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Une voiture fonce sur la grande mosquée

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:07:55

© L'alsace, Dimanche le 22 Septembre 2019
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Une voiture fonce sur la grande mosquée
 

 
La C4 grise a percuté des plots en bois, avenue du Paris, avant de défoncer le portail de la mosquée, puis de s'encastrer contre un mur de l'entrée de la salle de prière. Photo DNA /Nicolas PINOT
« Un individu a projeté son véhicule contre l'entrée de la grande mosquée de Colmar », a indiqué la préfecture du Haut-Rhin. « Il n'y a pas de blessé » à part le conducteur et « une enquête est en cours », a ajouté la préfecture.

Vers 19 h, sa voiture, une C4 grise a percuté des plots en bois avenue de Paris, en plein coeur du quartier Europe, avant de défoncer le portail de la mosquée, puis de s'encastrer contre un mur de l'entrée de la salle de prière. Seules quelques personnes se trouvaient dans l'édifice religieux au moment des faits et aucune d'entre elles n'a été blessée. L'homme a été rapidement interpellé sur place par la police, a précisé une source policière. Présentant une plaie ensanglantée au niveau du cou, « il a été pris en charge médicalement » et transporté à l'hôpital, a indiqué la préfecture. Son pronostic vital ne serait pas engagé.
Il ne présenterait aucun antécédent psychiatrique ni judiciaire

D'après les premiers éléments de l'enquête, une fois arrivée dans l'enceinte de la mosquée, l'homme se serait lui-même infligé sa grave blessure avec une arme blanche. Il devait être opéré rapidement, avant de pouvoir être examiné par un expert psychiatre. Il ne présenterait aucun antécédent judiciaire ni psychiatrique.

Sur place, les démineurs ont pu vérifier que la voiture n'était pas piégée. Sur les coups de 22 h, l'avenue de Paris était toujours bloquée par les forces de l'ordre.
J.-F. S. (avec AFP)

 

 
 

 

Le vert, couleur gagnante du samedi de manifs

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:04:36

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Le vert, couleur gagnante du samedi de manifs
 

 
Le défilé pour le climat a Paris a réuni plus de 15 000 personnes. Photos Jacques DEMARTHON/Lucas BARIOULET/AFP
C'était un samedi au temps idéal pour clore en douceur un été suffocant et rappeler l'urgence climatique aux dirigeants de cette planète qui brûle, réunis à l'Onu à New York.

Les enfants du monde s'étaient donné le mot et la main pour défiler en paix vendredi; les grands ont suivi, y compris ce samedi en France, où les canicules et les records de chaleur rougissent les thermomètres depuis juin, où les glaciers alpins ont encore rétréci, et où les lacs et cours d'eau ont soif, à l'orée de l'automne.
Climat : la France n'est pas l'Allemagne

Plus de 15 200 marcheurs pour le climat à Paris (selon le cabinet Occurrence), entre 4 000 et 10 000 dans les métropoles, des centaines dans toutes les préfectures de province : le changement climatique devient un objet de manifestation populaire. Quand on compare cette journée aux 270 000 marcheurs de Berlin, aux 100 000 de Hambourg, aux 200 000 de Sydney et même aux 40 000 de Kampala (Ouganda), ce verdissement des consciences en France peut apparaître pâlot.

En tout cas, dans le match franco-français des manifs en technicolor du samedi, le plus fort, c'était bien... le vert. Il a nettement recouvert le jaune fluo de l'anti-taxe carbone et de l'anti-système : derrière le déploiement des cordons bleus de gendarmes mobiles, Eric Drouet (encore verbalisé dans le périmètre interdit) et ses gilets jaunes... sans gilets étaient à peine visibles sur les Champs-Élysées où touristes et flâneurs ont repris dès midi les larges trottoirs baignés de soleil. Une image symbolique de l'essoufflement du mouvement né sur les ronds-points il y a près d'un an.

Le vert a aussi démodé médiatiquement les drapeaux rouges de la marche nationale « à l'ancienne » de Force ouvrière contre la réforme des retraites : on retiendra davantage la division syndicale que la rituelle polémique du nombre (6 000, selon la police, 15 000 selon les organisateurs) et il faudra quand même observer les prochains rendez-vous sur le sujet.
Les black blocs s'infiltrent et sont repoussés

Seulement voilà, dans ce mélange de couleurs, à Paris, les black blocs ont sorti cagoules, masques à gaz et bombes à tag. Comme au printemps, les forces de l'ordre ont procédé à quelque 170 arrestations autour des gilets jaunes.

Insuffisant pour dissuader des « radicaux » (terme estampillé préfecture de police de Paris) de parasiter et de paralyser le départ de la marche pour le climat.

Vitrines cassées, banque dégradée, barricades de fortune incendiées, murs peinturlurés suivis de jets de lacrymogènes, charges de CRS, courses-poursuites lors de la dispersion dans le parc de Bercy...

Du déjà-vu mais qui n'a rien à voir avec la sincérité des marcheurs pour le climat. Selon les autorités, un millier de militants « ultrajaunes » et « d'ultragauche » violents ont infiltré la marche pour le climat. Leurs « exactions », selon la préfecture de police, ont perturbé le début du défilé. Greenpeace et l'autre ONG organisatrice, Youth For Climate, ont appelé à quitter la marche avant de se raviser. « Après avoir traité le black bloc et évité que ça dégénère, l'enjeu était que la manifestation reparte. Nous avons fait en sorte que celle-ci se tienne », a commenté la préfecture de Paris qui, grâce au dispositif mobile et massif (7 500 policiers) et à la vitesse d'intervention des brigades à moto, a mis en échec les casseurs en noir.
Difficile convergence

Les messages pour sauver la planète sont donc passés, venus (un peu) de ces défilés dans toute la France et (beaucoup) des rassemblements à travers le monde. Ils seront relayés ce dimanche au siège de l'Onu à New York où l'icône du mouvement de la jeunesse Greta Thunberg et d'autres enfants vont s'exprimer. Dans les cortèges, les appels se sont multipliés pour une « convergence des luttes entre gilets jaunes et militants pro-climat ». Certains y croient, beaucoup restent sceptiques. Du côté d'Europe Ecologie - Les Verts, des cadres jugeaient que la concordance de calendrier avec les gilets jaunes n'était pas une bonne idée pour mobiliser, compte tenu des violences qui ont émaillé les « actes » en 2018 et au printemps : « Si vous avez des enfants, vous ne les emmenez pas à un samedi de gilets jaunes. » La conversion des gilets jaunes au vert n'est pas non plus gagnée. Un cadre de Greenpeace rappelle aussi ce samedi : « Augmenter les taxes sur le diesel, nous le demandons depuis des années. »
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Plus de 4 000 citoyens face à l'urgence climatique

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:08:40

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environnement Défilés à Strasbourg et à Mulhouse
Plus de 4 000 citoyens face à l'urgence climatique
La neuvième Marche pour le climat a rassemblé, samedi 21 septembre, près de 4 000 manifestants à Strasbourg et 300 à Mulhouse. Pour tous ces citoyens qui ont défilé dans le calme et avec beaucoup de détermination, il est urgent d'agir.
 

 
À pied ou à vélo, des milliers de personnes de toutes les générations ont marché (ou roulé) à Strasbourg pour le climat.
« Et un et deux et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité », « Rejoignez-nous, ne nous regardez pas ! », « Pollue, consomme et ferme ta gueule, c'est le message qui est donné aux gens », « Bienvenue au pôle mort »...
« Construisonsun nouveau monde »

Sous le soleil de septembre, durant plus d'une heure - le temps de faire le tour de la Grande île de Strasbourg - près de 4 000 citoyens, venus principalement de l'Eurométropole, mais aussi d'Allemagne, ont scandé (ou écrit sur des pancartes) des slogans appelant à la mobilisation contre le réchauffement climatique.

Six groupes (soit une quarantaine de militants en combinaisons blanches) en ont profité pour recouvrir les publicités du mobilier urbain avec leurs propres slogans.

À Mulhouse, 300 militants se sont également retrouvés ce samedi square de la Bourse avant d'entamer un tour de la ville.

Cette mobilisation, qui fait suite à la Marche pour le climat organisée par la jeunesse vendredi dans le monde entier, est depuis septembre 2018 la neuvième marche pour le climat lancée en France.

Cette fois-ci encore, plusieurs milliers de personnes de tous âges ont répondu présent à Strasbourg. Une nouvelle fois à l'appel du collectif "Il est encore temps Strasbourg", qui rassemble associations et collectifs engagés pour le climat et la justice sociale, Greenpeace, Action non-violente COP 21, Europe Écologie Les Verts, Alsace nature, les Gilets jaunes, Destocamine...

Tous ont donc participé à cette journée, qui s'est achevée par des discours, des animations, un atelier de lecture pour les enfants et un concert donné place de la République, point de départ et d'arrivée du cortège.

« Construisons un nouveau monde après avoir dit que nous ne voulons pas celui qui est en place », a lancé Gaïa, du collectif "Il est encore temps", avant d'appeler à marcher « pour montrer notre détermination face à l'inaction climatique du monde politique ».

