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Raportages

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:07:33

© L'alsace, Samedi le 21 Septembre 2019
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Raportages

 
Gilbert Meyer (ici avec Alexandre Vincent-Beaume, directeur du service architecture de la Ville de Colmar), s'est senti très concerné par le slogan de la nouvelle salle de musculation du Pôle sportif du Grillenbreit : « À toi de ne pas te dégonfler. » Photo L'Alsace /Dom POIRIER
Gilbert montre les muscles
« À toi de ne pas te dégonfler ». Cette injonction inscrite sur la porte de la salle de musculation du nouveau pôle sportif du Grillenbreit n'a pas échappé à Gilbert Meyer lors de l'inauguration du site, ce vendredi. En témoigne cette photo où le maire de Colmar affiche clairement sa détermination en levant le poing, avec une oeillade appuyée à notre photographe. Gilbert Meyer montre ses muscles et ses concurrents sont prévenus. Il faudra du costaud pour le déloger !
Intox ?

Gilbert Meyer parle d'intox en évoquant les rumeurs qui prétendent qu'il ne comprendrait pas pourquoi il n'a pas obtenu l'investiture - ou au moins le soutien - de la République en Marche (LaREM) pour les élections municipales à Colmar (Chuchotements de lundi passé).

« Je ne pouvais pas obtenir cette investiture, puisque je ne l'avais pas demandée ! », rectifie-t-il. Dans notre édition du 1er septembre, Alain Richard, coprésident de la commission d'investiture, assurait également que le maire de Colmar n'avait fait aucune demande. Reste à savoir si on peut espérer quelque chose qu'on n'a pas demandé...
Au cas où

Yves Hemedinger est actuellement en formation de validation des acquis de l'expérience (VAE) du mandat local. Il s'agit visiblement pour le 1er adjoint de parer à toute éventualité, en cas de candidature malheureuse aux prochaines municipales : « Pour moi qui ne suis ni retraité, ni rentier, ni fonctionnaire mais au départ salarié du privé il peut être important de faire le point en fin de mandat pour être en situation de faire autre chose (le cas échéant) dans les prochaines années », écrit le toujours pas officiellement candidat sur les réseaux sociaux.

On peut aussi voir ça comme une critique voilée à l'adresse de ses potentiels concurrents, qui auraient moins à perdre que lui. Mais si Gilbert Meyer est le retraité et Eric Straumann le fonctionnaire, qui est le rentier ?
Straumann pour la fermeture du pont Turenne

La lecture, hier, de l'article sur le pont de la Petite Venise a fait réagir le député Eric Straumann. Pour le possible candidat aux municipales de Colmar, une fermeture de ce pont, où cohabitent difficilement piétons, voitures, cyclistes et bus, « semble inéluctable ». Une première annonce de campagne ?
Arditi m'a tuer

Les belles images de la cité de Bartholdi vues samedi dernier sur France 3 dans le téléfilm « Meurtres à Colmar » en ont séduit plus d'un. L'intrigue beaucoup moins. Pierre Arditi fait le job et surnage au milieu d'un scénario vaguement ésotérique autour du Retable d'Issenheim. On navigue à vue entre la piste d'une drogue artisanale à base d'ergot de seigle (le parasite responsable du « feu de Saint-Antoine », qu'on soignait autrefois au couvent des Antonins à Issenheim) et, finalement, la vengeance d'une famille d'agriculteurs dont le patriarche s'est suicidé après l'abattage de son troupeau, en pleine épidémie de vache folle. Pardon de « divulgâcher » le scénario, mais cela évitera peut-être des déconvenues à certains.
Breisach en sandwich

La soirée de gala des 1650 ans de Breisach-am-Rhein, vendredi dernier, était présidée par Günther Oettinger, ancien ministre-président de Bade-Wurtemberg. L'actuel commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines, a délivré un vibrant appel pour une Europe forte et a souligné à quel point l'idée européenne est vivante dans la ville de Breisach. Il a notamment évoqué la conjoncture internationale actuelle, dans laquelle Breisach se retrouve prise en sandwich entre... les Chinois d'un côté, et Donald Trump de l'autre ! La métaphore a bien fait rire la Stadthalle.
À Neuf-Brisach, on achète en toute discrétion

Lors du dernier conseil municipal de Neuf-Brisach, un point a été abordé par les élus à huis clos. Et ce n'est pas la première fois que le conseil délibère toutes portes fermées. Il s'agit pourtant de points importants, en l'occurrence l'achat de deux biens immobiliers pour plus de 300 000 euros ! Que souhaite faire la municipalité de ces bâtiments ? Là encore, on n'en saura pas plus...
L'énigme Speitel

Il le répète à qui veut l'entendre : son agence de voyages comble toutes ses espérances. Sur sa page Facebook, une remarque énigmatique, affichée en grand sur fond violet, a cependant fait tilt auprès de ses amis. « 2020 sera l'année des choix ». La phrase a suscité 23 commentaires et 27 J'aime. « Moralement, je te soutiens, », « On a bien fait de te choisir », « Suis prêt à te suivre n'importe où », « Pour quand ton retour ? »... Dans sa réponse, l'intéressé laisse planer le mystère. « Il faut monter un comité de soutien. Que les habitants se manifestent ». Il prend soin de faire suivre sa phrase d'un LOL qui ne fait qu'embrouiller davantage. Alors, un retour en politique, pour l'ancien maire de Sigolsheim ?
Des motards dans le collimateur

Un débat s'est instauré cette semaine sur Facebook à la suite de la publication d'un article annonçant la montée impossible de Muhlbach-sur-Munster. L'épreuve - gravir à moto une pente qui atteint les 98 % en haut - est-elle encore compatible avec un mode de vie plus écologique ? C'était en substance le message que voulaient faire passer certains internautes. Pas sûr, vu le succès de cette manche qui compte pour le championnat de France, que les arguments fassent mouche.
Chat perdu

Une lectrice s'offusque du sort réservé au chat de la voisine. Dans ce collectif colmarien une locataire quitte son appartement. Ce déménagement est justifié par des problèmes de santé et de mémoire. Le problème justement c'est qu'elle a oublié son matou dans l'appartement et que le cadavre de ce dernier sera découvert plus tard, par la propriétaire. Il n'aurait donc pas pu croiser ce serpent boa de 1,20 m qui s'est échappé de l'appartement de son propriétaire dernièrement à Logelbach. Un avis de recherche a paru sur le net et l'animal a été retrouvé sain et sauf cette fois-ci.

 

 
 

 

Zapping

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:08:23

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Zapping
Des motards dans le collimateur
 

 
Un débat s'est instauré cette semaine sur Facebook à la suite de la publication d'un article annonçant la montée impossible de Muhlbach-sur-Munster. L'épreuve -gravir à moto une pente qui atteint les 98 % en haut- est-elle encore compatible avec un mode de vie plus écologique ? C'était en substance le message que voulaient faire passer certains internautes. Pas sûr, vu le succès de cette manche qui compte pour le championnat de France, que les arguments fassent mouche. Quant à Phil, il se demande si les chasseurs ne font pas plus de dégâts que les motos...
A Neuf-Brisach, on achète en toute discrétion

Lors du dernier conseil municipal de Neuf-Brisach, un point a été abordé par les élus à huis clos. Et ce n'est pas la première fois que le conseil délibère toutes portes fermées. Il s'agit pourtant de points importants, en l'occurrence l'achat de deux biens immobiliers pour plus de 300 000 EUR ! Que souhaite faire la municipalité de ces bâtiments ? Là encore, on n'en saura pas plus...
Straumann pour la fermeture du pont Turenne

La lecture, hier, de l'article sur le pont de la Petite Venise a fait réagir le député Eric Straumann. Pour le possible candidat aux municipales de Colmar, une fermeture de ce pont, où cohabitent difficilement piétons, voitures, cyclistes et bus, « semble inéluctable ». Une première annonce de campagne ?
Chat perdu

Une lectrice s'offusque du sort réservé au chat de la voisine. Dans ce collectif colmarien une locataire quitte son appartement. Ce déménagement est justifié par des problèmes de santé et de mémoire. Le problème justement c'est qu'elle a oublié son matou dans l'appartement et que le cadavre de ce dernier sera découvert plus tard, par la propriétaire. Il n'aurait donc pas pu croiser ce serpent boa de 1,20 m qui s'est échappé de l'appartement de son propriétaire dernièrement à Logelbach. Un avis de recherche a paru sur le net et l'animal a été retrouvé sain et sauf cette fois-ci.
Intox ?

