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Fessenheim Reconversion : L'avenir tarde à se dessiner

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:38:43

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Fessenheim  Reconversion
Fessenheim Reconversion : L'avenir tarde à se dessiner
Huit mois après la signature du « projet d'avenir du territoire de Fessenheim », la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon est attendue ce jeudi matin, à Colmar, pour présider une nouvelle réunion du comité de pilotage. Les élus locaux s'impatientent.

 
Cinq mois avant l'arrêt définitif du réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim, la secrétaire d'État auprès de la minisitre de la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, revient en Alsace ce jeudi matin pour présider le comité de pilotage.
Cinq mois avant l'arrêt définitif du réacteur n° 1 de la centrale nucléaire alsacienne, où en est le « projet d'avenir du territoire de Fessenheim », signé en février dernier par l'État et les élus locaux ? Pas bien loin, de toute évidence.

La secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, va tenter « d'embellir la situation », ce jeudi matin lors de la quatrième réunion du comité de pilotage de ce « projet d'avenir ». « Ça avance à un train trop lent, au regard des enjeux et de la date de fermeture de la centrale », estime Gérard Hug, président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, qui englobe Fessenheim.
La question fiscale au point mort

Dès le mois de juin, dans une « lettre ouverte » au gouvernement (qui n'y a pas répondu...), cet élu réclamait des « actes concrets ». Il attend toujours. En premier lieu pour résoudre la problématique fiscale : en l'état actuel de la législation, le fonds national de garantie individuelle des ressources des collectivités (FNGIR) obligerait la commune de Fessenheim à continuer à payer, ad vitam, 2,87 millions d'euros par an, même lorsqu'elle ne percevra plus la manne financière de la centrale nucléaire.

Le député LR Raphaël Schellenberger croit savoir qu'Emmanuelle Wargon se contentera, ce jeudi, d'annoncer la remise d'une « lettre publique » de son ministère à celui de la Cohésion des territoires, « pour relancer le sujet »...

À l'automne dernier, M. Schellenberger avait vainement présenté un amendement au projet de loi de finances pour 2019, afin de « corriger » le fonctionnement du FNGIR et d'adapter les contributions des communes à l'évolution de leurs recettes fiscales. Le prochain examen de la loi de finances pour 2020 va offrir une nouvelle opportunité de régler la question, mais le député craint que le gouvernement ne s'en saisisse pas.

Gérard Hug n'a pas davantage d'assurances que la question fiscale sera réglée avant l'arrêt de la centrale, comme il le souhaite. De même, l'aménagement de la zone EcoRhena - 220 hectares au nord de Fessenheim destinés à accueillir des activités compensant la perte de la centrale nucléaire - ne pourra se faire qu'avec un temps de retard. Les études faune-flore, en voie d'achèvement, seront suivies d'études d'impact sur la biodiversité. Gérard Hug évoque « des enjeux forts » dans certains secteurs, qui vont contraindre les projets, imposer des compensations, dont il faudra évaluer le coût (lire ci-dessous)...

En attendant, difficile d'attirer des entreprises, quand « on ne sait pas encore quelles surfaces on pourra vendre, ni à quel prix ». « Les gens d'ici ne comprennent pas, d'autant que ces terrains sont classés zone industrielle depuis des décennies. Mais les lois ont changé, on n'a pas le choix... »

« S'il faut des compensations environnementales, que l'État s'engage à les assumer immédiatement » afin de passer plus rapidement à l'aménagement de la zone, lance Raphaël Schellenberger avec impatience. Le député s'interroge aussi sur l'utilité de créer des structures supplémentaires, à l'efficacité incertaine, comme la société d'économie mixte (SEM) franco-allemande qui doit être mise sur pied d'ici la fin de l'année pour « conduire les projets d'aménagement et de développement économique ». « On a voulu absolument jouer la carte franco-allemande dans cette affaire, mais juridiquement, on ne sait pas comment faire... »
« Le gouvernement nous balade »

Face à la complexité de la chose et à ses potentielles implications politiques, le gouvernement ne devrait pas donner suite à l'idée d'attribuer à cette zone économique un statut d'exception en matière de droit du travail, de fiscalité et de charges sociales, pour séduire les entreprises étrangères. « C'est en stand-by au niveau national, je ne pense pas qu'il y ait de véritable volonté politique », observe Gérard Hug.

« Le gouvernement nous balade », renchérit Raphaël Schellenberger, à propos des rares implantations industrielles évoquées depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée. « Des projets circulent, mais quand on gratte un peu, on s'aperçoit qu'ils sont très hypothétiques et que l'Alsace est en concurrence avec d'autres régions... » C'est notamment le cas du « techno-centre » qu'EDF envisage de créer pour réduire la radioactivité des éléments métalliques issus de la déconstruction des centrales nucléaires.

Comparant les 10 millions alloués par l'État au « fonds d'amorçage » des projets post-nucléaires haut-rhinois, « quand on perd un outil à 2 milliards d'euros », aux 200 millions accordés en compensation de la non-réalisation de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le député Schellenberger conclut que « le gouvernement profite de la bonne volonté des Alsaciens, toujours prêts à privilégier l'intérêt général plutôt que de faire de la pure politique ». N'hésitant pas à pointer la « naïveté » des élus locaux, il constate cependant que le ton se fait désormais plus ferme, au moins en coulisses. Cela s'entendra-t-il, ce jeudi matin, à la préfecture de Colmar ?
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Visite Emmanuelle Wargon Quelle énergie pour l'Alsace ?

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:02:06

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Visite Emmanuelle Wargon  Quelle énergie pour l'Alsace ?
 

 
Des incertitudes persistent sur la qualité de l'approvisionnement électrique post-nucléaire.

Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La secrétaire d'État Emmanuelle Wargon devrait faire le point, ce matin, sur l'appel d'offres lancé par l'État, dans le cadre du « post-nucléaire, pour l'installation de 300 Mégawatts (MW) de panneaux photovoltaïques (200 MW au sol, 100 MW sur toiture) dans le Haut-Rhin. Une première vague de candidatures était attendue avant le 1er août. Alors que Gérard Hug rappelle que ce mode de production « ne compensera rien » en termes d'emplois dans son secteur, Raphaël Schellenberger répète que ces panneaux solaires ne suffiront pas non plus à maintenir un approvisionnement de qualité « dans l'espace très industrialisé du Rhin supérieur ».
« Gaz vert »et géothermie profonde

« Contrairement à ce qu'avait affirmé son président, François Brottes, devant le comité de pilotage l'an dernier, RTE [NDLR : le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français] s'inquiète désormais de possibles points de fragilité dans les prochaines années. On compte donc sur les importations d'électricité des pays voisins, mais les études de RTE font l'impasse sur l'échelle européenne », souligne le député haut-rhinois. Voyant dans ces incertitudes d'approvisionnement un handicap pour la réindustrialisation du secteur de Fessenheim, le député rappelle la proposition, commune aux différentes collectivités concernées, de construire une centrale thermique au gaz de 600 MW, « pouvant brûler du gaz vert obtenu par méthanisation ».

C'est aussi dans ce contexte que Storengy, filiale de GDF Suez spécialisée dans le stockage souterrain de gaz naturel, et Électricité de Strasbourg ont signé, ce mercredi à Colmar, un « protocole d'entente » pour développer la géothermie profonde dans le Haut-Rhin. « Cet accord permettra d'avancer concrètement dans le développement de projets modèles de transition énergétique dans le contexte d'après centrale nucléaire », a souligné le conseil départemental à cette occasion.

 

 
 

Colmar Quand sautent les panneaux...

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:49:34

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Colmar Quand sautent les panneaux...
 

 
 
On les appelle « mâts-fusibles », car en cas de pépin, ce sont eux qui sautent. Le conseil départemental du Haut-Rhin s'était engagé à les déployer dès 2017, ils arrivent à présent dans la région colmarienne. Supportant les panneaux directionnels en lieu et place des traditionnels poteaux fixes, ils présentent l'avantage de se disloquer en cas de collision par un véhicule, auto ou moto, ayant quitté la route. L'obstacle qu'ils constituent n'est plus fixe et s'avère ainsi nettement moins dangereux.

Cette semaine, ils étaient en cours d'installation sur la RD415 entre Neuf-Brisach et le pont du Rhin. Leur déploiement dans toute la région doit durer jusqu'en 2020 en fonction de l'ancienneté des panneaux et de la fréquentation quotidienne des routes.
N.P.

 

 
 

De la Cour des comptes aux règlements de comptes

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:47:45

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Grand Est Les surcoûts liés à la fusion des régions
De la Cour des comptes aux règlements de comptes
En Alsace, le rapport de la Cour des comptes sur les surcoûts générés par les fusions de régions (nos éditions du 23 septembre) alimente les réquisitoires contre le Grand Est, et entretient l'incompréhension.
 

 
La réaction des opposants à la Région Grand Est était aussi prévisible que les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur le fait que la fusion des régions n'ait pas généré d'économies. En 2014, André Vallini, le secrétaire d'État à la Reforme territoriale, promettait des « économies d'échelle » qu'il évaluait à « une dizaine de milliards d'euros ». Cinq ans plus tard, le sénateur socialiste de l'Isère reconnaissait dans Envoyé Spécial (France 2) que ce chiffre avait été estimé « au doigt mouillé ».

La politique est impatiente et l'argument des économies réalisées « à moyen et long termes » passe mal quand des efforts financiers ou fiscaux sont demandés au quotidien à la population. « Les apprentis sorciers de la réforme territoriale ont fait des promesses d'économies d'échelle les moteurs de leurs ascensions politiciennes », déplore Stéphane Bourhis, fondateur de Touche pas à l'Alsace et responsable du CPNT Alsace. « Dans leur cinéma politicien, on est passé de la grande illusion à la grande désillusion. »
« Et du coup, le citoyen devient un sujet »

D'où aussi cette attaque facile d'Unser Land qui considère que « la région Grand Est est un boulet pour ses administrés ». Les autonomistes appellent le gouvernement « à revoir la copie, en particulier pour le Grand Est », et jugent « la revendication alsacienne d'une sortie de cette mégastructure légitime et urgente ».

Le groupe Alsace & Territoires de la Région Grand Est se dit « inquiet de la hausse des dépenses de fonctionnement, de communication et de déplacement » au sein de la collectivité, en pointant le risque d'« une hausse de la fiscalité et/ou de l'endettement ».

« Les optimisations n'ont pu se réaliser à cause de contraintes fortes ou coûteuses, ou parce qu'elles n'ont pas pu être trouvées. Et encore, tout n'est pas chiffré, parce que non chiffrable, en particulier ce que provoque la mise à distance », commente Pierre Klein, le président de l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA). « Et du coup, le citoyen devient un sujet. Et l'on s'étonne du désenchantement et/ou de la forte protestation ! »
Les indemnités des élus régionaux ont « baissé de 20 % »

En réaction au rapport de la Cour des comptes, les présidents de Régions ont rédigé une tribune publiée dans Le Figaro le 25 septembre. Ils soulignent « les efforts importants que les Régions ont réalisés en matière de réduction du déficit public (2,3 milliards d'euros en 2018 au global), alors que l'État et ses administrations centrales l'ont creusé de 72,7 milliards ». Avant de conclure que « les Régions n'ont pas démérité ». Dans le Grand Est, les conseillers régionaux de la majorité rappellent aussi que leurs indemnités ont « baissé de 20 % ».

Mais le rapport de la Cour des comptes fait aussi des remous en Moselle. Le sénateur Jean-Louis Lorrain, et Marie-Jo Zimmermann, ancienne députée et actuelle conseillère municipale de Metz (Debout la France), en profitent pour demander un retour aux trois conseils régionaux précédents : Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne.
« Des arguments faux et inopérants »

« Metz et la Moselle sont victimes de la région Grand Est », clame la première en estimant que « la région messine a payé le plus lourd tribut à la création » de la grande région. Le second appelle déjà « celles et ceux qui souhaitent revenir aux anciennes régions à s'unir dans la perspective des prochaines élections régionales ».

Pour Laurent Furst, président des Républicains du Bas-Rhin, et Georges Schuler, leur secrétaire départemental, les « critiques de la plus haute juridiction financière française démontrent que de nombreux arguments utilisés lors de la réforme territoriale et pour le Grand Est étaient faux et inopérants ».

Et d'appeler « à ouvrir les débats lucides quant à l'avenir de toutes les grandes régions ».

En politique, il n'y a pas de petites économies.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Gouvernement Municipales : La stratégie au fil de l'eau des marcheurs

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:39:21

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Gouvernement Municipales
Gouvernement Municipales : La stratégie au fil de l'eau des marcheurs
Là, la République en marche soutient un maire « Macron compatible » ; ici, elle investit un adversaire face à un maire pourtant très macroniste : la stratégie du parti présidentiel est illisible et crée des crispations sur le terrain.

 
Sur le terrain, les décisions prises à Paris par les cadres de LREM ne sont pas toujours comprises.
Les investitures de la République en marche (LREM), le parti présidentiel, pour les prochaines municipales rendent sceptiques les amateurs de sciences politiques, tant elles sont peu lisibles.

Depuis le 17 juin, le mouvement distille la liste des candidats investis ou soutenus. La commission nationale d'investiture, dirigée par Marie Guévenoux et Alain Richard, est souveraine. Elle fait de la dentelle en essayant de faire du sur-mesure en fonction de chaque territoire et de la réalité de la carte électorale.
«Macron compatibles»mais adversaires

Mais la théorie ne rejoint pas toujours la pratique. Sur le terrain, les décisions « de Paris » ne sont pas comprises. Depuis que le mathématicien Cédric Villani, candidat non investi à Paris, a choisi de défier son concurrent officiel sans être exclu, la colère fait tache d'huile.