Il est en effet urgent d'agir. Pour atteindre la neutralité carbone en 2050 « il faut déclarer l'état d'urgence climatique », martèle Gaïa. Soit une revendication nationale du mouvement Citoyens pour le climat qui a déjà été voté par un grand nombre de communes en Alsace.

« Les contraintes budgétaires ne doivent plus être une excuse », poursuit Gaïa avant de dénoncer « une société obsolète, oppressante pour les plus faibles », d'appeler à la convergence des luttes et de réclamer « plus de justice pour les gens, pour la terre, pour le vivant ».

Cette marche est un pas de plus, qui s'inscrit dans une longue lutte. Un rassemblement de soutien aux treize zadistes jugés pour avoir occupé une zone de chantier du GCO (Grand contournement ouest) se tiendra le 25 septembre devant le tribunal de grande instance de Strasbourg.

Un autre appel au rassemblement a été lancé par Destocamine le 23 novembre à Wittelsheim « pour sauver la plus grande nappe phréatique d'Europe ».
J.-F.C. (avec L'Alsace)

 

 
 

 

Bouteilles en plastique : la consigne de la discorde

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:04:10

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Bouteilles en plastique : la consigne de la discorde
 

 
Brune Poirson, secrétaire d'État auprès de la ministre à la Transition écologique, espère une consigne pour 2022. Photo domaine public
La bataille de la consigne est lancée. Dans le projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, le gouvernement prévoit la mise en place d'une consigne sur le plastique. Brune Poirson, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique, espère sa mise en place d'ici à 2022. En attendant, elle doit déminer le terrain. Ce projet suscite une forte hostilité des collectivités locales et des entreprises du recyclage.
Pourquoi la consigne ?

Selon le gouvernement, le système actuel de collecte ne fonctionne pas de façon optimale. En 2018, le taux moyen de recyclage de tous les emballages en plastique était de 26 % en France. Or l'Europe fixe des objectifs ambitieux : un taux de collecte de 77 % en 2025 pour les plastiques à usage unique et de 90 % en 2029 pour toutes les bouteilles plastique.

Avec la consigne, « il ne s'agit pas de faire disparaître nos poubelles jaunes mais bien de s'attaquer aux zones où le taux de collecte des déchets est faible. C'est notamment le cas dans les espaces publics, entreprises et restauration collective, gares, etc., des espaces qui échappent en grande partie à la collecte des déchets », plaide le gouvernement.
Combien ça coûte ?

Les modalités restent encore floues. Quels seront les déchets qui devront être consignés ? Qui aura la gestion des quelques centimes de caution ? À qui appartiendront les emballages déconsignés ? Qui paiera le déploiement des dispositifs de consigne ? « Bouteilles en plastique, canettes en métal, bouteilles en verre : les produits concernés par la consigne sont à l'étude », selon le gouvernement. La piste la plus sérieuse concerne les bouteilles en plastique. Un rapport rendu à la ministre cette semaine estime que la consigne peut être efficace sur ces produits, à condition que le prix de la consigne soit suffisamment incitatif (pas moins de dix centimes, et plutôt quinze).
Qui est contre ?

Les collectivités locales - qui gèrent le tri des déchets - et les industriels du recyclage sont vent debout contre ce projet. Ils craignent un lourd manque à gagner - les bouteilles en plastique étant la matière la plus valorisée sur le marché des déchets recyclables. Mais aussi une mise en péril de tout le système actuel de collecte et de tri des déchets au profit des fabricants de soda. Les élus locaux ont reçu le soutien du Sénat qui, en commission, a recentré sur le réemploi le dispositif contesté prévu par le projet de loi, supprimant ainsi la possibilité d'une consigne pour recyclage des bouteilles en plastique.
Qui est pour ?

Coca-cola, Danone... les industriels sont favorables à la consigne. Chez la multinationale française Danone, on estime que c'est le meilleur moyen de parvenir à l'objectif de 90 % de bouteilles en plastique recyclées, fixé par l'Europe (contre 57 % actuellement en France). L'industriel plaide qu'aujourd'hui, les techniques existent pour fabriquer des bouteilles à partir de plastique recyclé, mais que la matière manque. Une amélioration de la collecte, via la consigne, permettrait ainsi de produire davantage de bouteilles recyclées.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

 

 

Rottner s'offre en renfort pour trois mois

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:02:58

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Rottner s'offre en renfort pour trois mois
 

 
Jean Rottner, alors maire de Mulhouse, lors de l'arrivée du nouvel hélicoptère du Samu 68 aux urgences de Mulhouse, le 30 août 2011. Archives L'Alsace /Jean-François FREY
La nouvelle est tombée sans crier gare, en fin de matinée, ce samedi : « À partir du mois d'octobre, le Dr Jean Rottner réintégrera à temps partiel le service d'accueil des urgences du GHRMSA [Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace] comme médecin urgentiste. Fort de son expérience d'ancien chef de pôle et chef de service, il viendra renforcer l'équipe médicale qui connaît comme chacun le sait d'importantes difficultés. L'activité du Dr Rottner n'a pas vocation à se pérenniser, mais à préparer l'arrivée d'un nouveau chef de service. C'est un signe fort qui démontre que chaque acteur du GHRMSA, depuis le président du conseil de surveillance, se sent aujourd'hui concerné par la situation que nous connaissons et apporte sa contribution au rétablissement d'un service public de qualité ».
« J'ai déjà libéré des plages dans mon agenda, essentiellement sur mon temps personnel »

Sans surprise, le communiqué du GHRMSA a aussitôt suscité de nombreuses réactions dans le milieu hospitalier, partagées entre étonnement, reconnaissance et regain d'espoir (lire encadré), compte tenu de la situation de crise endémique que vivent les urgences de Mulhouse depuis de longs mois.

Joint en début d'après-midi, Jean Rottner - qui demeure président du conseil régional du Grand Est, ainsi que premier adjoint au maire de Mulhouse - confirme la nouvelle : « C'est une décision que j'ai mûri et dont j'ai beaucoup discuté avec mon épouse, qui m'a spontanément dit d'y aller. L'hôpital de Mulhouse, je me bats pour lui depuis toujours. C'est celui qui m'a formé, c'est lui qui m'a permis de faire un métier passionnant [NDLR : il y a exercé au service des urgences jusqu'à la mi-2010] et j'en suis aujourd'hui le président du conseil de surveillance. Pour toutes ces raisons, et aussi parce que j'ai prêté serment en tant que médecin et que j'ai une très haute estime du service public, j'ai pris la décision de venir en renfort, pour une durée de trois mois, à partir de début octobre. J'ai déjà libéré des plages pour cela dans mon agenda, essentiellement sur mon temps personnel. »
« Dès qu'un nouveau chef de service sera là, je m'effacerai humblement »

Soucieux que le sens de son initiative soit bien compris en haut lieu, Jean Rottner indique par ailleurs qu'il en a « très clairement » informé le gouvernement en amont, et en particulier le cabinet de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, « afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté ». Quant à savoir si son retour aux urgences de Mulhouse, même temporaire, est compatible avec sa fonction de président du conseil de surveillance du GHRMSA, là encore, Jean Rottner indique avoir pris les devants : « Le conseil de l'ordre m'a donné un avis favorable à ce sujet, mais si jamais cela devait poser le moindre problème, je n'hésiterais pas cinq minutes à me retirer temporairement du conseil de surveillance. »

« Je resterai présent sur le terrain durant toute cette période », précise encore l'intéressé. « Et puis, on peut aujourd'hui s'organiser pour travailler à distance. De toute façon, je n'envisage pas que mon renfort aille au-delà de trois mois. L'idée, c'est de susciter un effet d'entraînement - j'ai l'impression que cela marche déjà un peu, d'après les premiers retours que je reçois - et de mettre à profit cette période pour trouver des solutions. Dès qu'un nouveau chef de service sera là, je m'effacerai humblement, et le plus simplement du monde. »
Emmanuel DELAHAYEavec Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Docteur Rottner et Mister Président

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:03:37

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Docteur Rottner et Mister Président
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Jean Rottner renfile la blouse. Le président de la Région Grand Est réintégrera, à partir du mois d'octobre, le service d'accueil des urgences du groupe hospitalier de Mulhouse. Un service qu'il connaît bien puisque, des années durant, il en a été le chef. C'était avant de préférer la politique à la médecine. Au passage, notons que le secret médical est plus solide qu'en politique. L'annonce du retour du docteur Rottner à Mulhouse a, en effet, surpris jusqu'aux habituels initiés.

Jean Rottner ne quitte pas la présidence de la Région puisqu'il assurera, aux urgences, une mission de renfort de trois mois sur son temps personnel. Il entend ainsi « susciter un effet d'entraînement ». Puisse-t-il être plus convaincant comme médecin vis-à-vis de ses confrères, qu'il ne l'a été en tant que président du conseil de surveillance de l'établissement. C'est évidemment un acte personnel fort qui mérite d'être salué. Pour autant, il ne s'agit pas d'une action de bénévolat. Et à six mois des élections municipales, c'est aussi un coup de communication qui ne peut pas faire de mal à l'intéressé, encore omniprésent sur la scène politique locale.