Gilbert Meyer parle d'intox en évoquant les rumeurs qui prétendent qu'il ne comprendrait pas pourquoi il n'a pas obtenu l'investiture -ou au moins le soutien- de la République en Marche (LaREM) pour les élections municipales à Colmar (Chuchotements de lundi passé). « Je ne pouvais pas obtenir cette investiture, puisque je ne l'avais pas demandée ! » rectifie-t-il en avançant que les DNA du 1er septembre avaient bien fait le point sur cette question. Le journaliste avait interrogé Alain Richard, co-président de la commission d'investiture. Ce dernier avait assuré que le maire de la ville n'avait fait aucune demande. Et il est bien connu qu'on ne peut jamais espérer une chose qu'on n'a pas demandée.
Gilbert montre les muscles

« A toi de ne pas te dégonfler ». Cette injonction inscrite sur la porte de la salle de musculation du nouveau pôle sportif du Grillenbreit n'a pas échappé à Gilbert Meyer lors de l'inauguration du site, ce vendredi. En témoigne une photo prise par notre photographe où le maire de Colmar affiche clairement sa détermination en levant le poing. Gilbert Meyer montre ses muscles et ses concurrents sont prévenus. Il faudra du costaud pour le déloger !
Retour aux sources

Alexis Clur, le maire de Dessenheim, a décidé de ne pas se représenter après un mandat à la tête de la commune (notre édition d'hier). Le jet de gant du plus jeune maire du canton, que beaucoup voyaient comme le nouvel espoir politique des bords du Rhin, en a surpris plus d'un.

Celui qui enseigne le droit et la communication à l'IUT de Colmar invoque la difficulté à concilier vie privée, vie professionnelle et vie publique, en l'absence d'un véritable statut de l'élu en France.

Il se dit qu'à l'heure actuelle, il n'y aurait pas beaucoup de candidats pour lui succéder. Un challenge en forme de retour aux sources pour Gilbert Meyer, natif de la commune ? Cela ne déplairait pas à ceux qui rêvent de prendre sa place à Colmar.
Au cas où...

Yves Hemedinger est actuellement en formation de validation des acquis de l'expérience (VAE) du mandat local. Il s'agit visiblement pour le 1er adjoint de parer à toute éventualité, en cas de candidature malheureuse aux prochaines municipales : « Pour moi qui ne suis ni retraité, ni rentier, ni fonctionnaire mais au départ salarié du privé il peut être important de faire le point en fin de mandat pour être en situation de faire autre chose (le cas échéant) dans les prochaines années », écrit sur les réseaux sociaux le toujours pas officiellement candidat. On peut aussi voir ça comme une critique voilée à l'adresse de ses potentiels concurrents, qui auraient moins à perdre que lui. Mais si Gilbert Meyer est le retraité et Eric Straumann le fonctionnaire, qui est le rentier ?
L'énigme Speitel

Il le répète à qui veut l'entendre : son agence de voyages comble toutes ses espérances. Sur sa page Facebook, une remarque énigmatique, affichée en grand sur fond violet, a cependant fait tilt auprès de ses amis. « 2020 sera l'année des choix ». La phrase a suscité 23 commentaires et 27 J'aime. « Moralement, je te soutiens, », « On a bien fait de te choisir », « Suis prêt à te suivre n'importe où », « Pour quand ton retour ? »...

Dans sa réponse, l'intéressé laisse planer le mystère. « Il faut monter un comité de soutien. Que les habitants se manifestent ». Il prend soin de faire suivre sa phrase d'un LOL qui ne fait qu'embrouiller davantage. Alors, un retour en politique, pour l'ancien maire de Sigolsheim ?
Arditi m'a tuer

Les belles images de la cité de Bartholdi vues samedi dernier sur France 3 dans le téléfilm « Meurtres à Colmar » en ont séduit plus d'un. L'intrigue beaucoup moins. Pierre Arditi fait le job et surnage au milieu d'un scénario vaguement ésotérique autour du Retable d'Issenheim. On navigue à vue entre la piste d'une drogue artisanale à base d'ergot de seigle (le parasite responsable du « feu de Saint-Antoine », qu'on soignait autrefois au couvent des Antonins à Issenheim) et, finalement, la vengeance d'une famille d'agriculteurs dont le patriarche s'est suicidé après l'abattage de son troupeau, en pleine épidémie de vache folle. Pardon de « divulgâcher » le scénario, mais cela évitera peut-être des déconvenues à certains.
Breisach en sandwich

La soirée de gala des 1650 ans de Breisach-am-Rhein, vendredi dernier, était présidée par Günther Oettinger, ancien ministre-président de Bade-Wurtemberg. L'actuel commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines, a délivré un vibrant appel pour une Europe forte et a souligné à quel point l'idée européenne est vivante dans la ville de Breisach. Il a notamment évoqué la conjoncture internationale actuelle, dans laquelle Breisach se retrouve prise en sandwich entre... Les Chinois d'un côté, et Donald Trump de l'autre ! La métaphore a bien fait rire la Stadthalle.

 

 
 

 

Billet Sondage

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:05:30

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Billet
Sondage
 

 
Un sondage sur les municipales est en cours sur Colmar. Les sondés doivent se prononcer sur plusieurs hypothèses de premier et second tours. Avec des alliances que certains observateurs estiment peu probables (Gilbert Meyer avec Eric Straumann au premier tour ou encore Stéphanie Villemin avec Gilbert Meyer au second tour) mais qui font l'objet de rumeurs persistantes.

L'institut questionne également les personnes sur l'opportunité d'une nouvelle candidature du maire sortant, Gilbert Meyer. Il demande enfin aux sondés de donner leur opinion (très bonne, bonne, mauvaise, très mauvaise) sur les possibles têtes de liste.

Sans surprise, on retrouve les candidats officiels (Stéphanie Villemin investie par LaREM, Tristan Denéchaud pour le collectif Bougeons les lignes, Frédéric Hilbert pour Europe Ecologie les Verts), les officieux (Le trio LR : Yves Hemedinger, Gilbert Meyer, Eric Straumann et Marie-Hélène de Lacoste Lareymondie pour le RN). Et puis il y a une certaine Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin...

Reste à savoir qui a commandé ce sondage. La République en Marche ? Les Républicains ? Gilbert Meyer lui-même ? Ou peut-être Eric Straumann. Pas sûr que l'on ait la réponse... ni les résultats.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Municipales de Strasbourg 2020 La République en Marche (LaREM) Alain Fontanel annoncera sa candidature en octobre

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:09:23

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Municipales de Strasbourg 2020 La République en Marche (LaREM)
Alain Fontanel annoncera sa candidature en octobre
Pour l'opinion publique comme pour ses partisans, cela ne fait aucun doute : Alain Fontanel sera tête de liste LaREM (La République en Marche) aux municipales de Strasbourg de mars 2020. Même si à moins de six mois du premier tour, il tarde à se déclarer. Sept clés pour comprendre.
 

