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Saisir la grappe pour sortir du RSA

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:44:05

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Social  Vendanges
Saisir la grappe pour sortir du RSA
Reconduite pour la deuxième année dans le Haut-Rhin, la possibilité de cumuler le revenu de solidarité active avec un salaire de vendangeur a bénéficié à 187 personnes en 2018, dont un tiers est, depuis, sorti du RSA. Le dispositif sera étendu à la récolte des fraises et des asperges en 2020.
 

 
Cumuler le RSA et une paye de vendangeur ? C'est possible en Alsace et cela fonctionne bien.
Plus de cent allocataires haut-rhinois du revenu de solidarité active (RSA) se sont déjà portés candidats aux vendanges 2019, qui n'ont commencé que mercredi dernier en Alsace.

En 2018, ils avaient été 187 à profiter de la possibilité, nouvelle dans le département, de cumuler le RSA avec les revenus de cette activité saisonnière.
« Les résultats sont là »

Cet assouplissement doit permettre aux allocataires du RSA de retrouver le chemin de l'emploi et aux viticulteurs d'avoir accès à « une main-d'oeuvre locale », qui se fait plus rare. La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, parle de « dispositif gagnant-gagnant », qui, en outre, ne coûte rien à la collectivité, et s'avère d'autant plus efficace qu'il se traduit par des démarches administratives simplifiées pour les deux parties.

« Les résultats sont là », ajoute Brigitte Klinkert. Le tiers des 187 allocataires ayant participé aux vendanges l'an dernier sont aujourd'hui sortis du RSA.

Le lien de cause à effet n'est pas généralisable, en l'état de la statistique départementale, mais les partenaires du dispositif - Pôle Emploi, la Caisse d'allocations familiales, la Mutuelle sociale agricole, le Centre d'information et d'aide à la recherche d'emploi (Ciarem)... - donnent des exemples concrets et sont unanimes à souligner les bienfaits d'une telle transition.

Rompre le cercle vicieux de l'inactivité, aller à la rencontre d'autres personnes (amorce éventuelle d'un réseau, vecteur d'embauche), faire la preuve de son volontarisme sont autant de signaux forts, pour se redonner confiance à soi-même et séduire de potentiels employeurs.

Directrice en charge de la solidarité au conseil départemental, Dorothée Martin étend ces vertus à l'ensemble du dispositif RSA/bénévolat, mis en place par le Haut-Rhin en 2017, dans un contexte polémique. « Il faut oser bousculer les idées reçues et dépasser certains conservatismes », conclut aujourd'hui Brigitte Klinkert.

La présidente peint son département en modèle d'« innovation sociale », même si le cumul RSA-vendanges est en place depuis une dizaine d'années déjà dans la Marne, depuis 2015 dans le Rhône.

D'autres départements ont certes suivi, notamment le Bas-Rhin, où le dispositif a été expérimenté dans le seul secteur de Barr en 2018, avant d'être étendu au reste du vignoble cette année : un manque de coordination que regrette Simone Kieffer, chargée de mission à l'AVA (Association des viticulteurs d'Alsace), pour qui « la viticulture doit être gérée régionalement ».
« Autant d'argent à mettre ailleurs »

Dans le Haut-Rhin, la possibilité de cumuler RSA et revenus ponctuels sera étendue l'an prochain à la récolte des fraises et des asperges, a annoncé hier Brigitte Klinkert. Se targuant de multiplier les initiatives pour résorber le décalage entre le besoin d'insertion et la demande des chefs d'entreprise - 20 000 emplois sont à pourvoir dans le département -, elle espère que le nombre d'allocataires du RSA va poursuivre sa décrue dans le périmètre qui relève de sa compétence : il s'est stabilisé autour de 14 800, après une baisse de 17% entre début 2016 et mi-2018.

Cela se traduit par une économie de 4 à 5 millions d'euros par an, « autant d'argent à mettre ailleurs ».
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

« On n'a pas trop de mal à trouver du monde »
D'une semaine à l'autre, le nombre de postes de vendangeurs proposés en Alsace n'a guère évolué, passant de 2060 à 2100, indique François Picard, directeur de l'agence Pôle Emploi Colmar-Lacare, qui pilote la cellule Alsace Vendanges. En revanche, le cumul des « mises en relation » a grimpé de 1236 à 1900, et 800 appels ont été traités au cours de la semaine écoulée.

