Back to top

Le Département soutient la restauration

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:06:12

© Dna, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Haut-Rhin Patrimoine
Le Département soutient la restauration
Depuis le 1er janvier 2019, le Plan Patrimoine du conseil départemental du Haut-Rhin a soutenu 34 projets de rénovation du patrimoine ancien dans le département, soit une enveloppe de 2,3 millions d'euros.
 

 
Le Caveau de Eguisheim a investi 400 000 EUR dans les travaux de rénovation du bâti ancien. Il bénéficie d'une subvention de 15 000EUR.
« En Alsace, une maison alsacienne disparaît chaque jour. Avec notre Plan Patrimoine 68, nous voulons soutenir la rénovation des bâtis anciens, et impulser des travaux qui n'étaient pas forcément envisagés », indique Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin (CD68).

Si la présidente parle de maisons à colombages, « vecteur économique et touristique », tout le patrimoine ancien est concerné : sites castraux, édifices religieux et logis anciens. Depuis le début de l'année, 34 dossiers ont été éligibles à subventions, à hauteur de 2,3 millions d'euros.
Des montants plafonnés

L'enveloppe globale de ce Plan Patrimoine 68 est de 9 millions d'euros. « Nous avions songé à une échéance en 2021. Mais nous allons poursuivre le soutien à la rénovation jusqu'à ce que l'enveloppe soit vide. Nous voterons ensuite une deuxième phase en fonction de notre budget », poursuit Brigitte Klinkert.

Les communes, les groupements de collectivités, les établissements publics, les associations peuvent postuler aux subventions du CD68. Les particuliers le sont également, mais uniquement pour les maisons alsaciennes anciennes.

Pour les châteaux forts, le taux d'interventions est de 25 % du montant des travaux, plafonnés à 300 000 EUR, soit 75 000 EUR. Pour les sites remarquables, compter 20 % avec un plafond de 3 000 000 EUR (soit 600 000 EUR). Pour le patrimoine de territoire et les maisons alsaciennes anciennes, compter 10 % des travaux avec une subvention maximale de 15 000 EUR.
Dom POIRIER

 

 
 

 

Gilets jaunes : l'acte 44 marqué par des heurts à Nantes

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:20:35

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Gilets jaunes : l'acte 44 marqué par des heurts à Nantes
 

 
Samedi, à Nantes, au moins trente-cinq personnes ont été placées en garde à vue. Photo Sébastien SALOM-GOMIS/AFP
À l'occasion de l'acte 44 du mouvement des gilets jaunes, quelque 1 800 personnes ont défilé samedi dans le centre de Nantes, selon la police. Les manifestants, dont très peu arboraient le gilet fluorescent, sont partis de l'ouest cossu de la ville pour rejoindre le centre, où la situation a rapidement dégénéré, donnant lieu à des tirs de projectiles, auxquels la police a répondu par des jets de grenades lacrymogènes. « Justice pour Steve, ni oubli ni pardon », « Moins de costards, plus de homards », pouvait-on lire sur des pancartes et des panneaux protégeant des commerces. Dans le cortège, les manifestants ont scandé « Tout le monde déteste la police », ou « La police mutile, la police assassine ». Plusieurs commerces et Abribus ont été vandalisés et des poubelles incendiées.

En fin d'après-midi, au moins 35 personnes avaient été placées en garde à vue, selon la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), qui a fait état de cinq blessés chez les forces de l'ordre. Vingt-deux cocktails Molotov et dix mortiers ont également été découverts à proximité du point de rassemblement, tandis qu'une centaine de parapluies et un extincteur ont été saisis.
D'autres rassemblements en province

Différents groupes de « gilets jaunes » avaient appelé à un rassemblement national à Nantes pour relancer le mouvement, près d'un an après ses débuts, dans une ville marquée par la mort de Steve Maia Caniço, cet animateur de 24 ans tombé dans la Loire le soir de la Fête de la musique, après une intervention policière controversée.

Mais les gilets jaunes étaient également présents, de manière dispersée, ailleurs en France. À Paris, ils étaient 500 environ à défiler dans le calme entre la porte de Choisy et le boulevard de Grenelle, près de la Tour Eiffel. Environ 700 personnes, selon la police, ont par ailleurs manifesté à Nancy, point de rassemblement des gilets jaunes du Grand Est. À Lyon, 400 manifestants se sont rassemblés place Bellecour, malgré l'interdiction de la préfecture. Les forces de l'ordre ont procédé à 11 interpellations. À Toulouse, plusieurs centaines de personnes ont manifesté, arpentant les rues commerçantes du centre, au cri de « Toulouse, Toulouse, soulève-toi ». À Marseille, 200 personnes ont défilé derrière une banderole appelant à la « suppression de l'IGPN, au service du blanchiment des polices ». Le mouvement a également rassemblé quelque 200 personnes à Montpellier et 300 à Bordeaux.

 

 
 

 

« C'était mieux avant » : le blues des seniors

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:18:30

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

« C'était mieux avant » : le blues des seniors
 

 
Alain Delon, Catherine Deneuve, Michel Sardou... Tous regrettent les années 1970/80.

Photos Christophe SIMON /Pierre VERDY/Loïc VENANCE/AFP

Alain Delon a été le premier à dégainer. En janvier 2018, l'acteur donnait une interview à Paris Match dans laquelle il disait « haïr cette époque ». « Je la vomis », éructait-il, précisant simplement : « Tout est faux, tout est faussé. Il n'y a plus de respect, plus de parole donnée. »

Au même moment, un autre monstre sacré du cinéma français, Catherine Deneuve, prenait la parole dans une tribune, publiée par le journal Le Monde et dénonçait le « puritanisme » qu'elle pense voir dans le féminisme d'aujourd'hui, celui de #MeToo et des réseaux sociaux. « Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une appli de leur téléphone un document dans lequel les pratiques qu'ils acceptent et celles qu'ils refusent seront dûment listées », raillait la vedette des Parapluies de Cherbourg dans ce texte signé, entre autres, par la présentatrice radio et ancienne actrice porno des années 70 Brigitte Lahaie, aujourd'hui âgée de 63 ans. Il y a quelques jours, Catherine Deneuve en remettait une couche, en prenant la défense de Woody Allen et Roman Polanski : « Les féministes ont quand même des oeillères. »
« On n'a plus aucune liberté »

Et puis, au début du mois, Michel Sardou a enfoncé le clou. Lunettes noires sur le nez dans le studio de la matinale de RTL, il a repris exactement les mêmes mots qu'Alain Delon. « Je hais cette époque, a-t-il lancé. Je hais ce siècle. » Invité à développer sa pensée, il a avoué être irrité par « tout ». « On n'a plus aucune liberté, râle-t-il. Rappelez-vous les années 70/80. On fumait, on faisait l'amour, on roulait vite, on pouvait boire. » Et le chanteur aux 90 millions de disques vendus de fustiger pêle-mêle les limitations de vitesse, les trottinettes, les portables, les gilets jaunes, les réseaux sociaux, et... « Et merde », conclut-il, sans autre forme d'argumentaire.