 
Fortement pressenti pour prendre la tête de liste LaREM aux municipales de Strasbourg, Alain Fontanel fait un pas de plus vers une candidature.
Attendre pour faire monter le désir ? Entretenir l'incertitude sur sa décision est une stratégie qui a fait ses preuves. Le premier adjoint de Roland Ries - qui a choisi de laisser son fauteuil en 2020 - demeure à ce jour mystérieux sur ses intentions. Il assure qu'il prendra ses responsabilités « le moment venu », expression indispensable à tout candidat qui veut se faire désirer. Le presque candidat arrêtera définitivement sa décision « dans les prochaines semaines ».
1. Toujours pas candidat

« Je suis déterminé, mais je souhaite faire les choses dans l'ordre et sans précipitation, avec méthode et sereinement, confie-t-il aux DNA. Être candidat dans une grande ville est une décision lourde de sens et de conséquences que je dois partager en famille. Je souhaite inventer des idées nouvelles pour la ville de demain, rassembler les énergies et les talents de Strasbourg, prendre la mesure d'une éventuelle candidature. Aujourd'hui, je ne suis pas encore candidat... »
2. Décisionle mois prochain

Les choses devraient se décanter le mois prochain. « J'annoncerai ma décision au courant du mois d'octobre, une fois ces différentes étapes franchies. J'ai retenu la leçon du coureur de haie : si on regarde la dernière haie avant la première, on trébuche immanquablement. »
3. Un début de campagne qui ne dit pas son nom

Le probable candidat a lancé en juin les "Jeudis de Strasbourg", une série de débats participatifs animés par deux grands témoins reconnus pour leur expertise sur telle ou telle question. « C'est le pari de l'intelligence collective, de l'ouverture et de la transparence, explique-t-il. Les cinq premiers rendez-vous ont réuni au total plus de 1 000 personnes. Ce qui constitue un vrai succès ».

Alain Fontanel lancera à partir d'octobre des rencontres thématiques sur le social, le sport... avant d'organiser des journées d'immersion dans les quartiers de Strasbourg, à la rencontre des habitants, des commerçants, des associations.

Il promet également d'aller à la rencontre des maires de l'Eurométropole et de Kehl, histoire d'« approfondir la dimension métropolitaine et transfrontalière. »

« Le temps où les programmes s'élaboraient à quelques-uns dans un bureau est bel et bien révolu, plaide-t-il. Cela doit être l'affaire de tous les Strasbourgeois. »
4. Dépasserles clivages traditionnels

Car Alain Fontanel entend rassembler les talents de la ville « au-delà des partis traditionnels et des vieux clivages. La municipalité devra demain ressembler à Strasbourg dans sa diversité ». Il estime que « la ville a besoin d'une nouvelle génération, des visages neufs et de nouveaux comportements. Il faut se débarrasser de la logique de clans et d'appareils, aérer la gouvernance et l'ouvrir à tous ceux qui font la ville ».
5. Une équipe municipale dont les membresne partagent plusla même vision

La question de la gouvernance est d'actualité, alors que la municipalité achève son mandat dans un contexte difficile sur fond de tiraillements internes.

« Aujourd'hui, on a une équipe faite d'élus qui ont appartenu longtemps au même parti mais qui ne partagent plus la même vision, diagnostique le premier adjoint. À l'avenir, il faudra partager la même vision même si on n'est pas dans le même parti... »
6. Avec ou sansRoland Ries ?

Dans son interview de rentrée, Roland Ries confiait aux DNA qu'il n'entendait toutefois pas prendre sa retraite politique en mars 2020, se voyant bien « sur une liste » ou « dans un exécutif ».

Sur la liste d'Alain Fontanel ou d'un autre candidat ? « J'en parlerai le moment venu avec lui et en tête-à-tête, comme nous l'avons toujours fait en confiance ces dernières années. Son expérience est précieuse pour la ville. J'écouterai toujours avec grande attention ses conseils. »
7. Le principal enjeude la campagne

Alain Fontanel est catégorique : le principal enjeu de la campagne sera « de définir une nouvelle façon de faire la ville. » « On a eu de très belles réussites, comme l'aménagement de la place du Château, les quais, le quartier Malraux, mais nous n'avons pas suffisamment anticipé certaines évolutions. Avec une approche trop dogmatique sur le concept du "construire la ville sur la ville", qui nous a fait manquer l'essentiel : la question de la vie en ville. »

Et d'enfoncer le clou. « À quoi ça sert de construire une ville dense si à terme on suffoque ? Il y a urgence à reprendre en main l'urbanisme en ville et à inventer une politique plus humaine et plus harmonieuse. C'est clairement l'une de mes priorités pour Strasbourg. »

Alain Fontanel, qui appartient à l'exécutif depuis 2008, assume « (s) a part de l'échec comme des réussites... »

« Cela n'interdit pas de réfléchir comment faire mieux à l'avenir. Il faut adapter le développement de la ville aux nouveaux défis et inventer autre chose. »
Dominique DUWIG Vidéo sur dna.fr

Vidéo sur dna.fr

 
 

 

Urgences de Mulhouse : une « fermeture temporaire » est désormais « anticipée »

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:19:08

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Urgences de Mulhouse : une « fermeture temporaire » est désormais « anticipée »
 

 
En interne, le centre hospitalier Émile-Muller se prépare désormais à devoir annoncer de possibles suspensions ponctuelles du service des urgences à « court terme ». Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Le scénario semblait encore relever de la fiction il y a quelques jours. « On a des craintes pour Mulhouse. Mais même si la rumeur court, je ne crois pas que l'Agence régionale de santé [ARS], qui est au-dessus de la direction, ira jusqu'à suspendre le service des urgences de Mulhouse », confiait, le 10 septembre, une urgentiste du centre hospitalier Émile-Muller, en marge d'une nouvelle mobilisation du personnel, en grève depuis bientôt cinq mois (lire L'Alsace du 11 septembre).
Une zone de couverture de 450 000 habitants

Mais selon nos informations, une fermeture temporaire des urgences du Moenchsberg, faute de médecins en nombre suffisant dans le service, est désormais évoquée comme possible en interne. Dès le 9 septembre, une réunion s'est tenue à l'hôpital pour étudier « comment anticiper » une telle « fermeture temporaire ».

Autour de la direction du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), dont dépendent les services d'urgences de Mulhouse, Saint-Louis et Altkirch, étaient notamment présents des personnels des urgences de Colmar et de la clinique Diaconat-Fonderie de Mulhouse. De fait, si le service du centre hospitalier Émile-Muller venait à être suspendu, ce sont, entre autres, vers ces structures que serait orientée la population - 270 000 habitants pour l'agglomération de Mulhouse, 450 000 si on prend en compte tout le sud du département.
Quand les médecins urgentistes lancent un SOS à leurs collègues

Le 12 septembre, c'est un « SOS » que les médecins urgentistes mulhousiens ont lancé. Dans une lettre adressée à leurs confrères des autres services de l'hôpital, ils écrivent : « Comme vous le savez, le service d'accueil et des urgences du GHRMSA rencontre des difficultés majeures. Nos effectifs urgentistes de 22 ETP [équivalent temps plein] en juin sont actuellement à huit et passeront à sept à compter de novembre prochain. Dans ces conditions dégradées, nous nous sommes donnés comme objectif de couvrir les gardes de régulation [du Centre 15], Smur [structure mobile d'urgence et de réanimation] et urgences. Nous ne pouvons tenir cet objectif qu'en faisant appel à des urgentistes intérimaires, des médecins de Strasbourg et de Colmar. Par ailleurs, des médecins généralistes de la réserve sanitaire et du secteur libéral viennent nous prêter main-forte la journée. Même avec cette aide, nous n'arrivons, à l'heure actuelle, pas à couvrir ce service minimum. »

Ils poursuivent : « Un appel a été lancé auprès des cliniciens du GHR pour venir nous épauler. Nous sommes bien conscients des situations de tension en effectifs médicaux dans la plupart des services, et que l'aide que nous vous demandons représente un effort majeur pour chacun d'entre vous. Néanmoins, une absence de réponse à notre SOS risque très fortement d'entraîner la fermeture du SAU [service d'accueil des urgences] à très court terme. Outre la catastrophe sanitaire que cela représente pour la population, nous mesurons la gravité des conséquences pour l'ensemble des services du GHRMSA. Une aide de votre part sur une période que nous souhaitons la plus courte possible contribuerait à éviter une fermeture du SAU, ainsi qu'à créer les conditions d'attractivité pour recruter de nouveaux urgentistes. »
Une situation inédite dans l'histoire de l'hôpital mulhousien

Concrètement, « à court terme » signifie dès le mois d'octobre. « Jusqu'à la fin du mois, on arrivera à tenir tant bien que mal », assure un urgentiste. Et après ? « Il va falloir faire des choix... » Légalement, pour qu'un service d'urgences puisse ouvrir, « il faut au minimum qu'un médecin urgentiste soit présent ». Pour pouvoir maintenir cette présence vitale dans le service, il est envisagé de suspendre totalement le Smur.