Par son retour aux urgences, Jean Rottner se conforme à une revendication des gilets jaunes, entre autres, qui reprochent aux élus de ne pas avoir conscience des réalités du terrain. L'expérience ne peut donc qu'être bénéfique, pour le service hospitalier mulhousien comme pour le président de Région. L'initiative met cependant en relief l'échec de la politique de santé menée depuis des décennies par les gouvernements, de droite comme de gauche. Parmi tant d'autres en France, le service des urgences de Mulhouse en paie le prix fort. Au point d'être menacé de fermeture. Si le gouvernement a annoncé des mesures (modification du numerus clausus, hausses budgétaires), bien des questions n'ont pas été abordées. Sans jeu de mots, il y a urgence. Qu'un responsable politique ambitieux, président de Région retourne exercer à l'hôpital, est finalement une très bonne idée.

 

 
 

 

À Londres, les travaillistes dans l'étau du Brexit

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:05:00

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À Londres, les travaillistes dans l'étau du Brexit
 

 
Jeremy Corbyn, arrivant ici à Brighton, veut éviter le sujet du Brexit qui divise les travaillistes.  Photo Daniel LEAL-OLIVAS/AFP
Se concentrer sur le « real stuff », les vrais problèmes du pays, et parler le moins possible du Brexit. Batailler sur les nationalisations, plutôt que la frontière en Irlande... C'était l'espoir de Jeremy Corbyn pour le congrès du parti travailliste à Brigthon.
Un tiers pour le Brexit

Et c'est raté, par la faute de ses partisans les plus proches. À la veille du congrès, ils ont exigé la destitution de son adjoint Tom Watson, qui défend un soutien sans équivoque du Labour au maintien dans l'Union européenne. Jeremy Corbyn a refusé, mais le mal est fait : « Ce genre de choses se produit au Venezuela », a ironisé Tom Watson, confortant l'image de gauchistes intolérants de l'entourage du leader socialiste.

Jeremy Corbyn fuit le Brexit, parce qu'il menace de faire exploser le parti travailliste, au moins autant que le parti conservateur. Au référendum de 2016, un tiers des électeurs travaillistes a voté « leave » (quitter), et deux tiers « remain » (rester). Jeremy Corbyn avait très mollement soutenu le « oui », lui qui avait voté « non » au référendum de 1975. Depuis, c'est le flou : la semaine dernière, il promettait de renégocier l'accord de divorce puis de le soumettre à référendum - sans préciser ce qu'il voterait lui-même.
Le nouveau clivage

Le Brexit sera pourtant au coeur du congrès de Brighton, car il est devenu le clivage essentiel de la politique britannique. Un sondage pour le site Politico montre qu'il arrive loin devant les services publics, thème travailliste par excellence, dans les préoccupations des électeurs.

C'est la chance du Brexit Party, qui occupe le créneau « leave », et des libéraux démocrates du Lib Dem pour le camp du « remain ». En juin, une élection partielle à Perborough a clairement dégagé la tendance : chute des conservateurs (-25 %) et du Labour (-17 %), forte progression du Lib Dem (+9 %) et du Brexit Party (+29 %). La victoire est restée à la travailliste Lisa Forbes - une fervente partisane du Brexit...
Des élections, vraiment ?

Jeremy Corbyn, 70 ans, depuis quatre ans à la tête du parti, est pris dans l'étau. Face aux Premiers ministres conservateurs Theresa May puis Boris Johnson, il n'a cessé de réclamer de nouvelles élections. Mais au début du mois, il a refusé de voter l'organisation de ces élections, offrant à Boris Johnson l'occasion de ridiculiser « le premier leader de l'opposition dans l'histoire démocratique de notre pays à refuser des élections générales ». À voir certains sondages lui prédisant une débâcle, on comprend l'angoisse de Jeremy Corbyn...
Francis BROCHET

 

 
 

 

Les parlementaires LR veulent chasser en meute

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:07:24

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Les parlementaires LR veulent chasser en meute
 

 
« Nous sommes déterminés à chasser en meute. » La formule, répétée lors de la rentrée des parlementaires alsaciens LR il y a quelques jours à Volgelsheim, relève autant de l'opiniâtreté que de l'encouragement. Membres d'un parti toujours convalescent, désarçonnés jusque sur leurs terres rhénanes, ils ont décidé d'occuper les failles de la Macronie pour se relancer à la veille d'élections locales. « Écouter les territoires plutôt que la technostructure », résume le député Raphaël Schellenberger.

La réélection d'Anne Sander au Parlement européen et le retour de la sénatrice Esther Sittler les ont rassérénés. Ils peuvent se compter : 12 sur 19. « Notre cohésion est une force malgré les difficultés traversées par notre parti », note l'eurodéputée. Voilà pour l'effet meute. Pour la technique de traque, il faut se tourner vers André Reichardt. « La reconquête de notre électorat passe par une approche plus forte avec les territoires », assure le sénateur sous le regard approbateur de ses collègues.

Pour le nouveau terrain de chasse de la droite, la vice-présidente du Sénat, Catherine Troendlé, vise « un espace consacré à la proximité et au pragmatisme, entre le populisme et le progressisme ». Les Républicains se doivent d'apporter des « réponses concrètes aux attentes des citoyens », précise Raphaël Schellenberger, conscient aussi de la nécessité pour son parti de tenir un « discours raisonné » à « une société qui change ».

Retour aux fondamentaux, donc, pour des Républicains qui comptent les mauvais points du gouvernement sur le territoire : la LGV Rhin-Rhône « abandonnée », les questions énergétiques, « l'absence de soutien de l'État » pour le bassin de Fessenheim après la fermeture de la centrale nucléaire, les « tergiversations » autour du droit à la différenciation et les « incertitudes » autour de la future écotaxe alsacienne.
« Montrer les dents »

Le député de Wissembourg, Frédéric Reiss se dit attentif à « l'avenir des services publics dans les territoires » tout en exhortant le gouvernement à ne pas sacrifier le développement de la géothermie en stoppant de manière brutale le soutien au prix d'achat de cette énergie.

« L'Alsace est la seule région française qui ne touche rien des centrales hydroélectriques. Partout ailleurs les collectivités perçoivent 25 % du chiffre d'affaires. Ce sont 100 millions d'euros de perdus », enchaîne Eric Straumann, auteur d'un rapport sur le sujet.

« Ça illustre les rapports que l'État entretient avec l'Alsace », généralise le député colmarien, pour la démonstration. « Nous avons été trop gentils sur tous ces dossiers locaux. Nous devons nous montrer plus virulents, montrer les dents et sortir les griffes. » Les Républicains ont une faim de loup en cette rentrée.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Le RN veut s'ancrer dans les communes alsaciennes

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:06:14

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élections municipales Rassemblement national
Le RN veut s'ancrer dans les communes alsaciennes
S'il entend « capitaliser » sur son score des européennes, le Rassemblement national compte surtout amorcer « un ancrage local » en Alsace lors des municipales. Une stratégie de conquête territoriale inscrite dans la durée.
 

 
Le Rassemblement national de Marine Le Pen va présenter une vingtaine de listes aux élections municipales en Alsace.
Le Rassemblement national (RN) fonde beaucoup d'espoir sur la « dynamique » des élections européennes sans pour autant pavoiser pour les municipales. Il se fixe comme objectif de gagner une centaine de communes contre une dizaine en 2014.
« Pas de grandes illusions »

Le parti n'a pas fini sa restructuration interne et il manque de candidats solides. Si le RN va faire campagne sur ses thématiques favorites que sont l'immigration, l'insécurité et le chômage, il développera aussi tout un discours sur « le localisme », « la qualité de vie » et « l'environnement ».

« La France se désertifie dangereusement avec une périphérie qui se sent délaissée », diagnostique Thibault Gond-Manteaux, délégué départemental du RN 67, qui ne se fait cependant « pas de grandes illusions pour mars ». De fait, l'ambition avouée est modeste, mais déterminée. Comme « aucune commune n'est prenable », le cadre bas-rhinois s'inscrit « dans la durée ». « Ces élections municipales seront l'amorce de notre ancrage local et de la professionnalisation pour les scrutins futurs », précise-t-il.

Pour ce faire, Thibault Gond-Manteaux va s'appuyer sur l'expérience et la notoriété d'élus municipaux sortants et investir des territoires qui lui sont favorables, comme l'Outre-Forêt. Le RN présentera une liste dans dix communes du Bas-Rhin, dont Strasbourg. Dans la capitale européenne, elle devrait être conduite par Thibault Gond-Manteaux lui-même. Il s'attend à une « campagne difficile » et vise les 10 % au premier tour.
« On se maintiendra partout où on le pourra »

Au total, le RN a déjà investi les têtes de liste suivantes dans le Bas-Rhin : Patrick Muller à Haguenau, Kevin Diebold à Erstein, Christophe Heyd à Seltz, Patrick Koebel, conseiller municipal sortant, à Wissembourg, Pierre-Yves Zuber, conseiller municipal sortant, à Barr et Valérie Eschenmann à Keffenach. Mathieu Boileau devrait être investi à Illkirch et des discussions sont en cours pour l'investiture de Laurent Gnaedig à Bischwiller.

