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Conseil Départemental jusqu'au 26 septembre Hommage à une « Juste »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 05:54:14

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Conseil Départemental jusqu'au 26 septembre Hommage à une « Juste »
 

 
Frédéric Hautval, le neveu d'Adélaïde Hautval. devant un dessin de Yannick Lefrançois, illustrant une citation de sa tante. Photo DNA
Différentes personnalités aussi ont répondu lundi soir à l'invitation de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et ont parcouru l'exposition consacrée à Adélaïde Hautval qui se tient là jusqu'au vendredi 26 septembre.

Daniel Mérignargues, sous-préfet de l'arrondissement de Thann-Guebwiller, plusieurs élus départementaux (Martine Dietrich, Yves Hemedinger, Karine Drexler, Bernadette Groff) et des élus de Guebwiller, commune où Adélaïde a passé son enfance et où un groupe scolaire porte son nom. Il y avait aussi des représentants du protestantisme, du judaïsme, du catholicisme, de plusieurs mouvements oeuvrant pour l'amélioration des relations entre les religions...
En présencede son neveu

Ceux qui ont concouru à la concrétisation de cette manifestation ont pris successivement la parole pour expliquer leur implication dans ce projet qui met en valeur une Alsacienne, médecin, fille de pasteur, qui fut internée dans des camps de concentration entre 1943 et 1945 car elle avait manifesté son refus des persécutions contre les juifs et s'opposa aux médecins nazis qui pratiquaient des expériences sur des déportés.

Frédéric Hautval, président du conseil presbytéral de Guebwiller représentait le pasteur Christian Krieger président du conseil synodal de l'Église protestante réformée d'Alsace et de Lorraine (EPRAL). Il est aussi le neveu d'Adélaïde Hautval.

Cette exposition qui a été réalisée en trois exemplaires par l'Église protestante réformée d'Alsace et de Lorraine (EPRAL) va tourner dans différents lieux : le musée Deck à Guebwiller du 20 septembre au 18 octobre, le temple Saint-Etienne Réunion à Mulhouse du 25 octobre au 24 novembre et prochainement dans des collèges. Dans cette perspective, une plaquette à vocation pédagogique a été produite.
M. P.

 

 
 

Des marches pour le climat en Alsace comme ailleurs

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:36:11

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Des marches pour le climat en Alsace comme ailleurs
 

 
Des marches pour le climat ont lieu vendredi et samedi en Alsace, en Suisse et en Allemagne.

À Strasbourg, la Jeunesse pour le climat/Youth for climate donne rendez-vous aux lycéens, étudiants et tous ceux qui veulent et peuvent ce vendredi 20 septembre à 13 h place Kléber. Samedi 21, une marche pour le climat est organisée par le collectif « Il est encore temps Strasbourg ». Le cortège partira à 14 h de la place de la République. À Colmar, Europe Écologie-Les Verts appelle à un rassemblement ce vendredi à 18 h, place Rapp, avec pancartes et banderoles.

À Bâle, où la mobilisation est toujours bien suivie, y compris par de nombreux Alsaciens, le rendez-vous est donné ce vendredi à 11 h, place de Bärfusseplatz. À noter que les Allemands ne sont pas en reste : une très grande manifestation est annoncée ce vendredi à 10 h, à Fribourg-en-Brisgau, à l'appel de 500 organisations.

 

 
 

SOCIETE | Troisième grève mondiale de la jeunesse pour le climat : Ces enfants qui veulent changer le monde 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:41:40

SOCIETE | Troisième grève mondiale de la jeunesse pour le climat : Ces enfants qui veulent changer le monde 

Les collégiens et les lycéens sont dans la rue ce vendredi contre le changement climatique. Les jeunes de 10 à 18 ans ne se contentent plus d’interpeller les dirigeants politiques : ils agissent. 
 
  

Et si la politique se faisait dans la cour de récréation ? La mobilisation de la jeunesse impressionne, partout dans le monde, face à l’urgence climatique.
La cause écologique est devenue le premier des combats chez les 10-18 ans. Cet engagement pour l’environnement, le plus médiatique, avec la jeune Greta Thunberg pour modèle, a pris une ampleur inattendue.

L’écologie est le combat le plus immédiatement visible, mais les exemples sont nombreux, de jeunes qui s’engagent sur d’autres causes, comme le montre le réalisateur Gilles de Maistre dans le documentaire Demain est à nous , au cinéma mercredi prochain : une collection de portraits d’enfants qui changent le monde. « Ils raisonnent comme des enfants : ça part du cœur et le cœur guide leur intelligence. Ils ne prétendent pas régler à eux seuls le problème du climat, de la pollution et de la misère, ils agissent concrètement, autour d’eux ».
Nous avons recueilli le témoignage de trois enfants militants.
Louise Frère, 15 ans, France
Louise a 15 ans. Elle fait de l’écologie au quotidien. Dans sa vie, la collégienne de Fontenay-aux-Roses, en région parisienne, consomme anti-gaspi : « Je fais attention à ne pas trop consommer d’eau, d’électricité, de produits emballés ».
Le week-end dernier, Louise s’est mobilisée pour l’opération Clean Clopes, de ramassage des mégots qui contiennent des substances polluantes et mettent 15 ans à se dégrader.
Sur son visage, Louise avait tracé une larme verte, le signe de ralliement d‘un compte Instagram du même nom qu’elle suit, à l’origine de cette collecte. La Larme Verte a été créée par deux lycéennes de Nice inspirées par Greta Thunberg, le porte-voix écolo de la nouvelle génération. Ce compte très suivi donne des conseils pour faire des économies d’énergie, changer notre mode de vie et préserver la planète.
José Adolfo Quisocala Condori, 14 ans, Pérou
José est un écolo banquier. Le plus jeune banquier du monde. José Adolfo Quisocala Condori avait 7 ans quand il a créé la première banque pour les enfants, la Banco Cooperativo del Estudiante Barselana. Une banque destinée à aider les enfants à économiser tout en préservant l’environnement.
Ecologique, économique, sociale, cette banque coopérative repose sur une idée simple : organiser avec des enfants la collecte de déchets (3 000 tonnes par mois) revendus à des entreprises de recyclage qui les rémunèrent.
« Nous ne donnons pas de leçons aux adultes. Nous les enfants, pensons d’abord à aider ceux qui souffrent, sans calcul politique. Nous sommes des enfants comme les autres, et ce n’est pas parce qu’on fait tout ça, qu’on n’est plus des enfants Peu importe notre âge, notre taille et la taille du problème, il suffit d’oser, d’avoir du courage et de faire les choses ».
Aïssatou Abdoulaï, 12 ans, Guinée
Aïssatou ne se dit pas féministe, mais cette ado au visage d’enfant se bat contre le mariage précoce des jeunes filles et les violences faites aux femmes dans son pays, la Guinée.
Elle était en 6e quand elle a croisé à l’école une fille de 15 ans, mariée précocement. « A cause de sa grossesse, elle n’avait pas pu terminer l’année scolaire. Je me suis dit qu’il fallait agir : j’ai rejoint le Club des jeunes filles leaders de Guinée ».
Aïssatou fait campagne dans les rues et n’hésite pas à interpeller les politiques au plus haut niveau. « On me dit que c’est notre religion, notre culture, notre tradition, mais même la science a montré que le mariage précoce était nuisible à la santé de la jeune fille ! Et puis c’est interdit par la loi guinéenne, il faudrait appliquer pleinement la loi pour endiguer ce fléau ».
Aïssatou ne se décourage jamais : « Quand je vois les filles qui souffrent, ça me donne du courage. Moi, je suis sauvée, alors je veux sauver les autres. Je suis petite, mais je peux agir. »

Le climat, première des causes de la jeunesse

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:38:29

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Le climat, première des causes de la jeunesse
 

 
La militante suédoise Greta Thunberg, 16 ans, et l'activiste écologiste américain Levi Draheim, 12 ans. Photo ERIC BARADAT/AFP
Une banderole, du rock et un chant communiste. Hier matin, le Parlement suisse a dû interrompre le débat sur la nouvelle loi sur les CO2. Dans les tribunes, des jeunes ont déployé une banderole en anglais : « Le compte à rebours a commencé. Il reste 16 mois ». Le message fait référence au projet de réduire les gaz à effet de serre d'ici fin 2020. En guise de bande-son militante, The Final Countdown, du groupe suédois Europe, et Bella Ciao, chant italien de résistance des partisans lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les jeunes Suisses sont mobilisés pour le climat. Comme la jeunesse partout dans le monde. Ce vendredi 20 septembre a lieu la troisième Grève mondiale des jeunes pour le climat : à trois jours du Sommet Action Climat des Nations Unies, les jeunes descendront dans les rues pour manifester leur colère. Les différents groupes locaux du mouvement Youth For Climate/Fridays For Future mobilisent partout en France. « Si nous sortons dans les rues, c'est parce que nous vivons avec une inquiétude dont on ne se détache pas. Nous avons peur. Et nous sommes en colère ».

« Nous savons que c'est notre système capitaliste basé sur les énergies fossiles qui est responsable de la destruction de la vie sur Terre et qui accroît les inégalités sociales dans le monde, plaide Youth For Climate France. Nous devons mettre fin à ce système qui ne profite qu'à un très petit nombre, le plus rapidement possible ! Nous exigeons que nos dirigeants, qui se réunissent le 23 septembre à New York prennent enfin les décisions politiques qui sauveront la vie sur Terre ».

Presque 2 millions de jeunes étaient descendus dans la rue le 15 mars dernier, date de la première Grève mondiale pour le climat, initiée par la lycéenne suédoise Greta Thunberg. Le 24 mai, ils étaient aussi nombreux à manifester partout dans le monde. « Nos dirigeants ont alors commencé à nous écouter, dit Youth For Climat France, mais ils ne semblaient et ne semblent toujours pas vouloir comprendre le message que nous portons, celui de l'urgence écologique et sociale ».
N.C.

 

 
 

POLITIQUE La présidentielle 2022, Xavier Bertrand, ex-ministre de Sarkozy, "y pense"

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:47:18

POLITIQUE La présidentielle 2022, Xavier Bertrand, ex-ministre de Sarkozy, "y pense"

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Le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand a affirmé jeudi soir qu’il "pensait" à l’élection présidentielle mais que sa candidature dépendrait de sa victoire aux élections régionales, qui auront lieu un an auparavant et auxquelles il sera candidat.

L’ancien ministre du Travail et de la Santé, qui ne cache pas ses ambitions pour 2022, a déclaré qu’il "pensait" à la présidentielle mais que "y penser ne suffit pas". "Parce que le problème d’une élection présidentielle ça n’est pas de vouloir être candidat, c’est de savoir si on peut être un bon président. Et pour cela il faut être préparé, avoir les solutions aux problèmes des Français".

Politique | Droite : À Belfort, des députés LR en quête d’un leader 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:43:15

Politique | Droite : À Belfort, des députés LR en quête d’un leader 

Après la débâcle des dernières européennes, la droite en pleine recomposition cherche un leader parmi ses députés à l’occasion des journées parlementaires LR. 
 
Derrière l’ambiance feutrée des salons du centre des congrès de Belfort, c’est une élection gigogne qui se joue, depuis jeudi, pour les journées parlementaires LR (Les Républicains), qui réunit environ 70 députés pendant deux jours.
Le premier scrutin est celui qui devra désigner, en octobre, un nouveau président pour le parti après la déroute aux élections européennes en juin (8,48 %). Selon les statuts de LR, un nouveau président aurait dû être élu dans les six semaines, mais cela tombait en pleines vacances estivales…

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Trois candidats sont en lice : Christian Jacob, 59 ans, ancien ministre, actuel président du groupe parlementaire (depuis 2010), député de Seine-et-Marne, archi-favori. Julien Aubert, 41 ans, député du Vaucluse. Guillaume Larrivé, 42 ans, député de l’Yonne. Seuls deux candidats sont à Belfort. Guillaume Larrivé a préféré faire campagne ailleurs. « Nous avons d’autres sujets que cette campagne pour ces journées » veut faire croire Christian Jacob. L’avis n’est pas partagé par Julien Aubert. « Il y avait une réunion militante ce soir. J’ai demandé si c’était une réunion électorale de Christian Jacob. Finalement, j’ai été autorisé à m’y exprimer aussi ».
Au bord de l’explosion
La seconde élection est larvée, mais tout aussi présente dans les esprits. Si Christian Jacob prend la direction du parti, il faudra le remplacer à la tête du groupe parlementaire. Les journées belfortaines représentent donc un premier tour de piste pour de possibles candidats qui n’avouent pas encore ouvertement leurs ambitions. On voit beaucoup Annie Genevard, la députée du Doubs, soutien officiel de Christian Jacob. Philippe Gossin (Manche), Damien Abad (Ain), Virginie Duby-Muller (Haute-Savoie) et Daniel Fasquelle (Pas-de-Calais) paraissent aussi en pré-campagne. Dans les couloirs de l’Atria de Belfort, les piques entre les concurrents s’agrémentent surtout d’une critique contre un parti devenu inaudible, sinon au bord de l’explosion, entre les blocs LREM et RN.
Devant les caméras, on appelle à la cohésion. « Nous sommes là pour montrer une unité malgré les difficultés » assure Ian Boucard, le député LR de Belfort.
« Il faut trancher », lâche Julien Aubert pour qui le libéralisme est une politique « dépassée ». Le jeune parlementaire veut revenir à une souveraineté, notamment économique et industrielle, telle que celle connue sous la présidence de Charles de Gaulle (dont il arbore la croix au revers de son veston). Christian Jacob lui, veut explorer, les thématiques laissées « de côté » par Emmanuel Macron : les députés LR étaient invités à plancher sur la politique de la ville et la jeunesse. Ils rencontreront ce vendredi l’intersyndicale de General Electric Belfort.

Larem Martine Wonner : « Pas de débat erroné » sur l'immigration

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:12:39

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Larem Martine Wonner : « Pas de débat erroné » sur l'immigration
 

 
Martine Wonner et Thierry Michels, députés LaRem du Bas-Rhin. Archives DNA /Michel FRISON
Une diffusion « opportune ». La lettre demandant à l'exécutif de ne pas remettre en cause l'aide médicale d'État (AME), Martine Wonner l'a écrite pendant l'été. Elle pensait la publier juste avant le débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale du 30 septembre. Cosignée par 35 députés LaRem, MoDem, Libertés et Territoires et non-inscrits, elle a finalement été diffusée quelques jours après qu'Emmanuel Macron a changé de ton sur l'immigration devant les députés de la majorité, lundi.

