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Réchauffement : pire que prévu ?

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:37:29

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Climat Les températures globales pourraient s'élever de 6 à 7 degrés par rapport à l'ère préindustrielle.
Réchauffement : pire que prévu ?
En amont du prochain rapport des Nations unies, les chercheurs français viennent de simuler l'évolution du climat jusqu'à la fin du siècle. Conclusion : mieux vaut s'habituer aux canicules...
 

 
Le lit de la Loire à la fin du mois de juillet, alors qu'une bonne partie de l'Europe était touchée par la sécheresse.
Plus vite, plus chaud, plus fort. La France vient de mettre à jour ses modèles de simulation climatique, et les résultats sont alarmants. Si rien n'est fait, à la fin du siècle, les températures globales pourraient s'élever de 6 à 7 degrés par rapport à l'ère préindustrielle. Certes, c'est le scénario du pire, celui de l'inaction généralisée, avec une croissance économique débridée s'appuyant sur les énergies fossiles. Mais le dernier rapport des Nations unies réalisé par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), en 2014, ne prévoyait dans ce cas de figure qu'une élévation de température de 4,8 °C...

Pour en arriver à ces prédictions, le CNRS, le CEA et Météo France ont peaufiné leurs modèles numériques, afin de tenir compte avec une précision accrue d'une multiplicité de phénomènes : concentrations d'aérosols, utilisation des terres, circulation atmosphérique, montée des eaux, réchauffement des régions arctiques... Représentant un demi-milliard d'heures de calculs, une trentaine de simulations ont été réalisées, selon deux modèles différents : celui de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) et celui du Centre national de recherches météorologiques (CNRM).
Plus vite que la dernière glaciation

Plusieurs scénarios ont été envisagés par le Giec, selon que la réponse au défi climatique sera plus ou moins prononcée ou coordonnée. Les résultats des simulations sont relativement convergents : quasiment aucun ne permet de contenir le réchauffement sous la barre des 2°C à l'horizon 2100. Le seul qui le permettrait exigerait un volontarisme gigantesque des États, avec une neutralité carbone atteinte dès 2060 et une réduction active du CO2 atmosphérique.

Dans tous les cas, avertissent également les scientifiques, aucune stabilisation des températures n'est à espérer avant 2040. Même avec le scénario le plus utopiste, le seuil des 2°C serait temporairement dépassé au cours du siècle.

Quelques degrés, pas si grave ? « C'est parfois difficile de se rendre compte de l'impact. Pour donner une idée, la dernière glaciation, c'était un changement de température de 3 à 4 degrés. Mais étalé sur 10 000 ans : là, c'est sur cent ans », analyse la climatologue Pascale Braconnot, directrice de recherche au CEA.
La canicule sera la norme

Ces simulations sont destinées à préparer le prochain rapport du Giec, attendu pour 2021. La France est une des premières à rendre sa copie, mais les quelques modèles étrangers disponibles semblent confirmer l'accentuation du réchauffement.

L'exploitation de ces outils commence à peine. Les chercheurs ont néanmoins identifié de grandes tendances régionales. Sauf réduction importante des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale, les deux modèles s'accordent ainsi à voir quasiment disparaître la banquise estivale vers la fin du siècle. Quant à la France, la probabilité que les canicules atteignent l'intensité de celle de 2003 pourrait s'élever sensiblement dans la seconde moitié du siècle, pour devenir la norme vers la fin du siècle. « Typiquement, les modèles prévoient des canicules plus chaudes de deux degrés. Quoiqu'on fasse, il va falloir s'adapter », conclut Olivier Boucher, directeur-adjoint de l'IPSL.
Jean-Michel LAHIRE

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace : L'Europe seule contre tous ?

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:24:21

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L'édito de l'Alsace L'Europe seule contre tous ?
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Les exercices de simulation du climat en 2100, faisant état d'une augmentation des températures pouvant aller jusqu'à sept degrés, sont alarmants. Sont-ils aussi alarmistes ? Peut-être. Notamment si la prise de conscience, encore embryonnaire, se traduit par un changement des comportements. Mais finalement peu importe. Au-delà du sérieux des scientifiques qui travaillent sur ce sujet, ce sont d'abord des prévisions. Nul n'a intérêt à ce qu'elles deviennent réalité. Le plus important est qu'elles confirment une tendance lourde d'un réchauffement climatique dont la conséquence sera un dérèglement planétaire dont personne ne peut nier la réalité. Les scientifiques qui examinent les différents scénarios estiment aussi que l'objectif de limiter à moins de deux degrés est réalisable si les émissions de CO2 diminuent immédiatement pour atteindre la neutralité carbone en 2020. Personne ne pourra affirmer qu'il ne savait pas.

Quatre ans après l'Accord de Paris sur le climat, il est exagéré d'affirmer que rien n'a changé. Certes, les décisions tardent. Même quand la volonté politique est affichée, les actes ne suivent pas. Ou bien de manière désordonnée. Les maires décident au cas par cas de réduire la circulation automobile ; l'Europe va fortement taxer les constructeurs automobiles dont les ventes dépassent une moyenne de 95 g/km d'émission de CO2. Dans le même temps, poids lourds, bus, avions et paquebots, autrement plus polluants, continuent de bénéficier de faveurs fiscales.

L'Union européenne, dont la France s'enorgueillit d'être une des motrices, ne dispose pas d'un plan d'ensemble de transition rassemblant les interdictions d'un côté, les moyens d'action et d'incitation de l'autre. Donc, elle improvise. Et encore, l'Europe est l'un des bons élèves de la classe. Elle pèse malheureusement trop peu face aux géants américain, chinois, indien, brésilien ou russe. Quand les opinions publiques de ces pays basculeront, alors la lutte contre le réchauffement climatique aura des chances d'être efficace. Malheureusement, il sera probablement trop tard.

 

 
 

Editorial des Dna : Macron soigne sa droite

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:38:43

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EDITORIAL des Dna : Macron soigne sa droite
 

 
de Pascal Coquis

Voilà un petit moment déjà qu'Emmanuel Macron tournait autour de la question migratoire sans oser l'affronter. Le sujet est incandescent il est vrai et si on ne prend pas de gants, on risque de se brûler. Reste qu'à un moment ou à un autre, il faut bien se colleter avec cette réalité-là aussi.

L'immigration est aujourd'hui l'une des préoccupations majeures des Français et il n'est pas concevable de la laisser entre les mains du seul Rassemblement national.

Car ce dont souffre la société en la matière, c'est du malaise créé par l'absence de débat, pas du débat. Ce qui nuit à sa cohésion, c'est l'impression de fatalité, pas forcément la vérité. L'immigration n'est pas un sujet rationnel. C'est une terre de fantasmes sur laquelle prospèrent les thèses complotistes les plus ancrées (cf. celle du grand remplacement) et naissent les peurs qui fracturent la cohésion nationale.

Affronter la question sans tabou est donc une nécessité. À condition de ne pas céder aux sirènes populistes ni de sacrifier aux solutions spectaculaires et inhumaines. La tentation du rejet est toujours si forte...

En usant d'une rhétorique résolument offensive, Emmanuel Macron a en tout cas assez clairement indiqué la direction qu'il souhaitait emprunter. Lui qui expliquait en 2015 qu'Angela Merkel avait « sauvé l'honneur de l'Europe » a changé de paradigme. Ce n'est pas récent : il existe depuis plusieurs mois un profond décalage entre le discours teinté d'humanisme servi sur la scène internationale et la réalité, bien plus brutale, du quotidien.

Le chef de l'État a visiblement décidé de mettre son discours en adéquation avec ses actes. En les alignant sur une ligne dure qui ne pourra que séduire la frange la plus à droite de son électorat. À quelques mois des municipales, ce sera toujours ça de pris.

 

 
 

 

Immigration : pourquoi Macron durcit le ton

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:38:13

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Politique Gouvernement
Immigration : pourquoi Macron durcit le ton
Le chef de l'État veut un débat sans tabou et estime qu'on est « parfois trop laxiste » sur ce sujet. Un changement de ton qui amorce l'acte 2 du quinquennat, où les thèmes régaliens seront plus présents.
 

 
Emmanuel Macron veut regarder « en face » ce qui est lié à l'immigration.
« Tactiquement, c'est bien joué et en plus, il a raison. C'est tellement juste ! » : Hervé Morin, président des Régions de France et du parti Les Centristes, reconnaît que la sortie d'Emmanuel Macron sur l'immigration est un bon coup politique.

Les responsables de droite ont beau se gausser et dire, comme Bruno Retailleau (LR), qu'il « y a un décalage total entre le regard assez lucide que le président jette sur la situation et l'absence totale de solution », Hervé Morin reste admiratif. « Peut-être Sarkozy l'a inspiré ».
Il impose sa rentrée

Emmanuel Macron impose donc le thème de l'immigration au coeur de la rentrée d'autant qu'un débat sur ce thème aura lieu au Parlement à la fin du mois.

Les mots employés par le chef de l'État devant sa majorité lundi soir sont « disruptifs » pour reprendre une expression qui lui est familière. Florilège : « En prétendant être humaniste, on est parfois trop laxiste » ; « Nous n'avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face ». Et il y a la phrase qui restera : « Il faut savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas [...] Les bourgeois n'ont pas de problème avec l'immigration car ils ne la croisent pas alors que les classes populaires vivent avec ».
S'adresser à la France populaire

Emmanuel Macron reste convaincu que ces thèmes seront au centre de la présidentielle 2022.

Au moment où débute l'acte 2 de son mandat, il met donc le sujet sur la table en accusant la gauche d'immobilisme : « La gauche n'a pas voulu regarder ce problème pendant des décennies. Les classes populaires ont donc migré vers l'extrême droite ».

Lui, le président élu majoritairement dans les métropoles bien dotées par les classes aisées et par des électeurs plutôt de centre gauche, veut aussi parler à la France de la périphérie et des quartiers populaires qui vote Marine Le Pen. Il s'adresse aussi aux sympathisants de droite, actuellement sans chef.

Le discours est électoralement porteur : selon un sondage Ipsos-Sopra Steria publié lundi, 64 % des Français ont l'impression « qu'on ne se sent plus chez soi comme avant ». L'immigration est même le thème prioritaire pour 56 % des sympathisants Les Républicains.

Droit d'asile, aide médicale d'État, quotas : Emmanuel Macron veut un débat sans tabou. Mais dans sa majorité, tous les députés ne sont pas aussi cash que le président. Certains rechignent. La loi asile et immigration, portée en 2018 par Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, a fracturé le groupe parlementaire de La République en marche (LREM), le parti présidentiel.
Les marcheurs divisés

L'aile gauche fait circuler depuis ce mardi une tribune dans laquelle des députés défendent l'immigration comme étant une chance. D'autres font circuler une lettre demandant de maintenir l'aide médicale d'État.

Aurélien Taché, connu pour défendre une intégration plus volontariste des populations immigrées, organise le lundi 23 septembre un événement sur l'accueil et l'intégration en présence de Carola Rackete, la capitaine du navire humanitaire SeaWatch qui a bravé l'interdiction d'accoster en Italie en juin.

Le débat parlementaire risque donc d'être très mouvementé, mais le président voit plus loin que la rentrée. Comme Marine Le Pen à qui il n'entend pas laisser le thème de prédilection du Rassemblement national. Leur duel a commencé.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

La nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE validée

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:33:04

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La nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE validée
 

 
La nomination de Christine Lagarde, directrice sortante du Fonds monétaire international (FMI), pour prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE), a été validée mardi midi par le Parlement européen. Avec 394 voix pour, 206 voix contre et 49 abstentions, la Française n'a pas réuni autant de voix (le vote se faisait à bulletins secrets, comme pour tout vote du Parlement européen portant sur une personne) que les commentaires, globalement positifs, l'avaient laissé présager après son audition par la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement le 4 septembre. Les députés avaient été globalement séduits par ses compétences. Lors d'un débat à Strasbourg mardi matin, beaucoup se réjouissaient que Christine Lagarde poursuive la politique de Mario Draghi (président sortant de la BCE), d'autres s'inquiétaient que cette politique monétaire (défavorable aux épargnants mais favorable à l'emprunt pour les citoyens et les entreprises) ne permette pas de juguler une prochaine crise économique.

