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Comment se construit la Collectivité européenne d'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:43:20

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Politique Avant le 1er janvier 2021
Comment se construit la Collectivité européenne d'Alsace
Issue du rapprochement des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, la Collectivité européenne d'Alsace verra le jour le 1 er janvier 2021. Il ne reste que 15 mois pour mener à bien ce chantier complexe et inédit.
 

 
Si, e
Fusion, mutualisation, rationalisation, partage, intégration... Quel que soit le terme politique employé, le rapprochement d'administrations, de collectivités territoriales ou d'organismes divers est un chantier complexe. L'élargissement des communautés de communes et des conseils régionaux ne s'est pas fait sans heurts. Aujourd'hui, c'est autour des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin de s'engager dans la construction de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA).

Si les deux collectivités s'étaient déjà projetées dans un avenir commun avant le Conseil d'Alsace et le référendum d'avril 2013, elles passent cette fois-ci aux travaux pratiques. Le temps presse : elles doivent présenter des orientations budgétaires communes d'ici la fin de 2020. Ça tombe bien, les Départements ont désormais un unique directeur des finances, Vincent Better.

Concrètement, il s'agit de créer une nouvelle collectivité sur la base des conseils départementaux existants, en y ajoutant quelques compétences nouvelles. C'est-à-dire une seule administration, une seule assemblée, des politiques identiques voire proches ou convergentes. « Nous devons inventer le service public alsacien », aime dire Frédéric Bierry.
1. Dépasser le landgraben

En l'espèce, l'enjeu est de dépasser le traditionnel antagonisme entre la Haute et la Basse Alsace, et de rassurer des administrations qui vont fusionner (lire ci-dessous). Pour transcender les « craintes » et les « fantasmes hégémoniques », les deux présidents tablent sur « la territorialisation », c'est-à-dire l'adaptation des politiques départementales aux spécificités des bassins de vie.

« La réussite de notre projet passe par une vraie reconnaissance des territoires qui dépassent les deux départements, comme le Sundgau, l'Outre-Forêt, les vallées vosgiennes, l'Alsace Bossue... L'enjeu est de tirer le meilleur parti des potentialités de chaque territoire », insiste Frédéric Bierry, sur la même longueur d'onde que Brigitte Klinkert. « Il n'est pas question de tout vouloir uniformiser », assure la présidente haut-hinoise qui a relancé la contractualisation dans son département.
2. « Ne pas commettreles erreurs de 2013 »

Témoins de l'échec du référendum de 2013 sur le Conseil unique d'Alsace, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry souhaitent « partager avec la population le travail collectif réalisé dans les collectivités ». « Nous devons démontrer que la Collectivité européenne d'Alsace a un sens et les Alsaciens doivent avoir un retour direct », relève Frédéric Bierry qui entend ainsi « rétablir la confiance des citoyens envers les élus ».

Un groupe travaille sur la communication pour « associer les Alsaciens à la démarche », remarque Brigitte Klinkert. Elle évoque aussi l'organisation d'États généraux de l'Alsace qui plancheraient sur des thématiques précises (économie, tourisme, sport, culture, bilinguisme...), et qui pourraient préfigurer le Conseil de développement de la CEA, prévu dans la loi Alsace.
3. La méthode

Un comité exécutif codirigé par Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry « pilote » le chantier. Il donne les orientations politiques et valide les décisions. Il se réunit tous les mois. Un comité de coordination fonctionne en parallèle pour l'administration. Les commissions thématiques sont aussi impliquées dans la démarche de convergence. Les directions générales des services sont à la manoeuvre : Delphine Joly et Thierry Pichon dans le Bas-Rhin ; Stéphanie Tachon et Nicolas Ducros, chargé de mission Alsace, dans le Haut-Rhin. « Je souhaite que les décisions soient le mieux partagées possible », note Brigitte Klinkert en précisant que « convergence ne signifie pas uniformité ni centralisation ».
4. Harmoniser les politiques

« Cette mutualisation présente une complexité technique et humaine élevée, nécessitant un haut niveau d'expertise et de trouver les bons leaders », observe un des porteurs du projet. Près de 450 fiches diagnostic ont été rédigées. Elles sont la base de travail de rapprochement des politiques assurées par les conseils départementaux : famille, petite enfance, collèges, routes, personnes âgées, insertion, RSA, emploi, sport, culture, patrimoine...

« Il s'agit de faire des choix en connaissance de cause, en tenant compte de l'aspect budgétaire et en veillant à ce que les politiques soient appliquées le mieux possible », explique Frédéric Bierry. « Nous sommes sur une trajectoire très proche ; nous partons sur des bases saines. »

« Pragmatisme. » C'est le maître-mot des deux présidents qui voient plusieurs niveaux d'action. La convergence immédiate, quand la situation s'y prête. Une convergence progressive pour les politiques très éloignées. Sur d'autres politiques « il peut ne pas y avoir de convergence », avance Brigitte Klinkert quand Frédéric Bierry renvoie à l'assemblée issue des élections de mars 2021 la capacité de dénouer les blocages ou les complexités. Une chose est sûre, les allocations versées par les deux départements devront être identiques.
5. Le siège, à Strasbourgou Colmar ?

C'est une des questions les plus épineuses du dossier. Ce choix reviendra aux conseillers d'Alsace. Comme pour la présidence, les deux présidents renvoient le sujet à plus tard. « Le choix du siège aura peu d'impact pour les Alsaciens », tempère Brigitte Klinkert en précisant que l'État a décidé de maintenir ses deux divisions administratives bas-rhinoise et haut-rhinoise, à savoir les préfectures de Strasbourg et de Colmar, ainsi que leur numérotation.

« Les deux Hôtels de Départements seront maintenus pour assurer la présence de la collectivité dans les territoires », note Brigitte Klinkert. Quant aux séances plénières, elles pourraient se tenir dans l'ensemble des grandes villes d'Alsace, glisse-t-on dans les deux Départements.

La construction de la Collectivité européenne d'Alsace relève de la diplomatie.
Franck BUCHY

 

 
 

 

RÉFORME TERRITORIALE Comment se construit la collectivité européenne d'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:50:28

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RÉFORME TERRITORIALE Comment se construit la collectivité européenne d’Alsace

 
Si, e ntre Strasbourg et Colmar, les deux hôtels départementaux vont demeurer, reste l'épineuse question du siège... Archives DNA/Laurent RÉA
Fusion, mutualisation, rationalisation, partage, intégration... Quel que soit le terme politique employé, le rapprochement d'administrations, de collectivités territoriales ou d'organismes divers est un chantier complexe. L'élargissement des communautés de communes et des conseils régionaux ne s'est pas fait sans heurts. Aujourd'hui, c'est autour des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin de s'engager dans la construction de la collectivité européenne d'Alsace (CEA).

Si les deux collectivités s'étaient déjà projetées dans un avenir commun avant le conseil d'Alsace et le référendum d'avril 2013, elles passent cette fois-ci aux travaux pratiques. Le temps presse : elles doivent présenter des orientations budgétaires communes d'ici la fin 2020. Ça tombe bien, les départements ont désormais un seul directeur des finances, Vincent Better.

Concrètement, il s'agit de créer une nouvelle collectivité sur la base des conseils départementaux existants, en y ajoutant quelques compétences nouvelles. C'est-à-dire une seule administration, une seule assemblée, des politiques identiques, voire proches ou convergentes. « Nous devons inventer le service public alsacien », aime dire Frédéric Bierry.
1 Dépasser le « Landgraben »

En l'espèce, l'enjeu est de dépasser le traditionnel antagonisme entre la Haute et la Basse Alsace, et de rassurer des administrations qui vont fusionner (lire ci-dessous). Pour transcender « craintes » et « fantasmes hégémoniques », les deux présidents tablent sur « la territorialisation », c'est-à-dire l'adaptation des politiques départementales aux spécificités des bassins de vie.

« La réussite de notre projet passe par une vraie reconnaissance des territoires qui dépassent les deux départements, comme le Sundgau, l'Outre-Forêt, les vallées vosgiennes, l'Alsace Bossue... L'enjeu est de tirer le meilleur parti des potentialités de chaque territoire », insiste Frédéric Bierry, sur la même longueur d'onde que Brigitte Klinkert. « Il n'est pas question de tout vouloir uniformiser », assure la présidente haut-hinoise qui a relancé la contractualisation dans son département.
2 « Ne pas commettreles erreurs de 2013 »

Témoins de l'échec du référendum de 2013 sur le conseil unique d'Alsace, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry souhaitent « partager avec la population le travail collectif réalisé dans les collectivités ». « Nous devons démontrer que la collectivité européenne d'Alsace a un sens et les Alsaciens doivent avoir un retour direct », relève Frédéric Bierry qui entend « rétablir la confiance des citoyens envers les élus ».

Un groupe travaille sur la communication pour « associer les Alsaciens à la démarche », note Brigitte Klinkert. Elle évoque aussi l'organisation d'états généraux de l'Alsace qui plancheraient sur des thématiques précises - économie, tourisme, sport, culture, bilinguisme... - et pourraient préfigurer le conseil de développement de la CEA, prévu dans la loi Alsace.
3 La méthode

Un comité exécutif codirigé par Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry « pilote » le chantier. Il donne les orientations politiques et valide les décisions. Il se réunit tous les mois. Un comité de coordination fonctionne en parallèle pour l'administration. Les commissions thématiques sont aussi impliquées dans la démarche de convergence. Les directions générales des services sont à la manoeuvre : Delphine Joly et Thierry Pichon dans le Bas-Rhin ; Stéphanie Tachon et Nicolas Ducros, chargé de mission Alsace, dans le Haut-Rhin. « Je souhaite que les décisions soient le mieux partagées possible », insiste Brigitte Klinkert en précisant que « convergence ne signifie pas uniformité ni centralisation ».
4 Harmoniser les politiques

« Cette mutualisation présente une complexité technique et humaine élevée nécessitant un haut niveau d'expertise et de trouver les bons leaders », observe un des porteurs du projet. Près de 450 fiches diagnostic ont été rédigées. Elles sont la base de travail de rapprochement des politiques assurées par les conseils départementaux : famille, petite enfance, collèges, routes, personnes âgées, insertion, RSA, emploi, sport, culture, patrimoine...

« Il s'agit de faire des choix en connaissance de cause, en tenant compte de l'aspect budgétaire et en veillant à ce que les politiques soient appliquées le mieux possible », explique Frédéric Bierry. « Nous sommes sur une trajectoire très proche, nous partons sur des bases saines. »

« Pragmatisme » : c'est le maître mot des deux présidents qui voient plusieurs niveaux d'action. La convergence immédiate, quand la situation s'y prête. Une convergence progressive pour les politiques très éloignées. Sur d'autres politiques, « il peut ne pas y avoir de convergence », pronostique Brigitte Klinkert, quand Frédéric Bierry renvoie à l'assemblée issue des élections de mars 2021 la capacité de dénouer les blocages ou les complexités. Une chose est sûre, les allocations versées par les deux départements devront être identiques.
5 Le siège à Strasbourgou à Colmar ?

C'est une des questions les plus épineuses du dossier. Ce choix reviendra aux conseillers d'Alsace. Comme pour la présidence, les deux présidents renvoient le sujet à plus tard. « Le choix du siège aura peu d'impact pour les Alsaciens », tempère Brigitte Klinkert en précisant que l'État a décidé de maintenir ses deux divisons administratives bas-rhinoises et haut-rhinoises, à savoir les préfectures de Strasbourg et de Colmar, ainsi que leur numérotation.

« Les deux hôtels de département seront maintenus pour assurer la présence de la collectivité dans les territoires », dit Brigitte Klinkert. Quant aux séances plénières, elles pourraient se tenir dans l'ensemble des grandes villes d'Alsace, glisse-t-on dans les deux départements. La construction de la collectivité européenne d'Alsace relève de la diplomatie.
Textes : Franck BUCHY

 

 
 

Qui pour présider la collectivité ?

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:44:03

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Qui pour présider la collectivité ?
 

 
« L'intérêt de l'Alsace dépasse nos personnes », assurent pour le moment Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.
Le président ou la présidente sera élu(e) dès la première séance de l'assemblée suivant la création de la Collectivité européenne d'Alsace, c'est-à-dire dans les tout premiers jours du mois de janvier 2021. Soit quelques semaines avant les élections départementales...

Pour l'instant, les deux sortants bottent en touche. « Nous écrivons le scénario et l'heure n'est pas encore venue de choisir les interprètes. Les sujets de fond, les compétences et les services rendus à la population priment. La question des personnes viendra par la suite », indique Brigitte Klinkert. « Nous n'avons pas le droit à l'erreur. Il est hors de question pour nous de sacrifier l'Alsace sur l'autel des égos ou des querelles politiciennes. »

« Il y a un intérêt qui dépasse nos deux personnes. Nous ne pouvons pas être divisés, c'est impossible », souligne Frédéric Bierry qui a placé sa rentrée politique sous le signe de « l'unité ». « L'union de tous restera la condition nécessaire à l'accomplissement réussi de nos politiques publiques », dit-il. « L'union au sens politique, au sens administratif et l'union au service de nos habitants. »

Il demeure que la question de la présidence se posera un jour. L'un et l'autre en ont conscience. « Une chose est sûre, depuis la première seconde de ma présidence, je me suis engagée pour la réussite de ce projet ; j'ai été prête à tout perdre pour l'Alsace. Les Alsaciens peuvent compter sur ma mobilisation totale et mon engagement le plus passionné », remarque Brigitte Klinkert.

 

 
 

 

Le casse-tête de l'écotaxe

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:43:42

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Le casse-tête de l'écotaxe
 

 
Le gouvernement a jusqu'au 2 février 2021 pour prendre une ordonnance « instaurant des contributions spécifiques versées par les usagers concernés afin de maîtriser le trafic routier de marchandises sur les axes relevant de la Collectivité européenne d'Alsace ». Derrière cette formule, se cache la fameuse écotaxe ou taxe poids lourds alsacienne dont l'objectif est de rectifier le trafic de transit dans le sillon alsacien lié à l'instauration de la LKW Maut en Allemagne.

Un cabinet spécialisé étudie actuellement différents scénarios qui doivent respecter la législation européenne. Il rendra ses conclusions pour la fin de l'année. Plusieurs hypothèses sont sur la table. Appliquer une surtaxe poids lourds sur le tarif du Grand contournement ouest de Strasbourg (CGO). Instaurer des portions à péages sur le modèle des toll roads australiennes ou américaines payables directement par internet ou par abonnement, les plaques étant lues automatiquement par des caméras. Mettre en place une taxe poids lourds classique déterminée en fonction du nombre d'essieux, du tonnage et du nombre de kilomètres parcourus.

La marge de manoeuvre est étroite. Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert veulent « éviter le grand transit » et « ne pas pénaliser les transporteurs locaux ». « Ce mécanisme de régulation devra se faire en bonne intelligence avec nos voisins allemands », estime la présidente du Haut-Rhin.

Son collègue souhaite « ne pas faire des entreprises alsaciennes des vaches à lait » et « refuse que cette régulation se fasse sur le dos des contribuables ». « Nous devons trouver un équilibre qui assure la fluidité du trafic et finance l'entretien et l'investissement dans les infrastructures », remarque le président du Bas-Rhin.

Un accord est nécessaire pour éviter la sortie de route et la déception des automobilistes alsaciens.

 

 
 

 

Retour de Rottner aux urgences : le soupçon du « coup de com'»

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:57:22

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Politique  Polémique
Retour de Rottner aux urgences : le soupçon du « coup de com'»
L'annonce surprise, par Jean Rottner, qu'il allait temporairement venir en renfort de ses anciens collègues des Urgences de Mulhouse, suscite depuis ce week-end des réactions très critiques - et soupçonneuses - chez ses adversaires politiques.
 

 
Jean Rottner en avril 2005, alors qu'il dirigeait les urgences de Mulhouse.
La chose était prévisible : l'annonce surprise faite par Jean Rottner, de son intention de revenir renforcer - à temps partiel, et pour trois mois seulement -, son ancien service des urgences de Mulhouse, a suscité de nombreuses réactions dès sa divulgation samedi matin. Des réactions très positives, côté milieu hospitalier (cf. nos éditions du 22 septembre), ainsi que chez ses fidèles... Mais nettement plus ironiques, voire franchement acerbes, au sein du reste du microcosme politique régional.
Les urgences ont davantage besoin de moyens que d'un "homme providentiel" »

Florilège : « Quel homme, capable de courir tant de lièvres à la fois ! Nous sommes remplis d'admiration devant une telle capacité de travail » (Pierre Klein, président de l'Initiative citoyenne alsacienne), « La farce touche à l'obscénité » (Unser Land), « Coup de com'! » (un soupçon récurrent, à gauche comme à droite), « Je trouverais cela positif s'il y avait une cohérence dans les actions de M. Rottner » (Virginie Joron, présidente du groupe RN au conseil régional Grand Est), « Dorénavant, la région sera dirigée à temps partiel » (Jacques Schleef, pour le compte du Club Perspectives Alsaciennes), etc.