« Ça tombait à pic, l'objectif étant de ne pas se laisser entraîner dans un débat erroné », explique la députée LaRem du Bas-Rhin. « Le discours du président de la République a été mal vécu par certains. C'est un sujet régalien important. Le fait de dire qu'il ne faut pas entretenir de laxisme me convient. En revanche, j'aime à lui rappeler que nous sommes un pays qui accueille très mal les migrants et les demandeurs d'asile. Et que nos valeurs doivent nous pousser à améliorer ce premier accueil. »
300 000 personnes concernées

D'où la lettre ouverte adressée au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur. « Laisser penser que l'attractivité de notre système de santé serait la raison des flux migratoires que connaît notre pays serait, dans le contexte actuel, une erreur dont nous serions collectivement responsables », estiment les cosignataires. « Alors que 64 % des demandeurs d'asile souffrent de syndromes psycho-traumatiques liés à la précarité, aux ruptures brutales, aux violences, ou encore à la barrière de la langue, supprimer la prise en charge psychiatrique de l'AME serait les condamner. »

« Si la France s'honore de l'existence d'un droit constitutionnel à l'accès aux soins, il nous appartient de toujours le faire primer sur les logiques comptables et budgétaires », concluent-ils, Martine Wonner en tête. L'AME permet à plus de 300 000 personnes étrangères d'accéder à la prévention et aux soins, avec un budget représentant 0,5 % de l'Assurance maladie, rappellent-ils.

« Ne dramatisons pas les choses et ne cédons pas à la facilité ni à la passion », glisse Thierry Michels en saluant la « diversité » des expressions dans la majorité tout en pointant « le risque de la division ». Le député LaRem de Strasbourg table sur le débat du 30 septembre pour « avancer de manière intelligente sur ce chemin de crête difficile ».

« Il faut prendre en compte nos obligations internationales en matière de droit d'asile et accélérer les délais de traitement des demandes, mais nous devons aussi veiller à ce que le corps social ne rejette pas ce que nous réalisons et se tourne vers les extrêmes », précise Thierry Michels. Il regrette « l'incapacité européenne à mener une politique commune en la matière » et insiste sur l'importance de « l'aide au développement ».

En attendant les échanges à l'Assemblée nationale, « les uns et les autres se positionnent », sourit-il.
Franck BUCHY (*) L'aide médicale de l'État est destinée à permettre l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière au regard de la réglementation française sur le séjour en France.

 

 
 

Politique | Réforme de l’aide médicale d’État : Martine Wonner : « Pas de débat erroné » sur l’immigration 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:39:38

Politique | Réforme de l’aide médicale d’État : Martine Wonner : « Pas de débat erroné » sur l’immigration 

Martine Wonner (LaREM) est à l’origine de la lettre ouverte adressée par 35 députés au Premier ministre pour leur demander de ne pas toucher à l’aide médicale d’État (*). L’offensive intervient quelques jours après le ton d’Emmanuel Macron sur l’immigration. 
 
Une diffusion « opportune ». La lettre demandant à l’exécutif de ne pas remettre en cause l’aide médicale d’État (AME), Martine Wonner l’a écrite pendant l’été. Elle pensait la publier juste avant le débat sur l’immigration à l’Assemblée nationale du 30 septembre. Cosignée par 35 députés LaREM, MoDem, Libertés et Territoires et non-inscrits, elle a finalement été diffusée quelques jours après qu’Emmanuel Macron a changé de ton sur l’immigration devant les députés de la majorité, le lundi 16 septembre.
« Ça tombait à pic, l’objectif étant de ne pas se laisser entraîner dans un débat erroné », explique la députée LaREM du Bas-Rhin. « Le discours du président de la République a été mal vécu par certains. C’est un sujet régalien important. Le fait de dire qu’il ne faut pas entretenir de laxisme me convient. En revanche, j’aime à lui rappeler que nous sommes un pays qui accueille très mal les migrants et les demandeurs d’asile. Et que nos valeurs doivent nous pousser à améliorer ce premier accueil. »

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300 000 personnes concernées
D’où la lettre ouverte adressée au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur. « Laisser penser que l’attractivité de notre système de santé serait la raison des flux migratoires que connaît notre pays serait, dans le contexte actuel, une erreur dont nous serions collectivement responsables », estiment les cosignataires. « Alors que 64 % des demandeurs d’asile souffrent de syndromes psycho-traumatiques liés à la précarité, aux ruptures brutales, aux violences, ou encore à la barrière de la langue, supprimer la prise en charge psychiatrique de l’AME serait les condamner. »
« Si la France s’honore de l’existence d’un droit constitutionnel à l’accès aux soins, il nous appartient de toujours le faire primer sur les logiques comptables et budgétaires », concluent-ils, Martine Wonner en tête. L’AME permet à plus de 300 000 personnes étrangères d’accéder à la prévention et aux soins, avec un budget représentant 0,5 % de l’Assurance maladie, rappellent-ils.
« Ne cédons pas à la facilité ni à la passion »
« Ne dramatisons pas les choses et ne cédons pas à la facilité ni à la passion », glisse Thierry Michels en saluant la « diversité » des expressions dans la majorité tout en pointant « le risque de la division ». Le député LaREM de Strasbourg table sur le débat du 30 septembre pour « avancer de manière intelligente sur ce chemin de crête difficile ».
« Il faut prendre en compte nos obligations internationales en matière de droit d’asile et accélérer les délais de traitement des demandes, mais nous devons aussi veiller à ce que le corps social ne rejette pas ce que nous réalisons et se tourne vers les extrêmes », précise Thierry Michels. Il regrette « l’incapacité européenne à mener une politique commune en la matière » et insiste sur l’importance de « l’aide au développement ».
En attendant les échanges à l’Assemblée nationale, « les uns et les autres se positionnent », sourit-il.

Dessenheim Le maire Alexis Clur ne briguera pas un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:05:48

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Dessenheim Le maire Alexis Clur ne briguera pas un nouveau mandat
 

 
Alexis Clur ne se représentera pas en 2020. Photo L'Alsace /Jean Marc LALEVÉE
On prête à une dizaine de maires sur les 29 que compte la communauté de communes du Pays Rhin Brisach, l'intention de ne plus se représenter en 2020. Mais, s'il est un renoncement auquel peu de monde s'attendait, c'est bien celui du plus jeune maire du canton, Alexis Clur, âgé de 36 ans, premier magistrat de Dessenheim, qui a informé la population de sa décision dans une lettre ouverte, datée du 12 septembre, distribuée dans toutes les boîtes aux lettres du village. Après 12 ans de vie municipale en tant qu'adjoint d'abord puis de maire, il a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat.

Enseignant en droit et communication à l'IUT de Colmar, après avoir exercé les fonctions d'attaché territorial au département, père d'une petite fille de 3 ans, il explique son choix mûrement réfléchi, avec l'impossibilité de mener de front, vie professionnelle, vie familiale et vie publique, même, quand selon ses propres termes : « On est jeune et dynamique. Ce cumul donne l'impression de constamment courir après le temps et représente une charge de travail et des amplitudes de travail journalières qui dépassent l'entendement. La vie est précieuse, fragile aussi et peut basculer en un instant. II faut avoir la sagesse d'ouvrir des horizons, de profiter de la vie, de sa famille. »
Reconnaître cette fonction comme métier à part entière

Le jeune édile souhaiterait que la fonction de maire soit reconnue comme métier à part entière, comme c'est le cas pour ses homologues allemands qui se consacrent pleinement à leur mission et ne cumulent pas l'exercice des responsabilités communales avec une activité professionnelle à plein temps. Il formule le voeu que celui ou celle qui lui succédera, honore son mandat avec autant de passion, de rigueur et d'humilité qu'il l'a fait tout au long de ces 6 années au service de Dessenheim. Aucun candidat ne s'est encore officiellement annoncé.

De ses 6 années d'exercices, il retient la bonne entente qui a toujours régné au sein de son conseil municipal, entre ses trois adjoints et les conseillers. Enfin, il estime qu'il n'a pas à rougir de son bilan, de nombreuses réalisations ont vu le jour sous sa mandature : sécurisation de la RD2, installation de radars pédagogiques, rénovation de la rue de l'Etoile et de chemins ruraux, la mise en place d'un éclairage LED dans le quartier Est, enfouissement des points d'apport volontaire, ou encore l'installation tant attendue d'une antenne de téléphonie mobile 4G (Orange et Free), la lutte pour le maintien de la 4e classe d'élémentaire et bien entendu le chantier phare à savoir la restructuration et la mise aux normes de la mairie. Autant d'actions réalisées dans un contexte financier très serré, a-t-il encore tenu à préciser.
Jean Marc LALEVÉE

 

 
 

Mulhouse visite ministérielle « Nous voulons une police au plus près des attentes des habitants »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:30:45

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Mulhouse visite ministerielle « Nous voulons une police au plus près des attentes des habitants »
 

 
« Les polices municipales, comme celle de Mulhouse, sont un élément majeur du continuum de sécurité que nous voulons mettre en place », souligne Laurent Nunez. Archives DNA /Alain CHEVAL
Les 30 ans de la police municipale de Mulhouse justifient-ils à eux seuls la venued'un secrétaire d'État ?

Oui, parce que les polices municipales, comme celle de Mulhouse, sont un élément majeur du continuum de sécurité que nous voulons mettre en place avec Christophe Castaner. Mon déplacement est placé sous le signe de la police de sécurité du quotidien et, effectivement, la bonne coordination police nationale-police municipale en est une composante essentielle, que je tenais à saluer en assistant à cette cérémonie. Je visiterai aussi l'hôtel de police et j'irai à la rencontre des habitants et des acteurs sociaux du quartier de Bourtzwiller, à la compagnie de gendarmerie de Mulhouse.
Vingt policiers en renfort dans le « quartier de reconquête républicaine » de Mulhouse

Mulhouse a été site prioritairelors de la mise en place des zones de sécurité prioritaires (ZSP) en 2012, il y a également eu l'ouverture d'un commissariatmixte aux Coteaux avec des policiers municipaux et nationaux : d'autres programmes seront-ilsmis en chantier à Mulhouse ?

Mulhouse reste un site prioritaire, qui bénéficie notamment de la mise en place des groupes de partenariat opérationnel. Ce sont des structures de terrain qui permettent d'identifier des problèmes de sécurité ou de nuisances, et d'y apporter une réponse partenariale avec les acteurs concernés : la police nationale, la mairie, les bailleurs sociaux, les services sociaux et éducatifs. Nous voulons une police « sur mesure », au plus près des attentes des habitants. Je peux aussi citer le centre de loisirs jeunes, au coeur même du « quartier de reconquête républicaine » qui a été créé [NDLR : à Bourtzwiller] en partenariat avec la mairie de Mulhouse et qui permet aux jeunes d'avoir accès aux activités sportives, éducatives et citoyennes.
Vous allez officialiser l'arrivée de policiers supplémentaires dans le cadre de la « police de sécurité du quotidien » : a-t-on déjà n retour d'expérience sur l'efficacité de cette PSQ ?

Sur tout le territoire national, ce sont 60 quartiers de reconquête républicaine qui vont être mis en place d'ici la fin du quinquennat. D'ores et déjà, 47 sont opérationnels, dont celui de Mulhouse. Ils bénéficient de 10 à 35 effectifs supplémentaires. Concrètement, c'est davantage de policiers sur le terrain : 20 policiers sont ainsi arrivés à Bourtzwiller.

Les quartiers de reconquête républicaine, ce sont des effectifs de police supplémentaire. Cela se voit, cela rassure, cela dissuade aussi. Mais ce n'est pas que cela : c'est la mise en place d'une meilleure organisation pour lutter contre les trafics et la délinquance, notamment avec les cellules de lutte contre les trafics, présidées par les préfets et les procureurs. Depuis septembre 2018, plus de 6 millions d'euros d'avoirs criminels ont été saisis dans les quartiers de reconquête républicaine, ce qui illustre la dimension judiciaire de l'action menée dans ces quartiers. À Mulhouse, la semaine dernière, 1,5 kg de résine de cannabis a par exemple été saisi.

Mais la police de sécurité du quotidien s'étend au-delà des quartiers de reconquête républicaine, partout sur le territoire national, avec une même méthode : davantage de liens et de proximité avec les habitants et les partenaires, notamment en changeant les modes de patrouille, en favorisant la prise de contact avec les habitants et les commerçants.
Dans les faits, les effectifs de cette PSQ sont de très jeunes fonctionnaires sans expérience. Si le nombre y est, l'inexpérience ne risque-t-elle pas de peser et de rendre inefficace cette PSQ ?

Entre 2007 et 2012, les effectifs des forces de l'ordre ont baissé de plus de 12 000. Cette saignée n'avait jamais encore été résorbée. Il fallait donc d'abord répondre à l'urgence : recruter 10 000 nouveaux policiers et gendarmes. C'est ce que nous avons lancé dès le début du quinquennat. Évidemment, ce sont des jeunes. Ils vont s'aguerrir sur le terrain, gagner en expérience et apporter toute leur énergie dans nos effectifs. Mais ils ne doivent pas se retrouver seuls en première ligne. C'est pourquoi, dans le Haut-Rhin, le directeur départemental de la sécurité publique a choisi de répartir ces renforts et de les mixer avec des policiers plus expérimentés, notamment pour l'encadrement. Douze policiers travaillent en tenue au plus près des habitants et huit constituent un groupe judiciaire chargé de la lutte contre l'économie souterraine et les stupéfiants.
« Nous faisons des efforts très importants en matière de moyens »

Manque d'effectifs, mais surtout manque de moyens matériels : Mulhouse n'est pas épargné. Va-t-il y avoir des dotationssupplémentaires, tant sur le plannational que sur le plan local ?

