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L'édito de l'Alsace Fusion des régions : un fiasco politique et financier

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:59:18

© L'alsace, Mercredi le 25 Septembre 2019
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L'édito de l'Alsace Fusion des régions : un fiasco politique et financier
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

François Hollande et ses derniers supporters auront beau pointer du doigt une institution - indépendante -- dont le rôle est d'examiner les finances des collectivités et non la pertinence ou l'efficacité de leur action, le rapport de la Cour des comptes sur la réforme territoriale est accablant. Il établit que la réduction de 22 à 13 régions métropolitaines n'a pas permis de réaliser les économies promises. Pire encore, certains postes de dépenses ont explosé, du fait de l'harmonisation des statuts des personnels - par le haut -- mais aussi par le maintien d'un parc immobilier important - partiellement justifié mais fort coûteux -- et des frais de déplacement qui ont grimpé au fur et à mesure que les distances s'allongeaient. Ces réalités n'ont-elles pas été envisagées ? Ou bien ces probabilités ont-elles été enfouies sous le tapis afin de mieux « vendre » cette réforme ? Dans le premier cas, ce serait de l'incompétence ; dans le second, de la malhonnêteté.

Malgré les économies promises, cette réforme a toujours été impopulaire car ne touchant pas seulement aux territoires mais aussi à l'histoire et l'identité. François Hollande a été trop gourmand, faisant fi des réalités du terrain. Si un rapprochement entre Alsace et Lorraine pouvait avoir du sens, intégrer la Champagne-Ardenne n'a fait que diluer l'institution régionale dans une grosse machine éloignée des citoyens. Lesquels étaient moins attachés à l'échelon départemental qu'à celui de la région, comme le démontre la naissance de la Collectivité européenne d'Alsace qui, pour les habitants, consiste à faire renaître l'entité régionale dans laquelle ils se reconnaissent.

Et maintenant ? Le président Macron a consenti la CEA à la condition que l'Alsace demeure dans la Région Grand Est. Le rapport de la Cour des comptes donne du grain à moudre à ceux qui défendent le retour aux régions d'antan. Avec un argument de poids : cela pourrait permettre de faire des économies... Pas sûr, donc, que la fin de l'histoire de l'organisation territoriale de la France soit écrite.

 

 
 

La fusion des régions,un surcoût pas une économie

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:02:03

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Territoires Finances
La fusion des régions,un surcoût pas une économie
Pour la Cour des comptes, les grandes régions créées par la réforme territoriale de 2016 ont généré davantage de dépenses que d'économies.
 

 
La fusion décidée à l'Élysée en 2016 a redessiné la carte de France avec 13 régions au lieu des 22 créées dans les années 1960.
Les grandes régions n'ont pas produit d'économies. Elles ont même généré des dépenses. Des coûts supplémentaires de personnel, des indemnités en hausse pour les élus, des rationalisations d'investissements économiques inaboutis : dans son rapport annuel sur les Finances locales, la Cour des Comptes dresse un bilan en négatif de la fusion des régions décidée à l'Élysée en 2016 et qui a redessiné la carte de France (Treize régions au lieu des 22 créées dans les années 1960).

« Les résultats attendus ne sont pas là. Il y a des marges en matière d'organisation et de gestion » pointent les « inspecteurs » des Comptes publics.
Pas de réduction d'effectifs

Ils ont identifié les raisons de cette inflation. Les rémunérations des personnels et les indemnités d'élus ont été alignées sur l'ancienne région la mieux disante. L'homogénéisation des systèmes informatiques a coûté très cher. Les frais de déplacement ont bondi. Les indemnités des élus ont mécaniquement augmenté puisqu'elles sont en partie indexées sur la population globale.

Dans certaines régions, des postes sont maintenus en doublon ou triplon comme dans les « anciennes » préfectures de région. D'autres ont réparti les directions sur plusieurs sites, ce qui génère beaucoup de déplacements. Pour la Cour des comptes, la solution pour compenser ces hausses de salaires et de frais, c'est de réduire les effectifs. Pour le moment, ce n'est pas le cas.

Certaines régions ont davantage augmenté leurs agents que d'autres en 2018. Dans le détail, seules trois régions ont réduit leurs dépenses générales de fonctionnement à périmètre constant par rapport à 2015 : Auvergne-Rhône Alpes (-12,9 %), Ile-de-France (-8,1 %) et Hauts-de-France (-2,3 %). Les quatre autres les ont augmentées.
L'aide aux entreprises bien gérée

Concernant les dépenses d'investissement, la Cour observe une différence notable entre les régions fusionnées, qui ont augmenté ces dépenses de 14,5 % entre 2015 et 2018, et les régions non-fusionnées, qui les ont diminuées de 4,2 % sur la même période.

La Cour des comptes adresse néanmoins un bon point aux régions sur la gestion des aides aux entreprises plus généralement.

Les sages recommandent à l'État de « renforcer l'exercice effectif par les régions de leurs responsabilités en matière de développement économique ». En clair, de leur donner plus de moyens et de faire en sorte que cette compétence soit beaucoup moins, voire plus du tout partagée avec départements et intercommunalités.

 

 
 

 

La Région Grand Est n'a pas généré d'économies

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:04:19

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Politique
La Région Grand Est n'a pas généré d'économies
La Cour des comptes s'est penchée sur la fusion des régions opérée en 2016. Extraits de son rapport sur la situation financière des entités fusionnées.
 

 
Le document de la Cour des comptes se base sur les travaux des chambres régionales des comptes issus du contrôle des treize régions sur la période 2015-2018. Les régions ont dans l'ensemble réussi à fusionner, compte tenu du court délai qui leur était imparti, avec adoption de la loi en 2015 et une mise en oeuvre au 1er  janvier 2016. Mais, il reste « d'importantes marges de manoeuvre » en matière d'organisation et de gestion. « La rationalisation des compétences entre niveaux de collectivités reste inachevée », juge la Cour.
Indemnités des agents : progression record pourle Grand Est

Un certain nombre de surcoûts liés à la fusion apparaissent déjà pérennes. Le principal concerne le personnel. L'une des raisons est l'alignement des régimes indemnitaires sur le plus favorable des anciennes régions (la Lorraine, en l'occurrence), en décembre 2017. Ainsi, durant le mandat 2016-2021, les dépenses annuelles supplémentaires de régime indemnitaire dans le Grand Est représentent une hausse de 16 millions d'euros. C'est l'une des augmentations les plus importantes (la plus faible étant de 0,65 million d'euros dans les Hauts-de-France mais elle continue de gérer huit régimes indemnitaires différents).

L'objectif de stabilisation de la masse salariale, constaté en 2016 (+0,5 %) et 2017 (2,1 %) n'aura pas été atteint en 2018 en raison justement de cette harmonisation des régimes indemnitaires.
Maîtrise des coûtsà renforcer

Certains surcoûts peuvent être imputés à la transition en cours, comme l'harmonisation des systèmes d'information ou les coûts de communication externe (flocage des TER). Ces coûts de transition peuvent être évalués entre 0,90 EUR et 3,20 EUR par habitant, le Grand Est se situant entre ces deux extrêmes.
Les indemnités versées aux élus

Elles ont augmenté en moyenne de 8 % en raison du changement de « strate démographique ».

Concernant le Conseil économique et social du Grand Est (CESER), la hausse induite par le changement d'échelle a été compensée par la baisse du nombre de membres, de 253 à 180 dans le Grand Est, soit une réduction de 28,85 % (à titre de comparaison, la Nouvelle Aquitaine est passée de 266 à 180, soit une réduction de 32,33 %). En moyenne, dans les régions fusionnées, les indemnités des membres du CESER ont augmenté de 4,2 %.
Gains d'efficience limités

Afin de respecter le calendrier fixé par le législateur, les exécutifs régionaux ont largement conservé les organisations préexistantes, qu'il s'agisse du fonctionnement des conseils régionaux, du côté des élus et de l'administration, ou de la gestion des politiques publiques. Résultat, « dans la majorité des cas, les gains d'efficience sont restés milités, faute de réorganisations structurelles importantes ».
Davantage de complexité

La Cour des comptes relève que les régions fusionnées ont, pour la plupart, exclu d'imposer des mobilités géographiques massives à leurs agents afin de limiter les tensions sociales. « Assortie d'une absence de mobilité professionnelle imposée, cette hypothèse a conduit à privilégier le maintien des structures antérieures et généré le plus souvent un éparpillement ou une duplication des différentes directions et services dans chacune des anciennes capitales de région ». C'est le cas, relève la Cour des Comptes, dans le Grand Est. « De tels schémas, peu adaptés à la mutualisation des moyens, ont laissé à ce stade peu de marge de manoeuvre pour réaliser des économies, tout en introduisant un facteur de complexité dans l'organisation des services et le management des équipes ». Entre les lignes, on comprend que cette problématique se pose encore plus dans le cas de la fusion de trois régions plutôt que dans celle de deux régions (exemple : Bourgogne-Franche-Comté).
Endettement

Entre 2015 et 2018, note la Cour des comptes, les régions se sont endettées à un niveau légèrement supérieur à leur besoin de financement. Leur capacité de désendettement, elle, a diminué de 5,2 années en 2015 à 4,9 en 2018 grâce à la progression de leur épargne. En 2018, le Grand Est fait partie des six régions qui sont dans une situation moins favorable que la moyenne, à 5,7 années.
Politiques publiques

Contrairement aux régions qui se sont engagées rapidement dans une démarche d'harmonisation de leurs politiques publiques et de leurs dispositifs d'aide, la région Grand Est a différé ces démarches. « Les modes de gestion des politiques publiques (externalisation, délégation, reprise en régie, etc) ont peu évolué avec la fusion, l'exécutif considérant que ces changements découleront de la redéfinition des politiques publiques régionales ». Cela étant, constate la Cour, en dépit de ces difficultés, le nombre de dispositifs a dans l'ensemble diminué, avec par exemple un passage de 700 à 240 dans la région Grand Est. Mais « cette diminution, qui résulte surtout d'une volonté de mise en cohérence, ne s'est cependant pas accompagnée d'une diminution du coût des politiques publiques ».
Fiabilité perfectibledes comptes

Pour l'instant, il n'y a pas de véritables contrôles internes. Mais la plupart des régions s'y collent. Le Grand Est a ainsi treize personnes pour s'en occuper (en comparaison deux seulement en Pays-de-la-Loire).

Pour la bonne information des élus et des citoyens, une région est tenue de communiquer ses budgets mais toutes ne le font pas de manière exhaustive. Le Grand Est ne détaille ainsi pas le volume des engagements pluriannuels, affiché de manière globale, ainsi que la répartition par politique régionale ou par fonction. Il ne donne pas non plus d'information sur les effectifs et les dépenses de personnel.

Il y a une discordance entre les données de l'inventaire comptable et celles de l'état de l'actif dans presque toutes les régions mais pour des montants importants dans le Grand Est. Les durées d'amortissements sont souvent incomplètes. Le Grand Est a entrepris d'ajuster son inventaire et les états de l'actif, mais pas forcément de manière rigoureuse : des opérations de correction à hauteur de 1,2 million d'euros ont été réalisées, sans justificatifs.

En Grand Est, les risques de contentieux sont mal évalués. 3,7 millions d'euros d'avances à des entreprises avant 2014 n'ont fait l'objet d'aucun remboursement en 2016. Cela nécessiterait de provisionner les sommes correspondantes.
La rédaction Région

 

 
 

 

Dossier Cour des comptes La création de la région Grand Est n’a pas généré d’économies

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:18:54

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Dossier Cour des comptes Grand EST La création de la région Grand Est n’a pas généré d’économies

Jean Rottner assume des « choix politiques »

 
Jean Rottner appelle ses détracteurs « à la patience ».  Photo DNA /Christian BACH
« C'est à la fin qu'on juge d'un concert. La Cour des comptes est dans son rôle, mais ce rapport n'est qu'un rapport d'étape, un indicateur, à propos de régions nouvellement constituées. Si jamais certains sont tentés de s'en saisir pour affirmer que la création du Grand Est était une erreur, je les appelle à la patience... » Jean Rottner prend certes le rapport de la Cour des comptes avec philosophie, mais il n'entend pas laisser faire le procès de la collectivité qu'il préside à la faveur de cette publication.

La hausse de 28,3 % du régime indemnitaire des agents territoriaux ? « Un choix politique assumé, poursuit le président (LR) du Grand Est. Les anciennes régions Alsace et Champagne-Ardenne étaient celles qui rémunéraient le plus mal leurs agents et nous avons toujours été clairs à propos de l'harmonisation, au niveau lorrain. Cela représente 16 millions d'euros. Oui, c'est une somme, mais ce sont aussi des agents qui prennent plaisir à venir travailler le matin, et c'est aussi du pouvoir d'achat que l'on distribue. »
« Du pouvoir d'achat que l'on distribue »

« Cela se fait en outre à budget constant, et sans augmentation des taux d'imposition, souligne encore Jean Rottner. Et puis, il faut aussi resituer tout cela par rapport au budget de la Région : 3,2 milliards d'euros, qui servent aussi bien à ouvrir trois nouvelles lignes ferroviaires - il n'y a pas beaucoup de Régions qui en font autant -, ou au développement du très haut débit. À la différence des autres régions, aussi, nous avons anticipé d'un an la prise de gestion des transports scolaires - ça aussi, c'est un choix politique, et cela joue sur nos comptes, mais notre vraie responsabilité, elle est là : dans l'amélioration du pouvoir d'achat et dans l'efficacité de nos investissements, dans la création d'activité économique. »

À l'appui de son raisonnement, Jean Rottner cite, entre autres, le chiffre de 2,3 milliards d'euros d'investissements étrangers réalisés dans le Grand Est l'an passé. Un chiffre, hélas pour lui, qui n'entre pas dans le champ d'investigation de la Cour des comptes.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Rottner : des « choix politiques assumés »

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:05:54

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Rottner : des « choix politiques assumés »
Loin de considérer le rapport de la cour des comptes comme un désaveu pour le Grand Est, ni même comme un document critique, le président du conseil régional (LR) Jean Rottner défend une stratégie politique de long terme, mise en oeuvre par une collectivité encore jeune.
 