Parmi les premiers à dégainer, le Vert Loïc Minery (tête de liste annoncée de l'alliance EELV/La France insoumise aux prochaines municipales mulhousiennes) : « Sans douter des qualités d'urgentiste de Jean Rottner, le "coup de main" se double d'un joli coup de communication. Nous aurions préféré qu'il fasse pression sans relâche sur le ministère de la Santé. Les urgences ont davantage besoin de moyens que d'un "homme providentiel". » « Coup de com'» ? Le soupçon sous-tend aussi un autre communiqué, cinglant : celui du Mouvement pour l'Alsace (MPA) présidé par le sénateur bas-rhinois (LR) André Reichardt : « La décision de Jean Rottner crée beaucoup d'émotion, ce qui est probablement un des objectifs recherchés. Imaginons que pendant trois mois, cet élu utilise son important capital politique pour traiter le fond des maux dont souffre cet hôpital. Il obtiendrait sûrement des résultats d'une autre ampleur... »
« Il se contentera de jouer au docteur devant les caméras »

« Coup de com'», suspecte encore Virginie Joron : « En mars 2018, nous avons dénoncé le rapport de l'Agence régionale de santé (ARS), qui prévoit de créer de grands pôles hospitaliers de territoire, en oubliant la proximité et notamment les services d'urgence. Malgré ça, le rapport a été voté par la majorité. Est-ce donc une entrée indirecte en campagne électorale à Mulhouse ? Ou juste un réel ras-le-bol de la gestion du Grand Est... ? »

Régis Baschung, secrétaire de la section mulhousienne d'Unser Land, n'est pas plus tendre, loin s'en faut : « Celui pour qui l'urgence a été de déverser des millions d'euros dans l'acquisition d'un hôtel parisien pour supplanter la Maison de l'Alsace, est saisi, bien opportunément, à six mois des élections municipales, par la conscience du haut degré de délabrement du service public hospitalier ». Et le militant Unser Land (ex-élu Modem à Mulhouse...) de prédire que Jean Rottner « se contentera de jouer au docteur devant les caméras. »

Rare exception, dans ce concert de critiques souvent musclées, Antoine Homé, conseiller régional (PS) et maire de Wittenheim, se refuse à personnaliser la polémique : « Ce retour aux urgences est une décision personnelle, qui appartient à Jean Rottner. Ce qui m'importe, moi, ce sont les urgentistes, l'hôpital, les malades, le service public. Or des rendez-vous ont-ils été pris, au plus haut niveau, ces derniers mois ? La ministre de la Santé Agnès Buzyn a-t-elle été vue ? La vraie question, c'est celle-là : celle de l'efficacité. Une décision personnelle ne doit pas faire oublier un problème structurel, pour lequel il existe un problème récurrent, et pour lequel tant la Ville de Mulhouse que la Région Grand Est auraient sans doute dû réagir beaucoup plus tôt. Parce que pour en être arrivé là, on a forcément laissé filer les choses. »
Emmanuel DELAHAYE Jean Rottner sera l'invité du Club de la presse de Strasbourg ce mardi à 12h15. A suivre en direct sur dna.fr

Jean Rottner sera l'invité du Club de la presse de Strasbourg ce mardi à 12h15. A suivre en direct sur dna.fr

 
 

 

Valérie Debord dénonce des attaques « assez misérables »
« Jean Rottner m'a averti de son initiative il y a à peu près deux semaines, confie la vice-présidente (LR) du conseil régional Grand Est, Valérie Debord, jointe ce lundi après-midi. J'imagine qu'il s'est regardé dans la glace, et qu'il s'est dit « Qu'est-ce que je peux faire ? » - d'autant qu'il a énormément de relations amicales au sein des urgences de Mulhouse, donc il a dû faire face à beaucoup de sollicitations. C'est une décision qui peut paraître un peu folle, mais Jean ne va pas aller opérer des patients, évidemment ! Son renfort va permettre de couvrir les besoins administratifs du service, et surtout, l'idée est de donner un signal, dans l'espoir d'enclencher quelque chose. Tous ces soupçons de "coup de com" c'est assez misérable - comme si la pénurie de personnel au sein du service avait été organisée... C'est assez énorme ! Au sein de la majorité régionale, en tout cas, tout le monde est admiratif de son geste. »

 

Retour de Jean Rottner aux urgences : le soupçon du « coup de com' »

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:54:32

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Retour de Jean Rottner aux urgences : le soupçon du « coup de com' »
 

 
Jean Rottner en avril 2005, alors qu'il dirigeait les urgences de Mulhouse. Archives L'Alsace /Denis SOLLIER
La chose était prévisible : l'annonce faite par Jean Rottner, de son intention de revenir renforcer - à temps partiel et pour trois mois seulement - son ancien service des urgences, à Mulhouse, a suscité de nombreuses réactions dès sa divulgation samedi matin. Des réactions très positives, du côté du milieu hospitalier (L'Alsace de dimanche), ainsi que chez ses fidèles (lire encadré ci-contre)... Mais nettement plus ironiques, voire franchement acerbes, au sein du microcosme politique régional.
« Les urgences ont plus besoin de moyens que d'un "homme providentiel" »

Florilège. « Quel homme, capable de courir tant de lièvres à la fois ! Nous sommes remplis d'admiration devant une telle capacité de travail » (Pierre Klein, président de l'Initiative citoyenne alsacienne). « La farce touche à l'obscénité » (Unser Land). « Coup de com' ! » (un soupçon récurrent, à gauche comme à droite). « Je trouverais cela positif s'il y avait une cohérence dans les actions de M. Rottner » (Virginie Joron, présidente du groupe RN au conseil régional Grand Est). « Dorénavant, la région sera dirigée à temps partiel » (Jacques Schleef, pour le compte du Club Perspectives Alsaciennes), etc.

Parmi les premiers à dégainer, le Vert Loïc Minery (tête de liste annoncée de l'alliance Europe Écologie Les Verts-La France insoumise aux prochaines élections municipales à Mulhouse) : « Sans douter des qualités d'urgentiste de Jean Rottner, le "coup de main" se double d'un joli coup de communication. Nous aurions préféré qu'il fasse pression sans relâche sur le ministère de la Santé... Les urgences ont davantage besoin de moyens que d'un "homme providentiel". »

« Coup de com' » ? Le soupçon sous-tend aussi un autre communiqué, cinglant : celui du Mouvement pour l'Alsace (MPA) présidé par le sénateur bas-rhinois (LR) André Reichardt : « La décision de Jean Rottner crée beaucoup d'émotion, ce qui est probablement un des objectifs recherchés. Imaginons que pendant trois mois, cet élu utilise son important capital politique pour traiter le fond des maux dont souffre cet hôpital... Il obtiendrait sûrement des résultats d'une autre ampleur ! »

« Coup de com », suspecte encore Virginie Joron : « En mars 2018, nous avons dénoncé le rapport de l'Agence régionale de santé, qui prévoit de créer de grands pôles hospitaliers de territoire, en oubliant la proximité et notamment les services d'urgence. Malgré ça, le rapport a été voté par la majorité. Est-ce donc une entrée indirecte en campagne électorale à Mulhouse ? Ou juste un réel ras-le-bol de la gestion du Grand Est ? »
« Il se contenterade jouer au docteurdevant les caméras »

Régis Baschung, secrétaire de la section mulhousienne d'Unser Land, n'est pas plus tendre, tant s'en faut : « Celui pour qui l'urgence a été de déverser des millions d'euros dans l'acquisition d'un hôtel parisien pour supplanter la Maison de l'Alsace est saisi, bien opportunément, à six mois des élections municipales, par la conscience du haut degré de délabrement du service public hospitalier. » Et le militant Unser Land (ex-élu MoDem à Mulhouse) de prédire que Jean Rottner « se contentera de jouer au docteur devant les caméras ».

Rare exception, dans ce concert de critiques souvent musclées, Antoine Homé, conseiller régional (PS) et maire de Wittenheim, se refuse à personnaliser la polémique : « Ce retour aux urgences est une décision personnelle, qui appartient à Jean Rottner. Ce qui m'importe, moi, ce sont les urgentistes, l'hôpital, les malades, le service public. Or des rendez-vous ont-ils été pris au plus haut niveau, ces derniers mois ? La ministre de la Santé Agnès Buzyn a-t-elle été vue ? La vraie question, c'est celle-là : celle de l'efficacité. Une décision personnelle ne doit pas faire oublier un problème structurel, pour lequel il existe un problème récurrent et pour lequel tant la ville de Mulhouse que la région Grand Est auraient sans doute dû réagir beaucoup plus tôt. Parce que pour en être arrivé là, on a forcément laissé filer les choses... »
Textes : Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Élections municipales Mulhouse : « Il y a une logique à ce qu'on se rassemble »

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:59:32

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Élections municipales  Mulhouse
Élections municipales Mulhouse : « Il y a une logique à ce qu'on se rassemble »
Appuyés par leur collègue Anne-Catherine Goetz, les élus mulhousiens Philippe d'Orelli, Christophe Steger et Emmanuelle Suarez, doublement encartés au Modem et à LaREM, appellent de leurs voeux une liste municipale commune, entre majorité sortante et mouvement présidentiel.

 
Philippe d'Orelli, Emmanuelle Suarez, Christophe Steger et Anne-Catherine Goetz.
À six mois des élections municipales de mars 2020, La République en marche (LaREM) tarde encore à dévoiler son jeu à Mulhouse. Le mouvement présidentiel accordera-t-il son soutien à l'un des trois candidats (Fatima Jenn, Frédéric Marquet et Lara Million), auditionnés le 9 septembre dernier à Paris par sa commission nationale d'investiture ? Ou décidera-t-il au contraire de passer alliance avec la majorité sortante, dirigée six ans durant par Jean Rottner puis Michèle Lutz ? Mystère jusqu'ici.

En attendant que la poussière retombe, plusieurs protagonistes essaient de peser sur la décision à venir. Certains en agissant en coulisses ; d'autres en organisant des conférences de presse. C'est l'option retenue vendredi soir par Philippe d'Orelli, Christophe Steger, Emmanuelle Suarez et Anne-Catherine Goetz, tous quatre membres de l'actuelle majorité municipale. Les trois premiers partagent la singularité d'être à la fois adhérents du Modem et de La République en marche (LaREM) ; Anne-Catherine Goetz, sans être encartée nulle part, se dit « en phase » avec l'approche de ses trois collègues et, de fait, tous quatre souhaitent la constitution d'« une vaste liste d'ouverture », apte à rassembler dès le premier tour « des membres de la majorité sortante, de LaREM, ainsi que des personnalités nouvelles, afin d'assurer un renouvellement de l'équipe ».
« Ce qu'on espère, c'estune négociation propre »

« Pourquoi pas faire un tiers, un tiers, un tiers ? », réfléchit tout haut Christophe Steger, avant d'insister : « On n'a été briefé par personne avant de vous dire tout ça, mais ce qu'on souhaite, ce qu'on espère, c'est une négociation propre avec LaREM. Et puis, pour prendre part depuis plusieurs mois aux groupes de travail de LaREM à Mulhouse, nous constatons qu'il en ressort des idées tout à fait en phase avec ce que la majorité municipale a entrepris depuis 2014. Il y a une logique à ce qu'on se rassemble. »

« Certains noms reviennent un peu en boucle ces jours-ci [N.D.L.R. : allusion transparente à Lara Million], glisse encore Christophe Steger, mais nous n'avons jamais vu ces personnes lors des réunions régulièrement organisées depuis trois ans par les Marcheurs mulhousiens. Les ambitions personnelles sont légitimes, mais il serait dommage qu'elles l'emportent au détriment du reste. Si demain il y a deux listes en lice, une de la majorité sortante, une autre de Marcheurs, le risque, ce sera d'avoir un RN très, très haut. Est-ce vraiment ce que LaREM souhaite, au risque de se retrouver en troisième position ? »

Une pause, puis l'intéressé conclut : « Il aurait été sûrement plus habile, plus confortable, pour nous quatre, de ne rien dire pour l'instant, puis de soutenir le bon cheval le jour venu, mais ce n'est pas notre conception des choses. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

haut-rhin Conseil départemental : A la rencontre des principaux de collège

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:40:56

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haut-rhin  Conseil départemental
haut-rhin Conseil départemental : A la rencontre des principaux de collège
A l'occasion de la nouvelle rentrée dans les collèges haut-rhinois, Brigitte Klinkert reçoit au conseil départemental une soixantaine de principaux, adjoints et gestionnaires.

 
Une soixantaine de principaux, adjoints et gestionnaires reçus par B. Klinkert
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a reçu jeudi 19 septembre à Colmar une soixantaine de principaux, adjoints et gestionnaires de collèges pour leur souhaiter pleine réussite en cette nouvelle rentrée et les assurer de tout son soutien dans l'exercice de leur fonction.

En saluant la présence d'Anne-Marie Maire, Inspectrice d'Académie, elle a rappelé combien l'étroite collaboration et la confiance noués au fil des ans entre le Département et la communauté éducative était précieuse pour donner aux jeunes Haut-Rhinois les meilleures chances de réussite.

Le Département poursuit sa stratégie PRÊT - Pour la Réussite Educative de Tous - avec un engagement financier de 500 MEUR sur dix ans, dont 170 MEUR pour rénover les collèges et 10 MEUR rien que pour l'équipement numérique.

La stratégie PRET au service de la jeunesse préfigure la future collectivité européenne d'Alsace.

Avec ses nouvelles compétences transfrontalières, la future Collectivité sera entre autres pilote pour l'apprentissage de l'allemand et de l'alsacien avec le recrutement d'intervenants bilingues. Ce renforcement de l'action en faveur du bilinguisme constituera un vrai plus pour permettre aux jeunes d'accéder au marché de l'emploi de chaque côté du Rhin.

Brigitte Klinkert a, pour clore la rencontre, remis aux principaux le guide pratique PRET et un exemplaire de la charte pour l'éducation artistique et culturelle.

La collectivité haut-rhinoise est le premier département français à signer cette charte, signe de son engagement au quotidien pour offrir aux collégiens et aux équipes pédagogiques un large éventail d'initiatives destinées à enrichir le travail éducatif et à s'ouvrir à tous les horizons.

 

 
 

 

Il a défoncé son portail avant celui de la mosquée

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:03:54

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Colmar
Il a défoncé son portail avant celui de la mosquée
Les voisins du conducteur qui a foncé contre la Grande mosquée de Colmar, samedi soir, ne comprennent pas comment cet homme « sans problèmes » a pu en arriver à cette extrémité.
 

 
Une vingtaine de minutes avant de foncer contre la mosquée, l'automobiliste a enfoncé le portail électrique de son immeuble, censé coulisser latéralement.
« Lorsque j'ai appris qu'un automobiliste avait foncé volontairement dans une mosquée à Colmar, ce samedi peu après 19 h, j'ai sauté dans ma voiture pour aller voir sur place de crainte que ce soit lui, ce qui s'est confirmé », raconte une voisine de Yacine K. qui le connaît depuis des années. Ils se sont rencontrés au quartier Bel-Air aujourd'hui détruit, bien avant de devenir voisins par hasard dans un logement social près de la voie ferrée de Colmar.
« Comme un zombie »

« Ce genre d'acte ne le lui ressemble pas du tout : pour moi c'est un homme sans problèmes, quelqu'un de sociable, qui travaille régulièrement dans les travaux publics, qui aime la vie. Mais ce jour-là, son comportement était bizarre », affirment plusieurs voisins. L'un d'entre eux, qui se décrit comme « une bonne connaissance », avance même qu'il aurait sonné deux fois chez lui en début d'après-midi, à deux heures d'intervalle et l'air hagard, en lui demandant d'appeler les secours parce qu'il se sentait mal. Avant de se raviser immédiatement à deux reprises en retournant dans son appartement.