Dernier exemple en date à Orléans : le maire, Olivier Carré, un ancien LR (il a démissionné en 2017), proche d'Édouard Philippe et de Bruno Le Maire, soutient la politique d'Emmanuel Macron. Son investiture contre l'avis des marcheurs locaux a provoqué la création d'un groupe autonome au sein même de la majorité municipale.

À Vannes, le maire David Robo, également ancien LR proche du Premier ministre, très « constructif » avec la majorité, n'a pas été investi et aura un « marcheur » face à lui.
« Une investiturene fait pas l'élection »

À Angers, le maire « Macron compatible » Christophe Béchu, ancien LR, ne devrait pas avoir de candidat LREM face à lui. Il est à l'origine de la République des maires, association de maires de centre droit qui souhaitent la réussite d'Emmanuel Macron. « Aucun d'entre nous ne pense que c'est l'investiture qui fait l'élection », dit-il. Même si ne pas avoir de concurrent en face facilite la campagne.

Quelle cohérence dans tout cela ? « Leur stratégie, c'est : on marche sur l'eau et on gagne », raille un sénateur centriste très écouté. LREM a en effet fait un score inespéré aux européennes après la crise des gilets jaunes. « Ils veulent faire du chiffre mais à vouloir faire du chiffre sans discernement, on pousse les gens dans leurs retranchements. »
Sondages catastrophiques

La République en marche, qui n'a que très peu d'élus locaux et quelques rares villes (dont Lyon et Besançon), a pour ambition d'avoir 10 000 élus, maires ou conseillers municipaux. En ligne de mire, il y a les grands électeurs et le renouvellement du Sénat.

Et si la campagne des municipales n'était pas aussi évidente pour les marcheurs ? Les sondages réalisés dans certaines villes sont catastrophiques pour LREM. C'est le cas à Reims, où le maire sortant LR, Arnaud Robinet, passerait au premier tour, laissant son opposant Gérard Chemla, « marcheur », à un score à un seul chiffre. Dans d'autres villes, c'est plus serré, mais LREM ne dépasse pas 10 % alors que les sortants font plus du double.

Conséquence : LREM négocie dans certaines villes pour être sur les listes des sortants qu'elle soutiendra, y compris ceux qui sont, sur le papier, loin du macronisme.

« En mars, ça va être le ice buckett challenge : ils vont se prendre des seaux de glace sur la tête », ironise un maire sortant de l'Ouest. Une douche froide deux ans avant la présidentielle : il y a mieux pour débuter une campagne.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Larem La stratégie au fil de l'eau des marcheurs

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:19:38

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Larem La stratégie au fil de l'eau des marcheurs
 

 
Sur le terrain, les décisions prises à Paris par les cadres de LREM ne sont pas toujours comprises. Photo Georges GOBET/AFP
Les investitures de la République en marche (LREM), le parti présidentiel, pour les prochaines municipales rendent sceptiques les amateurs de sciences politiques, tant elles sont peu lisibles.

Depuis le 17 juin, le mouvement distille la liste des candidats investis ou soutenus. La commission nationale d'investiture, dirigée par Marie Guévenoux et Alain Richard, est souveraine. Elle fait de la dentelle en essayant de faire du sur-mesure en fonction de chaque territoire et de la réalité de la carte électorale.
«Macron compatibles»mais adversaires

Mais la théorie ne rejoint pas toujours la pratique. Sur le terrain, les décisions « de Paris » ne sont pas comprises. Depuis que le mathématicien Cédric Villani, candidat non investi à Paris, a choisi de défier son concurrent officiel sans être exclu, la colère fait tache d'huile.

Dernier exemple en date à Orléans : le maire, Olivier Carré, un ancien LR (il a démissionné en 2017), proche d'Édouard Philippe et de Bruno Le Maire, soutient la politique d'Emmanuel Macron. Son investiture contre l'avis des marcheurs locaux a provoqué la création d'un groupe autonome au sein même de la majorité municipale.

À Vannes, le maire David Robo, également ancien LR proche du Premier ministre, très « constructif » avec la majorité, n'a pas été investi et aura un « marcheur » face à lui.
« Une investiturene fait pas l'élection »

À Angers, le maire « Macron compatible » Christophe Béchu, ancien LR, ne devrait pas avoir de candidat LREM face à lui. Il est à l'origine de la République des maires, association de maires de centre droit qui souhaitent la réussite d'Emmanuel Macron. « Aucun d'entre nous ne pense que c'est l'investiture qui fait l'élection », dit-il. Même si ne pas avoir de concurrent en face facilite la campagne.

Quelle cohérence dans tout cela ? « Leur stratégie, c'est : on marche sur l'eau et on gagne », raille un sénateur centriste très écouté. LREM a en effet fait un score inespéré aux européennes après la crise des gilets jaunes. « Ils veulent faire du chiffre mais à vouloir faire du chiffre sans discernement, on pousse les gens dans leurs retranchements. »
Sondages catastrophiques

La République en marche, qui n'a que très peu d'élus locaux et quelques rares villes (dont Lyon et Besançon), a pour ambition d'avoir 10 000 élus, maires ou conseillers municipaux. En ligne de mire, il y a les grands électeurs et le renouvellement du Sénat.

Et si la campagne des municipales n'était pas aussi évidente pour les marcheurs ? Les sondages réalisés dans certaines villes sont catastrophiques pour LREM. C'est le cas à Reims, où le maire sortant LR, Arnaud Robinet, passerait au premier tour, laissant son opposant Gérard Chemla, « marcheur », à un score à un seul chiffre. Dans d'autres villes, c'est plus serré, mais LREM ne dépasse pas 10 % alors que les sortants font plus du double.

Conséquence : LREM négocie dans certaines villes pour être sur les listes des sortants qu'elle soutiendra, y compris ceux qui sont, sur le papier, loin du macronisme.

« En mars, ça va être le ice buckett challenge : ils vont se prendre des seaux de glace sur la tête », ironise un maire sortant de l'Ouest. Une douche froide deux ans avant la présidentielle : il y a mieux pour débuter une campagne.
Nathalie MAURET

 

 
 

ELECTIONS Municipales : la stratégie illisible de LREM

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:22:40

ELECTIONS Municipales : la stratégie illisible de LREM

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Là, la République en marche soutient un maire "Macron compatible", ailleurs elle investit un adversaire face à un maire pourtant très macroniste : la stratégie du parti présidentiel est illisible et crée des crispations sur le terrain.

Les investitures de la République en marche (LREM) le parti présidentiel, pour les prochaines municipales, rendent sceptiques les amateurs de sciences politiques, tant elles sont peu lisibles.

Depuis le 17 juin, le mouvement distille la liste des candidats investis ou soutenus. La commission nationale d’investiture, dirigée par Marie Guévenoux et Alain Richard, est souveraine. Elle fait de la dentelle en essayant de faire du sur-mesure en fonction de chaque territoire et de la réalité de la carte électorale.

Macron compatibles mais adversaires

Mais la théorie ne rejoint pas toujours la pratique. Sur le terrain, les décisions "de Paris" ne sont pas comprises. Depuis que le mathématicien Cédric Villani, candidat non investi à Paris, a choisi de défier son concurrent officiel sans être exclu, la colère fait tache d’huile.

Dernier exemple en date à Orléans : le maire, Olivier Carré, un ancien LR (il a démissionné en 2017), proche d’Édouard Philippe et de Bruno Le Maire, soutient la politique d’Emmanuel Macron. Son investiture, contre l’avis des marcheurs locaux, a provoqué la création d’un groupe autonome au sein même de la majorité municipale.

"Une investiture ne fait pas l’élection"

À Vannes, le maire David Robo, également ancien LR proche du Premier ministre, très "constructif" avec la majorité, n’a pas été investi et aura un "marcheur" face à lui.

À Angers, le maire "Macron compatible" Christophe Béchu, ancien LR, ne devrait pas avoir de candidat LREM face à lui. Il est à l’origine de la République des maires, association de maires de centre droit qui souhaitent la réussite d’Emmanuel Macron. "Aucun d’entre nous ne pense que c’est l’investiture qui fait l’élection", dit-il. Même si ne pas avoir de concurrent en face facilite la campagne.

Quelle cohérence dans tout cela ? "Leur stratégie c’est : on marche sur l’eau et on gagne", raille un sénateur centriste très écouté. LREM a en effet fait un score inespéré aux Européennes après la crise des gilets jaunes. "Ils veulent faire du chiffre mais à vouloir faire du chiffre sans discernement, on pousse les gens dans leurs retranchements."

Sondages catastrophiques

La République en marche, qui n’a que très peu d’élus locaux et quelques rares villes (dont Lyon et Besançon), a pour ambition d’avoir 10  000 élus, maires ou conseillers municipaux. En ligne de mire, il y a les grands électeurs et le renouvellement du Sénat.</p><p>

Et si la campagne des municipales n’était pas aussi évidente pour les marcheurs ? Les sondages réalisés dans certaines villes sont catastrophiques pour LREM. C’est le cas à Reims, où le maire sortant LR, Arnaud Robinet, passerait au premier tour, laissant son opposant Gérard Chemla, "marcheur", à un score à un seul chiffre. Dans d’autres villes, c’est plus serré mais LREM ne dépasse pas 10 % alors que les sortants font plus du double.

Conséquence : LREM négocie dans certaines villes, pour être sur les listes des sortants qu’elle soutiendra, y compris ceux qui sont sur le papier, loin du macronisme. "En mars, ça va être le ice buckett challenge : ils vont se prendre des seaux de glace sur la tête", ironise un maire sortant de l’ouest. Une douche froide deux ans avant la présidentielle : il y a mieux pour débuter une campagne.

Macron en format grand débat pour les retraites

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:39:47

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Social Aveyron
Macron en format grand débat pour les retraites
 

 
Grand débat, le retour : Emmanuel Macron donne ce jeudi le coup d'envoi de la concertation citoyenne sur les retraites, en reprenant dans l'Aveyron le format des réunions organisées après la crise des gilets jaunes.

Debout, micro à la main, le chef de l'État va véritablement lancer la « large consultation » qui doit s'étaler jusqu'à la fin de l'année sur cette réforme présentée comme la plus importante de la deuxième partie du quinquennat.

Prévu pour débuter à 18h30 dans la salle des fêtes de Rodez, l'une des rares préfectures gérée par une majorité LREM, l'échange devrait durer au moins trois heures, selon l'Élysée. Mais il pourrait se prolonger bien au-delà, comme ceux du grand débat, conçus pour désamorcer la crise des gilets jaunes et qui avaient parfois dépassé les six heures.

Avec Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites désormais membre du gouvernement, le président répondra aux interrogations de lecteurs de la presse quotidienne régionale.

« Il s'agit d'ancrer le débat au coeur des territoires », souligne l'Élysée. L'Aveyron est un département essentiellement rural dont le tiers de la population est âgé de plus de 60 ans.

 

 
 

 

Macron en format grand débat pour les retraites

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:24:11

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Macron en format grand débat pour les retraites
 

 
Grand débat, le retour : Emmanuel Macron donne ce jeudi le coup d'envoi de la concertation citoyenne sur les retraites, en reprenant dans l'Aveyron le format des réunions organisées après la crise des gilets jaunes.

Debout, micro à la main, le chef de l'État va véritablement lancer la « large consultation » qui doit s'étaler jusqu'à la fin de l'année sur cette réforme présentée comme la plus importante de la deuxième partie du quinquennat.

Prévu pour débuter à 18h30 dans la salle des fêtes de Rodez, l'une des rares préfectures gérée par une majorité LREM, l'échange devrait durer au moins trois heures, selon l'Élysée. Mais il pourrait se prolonger bien au-delà, comme ceux du grand débat, conçus pour désamorcer la crise des gilets jaunes et qui avaient parfois dépassé les six heures.

Avec Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites désormais membre du gouvernement, le président répondra aux interrogations de lecteurs de la presse quotidienne régionale.

« Il s'agit d'ancrer le débat au coeur des territoires », souligne l'Élysée. L'Aveyron est un département essentiellement rural dont le tiers de la population est âgé de plus de 60 ans.

 

 
 

Les policiers en colère contre les Insoumis

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:29:40

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Les policiers en colère contre les Insoumis
 

 
Jean-Luc Mélenchon a qualifié les policiers de « barbares ».

Photo Philippe LOPEZ/AFP

Les policiers doivent ce jeudi matin manifester devant le siège de la France insoumise à Paris, à l'appel du syndicat Alliance. En réaction à cet appel, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise, a demandé la protection de la gendarmerie !

À l'origine de l'appel à manifester des policiers, il y a le mot « barbares », prononcé par Jean-Luc Mélenchon lors du rassemblement du 24 septembre contre la réforme des retraites. Il répondait à des manifestants au sujet des violences policières : « Ah oui, oui. C'est des barbares, soyez prudents, parce qu'ils ne s'arrêtent plus maintenant. »

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, a exigé des excuses. L'entourage de Jean-Luc Mélenchon a tenté de faire descendre la pression en prétendant que les « barbares » étaient le gouvernement et le ministre de l'Intérieur. Sans succès. Une semaine après le procès de Bobigny où Jean-Luc Mélenchon n'a pas eu un mot d'apaisement vis-à-vis des policiers et des magistrats présents lors de la perquisition à la France insoumise, la tension entre « insoumis » et policiers monte encore d'un cran.
« Faire taire des parlementaires »

Dans un communiqué, la France insoumise a jugé « tout à fait contraire aux usages républicains » cet appel à manifester qui « vise à faire taire des parlementaires et un mouvement politique dans sa critique des dispositifs de répression policière mis en place par le ministre de l'Intérieur ».