Du côté de l'AVA, Simone Kieffer indique que l'association « n'a pas reçu d'appels au secours » de viticulteurs à la peine pour recruter. Au domaine Dirler-Cadé, à Bergholtz, où les vendanges sont 100 % manuelles et nécessitent 25 embauches, « on n'a pas trop de mal à trouver », observe également Ludivine Dirler. Étudiants, chômeurs, retraités, ils viennent de différents horizons, et souvent reviennent.

C'est le cas de Thomas, 29 ans, qui habite à Soultzmatt. Un dossier d'inscription au lycée égaré, puis le décès de son père l'ont privé de formation et amené à enchaîner les petits boulots, dans le BTP et les métiers de bouche. Jusqu'à ce qu'en 2012, un ami lui propose de faire les vendanges au domaine Ziegler-Fugler à Orschwihr. « Ça m'a tout de suite plu. »

Michel Fugler l'a gardé durant quelques mois supplémentaires, pour l'arrachage du bois puis le palissage. Thomas est resté fidèle aux vendanges, désormais chez les Dirler, où il est sous contrat depuis quelques mois déjà, ce qui lui a permis de sortir du RSA. « Après ces vendanges, je ne sais pas ce que je vais faire... J'aimerais rester dans ce domaine, être formé sur le tas. » Ayant également perdu sa mère, le jeune homme, célibataire, essaie d'économiser pour passer le permis de conduire. En attendant, il vient travailler, chaque matin, à vélo.

 

RSA Saisir la grappe pour sortir de la trappe

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:56:16

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RSA Saisir la grappe pour sortir de la trappe
 

 
C'est au domaine Dirler-Cadé, à Bergholtz, que le conseil départemental du Haut-Rhin et ses partenaires ont fait le point sur le dispositif RSA-vendanges mis en place l'an dernier. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Plus de cent allocataires haut-rhinois du revenu de solidarité active (RSA) se sont déjà portés candidats aux vendanges 2019, qui n'ont commencé que mercredi dernier en Alsace. En 2018, ils avaient été 187 à profiter de la possibilité, nouvelle dans le département, de cumuler le RSA avec les revenus de cette activité saisonnière.

Cet assouplissement doit permettre aux allocataires du RSA de retrouver le chemin de l'emploi et aux viticulteurs « une main-d'oeu- vre locale », qui se fait plus rare. La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, parle de « dispositif gagnant-gagnant », qui, en outre, ne coûte rien à la collectivité et s'avère d'autant plus efficace qu'il se traduit par des démarches administratives simpli-fiées pour les deux parties.
« Les résultats sont là »

« Les résultats sont là », constate Brigitte Klinkert. Le tiers des 187 allocataires ayant participé aux vendanges l'an dernier sont aujourd'hui sortis du RSA. Le lien de cause à effet n'est pas généralisable, en l'état de la statistique départementale, mais les partenaires du dispositif - Pôle Emploi, la Caisse d'allocations familiales, la Mutuelle sociale agricole, le Centre d'information et d'aide à la recherche d'emploi (Ciarem)... - donnent des exemples concrets et sont unanimes à souligner les bienfaits d'une telle transition.

Rompre le cercle vicieux de l'inactivité, aller à la rencontre d'autres personnes - amorce éventuelle d'un « réseau », vecteur d'em-bauche -, faire la preuve de son volontarisme sont autant de signaux forts pour se redonner confiance à soi-même et séduire de potentiels employeurs.
« Autant d'argent à mettre ailleurs »

Directrice en charge de la solidarité au conseil départemental, Dorothée Martin étend ces vertus à l'ensemble du dispositif RSA-bénévolat, mis en place par le Haut-Rhin en 2017, dans un contexte polémique. « Il faut oser bousculer les idées reçues et dépasser certains conservatismes », conclut aujourd'hui Brigitte Klinkert.

La présidente peint son département en modèle d'« innovation sociale », même si le cumul RSA-vendanges est en place depuis une dizaine d'années déjà dans la Marne et depuis 2015 dans le Rhône. D'autres départements ont certes suivi, notamment le Bas-Rhin, où le dispositif a été expérimenté dans le seul secteur de Barr en 2018, avant d'être étendu cette année : un manque de coordination que regrette Simone Kieffer, chargée de mission à l'Ava (Association des viticulteurs d'Alsace), pour qui « la viticulture doit être gérée régionalement ».