Vers 18 h 30 ce samedi, des témoins l'ont vu enfoncer avec sa Citroën C4 le portail électrique de leur immeuble. Il se serait garé un peu plus loin, avant de revenir devant l'immeuble « en marchant comme un zombie », et de reprendre le volant une vingtaine de minutes avant que son véhicule percute la mosquée. Appelés à 18 h 48 « pour un individu semblant présenter des problèmes psychiatriques » ayant défoncé le portail d'un immeuble, les pompiers ont constaté que l'automobiliste avait pris la fuite.
Examiné par un psychiatre

Comment en est-il arrivé à foncer dans la mosquée El Amel ? « C'est incompréhensible. À notre connaissance, c'était un musulman croyant, qui par exemple faisait le ramadan et s'était déjà rendu à la mosquée. Mais jamais on n'a décelé le moindre signe de radicalisation, loin de là. Pas même depuis son retour, voilà une quinzaine de jours, d'Algérie où il était parti plusieurs semaines », indiquent les voisins qui affirment le connaître « plutôt bien ».

D'après nos informations, ce natif de Grenoble, âgé de 39 ans, n'était pas fiché pour radicalisation. À ce jour, rien ne permet d'affirmer que ce qui peut ressembler à un attentat en est un. Pas même le fait que pour détruire une dizaine de plots en bois protégeant l'esplanade devant l'entrée de la mosquée, le conducteur a vraisemblablement foncé dessus à plusieurs reprises. Avisé, le parquet national antiterroriste n'a d'ailleurs toujours pas été saisi.

Toujours hospitalisé, cet homme sérieusement blessé (lire nos éditions précédentes) a néanmoins pu être placé en garde à vue ce lundi, pour tentative de meurtre, violences aggravées et dégradations volontaires, ce que son état de santé ne permettait pas auparavant. Il a enfin pu être examiné par un expert psychiatre, mais la procureure de Colmar, dans un bref communiqué adressé vers 19 h, n'en a pas dit davantage sur ses motivations, en soulignant qu'il était « en cours d'audition à l'hôpital ». L'enquête a été confiée à la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire de Strasbourg). Le préfet du Haut-Rhin est allé à la rencontre des fidèles dimanche soir, pour leur faire part de « son émotion, de sa solidarité et de son soutien ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Grande mosquée : le maire condamne « un acte islamophobe »

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:03:27

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Grande mosquée : le maire condamne « un acte islamophobe »
 

 
Samedi soir, un Colmarien de 39 ans a foncé au volant de sa voiture sur la Grande mosquée de Colmar.
En ouverture du conseil municipal de Colmar, ce lundi, Gilbert Meyer a réagi aux événements de samedi soir, quand un homme a foncé sur la Grande mosquée de Colmar au volant de sa Citroën C4, encastrant son véhicule dans une des portes d'entrée. Sans que l'on n'en sache davantage pour l'heure sur les motivations de ce Colmarien de 39 ans (lire en pages Région), le maire a tenu à « dénoncer avec force cet acte à caractère islamophobe » et à faire part de sa « consternation » et de son « indignation » : « Je condamne fermement toute attaque contre des lieux de prière, quels qu'ils soient. S'attaquer à la liberté de penser, de croire et de foi, c'est s'attaquer aux fondements de la laïcité, l'essence même de notre pacte républicain. »

Gilbert Meyer a également affirmé son soutien et sa « grande compassion » à la communauté musulmane, ainsi que son « attachement à l'expression libre de la foi et de la pratique religieuse à Colmar ». Appelant à « développer des points de jonction » entre les différentes communautés religieuses, « pour faire grandir le respect mutuel », il n'a pas oublié de souligner son « engagement personnel » par le passé, « pour que toutes les croyances aient leur lieu de recueillement à Colmar ».

 

 
 

 

Grande mosquée : le maire condamne « un acte islamophobe »

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:59:07

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Grande mosquée : le maire condamne « un acte islamophobe »
 

 
Samedi vers 19 h, un Colmarien de 39 ans a foncé au volant de sa voiture sur la Grande mosquée de Colmar. On ne connaît pas encore ses motivations. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
En ouverture du conseil municipal de Colmar, ce lundi, Gilbert Meyer a réagi aux événements de samedi soir, quand un homme a foncé sur la Grande mosquée de Colmar au volant de sa Citroën C4, encastrant son véhicule dans une des portes d'entrée. Sans que l'on n'en sache davantage pour l'heure sur les motivations de ce Colmarien de 39 ans (lire en pages Région), le maire a tenu à « dénoncer avec force cet acte à caractère islamophobe » et à faire part de sa « consternation » et de son « indignation » : « Je condamne fermement toute attaque contre des lieux de prière, quels qu'ils soient. S'attaquer à la liberté de penser, de croire et de foi, c'est s'attaquer aux fondements de la laïcité, l'essence même de notre pacte républicain. »

Gilbert Meyer a également affirmé son soutien et sa « grande compassion » à la communauté musulmane, ainsi que son « attachement à l'expression libre de la foi et de la pratique religieuse à Colmar ». Appelant à « développer des points de jonction » entre les différentes communautés religieuses, « pour faire grandir le respect mutuel », il n'a pas oublié de souligner son « engagement personnel » par le passé, « pour que toutes les croyances aient leur lieu de recueillement à Colmar ».

 

 
 

La République en marche,un parti comme les autres

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:48:20

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Politique Sondage
La République en marche,un parti comme les autres
Le parti présidentiel, qui devait révolutionner la vie politique, est considéré comme un mouvement inféodé au président, sans originalité par rapport aux autres.
 

 
La République en marche (LREM), parti né avec l'élection d'Emmanuel Macron en avril 2017, est un parti comme les autres. Ce « mouvement », comme l'appellent ses adhérents, devait mettre un coup de jeune au vieux monde. Si cela a été le cas, ça ne l'est plus si l'on en croit le Baromètre Odoxa pour la presse régionale.
LREM moins bien vu que EE-LV

64 % des Français interrogés ont en effet une mauvaise, ou une très mauvaise opinion de La République en marche. Seuls 35 % en ont une opinion positive (cela monte à 48 % chez les cadres). Le parti écologiste Europe Écologie - Les Verts jouit en revanche d'une bonne image : 50 % des interrogés en pensent du bien (67 % chez les cadres).

Quasiment un Français sur deux déclare que LREM est un parti plus réformateur que les autres, mais les bonnes nouvelles s'arrêtent là. Les autres indicateurs sont mauvais pour le parti présidentiel : par rapport aux autres partis dans le passé, seuls 23 % des Français estiment que LREM est plus soucieux de la moralité et 19 % plus indépendant du président de la République.

La position de LREM sur l'immigration ne convient pas non plus aux Français sondés : 45 % d'entre eux s'en sentent éloignés (tout comme ils le sont des idées de la France insoumise et du Rassemblement national). Un parti qui ne se distingue plus des autres : La République en marche a du souci à se faire.

L'exécutif se consolera avec sa cote de popularité qui se consolide en ce mois de septembre : 36 % des Français estiment qu'Emmanuel Macron est un bon président. C'est stable depuis juin, après une forte remontée au printemps. Le chef de l'État reste très impopulaire : 63 % des Français disent qu'il n'est pas un bon président. Édouard Philippe est un peu plus populaire (38 % d'opinion favorable, en hausse d'un point sur un mois).
N.M. Enquête réalisée par Odoxa pour la presse régionale, France Inter et l'Express auprès d'un échantillon de Français interrogés par Internet les 18 au 19 septembre.

Enquête réalisée par Odoxa pour la presse régionale, France Inter et l'Express auprès d'un échantillon de Français interrogés par Internet les 18 au 19 septembre.

 
 

 

La République en marche,un parti comme les autres

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:34:59

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La République en marche,un parti comme les autres
 

 
La République en marche (LREM), parti né avec l'élection d'Emmanuel Macron en avril 2017, est un parti comme les autres. Ce « mouvement », comme l'appellent ses adhérents, devait mettre un coup de jeune au vieux monde. Si cela a été le cas, ça ne l'est plus si l'on en croit le Baromètre Odoxa pour la presse régionale.
LREM moins bien vu que EE-LV

64 % des Français interrogés ont en effet une mauvaise, ou une très mauvaise opinion de La République en marche. Seuls 35 % en ont une opinion positive (cela monte à 48 % chez les cadres). Le parti écologiste Europe Écologie - Les Verts jouit en revanche d'une bonne image : 50 % des interrogés en pensent du bien (67 % chez les cadres).

Quasiment un Français sur deux déclare que LREM est un parti plus réformateur que les autres, mais les bonnes nouvelles s'arrêtent là. Les autres indicateurs sont mauvais pour le parti présidentiel : par rapport aux autres partis dans le passé, seuls 23 % des Français estiment que LREM est plus soucieux de la moralité et 19 % plus indépendant du président de la République.

La position de LREM sur l'immigration ne convient pas non plus aux Français sondés : 45 % d'entre eux s'en sentent éloignés (tout comme ils le sont des idées de la France insoumise et du Rassemblement national). Un parti qui ne se distingue plus des autres : La République en marche a du souci à se faire.

L'exécutif se consolera avec sa cote de popularité qui se consolide en ce mois de septembre : 36 % des Français estiment qu'Emmanuel Macron est un bon président. C'est stable depuis juin, après une forte remontée au printemps. Le chef de l'État reste très impopulaire : 63 % des Français disent qu'il n'est pas un bon président. Édouard Philippe est un peu plus populaire (38 % d'opinion favorable, en hausse d'un point sur un mois).
N.M. Enquête réalisée par Odoxa pour la presse régionale, France Inter et l'Express auprès d'un échantillon de Français interrogés par Internet les 18 au 19 septembre.

 

 
 

Les personnes âgées privées d'une niche par le gouvernement

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:47:36

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Fiscalité Budget
Les personnes âgées privées d'une niche par le gouvernement
C'est confirmé, le gouvernement va raboter l'avantage fiscal sur l'aide à domicile aux personnes âgées. Un ciblage étonnant, au regard de l'ensemble des emplois à domicile, et des autres niches fiscales.
 

 
L'économie serait de 310 millions d'euros, sur un dispositif coûtant 1,8 milliard.
La mesure a été révélée par Les Échos, puis confirmée par le gouvernement : l'avantage fiscal sur l'aide à domicile pour les personnes âgées sera raboté dans le projet de budget.
« Pas anti-vieux » ?

L'avantage consiste en une exonération totale des cotisations patronales (sauf les cotisations accident du travail) pour les personnes de plus de 70 ans employant une aide à domicile. La mesure consisterait à réserver cette aide aux seniors handicapés ou reconnus en situation de dépendance. L'économie serait de 310 millions d'euros l'année prochaine, sur un dispositif coûtant près de 1,8 milliard.

« L'abattement permet aussi bien d'avoir une personne qui vient vous accompagner à domicile quand vous êtes dans la difficulté ou la dépendance, ou de vous payer un jardinier », a justifié lundi matin la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Et d'assurer qu'il « n'y a pas de politique anti-vieux menée par ce gouvernement ».

L'initiative étonne, venant d'un gouvernement très timide dans la chasse aux niches fiscales, cette spécialité française : pour les seuls ménages, pas moins de 203 dispositifs différents, totalisant 36,5 milliards d'euros de manque à gagner pour l'État (l'équivalent de près de la moitié des recettes de l'impôt sur le revenu...).
Et les autres niches ?

Première question : pourquoi cibler les seniors, quand les avantages fiscaux pour les emplois à domicile de l'ensemble de la population représentent 4,7 milliards d'euros ? Et que la moitié de cette somme bénéficie aux 10 % de contribuables les plus aisés du pays ?

Deuxième question : pourquoi grignoter 310 millions d'euros sur les emplois à domicile, plutôt favorables à l'emploi, quand d'autres niches servent surtout à enrichir les riches ? La « Girardin social », par exemple, sur le logement en Outre-mer, dont la quasi-totalité (149 millions d'euros) bénéficie aux 10 % des plus riches (et, c'est lié, pour 40 % à des contribuables d'Île-de-France). Ou encore les niches immobilières Scellier, Pinel et Duflot, un total de 1,9 milliard dont plus de 80 % sont versés à ces mêmes 10 % de plus riches...
Rendez-vous jeudi

À vérifier maintenant si la mesure résistera à la polémique. Elle est « indigne », ont déjà fustigé les Républicains. Les retraités sont « de nouveau victimes de la politique anti-sociale » d'Emmanuel Macron, a renchéri le Rassemblement national. Le sénateur Rachid Temal (PS) s'est étonné « qu'un gouvernement qui parle de solidarité et de progressisme puisse prendre cette décision »... Rendez-vous jeudi, jour de la présentation du projet de budget 2020...
Francis BROCHET

 

 
 

 

Les personnes âgées privées d'une niche par le gouvernement

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:34:07

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Les personnes âgées privées d'une niche par le gouvernement
 

 
L'économie serait de 310 millions d'euros, sur un dispositif coûtant 1,8 milliard. Photo Julio PELAEZ
La mesure a été révélée par Les Échos, puis confirmée par le gouvernement : l'avantage fiscal sur l'aide à domicile pour les personnes âgées sera raboté dans le projet de budget.
« Pas anti-vieux » ?

L'avantage consiste en une exonération totale des cotisations patronales (sauf les cotisations accident du travail) pour les personnes de plus de 70 ans employant une aide à domicile. La mesure consisterait à réserver cette aide aux seniors handicapés ou reconnus en situation de dépendance. L'économie serait de 310 millions d'euros l'année prochaine, sur un dispositif coûtant près de 1,8 milliard.

« L'abattement permet aussi bien d'avoir une personne qui vient vous accompagner à domicile quand vous êtes dans la difficulté ou la dépendance, ou de vous payer un jardinier », a justifié lundi matin la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Et d'assurer qu'il « n'y a pas de politique anti-vieux menée par ce gouvernement ».

L'initiative étonne, venant d'un gouvernement très timide dans la chasse aux niches fiscales, cette spécialité française : pour les seuls ménages, pas moins de 203 dispositifs différents, totalisant 36,5 milliards d'euros de manque à gagner pour l'État (l'équivalent de près de la moitié des recettes de l'impôt sur le revenu...).
Et les autres niches ?

Première question : pourquoi cibler les seniors, quand les avantages fiscaux pour les emplois à domicile de l'ensemble de la population représentent 4,7 milliards d'euros ? Et que la moitié de cette somme bénéficie aux 10 % de contribuables les plus aisés du pays ?

Deuxième question : pourquoi grignoter 310 millions d'euros sur les emplois à domicile, plutôt favorables à l'emploi, quand d'autres niches servent surtout à enrichir les riches ? La « Girardin social », par exemple, sur le logement en Outre-mer, dont la quasi-totalité (149 millions d'euros) bénéficie aux 10 % des plus riches (et, c'est lié, pour 40 % à des contribuables d'Île-de-France). Ou encore les niches immobilières Scellier, Pinel et Duflot, un total de 1,9 milliard dont plus de 80 % sont versés à ces mêmes 10 % de plus riches...
Rendez-vous jeudi

À vérifier maintenant si la mesure résistera à la polémique. Elle est « indigne », ont déjà fustigé les Républicains. Les retraités sont « de nouveau victimes de la politique anti-sociale » d'Emmanuel Macron, a renchéri le Rassemblement national. Le sénateur Rachid Temal (PS) s'est étonné « qu'un gouvernement qui parle de solidarité et de progressisme puisse prendre cette décision »... Rendez-vous jeudi, jour de la présentation du projet de budget 2020...
Francis BROCHET

 

 
 

1,4 million de chômeurs touchés par la réforme

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:37:40

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1,4 million de chômeurs touchés par la réforme
 

 
Le rapport définitif de l'Unedic sur la réforme de l'assurance chômage est attendu ce mardi, mais Le Monde a révélé un « document de travail » qui prévoit un durcissement des règles de l'indemnisation chômage à partir du 1er novembre. D'après ce document, les premières prévisions de la réforme de l'assurance chômage pourraient concerner plus de 40 % des demandeurs d'emploi afin de réduire les dépenses publiques de près de 4 milliards d'euros. Introduites par décrets, les principales modifications concerneraient trois axes : un durcissement des conditions d'accès au chômage, une baisse des allocations à partir du septième mois pour ceux qui percevaient de hautes rémunérations et une modification des formes de calcul pour les montants versés.

Des révélations qui ont fait bondir le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, invité lundi matin de « Bonjour chez vous ! » sur Public Sénat : « La seule logique de cette réforme, c'est une logique budgétaire sur le dos des chômeurs », s'est-il indigné.

« C'est 1,4 million de personnes qui vont subir, soit par un raccourci de leurs droits, soit par une baisse d'indemnisation. Certains aussi ne vont pas pouvoir rentrer sur le marché du travail. Il va falloir cotiser six mois au lieu de quatre mois, ça va créer des trappes à pauvreté », a encore déploré le secrétaire général de la CFDT.

