert du SCIN.
Sophie Lenet, adjointe au maire, chargée de l'urbanisme, est longuement revenue, en conseil municipal, sur les termes de la loi Alur qui rend obligatoire le regroupement des communes pour définir les plans locaux d'urbanisme (PLU). La commune de Sausheim, qui était déjà à l'origine réticente pour rejoindre l'intercommunalité mulhousienne, avait refusé le transfert des compétences d'urbanisme au profit de Mulhouse Alsace agglomération (m2A) en 2016.

L'eau a, depuis, coulé sous les ponts du Quatelbach et les représentants de la commune ont pris part aux négociations avec m2A pour instituer un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI).

« Le transfert de compétence emporte le transfert de pouvoir instituer et d'exercer le droit de préemption urbain au profit de m2A. Néanmoins une charte prévoit que ce droit sera délégué aux communes pour les territoires qui les concernent », explique l'adjointe.

Les choses se compliquent un peu pour les zones commerciales et artisanales à cheval sur plusieurs communes.

Le maire Daniel Bux prend le relais : « Nous n'étions pas très chauds au départ, mais la charte qui donne un droit de véto aux communes change la donne. »
À « inscriredans le marbre

Les conseillers municipaux Claude Schieber, Jeanine Spenlé, Marie-Christine Goepfert provoquent le débat. « Cette charte est-elle juridiquement valable ? » « Elle a le mérite d'exister », répond le maire, qui fera « inscrire dans le marbre » que Sausheim adhère au PLUI à condition que la charte soit respectée. « Pourquoi se précipiter avant les élections municipales ? », interroge Jeanine Spenlé.

« La loi s'applique au 1er janvier et il faudrait recommencer tout le travail avec les futurs élus, cela mettrait des mois », explique le premier magistrat, qui poursuit : « Nous continuerons à initier les permis de construire, gardons le droit de préemption et le droit de véto en cas de discorde avec M2A. »

Jeanine Spenlé réenclenche : « Pourquoi nous défaire de plusieurs compétences au profit de M2A ? » « C'est un état d'esprit du gouvernement de promouvoir les intercommunalités », répond Daniel Bux.

Guy Omeyer, premier adjoint, juge que « la meilleure situation pour la commune est d'accepter, en bonne intelligence, le PLUI, mais uniquement s'il est adossé à une charte ». Un vote unanime conclut ce débat.
Jean-Paul FREY

 

 
 

 

Brunstatt Un véhicule pour les premiers secours

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:57:52

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Brunstatt Un véhicule pour les premiers secours
 

 
 
À la caserne des pompiers de Brunstatt-Didenheim, place de la Libération, a été signée une convention entre le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) et la commune pour la mise à disposition d'un véhicule de secours et d'assistance aux victimes (VSAV). Il s'agit d'un véhicule réservé aux premiers secours d'urgence (accidents routiers, sportifs, à domicile, sur le lieu de travail, malaises, brûlures...).
Une disposition unique dans le Haut-Rhin

La caserne des pompiers de Brunstatt-Didenheim est un centre communal et sera le seul du Haut-Rhin à bénéficier d'une telle mise à disposition. La convention notifie l'affectation d'un VSAV au centre communal pour les besoins opérationnels du Sdis et précise les modalités de cette mise à disposition. La mise en place de ce véhicule répond au besoin d'améliorer la répartition de la charge de travail entre les centres de secours de la couronne mulhousienne.

« Ce véhicule, qui conserve sa fonction de soutien sanitaire permet de rendre autonomes nos sapeurs-pompiers dans la prise en charge de victimes en secours d'urgence aux personnes. L'affectation de ce matériel a été permise notamment grâce à l'importante disponibilité des sapeurs-pompiers de Didenheim », note le maire Antoine Viola. Il avait obtenu l'aval de son conseil municipal pour la conclusion d'une convention, lors de la séance du 16 mai dernier. « Aller au bout de leur mission, c'est un gain de temps et une reconnaissance pour le CPI de Brunstatt-Didenheim », avait conclu le maire.

Par ailleurs, la commune est heureuse d'avoir en son sein ce corps de sapeurs-pompiers, d'autant que de nombreux pompiers sont également des agents territoriaux qui oeuvrent pour le service public. De plus, la commune a obtenu, en 2019, l'échelon d'argent du label « employeur partenaire des sapeurs-pompiers du Haut-Rhin »

La convention a été signée par Brigitte Klinkert, en sa qualité de présidente du conseil d'administration du Sdis 68 et Antoine Viola, maire de Brunstatt-Didenheim, en présence du lieutenant-colonel Gilles Triballier, chef du groupement territorial sud, du député Olivier Becht, de la vice-présidente du conseil départemental Bernadette Groff, des maires délégués Jérémie Friderich et Nicole Beha, de l'adjoint à la sécurité André Joux, du capitaine Christophe Fischer, du chef de centre de la caserne de Brunstatt-Didenheim et du capitaine honoraire Bernard Meister, ancien chef de corps.
Adrien LERCH

 

 
 

Débat autour de l'installation d'une antenne relais

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:39:56

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Obersaasheim  Conseil municipal
Débat autour de l'installation d'une antenne relais
Le conseil municipal d'Obersaasheim s'est réuni le 2 septembre sous la présidence du maire Patrick Clur et a notamment débattu de la construction d'une antenne relais sur le ban communal.
 

 
Construction d'une antenne relais
Le maire Patrick Clur rappelle que la société TDF a déposé le 23 mai, un dossier de demande de déclaration préalable pour la construction d'une antenne relais de téléphonie mobile, sur un terrain sis chemin rural dit Froeschengasse à Obersaasheim (entre Obersaasheim et Algolsheim). Le service instructeur des permis de la commune s'est opposé à cette déclaration préalable, au motif que le projet ne respecte pas certains points du règlement du plan d'occupation des sols (POS). Toutefois, le conseil municipal après en avoir débattu, a décidé de donner un avis favorable au projet, par neuf voix pour, une voix contre et deux abstentions (lire encadré).
Rapports annuels

Le conseil municipal prend acte du rapport d'activités 2 018 de la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach et du rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de prévention des déchets ménagers. Il déplore la recrudescence des déchets sauvages aux abords des conteneurs multimatériaux. Le conseil municipal prend également acte du rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de l'eau potable.
En bref

- La pose des coussins berlinois est prévue en septembre, le conseil départemental ayant donné son accord.

- Marie-Laure Geber, adjointe au maire, a dressé le bilan financier de la commémoration du 100e anniversaire de l'armistice et informe les conseillers de la participation financière des communes de Geiswasser et de Heiteren (qui doit délibérer sur la question), de 1 156,60 EUR chacune.

- Gérard Ackermann demande que les consignes de circulation aux abords de l'école soient redistribuées.

- Le maire informe de la parution d'un livre de Patrick Baumann sur les crashs d'avions en Alsace durant la guerre, comprenant celui d'Obersaasheim.