Michel Sardou, 72 ans. Alain Delon, 83 ans. Catherine Deneuve, 75 ans. On pourrait ajouter Jean-Marie Bigard, 65 ans, Brigitte Bardot, 84 ans, ou même Renaud, 67 ans, qui s'est payé «Les Bobos» dans une chanson, à la liste des bougons en mode « C'était mieux avant ». Au-delà de l'expression d'une nostalgie plus ou moins assumée, ces prises de parole, venues de personnalités très populaires dans la deuxième moitié du XXe siècle, peuvent traduire le certain inconfort de ces générations dans le débat public d'aujourd'hui. Quinquas, sexas ou septuagénaires sont invisibles, ou presque, dans le débat politique, et encore plus sur les réseaux sociaux où se porte désormais la parole publique. Pourtant, ils sont plus nombreux que jamais : 13 millions de Français ont aujourd'hui plus de 65 ans, contre 8 millions en 1990. En 2050, ils seront presque 20 millions.
« Exaltation de la jeunesse »

Quand les « cheveux blancs » sont évoqués, c'est surtout pour parler de la réforme des retraites, de leur pension, de leur pouvoir d'achat, ou de la prise en charge de leur dépendance. Dans l'imaginaire collectif, les retraités restent ceux qui n'ont connu que le plein-emploi, Claude François, la propriété privée ou Mai-68. Ceux qui profitent d'une retraite financée par leurs enfants soumis au chômage et à la précarité. Pour ne rien arranger, ils sont aussi ceux qui sont au centre des débats sur la fin de vie, avec des enjeux éthiques, familiaux et financiers lourds.

Reste, pour un certain nombre d'entre eux, le sentiment que personne ne leur demande vraiment leur avis sur le monde actuel. « L'exaltation de la jeunesse s'est imposée partout », analyse dans Le Figaro Pascal Bruckner, qui sort un livre sur le sujet intitulé Une brève éternité, philosophie de la longévité. Le philosophe voit que « les seniors d'aujourd'hui remplissent les avions low-cost, grimpent le Machu-Pichu ou vont chercher leurs petits-enfants en trottinette », tout en étant les premières victimes d'un « jeunisme » qui est selon lui « le symptôme d'une société vieillissante ».

Après avoir passé avec succès le premier tournant du numérique, les retraités donnent aussi l'impression de monter plus difficilement dans le train de l'internet 2.0. Celui des luttes intersectionnelles, des instagrameurs, de Greta Thunberg et de la communication politique sur Twitter.

En 2017, lors de l'élection présidentielle, ils ont beaucoup plus voté pour François Fillon que les autres catégories de la population : 34 % des bulletins, soit 14 points de plus que la moyenne des Français. Le signe d'un conservatisme traditionnellement lié à l'âge, sans doute. Mais aussi, peut-être, le marqueur d'un écart culturel qui se creuse avec les plus jeunes.
Aurélien POIVRET

 

 
 

 

Une députée veut lutter contre « l'âgisme »

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:19:16

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Une députée veut lutter contre « l'âgisme »
 

 
Parmi les pistes de travail pour éviter la ségrégation des personnes âgées : l'aménagement urbain. Photo Julio PELAEZ
Députée LaREM de Loire-Atlantique, Audrey Dufeu-Schubert s'est vue confier une mission visant à améliorer la place des seniors dans la société. Une tâche issue de la crise des gilets jaunes, au cours de laquelle la parlementaire de 38 ans a décelé « un vrai risque de fractures entre générations : des jeunes remettant en cause notre système de solidarité et des plus âgées les stigmatisant sur leur rapport au travail ».

Après quatre mois de travail, la députée remettra son rapport le mois prochain au Premier ministre. Elle devrait proposer à Édouard Philippe de sortir les politiques pour les plus âgées des seuls domaines « sanitaire et médico-social », où elles sont traditionnellement cantonnées.
Le risque de l'isolement

« Le vieillissement n'est pas une maladie », lance Audrey Dufeu-Schubert, qui évoque des évolutions dans les programmes scolaires, la recherche en sciences humaines ou l'aménagement urbain. « La façon d'aménager une ville peut amener à une ségrégation inconsciente des personnes âgées », assure la députée, parlant d'un « âgisme » similaire au racisme ou au sexisme. Elle cite par exemple « les places de parking en créneau, plus difficile à utiliser qu'en épi, ou les promenades sans banc » qui peuvent inciter les personnes âgées à « rester chez elles », avec le risque de tomber dans l'isolement.

Audrey Dufeu-Schubert n'hésite pas à placer le défi de la transition démographique au même niveau que celui du numérique ou de l'écologie. Elle propose notamment de « débloquer une enveloppe budgétaire pour développer les véhicules électriques et les bornes dans nos territoires, en faveur des auxiliaires à domicile qui accompagnent nos aînés et qui font des métiers mal payés ». Le rapport de la députée de Loire-Atlantique participe à la préparation d'un plan gouvernemental sur la prise en charge de la dépendance et du grand âge, qui doit être présenté d'ici à la fin de l'année.
A. P.

 

 
 

 

La navigation entre Colmar et Strasbourg toujours à l'arrêt

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:09:47

© Dna, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Tourisme fluvial Canal du Rhône au Rhin
La navigation entre Colmar et Strasbourg toujours à l'arrêt
L'association Rhône au Rhin plaisance veut toujours croire en la réouverture de la navigation sur la partie déclassée du canal du Rhône au Rhin entre Artzenheim et Friesenheim. Mais un projet hydroélectrique pourrait bien ruiner son espoir.
 

 
À l'intersection avec le canal de Colmar, un terre-plein barre la navigation.
Des millions d'euros ont été investis ces dernières années en travaux et en études. En vain. Il n'est toujours pas possible de naviguer de Colmar à Strasbourg en empruntant le canal du Rhône au Rhin. La seule solution pour rallier les deux villes en bateau de plaisance est d'emprunter le Rhin, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde. « Les moteurs ne sont parfois pas assez puissants et pour les bateaux de 15 mètres et plus ; un permis spécifique au Rhin est obligatoire » ainsi que « la patente du Rhin, qui est difficile à obtenir », témoigne André Simon, formateur en permis bateau au sein de l'association Rhône au Rhin Plaisance.

La partie déclassée du canal du Rhône au Rhin, un tronçon de 23 km entre Artzenheim et Friesenheim, est en effet fermée depuis 1964. Les efforts déployés depuis pour la rendre à nouveau navigable n'ont jamais abouti.
Huit écluses sur onze rénovées

Pourtant, plaide Gérard Lieby, secrétaire de l'association Rhône au Rhin Plaisance, « la réouverture du canal déclassé permettrait de développer le tourisme fluvial, engendrerait des retombées économiques, créerait des emplois pour la location et l'entretien des bateaux ».

L'association, créée en 1993 pour relancer le projet de réouverture, continue en tout cas de se battre. Elle a ainsi profité de l'escale de la péniche Grand Est dans sa halte nautique de Biesheim, fin août, pour tenter de sortir le projet de l'ornière dans laquelle il se trouve depuis de longues années.

Elle avait un temps repris espoir lorsque, dans le cadre du XIIe contrat de plan État/région 2000-2006, un budget de 7,62 millions avait été alloué « pour assurer une continuité de la navigation de plaisance entre Colmar et Strasbourg ». Huit des onze écluses avaient été restaurées entre 2005 et 2007, avant que les travaux ne soient arrêtés. Il manquait deux millions d'euros.

Un surcoût que Voies navigables de France (VNF), gestionnaire et maître d'oeuvre, ne pouvait pas prendre en charge, d'autant plus que les règles avaient été précédemment modifiées. La loi de décentralisation de 2003 a eu pour effet de plonger ce projet de réouverture du canal dans une impasse en confiant aux collectivités territoriales l'entretien quotidien des canaux destinés au tourisme fluvial.

