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Sud Alsace Réorganisation des services des impôts et des trésoreries : « Nous allons multiplier les points d'accueil »

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:03:53

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Sud Alsace  Réorganisation des services des impôts et des trésoreries
Sud Alsace Réorganisation des services des impôts et des trésoreries : « Nous allons multiplier les points d'accueil »
Denis Giroudet, directeur des finances publiques du Haut-Rhin, nuance fortement l'analyse livrée par l'intersyndicale quant à la réorganisation de la carte de l'administration fiscale. « Nous allons multiplier les accueils du public sur le territoire », affirme-t-il.

 
Dans notre édition de jeudi, nous avons fait part des inquiétudes portées par l'intersyndicale CFDT-FO-CGT-Solidaires finances publiques quant au projet de réorganisation territoriale des trésoreries, services des impôts des particuliers (SIP) et services des impôts des entreprises (SIE), se soldant selon elle par de multiples fermetures.

Une lecture qu'a tenue à nuancer jeudi Denis Giroudet, directeur départemental des finances publiques du Haut-Rhin. « Nous sommes sur des hypothèses de travail dans le cadre d'une phase de concertation avec les organisations syndicales et les élus des territoires », rappelle-t-il d'abord, précisant que la carte présentée en juin 2019 à l'orée de la phase de concertation est un document de travail appelé à évoluer en fonction des demandes. « Le projet ne sera déployé qu'à l'horizon 2022-2023 ».

Second point et non des moindres, « la situation est beaucoup plus complexe » que telle que présentée, souligne-t-il. « Il n'y a pas de fermetures : nos missions d'accueil et de gestion demeurent, nous sommes sur une réorganisation, une modernisation. Le but affiché par notre ministre Gérald Darmanin est d'être plus présent qu'avant, notamment dans les territoires ruraux. Au jour d'aujourd'hui l'administration fiscale est présente sur 19 communes, à l'horizon 2022 nous le serons sur 30 ».

Pour l'État, le projet de modernisation doit permettre d'adapter la carte de l'administration fiscale tant à l'évolution de l'impôt qu'à la dématérialisation croissante des services pour les particuliers et les entreprises. « En 2023 la taxe d'habitation n'existera plus, c'est 30 % de mon accueil physique actuellement. Il faut distinguer dans nos missions la gestion et l'accueil. La gestion - dématérialisée - est regroupée sur quelques sites, mais parallèlement l'accueil du public sera démultiplié. Nous allons ainsi augmenter le nombre de points d'accueil pour les particuliers, sur rendez-vous, en créant des accueils de proximité dans les mairies qui le souhaitent ou dans des maisons des services publics », assure Denis Giroudet. Ce serait, par exemple, le cas à Ferrette (voire page 39 de notre édition), Saint-Amarin, Masevaux, ou encore Chavannes et Fessenheim.

Quant au SIP de Thann, il ne fermera pas : « Il va même grossir, j'ai le projet d'y transférer la gestion du SIP d'Altkirch tout en maintenant un accueil physique à Altkirch où le centre de gestion comptable pour les collectivités va par ailleurs grossir. »

Côté entreprises : « La gestion des entreprises est aujourd'hui quasiment entièrement dématérialisée avec la télédéclaration et le télépaiement de la TVA, et les grandes entreprises sont directement gérées par Paris. Sur Thann on souhaite transférer la gestion sur Mulhouse. Mais dans certains cas, pour l'accueil des autoentrepreneurs et des artisans, cela se fera sur place. »

Enfin, selon le directeur des finances publiques, les collectivités, qui travaillent avec les trésoreries, ne seront pas en reste. Si la mission de gestion des 17 trésoreries du Haut-Rhin était regroupée en cinq services de gestion comptable, « nous déploierons parallèlement 18 conseillers auprès des communes ». Ce serait, par exemple le cas à Cernay, Soultz, ou encore Saint-Louis. « À Saint-Louis, la gestion comptable sera transférée mais je laisse un conseiller à demeure car c'est un territoire dynamique. Le SIP reste aussi mais le SIE effectue très peu d'accueils, il peut être transféré ».

Le temps de la concertation, tant auprès des territoires que des agents des impôts, se poursuivra au cours des mois à venir, conclut-t-il.
G.G.

 

 
 

 

FERRETTE Centre de finances publiques : Un accueil de proximité

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:50:12

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FERRETTE  Centre de finances publiques
FERRETTE Centre de finances publiques : Un accueil de proximité
Le centre des finances publiques de Ferrette fermera ses portes en janvier 2021.

 
Dans le cadre du projet du nouveau réseau de proximité à horizon 2022, présenté en juin dernier par Denis Giroudet, directeur départemental des Finances publiques du Haut-Rhin (DDFIP 68), le maire François Cohendet, en lien avec le conseiller départemental Nicolas Jander, a demandé la mise en place d'un accueil de proximité dans sa commune. Ce qui a été acté la semaine dernière.

Les usagers seront reçus exclusivement sur rendez-vous, sur des créneaux permettant de répondre à leurs besoins, dans l'actuel centre des finances publiques, 46 rue du Château.

Le maire de Ferrette, François Cohendet, salue cette décision. « Je suis satisfait parce que les locaux existent. Le bâtiment du Trésor public a été renové et adapté aux normes d'accessibilité, même si bien sûr seul un bureau sera dédié à cet accueil de proximité. Le service concernera 27 à 30 communes du secteur. »

Par ailleurs, un conseiller aux décideurs locaux sera mis à la disposition des collectivités : « Ce cadre A supérieur sera l'interlocuteur privilégié au plus près des élus », selon un communiqué la DDFIP 68.

La concertation menée avec les élus locaux se prolonge jusqu'en octobre pour tous les territoires du département, notamment dans le Sundgau, à Altkirch et à Dannemarie. Selon la DDFIP68, l'objectif est « d'enrichir et d'amender le projet initial afin de tenir compte des spécificités du territoire et d'obtenir l'adhésion la plus large possible ».

« La nécessaire réforme de l'État ne doit pas se faire au détriment des territoires ruraux d'où l'importance de l'attention portée à l'accueil des usagers », a déclaré Nicolas Jander, conseiller départemental, se réjouissant d'être associé à cette réforme « qui se fait en bonne intelligence entre les services de l'État et les élus locaux ».

 

 
 

 

Restrictions des usages de l'eau dans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:57:37

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Restrictions des usages de l'eau dans le Haut-Rhin

 
Dans le Haut-Rhin, trois arrêtés limitant certains usages de l'eau ont été pris le 12 juillet. La situation était alors jugée « préoccupante », tout particulièrement dans le bassin-versant de l'Ill amont et de la Lièpvrette, en situation d'alerte, ainsi que sur les cours d'eau phréatiques du Ried-Centre Alsace dont certains montraient déjà des signes d'absence totale d'eau (assec). Depuis, il est recommandé aux usagers des bassins de la Lièpvrette et de l'Ill-amont et de la partie orientale du Sundgau une utilisation « économe » de l'eau. Le remplissage des piscines privées, le lavage des véhicules sauf dans les stations professionnelles, des trottoirs et l'arrosage des pelouses et jardins de 9 h à 20 h sont interdits. Les collectivités et les industriels doivent limiter au strict nécessaire leur consommation d'eau. L'utilisation de l'eau des cours d'eau, canaux, nappes d'accompagnement à des fins agricoles est interdite, sauf dans le cadre d'un tour d'eau. De plus, pour le cas particulier des cours d'eau alimentés par la nappe phréatique dans le Ried Centre-Alsace, les prélèvements sont réglementés dans le cours d'eau et sur une bande de 200 m de part et d'autre.

 

 
 

 

Préfecture Christophe Marx rejoint le Finistère

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:01:36

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Préfecture Christophe Marx rejoint le Finistère
 

 
Laurent Touvet a remis la médaille de la préfecture à Christophe Marx (à d.). Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Christophe Marx a quitté ce jeudi la préfecture du Haut-Rhin où il officiait depuis février 2014 comme secrétaire général et sous-préfet de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé. Dès lundi, cet ancien officier de l'armée, entré dans la préfectorale en 2000 et qui fut sous-préfet de Sélestat-Erstein de 2006 à 2010, prendra ses nouvelles fonctions de secrétaire général de la préfecture du Finistère et de sous-préfet de l'arrondissement de Quimper.

Longtemps en poste dans sa région d'origine, chose rare dans la préfectorale, ce natif de Strasbourg était particulièrement apprécié par les élus et les partenaires de l'État, en tant « qu'excellent connaisseur du territoire », mais aussi pour son « flegme légendaire », a rappelé Laurent Touvet, le préfet du Haut-Rhin. L'assistance nombreuse et l'intensité des applaudissements témoignaient ce jeudi des liens de travail et d'amitié que le fonctionnaire a su nouer durant sa mission dans le Haut-Rhin, la plus longue de sa carrière préfectorale mais aussi, de son propre aveu, « celle qui le marquera le plus ».