« Il va de soi que des agents issus du même corps que ceux qui appellent à manifester contre nous ne peuvent pas être mobilisés pour cette tâche », ajoute LFI, qui demande donc à être placée « sous la protection de la gendarmerie nationale ».

 

 
 

Un plan pour la psychiatrie

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:42:50

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Société Santé
Un plan pour la psychiatrie
Présenté à l'automne, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doit amorcer la « refonte » du financement de la psychiatrie. Ce mercredi, le délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie, Frank Bellivier, en a dessiné les contours devant les sénateurs.
 

 
Le milieu psychiatrique hospitalier se mobilise depuis plusieurs mois pour dénoncer le manque de moyens, comme ici en mars dernier à Paris.
Ces derniers mois, les mobilisations du secteur psychiatrique se sont multipliées. En cause, le manque de moyens financiers, matériels et humains. Une réalité de terrain qu'ont fait remonter le 18 septembre les députées Martine Wonner (LREM), élue du Bas-Rhin, et Caroline Fiat (LFI). Dans leur rapport, elles estiment même la filière psychiatrique publique « au bord de l'implosion ».
Quel budget ?

En réponse à cette crise, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a nommé en avril Frank Bellivier délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie. Il a présenté ce mercredi au Sénat les lignes directrices de la réforme du secteur hospitalier psychiatrique. Mise en oeuvre prévue au 1er janvier 2021.

À l'automne, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doit amorcer la « refonte » du modèle de la psychiatrie. Et notamment hospitalière, avec l'unification du mode de financement des deux secteurs, a annoncé Frank Bellivier, chef de service de psychiatrie adulte aux hôpitaux de Paris. Le service public est en effet rémunéré par la DAF, dotation annuelle de financement, quand le privé l'est par un prix d'hospitalisation à la journée. Un système à deux vitesses au détriment de la prise en charge du patient, selon le délégué.

À partir de 2020, une nouvelle enveloppe budgétaire de 30 millions d'euros sera aussi distribuée aux régions dans la poursuite des financements exceptionnels (50 millions en 2018 et 80 millions en 2019).
Pour quelle prise en charge ?

« Outre les aspects financiers, avec quels professionnels ? », s'interroge une sénatrice à l'attention de Frank Bellivier. Car les professionnels dénoncent également un manque de reconnaissance de leurs professions et de leurs formations.

Un manque que tentent de pallier depuis plus d'un an les formations en pratiques avancées pour les infirmiers, pour leur permettre de faire plus de soins. D'autres pistes restent encore à creuser. L'Académie nationale de médecine préconise notamment d'allonger la durée de formation des futurs psychiatres de 4 à 5 ans, comme c'est le cas chez nos voisins européens.
Justine BENOIT

 

 
 

 

Un plan pour la psychiatrie

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:30:53

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Un plan pour la psychiatrie
 

 
Le milieu psychiatrique hospitalier se mobilise depuis plusieurs mois pour dénoncer le manque de moyens, comme ici en mars dernier à Paris. Photo AFP
Ces derniers mois, les mobilisations du secteur psychiatrique se sont multipliées. En cause, le manque de moyens financiers, matériels et humains. Une réalité de terrain qu'ont fait remonter le 18 septembre les députées Martine Wonner (LREM), élue du Bas-Rhin, et Caroline Fiat (LFI). Dans leur rapport, elles estiment même la filière psychiatrique publique « au bord de l'implosion ».
Quel budget ?

En réponse à cette crise, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a nommé en avril Frank Bellivier délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie. Il a présenté ce mercredi au Sénat les lignes directrices de la réforme du secteur hospitalier psychiatrique. Mise en oeuvre prévue au 1er janvier 2021.

À l'automne, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doit amorcer la « refonte » du modèle de la psychiatrie. Et notamment hospitalière, avec l'unification du mode de financement des deux secteurs, a annoncé Frank Bellivier, chef de service de psychiatrie adulte aux hôpitaux de Paris. Le service public est en effet rémunéré par la DAF, dotation annuelle de financement, quand le privé l'est par un prix d'hospitalisation à la journée. Un système à deux vitesses au détriment de la prise en charge du patient, selon le délégué.

À partir de 2020, une nouvelle enveloppe budgétaire de 30 millions d'euros sera aussi distribuée aux régions dans la poursuite des financements exceptionnels (50 millions en 2018 et 80 millions en 2019).
Pour quelle prise en charge ?

« Outre les aspects financiers, avec quels professionnels ? », s'interroge une sénatrice à l'attention de Frank Bellivier. Car les professionnels dénoncent également un manque de reconnaissance de leurs professions et de leurs formations.

Un manque que tentent de pallier depuis plus d'un an les formations en pratiques avancées pour les infirmiers, pour leur permettre de faire plus de soins. D'autres pistes restent encore à creuser. L'Académie nationale de médecine préconise notamment d'allonger la durée de formation des futurs psychiatres de 4 à 5 ans, comme c'est le cas chez nos voisins européens.
Justine BENOIT

 

 
 

Audiovisuel public : ce que le projet de réforme va changer

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:41:33

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Médias Télévision
Audiovisuel public : ce que le projet de réforme va changer
Dans le cadre de la réforme débattue au Parlement à partir de début 2020, le ministre de la Culture, Franck Riester, a annoncé la création d'une holding, afin de réunir les différentes entités du service public. Voici ce qui va changer pour le public.
 

 
France 4 et France Ô ne seront bientôt plus diffusées sur la télévision.
S'adapter aux usages numériques
La holding annoncée par Franck Riester, qui doit prendre le nom de « France Médias », verra le jour une fois que la réforme, en débat au Parlement à partir de début 2020, sera adoptée. Selon le ministre de la Culture au micro de Franceinfo mercredi, cette maison-mère qui chapeautera Radio France, France Télévision, l'Ina ou encore France Médias Monde permettra notamment de répondre aux « changements d'usages » qui découlent de la révolution numérique.

Concrètement, ces mutations vont se traduire par la suppression programmée des chaînes France 4 et France Ô, dont les contenus seront diffusés via des plateformes numériques à partir de la rentrée 2020. Dans le but de réaliser des économies, en région, des rapprochements sont expérimentés entre les antennes de France 3 et de France Bleu. Enfin, les chaînes de télévision vont être autorisées à diffuser des films le mercredi, le vendredi et le samedi. Cette interdiction visait à inciter le public à fréquenter les cinémas, mais doit être levée en vue de contrer la concurrence des plateformes comme Netflix et Amazon. Des géants face auxquels France Télévisions va lancer d'ici fin mars 2020 Salto, plateforme commune avec TF1 et M6.
Une garantied'indépendance éditoriale ?

Le ministre de la culture l'a promis, la création de « France Médias » ne correspond en rien à un retour au temps de l'ORTF (avant 1975), époque à laquelle l'État exerçait sa tutelle sur la télévision et la radio. Au contraire, selon lui, l'indépendance de l'audiovisuel public devrait se trouver renforcée par le fait que le patron de « France Médias » sera nommé par le conseil d'administration et non par le CSA, comme c'était le cas jusqu'à présent pour les PDG de l'audiovisuel public.
Rien ne bougepour Arte et TV5 Monde

Du fait de leurs statuts particuliers, car ils sont financés par plusieurs pays, TV5 Monde et Arte France ne seront pas fondus dans la holding. TV5 Monde, fondée en 1984, est une chaîne francophone internationale financée par la France, la Suisse, le Canada, le Québec et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Son budget s'élevait à 112 millions d'euros en 2018 (filiales inclues), dont deux tiers issus de la redevance française. Arte France est le pôle hexagonal d'Arte, chaîne franco-allemande née au début des années 90, et fournit 40 % de ses programmes. L'entreprise est présidée par Véronique Cayla et bénéficie d'environ 280 millions d'euros au titre de la redevance.
La redevance va (légèrement) diminuer

Une baisse d'un euro est prévue pour 2020. Franck Riester a expliqué cette diminution par le « rendement dynamique » de cette redevance, et un « surplus » programmé. « On préfère le rendre aux Français que de le garder dans le budget de l'État », indique-t-il. En 2019, la redevance télévisuelle se monte à 139 euros en métropole, et 89 euros en outre-mer.
L.F. (avec AFP)

 

 
 

 

Visite de Macron à Strasbourg : un hommage aux héros de l'attentat

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:38:10

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Politique  
Visite de Macron à Strasbourg : un hommage aux héros de l'attentat
Le président de la République sera en visite officielle à Strasbourg ce mardi 1 er octobre. Au menu de son déplacement : le 70 e anniversaire du Conseil de l'Europe, l'inauguration du nouveau théâtre du Maillon et l'hommage à deux héros de l'attentat de Strasbourg.
 

 
Emmanuel Macron avec des policiers, place Kléber à Strasbourg le 14 décembre 2018, trois jours après l'attentat.
Trois rendez-vous symboliques pour Strasbourg : la présidence française du Conseil de l'Europe, un théâtre dans le quartier européen, un hommage à deux héros de l'attentat de Strasbourg. Alain Fontanel, le premier adjoint (LaREM) au maire de Strasbourg, révèle les détails du programme officiel d'Emmanuel Macron. Ce sera sa deuxième visite depuis l'attentat de Strasbourg.

Le président de la République s'était rendu dans la capitale alsacienne meurtrie, le 14 décembre 2018. Il avait été vu également à Strasbourg, lors d'un déplacement privé, le 23 mai dernier aux obsèques de Charles Kohler, père d'Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée, son plus proche collaborateur. Le 19 février, il était venu en toute hâte à Quatzenheim, après que 96 tombes du cimetière israélite de la commune furent découvertes taguées de croix gammées et d'inscriptions antisémites.
1. Dans l'hémicycle du Conseil de l'Europe et à l'Opéra

Accompagné d'Amélie de Montchalin, secrétaire d'État en charge des Affaires européennes, le président commencera la matinée de mardi 1er octobre à 11 h au Conseil de l'Europe où il sera accueilli par Marija Pejcinovic Buric, la nouvelle secrétaire générale. Il interviendra dans l'hémicycle devant les membres de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Son discours sera suivi d'un échange avec les membres de l'assemblée.

Vers 15 h, Emmanuel Macron arrivera à l'Opéra, place Broglie, pour une cérémonie organisée par la présidence française du Conseil de l'Europe. Là, accompagné de Franck Riester, le ministre de la Culture, il retrouvera la secrétaire générale du Conseil de l'Europe, mais aussi Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne jusqu'au 1er novembre, et David Sassoli, le président du Parlement européen. Après les discours, l'Orchestre philharmonique de Strasbourg offrira un concert. Au programme : l'Hymne européen et le troisième mouvement de la Symphonie numéro 1 de Mahler.
2. Au Maillon, au coeurdu quartier européen

Deuxième temps fort : le chef de l'État est attendu vers 16 h au Wacken, où il inaugurera le nouveau théâtre de Strasbourg qui va accueillir le Maillon-Scène européenne. Installé place Adrien-Zeller au Wacken depuis 1999, le Maillon s'installe dans un nouvel équipement conçu par l'architecte Umberto Napolitano, à quelques mètres tout juste de ses anciens quartiers. La nouvelle saison du Maillon débutera dans le nouveau théâtre dès novembre prochain.
3. La Légion d'honneur pour un rescapé de l'attentat et pour un policier

Dernier moment solennel de la visite : aux alentours de 18 h, Emmanuel Macron remettra la Légion d'honneur à deux héros de l'attentat de Strasbourg. Ces deux personnes, l'un gardien de la paix, et l'autre musicien, qui sont intervenus durant l'attentat de Strasbourg en plein marché de Noël, figuraient dans la promotion du 14-Juillet de la Légion d'honneur. Damian Myna, musicien de 28 ans, avait tenté de plaquer au sol le terroriste et avait été grièvement blessé.

Touché par cette action héroïque, Alain Fontanel avait écrit au président de la République pour proposer d'inscrire son nom dans la promotion de la Légion d'Honneur.
Dominique DUWIG

 

 
 

 

Climat Survie ou loisirs ?

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:27:44

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Climat Survie ou loisirs ?
 

 
Les marches pour le climat se multiplient et ont atteint une ampleur inédite vendredi dernier, un énième sommet de l'ONU s'est tenu ce lundi, et les citoyens se mobilisent de plus en plus dans leurs actes quotidiens...

Bref, la prise de conscience qu'il faut agir - et urgemment - grandit chaque jour, et c'est tant mieux si l'on ne veut pas que le dérèglement climatique nous pète à la figure.

À côté de cela, Montagne magazine révèle que des engins creusent le glacier Pitztal en Autriche, pour niveler les pentes. La station a beau jeu de répliquer que de tels travaux se font chaque été pour préparer la saison d'hiver, il n'empêche qu'ils ont atteint cette fois un niveau supérieur, et que les stations de ski des glaciers Pitztal et Otztal ont un projet de fusion des deux domaines. À la clef, un endommagement du glacier sur plus de 60 hectares pour les besoins des loisirs. Alors même que le rôle de régulateur thermique et climatique des glaciers est connu.

C'est souvent comme cela : on s'engage à agir ; mais dès qu'il s'agit d'argent, les engagements s'oublient comme par enchantement.
Françoise Marissal

 

 
 

Iris Duquesne,la Greta Thunberg française

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:28:34

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Iris Duquesne,la Greta Thunberg française
 

 
Iris Duquesne (à droite) au côté de Greta Thunberg à l'ONU lundi. Photo Kena BETANCUR/AFP
Lundi soir, ils étaient quinze jeunes, au côté de la militante suédoise Greta Thunberg, à déposer plainte pour inaction climatique contre cinq pays -- dont la France -- devant le Comité des Droits de l'Enfant (Cide) de l'Onu.