 

 
 

Thann-cernay Logement social : La loi fait disparaître l'Office public d'habitat à l'âge de 95 ans

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:11:33

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Thann-cernay  Logement social
Thann-cernay Logement social : La loi fait disparaître l'Office public d'habitat à l'âge de 95 ans
L'office HLM de la Communauté de communes de Thann-Cernay fusionnera avec Domial le 1er  novembre. Un mariage forcé mais lucratif pour la Ville de Thann, qui empochera au passage 4,3 millions d'euros.

 
L'agence Domial de Thann restera en place.
Une page se tourne. L'office HLM de Thann, créé en 1925, était déjà devenu en 2017 l'OPH (Office public de l'habitat) de la Communauté de communes Thann-Cernay, suite à une modification législative. Aujourd'hui, la loi Elan, votée en novembre 2018, le contraint à disparaître : dans le but affiché « d'assurer une plus grande efficacité des opérateurs du logement social », la loi oblige chaque organisme dont le patrimoine est inférieur à 12 000 logements à créer un groupe de sociétés ou à rejoindre un organisme existant remplissant ce critère.
Ni hausse de loyer, ni bouleversement

C'est cette deuxième solution qu'a choisie l'OPH de Thann-Cernay, qui compte 580 logements hébergeant quelque 1 300 habitants. Le choix d'une fusion-absorption par Domial s'est vite imposé comme la solution la plus évidente et la plus naturelle. Domial, dont le siège était à l'origine à Thann, est en effet le partenaire historique de l'OPH et possède un important parc immobilier dans la vallée de la Thur (dont les tours du quartier Schuman à Thann). N'ayant pas de personnel propre, l'OPH a, depuis des décennies, donné mandat à Domial pour la gestion de ses 580 logements.

Le principe de la fusion a été voté par le conseil d'administration de l'OPH en juin et cette dernière sera effective le 1er  novembre, après accord de l'ensemble des parties prenantes. Pour les locataires, cette fusion n'engendrera ni hausse de loyer, ni rupture de service, ni bouleversement : l'agence Domial de Thann, place De-Lattre-de-Tassigny, reste en place et continue à être leur interlocuteur habituel.

Gilbert Stoeckel, président de l'OPH, et Jean-Jacques Altmeyer, vice-président, sont un peu nostalgiques : « Si nous avions eu le choix, nous aurions gardé l'OPH, regrette Gilbert Stoeckel. Il a toujours été bien géré. Son fonctionnement était satisfaisant, la situation financière saine, avec des excédents de fonctionnement chaque année, et le patrimoine bien entretenu. L'OPH remplit par ailleurs parfaitement sa mission sociale en proposant des logements à des prix de loyers modérés. »

Mais si le président de l'OPH peut avoir des regrets, l'adjoint au maire de Thann en charge des finances qu'est aussi Gilbert Stoeckel peut se frotter les mains. En effet, en rémunération de cette fusion absorption, Domial va verser à la communauté de communes la somme de 5 376 000EUR correspondant à la valeur des fonds propres constitué par l'activité de l'OPH au fil des années.
4 376 620 EUR pour la Ville de Thann

La fusion de l'OPH avec Domial figurait au coeur des débats à la communauté de commune, vendredi. François Horny, vice- président (hors de la présence des élus cernéens et thannois principalement concernés), a demandé d'approuver quatre décisions en rapport avec l'intercommunalité : la fusion de l'Office public de l'habitat (OPH) avec Domial ; la cessation des actions de Domial détenues par la CCTC ; le transfert des garanties d'emprunts au profit de Domial et les conventions financières entre la CCTC, DOmail et les villes de Cernay et Thann. Pour avoir porté l'OPH durant de nombreuses années, Thann en sera la principale bénéficiaire, c'est pourquoi l'intercommunalité lui versera une subvention correspondant à la majorité de la cession des actions de Domial, soit 4 376 620 EUR. Une jolie cagnotte que cette dernière devrait utiliser pour des projets liés à l'habitat. La convention mentionne également le remboursement de capital de la ZAC Saint-Jacques et du Blosen (3 833 246 EUR) et le reversement du solde à la Ville de Thann (543 373 EUR).

Par ailleurs, la CCTC soutiendra deux autres opérations : le quartier (prioritaire) Bel Air à Cernay (300 000 EUR) et le quartier Schumann à Thann (700 000 EUR). « Nous avons la chance de fusionner dans de bonnes conditions. C'est une bonne opération et elle permet d'envisager l'avenir de Thann... », se réjouit Romain Luttringer. Après avoir retracé l'historique de l'Office HLM de Thann, devenu l'OPH en 2017, Gilbert Stoeckel, premier adjoint, s'est exprimé à son tour pour préciser que la fusion n'est ni une rupture de service ni un bouleversement : « Nous n'aurons plus l'occasion de célébrer le centenaire de l'OPH, mais savons qu'elle sera entre de bonnes mains », a souligné l'élu thannois.
Isabelle BOLLÈNE et Michel TSCHANN

 

 
 

 

Colmar Cantines Le tarif social suspendu pour les mauvais payeurs

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:00:18

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Colmar Cantines Le tarif social suspendu pour les mauvais payeurs
 

 
En 2018, 1187 enfants ont bénéficié du tarif social dans les cantines des écoles colmariennes. Archives L'Alsace/Hervé KIELWASSER
La mesure fait partie des engagements de l'actuelle municipalité en faveur du pouvoir d'achat. Les familles colmariennes exonérées d'impôt sur le revenu bénéficient d'une réduction de 30 % sur la facture de la cantine. Le dispositif fonctionne dès la facturation par l'association Préalis, en charge de la restauration scolaire, la Ville reversant la différence à son délégataire. En 2018, 1187 enfants en ont bénéficié, pour un montant de 264 130 EUR.

Sauf que les impayés sont à la hausse ces dernières années, constatent la Ville de Colmar et Préalis. La majorité colmarienne y voit la rançon du succès de cette mesure sociale. Pour enrayer le phénomène, le conseil municipal de Colmar a voté ce lundi une modification du règlement du service de restauration scolaire. En cas d'impayés, le plein tarif sera désormais appliqué aux familles « jusqu'à complet apurement des dettes », précise le rapport soumis aux édiles.
Double peine pour les foyers précaires ?

L'opposition a vivement critiqué le nouveau dispositif. La première à ruer dans les brancards a été Victorine Valentin. Pour l'élue socialiste, ce n'est pas le tarif social qui favorise la hausse des impayés, mais bien plutôt « la hausse de la précarité ». Elle dénonce une forme de double peine : « On a des gens qui ont des difficultés de paiement et on propose de ne plus leur appliquer le tarif réduit tant qu'ils n'auront pas payé. C'est antinomique », critique Mme Valentin, pointant « un risque alimentaire pour ces enfants ».

Frédéric Hilbert, lui, déplore l'établissement d'une « règle générale », là où il faudrait prendre en compte au cas par cas des situations individuelles. « L'important, c'est que les enfants puissent manger correctement. La Ville a à sa disposition des outils qui pourraient permettre de gérer ce genre de situations, croit savoir l'élu écologiste. Le CCAS (Centre communal d'action sociale) pourrait aider les familles à payer, ce qui résoudrait beaucoup de problèmes. »

Odile Uhlrich-Mallet, pour la majorité, invoque justement le projet de réussite éducative lancé il y a quelques mois « pour tenir compte des difficultés des familles, qu'elles soient médicales ou sociales ». « Un outil supplémentaire pour répondre à leurs besoins, les orienter vers les bons organismes », plaide l'adjointe à l'enseignement. Sur le fond, elle défend une mesure « de bonne gestion » : « Ces dernières années, les demandes pour la cantine ont augmenté de près de 15 %. C'est bien la preuve que la mesure sociale des 30 % de réduction fonctionne bien. Maintenant, il faut cette mesure coercitive pour aider Préalis à recouvrer les sommes dues. »

« Pour l'instant, on s'est contenté d'appliquer une proposition de Préalis », complète Gilbert Meyer. Le maire promet de « faire le point après une année », pour « voir si la mesure est équitable ». Mais il ne convainc pas l'opposition : les quatre élus de gauche voteront contre la modification du règlement, trois autres conseillers préférant s'abstenir.
Clément TONNOT

 

 
 

Formation Manifestation à Strasbourg : Des avancées pour les étudiants en soins infirmiers

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:00:39

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Formation Manifestation à Strasbourg
Formation Manifestation à Strasbourg : Des avancées pour les étudiants en soins infirmiers

 
Venus de la région Grand Est, une trentaine d'étudiants en soins infirmiers se sont rassemblés devant la Maison de la Région.
À l'appel de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI), une journée nationale d'action a été organisée, lundi matin 21 septembre, devant tous les conseils régionaux de France, pour mettre les Régions, qui sont en charge de la formation des étudiants infirmiers, « en face de leurs responsabilités ». Les manifestants entendaient interpeller les collectivités territoriales sur « les difficultés quotidiennes des étudiants en soins infirmiers », des difficultés principalement financières. Si le diplôme d'État infirmier est reconnu au grade de licence depuis 2009, « les étudiants en soins infirmiers ont le sentiment d'être marginalisés », témoigne Laurent Rivière, de la FNESI.

À Strasbourg, une trentaine d'étudiants venus de la région Grand Est se sont rassemblés devant la Maison de la Région, pendant qu'une délégation de trois membres de la Fédération était reçue par trois représentants de la région Grand Est en charge de la formation. « Nous avons obtenu de grandes avancées », a expliqué Clara Hammer, vice-présidente de la FNESI, à l'issue de la rencontre.

Parmi ses revendications, la FNESI réclame la suppression des frais complémentaires imposés par 124 des 272 Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), des établissements publics. Dans le Grand Est, les 29 IFSI accueillent près de 8 000 étudiants, dont près de 2 600 dans les 10 IFSI d'Alsace. Sur ces dix instituts, « deux au moins pratiquent ces frais complémentaires » indique Clara Hammer, « des frais illégaux », avant d'annoncer que « la Région va appeler les Instituts du Grand Est pour que ces frais soient supprimés ». Autre avancée, « la Région va faire des efforts pour que les bourses étudiantes, qui sont gérées pour les étudiants en soins infirmiers par la Région et non pas par le Crous, soient plus rapidement traitées, ce qui permettrait aux boursiers d'être exonérés des frais de rentrée ». Enfin, un groupe de travail va être créé pour débattre des autres revendications, « concernant les frais kilométriques » car les étudiants passent la moitié de leurs trois années de formation en stage. Mais aussi les accès aux services étudiants, les Restos U, les logements étudiants... qui ne sont accessibles que dans les grandes métropoles. « Une expérimentation va être menée à Haguenau pour que les étudiants en soins infirmiers puissent avoir accès à ces services de proximité ».
J.-F.C.

 

 
 

 

Mulhouse Course caritative : 8 000 coureuses solidaires

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:56:21

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Mulhouse  Course caritative
Mulhouse Course caritative : 8 000 coureuses solidaires

 
8 000 participantes à la 6e édition des Mulhousiennes
La 6e édition des Mulhousiennes s'est déroulée ce dimanche au stade de l'Ill. Pas moins de 8 000 coureuses s'y sont inscrites pour la bonne cause, notamment la lutte contre les cancers féminins. En cinq éditions, les différentes courses ont déjà permis de récolter, entre les inscriptions, les courses Kids et les partenaires, près de 300 000 EUR. L'an dernier, 90 000 EUR ont ainsi été reversés à cinq causes caritatives et solidaires et notamment la reconstruction mammaire avec un chèque remis à la clinique du Diaconat-Fonderie pour l'achat de matériel chirurgical.

Pour cette nouvelle édition, cinq causes seront soutenues : l'acquisition de matériel de chirurgie pour les cancers oncopelviens, la recherche et des actions de soutien aux familles précarisées et aux enfants atteints de handicap.

Cette année, c'est l'ancienne sprinteuse française, championne du monde du 4x100 mètres en 2003, Christine Arron, qui a donné le coup d'envoi des courses.

 

 
 

 

Altkirch Seniors : Atelier nutrition et santé

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:47:06

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Altkirch
Altkirch Seniors : Atelier nutrition et santé

 
Un atelier Nutrition Santé sur le thème « Bien se nourrir pour rester en forme » aura lieu à Altkirch du 3 octobre au 7 novembre à la salle de réunion de la Msa d'Alsace - 39 rue du 8è Régiment des Hussards, quartier Plessier, de 10 h à 12 h. Cette action de prévention est organisée par l'Association Atout Age Alsace (AAA), qui regroupe les caisses de retraite (CARSAT, MSA, la Sécurité Sociale des Indépendants, CNRACL), en partenariat avec, AG2R La Mondiale, la Camieg, les Conseils Départementaux, Mutualia Territoires Solidaires.

Animés par un diététicien diplômé, ces ateliers collectifs de prévention sont composés de six séances de 2h visant à privilégier une alimentation et une activité physique adaptées tout en apportant des messages et conseils dans une dimension de plaisir et de convivialité. Ils aborderont les thématiques suivantes : Connaissance des aliments et besoins nutritionnels ; organisation des repas, rythmes alimentaires et convivialité ; actes d'achat et budget ; promotion de comportements nutritionnels adaptés ; transport, conservation des aliments et hygiène alimentaire ; lecture des étiquettes et impacts des médias dans la consommation.

Atelier gratuit sur inscription auprès de : Atout Age Alsace 03 89 20 79 43 ou sur le site internet : www.atoutagealsace.fr
Calendrier des séances : Séance 1 : jeudi 3 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 2 : jeudi 10 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 3 : jeudi 17 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 4 : jeudi 24 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 5 : jeudi 31 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 6 : jeudi 7 novembre de 10 h à 12 h.

Calendrier des séances : Séance 1 : jeudi 3 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 2 : jeudi 10 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 3 : jeudi 17 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 4 : jeudi 24 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 5 : jeudi 31 octobre de 10 h à 12 h ; Séance 6 : jeudi 7 novembre de 10 h à 12 h.

 
 

 

Dominicains : c'est classique, jazz et libre

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:51:08

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Guebwiller  Saison d'automne
Dominicains : c'est classique, jazz et libre
Pas de répit aux Dominicains de Haute Alsace. Après un été particulièrement riche, l'automne va prendre des couleurs jazz, slaves, punk... sans néanmoins oublier les grands classiques.
 

 
Le pianiste de jazz Chris Gall sera en concert vendredi 27 septembre aux Dominicains.
Chris Gall, du jazz planant
Après un hommage à Louis Armstrong, les Dominicains de Haute-Alsace accueillent l'artiste Chris Gall le vendredi 27 septembre, pour une soirée « piano-jazz impressionniste ». Le musicien fera entendre les créations qui composent son nouvel album. « C'est un jeune artiste allemand, qui propose une musique planante », explique Elisa Beardmore, chargée de la communication du centre culturel de rencontres (CCR). « Il y aura des images projetées, une création de Mike Meyer, et, après, il faut se laisser porter. » Une expérience à tenter sur un transat ou un matelas dans la Nef.

Les autres soirées jazz et blues de cet automne (Raphaëlle Brochet, Sona Jobarteh & Band ou encore Sarah McCoy) affichent déjà complet.
Brunch russe

Brunch russe aux Dominicains, le dimanche 13 octobre, à 11 h, avec deux musiciens virtuoses, Micha Tcherkassky et Bogdan Nesterenko. Document remis

C'est LE rendez-vous incontournable de tous ceux qui ont une âme slave assumée ou qui veulent réveiller celle qui sommeille en eux. Ce dimanche 13 octobre, les amoureux de musique classiques pourront entendre tous les grands classiques de la musique russe, avec une formule renouvelée cette année : « Nous avons choisi d'alterner la musique et le repas », indique Elisa Beardmore.

C'est le Bistrot Vagabond, le nouveau partenaire du CCR guebwillerois, qui sera chargé de nourrir le corps. L'assiette salée et l'assiette sucrée rendront hommage aux grands classiques culinaires russes. Pour nourrir l'âme, Bogdan Nesterenko (au bayan) et Micha Tcherkassky (à la balalaïka), deux virtuoses, revisiteront les oeuvres de Tchaïkovski ou de Chostakovitch par exemple.

Le public sera installé dès 11 h dans la Nef mais l'ambiance les propulsera entre Moscou et Saint-Pétersbourg dans une ambiance de fête. À réserver avant le 8 octobre.
Soirée Union libre

L'Orchestre philharmonique de Freiburg et la pianiste Aurelia Shimkus seront au coeur d'une soirée Union Libre, le 19 octobre, aux Dominicains. Photo Kristine Krauze Slucka

Soirée dancefloor aux Dominicains avec DJ Set. À faire seule ou juste après le concert de l'Orchestre philharmonique de Freiburg, le 19 octobre. Photo Thomas Grandjean

Dès 19 h 30, pour se préparer au concert, les Dominicains proposent une séance de Qi Gong assis des six sons, animée par Eric Bey. La première expérience peut se vivre en famille (avant-propos Tribu). Par la respiration, la séance permettra de se concentrer et de se mettre dans un état d'écoute idéal. Pour ceux qui préfèrent, il y aura aussi, au caveau un avant-propos avec Camille Lienhard, musicologue.