Parmi les dossiers dans lesquels il s'est beaucoup investi, il retiendra notamment le projet de rénovation des cités administratives de Colmar et Mulhouse, « pour lequel nous avons pu obtenir des fonds très substantiels », ou encore la réforme de la carte intercommunale, à propos de laquelle le préfet a loué ses « qualités de négociation ».

Au titre des satisfactions, Christophe Marx évoque aussi les dossiers économiques et industriels, « où la préfecture est la seule entité capable de mettre tout le monde autour de la table pour faire avancer les projets ». Il cite notamment la mise en route du projet de territoire pour l'avenir de Fessenheim, l'extension du site Constellium de Biesheim ou encore la reconversion hôtelière du centre de cure Salem à Aubure.

« Sensible à la matière humaine », il n'oublie pas le pilotage de dossiers difficiles comme les fermetures des sous-préfectures de Ribeauvillé et Guebwiller, où il fallait faire preuve de doigté pour replacer les gens.
Clément TONNOT

 

 
 

Soutenu, Richard Ferrand s'accroche au perchoir

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:23:22

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Soutenu, Richard Ferrand s'accroche au perchoir
 

 
Richard Ferrand a été élu président de l'Assemblée nationale, à la suite de François de Rugy, en septembre 2018. Photo Eric FEFERBERG/AFP
Emmanuel Macron lui maintient « toute sa confiance », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, jeudi matin. Le soir même sur TF1, Édouard Philippe lui exprimait son « amitié » et son « soutien total ». Et pourtant, la mise en examen d'un président de l'Assemblée nationale est une première sous la Ve République. Sitôt faite l'annonce du parquet de Lille, à l'issue d'une audition de plus de 15 heures, Richard Ferrand s'était dit « déterminé à poursuivre sa mission ».
« Ni préjudice, ni victime »

Une prise de position motivée par le fait que Richard Ferrand tient sa légitimité du peuple (en tant que député) et non de la présidence de la République, comme c'est le cas pour les ministres et les secrétaires d'État. Mais aussi et surtout parce que la procédure judiciaire dont il fait l'objet connaîtrait, selon lui, une issue favorable. « Je reste serein sur l'issue de la procédure, au regard du classement sans suite de l'ensemble des griefs de la première plainte [...], d'autant plus qu'aucun élément nouveau n'a été versé à ce dossier dans lequel il n'y a ni préjudice ni victime », a déclaré Richard Ferrand dans la matinée de jeudi.
Il fait louer des locaux qui appartiennent à sa femme

Le président de l'Assemblée nationale est soupçonné de « prises illégales d'intérêts » après avoir fait louer à la société qu'il dirigeait à Brest, en 2011, les Mutuelles de Bretagne, des locaux commerciaux qui appartenaient à sa compagne. Cette dernière a été placée jeudi soir sous le statut de témoin assisté.

Cette affaire dite des Mutuelles avait déjà fait l'objet d'une première enquête, en 2017, alors que Richard Ferrand était ministre de la Cohésion des territoires. Enquête à l'époque classée sans suite, sur le fondement de la prescription des faits.

Cette fois-ci, le plaignant, l'association Anticor (contre la corruption et pour l'éthique en politique), s'est constitué partie civile. Chose qu'Anticor n'avait pas faite lors de son premier dépôt de plainte en 2017. Cette constitution de partie civile implique l'ouverture d'une enquête et la saisie d'un juge d'instruction automatiques.
La « Macronie » de son côté

Sans doute peu inquiets des suites judiciaires dans une affaire qui avait déjà été classée sans suite, les ténors LREM n'ont pas tardé à exprimer leur plein et entier soutien à Richard Ferrand. « Le président Richard Ferrand doit rester dans ses fonctions. La mise en examen ne préjuge en rien de sa culpabilité. [...] Je ne vois pas en quoi [son] maintien à ses fonctions puisse en rien abîmer l'institution ou perturber son fonctionnement normal », a de son côté estimé Gilles Legendre, chef de file des députés LREM à l'Assemblée. Gabriel Attal (secrétaire d'État à la jeunesse), Stanislas Guérini (délégué général LREM) et Benjamin Griveaux (candidat aux municipales à Paris) ont de concert affirmé « qu'instruction ne valait pas condamnation ».

Seuls Olivier Faure (Parti socialiste) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) ont appelé à la démission de Richard Ferrand. Face au concert de soutiens auquel se joignent le silence inhabituel du Rassemblement national et la sortie de Jean-Luc Mélenchon qui estime que Ferrand « est lui aussi victime d'un procès politique », ces deux voix ne risquent pas de peser bien lourd dans l'opinion.
Boris IVANOFF (avec AFP)

 

 
 

Jean-Luc Mélenchon contre-attaque

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:24:05

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Jean-Luc Mélenchon contre-attaque
 

 
Jean-Luc Mélenchon voit dans son procès une manipulation politique. Photo Lionel BONAVENTURE/AFP
La meilleure défense c'est l'attaque. Jean-Luc Mélenchon, qui doit comparaître à partir du 19 septembre au tribunal correctionnel de Bobigny avec cinq membres de la France insoumise pour « actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation », retrouve de la voix. « Tout ce qu'on veut, c'est nous détruire », accuse-t-il.

Peu présent depuis le mauvais score de son mouvement, la France Insoumise, aux dernières élections européennes (6,3 %), le tribun revient sur la scène politique avec fracas. C'est anticipé, voulu, calculé.
« Lawfare », instrumentalisation politique

Tout l'été, il a grâce à ses notes de blog ou à ses partisans fait monter dans l'opinion la notion méconnue en France du « lawfare ». Cet anglicisme, qui n'a pas d'équivalent en français, décrit l'instrumentalisation de la loi à des fins politiques.

Ce jeudi, il a plusieurs fois martelé ce terme lors d'une conférence de presse à Paris, à tout juste une semaine de son procès. L'occasion pour lui de présenter son livre « Et ainsi de suite », qui sortira le jour du procès (éditions Plon). Sous forme de chroniques, il y dénonce « un abus de pouvoir ».

Jean-Luc Mélenchon le dit et l'assure : pour lui, la France est un « État totalitaire », et il est victime d'un « procès politique ».
« La République, c'est moi ! »

Sa technique est simple : retourner tout ce qui est avancé contre lui à son avantage. C'est notamment le cas de la divulgation par l'émission de télévision « Quotidien » de la totalité des images tournées lors de la perquisition au siège de la France insoumise en octobre 2018.

C'est lors de cette perquisition que Jean-Luc Mélenchon a dit « La République, c'est moi », et « ma personne est sacrée ». C'est après cette perquisition que l'aura des Insoumis, jusqu'alors considérés comme premiers opposants à Emmanuel Macron, a pâlie.

L'objectif de Jean-Luc Mélenchon, une semaine avant qu'il ne s'explique devant les juges, est de gagner la bataille de l'opinion en faisant la démonstration que partout dans le monde, les opposants sont bâillonnés par la justice.

C'est le sens de la tribune qu'il a signée début septembre avec des responsables politiques étrangers, notamment l'ancien président brésilien Lula. Il a eu au passage une réflexion menaçante à l'endroit de la garde des Sceaux, Nicole Belloubet : « Il lui en cuira politiquement », a-t-il dit.

L'argument de victimisation de Jean-Luc Mélenchon est-il tenable alors que Richard Ferrand, quatrième personnage de l'État, a été mis en examen, et que François Bayrou, l'un des principaux alliés de l'exécutif, a été entendu par les juges cette semaine ? Pour lui, cela relève aussi de la manipulation politique. Manipulation qu'il prouvera d'ici son procès, a-t-il prévenu. Le feuilleton ne fait que commencer.
Nathalie MAURET

 

 
 

Retraites : concertation ou confrontation ?

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:54:52

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Social Le gouvernement avance avec prudence sur sa réforme
Retraites : concertation ou confrontation ?
Un grand dialogue avec les corps intermédiaires et le pays, une longue transition vers le système à points... Le Premier ministre tente d'éviter un bras de fer avec les syndicats et l'opinion sur une réforme laissant déjà entendre qu'elle s'appliquerait en 2040.
 