 
Loin de considérer le rapport de la Cour des comptes comme un désaveu pour le Grand Est, ni même comme un document critique, le président du conseil régional (LR) Jean Rottner défend une stratégie politique de long terme, mise en oeuvre par une collectivité encore jeune.

« C'est à la fin qu'on juge d'un concert. La Cour est dans son rôle, mais ce rapport n'est qu'un rapport d'étape, un indicateur, à propos de régions nouvellement constituées depuis trois ans. Si jamais certains sont tentés de s'en saisir pour affirmer que la création du Grand Est était une erreur, je les appelle à la patience... » Jean Rottner - car c'est bien lui qui parle -, prend certes le rapport de la Cour des comptes avec philosophie, mais il n'entend pas laisser faire le procès de la Collectivité qu'il préside à la faveur de cette publication.

La hausse de 28,3 % du régime indemnitaire des agents territoriaux ? « Un choix politique assumé, poursuit le président (LR) du conseil régional Grand Est.
« Des agents qui prennent plaisir à venir travailler le matin »

Les anciennes régions Alsace et Champagne-Ardenne étaient celles qui rémunéraient le plus mal leurs agents et nous avons toujours été clairs à propos de l'harmonisation, au niveau lorrain. Cela représente 16 millions d'euros. Oui, c'est une somme, mais ce sont aussi des agents, qui prennent plaisir à venir travailler le matin, et c'est aussi du pouvoir d'achat que l'on distribue. Cela se fait en outre à budget constant, et sans augmentation des taux d'imposition... Et puis, il faut aussi resituer tout cela par rapport au budget de la Région : 3,2 milliards, qui servent aussi bien à ouvrir trois nouvelles lignes ferroviaires - il n'y a pas beaucoup de régions qui en font autant -, ou au développement du très haut débit. À la différence des autres régions, aussi, nous avons anticipé d'un an la prise de gestion des transports scolaires - ça aussi, c'est un choix politique, et cela joue sur nos comptes, mais notre vraie responsabilité, elle est là : dans l'amélioration du pouvoir d'achat et dans l'efficacité de nos investissements, dans la création d'activité économique. »

À l'appui de son raisonnement, Jean Rottner cite entre autres le chiffre de 2,3 milliards d'euros d'investissements étrangers réalisés dans le Grand Est l'an passé. Un chiffre, hélas pour lui, qui n'entre pas dans le champ d'investigation de la cour des comptes.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Le Dr Rottner s'explique sur son retour aux urgences

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 05:59:16

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Politique
Le Dr Rottner s'explique sur son retour aux urgences
Jean Rottner a retrouvé lundi soir le service des urgences qu'il avait quitté il y a presque dix ans pour entrer à temps plein en politique. S'il a fait ce choix, c'est pour aider à redonner confiance à une équipe à bout de souffle. Et mettre « ses contacts et son réseau d'homme public à son service ».
 

 
Jean Rottner au Club de la presse.
Au service des urgences de Mulhouse, l'effectif aujourd'hui est de huit ETP (équivalents temps plein), là où il était de 24. La « réserve sanitaire » a été mobilisée, des médecins retraités, des médecins en cessation d'activité ou d'autres centres hospitaliers... sont venus prêter main-forte. Et Jean Rottner a trouvé « normal », « naturel » qu'un président de région, médecin, vienne donner un coup de main. « Remettre les gants, la blouse blanche, m'a paru une démarche utile pour créer le sursaut nécessaire »

Mardi, au Club de la presse Strasbourg-Europe, où il était venu répondre aux questions de Caroline Kellner (France3), Jean Rottner a insisté sur ce point : ce sont ses capacités en « management », ses « relations et son réseau » qu'il veut mettre au service de l'équipe des urgences, jusqu'à Noël au maximum. Car il espère que sa mission, par laquelle il veut contribuer à « redonner confiance à un service à bout de souffle », s'achèvera avant. « Je n'ai pas la prétention de faire du SMUR »

La grève des urgences qui touche 300 établissements français est suivie au plus haut niveau, à l'Élysée, a compris Jean Rottner depuis dimanche et l'annonce de son retour à l'hôpital. Les réactions dégringolent du sommet de l'État jusqu'à la direction de l'établissement, via la ministre de la santé et l'ARS.

Le Dr Rottner a aussi livré son diagnostic : la crise des urgences couve depuis « la non-préparation de l'hôpital aux 35 heures... et inversement ». Il a pointé le développement du « mercenariat » qui a sapé le fonctionnement de services qui tournent 24 heures sur 24 et reposent sur un fort engagement : « Il n'y a plus de vie d'équipe, plus de vie collective, plus de staff, plus de vie de recherche médicale... On fait ses heures et on quitte » L'électrochoc médiatique provoqué dimanche va-t-il contribuer à régler le problème ?
Une belle réunion avec Klinkert et Bierry

Jean Rottner a répondu aussi à des questions sur ses relations avec les deux présidents des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert, qui oeuvrent à la création de la Collectivité européenne d'Alsace : « La situation est stabilisée », « nous avons eu une belle réunion ce matin (mardi NDLR) avec les deux présidents, à la région ». Les travaux progressent « sujet après sujet, on crante, on avance, on se fait confiance. Et je m'en réjouis, en toute sincérité ».
Ch.B.

 

 
 

 

Fédération des parents d'élèves :une affiche crée la polémique

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:00:45

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Éducation Laïcité
Fédération des parents d'élèves :une affiche crée la polémique
Jean-Michel Blanquer a, ce mardi matin appelé la FCPE à « corriger son erreur ». Pour le ministre de l'Éducation, l'affiche présentant une parente d'élève voilée accompagnant sa fille, lors d'une sortie scolaire, ne respecte pas la laïcité dévolue à une fédération de parents d'élèves.
 

 
Côté parti politique, seuls Les Républicains, par la voix de l'une de ses députées Lydia Guirous, ont réagi en demandant que les femmes voilées « soient interdites de sorties scolaires ».
L'affiche s'intègre à la campagne de la FCPE, pour les élections des parents d'élèves qui se tiennent les 11 et 12 octobre prochains. On y voit une parente d'élève voilée sourire à sa fille et s'exclamer : « Oui, je vais en sortie scolaire. Et alors ? »

Ce mardi matin, sur BFM TV, Jean-Michel Blanquer a qualifié cette affiche de « regrettable ». Pour le ministre de l'Éducation nationale, il s'agit d'une « erreur qu'il convient de corriger. Dans le contexte des élections de parents d'élèves, flatter une communauté pour avoir des électeurs n'est vraiment pas une bonne chose », a continué Jean-Michel Blanquer.

Une accusation d'électoralisme contre laquelle la FCPE s'est montrée particulièrement choquée. « Heureusement qu'il y a l'école pour rappeler certaines valeurs de la République », a réagi Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE. Pour le patron de la fédération de parents d'élèves aux 300 000 adhérents, l'intervention du ministre « constitue un précédent. Nous n'avons aucune leçon, ni même aucune injonction à recevoir ne serait-ce que d'un ministre. »
Les parents ne sont pas soumis aux exigences de neutralité

Au coeur de cette polémique, c'est bien une prise de position politique dont il s'agit. Dans sa décision en date de 2013, le Conseil d'État a en effet affirmé que « les mères voilées accompagnant les sorties scolaires ne sont pas soumises aux exigences de neutralité religieuse ». Une mère qui porte un voile a donc entièrement le droit d'accompagner ses enfants au musée avec sa classe. « C'est justement pour faire appliquer les règles de la laïcité que nous avons diffusé cette affiche », argumente Rodrigo Arenas. Selon le coprésident de la FCPE, « il ne s'agit en rien d'une provocation mais de la réalité. Sans ces mères de famille donnant de leur temps, il y aurait bien des sorties scolaires qui ne pourraient pas se faire, un peu partout en France », confirme la FCPE.
Un millier d'atteintesà la laïcité par trimestre

Un sujet d'autant plus délicat que les atteintes à la laïcité au sein des établissements scolaires ne baissent pas depuis 2010, date de la promulgation de la loi. Chaque trimestre, on en compte près d'un millier dans toute la France, dont une grande majorité au collège (44 % des cas). Ces atteintes sont de tous ordres : de la contestation d'un enseignement à la demande de dispense de cours de sports... « Sur ces points-là, notre position est extrêmement claire : c'est illégal, commente Rodrigo Arenas. Les pères de famille qui refusent de rencontrer une enseignante parce qu'il s'agit d'une femme ou qui veulent retirer leurs filles des cours de sports parce qu'ils sont mixtes n'ont rien à faire à l'école de la République. »
« Donner un cadre légalplus clair »

Reste que sur le terrain, au sein des écoles et surtout des collèges, les choses ne sont pas aussi simples. « Depuis la loi sur la laïcité de 2004, la situation est plus claire pour les chefs d'établissement face au port du voile, explique Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat des proviseurs et principaux, le SNPDEN. On peut alors se demander quelle mouche a piqué la FCPE. Ils se doutaient bien que cela allait déclencher des réactions et raviver la polémique. »

En mai dernier, un amendement déposé par des sénateurs Les Républicains et voulant justement interdire les sorties scolaires aux mères portant le voile avait grandement fait réagir. « Il n'empêche qu'un jour il va bien falloir donner un cadre légal plus clair concernant les parents accompagnateurs et la neutralité religieuse », préconise Philippe Vincent.
Boris IVANOFF

 

 
 

 

Social Cotisations sociales : L'exécutif entend les seniors

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:03:34

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Social Cotisations sociales
Social Cotisations sociales : L'exécutif entend les seniors

 
À peine 24 heures après l'avoir annoncé, le gouvernement a renoncé mardi à priver les personnes âgées d'une exonération de cotisations sociales pour l'emploi d'une aide à domicile, une mesure qui suscitait la colère y compris dans la majorité.
Un dispositif à 1,8 milliard

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé devant l'Assemblée nationale que le gouvernement abandonnait son projet de supprimer l'exonération sociale accordée aux personnes âgées non dépendantes quand elles emploient une aide à domicile, qui devait figurer dans le projet de loi de finances présenté vendredi.

« J'ai demandé à la ministre du Travail de renoncer à cette mesure », a indiqué le chef du gouvernement lors de la séance des questions au gouvernement. « Je veux donc rassurer les professionnels et les employeurs : ces mesures n'entreront pas en vigueur ». Le gouvernement, qui cherche des pistes d'économies pour financer les baisses d'impôts promises par Emmanuel Macron, envisageait de supprimer l'an prochain le critère d'âge de cet avantage accordé spécifiquement aux personnes âgées de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, en le réservant aux seuls seniors dépendants (bénéficiant de l'APA, l'allocation personnalisée d'autonomie), ou en situation de handicap.

Actuellement, ce dispositif d'exonération créé en 1987 coûte 1,8 milliard d'euros par an à l'État.

 

 
 

 

social Réforme des retraites : Haro sur le régime universel

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:10:39

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social Réforme des retraites
social Réforme des retraites : Haro sur le régime universel
À l'appel de la CGT du Bas-Rhin, de la FSU Alsace et de Solidaires Alsace, un millier de personnes ont manifesté mardi à Strasbourg pour s'opposer au système universel de retraite par points que le gouvernement veut mettre en place.

 
Pour les manifestants, le projet de réforme des retraites constitue une « régression sociale ».
« Ce n'est qu'un début. On se reverra très bientôt », a lancé au micro Jacky Wagner, le secrétaire de l'union départementale CGT du Bas-Rhin, à l'issue de la manifestation pour la défense des retraites qui, après un défilé d'une heure à travers les rues de la Grande Île, est revenue à son point de départ, place Kléber. Organisée à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires dans le cadre d'une journée de grève et de mobilisation nationale, celle-ci a rassemblé, selon les syndicats, un millier d'actifs et de retraités du public et du privé (800 selon la police).

« Deux Français sur trois sont opposés à la réforme des retraites que prépare le gouvernement et 93 % d'entre eux refusent la baisse de leur pension. C'est pourtant ce qui est envisagé avec le régime par points préconisé par Emmanuel Macron et construit par Jean-Paul Delevoye », a également prévenu Jacky Wagner au nom de l'intersyndicale CGT-FSU-Solidaires. Leur but, a-t-il poursuivi, « est la destruction de notre système de retraite. Au nom de l'équité, personne ne sera épargné, actifs comme retraités, fonctionnaires comme salariés du privé ! »
« Nos enfants et petits-enfants vont être perdants si la réforme passe »

La concertation organisée cet automne par le gouvernement est unanimement décriée par les manifestants présents dans le cortège. « Tout est décidé d'avance. C'est la méthode de Macron. On la connaît maintenant. Il donne l'impression d'écouter mais à la fin le gouvernement fait ce qu'il veut », dénonce Séverine, une enseignante membre du SNES-FSU. « Je ne manifeste pas seulement pour défendre la retraite par répartition mais aussi pour nos enfants et petits-enfants qui vont être perdants si la réforme passe », confie Vincent, un cheminot adhérent de la CGT.

