Back to top

PAGE CHUCHOTEMENTS : Présidence volante

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 05:51:17

© Dna, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

PAGE CHUCHOTEMENTS : Présidence volante
 

 
chuchotements dessin yannick lefrançois urgences mulhouse
L'annonce du retour de Jean Rottner aux urgences de Mulhouse a surpris le monde politique de tout le Grand Est, mais ce n'est qu'un renfort provisoire, insiste l'intéressé. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

Attaque contre la Grande mosquée : enquête pour tentative de meurtre

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 05:55:38

© Dna, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

COLMAR
Attaque contre la Grande mosquée : enquête pour tentative de meurtre
L'homme qui a foncé volontairement en voiture contre la Grande mosquée de Colmar, samedi, n'a pas encore pu être examiné par un psychiatre. Les faits sont actuellement qualifiés de tentative de meurtre.
 

 
La voiture s'est encastrée dans la porte de la salle de prière après avoir défoncé des plots en bois puis la barrière qui fermait le site.
« J'aurais dû être assis sur ce banc que la voiture folle a percuté, ce samedi peu après 19 h, une demi-heure avant la prière. Mais ce soir-là, j'étais invité à un mariage... Comment cet homme a-t-il pu faire ça ? » La question tourne en boucle dans la tête de Mahmoud Boutout, 74 ans, comme dans tout Colmar et le quartier Europe en particulier. Que peut-on affirmer à ce stade de l'enquête ?

Pour commencer, cette attaque n'a rien d'un accident : arrivant depuis l'avenue de Paris, une Citroën C4 grise a défoncé des plots en bois puis la barrière de la Grande mosquée de Colmar, avant de s'encastrer dans une des portes de la salle de prière, quelques dizaines de mètres plus loin. Pour arracher les dix plots scellés dans le béton, qui protègent l'espace devant l'entrée du lieu de culte, puis pour pénétrer dans l'enceinte, l'automobiliste, qui a agi délibérément, circulait forcément à vive allure. Personne ne se trouvait sur sa trajectoire, si bien qu'aucun blessé n'est à déplorer hormis le conducteur lui-même.
Un couteau trouvé sur les lieux

Que s'est-il passé ensuite ? « Seul dans son véhicule, il en est sorti, s'est emparé d'un bâton trouvé sur place, et a rapidement été neutralisé par des particuliers fréquentant la mosquée qui venaient d'arriver sur les lieux, indique la procureure de la République de Colmar dans un communiqué. Il était en partie couvert de sang sur la partie supérieure de la tunique blanche qu'il portait, de type djellaba. Un couteau ensanglanté a été trouvé sur les lieux par la police », ajoute Catherine Sorita-Minard, qui indiquait à chaud, samedi soir, que l'homme se serait lui-même blessé au niveau du cou avec une arme blanche, et qu'il présentait à première vue des problèmes psychiatriques.
Secouru par des fidèles

Sur une vidéo filmée par des témoins, qui nous ont permis de la consulter, on voit même un jeune homme, l'un des fidèles présents, intervenir dans la salle de prière pour porter secours au conducteur gisant au sol, ensanglanté au niveau du cou, en maintenant un point de compression à cet endroit. Ses jours ne seraient pas en danger, mais « il devrait rester hospitalisé plusieurs jours, et n'a pas encore pu être examiné par un psychiatre compte tenu de son état de santé », explique la représentante du parquet. D'où viennent ses blessures, à quel moment et par qui ont-elles été infligées ? « Les circonstances de commission des blessures qu'il portait ne sont pas encore clairement déterminées », répond le ministère public.
Un Colmarien de 39 ans

Pourrait-il s'agit d'un acte terroriste ? Le fait que « le parquet national antiterroriste a été avisé, ainsi que les services spécialisés », mais que « pour le moment, le parquet de Colmar reste saisi des faits » semble indiquer que cette thèse n'est pas privilégiée, sans que cela soit acquis comme le reflètent les termes prudents de la procureure. L'auteur des faits a bien crié « Allah akbar » d'après plusieurs témoins, mais tout dépend de ce qu'il a voulu exprimer.

Né à Grenoble, ce Colmarien de 39 ans n'est pas domicilié dans le quartier Europe, et est connu de la justice essentiellement pour des infractions routières remontant à plusieurs années. D'après une source proche de l'enquête, ses ancêtres sont originaires d'un pays du Maghreb, mais il est de nationalité française. Son domicile a été perquisitionné, mais « les motivations de l'auteur restent inconnues », souligne la procureure, qui, à ce jour, a qualifié les faits de « dégradations volontaires, violences aggravées et tentative de meurtre ». L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

Le Conseil régional du culte musulman (CRCM) d'Alsace et le Conseil des imams et cadres religieux d'Alsace (CICRA) ont condamné, via un communiqué, « avec la plus grande fermeté cet acte inqualifiable contre un lieu de culte. Nous faisons confiance à la justice pour faire toute la lumière sur ce terrible événement ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Colmar « Dans la mosquée, j'ai entendu un bruit de fracas »

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:13:48

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar « Dans la mosquée, j'ai entendu un bruit de fracas »
 

 
Abderrahmane Nafaa devant la Grande mosquée de Colmar El Amel, dont il est président depuis avril dernier. Photo L'Alsace /Jean-Frédéric Surdey
« La mosquée El Amel étant encore fermée au public, nous n'étions que trois responsables à l'intérieur, dans la partie bureau côté avenue de Paris, lorsque nous avons entendu un bruit de fracas. Je suis allé voir dans la cour, j'ai vu cette voiture encastrée contre une des portes de la salle de prière et le conducteur en sortir, le haut de sa djellaba blanche était taché de sang », témoigne Abderrahmane Nafaa, président de l'association de la Grande mosquée de Colmar depuis fin avril dernier.