 

 
 

Attention, croissance ralentie

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:40:43

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économie Prévisions
Attention, croissance ralentie
La Banque de France confirme une période d'hésitation de l'économie française, dans un monde plein d'incertitudes, après une année impactée par les gilets jaunes.
 

 
Nouvelle manifestation des gilets jaunes samedi dernier, à Montpellier.
Timides éclaircies sur la France, temps couvert à l'étranger : c'est le bulletin météo économique délivré mardi par la Banque de France. Avec un rappel : l'importance de l'impact de la tempête jaune de l'automne, qui a fait bouger les lignes...
Des emplois, puis les salaires

La variation est de l'épaisseur du trait, comme disent les économistes : la croissance française devrait être l'année prochaine de 1,3 %, estime la Banque de France, et non plus 1,4 %, comme elle l'estimait il y a trois mois. Un petit dixième de différence, mais qui s'inscrit dans une tendance mondiale de révision à la baisse.

La bonne nouvelle, c'est les créations d'emplois, « qui ont surpris par leur vigueur en début d'année », et demeurent sur un bon rythme. L'objectif devient celui d'un taux de chômage passant sous les 8 % à la fin de 2021, contre 8,7 % fin juin.

Les créations d'emploi devraient un peu ralentir au cours de l'année, pour laisser place à une hausse des salaires, déjà observée aux États-unis.
Un pouvoir d'achat en jaune

La mauvaise nouvelle, c'est la dette, qui continue de tutoyer les 100 %. Elle le doit en particulier aux mesures prises en réponse au mouvement des gilets jaunes, qui ont creusé le déficit.

Ce mouvement social reste d'ailleurs l'aléa le plus important subi par l'économie française ces derniers mois : d'abord en plombant la croissance l'automne et l'hiver derniers, puis en gonflant le pouvoir d'achat depuis le début d'année, les mesures du gouvernement pesant pour 0,7 point sur les 2,3 % de hausse du pouvoir d'achat par habitant cette année. De quoi s'interroger sur l'aléa d'une nouvelle crise sociale qui partirait, cette fois, sur les retraites...

À ce stade, les plus gros nuages sont cependant à l'étranger. Ils sont connus, de la guerre commerciale au Brexit et au ralentissement allemand...

S'ajoute la récente tension sur les prix du pétrole. Une hausse durable de 5 euros (ou 6 dollars) des prix du baril coûterait 0,1 % de croissance l'année prochaine, estime la Banque de France - et autant d'inflation en plus, qui viendrait rogner la hausse de pouvoir d'achat.
F. B.

 

 
 

 

Carburants : l'État appelle les pétroliers à la « modération »

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:28:57

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Carburants : l'État appelle les pétroliers à la « modération »
 

 
Le gouvernement tente d'éviter la flambée des cours du brut... et de l'inquiétude des automobilistes. Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a appelé mardi les pétroliers « à la modération sur l'augmentation des prix », quelques jours après les attaques en Arabie saoudite.

Les frappes sur deux sites pétroliers du géant Aramco, à Abqaiq et à Khurais, dans l'est du pays, ont entraîné une chute de moitié de la production saoudienne, à hauteur de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6 % de l'approvisionnement mondial.

Les professionnels du secteur ont tiré dès lundi la sonnette d'alarme sur une augmentation de 4 à 5 centimes du litre d'essence.
« Aucune crainte sur l'approvisionnement »

« Il n'y a aucune crainte sur l'approvisionnement », a rassuré de son côté la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne : « Il y a des stocks chez les compagnies pétrolières et la France, comme la plupart des grands pays, a des stocks stratégiques qui représentent 90 jours, donc trois mois de consommation ».

 

 
 

Sécurité Congrès national : Il y a le feu à la maison des sapeurs-pompiers

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:39:44

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Sécurité  Congrès national
Sécurité Congrès national : Il y a le feu à la maison des sapeurs-pompiers

 
Il y a en France 248 000 pompiers.
Le 126e congrès national des sapeurs-pompiers de France s'ouvre aujourd'hui, à Vannes, en Bretagne. L'occasion pour le président de la Fédération nationale, le colonel Grégory Alloine, de revenir sur ce qui met le feu aux poudres dans les casernes.

« En vingt ans, les sapeurs-pompiers sont devenus des techniciens du secours. Aujourd'hui, nous absorbons toutes les demandes, affirme-t-il. Les centres de secours reçoivent énormément d'appels qui ne leur sont pas destinés. » Sur les 22 millions d'appels que les centres du 18 reçoivent chaque année en France, les pompiers n'effectuent que 600 000 sorties. Soit un pourcentage d'une intervention pour environ... 33 appels. Plus encore, chaque sortie ne correspondrait pas aux exigences de secours à la personne. « C'est bien normal que les pompiers aillent relever une personne âgée qui est tombée de son lit, une fois de temps en temps, mais pas tous les jours », tempête Grégory Alloine. Un détournement des missions que le colonel explique par « la carence des services publics. » La solution viendrait, bien sûr de ressources supplémentaires, mais aussi et surtout d'un numéro de téléphone unique : le 112. « Avec cette grande centrale commune aux policiers, aux urgences et aux pompiers, on pourrait tout de suite orienter les appels ».

Samedi, le ministre Christophe Castaner ira à Vannes, à la rencontre des pompiers. « J'espère vraiment que le ministre de l'Intérieur va écouter ce que nous avons à lui dire, sinon notre système de sécurité civile, déjà fragile, pourrait bien craquer », prévient Grégory Alloine.

 

 
 

 

Egalité femmes-hommes : 17 % des entreprises dans le rouge en France

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:33:58

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Egalité femmes-hommes : 17 % des entreprises dans le rouge en France
 

 
Près de 17 % des entreprises ayant publié leur index de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes sont en deçà de la note limite de 75 sur 100, a indiqué mardi la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

L'index prévoit une note globale sur 100 points et cinq critères : l'écart de rémunération femmes-hommes (noté sur 40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points), l'écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l'entreprise (10 points).

PMA : l'Église dit non

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:27:30

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PMA : l'Église dit non
 

 
Les évêques de France rappellent qu'ils ne sont pas à l'initiative de la manifestation du 6 octobre, mais ils la soutiennent. Photo Eric CABANIS/AFP
À quelques jours de l'examen du texte le 24 septembre par les députés, l'Église s'invite dans le débat sur le projet de loi bioéthique.
« Gravité des enjeux »

Soulignant « la gravité des enjeux », l'épiscopat catholique a apporté son soutien aux citoyens « inquiets et désireux de manifester le 6 octobre » à l'appel d'une vingtaine d'associations, dont La Manif pour tous.

Au collège des Bernardins, le lieu même où Emmanuel Macron, en avril 2018, appelait les catholiques à s'investir dans la chose publique, le président de la Conférence des évêques de France, Eric de Moulins-Beaufort, a mis en garde contre une « procréation livrée à la manipulation médicale, une filiation livrée au bricolage que la sophistication de notre société est capable d'imaginer ».

Et d'ajouter : « Je ne vois pas comment nous pourrions empêcher des citoyens, catholiques ou non, inquiets de ce projet de loi, de manifester, s'ils pensent que c'est un moyen utile pour se faire entendre. J'aurais tendance même à dire qu'ils ont le devoir de le faire. »

La position des évêques parviendra-t-elle à peser dans le débat ? « Ça va être compliqué pour l'Église catholique de faire entendre une voix au moment où l'opinion est plus intéressée par les sujets sociaux et les retraites », reconnaît un membre du clergé.

D'autres responsables de cultes ont prévu de se prononcer dans les prochains jours.

 

 
 

Drogues : vrai plan de lutte ou poudre aux yeux ?

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:22:57

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Drogues : vrai plan de lutte ou poudre aux yeux ?
 

 
Du trafic international à la cage d'escalier... Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé un nouveau plan anti-drogues pour « frapper fort » : « Le message aux trafiquants est clair : la France ne sera pas leur terrain de jeu », a lancé le ministre depuis Marseille, où des règlements de comptes liés aux trafics de stupéfiants secouent la cité. Voici les principales annonces parmi 55 mesures.
Création d'un office spécialisé

Pilier de cette réforme, l'Ofast (Office antistupéfiants) remplacera l'Office central pour la répression du trafic illégal de stupéfiants (Ocrtis), dont la réputation a été entachée par des scandales. L'Ofast, qui devra être opérationnel dès le 1er janvier prochain, « coordonnera l'action de tous les acteurs dans la lutte antistupéfiants au niveau local et national » et associera pour la première fois dans sa gouvernance, police, gendarmerie, douanes et magistrats.
L'amende forfaitaire en 2020

La ministre de la Justice a annoncé vouloir rendre opérationnelle courant 2020 l'amende forfaitaire sanctionnant l'usage de stupéfiants. Cette amende de 200 euros, votée par le Parlement en novembre dernier, doit permettre de sanctionner l'usage illicite de stupéfiants, notamment de cannabis.
Plus de renseignement

Le ministre de l'Intérieur a insisté en outre sur la nécessité d'accroître le système de renseignement par une montée en puissance des cellules du renseignement opérationnel contre les stupéfiants (Cross) réunissant policiers et gendarmes, dont la première a été créée par Laurent Nuñez à Marseille.
Toucher les dealers au portefeuille

De même, il a mis l'accent sur l'importance de « toucher au patrimoine des dealers ». « Aujourd'hui, sur 500 millions d'euros d'avoirs criminels saisis, seulement 10 % sont issus des trafics de stupéfiants », a-t-il regretté, alors que le chiffre d'affaires des trafics est évalué à 3,5 milliards d'euros en France. Christophe Castaner a promis aussi que les trafiquants seraient « systématiquement éloignés de leurs territoires ».
Signaler les points de vente

Une plateforme d'appels pour signaler les points de vente sera mise en place. En outre, une « grande campagne de sensibilisation » sera lancée pour « casser l'image festive de la drogue ». En revanche, les ministres n'ont pas annoncé de crédits et d'effectifs supplémentaires, ce qui fait redouter à un policier des «stups» sous couvert d'anonymat, «de la poudre aux yeux en l'absence de nouveaux moyens matériels et humains : on n'arrive pas à couper des têtes de réseau parce qu'on n'a plus le facteur temps pour remonter. On leur enlève du produit mais derrière, ça recommence ».

Le coût social des stupéfiants, largement dominé par l'importation de résine de cannabis en provenance du Maroc (47.000 hectares de surface utile recensés), est évalué à plus de 8 milliards d'euros par an.

 

 
 

SÉCURITÉ Nucléaire : 2 millions de riverains de centrales auront droit à des pilules d'iode

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 07:01:20

SÉCURITÉ Nucléaire : 2 millions de riverains de centrales auront droit à des pilules d'iode

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La mesure vient d'être étendue aux personnes habitant à moins de 20 km d'une centrale nucléaire.

 
 
Photo illustration Guillaume SOUVANT / AFP
Photo illustration Guillaume SOUVANT / AFP

Jusqu’ici, 600 000 Français, habitant à moins de 10 km d’une centrale, avaient droit à des comprimés d’iode gratuits, à utiliser en cas d’accident nucléaire.

Mais la mesure vient d'être étendue à un rayon de 20 km. Du coup, la mesure concerne désormais 2,2 millions de personnes, "notamment tous les habitants de Dunkerque et de Calais et une partie des Lyonnais", note Le Canard enchaîné, qui rapporte l’information.

Des courriers vont être envoyés aux personnes concernées, leur permettant de retirer gratuitement les boîtes de comprimés en pharmacie.

Protéger la thyroïde

L'Autorité de sécurité nucléaire rappelle l'importance de ces comprimés en cas d'accident nucléaire : "Respiré ou avalé, l’iode radioactif se fixe sur la glande thyroïde, organe essentiel à la régulation hormonale. Cette glande est particulièrement sensible chez les jeunes et les femmes enceintes (fœtus). La prise de comprimés d’iode stable permet de saturer la glande thyroïde qui, ainsi, ne peut plus capter ou fixer l’iode radioactif".  