Si elles prônent le maintien des 42 régimes de retraite actuels, les trois organisations syndicales présentes sur le pavé strasbourgeois ce mardi revendiquent toutes le retour à 60 ans comme âge légal de départ : « À l'heure actuelle, le taux de chômage des 55-64 ans est de 62 %. Au final, deux personnes sur trois arrivent à l'âge de la retraite en étant déjà inactives ! », rappellent leurs responsables.
Solutions de financement

La CGT plaide notamment pour un retour au calcul de la retraite dans le privé basé sur les dix meilleures années. La FSU de son côté réclame « un taux de remplacement du revenu de 75 % contre 66 % actuellement ». Pour financer ces propositions, ils estiment que « l'argent ne manque pas » et suggèrent pêle-mêle au gouvernement de lutter contre l'évasion fiscale, de supprimer les subventions aux entreprises n'ayant pas d'effet sur l'emploi, d'instituer un impôt sur le revenu plus progressif etc.

Après cette première manifestation bas-rhinoise sur la question des retraites, l'intersyndicale n'entend pas baisser la garde. Le 2 octobre prochain, elle invite les responsables des partis politiques, des associations et des syndicats représentant les professions libérales à se retrouver à la Maison des syndicats à Strasbourg en vue de « trouver des convergences ». L'idée, explique Jacky Wagner, « est de créer un collectif afin de lutter ensemble contre les régressions sociales ».
X.T. Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

 
 

 

Réforme des Retraites « Nous n'avons aucune vision pour l'avenir »

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:34:20

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Réforme des Retraites « Nous n'avons aucune vision pour l'avenir »
 

 
La manifestation organisée par la CGT a regroupé environ 250 personnes à Mulhouse.

Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Maryse a bientôt 61 ans. Myriam, 58. Elles sont toutes deux aides à domicile et participaient ce mardi à la manifestation de la CGT à Mulhouse. « Si je m'arrête de travailler à 62 ans, avec trois enfants, je toucherai 700 EUR », note la première. « Il faut que je continue jusqu'à 64 ans pour avoir 100 % de ma pension. Mais ce n'est pas possible. On fait un métier qui use. » Myriam estime qu'elle devrait continuer à travailler jusqu'à 67 ans si elle veut une retraite.

Dans le défilé, qui n'a fait qu'un petit tour depuis la place de la Bourse jusqu'à la sous-préfecture, se trouvent aussi les enseignants de la FSU, notamment Valérie Poyet, cosecrétaire départementale. « La réforme des retraites est catastrophique pour les enseignants. Sur une carrière classique, on pense qu'il sera possible de perdre jusqu'à 1000 EUR par mois. Mais c'est en comptant avec le point actuel. Tout peut changer. Nous n'avons aucune vision pour l'avenir. »

Le secrétaire général de la CGT du Haut-Rhin, Arnaud Anthoine, insiste sur l'aspect systémique de la réforme. « C'est le développement d'un système par point individualisé qui entraîne une réduction des pensions. » Pour la CGT, des solutions existent pour financer autrement les retraites. « Il faut taxer le capital, développer l'emploi, augmenter les salaires. »
« Destruction massive » de l'industrie

Au lieu de ça, le syndicat estime que le Haut-Rhin vit « une destruction massive de son industrie », notamment avec l'arrêt programmé de la centrale nucléaire de Fessenheim, ou le départ de centaines d'intérimaire de chez PSA, d'ici la fin de l'année.

Présents également, les retraités de la CGT avaient leurs propres revendications : la suppression de la CSG, une revalorisation de 3 %, une indexation des pensions sur le salaire annuel moyen, la fixation du taux de réversion à 75 % sans condition d'âge et de ressources, le rétablissement des services publics de proximité. « Le numérique ne doit pas être utilisé pour supprimer des emplois et des services », soulignent-ils. Face à une mobilisation modeste, malgré les enjeux, Arnaud Anthoine rappelle que cette journée n'était qu'une première date. « Le 26 septembre, nous serons avec ceux qui manifesteront pour le groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA). Le 8 octobre, nous serons avec les retraités, et le 9 octobre, avec les militants climat de l'ANV-Cop21. »
« Ce n'est qu'un début »

« Ce n'est qu'un début. On se reverra très bientôt », a également lancé, au micro, Jacky Wagner, le secrétaire de l'union départementale CGT du Bas-Rhin, à l'issue de la manifestation organisée à Strasbourg, qui a rassemblé, selon les syndicats, un millier d'actifs et de retraités du public et du privé (800 selon la police).

Le 2 octobre, l'intersyndicale invite les responsables des partis politiques, des associations et des syndicats représentant les professions libérales, à se retrouver à la Maison des syndicats, en vue de « trouver des convergences ». L'idée, explique Jacky Wagner, « est de créer un collectif afin de lutter ensemble contre les régressions sociales ».
Isabelle LAINÉ (avec X.T.)

 

 
 

Suicide des agriculteurs : quand le malheur est dans le pré

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:07:16

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Ruralité Social
Suicide des agriculteurs : quand le malheur est dans le pré
Un film et un livre mettent le sujet sur la table : plusieurs centaines d'agriculteurs se suicident chaque année en France, souvent dans l'indifférence générale. Le fils et la veuve de deux d'entre eux brisent le silence.
 

 
La Mutualité sociale agricole a recensé près de 2 suicides chaque jour en 2015. Lundi soir, des centaines d'agriculteurs ont procédé à des « feux de la colère », comme à Witry-lès-Reims, dans la Marne (photo de droite), afin d'exprimer le « malaise » du monde agricole.
Longtemps tabou, cantonné à l'isolement des fermes, au silence de la campagne, le sujet est désormais sur le devant de la scène : un film grand public et un livre à succès (lire par ailleurs) racontent, frontalement, le suicide des agriculteurs.

Édouard Bergeon, réalisateur, raconte celui de son père, écrasé par des années de difficultés. Camille Beaurain relate dans un livre, elle, comment elle a découvert à 24 ans son mari agriculteur pendu, en 2017, dans son exploitation porcine de la Somme. Il n'avait que 31 ans.
Les agriculteurs âgésplus touchés

Jusqu'ici, on estimait entre 150 et 200 le nombre de suicides d'agriculteurs chaque année. Santé publique France avait chiffré « un excès de risque » de 12 %, surtout chez les 45-54 ans, avec des cas plus nombreux en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté. Des chiffres limités aux hommes responsables d'exploitation...

La Mutualité sociale agricole (MSA), partenaire du film d'Édouard Bergeon, a visé plus large, et ses chiffres, publiés cet été, sont effarants : elle a recensé 605 suicides parmi 1,36 million de personnes de 15 ans et plus ayant reçu au moins un soin en 2015. Près de deux suicides chaque jour.

Dans le détail, il s'agissait de 372 chefs d'exploitation (292 hommes et 80 femmes), et 233 salariés agricoles (204 hommes et 29 femmes). La MSA constate donc un taux de suicide quatre fois supérieur chez les hommes, et plus élevés chez les agriculteurs âgés (plus de 65 ans). Enfin, les responsables de petites exploitations sont plus concernés que les autres.
« Personne ne veut parler »

Sans surprise, les plus précaires sont surreprésentés parmi les suicides : ils sont 15 % de plus chez les bénéficiaires d'une pension d'invalidité, et même 57 % plus nombreux chez les bénéficiaires de la CMU-complémentaire.

Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets : les agriculteurs dénoncent leurs revenus, trop faibles, en raison d'un système qui les rend dépendants de cours qu'ils ne maîtrisent pas. Un tiers gagne moins de 350 euros par mois. La loi dite « Egalim » devait leur redonner du pouvoir d'achat. Entrée en vigueur il y a moins d'un an, ses effets seraient limités, selon les premières études menées par le Sénat.

Mais au-delà de l'argent, les agriculteurs souffrent durablement d'un certain isolement, d'une pression administrative toujours plus forte, et d'un épuisement généralisé face aux mutations de leur secteur : demande de bio, de circuits courts, souci du bien-être animal... à l'opposé des exigences de production intensive en vigueur auparavant. Dans cette société en mutation, les agriculteurs dénoncent aussi un « agribashing » assez récent. Ils se voient accusés de tous les maux : pollution, pesticides, maltraitance animale, nuisances...

Le suicide des agriculteurs, « c'est un sujet tabou dont personne ne veut parler » assure Patrick Bougeard, président de l'association Solidarité Paysans, qui vient en aide aux agriculteurs en difficulté. « La MSA a mis en place un numéro d'appel d'urgence (Agri'écoute : 09 69 39 29 19), mais cela ne règle pas les problèmes. Il donne accès à des psychologues, alors qu'on est en face d'une mutation massive de tout un système de production », dénonce-t-il.
J. C. (avec AFP)

 

 
 

 

Macron se défend face à Greta Thunberg

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:42:56

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Macron se défend face à Greta Thunberg
 

 
C'est au micro d'Europe 1 qu'Emmanuel Macron s'est exprimé ce mardi après le discours de Greta Thunberg, lundi à la tribune de l'ONU, et sa plainte contre cinq pays dont la France à qui elle reproche son inaction en matière de lutte contre le réchauffement climatique. « Toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles. Mais il faut qu'elles se concentrent maintenant sur ceux qui sont le plus loin, ceux qui essaient de bloquer. Je n'ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd'hui, sont en train de bloquer », a affirmé le président français, qui parle de « positions très radicales » concernant la jeune Suédoise. « Comment osez-vous ? », avait dénoncé Greta Thunberg, la voix pleine de frustration et de colère. « Mon message est que je vais vous avoir à l'oeil », avant d'enchaîner, pleine d'émotions : « Je ne devrais pas être là, je devrais être à l'école, de l'autre côté de l'océan. Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. »

 

 
 

Aménagement EuroAirport Raccordement ferroviaire : une nouvelle étape

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:08:08

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Aménagement  EuroAirport
Aménagement EuroAirport Raccordement ferroviaire : une nouvelle étape
Une nouvelle étape vient de s'achever dans le projet de raccordement ferroviaire de l'EuroAirport avec la validation de la concertation publique. Place désormais à l'enquête publique avant les travaux, prévus entre 2024 et 2028.

 
Le projet de desserte ferroviaire de l'EuroAirport.
Un peu plus de 1 000 personnes ont participé d'une manière ou d'une autre au processus de concertation publique sur le projet de nouvelle liaison ferroviaire de l'EuroAirport, prévu à l'horizon 2028. Rappelons que ce projet vise à raccorder l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg au rail en construisant une desserte longue de 6 km en dérivation de la ligne existante (Mulhouse-Bâle), avec création d'une halte ferroviaire au pied de l'aéroport. Un projet qui pèse 250 millions d'euros HT et proposera une desserte ferroviaire de l'EuroAirport à raison de deux trains par heure et par sens sur la ligne Strasbourg-Mulhouse-Bâle, autant sur la ligne Mulhouse-Liestal, et encore le même cadencement sur la ligne EuroAirport-Laufon.
75 % de contributions favorables

Le bilan de la concertation vient d'être rendu public sur le site www.eapbyrail.org. Ses organisateurs, SNCF Réseau et l'EuroAirport, en déduisent une majorité de soutiens au profit de ce projet (avec 75  % de contributions favorables), et la nécessité de porter une attention particulière à la problématique des nuisances sonores, en particulier à Saint-Louis, puisque la nouvelle desserte se traduira par une augmentation du trafic ferroviaire estimé à une centaine de trains supplémentaires par jour, intra-muros.

L'étude acoustique initiale a d'ailleurs été approfondie. L'interface entre la desserte et les projets locaux soutenus par Saint-Louis Agglomération, un temps défavorable au projet présenté (mais favorable au principe), a également nécessité des démarches complémentaires. Dans leurs conclusions, les autorités organisatrices s'engagent à prendre en compte au mieux les interpellations des uns et des autres. Sachant qu'elles comptent notamment sur la modernisation du matériel roulant pour obtenir une réduction des nuisances, ce qui ne sera pas de leur ressort.

Le bilan disponible sur internet liste les principales problématiques traitées et les réponses apportées par les autorités organisatrices. Prochaines étapes : l'enquête publique et l'étude d'impact l'an prochain, puis le lancement des travaux en 2024 si tous les feux, notamment le financement, sont au vert.
J.-F. OTT

 

 
 

 

Euroairport Raccordement ferroviaire : une nouvelle étape

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:37:38

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Euroairport Raccordement ferroviaire : une nouvelle étape
 

 
Le projet de desserte ferroviaire de l'EuroAirport. DR
Un peu plus de 1 000 personnes ont participé d'une manière ou d'une autre au processus de concertation publique sur le projet de nouvelle liaison ferroviaire de l'EuroAirport, prévu à l'horizon 2028. Rappelons que ce projet vise à raccorder l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg au rail en construisant une desserte longue de 6 km en dérivation de la ligne existante (Mulhouse-Bâle), avec création d'une halte ferroviaire au pied de l'aéroport. Un projet qui pèse 250 millions d'euros HT et proposera une desserte ferroviaire de l'EuroAirport à raison de deux trains par heure et par sens sur la ligne Strasbourg-Mulhouse-Bâle, autant sur la ligne Mulhouse-Liestal, et encore le même cadencement sur la ligne EuroAirport-Laufon.
75 % de contributions favorables

Le bilan de la concertation vient d'être rendu public sur le site www.eapbyrail.org. Ses organisateurs, SNCF Réseau et l'EuroAirport, en déduisent une majorité de soutiens au profit de ce projet (avec 75  % de contributions favorables), et la nécessité de porter une attention particulière à la problématique des nuisances sonores, en particulier à Saint-Louis, puisque la nouvelle desserte se traduira par une augmentation du trafic ferroviaire estimé à une centaine de trains supplémentaires par jour, intra-muros.