Pensant « immédiatement à la possibilité d'un attentat », et craignant que l'automobiliste soit armé et veuille s'en prendre à eux, le président, le secrétaire général et le membre du conseil d'administration présent se sont enfermés à clé dans le bureau et ont alerté la police.
« Nous demandons protection »

« Mais le conducteur a sauté sur le capot de la voiture accidentée pour entrer dans la salle de prière et commettre des dégradations. De jeunes fidèles de la mosquée ont fini par rentrer à l'intérieur avant l'arrivée de la police pour le maîtriser, ils ont eu beaucoup de courage ».

Soulagé par l'absence de victime, « même si cela s'est joué à peu de chose », Abderrahmane Nafaa se sent néanmoins en deuil : « Attaquer un lieu de culte est révoltant, nous sommes tous en état de choc ». S'il est devenu courant ces dernières années que des bénévoles de la mosquée surveillent les abords de la mosquée pendant les prières, le nouveau président juge cela insuffisant.

« Dès le mois de mai, j'ai envoyé un courrier au maire, au préfet et au ministre de l'Intérieur, pour demander la sécurisation de la mosquée. Colmar est une ville agréable et plutôt tranquille, mais on sait que ce genre d'acte peut arriver. Beaucoup de fidèles se réunissent devant l'entrée, à l'intérieur et parfois dans la cour. Nous demandons une protection, il faut une présence policière ou d'agents de sécurité à toute heure ! » La réponse du ministre Christophe Castaner, invitant à prendre contact avec la préfecture, s'en est suivie d'une première réunion.

Tout au long de la nuit de samedi à dimanche, puis dans la journée, la police est restée autour de la mosquée. La première prière, à 6 h, a été exceptionnellement annulée ce dimanche. Mais la deuxième, vers 13 h 30, a permis à plusieurs fidèles de se recueillir dans une salle annexe. Abderrahmane Nafaa explique que « certaines choses doivent être réparées et des taches de sang nettoyées par une entreprise dans la salle de prière, qui reste donc fermée jusqu'à nouvel ordre ».

 

 
 

Réaction Brigitte Klinkert « La solidarité, un gage de paix »

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:16:03

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Réaction Brigitte Klinkert « La solidarité, un gage de paix »
 

 
Dès hier matin, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a réagi : « Toucher à un lieu de culte, c'est toucher à l'intégrité de la foi de ceux qui se rassemblent régulièrement pour pratiquer leur religion. À Colmar, comme dans tout le département du Haut-Rhin, les relations sont paisibles entre les diverses communautés religieuses. Cette solidarité est un gage de paix civile et de respect mutuel. C'est dans cet esprit de concorde que toutes mes pensées vont à la communauté musulmane de Colmar. »

Nations Unies Climat : La maison brûle vraiment

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 05:53:54

© Dna, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Nations Unies Climat
Nations Unies Climat : La maison brûle vraiment
Les cinq années de 2015 à 2019 devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, après le caniculaire été dernier, a rapporté dimanche l'ONU, à la veille d'un sommet sur le climat en présence d'une soixantaine de dirigeants mondiaux.

 
Dans une rue de Tokyo, en août dernier. L'été 2019, marqué par plusieurs canicules notamment en Europe et en Asie, a déjà battu le record absolu de température.
Les cinq années de 2015 à 2019 constitueront la période la plus chaude jamais enregistrée depuis 1950. Après les enfants samedi autour de l'adolescente suédoise Greta Thunberg, les scientifiques ont rappelé ce dimanche à l'urgence climatique les dirigeants du monde entier réunis à New York pour l'assemblée générale de l'ONU. Ils étirent une liste de mauvaises nouvelles sur l'état de la planète longue et minutieusement détaillée.
2015-2019 : très, très chaud

La température moyenne pour la période 2015-2019 devrait être plus élevée de 1,1 °C par rapport à la période 1850-1900, indique ce rapport publié par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et qui fournit l'état des lieux le plus actuel et le plus incontestable sur le climat de la Terre.

Les données 2019 confirment la tendance des quatre années précédentes : elles étaient déjà les plus chaudes jamais enregistrées, c'est-à-dire depuis 1850.
2018 : record de gaz à effet de serre

Plus inquiétant, les facteurs à l'origine de cette surchauffe s'aggravent. Charbon, pétrole et autres émanations polluantes pour l'atmosphère ont poursuivi leur croissance en 2018. Les émissions de gaz à effet de serre ont donc encore augmenté, et pour 2019, elles seront « au moins aussi élevées » qu'en 2018, prévoient les scientifiques.

La concentration de CO 2 dans l'atmosphère devrait atteindre un nouveau pic à la fin de l'année 2019, selon des données préliminaires.

Dans l'état actuel des engagements des pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la planète sera plus chaude de 2,9 à 3,4 °C d'ici 2100.