Rendez-vous donc en pharmacie.

Colmar Préfecture du Haut-Rhin : Le nouveau secrétaire général veut faire du terrain

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:49:28

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Colmar Préfecture du Haut-Rhin
Colmar Préfecture du Haut-Rhin : Le nouveau secrétaire général veut faire du terrain
Entré en fonction ce lundi, le nouveau secrétaire général de la préfecture du Haut-Rhin, également sous-préfet de Colmar-Ribeauvillé, est particulièrement heureux de revenir en Alsace.

 
Jean-Claude Geney, secrétaire général de la préfecture de Colmar, sous-préfet de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé
Il avait été sous-préfet de Thann de 2006 à 2008 mais ne prétend pas connaître toute l'Alsace pour autant. « Je suis vierge de toute idée la concernant » confesse-t-il. Néanmoins cette région a plu au Lyonnais d'origine au point qu'il se félicite, avec son épouse, d'avoir pu poser une nouvelle fois ses valises en Alsace. Cette région historique dont il avait entendu parler dès sa prime enfance puisque, lorsqu'il se plaignait du froid quand l'hiver sévissait dans la vallée du Rhône, son père ne se lassait pas de lui répéter « on voit que tu n'as pas passé décembre 1944 à Orbey ». Ce dernier, qui affiche aujourd'hui 97 ans, avait rejoint l'armée alors qu'il n'avait pas encore 18 ans. Il avait gardé un souvenir marquant des basses températures qui régnaient alors qu'il venait de gagner le secteur d'Orbey avec les soldats de Delattre après avoir débarqué en Provence. En dépit des affres de la Seconde Guerre mondiale, « il avait toutefois gardé un excellent souvenir de l'Alsace » indique le fils, dont l'imagination fit le reste.

La carrière préfectorale de Jean-Pierre Geney a démarré en 1984. Elle l'a menée ensuite des Vosges à l'Ariège, de Guyane à la Saône-et-Loire en passant par Abbeville, avec des plages de mobilité, de 2010 à 2013, qui l'ont vu officier comme administrateur civil ou encore directeur du cabinet du directeur de la sécurité civile et de la gestion des crises.
De beaux dossiers l'attendent

Souriant, disert, avenant, le successeur de Christophe Marx à Colmar, table sur le contact avec les gens. À ce titre, il souhaite se rendre sur le terrain « autant que possible ». Car la dimension humaine est très importante pour celui qui ne peut pas et ne veut pas se contenter de travailler sur des dossiers. Le dialogue et l'échange avec les élus, les décideurs et les habitants doivent lui permettre de prendre le pouls du territoire. « Écouter, rencontrer, travailler » résume-t-il tout en relevant dès à présent que de « beaux dossiers » l'attendent. Ces sujets, dont le fonctionnaire devrait se saisir rapidement, concernent la collectivité européenne Alsace, le post-Fessenheim et l'organisation territoriale des services de l'État.

Adepte de randonnées Jean-Claude Geney qui avait déjà sacrifié à cette saine activité durant son séjour à Thann « que nous avons quitté la boule au ventre tant nous nous y plaisions » compte bien arpenter les chemins balisés du Club Vosgien dans les environs de Colmar. Et observer quelques étapes culinaires dans les fermes-auberges dont la réputation n'est plus à faire. Lève-tôt, il pratique un peu de sport aux aurores et aime bien la natation. Son temps libre, il le consacre à la lecture de polars mais ne dédaigne pas le cinéma. Marié, il est aussi le père de quatre enfants qui ont quitté le foyer et dont deux ont intégré, comme papa, une carrière de fonctionnaire.

L'une des premières sorties du nouveau sous-préfet devrait le conduire à la fin du mois de septembre dans la vallée de Munster qui inaugurera sa nouvelle médiathèque.
Jean-Luc Will

 

 
 

 

Préfecture Le nouveau secrétaire général veut faire du terrain

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:13:58

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Préfecture Le nouveau secrétaire général veut faire du terrain
 

 
Jean-Claude Geney, secrétaire général de la préfecture de Colmar, sous-préfet de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé. Photo DNA /Jean-Luc WILL
Jean-Claude Geney avait été sous-préfet de Thann de 2006 à 2008, mais ne prétend pas connaître toute l'Alsace pour autant. « Je suis vierge de toute idée la concernant », confesse-t-il. Néanmoins, cette région a plu au Lyonnais d'origine au point qu'il se félicite, avec son épouse, d'avoir pu y poser une nouvelle fois ses valises.

Une région dont il avait entendu parler dès sa prime enfance : lorsqu'il se plaignait du froid quand l'hiver sévissait dans la vallée du Rhône, son père, qui avait rejoint l'armée alors qu'il n'avait pas encore 18 ans, ne se lassait pas de lui répéter : « On voit que tu n'as pas passé décembre 1944 à Orbey ».

La carrière préfectorale de Jean-Pierre Geney a démarré en 1984. Elle l'a menée des Vosges à l'Ariège, de Guyane à la Saône-et-Loire, en passant par Abbeville, avec des plages de mobilité, de 2010 à 2013, qui l'ont vu officier comme administrateur civil et directeur de cabinet du directeur de la sécurité civile et de la gestion des crises.

Disert et avenant, le successeur de Christophe Marx à Colmar - qui est aussi sous-préfet de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé - souhaite se rendre sur le terrain « autant que possible ». Le dialogue et l'échange avec les élus, les décideurs et les habitants doit lui permettre de prendre le pouls du territoire.
« Écouter, rencontrer, travailler »

« Écouter, rencontrer, travailler », résume-t-il, tout en relevant dès à présent que de « beaux dossiers » l'attendent : la future collectivité européenne d'Alsace, le post-Fessenheim et l'organisation territoriale des services de l'État.

L'une des premières sorties du nouveau sous-préfet devrait le conduire, à la fin du mois de septembre, dans la vallée de Munster, qui inaugurera sa nouvelle médiathèque.
Jean-Luc Will

 

 
 

CD67 ET Eurométropole : Des aides concrètes aux équipements sportifs et de proximité

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:36:04

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Eurométropole Des aides concrètes aux équipements sportifs et de proximité
CD67 ET Eurométropole : Des aides concrètes aux équipements sportifs et de proximité

Le contrat départemental de développement 2019-2021 est signé
Jeudi dernier, le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, et le président de l'Eurométropole de Strasbourg, Robert Herrmann, ont procédé à la signature officielle du contrat départemental et de développement territorial et humain.

 
La piscine de Hautepierre, lors de sa réouverture en 2018. La deuxième tranche de réhabilitation fait partie des projets soutenus par le nouveau contrat.
Au-delà de l'appellation un chouïa technocratique, ledit contrat définit pour la période 2019-2021, entre les collectivités précitées, les enjeux prioritaires d'aménagement et de développement du territoire. Où l'on conjugue autant les objectifs que les moyens financiers.
« Accompagnerles ambitions d'excellence des fédérations sportives »

La contribution départementale à cette ambition de développement s'élève à un peu plus de 16 844 000 EUR et porte sur six projets de l'Eurométropole de Strasbourg.

La réhabilitation avec extension du stade de la Meinau à Strasbourg, la réhabilitation du gymnase des Vignes avant transfert de propriété à la commune d'Illkirch-Graffenstaden, la réhabilitation du gymnase du collège Paul-Émile- Victor avant transfert de propriété à la commune de Mundolsheim, figurent dans ce programme.

La deuxième tranche de réhabilitation de la piscine de Hautepierre, avec création d'un bassin d'apprentissage, est également dans la liste des projets élus à ces financements. On voit que l'intérêt est porté sur l'attractivité sportive de l'agglomération.

Outre les dossiers évoqués plus haut, les partenaires sont tombés d'accord pour encourager également la réalisation d'équipements de très haut niveau, pour accompagner les ambitions d'excellence des fédérations sportives. On parle donc ici du Racing club de Strasbourg, mais aussi de la SIG et de sa future Arena qui s'intégrera dans le projet global du quartier d'affaires international du Wacken.

Le deuxième volet d'actions financées concerne l'accès aux équipements publics de proximité. La restructuration de la Maison de l'insertion et du développement économique au Neuhof et la réalisation de la médiathèque Nord à Schiltigheim sont ainsi les deux derniers projets inscrits dans le partenariat.

Avec un accroissement prévu de 50 000 habitants d'ici 2030, l'Eurométropole devra faire face à des enjeux de cadre de vie et de cohésion sociale à préserver.
En complément des partenariats historiques

D'où l'accent mis sur les projets de service de proximité en particulier dans le domaine éducatif, socioculturel et culturel, déjà identifiés dans le Schéma départemental d'amélioration de l'accessibilité des services au public (SDAASP), et élaborés conjointement par l'État et le Département du Bas-Rhin.

Le contrat départemental 2019-2021 vient compléter et renforcer un partenariat historique déjà en place à travers la signature du Contrat Triennal 2018-2020 pour 12,5 MEUR d'engagements et du Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020 pour 43,5 MEUR, dont 25 MEUR d'engagements uniquement sur le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg.

 

 
 

 

Vendanges 80 hl/ha ou moins : l'inconnue du rendement alsacien

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:45:49

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Vendanges
Vendanges 80 hl/ha ou moins : l'inconnue du rendement alsacien
En pleines vendanges, la viticulture alsacienne doit remettre sur l'ouvrage l'épineuse question du rendement 2019. Le comité national de l'INAO lui a demandé de revoir sa copie, avant de rendre sa décision le 15 novembre.

 
La question du rendement de base en Alsace ne sera tranchée que mi-novembre, alors que la prévision de récolte est de 980 000 hl.
D'habitude, la question des rendements est réglée même si l'INAO (*) ne se prononce officiellement que mi-novembre. Mais cette année, l'Alsace vendange un peu dans l'inconnu. Le 2 septembre, lors de la réunion de l'AVA, l'Association des Viticulteurs d'Alsace, le rendement de base de 80 hl/ha pour l'AOC Alsace et crémant avait été approuvé très largement grâce aux forces de la coopération (DNA du 3 septembre), puis validé à la majorité simple par le Comité régional de l'INAO.
Pour un équilibre entre commercialisation et production

Mais le Comité national de l'INAO, lui, n'a pas été convaincu par le projet alsacien, en l'état actuel du dossier. Le 6 septembre, le gardien du temple des AOC a demandé à la profession de lui faire une proposition plus circonstanciée, adaptée à la situation du vignoble, avant de statuer. « L'INAO, responsable des appellations, ne veut pas qu'une région se plante et décline pour des raisons économiques. Il faut un équilibre entre la commercialisation et la production », décrypte un responsable viticole alsacien. « En 2018, l'Alsace a produit 1 180 000 hl. Elle en vend aujourd'hui 910 000- 920 000 hl. On ne peut pas, poursuit-il, proposer un volume supérieur à ce qu'on peut valoriser. Aujourd'hui, on trouve des vins d'Alsace à des prix très bas. Des gens se retrouvent avec des stocks en cave et des résiliations de contrats d'achat de raisins. Si les 80 hl/ha ne posent pas de problème pour le crémant, souligne le professionnel, ce n'est pas le cas pour le gewurztraminer et le pinot gris ».
À la recherched'un consensus

Aujourd'hui, certaines voix s'élèvent pour regretter un manque de vision stratégique à long terme pour le vignoble alsacien. Dans un contexte difficile, le débat sur les rendements à la veille des vendanges, a été marqué par des divergences de vues entre les familles professionnelles. Le négoce et les vignerons indépendants préconisaient une baisse, alors que la coopération, du fait de son modèle économique, défendait les 80 hl/ha. « Le Synvira s'était prononcé pour 65 hl/ha. Nous devons anticiper dès la fin des vendanges 2019 et réfléchir aux conditions de production de la récolte 2020 et à la mise en marché », plaide Pierre Bernhard son président. À l'avenir, les vignerons indépendants aimeraient « pouvoir bouger les lignes pour certains cépages ».