L'étude acoustique initiale a d'ailleurs été approfondie. L'interface entre la desserte et les projets locaux soutenus par Saint-Louis Agglomération, un temps défavorable au projet présenté (mais favorable au principe), a également nécessité des démarches complémentaires. Dans leurs conclusions, les autorités organisatrices s'engagent à prendre en compte au mieux les interpellations des uns et des autres. Sachant qu'elles comptent notamment sur la modernisation du matériel roulant pour obtenir une réduction des nuisances, ce qui ne sera pas de leur ressort.

Le bilan disponible sur internet liste les principales problématiques traitées et les réponses apportées par les autorités organisatrices. Prochaines étapes : l'enquête publique et l'étude d'impact l'an prochain, puis le lancement des travaux en 2024 si tous les feux, notamment le financement, sont au vert.
Jean-François OTT

 

 
 

Transition écologique Emmanuelle Wargon en Alsace ce jeudi

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:22:10

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Transition écologique Emmanuelle Wargon en Alsace ce jeudi
 

 
La secrétaire d'État entre Gérard Hug, président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, et François de Rugy, le 1er février dernier à Volgelsheim. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, se rendra dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin ce jeudi 26 septembre. Dans la matinée, elle présidera, à Colmar, une réunion du comité de pilotage pour l'avenir du territoire de Fessenheim. Rappelons que ce projet de territoire a été élaboré, au cours de l'année 2018, par les collectivités, les acteurs économiques, les associations, les partenaires sociaux, et les services de l'État. Il a été signé le 1er février dernier.

L'après-midi, la secrétaire d'État se rendra à Strasbourg, pour un point d'étape de son « Tour de France pour la rénovation du bâtiment ». Elle rencontrera notamment les acteurs engagés dans la rénovation énergétique des bâtiments, en présence de Jean Rottner, président de la région Grand Est, au Wacken.

 

 
 

Le Bâtiment victime de l'attentisme préélectoral

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:30:29

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Le Bâtiment victime de l'attentisme préélectoral
 

 
Grégory Monod, le président national de la Fédération française du bâtiment, Pascal Herth, président de la FFB 68 et Étienne Barilley, président de la Fédération du BTP 68. Photo L'Alsace/É.C.
Constructeurs, promoteurs immobiliers et lotisseurs de toute l'Alsace se sont réunis, ce mardi matin, à la Maison du bâtiment de Mulhouse pour leur rencontre régionale. Une matinée à laquelle ont également participé des représentants de tout l'« écosystème » : élus locaux des deux départements, représentants de banques, du secteur de l'urbanisme ou d'entreprises de matériaux. Sans être morose, le climat général n'est pas non plus au beau fixe. « Aujourd'hui, le marché se maintient, sans plus. Ce ne sont pas les années catastrophiques d'après-crise mais la période n'est pas extraordinaire non plus », remarque Pascal Herth, président de la Fédération française du bâtiment (FFB) 68.
« Un temps mort »

Et de citer quelques statistiques pour 2018 : 7 522 logements ont été construits dans le Bas-Rhin (dont 4 884 appartements, 1 608 maisons en zone d'habitat diffus, hors lotissement notamment, et 1 030 en zone d'habitat groupé). Dans le Haut-Rhin, les chiffres sont respectivement de 4 101 logements, 1 275 maisons en habitat diffus, 524 en habitat groupé et 2 302 appartements.

« Cette situation est paradoxale car les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi bas. Or, on n'explose pas les scores en termes de construction », complète Grégory Monod, le président national de la FFB. Parmi les explications qu'il avance : le contexte pré-électoral, à six mois des municipales. « Nous sommes dans un temps mort. Qui commence d'ailleurs à durer, ce qui est complexe pour certaines entreprises. Des élus nous disent : retardez les constructions, je ne veux pas voir de grues dans ma commune avant les élections. »
Litiges en diminution

La profusion des réglementations est aussi un frein, selon les professionnels. « L'Europe, c'est très bien. Les normes c'est parfait. Faire un effort pour la planète, OK... Mais nous disons : laissez-nous souffler un peu. Laissons passer les municipales et repensons, par exemple, les zonages territoriaux en matière de construction de manière intelligente et locale. Les décisions générales imposées par l'État ne sont pas forcément l'idéal partout. »

Le secteur est aussi las d'être pointé du doigt. « Nous ne sommes pas de vilains constructeurs et promoteurs responsables de l'étalement urbain... Notre vocation n'est pas de passer dans l'émission de Julien Courbet ! », complète Pascal Herth. « Nous sommes des professionnels structurés et organisés. Notre but est que les maisons des clients soient livrées dans les délais. » Celui-ci indique d'ailleurs que « parce que nous faisons signer des contrats de construction, les litiges sont en très grande diminution. Et les rares contentieux restants ne sont souvent pas le fait de professionnels de nos fédérations ».
Un secteur qui embauche

Eric Barilley, le président de la fédération du BTP 68, rappelle quant à lui que « le Bâtiment est un secteur qui crée des emplois, dans toutes les catégories ». Et Grégory Monod d'enchaîner : « Nous sommes des acteurs incontournables et nous sommes conscients des enjeux sociétaux et énergétiques sur lesquels nous souhaitons peser. Comment nous allons construire demain, comment nous allons reconvertir les matériaux, comment nous allons réhabiliter : nous nous préparons dès à présent à répondre à ces questions. »
Édouard COUSIN

 

 
 

Pays Rhin-Brisach Le projet de production d'énergie citoyenne sur la bonne voie

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:46:43

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Pays Rhin-Brisach Le projet de production d'énergie citoyenne sur la bonne voie
 

 
L'église d'Artzenheim figure parmi les bâtiments répertoriés présentant un bon potentiel pour développer le photovoltaïque. DR
En germe depuis l'hiver dernier, le projet d'énergie renouvelable citoyenne porté par la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach a franchi une nouvelle étape ce lundi 23 septembre à l'occasion d'une réunion qui a rassemblé à Kunheim une trentaine de personnes, élus, citoyens et quelques chefs d'entreprise. À l'initiative de la démarche, le maire de la commune, Éric Scheer, s'est félicité que l'assistance soit composée en majorité de citoyens. « Cela me rassure, l'objectif est que ce soit eux qui s'emparent du projet et qu'ils soient pleinement associés à sa gouvernance. »

« Les structures de production citoyenne d'énergie renouvelable pullulent en Allemagne, l'engouement est très fort, nous avons le même soleil, nous sommes aussi bons qu'eux, il n'y a pas de raison que nous ne réussissions pas ce challenge ! », a ajouté Gérard Hug, président de la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach.

Le toit du hall des sports de Biesheim compte une surface utile de 1 500 m², soit un potentiel de 260 KWc. Son toit pourrait accueillir 880 panneaux photovoltaïques. DR

Depuis la délibération prise par le conseil communautaire, fin mars, afin de valider le principe du financement d'un accompagnement par l'association Alter Alsace Énergies, un début d'inventaire a été dressé afin d'identifier les toits de bâtiments publics communaux les plus à même d'accueillir des installations photovoltaïques, pour l'instant dans six communes du territoire (Biesheim, Kunheim, Volgelsheim, Rumersheim-le-Haut, Balgau et Artzenheim).
«Un potentiel de 6 000 panneaux»

Conseiller en énergie partagée, Pierre-Jean Cholley a repéré une quarantaine de bâtiments représentant une surface de toiture totale de 17 800 m², soit une surface de toiture utile de 10 200 m². « Cela représente un potentiel de 6 000 panneaux, un potentiel en puissance installée de 1 800 KWc (kilowatt crête) et une production annuelle de 1 800 000 kWh. » L'inventaire répertorie des bâtiments sportifs, des groupes scolaires, des ateliers municipaux, musée, médiathèques, mairies, dépôts d'incendie, etc. « Il faut des toitures "simples", sans complexité ni fantaisie architecturale, bien exposées et structurellement solides. Une VMC sur un toit, un puits de lumière, par exemple, constituent des obstacles. »
« Une personne = une voix » ?

Si une cinquantaine d'habitants du territoire ont participé à une réunion publique d'information le 25 juin, une trentaine ont signifié leur volonté de s'inscrire durablement dans le projet et d'autres encore ont indiqué qu'ils étaient prêts à y investir de l'argent.

La salle des fêtes de Rumersheim-le-Haut. « Il faut des toitures "simples", sans complexité ni fantaisie architecturale, bien exposées et structurellement solides. Une VMC sur un toit, un puits de lumière, par exemple, constituent des obstacles. » DR

Dans cette phase d'émergence, le type de société de production d'énergie renouvelable n'a pas encore été choisi. « Plusieurs questions se posent », explique le conseiller en énergie partagée : « Qui décide, quel type de gouvernance ? Qui met de l'argent, par qui est abondé le capital ? Uniquement des citoyens et des collectivités ? Faut-il y intégrer des entreprises ? On peut décider que les bénéfices soient redistribués sous forme de dividendes aux sociétaires ou qu'ils soient réinjectés dans de nouveaux projets. Il faut aussi trancher et décider si, comme dans le modèle coopératif, une personne = une voix ou si, au contraire, une action = une voix. Mais l'idée est tout de même de fonctionner de manière coopérative et non selon un modèle sociétaire pur et dur. Il y a autant de projets que de modèles possibles, peut-être créerons-nous un modèle unique qui ne sera pas du tout basé sur un modèle déjà existant... »

La salle des fêtes d'Artzenheim figure parmi les 17 800 m² de toiture de l'inventaire réalisé par la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach pour son projet d'énergie renouvelable citoyenne. DR

Dans le projet actuel, il est prévu que 100 % de l'énergie produite soit réinjectée dans le réseau au tarif de rachat fixé par la Commission de régulation de l'énergie. « Nous avons aussi exploré la piste pour de l'autoconsommation collective, mais cela reste compliqué pour l'instant. Nous voulons commencer par des projets simples, des unités se situant sous les 100 KWc, dont le coût devrait se situer aux alentours de 80 000 EUR. » D'autres formes d'énergie, comme la méthanisation, ne sont pas encore à l'ordre du jour, mais « le territoire présente un bon potentiel, ça pourrait venir plus tard ».

Les premières installations de panneaux photovoltaïques devraient voir le jour fin 2020- début 2021.
Véronique BERKANI

L'école Jules Verne de Kunheim. À l'initiative du projet de production d'énergie citoyenne, le maire de Kunheim, Éric Scheer, souhaite que les citoyens s'en emparent et soient pleinement associés à sa gouvernance. DR
SE RENSEIGNER La prochaine réunion sera consacrée aux aspects juridiques du projet (rédaction de statuts), le 7 octobre à 19 h, à la Communauté de communes Pays Rhin-Brisach, 16 rue de Neuf-Brisach à Volgelsheim. Une visite de site, probablement en Allemagne (Emmendingen ou Denzlingen) aura lieu le 19 octobre. Les personnes souhaitant participer à la démarche peuvent joindre Pierre-Jean Cholley : 03.89.72.47.93, pierre-jean.cholley@paysrhinbrisach

Les ateliers municipaux de Volgelsheim figurent également dans l'inventaire dressé afin d'identifier les toits de bâtiments publics communaux les plus à même d'accueillir des installations photovoltaïques. DR

Le toit de l'ancien presbytère d'Artzenheim est également pressenti pour supporter des panneaux photovoltaïques. DR

 

 

 
 

Transport Soléa : Chauffeurs et usagers en colère contre le nouveau réseau de bus

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:14:39

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Transport  Soléa
Transport Soléa : Chauffeurs et usagers en colère contre le nouveau réseau de bus
Le nouveau réseau de bus mis en place le 2 septembre fait sérieusement grincer les conducteurs, via la voix de la CFTC. Des usagers râlent aussi. En accusation : le manque de bus qui engendre des retards aux arrêts. Essayons d'y voir clair avant des premières mesures à la Toussaint.

 
Le quartier Gare est montré du doigt par les utilisateurs. Les bus sont bondés, plus qu'avant...
Précisons un point : lors d'un nouveau plan de circulation, il y a les usagers qui sont gagnants et ceux qui sont perdants. Et forcément, ceux qui râlent sont... les perdants. Exemple, avec cette habitante du quartier du Hasenrain. « Avant je prenais le 15 et je mettais 10 minutes pour me rendre au centre-ville, Porte Jeune. Aujourd'hui, je dois prendre le 10, descendre à la gare SNCF et prendre le tram. Je double mon temps de trajet. Mais si tout fonctionnait, je ne dirais rien. Sauf qu'avec ce nouveau plan de circulation, les bus sont très souvent en retard. L'autre jour, celui de 37 est arrivé à 45. Puis on s'est fait contrôler, à l'arrêt, puis les contrôleurs ont papoté avec le chauffeur. Bilan, 20 minutes de retard ! »
« C'est la cata ! »

Un autre utilisateur nous explique qu'un chauffeur a carrément « sauté » un arrêt au Drouot pour rattraper son retard, laissant sa famille franchement abasourdie au moment de descendre.