Entre juin et septembre, 20 effectifs supplémentaires ont été affectés au quartier de reconquête républicaine de Mulhouse et dix autres policiers supplémentaires ont été recrutés. Plus d'une quinzaine de véhicules neufs doivent être livrés pour les policiers du Haut-Rhin d'ici la fin de l'année. Nous faisons des efforts très importants en matière de moyens pour les forces de l'ordre : en 2019, ce sont 220 MEUR [millions d'euros] supplémentaires pour la police nationale et plus de 3 071 gardiens de la paix sortis d'école. Ce sont 900 MEUR investis entre 2018 et 2020 pour un plan immobilier ambitieux, pour des conditions de travail dignes. Ce sont de meilleures conditions d'exercice, avec 10 400 nouvelles caméras piétons achetées et 5 800 véhicules neufs commandés.
La ville de Mulhouse fait-elle partie, à vos yeux, des sites pilotes en matière de coopération entre police nationale et police municipale ?

À Mulhouse, cette coopération fonctionne très bien. La qualité des partenariats est un élément essentiel pour nous au moment de choisir l'implantation des quartiers de reconquête républicaine. Les polices municipales ont un rôle déterminant pour la sécurité des Français et leur coopération toujours plus étroite, avec la police ou la gendarmerie nationale, dans le respect des compétences de chacun, est une excellente chose pour la tranquillité de nos concitoyens.
Lancement d'un nouveau plan anti-stups ce mardi à Marseille, mise en place d'une nouvelle unité qui remplace la brigade des stupéfiants sur la DDSP 68 : on recycle l'ancien pour faire du neuf...

Le plan que nous avons présenté, c'est tout sauf du recyclage ! Il y aura un seul chef de file, unique et identifié, contre les trafics, en lien avec l'autorité judiciaire : l'Ofast, l'office anti-stupéfiant. Les cellules de lutte contre les trafics seront renforcées. Concrètement, cela signifie que tous les services répressifs - police judiciaire, sûreté départementale, gendarmerie nationale, douanes... - travailleront ensemble pour échanger des informations et démanteler les réseaux en profondeur, sous l'autorité du parquet. Il sera possible de faire contribuer les polices municipales et les bailleurs sociaux aux cellules de renseignement opérationnel, comme pourvoyeurs d'informations.

Hormis quelques territoires d'expérimentation, cela ne s'était jamais fait. Grâce à cette coordination renforcée, des réseaux seront démantelés partout où ils gangrènent les quartiers.
Mulhouse n'est pas forcément connu pour être une plaque tournante en matière de stupéfiants, mais force est de constater que les dernières saisies sont les plus importantes (11 tonnes de cannabis en décembre dernier) : cela va-t-il entraîner un renforcement des moyens dédiés à cette lutte ?

Cette saisie de 11 tonnes de cannabis démontre justement l'implication efficace de la police judiciaire dans la lutte contre les stupé-fiants à Mulhouse. Dans le cadre du quartier de reconquête républicaine et grâce aux renforts d'effectifs, un groupe « de lutte contre l'économie souterraine et les stupéfiants » vient d'être créé au commissariat de Mulhouse. La lutte contre les stupéfiants, à Mulhouse comme ailleurs, est une priorité pour le gouvernement.
Propos recueillis par Alain CHEVAL

 

 
 

Sécurité | Mulhouse : Une préoccupation et un enjeu majeur… 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:37:48

Sécurité | Mulhouse : Une préoccupation et un enjeu majeur… 

Une enquête réalisée par « Mulhouse j’y crois » au sujet des ressentis de la population sur les politiques menées par la Ville montre que la sécurité est une préoccupation majeure. Maire et adjoint ont voulu rappeler avec force ce qui était fait sur Mulhouse dans ce domaine. 
 
Y a-t-il un lien avec la venue aujourd’hui même à Mulhouse de Laurent Nunez, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur et cette conférence de presse qui s’est tenue ce jeudi dans les locaux de la police municipale en compagnie du maire de la ville, Michèle Lutz, de son adjoint chargée de la sécurité et de la tranquillité publique, Paul Quin, et du patron de la police municipale, David Gagliardi ? C’est sans doute un hasard de calendrier mais le hasard fait bien les choses puisque le représentant de l’État vient voir de visu le fonctionnement d’une patrouille mixte police nationale/police municipale, le centre d’information et de commandement (tour de contrôle des caméras de surveillances), participer à la cérémonie des 30 ans de la police municipale de Mulhouse, visiter le commissariat de police de Bourtzwiller situé au cœur du dispositif de reconquête républicaine.
Prévention et sécurité publique

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Hier en tous les cas, le maire, après un rappel utile (« la sécurité c’est la fonction régalienne de l’État mais nous sommes tous concernés par cette dernière », dixit le maire) a tenu à tordre le cou aux idées reçues et à rappeler la politique qu’elle et son équipe menaient à propos de la sécurité qu’elle veut prioritaire. Il faut dire que ce sondage en ligne (qui ne concerne qu’une faible proportion de la population mulhousienne précise-t-on à la ville - 636 réponses - NDLR) fait état d’un sentiment d’insécurité… sans doute exprimé au regard de l’actualité nationale.
« Mais pour moi, précise le premier magistrat de la ville, il est important de rappeler que Mulhouse n’a eu de cesse de développer, au fil des années, sur les périmètres qui sont les siens, de nombreux dispositifs et actions visant à prévenir la délinquance et lutter contre l’insécurité. Cette action s’inscrit de façon cohérente dans le cadre de la Stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance (STSPD) de l’Agglomération ». Et d’ajouter encore que « la sécurité est la première de mes priorités, elle ne peut pas être la seule affaire de l’État. La coconstruction de sécurité doit mobiliser toutes les énergies, toutes les compétences, et les moyens nécessaires. Notre démarche s’appuie sur la prévention et la sécurité publique ». Un message clair et martelé même si les chiffres sur les huit premiers mois de l’année, assombrissent, malheureusement, un discours clairement volontariste ( lire encadré ).
Michèle Lutz insiste : « Cette hausse de la délinquance s’inscrit dans un contexte défavorable enregistré sur l’ensemble du territoire national. »
Paul Quin a détaillé ce qui a été fait et les projets en cours pour garantir le bien-vivre ensemble, « sur les champs qui sont les siens et sur le principe d’une adaptation des réponses en fonction des problématiques, la Ville de Mulhouse a développé un panel de dispositifs aux objectifs précis qui doivent concourir à garantir la tranquillité publique ».
Une cinquantaine d’agents ont été déployés et mobilisés sur les enjeux de maintien de la tranquillité publique
Et de lister : mise en place d’une équipe spécialisée d’agents de tranquillité publique dédiés à la lutte contre les incivilités commises sur les espaces publics, mise en place d’une équipe de nuit de la police municipale durant l’été. « Depuis le 1er  janvier 2019, un rapprochement des coordinations territoriales de prévention et de sécurité a été mis en œuvre avec les services de tranquillité publique, médiation et agents de tranquillité publique, au bénéfice de la relation à l’habitant. Ce changement a entraîné une optimisation des moyens et ressources dans la recherche de l’apaisement des tensions sociales et la prévention de la délinquance », ajoute l’adjoint précisant que « des moyens humains importants (une cinquantaine d’agents) et professionnalisés ont été déployés et mobilisés sur les enjeux de maintien de la Tranquillité publique et du bien- vivre ensemble. »
L’usage de la vidéoprotection comme outil de lutte contre les incivilités
Il a été rappelé la mise en place des groupes de partenariat opérationnel (GPO) avec les services de l’État qui mettent en relation les différents acteurs qui concourent à la vie sociale (police nationale, Ville, Éducation nationale, Justice, PJJ, CSC…), afin d’identifier les problématiques ; les actions conjointes entre la police nationale et municipale. Bien sûr l’usage de la vidéoprotection comme outil de lutte contre les incivilités a été évoqué avec la vidéo verbalisation (notamment lors des mariages qui débordent) mais aussi l’intégration de certaines caméras du réseau Soléa. « Aujourd’hui, le réseau de vidéoprotection urbaine de la Ville de Mulhouse compte 265 caméras réparties principalement sur le centre-ville et les trois quartiers ZSP mulhousiens, permettant une vigilance 24 heures/24 heures. »
Les chiffres sur les huit premiers mois de l’année sont explicites : 2929 faits constatés qui ont donné lieu à 1848 interventions (PN/PM et ou Sdis), 156 interpellations en flagrant délit et 651 réquisitions effectuées par un officier de police judiciaire.
Dernier point mais sans doute au cœur du débat : les mineurs commettant des incivilités et le rappel à l’ordre. Déjà mise en œuvre avec succès depuis plusieurs années dans le cadre de l’absentéisme dans les écoles élémentaires de Mulhouse, cette disposition permet un rappel à l’ordre aux mineurs qui commettent des incivilités, l’objectif étant de privilégier la pédagogie à la sanction. « De nombreuses actions de sensibilisation et de pédagogie ont été privilégiées. Depuis 2015, 232 personnes ont fait l’objet d’un rappel à l’ordre ».
Alors en un mot comme en cent et ce sera sans doute un slogan de campagne : « A Mulhouse, c’est la sécurité d’abord ».

Transport | Rail : SNCF : les trois chantiers qui attendent le nouveau patron 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:44:47

Transport | Rail : SNCF : les trois chantiers qui attendent le nouveau patron 

Emmanuel Macron a choisi un homme du sérail pour diriger la SNCF. Ancien chef de gare, Jean-Pierre Farandou hérite d’une entreprise en pleine mutation qui va devoir affronter la concurrence à partir de 2020. 
 
 

1. L’ouverture à la concurrence
Elle sera possible à partir de décembre 2019 pour les TER (trains express régionaux) mais les premiers trains des concurrents de la SNCF circuleront en 2021 ou en 2022, le temps des appels d’offres. L’opérateur historique devra batailler pour conserver un maximum de lignes car plusieurs Régions sont très remontées contre la SNCF à cause des retards et des trains annulés, même si le nombre de passagers est reparti à la hausse.
Jean-Pierre Farandou qui succédera à Guillaume Pepy a le profil parfait. Depuis 2012, il a une grande expérience des appels d’offres à la tête de Keolis, la filiale de la SNCF spécialisée dans le transport public urbain.

Les TGV seront ouverts à la concurrence à partir de décembre 2020. L’espagnol Renfe et l’allemand Flixtrain sont déjà intéressés. L’italien Trenitalia viendra même titiller la SNCF dès l’été 2020 sur la ligne archi-rentable Paris-Lyon en profitant d’une liaison internationale vers Milan. Le nouveau PDG de la SNCF a un atout. Il hérite de l’immense succès du Ouigo. Grâce au modèle low cost lancé par son prédécesseur, le TGV a repris des parts de marché aux autocars et au covoiturage en captant les voyageurs à petit budget.
2. Le nouveau pacte social
À la suite de la réforme ferroviaire, la SNCF devient une société anonyme à capitaux publics en 2020 et les nouveaux salariés n’auront plus le statut de cheminot. Jean-Pierre Farandou va devoir boucler le nouveau pacte social. Il connaît très bien le sujet car il préside depuis juin l’organisation patronale qui négocie la future convention collective du ferroviaire avec les syndicats.
Le choix d’un cheminot pur sucre pour diriger la SNCF est un geste d’apaisement après la longue grève de 2018. Le PDG de Keolis a fait toute sa carrière à la SNCF. Il a même été chef de gare à Rodez (Aveyron). La réforme des retraites risque toutefois de lui compliquer la tâche, alors qu’il n’aura pas la main sur ce dossier explosif. Les cheminots ne veulent pas perdre leur régime particulier qui fixe l’âge minimum de départ à 52 ans pour les conducteurs et à 57 ans pour les sédentaires. Premier test avec la journée de grève mardi prochain à la SNCF à l’appel de Sud Rail et de la CGT.
3. Modernisation du réseau et des trains du quotidien
Après des décennies de tout-TGV et de délaissement des lignes classiques, la SNCF a une nouvelle priorité : les trains du quotidien, empruntés par 93 % des voyageurs. L’État a porté ses investissements à 3,6 milliards d’euros par an pendant 10 ans pour rénover un réseau vétuste et engorgé dans les métropoles. C’est trois fois plus qu’il y a dix ans.
La maintenance reste un défi majeur, six ans après le déraillement d’un train qui avait fait sept morts et 70 blessés à Bretigny-sur-Orge (Essonne) en 2013. Un rapport confidentiel de l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) révélé en août dernier pointe « un écart majeur sur le niveau de maîtrise du processus de maintenance de l’infrastructure ferroviaire » dans la région Atlantique.

La Cité du train mulhousienne s'expose dans le RER parisien

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:09:48

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La Cité du train mulhousienne s'expose dans le RER parisien
 

 
Philippe Mirville (à gauche), le président de la Cité du train, présente le matériel ferroviaire du musée photographié et collé à l'intérieur de la rame D du RER. À droite, l'image de l'autorail Bugatti. Photo L'Alsace
Question pour le prochain brevet des collèges : sachant que la ligne D du RER parisien fonctionne avec 160 rames de cinq voitures par jour pour transporter quotidiennement 615 000 passagers, quel est le pourcentage de chance que vous avez de monter à bord de la rame décorée entièrement aux couleurs du patrimoine SNCF et de la Cité du train de Mulhouse ? Vous n'avez pas l'âge du conducteur ? Qu'importe, même le service de presse de la SNCF ne connaît pas la réponse.
Cinq voitures, cinq thèmes

Et pour le coût de la pose des 720 m² de vinyle anti-tag et anti-graffiti ? « Je ne peux pas vous donner de chiffre mais, dans le cadre de la rénovation d'une rame, la décorer, c'est très rentable. Avec les rames déjà aux couleurs de Versailles, des impressionnistes ou de l'histoire du cinéma, on s'est aperçu qu'elles étaient beaucoup plus respectées par les usagers... Le train Versailles réalisé en 2012, par exemple, est toujours impeccable », souligne Marianne Azoulay, responsable de la valorisation du patrimoine. « C'est une exposition hors des murs de la Cité du train », prolonge Agnès Augier, la directrice de la communication de la SNCF.

Après le Roi Soleil et les peintres d'Orsay, au tour donc du patrimoine SNCF d'être mis en valeur dans les rames de cette ligne D, grâce à un incroyable travail de collage de 950 pièces reproduisant des photographies prises essentiellement à la Cité du train de Mulhouse. « Dans un RER, les voyageurs ne vont jamais d'un bout à l'autre du train. Ils rentrent d'un côté de la voiture et ressortent de l'autre. D'où l'importance de faire des voitures avec un décor autonome », indique Marianne Azoulay qui a travaillé une année complète sur cette rame dédiée aux trésors de la SNCF.

