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« Ne baissez pas l'écharpe ! »

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 05:54:09

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Politique Maires du Bas-Rhin
« Ne baissez pas l'écharpe ! »
La journée des maires et présidents d'intercommunalités du Bas-Rhin s'est tenue hier à Strasbourg dans une ambiance empreinte d'émotion et d'incertitude, entre la fin du mandat qui approche et la crise des vocations.
 

 
Pour certains maires, qui ne seront plus en lice en mars prochain, c'était la dernière assemblée générale.
Clap de fin avant élections. Plusieurs élus ont assisté hier à leur dernière assemblée générale de l'association des maires et présidents d'intercommunalités du Bas-Rhin. La rencontre s'est tenue dans un contexte particulier. Les hommages rendus à Jean-Mathieu Michel, le maire de Signes tué début août par le véhicule de deux personnes qui en déchargeaient des gravats, ont cristallisé les difficultés croissantes que rencontrent les élus locaux dans l'exercice de leur mandat. 361 élus municipaux ont été victimes d'acte de violence en France depuis janvier.

« Ne baissez pas l'écharpe ! », leur a lancé Vincent Debes. Le président de l'association juge nécessaire de « renforcer la protection juridique du maire face aux menaces, insultes et agressions ». Roland Ries, le maire de Strasbourg, constate que les maires « ne sont plus épargnés », d'où « une crise des vocations » pour les municipales de mars.

Mais le manque de respect de l'autorité, le consumérisme citoyen et l'impatience de la société n'expliquent pas seulement cette désaffection. Les conditions d'exercice se sont aussi durcies. D'où les revendications exprimées par Vincent Debes pour « le maintien des dotations de l'État ». Il s'interroge également sur la suppression totale de la taxe d'habitation d'ici à 2023 et rappelle « que les dédoublements de classes ne doivent pas se traduire par des fermetures de classes ».
« La démocratie représentativedoit être défendue »

« Les élus de proximité sont les seuls à pouvoir réenchanter la politique, et pour cela, ils doivent avoir une capacité à agir à l'échelle des territoires », martèle Frédéric Bierry, président du département du Bas-Rhin. Pour Roland Ries, « la démocratie représentative doit être défendue », en renforçant le rôle des élus et en clarifiant les compétences et leur financement. « Nous avons besoin de reconnaissance », plaide pour sa part Jean-Marie Bockel, ancien maire de Mulhouse et président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation.

Le projet de loi Engagement et Proximité, dont l'examen va commencer au Sénat, vise à « une meilleure reconnaissance de l'engagement des maires et de la commune ». Le gouvernement vient de la compléter en revalorisant les indemnités des maires des communes de moins de 1 000 habitants et en renforçant le pouvoir de police du maire, rappelle Yves Séguy, le secrétaire général de la préfecture du Bas-Rhin. « Des mesures progressistes qui doivent mieux accompagner les maires », a-t-il indiqué après avoir remis un trophée de longévité à 13 maires ayant effectué sept mandats successifs pour trois d'entre eux et six pour les 10 autres. 42 ans, un vrai sacerdoce.
Franck BUCHY

 

 
 

 

grand est Conseil régional Emplois présumés fictifs au FN : la PJ de Strasbourg enquête

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 05:55:09

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grand est Conseil régional
Emplois présumés fictifs au FN : la PJ de Strasbourg enquête
Suite au courrier envoyé par Jean Rottner à la procureure de la République au mois de juin, le parquet de Strasbourg a saisi la brigade financière de la police judiciaire. Lors d'auditions et de perquisitions, des « éléments concordants » auraient été mis en lumière.
 

 
Florian Philippot : « Il ne se passe rien. Mes collaborateurs travaillaient normalement ».
Le Front national a-t-il dupliqué à la Région les pratiques qui lui ont été reprochées au Parlement européen, à savoir l'emploi fictif de collaborateurs ? Sur la base de l'article 40 du Code pénal qui oblige toute autorité qui a connaissance de tout crime ou délit de le signaler au procureur de la République, le président du Conseil régional du Grand Est avait écrit le 18 juin dernier au parquet de Strasbourg pour s'interroger sur la réalité des emplois occupés par des collaborateurs du parti d'extrême droite. Jean Rottner avait rendu publique sa démarche deux jours plus tard lors d'une session consacrée en partie au rapport annuel du déontologue.
« Éléments concordants »

Il avait évoqué « l'absence de connexions informatiques depuis 20 mois, aucun remboursement de frais de déplacement demandé, pas de photocopies réalisées à partir des équipements mis à disposition par l'institution, pas de demandes de congés, aucune fréquentation relevée du restaurant administratif du siège ». Des « éléments concordants », selon une source proche de l'enquête, qui ont motivé la saisine de la brigade financière de la PJ de Strasbourg par le parquet. Une enquête a été engagée, avec auditions et perquisitions.
Quatre collaborateurs visés

Les trois groupes créés après l'éclatement de l'extrême droite (RN, Patriotes et CNIP - centre national des indépendants et paysans) « sont concernés par le signalement » avait estimé Jean Rottner en juin. Quatre chargés de mission sont de fait dans le collimateur. Trois ne résident pas dans le Grand Est mais dans les Alpes-Maritimes, les Yvelines ou la Charente. Plus précisément à Cognac, lieu de résidence d'un des attachés visés les plus connus, l'acteur Franck de Lapersonne, proche de Florian Philippot.

En tant que président du groupe FN à la Région, jusqu'à l'éclatement du bloc d'extrême droite en 2017, Florian Philippot serait le premier concerné par les investigations de la PJ, selon plusieurs de ses ex-colistiers. L'intéressé s'en défend : « Une enquête ? Il ne se passe rien. Au lendemain de la déclaration de Rottner, j'ai écrit à la procureure de Strasbourg pour lui indiquer que j'étais à sa disposition pour l'informer sur le travail effectif, normal et régulier de mes collaborateurs ».