À la CFTC, un des trois syndicats représentatifs chez Soléa, on a une réponse rapide. « Ce nouveau plan de circulation, c'est la cata, assure Amor Ben M'Barek, chauffeur et délégué CFTC. Ce qui est catastrophique, ce sont les fréquences. Elles sont intenables, en particulier sur la C5 (NDLR : la fameuse ligne Chrono qui fait le tour de la ville). Nos temps de repos sont bouffés par le retard. On n'arrive pas à tenir les horaires, en particulier en heure de pointe. » Hervé Matter confirme : « Des clients sont mécontents, les conducteurs roulent avec des bus surchargés, des temps de parcours sont raccourcis. Les conducteurs n'en peuvent plus et les clients sont excédés. »

Soléa responsable ? Comme pour le problème de l'arrêt Haut-Point à Riedisheim (DNA du 3 septembre), la vérité se trouve ailleurs. Et plutôt du côté de m2A qui a demandé à son transporteur Transdev d'économiser peu ou prou deux millions d'euros par an. Donc le nombre de lignes est passé de 16 à 13 et, selon le syndicat CFTC « on a tendu les temps de trajet et ça ne passe pas. Surtout, on manque de véhicules sur les lignes. On est au taquet. Il faut savoir que quand un véhicule a trop de retard sur son horaire, on injecte un nouveau bus. » Conclusion du délégué CFTC : « Il faut rajouter du temps de parcours et réinjecter des véhicules dans le réseau ». Bref, dépenser plus, ce qui est incompatible avec les objectifs fixés par m2A à Transdev (donc Soléa).

« C'est vraiment compliqué. Je n'aimerais pas passer pour une vieille râleuse mais avant, j'avais toujours une place assise. Depuis le 2 septembre, les bus sont bondés, en retard, en particulier dans le secteur de la gare », confirme notre abonnée Soléa. D'après la CFTC, des ajustements doivent se faire après les vacances de la Toussaint. « Actuellement, on nous écoute mais on ne nous entend pas », précise Amor Ben M'Barek.
Premières réponses pour les vacances de la Toussaint

Guillaume Aribaud le directeur de Soléa réagit à ces remontées du terrain. « On est dans le dialogue et on a pour objectif d'avancer rapidement sur les problèmes qui remontent du terrain. Ce nouveau réseau, c'est un véritable défi. Nos équipes ont fait un travail incroyable. Mais il faut séparer ce qui est structurel et conjoncturel. On est fortement impacté par les travaux rue Josué-Hofer à Mulhouse, à Pfastatt, et même sur l'autoroute car ces travaux densifient le trafic en centre-ville. La C5 est clairement impactée par les travaux. Sur la C7, on a déjà réinjecté deux courses (NDLR : deux bus de plus). »

Le réseau a maintenant trois semaines. C'est beaucoup pour les utilisateurs qui râlent, et peu pour le faire évoluer. « Mais on va avancer rapidement et apporter des premières réponses pour les vacances de la Toussaint », poursuit Guillaume Aribaud. À Riedisheim, la navette toutes les heures à l'arrêt Haut-Point va fonctionner début octobre, pour 15 jours de test. Affaire à suivre...
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Horbourg-Wihr Transport : Une enquête, des bouchons

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 05:58:50

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Horbourg-Wihr Transport
Horbourg-Wihr Transport : Une enquête, des bouchons
Une enquête de terrain (et sur le net) est en cours sur le projet de liaison ferroviaire entre Colmar et Fribourg. Son objectif : sonder les usagers de la route sur leur intérêt ou non d'utiliser cette possible future ligne.

 
Hier à Horbourg-Wihr, les enquêteurs d'Alyce étaient sur le terrain.
Les personnes recrutées par Alyce, société spécialisée dans le recueil de données, ont dû essuyer quelques coups de klaxons samedi et hier, lorsqu'elles ont ralenti la circulation, pour le bien de leur enquête. Présentes sur la RD 13 (route menant à Sundhoffen), sur la RD 415 (départementale vers Andolsheim puis Neuf-Brisach), dans le centre de Horbourg-Wihr et au niveau du franchissement du Rhin, elles ont sollicité les conducteurs qui le souhaitaient sur leurs déplacements entre la France et l'Allemagne notamment.

« C'est une enquête d'utilité publique qui génère quelques mécontentements », reconnaît Marwan Chehimi d'Alyce. « Nous avions déjà enquêté en août ». Comme le souligne le document que distribuent les sondeurs aux automobilistes, l'enquête a pour objectif « d'approfondir les études en cours sur l'opportunité de créer une liaison ferroviaire entre Colmar et Fribourg ». Au-delà des quelques questions posées par le personnel d'Alyce, les usagers sont invités à remplir un questionnaire sur internet (*). Suivant le lieu de résidence, la destination, la fréquence des trajets, le prix, Alyce propose des variantes, prenant en compte l'existence d'une ligne ferroviaire Colmar/Fribourg.
Baisse de 5 000 véhicules sur la RD 415

Financée par de nombreuses collectivités (dont la Région Grand Est, le département du Haut-Rhin et la région du Bade-Wurtemberg), l'étude complétera les précédentes sur ce dossier dont celle, technique, qui avait été rendue en mars dernier. Elle indiquait notamment que le potentiel de voyageurs oscillait entre 3 490 et 5 880 (par jour, aller-retour) et que la création de cette ligne permettrait de baisser le nombre de véhicules empruntant la RD 415 de 16 à 11 000 par jour.

L'étude estimait par ailleurs le coût du projet entre 230 et 275 MEUR suivant les options retenues. Comme le soulignait en mars la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, cette liaison ferroviaire est « stratégique » car elle permettrait de régler en partie le problème d'entrée et de sortie de ville à Colmar et à Horbourg-Wihr.

Les études préliminaires doivent se terminer fin 2020. Les travaux pourraient débuter en 2027 avant une ouverture de la ligne deux ans plus tard.
N.R. (*) www.survey-colmar-fribourg.alyce.fr

(*) www.survey-colmar-fribourg.alyce.fr

 
 

 

Horbourg-Wihr Une enquête, des bouchons

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 05:57:06

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Horbourg-Wihr Une enquête, des bouchons
 

 
Hier à Horbourg-Wihr, les enquêteurs d'Alyce étaient sur le terrain. Photo DNA /Betty HEGY
Les personnes recrutées par Alyce, société spécialisée dans le recueil de données, ont dû essuyer quelques coups de klaxons samedi et hier, lorsqu'elles ont ralenti la circulation, pour le bien de leur enquête. Présentes sur la RD 13 (route menant à Sundhoffen), sur la RD 415 (départementale vers Andolsheim puis Neuf-Brisach), dans le centre de Horbourg-Wihr et au niveau du franchissement du Rhin, elles ont sollicité les conducteurs qui le souhaitaient sur leurs déplacements entre la France et l'Allemagne notamment.

« C'est une enquête d'utilité publique qui génère quelques mécontentements », reconnaît Marwan Chehimi d'Alyce. « Nous avions déjà enquêté en août ». Comme le souligne le document que distribuent les sondeurs aux automobilistes, l'enquête a pour objectif « d'approfondir les études en cours sur l'opportunité de créer une liaison ferroviaire entre Colmar et Fribourg ». Au-delà des quelques questions posées par le personnel d'Alyce, les usagers sont invités à remplir un questionnaire sur internet (*). Suivant le lieu de résidence, la destination, la fréquence des trajets, le prix, Alyce propose des variantes, prenant en compte l'existence d'une ligne ferroviaire Colmar/Fribourg.
Baisse de 5 000 véhicules sur la RD 415

Financée par de nombreuses collectivités (dont la Région Grand Est, le département du Haut-Rhin et la région du Bade-Wurtemberg), l'étude complétera les précédentes sur ce dossier dont celle, technique, qui avait été rendue en mars dernier. Elle indiquait notamment que le potentiel de voyageurs oscillait entre 3 490 et 5 880 (par jour, aller-retour) et que la création de cette ligne permettrait de baisser le nombre de véhicules empruntant la RD 415 de 16 à 11 000 par jour.

L'étude estimait par ailleurs le coût du projet entre 230 et 275 MEUR suivant les options retenues. Comme le soulignait en mars la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, cette liaison ferroviaire est « stratégique » car elle permettrait de régler en partie le problème d'entrée et de sortie de ville à Colmar et à Horbourg-Wihr.

Les études préliminaires doivent se terminer fin 2020. Les travaux pourraient débuter en 2027 avant une ouverture de la ligne deux ans plus tard.
N.R. (*) www.survey-colmar-fribourg.alyce.fr

 

 
 

Guebwiller Festival Bilingo : Albert Schweitzer, superstar

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:23:22

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Guebwiller Festival Bilingo
Guebwiller Festival Bilingo : Albert Schweitzer, superstar
La 14 e édition du festival franco-allemand Bilingo se déroulera jusqu'au 8 novembre à Guebwiller. Des rencontres et des animations pour les scolaires et le grand public permettront de mettre en valeur l'héritage d'Albert Schweitzer.

 
Pour sa 14e édition, Bilingo, le festival franco-allemand de Guebwiller, met Albert Schweitzer à l'honneur.
Après deux années passées à explorer l'oeuvre de Tomi Ungerer, Bilingo, le festival franco-allemand de Guebwiller, sera consacré à la vie et à l'oeuvre d'Albert Schweitzer, « un personnage peu connu de la jeune génération », comme le constate Thierry Mechler, adjoint au maire de Guebwiller en charge de la culture. Et pourtant, le personnage a de quoi impressionner : médecin, pasteur, théologien, musicien, prix Nobel de la Paix... Ce citoyen du monde (comme il se définissait lui-même), fait vite l'unanimité. « Quand les jeunes, même les petits viennent au musée à Gunsbach, effectivement, peu le connaissent. Mais quand ils repartent, ils sont presque tous sous le charme. C'est un personnage attachant », précise Jenny Litzelmann, directrice de la Maison Albert Schweitzer.
La culture comme passerelle

Albert Schweitzer, c'est aussi une figure emblématique de l'humanisme rhénan, cher au maire de Guebwiller, Francis Kleitz, mais aussi à Jean-Paul Sorg, philosophe et spécialiste de Schweitzer. Un homme né allemand et profondément alsacien, nourri par deux langues et dont la pensée a été enrichie par cette double culture. « Partout on parle de l'importance du bilinguisme », rappelle Francis Kleitz. « Ce festival, qui mêle culture et éducation, le souligne. C'est une chance unique. Je souhaite qu'il prenne encore plus d'importance. »

Cette année, de nombreux rendez-vous sont donc mis en place, à destination des élèves (de la maternelle au lycée), mais aussi des seniors et du grand public. « La culture doit être une passerelle entre le français et l'allemand », explique Camille Carmona, chargée de mission Bilingo, qui espère que le programme permettra de « décomplexer » les participants et les encouragera à simplement s'exprimer en passant un bon moment.

Notons que cette année, la Michael-Friedrich-Wild Grundschule de Müllheim, qui a déjà développé un échange avec les classes bilingues de l'école Storck, est largement impliquée dans cette édition.
Pour les maternelles

Lili Terrana, artiste fidèle du festival, sera de retour à Guebwiller et va accompagner les plus petits dans la création d'un imagier plurilingue (français, allemand, alsacien). Il sera consacré aux animaux de la forêt tropicale du Gabon qui entouraient Albert Schweitzer dans son quotidien à Lambaréné. Cet imagier sera imprimé sur du papier à base d'herbe et distribué à la fin de l'année scolaire.

L'artiste plasticienne Lili Terrana fait réaliser des tableaux aux petits avec des objets de récupération. Photographiés et assemblés, ces travaux formeront un livret multilingue.  Archives L'Alsace

Dans d'autres classes, c'est Aurélie Schmitt, art thérapeute, qui interviendra dans les classes pour confectionner avec les enfants des masques inspirés des masques gabonais. Outre le travail créatif, les enfants donneront vie à leur création sur une chorégraphie rythmée, présentée le 8 novembre, à la salle 1860.
Pour les élémentaires

Les artistes du BAAL Novo vont proposer aux écoliers des ateliers théâtre autour de l'album Victoire à Lambaréné , de Kevan. Une manière très participative de découvrir Albert Schweitzer. Les ateliers auront lieu dans les écoles.