À 20 h 30, place à l'orchestre. Au programme de la soirée, le Concerto pour piano n° 2 de Rachmaninov et la Symphonie en fa dièse M de Korngold. « Le dernier souffle du romantisme viennois répond à un concert pour piano qui en a ouvert la voie », explique le CCR. Du grand répertoire interprété par plus de 100 musiciens !

Et après ? C'est dancefloor deep house et techno, grâce au partenariat avec DJ Set. Un grand écart musical audacieux, un défi comme ceux que les Dominicains aiment relever. Précisons que cette soirée au caveau débutera alors que le concert sera à peine terminé dans la Nef et qu'il est possible de rejoindre le dancefloor sans avoir entendu l'orchestre. La soirée se poursuivant jusqu'à 1 h du matin, il est aussi possible d'enchaîner les deux !

« Ce soir-là, nous allons accueillir beaucoup de monde et des gens très différents », se réjouit déjà Elisa Beardmore.
C'est punk et complet

Nina Hagen s'installera sur la scène des Dominicains le vendredi 8 novembre à 20 h 30. Ne cherchez pas, il n'y a plus de places et depuis longtemps. Normal : avec « Brecht & Blues on the road to freedom », l'icône punk présente un projet musical autour de l'oeuvre de Brecht. C'est très personnel mais toujours aussi libre et détonnant.
Noël en duo

La Forlane, choeur de Guebwiller, donnera son traditionnel concert de Noël aux Dominicains le dimanche 1er décembre à 17 h. Pour l'occasion, le chef de choeur, Pierre Aubry, s'associe à l'Orchestre de l'Université de Haute-Alsace, placé sous la direction de Simon Rigaudeau. Les deux jeunes chefs ont choisi d'offrir au public un programme de grands classiques, que tout le monde aime entendre à cette période : des extraits de l'Oratorio de Noël de Saint-Saëns, du Gloria de Vivaldi, du Christus de Mendelssohn mais aussi Satchmo, tribute to Armstrong de Ricketts. Et pour vraiment avoir l'esprit à la fête, ils ont prévu un karaoké géant sur des chants de Noël.

Dès 16 h, avant-propos Tribu avec une séance de chant participatif ou, pour les plus gourmands, un goûter de Noël au Café Séraphin.
É.G.

 

 
 

 

Guebwiller Dominicains : Dans les notes d'Armstrong

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:50:30

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Guebwiller  Dominicains
Guebwiller Dominicains : Dans les notes d'Armstrong
Le début de la saison 2019-2020 sera assez jazz aux Dominicains de Guebwiller (lire page précédente). En guise de lancement, cet hommage rendu récemment à Louis Armstrong par le duo Paul Lay - Eric Le Lann.

 
Paul Lay présente le concert.
Piano trompette, ce n'était pas la formation habituelle de Satchmo, qui jouait, et chantait essentiellement avec des ensembles, des brass bands. Mais la musique se réduit facilement à des versions pour clavier. Bach a transcrits pour orgue des concertos de Vivaldi, Franz Liszt, et bien d'autres, l'ont fait avec les symphonies de Beethoven. Paul Lay l'a précisé, au début du concert, lorsqu'il a évoqué la formation du duo et présenté le programme : ils ne reprenaient pas forcément la musique de Louis Armstrong, mais se plongeaient dans la musique de ses débuts, jouant plutôt « à la manière de... » que « jouant du... ».

Il y a là de quoi s'inspirer effectivement d'une musique vieille de près d'un siècle, d'une musique qui était l'expression d'un peuple, de tout ce qu'il ressentait, d'une musique qui lui permettait de s'évader d'un quotidien fait souvent de violence et de pauvreté. Certes, il y a eu essentiellement des « tubes » du maître. Mais ils étaient mêlés à des compositions originales des deux interprètes. Originales, mais dans l'esprit d'Armstrong.

Eric Le Lann a toujours été un admirateur d'Armstrong, « sa première et plus durable influence musicale ». Le Lann la joue à sa manière. Mais elle est remarquable. Sa sonorité, en trompette ouverte ou bouchée, est prenante. Rien à voir avec la sonorité classique. Ce n'est pas la même pureté de son. Mais c'est du jazz pur. On admire et on apprécie la pureté mélodique des lignes, la justesse rythmique des accents. Et que dire du piano ? Ou plutôt du pianiste ? On avait déjà eu l'occasion, par le passé, d'apprécier Paul Lay, prix Django Reinhardt en 2016, à l'une ou l'autre reprise aux Dominicains. Il nous a paru encore plus fabuleux, non seulement par sa virtuosité technique, mais surtout par son sens de la musique, son intuition, sa communion au jazz d'Armstrong.

Un Louis Armstrong qui était présent grâce à l'excellent travail du vidéaste Olivier Garouste, l'habituel complice de Paul Lay, avec des montages à partir d'interviews du jazzman de la Nouvelle-Orléans, des extraits choisis et surtitrés, assurant la liaison entre les divers morceaux de musique, de façon parfois un peu trop rapide pour avoir le temps de tout lire. Tant pis. L'essentiel y était, avec un brin de nostalgie. Un gros brin.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Guebwiller « Lire et faire lire » : La nouvelle saison est lancée

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:50:01

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Guebwiller « Lire et faire lire »
Guebwiller « Lire et faire lire » : La nouvelle saison est lancée
Les Dominicains de Haute Alsace, lieu idéal pour une année sur le thème des arts, a été le cadre du lancement de la nouvelle saison de l'opération « Lire et faire lire » dans le Haut-Rhin.

 
Les bénévoles de Lire et faire lire dans le jardin du cloître des Dominicains
L'association haut-rhinoise « Lire et faire lire » a choisi les Dominicains de Haute Alsace pour sa journée de lancement de l'année scolaire 2019-2020. « Lire et faire lire » est une association nationale de bénévoles de plus de 50 ans réunis par la passion de la lecture et sa transmission, qui se propose d'ouvrir des enfants et des jeunes à la lecture, mais aussi à la solidarité intergénérationnelle dans des structures scolaires, périscolaires ou d'animation jeunesse durant le temps scolaire ou extrascolaire à travers des moments de lecture à voix haute par petits groupes de 2 à 6.

Le choix des livres est laissé à l'initiative des intervenants, mais peut également se faire en concertation avec les enseignants ou en suivant des thèmes proposés par la structure départementale. Une trentaine de bénévoles se sont retrouvés autour de la coordinatrice Edith Portal par ailleurs directrice de la Ligue de l'Enseignement pour lancer l'année.

La journée a débuté par un échange d'informations alimenté par les participants eux-mêmes. La suite des travaux a permis de répartir l'ensemble des bénévoles entre les différents sites sur la base des données récoltées lors du bilan de juin dernier, d'accueillir les nouveaux auxquels ont été proposés des temps de formation et d'introduire le thème 2019-2020 qui tournera autour des arts. A ce propos, une journée a été prévue au Festival BD Ciné d'Illzach pour y rencontrer de nouveaux auteurs ainsi que la participation au Salon du livre de Colmar pour profiter du festival des enfants pour convaincre de nouveaux bénévoles à rejoindre leurs rangs. Après le repas pris sous les tonnelles du jardin des Dominicains, les participants ont pu déambuler dans les lieux et découvrir à partir d'une vidéo les programmes de la nouvelle saison.

 

 
 

 

Saint-Louis : Sécurité routière, un concours départemental

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:10:05

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Saint-Louis
Saint-Louis : Sécurité routière, un concours départemental

 
Un concours départemental aura lieu au centre socioculturel, destiné à sensibiliser et communiquer sur les dangers de la route via des animations originales. Ce concours est organisé par la préfecture du Haut-Rhin, la Direction de la sécurité routière (DSR) et Apalib, en partenariat avec le centre socioculturel (CSC) de Saint-Louis. Il est ouvert à tous, quel que soit l'âge des participants. Des récompenses sont prévues pour les gagnants des différentes étapes puisque 15 étapes qualificatives sont prévues notamment à Mulhouse, Munster, Ribeauvillé, Illzach, Kaysersberg.

Celle du CSC de Saint-Louis aura lieu le jeudi 10 octobre, de 14 h à 17 h. La finale du concours se déroulera à Guebwiller de 19 h à 22 h. Renseignements au 03.89.69.16.68 ou au 06.34.45.25.58.

 

 
 

 

Reichshoffen Commande ferroviaire perdue par Alstom

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:06:29

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Reichshoffen Commande ferroviaire perdue par Alstom
Reichshoffen Commande ferroviaire perdue par Alstom

L'intersyndicale redoute la suppression de 200 emplois
Les représentants syndicaux de l'usine bas-rhinoise d'Alstom alertent les élus afin d'obtenir un revirement dans l'attribution de la commande de 28 rames Intercités promise à l'espagnol CAF. Ils craignent la suppression de 200 emplois.

 
Pour le moment, l'activité à Reichshoffen prévoit un creux à partir du printemps 2020 et une réduction de cadence de production en 2021.
Depuis que la SNCF a annoncé mercredi 18 septembre sa décision de confier la commande de 28 nouvelles rames de trains Intercités, assortie de 75 rames en option, à l'industriel espagnol CAF et non au groupe Alstom (DNA du 19 septembre 2019), les syndicats de ce dernier se démènent pour tenter d'infléchir ce choix. Car l'attribution de la commande, qui a fait l'objet d'un appel d'offres lancé par la SNCF pour le compte de l'État français, n'est pas définitive puisqu'elle doit encore être validée par le conseil d'administration de SNCF Mobilités le 24 octobre.

Tout espoir n'est donc pas vain pour l'usine de Reichshoffen, où l'intersyndicale FO-CGT estime « que la perte de ce contrat pourrait à terme menacer 200 emplois ». « Le cas d'un revirement de la SNCF, au détriment de l'attributaire pressenti, s'est déjà produit par le passé », rappelle Daniel Dreger, délégué syndical CGT de l'usine bas-rhinoise (780 salariés plus 400 intérimaires et prestataires) dont le plan de charge, rappelle-t-il prévoit un « creux » à partir du printemps prochain avant une réduction de la cadence mensuelle de production en 2021.

« Dans le mois qui reste, on va continuer à se mobiliser en interpellant notamment nos élus pour leur expliquer nos craintes et obtenir leur soutien », confie Daniel Dreger, par ailleurs membre du comité de groupe européen d'Alstom. L'intersyndicale a ainsi rendez-vous le 4 octobre, dans ses locaux de Reichshoffen, avec les sénateurs bas-rhinois Guy-Dominique Kennel (LR) et Claude Kern (Union centriste).
« Outil industriel dénigré »

La veille, il est question d'une rencontre avec la conseillère régionale et première secrétaire du PS 67 Pernelle Richardot. Les représentants syndicaux du groupe Alstom devraient également profiter des 15e Rencontres du ferroviaire, le 16 octobre 2019 à Tours, pour interpeller les représentants de la SNCF et du gouvernement.

Certains parlementaires alsaciens ont d'ores et déjà pris la plume pour manifester leur étonnement et alerter le gouvernement. Dans une lettre ouverte au ministre de l'Économie Bruno Le Maire, le député de Wissembourg Frédéric Reiss (LR) a pris la défense du site de Reichshoffen « dont l'outil industriel est dénigré à la faveur d'une entreprise étrangère ». « Le site de l'industriel CAF à Bagnères-de-Bigorre ne dispose d'aucune voie d'essai et d'aucun accès direct au réseau ferré. Au-delà des difficultés d'accès pour acheminer chaque élément par la route jusqu'à Tarbes, l'octroi du marché à CAF France va imposer le réaménagement complet du site existant », souligne-t-il.

Dans un communiqué publié au lendemain de la décision de la SNCF, le sénateur bas-rhinois Jacques Bigot (PS) avait pour sa part « déploré l'incapacité de l'État français d'avoir une vraie stratégie industrielle dans la gestion de la commande publique » et appelé le Parlement à en débattre. L'intersyndicale d'Alstom fait la même observation en relevant que « CAF se contentera seulement d'assembler dans son usine française les éléments provenant d'Espagne ». Dans l'offre d'Alstom, hormis les chaudrons qui seraient fabriqués en Pologne, ils assurent que « plus de 60 % de la valeur ajoutée serait réalisée dans les usines françaises du groupe ».
X.T. * Les trains Intercités qui font l'objet de cette commande d'une valeur de 700 millions d'euros devront normalement être mis en service à partir de 2023 sur les lignes Paris-Clermont et Paris-Toulouse, en remplacement des rames Corail actuelles.

* Les trains Intercités qui font l'objet de cette commande d'une valeur de 700 millions d'euros devront normalement être mis en service à partir de 2023 sur les lignes Paris-Clermont et Paris-Toulouse, en remplacement des rames Corail actuelles.

 
 

 

L'intersyndicale d'Alstom craint la suppression de 200 emplois

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:17:53

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L'intersyndicale d'Alstom craint la suppression de 200 emplois
 

 
Pour le moment, l'activité à Reichshoffen prévoit un creux à partir du printemps 2020 et une réduction de cadence de production en 2021. Archives DNA /Geneviève LECOINTRE
Depuis que la SNCF a annoncé, le 18 septembre, sa décision de confier la commande de 28 nouvelles rames de trains Intercités, assortie de 75 rames en option, à l'industriel espagnol CAF et non au groupe Alstom (L'Alsace du 19 septembre 2019), les syndicats de ce dernier se démènent pour tenter d'infléchir ce choix. Car l'attribution de la commande, qui a fait l'objet d'un appel d'offres lancé par la SNCF pour le compte de l'État français, n'est pas définitive puisqu'elle doit encore être validée par le conseil d'administration de SNCF Mobilités, le 24 octobre.
« Le cas d'un revirement s'est déjà produit par le passé »

Tout espoir n'est donc pas vain pour l'usine de Reichshoffen, où l'intersyndicale FO-CGT estime « que la perte de ce contrat pourrait à terme menacer 200 emplois ». « Le cas d'un revirement de la SNCF, au détriment de l'attributaire pressenti, s'est déjà produit par le passé », rappelle Daniel Dreger, délégué syndical CGT de l'usine bas-rhinoise (780 salariés plus 400 intérimaires et prestataires) dont le plan de charge, rappelle-t-il, prévoit un « creux » à partir du printemps prochain avant une réduction de la cadence mensuelle de production en 2021.

« Dans le mois qui reste, on va continuer à se mobiliser en interpellant notamment nos élus pour leur expliquer nos craintes et obtenir leur soutien », confie Daniel Dreger, par ailleurs membre du comité de groupe européen d'Alstom. L'intersyndicale a ainsi rendez-vous le 4 octobre, dans ses locaux de Reichshoffen, avec les sénateurs bas-rhinois Guy-Dominique Kennel (LR) et Claude Kern (Union centriste).

La veille, il est question d'une rencontre avec la conseillère régionale et première secrétaire du PS 67 Pernelle Richardot. Les représentants syndicaux du groupe Alstom devraient aussi profiter des 15es Rencontres du ferroviaire, le 16 octobre à Tours, pour interpeller les représentants de la SNCF et du gouvernement.
« Notre outil industriel est dénigré »

Certains parlementaires alsaciens ont d'ores et déjà pris la plume pour manifester leur étonnement et alerter le gouvernement. Dans une lettre ouverte au ministre de l'Économie Bruno Le Maire, le député de Wissembourg Frédéric Reiss (LR) a pris la défense du site de Reichshoffen « dont l'outil industriel est dénigré à la faveur d'une entreprise étrangère ». « Le site de l'industriel CAF à Bagnères-de-Bigorre ne dispose d'aucune voie d'essai et d'aucun accès direct au réseau ferré. Au-delà des difficultés d'accès pour acheminer chaque élément par la route jusqu'à Tarbes, l'octroi du marché à CAF France va imposer le réaménagement complet du site existant », souligne-t-il.

