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Conseil départemental Jusqu'au 26 septembre : Adélaïde Hautval, une Alsacienne exemplaire

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:50:27

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Conseil départemental Jusqu'au 26 septembre
COnseil départemental Jusqu'au 26 septembre : Adélaïde Hautval, une Alsacienne exemplaire
Adélaïde Hautval a été la première Alsacienne, en 1965, à avoir été nommée Juste parmi les nations, du fait de l'aide qu'elle avait apportée à des juifs dans des camps de concentration en France et en Allemagne. Son destin hors du commun est maintenant plus largement connu.

 
Adélaïde Hautval : médecin, amie des juifs
Sa biographie a été publiée aux Éditions Ampélos en 2018 avec une préface de Patrick Cabanel directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études.
En janvier 1943,elle est déportée à Auschwitz

Depuis la rentrée, une école de Guebwiller, ville où elle a passé son enfance, porte son nom. Un article lui est consacré dans le n° 81 de Saisons d'Alsace relatif aux Alsaciennes qui ont marqué l'histoire. Et depuis peu, les Haut-Rhinois précédant ainsi de quelques semaines les Bas-Rhinois, peuvent visiter une exposition qui lui est consacrée (voir ci-dessous). Elle a été réalisée par l'Église protestante réformée d'Alsace et de Lorraine avec l'aide en particulier du professeur de médecine, Georges Hauptmann, (voir DNA du 8 septembre) pour les deux conseils départementaux.

Née en 1906, Adélaïde est fille d'un pasteur qui en 1920 avait, par francophilie, accolé à son nom de naissance (Hass) le nom de Hautval. Après des études de médecine à Strasbourg, elle se spécialise en psychiatrie. Arrêtée en mai 1942, à Vierzon pour défaut de laissez-passer, elle s'indigne en allemand à la prison de Bourges, contre deux agents de la Gestapo qui maltraitent ses codétenus juifs. En réponse à ses protestations, elle est transférée dans un camp : « puisque vous défendez les juifs, vous partagerez leur sort » lui assène-t-on. Et elle devra porter une étoile jaune avec un bandeau Amie des juifs
Elle refuse d'obéirà Josef Mengele

En janvier 1943, elle est déportée à Auschwitz. Elle est affectée comme médecin dans une des infirmeries du camp. Son dévouement fait l'admiration des autres déportés. Elle a recourt à des ruses pour sauver de la mort un maximum de condamnés.

Et surtout elle affronte avec un grand courage des médecins nazis qui y pratiquent des « expériences », notamment des stérilisations de femmes. Au péril de sa vie, elle refuse d'obéir à Josef Mengele

Adélaïde Hautval tient tête au commandant d'un camp : « Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez mais une chose est certaine et vous le savez : de nous deux, le vainqueur ce n'est pas vous ». Elle résiste et fortifie ses codétenues : « Il est impossible que nous sortions vivantes du camp. Les Allemands ne permettront pas aux gens qui savent ce qui se passe ici de reprendre contact avec le monde extérieur. Donc, pour le peu de temps que nous avons encore à vivre, la seule chose qui nous reste à faire est de nous comporter en êtres humains ».
Sa devisesur une fontaine

« Rester humain » c'est justement le titre de l'exposition et de sa biographie. Après guerre elle devient médecin scolaire en région parisienne.

En 1988, se découvrant des signes de la maladie de Parkinson, elle met fin à ses jours.

La commune du Hohwald, où elle est née, a érigé en 1991 une fontaine sur laquelle est inscrite sa devise : « Pense et agis selon les eaux claires de ton être »
M.P.

 

 
 

 

L'indispensable hommage à une femme « Juste »

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:46:51

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Inauguration et visite de l'exposition
L'indispensable hommage à une femme « Juste »
De nombreuses personnes ont déjà visité l'exposition consacrée à Adélaïde Hautval. Sur les cimaises du conseil départemental, ils ont découvert la vie et les idées d'une femme déportée, car amie des juifs.
 

 
Frédéric Hautval, président du conseil presbytéral de Guebwiller, est aussi le neveu d'Adélaïde Hautval. Ici, devant un dessin de Yannick Lefrançois, illustrant une citation de cette femme exceptionnelle
Différentes personnalités aussi ont répondu lundi soir à l'invitation de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et ont parcouru l'exposition consacrée à Adélaïde Hautval qui se tient là jusqu'au vendredi 26 septembre.

Daniel Mérignargues, sous-préfet de l'arrondissement de Thann-Guebwiller, plusieurs élus départementaux (Martine Dietrich, Yves Hemedinger, Karine Drexler, Bernadette Groff) et des élus de Guebwiller, commune où Adélaïde a passé son enfance et où un groupe scolaire porte son nom. Il y avait aussi des représentants du protestantisme, du judaïsme, du catholicisme, de plusieurs mouvements oeuvrant pour l'amélioration des relations entre les religions...
En présence d'un neveu

Ceux qui ont concouru à la concrétisation de cette manifestation ont pris successivement la parole pour expliquer leur implication dans ce projet qui met en valeur une Alsacienne, médecin, fille de pasteur, qui fut internée dans des camps de concentration entre 1943 et 1945 car elle avait manifesté son refus des persécutions contre les juifs et s'opposa aux médecins nazis qui pratiquaient des expériences sur des déportés.

Frédéric Hautval, président du conseil presbytéral de Guebwiller représentait le pasteur Christian Krieger président du conseil synodal de l'Église protestante réformée d'Alsace et de Lorraine (EPRAL). Il est aussi le neveu d'Adélaïde Hautval.
En trois exemplaires

Cette exposition qui a été réalisée en trois exemplaires par l'Église protestante réformée d'Alsace et de Lorraine (EPRAL) va tourner dans différents lieux : le musée Deck à Guebwiller du 20 septembre au 18 octobre, le temple Saint-Etienne Réunion à Mulhouse du 25 octobre au 24 novembre et prochainement dans des collèges. Dans cette perspective, une plaquette à vocation pédagogique a été produite.
M.P.

 

 
 

 

Guebwiller Exposition : « Rester humain », la leçon d'Adélaïde Hautval

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:11:27

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Guebwiller Exposition
Guebwiller Exposition : « Rester humain », la leçon d'Adélaïde Hautval
Alors qu'une école à son nom vient d'accueillir ses premiers élèves à Guebwiller, une exposition retrace la vie d'Adélaïde Hautval, première Alsacienne reconnue Juste parmi les nations. À voir du 20 septembre au 18 octobre au musée Deck.

 
Adélaïde Hautval avec son frère Philippe-Emmanuel dans le vignoble guebwillerois, sur un banc connu de tous les promeneurs.
L'exposition « Rester humain », réalisée en trois exemplaires et complétée par un guide pédagogique, va tourner dans des établissements scolaires d'Alsace et dans des paroisses, a été créée par l'Église protestante réformée d'Alsace et de Lorraine (EPRAL) avec plusieurs partenaires à partir des recherches du professeur de médecine Georges Hauptmann. Adélaïde Hautval, médecin psychiatre déporté à Auschwitz, dont le nom vient d'être donné à la nouvelle école élémentaire de Guebwiller, en est au centre. Plusieurs panneaux présentent la vie et l'engagement d'Adélaïde Hautval, première femme alsacienne nommée « Juste parmi les nations », illustrés par des propos qu'elle a prononcés et des témoignages qu'elle a donnés.

Adélaïde Hautval est née au Hohwald (Bas-Rhin) le 1er janvier 1906, dernière des sept enfants du pasteur Philippe Jacques Haas-Hautval, né et décédé à Guebwiller et de Lydie Sophie Kuntz née au Hohwald et décédée à Guebwiller. En 1910, la famille est venue s'installer à Guebwiller, chez Thérèse Haas, la mère du pasteur, dans la maison édifiée par le père du pasteur, Jean-Jacques Haas, qui y exerçait sa profession de charron.

À cette époque, le pasteur Haas a voulu opter pour un nom à consonance française, choisissant Hautval, en souvenir de sa paroisse du Hohwald. La famille ne sera autorisée à porter le nom Hautval qu'après la Seconde Guerre mondiale.

Adélaïde a fréquenté l'école primaire en langue allemande, puis le collège en 1919. Elle a grandi dans une famille pétrie des grandes valeurs de la vie. Durant son adolescence elle était cheftaine des scouts éclaireurs protestants de Guebwiller. Elle a effectué des études de médecine à la faculté de Strasbourg, s'est spécialisée en psychiatrie et a dirigé au Hohwald, jusqu'en 1936, l'Institut privé d'éducation auxiliaire et de reconstitution pour enfants, établissement qu'elle a fondé avec son frère Philippe Emmanuel (1902-1995). Adélaïde a ensuite travaillé à Küssnacht (Suisse), a quitté Guebwiller le 31 août 1939 pour se rendre à Vauclaire (Dordogne) et à partir de décembre 1941, elle a exercé à Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

En avril 1942, elle a été arrêtée sur la ligne de démarcation par la police allemande et transférée à la prison de Bourges. Elle a vigoureusement protesté contre la façon dont les prisonniers juifs étaient traités, épinglant sur ses vêtements un papier jaune avec la mention « amie des juifs ». En réponse, elle partagera leur sort, internée dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, et en prison à Orléans, Compiègne et Romainville.

Adélaïde Hautval a été déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943, dans le convoi « politique » appelé le convoi de Romainville, avec des déportées résistantes, juives, tziganes de toutes nationalités, dont les Françaises Marie-Claude Vaillant-Couturier, Anise Postel-Vinay née Girard, Danielle Cazanova, Charlotte Delbo, Simone Loche et bien d'autres. Les survivantes formeront l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR). Transférée en tant que médecin au bloc 10, elle a refusé de collaborer avec les médecins nazis qui menaient sur les détenues des expériences criminelles, affirmant avec force ses convictions devant le médecin-chef. Le 2 août 1944, elle a été transférée à Ravensbrück, avec une cinquantaine de survivantes du convoi. Après la libération du camp par les Russes, en avril 1945, elle a soigné les malades laissés sur place.

Durant toute sa détention en camp de concentration, Adélaïde Hautval a prodigué des soins, a partagé sa nourriture, et a apporté un soutien moral à ses camarades de misère. Elle ne tenait aucun compte des risques qu'elle encourait quand il s'agissait d'atténuer les souffrances des autres.
«L'une des personnes les plus merveilleuses qu'ait connue l'humanité dans sa génération»

Après sa libération, elle est venue se reposer durant un an à Guebwiller, puis a travaillé comme médecin scolaire en Franche-Comté. Installée en région parisienne dans les années 1960, elle y a fini sa vie en 1988.

Dans son courrier de condoléances à la famille Hautval, le juge Moshé Bejski, à la Cour suprême d'Israël à Jérusalem, qui était en relation pendant 25 ans avec Adélaïde, a écrit : « Le docteur Hautval était l'une des personnes les plus merveilleuses qu'ait connue l'humanité dans sa génération, et une âme noble, elle restera toujours à mes yeux une personne dont l'image devrait servir d'exemple pour éduquer les futures générations en vue d'un monde meilleur ».

Femme réservée et secrète, Adélaïde Hautval a très peu évoqué les souffrances endurées, mais a cependant apporté son témoignage dans diverses publications et dans son journal de déportation, qu'elle a confié en 1987 à l'ADIR, aux fins d'archives ou publication. Ses notes ont été publiées en 1991 dans le manuscrit « Médecine et crimes contre l'humanité », ouvrage réédité en 2006 aux éditions Le Félin à Paris. Le docteur Hautval, a été distingué par la Légion d'honneur en 1945 et la médaille des Justes parmi les Nations, décernée par l'État d'Israël le 18 mai 1965, pour ses actions de sauvetage dans le camp d'Auschwitz. L'année suivante, Adélaïde a planté son arbre au Yad Vashem à Jérusalem.
GSH Lire aussi en page 44, l'exposition inaugurée à Colmar

Lire aussi en page 44, l'exposition inaugurée à Colmar

 
 

 

Environnement Centrale nucléaire de Fessenheim : Malfaçons sans conséquence ?

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:56:57

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Environnement  Centrale nucléaire de Fessenheim
Environnement Centrale nucléaire de Fessenheim : Malfaçons sans conséquence ?
EDF a reconnu des problèmes de soudure sur seize générateurs de vapeur installés sur six réacteurs en exploitation, dont Fessenheim 2. Le groupe les juge cependant sans impact sur la sûreté des installations.

 
périmètre sécurité fessenheim
À moins d'un an de l'arrêt définitif de la production, la centrale de Fessenheim est rattrapée par une nouvelle affaire de malfaçons, touchant son réacteur n°2. Ses trois générateurs de vapeur font partie d'un ensemble sur lequel les opérations de soudure n'ont pas respecté les procédures, lors de leur fabrication par Framatome, filiale d'EDF.
Pas besoin de« traitement immédiat »

« Le travail de recensement a permis d'identifier seize générateurs de vapeur installés sur six réacteurs en exploitation», dont le réacteur n°2 de Fessenheim, a détaillé EDF hier dans un communiqué. « À ce stade de l'instruction technique portant sur ces composants, EDF estime qu'ils ne nécessitent pas de traitement immédiat », juge le groupe.