Le 17 octobre, en revanche, une partie des élèves bilingues de l'école Storck rejoindront l'école de Mülheim. Pour ce Bilingo hors les murs et outre-Rhin, le BAAL Novo proposera un atelier théâtre autour du même album (avec une restitution en fin de journée) et un atelier de premiers secours en allemand, à l'initiative de l'école allemande, en partenariat avec la Deutsches Rotes Kreuz. En projet : un portrait géant d'Albert Schweitzer en noir et blanc, colorisé avec des pansements aux couleurs de la France et de l'Allemagne...
Pour les collégiens

François Haggenmuller, percussionniste au sein du Baka Trio, et Octave Moritz, trompettiste, vont proposer des ateliers d'écriture et de composition musicale autour d'une citation de Schweitzer : « Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. » Les élèves vont rechercher des expressions en français et en allemand, ainsi que des sons et des musiques, qui serviront de base à la création. Ce travail sera présenté lors de la restitution, le 8 novembre, à la salle 1860.
Pour les lycéens

Jean-Paul Sorg, philosophe et spécialiste d'Albert Schweitzer, animera un café-philo avec Jenny Litzelmann, directrice de la Maison Albert Schweitzer de Gunsbach. Archives L'Alsace  

Les plus grands se verront proposer un café-philo bilingue, un temps de discussions ouvertes sur deux questions : « Qu'est-ce qu'un grand homme ? » et « A quoi nous engage le principe de respect de la vie ? ». Ces cafés seront animés par Jean-Paul Sorg et Jenny Litzelmann ; ils se dérouleront au caveau des Dominicains à Guebwiller. Jean-Paul Sorg, qui est membre de l'AISL (l'Association internationale pour l'oeuvre du docteur Schweitzer de Lambaréné) se propose également d'intervenir dans les lycées pour parler de la vie et de l'oeuvre d'Albert Schweitzer.
E.G. Renseignements et réservations au 03 89 76 80 61 et programme complet sur www.ville-guebwiller.fr

Renseignements et réservations au 03 89 76 80 61 et programme complet sur www.ville-guebwiller.fr

 
 

 

Viticulture Les partisans d'un rendement de 80 hl/ha défendent leur position

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:32:01

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Viticulture Les partisans d'un rendement de 80 hl/ha défendent leur position
 

 
Les vendanges sont à mi-parcours et le rendement n'est pas fixé. Photo DNA /Franck DELHOMME
Le vote massif de la base en faveur du maintien du rendement à 80 hl/ha, dans le vignoble alsacien, n'émane pas des seuls coopérateurs, mais des délégués des sous-régions, qui comptent également des viticulteurs manipulants, des apporteurs et des négociants. Dans un milieu cadenassé, certains ont accepté de s'exprimer sur ce niveau qu'ils revendiquent.
« L'Alsace ne sera jamais la Bourgogne »

« Mon entreprise est dans une dynamique commerciale, on fait beaucoup de salons et on vend à l'étranger. Les 65 hl/ha me pénaliseraient commercialement », argumente ainsi Philippe Steiner, vigneron indépendant à Herrlisheim-près-Colmar. Il se montre assez sceptique sur la corrélation entre baisse de rendements et valorisation du produit. « Il y a une dizaine d'années, on était encore à 80 hl/ha pour les vendanges tardives (VT) déclarés en AOC. Aujourd'hui, on est à 55 hl/ha, et le prix des VT n'a pas augmenté. Le problème, ce n'est pas la question des rendements, mais la lisibilité de l'offre alsacienne, de plus en plus compliquée ». Et d'ajouter : « On ne fera jamais de l'Alsace la Bourgogne. »

« Jamais on n'a fait les vendanges sans connaître le rendement », s'étonne Michel Froehlich, vigneron indépendant à Ostheim. Lui aussi souhaite que les 80 hectolitres soient maintenus, « au moins cette année, pour voir si la campagne marketing du Civa (Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace) donne des résultats. On sent un frémissement. Si les ventes sont en progression, pourquoi devrait-on baisser les rendements ? »

Le viticulteur a sorti sa calculette : en passant de 80 à 65 hl/ha, il faudrait, évalue-t-il, « augmenter le prix de la bouteille de 20 %, pour un tarif moyen de 8 euros ». Qui peut se le permettre ?

Avec le problème du vrac, des résiliations de contrats et des stocks en caves à la veille des vendanges, ce dossier a mis le vignoble sous tension. Pour résumer une situation en réalité plus complexe, il y a ceux qui estiment que, vu le niveau des ventes par rapport aux disponibilités, il faut réduire les volumes si on veut espérer mieux valoriser le vin d'Alsace ; et il y a ceux qui pensent que plus on limitera ces derniers, moins on vendra et moins on aura de chances de récupérer les parts de marchés perdues. Une reconquête qui prendra du temps.

Les coopératives se rangent plutôt dans la seconde catégorie. Elles représentent 50 % de la commercialisation des vins d'Alsace et elles vendent plus qu'elles ne produisent. Pour elles, pas question de baisser les rendements.
La coopération a augmenté de 500 ha ses achats de raisins

« Les caves investissent depuis longtemps dans une politique de marques, à l'export, et dans l'outil industriel. Dans ces conditions, il est normal d'avoir une vision à plus long terme sur la production », défend Pierre-Olivier Baffrey, président de la coopération viticole alsacienne.

« Cela fait des années, dit-il, qu'on veut régler une problématique commerciale par une baisse systématique des rendements, et ça ne marche pas ». La solution, estime-t-il, passe par « la construction ensemble d'une offre stable, en dépassant les intérêts individuels ».

Les marchés ayant horreur des à-coups de production, « il est important d'avoir un volume régulier de commercialisation, et de limiter les démarches spéculatives, comme il y en a eu sur le vrac, pour éviter les problèmes que rencontrent aujourd'hui certains viticulteurs dont les caves sont pleines ».
« Si l'Inao ne valide pas les 80 hl/ha, ce sera un déni de démocratie »

La coopération, souligne encore son représentant, a pris ses responsabilités en augmentant de près de 500 ha ses achats de raisins cette année. Et elle a proposé qu'il n'y ait pas de VCI (volume complémentaire individuel), la réserve qualitative utilisable en cas de coup dur au niveau de la récolte.

« C'est le vote à l'Ava et au comité régional de l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité) qui fait foi, conclut Pierre-Olivier Baffrey. Si l'Inao ne valide pas les 80 hl/ha, ce sera un déni de démocratie. »
Isabelle NASSOY

 

 
 

Colmar Conseil Municipal « Les nouveaux parkings répondent à un besoin »

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:10:28

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Colmar Conseil Municipal « Les nouveaux parkings

répondent à un besoin »
 

 
 

 

 

 

La Ville veut éviter à l'avenir que ces cours, situées rue Reubell et avenue Foch, continuent à être « utilisées à des fins de stationnement de manière intempestive et désordonnée ».
Certains avaient pris l'habitude de stationner de façon anarchique

« Les pistes cyclables peuvent elles aussi être considérées comme des endroits où on stationne de manière intempestive et désordonnée. Selon la même logique, il faut les transformer à leur tour en parkings ! » Frédéric Hilbert critique avec humour cette décision. L'élu Vert estime qu'il vaudrait mieux « encourager l'usage de ces cours pour la pratique sportive ». Caroline Sanchez, élue sur la même liste, regrette qu'il s'agisse d'« adopter un projet déjà réalisé ». Les habitants ont-ils été consultés ? interroge-t-elle.

Victorine Valentin aurait préféré, en guise de rotation, que la Ville instaure une zone bleue plutôt que du stationnement payant. « C'est assez régulier d'entendre parler de quelque chose par voie de presse (voir L'Alsace du 4 septembre) avant que la décision passe au conseil, regrette pour sa part, Tristan Denéchaud. D'après lui, cette mesure dénote un problème de lisibilité. « On passe de la gratuité à un tarif assez élevé. Cela devient de plus en plus compliqué de comprendre la politique de stationnement dans cette Ville »

La remarque de Frédéric Hilbert fait sourire le 1er adjoint Yves Hemedinger. « C'est bien de voir les choses comme cela ! » Plus sérieusement, il souligne que la municipalité a « constaté que certains avaient pris l'habitude de stationner de façon anarchique ». Il ajoute que les services de secours auraient difficilement pu intervenir en cas de problème. « Si les parkings sont utilisés, c'est qu'ils répondent à un besoin. Alors, pourquoi ne pas le transformer en parking ? On apporte un service supplémentaire en ajoutant 180 places de stationnement ». Pour lui, la consultation des habitants ne s'imposait pas, justement parce que ces nouveaux parkings offrent de nouvelles possibilités à ceux qui cherchent à se garer dans le secteur.

Le maire Gilbert Meyer renchérit. « La maison de retraite proche du gymnase Bartholdi attendait depuis longtemps de pouvoir disposer de sa cour. Pour celui de la Colmarienne aussi, c'était une demande des riverains ». Lors du vote, une élue, riveraine, s'exprime par procuration et s'oppose à la décision.

Les nouveaux parkings, situés en zone verte, seront équipés d'horodateurs. Leurs habitués pourront souscrire un abonnement de 20 EUR par mois, 50 EUR le trimestre.

« On n'est pas obligés d'encourager les enfants à devenir des crétins digitaux »

La proposition d'offrir une aide financière pour l'achat d'une tablette numérique aux écoliers de CP est également longuement débattue. La participation de la Ville s'élève à 120 EUR par tablette, soit un total de 13 694 EUR depuis le début de l'année. « On distribue des tablettes et on participe à la déconcentration de plus en plus grande des enfants. Leur réussite est de ce fait moins bonne », relève Frédéric Hilbert. L'adjointe Odile Uhlrich-Mallet trouve le « raccourci un peu facile ». À ses yeux, « les tablettes sont juste incontournables ».

Le premier magistrat en convient : « Tous les médecins dénoncent l'usage immodéré des tablettes ». Il considère cependant qu'il n'est pas du ressort des élus de s'immiscer dans la vie familiale. « Nous n'avons pas à dire aux parents ce qu'ils doivent faire vis-à-vis de leurs enfants ». Frédéric Hilbert insiste : « Vous savez très bien que si vous offrez une tablette, les enfants ne vont pas les utiliser pour faire leurs devoirs ». Il préférerait que ce matériel censé remplir une fonction pédagogique serve uniquement en classe. Victorine Valentin conteste elle aussi la décision de la Ville. « Je ne peux qu'abonder en ce sens. On n'est pas obligés d'encourager les enfants à utiliser des tablettes dès l'âge de 6 ans afin qu'il devienne des crétins digitaux ». À son avis, « l'argent de la Ville pourrait être mieux utilisé ».

Pour Cécile Striebig-Thevenin, « les tablettes ne sont pas forcément souhaitées par les enseignants. Il faut les recharger, les mettre à jour. C'est le choix des parents de voir comment les enfants vont s'en servir ».

Michelle FREUDENREICH

COLMAR conseil municipal : « Les nouveaux parkings répondent à un besoin »

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:20:22

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conseil municipal Stationnement payant dans les cours de gymnase, tablettes numériques...
COLMAR conseil municipal : « Les nouveaux parkings répondent à un besoin »
Lors de sa séance de lundi soir, le conseil municipal de Colmar a décidé de transformer les cours des gymnases Bartholdi et de la Colmarienne en aires de stationnement payantes. La mesure a suscité le débat.

 
Les automobilistes peuvent aussi se garer dans la cour du gymnase Bartholdi.
La Ville veut éviter à l'avenir que ces cours, situées rue Reubell et avenue Foch, continuent à être « utilisées à des fins de stationnement de manière intempestive et désordonnée ».

« Les pistes cyclables peuvent elles aussi être considérées comme des endroits où on stationne de manière intempestive et désordonnée. Selon la même logique, il faut les transformer à leur tour en parkings ! » Frédéric Hilbert critique avec humour cette décision. L'élu Vert estime qu'il vaudrait mieux « encourager l'usage de ces cours pour la pratique sportive ». Caroline Sanchez, élue sur la même liste, regrette qu'il s'agisse d'« adopter un projet déjà réalisé ». Les habitants ont-ils été consultés ? interroge-t-elle.
Certains avaient pris l'habitude de stationner de façon anarchique

Victorine Valentin aurait préféré, en guise de rotation, que la Ville instaure une zone bleue plutôt que du stationnement payant. « C'est assez régulier d'entendre parler de quelque chose par voie de presse [DNA du 4 septembre] avant que la décision passe au conseil », regrette pour sa part, Tristan Denéchaud. D'après lui, cette mesure dénote un problème de lisibilité. « On passe de la gratuité à un tarif assez élevé. Cela devient de plus en plus compliqué de comprendre la politique de stationnement dans cette ville. »

La remarque de Frédéric Hilbert fait sourire le premier adjoint Yves Hemedinger. « C'est bien de voir les choses comme cela ! » Plus sérieusement, il souligne que la municipalité a « constaté que certains avaient pris l'habitude de stationner de façon anarchique ». Il ajoute que les services de secours auraient difficilement pu intervenir en cas de problème. « Si ces cours sont utilisées, c'est qu'elles répondent à un besoin. Alors, pourquoi ne pas le transformer en parkings ? On apporte un service supplémentaire en ajoutant 180 places de stationnement ». Pour lui, la consultation des habitants ne s'imposait pas, justement parce que ces nouveaux parkings offrent de nouvelles possibilités à ceux qui cherchent à se garer dans le secteur.

Le maire Gilbert Meyer renchérit. « La maison de retraite proche du gymnase Bartholdi attendait depuis longtemps de pouvoir disposer de sa cour. Pour celui de la Colmarienne aussi, c'était une demande des riverains ». Lors du vote, une élue, riveraine, s'exprime par procuration et s'oppose à la décision.

Les nouveaux parkings, situés en zone verte, seront équipés d'horodateurs. Leurs habitués pourront souscrire un abonnement de 20 EUR par mois, 50 EUR le trimestre.
« On n'est pas obligés d'encourager les enfants à devenir des crétins digitaux »

La proposition d'offrir une aide financière pour l'achat d'une tablette numérique aux écoliers de CP est également longuement débattue. La participation de la Ville s'élève à 120 EUR par tablette, soit un total de 13 694 EUR depuis le début de l'année. « On distribue des tablettes et on participe à la déconcentration de plus en plus grande des enfants. Leur réussite est de ce fait moins bonne », relève Frédéric Hilbert. L'adjointe Odile Uhlrich-Mallet trouve le « raccourci un peu facile ». À ses yeux, « les tablettes sont juste incontournables ».

Le premier magistrat en convient : « Tous les médecins dénoncent l'usage immodéré des tablettes ». Il considère cependant qu'il n'est pas du ressort des élus de s'immiscer dans la vie familiale. « Nous n'avons pas à dire aux parents ce qu'ils doivent faire vis-à-vis de leurs enfants ». Frédéric Hilbert insiste : « Vous savez très bien que si vous offrez une tablette, les enfants ne vont pas les utiliser pour faire leurs devoirs ». Il préférerait que ce matériel censé remplir une fonction pédagogique serve uniquement en classe. Victorine Valentin conteste elle aussi la décision de la Ville. « Je ne peux qu'abonder en ce sens. On n'est pas obligés d'encourager les enfants à utiliser des tablettes dès l'âge de 6 ans afin qu'il devienne des crétins digitaux ». À son avis, « l'argent de la Ville pourrait être mieux utilisé ».