Depuis le début de l'été, l'un des deux Smur du GHRMSA est déjà amputé de son médecin : il ne fonctionne qu'avec des infirmiers. Désormais, c'est le deuxième Smur qui pourrait perdre son médecin si celui-ci devait rejoindre le service des urgences. Si cela ne suffit pas, c'est alors une suspension du service qu'il faudra envisager, « notamment la nuit et les week-ends, où il sera très très compliqué de boucler le planning d'ici quelques jours ».

Interrogée sur une possible suspension du service, la direction de l'hôpital indique : « Un plan d'action est à l'oeuvre et la situation évolue quotidiennement. Nous nous préparons avec l'ARS et les acteurs de santé à anticiper toutes les situations. »

Du samedi 7 septembre à 18 h 30 au lundi 9 à 8 h 30, ce sont les urgences d'Altkirch qui ont été suspendues temporairement, « du fait d'une insuffisance de médecins urgentistes », indiquait dans un communiqué la direction de l'hôpital. Désormais, c'est le plus important des trois centres du GHRMSA qui est menacé. Une première dans l'histoire des urgences de l'hôpital Émile-Muller.
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

La grue qui soulève des montagnes

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:04:34

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La grue qui soulève des montagnes
 

 
À gauche, la nouvelle grue d'une capacité de levage de 1 000 tonnes. Photos DNA/ Nicolas PINOT
De nombreux invités - élus de collectivités locales et territoriales, chefs d'entreprise... - ont pu admirer la dextérité de cet engin de levage exceptionnel, capable de saisir des machines pesant jusqu'à 1 000 tonnes.

Pour Christiane Roth, présidente de la délégation Colmar/Centre Alsace de la CCI, qui gère le port rhénan depuis plus de 50 ans, la zone industrielle EcoRhéna appelée à prendre de l'ampleur après la fermeture de la Centrale de Fessenheim, est « un élément fondamental pour le développement de la région ».

Une pale d'éoliennes est déchargée par la nouvelle grue. Photo DNA Nicolas Pinot
Premier bilan positif

Gérard Hug est président du syndicat mixte ouvert, nouveau mode de gouvernance du port, une instance, créée en mars 2018. Il estime que l'installation de cette grue signe un « nouveau départ » pour le port. La conseillère régionale Claudine Ganter rappelle « la volonté de la Région de maintenir sa stratégie de reconquête industrielle ». Aux yeux de Brigitte Klinkert également, cette nouvelle activité est « un facteur important de développement pour cette zone ».

Le maire de Colmar Gilbert Meyer jette un froid en déclarant, lui, « l'une des seules personnes à connaître l'historique du port », qu'il a fallu « un combat de tous les instants pour préserver la vocation économique » de l'infrastructure. Sébastien Patard, directeur des activités logistiques General Electric Power France, regrette que « le déficit d'infrastructures portuaires rende les possibilités de transport très difficiles ». Thierry Costard, président de Scales, qui a installé la grue, estime que le premier bilan d'utilisation de la grue est positif.

La manifestation a aussi vu la présence de Sophie Albrecht, directrice Mining et Grues mobiles du groupe Liebherr et de Marie-Céline Masson, directrice territoriale Strasbourg de Voies Navigables de France qui accompagne techniquement et financièrement les entreprises souhaitant remplacer le transport routier par la voie fluviale. Quant au préfet Laurent Touvet, il note que « cette installation s'inscrit dans la transformation économique du territoire et s'adapte à la fermeture future de la Centrale de Fessenheim ».
M. F.

Les invités ont souligné l'importance du port pour le développement de la région. Photo DNA Nicolas Pinot
PLUS WEB Voir notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Quand sautent les panneaux...

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:13:46

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Volgelsheim  Routes
Quand sautent les panneaux...
 

 
Les premiers mâts-fusibles de la région colmarienne fleurissent le long de la RD415 jusqu'au pont du Rhin.
On les appelle « mâts-fusibles », car en cas de pépin, ce sont eux qui sautent. Le conseil départemental du Haut-Rhin s'était engagé à les déployer dès 2017, ils arrivent à présent dans la région colmarienne. Supportant les panneaux directionnels en lieu et place des traditionnels poteaux fixes, ils présentent l'avantage de se disloquer en cas de collision par un véhicule, auto ou moto, ayant quitté la route. L'obstacle qu'ils constituent n'est plus fixe et s'avère ainsi nettement moins dangereux.

Cette semaine, ils étaient en cours d'installation sur la RD415 entre Neuf-Brisach et le pont du Rhin. Leur déploiement dans toute la région doit durer jusqu'en 2020 en fonction de l'ancienneté des panneaux et de la fréquentation quotidienne des routes.
N.P.

 

 
 

 

Gilets jaunes : sept questions sur une (re) mobilisation

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:17:41

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Gilets jaunes : sept questions sur une (re) mobilisation
 

 
Ils ont promis de revenir pour la rentrée malgré la baisse de la mobilisation au printemps et pendant l'été. Photo Olivier LANRIVAIN/LER
1. Quelle est l'ampleur des appels à manifester ?
Sur les réseaux sociaux, les appels à se rassembler à Paris (« 21 septembre : mobilisation historique » et « Acte 45 : la France entière à Paris »), recensent près de 8 000 participants et 30 000 personnes intéressées. Rendez-vous est fixé à 10 heures sur les Champs-Élysées. L'un des leaders historiques Jérôme Rodrigues promet « une visite à l'Élysée » et sent « un souffle aussi fort qu'en 2018 ».

À part un soubresaut en mars, la mobilisation n'a pourtant cessé de faiblir du 2 décembre 2018 à l'été 2019.
2. Quelles dispositions ont été prises pour la sécurité ?

Quelque 7 800 policiers et gendarmes et des pompiers sont déployés dans Paris où, comme chaque année pour les Journées du patrimoine, une grande affluence est attendue. Plusieurs monuments, dont l'Arc de triomphe, des ministères situés dans des hôtels classés sont fermés contrairement aux précédentes éditions. À l'Élysée, où d'ordinaire s'allongent les files d'attente, seuls les 20 000 visiteurs déjà inscrits pourront entrer. Toulouse, Bordeaux, Nantes, Montpellier, Nancy ont également été pointées comme villes sensibles.
3. Quels gilets jaunes vont défiler dans les rues ce samedi ?

C'est la grande question. Sur les réseaux sociaux, plusieurs comptes de gilets jaunes ont partagé des visuels évoquant « la nuit des barricades à Paris ». Volonté d'en découdre ? Une note de la préfecture de Paris aurait alerté sur la formation de black blocs, ces groupes radicalisés et violents qui ont déjà sévi autour du mouvement. Le 16 mars, ils ont détruit ou pillé 37 commerces et restaurants dans la capitale dont le célèbre Fouquet's. Cette violence a découragé beaucoup de gilets jaunes d'origine à se déplacer. Elle a surtout altéré la sympathie envers le mouvement qui dans les sondages culminait à 75 % des personnes interrogées fin 2018.
4. Quelle est leur capacité de mobilisation après les mesures du gouvernement ?

Après le renoncement à la taxe carbone qui fut le détonateur du mouvement, le gouvernement va baisser les impôts sur le revenu, augmenter la prime d'activité (3 milliards), rehausser le seuil de CSG des retraités (2 milliards), relever des minima sociaux, défiscaliser les heures sup... Ces mesures de redistribution sans précédent depuis 20 ans ont contribué au rebond de consommation observé depuis le printemps. Cumulées aux réformes du début du quinquennat, elles ont même favorisé des créations d'emploi. Le grand débat a rassuré les élus locaux qui ont retrouvé le chemin de la discussion pour tenter de sortir des fractures et inégalités sociales, territoriales, culturelles, toujours présentes.
5. Gilets jaunes et marches pour le climat ensemble ?