 
Coup d'envoi ce matin à Paris des grèves contre la réforme des retraites : comme en 2007, les perturbations s'annoncent importantes dans le métro de la capitale.
«Plus juste, plus solide, plus transparente»: c'est par ces mots que le Premier ministre Édouard Philippe a défendu jeudi soir sur le plateau du 20 heures de TF1 la réforme sur les retraites. Pas certain qu'il soit entendu car le calendrier des manifestations de l'automne s'annonce chargé.

Le chef du gouvernement a tenté de déminer cet agenda social explosif en précisant ce jeudi son calendrier, sa méthode et les principes de la réforme des retraites. Ancien conseiller d'Alain Juppé contraint par les grèves de remballer son projet de réforme en 1995, il sait qu'il ne doit pas laisser d'espace à la contestation.

Le Premier ministre devance de 24 heures la première grève sur le sujet. Elle est certes confinée dans les souterrains et rues de Paris, mais ce mouvement des personnels de la RATP s'annonce très suivi et promet ce vendredi une belle pagaille dans la capitale privée de 12 lignes de métro. Lundi, les retraites vont aussi mobiliser les avocats et personnels navigants du transport aérien qui défendent leur régime spécifique et refusent le système unique qui doit absorber les 42 régimes actuels.

Édouard Philippe estime que « l'idée de travailler plus longtemps n'est plus taboue dans le pays » mais admet que les retraites, « c'est à la fois concret pour tout le monde et très complexe ». L'exécutif démine d'autant plus que la réforme appelée à devenir le grand marqueur de l'acte II du quinquennat peut aussi se transformer en détonateur de grognes diffuses. Comme les 6 centimes d'augmentation de la taxe diesel en 2018.

Dix jours après la rentrée scolaire, les salles des profs grondent dans les lycées où la réforme du baccalauréat complique les emplois du temps et éclate les classes. Les 750 millions d'euros lâchés par la ministre Agnès Buzyn pour les urgences n'ont pas convaincu. Les policiers ont prévu une marche nationale le 2 octobre...

« La défiance est grande : 67 % des Français estiment que le gouvernement ne parviendra pas à mener une réforme d'envergure. Et ce même si 72 % jugent le système actuel injuste », souligne Céline Bracq, directrice de l'institut Odoxa à la lumière d'une enquête menée avec Dentsu/Consulting pour France Info.
2040 pour le régime100 % à points

« La réforme n'est pas écrite », pondère Édouard Philippe, qui a lâché trois dates.

- Juillet 2020 : la loi devra être votée avant la fin de la session du Parlement. Traduction : le gouvernement prend du temps pour concerter les partenaires sociaux et les Français, au nom de la méthode de l'acte 2. Mais il est déterminé à changer le système.

- 2025 : le régime devra être équilibré afin de lancer la période transitoire vers le système à points. Traduction : cela n'exclut donc pas des mesures d'allongement de la durée des cotisations si le conseil d'orientation des retraites confirme l'ampleur du déficit fin novembre.

- 2040 : « Nous avons le temps d'examiner chaque situation, de faire converger les régimes de manière très progressive », a indiqué Édouard Philippe, lâchant cette date lointaine pour le passage total au nouveau système à points (lire ci-dessous). Soit pour les trentenaires actuels !

« Le système actuel a vécu 80 ans. Celui qui se prépare pour le XXIe siècle, on peut prendre un peu de temps pour qu'il soit plus juste, plus viable financièrement et mieux piloté que l'actuel », souligne le député LREM Roland Lescure, président de la commission des Affaires économiques.

Âge de départ et/ou durée de cotisation, durée de la transition pour chaque régime, valeur du point dans le futur système : tout est sur la table. Le gouvernement avance avec d'infinies précautions. Car si la retraite à points, c'est pour 2026 à 2040, le risque social, c'est maintenant.

 

 
 

 

Pesticides : cinq grandes villes s'y opposent

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:30:19

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Pesticides : cinq grandes villes s'y opposent
 

 
La loi interdit depuis 2017 l'utilisation de pesticides dans les grandes villes. Photo Pixabay
Dans les pas du maire de Langouët (Ile-et-Vilaine), dont l'arrêté interdisant l'utilisation des pesticides chimiques à moins de 150 mètres des habitations a été suspendu par la justice, Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand ont signé des arrêtés interdisant complètement et immédiatement l'utilisation de ces produits sur leur commune. « Il s'agit pour nous d'engager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens », ont-elles écrit dans un communiqué commun.
Une action symbolique

S'agissant de grandes villes et non de communes rurales abritant des cultures, cette action est en partie symbolique. La loi interdit en effet déjà depuis 2017 l'utilisation de produits phytosanitaires chimiques par les collectivités pour entretenir les espaces verts et la voirie. Même interdiction depuis janvier pour les particuliers et jardiniers amateurs qui ne peuvent utiliser que des produits d'origine naturelle. Il ne restait donc plus que les espaces verts privés non ouverts au public, comme les copropriétés et les terrains gérés par les entreprises, notamment la SNCF, grande utilisatrice de glyphosate pour désherber ses voies et leurs abords immédiats.

Malgré tout, l'annonce des cinq grandes villes va « contribuer à amplifier le débat », s'est réjoui Stéphen Kerckhove, de l'ONG Agir pour l'environnement. « Il faut bien comprendre que les pesticides ne concernent pas que les agriculteurs », a-t-il insisté. « Beaucoup de maires ruraux se sont positionnés, mais cet enjeu est aussi un enjeu des métropoles et des aires urbaines. Sur notre territoire, nous avons des espaces industriels ou des emprises SNCF qui peuvent être encore traités », a renchéri Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand.

Selon une étude non publique, la surface potentielle concernée atteindrait environ 600 hectares à Paris. À Grenoble, la mairie n'a pas de chiffrage précis mais argue du fait que « quand on parle d'épandage, les émanations vont partout », et que donc les 18 km² de la ville sont concernés.
«#coupdecom »

De son côté, la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, a ironisé jeudi sur l'annonce des cinq grandes villes, évoquant sur Twitter un «#coupdecom ». Le ministère s'est étonné de la volonté de « faire plier le gouvernement » de la part de grandes villes « assez déconnectées des réalités que représentent les problèmes de pesticides pour les communes rurales et agricoles ».

 

 
 

Demandes d'asile : la France rattrape l'Allemagne

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:29:18

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Demandes d'asile : la France rattrape l'Allemagne
 

 
Des migrants patientent dans une préfecture avant de pouvoir déposer leur demande d'asile. Photo Luc CHAILLOT
En 2016, après le « Wir schaffen das ! » (« Nous y arriverons ! ») d'Angela Merkel en pleine crise migratoire, l'Allemagne avait accueilli plus de 745 000 demandeurs d'asile. La France n'en recevait qu'un peu plus de 84 000. Trois ans plus tard, l'Allemagne est beaucoup moins accueillante et la France est sur le point de la rattraper. L'Hexagone pourrait même dépasser son voisin si la tendance actuelle se confirme.

La France a enregistré 91 372 demandes d'asile depuis le début de l'année, soit seulement 767 de moins que l'Allemagne, d'après un document provisoire du Bureau européen d'appui en matière d'asile (BEAA) que nous avons pu consulter. L'écart entre les deux pays était encore assez important en 2018 avec plus de 184 000 demandes d'asile outre-Rhin, alors que leur nombre dépassait les 120 000 pour la première fois en France.

Pourquoi l'Hexagone séduit-il autant les demandeurs d'asile, alors que les associations critiquent une politique d'accueil qu'elles estiment défaillante, voire délibérément dissuasive ? « La France n'est pas moins protectrice que d'autres pays, c'est même l'inverse. C'est ce qui explique en partie l'attractivité de notre pays et le fait que la demande d'asile continue d'augmenter en France alors qu'elle baisse globalement en Europe », analyse Didier Leschi, directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
Un débat sur l'immigration le 30 septembre

Les Afghans, les Albanais et les Géorgiens représentent les trois premières nationalités pour la demande d'asile en France. « Les personnes venant de pays d'origine sûrs d'Europe de l'Est préfèrent venir en France car elles sont moins protégées en Allemagne », observe Didier Leschi. « On voit aussi arriver une partie de ceux qui ont été déboutés dans d'autres pays. C'est le cas en particulier des Afghans car l'appréciation de la situation en Afghanistan est différente suivant les systèmes d'asile des pays européens. La France est un pays de rebond », ajoute-t-il.