Les acteurs de la viticulture alsacienne se retrouveront donc autour de la table au début de la semaine prochaine, pour tenter de trouver un consensus sur les rendements et peaufiner la nouvelle proposition qui sera faite à l'INAO. « Si l'Alsace ne se met pas d'accord, c'est Paris qui va décider. Et ce ne sera pas 80 hl/ha, mais moins », prévient une représentante de la profession.
Isabelle NASSOY (*) INAO: institut national de l'origine et de la qualité

(*) INAO: institut national de l'origine et de la qualité

 
 

 

Viticulture 80 hl/ha ou moins :l'inconnue du rendement alsacien

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:11:49

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Viticulture 80 hl/ha ou moins :l'inconnue du rendement alsacien
 

 
La question du rendement de base en Alsace ne sera tranchée que mi-novembre, alors que la prévision de récolte est de 980 000 hl. Photo DNA /Franck DELHOMME
D'habitude, la question des rendements est réglée même si l'Inao (*) ne se prononce officiellement que mi-novembre. Mais cette année, l'Alsace vendange un peu dans l'inconnu.
Pour un équilibre entre commercialisation et production

Le 2 septembre, lors de la réunion de l'Association des viticulteurs d'Alsace (AVA), le rendement de base de 80 hl/ha pour l'AOC Alsace et crémant avait été approuvé très largement, grâce aux forces de la coopération (lire nos éditions du 3 septembre), puis validé à la majorité simple par le comité régional de l'Inao.

Mais le comité national de l'Inao, lui, n'a pas été convaincu par le projet alsacien, en l'état actuel du dossier. Le 6 septembre, le gardien du temple des AOC a demandé à la profession de lui faire une proposition plus circonstanciée, adaptée à la situation du vignoble, avant de statuer. « L'Inao, responsable des appellations, ne veut pas qu'une région se plante et décline pour des raisons économiques. Il faut un équilibre entre la commercialisation et la production », décrypte un responsable viticole alsacien. « En 2018, l'Alsace a produit 1 180 000 hl. Elle en vend aujourd'hui 910 000 à 920 000 hl. On ne peut pas, poursuit-il, proposer un volume supérieur à ce qu'on peut valoriser. Aujourd'hui, on trouve des vins d'Alsace à des prix très bas. Des gens se retrouvent avec des stocks en cave et des résiliations de contrats d'achat de raisins. Si les 80 hl/ha ne posent pas de problème pour le crémant, souligne encore le professionnel, ce n'est pas le cas pour le gewurztraminer et le pinot gris. »
À la recherched'un consensus

Aujourd'hui, certaines voix s'élèvent pour regretter un manque de vision stratégique à long terme pour le vignoble alsacien. Dans un contexte difficile, le débat sur les rendements, à la veille des vendanges, a été marqué par des divergences de vues entre les familles professionnelles. Le négoce et les vignerons indépendants préconisaient une baisse, alors que la coopération, du fait de son modèle économique, défendait les 80 hl/ha. « Le Synvira (NDLR : Syndicat des vignerons indépendants d'Alsace) s'était prononcé pour 65 hl/ha. Nous devons anticiper dès la fin des vendanges 2019 et réfléchir aux conditions de production de la récolte 2020 et à la mise en marché », plaide Pierre Bernhard, son président. À l'avenir, les vignerons indépendants aimeraient « pouvoir bouger les lignes pour certains cépages ».

Les acteurs de la viticulture alsacienne se retrouveront donc autour de la table au début de la semaine prochaine, pour tenter de trouver un consensus sur les rendements et peaufiner la nouvelle proposition qui sera faite à l'Inao. « Si l'Alsace ne se met pas d'accord, c'est Paris qui va décider. Et ce ne sera pas 80 hl/ha, mais moins », prévient une représentante de la profession.
Isabelle NASSOY (*) Inao : Institut national de l'origine et de la qualité

 

 
 

Ferme Durr : huit cas de listériose depuis février 2018

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:44:02

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Santé Listeria à la Ferme Durr
Ferme Durr : huit cas de listériose depuis février 2018
Cinq personnes en Alsace, une en Bourgogne, une en Ile-de-France et une en Provence-Alpes-Côte d'Azur ont été contaminées par la même souche de listeria que celle trouvée dans les produits de la Ferme Durr. Le premier cas remonte à février 2018, ont conclu rétrospectivement les autorités sanitaires.
 

 
La ferme Durr, à Boofzheim, est sous le coup d'une fermeture administrative depuis le 10 septembre.
Des mois d'investigations ont été nécessaires pour conclure que des produits de la société Biolacte - Ferme Durr pouvaient être la cause de plusieurs cas de listériose entre février 2018 et août 2019. Tous les cas font l'objet d'un signalement, c'est une obligation. Le CNR (Centre national de référence) des listeria a ainsi conclu que huit personnes atteintes de listériose ont été contaminées par une même souche pendant cette période de 18 mois.
Des personnes âgées de 36 à 93 ans

Les personnes contaminées vivent dans toute la France et sont âgées de 36 à 93 ans, cinq sont des femmes. Le communiqué indique que deux de ces personnes sont décédées depuis, mais que Santé publique France (Agence nationale de santé) ne dispose pas d'éléments permettant d'attribuer ces décès à l'infection par listeria. En effet, une personne en bonne santé ne développe pas, a priori, la maladie, précise l'ARS (Agence régionale de santé) - lire ci-contre.

Les enquêtes sur les consommations alimentaires réalisées au moment du diagnostic de la maladie ont permis de conclure que l'origine était, pour chacun des cas, des produits laitiers bio consommés dans les semaines précédentes. Santé publique France surveillait donc les cas de listériose liés à ces souches.

L'analyse de prélèvements alimentaires provenant de la ferme Durr a confirmé une contamination de ces produits par des souches de listeria. Le CNR a refait des analyses qui ont montré que les souches présentaient les mêmes caractéristiques génétiques que celles isolées chez les malades : « Le lien entre ces malades et la ferme Durr a pu être fait ». Des malades ont, par ailleurs, dans un second temps, confirmé la consommation de produits de la ferme Durr. Ce qui a conduit le 7 septembre 2019 à un rappel de certains produits puis de tous les produits le 10 septembre. « La répartition géographique des malades et leurs habitudes de consommation de produits bio étaient par ailleurs cohérentes avec la distribution des produits Durr. »
Des points de vente dans toute la France

La ferme Durr distribuait ses yaourts, crèmes, fromages et autres produits revendus mais non produits par elle dans toute la France, que ce soit dans les supermarchés ou les enseignes spécialisées, du nord au sud. Elle avait notamment une trentaine de points de vente en région parisienne.

En Alsace, la ferme Durr pouvait compter sur un réseau de près d'une quarantaine de distributeurs, sans compter le magasin de Boofzheim, ainsi que cinq grossistes, est-il précisé sur le site de l'enseigne.

De très nombreux restaurants et des cantines scolaires intégraient également dans leurs préparations des produits de la ferme Durr. Elle était également présente sur des marchés, la Marne et Neudorf à Strasbourg, Benfeld, Eckbolsheim et Furdenheim, mais aussi Fribourg en Allemagne.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

Les Restos du coeur ont besoin de renforts

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:02:43

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Les Restos du coeur ont besoin de renforts
 

 
Au QG des Restos du coeur du Haut-Rhin à Illzach, Philippe Rodot (à droite), référent ressources bénévoles, et André Bohl, référent communication. L'association lance un appel pour trouver la soixantaine de bénévoles supplémentaires dont elle a besoin. « On compte sur vous », disait Coluche, le fondateur des Restos. Photo L'Alsace /F.F.
« On a un énorme problème par rapport au recrutement de bénévoles. Et aujourd'hui, on a du mal à gérer les prestations dans nos centres », alerte Philippe Rodot, le référent ressources bénévoles des Restos du coeur du Haut-Rhin. Autrement dit, celui qui est en quelque sorte le DRH, lui-même bénévole, des bénévoles des Restos !

« Le service continue à être assuré », souligne-t-il. Mais c'est au prix d'un travail et d'un investissement de plus en plus important pour les 583 bénévoles actifs que compte à ce jour l'association, des personnes pour beaucoup retraitées, qui se relaient pour assurer le fonctionnement des 17 sites haut-rhinois : le siège et centre logistique, à Illzach, et 16 centres des Restos répartis dans tout le département.
Plus de 1,2 million de repas distribués en un an

C'est que les missions sont multiples et d'ampleur. Plus de 7000 personnes en situations de précarité sont actuellement inscrites aux Restos du coeur du Haut-Rhin, indique André Bohl, le référent communication. Près de 1,235 million de repas ont été servis en un an, entre le 1er mai 2018 et le 30 avril 2019 (sans compter les 7800 colis de dépannage remis à des personnes pas encore inscrites). 5757 bébés ont bénéficié dans le même temps de produits spécifiques. Et Philippe Rodot rappelle qu'à côté de l'aide alimentaire, les Restos proposent à leurs bénéficiaires, dans de nombreux centres, bien d'autres services comme un accompagnement à la recherche d'emploi, l'accompagnement aux loisirs des enfants, des actions santé, etc.
Les plus gros besoins sont à Illzach, Colmaret Mulhouse

Pour épauler les nombreux bénévoles déjà engagés et poursuivre les missions de solidarité de l'association, qui vont encore s'intensifier à l'heure de la campagne d'hiver qui débute le 23 novembre, les Restos du coeur du Haut-Rhin ont besoin de trouver rapidement une soixantaine de bénévoles supplémentaires. Ils seront les bienvenus dans tous les centres du département, mais la nécessité de renforts concerne en premiers lieux trois sites : « On cherche une quinzaine de bénévoles pour l'entrepôt, ici à Illzach ; une dizaine pour le centre de Colmar et une vingtaine pour le centre de Mulhouse », détaille Philippe Rodot.

La plupart des bénévoles des Restos consacrent à l'association entre une et trois demi-journées par semaine. Si les retraités sont nombreux, on l'a dit, les Restos lancent aussi un appel à toutes les autres personnes qui auraient aussi un peu de temps libre dans la semaine : actifs à temps partiel, personnes en recherche d'emploi, étudiants, etc. « Tout le monde peut venir ! », résume le référent.
Des missions de terrain

La très grande majorité des volontaires qui se manifesteront seront appelés à être ce que les Restos appellent « des bénévoles de terrain », avec des missions qui peuvent être diverses : au QG à Illzach, préparer les commandes à l'entrepôt (les personnes qui ont une expérience de magasinier ou la formation permettant de conduire des engins de manutention seront précieuses, mais toutes les autres aussi !) ou officier comme chauffeur pour acheminer ces commandes vers les différents centres ; dans les centres, accueillir le public, participer à la distribution, gérer les stocks, procéder aux inscriptions... « Pour tout ça, il y a des formations », rassure Philippe Rodot. Seul profil particulier recherché sur le terrain : « Pour le centre de Colmar, on a besoin d'un coiffeur, ça pourrait être pour une demi-journée tous les 15 jours. »
Des postes plus spécifiques

À côté de ces bénévoles de terrain, les Restos du coeur du Haut-Rhin aimeraient trouver quelques bénévoles aux compétences bien spécifiques, pour accompagner la professionnalisation croissante de leur organisation et se conformer aux consignes rigoureuses de leur réseau national, explique le référent des bénévoles. « On recherche par exemple un référent sécurité. Pour ça, il faut quelqu'un qui a un passé professionnel en adéquation avec la mission. Ça peut être un sapeur-pompier, quelqu'un qui a eu une responsabilité en matière de sécurité dans son entreprise... », illustre Philippe Rodot.

Autres postes bénévoles que les Restos 68 cherchent à pourvoir : le poste de référent soutien à l'insertion économique ; celui de référent subventions et recherche de financements ou encore celui de référent tableau de bord et GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences).
François FUCHS CONTACTER Par téléphone, Philippe Rodot au 06.80.90.76.55 ou par courriel à l'adresse : ad68.benevolat@restosducoeur.org

 

 
 

Rixheim Éducation : Recherche désespérément un enseignant d'allemand

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:52:51

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Rixheim  Éducation
Rixheim Éducation : Recherche désespérément un enseignant d'allemand
Depuis le mois de février, il n'y a plus d'enseignant d'allemand en classe bilingue de l'école élémentaire d'Entremont à Rixheim. Ne trouvant aucune réponse satisfaisante à leur demande, les parents d'élèves se sont mobilisés hier samedi, devant les portes de l'école.