 

 
 

 

parentalité Lutterbach : « Les parents ont beaucoup de ressources »

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:58:13

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parentalité Lutterbach
parentalité Lutterbach : « Les parents ont beaucoup de ressources »
Le lieu d'accueil enfants-parents L'aire mômes, à Lutterbach, organise du 30 septembre au 16 octobre « Papa, maman, me voilà ! », une action qui vise à informer, soutenir et encourager les parents et futurs parents dans leur rôle sur des thèmes spécifiques et avec l'aide de professionnels.

 
Aurélie Finck et Sandra Wermelinger, éducatrices de jeunes enfants, accueillent, informent, accompagnent et soutiennent les parents d'enfants de 0 à 6 ans à L'aire mômes, à Lutterbach.
la première fois, L'aire mômes, à Lutterbach, avait organisé une « grande tétée » en présence d'une dizaine de mamans et leurs bébés, dans le cadre de la Semaine mondiale de l'allaitement, qui a lieu chaque année en octobre. C'était en 2014, à la demande d'une maman. « C'était un format de deux jours autour de l'allaitement, pour que les parents se sentent soutenus et encouragés techniquement et moralement. Il y avait déjà des ateliers et des rencontres avec des professionnels », raconte Sandra Wermelinger, éducatrice de jeunes enfants et coordinatrice du lieu d'accueil enfants-parents (Laep) L'aire mômes.
Écoute et rencontre

Lors de la seconde édition, plus longue, les thèmes se diversifient et les parents manifestent leur besoin de continuité pendant l'année. « Ils souhaitaient aborder des thématiques d'après naissance, avoir un endroit où reparler de l'accouchement, des déceptions, de la culpabilité. Un lieu d'écoute, de rencontre d'autres parents et de relation à leur enfant en dehors de la maison », poursuit Sandra Wermelinger. Pour répondre à leurs attentes, L'aire mômes crée un créneau d'accueil spécifique pour les parents d'enfants de 0 à 10 mois, tous les mardis matin.

Ces dernières années, L'aire mômes a ouvert sa semaine de l'allaitement à tous les parents, y compris ceux qui n'allaitent pas, ainsi qu'aux futurs parents, avec des thèmes comme le portage, le massage, la communication gestuelle, la motricité libre, le sommeil, les pleurs et des ateliers pour être dans la détente avec son (futur) bébé.

En 2019, pour sa 6e édition, l'opération a été renommée « Papa, maman, me voilà ! » et se déroulera pendant 15 jours, du 30 septembre au 16 octobre. « Les mamans qui n'allaitent pas, que ce soit par choix ou pas, se sentaient en retrait alors qu'elles ne sont pas en dehors du lien avec l'enfant que crée l'allaitement. Et dans notre projet, nous avons aussi l'impression que les parents connaissent désormais suffisamment les bienfaits de l'allaitement, ils savent que c'est bon pour le bébé », estime l'éducatrice de jeunes enfants.
Le besoin de mouvement

« Papa, maman, me voilà ! » s'ouvrira ce lundi 30 septembre par une conférence de Michèle Forestier, auteure d'un ouvrage sur la motricité libre (lire l'interview ci-dessous). « Je me suis formée auprès d'elle et j'ai saisi l'opportunité de sa présence dans la région. Elle a mis à portée des parents, de façon illustrée et accessible, une approche sur le besoin de mouvement du bébé : comment l'accompagner et respecter cet élan moteur par le jeu, les découvertes sensorielles et ne pas lui nuire par certaines attitudes comme de le poser assis s'il ne sait pas le faire tout seul. » Michèle Forestier animera également deux ateliers en partant de l'observation des bébés.

Yoga, relaxation sonore, massage, portage en écharpe, rencontres individuelles avec des professionnelles, toutes les propositions de la quinzaine « Papa, maman, me voilà ! » (lire ci-contre), vont dans le même sens : informer, accompagner et soutenir les (futurs) parents dans leur rôle, renforcer le lien parent-enfant. « On ne va jamais dire au parent comment il doit faire, mais l'aider à trouver ce qui est juste pour lui et son enfant », souligne Sandra Wermelinger. « On a eu beaucoup de retours de parents sur ce temps fort : il leur permet de construire une assurance sur leurs capacités, de prendre conscience qu'ils ont beaucoup de ressources et rien que pour ça, c'est positif », conclut-elle.
Textes : Céline BECHLER

 

 
 

 

Wesserling Vers un grand site écomuséal textile et industriel d'ici 2022

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:58:50

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Wesserling Vers un grand site écomuséal textile et industriel d'ici 2022
 

 
L'équipe qui porte le projet du château de Wesserling : François Tacquard (3e en partant de la droite) entouré de Pierre Goetz, Pierre Wick (Fondation du patrimoine Alsace), d'Irina Juravle (chargée de projets culturels), Céline Mendelin et Laurène Grosjean (chargées de mission patrimoine Alsace). PHOTO DNA/J.-M.Z.
Voilà ce qu'on appelle une longue reconstruction émaillée d'innombrables contretemps. Promis à une mort lente après l'effondrement de l'empire Boussac dans les années 1980, la cité usine de Wesserling renaît de ses cendres au fil des ans sous une autre forme : patrimoniale, sociale, touristique et entrepreneuriale. Plus de trente années de lutte auront finalement permis de sauvegarder un ensemble historique rare dont il ne reste que peu d'équivalents en France.

Dernier acte posé et non des moindres, l'accord trouvé entre l'État, le Département du Haut-Rhin (propriétaire des lieux), la Région et la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin pour donner un nouvel éclat au site. Un consensus aux airs d'apothéose savouré par François Tacquard, président de la comcom et de l'Association de sauvegarde du parc, qui a longtemps bataillé - mais ce ne fut pas le seul - pour faire valoir le potentiel touristique et patrimonial des lieux.
Une refonte complète

La page du déclin semble être définitivement tournée : « La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, a débloqué la situation, se réjouit François Tacquard. Elle a le goût du patrimoine. Jean-Paul Omeyer du conseil régional est également de notre côté. L'appui de la Fondation du patrimoine Alsace, avec Pierre Goetz son président, Carole Pezzoli, conservatrice des Monuments historiques en Alsace à la Drac, ont aussi été des paramètres déclencheurs. Tout comme l'intérêt porté par la fondation de Stéphane Bern à notre projet »

Grâce à l'engagement des acteurs régionaux, mais aussi à celui de l'Union européenne, le site va donc connaître dans les deux ans à venir une refonte complète. « Actuellement on ne peut comprendre l'histoire des lieux car on ne montre pas l'essentiel. Le site est fragmenté, coupé par quatre routes, il faut en retrouver l'unité grâce à des cheminements, des passerelles. Il faut partir du château, de la moraine sur laquelle il a été édifié, et aller vers la Thur », défend François. Tacquard.
Parc et jardins intégrésau parcours

Grâce au projet, l'emblématique château, ancien logis des patrons, transformé ensuite en logements ouvriers, va être sauvé de la ruine. Une fois restauré, il marquera l'entrée du nouveau site écomuséal, dès 2022. On y trouvera des évocations de l'indiennage au XVIIIe siècle, de la vie des grands patrons du textile au XIXe et au début du XXe siècle. « Les visiteurs chemineront ensuite vers la ferme qui présentera la vie des ouvriers-paysans dans la vallée et le rôle des animaux dans l'activité industrielle. » Évidemment, le parc et les jardins seront intégrés au parcours. Tout comme la chaufferie. « On y évoquera l'énergie, mais aussi la pollution du site. Et l'ancienne usine en contrebas sera dédiée à l'industrie du XXe siècle tout en ouvrant la porte sur l'avenir au travers d'un fablab, laboratoire ultramoderne consacré aux textiles du futur et aux créateurs. »
Ouverture le 2 avril 2022.