Parmi eux, Iris Duquesne, une Française de 16 ans, d'origine bordelaise, fan de surf. « Elle avait trois mois lorsque la vague de chaleur meurtrière de 2003 a balayé la France, [...] les parents d'Iris ont eu peur de perdre leur bébé », précise sa biographie sur le site childrenvsclimatecrisis.org.
Contre la pollution des océans

Depuis un an, l'adolescente et sa famille sont installés dans la région de San Francisco en Californie. Petite-fille d'artiste-peintre, elle est fille d'informaticiens -- son père travaille chez Apple, ce que ne manquent pas de souligner les détracteurs de l'adolescente, l'entreprise de Steve Jobs étant régulièrement épinglée pour ses produits difficiles à recycler et la provenance de ses matières premières.

Très sensible à la cause écologique, Iris Duquesne a rejoint il y a un an l'ONG Heirs to our Oceans, une association de jeunes qui lutte pour la conservation des océans. Le week-end dernier, on l'a vue dans le cortège de la marche pour le climat à New York, tenant une pancarte en français : « Sauve la planète, mange un lobbyiste. » Sa présence à la tribune de l'ONU est le fruit d'un concours de circonstances . Sa mère « a répondu à un appel de l'Unicef, qui cherchait des enfants du monde entier capables de s'exprimer en anglais et sensibles à la lutte contre le changement climatique. Ils voulaient une Française », a-t-elle expliqué à France Bleu. Heirs to our Oceans a aussi été contactée par le cabinet d'avocats Hausfeld, qui soutient la plainte auprès du Cide, pour trouver une Française.

À l'avenir (s'il y en a un), Iris Duquesne, pour qui Greta Thunberg est « un modèle », entend continuer à militer. Et peut-être entamer une carrière diplomatique, « à l'ONU ou à l'Unicef », par exemple.

 

 
 

Ensisheim Municipales 2020 : Michel Habig candidat

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:52:06

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Ensisheim  Municipales 2020
Ensisheim Municipales 2020 : Michel Habig candidat

 
Michel Habig.
Interrogé dans nos colonnes en avril dernier sur ses intentions pour les prochaines élections municipales, Michel Habig expliquait alors qu'il n'avait pas encore pris de décision et laissait planer l'incertitude concernant sa candidature en 2020. C'est finalement il y a quelques semaines que le maire d'Ensisheim a annoncé en réunion des commissions réunies, aux membres de son conseil municipal qu'il serait bien candidat à sa propre succession. C'est donc plus tôt que dans ses habitudes que le maire d'Ensisheim s'est dévoilé. Interrogé hier, il explique : « beaucoup de gens dans la rue me demandaient si je serais candidat, j'ai pris ma décision il y a environ un mois et l'ai effectivement annoncé à mes collègues pour calmer les choses. Il y a d'énormes dossiers pour notre ville qu'il faut continuer et mener à bien avec notamment la zone d'activités de la plaine de l'Ill en matière de développement économique, ou encore l'aménagement du quartier des Oréades. Cela m'a convaincu qu'il fallait rester et continuer le travail... ». À la question de son âge, il répond : « je vais avoir 73 ans l'année prochaine mais je me sens en forme et mon médecin me dit que tout va bien ! ».
Pour un cinquième mandat

Michel Habig briguera donc un cinquième mandat de maire d'Ensisheim en 2020. Entré au conseil municipal en 1989 comme adjoint, il a été élu maire pour la première fois en 1995. Conseiller général puis départemental depuis 1992, il préside aussi la communauté de communes du Centre Haut-Rhin depuis 2003.
JA HAAN

 

 
 

 

Ensisheim Michel Habig candidat

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:58:08

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Ensisheim Michel Habig candidat
 

 
Michel Habig brique un cinquième mandat.  Photo DNA /Jean-Alain HAAN
Interrogé dans nos colonnes en avril dernier sur ses intentions pour les prochaines élections municipales, Michel Habig expliquait alors qu'il n'avait pas encore pris de décision et laissait planer l'incertitude concernant sa candidature en 2020. C'est finalement il y a quelques semaines que le maire d'Ensisheim a annoncé en réunion des commissions réunies, aux membres de son conseil municipal qu'il serait bien candidat à sa propre succession. Interrogé hier, il explique : « Beaucoup de gens dans la rue me demandaient si je serais candidat. J'ai pris ma décision il y a environ un mois et l'ai effectivement annoncé à mes collègues pour calmer les choses. Il y a d'énormes dossiers pour notre ville qu'il faut continuer et mener à bien avec notamment la zone d'activités de la plaine de l'Ill en matière de développement économique, ou encore l'aménagement du quartier des Oréades. Cela m'a convaincu qu'il fallait rester et continuer le travail. » À la question de son âge, il répond : « Je vais avoir 73 ans l'année prochaine, mais je me sens en forme et mon médecin me dit que tout va bien ! »

Michel Habig briguera donc un cinquième mandat de maire d'Ensisheim en 2020. Entré au conseil municipal en 1989 comme adjoint, il a été élu maire pour la première fois en 1995. Conseiller général puis départemental depuis 1992, il préside aussi la communauté de communes du Centre Haut-Rhin depuis 2003.
JA HAAN

 

 
 

Colmar Politique : Emmanuelle Wargon déjà sur le terrain

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:59:37

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Colmar Politique
Colmar Politique : Emmanuelle Wargon déjà sur le terrain

 
La secrétaire d'État (au milieu) en compagnie de l'architecte et de la référente LaREM du département (à sa droite).
La secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition solidaire est allée découvrir dans la vieille ville de Colmar, ce mercredi en fin d'après-midi, une réalisation qui s'inscrit parfaitement dans le concept de la rénovation bâtiment basse consommation.

Emmanuelle Wargon est descendue sur le terrain à l'invitation de Stéphanie Villemin, candidate déclarée LaREM aux prochaines municipales de Colmar et référente du parti macronien pour le Haut-Rhin. Cela traduit bien entendu son entrée de plain-pied dans la campagne électorale alors que du côté du maire sortant, du député auquel on prête des ambitions municipales ou de l'actuel premier adjoint, on attend toujours l'une ou l'autre déclaration officielle de candidature. Sans doute faudra-t-il patienter encore un peu, le temps de décortiquer les sondages qui sont déjà réalisés ou en cours (voir les DNA du lundi).

Ce mercredi soir, Eric Nieder, du cabinet Echo architecture Sàrl, a présenté à la représentante du gouvernement chargée notamment de la rénovation énergétique, la réhabilitation d'une maison dans les règles de l'art dictées ici par la spécificité alsacienne en secteur sauvegardé avec une certaine valeur patrimoniale.
L'exemple mêmedu dialogue réussientre l'ancien et le neuf

Le bâtiment, qui abrite un restaurant au rez-de-chaussée, a été déconstruit puis reconstruit avec une remise aux normes. L'architecte a profité de ces travaux pour programmer une extension sur une parcelle voisine où il a été déterminé qu'elle n'avait jamais été bâtie. « On a donc pu réaliser une construction neuve contemporaine » explique Eric Nieder. L'exemple même du dialogue réussi entre l'ancien et le neuf. Emmanuelle Wargon a trouvé que c'était chouette, parfaitement réussi et harmonieux. « Cela prouve que l'on peut bâtir en s'appuyant sur le patrimoine et non pas contre le patrimoine » a-t-elle commenté.

La secrétaire d'État assistera ce jeudi matin à la préfecture au comité de pilotage pour l'avenir du territoire de Fessenheim. L'après-midi, elle sera à Strasbourg pour présider la réunion sur la rénovation énergétique dans le cadre de la mobilisation nationale pour l'emploi et les transitions, en présence de Jean Rottner, président du conseil régional Grand Est.
J-L.W.

 

 
 

 

Colmar Emmanuelle Wargon Déjà sur le terrain

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:04:10

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Colmar Emmanuelle Wargon Déjà sur le terrain
 

 
La secrétaire d'État (au milieu) en compagnie de l'architecte et de la référente LaREM du département (à sa droite). Photo DNA /JLW
La secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition solidaire est allée découvrir dans la vieille ville de Colmar, ce mercredi en fin d'après-midi, une réalisation qui s'inscrit parfaitement dans le concept de la rénovation bâtiment basse consommation. Emmanuelle Wargon est descendue sur le terrain à l'invitation de Stéphanie Villemin, candidate déclarée LaREM aux prochaines municipales de Colmar et référente du parti macronien pour le Haut-Rhin. Cela traduit bien entendu son entrée de plain-pied dans la campagne électorale alors que du côté du maire sortant, du député auquel on prête des ambitions municipales ou de l'actuel premier adjoint, on attend toujours l'une ou l'autre déclaration officielle de candidature. Sans doute faudra-t-il patienter encore un peu, le temps de décortiquer les sondages qui sont déjà réalisés ou en cours.

Ce mercredi soir, Eric Nieder, du cabinet Echo architecture Sàrl, a présenté à la représentante du gouvernement chargée notamment de la rénovation énergétique, la réhabilitation d'une maison dans les règles de l'art dictées ici par la spécificité alsacienne en secteur sauvegardé avec une certaine valeur patrimoniale.
L'exemple même du dialogue réussi entre l'ancien et le neuf

Le bâtiment, qui abrite un restaurant au rez-de-chaussée, a été déconstruit puis reconstruit avec une remise aux normes. L'architecte a profité de ces travaux pour programmer une extension sur une parcelle voisine où il a été déterminé qu'elle n'avait jamais été bâtie. « On a donc pu réaliser une construction neuve contemporaine » explique Eric Nieder. L'exemple même du dialogue réussi entre l'ancien et le neuf. Emmanuelle Wargon a trouvé que c'était chouette, parfaitement réussi et harmonieux. « Cela prouve que l'on peut bâtir en s'appuyant sur le patrimoine et non pas contre le patrimoine » a-t-elle commenté.

La secrétaire d'État assistera ce jeudi matin à la préfecture au comité de pilotage pour l'avenir du territoire de Fessenheim. L'après-midi, elle sera à Strasbourg pour présider la réunion sur la rénovation énergétique dans le cadre de la mobilisation nationale pour l'emploi et les transitions, en présence de Jean Rottner, président du conseil régional Grand Est.
J-L.W.

 

 
 

Schiltigheim et Strasbourg Municipales de mars 2020 : Ball investi par LR, Maurer et Vetter dos à dos

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:46:45

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Schiltigheim et Strasbourg Municipales de mars 2020
Schiltigheim et Strasbourg Municipales de mars 2020 : Ball investi par LR, Maurer et Vetter dos à dos
Quelle tête de liste aux municipales de 2020 ? Les Républicains ont investi Christian Ball à Schiltigheim, mais n'ont pas encore tranché entre Jean-Philippe Vetter et Jean-Philippe Maurer à Strasbourg. Les deux candidats à la candidature seront auditionnés le 8 octobre.

 
Christian Ball, qui mènera à nouveau une liste aux municipales de 2020 à Schiltigheim, vient d'être investi par la commission nationale des Républicains.
Le conseiller municipal et eurométropolitain Christian Ball (LR) sera à nouveau tête de liste en mars 2020 à Schiltigheim, avec l'aval des Républicains. La commission nationale d'investiture des Républicains, réunie mardi 24 septembre pour statuer sur les candidatures pour les prochaines élections municipales dans les villes de plus de 30 000 habitants, lui « a renouvelé sa confiance », annonce Christian Ball dans un communiqué.

« J'apprécie à sa juste valeur cette reconnaissance du travail de terrain que je mène à Schiltigheim depuis plus de dix ans. Ma connaissance des dossiers schilikois et ma proximité avec les habitants ont été aussi déterminantes pour la validation de ma candidature », estime Christian Ball.

En 2014, il menait la liste Schilick pour tous qui avait fusionné avec celle de Jean-Marie Kutner au second tour. Premier adjoint de Jean-Marie Kutner, Christian Ball a ensuite pris la tête de la fronde d'une partie de la majorité, en 2018, qui s'est soldée par des élections anticipées et la victoire de la liste de l'écologiste Danielle Dambach.

Christian Ball n'a jamais fait mystère de sa volonté de repartir au combat municipal en 2020, avec le soutien de sa famille politique, en s'appuyant sur « les valeurs de la droite et du centre » pour « rassembler l'ensemble des Schilikois » et « bâtir un véritable Schilick pour tous ». Il annonce qu'il se présentera avec « une équipe largement renouvelée » et à l'image des Schilikois, et avec un « projet ambitieux et réaliste ». En mars 2020, il aura face à lui au moins deux listes menées par des femmes, celle de Danielle Dambach rassemblant toutes les composantes de son actuelle majorité (écologistes, communistes, socialistes) et celle d'Hélène Hollederer (LaREM).
Le cas de Strasbourg sera tranché le 8 octobre

La situation est plus compliquée à Strasbourg où la commission nationale d'investiture des Républicains a renvoyé la désignation du candidat au mardi 8 octobre.

« L'instance nationale n'a pas pris de décision, car elle souhaite nous auditionner dans deux semaines, explique Jean-Philippe Maurer. Les choses ont été plus simples dans les villes où il n'y avait qu'un seul candidat ou lorsque le candidat était sortant. »

Jean-Philippe Maurer ou Jean-Philippe Vetter ? Réponse le 8 octobre. DR /DR

« La commission nationale d'investiture veut approfondir la question », relève Jean-Philippe Vetter, qui était présent mardi à Paris. « Cela démontre l'intérêt qu'elle porte à la capitale européenne, huitième ville de France. » Et d'ajouter que l'arbitrage attendu « donnera une légitimité supplémentaire au candidat désigné. » Ce qui lui permettra « d'atteindre le rassemblement que j'appelle de mes voeux », insiste Jean-Philippe Vetter. Qui souligne aussitôt sa « complémentarité avec Jean-Philippe Maurer et les autres élus strasbourgeois, pour pouvoir mener une très belle campagne et proposer une alternative aux Strasbourgeois. »

De son côté, Jean-Philippe Maurer dit espérer un arbitrage rapide : « Plus tôt cela sera fait, mieux ce sera... » Pour le candidat qui sera désigné...
Sophie WEBER et Dominique DUWIG

 

 
 

 

Strasbourg Municipales : L'écologiste Alain Jund n'est pas candidat

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:45:51

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Strasbourg  Municipales
Strasbourg Municipales : L'écologiste Alain Jund n'est pas candidat

 
Chef de file des écologistes en 2008 et 2014 et figure de l'écologie dans la capitale alsacienne, Alain Jund indique qu'il ne conduira pas la liste de son mouvement. Mais il indique toutefois qu'il participera à la campagne. « Ne pas conduire » la liste, insiste-t-il, ce n'est pas « se retirer »...