La forte hausse du nombre de demandeurs d'asile devrait nourrir le débat sur l'immigration qui se tiendra à la fin du mois à l'Assemblée nationale. Emmanuel Macron a forcément eu connaissance de ces chiffres qui montrent que la France et l'Allemagne sont désormais ex aequo pour les arrivées de migrants. Ce qui explique probablement le message qu'il fait passer aux élus de la majorité depuis quelques jours en leur demandant de s'emparer du sujet de l'immigration pour répondre aux inquiétudes de l'opinion.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Brexit : une pénurie à craindre

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:34:01

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Brexit : une pénurie à craindre
 

 
Les autorités britanniques prévoient des perturbations à court terme dans 12 domaines clés, dont l'approvisionnement en eau et nourriture, la santé, les transports et les frontières. Photo Oli SCARFF/AFP
« C'est le pire scénario auquel doivent se préparer les fonctionnaires, mais j'ai massivement accéléré nos préparatifs depuis que je suis Premier ministre. » En visite sur la Tamise, Boris Johnson a promis jeudi que le Royaume-Uni serait « prêt » en cas de Brexit sans accord. « Nous essayons d'obtenir un accord [...] mais si nous devons sortir le 31 octobre sans accord, nous serons prêts : les ports, les fermiers et toutes les industries seront prêts », a-t-il insisté.
Une partie du documentavait fuité cet été

Pourtant, un dossier gouvernemental publié mercredi soir met en garde contre les risques d'un « no deal » susceptible de provoquer des pénuries de médicaments et de nourriture. Contraint par un vote du Parlement, le gouvernement a présenté ce document officiel alarmant qui avait en partie fuité mi-août dans le Sunday Times. Intitulé « Operation Yellowhammer » (« Opération marteau jaune »), il prévoit notamment « des protestations et contre-protestations », « un risque de troubles publics et de tensions communautaires ». D'après Downing Street, il s'agit du « pire scénario » de l'impact économique et social d'un « no deal ».

Aussi, les autorités britanniques prévoient des perturbations à court terme dans 12 domaines clés, dont l'approvisionnement en eau et nourriture, la santé, les transports et les frontières. Jusqu'à 85 % des poids lourds britanniques pourraient ne pas être en mesure de répondre aux critères des contrôles douaniers français, entraînant une baisse de « 40 à 60 % du niveau actuel » de circulation. Ces perturbations pourraient durer trois mois et « avoir un impact sur l'approvisionnement en médicaments et matériel médical », ainsi qu'en produits frais.

 

 
 

CSG-CRDS sur les retraites Revers pour les frontaliers

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:16:19

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CSG-CRDS sur les retraites Revers pour les frontaliers

 
Julien Schaeffer, avocat du CDTF, à Mulhouse lors du procès de la double affiliation, il y a tout juste un an. Il mène aujourd'hui un autre combat contre l'État. Archives L'Alsace /Jean-François FREY
Début juillet, le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative française, a donné raison à un couple d'anciens frontaliers haut-rhinois, qui contestait le paiement de la contribution sociale généralisée (CSG) et de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) pour des revenus de capitaux mobiliers (L'Alsace du 3 juillet). Quelques semaines plus tard, le même Conseil d'État a débouté Madame S., la veuve d'un travailleur frontalier, qui refusait de payer ces contributions sur la pension de réversion suisse qu'elle perçoit, en sus de sa propre pension de retraite française.
Un enjeu financier considérable

Contrairement au couple susmentionné, soutenu comme elle par le Comité de défense des travailleurs frontaliers (CDTF), Madame S. avait déjà vu sa demande rejetée par le tribunal administratif de Strasbourg en 2016, puis par la cour administrative d'appel de Nancy. Dans son argumentaire, son avocat strasbourgeois, Me Julien Schaeffer, invoquait l'arrêt prononcé en 2006 par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE, devenue la Cour de justice de l'Union européenne) dans l'affaire Nikula, du nom d'une retraitée résidant en Finlande. Madame Nikula touchait des pensions de Suède, où elle avait travaillé durant plusieurs années, mais réclamait que celles-ci ne soient pas prises en compte dans le calcul des cotisations d'assurance maladie qu'elle avait à payer dans son pays de résidence. La juridiction européenne a effectivement décidé qu'elles ne devaient pas l'être, si des cotisations similaires avaient déjà été retenues sur ses revenus suédois.

Me Schaeffer considère que le même raisonnement s'applique pour sa cliente alsacienne. Son mari ayant déjà cotisé en Suisse pour le risque vieillesse, la pension de réversion qu'elle perçoit aujourd'hui ne devrait pas être soumise aux CSG et CRDS, qui alimentent, pour partie, la branche vieillesse du régime français de sécurité sociale. Le Conseil d'État a admis le lien entre ces cotisations et les retraites, mais a considéré que Madame S. ne pouvait se référer à l'arrêt Nikula, « en se bornant à faire valoir que les revenus d'activité de son époux ont été assujettis par la Suisse à des cotisations vieillesse ». « Le principe général selon lequel l'État membre de résidence ne peut exiger le paiement de cotisations vieillesse lorsque l'assuré bénéficie d'une pension versée par un autre État membre, ne trouve à s'appliquer que sous réserve que l'assuré ne bénéficie pas également d'une pension versée par l'État membre de résidence », ajoute le Conseil d'État, en contradiction avec l'esprit de l'arrêt Nikula. L'arrêt conclut que l'administration fiscale n'a enfreint ni le principe « d'unicité de législation », ni celui « prohibant les doubles cotisations ».

« Dans l'arrêt sur les revenus du patrimoine, l'enjeu financier était moindre, observe Me Schaeffer pour expliquer cette « incohérence » juridique. En outre, la France savait qu'elle s'exposait à une nouvelle condamnation par une juridiction européenne. Le gouvernement avait pris les devants en annonçant dès janvier la fin des prélèvements sur le patrimoine, et le Conseil d'État s'est mis au diapason du politique. »
« Une affaire purement politique » ?

Pour les CSG et CRDS sur les retraites, en revanche, l'enjeu pour l'État français pourrait s'élever à quelque 2 milliards d'euros, selon les calculs de l'avocat. La contestation du paiement des CSG et CRDS sur les retraites suisses et allemandes représenterait des centaines de dossiers, qui s'accumulent de mois en mois devant les juridictions compétentes, dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin. « En réclamant du jour au lendemain, en 2014, trois années de cotisations d'un coup, représentant 10 % du montant de leur retraite, le fisc a provoqué une grande incompréhension et une véritable rébellion parmi les frontaliers », poursuit Me Schaeffer.

Dénonçant « une affaire purement politique », l'avocat ne s'avoue pas vaincu. « Elle sera résolue, in fine, en faveur des frontaliers », promet-il. « L'État pense pouvoir tout régler d'un coup avec cet arrêt, mais nous allons contre-attaquer », renchérit le président du CDTF, Jean-Luc Johaneck. Sans vouloir en dire plus pour l'instant, il indique qu'un recours a été déposé devant une juridiction française, en apportant « un élément nouveau », qui concernerait davantage que les frontaliers. « On marche sur des oeufs, mais si c'est accepté, ça va faire du bruit ! »
O.Br.

 

 
 

M2A Compte mobilité : un an et le plein de nouveautés

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:40:46

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M2A Compte mobilité : un an et le plein de nouveautés
 

 
Une nouvelle borne Citiz équipée d'une voiture électrique a été inaugurée dans le quartier de la Fonderie. Photo L'Alsace /I.L.
Denis Rambaud, vice-président délégué aux transports et aux mobilités à M2A (Mulhouse Alsace agglomération), peut afficher un large sourire. Un an après sa mise en place, le compte mobilité a montré tout son intérêt dans la promotion des alternatives à la voiture particulière. « Il y a déjà 2650 abonnés et ce chiffre augmente de 15 % chaque mois. »
« Nous avons doublé nos utilisateurs »

Le secret du compte mobilité c'est le « décloisonnement des services. Les usagers ne sont plus prisonniers d'un mode de déplacement et peuvent passer facilement de l'un à l'autre ». Parmi les abonnés, 61 % utilisent Soléa, 61 % Vélocité, 34 % les offres de stationnement et 15 % les voitures partagées de Citiz.

« Nous avons doublé nos utilisateurs, note Jean-François Virot-Daub, directeur de Citiz Grand Est. Nous avons passé le cap des 500 Mulhousiens qui peuvent utiliser nos voitures grâce aux autres services. » Chaque véhicule étant attaché à une borne particulière, on peut effectivement imaginer que ceux qui ont besoin d'une voiture de façon ponctuelle se rendent à la borne en bus, tram, voire vélo.
Station autonome

Vélocité a également vu le nombre de ses usagers augmenter depuis un an. « Nous sommes présents à Mulhouse depuis 2007. Nous avons 2500 abonnés dont 500 viennent du compte mobilité et sont pour les deux tiers de nouveaux usagers », commente Nicolas Phlippoteau, directeur régional de JCDecaux qui gère le service de vélos partagés. Pour la semaine de la mobilité, Vélocité a lancé de nombreuses nouveautés dans ses services. Après avoir effectué une mise à jour de l'application, il sera possible de déverrouiller les vélos directement depuis son téléphone. « Nous avons également équipé dix stations avec des écrans plus gros et nous allons mettre à disposition une station autonome. » Cette station, qui comptera 21 emplacements, pourra, par exemple, être installée aux abords d'un événement comme une foire ou un salon.