Dans le Haut-Rhin, la possibilité de cumuler RSA et revenus ponctuels sera étendue l'année prochaine à la récolte des fraises et des asperges, a annoncé ce mardi Brigit-te Klinkert. Se targuant de multi-plier les initiatives pour résorber le décalage entre le besoin d'insertion et la demande des chefs d'entreprise - 20 000 emplois sont à pourvoir dans le département -, elle espère que le nombre d'allocataires du RSA va poursuivre sa décrue dans le périmètre qui relève de sa compétence : il s'est stabilisé autour de 14 800, après une baisse de 17 % entre début 2016 et mi-2018. Cela se traduit par une économie de 4 à 5 millions d'euros par an, « autant d'argent à mettre ailleurs ».
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

Mulhouse Stephan Graesslin est décédé

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:08:26

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Mulhouse Stephan Graesslin est décédé
 

 
Stephan Graesslin (à droite), en compagnie de Jean Rottner, dont il fut le bras droit aux urgences de Mulhouse, puis le directeur de cabinet à la mairie. Depuis fin 2017, il occupait de nouveau cette fonction auprès du maire Michèle Lutz. DR
La nouvelle s'est abattue comme un coup de tonnerre sur l'hôtel de ville de Mulhouse, hier après-midi : Stephan Graesslin, directeur de cabinet du maire Michèle Lutz depuis 2017, venait d'être retrouvé mort à son domicile mulhousien. Il aurait eu 53 ans le 1er novembre prochain.

Selon les premières constatations médicales effectuées peu après la découverte du corps, le décès est vraisemblablement dû à un malaise cardiaque, survenu quelque 48 heures plus tôt. C'est justement l'impossibilité de le joindre tout au long du week-end - alors même que la disponibilité de Stephan Graesslin était connue de tous - qui a suscité une inquiétude croissante auprès de ses collègues.

« Un chic type », « Un homme de l'ombre, un énorme bosseur », « Un mec secret, qui aimait la vie... Mais qui fumait beaucoup trop », « L'un de ceux grâce à qui l'hôpital de Mulhouse dispose d'un hélicoptère » : la multiplicité des réactions émues qui n'ont pas tardé à se répandre en ville, ainsi que sur les réseaux sociaux, s'explique non seulement par les qualités humaines du défunt, mais aussi par son long compagnonnage professionnel et amical avec Jean Rottner, dont il fut longtemps le bras droit aux urgences de l'hôpital Émile-Muller, avant de le suivre à la mairie de Mulhouse, à partir de 2009.

Très affecté par cette disparition, Jean Rottner, maire de la cité du Bollwerk de 2010 à 2017, n'a pas souhaité y réagir publiquement hier. Stephan Graesslin avait été son directeur de cabinet de 2011 à 2014, avant de prendre la direction du pôle Prévention, sécurité et risques urbains de la Ville à partir de janvier 2015.
« Un homme en qui j'avais une confiance totale »

En novembre 2017, enfin, il était redevenu directeur de cabinet du maire de Mulhouse, mais cette fois auprès de Michèle Lutz, laquelle a fait diffuser un communiqué de presse ému, hier après-midi : « Cette disparition soudaine endeuille notre équipe municipale et, au-delà, l'ensemble de la mairie de Mulhouse. Toutes mes pensées les plus sincères vont à sa famille, ses amis, ses collègues de la mairie et du centre hospitalier Émile-Muller dans lequel il a longtemps servi. Reconnu pour ses grandes qualités humaines, ses capacités d'écoute, de travail et de management, [Stephan Graesslin] laisse un grand vide pour tous ceux, nombreux, qui le côtoyaient et l'appréciaient. Je perds, pour ma part, mon plus proche collaborateur, mais avant tout un homme de grande valeur en qui j'avais une confiance totale. »

Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), a également réagi hier après-midi par voie de communiqué : « Au nom de l'ensemble des élus communautaires, de l'administration et de mon cabinet, je tiens à faire part de nos sincères condoléances à la famille [de Stephan Graesslin], ses proches ainsi qu'à Michèle Lutz, Jean Rottner, l'ensemble de l'équipe municipale de Mulhouse et les membres de son cabinet. Les qualités humaines de Stephan Graesslin et son engagement profond pour Mulhouse auront marqué ses années au service de la collectivité. »

L'Alsace adresse à son tour ses condoléances les plus sincères à ses proches dans la peine, dont ses parents, sa soeur et son frère.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Stephan Graesslin a été retrouvé mort à son domicile

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:49:12

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Disparition Mulhouse
Stephan Graesslin a été retrouvé mort à son domicile
Longtemps bras droit de Jean Rottner aux urgences de Mulhouse, puis directeur de cabinet de celui-ci à la mairie de Mulhouse, puis de Michèle Lutz depuis fin 2017, Stephan Graesslin a été retrouvé mort à son domicile mulhousien hier mardi, des suites probables d'un malaise cardiaque.
 