Alain Jund, 63 ans, est notamment guidé par des raisons personnelles. Il évoque pudiquement le décès récent de celle qui durant 40 ans a partagé sa vie, « des ressorts qui se cassent et des appuis qui disparaissent... » Il invoque aussi le besoin de « rajeunissement » et de « renouvellement » de ceux qui incarnent l'écologie.

Il appuie enfin Jeanne Barseghian, qui s'est portée candidate à la tête de liste écologiste. Elle « peut être la prochaine maire de Strasbourg, la première femme maire écologiste d'une grande ville en France », assure Alain Jund.

 

 
 

 

MULHOUSE : Palais des Sports Gilbert Buttazzoni

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:35:34

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MULHOUSE : Palais des Sports Gilbert Buttazzoni
 

 
En début de séance, le conseil municipal a rendu hommage à deux personnes décédées ces dernières semaines : Stéphan Graesslin, directeur de cabinet du maire de Mulhouse, et Gilbert Buttazzoni, ancien adjoint au maire et conseiller départemental du canton de Mulhouse Nord.

« Suite à de nombreuses demandes », le conseil municipal a décidé, ce mercredi, de renommer le bâtiment du Palais des Sports, Palais des Sports Gilbert-Buttazzoni. C'est Claudine Boni da Silva et Malika Schmidlin-Ben M'Barek qui ont rappelé que celui-ci a en effet été délégué au sport de 1992 à 2008, très présent et engagé dans le monde associatif. En 2000, il a notamment oeuvré à la rénovation et à l'agrandissement du Palais des Sports. Cette délibération a fait l'unanimité, sous les applaudissements.

 

 
 

 

Mulhouse Palais des sports Gilbert-Buttazzoni

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Mulhouse Palais des sports Gilbert-Buttazzoni
 

 
En début de séance, le conseil municipal a rendu hommage à deux personnes décédées ces dernières semaines : Stéphan Graesslin, directeur de cabinet du maire de Mulhouse, et Gilbert Buttazzoni, ancien adjoint au maire et conseiller départemental du canton de Mulhouse Nord.

« Suite à de nombreuses demandes », le conseil municipal a décidé, ce mercredi, de renommer le bâtiment du Palais des sports « Palais des sports Gilbert-Buttazzoni ». C'est Claudine Boni Da Silva et Malika Schmidlin-Ben M'Barek qui ont rappelé que celui-ci a en effet été délégué au sport de 1992 à 2008, très présent et engagé dans le monde associatif. En 2000, il a notamment oeuvré à la rénovation et à l'agrandissement du Palais des sports. Cette délibération a fait l'unanimité, sous les applaudissements.

Le bâtiment victime de l'attentisme préélectoral

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:50:52

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Économie Congrès à Mulhouse
Le bâtiment victime de l'attentisme préélectoral
Marché régional de la construction loin d'être euphorique, mises en chantier au point mort en raison de la perspective des municipales, poids des réglementations actuelles et futures : les deux fédérations alsaciennes du bâtiment, réunies ce mardi à Mulhouse, ont connu des jours meilleurs.
 

 
Grégory Monod, le président national de la Fédération française du bâtiment ; Pascal Herth, président de la FFB 68 et Étienne Barilley, président de la Fédération du BTP 68.
Constructeurs, promoteurs immobiliers et lotisseurs de toute l'Alsace se sont réunis, mardi matin, à la Maison du bâtiment de Mulhouse pour leur rencontre régionale. Une matinée à laquelle ont également participé des représentants de tout l'« écosystème » : élus locaux des deux départements, représentants de banques, du secteur de l'urbanisme ou d'entreprises de matériaux.
« Un temps mort »

Sans être morose, le climat général n'est pas non plus au beau fixe. « Aujourd'hui, le marché se maintient, sans plus. Ce ne sont pas les années catastrophiques d'après-crise mais la période n'est pas extraordinaire non plus », remarque Pascal Herth, président de la Fédération française du bâtiment (FFB) 68.

Et de citer quelques statistiques pour 2018 : 7 522 logements ont été construits dans le Bas-Rhin (dont 4 884 appartements, 1 608 maisons en zone d'habitat diffus, hors lotissement notamment, et 1 030 en zone d'habitat groupé). Dans le Haut-Rhin, les chiffres sont respectivement de 4 101 logements, 1 275 maisons en habitat diffus, 524 en habitat groupé et 2 302 appartements.

« Cette situation est assez paradoxale car les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi bas. Or, on n'explose pas les scores en termes de construction », complète Grégory Monod, le président national de la FFB. Parmi les explications avancées par ce dernier : le contexte préélectoral, à six mois des municipales. « Nous sommes dans un temps mort. Qui commence d'ailleurs à durer, ce qui est complexe pour certaines entreprises [...] Des élus nous disent : retardez les constructions, je ne veux pas voir de grues dans ma commune avant les élections. »

La profusion des réglementations est aussi un frein, selon les professionnels. « L'Europe, c'est très bien. Les normes c'est parfait. Faire un effort pour la planète, OK... Mais nous disons : laissez-nous souffler un peu. Laissons passer les municipales et repensons, par exemple, les zonages territoriaux en matière de construction de manière intelligente et locale. Les décisions générales imposées par l'État ne sont pas forcément l'idéal partout. »

Le secteur est aussi las d'être pointé du doigt. « Nous ne sommes pas de vilains constructeurs et promoteurs responsables de l'étalement urbain... Notre vocation n'est pas de passer dans l'émission de Julien Courbet ! », complète Pascal Herth. « Nous sommes des professionnels structurés et organisés. Notre but est que les maisons des clients soient livrées dans les délais. »
Litiges en diminution

Celui-ci indique d'ailleurs que « parce que nous faisons signer des contrats de construction, les litiges sont en très grande diminution. Et les rares contentieux restants ne sont souvent pas le fait de professionnels de nos fédérations. »

Eric Barilley, le président de la Fédération du BTP 68, tient, quant à lui, à rappeler que « le bâtiment est un secteur qui crée des emplois. Et dans toutes les catégories. » Et Grégory Monod d'enchaîner : « Nous sommes des acteurs incontournables et nous sommes conscients des enjeux sociétaux et énergétiques sur lesquels nous souhaitons peser. Comment nous allons construire demain, comment nous allons reconvertir les matériaux, comment nous allons réhabiliter : nous nous préparons dès à présent à répondre à ces questions. »
Édouard COUSIN

 

 
 

 

Redistribution des cartes dans la grande distribution

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:25:58

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Redistribution des cartes dans la grande distribution
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Se réinventer ou mourir ! La grande distribution est confrontée aux mêmes défis que tous les autres secteurs de l'économie. Pour des raisons identiques d'ailleurs, à savoir des évolutions techniques, voire des révolutions technologiques telles qu'internet, et des habitudes de consommation qui changent au fur et à mesure que les sociétés, elles-mêmes, évoluent dans le temps. Techniques et sociétales, ces transformations, interdépendantes, obligent le secteur économique à s'adapter, sous peine de rater le train en marche. Alors que le commerce de masse ne s'est jamais aussi bien porté dans une économie mondialisée, voici la grande distribution dépassée par des acteurs plus puissants qu'elle. À l'instar d'Amazon qui, après avoir réinventé et étendu à tous les rayons la vente par correspondance dont les leaders s'appelaient, hier, La Redoute ou Les 3 suisses.

Le modèle économique de l'immense hypermarché impersonnel ayant tendance à s'essouffler, voici donc les groupes traditionnels de la grande distribution en train de multiplier les concepts et les initiatives. Comme une preuve supplémentaire de fébrilité, ça tire dans tous les sens. Au point de créer une fracture de plus en plus profonde entre deux types de commerces : les hard-discounts où les clients viennent chercher un prix et les super et hypermarchés plus traditionnels où la qualité est censée l'emporter sur le prix. Si toutes les enseignes, avec plus ou moins de sincérité, mettent en avant le terroir, la proximité, les filières courtes, voire le bio, les groupes coopératifs comme Système U ou Leclerc tirent mieux leur épingle du jeu que leurs concurrents Auchan, Carrefour ou Casino qui, par gourmandise, ont misé gros et perdu beaucoup à l'international. Faut-il voir dans la meilleure position des magasins coopératifs le fait que les dirigeants sont des propriétaires associés, attachés à la vie locale, quand ceux des grands groupes sont de simples salariés ? Ce n'est peut-être pas l'essentiel. Mais peut-être est-ce le détail susceptible de faire la différence.

 

 
 

Brunstatt-Didenheim Transports en commun : Une navette pour relier les deux communes

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:34:45

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Brunstatt-Didenheim  Transports en commun
Brunstatt-Didenheim Transports en commun : Une navette pour relier les deux communes
Une nouvelle liaison Soléa a été mise en place entre Brunstatt et Didenheim. Elle facilite l'accès aux petits commerces et aux grandes surfaces.

 
Les officiels devant la navette.
L'événement est important pour les habitants des deux communes. Soléa a en effet décidé de mettre en place une navette qui circule du lundi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, selon une cadence heure par heure, entre Brunstatt et Didenheim. Les premiers départs ont lieu à l'arrêt Cigognes à Didenheim à 9 h et à l'arrêt Jacques-Schultz de Brunstatt à 9 h 45. Quatre arrêts sont prévus sur le trajet (voir le plan). Le véhicule est un minibus noir de sept places équipé d'un panneau de toit Soléa.

L'inauguration a eu lieu sur la place de la Libération à Didenheim. Antoine Viola, maire de Brunstatt-Didenheim, a salué en particulier la présence de Denis Rambaud, vice-président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), représentant le président Fabian Jordan, Thierry Nicolas, adjoint au maire de Mulhouse, Daniel Adrian, maire de Landser et conseiller départemental, Bernadette Groff, conseillère départementale, Alexis Steyaert, directeur des opérations Soléa, et Lucia Bicolaï, directrice commerciale et marketing de Soléa.

« Depuis la création de notre commune nouvelle en 2016, la logique aurait voulu que les deux villages soient reliés par les transports en commun. Aujourd'hui, c'est chose faite et je remercie m2A et Soléa pour leur implication. Ce nouveau trajet répond aux attentes des habitants. Il entre dans le démarrage du tout nouveau réseau de bus et permet un accès plus facile aux petits commerces et aux deux grandes surfaces. »

Denis Rambaud a souligné que chacun était concerné par les efforts à consentir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Cinq véhicules électriques ont été achetés et 565 vélos électriques sont à disposition dans les différentes communes de l'agglomération. Chaque jour, 110 000 voyageurs utilisent les transports en commun. »

Alexis Steyaert a estimé que cette nouveauté était intéressante et a souhaité que le nombre d'usagers ne cesse de s'agrandir afin que le service puisse se développer et durer.
Henri BEINERT

 

 
 

 

Pour Alsace Nature « la sortie des pesticides est possible »

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:44:56

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Environnement
Pour Alsace Nature « la sortie des pesticides est possible »
Alors que la consultation publique sur les zones de non-traitement s'achève le 1 er  octobre, Alsace Nature plaide pour l'instauration de sanctuaires de 150 mètres propices à la biodiversité et au cadre de vie.
 

 
La consultation sur les pesticides s'achève mardi 1er octobre.
Le temps presse. La consultation publique lancée par le gouvernement sur un projet de décret et d'arrêté relatifs « aux mesures de protection des personnes lors de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d'habitation » s'achève le 1er octobre. Par produits phytopharmaceutiques, il faut entendre pesticides et herbicides.
« La solution vientdes paysans eux-mêmes »

Les écologistes et les agriculteurs jettent leurs dernières forces pour convaincre leurs camps respectifs. Une zone de « 3 à 5 mètres », plaide Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, qui avance une menace pour « l'autonomie alimentaire française » si le pays décidait de neutraliser une bande de 150 m, comme le réclament le maire de Langouët et tous les environnementalistes qui l'ont suivi, dont Alsace Nature.

« Il n'existe aucune preuve scientifique que ces distances protègent la santé des personnes », estime Anne Vonesch, vice-présidente de l'association, en pointant « des chartes d'engagement disparates et incompréhensibles, qui n'ont aucune valeur contraignante. »

Pour illustrer ces « incohérences », il a suffi aux militants écologistes de se pencher sur les conseils d'utilisation de l'herbicide Casper (dicamba et prosulfuron).
« Il ne s'agit pas de stériliser des terres »

Il y est écrit que « pour protéger les organismes aquatiques », il faut « respecter une zone non traitée de 5 m par rapport aux points d'eau », et « pour protéger les arthropodes et les plantes non-cibles », il faut « respecter une zone non traitée de 20 m par rapport à la zone non cultivée adjacente ». « Ce qui est dangereux pour les insectes ne le serait-il donc pas pour les humains ? », ironise Daniel Reininger, le président de l'association.