« Aucun de ces équipements aujourd'hui ne présente un risque en matière d'intégrité ou de sûreté des réacteurs, a renchéri Régis Clément, directeur adjoint du parc en exploitation d'EDF. On n'est pas dans une situation où il y a une nécessité quelconque d'un arrêt immédiat et conservatif de l'un de ces réacteurs ».

Des générateurs de vapeur sur des équipements qui ne sont pas encore en service sont également concernés à Flamanville et Gravelines.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) considère elle aussi qu'à ce stade, « il n'y a pas matière à arrêter les réacteurs concernés ».

« Pour autant, le sujet doit être investigué jusqu'au bout et c'est le travail qui va être fait dans les prochaines semaines, a déclaré hier Julien Collet, directeur général adjoint de l'ASN. On continue aujourd'hui de recevoir des éléments d'EDF, donc on pourra se prononcer quand EDF et Framatome auront fait le tour du sujet et que nous-mêmes nous aurons pu examiner l'ensemble de ces éléments. »

L'ASN a mené hier une inspection sur le site Framatome de Saint-Marcel (Saône-et-Loire), où étaient fabriqués les composants en question. Cela pour bien comprendre l'anomalie, mais aussi examiner les moyens mis en oeuvre pour identifier les pièces concernées, « pour s'assurer qu'il n'y a pas eu de manque ou d'oubli » dans leur inventaire.

En attendant une analyse plus approfondie des problèmes, « l'ASN peut-elle laisser fonctionner ces équipements potentiellement dangereux, dont aucune parade ne pourrait empêcher les conséquences d'une rupture ? », se demande l'association Stop Fessenheim. « Concernant plus particulièrement le site de Fessenheim 2, ce problème se rajoute aux falsifications des Forges du Creusot (désormais Framatome) ayant conduit à une altération de la qualité des aciers composant le GV n°335 », rappelle son président André Hatz.
« Des soudures de mauvaise qualité »

Le réacteur n°2 avait été arrêté en juin 2016, après la découverte d'un défaut de fabrication (son acier ne répondait pas aux normes de qualité imposées) sur un de ses trois générateurs de vapeur. L'ASN n'avait autorisé son redémarrage qu'en mars 2018, en considérant finalement que « l'anomalie » de forgeage constatée « ne remettait pas en cause son aptitude au service ». Un feu vert qui avait fait scandale chez les antinucléaires alsaciens. « Un constat s'impose, ajoute aujourd'hui André Hatz. Pour Fessenheim 2, l'on a affaire à des soudures de mauvaise qualité sur des aciers de mauvaise qualité ! Et chacun sait que le cumul de problèmes favorise l'accident majeur. »
O.Br. (avec AFP)

 

 
 

 

Anniversaire du Conseil de l'Europe : en souvenir d'une journée particulière

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:55:18

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Strasbourg  Il y a 70 ans, la première réunion de l'Europe unie
Anniversaire du Conseil de l'Europe : en souvenir d'une journée particulière
Une vieille et belle voiture dans la cour, des cendriers sur les tables... L'atmosphère qui régnait en 1949 lors de la naissance du Conseil de l'Europe à Strasbourg a été reconstituée hier pour célébrer les 70 ans de l'institution.
 

 
Une boîte à cigares, des cendriers... reconstitution de la première réunion du Comité des ministres du Conseil de l'Europe dans le Grand salon de l'Hôtel de Ville historique de Strasbourg, qui a vu naître l'Europe unie il y a 70 ans.
Sous le soleil qui inonde la cour de l'Hôtel de Ville, les chromes étincellent. Rien de tel qu'une vieille voiture, tout en cuir et rondeurs, pour faire apparaître une époque. C'est dans une Horch cabriolet type 670 similaire que le président de l'Assemblée nationale, Edouard Herriot, s'est rendu aux premières réunions du Conseil de l'Europe à Strasbourg, en août 1949. Sur des photos d'archives, on le voit debout dans la voiture, les deux flèches de l'église Saint-Paul dressées en arrière-plan.
« En 70 ans on a gagné une femme ! »

Un autre objet, fondu dans le décor du grand salon de l'Hôtel de Ville réinstallé tel qu'il était pour la première réunion du Comité des ministres du 8 août 1949, vient rappeler une période lointaine : le cendrier. Sur les tables occupées par les représentants des États fondateurs de l'Europe unie, chacun a de quoi écraser une Gitane ou un cigare. 70 ans plus tard, personne, pour cette reconstitution, n'osera faire des ronds de fumée entre dorures et parquet. Les temps ont changé.

« En 70 ans on a gagné une femme ! », remarque Jean-Baptiste Mattei, représentant permanent de la France auprès du Conseil, en prenant place avec ses collègues, parmi lesquels l'ambassadrice norvégienne.

Les photos de 1949 sont aussi sans équivoque : seuls des hommes à table face aux cendriers. 70 ans plus tard, une femme observe la scène : Marija Pejcinovic Buric, qui doit devenir quelques heures plus tard officiellement secrétaire générale du Conseil de l'Europe (lire aussi ci-dessous).

En 1949, « l'Europe suscitait espoir et enthousiasme », rappelle le maire de Strasbourg Roland Ries en évoquant la foule immense qui acclama Winston Churchill pour son discours place Kléber le 12 août 1949, entre deux réunions de l'assemblée européenne qui tenait ses premiers débats au Palais Universitaire. « Ce magnifique rassemblement de citoyens de Strasbourg a été convoqué par le Mouvement européen pour montrer au monde quelle force a l'idée de l'Europe unie », avait dit Churchill sur cette place Kléber sur laquelle flottaient encore des drapeaux nazis cinq ans plus tôt.

« Il y avait vraiment un espoir des populations de voir le début d'une réconciliation européenne, qu'il n'y aurait plus la guerre. Je n'ai plus jamais vu dans l'histoire de la construction européenne un enthousiasme aussi important », explique l'historienne Birte Wassemberg, qui témoigne dans un film historique ( *) réalisé pour ce 70e anniversaire.
« Du nationalisme à l'internationalisme »

Autre témoin : l'ancien ministre alsacien Daniel Hoeffel, qui étudiait le droit à Strasbourg quand l'Europe unie y naquit, soutenue avec « beaucoup d'ardeur » : « La population qui avait vécu la guerre souhaitait ardemment que naissent des institutions gages de la paix retrouvée », se souvient-il.

C'est ici, il y a 70 ans, que l'Europe est passée « du nationalisme à l'internationalisme », résume Thorbjorn Jagland, encore secrétaire général du Conseil pour quelques heures.

Au même moment, à deux kilomètres de l'Hôtel de Ville, le Parlement européen, en session à Strasbourg, débattait une fois encore d'un Brexit qui n'en finit pas. Le retour aux replis nationaux plane aussi sur la ville qui vibra de voir l'Europe s'unir.
Anne-Camille BECKELYNCK * Visible sur YouTube sous le titre « Strasbourg, naissance d'une Europe politique » Le salon reconstitué et une exposition retraçant l'histoire de la création du Conseil seront présentés au public ce week-end pour les journées du patrimoine.

* Visible sur YouTube sous le titre « Strasbourg, naissance d'une Europe politique »

 
 

 

Politique Municipales : nouvelles investitures de LREM

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:29:57

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Politique Municipales : nouvelles investitures de LREM

La République en marche a investi mercredi 46 nouvelles têtes de liste pour les municipales de mars, dont la députée Valérie Oppelt, à Nantes, qui devrait affronter la sortante PS Johanna Rolland. À Saint-Étienne, c'est l'ancien international français Patrick Revelli, aujourd'hui directeur commercial de l'AS Saint-Étienne après y avoir joué dans les années 70, qui défiera le maire sortant Gaël Perdriau. À Béziers (Héraut), le conseiller municipal d'opposition Pascal Resplandy affrontera le maire sortant Robert Ménard, soutenu par le RN. À Arles (Bouches-du-Rhône), ville actuellement dirigée par le PCF mais identifiée comme « prenable » par le Rassemblement national, c'est la députée Monica Michel qui sera tête de liste LREM. Elle affrontera notamment la candidature indépendante de l'ancien président de France télévisions Patrick de Carolis, qui avait visé l'investiture LREM.
Économie Airbus révise à la hausse les besoins en avions neufs

La flotte mondiale d'avions de ligne va plus que doubler au cours des 20 prochaines années, a estimé Airbus mercredi, en tablant cependant sur une augmentation moins forte qu'auparavant de la croissance du transport aérien. Le besoin en appareils sera de 39 210 avions et cargos neufs d'ici à 2038, portant la flotte mondiale à 47 680 appareils, a indiqué l'avionneur européen. Le groupe aéronautique table sur une croissance annuelle du trafic aérien de 4,3 %.

 

 
 

Xavier Bertrand, l'alternative ?

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:53:20

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Politique Droite et centre droit
Xavier Bertrand, l'alternative ?
Le président des Hauts-de-France fait sa rentrée politique sur France 2. Populaire à droite et pas repoussoir pour une partie de la gauche, il rêve de l'Élysée sans le dire. Emmanuel Macron le garde à l'oeil.
 

 
Xavier Bertrand à Valenciennes en juin dernier.
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, dit la main sur le coeur qu'il ne fait plus de politique politicienne. Il serait étonnant qu'il ne le répète pas quasiment dans ces termes, quelques exemples très concrets (sa marque de fabrique) à l'appui, ce jeudi soir lors de sa rentrée. Cela se passera sur France 2 qui inaugurera sa nouvelle émission politique (1).

Mais l'homme qui se targue de ne plus penser qu'à sa région lit sûrement les sondages. Et ils sont très flatteurs pour lui.
Une ambition surveillée

Il apparaît comme un recours à droite, et chez les sympathisants de la République en marche, il est plutôt bien coté. Il soigne aussi les socialistes de sa région, qu'il consulte régulièrement depuis qu'ils se sont désistés en sa faveur lors des régionales de 2015, lui permettant de gagner face à Marine Le Pen. Bref, Xavier Bertrand était d'une certaine façon « en même temps » avant Emmanuel Macron. Ce dernier prend d'ailleurs très au sérieux l'ambition du patron des Hauts-de-France.

Un homme sans parti, qui défend des idées disruptives (la retraite à 65 ans, le septennat non renouvelable, etc.) : les comparaisons avec l'actuel chef de l'État s'arrêtent là.

Xavier Bertrand, qui rêve de l'Élysée mais qui ne le dit plus, soigne ce qui le distingue d'Emmanuel Macron. Lui ne sort pas des grandes écoles (il est assureur de profession), représente les territoires et pas les métropoles (il cite toujours sa ville de Saint-Quentin), et n'est pas hors sol. Il décrivait dès 2018 les prémices d'une grave crise sociale : il y a eu les gilets jaunes.
« Libre mais pas isolé »

Ceux qui le craignent, notamment à droite, le disent isolé. « Je suis libre mais pas isolé », répond Xavier Bertrand. « Libre » de tout parti depuis qu'il a claqué la porte des Républicains, au lendemain de l'élection de Laurent Wauquiez. « Pas isolé » car il est populaire et qu'en homme de réseau, il ne cesse de tisser le sien, avec son association La Manufacture. « Ce n'est pas un parti », prévient-il, mais une boîte à idées pour faire émerger des choses nouvelles. Ça fait beaucoup pour un homme qui ne veut pas faire de politique.
Nathalie MAURET (1) « Vous avez la parole » à 21 heures sur France 2. Xavier Bertrand sera notamment opposé à Jordan Bardella (Rassemblement national).

(1) « Vous avez la parole » à 21 heures sur France 2. Xavier Bertrand sera notamment opposé à Jordan Bardella (Rassemblement national).

 
 

 

Xavier Bertrand, l'alternative ?

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:17:57

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Xavier Bertrand, l'alternative ?
 

 
Xavier Bertrand à Valenciennes en juin dernier. Photo François LO PRESTI/AFP.
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, dit la main sur le coeur qu'il ne fait plus de politique politicienne. Il serait étonnant qu'il ne le répète pas quasiment dans ces termes, quelques exemples très concrets (sa marque de fabrique) à l'appui, ce jeudi soir lors de sa rentrée. Cela se passera sur France 2 qui inaugurera sa nouvelle émission politique (1).

Mais l'homme qui se targue de ne plus penser qu'à sa région lit sûrement les sondages. Et ils sont très flatteurs pour lui.
Une ambition surveillée

Il apparaît comme un recours à droite, et chez les sympathisants de la République en marche, il est plutôt bien coté. Il soigne aussi les socialistes de sa région, qu'il consulte régulièrement depuis qu'ils se sont désistés en sa faveur lors des régionales de 2015, lui permettant de gagner face à Marine Le Pen. Bref, Xavier Bertrand était d'une certaine façon « en même temps » avant Emmanuel Macron. Ce dernier prend d'ailleurs très au sérieux l'ambition du patron des Hauts-de-France.