Les ambitions et les thèmes développés par le RN sont très similaires dans le Haut-Rhin. Avec 25,84 % des suffrages obtenus aux européennes, le RN peut se targuer d'être devenu le premier parti du département. Un statut tout neuf, rappelé sur tous ses tracts. Un statut qui « ouvre l'appétit ».

Mais au moment de préciser leurs ambitions municipales, les frontistes haut-rhinois se montrent un peu moins diserts. « On va se limiter à une dizaine d'investitures et on se maintiendra partout où on le pourra », précise la patronne du RN 68, Virginie Joron. « L'objectif, c'est d'abord de rassembler le plus largement possible, de mobiliser nos électeurs et, surtout, d'en convaincre des nouveaux. Un de gagné, c'est déjà une victoire. »
« Au moins, on compte bien obtenir des élus »

Christelle Ritz est investie à Mulhouse. Le numéro 2 de la fédération, Yvan Lajeanne, est annoncé à Wittenheim. Denis Pint sera candidat à Kembs et Jean-Philippe Niant vient d'être investi à Sainte-Marie-aux-Mines.

« On devrait aussi présenter une liste dans un village de la vallée de la Thur », concède juste Marie-Hélène de Lacoste-Lareymondie, qui espère être investie à Colmar : « En tant que premier parti du département, on se doit d'être présents dans la ville préfecture - mais je vais tout de même rester assez modeste : je ne vais pas vous dire qu'on a bon espoir de décrocher la mairie. Au moins, on compte bien obtenir des élus. »

Christelle Ritz se targue, quant à elle, de faire campagne « pour gagner, comme toujours ! » - un discours qu'elle modère bien vite, au vu du scepticisme de ses propres camarades de parti : « Aujourd'hui, à Mulhouse, il n'existe plus aucune opposition municipale », reprend Christelle Ritz. « L'objectif, ce sera donc d'abord d'en rebâtir une, solide, avec un important groupe d'élus, solides eux aussi, capables de travailler pendant six ans et de démontrer que même dans l'opposition, on peut être une force de proposition. »
Franck BUCHY et Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Jean-Philippe Vetter (LR) veut réunir « les deux Strasbourg »

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:12:55

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MUNICIPALES DE STRASBOURG 2020 Candidat à la candidature
Jean-Philippe Vetter (LR) veut réunir « les deux Strasbourg »
Candidat à la candidature LR à la mairie de Strasbourg, Jean-Philippe Vetter veut incarner le renouvellement à droite. Dans un document de 94 pages, il abat ses cartes. Son idée centrale : rassembler le Strasbourg qui gagne et celui qui peine.
 

 
Jean-Philippe Vetter : « Oui la victoire est possible. »
Qui, de Jean-Philippe Vetter ou de Jean-Philippe Maurer, conduira la liste des Républicains aux municipales de Strasbourg de mars 2020 ? La commission nationale d'investiture de LR devrait rendre son verdict tard dans la soirée de mardi, voire dans la nuit de mardi à mercredi.

Dans un livret de 94 pages, le candidat à la candidature LR présente son parcours, son ambition pour Strasbourg, raconte les moments forts de la campagne qu'il a lancée il y a six mois. En homme qui cultive soigneusement ses réseaux, il partage des témoignages de femmes et d'hommes investis pour leur ville (lire l'encadré).
1. CHOISIRUNE PERSONNE

Convaincu que le choix des électeurs en mars prochain se portera sur une personne, « autant que sur des idées », le prétendant à l'investiture LR a choisi de se raconter. Fils d'artisan, son enfance et son adolescence tournaient autour de la boulangerie familiale. « Je sais d'où je viens, dit-il. Cela me donne plus de forces pour comprendre les gens et savoir où je vais. » Nommé en 2006 responsable des jeunes UMP du Bas-Rhin, il deviendra assistant parlementaire de la sénatrice Fabienne Keller de 2011 à 2018. Avant de commencer une nouvelle vie professionnelle au Parlement européen en tant qu'assistant parlementaire de Geoffroy Didier, parallèlement à son mandat de conseiller municipal d'opposition de Strasbourg entamé en 2014.
2. LE RENOUVELLEMENT, C'EST MAINTENANT

Depuis janvier, Jean-Philippe Vetter est candidat à la candidature LR à la mairie de Strasbourg. Il est convaincu que « les Strasbourgeois aspirent à de nouveaux visages et à de nouvelles idées », après 12 ans de mandat de Roland Ries. Il précise que « parmi les trois derniers maires de Strasbourg, Catherine Trautmann a été élue à l'âge de 39 ans et Fabienne Keller à 41 ans. Les Strasbourgeois n'ont pas peur du renouvellement : au contraire, ils l'espèrent. »
3. VERS « UNE ALLIANCE NATURELLE AVEC L'UDI »

En 2014, l'UMP et l'UDI convoitaient toutes deux Strasbourg. L'union de Fabienne Keller et de François Loos avait échoué avant le deuxième tour.

En 2020, une alliance de LR avec l'UDI est-elle possible dès le 1er tour des municipales ? Oui, répond Jean-Philippe Vetter, même si Laurent Schumacher a été investi il y a quelques jours pour porter les couleurs de l'UDI.

« Avec Laurent Schumacher, nous nous connaissons bien et nous échangeons à propos de Strasbourg depuis longtemps. Il nous semble tout à fait naturel de travailler ensemble pour proposer une vraie alternative à Strasbourg », assure Jean-Philippe Vetter.
4. LE FOSSÉ ENTRELES QUARTIERS S'EST CREUSÉ DEPUIS 2008

Depuis le lancement de sa campagne, Jean-Philippe Vetter observe le fossé qui s'est creusé entre les quartiers de Strasbourg depuis l'élection de Roland Ries en 2008. « On a un centre-ville qui attire toutes les attentions et des quartiers qui se sentent relégués avec un taux de chômage plus élevé », analyse-t-il.

D'où l'enjeu « de réunir ces deux Strasbourg ». Objectif ? « Aller à la rencontre des habitants de "ce deuxième Strasbourg" qui a besoin d'être écouté et entendu. Par mon histoire et par mes origines, je me sens en capacité de faire de la politique pour ceux qui vont bien et pour ceux qui vont moins bien... »
5. LA SÉCURITÉ,LES MOBILITÉS, L'URBANISME

Parmi les thèmes de campagne, Jean-Philippe Vetter met en avant la sécurité. Il s'engage à prendre à bras-le-corps la question « des incivilités quotidiennes qui minent la vie des quartiers, ce qui pousse certains habitants à vouloir partir... » Il se dit également préoccupé par « la mauvaise application » de l'arrêté anti-mendicité agressive, signé par le maire le 25 avril dernier.

L'élu d'opposition se prononce sur la question des mobilités. Pas question d'être « le maire qui réintroduira la voiture dans le centre historique ». « Le prochain défi sera de faire de Strasbourg une ville pensée pour les piétons », plaide-t-il.

Enfin, en matière d'urbanisme, Jean-Philippe Vetter veut s'inspirer de la Neustadt pour bâtir la ville nouvelle.
Dominique DUWIG Vidéo sur dna.fr

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« elections mulhouse - Il y a une logique à ce qu'on se rassemble »

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:02:33

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« elections mulhouse -  Il y a une logique à ce qu'on se rassemble »
 

 
Philippe d'Orelli, Emmanuelle Suarez, Christophe Steger et Anne-Catherine Goetz. Photo L'Alsace /E.D.
À six mois des élections municipales de mars 2020, La République en marche (LaREM) tarde encore à dévoiler son jeu à Mulhouse. Le mouvement présidentiel accordera-t-il son soutien à l'un des trois candidats (Fatima Jenn, Frédéric Marquet et Lara Million), auditionnés le 9 septembre dernier à Paris par sa commission nationale d'investiture ? Ou décidera-t-il au contraire de passer alliance avec la majorité sortante, dirigée six ans durant par Jean Rottner puis Michèle Lutz ? Mystère jusqu'ici.