Lors de l'inauguration, ce jeudi à la gare de Lyon, on traverse quand même le RER, pour découvrir la voiture Des machines et des hommes, celle de Bienvenue à bord de l'Orient-Express, Invitation au voyage, Un train peut en cacher un autre et Bienvenue en gare. Les décors sont magnifiques et sous chaque photographie, en général, on apprend que pour découvrir le « vrai » matériel, il faut se rendre à Mulhouse, rue Alfred-de-Glehn.
En attendant les quinze ans de la Cité du train

Sur le quai, on retrouve les communicants de la SNCF mais aussi de nombreux bénévoles de l'association Cité du train-Patrimoine SNCF venus de toute la France et pas peu fiers de retrouver les images de « leur » musée qu'ils ne cessent d'améliorer au fil des années.

Pour son directeur Sylvain Vernerey également présent à l'inauguration en compagnie du président de l'association Philippe Mirville, c'est un très joli « coup » médiatique. « De mémoire c'est, sur la durée, la plus belle mise en valeur à Paris de notre musée », précise le directeur d'une Cité du train qui a dépassé les 100 000 visiteurs en 2018, comptabilise sur les trois premiers trimestres de l'année une hausse de la fréquentation de 10 % et s'apprête, en 2020, à fêter les quinze ans de la réouverture du musée sous l'appellation Cité du train. À Paris comme à Mulhouse, les équations mathématiques et ferroviaires donnent des résultats positifs.
Textes et photos : Laurent GENTILHOMME LIRE Aussi notre dossier sur lesJournées du patrimoine en page 38.

 

 
 

Medef « Les entreprises doivent permettre aux gens de travailler plus longtemps »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:11:06

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Medef « Les entreprises doivent permettre aux gens de travailler plus longtemps »
 

 
« Prenez des risques, n'ayez pas peur de l'échec ! », a lancé Geoffroy Roux de Bézieux aux 300 dirigeants présents à l'Université du Medef Alsace sur le thème de la raison d'être des entrepreneurs. Photo DNA/Jean-Christophe DORN
Vous préconisez à la fois l'allongement de la durée de cotisations et le relèvement de l'âge de la retraite. Le Medef pourrait-il infléchir sa position dans le cadre de la concertation nationale ?

Ça, c'est une modalité technique de 2e niveau. La vraie question, c'est la pérennité du système de retraite. Et elle n'est pas simple à résoudre. La France est le seul pays de l'OCDE à avoir un système 100 % par répartition avec une démographie qui fait qu'on était à quatre actifs pour un retraité il y a trente ans, on est à 1,7 aujourd'hui et on sera à 1,4 en 2040.

À partir de là, il y a trois solutions : soit augmenter les cotisations des actifs, ce qui veut dire baisser le pouvoir d'achat des salariés et la compétitivité des entreprises au risque de créer du chômage ; soit diminuer les pensions ce qui serait inacceptable socialement ; la troisième possibilité, c'est de travailler plus longtemps. On peut débattre sur les modalités.
Oui à l'âge pivot proposé par Jean-Paul Delevoye

Il y a la réforme en cours de 2015, qu'on a soutenue, qui amène à 43 ans. Elle contribue à redresser le régime mais ne suffit pas. Le Medef soutient la mesure d'un âge pivot (64 ans) proposé par Delevoye, c'est-à-dire le choix de partir à 62 ans mais d'avoir une retraite moins forte, ou de partir plus tard avec une meilleure pension.

Il faudra aussi que les entreprises, notamment dans les secteurs où il y a une forme de pénibilité, soient en capacité de permettre aux gens de travailler plus longtemps. Lorsque l'âge de la retraite était à 60 ans, le taux d'emploi des seniors en France était inférieur à la moyenne de l'OCDE. Quand on est passé aux 62 ans, les entreprises ont fait des efforts, les salariés ont continué à travailler et on est passé au-dessus.
« Le système à points évitera de faire une réforme tous les trois ans »

Quant au système par points, il est pertinent pour deux raisons : un principe d'équité entre les différentes catégories professionnelles : indépendants, salariés, fonctionnaires avec certains régimes spéciaux. Il permet dans les années futures de prendre en compte la démographie, sans changer forcément l'âge, puisqu'on peut imaginer que le rendement du point sera fonction de l'évolution du nombre d'actifs.
Avec le risque que le point baisse ?

Pas forcément. On part du raisonnement que le taux de chômage en France reste scotché ad vitam aeternam entre 8 et 9 %. Mais de l'autre côté de la frontière, il était à 10 % au début des années 2000, il est maintenant entre 3 et 4 %. Qui dit moins de chômage dit plus d'actifs, donc plus de recettes. Les choses ne sont pas écrites. Le système à points, modulable, évitera de faire une réforme tous les trois ans, en assurant que c'est la dernière.
La proposition choc du Medef qui consiste à ce qu'un senior au chômage puisse accepter un emploi moins payé, l'assurance-chômage ou Pôle Emploi lui versant le différentiel, reste-t-elle d'actualité ?

Cela faisait partie d'une série de propositions. On ne peut pas demander une forme d'allongement du travail sans que les entreprises prennent leur part de responsabilités. Il y a des mesures techniques : la possibilité d'acquérir des droits supplémentaires pour un senior qui liquide sa retraite et continue de travailler à temps partiel, la retraite progressive très peu utilisée et peu connue par les entreprises. Dans certains métiers où il y a un problème de rapport coût-productivité des seniors, le Medef a émis l'idée de cette compensation d'une partie du différentiel de salaire.
« On pourrait monter le taux d'emploi des 60-64 ans dans les dix ans »

En Europe du nord, il arrive fréquemment qu'après 60 ans, chez les cadres notamment, on accepte un poste moins élevé dans la hiérarchie pour laisser la place à des gens dans la force de l'âge à la direction...

Il n'y a pas de mesure magique, mais une batterie de mesures législatives et d'ordre managérial. C'est un effort collectif et sur le long terme. On a réussi à monter le taux d'emploi des seniors de 20 points sur la tranche des 55-59 ans entre 2008 et 2018 (environ 67 %), pourquoi on ne réussirait pas à le faire pour les 60-64 ans (moins de 30 %) dans les dix ans à venir ?
Propos recueillis par Isabelle NASSOY

 

 
 

SOCIAL Gilets jaunes : à quoi s'attendre ce samedi

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:50:36

SOCIAL Gilets jaunes : à quoi s'attendre ce samedi

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Les gilets jaunes vont-ils être nombreux à se rassembler à Paris ce samedi ? Des appels sont lancés pour une mobilisation nationale, avec la présence possible de black blocs. Un important dispositif de sécurité sera déployé.

Le mouvement social des gilets jaunes va-t-il renaître après un essoufflement de la mobilisation ?

L'acte 25 se prépare depuis un mois sur les réseaux sociaux à travers plusieurs événements Facebook, canal par lequel les gilets jaunes s'organisent depuis le début de leur mouvement en novembre dernier.

La CFTC Grand Est fait sa rentrée

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:32:46

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La CFTC Grand Est fait sa rentrée
 

 
Près de 600 délégués et adhérents sont attendus au meeting de rentrée de la CFTC Grand Est ce vendredi à Soultzmatt.
Après Nancy l'an dernier, l'union régionale interprofessionnelle Grand Est de la CFTC (30 000 adhérents) organise ce vendredi son 2e meeting de rentrée à Soultzmatt. À moins de deux mois de la célébration du centenaire de la centrale syndicale chrétienne, près de 600 délégués et adhérents doivent investir le Paradis des Sources pour débattre en présence d'Eric Heitz, président régional, et Pascal Dahlem, secrétaire général régional, des sujets d'actualité en matière sociale.

Le matin au « village des experts », les participants pourront échanger avec les représentants de la CFTC qui siègent dans les organismes paritaires. L'après-midi, il sera question de l'obligation faite aux entreprises de mettre en place avant la fin de l'année un comité social et économique. « Cette réforme reste compliquée pour les représentants du personnel. Ceux-ci sont dorénavant moins nombreux alors que le nombre de missions qui leur incombent reste inchangé. Par ailleurs, il y a des règles qui changent », note Eric Heitz. La réforme de la formation professionnelle constitue le deuxième thème phare du meeting. « On doit évoquer le rôle des représentants syndicaux qui siègent désormais dans les opérateurs de compétences ou Opco qui remplacent depuis le début de l'année les opérateurs paritaires collecteurs agréés qu'on appelait Opca », confie Pascal Dahlem.

 

 
 

EDF Les syndicats unis contre le projet « Hercule »

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:16:37

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EDF Les syndicats unis contre le projet « Hercule »
 

 
Une quarantaine d'agents des centrales hydroélectriques de la région ont manifesté sur l'écluse de Marckolsheim, ce jeudi matin. Photo L'Alsace /Luc SORGIUS
Le projet « Hercule », salariés et syndicats n'en veulent pas, et ils le disent clairement : « Non à la découpe d'EDF ». Le slogan a le mérite d'être clair et, ce jeudi, les syndicats, à l'unisson, appelaient à la grève contre ce projet de réorganisation du groupe EDF.

Près d'une centaine d'agents ont répondu à cet appel sur le site Enedis/GRDF d'Illzach : les barrières sont restées fermées - sauf pour les urgences - et des banderoles ont été installées à l'entrée. « Nous avons un taux de grévistes de près de 60 %. C'est du jamais vu », souligne Marie Burgun, de la CFDT.

Dans le même temps, une quarantaine d'agents de production des neuf centrales hydroélectriques EDF de la région se sont retrouvés sur l'écluse de Marckolsheim et ont bloqué le trafic fluvial durant une bonne partie de la journée.
« Non à la découpe d'EDF »

Comme le souligne Stanislas Aubel (CGT), « l'ensemble des syndicats de l'énergie se mobilisent aujourd'hui pour demander au gouvernement de donner à EDF les moyens d'investir dans la transition énergétique et le service public, et de renoncer à toute désintégration-privatisation ».

Dévoilé le 20 juin dernier par la direction, le projet « Hercule » vise à scinder le groupe EDF en deux entités, d'ici à 2022 : l'une, baptisée « EDF Bleu », regrouperait la production nucléaire, les barrages hydroélectriques et le transport de l'électricité ; l'autre, « EDF Vert », comprendrait Enedis, EDF Renouvelables, Dalkia, la direction du commerce, les activités d'outre-mer et de la Corse, et sera « plus largement ouverte aux investisseurs privés », explique Philippe Charpentier, délégué syndical CGT chez Hydro Est.
« Une nouvelle attaque contre les services publics »

Ce dernier point inquiète particulièrement les syndicats qui craignent, à terme et par ricochet, une remise en cause des tarifs réglementés, comme cela a été le cas avec le gaz, lorsque GDF a été confié à Suez - devenu Engie et dont l'État ne possède plus qu'un quart du capital. Ils dénoncent « une nouvelle attaque contre les services publics par le biais d'une opération purement financière, qui retombera sur les usagers et les citoyens ».

« Nous sommes attachés à notre mission de service public et à la péréquation tarifaire », souligne Philippe Charpentier. « Ça veut dire, notamment, que les gens bénéficient tous du même tarif, même si les coûts de distribution ne sont pas les mêmes. »
Alain CHEVAL et Luc SORGIUS

 

 
 

santé : Les laboratoires médicaux en grève à partir de lundi 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:46:54

santé : Les laboratoires médicaux en grève à partir de lundi 

Les quatre syndicats représentatifs de biologistes SDB, SNMB, SLB et SJBM, qui négocient actuellement un nouveau protocole d’accord triennal sur les dépenses avec la CNAM, et l’association pour le progrès de la biologie médicale dénoncent l’annonce d’une baisse de 170 millions d’euros du financement de la biologie médicale l’an prochain en France. « Cette baisse de la nomenclature des actes de biologie médicale est inédite par son ampleur et s’annonce comme une difficulté économique majeure pour la profession. Elle aura des conséquences sur la qualité des services de soin, notamment de proximité, et impactera considérablement les 452 sociétés d’exercice libéral de biologie dont environ 200 seront touchées de plein fouet et susceptibles de fermer », écrivent-ils dans un communiqué.
La CNAM n’ayant pas modifié sa position lors de la réunion du 11 septembre, les syndicats concernés ont appelé les laboratoires d’analyse médicale à faire grève en restant fermés, et en n’assurant pas les urgences biologiques, tous les après-midis du lundi 23 septembre au mardi 1er  o ctobre. En Alsace, selon Lionel Barrand, président du Syndicat des jeunes biologistes médicaux (SJBM), 100 % des laboratoires devraient suivre le mouvement et rester fermés au public les après-midis pendant cette période.

Cette grève, prévient-il par ailleurs, sera reconductible selon les décisions qui résulteront du prochain rendez-vous entre syndicats et CNAM le 1er  octobre. 

Éducation : Les 18 demandes du collectif Citoyen handicap 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:35:38

Éducation : Les 18 demandes du collectif Citoyen handicap 

« Nous n’avons pas transmis six, mais 18 demandes de parents, mercredi au rectorat de Strasbourg », indique Marie Lettler, représentante du collectif Citoyen handicap dans la région Grand Est, qui était montée, avec une autre maman, au sommet de l’échafaudage installée sur la façade du Temple-Neuf à Strasbourg. Une trentaine de parents qui réclament plus de postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) « étaient présents devant le rectorat et d’autres familles continuent à se signaler auprès du collectif », poursuit Marie Lettler. Si des progrès ont été réalisés par l’académie pour favoriser l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap, le manque d’AESH reste toujours d’actualité. 