Cette nouveauté sera présentée le 21 septembre dans le Village de la mobilité, place de la Réunion. Les différents partenaires de M2A pour le compte mobilité, depuis les sociétés privées comme Citiz ou JCDecaux, jusqu'aux clubs et associations, comme le CADRes ou le Club vosgien, seront présents de 10 h à 17 h.

De quoi trouver toutes les solutions pour laisser sa voiture au garage.
Isabelle LAINÉ

 

 
 

Chalampé : Domo s'associe à BASF pour racheter l'usine Solvay

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:59:23

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Chimie  Chalampé
Chalampé : Domo s'associe à BASF pour racheter l'usine Solvay
Annoncée il y a déjà deux ans, la cession de l'activité polyamides du groupe belge Solvay va se traduire, à Chalampé, par la création d'une joint-venture, conséquence des « corrections » demandées par Bruxelles. Cette coentreprise devrait être 100 % allemande.

 
Le site Solvay de Chalampé devrait devenir une coentreprise détenue à 51 % par BASF et à 49 % par Domo Chemicals. Elle reprendra le nom d'Alsachimie, comme au tournant des années 1990-2000.
Il y a deux ans, le groupe belge Solvay annonçait la cession, au géant allemand BASF, de son activité polyamides. Douze sites, employant 2 400 personnes à travers le monde, étaient concernés, dont celui de Chalampé, où Solvay devait également vendre sa participation de 50 % dans la joint-venture Butachimie, créée avec le groupe américain Invista en 2014.
Une longue attente pour les salariés

En janvier dernier, la Commission européenne a donné son feu vert à cette opération, valorisée à 1,6 milliard d'euros, mais en la soumettant à la cession d'un certain nombre d'activités à un tiers, « à titre de mesure corrective ». Le nom de ce tiers a été dévoilé fin août : il s'agit d'une autre société allemande, Domo Chemicals, spécialisée dans le domaine de la production des « intermédiaires » nécessaires pour fabriquer du nylon 6, qui emploie quelque 1 100 personnes en Allemagne, en Italie, en Chine et aux États-Unis.

Si la commission européenne approuve ce choix - ce qu'elle doit faire d'ici la fin de l'année -, Domo Chemicals rachètera les installations polyamides de Solvay de Saint-Fons Belle-Étoile (Rhône) et de Valence en France, de Gorzow en Pologne, Blanes en Espagne, ainsi que des activités commerciales en Allemagne et en Italie. Le site Solvay de Chalampé (650 salariés) sera quant à lui acquis par une joint-venture créée entre BASF, qui détiendra 51 % des parts, et Domo. Cette nouvelle entreprise reprendra le nom d'Alsachimie, que portait le site au tournant des années 1990-2000.

« On a su assez vite que Bruxelles imposerait un découpage de l'activité, mais l'attente du nom du tiers acquéreur a été un peu longue pour les salariés », souligne Nham Khang Nguyen, délégué syndical CFDT (majoritaire) de Solvay Chalampé. « Domo, on ne connaissait pas trop, bien que ce soit un leader en Europe sur le marché des polyamides 6. Le rachat des polyamides 6.6 de Solvay, dont Chalampé, va lui permettre de devenir n° 2 sur le créneau du nylon en Europe. »
La transaction finalisée pour Noël ?

Pour la CFDT, cette opportunité de développement pour Domo n'est pas porteuse de menace pour l'emploi : elle devrait plutôt profiter à l'ensemble de la plateforme chimique haut-rhinoise, où de nouvelles implantations d'entreprises sont envisagées. Le remplacement de Solvay par BASF chez Butachimie est également vu d'un bon oeil. « Il y avait des tensions entre les deux donneurs d'ordre, ça ne fonctionnait pas bien, d'autant que Solvay et Invista avaient connu des contentieux par ailleurs, observe Nham Khang Nguyen. Il n'y a pas de pareils antécédents avec BASF. »

BASF et Domo sont invités au comité central d'entreprise de Solvay France qui se tiendra jeudi prochain à Aubervilliers, et où interviendra également, pour la première fois depuis son entrée en fonction le 1er mars dernier, la nouvelle PDG du groupe belge, Ilham Kadri. Vendeur et acquéreurs pensent finaliser la transaction avant le 31 décembre, si toutes les autorisations sont accordées par la Commission européenne.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Sierentz Marco Arbeit : l'adieu à une étoile

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:56:40

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Sierentz Marco Arbeit : l'adieu à une étoile
 

 
Mille personnes présentes aux obsèques, du jamais-vu de mémoire de Sierentzois ! Photo DNA /P.-B. M.
Dimanche 8 septembre, le « grand coeur » de Marco Arbeit, chef de l'Auberge Saint-Laurent s'est soudainement arrêté de battre. Ses yeux se sont fermés, le rire s'est tu. La cérémonie d'adieu a été célébrée, jeudi 12 septembre, par l'abbé Thomas Ziegler, ancien vicaire de Sierentz. Des obsèques marquées par la présence de sonneurs de cor de chasse, à laquelle se sont associés les sénatrices Catherine Troendlé et Patricia Schillinger, le conseiller départemental Daniel Adrian ou Jean-Marie Belliard, maire de Sierentz.

Né à Sierentz en 1952, formé auprès de Bernard Begat au fameux Moulin du Kaegy dès 1966, Marco Arbeit a choisi d'unir sa destinée à celle de la Sierentzoise Anne Ketterlin en 1979. Qui lui a donné deux enfants.

Fernand Mischler, président d'honneur des maîtres cuisiniers de France et des Étoiles d'Alsace, lui a rendu un vibrant hommage au nom de la profession : « la cuisine, il lui a consacré toute son énergie, toute sa vie, juste partagée avec la chasse dont la finalité procédait d'ailleurs du même engagement initial ». Avec son retour à Sierentz en 1983, commençait alors son ascension dans le firmament culinaire régional, « relayé par l'échange de bouche-à-oreille d'un talent reconnu et d'une activité tous azimuts dans la sphère professionnelle ».

Ses qualités humaines et son aura grandissante lui ont valu la reconnaissance de ses confrères au plus haut niveau. « Cerise sur le gâteau, à l'orée de l'an 2000, Michelin lui octroie cette étoile amplement méritée et qui orne toujours le frontispice de l'Auberge ». Bâtisseur dans l'âme, « il n'a eu de cesse de transformer, d'agrandir, de diversifier son outil de travail, secondé par Anne qui savait si bien tempérer son ardeur et son impatience à s'ouvrir à des horizons plus vastes ». En 2010, le temps était venu de transmettre le tablier de chef à son fils Laurent, charge à ce dernier d'écrire une nouvelle page de l'établissement étoilé, que Marie a également rejoint.

Arnaud Vlym, au nom des chasseurs, ne s'est pas montré moins reconnaissant : « Marco était un battant, un meneur, toujours juste, toujours généreux, exigeant et rigoureux. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l'avenir. »
Paul-Bernard MUNCH

 

 
 

Sierentz Obsèques de Marco Arbeit : L'adieu à une étoile

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:50:46

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Sierentz  Obsèques de Marco Arbeit
Sierentz Obsèques de Marco Arbeit : L'adieu à une étoile
Sa famille et ses proches, ses collègues restaurateurs et amis chasseurs ont appris dimanche le décès soudain de Marco Arbeit, « le chef patriarche » de l'Auberge Saint-Laurent. Dimanche, son « grand coeur » s'est soudainement arrêté de battre. Ses yeux se sont fermés, le rire s'est tu.

 
1000 personnes présentes aux obsèques, du jamais-vu de mémoire de Sierentzois !
Ce jeudi, ils étaient un millier à l'accompagner jusqu'à sa dernière demeure, à l'église Saint-Martin. Une cérémonie d'adieu, marquée par la présence de sonneurs de cor de chasse, à laquelle se sont associés les sénatrices Catherine Troendlé et Patricia Schillinger, le conseiller départemental Daniel Adrian ou Jean-Marie Belliard, maire de Sierentz, a été célébrée ce jeudi après-midi par l'abbé Thomas Ziegler, ancien vicaire de Sierentz.
Dans le firmament culinaire régional

Né à Sierentz en 1952, formé auprès de Bernard Begat au fameux Moulin du Kaegy dès 1966, Marco Arbeit a choisi d'unir sa destinée à celle de la Sierentzoise Anne Ketterlin en 1979. Qui lui a donné deux enfants.