Alsace Nature considère que « la sortie des pesticides est possible ». « La solution vient de l'intérieur, des paysans eux-mêmes qui découvrent tous les jours qu'on peut produire sans », insiste son président qui préfère incriminer « le système » plutôt que les agriculteurs, qu'il considère comme « des victimes ».

Quand Didier Guillaume explique que l'instauration d'un cordon de 150 m autour des habitations « serait la plus grosse artificialisation des terres jamais obtenue », Alsace Nature parle « ceintures vertes » qui « atténuent le changement climatique » ou « améliorent le cadre de vie ».

« Il ne s'agit pas de stériliser des terres mais de les flécher vers des productions bio, du maraîchage, des îlots de fraîcheur, des prés vergers... », précise Daniel Reininger.

« Ces zones de non-traitement sont une opportunité et un levier pour changer de système. Il y a pléthore de solutions », plaide Anne Vonesch, stupéfaite par « les conditions et risques » apparaissant dans les données de vente de pesticides dans le département du Bas-Rhin.

« Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme. Mais aucune ZNT (zone de non-traitement) », peut-on lire en face du Belem (époxiconazole), un insecticide. On découvre également que le fongicide pour betterave, Resonance, a été retiré du marché au printemps dernier. En matière de prévention des risques sanitaires, il y a l'espace... et le temps.
Franck BUCHY

 

 
 

 

« La sortie des pesticides est possible »

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:42:13

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« La sortie des pesticides est possible »
 

 
Le temps presse. La consultation publique lancée par le gouvernement sur un projet de décret et d'arrêté relatifs « aux mesures de protection des personnes lors de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d'habitation » s'achève le 1er octobre. Par produits phytopharmaceutiques, il faut enten-dre pesticides et herbicides.

Les écologistes et les agriculteurs jettent leurs dernières forces pour convaincre leur camp respectif. Une zone de « 3 à 5 m », plaide Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, qui avance une menace pour « l'autonomie alimentaire française » si le pays décidait de neutraliser une bande de 150 m, comme le réclament le maire de Langouët et tous les environnementalistes qui l'ont suivi, dont Alsace Nature.
« La solution vientdes paysans eux-mêmes »

« Il n'existe aucune preuve scientifique que ces distances protègent la santé des personnes », estime Anne Vonesch, vice-présidente de l'association, en épinglant « des chartes d'engagement disparates et incompréhensibles, qui n'ont aucune valeur contraignante.

Pour illustrer ces « incohérences », il a suffi aux militants écologistes de se pencher sur les conseils d'utilisation de l'herbicide Casper (dicamba et prosulfuron). Il y est écrit que « pour protéger les organismes aquatiques », il faut « respecter une zone non traitée de 5 m par rapport aux points d'eau », et « pour protéger les arthropodes et les plantes non-cibles », il faut « respecter une zone non traitée de 20 m par rapport à la zone non cultivée adjacente ». « Ce qui est dangereux pour les insectes ne le serait-il donc pas pour les humains ? », ironise Daniel Reininger, le président de l'association.

Alsace Nature considère que « la sortie des pesticides est possible ». « La solution vient de l'intérieur, des paysans eux-mêmes qui découvrent tous les jours qu'on peut produire sans », insiste son président qui préfère incriminer « le système » que les agriculteurs qu'il considère comme « des victimes ».
« Il ne s'agit pas de stériliser des terres »

Quand Didier Guillaume explique que l'instauration d'un cordon de 150 m autour des habitations « serait la plus grosse artificialisation des terres jamais obtenues », Alsace Nature parle « ceintures vertes » qui « atténuent le changement climatique » et « améliorent le cadre de vie ». « Il ne s'agit pas de stériliser des terres mais de les flécher vers des productions bio, du maraîchage, des îlots de fraîcheur, des prés vergers... », précise Daniel Reininger.

« Ces zones de non-traitement sont une opportunité et un levier pour changer de système. Il y a pléthore de solutions », plaide Anne Vonesch, stupéfaite par « les conditions et risques » apparaissant dans les données de vente de pesticides dans le département du Bas-Rhin. « Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme. Mais aucune ZNT (zone de non-traitement) », peut-on lire en face du Belem (époxiconazole), un insecticide. On découvre également que le fongicide pour betterave, Resonance, a été retiré du marché au printemps dernier. En matière de prévention des risques sanitaires, il y a l'espace... et le temps.
Franck BUCHY

 

 
 

Lapoutroie Conseil municipal : « Où sont les services de l'Etat? »

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:36:20

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Lapoutroie  Conseil municipal
Lapoutroie Conseil municipal : « Où sont les services de l'Etat? »
Le conseil municipal s'est réuni mercredi dernier sous la présidence du maire, Jean-Marie Muller. Il s'est notamment penché sur la question du PLU intercommunal qui a été refusé par les services de l'Etat.

 
Le bilan de l'exploitation de la régie municipale est présenté par Roger Claudepierre. La régie a produit 1898MWH pour l'année 2018-2019. Le prix du combustible a augmenté de 0,50 EUR/m³. Une augmentation du prix de vente de 2 % est approuvée faisant passer le prix du MWH de 68,86 EUR à 70,24 EUR. Le montant de l'abonnement est inchangé pour l'année 2019/2020.

? Quelques modifications du tableau des subventions sont approuvées. Une subvention de 1 130 EUR est accordée à l'amicale des sapeurs-pompiers en remboursement des frais d'organisation de la fête nationale. Une subvention d'équilibre de 10 741 EUR est accordée aux P'tits Welches au titre de l'exercice 2018. Cette année le périscolaire accueille 40 enfants chaque jour.

? Les tarifs de renouvellement des concessions pour les columbariums sont fixés : 15 ans : 350 EUR ; 30 ans : 675 EUR ; 50 ans : 1 300 EUR. Une location de 250 EUR est décidée pour le marchand de légumes installé sur le parking de la chapelle de Hachimette.

? Location de tonnelles aux particuliers : vu la complexité de la procédure, le principe de la location de tonnelles aux particuliers est abandonné.

? Trois vidéoprojecteurs interactifs ont été installés dans les locaux de l'école primaire pour un montant de 6 956 EUR subventionné à 50 % par l'Etat.

? Le projet de financement des travaux de la mairie et de la médiathèque est approuvé. Les subventions de l'Etat, de la DRAC et du conseil départemental ont été confirmées reste en cours de demande une subvention de la région.

? Forêt : face à la crise du scolyte qui touche les épicéas, le marché du bois est bouleversé. Les bois « scolytés » doivent être coupés en priorité, il est demandé de reporter le programme de coupes à plus tard puisque le marché est encombré par les bois « scolytés ». Le volume coupé passe ainsi de 3 265 m³ à 772 m³. Les dépenses d'exploitation sont ajustées en conséquence et le programme de travaux passe de 54 802 EUR à 13 484 EUR. Le résultat final se dégrade de 8 872 EUR.

? Les travaux réalisés par la commune cette année, à savoir le chemin de la Barichire (44 884 EUR), le chemin du Limbach (11 413 EUR) le chemin des Mérelles 8 880 EUR), la réfection de l'abribus de Hachimette (5200EUR) et du cimetière (360 EUR) sont enregistrés et validés. Quelques messages de satisfaction des riverains ont été reçus par des conseillers municipaux.

? La commune s'est portée acquéreur de la parcelle de forêt section 9 parcelle 35 (58.35a) au-dessus de l'étang de pêche pour un montant total de 3300EUR.

? Le rapport annuel de l'ARS sur l'eau potable demande de prêter une attention particulière à la ressource en eau. Une délibération est prise pour s'opposer au changement de statut du syndicat d'électricité et de gaz du Rhin qui avalise le changement de propriété des compteurs électriques, actuellement propriété de la commune.
Le PLUi retoqué !

? Un accord de principe est donné pour la réalisation d'un chemin dans une parcelle communale au Rain de l'Hôtel.

? Une question sur la mise en place de la fibre optique : « On attend une réponse des opérateurs qui ne donnent plus signe de vie, le paiement des factures sera refusé si le dossier n'avance pas », a dit le maire.

? Le PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal) a été retoqué par les services de l'Etat au motif qu'ils ne veulent pas plus de 400 logements supplémentaires dans toute la comcom, alors que les élus en avaient prévu 1000. Jean-Marie Muller déplore l'absence des services de l'Etat aux côtés des élus pour le développement de ce dossier, et prédit un avenir difficile pour les permis de construire puisque ce dossier devait être terminé fin d'année pour remplacer les PLU actuels. Pour illustrer ses propos il lit une circulaire du premier ministre adressée aux préfets qui ressemble à une demande de mise aux pas des élus qui ne se conformerait pas aux prescriptions parisiennes.
Un atelier de formation pour les seniors sera mis en route pour se mettre à jour avec le code de la route. Les personnes intéressées doivent s'inscrire à la mairie.

Un atelier de formation pour les seniors sera mis en route pour se mettre à jour avec le code de la route. Les personnes intéressées doivent s'inscrire à la mairie.

 
 

 

Altkirch 2030 : Un nouveau visage pour le centre historique

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:37:03

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ALTKIRCH Altkirch 2030
Altkirch 2030 : Un nouveau visage pour le centre historique
Un centre historique mis en valeur et attractif : voilà le quatrième axe de travail déterminé par la démarche Altkirch 2030 lancée par le conseil municipal. L'objectif est de travailler sur l'aspect du centre ancien mais aussi d'accompagner ceux qui y vivent ou y travaillent : propriétaires, locataires et commerçants.

 
Projet d'aménagement de la place de la République en cours de réflexion : il ne s'agit là que d'une esquisse, l'idée étant de mettre encore plus de végétal sur cette place rendue aux piétons. En contrepartie, des places de parking minute seront créées de part et d'autre de la place, rue Charles de Gaulle et rue du Château et le parking autour de l'église sera réaménagé pour être plus pratique.
Quatre actions ont été listées dans ce chapitre : la création d'un parcours piéton autour de la ceinture verte du centre historique ; la définition d'une stratégie de lutte contre l'habitat indigne et la précarité énergétique, l'aménagement des espaces publics stratégiques du centre et la définition de projets stratégiques et d'intervention pour redynamiser le centre-ville. Que trouve-t-on concrètement derrière ces énoncés ? Ce sont les conseillers municipaux Marielle Thomann, Fabrice Robardey et Fabien Itty qui sont intervenus lors de la récente réunion publique à la Halle au Blé pour en parler.

1. - La création d'un parcours piéton bien identifié autour de la ceinture verte du centre, depuis la gare routière et ferroviaire ainsi que depuis le parking de l'Ill, est un projet à mener à bien à court terme, sachant que la « ceinture verte qu'on ne voit plus » sera elle-même valorisée de ce fait. Il s'agit de déterminer un parcours fluide et lisible, pour lequel des propriétaires pourraient être sollicités pour s'associer au projet et permettre éventuellement un passage en fond de jardins. Des aménagements de voirie, l'élargissement de trottoirs, la suppression de places de parking, la réouverture d'un portail, le meilleur éclairage d'un porche sont envisagés... ainsi que la mise en valeur des escaliers de la ville menant au centre, par exemple avec la réalisation d'une fresque géante sur un bâtiment, route de Carspach, au départ de la volée de marches. Ces aménagements divers sont chiffrés aux alentours de 200 000 euros.
Projets de parcours découverte

À moyen terme, plusieurs projets de parcours découverte pourraient s'insérer dans ces cheminements piétonniers pour (re) découvrir « tous les détails architecturaux intéressants qu'on ne remarque pas », explique Fabrice Robardey. Différentes thématiques pourraient être visualisées avec des codes couleur différents par exemple : la ville médiévale, la Renaissance alémanique, le patrimoine industriel... À plus long terme, le conseiller municipal évoque l'usage de lunettes de réalité augmentée, des possibilités de visites avec audioguide multilingue...

La valorisation du patrimoine doit se doubler au centre-ville d'une « requalification des rues avec une homogénéité des revêtements et des mobiliers urbains ». L'aménagement de la place de la République, déjà dans les tuyaux (cf. DNA du 7.02.2019), servirait de base de départ.
Une base de donnnées sur le logement

2. Pour lutter contre l'habitat indigne et la précarité énergétique au centre-ville, l'idée première est de faire un état des lieux précis du parc de logements et de pouvoir suivre son évolution grâce à la création d'une base de données et de traiter les données locales existantes sur le logement dans diverses instances, éventuellement avec l'aide d'un bureau d'études spécialisé.

La Ville aura alors une vue globale concernant les logements vacants (9,9 % du parc selon les chiffres connus), ceux insalubres, en précarité énergétique, l'état d'occupation des immeubles, les propriétaires, copropriétaires, indivisions..., l'état du bâti, etc. Cette démarche sera complétée par une rencontre avec les propriétaires et une enquête sur le terrain. Au final, il s'agit de mettre en place en mairie une aide pour conseiller les propriétaires occupants et bailleurs sur les dispositifs d'aide auxquels ils peuvent prétendre, en partenariat avec l'ADIL (Agence Départementale d'Information sur le Logement du Haut-Rhin) et l'Agence nationale de l'habitat. « Le Programme d'Intérêt Général "Habiter Mieux" dans le Haut-Rhin est un système qui est sous-utilisé », a ainsi relevé le maire lors de la réunion publique à la Halle au Blé (cf. DNA du 21.09)

Le traitement des données sur le logement permettra aussi à la Ville d'identifier plus rapidement les points sensibles et d'agir dans l'anticipation.

3. L'aménagement des espaces publics stratégiques au centre-ville concerne bien sûr le futur parc public où les travaux ont commencé depuis une dizaine de jours et la place de la République, appelés à devenir « les nouvelles références esthétiques et d'usage du centre historique ».