 
Certains parents d'élèves se sont rassemblés samedi matin devant les portes de l'école élémentaire d'Entremont.
Sept mois sans enseignant d'allemand en classe bilingue. Cela commence à faire long pour la quarantaine d'élèves des cinq niveaux de l'école élémentaire d'Entremont à Rixheim. En février, l'enseignante part en congé maternité. « Cette absence était anticipée ! », s'exclame une maman. Pourtant, les enfants ont dû finir leur année scolaire sans cours d'allemand. « Nous espérions avoir une autre enseignante à la rentrée, relaie une autre maman. Mais non, elle a démissionné le jour même de la rentrée ! »

Aujourd'hui, c'est un instituteur remplaçant (et en français) qui a pris le relais. Cela désorganise les classes car il ne peut s'investir de la même manière, ne sachant pas combien de temps il restera dans l'établissement avant d'être appelé ailleurs. Et malgré toute sa bonne volonté, il ne peut prévoir des choses à long terme avec ses élèves.

Des courriers ont été envoyés aux autorités locales scolaires (transmis au recteur d'académie), mais le constat est là : il n'y a simplement personne de disponible pour enseigner en bilingue. Il y a un cruel manque de professeurs dans une région qui met pourtant tout en oeuvre pour promouvoir le bilinguisme dès le plus jeune âge.
« C'est mon école »

Les parents d'élèves s'inquiètent. « Comment feront les élèves qui sont cette année en CM2 à leur entrée au collège ?, s'exclament certains. Certains cours sont faits uniquement en allemand, comment pourront-ils suivre ? » Certains parents ont fait le choix de remettre leurs enfants en monolingue, voire de les changer d'établissement.

Pour le maire de Rixheim, Ludovic Haye, le constat est doublement regrettable. « La commune fait tout pour mettre en place le cursus bilingue dans ses établissements, remarque-t-il. C'est au niveau de l'Éducation nationale que le manque se fait sentir. Par ailleurs, c'est paradoxal d'être aussi proche de l'Allemagne et de s'entendre dire que l'on manque cruellement de professeurs d'allemand. On hypothèque les chances d'avenir de ces enfants, car beaucoup pourraient vouloir travailler dans la région transfrontalière. »

Le député Olivier Becht, quant à lui, espère que bientôt la collectivité européenne d'Alsace pourra prendre le relais pour recruter des enseignants et ainsi palier la déficience des institutions.

Même Ethan, qui est au collège cette année, est venu rejoindre le groupe. « C'est quand même mon école, il fallait que je vienne ! » Quant à Wendy, du haut de ses 10 ans, elle se dit prête à changer d'école pour pouvoir accéder au cours d'allemand.
Claire GAULARD

 

 
 

 

Port fluvial Blocages persistants en aval de Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:03:59

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Port fluvial Blocages persistants en aval de Colmar
 

 
À l'intersection avec le canal de Colmar, un terre-plein barre la navigation. Photo DNA /Franck DELHOMME
Des millions d'euros ont été investis ces dernières années en travaux et en études. En vain. Il n'est toujours pas possible de naviguer de Colmar à Strasbourg en empruntant le canal du Rhône au Rhin. La seule solution pour rallier les deux villes en bateau de plaisance est d'emprunter le Rhin, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde.

« Les moteurs ne sont parfois pas assez puissants et pour les bateaux de 15 mètres et plus, un permis spécifique est obligatoire », ainsi que « la patente du Rhin, qui est difficile à obtenir », témoigne André Simon, formateur en permis bateau au sein de l'association Rhône au Rhin Plaisance.

La partie déclassée du canal du Rhône au Rhin, un tronçon de 23 km entre Artzenheim et Friesenheim, est en effet fermée depuis 1964. Les efforts déployés pour la rendre à nouveau navigable n'ont jamais abouti.
Huit écluses sur onze ont été rénovées

Pourtant, plaide Gérard Lieby, secrétaire de Rhône au Rhin Plaisance, « la réouverture du canal déclassé permettrait de développer le tourisme fluvial, engendrerait des retombées économiques, créerait des emplois pour la location et l'entretien des bateaux ». L'association, créée en 1993 pour relancer le projet de réouverture, continue en tout cas de se battre. Elle avait repris espoir lorsque, dans le cadre du XIIe contrat de plan État/région (2000-2006), un budget de 7,62 millions d'euros avait été alloué « pour assurer une continuité de la navigation de plaisance entre Colmar et Strasbourg ». Huit des onze écluses avaient été restaurées entre 2005 et 2007, avant que les travaux ne soient arrêtés. Il manquait 2 millions d'euros.

Un surcoût que Voies navigables de France (VNF), gestionnaire et maître d'oeuvre, ne pouvait pas prendre en charge, d'autant plus que les règles avaient été précédemment modifiées. La loi de décentralisation de 2003 a eu pour effet de plonger ce projet de réouverture du canal dans une impasse, en confiant aux collectivités territoriales l'entretien quotidien des canaux destinés au tourisme fluvial.

L'association y a cru à nouveau en 2008, quand Adrien Zeller, alors président de la Région Alsace, s'est engagé à financer l'achèvement des travaux à hauteur de 75 %. Quatre ans plus tard, la région confiait une nouvelle étude au groupe de conseil Artelia. L'investissement nécessaire à la réouverture de la partie déclassée était évalué entre 15 et 18 millions d'euros (lire ci-contre). Mais le principal blocage à ce projet est venu des frais d'exploitation à la charge des communes, compris entre 510 000 et 725 000 euros annuels.
Le grain de sable des coûts de fonctionnement

Des communautés de communes étaient pourtant prêtes à participer à ces coûts de fonctionnement : celles du Grand Ried, de Marckolsheim et environ, du Ried Brun et du pays de Brisach. À Colmar, le maire Gilbert Meyer avait proposé d'instaurer une taxe d'un euro par an et par habitant pour la réouverture de ce tronçon. Mais d'autres communes ne voyaient pas d'intérêt économique à mettre un seul centime dans ce projet.

Surtout, l'ancienne Communauté urbaine de Strasbourg n'avait « aucun désir de participer au financement », se souvient Frédéric Pfliegersdorffer, maire de Marckolsheim, qui s'est longtemps battu en faveur de la réouverture du canal. De son côté, l'actuelle Eurométropole rappelle que ce projet n'entrait pas dans le domaine de compétence de la CUS.

Artelia avait évalué le montant des recettes potentielles pour occupation du domaine fluvial entre 50 000 et 100 000 euros annuels, ce qui ne permettait pas de couvrir le coût d'exploitation. « Mais les retombées économiques liées au tourisme fluvial n'ont jamais été prises en compte dans cette étude », déplore Gérard Lieby, de Rhône au Rhin Plaisance. « Le curseur n'avait pas été placé au bon endroit. Il fallait déterminer l'intérêt général, prendre en compte la totalité des retombées économiques », regrette également Frédéric Pfliegersdorffer, qui est aussi président de la communauté de communes du Ried de Marckolsheim.

L'abandon de la réouverture du tronçon déclassé a finalement été acté en 2015. « La question de la réouverture ne se pose plus. Il n'y a plus de volonté de l'État (qui est propriétaire du canal) et la question du fonctionnement n'est pas réglée. Il faut désormais regarder comment ce canal exceptionnel peut être mis en valeur », estime Frédéric Pfliegersdorffer.

D'ores et déjà, une piste cyclable, aménagée par les départements, longe cet ouvrage classé dans la « Trame verte et bleue » du schéma de cohérence écologique d'Alsace. « Il y a aussi un intérêt hydrique pour l'irrigation et un potentiel hydroélectrique au niveau des écluses. Entre cinq et sept turbines sont à l'étude. Leur capacité d'exploitation dépend des périodes d'étiage », indique l'élu. Une décision sur ce projet d'installation de turbines devrait être prise dans les semaines à venir. Un vote positif condamnerait presque définitivement la réouverture à la navigation. « La seule hypothèse économique viable est le maintien permanent des turbines ; le second scénario envisagé, le retrait de ces turbines sur certaines périodes de l'année, a été écarté. »
Les Allemands sont demandeurs

Rhône au Rhin Plaisance ne veut pas lâcher prise. Selon différentes études, le trafic fluvial sur la partie actuellement déclassée pourrait atteindre de 3000 à 5000 bateaux par an. « Les bateaux hôtels se développent », argumente aussi Yves Meyer, un membre du bureau. « Les clubs de plaisance allemands ont beaucoup de navigateurs et il n'existe pas de canaux dans le secteur de Breisach. Les Allemands sont demandeurs », poursuit Gérard Lieby, avant d'évoquer « le potentiel des bateaux de plaisance suisses que nous voyons passer sur le Rhin ». L'association en est convaincue : « Si les Allemands et les Français se regroupent, nous pouvons faire bouger les choses, obtenir des subventions européennes. »

Avant de passer le relais, l'ancien président de Rhône au Rhin Plaisance, Arthur Haag, avait lancé cette alerte en 2018 : « Si rien n'est entrepris, les installations vont se dégrader et les investissements réalisés seront perdus sans que personne n'ait pu en profiter. » Ce qui ressemblerait à un immense gâchis.
Jean-François CLERC

 

 
 

Patrimoine Colmar L'étonnant quartier allemand de la ville

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:39:51

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Patrimoine Colmar L'étonnant quartier allemand de la ville
 

 
Louis-Philippe Feuerstein et Bénédicte Gonnet proposent de redécouvrir la ville à travers un pan moins connu de son histoire, autour du quartier allemand et de ses trésors insoupçonnés. Photo DNA /Nicolas PINOT
Ils fascinent ou intriguent et on ne les connaît en définitive que très peu. Les édifices et bâtisses emblématiques des quartiers sud de la ville, construits pour la plupart durant l'ère allemande entre 1880 et 1914, seront au coeur d'une visite animée et explicitée par Louis-Philippe Feuerstein, guide auprès de l'office du tourisme de Colmar. Il y sera question de lieux comme la villa Wiederkehr, le petit et le grand château Kiener, le cercle Saint-Martin ou encore la cour d'appel, mais une partie du programme demeure secrète afin de ménager un effet de surprise.

Un « capital architectural » méconnu, même de nombreux colmariens. « Les explications s'intéresseront aussi aux détails techniques liés à la mise en place de l'eau courante, du gaz ou des réseaux d'assainissement, mais également aux architectes ayant bâti ces édifices ou aux activités des personnes qui les firent construire », indique Bénédicte Gonnet, responsable des visites guidées à l'office du tourisme. Des visites placées dans le contexte de l'époque qui vit arriver de nombreux fonctionnaires allemands mais aussi une nouvelle population liée à l'essor des industries, l'implantation de la cour d'appel ou l'émergence d'activités comme la recherche agronomique.
Le public local ciblé

« C'est grâce à ce contexte que l'on trouve aujourd'hui une telle variété de styles architecturaux dans ce quartier, qui témoignait jadis d'un modernisme sans précédent », ajoute Louis-Philippe Feuerstein. « La visite permettra de comprendre l'influence de l'Allemagne dans cette dynamique et dans l'aménagement de cette zone qui était alors constituée de champs ».

Gratuite, la visite « vise un public local », dit Olivier Kritter, chef du pôle accueil de l'office du tourisme. « Si la demande est suffisante, elle sera peut-être renouvelée. Pour nous, c'est un test ».

L'élaboration de la visite a nécessité de longues recherches en amont auprès des archives départementales et municipales mais aussi aux Dominicains, à la bibliothèque d'histoire de la ville de Strasbourg et à la bibliothèque universitaire de Strasbourg, menées par Bénédicte Gonnet qui a ainsi créé « de toutes pièces » cette visite guidée inédite. « Cela m'a permis de découvrir des choses exceptionnelles », dit-elle.
Nicolas PINOT Y ALLER Visite guidée autour du quartier allemand de la ville, dimanche 22 septembre à 15 h, rendez-vous fixé devant la gare de Colmar. Les places étant limitées, il est souhaitable de s'inscrire par mail auprès de l'office du tourisme : info@tourisme-colmar.com Visite gratuite, durée : 1 h 30.