Fernand Mischler, président d'honneur des maîtres cuisiniers de France et des Etoiles d'Alsace, lui a rendu un vibrant hommage au nom de la profession : « la cuisine, il lui a consacré toute son énergie, toute sa vie, juste partagée avec la chasse dont la finalité procédait d'ailleurs du même engagement initial ». Avec son retour à Sierentz en 1983 commençait alors son ascension dans le firmament culinaire régional, « relayé par l'échange de bouche-à-oreille d'un talent reconnu et d'une activité tous azimuts dans la sphère professionnelle ».

Ses qualités humaines et son aura grandissante lui ont valu la reconnaissance de ses confrères au plus haut niveau : « cerise sur le gâteau, à l'orée de l'an 2000, Michelin lui octroie cette étoile amplement méritée et qui orne toujours le frontispice de l'Auberge ». Bâtisseur dans l'âme, « il n'a eu de cesse de transformer, d'agrandir, de diversifier son outil de travail, secondé par Anne qui savait si bien tempérer son ardeur et son impatience à s'ouvrir à des horizons plus vastes ». En 2010, le temps était venu de transmettre le tablier de chef à son fils Laurent, charge à ce dernier d'écrire une nouvelle page de l'établissement étoilé, que Marie a également rejoint.

Arnaud Vlym, au nom des chasseurs, ne s'est pas montré moins reconnaissant : « Marco était un battant, un meneur, toujours juste, toujours généreux, exigeant et rigoureux. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l'avenir ».
Paul-Bernard Munch Le président du sénat, Gérard Larcher, vient lui aussi de transmettre ses condoléances à la famille Arbeit, en se remémorant son déjeuner à l'auberge le 9 mars 2018, au cours duquel il a pu apprécier le professionnalisme et la gentillesse de Marco Arbeit.

Le président du sénat, Gérard Larcher, vient lui aussi de transmettre ses condoléances à la famille Arbeit, en se remémorant son déjeuner à l'auberge le 9 mars 2018, au cours duquel il a pu apprécier le professionnalisme et la gentillesse de Marco Arbeit.

 
 

 

Guebwiller Aux Dominicains : Mélodies persanes sur la route romane

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:09:26

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Guebwiller  Aux Dominicains
Guebwiller Aux Dominicains : Mélodies persanes sur la route romane
Les Dominicains accueillaient la semaine dernière une étape du festival Voix et route romane avec l'ensemble Novak en résidence.

 
Le groupe Novak, en résidence aux Dominicains, s'est produit dans le cadre du festival Voix et route romane.
Avec Hesam Naseri et ses musiciens, la route quitte les itinéraires romans pour aller plus à l'Est, jusqu'en Perse, l'Iran actuel. Rien à voir par conséquent avec la musique chrétienne. Paroles et musiques datent certes du Moyen Âge, mais les musiques ont été reconstituées à partir des écrits de Safi al Din al-Urmani, un savant d'origine perse du XIIIe siècle, et enrichies par l'apport de la musique électronique. Elles sont soutenues par des instruments traditionnels, ou récents, comme le moshtagh, la harpe à plectre iranienne, diverses flûtes, un kamânche et des tambours.

Point d'instrument électronique, mais l'apport de cette musique d'aujourd'hui intervient dans les sonorités créées par ces instruments, par les rythmes, de plus en plus prononcés au fur et à mesure de l'avancement du programme. Les influences électroniques apportent beaucoup à cette musique. On se laisse prendre, on se laisse bercer. On avance toujours vers de nouvelles découvertes. Les musiciens n'interprètent pas la musique. Ils la jouent avec leur coeur.

La participation d'un duo de chanteurs n'y est pas étrangère. La musicalité des paroles colle à celle des instruments. Les textes sont essentiellement des écrits poétiques du XIIIe siècle, persans ou arabes. Olivier de la Blanchardière est intervenu régulièrement pour les présenter d'une façon sobre, permettant ainsi au public de faire le lien entre la musique et les textes.

Ces textes ont été chantés par la voix grave de Mehdi Abbasi et celle, claire, prenante, colorée, de la belle Mina Deris.
J.-M.S.

 

 
 

 

Guebwiller Le domaine Schlumberger relaxé

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:12:38

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Guebwiller Le domaine Schlumberger relaxé
 

 
Plus de deux siècles après la création du domaine familial Schlumberger, des manoeuvres frauduleuses auraient-elles été commises afin d'obtenir une grosse subvention européenne ? Les dirigeants, qui n'avaient jamais eu affaire à la justice, ont clamé leur innocence, le 4 juillet dernier devant le tribunal correctionnel de Colmar.
Un chantier à 1,5 million d'euros

Un projet de construction d'un bâtiment de mise en bouteille, de stockage et d'expédition, d'une surface d'environ 1000 m², était chiffré à près d'1,5 million d'euros, ce qui a contraint le domaine viticole à vendre quelques hectares de vigne. « Pour toucher près de 260 000 EUR attribués par le Fonds européen agricole de garantie, nous devions attendre l'autorisation de commencement des travaux. Mais il fallait impérativement que tout soit achevé pour les vendanges 2013, sans quoi nous n'aurions même pas pu les rentrer... Or, en début d'année, l'organisme payeur FranceAgriMer ne donnant pas de nouvelles, des entreprises locales commençaient à s'impatienter, et à craindre que ce chantier très important pour eux aussi leur échapperait... », ont exposé le directeur général de Schlumberger, ainsi que l'ex-gérant du domaine et toujours PDG d'Alsagri, sa société mère.

« Pour rassurer et conserver trois de nos fournisseurs locaux, sur une quinzaine en tout, nous leur avons remis des chèques de réservation pour un total avoisinant les 80 000 EUR: on leur avait demandé de ne pas les encaisser, mais ils l'ont fait à titre d'acompte... Cela dit, nous avions l'autorisation de faire un certain nombre d'études, on ne pouvait pas démarrer de zéro un tel chantier », ont ajouté les dirigeants.
« Aucune manoeuvre frauduleuse »

Mais le parquet, alerté par une mission de contrôle du ministère des Finances, y a vu « un cas typique de manoeuvres frauduleuses pour tromper l'organisme payeur et toucher des subventions. Des paiements ont eu lieu avant l'autorisation de commencement des travaux fin février 2013, l'attestation pour l'honneur signée par l'entreprise, et nécessaire pour le versement de la subvention, est donc fausse. L'impérieuse nécessité économique ne peut justifier des mouvements de fonds occultes. »

La procureure avait requis 30 000 EUR d'amende avec sursis pour escroquerie à l'encontre du domaine Schlumberger, autant envers sa holding pour complicité, et 8000 EUR toujours avec sursis pour le directeur et l'ex-gérant. Ces quatre personnes physiques et morales ont finalement été déclarées non coupables, ce jeudi par le tribunal.

Leurs avocats avaient plaidé la relaxe, arguant qu'« il n'y a eu aucune manoeuvre pour se faire remettre des fonds indus, puisque la subvention était acquise depuis des mois, et que l'organisme payeur FranceAgriMer n'avait pas le droit d'imposer des modalités comme interdire de prendre contact avec des fournisseurs. La réglementation européenne permet des travaux préparatoires. »

Mené tambour battant, le chantier d'envergure avait été achevé dix jours avant le début des vendanges 2013. Les domaines Schlumberger, qui exploitent près de 140 hectares dont la moitié classés grands crus, emploient une cinquantaine de salariés permanents, 80 travailleurs saisonniers, et produisent chaque année plus de 600 000 bouteilles dont les deux tiers sont exportées aux quatre coins du monde.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Saint-Louis/Huningue Ce dimanche : Trois pays en un seul SlowUp

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:00:35

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Saint-Louis/Huningue  Ce dimanche
Saint-Louis/Huningue Ce dimanche : Trois pays en un seul SlowUp

 
La passerelle des Trois Pays à Huningue, étape incontournable du slow up.
Ce dimanche 15 septembre, de 10h à 17h, plusieurs dizaines de milliers de personnes vont se remettre en selle pour couvrir 70 kilomètres de routes sans moteur, et s'assurer de parcourir en toute tranquilité les routes d'ordinaire plutôt densément fréquentées dans l'agglomération bâloise, entre Suisse, Allemagne et France. Trois pays accessibles en quelques coups de pédale, avec, en France, deux points fort sur la place Abbatucci à Huningue ainsi qu'au stade de la Frontière à Saint-Louis, où de nombreuses animations, guinguettes et ateliers, seront prévus tout au long de la journée.