Bref, Wesserling redeviendra un lieu d'expression d'une industrie renaissante dans le Grand Est, avec des expositions, des rassemblements, des mises en valeur de produits. L'ouverture de l'Écomusée du site de Wesserling est calée pour le 2 avril 2022. « Ce sera le premier grand site industriel touristique de France », se réjouit le président de l'association. On dit que la foi déplace des montagnes, à Wesserling c'est un credo. Et avec un brin de regret on peut murmurer : que de temps perdu...
Jean-Marie Zipper SOUTENIR Il est possible de faire un don sur site de la Fondation du patrimoine www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-de-wesserling

La refonte complète du site s'élèvera à quelque 4,2M EUR. Soit 3,2M EUR pour le château et 1M EUR pour le réaménagement des lieux, dont les cheminements et passerelles destinés à redonner son unité à la cité usine. L'État prendra en charge 30 % du montant, la Région 25 %, l'Union européenne de 20 à 25 %, le Département versera 100 000 EUR par an en plus du budget qu'il abonde déjà chaque année en tant que propriétaire du parc. Reste à la communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin à trouver 800 000 EUR. « Le Loto du patrimoine initié par Stéphane Bern, qui donne une visibilité nationale au site, va y contribuer », souligne François Tacquard. Tout comme le mécénat vers lequel la collectivité se tourne : « Les particuliers qui aiment Wesserling sont invités à faire un don. Avec un don de 100 EUR votre nom est inscrit au Grand livre des donateurs, vous avez le droit de défiscaliser 66 % du montant et à un Pass famille d'une valeur de 20 EUR. On compte beaucoup aussi sur les grandes entreprises textiles françaises pour apporter leur écot. Wesserling est un lieu de mémoire et d'avenir ».

 

 
 

Colmar Prison Ce sera finalement rue d'Agen

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:01:01

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Colmar Prison Ce sera finalement rue d'Agen
 

 
La future structure d'accompagnement à la sortie (SAS), appelée à remplacer l'actuelle prison (maison d'arrêt) de Colmar, sera finalement installée sur le site des anciens abattoirs, rue d'Agen. Photo DNA/Nicolas PINOT
Finalement, ce ne sera pas au Sud... Les riverains du quartier des Maraîchers, mobilisés depuis des mois contre l'implantation d'un équipement pénitentiaire entre le chemin des Maquisards et la route de Rouffach, pousseront un « ouf » de soulagement.

Gilbert Meyer a annoncé hier soir que l'agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij) avait jeté son dévolu sur un terrain en friche de la rue d'Agen, celui des anciens abattoirs. Ce revirement de situation inattendu a été rendu possible, selon le maire de Colmar, grâce à une révision totale du projet par l'Apij. « La situation a totalement changé dans la mesure où on ne parle plus de 8 ou 10 hectares mais d'une surface maximum de deux hectares. Ce qui fait que les disponibilités à hauteur de cette surface pouvaient être trouvées ailleurs », confie Gilbert Meyer qui a transmis une liste de trois sites disponibles dans les quartiers nord.

Deux d'entre eux, dans la ZI Nord, étant des terrains privés vendus « 50 % au-dessus de l'estimation des Domaines », c'est finalement celui des anciens abattoirs, une friche de 2,2 hectares, qui a été choisi et « confirmé par la Garde des Sceaux ». Propriété de Colmar Agglomération, ce site a aussi l'avantage d'être tout proche du SPIP (Services pénitentiaires d'insertion et de probation) et de Pôle Emploi, tous deux installés sur le site Milupa voisin, et d'être desservi par les transports en commun et le chauffage urbain.

La nouvelle structure pénitentiaire de 120 places sur 5000 m² à « architecture contemporaine et de qualité » doit accueillir les détenus condamnés à des peines courtes (moins d'un an) et ceux en fin de peine afin de mieux les préparer à la sortie.

Colmar est ainsi la 16e et « dernière ville » désignée par le ministère de la Justice pour héberger une structure d'accompagnement vers la sortie (SAS) d'ici à 2022. Une décision qui a été prise « il y a moins d'un mois », confiait le maire de Colmar pour expliquer sa discrétion sur le sujet. Il n'y aura pas d'autre construction de SAS dans le Grand Est lors de la première vague de construction des 15 000 places supplémentaires promises par le président Macron « sur deux quinquennats ».

Gilbert Meyer savourait hier sa victoire dans ce dossier au long cours. « L'objectif est de renforcer le pôle judiciaire de Colmar. Il fallait trouver un outil qui puisse compenser la fermeture de la maison d'arrêt », a-t-il rappelé.
L'avenir de la rue des Augustins

Qu'adviendra-t-il de la maison d'arrêt, une fois ses détenus transférés dans la nouvelle prison de Lutterbach, actuellement en construction dans les environs de Mulhouse ? Le ministère de la Justice étudie plusieurs pistes, confiait Caroline Schleef, la présidente du Tribunal de grande instance il y a quelques jours. Le palais de justice pourrait s'étendre sur le site de la maison d'arrêt, sinon une nouvelle cité judiciaire pourrait être construite sur un site vierge. Gilbert Meyer, personnellement favorable à « une réinstallation sur place », croyait savoir que le ministère penchait également vers cette première option.
Marie-Lise PERRIN PLUS WEB Le plan de la future structure à retrouver sur www.lalsace.fr

 

 
 

Prison Conférence de presse de Gilbert Meyer : Ce sera finalement rue d'Agen

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:01:13

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Prison Conférence de presse de Gilbert Meyer
Prison Conférence de presse de Gilbert Meyer : Ce sera finalement rue d'Agen
Longtemps pressentie dans les quartiers sud, la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS) de 120 places sera finalement construite rue d'Agen, sur le site des anciens abattoirs a annoncé jeudi soir le maire Gilbert Meyer lors d'une conférence de presse.

 
La future structure d'accompagnement à la sortie (SAS), appelée à remplacer l'actuelle prison (maison d'arrêt) de Colmar, sera finalement installée sur le site des anciens abattoirs, rue d'Agen à Colmar.
Finalement, ce ne sera pas au sud de Colmar... Les riverains du quartier des Maraîchers, mobilisés depuis des mois contre l'implantation d'un équipement pénitentiaire entre le chemin des Maquisards et la route de Rouffach, pousseront un « ouf » de soulagement.