Il en ressort que les efforts anti-carbone des pays doivent être multipliés par cinq pour contenir le réchauffement à +1,5 °C, comme le prévoit l'accord de Paris de 2015. En réalité, le réchauffement réel pourrait être encore plus grand, selon les modélisations climatiques d'une équipe française qui prévoit +7 °C dans un scénario du pire.
Les océans montent

Enfin, les océans accélèrent leur avancée. Dans la dernière décennie, le rythme est passé à 4 millimètres par an, au lieu de trois par an, à cause de la fonte accélérée des calottes glaciaires aux pôles Nord et Sud.
Trump tourne la tête, Bolsonaro ne vient pas

Beaucoup de leaders devraient promettre d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Mais Donald Trump a déjà annoncé que d'autres sujets (Iran, commerce) étaient prioritaires. L'Inde refuse de s'engager sur le charbon, l'Allemagne le garde jusqu'en 2038. Et le président brésilien Jaïr Bolsonaro, lui, ne viendra pas.

 

 
 

 

Climat La maison brûle vraiment

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:36:35

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Climat La maison brûle vraiment
 

 
Dans une rue de Tokyo, en août dernier. L'été 2019, marqué par plusieurs canicules notamment en Europe et en Asie, a déjà battu le record absolu de température. Photo Charly TRIBALLEAU/AFP
Les cinq années de 2015 à 2019 constitueront la période la plus chaude jamais enregistrée depuis 1950. Après les enfants samedi autour de l'adolescente suédoise Greta Thunberg, les scientifiques ont rappelé ce dimanche à l'urgence climatique les dirigeants du monde entier réunis à New York pour l'assemblée générale de l'ONU. Ils étirent une liste de mauvaises nouvelles sur l'état de la planète longue et minutieusement détaillée.
2015-2019 : très, très chaud

La température moyenne pour la période 2015-2019 devrait être plus élevée de 1,1 °C par rapport à la période 1850-1900, indique ce rapport publié par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et qui fournit l'état des lieux le plus actuel et le plus incontestable sur le climat de la Terre.

Les données 2019 confirment la tendance des quatre années précédentes : elles étaient déjà les plus chaudes jamais enregistrées, c'est-à-dire depuis 1850.
2018 : record de gaz à effet de serre

Plus inquiétant, les facteurs à l'origine de cette surchauffe s'aggravent. Charbon, pétrole et autres émanations polluantes pour l'atmosphère ont poursuivi leur croissance en 2018. Les émissions de gaz à effet de serre ont donc encore augmenté, et pour 2019, elles seront « au moins aussi élevées » qu'en 2018, prévoient les scientifiques.

La concentration de CO 2 dans l'atmosphère devrait atteindre un nouveau pic à la fin de l'année 2019, selon des données préliminaires.

Dans l'état actuel des engagements des pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la planète sera plus chaude de 2,9 à 3,4 °C d'ici 2100.

Il en ressort que les efforts anti-carbone des pays doivent être multipliés par cinq pour contenir le réchauffement à +1,5 °C, comme le prévoit l'accord de Paris de 2015. En réalité, le réchauffement réel pourrait être encore plus grand, selon les modélisations climatiques d'une équipe française qui prévoit +7 °C dans un scénario du pire.
Les océans montent

Enfin, les océans accélèrent leur avancée. Dans la dernière décennie, le rythme est passé à 4 millimètres par an, au lieu de trois par an, à cause de la fonte accélérée des calottes glaciaires aux pôles Nord et Sud.
Trump tourne la tête, Bolsonaro ne vient pas

Beaucoup de leaders devraient promettre d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Mais Donald Trump a déjà annoncé que d'autres sujets (Iran, commerce) étaient prioritaires. L'Inde refuse de s'engager sur le charbon, l'Allemagne le garde jusqu'en 2038. Et le président brésilien Jaïr Bolsonaro, lui, ne viendra pas.

 

 
 

Solidarité Cancer Mulhousiennes Arron, reine au grand coeur

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:31:56

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Solidarité Cancer Mulhousiennes Arron, reine au grand coeur
 

 
Christine Arron et Lisette Kempf, la doyenne de la course. Photo L'Alsace
Marraine de cette 6e édition des Mulhousiennes, l'ancienne sprinteuse française Christine Arron n'a pas compté son temps, hier, entre les départs à donner, les selfies, les autographes et les conseils. La reine Christine n'a rien perdu de son sourire. Celle qui détient depuis 1998 le record d'Europe du 100 m (en 10''73 à Budapest), a rangé ses baskets, mais continue d'oeuvrer dans le sport et particulièrement dans le sport en entreprise. « Entre 1999 et 2001, j'ai multiplié les blessures et j'ai commencé à mettre un frein à ma carrière », raconte-t-elle.
Une page difficile à tourner