En attendant que la poussière retombe, plusieurs protagonistes essaient de peser sur la décision à venir. Certains en agissant en coulisses ; d'autres en organisant des conférences de presse. C'est l'option retenue vendredi soir par Philippe d'Orelli, Christophe Steger, Emmanuelle Suarez et Anne-Catherine Goetz, tous quatre membres de l'actuelle majorité municipale. Les trois premiers partagent la singularité d'être à la fois adhérents du Modem et de La République en marche (LaREM) ; Anne-Catherine Goetz, sans être encartée nulle part, se dit « en phase » avec l'approche de ses trois collègues et, de fait, tous quatre souhaitent la constitution d'« une vaste liste d'ouverture », apte à rassembler dès le premier tour « des membres de la majorité sortante, de LaREM, ainsi que des personnalités nouvelles, afin d'assurer un renouvellement de l'équipe ».
« Ce qu'on espère, c'estune négociation propre »

« Pourquoi pas faire un tiers, un tiers, un tiers ? », réfléchit tout haut Christophe Steger, avant d'insister : « On n'a été briefé par personne avant de vous dire tout ça, mais ce qu'on souhaite, ce qu'on espère, c'est une négociation propre avec LaREM. Et puis, pour prendre part depuis plusieurs mois aux groupes de travail de LaREM à Mulhouse, nous constatons qu'il en ressort des idées tout à fait en phase avec ce que la majorité municipale a entrepris depuis 2014. Il y a une logique à ce qu'on se rassemble. »

« Certains noms reviennent un peu en boucle ces jours-ci [N.D.L.R. : allusion transparente à Lara Million], glisse encore Christophe Steger, mais nous n'avons jamais vu ces personnes lors des réunions régulièrement organisées depuis trois ans par les Marcheurs mulhousiens. Les ambitions personnelles sont légitimes, mais il serait dommage qu'elles l'emportent au détriment du reste. Si demain il y a deux listes en lice, une de la majorité sortante, une autre de Marcheurs, le risque, ce sera d'avoir un RN très, très haut. Est-ce vraiment ce que LaREM souhaite, au risque de se retrouver en troisième position ? »

Une pause, puis l'intéressé conclut : « Il aurait été sûrement plus habile, plus confortable, pour nous quatre, de ne rien dire pour l'instant, puis de soutenir le bon cheval le jour venu, mais ce n'est pas notre conception des choses. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

mulhouse - Le Printemps républicain du Haut-Rhin a fait ses premiers pas

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:10:19

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mulhouse - Le Printemps républicain du Haut-Rhin a fait ses premiers pas
 

 
Pierre-Yves Guillot, porte-parole du Printemps républicain du Haut-Rhin, avec les deux intervenants de la soirée de lancement, Zohra Bitan et Amine El Khatmi. Photo L'Alsace/É.C.
Une bonne centaine de personnes ont participé au lancement du mouvement Printemps républicain dans le Haut-Rhin, mercredi soir, au théâtre Poche-Ruelle à Mulhouse (L'Alsace du 17 septembre). Dans le public, notamment, l'adjointe au maire Anne-Catherine Goetz.

C'est le porte-parole local du mouvement, le Mulhousien Pierre-Yves Guillot, qui a ouvert la soirée et présenté le nouveau « mouvement de vigilance locale aux accrocs à la laïcité ».

Le maître des lieux, l'auteur et comédien Jean-Marie Meshaka, a ensuite lu des larges extraits de sa pièce Gueules d'automne. Un texte, en grande partie autobiographique, qui relate le passage de tout un pays, le Liban, de la sérénité à la terreur.
« Des glissementsdans la sociétéqui nous inquiètent »

Dans un deuxième temps, des échanges ont eu lieu entre la salle et les intervenants invités à ce lancement : la chroniqueuse Zohra Bitan, militante à la Licra, et Amine El Khatmi, président du Printemps républicain.

« Au départ, nous sommes un groupe de cinq, puis dix, puis quinze personnes - Mulhousiens pour la plupart -- très attentives aux affaires de la cité. Nous avons tous constaté des glissements dans la société qui nous inquiètent : débordements de la Manif pour tous, prises de paroles ouvertement homophobes, financement du centre culturel et cultuel de Mulhouse [mosquée An-Nour]. Notre vigilance porte particulièrement sur le plan local », indique Pierre-Yves Guillot.

Avec une valeur fondamentale partagée par tous : le respect de la laïcité. « Il y a des choses que nous ne souhaitons pas laisser passer. Comme la parole de prosélytes qui est relayée dans certains médias. Nous refusons que l'on nous dise s'il faut croire ou pas. » Le porte-parole insiste sur le fait qu'il n'appartient à aucun parti politique, bien que certains de ses proches aient milité au sein de partis ou de mouvements syndicaux.

Les premiers rapprochements du petit groupe de Haut-Rhinois avec le Printemps républicain se sont faits il y a un peu plus d'un an. « Nous avons étudié les différents partis existants et nous avons considéré que le Printemps républicain est le mouvement qui est le plus proche de ce que nous pensons. Il a aussi une capacité à passer à l'action, notamment sur les réseaux sociaux. Réseaux sociaux où les extrémistes sont également très présents. »

Le Printemps républicain 68 cherche aussi à se faire connaître et à étendre le cercle de ceux qui se sentent concernés par ses combats.
Édouard COUSIN SE RENSEIGNER Par mail auprès de printempsrepublicain68@gmail.com et sur le site www.printempsrepublicain.fr

 

 
 

 

Adélaïde Hautval racontée aux collégiens alsaciens

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:11:30

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Alsace Exposition
Adélaïde Hautval racontée aux collégiens alsaciens
Première femme alsacienne Juste parmi les Nations, la médecin et résistante Adélaïde Hautval fait l'objet d'une exposition, actuellement au conseil départemental du Haut-Rhin jusqu'au 26 septembre et qui sera montrée dans les collèges alsaciens.
 

 
Le dessin illustre cette phrase d'Adélaïde Hautval, au camp d'Auschwitz : « Pour le peu de temps que nous avons encore à vivre, la seule chose qui nous reste à faire est de nous comporter en êtres humains. »
Adélaïde Hautval (1906-1988) a eu le courage de dire « non ». Cette médecin alsacienne a fait le choix de l'humanité, au péril de sa vie. Déportée à Auschwitz puis à Ravensbrück parce que «amie des juifs», elle a ainsi refusé de faire des expériences à la demande du terrible et glaçant docteur Josef Mengele. Elle dira plus tard, en 1972, dans une interview : «Je suis convaincue que tous les événements terribles dans le monde débutent par de simples actes de lâcheté.» Dans un article, elle écrira aussi : «Notre rôle n'est pas de juger. Mais à nous qui ne savons que trop jusqu'où peuvent mener la volonté de puissance et le mythe de la race supérieure, il appartient de lutter de toutes les forces contre le danger toujours renaissant.»

Georges Hauptmann, professeur de médecine honoraire, et Yannick Le François. Photo DNA

« Cette femme entière, héritière du protestantisme français réformé, et notamment de son rapport si particulier au judaïsme, a fait montre de fortes convictions et d'un sens élevé du devoir, au risque de sa propre vie », formule Christian Krieger, président du conseil synodal de l'Église protestante réformée d'Alsace-Lorraine (et vice-président de l'Uepal, Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine).

L'Epral a monté cette exposition avec notamment le soutien des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Car elle est destinée aux collégiens. «Nous prenons notre part de la mission éducative qui nous est confiée, disent ainsi Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, respectivement présidents du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. L'époque dans laquelle nous vivons a besoin de se rappeler de tout engagement contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de haine de l'autre.»
Un parcours exemplaire

La vie d'Adélaïde Hautval a été racontée par le professeur Georges Hauptmann. L'exposition fait mémoire de son parcours exemplaire. Onze dessins de Yannick Lefrançois, illustrateur notamment pour les Dernières Nouvelles d'Alsace, sont associés à des citations d'Adélaïde Hautval. Une manière d'accrocher le regard des jeunes lecteurs. « J'ai représenté des scènes qui ont réellement existé, beaucoup ont lieu dans les camps de concentration. J'espère que nous allons contribuer à la faire connaître. Elle a une histoire assez romanesque et un courage évident», salue Yannick Lefrançois.

« Trois expositions ont été éditées, elles vont circuler dans toute l'Alsace, dans le Haut-Rhin d'abord puis le Bas-Rhin à partir de janvier », complète Philippe Ichter, en charge de l'interreligieux pour les deux collectivités. Les vingt panneaux, dont sept biographiques et onze illustrés, sont tout publics. Un livret, «Adélaïde Hautval, rester humain», a par ailleurs été édité.
Myriam Ait-Sidhoum

 

 
 

 

Adélaïde Hautval racontée aux collégiens alsaciens

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:05:54

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Alsace Exposition
Adélaïde Hautval racontée aux collégiens alsaciens
Première femme alsacienne Juste parmi les Nations, la médecin et résistante Adélaïde Hautval fait l'objet d'une exposition, actuellement au conseil départemental du Haut-Rhin jusqu'au 26 septembre et qui sera montrée dans les collèges alsaciens.
 

 
Le dessin illustre cette phrase d'Adélaïde Hautval, au camp d'Auschwitz : « Pour le peu de temps que nous avons encore à vivre, la seule chose qui nous reste à faire est de nous comporter en êtres humains. »
Adélaïde Hautval (1906-1988) a eu le courage de dire « non ». Cette médecin alsacienne a fait le choix de l'humanité, au péril de sa vie. Déportée à Auschwitz puis à Ravensbrück parce que «amie des juifs», elle a ainsi refusé de faire des expériences à la demande du terrible et glaçant docteur Josef Mengele. Elle dira plus tard, en 1972, dans une interview : «Je suis convaincue que tous les événements terribles dans le monde débutent par de simples actes de lâcheté.» Dans un article, elle écrira aussi : «Notre rôle n'est pas de juger. Mais à nous qui ne savons que trop jusqu'où peuvent mener la volonté de puissance et le mythe de la race supérieure, il appartient de lutter de toutes les forces contre le danger toujours renaissant.»