Gilbert Meyer a annoncé hier soir que l'agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij) avait jeté son dévolu sur un terrain en friche de la rue d'Agen, celui des anciens abattoirs. Ce revirement de situation inattendu a été rendu possible, selon le maire de Colmar, grâce à une révision totale du projet par l'Apij. « La situation a totalement changé dans la mesure où on ne parle plus de 8 ou 10 hectares mais d'une surface maximum de deux hectares. Ce qui fait que les disponibilités à hauteur de cette surface pouvaient être trouvées ailleurs », confie Gilbert Meyer qui a transmis une liste de trois sites disponibles dans les quartiers nord.

Deux d'entre eux étant des terrains privés vendus « 50 % au-dessus de l'estimation des Domaines », c'est finalement celui des anciens abattoirs, une friche de 2,2 hectares, qui a été choisi et « confirmé par la Garde des Sceaux ». Proche du SPIP (services pénitentiaires d'insertion et de probation) et desservi par les transports en commun et le chauffage urbain, cette structure de 120 places sur 5000 m² à « architecture contemporaine et de qualité » doit accueillir les détenus condamnés à des peines courtes (moins d'un an) et ceux en fin de peine afin de mieux les préparer à la sortie.

Colmar est ainsi la 16e et « dernière ville » désignée par le ministère de la Justice pour héberger une structure d'accompagnement vers la sortie (SAS) d'ici à 2022. Une décision qui a été prise « il y a moins d'un mois », confiait le maire de Colmar pour expliquer sa discrétion sur le sujet. Il n'y aura pas d'autre construction de SAS dans le Grand Est lors de la première vague de construction des 15 000 places supplémentaires promises par le président Macron « sur deux quinquennats ».
L'avenir de la rue des Augustins

Gilbert Meyer savourait hier sa victoire dans ce dossier au long cours. « L'objectif est de renforcer le pôle judiciaire de Colmar. Il fallait trouver un outil qui puisse compenser la fermeture de la maison d'arrêt », a-t-il rappelé.

Qu'adviendra-t-il de la maison d'arrêt, une fois ses détenus transférés dans la nouvelle prison de Lutterbach, actuellement en construction dans les environs de Mulhouse ? Le ministère de la Justice étudie plusieurs pistes, confiait Caroline Schleef, la présidente du Tribunal de grande instance il y a quelques jours. Le palais de justice pourrait s'étendre sur le site de la maison d'arrêt, sinon une nouvelle cité judiciaire pourrait être construite sur un site vierge. Gilbert Meyer, personnellement favorable à « une réinstallation sur place », croyait savoir que le ministère penchait également vers cette première option.
Le plan de la future structure à retrouver sur dna.fr

 
Marie-Lise PERRIN

Le plan de la future structure à retrouver sur dna.fr

 
 

 

Pays des Trois frontières : 105 000 habitants en 2040

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 05:55:05

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Urbanisme Saint-Louis Agglomération
Pays des Trois frontières : 105 000 habitants en 2040
Comment bien cadrer la croissance démographique des 20 années à venir ? Mercredi soir, le conseil de Saint-Louis Agglomération s'est penché sur le développement du territoire pour les 20 prochaines années. Avec un certain nombre de résolutions à la clé pour anticiper ces évolutions.
 

 
Une vue aérienne du site du Technoport et de la future zone d'activité Euro3lys, entre Neuweg et l'EuroAirport, à Saint-Louis.
Maintenant que la région frontalière s'assure les ambitions d'une communauté de destin soudée par la nouvelle agglomération, son développement territorial peut s'anticiper à une échelle plus pertinente. Préparer l'avenir implique de mettre en place des outils de planification de l'aménagement du territoire pour bâtir un projet collectif, notamment le SCOT (Schéma de cohérence territorial) dont le prochain, qui courra de 2020 à 2040, sera validé avant la fin de l'année. Dans ce cadre, le projet d'aménagement et de développement durables de Saint-Louis Agglomération (PADD) a fait l'objet d'un débat, mercredi soir, entre élus.
Une entité commerciale importante projetée à Hégenheim

Préparer l'avenir de ce territoire implique la prise en compte de la vitalité démographique (la plus forte du Grand Est) et économique du secteur, qui ne se démentira pas dans les années à venir. Et qui nécessitent d'être bien cadrées. Or il est toujours difficile de chercher des équilibres lorsque la pression démographique ou foncière monte dans les tours (au sens propre comme au figuré). Ou lorsque, dans les villages, l'élu se cherche une voie entre le marteau du propriétaire foncier qui veut vendre sa terre et l'enclume de l'habitant qui ne veut plus partager son paysage avec de nouveaux venus ou se soucie d'environnement.

A première lecture, les objectifs d'aménagement et de développement durables du territoire de SLA, qui visent à la fois le qualitatif et le quantitatif, cultivent un certain art des contradictions.

Les villages devront accueillir tous types de logements, mais il est question de préserver le patrimoine bâti. Il faut préserver les corridors verts et les continuités écologiques, mais penser aussi à aménager de nouvelles voies de circulation. On veut densifier l'urbain en remplissant les dents creuses, mais il convient également de préserver la « nature ordinaire » et d'aménager des zones vertes et des poches maraîchères en ville ou aux abords. On entend donner au petit commerce toutes ses garanties de pérennité, mais on donne le feu vert à la construction, à Hégenheim, d'une surface commerciale importante (alors qu'ailleurs, effectivement, le développement des grands commerces ne pourra se faire que dans les zones commerciales existantes). On envisage de construire 16 000 logements d'ici 2040, mais il incombe de préserver les « terres agricoles stratégiques ». On réfléchit à la création d'une voie rapide est-ouest entre l'A35 et l'autoroute allemande pour désengorger le Palmrain, mais on veut réduire les nuisances sonores (ou de façon plus réaliste, ne pas les augmenter). Quels que soient les exemples, l'équilibre reste toujours difficile à cerner.
30000 habitants et 16 000 logements supplémentaires en 20 ans

Les documents d'urbanisme prônent le renforcement d'une armature urbaine qui permettrait notamment de limiter la consommation d'espace. DR-Saint-Louis Agglomération

Parmi leurs enseignements majeurs, les documents d'urbanisme discutés mercredi soir retiennent une évolution « ambitieuse mais réaliste » de la croissance démographique de Saint-Louis Agglomération. Ce qui aura un impact évident sur la qualité de vie et le paysage, les mobilités également. Actuellement, le territoire compte 78 000 habitants. Les élus tablent sur une croissance continue de 1,45 % par an. Soit 30 000 habitants supplémentaires accueillis en l'espace de 20 ans. Le territoire de SLA compterait donc 105 000 habitants en 2040.