« J'attends tranquillement, en toute sérénité, mes collaborateurs ne travaillent pas fictivement », réagit pour sa part Thierry Gourlot, président du groupe CNIP et ex-FN. Contactée, Virginie Joron, présidente du groupe RN, n'a pas répondu à notre sollicitation.

Certains contrats de collaborateurs n'ont pas été renouvelés à l'été. Comme celui de Franck de Lapersonne. Qui a discrètement sollicité les services régionaux pour se faire payer ses congés payés... L'institution n'aurait pas donné suite.
Philippe RIVET

 

 
 

 

Municipales : ces ministres sur la ligne de départ

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 05:42:39

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Municipales : ces ministres sur la ligne de départ
 

 
Édouard Philippe a fixé les règles : les campagnes des ministres débuteront en janvier et ils devront choisir entre leur poste au gouvernement ou leur mandat de maire en cas d'élection. Photo Eric FEFERBERG/AFP
L'exécutif s'organise à l'approche des municipales. Au moins une douzaine de membres du gouvernement devraient se lancer dans les élections de mars 2020, en tête ou en soutien sur une liste. Mais des interrogations demeurent, notamment autour d'une candidature d'Édouard Philippe au Havre. Le Premier ministre a, en tout cas, fixé les règles du jeu pour les ministres et secrétaires d'État : leurs campagnes ne débuteront qu'en janvier et, s'ils sont élus, ils devront choisir entre leur poste au gouvernement et leur mandat de maire.
Ceux qui devraient se présenter

Pour l'heure, plusieurs ministres ont déjà fait part de leurs intentions, comme Gérald Darmanin (Comptes publics), qui se présentera à Tourcoing (Nord), sans encore préciser s'il sera tête de liste. Sébastien Lecornu (Collectivités locales) devrait se lancer à Vernon (Eure), dont il a déjà été maire par le passé. Didier Guillaume (Agriculture) et Geneviève Darrieussecq (Anciens combattants) ont laissé transparaître leur intention de mener une liste, respectivement à Biarritz et à Mont-de-Marsan, sans toutefois officialiser.

À Paris ou en Île de France, plusieurs membres du gouvernement pourraient figurer sur des listes comme Marlène Schiappa (Égalité femmes hommes) dans le XIVe arrondissement ou Élisabeth Borne (Transition écologique) à Montrouge.

Le nouveau secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari devrait figurer sur une liste à Limoges, comme le secrétaire d'État à la Fonction publique Olivier Dussopt à Annonay (Ardèche). Enfin, la secrétaire d'État aux Solidarités Christelle Dubos se présentera sur une liste à Sadirac (Gironde) et le ministre auprès des Relations avec le Parlement Marc Fesneau à Marchenoir (Loir-et-Cher).
Ceux qui hésitent

D'autres n'ont pas encore pris leur décision, à l'image d'Édouard Philippe, qui ne cesse d'afficher son attachement au Havre dont il a été maire de 2010 à 2017. Le Premier ministre a ouvert la porte à une candidature sur une liste, voire en tête, sans s'avancer davantage. Il donnera sa décision en janvier.

Dans la même veine, Franck Riester (Culture) n'a pas encore tranché s'il sera sur une liste dans sa ville de Coulommiers (Seine-et-Marne). Une certitude : ce ne sera pas en tête.

De son côté, Julien Denormandie (Logement) hésite encore. Jamais élu, il a des attaches en Normandie et en Charente-Maritime. Agnès Buzyn (Santé) n'a pas encore pris de décision mais n'est pas indifférente aux municipales. Le nom de Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) est également évoqué du côté de Nice, où elle a un fort ancrage. Mais la complexité de la situation politique locale, autour du maire sortant Christian Estrosi (LR), l'amène pour l'heure à temporiser. La ministre des Sports Roxana Maracineanu n'est « pas fermée » à figurer sur une liste, assure son entourage, précisant que l'ancienne nageuse était « sollicitée » dans plusieurs villes.

 

 
 

 

Zapping

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:09:34

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Zapping
Marathon men
 

 
Alors que tous les regards seront tournés ce dimanche vers les marathoniens de Colmar, certains observateurs constatent que la politique, aussi, a tout de la course de fond. À l'image du premier adjoint au maire qui est parti en campagne pour les municipales il y a déjà belle lurette. Même s'il n'est pas officiellement déclaré, voilà bien un an qu'Yves Hemedinger alimente les réseaux sociaux en exprimant ses humeurs et ses analyses d'événements politiques. Pour être « proche « du citoyen et donc de l'électeur. Avec le risque de s'essouffler avant le sprint final.
À la caisse !

Présidente de l'association Ksàng, Françoise Warynski s'étonne des propos tenus par le directeur général des services de Colmar, Yannick Klein, lors de la conférence de presse de rentrée du conservatoire et reproduits dans le dernier Zapping. « La Ville de Colmar n'aurait pas reçu la demande de "remboursement" pour l'annulation du concert Body and soul ? Il doit probablement s'agir d'un manque de communication entre les services dont vous êtes le directeur général », réplique-t-elle. L'association a en effet adressé un courrier daté du 13 août demandant le paiement des frais déjà engagés, soit 5 000 EUR pour le concert et 500 EUR pour l'apéro jazz.
Christophe Marx prend le large