Un homme sans parti, qui défend des idées disruptives (la retraite à 65 ans, le septennat non renouvelable, etc.) : les comparaisons avec l'actuel chef de l'État s'arrêtent là.

Xavier Bertrand, qui rêve de l'Élysée mais qui ne le dit plus, soigne ce qui le distingue d'Emmanuel Macron. Lui ne sort pas des grandes écoles (il est assureur de profession), représente les territoires et pas les métropoles (il cite toujours sa ville de Saint-Quentin), et n'est pas hors sol. Il décrivait dès 2018 les prémices d'une grave crise sociale : il y a eu les gilets jaunes.
« Libre mais pas isolé »

Ceux qui le craignent, notamment à droite, le disent isolé. « Je suis libre mais pas isolé », répond Xavier Bertrand. « Libre » de tout parti depuis qu'il a claqué la porte des Républicains, au lendemain de l'élection de Laurent Wauquiez. « Pas isolé » car il est populaire et qu'en homme de réseau, il ne cesse de tisser le sien, avec son association La Manufacture. « Ce n'est pas un parti », prévient-il, mais une boîte à idées pour faire émerger des choses nouvelles. Ça fait beaucoup pour un homme qui ne veut pas faire de politique.
Nathalie MAURET (1) « Vous avez la parole » à 21 heures sur France 2. Xavier Bertrand sera notamment opposé à Jordan Bardella (Rassemblement national).

 

 
 

Mélenchon, chef encombrant pour La France insoumise

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:25:22

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Mélenchon, chef encombrant pour La France insoumise
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

La victimisation est une vieille ficelle en politique. Surtout quand les résultats électoraux font défaut. Jean-Luc Mélenchon n'étant pas né de la dernière pluie, le voilà qui crie au procès politique parce qu'il est convoqué au tribunal de Bobigny pour répondre de son comportement lors de la perquisition du siège de son parti il y a onze mois. Le patron de La France insoumise est choqué de devoir répondre de ses actes comme tout citoyen ordinaire. Parce qu'il affirme que « la République, c'est lui », sous prétexte qu'il est député, s'imagine-t-il vraiment intouchable ? La comparaison de son cas avec celui de l'ancien président brésilien Lula, emprisonné, ainsi que l'analogie Macron-Bolsonaro, relève plus du théâtre que du débat politique. C'est d'ailleurs le rôle d'un homme outragé que s'apprête à jouer M. Mélenchon devant la justice. Nul doute que l'acteur regrette que les caméras de télévision ne puissent retransmettre une prestation qui ne manquera pas d'être aussi grandiloquente que son auteur.

Depuis l'élection présidentielle de 2017 qui l'avait vu arriver en quatrième position avec près de 20 % des voix, M. Mélenchon semble avoir perdu la maîtrise des événements. Comme si, après avoir cru en ses chances, il ne s'était toujours pas remis de l'élection d'Emmanuel Macron. Ce qui est sûr, c'est que La France insoumise, au-delà de son groupe à l'Assemblée, semble en panne. Comme paralysée par l'omniprésence, voire l'omnipotence, de son président, dont certains ne cachent pas qu'après avoir été leur meilleur atout, Jean-Luc Mélenchon devient un problème. La claque subie aux élections européennes (6,3 % des suffrages) n'a déclenché qu'un ersatz de débat vite étouffé. Alors que les revendications des gilets jaunes étaient très proches des idées de La France insoumise, le parti, tellement focalisé sur la personnalité de son chef, a laissé le Rassemblement national rafler la mise. Finalement, Jean-Luc Mélenchon est politiquement moins encombrant pour Macron que pour LFI, son propre parti.

 

 
 

« Pas de hausse » de la taxe carbone selon le gouvernement

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:26:38

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« Pas de hausse » de la taxe carbone selon le gouvernement
 

 
Scénario modéré de la hausse préconisée par la Cour des comptes : 1,2 centime d'euro de plus par litre, soit 13 euros par an pour les ménages. Photo DAMIEN MEYER/AFP
D'une manière ou d'une autre, il faudra taxer davantage le carbone, donc les carburants, constate un rapport de la Cour des comptes. C'est « inéluctable », a insisté mercredi son premier président, Didier Migaud, si la France veut tenir ses engagements sur la réduction des émissions de carbone. La réponse du gouvernement n'a pas tardé : « Nous n'envisageons pas de hausse de la taxe carbone en 2020 », a expliqué sa porte-parole Sibeth Ndiaye. Le souvenir du mouvement des gilets jaunes, nés de la hausse des taxes sur l'essence, est trop frais pour laisser naître une polémique sur le sujet.
« Décourager l'usage »

Et pourtant, il faudra y passer, démontre la Cour des comptes. Le parlement français est en passe d'adopter la loi énergie-climat, qui avance à 2050 l'objectif de neutralité carbone pour le pays. « La question est de savoir si on se donne les moyens de respecter les engagements (climatiques) que l'on prend », souligne Didier Migaud. Pour cela, rien de mieux qu'une taxation qui, « via l'introduction d'un signal-prix, vise à décourager l'usage des énergies fossiles », explique le rapport.

La taxe carbone a connu une augmentation, de 7 euros la tonne en 2014 à 44,6 euros en 2018. Cette hausse programmée (elle devait atteindre 86,2 euros en 2022) a depuis été « gelée », en réponse aux gilets jaunes.
Moduler selon les revenus

La Cour propose deux scénarios. Un modéré : viser 100 euros la tonne en 2030, soit une augmentation du prix du litre de carburant autour de 1,2 centime d'euros - le surcoût moyen pour les ménages serait de 13 euros par an. Et un scénario plus ambitieux : 250 euros la tonne, entraînant une hausse d'environ 6 centimes d'euros le litre, et un coût annuel moyen de 56 euros pour les ménages.

Mais une « moyenne » ne veut rien dire. La taxe carbone est un impôt « régressif » (au contraire de « progressif »), qui pèse davantage sur les pauvres que les riches, puisqu'il n'est pas modulé en fonction des revenus : l'ensemble de la fiscalité énergétique représente 7,2 % des revenus des ménages les plus modestes, contre 2,1 % des plus aisés.

La Cour préconise donc un système de compensations de la hausse, en fonction des revenus.
Menacessur l'emploi ?

Pour être efficace, la taxe doit aussi être large, alors qu'elle est aujourd'hui mitée par une vingtaine de niches fiscales, en faveur notamment des entreprises de transport aérien, maritime et terrestre.

Didier Migaud préconise une approche « progressive ». Mais la Fédération de l'aviation marchande (Fnam) annonce déjà 3 000 à 4 000 suppressions d'emplois en cas de perte de l'avantage fiscal des compagnies aériennes sur le kérosène...
Francis BROCHET

 

 
 

« Pas de hausse » de la taxe carbone selon le gouvernement

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:52:38

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Économie Fiscalité
« Pas de hausse » de la taxe carbone selon le gouvernement
Augmenter la taxe carbone est « inéluctable » pour atteindre les objectifs sur l'environnement, constate la Cour des comptes. Ce n'est pas prévu, jure un pouvoir échaudé par les gilets jaunes.
 

 
Scénario modéré de la hausse préconisée par la Cour des comptes : 1,2 centime d'euro de plus par litre, soit 13 euros par an pour les ménages.
D'une manière ou d'une autre, il faudra taxer davantage le carbone, donc les carburants, constate un rapport de la Cour des comptes. C'est « inéluctable », a insisté mercredi son premier président, Didier Migaud, si la France veut tenir ses engagements sur la réduction des émissions de carbone. La réponse du gouvernement n'a pas tardé : « Nous n'envisageons pas de hausse de la taxe carbone en 2020 », a expliqué sa porte-parole Sibeth Ndiaye. Le souvenir du mouvement des gilets jaunes, nés de la hausse des taxes sur l'essence, est trop frais pour laisser naître une polémique sur le sujet.
« Décourager l'usage »

Et pourtant, il faudra y passer, démontre la Cour des comptes. Le parlement français est en passe d'adopter la loi énergie-climat, qui avance à 2050 l'objectif de neutralité carbone pour le pays. « La question est de savoir si on se donne les moyens de respecter les engagements (climatiques) que l'on prend », souligne Didier Migaud. Pour cela, rien de mieux qu'une taxation qui, « via l'introduction d'un signal-prix, vise à décourager l'usage des énergies fossiles », explique le rapport.

La taxe carbone a connu une augmentation, de 7 euros la tonne en 2014 à 44,6 euros en 2018. Cette hausse programmée (elle devait atteindre 86,2 euros en 2022) a depuis été « gelée », en réponse aux gilets jaunes.
Moduler selon les revenus

La Cour propose deux scénarios. Un modéré : viser 100 euros la tonne en 2030, soit une augmentation du prix du litre de carburant autour de 1,2 centime d'euros - le surcoût moyen pour les ménages serait de 13 euros par an. Et un scénario plus ambitieux : 250 euros la tonne, entraînant une hausse d'environ 6 centimes d'euros le litre, et un coût annuel moyen de 56 euros pour les ménages.

Mais une « moyenne » ne veut rien dire. La taxe carbone est un impôt « régressif » (au contraire de « progressif »), qui pèse davantage sur les pauvres que les riches, puisqu'il n'est pas modulé en fonction des revenus : l'ensemble de la fiscalité énergétique représente 7,2 % des revenus des ménages les plus modestes, contre 2,1 % des plus aisés.

La Cour préconise donc un système de compensations de la hausse, en fonction des revenus.
Menacessur l'emploi ?

Pour être efficace, la taxe doit aussi être large, alors qu'elle est aujourd'hui mitée par une vingtaine de niches fiscales, en faveur notamment des entreprises de transport aérien, maritime et terrestre.

Didier Migaud préconise une approche « progressive ». Mais la Fédération de l'aviation marchande (Fnam) annonce déjà 3 000 à 4 000 suppressions d'emplois en cas de perte de l'avantage fiscal des compagnies aériennes sur le kérosène...
Francis BROCHET

 

 
 

 

Sncf Jean-Pierre Farandou va succéder à Guillaume Pepy

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:28:21

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Sncf Jean-Pierre Farandou va succéder à Guillaume Pepy
 

 
Jean-Pierre Farandou. Photo Eric PIERMONT/AFP
Un ancien chef de gare va devenir patron de la SNCF. Jean-Pierre Farandou, 62 ans, succédera à Guillaume Pepy à la tête de la SNCF, a confirmé l'Élysée mercredi soir.
Un pur produit du groupe

L'homme est un pur produit du groupe : chef de gare en début de carrière, patron de Keolis (filiale de la SNCF présente en France et à l'international) actuellement.

Emmanuel Macron l'a choisi alors que d'autres noms tenaient la corde, comme celui de Patrick Jeantet, actuel PDG de SNCF Réseau.

Une réunion du conseil de surveillance du groupe est prévue jeudi après-midi. C'est à cette occasion que la nomination sera rendue publique.

L'homme, qui affirme parfois « parler cheminot première langue », a un profil qui rassure les syndicats, traumatisés par la réforme de l'an dernier.

Selon Le Figaro, Jean-Pierre Farandou avait « marqué quelques points » le week-end dernier en apparaissant à la fête de l'Humanité dans le cadre d'un débat sur la sécurité ferroviaire auprès des représentants de plusieurs syndicats de cheminots.

La SNCF est un groupe qui compte 270 000 salariés dans le monde et pèse 33 milliards de chiffre d'affaires, rappelle le quotidien économique.

 

 
 

Trains et cars TER à prix réduit samedi dans le Grand Est

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:32:01

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Trains et cars TER à prix réduit samedi dans le Grand Est
 

 
Dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité qui se déroule jusqu'au 22 septembre, la région Grand Est et la SNCF promeuvent le recours aux transports publics de proximité en offrant 70 % de réduction sur le tarif normal, en aller simple ou en aller-retour, pour tous les trajets effectués le samedi 21 septembre en trains et cars TER Fluo. Les deux TER Mulhouse-Paris Est circulant le samedi sont aussi concernés par l'offre.

Les billets sont en vente à partir sur le site TER Grand Est, sur l'application SNCF et aux distributeurs automatiques régionaux (rubrique « tarifs événementiels »).

 

 
 

Les futurs trains intercités ne seront pas alsaciens

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:34:09

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Les futurs trains intercités

ne seront pas alsaciens
 

 
Alstom avait fait deux propositions à la commande de la SNCF. Aucune n'a été retenue. Archives DNA /Geneviève LECOINTRE

La commande notifiée ce mercredi au groupe CAF basé à Beasain (Pays basque) est le résultat d'un appel d'offres lancé fin 2016 par la SNCF pour le compte de l'État. Elle comprend une tranche ferme de 28 trains électriques destinés aux lignes Intercités Paris-Toulouse et Paris-Clermont, pour un coût d'environ 700 millions d'euros, à laquelle s'ajoutent 75 rames en option. Ces trains, dont les premiers doivent entrer en service à partir de 2023, seront assemblés sur le site CAF de Bagnères-de-Bigorre où 250 emplois seront créés pour renforcer l'effectif actuel (100 salariés).