4. Le dernier point consiste pour la Ville à mobiliser les dispositifs d'aides existants, par exemple auprès de la région Grand Est avec l'aide à la « redynamisation des bourgs structurants en milieu rural » de moins de 8 000 habitants. Il faut répondre à des critères précis pour pouvoir être éligible, avec notamment la présence d'un certain nombre d'équipements (services, commerce, santé, écoles...) ce qui est le cas d'Altkirch qui est largement pourvue.

« Une enveloppe de 400 000 euros est prévue pour quatre projets, le parc public, la place de la République, le réaménagement de l'ex-école des Tilleuls et l'espace sciences et culture à l'école des Tuileries », a expliqué Fabien Itty. Altkirch présente également ses dossiers auprès du Conseil départemental dans le cadre de sa politique de développement territorial.

Les travaux d'aménagement du futur parc municipal ont commencé depuis une dizaine de jours, menés en régie. Photo DNA /Noëlle BLIND-GANDER
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

Alzheimer : ce qui doit vous alerter

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:56:54

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Alzheimer : ce qui doit vous alerter
 

 
Lors d'un atelier à l'accueil du jour pour personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer au domainedu Doppelsburg, à Hirsingue. Archives L'Alsace /Thierry GACHON
Nous savons tous beaucoup de choses sur la maladie d'Alzheimer, mais souvent de façon éparpillée. C'est pourquoi le conseil départemental du Haut-Rhin et les Maia (1) organisent jusqu'au 10 octobre des conférences à destination des seniors ainsi que des aidants de personnes déjà malades (2), où toutes les thématiques sont abordées : les questions qu'on se pose, les soutiens possibles, les structures d'aide...
Un schéma à repérer

« Ces conférences s'adressent aux aidants ainsi qu'à tous les seniors qui s'interrogent », indique Isabelle Bourdon, chargée d'études à la Maia mulhousienne. Une sorte de « B-A-Ba de la maladie d'Alzheimer », en somme. La première a eu lieu ce mardi 24 septembre à Munster pour le secteur colmarien.

? Les symptômes. Le principal symptôme est la perte de mémoire selon un schéma précis, présenté par le Dr Jean-Marc Michel, responsable du pôle de gérontologie clinique pour personnes âgées des hôpitaux civils de Colmar.

La première affectée est la mémoire épisodique, celle du contexte présent : ne plus retrouver des objets, ce qu'on a fait la veille... La deuxième est la mémoire de travail, celle qui permet de gérer plusieurs tâches à la fois dans la vie quotidienne. La troisième est la mémoire sémantique, celle des connaissances générales. La mémoire procédurale (les automatismes) est la moins affectée. « La personne sait conduire sa voiture (mémoire procédurale), mais n'arrive plus à gérer plusieurs éléments d'information en même temps (mémoire de travail) et ne se souvient plus du panneau qu'elle vient de dépasser (mémoire épisodique). »
Maintenir le lien social

? Comment la prévenir ou la ralentir ? Le plus important est de maintenir le lien social, qu'il soit familial, des amis, du quartier... « C'est une maladie de la communication. Si l'interaction avec les autres est nulle ou tendue, la maladie évoluera plus vite. »

Avoir une bonne hygiène de vie, garder une activité physique régulière, est également primordial : « L'hypertension multiplie par quatre les risques », insiste le médecin. Il est possible de faire un chek-up de prévention global auprès du centre de prévention Bien vieillir de l'Agirc-Arrco, à Strasbourg.

? Combien de malades ? On estime leur nombre à près de 900 000 en France. Dans le Haut-Rhin, ils étaient d'environ 5 000 en 2015.

? Est-ce héréditaire ? La maladie n'est héréditaire que dans 1 % des cas. Mais les risques d'avoir la maladie sont plus élevés si un membre de la famille l'a eue.

? Le parcours des démarches. En cas de doute, consulter son médecin traitant, qui orientera vers un gériatre. Si celui-ci détecte la maladie, il orientera vers la Maia, qui analysera précisément les besoins pour trouver les réponses adaptées. Les services sociaux et les professionnels de santé peuvent également orienter vers la Maia.

« Le but est de permettre à la personne de rester autant que possible chez elle », précise Isabelle Bourdon. « Pour cela, nous les accompagnons dans leurs démarches pour les aides financières, pour celles des équipes spécialisées Alzheimer, ou encore pour les services d'aide à domicile... Lorsque le placement devient inéluctable, nous accompagnons les familles dans le parcours vers celui-ci », souligne-t-elle.
Textes : Françoise MARISSAL (1) Les Maia (méthode d'actionpour l'intégration des services d'aide et de soin dans le domaine de l'autonomie) souhaitent être des « guichets intégrés » : lorsqu'une personne la contacte, elle analyse en détail les besoins pour ensuite l'orienter. Dans le Haut-Rhin, la première est née en Mulhouse ; elles se sont ensuite étendues à tout le département en 2014.(2) Les Dominicains à Guebwiller,jeudi 26 septembre à 14 h 30 ; quar-tier Plessier à Altkirch, jeudi 3 octobre à 14 h 30 (03.68.35.68.08) ; Relais culturel à Thann, mardi 8 octo-bre à 14 h 30, (03.89.75.82.73 ou 03.89.38.53.31) ; salle de l'Aronde à Riedisheim, jeudi 10 octobre à 14 h 30 (03.89.36.64.10).

 

 
 

Patrimoine Le château du Parc de Wesserling va être restauré : Vers un grand site écomuséal textile et industriel d'ici 2022

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:34:05

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Patrimoine  Le château du Parc de Wesserling va être restauré
Patrimoine Le château du Parc de Wesserling va être restauré : Vers un grand site écomuséal textile et industriel d'ici 2022
La renaissance de la cité usine de Wesserling se poursuit. D'ici 2022, le site connaîtra une refonte complète et constituera un ensemble écomuséal majeur dédié à l'histoire de l'industrie textile. Le château, restauré, en sera la porte d'entrée.

 
François Tacquard entouré de Pierre Goetz, Pierre Wick (Fondation Patrimoine Alsace), d'Irina Juravle (chargée de projets culturels), Céline Mendelin et Laurène Grosjean (chargées de mission Patrimoine Alsace). L'équipe porte le projet du Château de Wesserling.
Voilà ce qu'on appelle une longue reconstruction émaillée d'innombrables contretemps. Promis à une mort lente après l'effondrement de l'empire Boussac dans les années quatre-vingt, la cité usine de Wesserling est renée de ses cendres au fil des ans sous une autre forme : patrimoniale, sociale, touristique et entrepreneuriale. Plus de trente années de lutte auront finalement permis de sauvegarder un ensemble historique rare dont il ne reste que peu d'équivalents en France.

Dernier acte posé et non des moindres, l'accord trouvé entre l'État, le Département du Haut-Rhin (propriétaire des lieux), la Région et la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin pour donner un nouvel éclat au site. Un consensus aux airs d'apothéose savouré par François Tacquard, président de la dite comcom et de l'Association de Sauvegarde du Site, qui a longtemps bataillé - mais ce ne fut pas le seul - pour faire valoir le potentiel touristique et patrimonial des lieux.

La page du déclin semble être définitivement tournée : « La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, a débloqué la situation. Elle a le goût du patrimoine. Jean-Paul Omeyer du conseil régional est également de notre côté. L'appui de la Fondation du Patrimoine Alsace, avec Pierre Goetz son président, Carole Pezzoli, conservatrice des Monuments Historiques en Alsace à la DRAC, ont aussi été des paramètres déclencheurs. Tout comme l'intérêt porté par la fondation de Stéphane Bern à notre projet » se réjouit François Tacquard.
Un nouveau Wesserling

Grâce à l'engagement des acteurs régionaux, mais aussi à celui de l'Union Européenne, le site va donc connaître dans les deux ans à venir une refonte complète.

« Actuellement on ne peut comprendre l'histoire des lieux car on ne montre pas l'essentiel. Le site est fragmenté, coupé par quatre routes, il faut en retrouver l'unité grâce à des cheminements, des passerelles. Il faut partir du Château, de la moraine sur laquelle il a été édifié, et aller vers la Thur », défend F. Tacquard.
L'aventure textile

Grâce au projet, l'emblématique Château, ancien logis des patrons, devenu ensuite logements ouvriers, va être sauvé de la ruine. Une fois restauré, il marquera l'entrée du nouveau site écomuséal, dès 2022.

On y trouvera des évocations de l'indiennage au XVIIIe siècle, de la vie des grands patrons du textile au XIXe et au début du XXe siècles. « Les visiteurs chemineront ensuite vers la Ferme qui présentera la vie des ouvriers-paysans dans la vallée et le rôle des animaux dans l'activité industrielle. Évidemment le Parc et les jardins seront intégrés au parcours. Tout comme la Chaufferie.

« On y évoquera l'énergie, mais aussi la pollution du site. Et l'ancienne usine en contrebas sera dédiée à l'industrie du XXe siècle tout en ouvrant la porte sur l'avenir au travers d'un fablab, laboratoire ultramoderne consacré aux textiles du futur et aux créateurs ».

Bref, Wesserling redeviendra un lieu d'expression d'une industrie renaissante dans le Grand Est, avec des expositions, des rassemblements, des mises en valeur de produits.

L'ouverture de l'Écomusée du site de Wesserling est calée pour le 2 avril 2022. « Ce sera le premier grand site industriel touristique de France », se réjouit le président de l'Association de Sauvegarde.

On dit que la foi déplace des montagnes, à Wesserling c'est un credo. Et avec un brin de nostalgie on peut murmurer : que de temps perdu...
Faire un don : www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-de-wesserling Jean-Marie Zipper

Faire un don : www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-de-wesserling

 
 

 

Wesserling Vers un grand site écomuséal textile et industriel d'ici 2022

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:59:39

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Wesserling Vers un grand site écomuséal textile et industriel d'ici 2022
 

 
L'équipe qui porte le projet du château de Wesserling : François Tacquard (3e en partant de la droite) entouré de Pierre Goetz, Pierre Wick (Fondation du patrimoine Alsace), d'Irina Juravle (chargée de projets culturels), Céline Mendelin et Laurène Grosjean (chargées de mission patrimoine Alsace). PHOTO DNA/J.-M.Z.
Voilà ce qu'on appelle une longue reconstruction émaillée d'innombrables contretemps. Promis à une mort lente après l'effondrement de l'empire Boussac dans les années 1980, la cité usine de Wesserling renaît de ses cendres au fil des ans sous une autre forme : patrimoniale, sociale, touristique et entrepreneuriale. Plus de trente années de lutte auront finalement permis de sauvegarder un ensemble historique rare dont il ne reste que peu d'équivalents en France.

Dernier acte posé et non des moindres, l'accord trouvé entre l'État, le Département du Haut-Rhin (propriétaire des lieux), la Région et la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin pour donner un nouvel éclat au site. Un consensus aux airs d'apothéose savouré par François Tacquard, président de la comcom et de l'Association de sauvegarde du parc, qui a longtemps bataillé - mais ce ne fut pas le seul - pour faire valoir le potentiel touristique et patrimonial des lieux.
Une refonte complète

La page du déclin semble être définitivement tournée : « La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, a débloqué la situation, se réjouit François Tacquard. Elle a le goût du patrimoine. Jean-Paul Omeyer du conseil régional est également de notre côté. L'appui de la Fondation du patrimoine Alsace, avec Pierre Goetz son président, Carole Pezzoli, conservatrice des Monuments historiques en Alsace à la Drac, ont aussi été des paramètres déclencheurs. Tout comme l'intérêt porté par la fondation de Stéphane Bern à notre projet »

Grâce à l'engagement des acteurs régionaux, mais aussi à celui de l'Union européenne, le site va donc connaître dans les deux ans à venir une refonte complète. « Actuellement on ne peut comprendre l'histoire des lieux car on ne montre pas l'essentiel. Le site est fragmenté, coupé par quatre routes, il faut en retrouver l'unité grâce à des cheminements, des passerelles. Il faut partir du château, de la moraine sur laquelle il a été édifié, et aller vers la Thur », défend François. Tacquard.
Parc et jardins intégrésau parcours

Grâce au projet, l'emblématique château, ancien logis des patrons, transformé ensuite en logements ouvriers, va être sauvé de la ruine. Une fois restauré, il marquera l'entrée du nouveau site écomuséal, dès 2022. On y trouvera des évocations de l'indiennage au XVIIIe siècle, de la vie des grands patrons du textile au XIXe et au début du XXe siècle. « Les visiteurs chemineront ensuite vers la ferme qui présentera la vie des ouvriers-paysans dans la vallée et le rôle des animaux dans l'activité industrielle. » Évidemment, le parc et les jardins seront intégrés au parcours. Tout comme la chaufferie. « On y évoquera l'énergie, mais aussi la pollution du site. Et l'ancienne usine en contrebas sera dédiée à l'industrie du XXe siècle tout en ouvrant la porte sur l'avenir au travers d'un fablab, laboratoire ultramoderne consacré aux textiles du futur et aux créateurs. »
Ouverture le 2 avril 2022.

Bref, Wesserling redeviendra un lieu d'expression d'une industrie renaissante dans le Grand Est, avec des expositions, des rassemblements, des mises en valeur de produits. L'ouverture de l'Écomusée du site de Wesserling est calée pour le 2 avril 2022. « Ce sera le premier grand site industriel touristique de France », se réjouit le président de l'association. On dit que la foi déplace des montagnes, à Wesserling c'est un credo. Et avec un brin de regret on peut murmurer : que de temps perdu...
Jean-Marie Zipper SOUTENIR Il est possible de faire un don sur site de la Fondation du patrimoine www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-de-wesserling

La refonte complète du site s'élèvera à quelque 4,2M EUR. Soit 3,2M EUR pour le château et 1M EUR pour le réaménagement des lieux, dont les cheminements et passerelles destinés à redonner son unité à la cité usine. L'État prendra en charge 30 % du montant, la Région 25 %, l'Union européenne de 20 à 25 %, le Département versera 100 000 EUR par an en plus du budget qu'il abonde déjà chaque année en tant que propriétaire du parc. Reste à la communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin à trouver 800 000 EUR. « Le Loto du patrimoine initié par Stéphane Bern, qui donne une visibilité nationale au site, va y contribuer », souligne François Tacquard. Tout comme le mécénat vers lequel la collectivité se tourne : « Les particuliers qui aiment Wesserling sont invités à faire un don. Avec un don de 100 EUR votre nom est inscrit au Grand livre des donateurs, vous avez le droit de défiscaliser 66 % du montant et à un Pass famille d'une valeur de 20 EUR. On compte beaucoup aussi sur les grandes entreprises textiles françaises pour apporter leur écot. Wesserling est un lieu de mémoire et d'avenir ».