L'association y a cru à nouveau en 2008, quand Adrien Zeller, l'ancien président de la Région Alsace, s'est engagé à financer l'achèvement des travaux à hauteur de 75 %. Quatre ans plus tard, la région confiait une nouvelle étude au groupe de conseil Artelia. L'investissement nécessaire à la réouverture de la partie déclassée était évalué entre 15 et 18 millions d'euros (lire ci-contre). Mais le principal blocage à ce projet est venu des frais d'exploitation à la charge des communes, un montant compris entre 510 000 et 725 000 euros annuels.
Le grain de sable des coûts de fonctionnement

Des communautés de communes étaient pourtant prêtes à participer à ces coûts de fonctionnement, celles du Grand Ried, de Marckolsheim et environ, du Ried Brun et du pays de Brisach. À Colmar, le maire Gilbert Meyer avait proposé d'instaurer une taxe d'un euro par an et par habitant de sa ville pour la réouverture de ce tronçon. Mais d'autres communes ne voyaient pas d'intérêt économique à mettre un seul centime dans ce projet.

Surtout, en aval, l'ancienne Communauté urbaine de Strasbourg n'avait « aucun désir de participer au financement », se souvient Frédéric Pfliegersdorffer, maire de Marckolsheim qui s'est longtemps battu en faveur de la réouverture du canal. De son côté, l'actuelle Eurométropole rappelle que ce projet n'entrait pas dans le domaine de compétence de la CUS.

Artelia avait évalué le montant des recettes potentielles pour occupation du domaine fluvial entre 50 000 et 100 000 euros annuels, ce qui ne permettait pas de couvrir le coût d'exploitation. « Mais les retombées économiques liées au tourisme fluvial n'ont jamais été prises en compte dans cette étude », déplore Gérard Lieby de Rhône au Rhin Plaisance. « Le curseur n'avait pas été placé au bon endroit. Il fallait déterminer l'intérêt général, prendre en compte la totalité des retombées économiques », regrette également Frédéric Pfliegersdorffer, qui est aussi président de la Communauté de communes du Ried de Marckolsheim.

L'abandon de la réouverture du tronçon déclassé a finalement été acté en 2015. « La question de la réouverture ne se pose plus. Il n'y a plus la volonté de l'État (qui est propriétaire du canal) et la question du fonctionnement n'est pas réglée. Il faut désormais regarder comment ce canal exceptionnel peut être mis en valeur », estime Frédéric Pfliegersdorffer. D'ores et déjà, une piste cyclable, aménagée par les départements, longe cet ouvrage classé dans la Trame verte et bleue du schéma de cohérence écologique d'Alsace.

« Il y a aussi un intérêt hydrique pour l'irrigation et un potentiel hydroélectrique au niveau des écluses. Entre cinq et sept turbines sont à l'étude. Leur capacité d'exploitation dépend des périodes d'étiage » indique l'élu. Une décision sur ce projet d'installation de turbines devrait être prise dans les semaines à venir. Un vote positif condamnerait presque définitivement la réouverture à la navigation. « La seule hypothèse économique viable est le maintien permanent des turbines, le second scénario envisagé, le retrait de ces turbines sur certaines périodes de l'année a été écarté. »
Les plaisanciers allemands sont demandeurs

Rhône au Rhin plaisance ne veut pas lâcher prise. Selon différentes études, le trafic fluvial sur la partie actuellement déclassée du Rhône au Rhin pourrait atteindre de 3000 à 5000 bateaux par an. « Les bateaux hôtels se développent », argumente aussi Yves Meyer, un membre du bureau.

« Les clubs de plaisance allemands ont beaucoup de navigateurs et il n'existe pas de canaux dans le secteur de Breisach. Les Allemands sont demandeurs pour venir naviguer en Alsace », poursuit Gérard Lieby, avant d'évoquer « le potentiel des bateaux de plaisance suisses que nous voyons passer sur le Rhin ». L'association en est convaincue : « Si les Allemands et les Français se regroupent, nous pouvons faire bouger les choses, obtenir des subventions européennes. »

Avant de passer le relais, l'ancien président de Rhône au Rhin plaisance, Arthur Haag, avait lancé cette alerte en 2018 : « Si rien n'est entrepris, les installations vont se dégrader et les investissements réalisés seront perdus sans que personne n'ait pu en profiter. » Ce qui ressemblerait à un immense gâchis.
Jean-François Clerc

 

 
 

 

La navigation entre Colmar et Strasbourg toujours à l'arrêt

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:09:50

© Dna, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Tourisme fluvial Canal du Rhône au Rhin
La navigation entre Colmar et Strasbourg toujours à l'arrêt
L'association Rhône au Rhin plaisance veut toujours croire en la réouverture de la navigation sur la partie déclassée du canal du Rhône au Rhin entre Artzenheim et Friesenheim. Mais un projet hydroélectrique pourrait bien ruiner son espoir.
 

 
À l'intersection avec le canal de Colmar, un terre-plein barre la navigation.
Des millions d'euros ont été investis ces dernières années en travaux et en études. En vain. Il n'est toujours pas possible de naviguer de Colmar à Strasbourg en empruntant le canal du Rhône au Rhin. La seule solution pour rallier les deux villes en bateau de plaisance est d'emprunter le Rhin, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde. « Les moteurs ne sont parfois pas assez puissants et pour les bateaux de 15 mètres et plus ; un permis spécifique au Rhin est obligatoire » ainsi que « la patente du Rhin, qui est difficile à obtenir », témoigne André Simon, formateur en permis bateau au sein de l'association Rhône au Rhin Plaisance.

La partie déclassée du canal du Rhône au Rhin, un tronçon de 23 km entre Artzenheim et Friesenheim, est en effet fermée depuis 1964. Les efforts déployés depuis pour la rendre à nouveau navigable n'ont jamais abouti.
Huit écluses sur onze rénovées

Pourtant, plaide Gérard Lieby, secrétaire de l'association Rhône au Rhin Plaisance, « la réouverture du canal déclassé permettrait de développer le tourisme fluvial, engendrerait des retombées économiques, créerait des emplois pour la location et l'entretien des bateaux ».

L'association, créée en 1993 pour relancer le projet de réouverture, continue en tout cas de se battre. Elle a ainsi profité de l'escale de la péniche Grand Est dans sa halte nautique de Biesheim, fin août, pour tenter de sortir le projet de l'ornière dans laquelle il se trouve depuis de longues années.

Elle avait un temps repris espoir lorsque, dans le cadre du XIIe contrat de plan État/région 2000-2006, un budget de 7,62 millions avait été alloué « pour assurer une continuité de la navigation de plaisance entre Colmar et Strasbourg ». Huit des onze écluses avaient été restaurées entre 2005 et 2007, avant que les travaux ne soient arrêtés. Il manquait deux millions d'euros.

Un surcoût que Voies navigables de France (VNF), gestionnaire et maître d'oeuvre, ne pouvait pas prendre en charge, d'autant plus que les règles avaient été précédemment modifiées. La loi de décentralisation de 2003 a eu pour effet de plonger ce projet de réouverture du canal dans une impasse en confiant aux collectivités territoriales l'entretien quotidien des canaux destinés au tourisme fluvial.