Pour Cécile Striebig-Thevenin, « les tablettes ne sont pas forcément souhaitées par les enseignants. Il faut les recharger, les mettre à jour. C'est le choix des parents de voir comment les enfants vont s'en servir ».
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Colmar Patrimoine Signature d'une convention de partenariat

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 05:59:59

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Colmar Patrimoine Signature d'une convention de partenariat
 

 
 
Accueillis par le premier magistrat Gilbert Meyer, entouré de quelques adjoints et conseillers, les membres de la fondation du patrimoine étaient représentés par la directrice générale Célia Vérot, le délégué régional Pierre Goetz, le délégué départemental Pierre Wick et plusieurs sociétaires.

Attachée à son somptueux cadre architectural et à la valorisation de ses trésors artistiques, la ville de Colmar a prévu de mener plusieurs projets de restauration à l'avenir. Elle souhaite y associer la fondation par un rapprochement, dont la première pierre est d'ores et déjà posée avec le projet des Dominicains. La ville de Colmar ambitionne de continuer à élever son niveau d'excellence pour continuer à attirer, surprendre et faire rêver.
Encourager le mécénat

Le projet des Dominicains dans sa double dimension architecturale et muséographique vise à la restauration et à la restructuration du monument où est installée la bibliothèque. L'ancien couvent des frères dominicains et son cloître datant du XIVe siècle, jumeau et géographiquement proche de celui des Unterlinden, sont classés aux monuments historiques. Le budget de cette opération est de plus de 17 millions d'euros.

La Ville pour mener à bien ce projet d'envergure espère y associer le plus grand nombre d'acteurs souhaitant participer à cet effort collectif. Notamment en associant leur nom à la préservation de ce patrimoine inestimable. Ainsi la signature de cette convention avec la fondation du patrimoine vise à encourager le mécénat afin de contribuer au financement du projet. Le rôle de la fondation sera de mettre à la disposition de la municipalité dans le cadre d'un partenariat ses outils et son savoir-faire dans la recherche de fonds privés. Le lancement des campagnes de collecte de dons connus sous le nom « crowdfunding » est un moyen privilégié de la fondation.
Neuf millions d'euros collectés depuis 2004

Ainsi chaque don est ciblé vers un projet identifié par le donateur, qui peut choisir la proximité et la préservation d'un héritage commun. Depuis 2004, la délégation Alsace a collecté plus de 9 millions d'euros directement affectés aux projets soutenus.

Dans son allocution, le maire après avoir remercié les membres de la fondation de leur présence, a qualifié ce projet des Dominicains d'exceptionnel, tout en rappelant les chantiers antérieurs. Il a souligné que les investissements représentent 580 euros par habitant, le double de la moyenne normale, sans toutefois impacter la fiscalité locale. Parmi les projets futurs, il a cité pour l'année prochaine des travaux de restauration concernant la collégiale et le Koïfhus.

 

 
 

Altkirch « Ma méthode est pragmatique »

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:13:28

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Altkirch « Ma méthode est pragmatique »
 

 
Un pôle de services à vocation scolaire et sociale va s'implanter à la rentrée 2020 dans la partie droite de l'ancienne école maternelle des Tilleuls. Photo DNA /N.B.-G.
En préambule à un ordre du jour qui comportait nombre de points techniques, Nicolas Jander, maire d'Altkirch, a tenu à rappeler « les lignes directrices » qui conduisent son action municipale. « Je ne suis naïf de rien, ma méthode est pragmatique. Je souhaite régler les problèmes durablement. Ne pas être en permanence dans la réaction mais dans l'anticipation. Il ne sert à rien de crier sans cesse à hue et à dia. Par contre, on peut faire en sorte de créer l'émulation autour de projets locaux qui, mis bout à bout, créent les conditions du nécessaire dynamisme dont doit faire preuve une ville comme Altkirch. Je crois en l'intelligence collective et je souhaite une démocratie participative encore renforcée à l'avenir avec un citoyen au coeur des décisions », a-t-il insisté. Tout en soulignant que cette méthode n'était pas synonyme d'immobilisme et que le maire « peut trancher dans le vif », citant les exemples de la fermeture de l'école maternelle des Tilleuls, de la création d'un parc public, de l'ouverture de la Maison des adolescents ou encore des décisions moins visibles concernant l'organisation des services municipaux.

La mise en oeuvre d'un contrat local de santé figure aussi parmi ces décisions avec une première réunion du groupe de travail, la semaine dernière, qui a rassemblé « une cinquantaine de professionnels de santé appelés à définir ce qu'il faut faire dans les trois ans qui viennent. Tous ont salué notre démarche et l'importance de se mettre autour de la table et définir concrètement ce que nous devons faire pour maintenir et améliorer l'offre de soins, le parcours de soins et les actions de prévention ».
« Un signal fort » de la part du Dr Jean Rottner

Sur ce thème de la santé, Nicolas Jander a laissé transparaître son agacement quant au « discours » ambiant : « Altkirch n'est pas un désert médical [deux médecins généralistes se sont installés cette année, a-t-il été rappelé lors de la réunion publique « Altkirch 2030 »] et l'hôpital Saint-Morand n'est pas fini, je veux désormais qu'on en parle de manière positive ! », a-t-il asséné.

Il a salué l'initiative de Jean Rottner, président du conseil régional du Grand Est, président du conseil de surveillance du Groupement hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA), médecin urgentiste de profession, qui a décidé de rejoindre temporairement l'équipe des urgences de l'hôpital de Mulhouse. « C'est un signal fort de sa part. En tant que président du conseil de surveillance, il s'était engagé à maintenir le service d'accueil des urgences à Altkirch, cette question est intimement liée à celle de Mulhouse et durant ces trois mois, il aura les mains dans le cambouis pour donner aux services d'urgences du Sud Alsace le nouveau souffle dont ils ont besoin. Je veux officiellement l'en remercier ici. Alors, avec le sens des responsabilités auquel je suis attaché, j'aurai prochainement à prendre position sur ce que je considère comme étant la seule hypothèse permettant de pérenniser pour longtemps notre service d'accueil des urgences à Altkirch », a déclaré le maire.

Au chapitre de la démocratie participative, il a rappelé les prochains rendez-vous fixés à la population : le 10 octobre à 19 h à la Halle au blé pour traiter de la question de la circulation et du stationnement avec la présentation des conclusions du cabinet Item et fin octobre, l'organisation de deux ateliers de travail : l'un sur la création d'un parcours piéton autour de la ceinture verte du centre historique, l'autre sur la création de pistes cyclables. « Nous ne pouvons nous permettre aucune tergiversation, ni temps mort », a-t-il conclu sous les applaudissements de ses colistiers.
560 000 euros pourle pôle de servicesaux Tilleuls

Passant à l'ordre du jour, le conseil s'est penché sur le projet de transformation de l'ancienne école maternelle des Tilleuls en pôle de services à vocation scolaire et sociale, « pour ce qui concerne la partie droite du bâtiment lorsqu'on se trouve devant l'entrée ». En effet, ce nouveau pôle n'occupera qu'une partie du bâtiment, soit environ 300 m². Il accueillera la Maison des adolescents (MDA) qui ouvre ce jour provisoirement à l'ancien tribunal, le centre médico-scolaire (CMS) actuellement implanté au collège, le centre d'information et d'orientation (CIO), situé au Quartier Plessier et « excentré par rapport aux établissements scolaires », et l'association Femmes en détresse ainsi que d'autres associations, en fonction des créneaux horaires disponibles. Ces espaces seront gérés par le service social de la commune.

Le conseil a approuvé à l'unanimité le bilan prévisionnel de cette tranche ferme de travaux, le chantier devant être impérativement terminé pour la rentrée de septembre 2020. Il s'élève à 560 000 EUR hors taxes, toutes dépenses confondues, maîtrise d'oeuvre et travaux.

Le projet de transformation compte aussi une tranche conditionnelle pour le reste du bâtiment, soit 430 m². Le coût prévisionnel est estimé à 806 000 EUR hors taxes, toutes dépenses confondues, sachant néanmoins qu'aucun aménagement n'a été pensé. Au vu des nombreuses demandes associatives de locaux, « des pistes de réflexion sont ouvertes ». Des financements de l'État, de la Région, du Département et de l'Europe (fonds Leader) sont attendus. Fabien Itty, conseiller municipal, a donné la bonne nouvelle finale : une aide initialement refusée par la Caisse d'allocations familiales (Caf) pour le projet de pôle de services a finalement été accordée « à hauteur de 100 000 EUR ».
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

Volgelsheim École élémentaire Charles-Perrault

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 05:58:39

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Volgelsheim École élémentaire Charles-Perrault
 

 
 
Après avoir joué La belle au bois dormant pendant de longs mois, l'école élémentaire Charles-Perrault de Volgelsheim s'est réveillée dans ses nouveaux locaux début septembre pour accueillir les écoliers. Il faut croire aux contes de fées, car les différents corps de métier ont certainement dû revêtir les bottes de sept lieues pour réussir à achever les importants travaux de rénovation en moins d'une année.

C'est samedi matin 21 septembre, sous son vaste préau agrémenté de vitraux évoquant les fameuses histoires de l'auteur des Contes de ma mère l'Oye que les locaux flambant neufs ont été inaugurés par le maire, Philippe Mas, en présence de Nejla Brandalise, conseillère régionale, du député Éric Straumann, de Gérard Hug président de la Communauté de communes Pays Rhin-Brisach (CCPRB), de Fabienne Schlund inspectrice de l'Éducation nationale. Ces derniers ont tour à tour pris la parole après l'intervention du premier magistrat de Volgelsheim, ainsi que Christian Zimmermann, conseiller régional, Benoit Schnell directeur général de Vialis, Fabien Strack architecte concepteur de ce projet, et Sabrina Bettannier, directrice de l'établissement.

Philippe Mas a rappelé que ce projet « a pu être mené à terme grâce au travail continu de [son] adjoint, Roger Perrin, pour la partie technique, secondé par Vincent Lachmann, technicien et [son] autre adjointe Patricia Fidon, qui a organisé le transfert des écoliers concernés vers les autres écoles communales, ainsi que le déménagement et l'emménagement du matériel».
Nombreuses subventions

Le bâtiment datant de 1974, il était nécessaire de réaliser des diagnostics amiante et plomb, et d'engager les travaux en conséquence (isolation extérieure, nouvelles fenêtres pour assurer une étanchéité aux normes, gros oeuvre, menuiserie, plâtrerie, sanitaire, électricité, peinture, carrelage, revêtement de sol, etc.)

De nombreuses subventions ont alimenté le financement de cet important chantier : Le fonds européen Feder 161 352 EUR, la dotation de soutien a l'investissement (DSI) 125 000 EUR, la CCPRB 111 804 EUR, la subvention régionale pour l'isolation des bâtiments existants : 69 140 EUR et Vialis, dans le cadre des certificats d'économie d'énergie pour 16 706 EUR.

Avec le fonds de compensation pour la TVA (FCTVA), les soutiens financiers représentent plus d'un million d'euros pour un coût total de travaux 1 883 469 EUR. Cette manne financière a permis d'investir dans du mobilier neuf et des supports informatiques et pédagogiques pour un montant total de 92 000 EUR.

Le maire a souhaité que telle La cérémonie s'est poursuivie par une visite des lieux.
Jean-Marc LALEVÉE

 

 
 

Se souvenir des déportés juifs de la région mulhousienne

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:12:03

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Se souvenir des déportés juifs de la région mulhousienne
 

 
La cérémonie s'est déroulée devant le monument aux morts du cimetière israélite. Photo L'Alsace /L.S.
Dimanche matin, devant le monument aux morts du cimetière israélite de Mulhouse, Henri Metzger, président de la communauté israélite de Mulhouse, a conduit la traditionnelle cérémonie en souvenir des déportés juifs de la région mulhousienne au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pour cet hommage aux 450 victimes de la barbarie nazie, qui a lieu le dimanche qui précède Roch Hachana, le Nouvel An juif, Henri Metzger était entouré du rabbin Amar Mardochée et de Jacky Herrmann, officiant de la communauté israélite de Mulhouse. Étaient également présents à cette cérémonie du souvenir le sénateur Jean-Marie Bockel, le président du conseil régional du Grand Est Jean Rottner, le député de la 5e circonscription du Haut-Rhin Olivier Becht, Paul Quin, adjoint au maire de Mulhouse responsable de la sécurité, des cultes et du devoir de mémoire, Jean-Noël Chavanne, sous-préfet de Mulhouse, et d'autres élus de la région.
« Garder le passéà l'esprit »

Henri Metzger et Amar Mardochée ont, tour à tour, rappelé « qu'il faut garder le passé à l'esprit, éviter que notre souvenir s'émousse en redisant les témoignages des rescapés... L'antisémitisme a repris de la vigueur, il faut continuellement faire échec aux tentatives des négationnistes. » Ils ont rendu hommage à tous ceux qui réalisent des travaux de mémoire, citant notamment les animations récentes à Luemschwiller intitulées Sur les traces de la communauté juive. Ils ont relevé « la qualité des relations avec la Ville de Mulhouse » et se sont félicités « des vertus du dialogue interreligieux ». Ils ont également rappelé « l'engagement courageux des personnes qui ont sauvé des centaines de juifs pendant l'occupation nazie, les Justes », et ont invité tout le monde, juifs et non juifs, « à rester des bâtisseurs de mémoire et à faire progresser les valeurs de tolérance ».

Pour clore la cérémonie, l'officiant Jacky Herrmann a invité tous les participants à chanter le Chant des marais ou chant des déportés. Il a aussi introduit et ponctué les discours par des chants en hébreux.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

Châteaux Appel à bénévolat pour les veilleurs des sites haut-rhinois

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:24:23

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Châteaux Appel à bénévolat pour les veilleurs des sites haut-rhinois
 

 
 
Passion, patience et assiduité constituaient les maîtres-mots de la matinée de formation qui s'adressait samedi à une trentaine de Veilleurs de châteaux haut-rhinois réunis à Buhl sous l'égide du Chargé de mission « Patrimoine et Mémoire » Olivier Marck et du président de Pro Hugstein Jean-Marie Nick.