Christophe Marx quitte Colmar ce week-end pour rallier Quimper. Le secrétaire général de la préfecture du Haut-Rhin deviendra à compter de lundi celui de la préfecture du Finistère, à 1 111 km de là. « C'est lui qui a calculé, c'est un homme de chiffres », a précisé le préfet Laurent Touvet lors du cocktail de départ de son lieutenant, lui souhaitant de « découvrir l'air marin » après avoir été en poste « dans le département le plus éloigné de la mer ». Là-bas, Christophe Marx retrouvera un ancien préfet du Haut-Rhin, Pascal Lelarge, avec lequel il a travaillé de 2014 à 2016. « Il va dans le Finistère pour rejoindre Lelarge », plaisantait ainsi le maire de Houssen Christian Klinger, qui a le sens de la formule.
Quelle histoire

Christian Schneider, président d'Innov & moi, responsable alsacien d'Arvalis, a confondu lors de son discours inaugural de la manifestation agricole qui s'est tenue deux jours durant à Grussenheim, la région historique et la région tout court. Il a évoqué la région Alsace avant de corriger : « Euh non, la région Grand Est ». Il y a des expressions qui ont la vie dure.
Chère glissade

Pas contente, cette lectrice qui a participé en qualité de bénévole à l'organisation de la course de côte des Trois-Epis. Sa mission consistait à véhiculer à moto des documents d'un point à un autre. Au carrefour de la rue du 2-Février à Turckheim, elle a fait comme tout le monde ce jour-là, elle a franchi sans marquer l'arrêt, le stop. Mal lui en prit car si les autres, y compris les coureurs, sont passés sans problème, cette motarde a été verbalisée par la gendarmerie. « Glisser le stop » lui vaut un retrait de quatre points sur son permis de conduire qui n'en comptait déjà plus beaucoup. Avec le stage de récupération la note s'élève à 435 EUR soit un tiers de son salaire mensuel. Pour elle, semble-t-il, le bénévolat, c'est terminé.
Commerce à vélo : c'est non

L'initiative était originale et dans l'air du temps. Une entrepreneuse colmarienne souhaite créer un service inédit, la confection de crêpes sur une bicyclette marchande spécialement aménagée qui se serait rendue dans les parcs de la ville dénués de commerces de bouche, « comme le parc Méquillet ». L'aventure n'avait pas trop mal commencé par un intérêt palpable de la part du public et une préparation minutieuse de l'intéressée qui n'en était pas à sa première création d'activité. Las, le maire de Colmar n'a donné aucune autorisation, arguant que « c'est comme ça » et pas autrement. On le savait déjà réfractaire aux vélos-taxis et à toute initiative commerciale basée sur le postulat des déplacements doux... Dépitée mais pas découragée, la Colmarienne a trouvé une oreille attentive à ses idées et inaugurera son service lors du prochain carrefour européen du patchwork, à Sainte-Marie aux Mines.

 

 
 

 

Fin du diesel à Strasbourg : la population consultée ?

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 05:51:51

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Fin du diesel à Strasbourg : la population consultée ?
 

 
Quand l'interdiction totale du diesel interviendra-t-elle dans l'agglomération strasbourgeoise ? Pas avant les élections de l'année prochaine, en tout cas. Photo DNA /Jean-Marc LOOS
Les choses bougent cette semaine sur le dossier de la zone à faibles émissions envisagée à Strasbourg (ZFE, lire L'Alsace de mercredi). Jeudi, une réunion des maires de l'agglomération a semble-t-il abouti à une solution de compromis entre ceux qui veulent accélérer la mise en place d'un calendrier progressif d'interdiction des catégories Crit'Air et ceux qui tentent de freiner sa mise en place. La ZFE repose sur le principe d'interdictions permanentes, et pas seulement lors des pics de pollution.

En début de semaine, l'hypothèse sur la table était un début d'interdiction des véhicules sans vignette et des vignettes Crit'Air 5 différencié entre Strasbourg et le reste des communes de l'agglomération. Jeudi après-midi, une réunion entre les 33 maires ou leurs représentants a abouti à une solution de compromis, plus homogène. Elle sera débattue au cours de la semaine du 23 septembre, en conseil municipal de Strasbourg et en conseil d'eurométropole. Des délibérations cadre seront prises à ce moment-là.
Jusqu'aux diesels Crit'Air 2

Il serait désormais question d'interdire dans toute l'agglomération et de façon uniforme les véhicules sans vignette Crit'Air au 1er janvier 2021 et les vignettes Crit'Air 5 au 1er janvier 2022. Ensuite, il serait envisagé de fixer une date limite maximum d'interdiction de tous les véhicules diesel, y compris les diesels Crit'Air 2, au 1er janvier 2030, sachant que Strasbourg s'oriente vers une interdiction de ce type dès 2025.

En revanche, il n'y a pas de calendrier précis pour les étapes intermédiaires et les interdictions progressives des Crit'Air 4 et 3. Il y a également une incertitude sur ce qu'il adviendra de la réglementation pour l'A35 par exemple, qui doit être transférée par l'État à l'eurométropole, et pour l'A353, qui accueille des véhicules venant directement d'Allemagne via le pont Pflimlin. « J'ai proposé que dans le texte de la délibération, il soit prévu qu'il puisse y avoir une consultation publique sur le sujet », note Robert Herrmann, président de l'eurométropole.
Pour le prochain exécutif

Selon nos informations, ce dernier a avancé, jeudi matin, lors d'une réunion du bureau de l'eurométropole, le terme de référendum. Mais dans la soirée, il préférait parler de « consultation », sans écarter l'idée de poser des questions claires du genre « Êtes-vous pour l'interdiction du diesel en 2025 ? » « Il s'agirait d'une consultation qui consisterait à interroger la population et permettrait de prendre le temps du débat », confirme-t-il. « 2025, ça laisse le temps de dialoguer avec la population, de façon éloignée des postures que l'on connaît en période électorale. »

Selon lui en effet, il reviendra au prochain exécutif de mettre en oeuvre ce type d'initiative, mais sur la base d'un travail préparé par l'équipe actuelle.
Olivier CLAUDON

 

 
 

 

Castroville célèbre les 175 ans de sa fondation

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:00:44

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Castroville célèbre les 175 ans de sa fondation
 

 
Des descendants des signataires de la charte de la ville, signée en 1844, se sont réunis près du vieux moulin du Landmark Inn. DR
Castroville, petite bourgade de moins de 3 000 habitants surnommée la « Petite Alsace du Texas », a célébré le 175e anniversaire de sa création, le 1er septembre 1844. Des descendants des signataires de la charte de la ville, signée dans la foulée, se sont réunis près du vieux moulin du Landmark Inn pour écouter la lecture du texte et des noms des signataires, en présence des autorités de la ville.