Georges Hauptmann, professeur de médecine honoraire, et Yannick Le François. Photo DNA

« Cette femme entière, héritière du protestantisme français réformé, et notamment de son rapport si particulier au judaïsme, a fait montre de fortes convictions et d'un sens élevé du devoir, au risque de sa propre vie », formule Christian Krieger, président du conseil synodal de l'Église protestante réformée d'Alsace-Lorraine (et vice-président de l'Uepal, Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine).

L'Epral a monté cette exposition avec notamment le soutien des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Car elle est destinée aux collégiens. «Nous prenons notre part de la mission éducative qui nous est confiée, disent ainsi Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, respectivement présidents du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. L'époque dans laquelle nous vivons a besoin de se rappeler de tout engagement contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de haine de l'autre.»
Un parcours exemplaire

La vie d'Adélaïde Hautval a été racontée par le professeur Georges Hauptmann. L'exposition fait mémoire de son parcours exemplaire. Onze dessins de Yannick Lefrançois, illustrateur notamment pour les Dernières Nouvelles d'Alsace, sont associés à des citations d'Adélaïde Hautval. Une manière d'accrocher le regard des jeunes lecteurs. « J'ai représenté des scènes qui ont réellement existé, beaucoup ont lieu dans les camps de concentration. J'espère que nous allons contribuer à la faire connaître. Elle a une histoire assez romanesque et un courage évident», salue Yannick Lefrançois.

« Trois expositions ont été éditées, elles vont circuler dans toute l'Alsace, dans le Haut-Rhin d'abord puis le Bas-Rhin à partir de janvier », complète Philippe Ichter, en charge de l'interreligieux pour les deux collectivités. Les vingt panneaux, dont sept biographiques et onze illustrés, sont tout publics. Un livret, «Adélaïde Hautval, rester humain», a par ailleurs été édité.
Myriam Ait-Sidhoum

 

 
 

 

Après un AVC, revenir au monde

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:05:28

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Après un AVC, revenir au monde
 

 
De gauche à droite, Stéphanie, Christiane, Estelle, Virginie, Daniel, Héloïse, Laurent, Jacqueline, Camille et Valentin. Photo DNA/Myriam AIT-SIDHOUM
Tous sont des combattants. Chaque jour est une lutte pour retrouver davantage de fluidité dans les mots et dans les gestes. Au gîte du Tilleul bleu, à Wildersbach, dans la vallée de la Bruche, cette première semaine de septembre, il y a eu des pleurs, parfois, mais le plus souvent des éclats de rire. Les participants à ce séjour centré sur l'activité physique adaptée, monté par Siel Bleu (*) et France AVC 67, ont en commun d'avoir eu un accident vasculaire cérébral.

L'AVC, comme son nom l'indique, est un accident. Dans les cinq ans, il y a 40 à 60 % de risque de récidive. Parfois ça se voit, parfois non, indique Danielle Hoffarth, présidente d'AVC 67. Les facteurs de risque sont l'hypertension artérielle - c'est le plus important, le stress étant par ailleurs un facteur d'hypertension - mais aussi le diabète, le cholestérol, le tabac ou encore la sédentarité.

Danielle Hoffarth donne une bonne raison de se saisir de la question : les personnes ayant un AVC sont de plus en plus jeunes, le Bas-Rhin ayant le triste record du nombre et de l'âge le plus bas. Les causes environnementales sont mises en avant par les associations et pourraient expliquer la différence.

D'après le Réseau environnement santé, qui a organisé en 2018 un colloque sur l'AVC à Strasbourg, la progression en Alsace a été la plus rapide entre 1997 et 2014, en considérant le nombre d'affections de longue durée. Le taux a été multiplié par 4,2 en Alsace (3,4 dans le Haut-Rhin, 5,5 dans le Bas-Rhin). Il progresse chez les moins de 45 ans, avec une multiplication du taux de 1,6 dans le Haut-Rhin, de 4,3 dans le Bas-Rhin. Si la mortalité baisse, la morbidité augmente, il faut donc aussi, de leur point de vue, mieux prendre en compte la durée longue de prise en charge.
« Il n'y a pas des malades d'un côté et des encadrants de l'autre »

À Wildersbach, pas de médecins pour ces journées hors de parcours souvent très médicalisés. Les participants sont aux bons soins d'une équipe pluridisciplinaire dans un cadre propice à l'échappée : du vert tout autour de la grande demeure, qui est comme une bulle.

Estelle Muller, coordinatrice du Siel Bleu : « Les personnes qui ont vécu la même expérience dramatique ont besoin de partager. Pour que ce soit le plus personnalisé possible, il n'y a qu'entre cinq et dix participants. Le cadre est bienveillant et on est un vrai groupe, il n'y a pas des malades d'un côté et des encadrants de l'autre. »

Les échanges commencent dès le petit-déjeuner. Les histoires de vie se racontent entre le café et les tartines. Parfois il y a des hésitations, quand il y a ce qu'on appelle « le manque du mot ». En pleine phrase, il s'en va et ne revient pas. On parle d'aphasie. Il faut faire aussi avec la fatigue, qui vient vite.

Visage familier pour les adhérents de France AVC 67, celui d'Héloïse Boissinot. Au Tilleul bleu, elle donne en musique et avec énergie des cours d'activité physique adaptées le matin, comme ce parcours d'obstacles, bonne image de ce que peut être devenue la vie de chacun. La professeure de sport a aussi apporté des gants de boxe.

Laurent Kauffmann, sophrologue à Illkirch-Graffenstaden, propose des séances dans l'après-midi : « On travaille sur la confiance en soi. Se reconstruire, par rapport à l'image de soi avant, peut-être difficile ». Camille Muller enseigne, elle, le théâtre. Elle travaille l'art de la parole, devenue parfois compliqué, et l'improvisation. Le domaine de Valentin Luiggi, c'est la cuisine : « J'adapte les plats, en fonc-tion de ce que les participants peuvent manger. » Il prépare des repas de saison, locaux, diversifiés, et dispense ses conseils autour de la table. Les soirées sont libres : au choix, billard, baby-foot, discussion et même karaoké...
« On a la chance de vivreune deuxième vie »

Ces séjours ont été rendus possibles grâce à des partenariats privés : Klésia, AG2R la Mondiale et la Carsat Alsace-Moselle ont soutenu le projet, car ils ne s'inscrivent pas dans un parcours classique de soins pris en charge par la Sécu. Danielle Hoffarth a fait partie du premier séjour, au mois de juin et c'était « extraordinaire », constate-t-elle. « Quand on a fait un AVC, on se met en retrait, on se dit qu'on n'a plus le droit de s'exprimer. Ce séjour redonne une parole, une assise, c'est un premier pas vers un retour dans la vie quotidienne. J'existe et je peux retourner dans le monde, c'est le point le plus important, c'est très bénéfique. » Elle ajoute : « Ce genre de séjour n'existait pas. Traditionnellement, on travaille le physique, moins le cognitif, moins le mental, or les trois sont liés. »

Danielle Hoffarth, 50 ans, a eu un AVC à l'âge de 44 ans. Elle a depuis repris une activité professionnelle : « Un AVC est comme un deuil, on fait le deuil de soi. Après il y a le déni, la colère, puis une vie différente mais pas moins riche. On a la chance de vivre une deuxième vie. Et il ne faut surtout pas rester seul à la maison. »

Danielle Hoffarth ajoute : si on est témoin d'un AVC, il faut allonger la personne, rester auprès d'elle et appeler le 15. « Chaque minute gagnée permet une meilleure qualité de vie après. »
Myriam AIT-SIDHOUM (*) Ce groupe associatif, né à Strasbourg en 1997, propose,avec ses 650 salariés, des activitésphysiques adaptées aux personnesfragilisées. Site : www.sielbleu.org 4500

C'est le nombre d'AVC par an en Alsace, première région touchée.

 

 
 

 

Les Restos du coeur ont besoin de renforts

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:09:13

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Les Restos du coeur ont besoin de renforts
 

 
Au QG des Restos du coeur du Haut-Rhin à Illzach, Philippe Rodot (à droite), référent ressources bénévoles, et André Bohl, référent communication. L'association lance un appel pour trouver la soixantaine de bénévoles supplémentaires dont elle a besoin. « On compte sur vous », disait Coluche, le fondateur des Restos. Photo L'Alsace /François FUCHS
« On a un énorme problème par rapport au recrutement de bénévoles. Et aujourd'hui, on a du mal à gérer les prestations dans nos centres », alerte Philippe Rodot, le référent ressources bénévoles des Restos du coeur du Haut-Rhin. Autrement dit, celui qui est en quelque sorte le DRH, lui-même bénévole, des bénévoles des Restos !