La nouvelle édition du SlowUp Basel-Trois Pays se structurera autour de trois parcours qui peuvent s'enchaîner pour un total de 70 km.

31 km : Bâle - Riehen - Lörrach - Weil am Rhein - Huningue - Saint-Louis - Bâle

21 km : Bâle - Birsfelden - Muttenz - Pratteln - Augst - Wyhlen - Grenzach - Bâle

18 km : Augst - Wyhlen - Herten - Rheinfelden - Kaiseraugst - Augst.

Confronté à des difficultés financières, le SlowUp reste gratuit pour les participants, néanmoins l'organisation a proposé l'an dernier la vente d'une vignette à 5EUR/CHF, un autocollant réflecteur, un acte volontaire destiné à afficher son soutien au SlowUp.
Renseignements : www.slowup.basel-dreiland.ch

Renseignements : www.slowup.basel-dreiland.ch

 
 

 

Marathon Colmar transformée en fourmilière

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:59:28

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Marathon Colmar transformée en fourmilière
 

 
Du côté des féminines, la Strasbourgeoise Olivia Hartweg ne devrait pas être loin du compte au moment de franchir la ligne d'arrivée du Marathon de Colmar ce dimanche. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Les organisateurs du Marathon de Colmar ont d'ores et déjà atteint leur objectif : ce dimanche, quelque 3700 coureurs défileront dans les artères de la préfecture du Haut-Rhin, mais aussi dans les communes viticoles avoisinantes. « La participation reste stable, apprécie Eric Spaety (61 ans), le directeur de course. C'est une belle fête du sport. »

Telle est la principale raison d'être de cet événement conçu pour les amateurs. Comme chaque année, les promoteurs du rendez-vous ont repoussé poliment les approches d'agents en quête de primes pour leurs athlètes. En fouillant un peu, il s'avère d'ailleurs que certain(e) s candidat(e) s à un ticket d'entrée n'ont pas nécessairement un casier vierge, en matière de dopage notamment. « Un manager m'a proposé une Kenyane, mais j'ai rapidement décliné, révèle Eric Spaety. En regardant sur un moteur de recherche, j'ai constaté qu'elle avait eu un petit souci avec l'EPO par le passé... »

L'association à l'origine de la manifestation, Courir Solidaire (240 000 EUR de budget annuel), et ses 800 bénévoles s'en tiennent donc à leur idée de départ : reverser, comme chaque année, « plus de 40 000 EUR» à des organisations caritatives spécialisées dans les domaines de la santé et du handicap. Les lauréats, eux, se contentent de... « paniers garnis ».

Le tracé (42,195 km), dont les contours forment une sorte de bretzel, est toujours aussi attrayant. De Wettolsheim à Sigolsheim, en passant par Wintzenheim, Logelbach, Ingersheim, Ammerschwihr ou encore les remparts d'Eguisheim, les concurrents goûteront à différentes atmosphères, non sans admirer de « magnifiques paysages ». « Ce n'est pas ici que l'on fera son meilleur chrono, mais le circuit est beau », synthétise le directeur de course.

Les écueils à surmonter sont inchangés. Les habitués savent déjà que la courte ascension vers Katzenthal, sur environ 500 mètres après 25 bornes de souffrance, fera du grabuge. « C'est un endroit un peu délicat », acquiesce Eric Spaety.
Semi-marathon : Atse Herrera intouchable ?

« L'extraordinaire ambiance » qui règne à l'arrivée dans le village sera néanmoins de nature à rebooster les plus fatigués. Un peu plus tard, sur les chemins de la Waldeslust, les mêmes participants constateront qu'on peut aussi se sentir bien seul, sur une distance aussi longue. Il est rare que les spectateurs se bousculent de ce côté-ci du parcours. La plupart d'entre eux préfèrent se masser sur le Champ-de-Mars, pour mieux ovationner les coureurs aux abords de la ligne d'arrivée.

Qui verront-ils débouler en premier ? Eric Spaety met une petite pièce sur Yemine Beghoul (RT Schweighouse) et Olivia Hartweg (S2A), les deux seules têtes d'affiche de l'épreuve phare à sa connaissance. Le semi-marathon (21,1 km), au summum de sa popularité (2023 engagés contre 1 900 lors de la précédente édition), sera rehaussé par la présence de Jonathan Atse Herrera (EHA), vainqueur du Trail des Bosses du Sundgau (24,5 km) samedi dernier à Altkirch. « Il aimerait faire 1h08, croit savoir le directeur de course. Il sera favori, mais il faudra également suivre Emmanuel Legrand (son partenaire de club). »

Chez les féminines, la vétérane Claudine Renck (EHA) et la jeune Julie Soulet (Haegen) devraient se porter aux avant-postes. D'autres, enfin, uniront leurs forces. C'est le concept même des marathons en relais et en escadrille, dont la dimension collective séduit de plus en plus. À elles seules, ces deux déclinaisons réuniront 1080 participants. Dimanche, pour la 5e année consécutive, les rues de Colmar se transformeront en fourmilière...
Amaury PRIEUR LE PROGRAMME

Semi-marathon (21,1 km). Départ à 9 h, avenue de la République. 2023 participants.

Marathon (42,195 km). Départ à 9 h 30, avenue de la République. 597 participants.

Marathon en escadrille. Départ à 9 h 30, avenue de la République. 120 équipes de trois coureurs. Le premier avale les 42,195 km du marathon. Il est rejoint par deux coéquipiers aux 19e et 32e km. Le trio doit franchir la ligne côte à côte.

Marathon en relais. Départ à 9 h 30, avenue de la République. 180 équipes de quatre coureurs. Le premier effectue 10 km, le deuxième 9 km, le troisième 13 km, le quatrième 10 km.

 

 
 

Durmenach : Le Buramart, plus ancienne foire dominicale

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:51:33

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Durmenach
Durmenach : Le Buramart, plus ancienne foire dominicale
Créée en 1977 par le Cadec (Comité d'Action pour le Développement Économique et Culturel) de Durmenach, le Buramart ou foire des agriculteurs producteurs déroulera ses stands dimanche prochain dans les rues du village.

 
Les producteurs locaux comme joseph Misslin pour le miel proposeront leurs produits.
Gros bourg du Jura alsacien, Durmenach a toujours été un village de commerçants et d'agriculteurs, fiers de leurs attaches dans le terroir local. André Zundel a saisi cette opportunité pour créer dès 1964 le Heimart, suivi du Buramart en 1977.

C'est son fils Thomas Zundel qui perpétue la tradition et qui gère aujourd'hui le CADEC organisateur des deux manifestations.
Maison du patrimoine ouverte

Également partie prenante dans l'Association de la Maison du patrimoine avec Sabine Drexler adjointe au maire et conseillère départementale, ils profitent de l'occasion pour organiser ce jour-là de 14h à 17h, la visite des lieux (sur la place où l'on pourra découvrir l'exposition sur le thème du vivre ensemble des trois communautés villageoises, catholique, juive et tzigane « Elle comporte des éléments religieux mais aussi de la vie de tous les jours et certaines pièces nous ont été prêtées par le musée de Strasbourg. L'on y trouve également les photos des très anciennes maisons du village. ».

Pour cette nouvelle édition du Buramart, l'organisateur attend plus de 130 stands divers qui occuperont toutes les rues du centre du village. La rue principale sera réservée comme habituellement aux produits du terroir et le podium central abritera cette année le grand orchestre allemand « Alpen Melodie » qui animera la place et ses abords de 10 h à 17 h 30.

Les associations locales comme le conseil de fabrique réfugié sous la Regio Halle, assureront les buvettes et la restauration aux emplacements habituels : foyer, chapiteaux, parking Super U, dépôt de boisson.
Clément Heinis Dimanche 15 septembre, toute la journée dans les rues de Durmenach.

Dimanche 15 septembre, toute la journée dans les rues de Durmenach.

 
 

 

Oderen Culture : Bourse musique et accessoires dimanche

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:52:38

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Oderen  Culture
Oderen Culture : Bourse musique et accessoires dimanche
Dimanche 15 septembre, la société de musique Alsatia d'Oderen organise une bourse spéciale musique et accessoires, de 9 h à 17 h, dans la salle des fêtes de la société, rue Principale à Oderen. Cette bourse est ouverte à tous, particuliers et professionnels.