Dans un communiqué publié au lendemain de la décision de la SNCF, le sénateur bas-rhinois Jacques Bigot (PS) a « déploré l'incapacité de l'État français d'avoir une vraie stratégie industrielle dans la gestion de la commande publique » et appelé le Parlement à en débattre. L'intersyndicale d'Alstom fait la même observation en relevant que « CAF se contentera seulement d'assembler dans son usine française les éléments provenant d'Espagne ». Dans l'offre d'Alstom, hormis les chaudrons qui seraient fabriqués en Pologne, ils assurent que « plus de 60 % de la valeur ajoutée serait réalisée dans les usines françaises du groupe ».
X. T. (*) Les trains Intercités qui font l'objet de cette commanded'une valeur de 700 millions d'euros devront normalement être mis en service à partir de 2023sur les lignes Paris-Clermont et Paris-Toulouse, en remplacement des rames Corail actuelles.

 

 
 

Comment Huningue s'ouvre sur le Rhin

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:08:09

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Urbanisme Un important projet d'aménagement d'ici 2025
Comment Huningue s'ouvre sur le Rhin
Six bâtiments seront construits sur les rives du Rhin à Huningue, d'ici à 2025, dans le cadre d'un programme porté par le groupe Constructa (maître d'ouvrage), avec la ville et VNF pour partenaires. La commercialisation des deux premiers, Bogen et Link, avec 115 logements, a débuté.
 

 
L'immeuble Link se développera sur cinq étages et abritera 44 logements, du studio au six-pièces.
La première pierre ne viendra qu'au début de l'année prochaine. Mais la commercialisation des deux premiers immeubles des Jetées, futur quartier à naître sur les rives du Rhin à Huningue, au coeur des Trois Pays - Bâle n'est qu'à un quart d'heure à vélo -, va bon train. Ces immeubles sont baptisés Bogen et Link, indique Enzo Boretti, responsable de programme chez Constructa, promoteur qui a remporté en 2016 l'appel d'offres. Depuis, assure-t-il, le programme avance en parfaite collaboration avec VNF - Voies Navigables de France qui demeure propriétaire de l'essentiel des terrains au bord du fleuve - et la ville.

Laure Duval, conseillère commerciale pour Constructa, accueille le public ce week-end à la maison du projet, au pied de la passerelle des Trois Pays. « Link et Bogen sont commercialisés depuis mai », rappelle-t-elle. « Nous en sommes à 20 % de réservations. Nous lancerons les travaux quand nous serons à 40 ou 50 %. » Ce devrait être le cas début 2020. Link, c'est une tour de 50 m pour 16 étages, « tel un phare sur le Rhin », pour 44 logements. Et Bogen, sur cinq étages, s'étire le long du fleuve, « avec une conception horizontale et des appartements traversant ou mono-orienté sur le Rhin », pour 71 logements, détaille Enzo Boretti.
Un programme qui vise « plutôt les CSP + »

« Cela va du studio au six-pièces. Difficile de donner un prix moyen au m². Cela dépend de l'exposition, de la vue, de l'étage », note Laura Duval. Les quelques studios, répartis entre le 8e et le 11e étage, sont vendus entre 152 000 et 190 000 EUR, jusqu'à 28 m² avec un double balcon pour le plus grand. Les appartements proposent des typologies très variés. Les T2 vont de 35 à 50 m² - pour une fourchette de prix allant de 125 000 à 230 000 EUR. Les T3 vont de 61 à 80 m², de 199 000 jusqu'à 475 000 EUR, « pour un logis d'exception, en attique, avec une terrasse de 60 m² ». Les T4 vont de 85 à 110 m², pour un prix compris entre 332 000 et 560 000 EUR.

Les clients potentiels ? Des investisseurs, des frontaliers ? « Pas seulement. Avec pour produit d'appel un T2 à 125 000 EUR, nous avons aussi des appartements dans les prix du marché. J'ai pour clients des Suisses, des Allemands ou des expatriés, mais aussi des Français qui travaillent en France », assure Laure Duval. Le maire de Huningue, Jean-Marc Deichtmann, reconnaît cependant que le programme vise « plutôt les CSP +». Les immeubles ne comprendront pas de logements sociaux. « Nous avons déjà presque 30 % de logements sociaux à Huningue. Nous sommes largement dans les clous par rapport à nos obligations. Et dans d'autres programmes neufs, comme près du futur groupe scolaire, au parc des Eaux Vives, il y aura bien des logements sociaux », argumente le maire.

Bogen (signé Pietri Architectes) et Link (par le cabinet Triptyque) ne sont que les premiers de six immeubles. Suivra un immeuble dédié au co-living, cette nouvelle forme d'habitat «qui prend depuis deux ou trois ans. Ce sont des meublés, quelque 180 à 200 petits logements qui ont des parties semi-communes regroupées au sein d'une vingtaine de logements», indique Enzo Boretti. Livraison de ce bâtiment imaginé par Nicolas Laisné et Dimitri Roussel prévue en 2022, selon le planning prévisionnel.
Un hôtel quatre étoiles de 115 chambres avec spa, piscine, espace fitness...

Puis sera construit un hôtel 4 étoiles de 115 chambres, avec restaurant, bar, piscine, spa, salle de fitness, etc. Signé Triptyque, il sera situé sur la rive sud de la darse du Petit Port, avec « une structure extérieure suggérant les drisses, mâts et haubans de l'architecture navale. » Et Enzo Boretti de confier : « Nous avons pu aboutir à un accord avec un hôtelier suisse pour un bail. Nous misons autant sur la partie spa et wellness que sur la clientèle d'affaire. » Enfin, deux bâtiments pour du « résidentiel géré et des logements» devraient naître un peu plus au nord, sur l'emplacement de l'actuel camping amené à déménager.

L'ensemble des Jetées devrait être terminé à l'horizon 2025. Il s'agit d'un programme mixte, pas limité au résidentiel ou à l'hôtelier, mais qui comprendra aussi des commerces en rez-de-chaussée : «Nous souhaitons garder la maîtrise de l'implantation des commerces, cela fera la réussite du projet», pronostique Enzo Boretti.

L'emplacement est pour le maire de Huningue Jean-Marc Deichtmann « un endroit exceptionnel ». Les Jetées seront donc « une carte visite pour la ville et une nouvelle porte de France au coeur du quartier Dreiland. » Un endroit stratégique, martèle-t-il : « L'endroit pour apprécier au mieux l'architecture des Jetées, c'est l'Allemagne ou la Suisse. »

À ceux qui reprochent au projet d'être trop minéral, le maire rappelle qu'avec Weil am Rhein, Huningue a un projet d'aménagement des berges, Vis-à-Vis, qui bénéficie d'un financement de 2 millions d'euros et qui permettra de verdir l'ensemble, avec des espaces verts, jardins publics et autres aménagements, « pour que tout le monde se sente bien dans ce nouveau quartier ».

De même, l'architecture très contemporaine des immeubles ne doit pas faire oublier le riche passé de la ville : ainsi des murs de l'ancienne forteresse Vauban, sur le fleuve, dont certains pans qui subsistent, sont en train d'être mis en valeur dans le cadre du réaménagement des berges.
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Le Sundgau fait sa mue énergétique

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:08:57

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Environnement  Économies d'énergie
Le Sundgau fait sa mue énergétique
Le Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays du Sundgau, en partenariat avec l'association Alter Alsace énergies, lance une batterie d'actions pour inciter la population, les entreprises et les collectivités sundgauviennes à moins polluer et à réduire leurs factures d'énergie.
 

 
La dream team de la transition énergétique dans le Sundgau : à gauche, le PETR représenté par David Rigoulot, directeur, Marie-Bérénice Lacore, coordinatrice démarche climat air énergie, François Eichholtzer, président, Bernard Ley, vice-président. Et à droite, Coline Lemaignan, conseillère pour l'association Alter Alsace énergies.
TEPCV : un sigle méconnu du grand public, difficile à retenir... Et pourtant, c'est un dispositif innovant qui rime avec « environnement » et « grosse somme d'argent »... Ces cinq lettres signifient « territoire à énergie positive pour la croissance verte ». En décrochant ce label il y a trois ans, le Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays du Sundgau a reçu une enveloppe pour financer des actions encourageant la transition énergétique auprès des collectivités, des entreprises et des particuliers.

Les premières actions ont été lancées en 2018. Elles sont toutes reconduites cette année et de nouvelles sont expérimentées. Parmi ces nouveautés : les ateliers d'autorénovation accompagnée.
Atelier d'autorénovation accompagnée

L'association Alter Alsace énergies, partenaire du PETR, encourage les particuliers à rénover leur logement pour le rendre plus confortable et surtout moins énergivore, avec l'aide d'un professionnel « qui peut orienter les choix et montrer le geste », explique Coline Lemaignan, conseillère d'Alter Alsace énergies. « C'est une façon de réduire les coûts du chantier, tout en garantissant la performance. On espère qu'il y aura une émulation. En France, il faudrait réaliser des centaines de milliers de rénovations par an, alors qu'on n'en atteint même pas un dixième. »

Pour François Eichholtzer, président du PETR, en plus d'être « économiquement viable », l'autorénovation permet « d'impliquer les gens qui deviennent de vrais ambassadeurs. Ils transmettent cette expérience à d'autres ».
« Projet d'énergie citoyenne »

Économiser l'énergie, c'est bien. Produire le reliquat avec des énergies renouvelables, c'est mieux ! Là encore, le PETR et Alter Alsace énergies ont de la suite dans les idées : ils veulent inciter les citoyens et les collectivités à s'associer, sous forme de coopératives, pour financer des systèmes de production tels que des éoliennes, des panneaux photovoltaïques ou des méthaniseurs... « Trop souvent, ce sont les mêmes entreprises qui investissent dans les énergies renouvelables, qui font beaucoup d'argent et qui prennent les décisions à la place des territoires », commente Coline Lemaignan. « Aujourd'hui, on voudrait que des habitants et des collectivités soient aux manettes : qu'ils apportent ensemble un capital suffisant qui sera remboursé par la revente de l'énergie. »

Ainsi, des projets d'énergie citoyenne seraient en train d'émerger dans le Sundgau. « Des communes ont déjà proposé des bâtiments pouvant accueillir des panneaux photovoltaïques. » Six réunions publiques se tiendront en octobre pour expliquer au public comment « construire ensemble un projet citoyen d'énergie renouvelable » : le 8 à Altkirch, le 10 à Waldighoffen, le 15 à Ferrette, le 17 à Chavannes-sur-l'Étang, le 22 à Bernwiller et le 24 à Fulleren.
Anne DUCELLIER PETR du Pays du Sundgau : tél. 03.89.25.49.82 ; info@pays-sundgau.fr

PETR du Pays du Sundgau : tél. 03.89.25.49.82 ; info@pays-sundgau.fr

 
 

 

Roule-t-on plus vert dans l'agglo ludovicienne ?

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:10:41

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Saint-Louis  Écologie et transports
Roule-t-on plus vert dans l'agglo ludovicienne ?
Samedi 21 septembre, le « Village de la mobilité », mis en place par Saint-Louis Agglomération, proposait aux Ludoviciens d'adopter des modes de transports plus écologiques.
 

 
Samedi 21 septembre, l'agglomération de Saint-Louis organisait une journée dédiée aux transports. L'occasion de s'informer et de proposer des solutions pour se déplacer plus écolo.
Un bus électrique, des vélos en pagaille, une voiture Citiz... Il y avait de l'animation, samedi 21 septembre, sur la place du marché !

À l'initiative de Saint-Louis Agglomération, la Ville de Saint-Louis, Distribus, les entreprises Citiz et Bikoach, les associations L'Atelier et Osez vélo, s'étaient donné rendez-vous. L'objectif : informer les Ludoviciens sur les moyens de transport plus écologiques, dans un esprit convivial et festif.
Se mettre au vélo

« Nous avons décidé de profiter de la dynamique du marché pour promouvoir ce qui nous tient à coeur, pour aller dans le sens du changement, explique Philippe Knibiely, adjoint au maire en charge de l'écologie. Je suis très content, ça a du succès ! »

En effet, les Ludoviciens se pressent, pain et légumes frais sous le bras, autour des stands de Distribus et Citiz. Mais c'est surtout le coin réservé à l'Atelier qui a le plus de succès. Jean-Pierre Schweitzer et Daniel Joly, retraités et bénévoles dans cette association, gravent les vélos des passants avec un code antivol. « Ce code est répertorié sur un site internet, explique Daniel Joly. Comme ça, quand la police démantèle un réseau, ils peuvent retrouver les propriétaires des vélos. »

Le stand de Bikoach attire aussi les curieux, qui peuvent s'y essayer au vélo à assistance électrique. « C'est un vrai mode de transport, précise Patrice Richert, gérant de Bikoach. Les non-sportifs peuvent l'utiliser sans peine, et on arrive au travail en forme, sans dégouliner de sueur.» Ce vélo, dont la vitesse de croisière avoisine les 20km/h, coûte entre 2000 et 4000EUR. L'agglomération de Saint-Louis propose d'aider les résidents de l'agglomération, en leur versant une aide de 200EUR maximum.L'investissement est assez conséquent mais dure dans le temps, assure Patrice Richert. «On trouve facilement des pièces détachables et le SAV est très bon pour des vélos dans cet ordre de prix. Et vu les kilomètres que l'on peut faire, sans trop de fatigue, c'est vraiment une alternative écolo et durable à la voiture.»
Saint-Louis, ville cyclable ?

« Il y a eu de nets progrès, mais il reste encore beaucoup à faire ! » Dominique Porton, membre de l'association « Osez Vélo » est féru de deux-roues. Il enfourche sa bicyclette dès qu'il sort de chez lui. « Avant, à Saint-Louis, on ne pouvait pas pédaler sans risquer de se faire renverser, raconte-t-il. Aujourd'hui ça va beaucoup mieux, mais il reste encore quelques endroits très dangereux. » Dans son viseur, entre autres, le rond-point du Casino. Mais les efforts produits par la Ville et l'Agglomération ont encouragé l'association et la FUB, Fédération française des usagers de la bicyclette. « On s'est sentis entendus », souligne un autre membre d' «Osez Vélo ». Résultat, l'association propose une enquête en ligne, « Votre ville est-elle cyclable ? » pour que les usagers puissent partager leurs idées.
Beaucoup de propositions

Un « mur à idées » est d'ailleurs mis à la disposition des visiteurs du Village de la mobilité. Petit à petit, il se couvre de post-it. « Passer la vitesse à 30 km/h à Saint-Louis », « Plus de pistes cyclables vers Leymen et Folgensbourg », « Une liaison de bus entre Village-Neuf et la gare de Saint-Louis »... les Ludoviciens ne manquent pas d'idées. « Il faudrait aussi que les chauffeurs de bus n'aient plus à encaisser les passagers, suggère un conducteur, venu faire son marché. Faire comme en Suisse. On gagnerait du temps sur les trajets. »

Philippe Knibiely est satisfait de cet enthousiasme et de cette participation. « C'est pour cela que le Village de la mobilité existe : pour échanger des idées, et montrer que chaque problème à une solution pour se déplacer toujours plus vert ! »
Marie DEDEBAN

 

 
 

 

Volgelsheim Le fluvial plutôt que la route

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:22:42

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Volgelsheim Le fluvial plutôt que la route
 

 
Une pale d'éolienne déchargée au port rhénan par la nouvelle grue.  Photo DNA /Nicolas Pinot
Cet engin de levage à la capacité hors du commun, installé par Scales (basée dans le Val d'Oise) a déjà servi à soulever des turbines à gaz de General Electric pesant pas moins de 430 t, un alternateur destiné au nucléaire et des pales d'éoliennes. Depuis juin, l'entreprise colmarienne Liebherr-Mining a expédié 34 pelles à chenille sur onze barges via le Rhin, soit une cargaison d'un poids total de 6 000 t ou 290 colis. La firme, qui approvisionne en pelles le secteur minier, a fait le choix du report modal en remplaçant le transport routier par l'acheminement par voie fluviale. Les chargements rejoignent ensuite en trois jours les ports de la mer du Nord. Cette grue a, par contrat, été mise à disposition du port par General Electric pour une durée de deux ans et demi.

Pour faciliter la circulation des convois exceptionnels sur la RD415, entre Colmar et le port, les giratoires ont été agrandis et les ponts sur l'Ill et la Thur renforcés. Des travaux ont été menés pour plus de 2 millions d'euros, avec la participation active des collectivités locales du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort.
1,5 millions de tonnes transitent par la plateforme

Ce nouveau service colis lourds a un but : renforcer l'attractivité de l'Alsace et inciter les entreprises à s'y implanter et à choisir la voie fluviale pour ses transports de produits lourds ou encombrants. Il s'agit aussi d'encourager les sociétés, en particulier les PME, à se développer à l'international. L'Alsace est, rappelons-le, la région qui exporte le plus ses produits après l'Ile-de-France. Pour les utilisateurs du port, la voie fluviale est plus économe en CO2, plus rapide et plus sûre que la route.