« Le service continue à être assuré », souligne-t-il. Mais c'est au prix d'un travail et d'un investissement de plus en plus important pour les 583 bénévoles actifs que compte à ce jour l'association, des personnes pour beaucoup retraitées, qui se relaient pour assurer le fonctionnement des 17 sites haut-rhinois : le siège et centre logistique, à Illzach, et 16 centres des Restos répartis dans tout le département.
Plus de 1,2 million de repas distribués en un an

C'est que les missions sont multiples et d'ampleur. Plus de 7000 personnes en situations de précarité sont actuellement inscrites aux Restos du coeur du Haut-Rhin, indique André Bohl, le référent communication. Près de 1,235 million de repas ont été servis en un an, entre le 1er mai 2018 et le 30 avril 2019 (sans compter les 7800 colis de dépannage remis à des personnes pas encore inscrites). 5757 bébés ont bénéficié dans le même temps de produits spécifiques. Et Philippe Rodot rappelle qu'à côté de l'aide alimentaire, les Restos proposent à leurs bénéficiaires, dans de nombreux centres, bien d'autres services comme un accompagnement à la recherche d'emploi, l'accompagnement aux loisirs des enfants, des actions santé, etc.
Les plus gros besoins sont à Illzach, Colmar et Mulhouse

Pour épauler les nombreux bénévoles déjà engagés et poursuivre les missions de solidarité de l'association, qui vont encore s'intensifier à l'heure de la campagne d'hiver qui débute le 23 novembre, les Restos du coeur du Haut-Rhin ont besoin de trouver rapidement une soixantaine de bénévoles supplémentaires. Ils seront les bienvenus dans tous les centres du département, mais la nécessité de renforts concerne en premiers lieux trois sites : « On cherche une quinzaine de bénévoles pour l'entrepôt, ici à Illzach ; une dizaine pour le centre de Colmar et une vingtaine pour le centre de Mulhouse », détaille Philippe Rodot.

La plupart des bénévoles des Restos consacrent à l'association entre une et trois demi-journées par semaine. Si les retraités sont nombreux, on l'a dit, les Restos lancent aussi un appel à toutes les autres personnes qui auraient aussi un peu de temps libre dans la semaine : actifs à temps partiel, personnes en recherche d'emploi, étudiants, etc. « Tout le monde peut venir ! », résume le référent.
Des missions de terrain

La très grande majorité des volontaires qui se manifesteront seront appelés à être ce que les Restos appellent « des bénévoles de terrain », avec des missions qui peuvent être diverses : au QG à Illzach, préparer les commandes à l'entrepôt (les personnes qui ont une expérience de magasinier ou la formation permettant de conduire des engins de manutention seront précieuses, mais toutes les autres aussi !) ou officier comme chauffeur pour acheminer ces commandes vers les différents centres ; dans les centres, accueillir le public, participer à la distribution, gérer les stocks, procéder aux inscriptions... « Pour tout ça, il y a des formations », rassure Philippe Rodot. Seul profil particulier recherché sur le terrain : « Pour le centre de Colmar, on a besoin d'un coiffeur, ça pourrait être pour une demi-journée tous les 15 jours. »
Des postes plus spécifiques

À côté de ces bénévoles de terrain, les Restos du coeur du Haut-Rhin aimeraient trouver quelques bénévoles aux compétences bien spécifiques, pour accompagner la professionnalisation croissante de leur organisation et se conformer aux consignes rigoureuses de leur réseau national, explique le référent des bénévoles. « On recherche par exemple un référent sécurité. Pour ça, il faut quelqu'un qui a un passé professionnel en adéquation avec la mission. Ça peut être un sapeur-pompier, quelqu'un qui a eu une responsabilité en matière de sécurité dans son entreprise... », illustre Philippe Rodot.

Autres postes bénévoles que les Restos 68 cherchent à pourvoir : le poste de référent soutien à l'insertion économique ; celui de référent subventions et recherche de financements ou encore celui de référent tableau de bord et GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences).
F. F. CONTACTER Par téléphone, Philippe Rodot au 06.80.90.76.55 ou par courriel à l'adresse : ad68.benevolat@restosducoeur.org

 

 
 

 

Appel à bénévolat pour les sites castraux

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:09:41

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Buhl  Veilleurs de châteaux
Appel à bénévolat pour les sites castraux
En partenariat avec Pro Hugstein le Département a organisé une initiation à la castellologie au bénéfice des veilleurs de châteaux haut-rhinois. Un appel à bénévolat est lancé pour élargir le nombre de châteaux qui profitent de l'aide de ces co-gestionnaires du patrimoine castral.
 

 
Initiation à la "castellologie"
Passion, patience et assiduité constituaient les maîtres-mots de la matinée de formation qui s'adressait samedi à une trentaine de Veilleurs de château haut-rhinois réunis à Buhl sous l'égide du chargé de mission « Patrimoine et Mémoire » Olivier Marck et du président de Pro Hugstein Jean-Marie Nick. Les hommes et les femmes engagés au sein de ce réseau de Veilleurs venaient d'horizons très variés. Passionnés d'histoire, férus d'architecture ou simples adeptes de grand air et de beaux paysages, les Veilleurs de châteaux ont pour mission première de signaler toutes anomalies et dégradations (fissures, chutes de pierres...) sur les châteaux et leurs abords, permettant aux maîtres d'ouvrage de sécuriser les sites afin que le public puisse visiter ces derniers dans les meilleures conditions. Les Veilleurs bénévoles, au nombre de 50 aujourd'hui, participent aussi à l'entretien des sites en réalisant de menus travaux de sauvegarde, du débroussaillage à la petite maçonnerie. Pour Olivier Marck « les Veilleurs sont des co-gestionnaires de l'exceptionnel patrimoine castral du département ». Samedi matin, sous la houlette de Jean-Marie Nick, Veilleurs en titre et jeunes novices ont eu l'occasion de plonger dans l'univers mystérieux des bâtisseurs de cathédrales et des constructeurs de châteaux forts, avant de pouvoir réinvestir concrètement leurs acquis au pied de la ruine toute proche du Hugstein

Le conseil départemental du Haut-Rhin espère voir de nombreux passionnés d'histoire et de patrimoine rejoindre le réseau des Veilleurs de châteaux. L'objectif du Département est d'élargir le nombre de châteaux surveillés dans le but de mailler l'ensemble du territoire. « A terme, nous souhaiterions avoir suffisamment de bénévoles pour que chaque château puisse avoir ses veilleurs », a souligné Olivier Marck
Renseignements au 03 89 30 63 61. Courriel : veilleursdechateaux@haut-rhin.fr

Renseignements au 03 89 30 63 61. Courriel : veilleursdechateaux@haut-rhin.fr

 
 

 

Une nouvelle vie pour le châteaude la Neuenbourg

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:10:57

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Une nouvelle vie pour le château de la Neuenbourg
 

 
Le public a pu découvrir les installations numériques et les maquettes du CIAP. Photos L'Alsace /S.C.
Un soleil magnifique a présidé hier à l'inauguration du nouveau Pôle culturel et touristique aménagé au sein du château de la Neuenbourg, à Guebwiller. Plus d'une centaine de personnes ont assisté à l'événement, qui marque la concrétisation de ce projet ambitieux ayant nécessité trois ans de préparation et dix mois de travaux.

« L'ouverture de ce pôle participera largement à l'attractivité du territoire, avec l'IEAC et l'Office de tourisme intercommunal, renforçant la dynamique culturelle du bas de la ville. Ce pôle participera également pleinement à l'action Coeur de ville engagée par la Ville de Guebwiller et la CCRG », a souligné lors de son allocution Marc Jung, président de la Communauté de communes de la région de Guebwiller.

L'élu a également rappelé quelques données chiffrées concernant ce projet, qui a demandé un investissement de 3,7 millions d'euros, dont 1,7 million à la charge de la CCRG. Diverses subventions ont été versées par l'État, la Région Grand Est, le Département et l'Europe.

Un couper de ruban pour l'inauguration du CIAP. Photo L'Alsace /S.C.
Un vaisseau amiralà la hauteur de ses atouts

Alain Grappe, vice-président de la CCRG en charge du projet, a plus particulièrement mis en avant le CIAP, Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine, que le public a pu découvrir à l'issue du couper de ruban. « Ce centre est issu d'un long processus politique, scientifique et partenarial », a-t-il expliqué, en soulignant le travail des différents partenaires ayant permis au projet de voir le jour, notamment les Dominicains de Haute-Alsace, le Service de l'inventaire du patrimoine de la Région Grand Est, le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, et le lycée Deck.

« Le CIAP est l'aboutissement d'un projet, mais il s'agit aussi d'un départ supplémentaire dans le cadre du Pays d'art et d'histoire », a conclu Alain Grappe.

Les installations numériques du CIAP permettent d'en savoir plus sur l'histoire de l'architecture et des paysages. Photo L'Alsace /S.C.

Plusieurs personnalités ont ensuite pris le relais à la tribune, notamment Philippe Engel, vice-président de l'IEAC, qui a fait part de la fierté et de la reconnaissance de son équipe de pouvoir intégrer leurs nouveaux locaux au sein du château. Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental, a estimé pour sa part qu'avec ce pôle, « le Pays d'art et d'histoire disposait à présent d'un vaisseau amiral à la hauteur de ses atouts ».
Installations numériqueset maquettes

Jean-Paul Omeyer, vice-président de la Région Grand Est, a salué un projet « emblématique de la culture et du patrimoine de la ville », rejoint en cela par le député Raphaël Schellenberger, qui voit dans ce pôle un espace de rencontre idéal pour faire de cette partie de la ville un endroit plus ouvert. Le sous-préfet Daniel Merignargues s'est lui dit « émerveillé » par les projets qui éclosent aujourd'hui à Guebwiller.