Association Colmar Une directrice surmenée condamnée

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:42:14

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Association Colmar Une directrice surmenée condamnée
 

 
Une femme de 48 ans comparaissait ce jeudi au tribunal correctionnel de Colmar pour abus de confiance envers son ancien employeur. Licenciée pour faute grave après trois ans d'activité, l'association d'accompagnement de jeunes en difficultés psychosociales qui l'employait lui reproche de s'être servie de deux cartes bancaires à des fins personnelles pour un montant évalué à 2 700 EUR.
« Que voulez-vous que je fasse chez moi de jeux pédagogiques [...] ? »

Les achats incriminés sont un inventaire à la Prévert : jeux de cartes, jeux éducatifs, lampes, accessoires de cuisine, machines à café, peinture à bois, figurines, tuyau d'arrosage, aspirateur, meuble de lavabo, valise... Des objets dont on se demande bien pourquoi une femme jouissant d'une bonne situation professionnelle et de revenus confortables, mariée, mère de deux enfants déjà grands, aurait eu besoin de subtiliser à son employeur...

Elle explique que ces achats avaient été effectués pour les différents services de l'association mais qu'elle n'avait pas encore eu le temps de les répartir. « Que voulez-vous que je fasse chez moi de jeux pédagogiques destinés aux enfants entre 0 et 6 ans ? Je me suis retrouvée licenciée du jour au lendemain alors que j'ai tout donné à cette entreprise, le directeur général n'a pas voulu me recevoir. Je ne sais même pas comment j'ai réussi à tenir trois ans, j'étais écartelée, je courais d'un site à l'autre, alors non, à ce moment-là, je n'ai pas pensé à restituer ces objets. »

Son avocat a d'ailleurs très vite mis les pieds dans le plat : « Cette association souffre depuis dix ans d'un problème organisationnel, les directeurs s'y succèdent, y restent quelques semaines, un an au mieux et craquent. Où est la volonté de ma cliente de détourner, où est l'élément intentionnel ? Dans la lettre de licenciement qu'on lui adresse, on lui demande de restituer une voiture, un téléphone et un ordinateur, ce dont se charge immédiatement son mari, mais il n'est pas question d'autre chose. »
Pas d'abus de confiance sans intention coupable

L'avocat de la partie civile indique ne pas comprendre le système de défense de la prévenue. « J'ai bien compris qu'elle avait des problèmes personnels, mais elle aurait pu réexpédier ces objets, demander à l'association de venir les récupérer... » La prévenue explique qu'elle n'est plus en état de remettre les pieds dans cette entreprise.

Dans un état de stress intense, elle lance qu'elle a « déjà eu envie de se foutre en l'air », qu'elle « ne trouve plus de boulot », que sa vie est « bousillée » par cette affaire. Le président s'étonne : pourquoi ne pas avoir contesté son licenciement, pourquoi ne pas avoir rendu des objets qui ne lui appartenaient pas ? « C'est vous qui vous êtes placée dans cette situation. » « Dans ces moments-là, les choses les plus simples deviennent compliquées », répond-elle.

Pour le ministère public, en revanche, les faits sont simples, matériels : « Avant même son licenciement, madame a décidé de garder tout cela au chaud dans son garage pendant plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. Si elle n'est pas en mesure de comprendre qu'il s'agit là d'abus de confiance, je m'inquiète », a argumenté Laure-Alexandra Mairot.

S'approchant des membres du tribunal, l'avocat de la prévenue leur a justement demandé de ne pas se focaliser sur les apparences matérielles. « Il s'agit d'un acte de stockage, je ne peux pas l'appeler autrement. On peut aussi parler de négligence et d'une part de bêtise, mais sans intention coupable, il ne reste rien de l'abus de confiance. Madame a été jetée dehors comme une malpropre par son entreprise, elle a été traitée de voleuse et est tombée en dépression. »

Le tribunal l'a condamnée à trois mois de prison avec sursis. Elle devra verser 1 600 EUR à son ex-employeur au titre du préjudice matériel, ainsi que 300 EUR pour le préjudice moral.
Véronique BERKANI

 

 
 

Colmar: un oeil sur le chantier des Dominicains

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:13:49

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Colmar  En chantier
Colmar: un oeil sur le chantier des Dominicains
 

 
Visiter le chantier des Dominicains ce samedi.
La Ville de Colmar propose une visite du chantier de rénovation de la bibliothèque patrimoniale des Dominicains. Elle permettra aux participants de mesurer l'étendue des travaux entrepris. On attendait l'ouverture des Dominicains de Colmar en novembre 2019. Chantier important, mais surtout complexe, l'inauguration est repoussée au troisième trimestre 2020. On doit ce retard à la mobilisation de l'équipe de restauration de la charpente par le chantier de Notre-Dame de Paris. Une charpente qui ici, fort heureusement, est protégée par un chapiteau. Ce samedi, les amateurs d'architecture et de livres anciens pourront visiter le chantier par petits groupes, de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h (réservation indispensable). Ils seront accompagnés par des professionnels, architectes et conservateurs, pour donner une lecture transversale du chantier, et de la vocation des Dominicains de Colmar. Le bâtiment, érigé entre la fin du XIIIe siècle, pour son église, et le début du XIVe siècle, pour son couvent, est partiellement classé aux monuments historiques. Son cloître en fait partie. Pour le reste, la Ville a choisi de faire du neuf dans de l'ancien afin d'avoir des conditions de conservation et de valorisation dignes du fonds remarquable de la collection. L'entrée des Dominicains de Colmar se fera dorénavant une quinzaine de mètres plus loin que précédemment afin de bénéficier d'une pente douce sur le parvis, facilitant l'accès aux personnes à mobilité réduite. De là, débutera un parcours muséographique en direction de l'aile est. Clou de la visite, une ancienne sacristie, mise au jour durant les travaux, servira de salle aux trésors, avec la présentation de huit ouvrages remarquables.

Dans la cour, sous le bâtiment annexe, seront conservés les 9,5 km linéaires du fonds sur deux niveaux. Dalles de béton et poutres métalliques seront nécessaires pour soutenir le poids des ouvrages. Les 500 m linéaires restant seront conservés et mis en valeur dans l'ancien couvent.

 

 
 

 

Une bibliothèque en chantier à Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:28:19

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Une bibliothèque en chantier à Colmar
 

 
Le chantier de rénovation des Dominicains, à Colmar, sera ouvert au public ce week-end. Photo L'Alsace /Dom POIRIER
On attendait l'ouverture des Dominicains de Colmar en novembre 2019. Chantier important, mais surtout complexe : l'inauguration est finalement repoussée au troisième trimestre 2020. On doit ce retard à la mobilisation de l'équipe de restauration de la charpente par le chantier de Notre-Dame de Paris. Une charpente qui, à Colmar, fort heureusement, est protégée par un chapiteau.

Ce samedi, les amateurs d'architecture et de livres anciens pourront visiter le chantier par petits groupes, de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h (réservation indispensable). Ils seront accompagnés par des professionnels, architectes et conservateurs, pour donner une lecture transversale du chantier et de la vocation des Dominicains de Colmar.

Le bâtiment, érigé entre la fin du XIIIe siècle, pour son église, et le début du XIVe siècle, pour son couvent, est partiellement classé aux monuments historiques. Son cloître en fait partie. Pour le reste, la ville a choisi de faire du neuf dans de l'ancien afin d'avoir des conditions de conservation et de valorisation dignes du fonds remarquable de la collection.
Les trésors dans la sacristie

L'entrée des Dominicains de Colmar se fera dorénavant une quinzaine de mètres plus loin que précédemment afin de bénéficier d'une pente douce sur le parvis, facilitant l'accès aux personnes à mobilité réduite. De là débutera un parcours muséographique en direction de l'aile Est. Clou de la visite, une ancienne sacristie, mise au jour durant les travaux, servira de salle aux trésors, avec la présentation de huit ouvrages remarquables.

Dans l'aile sud, on retrouvera l'atelier de reliure. À l'étage, il y aura une salle de lecture accessible avec une carte des bibliothèques de Colmar. Une autre salle d'étude, plus sécurisée, sera réservée aux professionnels qui auront accès aux documents les plus précieux.

Dans la cour, sous le bâtiment annexe, seront conservés les 9,5 km linéaires du fonds sur deux niveaux. Dalles de béton et poutres métalliques seront nécessaires pour soutenir le poids des ouvrages. Les 500 m linéaires restant seront conservés et mis en valeur dans l'ancien couvent.
J.-L. W.

 

 
 

Le nouvel équipement a été inauguré : Port Rhénan : la grue qui soulève des montagnes 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:51:20

Le nouvel équipement a été inauguré : Port Rhénan : la grue qui soulève des montagnes 

La CCI Alsace Eurométropole a inauguré hier matin sa nouvelle activité colis lourds au port rhénan de Colmar/Neuf-Brisach. Depuis le printemps, la plateforme plurimodale est équipée d’une des plus imposantes grues de France. 
  

De nombreux invités - élus de collectivités locales et territoriales, chefs d’entreprise…- ont pu admirer la dextérité de cet engin de levage exceptionnel, capable de saisir des machines pesant jusqu’à 1 000 tonnes (voir aussi notre article en Page Économie). 
Pour Christiane Roth, présidente de la délégation Colmar/Centre Alsace de la CCI, qui gère le port rhénan depuis plus de 50 ans, la zone industrielle EcoRhéna appelée à prendre de l’ampleur après la fermeture de la Centrale de Fessenheim, est « un élément fondamental pour le développement de la région ».

 
Gérard Hug est président du syndicat mixte ouvert, nouveau mode de gouvernance du port, une instance, créée en mars 2018. Il estime que l’installation de cette grue signe un « nouveau départ » pour le port. La conseillère régionale Claudine Ganter rappelle « la volonté de la Région de maintenir sa stratégie de reconquête industrielle ». Aux yeux de Brigitte Klinkert également, cette nouvelle activité est « un facteur important de développement pour cette zone ».
Premier bilan positif
Le maire de Colmar Gilbert Meyer jette un froid en déclarant, lui, « l’une des seules personnes à connaître l’historique du port », qu’il a fallu « un combat de tous les instants pour préserver la vocation économique » de l’infrastructure.
Sébastien Patard, directeur des activités logistiques General Electric Power France, regrette que « le déficit d’infrastructures portuaires rende les possibilités de transport très difficiles ». Thierry Costard, président de Scales, qui a installé la grue, estime que le premier bilan d’utilisation de la grue est positif.
La manifestation a aussi vu la présence de Sophie Albrecht, directrice Mining et Grues mobiles du groupe Liebherr et de Marie-Céline Masson, directrice territoriale Strasbourg de Voies Navigables de France qui accompagne techniquement et financièrement les entreprises souhaitant remplacer le transport routier par la voie fluviale. Quant au préfet Laurent Touvet, il note que « cette installation s’inscrit dans la transformation économique du territoire et s’adapte à la fermeture future de la Centrale de Fessenheim ».

Colmar Circulation : Ça bouchonne sur le pont de la Petite Venise

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:17:51

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Colmar  Circulation
Colmar Circulation : Ça bouchonne sur le pont de la Petite Venise
Le pont qui débouche sur la rue Turenne et sur la place des Six-Montagnes-Noires est un lieu très fréquenté par les touristes. Ces derniers cohabitent difficilement avec les automobilistes et les cyclistes.

 
Un pont emprunté par les voitures, les bus, les cyclistes, les deux petits trains...
L'image d'un pont embouteillé était connue en hiver, durant l'avent. Désormais, elle l'est en été. Il n'était pas rare de voir, en juillet et août, une masse de touristes stationnant sur le pont de la Petite-Venise, claquant des selfies, passant d'une rambarde à l'autre. Au grand dam des automobilistes pris, lors des moments d'affluence, dans une véritable nasse.

Pour peu qu'il y ait un petit train, un bus, la navette électrique et quelques cyclistes, l'endroit devient un enfer. Depuis plusieurs années, Agostino di Foggia, gérant de la wistub Brenner, milite pour la fermeture définitive de cette voie, au niveau de la boulangerie/pâtisserie Richon. Le commerçant met en avant la problématique de la sécurité. « On voit régulièrement des situations qui pourraient se transformer en accident », assure-t-il. « On peut tout à fait comprendre que les piétons flânent et se prennent en photo. Mais avec une affluence en constante hausse, la cohabitation devient très compliquée ».

Les personnes favorables à la fermeture mettent en avant la sécurité comme principal argument. Photo DNA

L'avis est partagé par Olivier Ponthieux, qui gère avec son épouse la boutique de souvenirs "La Déco de Julie" dont le pas-de-porte donne sur le pont. « Certains conducteurs sont particulièrement agressifs », assure-t-il. « On entend les coups de klaxon à longueur de journée. Et puis c'est vrai que les touristes ont la tête en l'air. Je peux témoigner que, une à deux fois par jour, il y a un automobiliste qui accélère comme un malade ! Fermer le pont, c'est gagner en sérénité. On n'aurait plus la peur de l'accident... et on n'avalerait plus les gaz d'échappement ». Olivier Ponthieux trouverait intéressant que l'on instaure, dans un premier temps, un seul sens de circulation « pour habituer les gens ».
Déjà fermé en 2017 lors de travaux

Depuis quelques années déjà, les automobilistes « testent » une piétonnisation du pont quand celui-ci est fermé à la circulation en décembre lors de marchés de Noël. Au printemps 2017, il a également été fermé le temps de réaliser certains travaux. C'est à cette époque qu'Agostino di Foggia avait fait circuler une pétition demandant la fermeture du pont. « Nous avions recueilli une centaine de signatures, une douzaine de personnes étaient contre ». Notamment des collègues commerçants. Comme Patricia Alter, gérante du magasin Bacchus rue Turenne. « Nous perdrions une grande partie de notre clientèle », estime-t-elle. « Quand le pont est fermé en décembre, certains clients ne viennent plus chez nous ».

La rue Turenne est désormais une zone de rencontre avec une vitesse limitée à 20 km/h. Photo DNA

Fermer le pont, c'est tarir ce flux qui permet aux voitures de rejoindre la gare ou l'ouest colmarien sans transiter par la petite couronne. Et il y a du passage qui profite à certains commerçants comme Michel Clog. « En décembre, je perds quelques habitués mais je gagne les touristes qui se perdent ! Mais cela ne s'équilibre pas », note le buraliste.

Comme ses collègues, il voit défiler les groupes de touristes étrangers qui viennent des hôtels situés route de Bâle et rejoignent la Petite Venise par la rue Turenne. La fermeture du pont n'est pas le sujet dit-il. « La véritable problématique, c'est la piétonnisation ou non de l'hyper centre de Colmar ». Fermer le pont, c'est reporter le problème sur d'autres voies de circulation. La réflexion doit porter sur l'ensemble des pénétrantes qui mènent au centre de Colmar.