Comment les héberger ? En 2013, on prévoyait via le SCOT actuel la construction de 487 logements par an. Les prévisions de ce document d'urbanisme ont été largement distancées par le rythme actuel des chantiers, de quoi écorner leur pertinence : 550 logements par an entre 2008 et 2014, et 1 000 logements par an depuis 2017. Aujourd'hui, les élus tablent sur une progression de l'ordre de 800 logements par an entre 2020 et 2040, soit un total de 16 000 nouveaux logements. Il faudrait donc ralentir un peu le rythme des chantiers. Le SCOT s'offre l'ambition de réduire la consommation foncière à toutes les échelles, en ventilant la consommation de terres en fonction des secteurs géographiques et des hiérarchies urbaines, villes et villages auront donc des quotas à ne pas dépasser... ou à ne pas nécessairement atteindre. Le reste est affaire de volonté politique, dans un contexte foncier, démographique ou économique plus ou moins exacerbé.
Jean-François OTT

 

 
 

 

Colmar Montagne Verte « Créer un dialogue » avec le patrimoine existant

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:22:21

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Colmar Montagne Verte « Créer un dialogue » avec

le patrimoine existant
 

 
L'architecte Valéria Sanchez présente l'ensemble de bâtiments, entourés d'une esplanade et de jardins. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Les architectes de l'atelier parisien COS sont partisans de l'ouverture. « Les particularités de la ville servent de matière première. La première chose que nous avons étudiée a été de réaliser une couture entre les différentes échelles, le grand Pôle média culture et les petites maisons », souligne Valéria Sanchez, qui travaille aux côtés de Benjamin Moray, chef d'agence.

En deuxième lieu, ils ont cherché à créer un « dialogue » entre l'hôtel, le parc et les demeures existantes. Enfin, ils ont dessiné un bâtiment « ouvert sur la ville ». La brasserie, le jardin d'été, l'espace spa-fitness-piscine de 750 m², le salon de coiffure, les salles accueillant séminaires ou fêtes de famille seront accessibles même à ceux qui ne résident pas à l'hôtel. Le restaurant gastronomique aussi.

Sur un tel projet, évalué à 35 millions d'EUR, les chefs, étoilés notamment, ne se font pas prier, précise Jean-Bernard Falco, qui, avec son épouse Cécile, préside Paris Inn Group, une société qui gère et commercialise des hôtels indépendants 4 ou 5 étoiles. C'est leur marque, Maison Albar Hôtels, qui, avec COS, a élaboré le projet.

Insuffler une « atmosphère de village »

Ce « village hôtel » 5 étoiles se caractérise par une « multiplication de volumes de différentes tailles calqués sur celui de la Maison du chasseur ». Ce vestige du XVIe siècle, qui sera bordé de jardins et relié par des passerelles vitrées aux bâtiments voisins, est partie intégrante de l'opération. Les visiteurs pourront profiter du salon de thé qui y sera aménagé sur deux niveaux et admirer sa « magnifique » charpente. Propriété de la Ville, la maison est aujourd'hui occupée par un locataire, qui, déclare le maire, « vient d'accepter de partir ».

Le projet d'hôtel-village 5* à Colmar. Document atelier COS /Hervé Kielwasse

Le but est d'insuffler « une atmosphère de village » selon les porteurs du projet. Document atelier COS. /Hervé Kielwasse

Le projet immobilier dont le coût est évalué à 35 millions d'euros. Document de l'atelier COS /Hervé Kielwasse

Le maire Gilbert Meyer et les représentants de la Maison Albar Hotels dont Jean-Bernard Falco président du groupe et les architectes l'Atelier COS. Photo L'Alsace /Hervé Kielwasse

Le but est d'insuffler « une atmosphère de village. On pourrait l'appeler le village du chasseur », poursuit Valéria Sanchez. Les sept bâtiments abritant notamment les 71 chambres seront séparés par une esplanade ouverte sur le parc de la Montagne-Verte et plusieurs petits jardins. À la faveur « d'un système de portail coulissant », l'esplanade pourra être fermée pour y recevoir des spectacles vivants.

L'entrée de l'hôtel s'effectuera à l'intersection des rues de la Cigogne et du Chasseur. C'est de ce côté-là également que l'on pourra accéder au spa et aux salles de séminaire. Au sous-sol, il est prévu de réaliser une connexion avec le parking souterrain. Pour répondre à une demande de plus en plus grande, certaines chambres pourront aussi être reliées les unes aux autres.

L'architecture de l'hôtel sera « résolument contemporaine », mais les structures et les bardages seront en bois. Et la toiture, « parsemée de lucarnes », sera traditionnelle. La commission spéciale chargée de ce projet situé en plein périmètre du secteur sauvegardé, s'est réunie à trois reprises. « Elle a approuvé unanimement le projet », note le maire qui dit avoir longuement étudié la question. « On ne part pas à l'aventure. J'ai visité l'hôtel du groupe à Nîmes. Cela m'a conforté dans mon positionnement ».

Aujourd'hui, le permis de construire est à l'instruction. « L'enquête publique, qui s'est terminée le 19 septembre, n'a attiré qu'une dizaine de personnes. Ce n'est pas énorme ». L'hôtel pourrait commencer à être exploité en novembre 2021. C'est en tout cas le voeu de Jean-Bernard Falco. « Avec un début de chantier le plus rapidement possible ».

Michelle FREUDENREICH

 

 
 

Pays des Trois frontières : 105 000 habitants en 2040

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:24:52

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Pays des Trois frontières : 105 000 habitants en 2040
 

 
Une vue aérienne du site du Technoport et de la future zone d'activité Euro3lys, entre Neuweg et l'EuroAirport, à Saint-Louis. Photo Sain-Louis agglomération/Dominique GRANDEMANGE
Maintenant que la région frontalière s'assure les ambitions d'une communauté de destin soudée par la nouvelle agglomération, son développement territorial peut s'anticiper à une échelle plus pertinente. Préparer l'avenir implique de mettre en place des outils de planification de l'aménagement du territoire pour bâtir un projet collectif, notamment le Scot (Schéma de cohérence territorial) dont le prochain, qui courra de 2020 à 2040, sera validé avant la fin de l'année. Dans ce cadre, le projet d'aménagement et de développement durables de Saint-Louis agglomération (PADD) a fait l'objet d'un débat, mercredi soir, entre élus.
Une entité commerciale importante projetée à Hégenheim

Préparer l'avenir de ce territoire implique la prise en compte de la vitalité démographique (la plus forte du Grand Est) et économique du secteur, qui ne se démentira pas dans les années à venir. Et qui nécessite d'être bien cadrée. Or il est toujours difficile de chercher des équilibres lorsque la pression démographique ou foncière monte dans les tours (au sens propre comme au figuré). Ou lorsque, dans les villages, l'élu se cherche une voie entre le marteau du propriétaire foncier qui veut vendre sa terre et l'enclume de l'habitant qui ne veut plus partager son paysage avec de nouveaux venus ou se soucie d'environnement.

À première lecture, les objectifs d'aménagement et de développement durables du territoire de SLA, qui visent à la fois le qualitatif et le quantitatif, cultivent un certain art des contradictions.