« Monnaie d'échange »

Ce choix de la commission des marchés de la SNCF fait grincer des dents les représentants syndicaux du groupe français Alstom, dont aucune des deux offres déposées n'a été retenue. La semaine dernière, ils avaient préventivement interpellé le gouvernement à ce sujet en rappelant que le choix du constructeur espagnol constituait une menace pour les usines de Belfort et de Reichshoffen et leurs sous-traitants.

« On est stupéfait ! Le gouvernement, qui prône la réindustrialisation de la France, met ainsi l'emploi en péril. Avec CAF, il n'y aura que 10 % des heures de travail effectuées en France, contre 60 à 70 % dans le cas d'Alstom », a réagi ce mercredi Hervé Fillhardt, délégué syndical FO et porte-parole de l'intersyndicale du site bas-rhinois qui emploie 780 salariés. « Je ne comprends pas ce choix. C'est déplorable ! Je n'avais encore jamais vu un État donner une commande de matériel ferroviaire aussi importante à un concurrent étranger... », a déclaré pour sa part son collègue de la CGT Daniel Dreger.

« Les dés étaient pipés », estiment ces deux représentants du personnel qui voient cette commande comme « une monnaie d'échange » devant permettre à la SNCF de faire rouler ses TGV sur le réseau espagnol. D'après eux le marché perdu représente près de dix années d'activité pour le site de Reichshoffen. Pour autant, ils ne crient pas au désastre : « Le plan de charge de Reichshoffen au-delà de 2023 est certes remis en cause, mais d'autres appels d'offres doivent arriver et beaucoup de choses peuvent se passer d'ici quatre ans », observe Hervé Fillhardt qui rappelle que le carnet de commandes de Reichshoffen prévoit un creux de neuf à douze mois à partir du printemps prochain et qu'une réduction de la cadence de production devrait suivre.

« Si besoin, il y a également la possibilité de rapatrier de la charge de travail depuis le site de Valenciennes », ajoute Daniel Dreger. Pour ce dernier, un mince espoir subsiste néanmoins : « CAF n'est que l'attributaire pressenti de la commande. Celle-ci doit encore être approuvée par le conseil d'administration de SNCF Mobilités le 24 octobre prochain... »

X. T. (avec AFP)

 

 
 

Déchets embarqués, c'est pesé !

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:56:08

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Environnement Le gouvernement veut généraliser la tarification incitative
Déchets embarqués, c'est pesé !
Aujourd'hui, à Dannemarie, a lieu une journée de débats à l'occasion des vingt ans de mise en place du système de pesée embarquée pour la collecte des déchets. En Alsace, la moitié des collectivités ont adopté un tarif incitatif. Le gouvernement prône une généralisation de ce système.
 

 
La collecte des ordures ménagères en pesée embarquée à Fréland.
Avec 64 kg d'ordures ménagères collectées par an et par habitant, la communauté de communes Sud Alsace-Largue est l'intercommunalité de France la moins productrice de déchets. Il faut dire qu'elle a aussi été pionnière puisque cela fait 20 ans qu'elle pratique la pesée embarquée, une des formes de redevance incitative.
Le principe du pollueur payeur

Le principe est celui du pollueur payeur. Pour responsabiliser l'usager, on lui fait payer sa production de déchets ménagers. Moins il en produit, moins il paie. Plusieurs systèmes existent : la pesée embarquée (on pèse le contenant de la poubelle collectée), la levée (on compte le nombre de fois où la poubelle est vidée), la taille de la poubelle, ou encore le sac prépayé. Selon la technique, les résultats en termes de diminution de volume de déchets collectés varient. Le « nec plus ultra » est la pesée ; viennent ensuite la levée et le volume du bac.

En Alsace, 19 collectivités sur 40 ont opté pour une tarification incitative. Les autres fonctionnent à la taxe, adossée à la valeur locative utilisée pour l'impôt foncier. La région fait partie des bons élèves, constate Claude Nicloux, ingénieur à l'Ademe Grand Est (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) - un opérateur de l'État -, avec les pays de la Loire, la Bourgogne-Franche-Comté ou encore la Lorraine.

L'État met la pression sur les collectivités pour qu'elles s'y mettent. « C'est devenu une priorité pour lui », note Claude Nicloux. « La tarification incitative est un levier puissant pour faire évoluer les comportements, engendrer une prise de conscience. Pour réduire aussi le volume des ordures ménagères résiduelles collectées - en moyenne de 40 % - et pour améliorer la collecte de façon générale et donc la valorisation. »
« Il faut une véritablevolonté politique »

Ce serait donc tout bénéfice. Raison pour laquelle « on vise à la généralisation ». L'ingénieur indique que la loi de transition énergétique a fixé à 15 millions le nombre d'habitants concernés en 2020 et 25 millions en 2025 sur l'Hexagone qui en compte aujourd'hui 5,5 millions...

Mais certains freinent. « Vu de Paris, la redevance incitative est la seule solution qui existe. Mais il y en a d'autres », avance anonymement un interlocuteur alsacien. Les « réfractaires » sont déjà les grandes villes qui opposent leur grand nombre d'habitats collectifs pour lesquels il est plus difficile de mettre en place ce système. Claude Nicloux tempère en citant Besançon, la première ville à avoir plongé, et en annonçant que Strasbourg y songe sérieusement, comme Grenoble et Bordeaux.

D'une manière générale, il déclare : « Il faut une véritable volonté politique car c'est une action d'envergure, un processus lent qui demande trois ans. Il faut une large concertation avec les habitants, des moyens humains, des renforts en personnel... »

Pour soutenir les volontaires, un dispositif d'aides financières est en place, alimenté par l'Ademe et parfois la région : 70 % du coût de l'étude préalable (plafonnée à 70 000 EUR) ; un forfait de 6,60 EUR par habitant (plafonnée à 2 millions) pour participer à l'animation, la communication et la mise en oeuvre ; 50 % de l'investissement complémentaire pour équiper les bacs, camions, etc.

Quant au risque d'une recrudescence des incivilités, comme aller mettre son sac de déchets dans la poubelle du voisin ou dans la forêt, l'ingénieur assure que le phénomène est « faible et ne remet pas en cause le gain du système ». Selon lui, la tarification incitative ne coûte pas plus cher à l'usager : « C'est pareil ou un peu moins. » « Une étude nationale a montré que 60 à 70 % des gens y étaient favorables », conclut-il.
Annick WOEHL Voir notre vidéo sur le site internet www.dna.fr

Voir notre vidéo sur le site internet www.dna.fr

 
 

 

Opinion Environnement : Redoutable mais remarquable pesée embarquée

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:01:53

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Opinion  Environnement
Opinion Environnement : Redoutable mais remarquable pesée embarquée
La communauté de communes Sud Alsace Largue fête aujourd'hui, lors d'un séminaire sur le sujet, les 20 ans de la pesée embarquée. À l'origine de la mise en place du système avec le conseiller général Rémy With, Dany Dietmann, maire de Manspach revient sur initiative.

 
Dany Dietmann.
Par Dany Dietmann, maire de Manspach et président de l'Epage Largue

En classant la Communauté de communes Sud Alsace - Largue en tête des communautés de communes françaises pour ce qui concerne la réduction de la masse des ordures non recyclables avec 64 kg par habitant et par an, « Zero waste France », rend un hommage appuyé à la pesée embarquée, à ceux qui ont osé l'initier dans l'espace public, et surtout aux populations qui l'ont adoptée avec le succès que l'on sait en réaction aux comportements douteux des gestionnaires privés du site rudologique de Retzwiller qui avaient amené Mme Blanc préfète du Haut-Rhin de 1991 à 1994, à fermer temporairement la décharge, et aux populations périphériques de clamer leur ras-le-bol. En ne restant pas dans le contexte mémoriel du poisson rouge, il est sain de profiter de ce vingtième anniversaire de la pesée embarquée, pour évoquer les raisons pour lesquelles, sur le plan régional et national, ce mode de collecte ne s'est pas généralisé, bien que, Mme Nathalie Kosciusco Morizet, ministre de l'environnement à l'époque, soit venue à Gommersdorf en 2007, en préambule au Grenelle de l'Environnement, pour souligner les résultats remarquables obtenus par la mise en oeuvre de l'incitativité de la pesée embarquée dans la communauté de commune de la Porte d'Alsace présidée par M. Rémy With.
De la taxe à la redevance

Dans les agglomérations, le coût de service des ordures ménagères est principalement calculé sur la base de la taxe d'habitation, au prorata de la surface habitable, sans forcément tenir compte du profil social des ménages concernés, ni de leurs efforts de tri : « Tu tries ou tu tries pas, on s'en fout, tu paies la même chose, et c'est à toi, en plus du service des collectes, que revient la charge de payer le remplissage des décharges, de construire les incinérateurs et de payer leurs fonctionnements. » Cette façon de faire, pour le moins cavalière, considère les consommateurs comme les seuls responsables de tous les problèmes liés aux déchets et se contente d'un service administratif minimum qui a toujours très bien convenu aux gestionnaires, en donnant beaucoup de liberté aux acteurs économiques privés, chargés de la collecte et du lucratif traitement des déchets ménagers par dépotoir ou par incinérateur ; il suffit aux services fiscaux d'établir l'assiette de la taxe au prorata du coût déclaré du service et du nombre de m² habitables à l'échelle du territoire concerné. S'ajoutait à cela, pour nous, une taxe SM4 dont l'assiette était calculée, à l'origine, au prorata du nombre d'habitants, et non pas en fonction du poids d'ordures généré par chaque communauté de communes. La mise en oeuvre de la pesée embarquée en communauté de communes de la Porte d'Alsace fut un retentissant coup de tonnerre dans l'univers économique local du monde des déchets, puisqu'elle exigeait le passage à la variabilité de la pesée et responsabilisait les citoyens en leur permettant de maîtriser le montant de leurs factures, en fonction de leurs efforts de choix d'achat, de tri et de compostage. Cela se répercuta également sur les acteurs économiques du déchet, en instituant une traçabilité incontournable des masses collectées et des variations tarifaires que cela pouvait induire. Puissamment incitatif, ce système se traduisit par une spectaculaire progression de la qualité des collectes sélectives, et c'est là qu'il y a lieu de chercher les justifications tarifaires des 25 % de différence en faveur des ménages de la CCSAL, face aux autres chiffres locaux et nationaux.
Quelle priorité ?

L'incitativité citoyenne, induite par la pesée embarquée, demande à ce que chaque ménage dispose d'une facture relevant les chiffres précis enregistrés lors de chaque collecte dans chaque foyer. Cette facture fluctuante en fonction du nombre de levées et du nombre de kilos de déchets non triés déposés dans le bac à puces, devient alors une redevance. Il est aisé de comprendre que la gestion technique et administrative de la redevance incitative est plus complexe et donc plus onéreuse que le simple prélèvement de la taxe. La redevance incitative par la pesée embarquée demande beaucoup plus de communication à destination des ménages, ainsi qu'un investissement technique supplémentaire pour équiper les camions de collecte de systèmes de pesée et d'enregistrement, les bacs de puces informatiques, et les foyers de composteurs individuels ou de bio seaux, et même de bacs supplémentaires pour le papier. Cela explique les raisons pour lesquelles les acteurs économiques du monde des déchets, et les administrations des collectivités organisatrices perçoivent la pesée embarquée comme une perte de liberté et de ressources pour les premiers, et une complexification d'organisation pour les seconds. Ces considérations étant semble-t-il politiquement prioritaires, ont fait que l'intérêt conjoint des ménages et de l'environnement fut dans la majorité des cas, diplomatiquement estompé. Selon le dernier bilan de l'ADEME seules 145 collectivités françaises représentant 3,5 millions d'habitants ont opté pour la pesée embarquée, dont la Communauté urbaine du Grand Besançon, et les 24 communes de la Communauté de communes du pays d'Alésia.
C'est simple et ça marche

Entre la taxe et les errances rudologiques et environnementales d'un siècle passé qui nous ont pondu les décharges et les dangereux et ruineux incinérateurs, et la redevance incitative de la pesée embarquée calée sur la valeur ajoutée du geste de tri, pour réussir la réutilisation, le compostage, le recyclage, la valorisation synthétique, et l'économie des ressources naturelles de la planète de demain, il y a un pas que toute « intelligence standard moderne » fut-elle politique, doit être en mesure de faire en essayant, dans la mesure de ses moyens, d'utiliser au mieux cette pesée embarquée où d'autres dispositifs incitatifs, pour emprunter les nouveaux chemins décarbonés d'une transition énergétique nécessaire à la qualité de l'avenir global de l'humanité. Je suis fier d'appartenir à une

Communauté de commune dont l'écrasante majorité de la population a accepté de relever et de gagner ce superbe défi d'une évolution durable au bénéfice de la reconnaissance du geste, de la qualité du vivant et non pas exclusivement des dividendes du CAC 40.
D.D.