La gérante de la boutique Pivoine, Magali, ajoute la question du tourisme et du surtourisme. « La rue Turenne perd ses habitants au profit de gîtes ou de logements RbnB. Or, cette clientèle, je l'ai perdue », déplore celle qui, de fait, compte encore sur le passage des automobilistes pour garder une certaine visibilité. Pour consolider son activité, elle a dû se diversifier en devenant relais pour les colis. Et depuis peu, sa boutique est garde bagage via une application, nannybag, qui propose aux visiteurs de déposer leurs valises chez elle.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Balgau La route, une nécessité

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:40:07

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Balgau La route, une nécessité
 

 
La nouvelle route pourrait passer ici entre les deux villages de Balgau et Fessenheim pour rejoindre la RD52. Photo DNA /JA HAAN
« Il faut se placer dans les discussions de l'après-centrale. Dans toutes les analyses sur les forces et les faiblesses de notre territoire, ce qui ressort, c'est son enclavement. Le développement démographique passe par l'emploi et là où il n'y a pas d'infrastructures routières, les entreprises ne s'installent pas. Demain, nous n'aurons plus la centrale, il faudra donc que notre territoire puisse être relié aux autres bassins d'emplois, et pour la future zone EcoRhena et les entreprises qui viendront s'installer le long du grand canal d'Alsace, une nouvelle liaison routière Est-Ouest et avec l'A35 sera un plus. Cela fait 50 ans que l'on parle de ce projet et personne n'a eu le courage d'avancer sur ce dossier », explique Claude Brender.

Et d'ajouter : « C'est aujourd'hui une chance historique qui s'offre à nous. Si on attend d'avoir des investisseurs pour faire cette route, ils ne viendront pas chez nous, il faut par conséquent mettre tout en oeuvre pour pouvoir les accueillir, et cela passe par la réalisation de cette route. Il en va bien sûr aussi de l'avenir de nos deux communes », poursuit le maire de Fessenheim.
« Le seul tracéqui a du sens »

Alors que plusieurs tracés ont été envisagés (cinq au total), c'est celui passant au sud puis à l'est d'Hirtzfelden avant de filer entre les communes de Balgau et de Fessenheim pour rejoindre la RD52 que privilégie Claude Brender.

« C'est le seul tracé qui a du sens, aussi bien pour le développement économique futur que pour nos deux communes de Balgau et de Fessenheim en y structurant la circulation et en étant un plus pour elles. C'est aussi le tracé qui aura le moins d'impact sur le foncier ».
« Pas un aspirateur à camions »

Le maire réfute la menace de « l'aspirateur à camions » qui est levée par les opposants à cet aménagement routier. « Ils ont plutôt tendance à aller au plus court ». Claude Brender voit encore dans cette nouvelle route une chance pour sa commune.

« Nous avons depuis 40 ans, une circulation pendulaire de plus en plus élevée au centre du village et dans la rue du Rhin, il a fallu s'en accommoder jusqu'ici et installer notamment des feux tricolores. La nouvelle route permettrait d'irriguer nos deux villages et la zone commerciale qui est appelée à se développer, tout en soulageant la traversée de Fessenheim pour l'accès à la RD52. »

La commune de 2 400 habitants qui veut encore renforcer son rôle de bourg-centre et atteindre les 3 000 habitants à l'horizon 2030, a d'ailleurs lancé une étude d'urbanisme pour le réaménagement de son centre-village pour le rendre plus attractif avec précisément une diminution des flux pendulaires, la restructuration de la place de Mirande et de la traversée. Un projet qui est lié à celui du nouvel axe routier.

« Il y aura forcément des inconvénients mais tout le monde en profitera. Il faut penser à l'intérêt général et ne pas refuser l'évolution des choses, c'est dommage que l'on ne puisse pas discuter avec les élus de Balgau ».
Jean-Alain HAAN

 

 
 

Claude Brender et la liaison Fessenheim-Balgau : « La route, une nécessité » 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:54:17

Claude Brender et la liaison Fessenheim-Balgau : « La route, une nécessité » 

« Aujourd’hui il n’y a aucun projet sur la table et rien n’est décidé, alors pourquoi faire peur aux gens ? » s’étonne Claude Brender. Le maire de Fessenheim défend fermement ce projet de route entre Balgau et Fessenheim qui cristallise les oppositions. 
 
« Il faut se placer dans les discussions de l’après-centrale. Dans toutes les analyses sur les forces et les faiblesses de notre territoire, ce qui ressort, c’est son enclavement. Le développement démographique passe par l’emploi et là où il n’y a pas d’infrastructures routières, les entreprises ne s’installent pas. Demain nous n’aurons plus la centrale, il faudra donc que notre territoire puisse être relié aux autres bassins d’emplois, et pour la future zone EcoRhena et les entreprises qui viendront s’installer le long du grand canal d’Alsace, une nouvelle liaison routière Est-Ouest et avec l’A35 sera un plus. Cela fait 50 ans que l’on parle de ce projet et personne n’a eu le courage d’avancer sur ce dossier. C’est aujourd’hui une chance historique qui s’offre à nous. Si on attend d’avoir des investisseurs pour faire cette route, ils ne viendront pas chez nous, il faut par conséquent mettre tout en œuvre pour pouvoir les accueillir, et cela passe par la réalisation de cette route. Il en va bien sûr aussi de l’avenir de nos deux communes » poursuit le maire de Fessenheim.
« Le seul tracé qui a du sens »
Alors que plusieurs tracés ont été envisagés (cinq au total), c’est celui passant au sud puis à l’est d’Hirtzfelden avant de filer entre les communes de Balgau et de Fessenheim pour rejoindre la RD52 que privilégie Claude Brender. « C’est le seul tracé qui a du sens, aussi bien pour le développement économique futur que pour nos deux communes de Balgau et de Fessenheim en y structurant la circulation et en étant un plus pour elles. C’est aussi le tracé qui aura le moins d’impact sur le foncier ».

« Pas un aspirateur à camions »
Le maire réfute la menace de « l’aspirateur à camions » qui est soulevée par les opposants à cet aménagement routier. « Ils ont plutôt tendance à aller au plus court ». Claude Brender voit encore dans ce tte nouvelle route une chance pour sa commune. « Nous avons depuis 40 ans, une circulation pendulaire de plus en plus élevée au centre du village et dans la rue du Rhin, il a fallu s’en accommoder jusqu’ici et installer notamment des feux tricolores. La nouvelle route permettrait d’irriguer nos deux villages et la zone commerciale qui est appelée à se développer, tout en soulageant la traversée de Fessenheim pour l’accès à la RD52 ». La commune de 2400 habitants qui veut encore renforcer son rôle de bourg-centre et atteindre les 3000 habitants à l’horizon 2030, a d’ailleurs lancé une étude d’urbanisme pour le réaménagement de son centre-village pour le rendre plus attractif avec précisément une diminution des flux pendulaires, la restructuration de la place de Mirande et de la traversée. Un projet qui est lié à celui du nouvel axe routier. « Il y aura forcément des inconvénients mais tout le monde en profitera. Il faut penser à l’intérêt général et ne pas refuser l’évolution des choses, c’est dommage que l’on ne puisse pas discuter avec les élus de Balgau ».

Battenheim Quatre mois de travaux côté nord

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:04:12

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Battenheim Quatre mois de travaux côté nord
 

 
Les travaux de réaménagement de la chaussée à l'entrée nord de Battenheim vont durer jusqu'au mois de décembre prochain. Photo DNA .
Après le renouvellement de la conduite d'alimentation en eau potable réalisé entre avril et juin dernier par le SCIN (syndicat des communes de l'Île Napoléon) pour le compte du syndicat d'eau Babaru (Baldersheim-Battenheim-Ruelisheim) dans la rue Principale de Battenheim en entrée nord de la commune, c'est maintenant au tour des travaux de voirie d'occuper la place.
Un tracé de chaussée plus sinueux

« La première phase de rénovation et de réaménagement de la rue qui a commencé durera jusqu'à la mi-décembre et concernera la portion allant de l'entrée du village au n° 100 de la rue Principale. L'année prochaine, la seconde phase verra les travaux se poursuivre, du n° 100 jusqu'à hauteur de la bifurcation avec la rue du Cimetière », indique Maurice Guth, maire de Battenheim.

Les travaux, menés par le SCIN pour le compte de la commune, portent sur le réaménagement total de la voirie, sur une longueur d'environ 400 mètres, pour une emprise moyenne de 15 mètres. La chaussée perdra son aspect rectiligne au profit d'un tracé plus sinueux dans le but de ralentir les véhicules. Les bandes cyclables actuelles seront remplacées par des pistes cyclables sur trottoirs.

Les travaux comprendront une reprise partielle des structures de la chaussée, la fourniture et la pose de bordures et pavés fil d'eau en béton à revêtement granité, la collecte et l'infiltration des eaux pluviales dans des puits perdus d'une profondeur de cinq mètres, la pose des enrobés pour les trottoirs et la chaussée et de pavés pour les places de stationnement ainsi que les aménagements paysagers et la signalisation verticale et horizontale.
Nouveaux candélabres

De nouveaux candélabres utilisant des ampoules led nouvelle génération à faible consommation seront installés et les gaines pour la mise en souterrain du réseau de télécommunication seront posées, ce qui permettra de supprimer les lignes aériennes et les poteaux en bois actuellement en service.

Les travaux de voirie ont été confiés à l'entreprise Colas et le renouvellement des candélabres à l'entreprise Pontiggia.

Ces importants travaux nécessitent de modifier le plan de circulation. La circulation des poids lourds est interdite sur la rue Principale et déviée par l'autoroute. La circulation des autres véhicules se fait uniquement dans le sens Battenheim vers Ensisheim y compris pour les riverains, l'autre sens de circulation étant dévié par la rue des Prés qui est mise en sens unique au vu de sa largeur.

Lors de la phase de réalisation de la dernière couche d'enrobé, vers la fin novembre, la circulation sera interdite pendant une journée et l'ensemble des véhicules sera dévié par l'autoroute. L'accès aux propriétés riveraines sera toujours possible en soirée, excepté au moment de la pose des bordures devant les propriétés en fonction de l'avancement du chantier.

D'autre part, une nouvelle rue, qui s'appellera la rue du Mattfeld et qui va joindre la rue des Prés et la rue Principale, est en cours d'aménagement.

Le coût global des travaux se monte à environ 650 000 EUR HT financés par la commune avec une participation du conseil départemental du Haut-Rhin pour la réfection de la chaussée estimée à 130 000 EUR HT.
M.H.

 

 
 

Mulhouse Agglo Patrick Moyses, un exemple

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:07:42

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Mulhouse Agglo Patrick Moyses, un exemple
 

 
Patrick Moyses dévoile le premier panneau . Photo L'Alsace /Jean-Marie SCHREIBER
Si 1980 a été l'année noire pour Patrick Moyses, année où il s'est retrouvé privé à jamais de l'usage de ses jambes, 2019 aura été celle de la lumière. Il y a d'abord eu la nomination au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite, pour le président de l'association Alsace sport fauteuil et champion du monde de handbike 2004. Il y aura en fin d'année la sortie de son autobiographie Micheline, tu as changé ma vie. Et il y a eu, entre les deux, l'inauguration d'une rue Patrick-Moyses à Ungersheim, son village.

Maire d'Ungersheim, Jean-Claude Mensch a reconnu qu'il n'était pas courant de donner à une rue le nom d'une personne encore vivante. Mais Ungersheim a tenu à le faire dans ce quartier, derrière le Trèfle et la caserne des sapeurs-pompiers.

Après le dévoilement de trois plaques, tout le monde s'est rendu à la MJC où le maire a rappelé les péripéties de la vie de Patrick Moyses, « une personnalité de caractère, hors du commun ». Il a rappelé ses contributions à la vie de la commune et lui a souhaité bonne continuation dans ses missions actuelles.

Pierre Vogt, conseiller départemental, a estimé qu'il était un exemple pour tous et l'a assuré de l'aide du Département si nécessaire.

Pour le député Raphaël Schellenberger, donner le nom d'une personne vivante à une rue, c'est donner la personne en exemple. « Cela montre à quel point il est cher au coeur des Ungersheimois, qui pourront être fiers longtemps d'avoir une telle personnalité. »

« C'est une superbe idée d'honorer quelqu'un qui a fait quelque chose, pendant qu'il est encore vivant, a répondu l'intéressé. C'est un honneur extrême. » Il a remercié le maire et la commune : « Vous avez été là quand j'ai eu besoin de vous », rappelant l'aide apportée au déroulement de sa carrière de sportif de haut niveau.
J.-M.S.

 

 
 

Saint-Louis Projet Jump'in : l'heure du grand saut

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:03:06

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Saint-Louis  Jeunesse
Saint-Louis Projet Jump'in : l'heure du grand saut
Le projet Jump'in, lancé par le centre socioculturel de Saint-Louis au printemps dernier et qui fédère aujourd'hui une trentaine de jeunes de 12 à 25 ans autour d'un projet artistique global, va trouver l'un de ses aboutissements ce samedi, lors d'un concert exceptionnel au Forum.

 
Les différentes équipes ont travaillé main dans la main. De gauche à droite, Mohammed et Dean, rappeurs du groupe PVH et membres de la « team musique », ainsi que Chloé et Sarah, qui font partie de la « team communication ».
Ils ne viennent pas du même quartier, leurs cultures et religions sont différentes, mais ils ont réussi à travailler ensemble, à construire un projet artistique de A à Z, bien encadrés par Anne-Sophie Chesne, du centre socioculturel de Saint-Louis, coordinatrice de ce projet baptisé Jump'in, et par des professionnels qui se sont prêtés au jeu et leur ont tendu la main.