Les villages devront accueillir tous types de logements, mais il est question de préserver le patrimoine bâti. Il faut préserver les corridors verts et les continuités écologiques, mais penser aussi à aménager de nouvelles voies de circulation. On veut densifier l'urbain en remplissant les dents creuses, mais il convient également de préserver la « nature ordinaire » et d'aménager des zones vertes et des poches maraîchères en ville ou aux abords. On entend donner au petit commerce toutes ses garanties de pérennité, mais on donne le feu vert à la construction, à Hégenheim, d'une surface commerciale importante (alors qu'ailleurs, effectivement, le développement des grands commerces ne pourra se faire que dans les zones commerciales existantes). On envisage de construire 16 000 logements d'ici 2040, mais il incombe de préserver les « terres agricoles stratégiques ». On réfléchit à la création d'une voie rapide est-ouest entre l'A35 et l'autoroute allemande pour désengorger le Palmrain, mais on veut réduire les nuisances sonores (ou de façon plus réaliste, ne pas les augmenter). Quels que soient les exemples, l'équilibre reste toujours difficile à cerner.
30 000 habitants et 16 000 logements supplémentaires en vingt ans

Les documents d'urbanisme prônent le renforcement d'une armature urbaine qui permettrait notamment de limiter la consommation d'espace. DR-Saint-Louis Agglomération

Parmi leurs enseignements majeurs, les documents d'urbanisme discutés mercredi soir retiennent une évolution « ambitieuse mais réaliste » de la croissance démographique de Saint-Louis agglomération. Ce qui aura un impact évident sur la qualité de vie et le paysage, les mobilités également. Actuellement, le territoire compte 78 000 habitants. Les élus tablent sur une croissance continue de 1,45 % par an. Soit 30 000 habitants supplémentaires accueillis en l'espace de 20 ans. Le territoire de SLA compterait donc 105 000 habitants en 2040.

Comment les héberger ? En 2013, on prévoyait via le Scot actuel la construction de 487 logements par an. Les prévisions de ce document d'urbanisme ont été largement distancées par le rythme actuel des chantiers, de quoi écorner leur pertinence : 550 logements par an entre 2008 et 2014, et 1000 logements par an depuis 2017. Aujourd'hui, les élus tablent sur une progression de l'ordre de 800 logements par an entre 2020 et 2040, soit un total de 16 000 nouveaux logements. Il faudrait donc ralentir un peu le rythme des chantiers. Le Scot s'offre l'ambition de réduire la consommation foncière à toutes les échelles, en ventilant la consommation de terres en fonction des secteurs géographiques et des hiérarchies urbaines, villes et villages auront donc des quotas à ne pas dépasser... ou à ne pas nécessairement atteindre. Le reste est affaire de volonté politique, dans un contexte foncier, démographique ou économique plus ou moins exacerbé.
Jean-François OTT

 

 
 

Communauté de Communes Pays Rhin-Brisach Signature de l'acte de vente du foyer Clair Horizon

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:27:58

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Communauté de Communes Pays Rhin-Brisach Signature de l'acte de vente du foyer Clair Horizon

 
 
Approuvé par le conseil communautaire dans sa séance du 25 mars dernier, l'achat du foyer Clair Horizon, propriété de l'association Espoir, à la Communauté de Communes Pays Rhin-Brisach (CCPRB) a été officiellement acté, mercredi 25 septembre en fin d'après-midi entre Renée Umbdenstock, présidente de l'association Espoir et Gérard Hug, président de la CCPRB, en présence de Maître Bérénice Gabriel-Caressus, notaire, des vice-présidents de la CCPRB, Philippe Mas, maire de Volgelsheim, François Béringer et Jean-Paul Schmitt, ainsi que des représentants d'Espoir, Jacques Rodenstein (Directeur du Pôle Hébergement/Logement) et Patricia Epp (ancienne Directrice Adjointe du Centre d'Hébergement Réinsertion Sociale Clair Horizon).
Pour la somme de 550 000 EUR

Gérard Hug, a rappelé que cette acquisition au prix de 550 000 EUR répond à trois objectifs. En premier, celui de dégager de l'espace pour installer de nouveaux bureaux pour les services administratifs de sa structure, l'occupation du siège principal étant arrivée à saturation, la collectivité ayant connu un accroissement important de personnel au cours de ces dernières années. En second d'installer dans ces lieux, l'École de Musique actuellement située dans l'enceinte du CES Robert Schuman dans des locaux vétustes qui ne sont plus adaptés à l'ensemble des pratiques musicales proposées par la collectivité, alors que le nombre d'élèves inscrits est en constante augmentation. Et enfin, d'héberger le « Pôle petite enfance » qui était dans l'obligation de retrouver des locaux pérennes. Il occupe à titre provisoire et précaire, les bâtiments de l'ancienne école maternelle de Biesheim.

Une nouvelle vie va commencer pour ce vénérable bâtiment qui durant de nombreuses années, fut successivement la blanchisserie des différents régiments de la caserne Abbatucci, puis le centre de réinsertion sociale que dirigeait Charles Brandini, avant d'être utilisé par l'association « Espoir ».
Jean-Marc LALEVEE

 

 
 

Munster Vers une « Maison France Services » ?

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:31:43

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Munster Vers une « Maison France Services » ?
 

 
Au creux de l'été, le gouvernement a décidé la mise en place d'un réseau France Services, l'objectif étant que chaque citoyen puisse accéder à une « Maison France Services » à moins de trente minutes (de là où il vit), grâce à la création de 300 de ces maisons dès le 1er janvier 2020 et la présence d'une dans chaque canton d'ici à 2020.

Par ailleurs, le gouvernement promet que « ces maisons seront financées par un forfait reconductible annuellement de 30 000 EUR issu du fonds national d'aménagement et de développement du territoire ainsi que du fonds inter-opérateurs ».

Selon Norbert Schickel, la CCVM n'est « a priori pas contre, mais le sujet n'est pas simple et demande réflexion » estimant qu'elle « accueille déjà dans ses locaux un point numérique CAF par conventionnement, que le site regroupe également les services sociaux du département, l'école de musique et de danse de la vallée, le syndicat mixte d'aménagement des stations de montagne... » En somme, le projet consiste en un regroupement global des services de l'État. « À voir si cela pourrait correspondre à notre maison qui s'appelle déjà « Maison des Services* » et propose déjà une large panoplie de services différents ».

Gabriel Burgard a évoqué « la contradiction entre la motion contre la fermeture de la trésorerie de Munster et cette proposition d'appliquer la directive de l'État d'ouvrir des « Maisons France Services »...

Pour Pierre Dischinger, « une nouvelle fois, il s'agira d'un combat entre le pot de fer et le pot de terre, quand le rouleau compresseur passe... » Une chose semble néanmoins sûre : « On n'a pas envie de se faire avoir » avait ajouté Gabriel Burgard. Affaire à suivre donc...
Maison du fromage, piscine et ordures ménagères

Concernant la Maison du fromage, le rapporteur Christian Ciofi a annoncé que « 2018, présente un « petit résultat, mais résultat positif » (« pour la première fois »).

Au sujet de la piscine (centre nautique intercommunal), s'agissant du renouvellement de la DSP (délégation service public) pour la gestion du snack-bar (renouvelable tous les trois ans), il a été convenu de recourir à la procédure usuelle pour cette gestion (mi-juin à fin août) avec tous les actes s'y reportant.