 

 
 

 

Le congé « proche aidant » indemnisé

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 05:43:30

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Le congé « proche aidant » indemnisé
 

 
Selon l'association « Je t'aide », on compte en France quelque 11 millions d'aidants, dont une majorité de femmes. Photo d'illustration Julio PELAE Z
Le congé indemnisé pour les « aidants » soutenant un proche âgé, malade ou handicapé, qui sera créé en 2020, sera rémunéré autour de 40 euros par jour.

Ce congé, qui figurera dans le budget 2020 de la « Sécu » présenté fin septembre, sera « rémunéré à hauteur des congés existants comparables, par exemple le congé pour un enfant malade », a expliqué une porte-parole de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.
Pour compenser (un peu) les pertes de salaire

L'allocation journalière de présence parentale (AJPP), versée lorsqu'on s'occupe de son enfant gravement malade, accidenté ou handicapé, est d'environ 43 euros pour un couple et 52 euros pour une personne seule, selon le site officiel de l'administration service-public.fr

La ministre des Solidarités et de la Santé avait annoncé cette mesure avant l'été pour « faciliter la conciliation de la vie professionnelle et de la vie personnelle » des proches aidants et « soutenir » ceux qui subissent d'importantes pertes de salaires.
11 millions d'aidants en France

Selon l'association « Je t'aide », on compte en France quelque 11 millions d'aidants, dont une grande majorité de femmes.

Dans l'état actuel de la loi, les aidants ont le droit de prendre un congé pour s'occuper de leur proche, pendant trois mois maximum, fractionnable (sauf éventuelle disposition plus favorable dans la convention collective). Mais ce congé n'étant pas rémunéré, seul un très petit nombre de personnes a demandé à en bénéficier.

 

 
 

 

50 000 euros pour attirer un généraliste à Huningue

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:02:33

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50 000 euros pour attirer un généraliste à Huningue
 

 
Ils se débattaient depuis 2017 pour tenter de convaincre un généraliste de rejoindre leur pôle de santé. Jeudi soir, en séance de conseil municipal, les élus se sont finalement pliés, à l'unanimité, aux prétentions du Dr Lieu, médecin généraliste urgentiste, auparavant en exercice à la clinique des Trois Frontières, à Saint-Louis.

« C'est clair, ferme et net, il s'installe à la condition d'obtenir de la commune une prestation financière de 50 000 EUR ainsi qu'un crédit de 10 000 EUR dédié à l'équipement de son cabinet », a exposé Jean-Marc Deichtmann, maire de Huningue.

Si la commune avait accusé le coup, il y a trois ans, suite aux départs de ses quatre généralistes, elle restait incapable d'assurer une couverture médicale à plus de 7 300 administrés. Au sein du pôle de santé de la ville, créé en 2014, des spécialistes - une psychologue, quatre cardiologues, une gynécologue... - avaient rejoint le site. Mais rien qui puisse laisser espérer l'arrivée d'un généraliste prêt à développer à Huningue sa propre patientèle.
Durée minimale de cinq ans

Des pistes, pour certaines parmi les plus innovantes, avaient pourtant été lancées via un cabinet de recrutement, comme l'éventuelle mise en place du téléservice. Des réflexions avaient même conduit la commune à envisager le salariat d'un médecin ou le versement d'aides à des étudiants en médecine. Trop coûteuses, pas assez fiables... Aucune n'a finalement abouti.

Étonnés, voire choqués de se voir contraints de piocher dans les deniers publics pour s'accorder les services d'un généraliste, les élus ont d'autant plus réagi que le médecin en question s'assure aussi le soutien de l'ARS (Agence régionale de santé) pour un montant de 50 000 EUR. Une aide financière accordée il y a quelques mois après de multiples échanges avec la délégation territoriale de l'ARS pour le Haut-Rhin.

Si son installation devait se concrétiser, après aval du préfet et du trésorier-payeur, l'enveloppe de la ville ne lui sera acquise qu'à la condition qu'il exerce à Huningue pour une durée minimale de cinq ans. Dans le cas contraire, il devra s'engager à rembourser la ville, comme l'ARS d'ailleurs, au prorata du temps de travail qu'il n'aura pas effectué.
Une brèche ouverte

La ville, consciente par sa décision d'ouvrir une brèche dans un système de santé lui-même malade, a déjà pris en compte la possibilité d'ouvrir un second cabinet de généraliste, laissé vacant dans son pôle médical, aux mêmes conditions que celles accordées au Dr Lieu. « Il est question de la santé de nos concitoyens », a convenu le maire. « Je n'ai pas d'autres perspectives réalistes. »

Huningue, qui prévoit dans les années à venir un accroissement de sa population, pourrait bien devenir précurseur dans cette forme d'accord financier avec des praticiens. Dans le secteur de Saint-Louis, l'ARS prévoit que 40 % des généralistes en fonction devraient prendre leur retraite d'ici 2025.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

L'Alsace du Nord étudie une offre de soins transfrontalière

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:03:13

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L'Alsace du Nord étudie une offre de soins transfrontalière
 

 
L'étude devra déterminer les voies possibles de coopération entre l'hôpital de Wissembourg (notre photo) et celui de Bad Bergzabern. La maternité de Wissembourg est également une des priorités de ce projet Interreg. Photo archives DNA
L'eurodistrict Pamina s'est appuyé sur l'étude menée par le projet Interreg Trisan dans un rayon de 20 km autour des frontières d'Obersteinbach à Lauterbourg et de Lauterbourg à Rastatt, pour lancer un nouveau projet Interreg sur l'offre de soins transfrontalière.