Depuis le 15 mars dernier, les 30 jeunes de 12 à 25 ans qui se sont lancés dans cette aventure ont parcouru bien du chemin. Certains ont mûri, gagné en confiance surtout, en humilité parfois, portés par un projet stimulant qui avait pour but de les impliquer dans un univers artistique dont ils n'étaient que les spectateurs, voire les auditeurs il y a quelques mois encore. Un projet qui leur parle, forcément, puisqu'il concerne la musique urbaine, avec pour finalité l'enregistrement d'un single, le tournage d'un clip et une prestation sur scène lors d'un concert.
En première partie de La Synesia ce samedi

Si leur single, Our dreams, a déjà été enregistré dans les studios du Squart à Mulhouse et est en libre écoute sur Youtube depuis deux mois, l'une des étapes importantes de Jump'in reste à valider ce samedi, lors d'un concert exceptionnel au Forum de Saint-Louis, qui affiche d'ailleurs complet (1000 spectateurs attendus). Les six jeunes qui composent la « team musique » (les jeunes ont été répartis au sein de plusieurs teams pour mener à bien ce projet) se produiront en première partie du groupe d'afro trap La Synesia, l'ancien groupe de Végédream, rien que ça ! Végéquoi ? Mais si, vous avez forcément entendu l'un de ces tubes l'été dernier pendant la Coupe du monde de football, c'est le rappeur qui avait exhorté les Bleus à « ramener la coupe à la maison ».

Berivan, chanteuse, auteur-compositeur et joueuse de saz (instrument traditionnel kurde), Jasmine, Tracy et Aliya, chanteuses elles aussi, et Mohammed et Dean, qui composent le groupe de rap PVH, ont réussi le tour de force de constituer un groupe homogène et cohérent malgré des affinités et répertoires musicaux très différents. Ils se produiront juste avant La Synesia, ce samedi soir. Ils interpréteront bien évidemment leur single mais reprendront aussi quelques morceaux de différents styles musicaux en les arrangeant à leur sauce. Ils seront rejoints pour quelques chansons par Manon, qui a intégré le collectif en cours d'année. Les six jeunes - dont certains montent sur scène pour la toute première fois - auront donc la lourde tâche d'ouvrir la soirée et de mettre l'ambiance juste avant que Teddy Fam'As et Cirdeç prennent le relais pour mettre sur de bons rails les têtes d'affiche de la soirée, les quatre membres de La Synesia (qui seront d'ailleurs en dédicace dans la galerie du Leclerc de Saint-Louis juste avant la soirée, ce samedi à 16 h, et permettront à dix personnes de gagner les dix dernières places de ce concert lors d'un jeu-concours).
Graphisme et communication

Mais avant d'en arriver là, le collectif Jump'in a cravaché... Ce projet artistique, ils l'ont monté intégralement, sous l'oeil bienveillant et avisé d'Anne-Sophie Chesne. « Ce sont eux qui ont créé les concepts, avec leurs idées, confirme la jeune femme. On se réunissait plusieurs fois par mois lors d'ateliers en commun ou en petits groupes et on restait en contact quotidiennement via un groupe Instagram. Et lorsqu'on ne se voyait pas, ils étaient très indépendants et travaillaient à distance. » Et la team musique n'est que la partie visible de l'iceberg, puisque d'autres équipes ont activement contribué à la réussite de ce projet. « La team graph a travaillé sur le dessin de la pochette, sur le lettrage en compagnie du collectif Back to type à la Cité Danzas et avec la collaboration de l'artiste peintre internationale Mura Fowski, qui a reproduit ce visuel sur une toile d'un mètre sur un mètre en y ajoutant sa touche artistique », précise la coordinatrice de Jump'in.

La team communication a aussi eu un rôle important en mettant en ligne des photos et vidéos sur les réseaux sociaux et en tenant un « Vlog » sur la chaîne Youtube du collectif. Prise de vues et montages ont été intégralement réalisés par les jeunes, qui ont, en plus, animé les réseaux par le biais de jeux-concours permettant de gagner des places pour le concert. Une autre équipe se chargera de l'accueil et de la gestion des groupes et de la bonne organisation du concert de samedi. Un concert qui aura lieu dans le cadre du festival Art de rue, qui est lui porté par la Ville de Saint-Louis.

À noter, enfin, que la soirée sera organisée par le centre socioculturel de Saint-Louis avec le soutien financier de plusieurs partenaires : la municipalité de Saint-Louis, la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), le conseil départemental du Haut-Rhin et le CGET (Commissariat général à l'égalité des territoires).
Sébastien SPITALERI PLUS WEB Écouter le single du collectif Jump'in et voir son « Vlog » sur www.dna.fr.

PLUS WEB Écouter le single du collectif Jump'in et voir son « Vlog » sur www.dna.fr.

 
 

 

Thur et Doller Dix-sept points en 1 h 15

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:02:52

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Thur et Doller Dix-sept points en 1 h 15
 

 
Le château de Wesserling était au coeur des débats des élus de la communauté de communes. Photo DNA /Grégoire GAUCHET
Voilà une réunion du conseil de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin menée tambour battant. Tous les points de l'ordre du jour demandant un vote l'ont été à l'unanimité. Ce sont surtout les responsables des commissions concernées qui ont pris la parole avec des rapports succincts et précis ne déclenchant que peu de questions et aucune controverse. Lors de cette réunion, le château de Wesserling n'était pas en vedette américaine, mais en tête d'affiche.

Le projet éco-muséal approuvé le 19 décembre 2018 et le 26 février 2019, n'a cessé de progresser en lien avec les financeurs que sont l'État, la Région Grand Est, le conseil départemental 68 et l'Union européenne. Une mise à jour du plan de financement s'imposait. La tranche 1 du château est financée à 80 %. Le lancement des appels d'offres peut donc se faire pour un début des travaux en décembre.

Le président François Tacquard souligne avec insistance que « la communauté de communes porte le projet sans le financer ». Il rappelle également que la Drac (direction régionale des affaires culturelles) souhaite faire de Wesserling un exemple d'aménagement de friches comme il en existe une centaine dans le Grand Est. Coût estimé pour la première tranche du château (2019-2020) : 1 887 200 EUR(subventions : 1 509 760 EUR) ; tranche 2 pour le château, les cheminements et une passerelle (2020-2021) : 1 809 800 EUR (subventions : 1 447 920 EUR) ; aménagement laboratoire et salle des turbines (2021-2022) : 400 000 EUR (subventions 320 000 EUR). Pour l'avenir de la réhabilitation du site et le bas de l'usine, un classement « monument historique » est en cours de demande.

C'est Cyrille Ast qui présenta toutes les modifications nécessaires à l'équilibre du budget concernant les « espaces économiques de Wesserling », l'« hôtel d'entreprises à Malmerspach » et les « ordures ménagères ».
Assainissementet refus de tri

Pierre Guillemain, Monsieur « H2O » a proposé l'embauche d'une troisième personne au sein du service Eau et assainissement : « Nous avons 550 branchements à gérer ». Il a évoqué sept ans de travaux pour renouveler les conduites. Coup de gueule du président François Tacquard contre les jeunes technocrates qui ne s'intéressent pas au terrain, alors que les anciens techniciens savaient doser le juridique et le terrain : « On nous alarme sur une situation anormale de la station d'épuration et de concert on nous dit que nous ne sommes pas prioritaires... » Voilà pour la séquence « c'était mieux avant... ».

Véronique Peter, responsable de la gestion des déchets, s'alarme de l'augmentation des refus de tri qui sont passés de 25 % en 2017 à 30 % actuellement sur les « encombrants » qui bondissent de 17,5 %. Un fait de société qui coûte 28 000 EUR à la collectivité.

Et une déchetterie ? Acte manqué du président qui a « zappé » ce 15e point de l'ordre du jour. Il est repris par le délégué Sauze toujours très attentif au débat... La communauté de communes va acquérir deux parcelles, l'une le long de la RN66 (Pont Rouge), l'autre au point de stockage du sel et des gravillons au tarif de 90 EUR l'are et ce afin de poursuivre les études.
Les autres points

Il y aura de nouveaux tarifs à la piscine à compter du 1er janvier 2020 : adulte 4 EUR ; réduit et jeune été 2,60 EUR ; abonnement adulte 46 EUR, réduit 34,50 EUR, famille 80 EUR.

Autre point : recensement des bâtiments communaux à rénover et réalisation d'une étude permettant de trouver des aides afin de créer 50 à 60 logements d'ici quatre à cinq ans et éviter l'étalement urbain en zone rurale.

Le 5 octobre, un séminaire est organisé pour les délégués de la communauté de communes. Il s'agit de préparer la fin du mandat et le prochain. Deux points importants seront abordés : le désert médical annoncé ou comment aider ceux qui restent, comment attirer des jeunes ? Et quelle stratégie économique pour l'avenir de la vallée. Il est 21 h 15, la séance est levée.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

Staffelfelden Conseil municipal : Un nouveau quartier sur près de 18 hectares

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:09:25

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Staffelfelden  Conseil municipal
Staffelfelden Conseil municipal : Un nouveau quartier sur près de 18 hectares
La commune de Staffelfelden vend 17,84 ha de terrains communaux situés autour de la rue du Château au prix de 3,389 millions d'euros à la Foncière Hugues Aurèle (FHA) qui y aménagera un nouveau quartier.

 
Le nouveau quartier sera implanté sur près de 18 ha.
À Staffelfelden, la réflexion entamée par la commune avec le lotisseur « Foncière Hugues Aurèle » (FHA) de Raedersheim pour l'aménagement d'un quartier qui sera dénommé « Les Jardins du Château » et prendra place de part et d'autre de la rue du Château sur une superficie de 17,84 ha, vient d'aboutir. Les terrains communaux sont vendus à FHA au prix de 3,389 millions d'euros. Les espaces urbanisables représentent 13,55 ha.

« Ce prix négocié n'appelle pas de d'observation de la part des Domaines. Il peut paraître bas à certains, mais il s'explique par un choix stratégique de notre part, que nous assumons pleinement, de laisser le lotisseur s'occuper de travaux importants. FHA prend en effet à sa charge la rénovation complète de la rue du Château, la conception et l'aménagement du parc paysager et des espaces verts qui occuperont environ 5 ha ainsi que l'enfouissement de la ligne électrique à haute tension », a indiqué le maire Thierry Belloni lors du conseil municipal.
Des locaux périscolaires dans la cité

Une étude de faisabilité qui comprendra « un programme complet de l'opération ainsi que la détermination de l'enveloppe financière prévisionnelle » quant à la création de nouveaux locaux dédiés au périscolaire dans la cité Rossalmend va être engagée par la commune puis soumise à m2A. L'accueil (110 places le midi et 62 le soir) se fait actuellement dans les locaux du bâtiment communal « La Galerie », dont l'usage sera repris par l'association « La Margelle » dans le cadre de sa transformation en centre socioculturel.

Thierry Belloni a apporté des précisions : « Un nouveau processus d'implantation de périscolaires est mis en place depuis quelques mois par m2A. m2A contribue financièrement à la construction du périscolaire mais c'est la commune qui pilote, qui devient maître d'ouvrage et qui pourra demander des subventions. Il pourrait y avoir un reste à charge pour la commune selon le bâtiment sur lequel on aboutit. Le bâtiment sera communal et son entretien incombera à la commune. Nous faisons partie des huit ou dix dossiers prioritaires. »
Jeunes sapeurs-pompiers

Les subventions pour les jeunes sapeurs-pompiers qui étaient restées en suspens lors du dernier conseil (les DNA du 21 juin dernier) ont été attribuées, à savoir 456 EUR (sur la base du forfait de 6 EUR par membre) et 600 EUR de participation à l'achat de vestes de feu. L'adjoint Christophe Furst a précisé : « La volonté de recréer une association à nouveau localisée à Staffelfelden pour les JSP de la commune reste présente, mais les conditions ne sont pas réunies pour l'instant. » Stanislas Pilarz (groupe minoritaire) est intervenu : « Notre devoir est de soutenir les JSP. »
Décisions modificatives

Une première modification du budget général a été validée : 3 000 EUR passent d'un chapitre à un autre en dépenses de fonctionnement et la section d'investissement diminue de 31 948 EUR, en recettes et en dépenses. Première décision modificative également pour le budget eau, en raison d'un coût plus élevé que prévu des travaux d'adduction d'eau dans la rue de la République. « Le besoin financier arrondi à 55 000 EUR sera couvert par l'emprunt » a indiqué l'adjoint Johan Genet.

Le conseil municipal a pris acte des rapports portant sur la distribution de l'eau potable et sur l'assainissement en 2018. Commentaire du maire : « En 2020, la compétence « eau » passera à m2A. Une phase transitoire d'un an pendant laquelle nous continuerons à gérer l'eau est prévue. Avant la fin de l'année nous devrons voter le prix de l'eau. Il serait inopportun de l'augmenter. »
M.H.

 

 
 

 

Kruth Niveau de l'eau en baisse, en raison de travaux

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 05:59:30

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Kruth niveau de l'eau en baisse, en raison de travaux

Comme chaque année en fin d'été, le lac de Kruth-Wildenstein subit une baisse significative du niveau d'eau, entraînant la mise à sec de la queue du lac. En raison de travaux menés par le conseil départemental sur le barrage, le niveau est, cette année, encore plus bas que d'habitude et cette baisse intervient plus tôt.

La pêche y est toutefois encore possible et autorisée jusqu'au 6 octobre inclus, comme pour tous les lacs de montagne du département de 1re catégorie piscicole. La pêche sur les cours d'eau de 1re catégorie a fermé avant les lacs de montagne puisqu'elle était autorisée jusqu'au 15 septembre.

L'équipe de la fédération se tient à la disposition des pêcheurs pour tout complément d'information. www.peche68.fr
Osenbach

Le comité de l'APPVN propose sa 50e fête de la carpe aux étangs Habermacher le dimanche 22 septembre. Ouverture du site à 7 h 15. Pêche de 8 h 15 à 12 h puis de 14 h à 17 h pour la truite en illimité et la carpe en no kill ; inscription sur place. Repas carpes frites ou plancha sur réservation au 06.74.95.24.42. Casse-croûte à toute heure. Concours de pétanque à partir de 9 h 30 en triplettes montées, inscription sur place.
Sierentz

Une journée de pêche à la truite ouverte à tous se déroulera le dimanche 13 octobre au petit étang n°1. Pêche de 8 h à 9 h 30, de 10 h à 11 h 45 et de 13 h à 17 h au prix de 15 EUR la journée.

Repeuplement de 250 kg, amorçage interdit, prises illimitées de truites, tous les autres poissons doivent être remis à l'eau.

Buvette et petite restauration toute la journée. Déjeuner à réserver au prix de 12 EUR.