Les gilets jaunes semblent divisés sur le sujet : un collectif « giletsterre » appelle à la convergence et soutient les décrochages de portraits du président. Côté organisations écologistes, Élodie Nacre d'Alternatiba préfère le vert au jaune : « Nos formes d'action sont trop différentes et leurs manifestations sont non-déclarées ». Quant au leader d'EE-LV Yannick Jadot, il a encore répété vendredi que « le renoncement à taxer le diesel était une erreur ».
6. Quel lien avec les colères sociales en cours ?

Des associations contre les violences policières (comité Adama), des mouvements altermondialistes (Attac) ou de désobéissance civile se joignent à l'appel. Priscillia Ludosky, figure des gilets jaunes, estime que « les retraités sont un profil important du mouvement gilets jaunes et qu'il faudra donc se joindre à cette mobilisation ». Sauf que la réforme ne concerne pas les retraités actuels. Pour le moment, les syndicats, FO ce samedi, la CGT mardi 24, défilent sous leurs couleurs. La seule journée d'appel commun CGT-gilets jaunes, le 1er mai, ne les a pas vraiment convaincus.
7. Quelles sont les revendications ?

Celles du premier jour, comme la baisse des taxes sur les carburants et le rétablissement de l'impôt sur la fortune restent sur les panneaux des manifestants et sur les tags des réseaux sociaux. Pour les pompes à essence, le gouvernement verdira ses politiques et atteindra ses objectifs de diminution des gaz à effets de serre mais, sans taxe carbone. Le Premier ministre l'a répété jeudi, rejetant une injection des Sages de la cour des comptes. Apparus au fil des samedis de contestation comme le Référendum d'initiative citoyenne, la hausse de 10 % du Smic, la réouverture de services publics en milieu rural, la renationalisation des autoroutes et des aéroports ou encore la taxe kérosène reviennent. Mais la rhétorique sur les réseaux sociaux se résume à « Tous contre le système ». Difficile à décrypter.

 

 
 

 

Le modèle mulhousien

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:09:55

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Le modèle mulhousien
 

 
La maire a remis des décorations à Marc Dietmann, Thierry Fiand et Hervé Biehler. Photo L'Alsace
Difficile de faire mieux pour marquer un anniversaire, celui de la police municipale de Mulhouse fondée en mars 1989, sous l'impulsion du maire d'alors, Joseph Klifa, et pérennisée par ses successeurs, Jean-Marie Bockel, Jean Rottner et aujourd'hui Michèle Lutz.

Entre la délibération du conseil municipal du 19 décembre 1988, instaurant une unité de la police municipale, et le 20 septembre 2019, trente années se sont écoulées. Comme l'a souligné la maire Michèle Lutz, « aujourd'hui, nous fêtons un événement conséquent pour une ville telle que Mulhouse qui, depuis de nombreuses années, a la protection de ses citoyens comme préoccupation majeure ».
Une ville pilote

Et le premier magistrat, après avoir rappelé les valeurs défendues par ces hommes et ces femmes qui s'engagent pour les autres, a détaillé ce qu'était cette police mulhousienne forte de 70 agents et ce qu'elle réalisait. Des individus mais aussi des moyens matériels, comme ces 265 caméras qui quadrillent la Ville. « Ces caméras qui ont verbalisé plus de 3000 fois en deux ans, dans le plus complet silence. »

Une police à la pointe en matière d'équipement qui peut s'appuyer sur une ville qui innove. « C'est aussi le sens de l'implantation prochaine de l'École 22, une école destinée à la formation aux métiers du drone, un secteur qui prendra une place importante dans le domaine de la sécurité publique et dans lequel nous souhaitons être moteur. »
Premier bureau mixte

La maire a encore dit toute sa fierté de voir « les relations que nous avons tissées ici, tout particulièrement entre force municipale et force nationale. Avec le bureau de police du quartier des Coteaux, nous sommes devenus la première ville de France à se doter d'un bureau mixte mêlant policiers municipaux et nationaux ».

Présent à l'occasion de cette cérémonie, Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, n'a pas manqué de souligner que « Mulhouse a été précurseur en créant il y a trente ans cette police... Une police qui, aujourd'hui, oeuvre sur toute la gamme de la chaîne de sécurité. Vous avez aussi incarné, ici à Mulhouse, la montée en puissance des polices municipales avec une expertise croissante et des prérogatives plus fortes. Vous êtes devenus un acteur essentiel de la sécurité ».

De manière plus globale, il a souligné que « la police municipale est nécessaire et complémentaire de la police et de la gendarmerie. Ici tout particulièrement, vous faites vivre cette coopération. Il existe d'ailleurs une convention de partenariat entre l'État et la Ville sur la coordination entre les forces de la police nationale et celles de la municipale, et cela fonctionne parfaitement ».

Le représentant de l'État a conclu son allocution en évoquant les réflexions en cours au plus haut niveau afin d'optimiser ce travail entre les polices : « Je ne doute pas que nous nous inspirerons de l'exemple mulhousien. »

La maire a salué tous les anciens dirigeants de cette police municipale, aujourd'hui sous la houlette du commissaire David Gagliardi. Elle a eu un mot également en direction de Stephan Graesslin, trop tôt disparu.
Un drapeauet des décorations

La cérémonie s'est achevée par la remise officielle du nouveau drapeau de la ville à Ludovic Roux, le directeur de la police municipale. Ont suivi des remises de décorations, des médailles d'honneur de la ville à Marc Dietmann (chef de service), Thierry Fiand (brigadier-chef) et Hervé Biehler (brigadier-chef).
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Une nouvelle salle de sport pour le campus et les Colmariens

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:11:17

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Une nouvelle salle de sport pour le campus et les Colmariens
 

 
La lumière naturelle est omniprésente. Dans la salle de sport, mais aussi avec des puits de lumière dans les vestiaires, ou ici, dans la salle d'accueil.
Situé face au campus universitaire, le tout nouveau Pôle sportif du Grillenbreit est ouvert aux étudiants, mais pas seulement. Le coût total de cet investissement s'élève à 3 350 000 EUR, et se répartit de la manière suivante : 500 000 EUR de la Région Grand Est, 500 000 EUR de Colmar Agglomération, 456 000 EUR du Conseil départemental du Haut-Rhin, 1 344 466 EUR de la Ville de Colmar et 549 534 EUR du fonds de compensation de la TVA.
Compléter les équipements du campus

L'Université de Haute-Alsace (UHA) a apporté un soutien financier avec la prise en charge de matériel pédagogique et participera aux frais de fonctionnement du site au prorata de son taux d'occupation. Cet outil flambant neuf servira également aux Colmariens, promet-on.

L'installation sportive vise à compléter les équipements du campus (bibliothèque, restaurant, locaux médicaux sociaux et culturels) pour le rendre plus attractif aux étudiants, « véritables vecteurs économiques », mais pas seulement.

« Cette réalisation est destinée à encourager la pratique sportive chez les jeunes, qu'ils soient étudiants, lycéens, collégiens ou scolaires. Elle est aussi dédiée aux associations locales. »

La salle de sport multi-activités a une prise au sol de 1 822 m². On y trouve deux locaux avec douche pour les arbitres qui sont séparés des quatre vestiaires des joueurs avec chacun un puits de lumière ; des blocs sanitaires, une salle de musculation et un hall d'accueil. La tribune pourra recevoir 165 spectateurs assis, et les normes de l'établissement permettent d'accueillir jusqu'à 312 personnes. Le parking dispose de 25 places de stationnement et de 22 places pour les deux-roues.
« Découvrir des pépites »

Julien Robbe, président du Cobra (Colmar Badminton Racing), et Vanessa Gonzalvez, salariée de l'association, sont ravis d'investir les lieux. « Nous jouions jusqu'alors sur cinq sites différents, et les compétitions nationales se déroulaient à Camille-Sée. Mais c'était un peu comme jouer à l'extérieur puisque nous n'y allions que pour les matchs. »

Pour Vanessa Gonzalvez, diplômée d'État pour l'encadrement des jeunes, cela va permettre de développer la section jeunes du Cobra. « Nous avons aujourd'hui une centaine de jeunes dans le club. Nous visons les 130 en fin d'année et les 150 l'an prochain. » Et elle ne cache pas ses ambitions. « On souhaite découvrir des pépites, des jeunes à porter à un haut niveau. »