D'une durée de trois ans, ce projet débutera par la réalisation d'une étude des voies de coopération possibles entre l'hôpital de Wissembourg et celui de Bad-Bergzabern, sur la complémentarité de l'offre de soins (quels services ouvrir aux citoyens du pays voisin ? Faut-il ouvrir davantage la maternité de Wissembourg aux parturientes allemandes ? Comment mettre en réseau les professionnels pour qu'ils puissent se recommander ?), sur la tarification (commune, dans l'idéal) des actes médicaux et l'harmonisation des remboursements, et, enfin, sur la faisabilité d'une maison de santé transfrontalière (quel lieu d'implantation, pour quelles professions, etc.). Selon les résultats de cette étude, des actions seront mises en place pour offrir au citoyen de cette zone « le choix du médecin » ou de pouvoir consulter des praticiens sans avoir à se rendre à Strasbourg ou à Haguenau. À travers ce projet, les vingt partenaires français et allemands - l'eurodistrict Pamina, les collectivités, les caisses d'assurance maladie, les hôpitaux... - espèrent rendre le territoire attractif pour de jeunes professionnels de la santé, afin de lutter contre la désertification médicale.

D'un coût de 656 000 EUR, ce projet est financé à hauteur de 60 % par l'Europe, le reste étant pris en charge par l'ARS (Agence régionale de santé), le département du Bas-Rhin, la région Grand Est, la Caisse des Dépôts-Banque des Territoires, les Landkreis Südliche Weinstrasse de Karlsruhe, Rastatt et Germersheim, avec une répartition des coûts relativement équilibrée entre la France et l'Allemagne.

 

 
 

 

mulhouse - Un projet d'hôtel pour l'ex-sous-préfecture

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 05:53:22

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mulhouse - Un projet d'hôtel pour l'ex-sous-préfecture
 

 
Désaffecté depuis 2011, l'ancien bâtiment devrait être reconverti en hôtel quatre étoiles.

Photo L'Alsace /Francois FUCHS

Depuis que la sous-préfecture de Mulhouse a déménagé dans le quartier de la gare fin 2011, ses anciens locaux, à l'angle de l'avenue Kennedy et de la rue d'Alsace, sont vacants. Mais un projet se dessine pour le vaste bâtiment en équerre de la fin du XIXe siècle, propriété du conseil départemental du Haut-Rhin : un permis de construire a été délivré cet été pour reconvertir le site en hôtel quatre étoiles-spa de 70 chambres.

L'opération, conçue avec le cabinet mulhousien Emergence architecture, est portée par Jean-Christophe Touzeau, hôtelier à Saint-Louis (La Villa K, l'hôtel Ibis), qui ne souhaite pas communiquer pour l'heure. Il est prévu de réhabiliter le bâtiment existant mais aussi de lui adjoindre une aile neuve à l'architecture contemporaine. Le projet intègre l'ancienne bâtisse des renseignements généraux, de l'autre côté de la rue d'Alsace, qui devrait accueillir deux salles de séminaires et des studios pour des salariés du futur hôtel.

 

 
 

 

[Cliquer et glisser pour déplacer] guebwiller tchat et ratch Ceux qui l'aiment prendront le solex (à défaut du train)

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:05:31

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guebwiller - tchat et ratch

Ceux qui l'aiment prendront le solex (à défaut du train)
 

 
Scène de la vie ordinaire : le gardien de l'AS Raedersheim IV, Laurent Zurkinden, sur son solex à la mi-temps du match contre Baldersheim. Photo DNA /Michel MEHLEN
Pas un jour sans une ligne
« Le territoire s'engage pour la nouvelle liaison de train entre... [suspense]... Colmar et Freiburg » ! Ils étaient une vingtaine d'élus à se réunir la semaine dernière au siège du Département à l'invitation de la présidente Brigitte Klinkert. L'objet : la création d'un groupe de mobilisation nommé « Villes et Territoires pour le train Colmar - Freiburg ». Au passage, on note parmi eux trois élus concernés par le secteur de Guebwiller : les députés Jacques Cattin et Raphaël Schellenberger et le conseiller départemental Alain Grappe.

Pendant ce temps à Guebwiller, entre deux déclarations velléitaires et trois motions pusillanimes des collectivités locales, ceux qui se battent pour le retour du train dans le Florival attendent toujours et encore. Encore faudrait-il que les élus de la région de Guebwiller soient tous réellement convaincus de la nécessité de la réouverture de la ligne...

Qui nescit dissimulare nescit regnare (« Qui ne sait dissimuler ne sait régner »).
Ein Tag sur deux

Les parents d'élèves bilingues de l'école Storck à Guebwiller ne sont pas contents : depuis la rentrée, la classe de CE1 bilingue compte 32 élèves, et l'école a une classe à triple niveau (CE2, CM1, CM2 bilingue) regroupant 31 élèves.