 

 
 

 

Académie de Strasbourg : Enseignants en mal d'affectation

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:57:51

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Académie de Strasbourg
Académie de Strasbourg : Enseignants en mal d'affectation

 
Les représentants de l'intersyndicale ont plaidé pour le réemploi de tous les enseignants et CPE non-titulaires dont le contrat n'a pas été renouvelé.
Une délégation intersyndicale FSU-FO-SUD-SNALC-CGT-CFDT-UNSA, rassemblée devant l'annexe du Rectorat, rue de Bouxwiller à Strasbourg, a alerté mercredi en début d'après-midi sur le cas des contractuels enseignants et conseillers principaux d'éducation, qui se trouvent sans affectation deux semaines après la rentrée.

Selon les syndicats, ils sont plus d'une centaine à ne pas obtenir de réponse du bureau des remplacements. Ils restent dans l'attente du certificat de travail pour faire valoir leurs droits auprès de Pôle emploi.

« Ce désordre inédit est la conséquence de la mise en place de la réforme du lycée, qui se traduit notamment par une baisse globale des heures d'enseignement, et de la diminution du personnel au bureau des remplacements. Cette année, les besoins en effectifs sont remontés tardivement. Le bureau concerné, en sous-effectif chronique, ne parvient plus à assurer dans les délais la multitude de tâches qui lui incombent », ont dénoncé les représentants de l'intersyndicale.

La délégation, qui a été reçue par le secrétaire général et le directeur des ressources humaines de l'Académie de Strasbourg, demande à la rectrice de trouver une solution globale au plus vite « en améliorant les moyens et les conditions de travail des agents du bureau des remplacements et en réemployant tous les non-titulaires dont le contrat n'a pas été renouvelé ».

 

 
 

 

Dossier Pour mieux comprendre... La nouvelle ruée vers l'or

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:21:15

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Dossier Pour mieux comprendre... La nouvelle ruée vers l'or
 

 
Un lingotin suisse de 100 g et une pièce d'or Britannia d'une once (31,10 grammes). Valeurs estimées : 4 500 et 1 400 EUR.  Photo AFP/Paul FAITH
À l'époque des cryptomonnaies, on le croyait relégué au rang d'actif préhistorique. Grave erreur : l'or séduit de plus en plus les investisseurs. Depuis quelques mois, son cours n'en finit plus de grimper. L'once d'or s'échangeait cette semaine aux environs de 1 500 dollars, soit près de 19 % d'augmentation depuis le début de l'année. Et la hausse est encore plus impressionnante ramenée en euros, de l'ordre de 24 %. Près de dix points de plus que le CAC 40 ! La dépréciation de la devise européenne par rapport au dollar, monnaie de référence pour la cotation de l'or, n'a pas que de mauvais côtés...

Ce phénomène n'a rien d'inédit. Après la crise financière, le cours du métal jaune avait déjà flambé, jusqu'à voir son cours flirter en août 2011 avec les 1 900 dollars, avant de retomber. La hausse enregistrée ces derniers mois n'en reste pas moins spectaculaire - et ses explications loin d'être mystérieuses.
Des taux d'intérêt historiquement bas

Le principal responsable ? Il est tout trouvé : l'effondrement des taux d'intérêt, qui rend soudain l'or attractif. Au Japon et dans la plupart des pays européens, ces taux sont même négatifs. Traduction : emprunter rapporte de l'argent, épargner en coûte. Du moins pour les banques, cibles prioritaires de cette thérapie de choc impulsée par les banques centrales, dans une tentative désespérée de relancer la croissance. Mais ces taux historiquement bas ont immédiatement été répercutés à tous les étages. Résultat : épargner est de moins en moins rentable - certaines banques suisses ou allemandes ont même commencé à taxer les dépôts de particuliers.

Que faire de son argent, si l'épargne ne rapporte plus rien, et qu'entre le Brexit, les tensions internationales et la guerre commerciale entre Washington et Pékin, l'avenir paraît de plus en plus incertain ? Se risquer sur le marché actions... ou acheter de l'or : les Français ont choisi et se ruent sur le métal jaune. « Au premier semestre, on a enregistré une augmentation de 99 % du nombre d'investisseurs par rapport à l'année dernière. C'est le double, tout simplement. Et la tendance s'est encore accentuée cet été », confirme Laurent Schwartz, directeur du Comptoir national de l'or, qui fédère une cinquantaine d'agences d'achat-vente à travers l'Hexagone.

Les vendeurs sont également plus nombreux, mais dans des proportions bien inférieures aux acheteurs : il s'agit souvent de personnes profitant des cours élevés pour vendre de l'or reçu en héritage. Les investisseurs, eux, privilégient plutôt lingots et lingotins : ils représentent presque la moitié des achats réalisés auprès du Comptoir national de l'or.

La tendance va-t-elle se poursuivre ? Probablement. Dans la zone euro, à moins d'une improbable relance budgétaire dont l'Allemagne ne veut pas entendre parler, les taux négatifs semblent partis pour durer - tout comme les tensions internationales. Dans un récent rapport, la banque d'affaires américaine Citigroup a estimé que le cours de l'or pourrait pulvériser son plafond en atteignant les 2 000 dollars l'once dans un an ou deux.
Jean-Michel LAHIRE

 

 
 

M2A Piscine Pierre-et-Marie-Curie : « Trouver une nouvelle affectation à ce bâtiment »

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:40:51

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M2A Piscine Pierre-et-Marie-Curie : « Trouver une nouvelle affectation à ce bâtiment »
 

 
L'avenir de la piscine Pierre-et-Marie-Curie à Mulhouse est toujours en réflexion. Archives L'Alsace/ Darek SZUSTER
Où en est le Plan piscines de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) ? Il est en stand-by, comme on dit. Ou plus exactement, il est encore en « phase d'études concernant les bains municipaux, car c'est le point d'achoppement qui est toujours en réflexion », explique Daniel Bux, vice-président de M2A en charge des équipements sportifs, qui précise que les élus planchent pour « trouver une nouvelle affectation à ce bâtiment ».
Les études se poursuivent

Ils réfléchissent à en faire un établissement culturel ou de bien-être, qui pourrait correspondre à ce lieu classé, « comme l'a prouvé la réussite de la récente soirée "Crevettes pailletées"», en référence au film dont des scènes ont été tournées à la piscine Pierre-et-Marie-Curie.

Les études se poursuivent donc avec la Ville de Mulhouse, le Conseil de développement et la Banque des territoires de la Caisse des dépôts, car c'est bien là un des nerfs de la guerre : les financements. Réaffecter ce bâtiment aura un coût, même si rénover la piscine en aurait un autre... « C'est un peu la même problématique que le projet dans les anciens bâtiments de la sous-préfecture », glisse Daniel Bux, qui souligne que les collectivités recherchent également des financements extérieurs pour la piscine Pierre-et-Marie-Curie.
Après les élections

Un diagnostic technique existe déjà, mais les élus veulent aller « encore plus loin, pour obtenir l'assentiment de tous, être dans la co-construction ». Mais ce n'est certainement pas en cette période pré-électorale qu'ils vont réussir à prendre une décision.

Alors, dès le début de la prochaine mandature, ils devront bien s'atteler au problème, puisque les équipements aquatiques de l'agglomération sont vieillissants et mériteraient rapidement une bonne cure de rajeunissement, avant qu'un été, les amateurs de baignade ne se retrouvent le bec dans l'eau... Donc dès que le projet sera calé et que les financements auront été trouvés, « on démarrera », assure Daniel Bux.

Car la réalisation des autres points du Plan piscines (annoncés il y a près d'un an), comme la transformation du bassin olympique du stade nautique qui fête ses 60 ans, est indissociablement liée à la réaffectation des bains municipaux, puisque l'ensemble du personnel y sera transféré. Et si les bains municipaux devaient rester des bains, « ils sortiraient du patrimoine de l'agglo », pour n'être vraiment plus que municipaux, indique Daniel Bux, « car l'objectif de M2A est le "savoir-nager" de tous les élèves du territoire sortant de l'école élémentaire. Or la piscine Curie ne peut plus remplir ce rôle. »
Michèle MARCHETTI

 

 
 

Solidarité Course Les Mulhousiennes : C'est la course... aux dossards et tee-shirts

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:04:54

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Solidarité  Course Les Mulhousiennes
Solidarité Course Les Mulhousiennes : C'est la course... aux dossards et tee-shirts
Les courses, les vraies, c'est pour ce samedi 21 et ce dimanche 22 septembre. Mais depuis ce mercredi, 10 h, les 8 000 participantes aux Mulhousiennes se pressent déjà au stade de l'Ill pour récupérer leur dossard et le t-shirt, couleur corail, de la 6e édition.

 
Les dossards et t-shirts seront encore distribués au stade de l'Ill ce vendredi de 12 h à 18 h et samedi de 10 h à 17 h. Dimanche 22 septembre, de 8 h à 9 h, uniquement pour les filles venant de loin. Pour la course des enfants, les dossards sont à retirer au plus tard le samedi 21 septembre 13 h.
Le rendez-vous était fixé à 11 h 30, ce mercredi. La veille, Aline Winninger, responsable de la communication des Mulhousiennes, indiquait qu'« en principe, c'est à cette heure-ci que les participantes viennent en nombre récupérer leur dossard et le t-shirt officiel de l'édition », couleur corail cette année.

Mais, ce mercredi, à 10 h 30, le téléphone a sonné. « Bonjour, c'est Aline. Est-ce que vous pourriez venir tout de suite ? C'est de la folie, il y a beaucoup, beaucoup de monde ! »

Comme le hasard fait bien les choses, en arrivant avec une heure d'avance au stade de l'Ill, on est tombé presque par hasard sur l'une des participantes un peu particulière de cette épreuve solidaire dont les bénéfices sont notamment « reversés à la Ligue, à l'Institut de recherche en hématologie et transplantation implanté à Mulhouse, et à d'autres causes locales en rapport avec les femmes et les enfants. »

On dit presque par hasard, parce que, en fait, Aline Winninger a fait le nécessaire pour retenir Lisette Kempf, jusqu'à notre arrivée. À quasi 92 ans, Lisette Kempf fait encore de l'escalade, du ski et de la randonnée. Et elle ne louperait Les Mulhousiennes pour pas grand-chose. La preuve, depuis qu'elle ne court plus - elle lève sa jupe longue, montre son genou et indique : « On m'a mis une prothèse » -, elle participe à la course avec le groupe des marcheuses, toujours avec le même enthousiasme : « Je participe aux Mulhousiennes pour le plaisir d'être avec tout le monde, pour le plaisir de faire quelque chose qui a du sens avec d'autres personnes. Les Mulhousiennes, c'est un bel effort collectif ! », assure-t-elle.
LE t-shirt collector de l'année, c'est celui de Marie

Totalement par hasard cette fois, on s'est dirigé vers Marie Mura, 28 ans, qui faisait la queue devant la tonnelle où les participantes peuvent faire floquer leur t-shirt. Elle aussi est une fidèle de l'épreuve. Et habituellement elle aussi court. Mais, cette année, ce n'est pas possible. Marie Mura, c'est son ventre qu'elle désigne pour expliquer le pourquoi du comment. « Je vais accoucher dans trois semaines... » Bêtement, on lui a demandé ce qu'elle allait faire inscrire sur son t-shirt : un prénom ? « Non, Bébé kiwi », a-t-elle répondu. Bébé kiwi ? « Oui... C'est une longue histoire, a-t-elle commencé. En fait, au début de ma grossesse, quand on cherchait des prénoms avec mon compagnon, on est tombé sur un article expliquant que, selon un site américain, en 2019, la tendance était aux prénoms vegan, comme Safran, Kiwi... » Et bim ! Le « nom de code » pour parler du bébé, une fille, était trouvé.

Après ça, on pensait, bêtement encore, que la réponse de Marie Mura à notre deuxième question - « Vous pensez quoi de la couleur du t-shirt » - ne pourrait pas être aussi inattendue que la première. Raté. « C'est un très bon choix !, a-t-elle certifié. Et vous savez pourquoi ? Parce que c'est la couleur de la chambre du bébé ! »

Décidément, le hasard fait vraiment bien les choses...
Cécile FELLMANN Un diaporama sur le site www.dna.fr Les Mulhousiennes, 6e édition : course des enfants, samedi 21 septembre, à 13 h, départ du stade de l'Ill ; Courses pour les femmes, dimanche 22 septembre, au stade de l'Ill, à partir de 10 h. Départ des coureuses chronométrées à 10 h 08, des coureuses non chronométrées à 10 h 13 et des marcheuses à 10 h 18.Site web : https://lesmulhousiennes.com/

Un diaporama sur le site www.dna.fr

 
 

 

Colmar Espoir La directrice du Baz'art s'en va

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:13:39

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Colmar Espoir La directrice du Baz'art s'en va
 

 
Renée Umbdestock et Baptiste Blanchart entourent Marie-Pierre Moyses-Strack. Photo DNA
C'était l'occasion de rendre hommage à celle qui fut directrice et salariée de la vie associative Espoir. Marie-Pierre Moyses-Strack quitte l'association après 21 ans de service. Elle a démarré le bénévolat en 1998 au sein d'Espoir, en distribuant des revues, et en partageant les repas à l'abri de nuit rue de la Fecht. Sa formation d'artiste peintre et d'architecte d'intérieur la prédestinait au lancement de l'atelier Baz'art, qu'elle a développé au fil des ans.