La CCI Alsace Eurométropole, et plus particulièrement sa délégation Colmar-Centre Alsace, espère que ce nouvel équipement sera un facteur de développement pour la zone industrielle et portuaire EcoRhena voisine du port, sur les bans communaux de Balgau, Nambsheim, Heiteren et Geiswasser. Ce site jouera un rôle important dans la reconversion industrielle une fois que la centrale de Fessenheim sera fermée. Le port envisage de créer, dans cette zone industrielle, un terminal disposant d'un portique dédié aux colis lourds.

Chaque année, c'est environ 1, 5 million de tonnes qui, empruntant le rail, la route et le fleuve, transitent par la plateforme plurimodale du port, établissement public présidé par Jean-Claude Riedel. Une infrastructure qui s'étend sur 14 ha et emploie 30 personnes.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

Biesheim Télévision locale : Trente ans et une médaille de la vie associative

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:42:35

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Biesheim  Télévision locale
Biesheim Télévision locale : Trente ans et une médaille de la vie associative
La Télévision locale de Biesheim (TLB) a fêté ses 30 ans d'existence, samedi soir 21 septembre, et réservé une surprise à son président, Bernard Gilbert.

 
Les enfants de la télé TLB. Aux côtés du président actuel Bernard Gilbert, Joseph Durand, Le pionnier, âgé de 90 ans.
À l'occasion du 30e anniversaire de la Télévision locale de Biesheim (TLB), le président de ce média, Bernard Gilbert, a réuni autour de lui tous les membres de son équipe, mais aussi les anciens, ceux de la première heure, comme Joseph Durand, 90 ans, dans la salle Saint-Exupéry à Biesheim.

Parmi les invités, figuraient également Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, le sénateur René Danesi, qui n'a pas hésité à venir de Tagsdorf (Sundgau), Nejla Brandalise, conseillère régionale, le député Eric Straumann, Gérard Hug, président de la CCPRB (Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach),...
Hommage à Alain Dubus

Après avoir retracé l'historique de la TLB (notre édition de jeudi 19 septembre) et invité les entreprises locales à « profiter d'inserts publicitaires, source potentielle de recettes pour TLB », il n'a pas oublié de rendre un bel hommage à la mémoire d'Alain Dubus, ancien vice-président, dynamique et efficace, disparu le 31 août.

À l'issue des discours, l'infatigable et charismatique Bernard Gilbert, figure de proue de ce média local qu'est TLB, a eu la surprise de se voir décerner la médaille de la vie associative du conseil départemental du Haut-Rhin par Betty Muller, conseillère départementale. Belle récompense pour ce bénévole multifacettes qui a installé une chaîne de télé interne à l'Ehpad Xavier-Jourdain de Neuf-Brisach et à La Roselière de Kunheim, ou encore un télescope à la maison d'enfants La nichée à Algolsheim.

Ce moment convivial s'est prolongé autour d'un buffet agrémenté musicalement par le groupe Tryo minots et le partage du gâteau d'anniversaire.
J-M L.

 

 
 

 

Journées du patrimoine Neuenbourg : le château pris d'assaut

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:42:04

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Guebwiller Journées du patrimoine
Journées du patrimoine Neuenbourg : le château pris d'assaut
Avec plus de 4 500 visiteurs sur l'ensemble du week-end, le château de la Neuenbourg, enfin rouvert au public, aura été l'objet de toutes les attentions lors des Journées du patrimoine.

 
Fréquentation record samedi et dimanche au château de la Neuenbourg.
Affluence
1700 visiteurs samedi, près de 2 800 dimanche... Ce week-end inaugural du château de la Neuenbourg aura été marqué par une affluence considérable et, pour tout dire, un peu inattendue. Le site et ses animateurs n'auront connu aucun répit : visites guidées, animations musicales et séances vidéos se sont succédé dans une joyeuse effervescence. Dimanche soir, un groupe de Strasbourgeois a encore été « accepté » à 18 h 20, alors que la fermeture était prévue à 18 h. La météo aura joué son rôle : soleil radieux tout au long du week-end et premières gouttes alors même que les derniers visiteurs quittaient l'enceinte du château.
Rattrapage

Pour ceux qui n'ont pu se libérer ce week-end, pas de panique : le Pays d'art et d'histoire (émanation de la Communauté de communes de la région de Guebwiller, CCRG) a prévu l'opération « Un mois pour découvrir le château de la Neuenbourg ». Des visites guidées du centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP) sont programmées les 25, 26 et 27 septembre et 2, 9, 10 et 11 octobre à 14 h 30.

Le Dovni sera ouvert jusqu'au 2 octobre. Photo L'Alsace /S.C.

Il fallait s'armer de patience ce week-end dans le parc pour assister à la diffusion de la création « Hortus delirium #1, la serre imaginaire du château », dans le « Dovni », le dôme numérique des Dominicains de Haute-Alsace. Là aussi, des séances de rattrapage sont prévues les après-midis des 25, 26 et 27 septembre et du 2 octobre.

Deux visites « jeune public » sont également prévues : « La Neuenbourg à l'époque des princes-abbés » le 24 octobre à 14 h 30 et « La Neuenbourg à l'époque industrielle » le 31 octobre à 14 h 30.
Parc

Comme prévu, le parc de la Neuenbourg sera désormais ouvert au public, a priori à partir de mercredi. Un cheminement est prévu entre l'avenue des Chasseurs-Alpins et la rue du 4-Février. Il permettra notamment aux élèves du lycée Théodore-Deck d'effectuer le trajet entre l'arrêt de bus du Parc de la Marseillaise et leur établissement en évitant la rue du 4e régiment de Spahis Marocains, dont les trottoirs sont souvent bien encombrés aux heures de pointe. Reste à connaître les modalités d'ouverture du parc : elles doivent être décidées entre la CCRG et la Ville de Guebwiller.
Absence

Le sous-préfet Daniel Mérignargues, le député Raphaël Schellenberger, le vice-président de la Région Jean-Paul Omeyer et le conseiller Grégory Stich, la présidente du Département Brigitte Klinkert et ses vice-présidents Alain Grappe et Karine Pagliarulo, le président de la CCRG Marc Jung et de nombreux conseillers, de nombreux maires du secteur : tous les élus locaux étaient de sortie samedi pour l'inauguration officielle. Tous, sauf un... Francis Kleitz, maire de Guebwiller et conseiller régional, dont l'absence a été particulièrement remarquée et n'a pas manqué de susciter des commentaires sur la qualité des relations entre Comcom et Ville, notamment. Mais l'explication était bien sûr ailleurs : Francis Kleitz - qui avait pris le soin de se faire représenter par plusieurs adjoints -- était tout simplement en vacances.
M.PF.

 

 
 

 

Guebwiller Neuenbourg : le château pris d'assaut

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:48:25

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Guebwiller Neuenbourg : le château pris d'assaut
 

 
La création « Hortus delirium #1, la serre imaginaire du château » était présentée dans le « Dovni ». Photo L'Alsace /Stéphane CARDIA

Le Dovni sera ouvert jusqu'au 2 octobre. Photo L'Alsace /S.C.

Affluence
Mille sept cents visiteurs samedi, près de 2 800 dimanche... Ce week-end inaugural du château de la Neuenbourg aura été marqué par une affluence considérable et, pour tout dire, un peu inattendue. Le site et ses animateurs n'auront connu aucun répit : visites guidées, animations musicales et séances vidéos se sont succédé dans une joyeuse effervescence. Dimanche soir, un groupe de Strasbourgeois a encore été « accepté » à 18 h 20, alors que la fermeture était prévue à 18 h. La météo aura joué son rôle : soleil radieux tout au long du week-end et premières gouttes alors même que les derniers visiteurs quittaient l'enceinte du château.
Rattrapage

Pour ceux qui n'ont pu se libérer ce week-end, pas de panique : le Pays d'art et d'histoire (émanation de la Communauté de communes de la région de Guebwiller) a prévu l'opération « Un mois pour découvrir le château de la Neuenbourg ». Des visites guidées du centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP) sont programmées les 25, 26 et 27 septembre et 2, 9, 10 et 11 octobre à 14 h 30.

Le Dovni sera ouvert jusqu'au 2 octobre. Photo L'Alsace /S.C.

Il fallait s'armer de patience ce week-end dans le parc pour assister à la diffusion de la création « Hortus delirium #1, la serre imaginaire du château », dans le « Dovni », le dôme numérique des Dominicains de Haute-Alsace. Là aussi, des séances de rattrapage sont prévues les après-midi des 25, 26 et 27 septembre et du 2 octobre.

Deux visites « jeune public » sont également prévues : « La Neuenbourg à l'époque des princes-abbés » le 24 octobre à 14 h 30 et « La Neuenbourg à l'époque industrielle » le 31 octobre à 14 h 30.
Parc

Comme prévu, le parc de la Neuenbourg sera désormais ouvert au public, a priori à partir de mercredi. Un cheminement est prévu entre l'avenue des Chasseurs-Alpins et la rue du 4-Février. Il permettra notamment aux élèves du lycée Théodore-Deck d'effectuer le trajet entre l'arrêt de bus du Parc de la Marseillaise et leur établissement en évitant la rue du 4e régiment de Spahis Marocains, dont les trottoirs sont souvent bien encombrés aux heures de pointe. Reste à connaître les modalités d'ouverture du parc : elles doivent être décidées entre la CCRG et la Ville de Guebwiller.
Absence

Le sous-préfet Daniel Mérignargues, le député Raphaël Schellenberger, le vice-président de la Région Jean-Paul Omeyer et le conseiller Grégory Stich, la présidente du Département Brigitte Klinkert et ses vice-présidents Alain Grappe et Karine Pagliarulo, le président de la CCRG Marc Jung et de nombreux conseillers, de nombreux maires du secteur : tous les élus locaux étaient de sortie samedi pour l'inauguration officielle. Tous, sauf un... Francis Kleitz, maire de Guebwiller et conseiller régional, dont l'absence a été particulièrement remarquée et n'a pas manqué de susciter des commentaires sur la qualité des relations entre Comcom et Ville, notamment. Mais l'explication était bien sûr ailleurs : Francis Kleitz - qui avait pris le soin de se faire représenter par plusieurs adjoints -- était tout simplement en vacances.
M.PF.

 

 
 

Soultz Patrimoine : La fontaine a retrouvé son piédestal

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:45:54

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Soultz  Patrimoine
Soultz Patrimoine : La fontaine a retrouvé son piédestal
Après quelque mois d'absence pour cause de rénovation, la fontaine de Mars « Marzabrenla » a retrouvé son piédestal vendredi soir.

 
Couper de ruban avec Pierre Wick, de la Fondation du patrimoine.
Le retour de ce patrimoine local a été l'occasion d'inaugurer officiellement la fontaine. La cérémonie a rassemblé un important public, des représentants d'associations, des forces vives de la commune mais également des élus comme des membres du conseil municipal et la vice-présidente du conseil départemental Karine Pagliarulo.

Le maire, Marcello Rotolo, a rappelé l'histoire de cette fontaine qui avait été offerte à la ville au milieu du XIXe siècle par son maire Georges d'Anthès. OEuvre de la fonderie J.J Ducel de Paris, la fontaine représente un enfant assis dans un coquillage porté par un dauphin. « Il existe plusieurs répliques de cette fontaine en France, on en a même recensé une aux Etats-Unis », précisa le maire.

L'opération de rénovation de la fontaine a pu être menée à bien grâce au partenariat de la Fondation du patrimoine. Le sablage et la mise en peinture du sujet ont nécessité un investissement de 2700 euros. Cette somme a pu être rassemblée grâce aux 33 dons de Soultziens, dont les montants variaient de 20 à 200 euros. Le mur, vestige de l'ancienne porte de Bollwiller et la niche qui abrite la fontaine ont également été rénovés. La structure du mur étant en bien mauvais état, les travaux de restauration réalisés en régie propre par le service technique de la ville ont été estimés à 15 000 EUR. La cérémonie s'est conclue par le traditionnel couper de ruban.

 

 
 

 

Les Markstein Airways aux manettes

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:19:25

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Insolite  Championnats de France de précision d'atterrissage de parapente à Oderen
Les Markstein Airways aux manettes
De drôles de coucous voleront le week-end prochain dans le ciel de la vallée de Saint-Amarin. Le club d'Oderen, Markstein Airways, y organise le championnat de France de parapente de précision d'atterrissage.
 

 
La précision d'atterrissage, une des trois disciplines phare du parapente, avec le cross et la voltige.
Pourvu que la météo soit propice, c'est le seul souhait de Xavier Khlifi et des autres membres du club haut-rhinois. « Le Siebach, le site sur lequel les épreuves auront lieu est assez protégé des vents, c'est la montagne herbeuse qui domine la zone d'atterrissage où se trouve le Wagga à Oderen », précise l'intéressé. « Pour valider ces championnats, il faudra courir au moins trois manches, mais on espère, si la météo est idéale, en proposer dix ou douze ».

Comme son nom l'indique, la précision d'atterrissage mesure la capacité de chaque pilote à se poser sur une cible bien visible au sol. « C'est un carreau électronique. Le pilote part de la montagne au dessus, il franchit deux cents à trois cents mètres et descend un dénivelé d'environ 200 mètres. Il doit toucher la cible de la pointe du pied, si possible pile en son centre ».

La compétition permettra au club de montrer son savoir-faire, tant en terme sportif que logistique. Trois navettes assureront les rotations entre la zone de décollage et celle d'atterrissage. Les bénévoles seront sur le pont.

Vingt-cinq champions, dont vingt-trois Français sont attendus. Parmi eux le local de l'étape, Flavio Funiati, « un jeune talentueux, bon en cross, en épreuve de distance, et en précision d'atterrissage », se réjouit Xavier Khlifi.

Moins connue que le cross, mpins spectaculaire que la voltige, la précision d'atterrissage fait l'objet de toutes les attentions de la Fédération Française de Vol Libre. « C'est une discipline à part entière, davantage reconnue dans d'autres pays, qui revient au goût du jour depuis quelques années ». Discipline à laquelle les curieux pourront assister.
G.G. Vendredi 27, samedi 28, dimanche 29 septembre, à partir de 9 h 30 selon les conditions météo. Site derrière la zone industrielle d'Oderen. Fin des épreuves dimanche midi.

Vendredi 27, samedi 28, dimanche 29 septembre, à partir de 9 h 30 selon les conditions météo. Site derrière la zone industrielle d'Oderen. Fin des épreuves dimanche midi.

 
 

 

Meinau En rangs serrés avant Lille

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:56:35

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Meinau En rangs serrés avant Lille
 

 
Comme à l'école, la photo officielle a revêtu un caractère solennel, hier à la Meinau, même si les « élèves » du Racing ont eu un peu de mal à se discipliner avant de faire les statues devant les objectifs. Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
L'escouade bleue est au grand complet. Soit 29 joueurs réunis autour de Thierry Laurey, comme des écoliers dissipés qui entourent leur professeur, selon l'ordre invariable de l'art photographique : les grands debout derrière, les moyens au deuxième rang et les petits assis devant, les mains posées sur les genoux.

Pour la première fois de la saison, tout le monde est donc présent. Même le blessé de la semaine, Adrien Thomasson (lire ci-dessous), et les convalescents, qui rongent leur frein loin des terrains, se sentent intégrés au groupe. Anthony Caci, Youssouf Fofana, Kevin Zohi et le néo-pro Adrien Lebeau - du plus ancien au plus récent sur l'échelle des blessures - ont renfilé le maillot. Leur retour se précise doucement. D'ici à la prochaine trêve internationale - après le match du 5 octobre à Dijon - Fofana sera ainsi à nouveau sur pied, avec la perspective du déplacement à Marseille, le 20 octobre, comme moteur. Les autres, eux, n'ont pas de date précise à avancer.

Histoire d'innover et de montrer que « le coeur de la Meinau bat dans les tribunes », aux dires de Jean-François Thermoz, le nouveau responsable de la communication du club, la scène ne se joue pas sur la pelouse, comme d'habitude, mais sous la tribune sud. Sous ce préau, les « grands enfants » du Racing s'amusent. On sent que la première victoire en championnat, arrachée vendredi contre Nantes (2-1), a grandement détendu l'atmosphère.