En 2003, elle remporte la médaille d'or du 4×100 m lors des championnats du monde à Saint-Denis, et en 2004, elle bat son propre record du 60 m en salle. En 2012, enceinte de son second enfant, elle annonce sa retraite. « En fait, j'ai arrêté l'entraînement de haut niveau en 2015 et la compétition un peu après. Tourner la page n'a pas été simple. On n'a plus d'objectifs alors que durant des années, c'est notre mode de vie quotidien. J'ai coupé un temps avec le sport et j'ai complètement changé de vie. Aujourd'hui, j'ai trouvé un nouvel équilibre. Je travaille une partie de mon temps pour la Fédération française d'Athlétisme comme chargée de mission. C'est l'une des premières fédérations sportives olympiques à avoir développé une offre de pratiques « sport-santé » et un réseau de coaches entièrement dédiés au sein des clubs d'athlétisme et des entreprises. Mon travail, c'est quelque part de promouvoir l'activité sportive pour prévenir les maladies. Je vais aussi dans des écoles, même si cela ne fait pas vraiment partie de mes missions. »

 

 
 

Vélo gourmand : 330 cyclistes contre le cancer

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:03:20

© Dna, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

rouffach Ronde des fêtes
Vélo gourmand : 330 cyclistes contre le cancer
Les 330 cyclistes du 4e Vélo gourmand sont passés dans la région de Rouffach dimanche, dans le but de récolter des fonds pour soutenir la recherche, afin d'améliorer les chances de guérison des personnes atteintes d'un cancer.
 

 
Des départs par groupe de 30.
Organisé par les bénévoles de la Ligue contre le cancer de Rouffach au départ de la salle polyvalente, le peloton a pris la direction de Pfaffenheim, Hattstatt, Gueberschwihr, Westhalten, Bergholtz et Rouffach, au gré de cinq étapes gastronomiques et gourmandes.

Rassemblés pour cette manifestation solidaire, les raisons étaient multiples. Pour les uns, c'est le plaisir, un sas de décompression après une semaine de travail, dans un magnifique paysage viticole: «c'est agréable, ça permet de voir le territoire autrement et comme je n'ai pas forcément le temps de faire une activité physique, ça donne l'occasion de bouger», «C'est un événement important pour moi, qui me touche de près. Sans compter que la vie de nombreuses familles bascule un jour en recevant le diagnostic », explique l'une des cyclistes, en précisant que personne n'est à l'abri du cancer. C'est pourquoi elle trouve important de pédaler et d'amasser des fonds pour aider à la recherche contre le cancer : «Lorsqu'on est passés par une panoplie de traitements, c'est là qu'on se rend compte que la recherche est super-importante. Grâce à elle on peut financer et développer de nouveaux traitements pour améliorer les chances de guérison».

Une réussite à nouveau pour ce Vélo gourmand, en partenariat avec l'Union cycliste de la Plaine de l'Ill d'Oberhergheim, la ville de Rouffach et la Ronde des fêtes, qui sera reconduit l'année prochaine.

 

 
 

 

Porte du Ried Fête du Ried à Holtzwihr : Aux couleurs des quatre saisons

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 05:52:50

© Dna, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Porte du Ried  Fête du Ried à Holtzwihr
Porte du Ried Fête du Ried à Holtzwihr : Aux couleurs des quatre saisons
Pour la 24 e édition, Holtzwihr a eu droit à son traditionnel défilé, dimanche, lors de sa fête du Ried sur le thème « Au fil des saisons ».

 
Les enfants s'en sont donné à coeur joie avec pistolets à eau et chapeaux de soleil sur le char de l'USEP.
Le temps s'annonçait mitigé et finalement le soleil a resplendi dès midi. Les rues se sont vite remplies et la foule a atteint son apogée lors du départ du cortège vers 15h30.

De nombreux visiteurs s'étaient déplacés pour profiter des animations, pour se restaurer dans les cours de ferme et pour admirer le cortège et ses chars préparés par les associations du village et d'ailleurs.

Le maire, Bernard Gerber et la présidente du comité des fêtes, Corinne Keck, ont inauguré la fête vers 11h30 sur le parvis de l'église. Entouré de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, d'Eric Straumann, député, ainsi que de nombreux autres invités des villages alentour, le maire a salué l'assemblée, rappelant que « l'objectif premier de la fête était de fédérer toutes les énergies positives et constructives du village pour favoriser la rencontre et la fraternité. »
Les associationsn'ont pas manqué d'imagination

Il s'est dit fier de la dynamique de la commune et a remercié l'armée de bénévoles oeuvrant au sein des associations, la persévérance des Holtzwiriens, l'enthousiasme et l'engagement des nouveaux habitants ainsi que les propriétaires de cours.

Corinne Keck a tenu à placer la fête vers le développement durable, un partenariat avec le Crédit Mutuel de la caisse des 9 écus, a été engagé pour éviter l'utilisation des gobelets à usage unique. Sur la place de la mairie un stand de l'association « Zéro déchet Colmar et centre Alsace » a été installé visant à informer les visiteurs.

Toute la journée, petits et grands ont profité de diverses animations et découvert de nombreux stands : artisanat local, produits locaux « made in Alsace », affûtage de couteaux, stands gourmands, épicerie fine, vins italiens, voitures anciennes, solex... Côté restauration, plusieurs fermes ont ouvert leurs cours pour proposer chacune leur spécialité culinaire.

A 13 h, les danseurs de Sucré C'allez ont ouvert les festivités puis le club de karaté Azarasu a fait une démonstration de krav maga.

Le défilé, à travers les rues du village à 15h30, a permis d'admirer et d'écouter de nombreuses formations, les pom-pom girls, le groupe folklorique Heloldo Wilaria, le groupe folklorique portugais, « Coraço Do Miho », le groupe de country, la Haxa gugga de Rouffach, le club de karaté de Fortschwihr...