Les hommes et les femmes engagés au sein de ce réseau venaient de communes et d'horizons socioprofessionnels très variés. Passionnés d'histoire, férus d'architecture ou simples adeptes de grand air et de beaux paysages, les Veilleurs de châteaux ont pour mission première de signaler toutes anomalies et dégradations (fissures, chutes de pierres...) sur les châteaux et leurs abords, permettant aux maîtres d'ouvrage de sécuriser les sites afin que le public puisse visiter ces derniers dans les meilleures conditions.

Au nombre de 50 aujourd'hui, ces bénévoles participent aussi à l'entretien des sites en réalisant de menus travaux de sauvegarde, du débroussaillage à la petite maçonnerie. Pour Olivier Marck, « les Veilleurs sont des co-gestionnaires de l'exceptionnel patrimoine castral du département ».

Samedi matin, sous la houlette de Jean-Marie Nick, Veilleurs en titre et jeunes novices ont eu l'occasion de plonger dans l'univers mystérieux des bâtisseurs de cathédrales et des constructeurs de châteaux forts, avant de pouvoir réinvestir concrètement leurs acquis au pied de la ruine toute proche du Hugstein

Le conseil départemental du Haut-Rhin espère voir de nombreux passionnés d'histoire et de patrimoine rejoindre le réseau des Veilleurs de châteaux. L'objectif du Département est d'élargir le nombre de châteaux surveillés dans le but de mailler l'ensemble du territoire. « À terme, nous souhaiterions avoir suffisamment de bénévoles pour que chaque château puisse avoir ses veilleurs », a souligné Olivier Marck.
PARTICIPER Le 12 octobre, débroussaillage dans un château de la région colmarienne ;les 7 et 14 novembre à 17 h 30, apprendre à chercher efficacement aux Archives départementales. SE RENSEIGNER Auprès d'Olivier Marck, chargé de mission Patrimoine et Mémoire au Département du Haut-Rhin. Tél. 03.89.30.63.61 Courriel : veilleursdechateaux@haut-rhin.ff

 

 
 

Châteaux Un atout touristique à développer

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:40:18

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Châteaux Un atout touristique à développer
 

 
Le patrimoine castral alsacien attire un nombre croissant de visiteurs : 18 000 rien qu'à l'opération « Tous aux châteaux » du 1er  mai dernier. Les acteurs du secteur réfléchissent à de nouvelles actions pour poursuivre sur cette lancée.

Comment continuer à valoriser le patrimoine castral alsacien ? La question était au coeur des échanges jeudi dernier à Colmar, lors de la présentation du bilan de la saison touristique passée aux bénévoles investis dans la conservation, la restauration et la valorisation des ruines de châteaux forts.

Les motifs de satisfaction présentés par des représentants des deux départements et Alsace Destination Tourisme étaient nombreux : record de fréquentation pour la journée « Tous aux châteaux », organisé chaque 1er mai pour faire connaître les monuments, avec 18 000 visiteurs ; 2 000 estivants conquis par « Rêve d'Icare », des visites immersives des forteresses en casque de réalité virtuelle ; 200 élèves participants au dispositif « Collèges aux châteaux ».

« Parmi les points de vigilance, la journée des Médiévales, où nous avons dû annuler deux événements sur les neuf organisés, faute d'atteindre un nombre suffisant de visiteurs », détaille Guillaume Maciel, d'Alsace Destination Tourisme. Des réflexions vont aussi être menées pour rendre payante l'activité du Rêve d'Icare. « La notoriété de la journée "Tous aux châteaux" nous oblige également à trouver un équilibre entre la qualité de l'accueil et la sécurisation des sites. »
Des itinéraires numérisés

De nombreux projets sont en cours pour continuer à développer l'attractivité touristique des forteresses alsaciennes. « Nous avons lancé la marque "Alsace, terre de châteaux forts" pour marteler ce message et fédérer tous les acteurs autour d'une entité commune », indique Guillaume Maciel, qui souhaite développer la clientèle familiale.

Un projet de numérisation des itinéraires de randonnée menant aux monuments ainsi que des guides en langues étrangères sont en cours de production. « Il faut ancrer ce patrimoine sur notre territoire », abonde Guillaume d'Andlau, de Chemin des châteaux forts d'Alsace. Dans la région, les vieilles pierres ont donc un bel avenir.
Nicolas ARZUR

 

 
 

Les Bretzels d'Or 2019 remis dimanche à Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:48:48

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Les Bretzels d'Or 2019 remis dimanche à Colmar
 

 
Organisateur des Bretzels d'Or, l'Institut des Arts et Traditions d'Alsace a révélé le palmarès pour l'édition 2019.

La promotion de cette année compte neuf lauréats, personnalités ou groupes particulièrement inspirants pour l'Alsace, chacun dans sa catégorie. Sont ainsi distingués :

Au titre des relations culturelles franco-allemandes : Robert Walter, ancien directeur du Centre culturel franco-allemand à Karlsruhe.

Au titre du dynamisme économique : Vincent Froehlicher, directeur général de l'Adira, l'Agence de développement de l'Alsace, et membre fondateur du Club des ambassadeurs d'Alsace.

Au titre de la gastronomie : Thomas Riegert, PDG des Cafés Reck à Strasbourg.

Au titre de l'aide sociale : le pasteur Bernard Rodenstein, fondateur de l'association Espoir à Colmar.

Au titre du patrimoine rhénan : le Jardin monastique des plantes médicinales d'Eschau.

Au titre de la musique : l'Orphéon de Mulhouse.

En tant que réalisateur : Jean-Luc Nachbauer, réalisateur et producteur.

En tant qu'animateur et reporter : Nicolas Rieffel, cuisinier, ancien candidat de l'émission Master Chef et « agitateur gastronomique ».

Au titre d'une dynastie d'industriels alsaciens : Jean-Paul Burrus, PDG de la Salpa, propriétaire entre autres de la chocolaterie Schaal.

La cérémonie de remise des Bretzels d'Or aura lieu dimanche 29 septembre à la salle des fêtes de Houssen.

 

 
 

Cercle Saint-joseph Conférence de la société Saint-Vincent-de-Paul : Repas de la solidarité

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:11:22

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Cercle Saint-joseph  Conférence de la société Saint-Vincent-de-Paul
Cercle Saint-joseph Conférence de la société Saint-Vincent-de-Paul : Repas de la solidarité
Quelque 90 convives ont participé, dimanche, au repas de la solidarité organisé par la conférence de la société Saint-Vincent de la paroisse Saint-Joseph au cercle du même nom.

 
Les différentes personnalités entourant le président de la conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-Joseph (4e à
Dans son allocution, le président de la conférence Patrick Chevalier a remercié de leur présence les élus, dont le maire Gilbert Meyer et le premier adjoint et conseiller départemental Yves Hemedinger.

Il a également salué les représentants des autres conférences, ainsi que le curé François Martz et le président du conseil de fabrique de l'église, Germain Mergel, tous venus apporter leur soutien.
Aimer, partager et servir

Cette manifestation de bienfaisance, dont la dernière a eu lieu en 2016, a comme but de venir en aide aux personnes les plus défavorisées de la paroisse. Autour des tables, les familles, amis et connaissances réunis ont apprécié cette rencontre conviviale qui s'est déroulée comme d'habitude dans la joie et le partage, bénie par le curé. L'occasion a également été donnée aux personnes seules ou isolées d'échapper à leur quotidien ; une action phare de la conférence qui met un minibus à leur disposition pour les sortir de leur environnement, en favorisant la rencontre avec d'autres personnes.

Venir en aide à ceux qui sont démunis et dans le besoin est la raison d'être de ce repas de la solidarité. Les activités de l'association ont été rappelées par le président en quelques mots, apport d'aides alimentaires par bons d'achat, cadeaux de Noël, aides financières avec le soutien des collectivités locale et départementale pour les familles en difficulté, loyers, factures diverses. Mais également les visites à domicile, goûters, sorties, projections de diapositives et participation à la collecte pour la banque alimentaire.

Aimer, partager et servir est la devise des bénévoles, un mot d'ordre qui oblige ses membres à être présents tout le temps pour répondre aux appels de tous ceux qui ont besoin d'assistance.

 

 
 

 

Colmar Attaque de la Grande mosquée : Le discernement du conducteur n'était pas altéré

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:09:43

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Colmar  Attaque de la Grande mosquée
Colmar Attaque de la Grande mosquée : Le discernement du conducteur n'était pas altéré
L'expertise psychiatrique du conducteur qui a foncé contre la Grande mosquée de Colmar, ce samedi, n'a révélé ni « abolition » ni « altération » de son discernement.

 
La Grande mosquée de Colmar, avenue de Paris, samedi soir peu après 19h.
Le discernement de l'homme qui a projeté sa voiture contre la Grande mosquée de Colmar, ce samedi vers 19h, sans faire de blessé sinon lui-même, n'était pas altéré ni même aboli, d'après les conclusions du psychiatre qui l'a examiné, a-t-on appris ce mardi soir dans un communiqué du parquet.

L'expert évoque « un risque entre faible et moyen de récidive d'ordre criminologique », toujours d'après la procureure de Colmar Catherine Sorita-Minard. Âgé de 39 ans, Yacine K. a donc été considéré par ce médecin comme pénalement responsable de ses actes.
Des motivations obscures

À ce jour, rien ne permet pour autant d'affirmer que ce qui peut ressembler à un attentat à la voiture-bélier en est effectivement un. Avisé, le parquet national antiterroriste n'a d'ailleurs toujours pas été saisi. « Dans ses premières auditions, le mis en cause apparaît assez confus, et ne donne pas d'explication claire sur ses motivations », indique la représentante du ministère public, qui envisage d'ouvrir ce mercredi une information judiciaire.

« La mesure de garde à vue du conducteur du véhicule qui est venu percuter la salle de prière de la mosquée a été prolongée », a précisé la procureure. D'après nos informations, le Colmarien, encore hospitalisé, se trouve toujours en garde à vue pour tentative de meurtre, violences aggravées et dégradations volontaires.
Accessible à une sanction pénale

Des troubles psychiques ou neuropsychiques entraînant une abolition du discernement sont des causes d'irresponsabilité pénale, c'est-à-dire des motifs grâce auxquels la personne auteur d'infractions peut éventuellement être poursuivie devant le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, mais ne peut être jugée responsable pénalement de ses actes.

Lorsqu'une personne était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes, la responsabilité pénale est encourue, mais la juridiction doit en tenir compte pour déterminer la peine à prononcer. Cela suppose que le libre arbitre n'ait pas totalement disparu et que l'intéressé ait été capable de comprendre ses actes.

Aucun de ces deux cas n'étant retenu par cette première expertise psychiatrique, le mis en cause apparaît donc totalement accessible à une sanction pénale, même si l'enquête n'en est qu'à ses débuts.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Colmar Attaque de la mosquée Le discernement du conducteur n'était pas altéré

Publié dans le panorama le Mercredi 25 septembre 2019 à 06:36:21

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Colmar Attaque de la mosquée Le discernement du conducteur n'était pas altéré
 

 
La Grande mosquée de Colmar, avenue de Paris, samedi soir peu après 19h. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Le discernement de l'homme qui a projeté sa voiture contre la Grande mosquée de Colmar, ce samedi vers 19 h sans faire de blessé sinon lui-même, n'était pas altéré ni même aboli, d'après les conclusions du psychiatre qui l'a examiné, a-t-on appris ce mardi soir dans un communiqué du parquet. L'expert évoque « un risque entre faible et moyen de récidive d'ordre criminologique », toujours d'après la procureure de Colmar Catherine Sorita-Minard. Âgé de 39 ans, Yacine K. a donc été considéré par ce médecin comme pénalement responsable de ses actes.
Des motivations obscures

À ce jour, rien ne permet pour autant d'affirmer que ce qui peut ressembler à un attentat à la voiture-bélier en est effectivement un. Avisé, le parquet national antiterroriste n'a d'ailleurs toujours pas été saisi. « Dans ses premières auditions, le mis en cause apparaît assez confus, et ne donne pas d'explication claire sur ses motivations », indique la représentante du ministère public, qui envisage d'ouvrir ce mercredi une information judiciaire.

« La mesure de garde à vue du conducteur du véhicule qui est venu percuter la salle de prière de la mosquée a été prolongée », a précisé la procureure. D'après nos informations, le Colmarien, encore hospitalisé, se trouve toujours en garde à vue pour tentative de meurtre, violences aggravées et dégradations volontaires.

Des troubles psychiques ou neuropsychiques entraînant une abolition du discernement sont des causes d'irresponsabilité pénale, c'est-à-dire des motifs grâce auxquels la personne auteur d'infractions peut éventuellement être poursuivie devant le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, mais ne peut être jugée responsable pénalement de ses actes.
Accessible à une sanction pénale

Lorsqu'une personne était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes, la responsabilité pénale est encourue, mais la juridiction doit en tenir compte pour déterminer la peine à prononcer. Cela suppose que le libre arbitre n'ait pas totalement disparu et que l'intéressé ait été capable de comprendre ses actes.

Aucun de ces deux cas n'étant retenu par cette première expertise psychiatrique, le mis en cause apparaît donc totalement accessible à une sanction pénale, même si l'enquête n'en est qu'à ses débuts.
Jean-Frédéric SURDEY