Tout le monde retrouve son sérieux quand le « dirlo » fait son apparition. Le président Marc Keller, flanqué des actionnaires historiques Egon Gindorf - fidèle parmi les fidèles, à 88 ans -, et Pierre Schmidt, prend place au centre du tableau. La séance peut commencer. Elle va s'étirer sur plus d'une heure, les partenaires institutionnels et privés étant invités tour à tour à prendre place aux côtés des joueurs selon un protocole élyséen.
En commando à Lille

Le ballet des politiques, eux aussi au grand complet, à défaut de jouer dans la même équipe, vient rappeler l'imminence des échéances électorales. Jean Rottner, Frédéric Bierry et Roland Ries - respectivement président de la région Grand Est, du département bas-rhinois et maire de Strasbourg - se succèdent dans la bonne humeur. Alain Fontanel, l'homme du « dossier Racing » à la Ville quand le club avait périclité, a aussi sa place sur la photo. Les municipales, c'est bientôt...

Les partenaires privés suivent à leur tour. Au vu de leur nombre, chaque année un peu plus élevé, on comprend que l'attractivité du club va crescendo. Encore plus quand les résultats sont au rendez-vous.

Voilà pourquoi Thierry Laurey n'est pas mécontent de voir que la récréation se termine. Le coach a un match périlleux à préparer, ce mercredi au stade Pierre-Mauroy. Les rangs peuvent se disperser. C'est en commando qu'il faudra partir à Lille.
Sébastien KELLER

 

 
 

Mulhouse M2A ASPTT Une présentation en grande pompe

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:57:58

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Mulhouse M2A ASPTT     Une présentation en grande pompe
 

 
L'ASPTT Mulhouse a dévoilé hier au public mulhousien l'équipe qui évoluera en Ligue A féminine cette saison. Photos L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
C'était un show digne d'une grande équipe. Hier, l'ASPTT Mulhouse a présenté au public mulhousien les joueuses amenées à défendre ses couleurs durant la saison à venir. Et le club a mis les petits plats dans les grands.

Pour rejoindre la place la Réunion, les joueuses sont arrivées à bord de voitures d'exception mises à leur disposition par le musée de l'automobile. Accompagnées d'élus (*), elles ont gravi les marches de l'ancien hôtel de Ville avant d'effectuer, avec les quelque 200 supporters présents, un immense clapping. La saison est lancée !
M.C. * Étaient présents la maire de Mulhouse Michèle Lutz, le président de la Région Grand Est Jean Rottner, la vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Lara Million, le vice-président de la M2A Jean-Claude Eicher, le vice-président de la Région Grand Est en charge des sports Jean-Paul Omeyer et l'adjoint aux sports de la ville de Mulhouse Christophe Steger.

 

 
 

Biesheim Trente ans et une médaille de la vie associative

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 05:46:55

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Biesheim Trente ans et une médaille de la vie associative
 

 
 
À l'occasion du 30e anniversaire de la Télévision locale de Biesheim (TLB), le président de ce média, Bernard Gilbert, a réuni autour de lui, samedi soir 21 septembre, tous les membres de son équipe, mais aussi les anciens, ceux de la première heure, comme Joseph Durand, 90 ans, dans la salle Saint-Exupéry à Biesheim. Parmi les invités, figuraient également Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, le sénateur René Danesi, qui n'a pas hésité à venir de Tagsdorf (Sundgau), Nejla Brandalise, conseillère régionale, le député Eric Straumann, Gérard Hug, président de la CCPRB (Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach),...
Hommage à Alain Dubus

Après avoir retracé l'historique de la TLB (lire notre édition de jeudi 19 septembre) et invité les entreprises locales à « profiter d'inserts publicitaires, source potentielle de recettes pour TLB », il n'a pas oublié de rendre un bel hommage à la mémoire d'Alain Dubus, ancien vice-président, dynamique et efficace, disparu le 31 août.

À l'issue des discours, l'infatigable et charismatique Bernard Gilbert, figure de proue de ce média local qu'est TLB, a eu la surprise de se voir décerner la médaille de la vie associative du Conseil départemental du Haut-Rhin par Betty Muller, conseillère départementale. Belle récompense pour ce bénévole multifacettes qui a installé une chaîne de télé interne à l'Ehpad Xavier-Jourdain de Neuf-Brisach et à La Roselière de Kunheim, ou encore un télescope à la maison d'enfants La nichée à Algolsheim.

Ce moment convivial s'est prolongé autour d'un buffet agrémenté musicalement par le groupe Tryo minots et le partage du gâteau d'anniversaire.
Jean Marc LALEVÉE

 

 
 

Trafic ferroviaire perturbé mardi

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:26:01

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Trafic ferroviaire perturbé mardi
 

 
GREVE Trafic ferroviaire perturbé ce mardi en Alsace

En raison d'un mouvement interprofessionnel national, la circulation des trains sera perturbée en Alsace ce mardi 24 septembre. La SNCF prévoit la circulation de trois TER sur quatre en moyenne. Le réseau CTS sera également impacté à Strasbourg et dans l'eurométropole. Le trafic TGV (TGV, OUIGO, ALLEO, LYRIA), en revanche, sera normal, à l'exception de l'aller/retour Mulhouse-Lille (TGV 5152/3 et 5130/1) qui est supprimé. Sites : www.ter.sncf.com/grand-est et www. oui.sncf.

 

 
 

Le congrès national du Souvenir français à Mulhouse

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:19:33

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Le congrès national du Souvenir français à Mulhouse
 

 
Dans le cadre du congrès national du Souvenir français, un concert gratuit de la fanfare-nouba du 1er régiment de tirailleurs aura lieu vendredi 27 septembre à 20 h, au théâtre de la Sinne à Mulhouse. DR
Le Souvenir français est une vénérable association nationale dont le but est de préserver et de transmettre la mémoire de ceux et celles qui sont morts pour la France. Il s'est également fixé pour mission l'entretien des monuments et des tombes érigés en souvenir de ces disparus, qu'ils soient connus ou inconnus. Cette année, c'est à Mulhouse que se tiendra le congrès national de cette association, vendredi 27 et samedi 28 septembre en présence, notamment, de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre aux Armées, et du président national et contrôleur général des armées Serge Barcellini. La manifestation réunira plus de 150 délégués généraux venus de France, d'Europe et du monde.

Le Souvenir français, qui compte aujourd'hui plus de 300 000 adhérents en France et à l'étranger, a été créé par un Alsacien. Après la guerre de 1870, la défaite de 1871 et l'annexion de l'Alsace et de la Moselle, François-Xavier Niessen choisit de s'« exiler » en France. En 1887, à Neuilly-sur-Seine, il crée le Souvenir français pour maintenir le souvenir de la guerre de 1870 ainsi que les valeurs de la France et de la République.

Plusieurs temps forts sont organisés en marge du congrès. Vendredi à 14 h 30, le rosier de la mémoire du Souvenir français, la « fleur de référence du monde mémoriel », sera officiellement lancé au mémorial de la 1re Division blindée (face à la gare de Mulhouse).
Réserver pour le concert

Ensuite, la cravate Rhin et Danube sera remise à 15 porte-drapeaux du Souvenir français du département du Haut-Rhin. Puis le drapeau de Rhin et Danube sera remis aux jeunes sapeurs-pompiers de la ville qui, dans le cadre d'un partenariat avec le Souvenir français de Mulhouse, s'engageront à porter et à faire revivre ce drapeau aux cérémonies à Mulhouse à l'avenir.

Nouveau temps mémoriel à 16 h, avec le départ vers le cimetière des Vallons où un temps de recueillement et de prière oecuménique sera respecté en présence, entre autres, du grand rabbin de France Haim Korsai, de Mgr Luc Ravel archevêque de Strasbourg, de pasteur Philippe Aubert et de l'aumônier musulman Guerdam Moubarack. Ces cérémonies sont organisées en partie par la très active section de jeunes du comité du Souvenir français de Mulhouse.

La journée de vendredi s'achèvera par un temps plus festif avec un concert à 20 h, au théâtre de la Sinne. Les musiciens de la fanfare-nouba du 1er régiment de tirail-leurs proposeront des marches militaires ainsi qu'un répertoire moderne et de musiques de film.
E. C. RÉSERVER Le concert est gratuit mais il faut réserver au théâtre de la Sinne, 39 rue de la Sinne à Mulhouse, mardi, jeudi ou vendredi de 10 h 30 à 12 h 30 et de 16 h 30 à 18 h 30, ou par téléphone, ? 03.89.33.78.01, mardi,jeudi ou vendredi de 14 h 30 à 16 h.

 

 
 

Après la faillite de Thomas Cook, les voyagistes sur le déclin ?

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:21:03

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Après la faillite de Thomas Cook, les voyagistes sur le déclin ?
 

 
L'agence de voyages britannique a mis fin lundi à 178 ans d'activité. Une disparition express qui laisse 600 000 vacanciers à rapatrier et 22 000 salariés sur le carreau. En 1841 son fondateur, Thomas Cook, a inventé le tourisme moderne en offrant à ses clients des voyages clés en main. Mais sa faillite n'est pas une surprise : le voyagiste était en difficulté financière depuis plusieurs années, n'arrivant pas à se défaire d'une dette gigantesque de plus d'un milliard de livres.

« La dette n'a été que le symptôme d'un mal profond. Thomas Cook a échoué parce qu'il n'a pas su évoluer avec son temps », explique Neil Wilson, analyste chez Markets.com. En effet, le pionnier des voyagistes commence à s'effondrer lors du rachat de MyTravel, un spécialiste britannique du voyage organisé traditionnel qui ne résiste pas à l'essor des vacances à la carte directement réservées sur Internet. L'arrivée des plateformes de réservation et l'envol du low-cost ont facilité l'organisation de séjours personnalisés. Ces nouvelles pratiques incitent les clients à se détourner des voyagistes.

Les géants du secteur n'ont pas su prendre « le virage d'un tourisme beaucoup plus identitaire, plus affinitaire », avance Didier Arino, directeur du cabinet spécialisé Protourisme. Par ailleurs, dans une société ultra-connectée, il faut également réagir vite en cas d'imprévus. Par exemple, Thomas Cook a fortement pâti, en 2011, du printemps arabe en Tunisie et en Égypte, des destinations prisées par les Européens, soudainement boudées.
S'adapter aux envies des clients

Pour autant, les voyagistes ne sont pas voués à disparaître. Selon le dernier baromètre annuel du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) en 2018, plus de 5,9 millions de Français ont voyagé avec l'un des 70 voyagistes adhèrents. Des ventes en hausse de 8,6 % par rapport à l'année précédente. « Nous avons eu une semaine noire entre les défaillances des compagnies aériennes Aigle Azur et XL Airways et Thomas Cook UK, mais le secteur se porte globalement bien, affirme Valérie Boned, secrétaire générale des Entreprises du Voyage. Après des années un peu compliquées, il y a une remontée des appels des clients à nos services. »

Pour s'adapter aux nouvelles envies des touristes, le marché s'est développé en proposant « une offre plus dynamique avec des services sophistiqués et packagées sur mesure », explique-t-elle. D'autres voyagistes surfent sur des niches, en spécialisant leur offre sur une destination ou sur une activité. Certaines entreprises qui se sont lancées sur Internet ont aussi fait le choix de renouer avec le client. « Les pure player, créés il y a quelques années qui se sont structurés exclusivement sur Internet, font marche arrière en redonnant une dimension humaine dans leur expérience de vente, relativise Julien Khelif, fondé de pouvoir et adjoint au secrétaire général à l'Association professionnelle de solidarité du tourisme (APST).

Concurrence d'Internet, modèle économique fragilisé, gestion hasardeuse, Brexit : le célèbre voyagiste britannique, resté sur un modèle vieillissant, n'a pas réussi à convaincre de nouveaux vacanciers... ni ses créanciers ou de nouveaux investisseurs.
Laura TURC

 

 
 

Affaire Le Tan Jean-Marc Reiser à nouveau entendu le 4 octobre

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:24:41

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Affaire Le Tan Jean-Marc Reiser à nouveau entendu le 4 octobre
 

 
Des membres du collectif « Mobilisation pour retrouver Sophie Le Tan » avaient notamment manifesté, le 28 mars. Photo DNA /Cédric JOUBERT
Quasiment huit heures d'entretien, 28 pages de procès-verbal. Jean-Marc Reiser avait été volubile le 28 mars dernier à l'occasion de son deuxième interrogatoire dans le cabinet de la juge strasbourgeoise Eliette Roux, après celui du 5 octobre 2018. La magistrate souhaite réentendre l'homme de 58 ans, mis en examen pour l'assassinat de Sophie Le Tan, une étudiante de 20 ans qui a disparu le 7 septembre 2018 après s'être rendue chez lui à Schiltigheim. L'interrogatoire est programmé le 4 octobre.

La juge d'instruction devrait notamment questionner Jean-Marc Reiser sur les résultats de récentes expertises réalisées par l'Institut national de police scientifique qui ont révélé la présence de traces de sang de la jeune femme sur des chaussures appartenant au suspect. L'ADN de Sophie Le Tan a également été mis en évidence sur l'une de ses vestes ainsi que sur le linoléum de son studio de la rue Perle.
L'expert est-il allé au-delà de sa mission ?

Le quinquagénaire, qui vient de voir sa détention provisoire prolongée, a jusque-là toujours nié être à l'origine du décès de l'étudiante. Il a justifié la présence de sang dans son appartement par des soins qu'il aurait prodigués à la victime. Il a en outre vigoureusement contesté les conclusions de certaines expertises.

Ses conseils Mes Francis Metzger et Pierre Giuriato ont d'ailleurs introduit à ce sujet une requête en nullité, qui sera examinée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Colmar le 3 octobre. Les avocats de la défense mettent notamment en doute l'étendue de la mission de l'expert, qui aurait selon eux débordé en analysant des scellés pour lesquels son concours n'avait pas formellement été sollicité. Une partie des conclusions révélatrices d'une implication de Jean-Marc Reiser seraient ainsi « hors débat » et par conséquent entachées de nullité, selon les deux défenseurs.

Ces derniers relèvent un autre problème : certaines saisies auraient été effectuées par l'expert au domicile du suspect hors sa présence et sans personne pour le représenter. La chambre de l'instruction aura aussi à se pencher sur cette question.
Antoine BONIN

 

 
 

HAUT-RHIN Les faits divers en bref

Publié dans le panorama le Mardi 24 septembre 2019 à 06:30:36

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HAUT-RHIN Les faits divers en bref

 

 
Colmar Feu dans une tour : les pompiers caillassés, une plainte déposée

Intervenus ce dimanche à partir de 17 h pour un feu de canapé au 13e étage d'un immeuble qui en compte 14, au 23 avenue de Rome à Colmar, les pompiers ont été visés par des projectiles lancés par un petit groupe d'individus.

Aucun blessé n'est à déplorer, mais une pierre a atteint - et très légèrement endommagé - le véhicule doté d'une échelle pivotante automatique. Une plainte a été déposée par les sapeurs-pompiers du centre de secours principal de Colmar.

Vers 18 h 20, ils ont éteint un feu de benne à ordures plusieurs centaines de mètres plus loin, rue Robert-Schuman près de la patinoire.

Mais appelés à 19 h 10 pour un feu de poubelle dans la rue de Genève, près de l'endroit où ils avaient été caillassés, ils ne sont pas rendus sur place. La police leur ayant déconseillé de se déplacer en raison d'une situation tendue sur le moment, ils ont tenu compte du fait qu'il n'y avait ni risque de propagation ni danger pour les habitants, comme le prévoient les procédures d'intervention en cas de violences urbaines.
Tentative d'extorsion : une arme dans la bouche

Deux jeunes gens ont été mis en examen pour extorsion et placés en détention. L'un a 17 ans, l'autre est tout juste majeur. En début de semaine dernière, l'un d'eux a agressé un lycéen non loin de la préfecture à Colmar.

L'adolescent venait de quitter son établissement et, en pleine rue a été menacé par les deux jeunes. L'un lui a enfoncé le canon d'un revolver à grenaille dans la bouche, lui demandant de l'argent.

La victime avait été une première fois rackettée et avait dû leur remettre de l'argent. Cette fois, elle n'a rien donné. La police a rapidement interpellé le plus jeune, un adolescent de 17 ans. Puis a identifié le jeune au revolver, hébergé dans un foyer.
Ammerschwihr Contre un arbre

Une voiture a percuté un arbre, ce lundi vers 10 h 45 sur la RD 11.1 à Ammerschwihr.

Légèrement blessé, un homme de 33 ans a été évacué à l'hôpital Pasteur.

D'après les constatations des pompiers, des panneaux indiquaient à cet endroit la présence de carburant pouvant rendre la chaussée glissante.
Gunsbach Fuite de gaz

Une fuite de gaz rue du Haag à Gunsbach a été signalée lundi vers 10 h 30.

Les sapeurs-pompiers de Gunsbach, Munster et Soultzbach-les-bains sont intervenus et ont coupé la vanne concernée, tout en mettant en place une protection incendie pour parer à toute éventualité.