Les associations n'ont pas manqué d'imagination pour la réalisation de leurs chars aux couleurs des quatre saisons. Les saisons ont ainsi défilé dans les rues de Holtzwihr, l'automne avec son maïs et sa basse-cour, l'hiver avec l'ASPTT de Colmar, le printemps avec miss Elégance et ses dauphines sur son char et celui de l'été où les enfants de l'USEP paradaient en maillot de bain .

La traditionnelle bourse aux vélos a attiré du monde, visiteurs et organisateurs se sont félicités de ce soleil, qui a généreusement plongé le village dans un été indien inattendu.
Anne HERRMANN

 

 
 

 

À la Petite Camargue, il faut être curieux

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 05:58:15

© Dna, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Saint-Louis
À la Petite Camargue, il faut être curieux
Des fusées aux baguages d'oiseaux en passant par la distillation de schnaps à l'ancienne, les journées du patrimoine étaient d'une surprenante diversité à la Petite Camargue alsacienne. Découverte.
 

 
Le « scnhapsbrenner » à l'oeuvre, plus tard dans la journée ce sera dégustation !
Les arts, le divertissement et la nature étaient au programme des journées du patrimoine à la Petite Camargue Alsacienne. Pour son directeur, Philippe Knibiely, « c'est une journée du patrimoine qui se conjugue au pluriel.
Sanglier au menu

C'est à la fois tout un symbole, le patrimoine naturel, on est dans la première réserve naturelle d'Alsace et les savoir-faire avec le Schapsbrenner, nos presseurs de pommes et la sauvegarde de nos vergers et de nos traditions... Puis le patrimoine historique et culturel avec cette magnifique pisciculture qui date de 1852. » Tout ça fait un cocktail qui est complété par du circuit court avec du sanglier de la Petite Camargue (au repas) !
Poissons et fusées

Ce dimanche, l'entrée de la pisciculture était libre pour les visiteurs qui avaient aussi l'occasion d'assister à la réalisation en direct de jus de pomme par les arboriculteurs de Folgensbourg ou encore à la distillation de schnaps.

On pouvait aussi faire connaissance avec les frelons européens, et apprendre par exemple qu'ils sont d'une nature paisible et qu'ils sont même protégés en Allemagne !

Un peu plus loin une session de baguages d'oiseaux se déroulait sous les yeux des spectateurs qui pouvaient ainsi voir de près les oiseaux, notamment un très joli pic... Avant de les voir s'envoler après avoir eu la bague à la patte. Chez les astronomes des As du temps libre de Neuweg, il y avait des fusées en construction pour être lancées dans la journée. Pour bien profiter de la journée « il faut être curieux, il faut aller voir, c'est autant de savoirs faire différents, de passions, de passionnés, je crois qu'il faut vraiment aller à leur rencontre et profiter de cette journée pour poser toutes les questions sur la Petite Camargue qu'on se pose tout au long de l'année, ce dimanche il y avait toutes les réponses », conseillait Philippe Knibiely.
Prendre le temps pour répondre

C'était aussi une journée pour la proximité avec les habitants : « On peut prendre du temps pour pouvoir répondre à chacun, il y a une centaine de bénévoles, le reste de l'année on est un ou deux, il y a énormément de monde, aujourd'hui on se met en quatre pour répondre à toutes les questions, ouvrir toutes les portes, et les gens peuvent en profiter pour satisfaire leur curiosité. »
Guy GREDER

 

 
 

 

« Tout pour le château » à Wesserling

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:21:58

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
« Tout pour le château » à Wesserling
 

 
Irina Juravle, prête à ouvrir les portes du Château de Wesserling : future entrée d'une nouvelle conception d'un parcours sur un site unique en France. Photos DN A/Jean-Marie ZIPPER
À l'occasion des Journées du patrimoine à Wesserling, le refrain de François Tacquard était : « Tout pour le château ! ». Les propos du président de la com com de Saint-Amarin cachent, comme toujours sans doute, un message subliminal. Le château n'est en fait que le sésame d'un immense projet.

Il donnerait à Wesserling un vrai sens au cheminement de son histoire. Un projet enfin soutenu et encouragé par des institutions politiques et culturelles, tant pour son originalité que pour la cohérence de sa globalité, pour son exemplarité face à la préservation de friches d'un patrimoine longtemps négligé : le patrimoine industriel. Un projet mettant en osmose l'histoire culturelle, sociale et économique de la vallée de la Haute Thur. Le docteur Jean-Yves Vogel était discrètement présent. Il fut le premier président de l'association de sauvegarde du site de Wesserling.

Un seul maire - Eddie Stutz de Malmerspach -, quelques adjoints, le sous-préfet Daniel Merignargues, la conseillère régionale Marion Wilhelm-Simon étaient également présents lors des propos tenus sur les terrasses du château. Pierre Goetz, président de la Fondation du patrimoine Alsace, Jonathan Trouillet de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) ont confirmé leur appui au projet présenté par François Tacquard. Pour lui, le château, même s'il est et reste emblématique, n'est qu'un élément du futur « premier grand site industriel touristique de France. » Pour Jonathan Trouillet, « Wesserling est une bouffée d'optimisme. On passe à une nouvelle histoire dont la clé est l'aspect multicarte avec une multitude d'activités. »
Le Château exceptionnellement ouvert

Certes, de bonnes fées se sont penchées sur le site avec le loto du patrimoine, certes les aides sont conséquentes, mais il reste 800 000 EUR à trouver. Un patrimoine qui nécessitera de frapper à de nombreuses portes et même solliciter ceux pour qui le sauvetage d'un patrimoine est important.