Inscriptions et réservation souhaitées auprès de Roland Specklin, trésorier : tél.06.72.20.36.99 ou marie-josee.specklin@orange.fr

Michel Fry, président : michelfry@gmail.com

Maurice Schnoebelen, secrétaire : schnoebelen.maurice@wanadoo.fr
Traubach-le-Bas

Dimanche 6 octobre, journée de pêche à la truite organisée par l'APL Le goujon frétillant. Mise à l'eau de 150 kg de portions et 50 kg de grosses prises illimitées, emplacement libre.

Tarif : 12 EUR la journée. Horaire de pêche : 8 h à 9 h 30, pause de 10 h à 11 h 30, repas, de 14 h à 17 h. Possibilité de casse-croûte et boissons sur place. Repas à midi pour 15 EUR. Tél 06.69.29.48.59.
Wattwiller

L'Amicale des pêcheurs de Wattwiller organise une journée de pêche et de détente le dimanche 29 septembre à l'étang du Lehwald à Wattwiller. Mise à l'eau de truites le samedi 28 septembre.

Au programme de la journée : de 8 h à 12 h et de 14 h à 17 h pêche. Prises limitées : cinq truites ou une carpe. Prix de la carte : 8 EUR. Repas au prix de 18 EUR sur commande auprès de M. Sronek, tél. 03.89.75.53.54. Casse-croûte et buvette toute la journée.
Willer-sur-Thur

L'amicale des pêcheurs de Willer-sur-Thur organise sa journée grosses truites le dimanche 6 octobre. 1er tour de 8 h 05 à 9 h 15 ; 2e tour de 10 h à 11 h 30 ; après-midi de 14 h 15 à 16 h 15. Les places sont numérotées le matin et libres l'après-midi. Mise à l'eau de très grosses truites qui resteront la propriété des pêcheurs. Seules les carpes devront être remises à l'eau. Mise en jeu du Challenge de la truite. Prix spécial pour la journée : 24 EUR ou 16 EUR le matin et 12 EUR l'après-midi.

À midi, repas sur place au prix de 14 EUR. Les repas sont servis aux pêcheurs et aux non-pêcheurs, marcheurs et visiteurs. Réservations au 03.89.37.93.61 ou au chalet les 2 ou 5 octobre ou par mail à genclaude@sfr.fr

Après ce dimanche, l'étang est ouvert aux cartes journalières jusqu'au 27 octobre, de 7 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h 30 les dimanches et jours fériés et de 13 h 30 à 18 h 30 les mercredis et samedis.

 

 
 

Guebwiller : La nouvelle Neuenbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:11:45

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Guebwiller
Guebwiller : La nouvelle Neuenbourg
Le Pôle culturel et touristique de la Neuenbourg sera inauguré ce week-end à Guebwiller. L'occasion de découvrir le nouveau visage de ce château emblématique, qui abrite désormais le Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine.

 
Le château ouvre ses portes ce week-end.
S.C. Y ALLER Portes ouvertes au château de la Neuenbourg à Guebwiller, samedi de 14 h à 18 h et dimanche de 10 h à 18 h. Entrée et animations gratuites.

Y ALLER Portes ouvertes au château de la Neuenbourg à Guebwiller, samedi de 14 h à 18 h et dimanche de 10 h à 18 h. Entrée et animations gratuites.

 
 

 

Ribeauvillé Le festival Livres en scène s'intéresse au voyage

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:01:06

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Ribeauvillé Le festival Livres en scène s'intéresse au voyage
 

 
Ce samedi 21 septembre, de 10 h à 18 h, aura lieu le démarrage du festival Livres en scène au jardin de ville à Ribeauvillé. Au programme : spectacles, ateliers, animations, expositions, défilé de mode, balades contées, etc. L'ambiance sera propice à la détente, avec des espaces pour « buller » sous les parasols, sur des banquettes, des poufs ou des chaises longues.
Plus de 50 auteurs

Le jardin de ville de Ribeauvillé sera transformé en salon du livre avec plus de cinquante auteurs, illustrateurs et éditeurs prêts à rencontrer le public et à dédicacer leurs oeuvres. La « stub littéraire » deviendra l'endroit propice pour échanger avec eux sur le thème du métier d'écrivain ou d'illustrateur.

Le festival se poursuivra ensuite jusqu'au 30 octobre, avec un voyage au long cours dans le réseau des bibliothèques. Durant toute cette période, les bibliothèques du réseau proposeront des expositions, des contes d'ici et d'ailleurs, des conférences, des balades lyriques et des ateliers créatifs.

Le festival de contes Vos oreilles ont la parole, organisé par le conseil départemental du Haut-Rhin, fera également escale dans différentes bibliothèques du territoire pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Jean-Marc Burgel, vice-président en charge de la culture et de la communication, appréhende cet évènement « avec beaucoup d'attente et d'enthousiasme. Ce festival, qui continue de grandir et de se structurer sous l'impulsion du nouveau responsable de l'action culturelle de la communauté de communes, s'adresse à tous les publics, petits et grands ». Il attend d'ailleurs un nombreux public pour cette ouverture.
SE RENSEIGNER Le programme complet de la journée du 21 septembre, ainsi que toutes les animations du festival Livres en scène est consultable sur le site de communauté de communes : www.cc-ribeauville.fr.

 

 
 

Mittelwihr  Jumelage avec Cancale

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:02:09

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Mittelwihr  Jumelage avec Cancale
Mittelwihr Jumelage avec Cancale : Un nouveau départ
La rencontre entre Mittelwihriens et Cancalais ces 13, 14 et 15 septembre dans la cité du Mandelberg a connu un franc succès, et augure un avenir prometteur pour le jumelage entre les deux cités. Un jumelage initié il y a plus de 50 ans.

 
Comité de jumelage local et hôtes bretons réunis pour des retrouvailles prometteuses.
Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce week-end prolongé une belle fête grâce à une organisation parfaite du comité local et sa présidente Michèle Julien, un soutien sans faille de la municipalité, des services administratifs et techniques de la commune, une belle équipe de volontaires, un investissement de toutes les associations locales, une large mobilisation de la population et surtout une énorme dose de convivialité, sans oublier une météo quasi estivale qui a voulu être de la fête.

Un programme chargé attendait les hôtes bretons pour leurs trois journées alsaciennes : vendredi accueil de la délégation d'une vingtaine de personnes avec à sa tête le maire Pierre-Yves Mahieu et Anne-Sophie Levillain, conseillère municipale chargée du jumelage, et soirée tartes flambées ; samedi midi repas alsacien pour les hôtes cancalais puis soirée vin nouveau pour les hôtes, leurs familles d'accueil, le comité local et les volontaires qui ont soutenu les organisateurs.

Programme intense également le dimanche avec la partie officielle de la manifestation : « Réveil d'Amandine » avec l'association des Amis d'Amandine, dépôt d'une gerbe par les pompiers du Sivu du Mandelberg en mémoire de celles et ceux à ce jour disparus qui ont oeuvré au jumelage, mots d'accueil de Michèle Julien et Anne-Sophie Levillain, interventions des maires des deux cités, Alain Kleindienst et Pierre-Yves Mahieu, ainsi que du député Jacques Cattin et de Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental, puis lecture de la Charte de jumelage, signature de cette charte par les deux premiers magistrats et le traditionnel échange de cadeaux.

Un bon moment en présence de nombreux habitants, de maires des communes proches, du maire honoraire Hugues Spenlehauer ou encore des représentants de La Brigade Verte.

Place ensuite à la fête sur l'espace autour de la mairie, fête qui a réuni plus de 400 personnes qui ont dégusté les délicieux mets proposés, un après-midi animé par les prestations de qualité de la Musique Alsatia, des Joyeux Vignerons et des Colorados Dancers.

L'exposition de photos proposée par le comité de jumelage et consacrée à 50 années d'échanges a également permis à certains locaux et hôtes bretons de se rappeler de beaux souvenirs de jeunesse.

Amitié, dévouement, convivialité, respect, échanges amicaux et fraternels, telles sont entre autres valeurs, celles que, dès à présent, on va de part et d'autre et de l'Est à l'Ouest de l'hexagone, développer pour redonner un nouvel élan au jumelage Mittelwihr-Cancale.

 

 
 

 

Biesheim | Anniversaire : Une télé locale câblée avec passion depuis 30 ans 

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:49:07

Biesheim | Anniversaire : Une télé locale câblée avec passion depuis 30 ans 

La télévision locale de Biesheim, appelée communément TLB, fête ses 30 ans ce samedi 21 septembre. Référente sur le territoire de la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, elle est le reflet d’une actualité de proximité. Grâce à ses quatre salariés et sa poignée de bénévoles, elle continue d’émettre. 
 
« Le jour de l’inauguration de la chaîne, il y a eu des inondations dans une partie du studio. On s’efforçait de tout éponger et nettoyer pour protéger le matériel. On a tout de suite été vacciné », se souvient avec nostalgie Bernard Gilbert, un des membres fondateurs et actuel président de l’association de la télévision locale de Biesheim. Commune qui a été la première du secteur à être câblée, et à bénéficier ainsi d’un service de télévision locale. Depuis trente ans, TLB, fondée par un groupe de passionnés des techniques audiovisuelles, s’efforce de s’enraciner dans le paysage télévisuel français. La chaîne, inaugurée en juillet 1989, fait figure de vétéran.

Le passage de l’analogique au numérique, la révolution

En effet, TLB a survécu à toutes les mutations technologiques, passant sans encombre du réseau câblé de l’agglomération à la TNT, à l’arrivée des boxes ADSL, au format 4/3 et 16/9e , puis le passage à la norme HD. « Nous avons vécu en direct des révolutions technologiques, mais aussi de nouveaux usages avec la généralisation des réseaux sociaux, souligne Bernard Gilbert. Le 1er  juin 1988 marque l’arrivée du réseau câblé à Biesheim. Tout a commencé avec Joseph Durand, alors président du ciné-club de la commune. Nous avons lancé notre première émission le 6 septembre 1989. On nous avait prédit que TLB ne tiendrait pas. On était des passionnés d’image et de son. Et aujourd’hui, nous sommes toujours là ! »
À l’époque, la chaîne ne faisait que du direct. Aujourd’hui, les choses ont changé et le cœur névralgique de TLB est le reportage. « Le stress du direct, c’était quelque chose. On y a eu droit pendant plus de 20 ans », sourit Bernard Gilbert.
Du 13 au 24 mai 1993, Pierre Otter, alors bénévole et responsable de l’équipe technique, a fait le pari de se rendre au festival de Cannes. Prise en charge par Canal +, TLB a vécu pendant une semaine la frénésie cannoise. C’est le souvenir le plus « fou » de Bernard Gilbert.
Aux allures d’une TV régionale
Actuellement, cette pionnière des chaînes locales alsaciennes emploie quatre salariés : une secrétaire, Isabelle Meyer, et trois journalistes reporters d’images (JRI), Sandra Schubnel, Céline Heitzler et Pierre Nidercorn. « Même si le budget explose, on se débrouille avec ce que l’on a », concède le président. La commune est le principal financeur du média. Le Département fournit également une aide.
« Le numérique a été le gros changement. J’étais dans le milieu donc ça nous a beaucoup aidés. Au début, je m’occupais de la technique. Je continue cet aspect-là et la prise de vue », ajoute l’homme de 75 ans. TLB assure chaque semaine une diffusion variée de reportages, de sujets « magazine » et jouit d’un fort ancrage local. La grille des programmes de la chaîne repose sur l’information de proximité, politique, économique, sociale, culturelle, art de vivre, sports…
L’envie de se développer
« Nous vivons dans un monde où la vidéo tient une grande place, et les métiers de l’image ont encore de l’avenir. On continue de travailler pour développer la chaîne », soutient Céline Heitzler, JRI. Un développement qui passera par le dépoussiérage de l’actuel site Internet. « Notre nouveau site sera mis en route l’an prochain. Nous souhaitons aussi être plus présents sur les réseaux sociaux. Dans le cadre de la fibre, Vialis voudrait faire entrer les télévisions locales dans sa proposition de chaînes. TLB a été choisie comme chaîne pilote à partir d’octobre. Elle sera injectée dans leur réseau », confie le président.
La télé locale ne s’arrête pas aux frontières de Biesheim pour les reportages. L’équipe se rend aussi en Allemagne et un peu partout dans la région. « On va même au pied des Vosges, dans la vallée de Munster. Pour le sport, on se limite à notre commune mais sinon, on bouge. C’est une télé régionale ! »
Mais tout n’est pas tout rose pour TLB. Les temps sont durs et les budgets toujours plus serrés. Le petit média doit se contenter de ce que les annonceurs publicitaires veulent bien donner. Sans compter la concurrence toujours plus menaçante des sites Internet, cherchant également à séduire. L’équipe s’accroche, caméra sur l’épaule et la passion dans le cœur.

HAUT-RHIN Les faits divers en bref

Publié dans le panorama le Vendredi 20 septembre 2019 à 06:44:54

 

 HAUT-RHIN Les faits divers en bref

COLMAR VL contre vélo

Une collision entre une voiture et un cycliste s'est produite ce jeudi à 13 h au carrefour de la rue Stanislas à Colmar.

Légèrement blessé, le conducteur du vélo, âgé de 17 ans, a été transporté à l'hôpital Pasteur.

Le canapé brûle

Les pompiers sont intervenus pour un feu de canapé dans un appartement du rez-de-chaussée d'un collectif de la rue de Zurich. Il était 14 h 20 ce jeudi et à l'arrivée des soldats du feu, les flammes étaient déjà éteintes. Une femme de 48 ans, légèrement intoxiquée a, néanmoins été transportée à Pasteur.

HORBOURG-WIHR Chute à bicyclette

Un cycliste a chuté peu après 16 h ce jeudi rue de l'Abattoir à Horbourg-Wihr. L'homme, âgé de 65 ans, a été hospitalisé avec de légères blessures.

SAINTE-CROIX-EN-PLAINE Incendies

Les pompiers ont circonscrit un feu de broussailles à hauteur du magasin Aldi, sur la RD 1 ce jeudi à 16 h 20. Une centaine de mètres carrés ont brûlé. Dix minutes plus tard, ils sont intervenus pour éteindre un feu de voiture dans le même village, rue de Sundhoffen.