Les 7 m de hauteur sous lampes réglementaires devraient précisément leur permettre de viser très haut.
Dom POIRIER PLUS WEB Voir aussi notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Le sport, « vecteur économique » à Colmar

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:06:09

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Le sport, « vecteur économique » à Colmar
 

 
Le Pôle sportif du Grillenbreit sera utilisé par les étudiants du campus universitaire mais aussi par les associations colmariennes comme le Cobra (Colmar Badminton Racing). Photo L'Alsace /Dom POIRIER
Le nouveau pôle sportif du Grillenbreit a officiellement ouvert ses portes ce vendredi à Colmar. Situé sur le parking du campus universitaire, il a vocation à accroître l'attractivité de la ville auprès des étudiants. « Chaque étudiant dépense 10 000 EUR par année d'études. À Colmar, cela représente 1,8 million d'euros par an », souligne le député Eric Straumann, pour qui « l'industrie du savoir est un levier économique. » Jean-Paul Omeyer, vice-président de la région Grand Est, en charge du sport, va plus loin : « Le sport n'est pas une charge mais un investissement. » Car une pratique régulière ferait économiser une somme sensible à la sécurité sociale...

En bon gestionnaire, Gilbert Meyer, maire de Colmar, rappelle les chiffres : le coût total de l'opération se monte à 3,35 millions d'euros, avec une contribution de la ville de 1,344 million, Colmar agglomération apporte 500 000 EUR, tout comme la région ; le département, quant à lui, a déboursé 456 000 EUR. L'UHA (université de Haute-Alsace) participera aux frais de fonctionnement au prorata de l'utilisation du centre sportif.
D. P.

 

 
 

 

Comment aider les poissons à remonter la Doller

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:10:59

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Comment aider les poissons à remonter la Doller
 

 
Les techniciens ont expliqué la construction et le fonctionnement de la passe-à-poissons nouvelle formule. Photo L'Alsace /J.-M.R.
Jeudi matin, le président du SMABD (Syndicat mixte d'aménagement du bassin de la Doller), Laurent Lerch, a retrouvé, au bord de la Doller en aval de Bourbach-le-Bas, les techniciens du service départemental rivières et barrages et les gardes du barrage de Michelbach. Il s'est fait expliquer le fonctionnement et la gestion de la station de pompage vers le barrage, alimenté en hiver par la Doller et qui restitue l'eau à la rivière en période d'étiage.

Il a également découvert un nouvel ouvrage de franchissement piscicole : une passe-à-poissons d'un nouveau genre. Florent Thien a expliqué que le seuil en palplanches servant de prise d'eau pour le barrage de Michelbach est, avec une hauteur de 2,50 m, l'obstacle transversal le plus important sur la Doller, qui, de plus, n'était pas équipée jusqu'à présent d'une passe-à-poissons.

En lien avec le SMBM (Syndicat mixte du barrage de Michelbach), le SMABD a programmé en 2018 des travaux pour le rétablissement de la continuité écologique : les travaux ont consisté à réaliser une rampe en enrochements bétonnés, en rangées périodiques sur près de 40 m de long sur la rive droite. De par sa rusticité, ce type d'ouvrage s'intègre bien dans l'environnement, dans un secteur non contraint par l'urbanisation.
106 000 EUR TTC

Comme cette première réalisation dans le département répond également aux remarques antibéton sur les ouvrages en place, le syndicat espère pouvoir en implanter d'autres. Un projet d'équipement d'un système de comptage est également à l'étude.

Le chantier a été réalisé en juin 2019 par l'entreprise Richert du groupe Mader pour un montant de 106 000 EUR TTC. Le projet a bénéficié d'une subvention de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse à hauteur de 60 % du montant HT.

De plus, le conseil département du Haut-Rhin a participé également au financement pour 20 % du montant HT.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

Rollers : nouvel envol

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:12:00

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Cernay  Skate-park
Rollers : nouvel envol
Le skate-park de la rue René Guibert a été modernisé et sécurisé. Les nouvelles installations ont été inaugurées par le maire Michel Sordi, en présence d'une foule de « skateurs » et de « riders ».
 

 
Un coupé de ruban festif pour le nouveau skate-park.
L'idée du skate-park a germé dans les réunions du Conseil consultatif des jeunes. D'abord installé, en 1998, à l'arrière du Lycée du Bâtiment, il a servi à l'association Royal Skateboarding qui y a organisé plusieurs « skate contests », des démonstrations-compétitions très en vogue dans ce qui était alors une toute jeune discipline sportive.

Depuis, le skate-park a été déplacé rue René Guibert. Skateboards, trottinettes, bmx, rollers se partagent les installations. Claude Meunier a piloté les travaux. « La grosse partie centrale, la pyramide, a été complétée par des plans inclinés et de grandes courbes. Une table à wheeling permet de faire des figures. On a aussi rajouté une poutre pour la glisse. Et cerise sur le gâteau, une micro-rampe, suivie par un enchaînement de courbes circulaires pimente les évolutions ! », explique l'adjoint au maire, en charge des services techniques de la Ville.
Discipline olympique

« Ce nouveau skate-park sera le parc phare du secteur. Il permettra à nos jeunes d'évoluer dans leur discipline et de nourrir leur passion », imagine Michel Sordi. Le maire de Cernay a accueilli Julien Lemoine, champion de France de rollers. Après le couper de ruban inaugural, le jeune sportif et ses coéquipiers ont offert un show très acrobatique à l'assistance, sur un air de rap, avec quelques envolées en apesanteur ! Jean-Paul Omeyer vice-président du conseil régional Grand-Est a rappelé que le skateboard devenait une discipline olympique. Verra-t-on un jeune de Cernay aux prochains Jeux de Tokyo ? « C'est un environnement tout à fait extraordinaire qui est mis à la disposition des sportifs », a relevé la conseillère départementale Annick Lutenbacher.

La modernisation du skate-park a coûté 55 600 EUR TTC. Le Conseil Départemental du Haut-Rhin y a contribué par une subvention de 8 500 EUR.
Louis Griffanti

 

 
 

 

Vallée de Saint-Amarin Conseil communautaire La nouvelle vie de château

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:12:42

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Vallée de Saint-Amarin  Conseil communautaire
La nouvelle vie de château
La séance du conseil de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin s'est tenue ce 19 septembre sous la présidence de François Tacquard. Avec des absents, dont certains des ténors de l'assemblée. L'ordre du jour a été entamé à 20 h tapantes avec un point final à 21 h 15. Célérité, efficacité.
 

 
Le château de Wesserling était au coeur des débats des élus de la communauté de communes.
Voilà une réunion du conseil de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin menée tambour battant. Tous les points de l'ordre du jour demandant un vote l'ont été à l'unanimité. Ce sont surtout les responsables des commissions concernées qui ont pris la parole avec des rapports succincts et précis ne déclenchant que peu de questions et aucune controverse. Lors de cette réunion, le château de Wesserling n'était pas en vedette américaine, mais en tête d'affiche.
Les travaux du château devraient commencer avant Noël

Le projet éco-muséal approuvé le 19 décembre 2018 et le 26 février 2019, n'a cessé de progresser en lien avec les financeurs que sont l'État, la Région Grand Est, le conseil départemental 68 et l'Union européenne. Une mise à jour du plan de financement s'imposait. La tranche 1 du château est financée à 80 %. Le lancement des appels d'offres peut donc se faire pour un début des travaux en décembre.

Le président François Tacquard souligne avec insistance que « la communauté de communes porte le projet sans le financer ». Il rappelle également que la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) souhaite faire de Wesserling un exemple d'aménagement de friches comme il en existe une centaine dans le Grand Est. Coût estimé pour la première tranche du château (2019-2020) : 1 887 200 EUR(subventions : 1 509 760 EUR) ; tranche 2 pour le château, les cheminements et une passerelle (2020-2021) : 1 809 800 EUR (subventions : 1 447 920 EUR) ; aménagement laboratoire et salle des turbines (2021-2022) : 400 000 EUR (subventions 320 000 EUR). Pour l'avenir de la réhabilitation du site et le bas de l'usine, un classement « monument historique » est en voie de réalisation.