L'association y a cru à nouveau en 2008, quand Adrien Zeller, l'ancien président de la Région Alsace, s'est engagé à financer l'achèvement des travaux à hauteur de 75 %. Quatre ans plus tard, la région confiait une nouvelle étude au groupe de conseil Artelia. L'investissement nécessaire à la réouverture de la partie déclassée était évalué entre 15 et 18 millions d'euros (lire ci-contre). Mais le principal blocage à ce projet est venu des frais d'exploitation à la charge des communes, un montant compris entre 510 000 et 725 000 euros annuels.
Le grain de sable des coûts de fonctionnement

Des communautés de communes étaient pourtant prêtes à participer à ces coûts de fonctionnement, celles du Grand Ried, de Marckolsheim et environ, du Ried Brun et du pays de Brisach. À Colmar, le maire Gilbert Meyer avait proposé d'instaurer une taxe d'un euro par an et par habitant de sa ville pour la réouverture de ce tronçon. Mais d'autres communes ne voyaient pas d'intérêt économique à mettre un seul centime dans ce projet.

Surtout, en aval, l'ancienne Communauté urbaine de Strasbourg n'avait « aucun désir de participer au financement », se souvient Frédéric Pfliegersdorffer, maire de Marckolsheim qui s'est longtemps battu en faveur de la réouverture du canal. De son côté, l'actuelle Eurométropole rappelle que ce projet n'entrait pas dans le domaine de compétence de la CUS.

Artelia avait évalué le montant des recettes potentielles pour occupation du domaine fluvial entre 50 000 et 100 000 euros annuels, ce qui ne permettait pas de couvrir le coût d'exploitation. « Mais les retombées économiques liées au tourisme fluvial n'ont jamais été prises en compte dans cette étude », déplore Gérard Lieby de Rhône au Rhin Plaisance. « Le curseur n'avait pas été placé au bon endroit. Il fallait déterminer l'intérêt général, prendre en compte la totalité des retombées économiques », regrette également Frédéric Pfliegersdorffer, qui est aussi président de la Communauté de communes du Ried de Marckolsheim.

L'abandon de la réouverture du tronçon déclassé a finalement été acté en 2015. « La question de la réouverture ne se pose plus. Il n'y a plus la volonté de l'État (qui est propriétaire du canal) et la question du fonctionnement n'est pas réglée. Il faut désormais regarder comment ce canal exceptionnel peut être mis en valeur », estime Frédéric Pfliegersdorffer. D'ores et déjà, une piste cyclable, aménagée par les départements, longe cet ouvrage classé dans la Trame verte et bleue du schéma de cohérence écologique d'Alsace.

« Il y a aussi un intérêt hydrique pour l'irrigation et un potentiel hydroélectrique au niveau des écluses. Entre cinq et sept turbines sont à l'étude. Leur capacité d'exploitation dépend des périodes d'étiage » indique l'élu. Une décision sur ce projet d'installation de turbines devrait être prise dans les semaines à venir. Un vote positif condamnerait presque définitivement la réouverture à la navigation. « La seule hypothèse économique viable est le maintien permanent des turbines, le second scénario envisagé, le retrait de ces turbines sur certaines périodes de l'année a été écarté. »
Les plaisanciers allemands sont demandeurs

Rhône au Rhin plaisance ne veut pas lâcher prise. Selon différentes études, le trafic fluvial sur la partie actuellement déclassée du Rhône au Rhin pourrait atteindre de 3000 à 5000 bateaux par an. « Les bateaux hôtels se développent », argumente aussi Yves Meyer, un membre du bureau.

« Les clubs de plaisance allemands ont beaucoup de navigateurs et il n'existe pas de canaux dans le secteur de Breisach. Les Allemands sont demandeurs pour venir naviguer en Alsace », poursuit Gérard Lieby, avant d'évoquer « le potentiel des bateaux de plaisance suisses que nous voyons passer sur le Rhin ». L'association en est convaincue : « Si les Allemands et les Français se regroupent, nous pouvons faire bouger les choses, obtenir des subventions européennes. »

Avant de passer le relais, l'ancien président de Rhône au Rhin plaisance, Arthur Haag, avait lancé cette alerte en 2018 : « Si rien n'est entrepris, les installations vont se dégrader et les investissements réalisés seront perdus sans que personne n'ait pu en profiter. » Ce qui ressemblerait à un immense gâchis.
Jean-François Clerc

 

 
 

 

152 EME RI - Les réservistes ont trouvé asile

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:25:04

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

152 EME RI - Les réservistes ont trouvé asile
 

 
Il y a deux ans, la 6e compagnie changeait de commandant lors d'une cérémonie en petit comité au sein du quartier Walter. Deux années plus tard, le même événement s'est déroulé hier matin devant plusieurs dizaines d'habitants de la commune de Horbourg-Wihr, place du 1er Février. Cette « première » hors les murs du 152e régiment d'infanterie, est la conséquence d'un jumelage entre la commune et le 15-2, charte officiellement signée entre Philippe Rogala et le colonel Kossahl, dans la foulée de cérémonie.

La « 6 », compagnie de réserve des Diables rouges, a désormais destin lié avec cette ville qui abrite par ailleurs de nombreux militaires. Le chef de corps estime avoir réparé un oubli, Horbourg-Wihr étant une commune « dont le patriotisme s'exprime régulièrement ». « Cette charte a pour but de renforcer le lien entre l'armée et la Nation, de nous rassembler autour du devoir de mémoire et de participer au développement de l'esprit de défense », a résumé le maire, lui-même ancien appelé au 15-2, alors commandé par le colonel Postic (1980-82).
La « double vie » des réservistes

Dans son ordre du jour, le colonel Kossahl a rappelé l'histoire de cette compagnie qui, comme d'autres unités du régiment alsacien, s'est particulièrement distinguée sur les pentes du Hartmannswillerkopf en 1915. L'officier a su faire un judicieux parallèle entre l'engagement total des troupes françaises de l'époque et celui, actuel, des réservistes, militaires, certes, à temps partiel, mais menant justement une « double vie » de cadre.

« Pour les réservistes, l'engagement militaire n'est peut-être pas intégral, mais il est gratuit », a insisté le colonel. « Il s'accompagne de grands écarts entre obligations professionnelles, familiales et opérationnelles. Dans une société qui érige les loisirs en quasi-religion, ils préfèrent l'inconfort, le devoir et l'anonymat de l'uniforme ».
Sentinelle en Bretagne cet été

Au 15-2, ils sont autour de 200 à avoir choisi ce type d'engagement, à consacrer entre 10 et 120 jours à l'armée de terre. Depuis sa professionnalisation, et surtout depuis les attentats de 2015 et la mise en place de l'opération Sentinelle, la réserve (désormais appelée Garde nationale) est devenue indispensable aux armées dont les effectifs sont souvent en surchauffe.

Les réservistes de la 6 ont ainsi participé, avec les militaires d'active, à deux missions Sentinelle sous le commandement du capitaine Christian (*). Dans le nord de la France durant l'été 2018 et très récemment, en Bretagne, pour une section (27 personnes) durant un mois. « Cette compagnie est un outil opérationnel dont la fiabilité ne doit pas faire défaut », a rappelé le colonel Kossahl qui a salué les qualités de chef du capitaine Christian, affecté au bureau opérations/instruction. Le lieutenant Jean-Louis (*) lui succède. Ce dernier cumule 34 années de réserve, essentiellement au 1er Tirailleurs d'Epinal et, depuis 2013, au 15-2.
N.R. (*): Le nom de famille n'est pas divulgué pour des raisons de confidentialité. PLUS WEB Diaporama sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

 

mulhouse - Alexandre Jung, nouveau directeur du conservatoire

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:12:02

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

mulhouse - Alexandre Jung, nouveau directeur du conservatoire
 

 
Ex-directeur de l'école municipale de musique et de l'orchestre d'harmonie de Saverne, Alexandre Jung prendra la direction du Conservatoire de Mulhouse le 1er octobre. Photo Graigue
Dans un courrier daté du 10 septembre adressé aux parents des élèves du conservatoire Huguette-Dreyfus (c'est le nom du conservatoire de musique, danse et art dramatique de Mulhouse), le maire Michèle Lutz communique le nom du nouveau directeur de la structure.