Ils ont écrit à l'Éducation nationale (la municipalité a fait de même), réclamant l'ouverture d'une classe bilingue comme la situation semble l'exiger. Réponse des services de l'État : « Il est indispensable de mettre devant [les] élèves des personnels qualifiés en langue allemande et aptes à enseigner, ce que nous n'avons pas en quantité suffisante. » Seule parade trouvée par l'Inspection pour l'heure : l'ouverture d'une classe... monolingue qui permet d'apaiser la situation un jour sur deux.

Les parents d'élèves ne se satisfont pas de cette halb-mesure : une pétition tourne déjà sur change.org. Haben Sie verstanden ?
Laisse entrer le solex

Instant de légèreté, moment de grâce où le temps suspend son vol... C'est sur la pelouse de l'AS Raedersheim que notre correspondant Michel Mehlen a immortalisé (voir ci-contre), dimanche dernier - environ une heure avant le début de l'apéro - cette scène sortie de... de... de nulle part, en fait.

Mais quelle mouche a bien pu piquer Laurent Zurkinden, gardien de l'AS Raedersheim IV pour que, à la mi-temps du match qui opposait son équipe à celle de la réserve de Baldersheim, il enfile son casque, enfourche son solex et traverse la pelouse sous le regard ahuri de ses coéquipiers (et peut-être plus encore de ses adversaires, on l'imagine) ?

Si cette question restera sans doute à jamais sans réponse, nous ne pouvons que remercier ce poète par trop méconnu de nous rappeler que le football reste bel et bien un jeu !
Autocritique ?

Stupeur et - peut-être - tremblements pour notre correspondant Jean-Marie Schelcher qui vient de croiser une pancarte indiquant « DNA, cela suffit !!! » (notre photo ci-dessous) lors de ses vacances à Sète. Une lecture plus attentive devait le rassurer : « Un peu de bon sens ! DNA, cela suffit !!! Halte aux fossoyeurs de la culture et du bien vivre au quotidien à Sète. »

Bizarre tout cela... Renseignement pris, il s'agit en fait d'un galeriste d'art sétois qui s'insurge contre la présence d'une boutique éphémère consacrée à la série Demain nous appartient (= DNA) diffusée par TF1 et dont l'action se déroule dans la ville héraultaise. Ouf !

 

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Fête paroissiale

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:06:01

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Sainte-Croix-en-Plaine  Fête paroissiale
Au profit de l'église Saint-Barthélémy
Durant le week-end dernier des samedi 7 et dimanche 8 septembre, le conseil de fabrique de Sainte-Croix-en-Plaine, présidé par Marie-Anne Remy, a invité pour sa traditionnelle fête paroissiale, une fête qui a drainé du monde.
 

 
La fête paroissiale du conseil de fabrique au profit de l'église Saint-Barthélémy s'est déroulée le week-end dernier.
Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin ainsi qu'Eric Straumann, député, sont venus soutenir la manifestation.

Les stands de pâtisseries et les créations artisanales proposées par des particuliers et par l'association « Le Fil Créatif » ont fait des heureux et l'excellent repas a été pris en commun dans la salle Aurore, dans une bonne ambiance assurée par Christophe et Jean-Jacques.

Le bénéfice est destiné à couvrir une partie des frais d'entretien de l'église paroissiale Saint-Barthélémy.

 

 
 

 

Urschenheim Sapeurs-pompiers

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:06:47

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Urschenheim Sapeurs-pompiers
Le sergent Dimitri Sanchez nouveau chef du CPI
Samedi dernier, le CPI d'Urschenheim a été à l'honneur avec la remise de six médailles d'ancienneté, la promotion de douze sapeurs-pompiers ainsi que la passation de commandement entre le lieutenant honoraire Pierre Vogel et le sergent Dimitri Sanchez.
 

 
Le commandant Paul Poudevigne a procédé à la passation de commandant entre le sergent Dimitri Sanchez, à gauche., et le lieutenant honoraire Pierre Vogel, à droite.
Le CPI d'Urschenheim, les CIS (centre d'incendie et de secours) de Muntzenheim et Neuf-Brisach, les cadres sans troupe et les JSP (jeunes sapeurs-pompiers) de l'association de Fortschwihr et environs, étaient réunis place de la mairie d'Urschenheim, placés sous les ordres du capitaine Jean-Luc Stoll, chef de la compagnie 2. Ont été accueillis : le député et conseiller Eric Straumann, le commandant Bertrand Ley, représentant le directeur départemental et le chef du groupement nord, le commandant Paul Poudevigne, adjoint au chef de groupement territorial nord, ainsi que le maire Robert Kohler, qui ont passé le dispositif en revue.
Remises de médailles et promotions

Les commandants Bertrand Ley et Poudevigne ont précédé à la remise de médailles à l'adjudant Alain Johann : échelon grand or pour 40 années, à l'adjudant-chef honoraire Pierre Vogel, à l'adjudant Emmanuel Spitz : or pour 30 années, au sapeur 1re classe Christian Baumann et au sapeur Patrick Muller : vermeil pour 25 années, au caporal-chef Stéphane Herscher : argent pour 20 années, ainsi qu'au caporal-chef Alain Stath, pour 10 années de service.

Les autorités ont aussi procédé à la promotion de Pierre Vogel, lieutenant honoraire, Alain Johann et Emmanuel Spitz, adjudant-chef, Cédric Henquez, sergent-chef, Dimitri Sanchez, Alain Stath et Stéphane Herscher, sergent, Jérémy Johann et Florian Finaud, caporal-chef, Maël Duminy et Arnaud Zanin, caporal, ainsi qu'Arnaud Johann, 1re classe. Le 2e classe Robin Angly s'est vu remettre le casque F1 et la fourragère.