 

 
 

Soultz Un programme d'ateliers et de conférences à destination des seniors

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:48:37

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Soultz Un programme d'ateliers et de conférences à destination des seniors

 
 

 
L'avancée en âge s'accompagne de nombreux changements qu'il n'est pas toujours aisé d'appréhender seul. Accepter et comprendre l'évolution de son corps, trouver de nouvelles habitudes de sommeil, ajuster son alimentation, conserver des rapports de qualité avec autrui sont autant de défis à relever au quotidien. Souhaitant promouvoir des habitudes de vie favorables au vieillissement en bonne santé, la Mutualité française Grand Est et la Nef des jouets, en partenariat avec la Ville de Soultz, le conseil départemental du Haut-Rhin et la Conférence des financeurs de la prévention de la perte d'autonomie du Haut-Rhin, mettent en place à Soultz, dès le jeudi 3 octobre, le programme « Seniors, en santé, seniors enchantés ! », à destination des personnes âgées de plus de 60 ans de la commune et de ses environs. Ce programme de prévention a pour objectif d'orienter chaque individu vers la découverte et la valorisation de ses propres ressources.

Le jeudi 3 octobre à 14 h 15 : présentation du programme.

Le jeudi 10 octobre à 14 h 15 : conférence-débat « L'alimentation des seniors ».

Le mercredi 16 octobre à 9 h 30 : atelier intergénérationnel « Kim ». En prenant de l'âge, les besoins nutritionnels évoluent. Alors comment adopter une alimentation adaptée aux plus de 55 ans et prévenir l'apparition de pathologies liées à l'âge ? Réponses lors de ces deux rendez-vous.

Le mercredi 23 octobre à 9 h 30 : conférence-débat suivie d'un atelier « Les bienfaits de la réflexologie plantaire ». La réflexologie plantaire utilise le processus d'auto-guérison naturel du corps. Représentation miniature du corps, chaque zone du pied correspond à un organe ou une partie de corps humain. La réflexologie consiste à soulager le corps par le pied en stimulant ces points.

Le jeudi 24 octobre à 14 h 15 : atelier d'art-thérapie. L'art-thérapie permet d'exprimer ses ressentis, émotions et sensations grâce aux outils de création artistique : dessin, peinture, écriture. Ici, la valeur artistique importe peu : l'enjeu est thérapeutique.
Y ALLER Toutes les conférences et tous les ateliers auront lieu à la Nef des jouets, 12 rue Jean Jaurès à Soultz. Ce programme est entièrement gratuit et accessible à tous sur inscription. Infos et inscriptions : au 06 49 85 62 31 ou inscription@mfge.fr.

 

 
 

Soultz La fontaine de Marsa retrouvé son piédestal

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:56:11

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Soultz La fontaine de Marsa retrouvé son piédestal
 

 
 
Le retour de ce patrimoine local fut l'occasion d'inaugurer officiellement la fontaine. La cérémonie s'est déroulée vendredi dernier et a rassemblé un important public, des représentants d'associations, des forces vives de la commune, mais également des élus comme des membres du conseil municipal et la vice-présidente du conseil départemental, Karine Pagliarulo.

Le maire, Marcello Rotolo, a rappelé l'histoire de cette fontaine qui a été offerte à la ville au milieu du XIXe siècle par son maire Georges d'Anthès.

OEuvre de la fonderie J.J Ducel de Paris, la fontaine représente un enfant assis dans un coquillage porté par un dauphin. « Il existe plusieurs répliques de cette fontaine en France. On en a même recensé une aux États-Unis », précise le maire.
33 dons émanantde Soultziens

L'opération de rénovation de la fontaine a pu être menée à bien grâce au partenariat de la Fondation du patrimoine. Le sablage et la mise en peinture du sujet ont nécessité un investissement de 2 700 euros. Cette somme a pu être rassemblée grâce à 33 dons de Soultziens, dont les montants variaient de 20 à 200 euros. Le mur, vestige de l'ancienne porte de Bollwiller, et la niche qui abrite la fontaine ont également été rénovés, la structure du mur était en bien mauvais état. Les travaux de restauration, réalisés en régie propre par les services techniques de la Ville, ont été estimés à 15 000 euros.

 

 
 

Colmar Les nouveaux Diables rouges

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:07:37

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Colmar Les nouveaux Diables rouges
 

 
 
C'est en présence du maire Gilbert Meyer, des membres de l'amicale des anciens Diables rouges et des familles conviées, que cette cérémonie, présidée par le chef de corps du 152e RI, le colonel Kossahl, a débuté.
Intégration officielle après six mois de formation

Elle marquait l'intégration officielle de ces jeunes au sein du régiment, suite à une formation de six mois qui s'est terminée par un raid d'une centaine de kilomètres. « Après six mois d'effort, vous êtes arrivés au terme de votre formation initiale à Verdun, puis à Colmar », a souligné le colonel Kossahl. « Vous êtes d'abord devenus des soldats, puis la formation technique de spécialité a fait de vous des fantassins. Désormais, vous êtes des adultes pleinement conscients du sens de votre engagement et fiers d'avoir rejoint une nouvelle famille, celle du 15/2. Le drapeau auquel vous allez être présentés, rappelle les étapes de votre transformation : trois couleurs qui rappellent que vous êtes au service de votre patrie, la France, en tant que soldat, vous lui êtes maintenant entièrement dévoués, prêts à vous battre dans l'honneur, jusqu'à la mort si la mission l'exige. L'année prochaine ou en 2021, vous connaîtrez votre premier engagement extérieur, ne soyez pas inquiets car vous avez été formés par des cadres exigeants et bienveillants. Vous trouverez le danger et vous devrez l'affronter pour remplir la mission ».

La présentation au drapeau et à sa garde a précédé une remise de décoration. La médaille de la défense nationale avec étoile de bronze a été attribuée à plusieurs soldats, récompensant ainsi leur bravoure et leur dévouement en opération extérieure.

La fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur a été remise aux jeunes engagés par le chef de corps et plusieurs invités, alors que le major de la section a reçu les galons de soldat de première classe.

Au terme de la cérémonie, c'est avec le chant Le diable marche avec nous que le commandant de la compagnie a défilé à la tête de la section, dans la rue des Clefs et jusqu'à la place de la mairie.

 

 
 

Colmar Les bénévoles du Réseau APA remerciés pour leur investissement

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:16:16

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Colmar Les bénévoles du Réseau APA remerciés pour leur investissement
 

 
 
Quelque 140 bénévoles de tout le départements ont répondu à l'invitation du Réseau APA lors de la journée des bénévoles, vendredi 20 septembre, pour passer une journée ensemble, autour des étangs de la Thur au sud de Colmar. « C'est une journée pour les remercier. Leur offrir un moment dans un cadre agréable et bucolique pour favoriser la rencontre et l'échange », explique Michel Schmitlin, président de la commission des bénévoles, et d'ajouter « Pour nous, il est capital de montrer l'importance que le Réseau accorde à leurs actions. »

Catherine Breysach, responsable départementale du bénévolat du Réseau APA, explique : « La plus grande partie des bénévoles fait partie de la prévention santé. Ils exercent leur citoyenneté dans leur quartier ». « Cette journée est une reconnaissance mais cela permet aussi de mieux les connaître et de leur manifester notre confiance », ajoute-t-elle.
« Une hybridation entre la technique des professionnels et la convivialité des bénévoles »

« Il faut mener les choses pour la qualité des soins. Une hybridation entre la technique des professionnels et la convivialité des bénévoles », complète Pierre Tasseti, le directeur général adjoint du Réseau APA.

Pousseurs de fauteuil, visiteurs à domiciles, écrivains du lien, animateurs sportifs, etc. se sont donc retrouvés autour d'un barbecue avant de partir par groupe pour une balade autour des étangs. « Une promenade pour partager et échanger leur expérience », souligne Michel Schmitlin.

Le Réseau est toujours à la recherche de bénévoles pour différentes missions. « Aujourd'hui, il y a une nouvelle forme de bénévolat avec des engagements plus ponctuels comme pour le plan canicule de cet été. Nous devons être agiles et toujours leur proposer quelque chose », complète Catherine Breysach qui estime que « le lien social est aussi important pour les bénéficiaires que pour les bénévoles ».
Christelle DIDIERJEAN CONTACTER Pour être bénévoles : www.etrebenevoles.fr ou contacter Catherine Breysach au 06.63.13.14.23. ou cbreysach@apa.asso.fr

 

 
 

Les pompiers alsaciens relèvent le Tetris challenge

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 06:40:49

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Les pompiers alsaciens relèvent le Tetris challenge
 

 
Les pompiers de Wittenheim ont relevé le Tetris challenge. Photo Maxime SPANNAGEL
Connaissez-vous le Tetris challenge, qui cartonne sur la toile ? Né en Suisse le 1er septembre dernier, sur une idée de la brigade de police de Zurich, il devait initialement permettre de faire l'inventaire des véhicules et de les nettoyer. Le phénomène s'est ensuite propagé dans le monde entier, via les réseaux sociaux. Inspiré du célèbre jeu vidéo d'empilement de briques, le défi consiste à vider son véhicule de tout le matériel qu'il contient, l'ordonner soigneusement au sol, puis s'allonger avant d'être pris en photo.

Et on peut dire que les sapeurs-pompiers de Wittenheim l'ont relevé avec brio, jeudi dernier, en étant seulement les 2es en France à exposer leur matériel ainsi. « J'ai d'abord vu la publication du challenge des ambulances Star, en Suisse et j'ai lancé un appel aux pompiers du Haut-Rhin. La caserne de Wittenheim m'a contacté et ça s'est fait assez vite », raconte le photographe Maxime Spannagel.

Depuis, l'initiative a fait des émules, notamment en Alsace. D'autres casernes comme Ensisheim, Illzach, Rumersheim-le-Haut ou encore Kembs ont également réalisé leur Tetris challenge. D'autres soldats du feu, mais aussi policiers, gendarmes et militaires du monde entier, se sont prêtés au jeu.
PLUS WEB Retrouver tous les défis des pompiers sur notre site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar Attaque de la Grande mosquée : Une mise en examen, de multiples hypothèses

Publié dans le panorama le Jeudi 26 septembre 2019 à 05:49:46

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Colmar  Attaque de la Grande mosquée
Colmar Attaque de la Grande mosquée : Une mise en examen, de multiples hypothèses
L'automobiliste qui a foncé sur la Grande mosquée de Colmar a été mis en examen, ce mercredi, pour tentative de meurtre, dégradations d'un lieu de culte et violences avec arme.

 
Les motivations du conducteur qui a foncé sur la Grande mosquée de Colmar, samedi soir, restent obscures.
Toujours hospitalisé, Yacine Kiouaz a été mis en examen ce mercredi pour tentative de meurtre (sans préméditation), violences volontaires avec arme (en l'occurrence sa Citroën C4), et dégradations d'un lieu de culte. En l'occurrence, sur le portail de la Grande mosquée et l'entrée de la salle de prière avec sa voiture, puis vraisemblablement avec un bâton, en frappant notamment la chaire sur laquelle s'installe l'imam, samedi dernier peu après 19 h.
Du cannabis dans le sang

Si cette qualification n'évolue pas et est retenue en fin d'instruction, elle lui fait encourir 30 ans de réclusion criminelle devant la cour d'assises.

Aujourd'hui âgé de 39 ans, le Colmarien a été placé en détention provisoire et « sera transféré rapidement dans un établissement hospitalier pour détenus. Les investigations vont se poursuivre sur commission rogatoire du juge d'instruction désormais saisi », a indiqué la procureure de Colmar Catherine Sorita-Minard via un bref communiqué.

Ce natif de Grenoble présentait plusieurs plaies qu'il se serait infligées avec un couteau, dont une béante de quelques centimètres au cou. Et peut-être était-il déjà blessé avant de foncer sur la mosquée...

Toujours d'après nos informations, les enquêteurs de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire) de Strasbourg travaillent encore sur de multiples hypothèses. Le conducteur a-t-il voulu mourir dans la mosquée, voire se suicider ? Cet homme se serait déjà rendu au moins une fois dans cette mosquée pour prier, mais aussi dans un ou plusieurs autres lieux de culte : s'agit-il d'un individu radicalisé qui n'appréciait pas le fonctionnement de la Grande mosquée ?

Ou bien aurait-il agi à la suite d'une forte consommation de cannabis ? Du THC, substance active de ce stupéfiant, a été retrouvé dans son sang, mais d'autres analyses sont nécessaires avant d'en tirer de quelconques conséquences.

Par ailleurs, malgré l'absence d'antécédents psychiatriques connus, d'abolition et d'altération du discernement d'après une première expertise, n'a-t-il pas pu être victime d'une maladie psychiatrique, révélée soit spontanément, soit par la consommation de cannabis ?

D'autres hypothèses n'étant pas exclues, ses motivations restent à ce jour obscures.
Jean-Frédéric SURDEY