 

 
 

colmar Bibliothèque des Dominicains, à visiter samedi : Un chantier à double valeur patrimoniale

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:05:15

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colmar Bibliothèque des Dominicains, à visiter samedi
colmar Bibliothèque des Dominicains, à visiter samedi : Un chantier à double valeur patrimoniale
À l'occasion des Journées européennes du patrimoine, la ville de Colmar propose une visite du chantier de rénovation de la bibliothèque patrimoniale des Dominicains. Elle permettra aux participants de mesurer l'étendue des travaux entrepris.

 
Au premier plan, la charpente datant du XIVe siècle. Au fond, l'église des Dominicains.
On attendait l'ouverture des Dominicains de Colmar en novembre 2019. Chantier important, mais surtout complexe, l'inauguration est repoussée au troisième trimestre 2020. On doit ce retard à la mobilisation de l'équipe de restauration de la charpente par le chantier de Notre-Dame de Paris. Une charpente qui, fort heureusement, est protégée par un chapiteau.
Clou de la visite, une ancienne sacristie

Samedi, les amateurs d'architecture et de livres anciens pourront visiter le chantier par petits groupes, de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h (réservation indispensable). Ils seront accompagnés par des professionnels, architectes et conservateurs, pour donner une lecture transversale du chantier, et de la vocation des Dominicains de Colmar.

Le cloître des Dominicains sert actuellement de lieu de stockage des tuiles anciennes et de passerelle technique pour les ouvriers. Photo L'Alsace /Dom POIRIER

Les tuiles, fabriquées par un artisan spécialisé, ont alternativement une forme carrée, triangulaire ou arrondie. Photo L'Alsace /Dom POIRIER

Tous les éléments anciens ont été, dans la mesure du possible, restaurés et maintenus sur site. Photo L'Alsace /Dom POIRIER

Voici la base d'une des deux colonnes qui maintenaient la voûte de la sacristie. Celle-ci sera refaite à l'identique, mais en bois pour des raisons de temps et de budget. Photo L'Alsace /Dom POIRIER

La vigne vierge qui recouvre le cloître a elle aussi été conservée. Photo L'Alsace /Dom POIRIER

Vue aérienne du chantier avec à droite le sarcophage de béton qui servira de réserve aux 9,5 km du fonds des Dominicains de Colmar. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Dalle de béton avec galerie technique et poutres anciennes restaurées résument bien la volonté d'avoir un bâtiment fonctionnel en conservant l'authenticité du lieu. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Deux niveaux en sous-sol et deux en surface constitueront le bâtiment annexe qui sera couvert de bardage en bois brûlé. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Huit teintes et aspects sont à l'étude concernant le crépi des Dominicains de Colmar. Photo L'Alsace /Dom POIRIER

Le bâtiment, érigé entre la fin du XIIIe siècle pour son église, et le début du XIVe siècle pour son couvent, est partiellement classé aux monuments historiques. Son cloître en fait partie. Pour le reste, la Ville a choisi de faire du neuf dans de l'ancien afin de ménager des conditions de conservation et de valorisation dignes du fonds remarquable de la collection (lire ci-dessous).

L'entrée des Dominicains de Colmar se fera une quinzaine de mètres plus loin que précédemment afin de bénéficier d'une pente douce sur le parvis facilitant l'accès aux personnes à mobilité réduite. De là, débutera un parcours muséographique en direction de l'aile est. Clou de la visite, une ancienne sacristie, mise à jour durant les travaux, servira de salle aux trésors, avec la présentation de huit ouvrages remarquables. « Ce sera un rendez-vous des livres avec leur propre histoire, puisque certains d'entre eux ont été écrits par des dominicains à ce même endroit au XIVe siècle », explique Rémy Casin, conservateur, responsable de la bibliothèque d'étude et du secteur patrimonial.

Dans l'aile sud, on retrouvera l'atelier de reliure. À l'étage, il y aura une salle de lecture accessible avec une carte des bibliothèques de Colmar. Une autre salle d'études, plus sécurisée, sera réservée aux professionnels qui auront accès aux documents les plus précieux.
Études et conservation

Dans la cour, sous le bâtiment annexe, seront conservés les 9,5 km linéaires du fonds sur deux niveaux. Dalles de béton et poutres métalliques seront nécessaires pour soutenir le poids des ouvrages. Les 500 m linéaires restants seront conservés et mis en valeur dans l'ancien couvent.
Dom POIRIER Les Dominicains de Colmar, 1 place des Martyrs à Colmar. Visites samedi 21 septembre, toutes les heures par petits groupes de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h. Inscription indispensable à bibliotheque@colmar.fr en indiquant le nombre de visiteurs et le créneau horaire souhaité. Voir aussi notre vidéo et notre diaporama sur www.dna.fr

Les Dominicains de Colmar, 1 place des Martyrs à Colmar. Visites samedi 21 septembre, toutes les heures par petits groupes de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h. Inscription indispensable à bibliotheque@colmar.fr en indiquant le nombre de visiteurs et le créneau horaire souhaité.

 
 

 

Journées du patrimoine : arts et divertissements à l'honneur

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:38:43

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Journées du patrimoine : arts et divertissements à l'honneur
 

 
Cette année encore, des visites théâtralisées seront proposées au théâtre de la Sinne à Mulhouse. Archives L'Alsace/Darek SZUSTER
Rien de vraiment révolutionnaire, cette année, à Mulhouse, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine des 21 et 22 septembre. Malgré cela, les organisateurs ont concocté toute une série d'événements dignes d'intérêt : une visite du centre-ville en alsacien, un concert piano-voix au Musée historique, des visites théâtralisées qui plongeront les participants dans l'effervescence d'un avant-spectacle au théâtre ou encore la répétition générale d'un orchestre d'harmonie...

« Parmi les nouveautés, nous proposons des visites couplées du théâtre de la Sinne et de la Filature. Il s'agit d'un voyage théâtralisé et commenté d'une durée de plus de trois heures », indique Caroline Delaine, conservatrice du patrimoine et responsable de la Maison du patrimoine.

Dans le même esprit, aux bains municipaux, rue Pierre-et-Marie-Curie, une visite à deux voix abordera le côté patrimonial et l'aspect technique des lieux. Visite à deux voix également au tribunal d'instance avec un guide conférencier et un magistrat. Visite à plusieurs voix encore avec les comédiens de la compagnie des Rives de l'Ill qui feront découvrir, à leur manière, le patrimoine du centre-ville.

« Mulhouse a beaucoup de choses à raconter. Et, cette année, nous avons particulièrement ciblé les familles et le jeune public. Nous souhaitons faire connaître la ville pour permettre aux Mulhousiens d'en être fiers », note quant à elle l'adjointe au maire Anne-Catherine Goetz.
É.C. PLUS WEB Les temps forts des Journées du patrimoine en vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

M2A Kalivie ouvre ses portes pour les Journées du patrimoine

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:41:11

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M2A Kalivie ouvre ses portes pour les Journées du patrimoine
 

 
Pauli, la vedette des mineurs guides, expliquera le fonctionnement de la machine d'extraction. Archives L'Alsace/GB
Kalivie, l'association de sauvegarde du patrimoine minier, de la mémoire du siècle d'exploitation de la potasse d'Alsace, propose aux visiteurs de découvrir l'histoire des mines, des mineurs, ainsi que les bâtiments et les machines encore en place sur le carreau de la mine Joseph-Else de Wittelsheim, en ouvrant ses portes les 21 et 22 septembre lors des Journées européennes du patrimoine. Ce site fait partie des musées de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) depuis deux ans, date de la création de la Route de la potasse.
Machine d'extractionen marche

Forte de centaines de membres, dont une vingtaine de bénévoles très actifs qui consacrent plus de 8000 heures annuellement à entretenir, rénover l'existant, à le faire fonctionner, mais aussi à accueillir des milliers de visiteurs, la raison d'être de l'association, de son président Roland Ringenbach, des mineurs guides et de tous ses passionnés, est de transmettre cet inestimable patrimoine. Pour cela, ils accueillent tous les ans de nombreux écoliers, collégiens, lycéens et étudiants du monde entier dans le cadre de projets pédagogiques, mais aussi des collectivités et toutes les personnes qui s'intéressent à la formidable histoire économique et sociale du siècle d'exploitation de la potasse d'Alsace.

Au programme de ces deux journées, qui se déroulent de 10 h à 18 h, des visites gratuites de la salle des pendus, du musée minéralogique avec sa collection de minéraux unique au monde, du jardin géologique rénové, des expositions d'artistes et de collectionneurs locaux, et surtout, les visites de la machine d'extraction du puits Else en marche puisqu'elle est toujours en service pour l'exploitation de Stocamine. Ces dernières auront lieu samedi de 11 h à 12 h, puis de 15 à 16 h, et dimanche de 10 h à 11 h et de 15 h à 16 h. Dimanche, à partir de 11 h, se déroulera le vernissage du week-end en présence de personnalités et avec des démonstrations de danses folkloriques polonaises du groupe des Aigles blancs.

Ces deux jours seront l'occasion de faire connaissance, ou de revoir les mineurs guides, l'équipe des bénévoles toujours aussi passionnés, et pour les autres de se familiariser avec l'histoire des mines.
GB Y ALLER Samedi 21 et dimanche 22 septembre de 10 h à 18 h, sur le carreau de la mine Joseph-Else à Wittelsheim. Buvette à disposition.

 

 
 

Guebwiller Scène ouverte du CDMC Clara Schumann : un concert lecture à succès

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:04:49

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Guebwiller  Scène ouverte du CDMC
Guebwiller Scène ouverte du CDMC Clara Schumann : un concert lecture à succès
Un nombreux public a assisté au concert lecture donné aux Dominicains et consacré à la compositrice Clara Schumann, épouse de Robert.

 
Danièle Misslin a préparé et lu l'histoire de la compositrice.
Les scènes ouvertes du CDMC ne bénéficient, en général, pas d'une grande fréquentation. Quelques mélomanes seulement osent affronter l'escalier menant au premier étage, point d'ascenseur... Pour le concert lecture consacré à Clara Schumann, au contraire, c'était la foule. Il a fallu rajouter des chaises. D'aucuns ont regretté que la manifestation ne se déroule pas dans un autre endroit des Dominicains. Mais, d'une part, le CDMC veut que ce qu'il organise se déroule dans ses locaux. D'autre part, aller au réfectoire d'été, au choeur supérieur ou dans la nef aurait posé bien des problèmes ce samedi.
La musicienne a donné trois concerts aux Dominicains

La date (samedi 14 septembre) et le lieu étaient intentionnels : Clara Schumann est née le 13 septembre 1819, il y a donc exactement deux siècles. Et elle est venue à trois reprises donner des concerts aux Dominicains. On avait surtout en tête le concert de 1862, pour lequel elle avait répondu à l'invitation de Jean-Jacques Bourcart. Mais la découverte de programmes de concert a permis d'en dater deux autres, l'un le 30 janvier 1859 et un autre un 13 février, sans précision de l'année. Clara est revenue à l'une ou l'autre reprise à Guebwiller pour voir sa fille Julie, de santé fragile, qu'elle avait placée en pension dans la ville où le climat était plus favorable qu'en Allemagne. Il aurait été bon de préciser ces liens entre Clara et Guebwiller.

Le programme avait découpé la vie de Clara en quatre périodes : Clara Wieck, avant son mariage ; les années de mariage avec Robert Schumann jusqu'à sa mort, en 1856 ; les années Brahms, et finalement la fin de sa vie. Toutes ces périodes étaient illustrées par des oeuvres de Clara Schumann, qu'il aurait sans doute été intéressant de présenter, avec les artistes qui les interprétaient. Comme il aurait également été intéressant de présenter leurs caractéristiques, d'évoquer la place de Clara Schumann dans le romantisme allemand, l'importance et la qualité de sa musique, en la mettant un peu en rapport avec d'autres femmes compositrices de l'époque, comme Fanny Mendelssohn, voire avec des compositeurs. Danièle Misslin s'est limitée à évoquer la femme, l'amoureuse, prête à tout pour SON Robert. C'était un point de vue à notre avis un peu trop restrictif. Cela nous a quand même permis d'apprendre un certain nombre de choses sur une compositrice encore trop méconnue.