 
Stephan Graesslin (à droite), en compagnie de Jean Rottner, dont il fut le bras droit aux urgences de Mulhouse, puis le directeur de cabinet à la mairie. Depuis fin 2017, il occupait de nouveau cette fonction auprès du maire Michèle Lutz.
La nouvelle s'est abattue comme un coup de tonnerre sur l'hôtel de ville de Mulhouse, hier après-midi : Stephan Graesslin, directeur de cabinet du maire Michèle Lutz depuis 2017, venait d'être retrouvé mort à son domicile mulhousien. Il aurait eu 53 ans le 1er novembre prochain.

Selon les premières constatations médicales effectuées peu après la découverte du corps, le décès est vraisemblablement dû à un malaise cardiaque, survenu quelque 48 heures plus tôt. C'est justement l'impossibilité de le joindre tout au long du week-end - alors même que la disponibilité de Stephan Graesslin était connue de tous - qui a suscité une inquiétude croissante auprès de ses collègues.

« Un chic type », « Un homme de l'ombre, un énorme bosseur », « Un mec secret, qui aimait la vie... Mais qui fumait beaucoup trop », « L'un de ceux grâce à qui l'hôpital de Mulhouse dispose d'un hélicoptère » : la multiplicité des réactions émues qui n'ont pas tardé à se répandre en ville, ainsi que sur les réseaux sociaux, s'explique non seulement par les qualités humaines du défunt, mais aussi par son long compagnonnage professionnel et amical avec Jean Rottner, dont il fut longtemps le bras droit aux urgences de l'hôpital Émile-Muller, avant de le suivre à la mairie de Mulhouse, à partir de 2009.

Très affecté par cette disparition, Jean Rottner, maire de la cité du Bollwerk de 2010 à 2017, n'a pas souhaité y réagir publiquement hier. Stephan Graesslin avait été son directeur de cabinet de 2011 à 2014, avant de prendre la direction du pôle Prévention, sécurité et risques urbains de la Ville à partir de janvier 2015.
« Un homme en qui j'avais une confiance totale »

En novembre 2017, enfin, il était redevenu directeur de cabinet du maire de Mulhouse, mais cette fois auprès de Michèle Lutz, laquelle a fait diffuser un communiqué de presse ému, hier après-midi : « Cette disparition soudaine endeuille notre équipe municipale et, au-delà, l'ensemble de la mairie de Mulhouse. Toutes mes pensées les plus sincères vont à sa famille, ses amis, ses collègues de la mairie et du centre hospitalier Émile-Muller dans lequel il a longtemps servi. Reconnu pour ses grandes qualités humaines, ses capacités d'écoute, de travail et de management, [Stephan Graesslin] laisse un grand vide pour tous ceux, nombreux, qui le côtoyaient et l'appréciaient. Je perds, pour ma part, mon plus proche collaborateur, mais avant tout un homme de grande valeur en qui j'avais une confiance totale. »

Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), a également réagi hier après-midi par voie de communiqué : « Au nom de l'ensemble des élus communautaires, de l'administration et de mon cabinet, je tiens à faire part de nos sincères condoléances à la famille [de Stephan Graesslin], ses proches ainsi qu'à Michèle Lutz, Jean Rottner, l'ensemble de l'équipe municipale de Mulhouse et les membres de son cabinet. Les qualités humaines de Stephan Graesslin et son engagement profond pour Mulhouse auront marqué ses années au service de la collectivité. »

Les DNA adressent à leur tour leurs condoléances les plus sincères à ses proches dans la peine, dont ses parents, sa soeur et son frère.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Santé Urgences : Le compte n'y est pas pour les grévistes

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:52:45

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Santé Urgences
Santé Urgences : Le compte n'y est pas pour les grévistes
Les annonces d'Agnès Buzyn lundi n'ont pas convaincu le collectif Inter-Urgences, qui a voté, mardi, la poursuite du mouvement de grève. Une date de mobilisation nationale devrait être prochainement fixée.