C'est Cyrille Ast qui présenta toutes les modifications nécessaires à l'équilibre du budget concernant les « espaces économiques de Wesserling », l'« hôtel d'entreprises à Malmerspach » et les « ordures ménagères ».
Assainissementet refus de tri

Pierre Guillemain, Monsieur « H2O » proposa l'embauche d'une troisième personne au sein du service Eau et assainissement : « Nous avons 550 branchements à gérer ». Il évoqua sept ans de travaux pour renouveler les conduites. Coup de gueule du président François Tacquard contre les jeunes technocrates qui ne s'intéressent pas au terrain, alors que les anciens techniciens savaient doser le juridique et le terrain : « On nous alarme sur une situation anormale de la station d'épuration et de concert on nous dit que nous ne sommes pas prioritaires... » Ce fut le petit moment « c'était mieux avant... ».

Véronique Peter, responsable de la gestion des déchets, s'alarme de l'augmentation des chiffres de refus de tri qui sont passés de 25 % en 2017 à 30 % actuellement sur les « encombrants » qui bondissent de 17,5 %. Un fait de société qui coûte 28 000 EUR à la collectivité.

Et une déchetterie ? Acte manqué du président qui a « zappé » ce 15e point de l'ordre du jour. Il est repris par le délégué Sauze toujours très attentif au débat... La communauté de communes va acquérir deux parcelles, l'une le long de la RN66 (Pont Rouge), l'autre au point de stockage du sel et des gravillons au tarif de 90 EUR l'are et ce afin de poursuivre les études.

Deux autres points importants seront abordés en fin de séance. Le désert médical annoncé : comment aider ceux qui restent, comment attirer des jeunes ? Et quelle stratégie économique pour l'avenir de la vallée. Il est 21 h 15, la séance est levée.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Wittelsheim ACL Des travaux réalisés par les bénévoles

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:14:15

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Wittelsheim  ACL
Des travaux réalisés par les bénévoles
L 'ACL Graffenwald, présidée par Marie-Laure Fenger, a été créée il y a une soixantaine d'années, et son but est de faire vivre la cité grâce à l'investissement de ses bénévoles.
 

 
Une équipe enthousiaste pour des travaux menés à bien.
L 'ACL Graffenwald, présidée par Marie-Laure Fenger, a été créée il y a une soixantaine d'années, et son but est de faire vivre la cité grâce à l'investissement de ses bénévoles. À l'origine, l'association a repris la gestion du foyer situé à côté de l'église Notre-Dame du Rosaire, pour animer et proposer des activités et des manifestations. Aujourd'hui les plus importantes sont le marché aux puces au mois de mai, la Fête champêtre en juillet, et le Marché de la Saint-Nicolas fin novembre.
Un appel aux dons

Mais il y a aussi un bâtiment à entretenir, et au fil des années des travaux ont été entrepris, d'abord pour rénover l'existant. Par la suite il a été accolé un hangar de rangement pour le matériel, la cuisine a été agrandie et un bar réalisé dans la salle.

Cette année, c'est la mise aux normes d'accessibilité qui a été programmée, avec la création d'une rampe d'accès et des toilettes adaptées, et dans le même temps la toiture a été refaite. Le chantier est sur le point d'être achevé, et mis à part la maçonnerie de base, tous les travaux sont effectués par les bénévoles. Le coût global de ces derniers a été estimé à 90 000 EUR, et la part du bénévolat a permis d'en prendre une partie en charge. L'ACL est soutenue par la ville de Wittelsheim, et est encore en attente de l'aide du Conseil départemental. Pour autant un appel à dons a été lancé, notamment auprès des habitants de la cité.

Il est rappelé que l'association propose également des activités comme le tricot-crochet (06 59 91 97 32), un atelier de bricolage (06 75 75 39 06), et qu'il est possible de louer la salle pour des fêtes de famille pour environ 120 personnes (06 23 23 18 78).
J.-P.H.

 

 
 

 

Munster Au centre nautique Un projet d'envergure

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:14:54

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Munster  Au centre nautique
Un projet d'envergure
Le premier coup de pioche symbolique du grand projet d'extension des espaces bien-être et remise en forme du centre nautique La Piscine a été donné, mardi, par Norbert Schickel, président de la CCVM.
 

 
L'entrée de la piscine se dessine, avec à gauche le futur espace remise en forme
« après 18 ans d'ouverture 7 jours sur 7, l'équipement bénéficie constamment d'un entretien extrêmement rigoureux, assurant un service maximum aux très nombreux utilisateurs, tout en maîtrisant les coûts ».

« Aujourd'hui, c'est aux espaces intérieurs qu'il s'agit de répondre aux exigences des nouvelles normes, d'optimiser les frais de fonctionnement », mais surtout « d'apporter un second souffle et une nouvelle dynamique » à cette belle structure devenue incontournable, située dans un cadre verdoyant exceptionnel.

Ces travaux consistent à renouveler les espaces spa, sauna, hammam « qui sont à bout de souffle » après 16 ans de bons et loyaux services et qui seront remplacés par des installations moins gourmandes en énergie et accessibles ».

Mais aussi de proposer un espace plus confortable pour la détente, solarium, balnéo. Et d'offrir un espace de remise en forme « qui soit en mesure d'accueillir une trentaine de personnes en leur proposant des agrès de musculation, fitness, cardio... équipements n'existant actuellement pas dans la vallée, mais la demande est forte ».

Enfin, de proposer une salle permettant d'accueillir, en hiver notamment, des cours d'éducation sportive (yoga, fitness...) ».
Mise aux normes

Sans oublier la mise en conformité au niveau de l'accessibilité globale, l'amélioration de l'efficacité énergétique, le coût d'exploitation... La CCVM avait engagé une étude de faisabilité en 2017, l'avant-projet a été validé en 2018, puis le permis de construire a été obtenu, avant le lancement des marchés et leur attribution.

« Les travaux débutent enfin » s'est félicité Norbert Schickel lors de ce premier coup de pioche pour le nouveau hall d'accueil et l'espace remise en forme.

La durée prévisionnelle des travaux sera de 13 mois, mais ils ne nécessiteront pas de fermeture de l'équipement pour ne pas entraver son accès à la clientèle et aux scolaires.
Des travaux évalués à 1 670 000 EUR HT

Le montant des travaux est estimé à 1 670 000 EUR HT. Ils seront subventionnés par différents partenaires : l'Etat avec le contrat de ruralité pour 300 000 EUR ; le conseil départemental pour 255 000 EUR ; le conseil régional pour un montant en cours d'instruction. L'ensemble du projet a été confié au cabinet d'architectes Coiffier.

Le projet de rénovation comporte l'extension de 240 m2 pour l'espace balnéothérapie et la réalisation d'un espace remise en forme de 200 m2.
E.H.

 

 
 

 

Comment Huningue s'ouvre sur le Rhin

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:18:34

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Comment Huningue s'ouvre sur le Rhin
 

 
L'immeuble Link se développera sur cinq étages et abritera 44 logements, du studio au six-pièces. Document Constructa
La première pierre ne viendra qu'au début de l'année prochaine. Mais la commercialisation des deux premiers immeubles des Jetées, futur quartier à naître sur les rives du Rhin à Huningue, au coeur des Trois Pays - Bâle n'est qu'à un quart d'heure à vélo -, va bon train. Ces immeubles sont baptisés Bogen et Link, indique Enzo Boretti, responsable de programme chez Constructa, promoteur qui a remporté en 2016 l'appel d'offres. Depuis, assure-t-il, le programme avance en parfaite collaboration avec VNF - Voies Navigables de France qui demeure propriétaire de l'essentiel des terrains au bord du fleuve - et la ville.