Côté « environnement » et précisément l'exonération de la TEOM (taxe d'enlèvement des ordures ménagères) des locaux assujettis à la redevance spéciale 2019, Norbert Schickel avait soulevé quelques remarques : « Qui est vraiment exonéré, et qui ne l'est pas ? » Ce qui semble certain, « c'est qu'on a l'impression qu'il y en a qui abusent du système... ».
Nouvelles orientations du service Jeunesse

Monique Martin a présenté les nouvelles orientations du service jeunesse pour 2019 à l'échelle du territoire, avec l'objectif de « favoriser l'accès aux services tels que le soutien aux jeunes les plus démunis, renforcer le maillage intercommunal, valoriser et soutenir les capacités à agir, adapter les accueils aux besoins, prévenir sur les attitudes consuméristes... ».

Selon le président Schickel, « rien n'est figé, un travail a été fait, et il s'agit maintenant d'avancer vers d'autres orientations car ce dispositif va encore se compléter... ».
Un service civiquepour la médiathèque

Parmi les autres points au programme figure la création « d'un contrat de service civique pour une mission d'accueil et d'animation » pour la médiathèque, compte tenu du caractère intercommunal de celle-ci à partir du 1er  janvier 2020 (elle sera inaugurée samedi 28 septembre). Ce service aura une durée de dix mois, sous réserve de renouvellement de l'agrément de l'État, le temps hebdomadaire sera de vingt-quatre heures. Appel est donc lancé à tous les jeunes de la vallée, dès l'âge de 18 ans, désirant se rendre utiles, tenter une immersion dans la culture, les outils « médias » du XXIe siècle, étudiants, au chômage etc...

Concernant toujours la médiathèque, Denise Buhl a présenté les tarifs, en l'occurrence celui relatif aux photocopies : « Il suffit de se procurer une carte magnétique rechargeable (disponible à la médiathèque même via un distributeur automatique permettant la recharge au moyen d'espèces (pièces ou billets) ». Des tarifs défiant toute concurrence : A4 = 0,15 EUR ; A3 = 0,30 EUR (noir et blanc). Couleur = 0,90 EUR (A4) ; 1,80 EUR (A3).

Concernant le marché de réalisation des levés topographiques eau et assainissement, il a été décidé d'autoriser le président à attribuer le marché de réalisation de ces levés topographiques, qui s'élèveraient à maximum 500 000 EUR HT (la mission d'assistance à maître d'ouvrage ayant été confiée au bureau d'études Berest pour la rédaction du cahier des charges). « Toutefois, le sujet n'est pas encore bouclé » selon Norbert Schickel.
E.H. * Maison des services (CCVM) : renseignements au 03.89.77.50.32. Site internet : www.cc-vallee-munster.fr

 

 
 

Fréland Mairie La mystérieuse lettre du maire de Strzyzów

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:36:15

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Fréland Mairie La mystérieuse lettre du maire de Strzyzów
 

 
Le conseil municipal de Fréland s'est réuni dernièrement sous la présidence du maire Jean-Louis Barlier. En début de séance le maire est revenu sur la cérémonie franco-polonaise de commémoration émouvante et réussie du 8 septembre dernier. Une lettre en provenance du maire de Strzyzów (Pologne) est en cours de traduction. Son contenu demeure pour l'heure inconnu.
Service municipal de l'eau

Le point 3 concernait la proposition de règlement pour le service municipal de l'eau afin de délimiter les responsabilités de chacun. Un regard en limite de propriété pour les nouvelles constructions, et les obligations de tuyauteries haute pression seront précisés. Le règlement une fois rédigé sera proposé au conseil municipal.
Loisirs

La construction d'un champ de bosse demandé par les enfants de la commune est à l'étude, il s'agit de choisir un endroit accessible et pas très éloigné du village.
Sapins de noël

Le prix de vente des sapins de noël aux habitants de la commune est fixé à 18 EUR pour un sapin Nordmann jusqu'à 1,5 m et 22 EUR pour 1,8 m.
Réfection de la toiture de la salle des fêtes

La réfection de la toiture de la salle des fêtes et son isolation sont évaluées à 48 000 EUR TTC. Une demande de subvention sera faite.
Divers

En point divers, le maire déplore le retoquage du Plui par les services de l'état. Point d'achoppement : densité de logement et considération de l'espace. Le POS de la commune arrive à terme fin de l'année.

Des mesures obligatoires « radon » seront effectuées dans les bâtiments publics école, maison de santé, périscolaire...

 

 
 

Albert Schweitzer le précurseur

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:40:56

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Albert Schweitzer le précurseur
 

 
Albert Schweitzer vivait entouré d'animaux. Il avait pour animal de compagnie un pélican baptisé Parsifal. Archives Maison Schweitzer-Gunsbach
Que connaissent les Alsaciens d'Albert Schweitzer, au-delà de la figure du « bon docteur » de Lambaréné ? Sans doute pas qu'il a été un « fondateur de la pensée écologique, et donc précurseur d'une politique de défense de l'environnement », selon le philosophe Jean-Paul Sorg. C'est le cas, pourtant, et c'est ce que prouve Respect et responsabilité pour la vie, ouvrage publié sous sa direction aux éditions Arthaud.

Le public français pourra ainsi « prendre toute la mesure de la pensée de Schweitzer, et comprendre combien celle-ci est philosophiquement élaborée. » Elle a eu de l'importance tôt, dans l'histoire de la prise de conscience écologique. Ainsi de la biologiste Rachel Carson, auteure du célèbre « Printemps silencieux », qui lui a dédié son ouvrage en plaçant en exergue une citation apocryphe de Schweitzer : « L'homme a perdu l'aptitude à prévoir et prévenir, il finira par détruire la terre. »

Jean-Paul Sorg rappelle que c'est le 13 février 1912, à l'université de Strasbourg, qu'ont retenti pour la première fois les mots Ehrfurcht vor dem Leben, qu'il a choisi de traduire par « respect de la vie. » Une formule « banalisée, que beaucoup de gens emploient sans penser à Schweitzer. D'ailleurs, on trouve des formules pas trop éloignées déjà chez Goethe. »

Mais Schweitzer va au-delà. Passée la stupéfaction, il va fonder une éthique qu'il voulait élémentaire et universelle, et qui est au coeur du livre publié chez Arthaud : « Le seul sentiment du respect de la vie ne commande pas de respecter attentivement toute forme de vie. Du sentiment au commandement moral, au principe éthique qui dit "Tu respecteras toute vie", il y a une gradation. » Elle se dessinait chez Schopenhauer, elle a pris forme avec Schweitzer : c'est une éthique dans nos relations avec le phénomène de la vie. Schweitzer ajoute à ce principe le souci de son application. Comment vivre en conséquence.

« C'est là un message auquel chacun peut être sensible aujourd'hui. La question de savoir comment régénérer notre civilisation est devenue nécessité existentielle. Nous sommes à un tournant ; il faut tout repenser, tout reconsidérer et changer le mode de développement, de production, de consommation ; c'est un défi immense... Et passionnant. Et Schweitzer peut être une lecture sur ce chemin. Parce qu'il est un de ceux qui a pensé cela. » Parmi les premiers.