Enfin, dans chaque chapitre, les oeuvres de Clara entouraient une oeuvre d'un autre compositeur : Jean-Sébastien Bach, Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms et, bien entendu, Robert Schumann. Il aurait été bon de préciser les choix. Les mélomanes un peu avertis n'ont ainsi pas bien compris pourquoi Bach était représenté par une des variations Goldberg, alors que Robert Schumann jouait tous les jours des extraits du Clavier bien tempéré.

Saluons quand même, au passage, le travail des divers protagonistes : recherche et lecture, (Danièle Misslin), chant (Armela Furtuna et Elisabeth Nass), et piano (Elodie Yepmou et Jean-Luc Widmer).
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

patrimoine Inauguration à Wildenstein : L'orgue historique Joseph Callinet restauré

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:34:18

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patrimoine  Inauguration à Wildenstein
patrimoine Inauguration à Wildenstein : L'orgue historique Joseph Callinet restauré
On en parle depuis 1998. C'est désormais chose faite. L'orgue Joseph Callinet de Wildenstein, classé monument historique, est restauré et sera inauguré, à plein tuyaux, le 6 octobre. Un orgue porteur de l'histoire de l'église Saints-Pierre-et-Paul et de ce petit village du fond de la vallée de la Thur.

 
Dernière réunion de chantier de la restauration de l'orgue Joseph Callinet de Wildenstein avant l'inauguration officielle du 6 octobre
Dernière réunion de chantier avec tous les acteurs de cet important projet qu'est la restauration d'un orgue historique. C'est sous l'oeil attentif de Christian Lutz, expert des monuments historiques et maître d'oeuvre du chantier et de Ludovic Marinoni, maire de Wildenstein que Freddy Bauer le facteur d'orgue accompagné du jeune Florian Weydmann expose les derniers « fignolages » à mettre en place.

Le grand jour de l'inauguration de la restauration est fixé le 6 octobre. Le conseil de fabrique, des membres du conseil municipal, l'abbé Jean-Marie Uhlen et l'attentive Patricia Ludwig-Kohler organiste titulaire (elle a suivi les travaux de bout en bout) étaient également sur la tribune à suivre explications et décisions. L'histoire de l'orgue Joseph Callinet de Wildenstein est étroitement liée à celle du village et à la présence des verriers, âme du passé toujours très présente.

Ce sont ces verriers venus de Suisse dans ce fond de vallée qui avaient fait construire l'église. Ils trouvèrent à un moment que les fidèles méritaient plus qu'un petit harmonium et qu'une « pompe à cantiques » s'imposait.
Des verriers opportunistes

Et comme le hasard n'existe pas, à Kertzfeld un village du Bas-Rhin, un orgue Callinet tout neuf s'avère trop petit pour l'église qui vient d'être agrandie. L'opportunité vient du ciel et s'avère des plus belles. Wildenstein, ses habitants, ses verriers font à nouveau un exemplaire effort et achètent l'instrument construit en 1832. Il sera installé à Wildenstein en 1838.

Le temps faisant son office, l'entretien revenant trop cher pour la petite communauté : on « bricole ». Sans doute ce manque de moyens fut comme pour le Callinet de Mollau une façon de garder l'authenticité de l'instrument.

Il fallait faire appel à des experts pour redonner à l'instrument tout son éclat « historique ». On fit appel au facteur d'orgue Freddy Bauer. Les deux soufflets sont d'origine et rares sont ceux qui existent encore et témoignent de la facture des soufflets de Callinet. L'un deux a été remplacé, l'autre sera déposé sur la tribune comme témoin du passé. On peut sourire quand on apprend que pour la soufflerie c'est une machinerie agricole qui avait été mise en place. Freddy Bauer précise : « Un jeu de clairons n'avait jamais été posé. Il existe désormais et donne à l'instrument une nouvelle dimension. »

La restauration de l'orgue Callinet de Wildenstein a pu se faire grâce à une volonté collective portée par la municipalité précédente dont le maire était Jean-Jacques Gewiss puis suivie par celle du maire actuel Ludovic Marinoni. Les soutiens financiers de la Fondation du Patrimoine, du conseil départemental du Haut-Rhin, de la DRAC et de la « réserve parlementaire » du sénateur Danesi sont présents dans l'escarcelle des dons. Le nom des donateurs sera gravé sur les tuyaux le 21 septembre à l'église Saints-Pierre-et-Paul. L'inauguration dans l'église se fera de façon solennelle.
Jean-Marie ZIPPER Programme de l'inauguration du 6 octobre : 10 h 30 messe solennelle et bénédiction de l'orgue par Monseigneur Joseph Gaschy, vicaire général émérite ; 12 h 30, repas pris en commun dans la salle polyvalente (sur inscription en mairie, 20 EUR le repas) ; 16 h concert inaugural par Mathieu Freyburger titulaire de l'orgue de Cernay. Entrée libre. Plateau. Le concert sera précédé des discours officiels. Toute la journée : exposition photo sur l'histoire et la vie de Wildenstein dans le bâtiment de la mairie. Inscriptions par mail : mairie@wildenstein.fr ou 03 89 82 28 47 avant le 30 septembre.

Programme de l'inauguration du 6 octobre : 10 h 30 messe solennelle et bénédiction de l'orgue par Monseigneur Joseph Gaschy, vicaire général émérite ; 12 h 30, repas pris en commun dans la salle polyvalente (sur inscription en mairie, 20 EUR le repas) ; 16 h concert inaugural par Mathieu Freyburger titulaire de l'orgue de Cernay. Entrée libre. Plateau. Le concert sera précédé des discours officiels. Toute la journée : exposition photo sur l'histoire et la vie de Wildenstein dans le bâtiment de la mairie. Inscriptions par mail : mairie@wildenstein.fr ou 03 89 82 28 47 avant le 30 septembre.

 
 

 

Orbey 357 panneaux solaires sur le toit de l'église

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:16:10

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Orbey 357 panneaux solaires sur le toit de l'église
 

 
 
Le projet de réfection des 780 m² de toiture de l'église Saint-Urbain avait été présenté au conseil municipal d'Orbey le 13 février 2018. Bien vite, devant le problème budgétaire, l'option capteur solaire avait été retenue. Le coût de rénovation à l'identique (en ardoises), évalué à 420 000 EUR, était réduit à 205 000 EUR avec la mise en place d'un bac acier supportant des capteurs solaires, sachant que la revente d'électricité venait encore diminuer le prix de revient final.
L'installation devrait rapporter environ 10 000 EUR par an

Le projet, suivi par Jean-Luc Claudepierre, adjoint au maire chargé des travaux, est aujourd'hui terminé. La réception des travaux a été signée vendredi 13 septembre. L'entreprise des Artisans associés, titulaire du marché, a commencé les travaux le 20 mai avec la mise en place des échafaudages pour encercler la bâtisse. Très vite, la vieille couverture en ardoise a été déposée. Après quelques retouches de la charpente et de la couverture de volige, le bac acier est posé et les 357 panneaux solaires sont fixés et raccordés un à un.

Le nouveau local électrique a été installé dans un appendice inoccupé au pied de l'église. La puissance totale des capteurs est de 100 kW environ. Jusqu'alors, l'alimentation électrique de l'église se faisait par quatre fils nus accrochés au clocher. Désormais, avec le concours d'Enedis, c'est un câble électrique sous-terrain suffisamment dimensionné qui assure la liaison jusqu'au transformateur disposé près de l'école, en passant par la rue de l'Église.

Il a fallu sept semaines pour finaliser l'installation et un peu plus pour avoir l'autorisation de raccordement au réseau EDF. Lors d'un test, avec un ciel nuageux, les trois onduleurs indiquaient une puissance fournie de 23 kW chacun, résultat parfaitement conforme à la prévision. Les kilowattheures fournis au réseau EDF sont comptabilisés par un compteur en location. Ils seront facturés 11,26 centimes chacun. Pas de compteur Linky à l'église, c'est un compteur blanc mais communiquant. Chaque année, l'installation devrait rapporter environ 10 000 EUR compte tenu de l'autoconsommation prévue.
Un investissement amorti par la revente d'électricité

La commune est pionnière dans l'installation de production d'énergie renouvelable : plusieurs toitures de bâtiments publics sont déjà pourvues de capteurs solaires (mairie, école, logements, bibliothèque et église), portant la puissance totale installée à 145 kW.

Profitant des échafaudages, les couvreurs ont effectué quelques réparations sur le versant exposé ouest, moins abîmé. Et les déménageurs ont vidé les combles des objets et dépôts encombrants en profitant de la grue. La mise aux normes du raccordement électrique de l'église a aussi été réalisée par la même occasion.

Le budget prévisionnel annoncé a été respecté, s'est réjoui Jean-Luc Claudepierre, sans toutefois donner de chiffres. Le reste à charge pour la commune est un remboursement d'emprunt sur vingt ans, largement couvert par la revente d'électricité. Comme quoi, la mise en place d'énergie verte offre quelques avantages qui méritent d'être regardés de près.
Jean-Charles ANCEL

 

 
 

Vers une revitalisation du bourg-centre de Neuf-Brisach

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:53:40

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Vers une revitalisation du bourg-centre de Neuf-Brisach
 

 
L'ancienne caserne Suzonni à Neuf-Brisach, actuellement vide d'habitants, fera l'objet d'une étude Flash (étude qui consiste à collecter un maximum de données dans un minimum de temps). Photo L'Alsace /Jean Marc LALEVÉE
Pas moins de 26 points figuraient à l'ordre du jour du conseil de la Communauté de communes Pays Rhin-Brisach (CCPRB), lundi soir 16 septembre à Volgelsheim, présidé par Gérard Hug.

? Bourg-centre de Neuf-Brisach.- En présence du député Éric Straumann et de Christian Klinger, président de l'association des maires du Haut-Rhin, la séance a débuté par une présentation du projet de revitalisation du bourg-centre de Neuf-Brisach (lire ci-contre) par Richard Alvarez, maire de Neuf-Brisach et Mme Plawinski, du cabinet d'études CITVIA.

? Désignation.- Véronique Schubnel a été désignée conseillère communautaire suppléante suite à la démission de Delphine Grégori du conseil municipal de Weckolsheim,

? Budgets.- Une somme de 8 313,79 EUR concernant les trois budgets a été admise en non-valeur.

? Maires de France.- L'assemblée a validé l'adhésion de la CCPRB à l'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalités.

? Eaux pluviales.- une convention de co-maîtrise d'ouvrage relative à des travaux engagés par la commune de Blodelsheim est actée.

? Assainissement.- Le conseil prend acte du rapport annuel 2018 sur le prix et la qualité du service public.

? Traitement des boues.- Concernant les stations de Widensolen et Urschenheim, une convention provisoire avec le Siteuce est signée.

? Gemapi - Syndicat Mixte de l'lll.- Bernard Koch et Thierry Sautivet ont été désignés respectivement délégués titulaire et suppléant de cet EPCI.

? Urbanisme.- les demandes de permis de construire d'une centrale photovoltaïque à Volgelsheim et à Fessenheim sont validées, de même que le projet de défrichement et de permis de construire d'un parc photovoltaïque à Munchhouse.

Jeunes agriculteurs.- Le conseil communautaire valide la création d'aides à l'installation des jeunes agriculteurs sur le territoire intercommunal, à savoir 2000 EUR, afin de les inciter à suivre l'accompagnement à l'installation et financer le plan d'entreprise, et 1000 EUR par an pendant trois ans dans la limite de cinq ans à partir de l'année de l'installation pour réaliser un suivi post-installation (aide au remplacement, formations, visite d'un conseiller sur l'exploitation,...) L'enveloppe annuelle sera limitée à 10 000 EUR.