Un appel aux dons est d'ores et déjà lancé. Le public se pressa surtout pour la visite du château qui ouvrait exceptionnellement ses portes. Visite riche en informations sur l'énormité des travaux à entreprendre pour en faire demain un accueil allant au-delà d'un simple musée. Un demain dont la date est d'ores et déjà fixée au 2 avril 2022... Une exposition proposait également de voir l'engagement de la Fondation du patrimoine Alsace sur des bâtiments et oeuvres en périls.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

La Largue Nominations et distinctions chez les sapeurs pompiers

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:17:24

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
La Largue Nominations et distinctions chez les sapeurs pompiers
 

 
Marc Soldermann et Maurice Barnabé honorés par la médaille grand or des sapeurs pompiers. Photo L'Alsace /CH
Les sapeurs-pompiers du CIS de la Largue étaient entourés pour l'occasion par les JSP, les vétérans, les familles, les officiels, notamment la sous-préfète Emmanuelle Guénot, le député Jean-Luc Reitzer, le premier vice-président du conseil départemental Rémy With, le conseiller régional Laurent Wendlinger, le commandant de la brigade de gendarmerie de Dannemarie, l'adjudant Janson, le maire de Seppois-le-Bas, Claude Burgy, le vice-président de la communauté de communes Sud Alsace - Largue Fabien Ulmann, les maires des communes voisines, le capitaine, chef de la 7e compagnie Franck Koeberlen, ses adjoints, le capitaine Christophe Scholler et le lieutenant Jérémy Martin, l'assistante de compagnie Florence Cosme, les chefs de centre et CPI amis, le capitaine Marc Soldermann et le lieutenant Cédric Bressac du CIS de la Largue, le chef de section de Strueth Grégory Hoffstetter, le commandant médecin Nicolas Saumier, le capitaine Patrick Muller, responsable JSP Altkirch, le sergent Patrick Ruchty, responsable JSP de Seppois, Marguerite Stoll de l'UDSP, le porte-drapeau et sa garde.
Remise de la médaille d'honneur

Échelon grand or pour 40 ans : le capitaine Marc Soldermann et l'adjudant honoraire Maurice Barnabé.

Échelon argent pour 20 ans : l'adjudant Grégory Hoffstetter.

Échelon bronze pour 10 ans : le sergent Teva Ata et Alexia Florimont.
Promotion au grade supérieur

Frédéric Schmitt et Guillaume Schmitt sont promus adjudant. Sébastien Bilger, Nicolas Soldermann et Denis Hirtzlin sont promus sergent. Mélanie Dietsch et Éric Déveille sont promus caporaux-chefs. Alexia Florimont est promue infirmière sapeur-pompier.
Mise à l'honorariat et cessation d'activité

Jean-Pierre Scherrer est promu au grade de sergent honoraire.

Lors des allocutions, le capitaine Koeberlen a dit : « Merci aux sections de première intervention de soutenir les CIS, cela nous permet d'optimiser nos ressources humaines en journée. » Rémy With a ajouté : « Félicitations à tous et aux très nombreux JSP qui forment la relève des bénévoles. »

Pour Laurent Wendlinger, « les missions de nos pompiers changent. La population leur doit le respect ». Enfin, Emmanuelle Guénot a conclu : « Merci à nos sapeurs-pompiers bénévoles, ils forment l'ossature des premiers secours ».
Clément HEINIS

 

 
 

Le patrimoine minier mis en lumière à Wittelsheim

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:19:36

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le patrimoine minier mis en lumière à Wittelsheim
 

 
L'histoire des mines de potasse d'Alsace et de ses installations typiques en parfait état séduit toujours autant les amateurs d'histoire du patrimoine régional et leur permet de mieux connaître les richesses industrielles de notre belle région.

Tout au long du week-end, de nombreux visiteurs sont venus découvrir Kalivie sur le carreau de la mine Joseph-Else de Wittelsheim. Cette association de sauvegarde de la mémoire du siècle d'exploitation de la potasse d'Alsace, mais également de l'histoire des mineurs et du bassin potassique, a ouvert ses portes à l'occasion des Journées européennes du patrimoine.
Machine d'extractionen fonctionnement

Accueillis par les bénévoles qui, toute l'année ne comptent pas le temps passé à l'entretien, au fonctionnement des installations, à l'accueil de milliers d'écoliers, de collégiens, d'étudiants, de collectivités et autres qui, tous les ans, s'étonnent de la richesse des vestiges parfaitement conservés, mais surtout de la passion de ces anciens mineurs à transmettre la formidable aventure économique et sociale des mines, richesse de toute une région qui a rayonné dans le monde entier.