Paul Poudevigne, s'adressant aux sous-officiers, caporaux et sapeurs du CPI, leur a demandé « de reconnaître désormais comme [leur] chef le sergent Dimitri Sanchez. Vous lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera, dans le respect de la République, pour le bien du service et le succès de vos missions » avant de présider la passation de commandement, entre le lieutenant Pierre Vogel et le sergent Dimitri Sanchez. La cérémonie a été rehaussée musicalement par la clique des sapeurs-pompiers de Riedwihr, sous la direction de Pascal Moser.

Avant le verre de l'amitié, offert par la commune dans l'atelier communal le maire Robert Kohler, le commandant Bertrand Ley et le député Eric Straumann ont félicité, tour à tour, les médaillés, les promus, l'ancien, pour ses 30 années de service, et le nouveau chef du CPI avant de remercier Alain Johann, qui va prendre sa retraite. Pierre Vogel a souhaité « bon vent » à son successeur à la tête du CPI.
RF

 

 
 

 

geiswasser - Des locaux plus hauts et tout neufs

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:10:57

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geiswasser - Des locaux plus hauts et tout neufs
 

 
Le club-house a été démoli puis reconstruit. Il est désormais aux normes d'accessibilité et d'isolation.
À trois kilomètres en amont du barrage agricole de Breisach, dans un écrin d'eau et de verdure et bénéficiant d'un plan d'eau d'environ sept kilomètres de long à très faible courant, la base nautique du Geiskopf qui accueille, entre autres, le club nautique du Rhin de Colmar, vient de faire peau neuve.

Une nécessité liée à la création d'un polder de 9,3m3 côté allemand permettant de retenir les eaux du Rhin en cas de crue, puisqu'il a fallu détruire puis reconstruire le club-house et la voilerie. « Nous étions trop bas, nous n'avions pas d'autre choix que de reconstruire les bâtiments un mètre plus haut », explique le président du club, Georges Boggia.
Le club-house mis aux normes avec une rampe d'accès

Grâce à un financement bilatéral franco-allemand, les travaux menés par Eiffage sous l'égide des Voies navigables de France (VNF), et débutés en octobre dernier par la démolition des anciens locaux, se sont achevés fin juin. L'occasion de mettre le club-house de 280 m² aux normes avec une rampe d'accès pour personnes à mobilité réduite ou encore une isolation digne de ce nom.

Et surtout, un ponton flottant tout neuf qui remplace l'ancien, fixe, sur les flots bleus du Rhin. La base est désormais fin prête pour accueillir la cinquantaine de licenciés qui y sont inscrits, et leurs bateaux, une quarantaine au total dont la moitié appartient au club.

Si son activité s'étend principalement de mars à octobre, en plus des semaines de stages de voile pour jeunes qui y sont organisés l'été, les membres qui se chargent de l'entretien pourront profiter d'installations plus confortables tout au long de l'année.

Et cet hiver, d'autres travaux d'envergure vont suivre : « Nous voudrions mettre en place des panneaux photovoltaïques sur le toit du club-house. Car jusqu'à présent, pour se faire un café, il fallait allumer le groupe électrogène ».
Couper du ruban et remise de prix

Le couper du ruban a été effectué samedi 31 août par Betty Muller, maire de Geiswasser et conseillère départementale, et le président Boggia, entourés du groupe Rhénania Alliance de Biesheim.

Il s'est déroulé en présence de Michel Habig, vice-président du conseil départemental, Jean-Paul Schmitt, vice-président du Pays Rhin Brisach, Philippe Fernandez, vice-président de la ligue de voile du Grand Est, Norbert Martin, président du comité départemental de voile, Jean Claude Geiller, président de l'OMS (office municipal des sports) de Colmar, Eric Bouquier, adjoint au responsable de l'unité territoriale Rhin des Voies Navigables de France, l'adjudant-chef Steven Evenas, avec une délégation de la brigade fluviale de Vogelgrun, de l'architecte et des entreprises intervenantes dans le chantier, et de nombreux élus des communes proches.

Comme il n'y eut pas de régates ces derniers mois, le président a tenu à honorer, avec une coupe, des professionnels intervenant sur le chantier. Eric Bouquier, prix du maître d'ouvrage pour VNF ; Maxime Helmstetter et Ludovic Karrer, d'Artélia, pour le prix du maître d'oeuvre ; Jérémy Bonfils, d'Eiffage, pour le prix du conducteur de travaux.

Au niveau des projets, Georges Boggia a évoqué l'organisation de Mâts Rhin, du 30 mai au 1er juin 2020, un rassemblement international de bateaux en Bois ainsi que le prochain rendez-vous, sur la base, prévu dimanche 15 septembre avec la traditionnelle régate de la Choucroute.
Nicolas PINOT et Claude DIRINGER SURFER www.cnr-colmar.fr PLUS WEB Voire notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

On skiera bien cet hiver au Gaschney

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:01:19

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On skiera bien cet hiver au Gaschney
 

 
Le Gaschney est engagé dans un projet quatre saisons avec son nouvel exploitant, Michael Gerloff (au premier plan, en blanc). Photo DNA /Julien KAUFFMANN
C'est désormais officiel : la station de ski du Gaschney, la belle sportive de la vallée de Munster, reprendra du service cet hiver, après un an de pause. Le nouvel exploitant, Michael Gerloff, 36 ans, est un professionnel du secteur. Il préside la société Montagne Évolution, basée à Luttenbach-près-Munster et spécialisée dans la maintenance et le montage de remontées mécaniques. Pendant l'été, il a d'ailleurs assuré le démontage du télésiège du Petit Hohneck au Gaschney, à l'arrêt depuis près de vingt ans, et la renaturation du site.