L'atelier a pris de l'ampleur grâce à de nombreux partenariats, à travers différentes expositions lors d'évènements culturels et artistiques de la région. Une création qui s'est concrétisée en 2011, par l'ouverture d'un atelier boutique rue Turenne, qu'elle a fait vivre avec talent. En 2016, elle a été appelée à intégrer le site, notamment la salle des ventes dans l'objectif de redynamiser les lieux et les équipes.

Elle a privilégié là une autre forme de création en instaurant de multiples liens d'humanité sur un lieu professionnel dans le but revendiqué de faire évoluer les personnes accueillies dans un univers agréable.
Un nouveau défi personnel

C'est à partir de 2017 que ses compétences lui ont permis d'accéder au poste de directrice de la vie associative. Comme elle l'a souligné : « mon départ est motivé par un nouveau défi personnel. Une boucle a été bouclée. Je fais confiance aux personnes qui vont prendre le relais et avec lesquels je partagerais toujours les valeurs de l'association Espoir. J'encourage le public à poursuivre son soutien et j'espère avoir la possibilité de garder à travers ce nouveau projet, un partenariat sous une autre forme, éventuellement artistique avec la structure. J'ai mis beaucoup d'amour et de foi dans mes engagements, par conviction de la nécessité de ma mission. Cette expérience humaine m'a enrichi dans le sens le plus noble du terme ». Pour Baptiste Blanchart responsable du Petit Baz'art « c'est Marie-Pierre qui m'a fait découvrir Espoir, c'est une belle personne, humble et ouverte aux autres, avec le besoin de se sentir utile. Elle a toujours oeuvré dans l'intérêt de l'association, je pense qu'elle va être difficile à remplacer ».
J.-R. H.

 

 
 

Colmar Réception à la mairie : Les ambassadeurs de la ville rayonnent

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:09:21

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Colmar  Réception à la mairie
Colmar Réception à la mairie : Les ambassadeurs de la ville rayonnent
Douze membres du Club des ambassadeurs de Colmar, constitué de trente-trois personnalités, ont été accueillis, lundi soir au cours d'une cérémonie, dans la salle des réceptions de la mairie par le premier magistrat Gilbert Meyer, entouré d'adjoints et conseillers.

 
Les élus et les ambassadeurs ont en commun la rayonnement et l'attractivité de Colmar.
Les ambassadeurs, qui se rencontrent trimestriellement, contribuent dans leurs sphères d'activité respectives au rayonnement et à l'attractivité de la cité de Bartholdi et de sa proche région.

Ils ont en commun d'avoir un attachement très fort au territoire et la volonté de concourir à son développement. A ce titre,les représentants de la Ville ont à leur disposition des outils de communication notamment numérique, afin de promouvoir la ville et ses atouts. Dans son allocution, le maire a souhaité la bienvenue aux ambassadeurs à l'occasion de cette seconde rencontre de l'année, autour des vins d'Alsace et de la marque « Colmar capitale des vins d'Alsace ».
De grandes réalisationsqui favorisent l'attractivité

Retour sur l'évènement marquant de cet été, l'accueil du Tour de France le 10 juillet. Une belle promotion pour la ville et le vignoble. Dans le cadre d'Action Coeur de Ville, projet national pour lequel Colmar a été retenue, des études spécifiques ont été lancées. Notamment concernant les commerces, l'artisanat et les services, la ville intelligente de demain grâce à l'innovation et au numérique, l'habitat.

Les Dominicains, 1e projet phare de l'année qui devrait ouvrir en 2020, sera un lieu de conservation d'une collection de livres anciens parmi les plus riches de l'espace rhénan. Le 2e projet phare de l'année, le parking souterrain de la Montagne-Verte ouvrira en novembre avec 700 places. Au-dessus sera aménagé dès le printemps 2020, un espace paysager de 1,5 ha.

Le gymnase du Grillenbreit va être inauguré le 20 septembre, un nouvel équipement dédié à la pratique sportive étudiante, lycéenne, collégienne et associative. Les travaux d'équipement de la salle couverte d'athlétisme au stade de l'Europe, seul équipement de ce type dans le secteur franco-allemand entre Bâle et Strasbourg, avec une mise en service prévue en novembre.

La rénovation urbaine est également au coeur de la politique menée par la Ville depuis 1995, le dossier de la galerie marchande de l'ex-Match au quartier Europe illustre la volonté d'accompagnement. L'hebdomadaire d'information Le Point a livré dans son numéro du 13 juin les résultats de l'enquête sur l'attractivité des villes françaises. Dans la catégorie de 80 000 à 250 000 habitants, parmi les 70 premières villes, Colmar est classée 11e, première position des villes du Grand Est, Mulhouse étant 22e. L'évènement, qui va clôturer l'année, sera bien sûr la participation de Colmar au marché de Noël de New York du 6 au 22 décembre avec un chalet décoré sur le thème de Bartholdi.

Parmi les ambassadeurs présents : le professeur Alain Tournade, Pascal Bridel, Francis Rebert, René Guth, François Baur, Julien Lavault, Stéphane Kirschberger, Guy Rossi, Arlette Steyer, Fabienne Ringler, Laetitia Bleger et Jean-Louis Vezien.

 

 
 

 

Munster Foyer du Parc : 50 ans et un avenir en grand

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:49:14

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Munster  Foyer du Parc
Munster Foyer du Parc : 50 ans et un avenir en grand
Fête mémorable en ce dimanche 15 septembre, extrêmement ensoleillé, que celle des 50 ans du Foyer du Parc, à Munster, et, au même moment, pose de la première pierre du futur bâtiment d'extension.

 
50 ans d'histoire pour le "Foyer du Parc".
Cette future extension est un projet phare, d'envergure, vis nt à donner plus d'espace à ce foyer désormais quinquagénaire. Et surtout, lui donner une image en phase avec l'époque contemporaine.

Autrement dit, un grand pas pour ces femmes, ces hommes qui avancent en âge, parfois malades ou seuls, et un grand pas pour la ville.

Beaucoup de monde était réuni autour de Marc Georges, président du Conseil d'administration de l'association « Bienvenue Foyer du Parc » qui, selon une tradition ancestrale, chère à tous les bâtisseurs, se fit le plaisir de procéder à cet acte hautement symbolique, véritable coup d'envoi des travaux de construction de cet immeuble qui sera opérationnel en 2023.

Pour ce faire, il fut entouré de Denise Buhl, conseillère régionale, Monique Martin, conseillère départementale, Pierre Dischinger, maire de Munster, Norbert Schickel, président de la CCVM, les architectes...

Dorénavant, cette première pierre étant posée, place maintenant à toutes les autres, et que ce projet se fasse, grandisse, mois par mois...

Puis, au courant de la réception festive, réunissant, là aussi, un grand nombre de personnes, notamment des résidents, Marc Georges, dans son discours de circonstance, a brossé un large tableau de l'historique de ce Foyer du Parc qui est l'un des lieux d'accueil privilégiés dont Munster peut s'enorgueillir mais qui, naguère, se réalisa non sans mal, contre vents et marées.
Tout a commencé dans les années 1960

« Dans les années 1960, l'AOPP (Association des oeuvres de la paroisse protestante de Munster) dont je salue les présidents Christian Weick et Paul Dietrich, gérait une petite maison de retraite de 12 places « Le Foyer » situé au Dubach » rappela Marc Georges.

Le 15 septembre 1969 naissait l'association « Emmaüs » autour d'un noyau d'hommes, de femmes engagés, dans le but, selon les statuts, de prêter aide et assistance sur une base chrétienne, aux personnes âgées, d'acquérir, de créer, gérer tout établissement nécessaire à cet engagement.

En 1970, l'AOPP cède gracieusement une partie de son terrain pour y bâtir le futur projet. « Notre reconnaissance va à ces présidents et membres du CA et aux nombreux membres cotisants (environ 500) : aux pasteurs Marc-André Wolf et Michel Hoeffel, à Pierre Huglin dont la ténacité, l'opiniâtreté pour mener à bien la construction, rechercher les partenaires financiers. »
Des débuts difficiles en 1975

Rien ne fut simple : alors que tout semblait aboutir, les instances préfectorales se mirent à douter de l'intérêt du projet. Finalement, avec l'aide efficace du conseiller général Alfred Monhardt, le dossier fut débloqué en 1973.

Début des travaux en janvier 1974. Le 15 octobre 1975, le Foyer du Parc a ouvert ses portes. Débuts difficiles : 9 mois pour occuper la totalité des chambres. Dépassement de 2,5 millions de francs du devis initial de 3 millions en 1971. Le CA s'est retrouvé avec un trou de 500 000 F qui a été comblé grâce à l'aide des paroisses, des différentes actions et à une souscription [...]
Devenue EHPAD en 2003

Mais de 1977 jusqu'à ce jour, la maison ne désemplit pas [...] De simple maison de retraite, par le passage, en 1987, à l'ouverture de la section de cure médicalisée de 15 lits, celle-ci est devenue EHPAD, en septembre 2003.

Nouveau cap en 2004 avec le changement de dénomination de l'association « Emmaüs » à « Bienvenue Foyer du Parc » afin d'éviter toute confusion administrative avec l'association de l'abbé Pierre. L'année 2009 marque l'ouverture de l'accueil du jour, « le Petit Manoir ».
S'adapter aux normes actuelles

« Confronté à l'adaptation aux normes actuelles liées à l'accueil des personnes âgées [...] ainsi qu'aux exigences économiques, juridiques, médicales, la réhabilitation de l'établissement s'est avérée nécessaire. Sa pérennité ainsi que sa mission étaient en jeu ».

S'en suivirent, l'étude diagnostic en 2012, la mission exploratoire en 2013. « Longues négociations avec le conseil presbytéral en vue de la cession du terrain pour aboutir à un accord en 2016 ! La machine était lancée : élaboration d'un cahier des charges ; 2017, concours d'architectes (avec 49 candidats !) ; 2018 : phase APS + ADD et dépôt de permis de construire ».
Une nouveauté : 19 logements « seniors » (du studio au 3 pièces)

« Le projet comprend une nouvelle aile de 60 chambres (de 20 m²) ainsi que la partie administrative et médicale. La création de 24 chambres (de 23 m²) dans les trois premiers étages, et nouveauté : 19 logements « seniors » (du studio au 3 pièces) dans les trois derniers étages. Ce dernier ensemble portera le nom de résidence « Les Cimes ».

La capacité restera identique et égale à 84 chambres en EHPAD. Le maître d'oeuvre est le cabinet Plisson, Mongiello associés à Alain Braesch [...]

L'investissement global se situe à hauteur de 12 MEUR financés par des aides du conseil départemental, de l'ARS et d'autres organismes, ainsi qu'un emprunt. »

Marc Georges ne manqua pas de remettre la bulle scellée lors de la première pierre de l'ancien chalet « Emmaüs » au pasteur Moise Adje et d'honorer un pionnier de la première heure, Armand Braesch (homme d'une fidélité absolue, durant 37 ans trésorier de l'association, aujourd'hui dans sa 90e année... et toujours membre !
« Une belle école de patience, de volonté »

Pierre Dischinger, maire de Munster, a rendu hommage à Marc Georges (au demeurant maire honoraire) « qui a lancé le défi, avec « Betty » (Elisabeth Dietrich, la directrice), s'agissant de ce grand projet, ce qui est une belle école de patience, de volonté, ce n'est pas toujours facile [...] Merci à vous tous et bravo... »

Quant à Norbert Schickel, il parla de cette « journée si particulière où il y a de l'émotion. Voilà un projet qui est un enrichissement et démontre votre esprit d'entreprendre, de se prendre en main sans attendre que d'autres viennent vous le demander... ».
Une subvention de 924 000 EUR du Département

Remerciements enthousiastes de Denise Buhl, reprenant la notion « d'enrichissement », qui le sera pour toute la vallée.

Monique Martin, à son tour rendit un vibrant hommage à ces acteurs qui, par leur volonté de « s'occuper de la question du vieillissement et celle du bien-vieillir, mettent de l'humain au coeur de leurs décisions. C'est un grand moment que nous vivons car c'est un projet d'ensemble des plus ambitieux qui se concrétise sous nos yeux. Le Département a parfaitement conscience des efforts consentis. C'est pourquoi, nous avons décidé de le soutenir par le biais d'une subvention s'élevant à 924 000 EUR et par une garantie d'emprunt de 1,3 MEUR contractée pour la réalisation de la résidence senior. »
E.H.