Respect et responsabilité pour la vie fait partie de la collection Les fondamentaux de l'écologie, qui compte déjà quelques textes de personnalités comme Théodore Monod ou Hans Jonas. « Il est juste qu'on ait pensé à Schweitzer. Cela montre que son nom pénètre dans les consciences, en France, au-delà de la figure tutélaire de l'humanitaire », résume Jean-Paul Sorg, qui a eu « toute liberté pour composer ce livre. »

« L'ouvrage est constitué de trois parties principales. Dans la première, on retrouve des choses simples, des récits de l'enfance de Schweitzer, des sermons sur la souffrance des animaux... » Au commencement, il y a la sensibilité. Puis vient l'élaboration philosophique de l'éthique schweitzérienne du respect et de la responsabilité pour la vie, dans la partie centrale du livre. Enfin, il y a l'application de cette éthique, qui apparaît grâce à quelques extraits choisis parmi une très large correspondance, entre 1908 et 1962.

Ce qui est frappant, à la lecture de l'ouvrage, c'est la constance de la pensée d'Albert Schweitzer, de la sensibilité dont fait preuve l'enfant à la correspondance du vieillard, en passant par la pensée puissante du philosophe. Dans ses dernières lettres, il exprime cette consolation, lui qui a connu tant de désillusions : celle que l'idée du respect de la vie fait son chemin dans la pensée de l'humanité.

« Elle est aujourd'hui enseignée dans certaines écoles. Espérons que cette consolation soit une prophétie, et que l'éthique qu'il proposait soit la voie de demain», conclut Jean-Paul Sorg. Parce qu'avec Schweitzer, il ne faut pas se complaire dans le pessimisme, mais s'exercer à l'espérance
Jean-Christophe MEYER LIRE Respect et responsabilité pour la vie, d'Albert Schweitzer, édition présentée par Jean-Paul Sorg. Éditions Arthaud poche, collection Les fondamentaux de l'écologie, 7,90 EUR. Espéronsque l'éthique qu'il proposait soit la voie de demain Jean-Paul Sorg, philosophe spécialiste d'Albert Schweitzer

 

 
 

Seveso Incendie à Rouen : la crainte d'une pollution de la Seine

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:45:12

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Seveso Incendie à Rouen : la crainte d'une pollution de la Seine
 

 
Le nuage de fumée « porte en soi un certain nombre de produits qui peuvent être dangereux pour la santé », a annoncé Christophe Castaner ce jeudi. Photo Jean-Jacques GANON/AFP
Un gigantesque panache de fumée... C'est ce qu'ont vu au réveil les habitants de Rouen et de son agglomération jeudi matin. En cause, un spectaculaire incendie dans l'usine Lubrizol de Rouen. Maîtrisé jeudi à la mi-journée, il n'a pas fait de victime mais plusieurs jours pourraient être nécessaires pour en venir à bout, avec une crainte de pollution de la Seine.
Le nuage de fumée surveillé de près

En revanche, grâce à « la manoeuvre qui a consisté à déplacer les produits les plus dangereux », le risque de « sur-accident » est écarté alors que d'autres usines se trouvent dans cette zone industrielle située à trois kilomètres du centre-ville, a expliqué le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui s'est rendu sur place.

Le risque était élevé car l'usine Lubrizol, qui fabrique des additifs qui servent à enrichir les huiles, les carburants ou les peintures industriels, est classée seuil haut Seveso, c'est-à-dire sous surveillance en raison des matières premières qu'il utilise.

Mais, long de 22 km et large de six, c'est désormais le panache de fumée qui inquiète les autorités. Il « porte en soi un certain nombre de produits qui peuvent être dangereux pour la santé », a ajouté Christophe Castaner, qui a toutefois précisé qu'il n'y avait pas de « dangerosité particulière » selon les premières analyses effectuées.

Le préfet de Normandie Pierre-André Durand a néanmoins évoqué un « risque de pollution » de la Seine « par débordement des bassins de rétention ». Sur Twitter, le ministre a donc annoncé la mise en place du plan Polmar pour contrer les risques de pollution du fleuve.
Une odeur jusqu'en Picardie

« Par mesure de précaution », Christophe Castaner a également conseillé « d'éviter les déplacements non indispensables dans l'agglomération de Rouen ».

De nombreux établissements accueillant du public étaient d'ailleurs fermés jeudi, comme les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) et les crèches à Rouen rive droite et dans douze autres communes avoisinantes. Les maisons de retraites ont aussi fait l'objet d'une mesure de confinement. Les transports en commun de l'agglomération de Rouen se sont aussi arrêtés progressivement jeudi après-midi et devaient reprendre normalement vendredi matin.

Jeudi, les habitants étaient toujours sous le choc de cet incendie : « Le nuage de fumée est impressionnant », a témoigné Olivier, responsable d'une brasserie dans le centre de Rouen, expliquant avoir été réveillé dans la nuit par une explosion. L'odeur de la pollution se faisait même sentir jusque dans le Nord et en Picardie, ont indiqué les préfectures de la Somme et de l'Aisne.

Une enquête pour déterminer les causes de l'accident a été ouverte par le parquet de Rouen.

 

 
 

Le Grand Est à la rencontre du Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Vendredi 27 septembre 2019 à 06:53:51

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Le Grand Est à la rencontre du Haut-Rhin
 

 
Stéphane Thomann (à g), président du comité du Haut-Rhin, et Lionel Ollinger, président de Grand Est Tennis, ont pu évoquer les problèmes spécifiques au département lors de la grand-messe du GP Kia-Barrisol. Photo DNA /G.G.
À un an des prochaines élections, le comité directeur de la Ligue du Grand Est, emmené par son président Lionel Ollinger, a commencé son « Tour de Ligue » par le Haut-Rhin, dans le cadre du GP Kia-Barrisol, le tournoi Future du TC Illberg.

Stéphane Thomann, le président du CD 68, s'est dit satisfait de cette rencontre et a souhaité la bienvenue à l'assistance, composée notamment des représentants de 27 clubs du département (sur 86, soit 31 %). La présence de binômes dirigeants-enseignants avait été vivement recommandée par les organisateurs de ce Tour de Ligue.

Lionel Ollinger était accompagné de huit responsables du Grand Est, cadres administratifs et techniques, qui sont successivement intervenus. Premier constat, amer : le nombre des licences fédérales est en baisse. Le tennis français est officiellement passé sous le million de licenciés, avec des variables suivant les départements. Ce qui explique que le thème majeur abordé lors de la soirée a été le développement sportif des clubs, avec un coup de projecteur sur le binôme dirigeant-enseignant de club.

Stéphane Heyd, le conseiller technique régional coordonnateur de Grand Est Tennis, a longuement développé le sujet et évoqué plusieurs points qui posent problème : l'implication des parents, la nécessité de faire davantage jouer les jeunes, le côté rébarbatif de salles froides dans notre région en hiver...

De leur côté, les représentants des clubs ont évoqué les problèmes - le plus souvent communs à tous - rencontrés au quotidien. Ils se sont ensuite retrouvés en toute convivialité au TC Illberg autour d'un sympathique buffet.

Les édiles du « GET » (Grand Est Tennis) ont poursuivi ce Tour de Ligue par le Bas-Rhin et rencontreront les représentants de tous les comités départementaux durant les semaines à venir.
G.G.