Les discours ont été suivis par des coupers de rubans, d'abord au CIAP, puis à l'IEAC. L'occasion pour les invités de découvrir les lieux, notamment les intéressantes installations numériques et les maquettes du CIAP, qui permettent d'avoir un aperçu très complet sur l'histoire, en particulier architecturale, de la région. Un petit tour dans les locaux de l'IEAC a également permis de découvrir la salle des fours, et les différentes salles de cours où des étudiants étaient déjà à l'oeuvre.

L'inauguration s'est achevée sur une première projection du spectacle numérique « Hortus delirium » au dôme installé dans le jardin du château, et une déambulation musicale de la troupe des Clandestines.

Les animations se poursuivent aujourd'hui à la Neuenbourg dans le cadre des Journées du patrimoine, avec des visites guidées du château et du jardin, une chasse au trésor pour les enfants, des déambulations musicales, et le spectacle sous le dôme numérique tous les quarts d'heure.

Les Clandestines proposent des déambulations musicales dans le parc du château sur le thème « Im Wald, échappée sylvestre ». Photo L'Alsace /Stéphane CARDIA
Stéphane CARDIA Y ALLER Journées du patrimoine au château de la Neuenbourg, ce dimanche, de 10 h à 18 h. Entrée et animations gratuites. PLUS WEB Notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

munster - Un projet d'envergure

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:14:51

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munster - Un projet d'envergure
 

 
L'entrée de La Piscine à Munster se dessine avec, à gauche, le futur espace remise en forme. Photos DNA/ Julien Kauffmann
« Après dix-huit ans d'ouverture sept jours sur sept, le centre nautique La Piscine, à Munster, bénéficie constamment d'un entretien rigoureux, assurant un service maximum aux nombreux utilisateurs, tout en maîtrisant les coûts.

Aujourd'hui, c'est dans les espaces intérieurs qu'il s'agit de répondre aux exigences des nouvelles normes, d'optimiser les frais de fonctionnement, mais surtout d'apporter un second souffle et une nouvelle dynamique à cette belle structure située dans un cadre verdoyant exceptionnel ».
Mise aux normes

Ces travaux consistent à renouveler les espaces spa, sauna, hammam qui, après seize ans d'utilisation, seront remplacés par des installations moins énergivores. Mais aussi de proposer un espace plus confortable pour la détente, solarium, balnéo. Et d'offrir un espace de remise en forme qui soit puisse accueillir une trentaine de personnes en leur proposant des agrès de musculation, fitness, cardio, équipements n'existant actuellement pas dans la vallée, « mais la demande est forte ».

Enfin, de proposer une salle permettant d'accueillir, en hiver notamment, des cours d'éducation sportive (yoga, fitness,...).

Sans oublier la mise en conformité au niveau de l'accessibilité globale, l'amélioration de l'efficacité énergétique, le coût d'exploitation.
« Les travaux débutent enfin »

La Communauté de communes de la vallée de Munster (CCVM) avait engagé une étude de faisabilité en 2017, l'avant-projet a été validé en 2018, puis le permis de construire a été obtenu, avant le lancement des marchés et leur attribution.

« Les travaux débutent enfin », s'est félicité Norbert Schickel lors de ce premier coup de pioche pour le nouveau hall d'accueil et l'espace remise en forme.

La durée prévisionnelle des travaux est de treize mois, mais ne nécessitera pas de fermeture pour ne pas entraver l'accès à la clientèle et aux scolaires.
Un chantier évalué à 1 670 000 euros HT

Le montant des travaux est estimé à 1 670 000 EUR HT. Ils seront subventionnés par l'État avec le contrat de ruralité pour 300 000 EUR ; le conseil départemental pour 255 000 EUR ; le conseil régional pour un montant en cours d'instruction. L'ensemble du projet a été confié au cabinet d'architectes Coiffier.

Le projet de rénovation comporte l'extension de 240 m² pour l'espace balnéothérapie, et la réalisation d'un espace remise en forme de 200 m².
E.H.

 

 
 

 

Un nouveau départ pour l'école rénovée

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:12:03

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Volgelsheim  L'inauguration a eu lieu hier matin
Un nouveau départ pour l'école rénovée
L'école élémentaire Charles Perrault de Volgelsheim, habillée de neuf, a été inaugurée hier matin, samedi 21 septembre.
 

 
La visite des locaux : le nouveau cadre de vie des écoliers atteint un haut niveau de qualité.
parmi les invités, le député Eric Straumann, le président de la communauté de communes Pays Rhin Brisach Gérard Hug, Nejla Brandalise et Christian Zimmermann, conseillers régionaux, Fabienne Schlund, inspectrice de l'éducation nationale, les anciens directeurs et directrices de l'école, les enseignants actuels autour de la directrice Sabrina Betannier.
L'intervention de bonnes fées...

Philippe Mas a utilisé de nombreuses références à l'auteur de conte Charles Perrault, tout à fait de circonstance pour le projet circonscrit autour des attentes des enseignants, avec la participation active de l'adjoint Roger Perrin, des élus municipaux et de Vincent Lachamnn, technicien à la mairie.

La réalisation du projet fait du bâtiment une école nouvelle dans des murs anciens qui datent de 1974 !

Philippe Mas a souligné l'intervention des bonnes fées des contes ! Qui ont bien aidé financièrement à la finalisation du projet (voir DNA du 13 août) aides auxquelles il faut ajouter 16 706 euros de Vialis dans le cadre des certificats d'économie d'énergie.

Il a en outre relevé le fait que le total des subventions se monte à plus d'un million d'euros alors le coût total des travaux atteint 1 883 469EUR.

Les intervenants successifs ont souligné la qualité de la réalisation destinée aux 119 enfants qui fréquentent l'école.

Les cloisons vitrées évoquent les héros de Charles Perrault comme le chaperon rouge, cendrillon.... Les écoliers disposent désormais d'une école chaleureuse et fonctionnelle avec un préau aux qualités techniques très appréciables comme l'isolation phonique et l'installation de nombreux bancs, les bancs circulaires exerçant un attrait particulier pour les écoliers.

Gérard Hug a mis en avant le fait que le niveau d'éducation des enfants est en hausse tandis que Nejla Brandalise constatait que cette rénovation était un geste stimulant pour les enfants. Mme Schlund a pour sa part salué l'engagement de la commune pour les écoles.

La visite des locaux qui a suivi a permis de constater la qualité du travail réalisé tant en ce qui concerne la rénovation des bâtiments mais aussi l'équipement (presque) totalement renouvelé et à la pointe de la technique comme les tableaux blancs interactifs.

Désormais enfants et enseignants, travaillant dans d'excellentes conditions.

 

 
 

 

« L'Espace rhénan, c'est une belle histoire »

Publié dans le panorama le Dimanche 22 septembre 2019 à 09:14:21

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« L'Espace rhénan, c'est une belle histoire »
 

 
Parmi les spectacles à venir à l'Espace rhénan, l'Orchestre symphonique de Mulhouse, qui reviendra à Kembs le 25 octobre pour un concert dont l'entrée sera libre. Photo L'Alsace /J-.L.N.
Avant le concert d'ouverture de Piazza Tango (lire ci-dessous), le public a pu découvrir les « gros morceaux » des spectacles de la saison à venir. Avec un discours d'ouverture du premier adjoint Jean-Paul Bandinelli, à l'occasion des 15 ans de l'Espace rhénan, mais aussi de sa dernière saison en tant qu'élu municipal.
« Faire entrer la culture dans le quotidien »

L'Espace rhénan, c'est un peu le bébé de Jean-Paul Bandinelli. Car c'est lui qui a donné l'impulsion du développement de la culture à Kembs. « L'Espace rhénan, c'est une belle histoire, a-t-il déclaré. Il symbolise la réussite d'une commune rurale comme Kembs, avec un équipement culturel digne d'une ville moyenne. Il est le fruit d'une dynamique culturelle qui a débuté en 1992 avec plusieurs actes fondateurs. Le projet était ambitieux mais réfléchi. Nous avons connu notre première ouverture de saison en septembre 2004 et depuis beaucoup de chemin a été parcouru pour faire entrer la culture dans le quotidien. Et même susciter des vocations. Bref, que du bonheur ! Nous le devons notamment à l'équipe en place, avec Philippe Pflieger, le directeur artistique, et Sébastien Maurer, le régisseur, aujourd'hui remplacé par Thomas Pflieg mais présent parmi nous ce soir. Sans oublier tous les bénévoles de l'association ER Animation, sur qui on peut toujours compter. Ce sont aussi eux qui ont concocté le buffet de cette soirée. »

Un discours qui a touché le public venu en masse. Parmi eux, le député Bruno Fuchs, la vice-présidente du conseil départemental Bernadette Groff, toujours ravie de venir à Kembs, le conseiller Daniel Adrian et les élus kembsois.
Jean-Luc NUSSBAUMER