 

 
 

 

Munster Foyer du Parc 50 ans et un avenir en grand

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:07:03

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Munster Foyer du Parc 50 ans et un avenir en grand
 

 
Marc Georges a posé la première pierre du nouveau bâtiment. Photo DNA/J.K.
La future extension du Foyer du Parc à Munster est un projet phare, d'envergure, visant à donner plus d'espace aux résidents de ce foyer désormais quinquagénaire.

Beaucoup de monde était réuni autour de Marc Georges, président du Conseil d'administration de l'association « Bienvenue Foyer du Parc », pour le coup d'envoi des travaux de construction de cet immeuble qui sera opérationnel en 2023.

Puis, au courant de la réception festive, réunissant un grand nombre de personnes, notamment des résidents, Marc Georges, dans son discours de circonstance, a brossé un large tableau de l'historique du site.
Tout a commencé dans les années 1960

« Dans les années 1960, l'AOPP (Association des oeuvres de la paroisse protestante de Munster), gérait une petite maison de retraite de 12 places « Le Foyer » situé au Dubach » rappela Marc Georges.

Le 15 septembre 1969 naissait l'association « Emmaüs » autour d'un noyau d'hommes, de femmes engagés, dans le but, selon les statuts, de prêter aide et assistance sur une base chrétienne, aux personnes âgées, d'acquérir, de créer, gérer tout établissement nécessaire à cet engagement. En 1970, l'AOPP cède gracieusement une partie de son terrain pour y bâtir le futur projet.
Des débuts difficiles en 1975

Alors que tout semblait aboutir, les instances préfectorales se mirent à douter de l'intérêt du projet. Finalement, avec l'aide efficace du conseiller général Alfred Monhardt, le dossier fut débloqué en 1973.

Début des travaux en janvier 1974 et ouverture des portes le 15 octobre 1975 du Foyer du Parc. Les débuts sont difficiles, il faut 9 mois pour occuper la totalité des chambres et un dépassement de 2,5 millions de francs du devis initial est à déplorer.
Devenue EHPAD en 2003

De 1977 jusqu'à ce jour, la maison ne désemplit pas. De simple maison de retraite, en 1987, à l'ouverture de la section de cure médicalisée de 15 lits, celle-ci est devenue Ehpad, en septembre 2003.

Nouveau cap en 2004 avec le changement de dénomination de l'association « Emmaüs » à « Bienvenue Foyer du Parc » afin d'éviter toute confusion administrative avec l'association de l'abbé Pierre.

Enfin, l'année 2009 marque l'ouverture de l'accueil de jour, « le Petit Manoir », avant de lancer quelques années plus tard les réflexions autour de l'extension à venir : étude diagnostic en 2012, mission exploratoire en 2013. Puis Marc Georges détaille : « Il y a eu de longues négociations avec le conseil presbytéral en vue de la cession du terrain pour aboutir à un accord en 2016 ». « La machine était lancée ».
E.H.

 

 
 

Neuf-Brisach La ville candidate aux « plus beaux villages de France »

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:09:21

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Neuf-Brisach La ville candidate aux « plus beaux villages de France »
 

 
Neuf-Brisach remplirait tous les critères pour obtenir le label des « plus beaux villages de France ». Archives DNA
Lors de la dernière réunion du conseil municipal de Neuf-Brisach, le maire Richard Alvarez a fait ajouter un point à l'ordre du jour, concernant l'installation d'un médecin dans le pôle de santé. Ce point accepté, a été traité à huis clos.

Christian Zimmermann a demandé que le conseil vote une motion de soutien au maintien de la trésorerie à Neuf-Brisach. Le maire lui a répondu de s'adresser à la secrétaire de mairie pour que ce point soit rajouté. Il le sera lors du prochain conseil. Fernand Louis a rappelé que le conseil en a déjà parlé lors d'une séance de travail.

Le conseil a donné son accord pour les décisions modificatives budgétaires. Elles concernent des modifications d'affectation sur certains comptes pour une subvention de 7 000 EUR reçue pour le dernier Remp'art et pour les dépenses pour le pôle de santé.
Subvention

Le conseil a donné son accord pour une subvention exceptionnelle de 350 EUR en faveur de la Brigade Franco-Allemande pour l'achat de jouets pour la fête de Noël des personnels civils et militaires.
Inscription aux « plus beaux villages de France »

Après la lecture du règlement et des modalités d'inscriptions par l'adjointe Karine Schira, le conseil a donné son accord pour la déposition d'un dossier.

Le maire a complété l'information en précisant que la ville répond à tous les critères pour obtenir ce label et que ce sera un point supplémentaire pour la renommée de la ville.

Christian Zimmermann redoute que les tags comme ceux posés sur les murs de la résidence Xavier Jourdain aillent à l'encontre d'une reconnaissance de la ville.

 

 
 

Biesheim Une télé locale câblée avec passion depuis 30 ans

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:11:30

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Biesheim Une télé locale câblée avec passion depuis 30 ans
 

 
Céline Heitzler est journaliste reporter d'images pour TLB.

Céline Heitzler est journaliste reporter d'images pour TLB. Photo L'Alsace /Alice Herry

« Le jour de l'inauguration de la chaîne, il y a eu des inondations dans une partie du studio. On s'efforçait de tout éponger et nettoyer pour protéger le matériel. On a tout de suite été vacciné », se souvient avec nostalgie Bernard Gilbert, un des membres fondateurs et actuel président de l'association de la télévision locale de Biesheim. Commune qui a été la première du secteur à être câblée, et à bénéficier ainsi d'un service de télévision locale. Depuis trente ans, TLB, fondée par un groupe de passionnés des techniques audiovisuelles, s'efforce de s'enraciner dans le paysage télévisuel français. La chaîne, inaugurée en juillet 1989, fait figure de vétéran.
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7lbpkr" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1060" height="599" frameborder="0"></iframe> Le passage de l'analogique au numérique, la révolution

En effet, TLB a survécu à toutes les mutations technologiques, passant sans encombre du réseau câblé de l'agglomération à la TNT, à l'arrivée des boxes ADSL, au format 4/3 et 16/9e, puis le passage à la norme HD. « Nous avons vécu en direct des révolutions technologiques, mais aussi de nouveaux usages avec la généralisation des réseaux sociaux, souligne Bernard Gilbert. Le 1er juin 1988 marque l'arrivée du réseau câblé à Biesheim. Tout a commencé avec Joseph Durand, alors président du ciné-club de la commune. Nous avons lancé notre première émission le 6 septembre 1989. On nous avait prédit que TLB ne tiendrait pas. On était des passionnés d'image et de son. Et aujourd'hui, nous sommes toujours là ! »

À l'époque, la chaîne ne faisait que du direct. Aujourd'hui, les choses ont changé et le coeur névralgique de TLB est le reportage. « Le stress du direct, c'était quelque chose. On y a eu droit pendant plus de 20 ans », sourit Bernard Gilbert.

Du 13 au 24 mai 1993, Pierre Otter, alors bénévole et responsable de l'équipe technique, a fait le pari de se rendre au festival de Cannes. Prise en charge par Canal +, TLB a vécu pendant une semaine la frénésie cannoise. C'est le souvenir le plus « fou » de Bernard Gilbert.
Aux allures d'une TV régionale

Actuellement, cette pionnière des chaînes locales alsaciennes emploie quatre salariés : une secrétaire, Isabelle Meyer, et trois journalistes reporters d'images (JRI), Sandra Schubnel, Céline Heitzler et Pierre Nidercorn. « Même si le budget explose, on se débrouille avec ce que l'on a », concède le président. La commune est le principal financeur du média. Le Département fournit également une aide.

« Le numérique a été le gros changement. J'étais dans le milieu donc ça nous a beaucoup aidés. Au début, je m'occupais de la technique. Je continue cet aspect-là et la prise de vue », ajoute l'homme de 75 ans. TLB assure chaque semaine une diffusion variée de reportages, de sujets « magazine » et jouit d'un fort ancrage local. La grille des programmes de la chaîne repose sur l'information de proximité, politique, économique, sociale, culturelle, art de vivre, sports...

Le plateau de la télévision locale de Biesheim avec son fond vert n'est utilisé que très rarement. Aujourd'hui, c'est le numérique qui dicte tout. Photo L'Alsace /Alice Herry

Céline Heitzler est journaliste reporter d'images pour TLB. Photo L'Alsace /Alice Herry
L'envie de se développer

« Nous vivons dans un monde où la vidéo tient une grande place, et les métiers de l'image ont encore de l'avenir. On continue de travailler pour développer la chaîne », soutient Céline Heitzler, JRI. Un développement qui passera par le dépoussiérage de l'actuel site Internet. « Notre nouveau site sera mis en route l'an prochain. Nous souhaitons aussi être plus présents sur les réseaux sociaux. Dans le cadre de la fibre, Vialis voudrait faire entrer les télévisions locales dans sa proposition de chaînes. TLB a été choisie comme chaîne pilote à partir d'octobre. Elle sera injectée dans leur réseau », confie le président.

La télé locale ne s'arrête pas aux frontières de Biesheim pour les reportages. L'équipe se rend aussi en Allemagne et un peu partout dans la région. « On va même au pied des Vosges, dans la vallée de Munster. Pour le sport, on se limite à notre commune mais sinon, on bouge. C'est une télé régionale ! »

Mais tout n'est pas tout rose pour TLB. Les temps sont durs et les budgets toujours plus serrés. Le petit média doit se contenter de ce que les annonceurs publicitaires veulent bien donner. Sans compter la concurrence toujours plus menaçante des sites Internet, cherchant également à séduire. L'équipe s'accroche, caméra sur l'épaule et la passion dans le coeur.
Alice HERRY SE RENSEIGNER Télévision locale Biesheim, tél. 03.89.72.34.76. TLB recrute des bénévoles. Elle diffuse chaque jeudi après-midi, et en boucle jusqu'au jeudi suivant, son journal hebdomadaire de reportages (environ 45 minutes), ainsi que des formats « magazine » et des informations locales en infographie. Les sujets du journal hebdomadaire sont visibles sur Internet à partir de vendredi et durant une semaine sur www.biesheimtv.fr PLUS WEB Voir également notre reportage vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Ribeauvillé La 3e édition à partir de samedi : Lancement du festival « Livres en scène »

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:51:07

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Ribeauvillé  La 3e édition à partir de samedi
Ribeauvillé La 3e édition à partir de samedi : Lancement du festival « Livres en scène »
Du 21 septembre au 30 octobre, la communauté de communes du Pays de Ribeauvillé organise la troisième édition du festival Livres en scènes pour rassembler les amoureux de la lecture et de l'écriture autour du thème du voyage.

 
Pour démarrer sa troisième édition, le festival investira le jardin de ville de Ribeauvillé.
Le 21 septembre de 10 h à 18 h, aura lieu le démarrage du festival au Jardin de ville à Ribeauvillé. Les animations : spectacles, ateliers, animations, expositions, défilé de mode, balades contées, etc. se succéderont dans une ambiance cool et propice à la détente avec des espaces pour « buller » sous les parasols ou s'installer sur des banquettes, des poufs ou des chaises longues. Le Jardin de ville de Ribeauvillé sera transformé en salon du livre avec plus de cinquante auteurs, illustrateurs/illustratrices et éditeurs prêts à rencontrer le public et dédicacer leurs oeuvres. La « stub littéraire » deviendra l'endroit propice pour échanger avec eux sur le thème du job d'écrivain ou d'illustrateur.

Le festival se poursuivra ensuite jusqu'au 30 octobre avec un voyage au long cours dans le réseau des bibliothèques. Durant toute cette période, les bibliothèques du réseau proposeront des expositions, des contes d'ici et d'ailleurs, des conférences, des balades lyriques et des ateliers créatifs.

Le festival de contes « Vos oreilles ont la parole », organisé par le Conseil départemental du Haut-Rhin, fera également escale dans différentes bibliothèques du territoire pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Jean-Marc Burgel, vice-président en charge de la culture et de la communication, appréhende cet évènement « avec beaucoup d'attente et d'enthousiasme. Ce festival qui continue de grandir et de se structurer sous l'impulsion du nouveau responsable de l'action culturelle de la communauté de communes s'adresse à tous les publics, petits et grands ». Il attend d'ailleurs un nombreux public pour cette ouverture.
Le programme complet de la journée du 21 septembre, ainsi que toutes les animations du festival « livres en scène » est consultable sur le site de communauté de communes : www.cc-ribeauville/loisirs

Le programme complet de la journée du 21 septembre, ainsi que toutes les animations du festival « livres en scène » est consultable sur le site de communauté de communes : www.cc-ribeauville/loisirs

 
 

 

Fessenheim : Octobre à la médiathèque

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 05:49:54

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Fessenheim
Fessenheim : Octobre à la médiathèque
Le pôle culturel chargé des animations de la médiathèque et de l'Espace Victor-Schoelcher propose en octobre le programme suivant :

 
Tous les deux mois, le club de lecture réunit les passionnés de romans.
Club de lecture.