Celui qui succédera à Xavier Lallart à partir du 1er octobre s'appelle Alexandre Jung. Originaire de Haguenau, il était jusqu'à présent en poste à Saverne où il exerçait les fonctions de directeur de l'école municipale de musique ainsi que de chef d'orchestre de l'Harmonie de Saverne.
Clarinettiste

Comme nous l'apprend un article de nos confrères des DNA de Saverne du 24 août, Alexandre Jung a débuté l'apprentissage de la musique au sein du conservatoire de sa ville natale. Clarinettiste, il a poursuivi sa formation artistique au conservatoire de Strasbourg, où il s'est, par ailleurs, initié à la direction d'orchestre dès l'âge de 15 ans. Il s'est perfectionné dans cette discipline au conservatoire de musique d'Esch-sur-Alzette (Luxembourg), avant d'entamer ses études supérieures en direction d'orchestre à l'école normale de musique Alfred-Cortot de Paris.

Le nouveau directeur du conservatoire de Mulhouse est diplômé en direction d'orchestre, clarinette, musique de chambre, écriture et orchestration. Son parcours l'a amené à diriger des orchestres à vent professionnels comme la musique de la gendarmerie mobile ou la musique militaire Grand-Ducale (Luxembourg), avant d'être nommé, à l'âge de 24 ans, chef de musique de la musique de la police nationale.

Alexandre Jung a été finaliste de prestigieux concours internationaux en direction d'orchestre : 54e concours international de Jeunes chefs d'orchestre de Besançon, the Donatella Flick-LSO Conducting competition 2016 de Londres et the 18th World music contest de Kerkrade.

Parallèlement à sa carrière de chef d'orchestre, Alexandre Jung exerce donc le métier de directeur d'établissement d'enseignement artistique. Après avoir oeuvré dans le canton de Niederbronn-les-Bains de 2002 à 2009, il a exercé cette fonction à partir de 2010 à Saverne et poursuivra dans cette voie à compter du 1er octobre à Mulhouse.
Changement d'échelle

Interrogé par nos confrères bas-rhinois sur sa prochaine venue à Mulhouse, l'intéressé a répondu en ces termes : « C'est un changement que j'appréhende plutôt bien (sourires). Cette nomination va me permettre de faire de nouvelles rencontres, de mettre en place de nouveaux projets, c'est assez excitant. Après, le métier reste le même, seules les échelles changent. Je vais passer d'un établissement de 500 élèves à 1500, d'une équipe de 32 personnes à 110. Par ailleurs, le conservatoire de Mulhouse a la particularité d'être axé sur la musique mais aussi la danse et l'art dramatique, c'est ce qui m'a intéressé. » Alexandre Jung indique enfin qu'il envisage de garder un pied à Saverne en restant chef de l'orchestre d'harmonie local.
É.C. (avec V.K.)

 

 
 

 

altkirch - Participer au rêve américain d'Evan

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:28:02

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

altkirch - Participer au rêve américain d'Evan
 

 
Né avec une malformation touchant ses deux oreilles, Evan est sourd. Ses oreilles sont quasi inexistantes et il est obligé de porter un appareil auditif. Pour sortir de cette situation, il va partir aux États-Unis se faire opérer. Photo L'Alsace/Florian ZOBENBIEHLER
Evan, c'est un petit garçon toujours souriant, curieux, très vivant, qui fait les 400 coups auprès de ses parents et s'en amuse, lui qui adore faire de belles grimaces. Après tout, quoi de plus normal quand on est un petit garçon de 7 ans ? Et pourtant, Evan n'est malheureusement pas un enfant comme les autres. Né avec une malformation touchant ses deux oreilles, il est sourd. Ses oreilles sont quasi inexistantes et il est obligé de porter un appareil auditif fixé sur un bandeau qui fait vibrer les os de son crâne afin de permettre la conduction du son directement à son oreille interne.

Elève en CE1 à Altkirch, l'enfant suit une scolarité normale grâce à cet appareillage. Mais il a des difficultés à dissocier les sons lorsqu'il y a du monde. Le port du bandeau est également gênant. L'appareil est fragile et le limite tout de même dans de nombreux domaines. L'appareil l'empêche par exemple de pratiquer des sports collectifs où il pourrait y avoir des chocs, mais aussi des activités aquatiques.
L'incompréhensionet la bêtise des autres

Pour se défouler, le très actif Evan pratique donc des activités moins susceptibles d'abîmer son appareil auditif, comme l'escalade. Et c'est d'ailleurs à la Palestre, à Altkirch, lors d'une séance, que sa vie a changé. Pendant qu'il montait au mur sous les yeux de sa mère, celle-ci a été abordée par une autre maman venue lui faire des reproches. « "Vous n'avez pas honte de mettre une oreillette Bluetooth à votre fils, à son âge ?"» m'a-t-elle dit, se souvient, la gorge encore nouée, Lætitia Pouzol. « Je suis tombée des nues. Comme si ce n'était pas assez difficile pour Evan et nous de vivre avec ce handicap, il faut que la bêtise de certains s'en mêle ! »
L'exemple de Salomé, opérée avec succès cet été

C'est alors que Christelle Volz intervient et glisse à Lætitia : « Ma fille a le même. » « Je me suis dit : "Oh non, ce n'est pas possible, elles vont toutes venir m'embêter avec ça !"», se rappelle celle qui a pourtant vite compris que le destin avait mis Christelle sur son chemin non pas pour lui pourrir la vie mais au contraire l'embellir. « Je lui suis presque tombée dans les bras quand elle m'a dit que sa fille était également atteinte d'une malformation similaire. Pour la première fois, je ne me suis plus sentie seule face au handicap d'Evan. »

La fille dont il est question, c'est Salomé. Domiciliée à Emlingen, cette enfant de 8 ans et demi souffre d'un syndrome de Goldenhar, une maladie génétique rare qui diminue sa vue et la rendait alors quasiment sourde d'une oreille. Mais depuis, ses parents Christelle et Serge, sont parvenus à la faire opérer de l'oreille, non pas en France puisque cela ne se pratique pas, mais aux États-Unis.

Partie pendant un mois outre-Atlantique cet été, la famille Volz, à qui l'opération de sept heures de Salomé a coûté 39 000 EUR, est revenue avec une oreille toute neuve pour une petite fille changée. « Ce n'est plus du tout la même », sourit sa mère. « Avant, c'était une petite qui s'excusait presque d'être là, d'exister, tant elle était discrète et gênée... Depuis, elle s'affirme et, bien sûr, la meilleure nouvelle est qu'elle a déjà gagné 50 % d'audition et va passer de 0 à 100 % en six mois. »

Pour parvenir à faire opérer leur enfant, les parents, qui envisageaient pendant un temps de vendre leur maison, ont finalement monté une association, Salomé et l'oreille d'un ange, pour sensibiliser au handicap de la petite et récolter des fonds. Avec quelques proches, ils ont ainsi tenu régulièrement des stands d'information lors des manifestations culturelles ou sportives organisées dans le Sundgau, ont fabriqué des porte-clés, des stylos ou des tee-shirts à vendre et ont également ouvert une cagnotte en ligne.
Un enfant sur 50 000 touché

Des actions qu'ils poursuivent désormais pour Evan (lire ci-dessus) avec les parents et beaux-parents du petit garçon qui doit partir aux États-Unis en février, mais aussi en août prochain. Parce que si Salomé était touchée à une oreille, un cas rare puisque cela ne concerne qu'un enfant sur 15 000, Evan est atteint aux deux oreilles, ce qui est encore plus rare et ne touche qu'un enfant sur 50 000.