 
Dimanche prochain, la salle de l'Alsatia abritera une bourse musique et accessoires unique dans le secteur.
De nombreux exposants seront présents avec toutes sortes d'instruments neufs et d'occasion, des partitions, des vinyles, des CD, du matériel son et lumière, de la documentation. À partir de 11 h, la scène de la salle sera ouverte à toutes les expressions ou improvisations musicales. Possibilité de se restaurer à midi (sur réservation) avec un menu composé de tourte de la vallée, salade mêlée, dessert et café. Une buvette sera à disposition lors de cette bourse unique dans le secteur et qui a le soutien du Crédit mutuel et du conseil départemental du Haut-Rhin.
Albert MURA CONTACTER Renseignements et réservations auprès de Roland Mura au 06 11 27 43 60 après 19 h. Entrée libre.

CONTACTER Renseignements et réservations auprès de Roland Mura au 06 11 27 43 60 après 19 h. Entrée libre.

 
 

 

Ribeauvillé : Fête de la Clausmatt dimanche

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:53:12

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Ribeauvillé  Espoir
Ribeauvillé : Fête de la Clausmatt dimanche
La Clausmatt qui est ouverte toute l'année et qui reçoit le public dans sa ferme-auberge et dans son espace séminaire, organise dimanche 15 septembre sa traditionnelle fête annuelle.

 
La Clausmatt attend tous ses amis pour sa fête annuelle dimanche.
La Clausmatt est un superbe endroit caché dans la montagne au-dessus de Ribeauvillé. Tout au long de l'année, l'association Espoir y accueille une quinzaine de résidents en difficultés sociales qui ont besoin d'un lieu pour vivre. Ils y sont accompagnés par une équipe éducative dans une ambiance familiale au sein d'un collectif protégé. Ce projet est basé sur la participation à l'entretien et à la mise en valeur du site par les personnes accueillies. Dimanche, les résidents seront présents pour faire découvrir leurs activités aux visiteurs. Cette démarche de réinsertion n'est possible que grâce aux donateurs et à des financements de l'Etat, via la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations), du conseil départemental du Haut-Rhin et depuis deux ans de l'ARS (Agence Régionale de Santé).

Pour la fête de dimanche, couscous, tajine et assiette campagnarde sont au menu du repas convivial concocté par les cuisiniers du site. Les visiteurs pourront également profiter des produits de la ferme réalisés par l'équipe de la Clausmatt (miel, savons, confitures, charcuteries de la ferme, etc.) ainsi que des articles de jardinage ou de randonnée qui leur seront proposés à petits prix. Un orchestre de jazz assurera également quelques intermèdes musicaux. Pour les enfants et ceux qui le sont restés, des jeux anciens seront installés pour agrémenter la journée. Une conférence sur le Sylo aura lieu dans l'après-midi suivie d'une visite des ruines du couvent. Le stand de pâtisseries et de boissons servira les gourmands pendant toute la durée de la fête. Les amis et les amoureux du site sont attendus à partir de 11 h 30. À noter que les réservations ne sont pas possibles.

 

 
 

 

Colmar Association Espoir Fête de la Clausmatt dimanche

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 05:54:22

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Colmar Association Espoir  Fête de la Clausmatt dimanche
 

 
 
La Clausmatt est un superbe endroit caché dans la montagne au-dessus de Ribeauvillé. Tout au long de l'année, l'association Espoir y accueille une quinzaine de résidents en difficultés sociales qui ont besoin d'un lieu pour vivre. Ils y sont accompagnés par une équipe éducative dans une ambiance familiale au sein d'un collectif protégé.
Mise en valeur du site par les personnes accueillies

Ce projet est basé sur la participation à l'entretien et à la mise en valeur du site par les personnes accueillies. Dimanche, les résidents seront présents pour faire découvrir leurs activités aux visiteurs. Cette démarche de réinsertion n'est possible que grâce aux donateurs et à des financements de l'Etat, via la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations), du conseil départemental du Haut-Rhin et depuis deux ans de l'ARS (Agence Régionale de Santé).

Pour la fête de dimanche, couscous, tajine et assiette campagnarde sont au menu du repas convivial concocté par les cuisiniers du site. Les visiteurs pourront également profiter des produits de la ferme réalisés par l'équipe de la Clausmatt (miel, savons, confitures, charcuteries de la ferme, etc.) ainsi que des articles de jardinage ou de randonnée qui leur seront proposés à petits prix. Un orchestre de jazz assurera également quelques intermèdes musicaux. Pour les enfants et ceux qui le sont restés, des jeux anciens seront installés pour agrémenter la journée.

Une conférence sur le Sylo aura lieu dans l'après-midi suivie d'une visite des ruines du couvent. Le stand de pâtisseries et de boissons servira les gourmands pendant toute la durée de la fête.

Les amis et les amoureux du site sont attendus à partir de 11 h 30. À noter que les réservations ne sont pas possibles.

 

 
 

Mulhouse Tir mortel au commissariat : l'affaire jugée au printemps prochain ?

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:19:38

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Mulhouse Tir mortel au commissariat : l'affaire jugée au printemps prochain ?
 

 
 
L'affaire avait suscité une vive émotion au sein de la grande famille de la police. Un policier, âgé de 31 ans, travaillant à la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale au commissariat de Mulhouse, avait trouvé la mort le 26 avril 2017 dans un dramatique accident. Un collègue, en train de manipuler son arme de service, un Sig Sauer semi-automatique, dans son bureau, était à l'origine du tir accidentel. La balle était entrée dans la zone péri-cardiaque et le collègue s'était effondré inconscient perdant énormément de sang. Les premiers secours et les massages cardiaques avaient été pratiqués par d'autres collègues présents à ce moment. Malgré les premiers secours et l'arrivée des pompiers, le policier est décédé une heure plus tard au service des urgences. Selon le médecin légiste, le décès était la conséquence d'une hémorragie interne. Le projectile avait provoqué « une plaie tangentielle du coeur, une plaie de l'aorte, une plaie transfixante du poumon ».
Une opération annulée à la dernière minute

L'auteur du coup de feu accidentel, en état de choc, était pris en charge et hospitalisé. Une cellule psychologique avait été mise en place pour prendre en charge le personnel également choqué. Le procureur de la République de l'époque avait saisi l'IGPN, l'inspection générale de la police nationale. Dès le lendemain, la police des polices, dont une antenne est à Metz, était sur place pour entendre les témoins et l'auteur du tir. Selon ses explications, il aurait chambré son arme (permettant à la munition de se loger dans le canon) alors qu'il pensait partir en interpellation. Mais l'opération avait été annulée. C'est en voulant déchambrer son arme que s'est produit le drame. Il l'avait sortie et voulait effectuer la manipulation lorsque son collègue était rentré dans le bureau. Il l'aurait bousculé au niveau de l'épaule. Déséquilibré, le coup est parti alors qu'il cherchait à retrouver son équilibre.

Le mis en cause, un fonctionnaire bien noté et considéré comme un élément de valeur de son groupe était mis en examen le 29 avril 2017. Selon l'enquête de l'IGPN, il s'avérait qu'au moment du tir aucune manipulation de sécurité n'avait été faite ou commencée. Mais surtout, et c'est la règle de sécurité : il était interdit de manipuler son arme hors des zones de sécurité.

Au terme d'une instruction et d'une reconstitution, le juge d'instruction vient de rédiger son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Mulhouse. Le mis en cause devra répondre du chef d'homicide involontaire par violation délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par les lois ou le règlement.

Contacté, son avocat Me Thierry Moser, a tenu à préciser que : « dès le départ de l'enquête, le policier mis en cause a reconnu très clairement avoir eu un comportement fautif. Il assume entièrement ses responsabilités. Il est profondément affecté par le drame, d'autant plus que la victime était un collègue et ami. »

Le brigadier de police, âgé aujourd'hui de 36 ans, a depuis été muté disciplinairement dans un autre service et dans une autre région. Son procès devrait avoir lieu au mieux au printemps prochain.
Alain CHEVAL

 

 
 

Accidents sur l'A35 : le chauffard récidiviste écroué

Publié dans le panorama le Vendredi 13 septembre 2019 à 06:04:20

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Accidents sur l'A35 : le chauffard récidiviste écroué
 

 
Un accident en a entraîné un autre, ainsi qu'un gros bouchon, ce mercredi vers 9 h sur l'autoroute A35 à hauteur de Saint-Hippolyte dans le sens Sélestat-Colmar (lire notre édition précédente). Le conducteur de la Volkswagen impliqué dans le premier accident, un homme d'une vingtaine d'années, circulait sans permis ni assurance, mais avec un taux d'alcool de près d'1,4 gramme par litre de sang.

Ce Colmarien a déjà été condamné par le passé pour conduite sans permis - une infraction pour laquelle il se trouve en état de récidive - et pour conduite en état alcoolique. Il a été placé en détention provisoire, dans l'attente d'être jugé ce vendredi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Colmar.