Tous les deux mois, il est proposé de retrouver les lecteurs à la médiathèque afin d'échanger sur les coups de coeur littéraires et de découvrir les nouveautés au rayon adulte. Tout cela autour d'une petite collation pour un moment convivial, une « pause lecture ». Cette activité se déroulera vendredi 11 octobre à 18 h 30 à la médiathèque Victor Schoelcher.

Entrée libre sur réservation.
Rencontre avec la directrice de la Comédie de Colmar, Emilie Capliez.

Cette année, le pôle culturel de Fessenheim a rejoint la tournée « par les villages » de la Comédie de Colmar, qui présente tous les ans une nouvelle création hors-les-murs. Après « Maman, moi et les hommes » en mai dernier, la médiathèque accueillera la pièce « Une vie d'acteur » de Tanguy Viel mise en scène par la nouvelle directrice Emilie Capliez (en co-direction avec Matthieu Cruciani). Un temps de discussion et de rencontre avec la metteuse en scène sera proposé autour d'un verre de l'amitié, en attendant de découvrir la pièce à Fessenheim le 13 novembre.
Victor Schoelcher, son oeuvre.

Le lundi 14 octobre à 18 h 30 à l'espace muséographique. Entrée libre sur réservation.
Le festival « Vos Oreilles Ont la Parole ».

Le festival de contes « Vos Oreilles Ont la Parole » (organisé par le conseil départemental du Bas-Rhin en coordination celui du Haut-Rhin) fête sa 10e édition du 14 octobre au 3 novembre et propose cent évènements (spectacles, rencontres et formations) qui se tiendront dans les médiathèques alsaciennes. La médiathèque Victor Schoelcher accueillera le spectacle « Les voyages imaginaires de M. Léon » pour les 4 à 6 ans. Une production de la compagnie « Débits de fagots ». L'histoire : « Mr Léon est un accordéon (l'accorléon). Mais son pépé ne peut plus jouer avec lui, alors il l'oublie au grenier. Léon rêve alors de tous les voyages qu'ils auraient pu faire tous les deux, et voyager ne signifie pas forcément aller très loin ». Cette animation se déroulera le jeudi 17 octobre à 17 h 30 à la médiathèque Victor Schoelcher. Gratuit, sur réservation obligatoire.

? Fermeture de la médiathèque le lundi 21 octobre.
Contact : Anissa Bouihed - responsable du Pôle culturel de Fessenheim. Médiathèque : mediatheque@fessenheim.fr 03 89 48 61 02 Musée : musee.schoelcher@fessenheim.fr 03 89 62 03 28. CW

Contact : Anissa Bouihed - responsable du Pôle culturel de Fessenheim. Médiathèque : mediatheque@fessenheim.fr 03 89 48 61 02 Musée : musee.schoelcher@fessenheim.fr 03 89 62 03 28.

 
 

 

Des maires rassemblés pour les 20 ans du Pays Thur Doller

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:03:18

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Cernay  Politique & Territoire
Des maires rassemblés pour les 20 ans du Pays Thur Doller
En invitant les maires du Pays Thur Doller samedi dernier au Pôle ENR, le conseil syndical voulait faire d'une pierre deux coups : célébrer les 20 ans d'une instance commune qui a trouvé ses raisons d'être et réunir les élus communaux à quelques mois des prochaines élections municipales.
 

 
Le partage du gâteau d(anniversaire par les 3 derniers présidents: François Tacquard, Laurent Lerch et François Horny
François Horny, président du Pays Thur Doller, a salué maires et adjoints représentant les 46 communes du territoire, Christian Debève, conseiller régional Grand Est, Francis Martin, représentant le conseil de développement ainsi que l'équipe d'animation, à l'occasion des 20 ans de la structure.
« Quatre-vingt-treize projets Leader ont été retenus et près de 1,2 million d'euros versés »

Conférences, rétrospectives, présentation d'une enquête auprès des élus, évocation des enjeux et perspectives ont précédé le partage du gâteau d'anniversaire.

François Horny et Sonia Levêque, directrice, ont rappelé la genèse de la structure, ses assises en mars 1999, le rôle de ses pionniers tels que Jean-Pierre Baeumer et Jean-Paul Omeyer (absents), José Schruoffenecker, Pierre Guillemain, François Tacquard, Guy Staedelin, élus actuels rejoints par Michel Habib, ancien élu.

Mais l'essentiel des débats a concerné la période 2014/2019, marquée par la diminution des dotations de l'État et qui a vu le Pays devenir le maillon incontournable pour décrocher les subventions de la Région, de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et du fonds européen Leader. « Quatre-vingt-treize projets Leader ont été retenus et près de 1,2 million d'euros versés », estime Laurent Lerch.

Sur le long terme, le Pays a trouvé ses marques dans le suivi et l'évaluation du Scot (schéma de cohérence territoriale), les actions concrètes en faveur de la transition énergétique (réduire la consommation d'énergie dans les bâtiments, Espace info énergie...), le soutien à la mobilité, au tourisme, etc. Ce travail, souvent méconnu, est mené de pair avec le conseil de développement, instance représentative de la société civile avec ses 87 membres.
« Les maires sont les élus que les Français préfèrent »

Francis Martin a détaillé les différents avis se rapportant aux divers domaines (culture, énergie, santé, tourisme...) et notamment la participation et l'information citoyenne comportant deux consultations, l'une s'adressant aux maires du secteur, la deuxième aux habitants. Les résultats de l'enquête ont vivement interpellé les maires. « Dans l'avenir, comment voyez-vous l'évolution de votre rôle d'élu ? » Parmi les réponses (29 communes sur les 46), on relève des constats peu encourageants : « Les champs de compétence des maires qui diminuent, l'éloignement des citoyens, l'importance de l'intercommunalité, la difficulté de trouver des candidats jeunes... »

À qui la faute ? Pour Francine Gross, vice-présidente de la communauté de communes Thann Cernay, ce sont les médias qui véhiculent une image négative des maires, ils sont âgés, exercent d'affilée plusieurs mandatures, expriment leur ras-le-bol... Ces propos négatifs ont soulevé un tollé général. « Qui en aurait marre ? », demande la maire de Moosch. Un seul élu s'est prononcé. « Il n'empêche que les maires, ce sont les élus que les Français préfèrent », tempère Christian Debève, conseiller régional.
M.T.

 

 
 

 

Saint-Louis Projet Jump'in : l'heure du grand saut

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:04:39

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Saint-Louis Projet Jump'in : l'heure du grand saut
 

 
 
Ils ne viennent pas du même quartier, leurs cultures et religions sont différentes, mais ils ont réussi à travailler ensemble, à construire un projet artistique de A à Z, bien encadrés par Anne-Sophie Chesne, du centre socioculturel de Saint-Louis, coordinatrice de ce projet baptisé Jump'in, et par des professionnels qui se sont prêtés au jeu et leur ont tendu la main.

Depuis le 15 mars dernier, les 30 jeunes de 12 à 25 ans qui se sont lancés dans cette aventure ont parcouru bien du chemin. Certains ont mûri, gagné en confiance surtout, en humilité parfois, portés par un projet stimulant qui avait pour but de les impliquer dans un univers artistique dont ils n'étaient que les spectateurs, voire les auditeurs il y a quelques mois encore. Un projet qui leur parle, forcément, puisqu'il concerne la musique urbaine, avec pour finalité l'enregistrement d'un single, le tournage d'un clip et une prestation sur scène lors d'un concert.
En première partie de La Synesia ce samedi

Si leur single, Our dreams, a déjà été enregistré dans les studios du Squart à Mulhouse et est en libre écoute sur Youtube depuis deux mois, l'une des étapes importantes de Jump'in reste à valider ce samedi, lors d'un concert exceptionnel au Forum de Saint-Louis, qui affiche d'ailleurs complet (1000 spectateurs attendus). Les six jeunes qui composent la « team musique » (les jeunes ont été répartis au sein de plusieurs teams pour mener à bien ce projet) se produiront en première partie du groupe d'afro trap La Synesia, l'ancien groupe de Végédream, rien que ça ! Végéquoi ? Mais si, vous avez forcément entendu l'un de ces tubes l'été dernier pendant la Coupe du monde de football, c'est le rappeur qui avait exhorté les Bleus à « ramener la coupe à la maison ».

Berivan, chanteuse, auteur-compositeur et joueuse de saz (instrument traditionnel kurde), Jasmine, Tracy et Aliya, chanteuses elles aussi, et Mohammed et Dean, qui composent le groupe de rap PVH, ont réussi le tour de force de constituer un groupe homogène et cohérent malgré des affinités et répertoires musicaux très différents. Ils se produiront juste avant La Synesia, ce samedi soir. Ils interpréteront bien évidemment leur single mais reprendront aussi quelques morceaux de différents styles musicaux en les arrangeant à leur sauce. Ils seront rejoints pour quelques chansons par Manon, qui a intégré le collectif en cours d'année. Les six jeunes - dont certains montent sur scène pour la toute première fois - auront donc la lourde tâche d'ouvrir la soirée et de mettre l'ambiance juste avant que Teddy Fam'As et Cirdeç prennent le relais pour mettre sur de bons rails les têtes d'affiche de la soirée, les quatre membres de La Synesia (qui seront d'ailleurs en dédicace dans la galerie du Leclerc de Saint-Louis juste avant la soirée, ce samedi à 16 h, et permettront à dix personnes de gagner les dix dernières places de ce concert lors d'un jeu-concours).
Graphisme et communication

Mais avant d'en arriver là, le collectif Jump'in a cravaché... Ce projet artistique, ils l'ont monté intégralement, sous l'oeil bienveillant et avisé d'Anne-Sophie Chesne. « Ce sont eux qui ont créé les concepts, avec leurs idées, confirme la jeune femme. On se réunissait plusieurs fois par mois lors d'ateliers en commun ou en petits groupes et on restait en contact quotidiennement via un groupe Instagram. Et lorsqu'on ne se voyait pas, ils étaient très indépendants et travaillaient à distance. » Et la team musique n'est que la partie visible de l'iceberg, puisque d'autres équipes ont activement contribué à la réussite de ce projet. « La team graph a travaillé sur le dessin de la pochette, sur le lettrage en compagnie du collectif Back to type à la Cité Danzas et avec la collaboration de l'artiste peintre internationale Mura Fowski, qui a reproduit ce visuel sur une toile d'un mètre sur un mètre en y ajoutant sa touche artistique », précise la coordinatrice de Jump'in.

La team communication a aussi eu un rôle important en mettant en ligne des photos et vidéos sur les réseaux sociaux et en tenant un « Vlog » sur la chaîne Youtube du collectif. Prise de vues et montages ont été intégralement réalisés par les jeunes, qui ont, en plus, animé les réseaux par le biais de jeux-concours permettant de gagner des places pour le concert. Une autre équipe se chargera de l'accueil et de la gestion des groupes et de la bonne organisation du concert de samedi. Un concert qui aura lieu dans le cadre du festival Art de rue, qui est lui porté par la Ville de Saint-Louis.

À noter, enfin, que la soirée sera organisée par le centre socioculturel de Saint-Louis avec le soutien financier de plusieurs partenaires : la municipalité de Saint-Louis, la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), le conseil départemental du Haut-Rhin et le CGET (Commissariat général à l'égalité des territoires).
Textes : Sébastien SPITALERI PLUS WEB Écouter le single du collectif Jump'in et voir son « Vlog » sur www.lalsace.fr.

 

 
 

Colmar La victime d'un enlèvement retrouvée dans une boutique

Publié dans le panorama le Jeudi 19 septembre 2019 à 06:16:37

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Colmar La victime d'un enlèvement retrouvée dans une boutique
 

 
La rue des Têtes a été bouclée ce mercredi après-midi à Colmar.  Photo DNA /Philippe MARCHEGAY
La rue des Têtes a été complètement bouclée par la police ce mercredi en fin d'après-midi, à Colmar. Les policiers étaient à la recherche d'un homme pouvant avoir été victime d'un enlèvement. Le Raid participait aux opérations de recherches et un médecin des sapeurs-pompiers se trouvait également sur place. Les passants et les clients ont été confinés dans les magasins durant l'opération.
Le kidnappeur présumé en état d'ébriété

Le dispositif a été levé peu avant 18 h 30. La victime venait d'être retrouvée dans une boutique du centre-ville. Blessée à la tête, elle a été transportée à l'hôpital. L'auteur présumé de la séquestration a été quant à lui interpellé. Il était en état d'ébriété et a été placé en garde à vue dans les locaux du commissariat de Colmar.

C'est la victime qui avait pu donner l'alerte dans l'après-midi. Échappant à la vigilance de son gardien, elle s'était réfugiée dans une pièce de l'appartement et avait composé le 17, décrivant son environnement. Les policiers colmariens ont réussi à identifier l'immeuble dans le quartier de la mairie. Le quadragénaire auteur de l'enlèvement a été interpellé par les policiers de Colmar dans la rue, alors qu'il était à la recherche de sa victime qui venait de lui échapper.