Le jeune Sundgauvien, dont les oreilles n'existent pas si ce n'est par un petit bout de peau qui dépasse de chaque côté de sa tête, en aura donc pour deux opérations. L'une, à droite, sera une reconstruction fonctionnelle et esthétique : il faut refaire le conduit, les osselets et le tympan afin qu'il entende. L'autre, à gauche, sera purement esthétique, pour lui créer une oreille visible mais non fonctionnelle. « Malheureusement, il est trop atteint à droite et pas opérable pour plus », regrette son père William Riboulet. « Mais ils vont lui mettre une plaque pour y installer un appareil auditif et, bien entendu, lui créer une oreille. Donc il aura au moins l'air d'en avoir une, vu de l'extérieur, même si elle ne fonctionnera pas réellement. »
131 000 euros d'opérations

Coût des opérations : 131 000 EUR. Sans compter le voyage et le logement sur place pendant quatre semaines en février et six en août, estimés à plusieurs milliers d'euros... Des sommes que la sécurité sociale ne prend pas en charge et pour laquelle les parents et beaux-parents du petit garçon se dépatouillent avec l'aide de l'association Salomé et l'oreille d'un ange, ainsi qu'une cagnotte en ligne.

Il en va du rêve américain d'Evan dont le souhait le plus fort n'est autre qu'avoir deux oreilles et entendre comme ses camarades.
Florian ZOBENBIEHLER AIDER Pour soutenir financièrement la famille d'Evan, une cagnotte en ligne a été ouverte sur le site : www.leetchi.com/c/evan-son-reve-entendre-l94xxo2r SURFER Retrouvez toutes les informations concernant les manifestations organisées par l'association Salomé et l'oreille d'un ange pour Evan sur la page Facebook :Salomé et l'oreille d'un ange.

Avant une marche aux flambeaux à Obermorschwiller en novembre et d'être présente sur de nombreux marchés de Noël, l'association « Salomé et l'oreille d'un ange » organise un loto au cercle St Georges de Carspach le 12 octobre 2019. Plus de 5 000EUR de lots à gagner dont une nuit en suite inoubliable à l'hôtel 5* La Cheneaudière, une montre Emporio Armani édition limitée bracelet alligator et un repas à l'Auberge de l'Ill à Illhaeusern. Petite restauration et buvette sur place. Ouverture des portes à 18h, début du Loto à 20h. Réservations conseillées à ensemble.pour.evan@gmail.com ou au 06.71.16.27.34.

 

 
 

 

Jettingen Inauguration de la salle des fêtes

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:15:23

© Dna, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Jettingen  Inauguration de la salle des fêtes
On a pris la Clef des champs...
Comme le spectacle qui lui a donné son nom, la nouvelle salle des fêtes de Jettingen accueillait dimanche dernier un beau et riche moment festif à l'occasion de son inauguration.
 

 
Le maire était entouré par le député Jean-Luc Reitzer, le conseiller départemental Nicolas Jander, René Danési et Patricia Schillinger, sénateurs, Alphonse Hartmann, ancien conseiller général, Michel Willemann président de la CCS, François Eichholzer et Bernard Ley, président et vice-président du Pays du Sundgau,
Sarabande d'amour, varsoviennes, pavanes ou encore valse des roses se sont succédé pendant près d'une heure, faisant trépigner sur leur chaise d'un public venu nombreux. Les danseurs et les musiciens du groupe les Burgdeïfalas, ont, pour débuter les festivités, présenté plusieurs tableaux issus de leur spectacle crée à l'occasion du 40ème anniversaire de leur groupe présidé par Eric Preiser. Une prestation de la JAS sous la houlette de Philippe Rey et une autre du groupe Jalou'zick accompagné par le conteur Henri Fritsch ont complété le programme. « À Jettingen on aime la fête » : le ton était donné dès le début du discours du maire Jean-Claude Colin.
Rien ne se passa comme prévu

La commune avait donc besoin d'un écrin pour festoyer et abriter les activités des différentes associations villageoises. Un constat qui avait été fait dès le début des années 1970 et qui voit son aboutissement seulement aujourd'hui. « Rien ne se passa comme prévu », raconta le maire, « depuis l'acquisition du terrain qui s'est accompagné de plus de 80 procédures judiciaires jusqu'à la construction qui n'a pas été un long fleuve tranquille non plus, nous avons en effet du tester rapidement l'assurance dommage ouvrage ».

Mais le maire a tenu à rappeler que si la commune a vécu beaucoup de mésaventures, elle a également été soutenue par des personnages clés. « Daniel Munck l'architecte qui a toujours été à nos côtés pour résoudre les avatars » ou encore Alphonse Hartmann alors conseiller général, « sans qui ce lieu serait resté un champ ! »

Une consultation citoyenne a permis de choisir le nom de la salle, « la clef des champs », nom du premier spectacle organisé par Henri Fritsch. « À Jettingen règne une âme poétique », a constaté Nicolas Jander, qui sait de quoi il parle, puisqu'il a lui-même participé au spectacle « Racines », il y a 30 ans en tant que jeune guitariste avec l'orchestre de guitares d'Alsace. Nicolas Jander a également rendu un vibrant hommage à son prédécesseur Alphonse Hartmann : « Moi je n'y suis pour rien en ce qui concerne ce projet, Alphonse a tout fait ».

« Ça mériterait un schnetzelbank », a constaté avec humour Patricia Schilinger, la sénatrice, « mener un tel projet à bien, surtout pour une petite commune n'est jamais facile ». Le député Jean-Luc Reitzer, a souligné l'utilité d'un tel projet pour l'économie locale : « ce sont des sommes d'argent qui sont injectées auprès des artisans et des entreprises, vous avez fait oeuvre utile pour l'économie locale et le bien vivre ensemble. »

 

 
 

 

kruth - Un barrage dans le barrage

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:13:00

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

kruth - Un barrage dans le barrage
 

 
Annick Lutenbacher, conseillère départementale du canton de Cernay, présidente du Syndicat mixte de la Thur amont (à gauche), et Olivia Ghazarian, directrice des Rivières de Haute-Alsace, au chevet du barrage : ici, le chantier d'élévation du batardeau. Photos DNA /F.S.
Construit en 1962, le barrage de Kruth-Wildenstein appartient au Département du Haut-Rhin. Grâce à sa capacité de douze millions de m³, il permet d'écrêter les crues en hiver et de soutenir les débits de la Thur en été. Il participe aussi à l'activité économique du territoire en fournissant plusieurs entreprises en eau et énergie motrice. Enfin, il revêt aussi une vocation touristique grandissante grâce à sa base de loisirs. Depuis 2017, il est géré par l'équipe des Rivières de Haute Alsace, syndicat à la carte regroupant les syndicats de rivières du Haut-Rhin ainsi que le conseil départemental.

L'étanchéité de l'ouvrage est assurée par un parement étanche grâce à plusieurs épaisseurs de béton bitumineux. La couche de protection de cette étanchéité est fissurée depuis plusieurs années. Si cela ne met pas en danger la stabilité du barrage, cette fissure nécessite néanmoins des travaux de reprise complète du parement. Ceux-ci sont planifiés en 2020.