Laure Duval, conseillère commerciale pour Constructa, accueille le public ce week-end à la maison du projet, au pied de la passerelle des Trois Pays. « Link et Bogen sont commercialisés depuis mai », rappelle-t-elle. « Nous en sommes à 20 % de réservations. Nous lancerons les travaux quand nous serons à 40 ou 50 %. » Ce devrait être le cas début 2020. Link, c'est une tour de 50 m pour 16 étages, « tel un phare sur le Rhin », pour 44 logements. Et Bogen, sur cinq étages, s'étire le long du fleuve, « avec une conception horizontale et des appartements traversant ou mono-orienté sur le Rhin », pour 71 logements, détaille Enzo Boretti.
Un programme qui vise « plutôt les CSP + »

« Cela va du studio au six-pièces. Difficile de donner un prix moyen au m². Cela dépend de l'exposition, de la vue, de l'étage », note Laura Duval. Les quelques studios, répartis entre le 8e et le 11e étage, sont vendus entre 152 000 et 190 000 EUR, jusqu'à 28 m² avec un double balcon pour le plus grand. Les appartements proposent des typologies très variés. Les T2 vont de 35 à 50 m² - pour une fourchette de prix allant de 125 000 à 230 000 EUR. Les T3 vont de 61 à 80 m², de 199 000 jusqu'à 475 000 EUR, « pour un logis d'exception, en attique, avec une terrasse de 60 m² ». Les T4 vont de 85 à 110 m², pour un prix compris entre 332 000 et 560 000 EUR.

Les clients potentiels ? Des investisseurs, des frontaliers ? « Pas seulement. Avec pour produit d'appel un T2 à 125 000 EUR, nous avons aussi des appartements dans les prix du marché. J'ai pour clients des Suisses, des Allemands ou des expatriés, mais aussi des Français qui travaillent en France », assure Laure Duval. Le maire de Huningue, Jean-Marc Deichtmann, reconnaît cependant que le programme vise « plutôt les CSP + ». Les immeubles ne comprendront pas de logements sociaux. « Nous avons déjà presque 30 % de logements sociaux à Huningue. Nous sommes largement dans les clous par rapport à nos obligations. Et dans d'autres programmes neufs, comme près du futur groupe scolaire, au parc des Eaux Vives, il y aura bien des logements sociaux », argumente le maire.

Bogen (signé Pietri Architectes) et Link (par le cabinet Triptyque) ne sont que les premiers de six immeubles. Suivra un immeuble dédié au co-living, cette nouvelle forme d'habitat « qui prend depuis deux ou trois ans. Ce sont des meublés, quelque 180 à 200 petits logements qui ont des parties semi-communes regroupées au sein d'une vingtaine de logements », indique Enzo Boretti. Livraison de ce bâtiment imaginé par Nicolas Laisné et Dimitri Roussel prévue en 2022, selon le planning prévisionnel.
Un hôtel quatre étoiles de 115 chambres avec spa, piscine, espace fitness...

Puis sera construit un hôtel 4 étoiles de 115 chambres, avec restaurant, bar, piscine, spa, salle de fitness, etc. Signé Triptyque, il sera situé sur la rive sud de la darse du Petit Port, avec « une structure extérieure suggérant les drisses, mâts et haubans de l'architecture navale. » Et Enzo Boretti de confier : « Nous avons pu aboutir à un accord avec un hôtelier suisse pour un bail. Nous misons autant sur la partie spa et wellness que sur la clientèle d'affaire. » Enfin, deux bâtiments pour du « résidentiel géré et des logements » devraient naître un peu plus au nord, sur l'emplacement de l'actuel camping amené à déménager.

L'ensemble des Jetées devrait être terminé à l'horizon 2025. Il s'agit d'un programme mixte, pas limité au résidentiel ou à l'hôtelier, mais qui comprendra aussi des commerces en rez-de-chaussée : « Nous souhaitons garder la maîtrise de l'implantation des commerces, cela fera la réussite du projet », pronostique Enzo Boretti. L'emplacement est pour le maire de Huningue Jean-Marc Deichtmann « un endroit exceptionnel ». Les Jetées seront donc « une carte visite pour la ville et une nouvelle porte de France au coeur du quartier Dreiland. » Un endroit stratégique, martèle-t-il : « L'endroit pour apprécier au mieux l'architecture des Jetées, c'est l'Allemagne ou la Suisse. »

À ceux qui reprochent au projet d'être trop minéral, le maire rappelle qu'avec Weil am Rhein, Huningue a un projet d'aménagement des berges, Vis-à-Vis, qui bénéficie d'un financement de 2 millions d'euros et qui permettra de verdir l'ensemble, avec des espaces verts, jardins publics et autres aménagements, « pour que tout le monde se sente bien dans ce nouveau quartier ».

De même, l'architecture très contemporaine des immeubles ne doit pas faire oublier le riche passé de la ville : ainsi des murs de l'ancienne forteresse Vauban, sur le fleuve, dont certains pans qui subsistent, sont en train d'être mis en valeur dans le cadre du réaménagement des berges.
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

La tour des Bourgeois montre ses dessous

Publié dans le panorama le Samedi 21 septembre 2019 à 09:10:40

© L'alsace, Samedi le 21 Septembre 2019
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La tour des Bourgeois montre ses dessous
 

 
La fin des travaux de restauration de la tour des Bourgeois de 1535 sera marquée par deux jours de fête et de visite libre du bâtiment samedi et dimanche de 14 à 18 h. Photo L'Alsace /Bruno MEYER
Plus discrète que la tour des Fripons, la tour des Bourgeois se laisse un peu chercher du côté du vignoble, dans le vieux quartier d'Ammerschwihr mais elle n'est pas moins intéressante. Avec la porte haute du XIVe siècle, la tour des Bourgeois de 1535 est l'une des trois tours qui ponctuait la muraille à la fin du Moyen Âge. On y voit d'ailleurs encore l'amorce de la muraille d'autrefois (percée seulement en 1863 de part et d'autre de la tour) et deux portes armoriées qui indiquent le niveau du chemin de ronde initial. Sur le linteau d'une porte figurent les blasons des trois seigneurs qui se partageaient la ville : celui du Hohlandsberg, le Saint-Empire romain germanique (avec le double aigle impérial) et le seigneur de Ribeaupierre (de gauche à droite). Sur l'autre porte, un merle ou un bruant (Ammer) symbolise la cité qui a obtenu le rang de ville et le droit de s'entourer de murailles dès 1367.

L'implantation de la tour est originale : positionnée dans un angle rentrant de la muraille, la tour protégeait l'entrée d'un bras de la rivière (leWallbach ou Waldbach) dans la ville. Cette dérivation fut comblée à la reconstruction après 1945 suite aux destructions à 85 % de décembre 1944. Les travaux de restauration ont mis en évidence ce passage de la rivière sous la tour (inaccessible pour le public mais visible de la rue-de-la-rivière-aux-bains).
Certains éléments remis en évidence par la restauration

Le plan de la tour est également particulier : semi-circulaire côté attaquants, rectangulaire côté ville, cette imposante fortification fut remaniée et adaptée au progrès de l'artillerie au XVIe siècle. Avec trois bouches à feu de canonnières à redans arrondis pour assurer un double angle de tir et des meurtrières pour couleuvrines, la restauration a permis de remettre en évidence deux cheminées d'évacuation des fumées (aucun indice n'avait d'ailleurs été trouvé sur la tour des Fripons) ainsi que les faux-mâchicoulis en accolades qui courent tout le long du deuxième étage. Autrefois, la tour n'avait pas de toit : ce n'est qu'après 1911, qu'elle fut couverte par la réutilisation de la charpente de l'ancien clocher de l'église Saint-Martin au moment de son agrandissement.

Avec l'outrage du temps, la tour avait bien besoin d'une restauration des enduits et d'une révision de la toiture. Soucieuse du bon entretien de cet imposant patrimoine, la municipalité a engagé les travaux sous la houlette de l'architecte Denis Valette avec l'aide de l'État (Drac), de la Région Grand Est, du conseil départemental et le soutien de la Fondation du Patrimoine qui a mobilisé de nombreux donateurs privés. Concomitamment au chantier de la tour, la rue du rempart a également été rénovée avec des lices en bois qui courent tout le long de la rivière ainsi qu'une piste cyclable financée avec l'aide de la communauté de communes.
Bruno MEYER