Ce n'est pas la seule nouveauté à 1 290 m d'altitude. Engagé dans une politique de développement quatre saisons au Gaschney, le syndicat mixte d'aménagement des stations de montagne de la vallée de Munster a inauguré ce vendredi en présence de ses partenaires (communauté de communes, région, département, parc naturel, commissariat à l'aménagement du massif...) deux nouveaux équipements : une aire de jeux pour les enfants et l'application smartphone Nat'Mouv'. Première du genre, elle permet de pratiquer du sport sans agrès, ni signalétique, avec des exercices contre les arbres ou entre deux rochers, dans le respect du site et du paysage.
Ph. V.

 

 
 

 

kruth - La pêche encore autorisée

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:11:53

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kruth - La pêche encore autorisée
 

 
Le lac de Kruth-Wildenstein est en ce moment en travaux. DR
Comme chaque année en fin d'été, le lac de Kruth-Wildenstein subit une baisse significative du niveau d'eau, entraînant la mise à sec de la queue du lac. En raison de travaux menés par le conseil départemental sur le barrage qui lui appartient, le niveau est cette année encore plus bas que d'habitude.

La pêche y est toutefois encore possible et autorisée jusqu'au dimanche 6 octobre inclus, comme pour tous les lacs de montagne du département de première catégorie piscicole. La fédération de pêche attire l'attention des pêcheurs sur les problèmes de sécurité que pourrait engendrer cette situation et leur demande d'être particulièrement vigilant.

Par ailleurs, la pêche sur les cours d'eau de première catégorie ferme avant les lacs de montagne puisqu'elle est autorisée jusqu'au 15 septembre inclus.

On peut s'adresser à la fédération pour tout complément d'information sur le site : www.peche68.fr

 

 
 

 

Sondernach Les 80 ans du centre de vacances Landersen «Une belle aventure»

Publié dans le panorama le Samedi 14 septembre 2019 à 06:13:59

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Sondernach  Les 80 ans du centre de vacances Landersen
«Une belle aventure»

« Jadis, tout avait commencé à Bethleem dans une étable et, à Landersen, tout l'avait été... dans une grange ! » a-t-on entendu à l'occasion de l'acte officiel célébrant les 80 ans de ce centre de vacances porté par les églises évangéliques.
 

 
Le centre de vacances Landersen fête ses 80 ans.
Une simple grange, en effet, lorsque le pasteur Kehrly accueillait déjà les premiers enfants, en 1939.

« Une belle aventure » selon quelques témoignages d'anciens projetés sur écran, samedi dernier, pour la célébration de cet anniversaire. Moment festif, intense, auquel assistaient de très nombreuses personnes dont Denise Buhl, conseillère régionale, Monique Martin, conseillère départementale, Norbert Schickel, président de la CCVM..

Jean-Jacques Oberlin, maire de Sondernach mit en exergue la formidable qualité d'accueil de cette maison que des femmes et des hommes portent à bout de bras, rendant hommage au conseil d'administration, la direction (avec la nouvelle directrice Corine Kern), présentant son village sur le ban duquel ce centre de vacances est implanté, et salua tous les participants à cet événement, venus de tous les horizons.
En 1950, la « Maison Demangeat »

1939 marque la naissance d'une belle aventure, celle de cette structure située à mi-chemin entre Sondernach et le Petit Ballon. Après-guerre, en 1949, ce fut toujours encore l'époque du « provisoire », le centre ayant investi une vieille ferme « ajustée »... Vint 1950 : la maison des Tilleuls, appelée d'abord « Maison Demangeat », en hommage à l'entrepreneur, membre de l'église de Munster qui la dirigea avec une compétence rare, un dévouement exemplaire, prit forme.

Travaux de construction dont, par la suite, le pasteur du Temple de la Paix, Werner Nyffeler, assura la continuité avec le même engagement, appuyé en cela par son épouse. C'est ainsi qu'à partir de 1951, Landersen put accueillir sur deux sites, deux sessions de 60 à 70 enfants...

Puis, en 1960, fut créée l'association « OEuvre de Jeunesse Landersen » devenue « Association centre de vacances Landersen ». Voilà la porte vers la modernité ouverte ! Petit à petit, cette maison connut un essor considérable ! En 1969, d'occupation saisonnière, elle s'ouvre d'une façon permanente avec la vocation affichée d'accueillir des groupes, sa vraie raison d'être.
Des travaux de modernisation

Le centre s'étend, toujours à la pointe, se modernisant. Afin de réduire l'empreinte écologique, et de renouveler ses installations, de 2014 à 2017 ont été entreprises la modernisation du système de chauffage et la restauration de la toiture du bâtiment « Les Érables », qui en avait bien besoin !

Travaux menés à bien grâce à des dons. « Landersen, un centre qui bouge ! », peut-on lire dans le bulletin municipal 2017 de Sondernach.

Samedi donc, ce fut Martial Kedaj, président de l'association qui tint à adresser des mots de bienvenue à toutes et à tous, au nom du conseil d'administration disant que « Dieu a une grande place ici. Je suis dans la joie car vous êtes tous là. 80 ans, c'est une vie... Landersen ? 80 ans d'accueil au nom de Jésus-Christ... »
« Que de souvenirs »

Cédant la parole à Etienne Rudolph, surintendant de l'Union des églises évangéliques de France, celui-ci, dans une méditation remarquée, s'émerveilla : « Qui aurait cru que cette oeuvre de jeunesse fêtera ses 80 ans ? Landersen a fait son chemin. Et quel chemin [...] Que de souvenirs, d'anecdotes, de retrouvailles [...] ».

Et puis, malgré une météo assez mitigée, la fête battit son plein avec, programmés, repas festif, après-midi ludique, soirée tartes flambées, feu de camp géant, parcours méditatif, barbecue, pris d'assaut... Week-end dans la joie et la reconnaissance !
E.H.