Ils nécessiteront une vidange du barrage entre mars et octobre. Durant cette période, le barrage ne pourra plus soutenir les débits de la Thur, ce qui pourrait mettre en péril les milieux aquatiques et les usages économique et touristique.

C'est dans la perspective de cette opération que le batardeau existant va être rehaussé de trois mètres pour garder une réserve d'eau permettant de lisser les étiages et d'éviter les assecs.
Un chantierà huit millions d'euros

Le volume de rétention de ce « barrage dans le barrage » sera porté de 200 000 m³ à 1 000 000 m³. Cela permettra de maintenir un débit dans la Thur garantissant le maintien de la vie aquatique même en cas de période sèche. Depuis le 20 août, les engins ajoutent des matériaux étanches en amont et des matériaux graveleux en aval. Les premiers seront constitués de matériaux très étanches, argileux (7000 m³) mis en oeuvre au coeur de l'ouvrage qui seront amenés sur site depuis la plaine au fur et à mesure pour éviter qu'ils ne se saturent d'eau. Les seconds, plus drainants (35 000 m³), prélevés sur le site, seront mis en place en amont de cette couche. Enfin, près de 7000 m³ de matériaux issus du décaissement en rive gauche de l'assise du futur ouvrage seront rapportés sur la digue terminée pour en adoucir la pente. Le coût global de ces travaux (2019 et 2020) est estimé à huit millions d'euros TTC entièrement financés par le Département du Haut-Rhin.

Ces travaux sont réalisés en régie par les engins des Rivières de Haute Alsace et de l'entreprise de terrassement Hartmann. Un nouveau déversoir de sécurité va également être mis en place sur l'ouvrage par l'entreprise Vogel TP. Le déversoir sera équipé d'un clapet qui s'abaissera automatiquement en cas de crue. Cette première étape devrait s'achever courant novembre. Un timing imposé par les risques de crues en cette période de l'année. Calendrier qui a également eu pour effet - cumulé avec les épisodes caniculaires de l'été - d'assécher prématurément la partie amont du lac, provoquant la stupeur des habitués.
Frédéric STENGER PLUS WEB La vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Guy Jacquey prêt pour un troisième mandat

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:25:42

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Guy Jacquey prêt pour un troisième mandat
 

 
L'aménagement du chemin pour désenclaver les habitations du Haut Blancrupt pendant l'hiver est en cours. Photo L'Alsace /Jean-Charles ANCEL
Avant l'annonce de la nouvelle candidature du maire Guy Jacquey pour les élections municipales de mars 2020 (lire encadré), le conseil a abordé différents points.

? TRAVAUX.- Une convention d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour un montant de 7 855 EUR (tranche ferme) et 2 465 EUR (tranche conditionnelle) sera signée avec l'Adauhr pour la réalisation d'une extension du bâtiment du musée mémorial du Linge. Il s'agit du réaménagement de l'accueil afin de pouvoir proposer au public une boutique de vente plus étoffée pour augmenter l'attractivité du site.

Dans le cadre du projet de captage d'eau potable aux Haute Huttes, la phase d'étude de vulnérabilité a été lancée. L'hydrogéologue désigné par l'ARS proposera les périmètres de protection des sources. La commune devra acquérir les terrains. Le montant prévisionnel des travaux pour la sécurisation de l'approvisionnement en eau des Hautes Huttes, des Hauts de Pairis, de Pairis et Remomont s'élève à 2 412 000 EUR. Plusieurs concessions de sources communales ont été renouvelées selon la demande des utilisateurs, pour un coût de 75 EUR par an.

Les travaux d'aménagement de l'accès voiries et réseaux du lotissement de la rue de la Graine Champs s'élèvent à 172 000 EUR et sont le préalable à la réalisation du lotissement en partie haute. Ce lotissement privé sera viabilisé par la société Sovia. Une rétrocession des espaces publics sera faite à la commune à l'issue des travaux.

La commune se porte acquéreur de la parcelle de terrain située en face de la mairie (4.55a) dans le but d'améliorer la circulation et le stationnement dans le centre du village, 31 rue Charles-de-Gaulle.

Des travaux de réfection de la route qui mène au lac Noir, prévus à partir du 16 septembre, dureront une bonne semaine. L'accès au lac Noir ne sera possible que par les Hautes Huttes pendant cette période.

L'aménagement du chemin d'accès pour désenclaver les habitations du Blancrupt pendant l'hiver est en cours sur le tracé de l'ancien chemin communal qui vient de Bochney et remonte vers la maison Emmaüs. Les travaux de gravillonnage auront lieu sur les routes du Beubois, de la Chaume, de la Matrelle, Creux d'Argent et la Beue dans les prochaines semaines.

? PROJET DE MAISON DE SANTÉ.- Le 13 juin dernier, le projet de la maison de santé élaboré avec les professionnels a été présenté à la commission municipale et approuvé. Les demandes de subvention pour la réalisation de ce projet estimé à 1 500 000 EUR peuvent être envoyées.

? RENTRÉE.- La rentrée scolaire à l'école maternelle et primaire s'est bien passée. 280 enfants ont été accueillis dans une douzaine de classes dont 55 % sont bilingues. La convention de délégation de gestion de « La Courte Échelle » concernant l'activité périscolaire a été signée pour quatre ans. La commune met à disposition de l'association ses moyens matériels (locaux et matériels) et humains (personnel communal) ainsi que financiers (subvention). Les repas préparés sur place par un cuisinier sont de plus en plus élaborés avec des produits bios et locaux. Le maire déplore le désengagement de la Caisse d'allocation familiale qui diminue sa participation chaque année.

? DÉLIBÉRATION RELATIVE À LA RÉVISION DES STATUTS DU SYNDICAT D'ÉLECTRICITÉ ET DE GAZ DU RHIN.- Le syndicat d'électricité et de gaz du Rhin demande de voter un changement de statut qui avalise la perte de propriété des compteurs électriques. Après en avoir débattu et délibéré, le conseil municipal se prononce contre les nouveaux statuts révisés tels qu'adoptés par le comité syndical du 24 juin. La commune désapprouve l'absence d'action du syndicat dans la représentation et la défense des intérêts des usagers. Le syndicat s'est abstenu de toute analyse approfondie visant à la défense de l'intérêt des usagers concernant le déploiement des compteurs Linky, agissant ainsi en non-respect de ses obligations statutaires. Une motion du conseil demande instamment à Enedis de respecter la volonté des habitants qui manifestent par écrit leur refus de la mise en place du nouveau compteur.

Le rapport annuel 2018 sur le prix et la qualité du service public de l'eau potable a été remis à la mairie. Ce rapport fait état d'une amélioration du rendement qui est passé en une année de 87 à 92 %, résultats du travail de surveillance et maintenance par les services techniques.