Toutes ces personnes avides de patrimoine ont ainsi pu découvrir une machine d'extraction en fonctionnement puisque toujours en service à Stocamine, la salle des pendus, le musée minéralogique où sont exposés des carottages, des roches du monde entier, le jardin généalogique, ainsi que des expositions d'aquarelles, de modelage, de poterie d'artistes locaux, et de matériel minier. Le tout présenté avec verve et convivialité par les mineurs guides, dont un certain Pauli, à lui seul une attraction.
Faire perdurer le patrimoine

Lors du vernissage dimanche matin, en présence des maires de Wittelsheim et de Staffelfelden accompagnés d'une partie de leurs adjoints, de Pierre Vogt pour le Département, de Christine Dhallenne pour M2A et de forces vives des associations, le président Roland Ringenbach a retracé l'historique et la raison d'être de Kalivie. Puis les orateurs ont réitéré leur attachement et leur soutien à l'association qui est devenue un musée à part entière de l'agglomération mulhousienne, et félicité, remercié, ses bénévoles pour le formidable travail accompli. Grâce à eux, le patrimoine minier perdurera. Et tous ont conclu : « Et que vive Kalivie ».
Renforcer l'équipede bénévoles

Pendant cette partie officielle, le groupe vocal Charlie et ses compagnons, qui ont remplacé au pied levé les Aigles blancs empêchés, ont enchanté la cinquantaine de personnes présentes en entonnant quatre chansons reprises en choeur par une partie de l'assistance..

À noter que des visites du site sont organisées tous les mercredis matin, que la traditionnelle fête de la Sainte-Barbe, patronne des mineurs, aura lieu le 4 décembre. Cette dernière, qui rassemble des centaines de mineurs, se prépare déjà activement. L'association lance d'ailleurs un appel aux plus jeunes pour renforcer l'équipe de bénévoles.
GB

 

 
 

Sundgau Dans les entrailles de la médiathèque

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:23:50

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Sundgau Dans les entrailles de la médiathèque
 

 
Laurent Kauffmann a fait découvrir la médiathèque du Sundgau sous son angle architectural. Photo L'Alsace
Avec le concours de Laurent Kauffmann, un des architectes mandataires, une trentaine de personnes ont pénétré dans la médiathèque, samedi, pour une visite guidée architecturale de près de deux heures dans les entrailles de ce bâtiment tout en béton devenu lieu de vie, de culture au quotidien. Ouverte en 2016, oeuvre des architectes des cabinets IDEAA et Kauffmann & Wassmer Architectes, cette structure très lumineuse recense plus de 5000 lecteurs. Construite sur le site de l'ancien collège, elle s'intègre parfaitement dans le paysage. Et les visiteurs étaient fort contents de pénétrer dans des espaces innaccessibles au public. Les explications se sont succédé dans la cave, le garage des deux bibliobus qui sillonnent les routes sundgauviennes, les réserves avec leurs multitude de livres, les bureaux et locaux techniques.

Mariléna Bodin, responsable du pôle adulte à la médiathèque, a présenté les missions de la médiathèque, expliqué comment les livres étaient choisis.

Ce bâtiment qui a bien vieilli en trois ans continuera à offrir encore longtemps des heures de lecture, et bien sûr des expositions et des concerts gratuits pour s'évader, se détendre, s'informer, découvrir, rechercher et partager en toute convivialité.

Si la curiosité a conduit bon nombre de participants, deux lycéens, Thomas et Damien de la section SPVL (Service de proximité et vie sociale) sont venus dans le cadre de leur enseignement. Et dès lundi, ils présenteront à leurs copains leur regard sur les journées du patrimoine altkirchoise.

 

 
 

À Labaroche, les militaires du 15-2 courent sur les traces de leur histoire

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:33:19

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
À Labaroche, les militaires du 15-2 courent sur les traces de leur histoire
 

 
450 Diables rouges ont pris le départ de ce trail de la Saint-Maurice aux abords du Musée du bois à Labaroche. Photos L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
« Pour le centenaire de notre installation à Colmar, l'objectif était de sortir de nos murs et de proposer autre chose. Pour cette Saint-Maurice, le saint patron de l'infanterie, on voulait faire quelque chose de plus grandiose le jour même de la Saint-Maurice, le 22 septembre : un trail de 22 km sur les lieux emblématiques des batailles vosgiennes », explique le lieutenant Pauline, officier de communication au 15-2.
450 Diables rouges, 22 kilomètres

Le saint parton de l'infanterie est fêté de différentes façons chaque année en fonction du chef de corps et des effectifs en présence. « L'important, c'est de transpirer ensemble. Les formules sont innombrables. On a choisi le trail, une belle manière de courir, dans des paysages magnifiques et sur des lieux historiques importants », souligne le colonel Thibaut Kossahl, le chef de corps du 15-2. Et d'ajouter : « Le trail est un effort où tout le monde a sa chance et qui fait appel à l'endurance, à la force morale. Le tout sur un terrain de fantassins. »

À 9 h, le colonel a donc sifflé le départ de ce trail de la Saint-Maurice, devant le Musée du bois de Labaroche, emmenant dans ses traces 450 coureurs. Si le régiment compte aujourd'hui 1 180 militaires, ils sont nombreux actuellement à être en opération extérieure ou en opération Sentinelle.