Citeo 2022.- Avenant au contrat d'actions pour la performance (aides à la rénovation énergétique). Depuis le dernier conseil, 14 dossiers sont instruits et validés. Le montant cumulé d'aide correspondant à ces dossiers s'élève à 11 660,53 EUR.

? Service civique.- La collectivité souhaite accueillir un ou deux jeunes par an dans le cadre du service civique. Un agrément sera sollicité auprès de l'État.

? PLUI 20.- Le poste de chargé de mission dans le cadre de la finalisation du PLUI 20 est reconduit sous forme de CDD à plein temps de trois ans.

? FCPI.- Le prélèvement du FPIC (Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales) s'élève à 2626 KEUR, contre 2550 KEUR en 2018, soit une augmentation de 3 %.

?Compétence eau.- Le transfert de la compétence « Eau » à la Communauté de Communes est reporté au 1er janvier 2026, la moitié des communes ayant délibéré en faveur du report de ce dispositif.
Jean Marc LALEVÉE

 

 
 

Val d'Argent Communauté de communes : Rombach-le-Franc décide de faire la politique de la chaise vide

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:01:06

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Val d'Argent  Communauté de communes
Val d'Argent Communauté de communes : Rombach-le-Franc décide de faire la politique de la chaise vide
Le conseil municipal de Rombach-le-Franc a décidé que désormais, et jusqu'à la fin du mandat, il n'enverrait plus de représentant dans les instances délibérantes de la communauté de communes du Val d'Argent (CCVA). Une décision prise à l'unanimité. Explications.

 
La communauté de communes siégera désormais sans les élus rombéchats. Ici, lors d'une séance à la mairie de Lièpvre. Avec le maire de Rombach-le-Franc Jean-Pierre Hestin, à l'extrême droite.
Sous la présidence du maire, Jean-Pierre Hestin, le conseil municipal de Rombach-le-Franc a signé une déclaration en date du 5 septembre dernier, qui a été transmise aux habitants par courriel et lors de la dernière réunion publique, puis à titre d'information au préfet du Haut-Rhin et aux conseillers communautaires du Val d'Argent.

Ce communiqué rappelle tout d'abord qu'à partir des prochaines élections municipales de mars 2020, la composition du conseil de la CCVA sera réduite à 14 élus : 7 pour Sainte-Marie-aux-Mines, 3 pour Sainte-Croix-aux-Mines, 3 pour Lièpvre et 1 pour Rombach-le-Franc. Il est actuellement de 21 élus : 10 pour Sainte-Marie, 5 pour Sainte-Croix, 4 pour Lièpvre et 2 pour Rombach.
« Un bureau exécutif fantôme »

« Aujourd'hui, alors que le conseil communautaire pourrait travailler, réfléchir, siéger et décider à 21, la force de travail des élus est rendue quasi nulle part une absence de méthode et un manque de volonté de travailler les sujets en profondeur » commente le communiqué qui dénonce « un bureau exécutif fantôme », avec des réunions prévues toutes les semaines par le règlement intérieur « mais programmées tous les quinze jours et réellement tenues au rythme de la disponibilité du président ».

Le communiqué pointe aussi « l'absence régulière d'un ou plusieurs vice-présidents, le retard systématique du président ou d'un vice président, l'absence d'ordre du jour de réunion et de compte rendu aux conseillers communautaires ; l'absence systématique de réponse aux questions posées par écrit ».
« Des commissions de travail sinistrées »

Dans sa déclaration, le conseil municipal rombéchat fustige des « commissions de travail sinistrées [...] Sur quatre commissions créées en première partie de mandat, une ne s'est jamais réunie, une s'est réunie une fois en début de mandat puis en début 2019 et une troisième a rendu moins d'une demi-douzaine de rapports en cinq ans ; une cinquième commission, la commission des finances, dont aurait pu penser qu'elle était essentielle, compte tenu de la situation dans ce domaine de la CCVA, n'a été créée qu'en 2019. Une de ses contributions principales fut, à un an de la fin du mandat, d'inciter à l'établissement d'un plan pluriannuel de fonctionnement et d'investissement... »

Les conseillers municipaux rombéchats, tous issus de la liste de Jean-Pierre Hestin, s'interrogent, « qui peut croire qu'avec sept élus en moins, les décisions du conseil communautaire seront mieux travaillées qu'aujourd'hui ? Cette nouvelle composition du conseil communautaire est permise par un accord local entre les communes de Sainte-Marie et de Lièpvre. Cet accord local n'a fait l'objet d'aucune réflexion au niveau intercommunal. Comme en 2018 déjà, aucun argument n'est avancé pour justifier cette décision, à part le nombre de places disponibles dans la salle de conseil ou la recherche de la baisse de l'absentéisme (à 14, il y aurait moins d'absents qu'à 22 !) En outre, cette décision oblige les futurs élus du territoire pendant toute la durée de leur mandature ».
« Un dysfonctionnement majeur »

Dans leur manifeste, les élus dénoncent également un « dysfonctionnement majeur du processus décisionnel au sein de la CCVA qui met en danger l'avenir de notre territoire. Depuis que les décisions des conseils municipaux de Sainte-Marie et Lièpvre sont connues, l'attention des élus a été attirée sur ce danger, sans succès. »

En conséquence, « considérant que ce dysfonctionnement s'inscrit comme un point d'orgue dans la série de carences que nous avons, en vain, dénoncées pendant cette mandature et que plus aucune réflexion constructive ne pourrait décidément être conduite à ce niveau, le conseil municipal de Rombach-le-Franc a décidé à l'unanimité de ne plus envoyer de représentant dans les instances de gouvernance intercommunale, à compter du 1er septembre et jusqu'à la fin de la mandature actuelle. »

Les deux représentants de Rombach-le-Franc à la CCVA sont Jean-Pierre Hestin, le maire, et Pierre Leisy, le premier adjoint. Ils vont donc laisser leur chaise vide jusqu'aux élections municipales, les 15 et 22 mars prochains.
Anne MULLER

Comme tous les autres conseillers communautaires du Val d'Argent, le président, Claude Abel, a été destinataire de ce courrier rombéchat.

« Il faut être sérieux, on en a parlé : le chiffre peut ne pas convenir, mais on a déjà siégé à 13 membres. C'est un faux problème, les commissions intercommunales peuvent très bien fonctionner à 14. Au mois de mai, Jean-Pierre Hestin avait émis sa préférence sur la composition de la com'com'prévue par les textes, mais que s'il devait y avoir un accord local, il se rangerait à 14... »

Sur le travail des commissions, il précise, « on avait plutôt des groupes de travail, et au départ, on m'a plutôt reproché d'avoir trop de membres... Ces commissions sont ouvertes à deux conseillers municipaux de chaque commune, c'est ce qu'il faut privilégier. »
« C'est dommage »

Quelles seront les conséquences de cette politique de la chaise vide ? « C'est dommage, même s'il ne reste que quelques mois [avant la fin du mandat], de ne pas participer au débat et aux décisions »

Mais Claude Abel n'est pas surpris outre mesure de la réaction de Jean-Pierre Hestin, « c'est dans le droit fil de ce qui s'est déjà passé, toutes ses sautes d'humeur : la démission de la vice-présidence, son retrait de la présidence de la commission Culture, de l'office de tourisme, de la SPL... Puis il revient... Tout cela pour des raisons que j'ai du mal à comprendre »..
A.M.

 

 
 

 

Quilles Challenge du Conseil départemental

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 05:56:23

© L'alsace, Mercredi le 18 Septembre 2019
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Quilles Challenge du Conseil départemental
 

 
Le week-end dernier avait lieu les 32es de finale du challenge du Conseil départemental.

Le secteur de Guebwiller avait engagé 10 équipes en zone nord et sud. Sept se sont qualifiés pour les 16es de finale qui auront lieu le 26 octobre.

Les résultats : Westhalten - Biesheim 4 à 2, 1257 à 1210 ; Oberhergheim - Hunawihr 6 à 0, 1256 à 1154 ; Kunheim - Rustenhart 6 à 0, 1193 à 921.

Les deux manches, nettement dominées par les recevant, étaient perdues par 637 à 455 et 556 à 466 bois. Logelheim - Niederhergheim 6 à 0, 1322 à 1251 ; Fessenheim - Bennwihr 6 à 0, 1406 à 1117 ; Ungersheim - Nordfeld 6 à 0, 1254 à 843 ; Jungholtz - Amis Saint-Gall 2013 6 à 0, 1291 à 829 ; Rixheim - Pulversheim 4 à 2, 1162 à 1064.

Rouffach et Merxheim sont exempts de match. Le prochain week-end aura lieu la 1re journée de championnat.
P.W.

 

 
 

Euroairport Atterrissage d'urgence pour un avion de tourisme

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:17:13

© L'alsace, Mercredi le 18 Septembre 2019
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Euroairport Atterrissage d'urgence pour un avion de tourisme
 

 
Un petit avion de tourisme a dû effectuer un atterrissage d'urgence à l'EuroAirport, samedi en début d'après-midi, selon le site d'information www.20min.ch. L'appareil, un Beechcraft 60, venait de Colmar quand il est resté durant quelques minutes au-dessus d'Eimeldingen (Bade), train sorti. Cela sans doute pour laisser le temps aux services d'urgence de l'aéroport de se positionner. L'EuroAirport a confirmé l'information : les pompiers de la plateforme sont arrivés sur les lieux immédiatement après que le pilote a signalé un problème technique. Son train avant était plié et le nez de l'avion est donc entré en contact avec la piste. Les deux personnes à bord n'ont pas été blessées. La piste principale a été fermée durant quinze minutes, le temps, pour les secours, d'évacuer l'avion et de faire des vérifications sur l'état de l'infrastructure. La piste secondaire (est-ouest) a été fermée durant une heure pour nettoyage. Il n'y a pas eu de conséquence sur le trafic aérien.

HAUT-RHIN Les faits divers en bref

Publié dans le panorama le Mercredi 18 septembre 2019 à 06:06:00

HAUT-RHIN Les faits divers en bref

Mulhouse L'automobiliste prendla fuite après avoir renversé un piéton

Un piéton a été renversé par une voiture vers 2 h 30, dans la nuit de lundi à mardi, rue de la Sinne à Mulhouse. La victime, un homme de 27 ans, légèrement blessé, a été transportée à l'hôpital Émile-Muller par les sapeurs-pompiers de Mulhouse. Impliqués dans une rixe, une heure après l'accident, l'automobiliste, un homme de 20 ans, et son passager, âgé de 23 ans, ont été interpellés par la police à 3 h 35. Le conducteur présentait alors un taux d'alcoolémie positif et était sous l'emprise de stupéfiants.

Baldersheim La friteuse de l'hôtel-restaurant prend feu

Les sapeurs-pompiers de Mulhouse, ainsi que ceux de Wittenheim et Illzach sont intervenus pour un feu de friteuse, ce mardi, vers 10 h 15, au Best western hôtel Au cheval blanc Mulhouse Nord, situé à Baldersheim. L'incendie, rapidement maîtrisé, s'est limité à la friteuse. « Il n'y a eu aucun blessé. On a eu plus de peur que de mal », a confié la directrice de l'établissement, Emmanuelle Leimacher.

Illzach Un automobiliste renverse un piéton

Un piéton a été percuté par une voiture ce mardi, vers 12 h 15, rue de Berne à Illzach. Légèrement blessée, la victime, un homme de 46 ans, a été transportée à l'hôpital Émile-Muller.

Mulhouse Une mineure et un jeune majeur placés en gardeà vue après plusieurs débuts d'incendies

Un jeune homme de 19 ans et une jeune fille de 16 ans ont été interpellés et placés en garde à vue par la police, ce lundi. Ils sont impliqués dans un incendie qui s'était déclaré dans un immeuble de la rue du Nordfeld à Mulhouse, le 12 septembre et « probablement en lien avec un autre début d'incendie dans la rue de Bâle au début du mois ainsi que d'autres tentatives d'incendie de bennes à ordures », indique-t-on du côté de la police.