? DIVERS.- Une réunion sur les aménagements du parc Lefébure aura lieu le 1er octobre. Une voiture de la commune sera mise à la disposition des associations. Cette voiture a été sponsorisée par les commerçants.
Jean-Charles ANCEL

 

 
 

 

sondernach - 80 ans : « Une belle aventure »

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:16:44

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

sondernach - 80 ans : « Une belle aventure »
 

 
Le centre de vacances Landersen à Sondernach : quatre-vingts ans de souvenirs. Photos DNA/Julien Kauffmann
Une simple grange, en effet, lorsque le pasteur Kehrly accueillait déjà les premiers enfants, en 1939. « Une belle aventure », selon quelques témoignages d'anciens projetés sur écran, samedi dernier, à l'occasion du 80e anniversaire de ce centre. Moment festif intense, auquel ont notamment assisté Denise Buhl, conseillère régionale, Monique Martin conseillère départementale, Norbert Schickel, président de la Communauté de communes de la vallée de Munster (CCVM)

Jean-Jacques Oberlin, maire de Sondernach, a souligné la « formidable qualité d'accueil de cette maison que des femmes et des hommes portent à bout de bras », rendant hommage au conseil d'administration, la direction (avec la nouvelle directrice Corinne Kern), et présentant son village sur le ban duquel ce centre de vacances est implanté.
En 1950, la « Maison Demangeat »

L'année 1939 marque la naissance d'une belle aventure, celle de cette structure située à mi-chemin entre Sondernach et le Petit Ballon. Après-guerre, en 1949, ce fut toujours encore l'époque du « provisoire », le centre ayant investi une vieille ferme « ajustée »... Vint 1950 : la maison des Tilleuls, appelée d'abord « Maison Demangeat », en hommage à l'entrepreneur, membre de l'église de Munster qui l'a dirigée, a pris forme.

Travaux de construction dont, par la suite, le pasteur du Temple de la Paix, Werner Nyffeler, a assuré la continuité avec le même engagement, appuyé en cela par son épouse. C'est ainsi qu'à partir de 1951, Landersen a pu accueillir sur deux sites deux sessions de 60 à 70 enfants...

Puis, en 1960, a été créée l'association OEuvre de Jeunesse Landersen devenue Association centre de vacances Landersen. Petit à petit, cette maison a connu un essor considérable. En 1969, d'occupation saisonnière, elle s'est ouverte d'une façon permanente avec la vocation affichée d'accueillir des groupes, sa vraie raison d'être.
Des travaux de modernisation

Le centre s'étend, toujours à la pointe, se modernisant. Afin de réduire l'empreinte écologique, et de renouveler ses installations, la modernisation du système de chauffage et la restauration de la toiture du bâtiment « Les Érables » ont été entreprises de 2014 à 2017. Travaux menés à bien grâce à des dons. « Landersen, un centre qui bouge », peut-on lire dans le bulletin municipal 2017 de Sondernach.

Samedi, Martial Kedaj, président de l'association, qui a adressé des mots de bienvenue à l'assemblée, s'est exprimé ainsi : « Dieu a une grande place ici. Je suis dans la joie car vous êtes tous là. 80 ans, c'est une vie... Landersen ? 80 ans d'accueil au nom de Jésus-Christ... »
« Que de souvenirs »

Etienne Rudolph, surintendant de l'Union des églises évangéliques de France, s'est émerveillé : « Qui aurait cru que cette oeuvre de jeunesse fêtera ses 80 ans ? Landersen a fait son chemin. Et quel chemin [...] Que de souvenirs, d'anecdotes, de retrouvailles [...] ».

Et puis, malgré une météo assez mitigée, la fête a battu son plein avec repas festif, après-midi ludique, tartes flambées, feu de camp géant, parcours méditatif, barbecue.
E.H.

 

 
 

 

soultz - Les fêtes juives expliquées aux collégiens et au public

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:39:18

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

soultz - Les fêtes juives expliquées aux collégiens et au public
 

 
La conférencière Béatrice Sommer a rencontré des élèves du collège Beltz de Soultz, vendredi, dans le cadre des Journées européennes de la culture juive. Photos L'Alsace /Gabrielle SCHMITT HOHENADEL
Des élèves du collège Beltz de Soultz ont rencontré la conférencière Béatrice Sommer, du musée judéo-alsacien de Bouxwiller, vendredi après-midi dans la salle Moïse Ginsburger, à l'invitation du musée du Bucheneck.

Cette visite, dans le cadre des Journées européennes de la culture juive, a concerné 45 élèves de l'option culture régionale ainsi que les élèves de religion de 4e et 3e, encadrés par Cécile Basset professeur d'histoire-géographie et de l'option culture régionale, et Lionel Godemet, professeur de religion. Jean-Paul Staub, principal du collège et Luc Marck, adjoint au maire de Soultz, les ont rejoints au cours de l'après-midi.

La conférencière a reçu successivement trois groupes d'élèves pour évoquer avec eux le Shabbat et les fêtes juives : Roch Hachana, le Nouvel an juif, Yom Kippour, jour du Grand pardon, Soukkoth, fête des Cabanes, Hanoukkah, fête des Lumières, Pourim, fête du Sort, et Pessah, la Pâque juive.
Des mets symboliques

Chaque fête a ses rites et traditions, dont les repas avec des mets symboliques. Béatrice Sommer a d'ailleurs proposé une dégustation de mets, préparés par Maria Soares Dos Santos, responsable des musées.

Les collégiens ont ainsi goûté du pain azyme, qu'on mange en souvenir de l'esclavage des Israélites en Égypte, de la pomme trempée dans le miel, des beignets et du Harosset, un mélange de pommes râpées, dattes, noix, amandes, vin et cannelle, symbolisant le mortier avec lequel les esclaves ont érigé les pyramides.

Les élèves ont encore découvert les plantes odorantes utilisées dans la liturgie et dans la cuisine, chacune faisant référence aux récits bibliques.

En soirée, dans la salle Waldner, une trentaine de personnes ont assisté à la conférence de Béatrice Sommer sur le thème « Touchez, respirez et goûtez les fêtes juives », suivie d'une dégustation.
Gabrielle SCHMITT HOHENADEL

 

 
 

 

Breisach am Rhein jubile pour ses 1650 ans

Publié dans le panorama le Dimanche 15 septembre 2019 à 10:06:54

© L'alsace, Dimanche le 15 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Breisach am Rhein jubile pour ses 1650 ans
 

 
Pourquoi célébrer le 1650e anniversaire, qui n'est pas un chiffre rond ? Pour le maire de Breisach am Rhein, Olivier Rein, ce jubilé est l'occasion de célébrer un anniversaire joyeux et de rappeler que sa cité est une des plus anciennes villes d'Allemagne.

Les réjouissances ont commencé vendredi avec une soirée de gala à la Stadthalle réunissant près de 250 convives, parmi lesquels Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et des élus des villes jumelées, Neuf-Brisach, Saint-Louis, Pürgg-Trautenfels, en Autriche, et Oswiecim (Auschwitz), en Pologne. Tout un symbole.
Une ville européenne

Invité d'honneur de ce banquet, Günther Oettinger, ancien ministre-président de Bade-Wurtemberg, aujourd'hui commissaire européen au Budget et aux Ressour-ces humaines, a délivré un vibrant appel pour une Europe forte et a souligné à quel point l'idée européenne est vivante dans la ville de Breisach. Il a surtout appelé de ses voeux une union franco-allemande solide et sans faille dans tous les domaines : économique, social, culturel, militaire...

Les animations dans les rues de Breisach se poursuivent ce dimanche, depuis la cathédrale Saint-Etienne, perchée sur les hauteurs du Münsterberg, jusqu'au nouveau centre-ville. Au programme notamment, des représentations de la famille d'artistes funambules Traber sur la place du Marché, des animations musicales et des saynètes évoquant la longue histoire de Breisach, jouées à plusieurs endroits de la ville.
Jean-Marc LALEVÉE Y ALLER Breisach am Rhein, ce dimanche 15 septembre dès11 h. Site : www.breisach1650.de