Les fantassins ont pris la direction de la Croix de Wihr, lieu du premier combat historique de la première guerre pour le 15-2, le 19 août 1914, et qui a fait la réputation des Diables rouges. Vingt et un de leurs hommes y ont perdu la vie. En passant par les chemins forestiers, ils ont ensuite rejoint le Linge, puis le col du Wettstein où quelques éléments individuels du régiment ont participé à la bataille à côté des chasseurs. Sur le retour, les Diables rouges sont passés sur les chaumes du Glasborn, puis par le Schratzmaennele, le grand Hohnack, avant de revenir à Labaroche après 760 mètres de dénivelé.

Quelques civils étaient invités à se joindre à la course et c'est l'un d'eux, Fabien Susin, qui a remporté cette épreuve en 1 h 31 min 27 s. Il a couru seul en tête tout au long du tracé, pour son entraînement du dimanche matin. Membre du Colmar marathon club, il est aguerri dans cet exercice. Il devance son coéquipier de club, l'adjudant Anthony, de la Compagnie de commandement et de logistique, qui l'avait invité à le rejoindre sur la course : « Je n'ai pas réussi à l'accrocher, mais après le marathon de la semaine dernière, j'ai encore mal aux jambes. » Il se réjouit d'être devant l'ensemble de son régiment, « c'est toujours une petite victoire d'être premier ». Ce 22 septembre, saint Maurice a ainsi été honoré par les fantassins entre sport et mémoire.
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

Les agents de protection de la nature en mission pédagogique

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:28:23

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Les agents de protection de la nature en mission pédagogique
 

 
Les agents de l'ONF et des brigades vertes ont uni leurs efforts, ce week-end, pour protéger la faune et la flore. Photo L'Alsace /Francis Micodi
L'opération a été baptisée « Police des habitats ». Si ce week-end vous vous êtes promenés en montagne, en forêt, ou dans tout autre espace naturel protégé, vous les avez sûrement croisés. « Nous étions une vingtaine samedi, et autant aujourd'hui » expliquait hier matin, à l'aube, Bruno Gaston, le responsable de l'unité territoriale de la Harth de l'ONF.

L'idée est simple, mais encore fallait-il y penser. Puisqu'il existe sept administrations territoriales dédiées à la protection de la faune et de la flore, et que le public a parfois bien du mal à les différencier, les organisateurs ont imaginé une opération collective, à but pédagogique d'abord.

Rendez-vous était donc pris devant la maison forestière, route d'Ottmarsheim, à Rixheim. Deux agents assermentés de l'Office national des forêts et quatre agents des Brigades vertes venus de Guewenheim, Walheim et Hagenthal, ont uni leurs efforts pour sillonner le domaine protégé à la recherche de contrevenants. « La plupart des infractions concernent les quads et autres motos qui ne respectent pas les zones protégées », rappellent les participants.

Si l'opération consistait bien, hier, à stopper et même à sanctionner les récidivistes, elle a surtout été l'occasion pour les gardes forestiers d'aller à la rencontre des promeneurs, et de présenter leurs missions.
Des conducteursde quads en fuite

Dans l'après-midi, les policiers forestiers ont concentré leurs efforts autour de l'aérodrome de Habsheim, puisque des quads ont été signalés dans les environs. « Malheureusement, ils ont pris la fuite et nous n'avons pas réussi à les attraper », se désole Bruno Gaston, toujours aussi désabusé devant le manque de civisme de certains, malgré son expérience du terrain.

Rappelons tout de même que l'utilisation de véhicules à moteur en zone protégée trouble le bon développement de l'habitat sauvage et perturbe la biodiversité. Et que même le dimanche, la police veille. À bon entendeur...
Francis Micodi

 

 
 

HAUT-RHIN Les faits divers en bref

Publié dans le panorama le Lundi 23 septembre 2019 à 06:25:37

© L'alsace, Lundi le 23 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 
Haut-Rhin Trois secours en montagne

Une randonneuse s'est blessée à un tibia contre un bloc rocheux, ce dimanche vers 12 h 45 près de la ferme-auberge du Grand Langenberg, à Sewen. L'hélicoptère de la sécurité civile s'est rendu sur place, avec à son bord un médecin du Smur et deux gendarmes du peloton de gendarmerie de montagne (PGM) du Haut-Rhin. Âgée de 70 ans, la marcheuse haut-saônoise a été hélitreuillée puis évacuée à l'hôpital de Mulhouse.

Toujours vers 12 h 45, mais sur un chemin de randonnée près de la centrale EDF du lac Noir à Orbey, une randonneuse a chuté cinq à huit mètres en contrebas. Présentant une entaille longue d'une dizaine de centimètres au cuir chevelu, cette femme de 56 ans, domiciliée dans la région de Sélestat, a été évacuée par la voie des airs. Le PGM du Haut-Rhin se trouvait à bord de l'hélicoptère de la gendarmerie.

Enfin vers 13 h 30, une randonneuse de 44 ans présentait une suspicion de fracture à une cheville, sur le sentier des Roches à Stosswihr, près du Frankenthal. Les secouristes du PGM des Vosges l'ont conduite jusqu'à une ambulance qui l'attendait près de la marcairie. Elle a été évacuée à l'hôpital Pasteur. Des pompiers des équipes de première intervention en montagne se sont eux aussi rendus sur les lieux, par voie terrestre, à Sewen, Orbey et Stosswihr.
J-F.S