 
La grève des urgences dure depuis maintenant presque 6 mois et concerne 250 services à ce jour.
« Avancée positive » pour les uns, « loin des attentes » pour les autres, le plan de refondation des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn, suscite des réactions mitigées.

La ministre de la Santé a beau avoir promis d'ici 2022 « plus de 750 millions d'euros » puisés dans des crédits existants, le compte n'y est pas pour le collectif Inter-Urgences, à l'origine d'une grève inédite par sa durée - bientôt 6 mois - et son ampleur - 250 services d'urgence à ce jour.

Le collectif, réuni mardi en assemblée générale, a d'ailleurs voté la poursuite du mouvement de grève. Les représentants des grévistes, ont aussi voté à main levée une motion rappelant leurs revendications et ont acté le principe de « rassemblements locaux » le 26 septembre, en attendant de fixer prochainement une « date de mobilisation nationale ».
Martinez : « On est loin des attentes »

« Il n'y a rien sur les effectifs », déplore le président du collectif, Hugo Huon. Cet infirmier à l'hôpital parisien Lariboisière critique aussi un « déni des professions paramédicales que Mme Buzyn se refuse complètement à revaloriser ».

Également présent, l'emblématique président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, a indiqué que son organisation déciderait jeudi « si (elle) rejoint le mouvement ». « Très déçu » par les annonces de la ministre, il a évoqué « un rendez-vous raté sans rien sur les revalorisations salariales et a prédit que la contestation va être sévère ».

« On est loin des attentes du personnel », a estimé de son côté Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle à une journée d'action mercredi dans tout le secteur sanitaire et social, avec une manifestation à Paris. Force ouvrière a appelé mardi à s'associer à cette mobilisation. Dans le monde politique, le porte-parole du PCF Ian Brossat a lui aussi jugé que « ce n'est pas à la hauteur, le parti Générations raillant même un pansement sur une plaie ouverte ».

 

 
 

 

Les urgences asphyxiées

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:53:28

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Santé  Mulhouse
Les urgences asphyxiées
Un service en mode survie. Voilà à quoi ressemble en ce moment le service des urgences de Mulhouse dont le personnel est en grève depuis le 26 avril...
 

 
Les urgentistes mulhousiens, en grève depuis le 26 avril, se sont mobilisés pour une nouvelle action ce mardi 10 septembre.
Sac en plastique sur la tête et pancarte dans les mains affirmant "Urgences asphyxiées", le personnel du service des urgences de l'hôpital de Mulhouse, en grève depuis le 26 avril, s'est mobilisé pour une nouvelle action mardi, devant l'entrée du service, au lendemain des annonces de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour tenter de sortir de la crise nationale qui dure depuis six mois dans certains services de l'Hexagone.
« Il nous fautdes médecinsde toute urgence »

Façon pour eux de signifier que les annonces de la ministre « ne correspondent pas du tout aux attentes », indique une urgentiste.

« Je crois qu'elle n'a pas compris. Nous, nous avons besoin de mesures immédiates, pas sur trois ans. Il nous faut des lits supplémentaires pour hospitaliser les patients qui le nécessitent et ne pas les laisser attendre des heures sur un brancard, pour désengorger le service. Et il nous faut des médecins, de toute urgence. »

À Mulhouse, la situation du point de vue médical est inédite et particulièrement tendue depuis des semaines. Après des démissions en cascade, le service est amputé de plus de la moitié de son effectif : ils sont encore 12 en poste et bientôt plus que 7.

Illustration, le week-end dernier : la direction du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), dont dépendent les services d'urgences de l'hôpital Émile-Muller, d'Altkirch et de Saint-Louis, a été contrainte de suspendre temporairement le service d'Altkirch

« Et cela pourrait encore se produire dans les prochaines semaines. On a aussi des craintes pour Mulhouse, Mais même si la rumeur court, je ne crois pas que l'ARS (Agence régionale de santé), qui est au-dessus de la direction, ira jusqu'à suspendre le service de Mulhouse », indique une urgentiste.

La sécurité d'un bassin de vie de quelque 270 000 habitants, rien que pour l'agglomération de Mulhouse, est en jeu. À la question de savoir si le service était encore en capacité de gérer, une, deux, voire trois urgences vitales qui arriveraient en même temps, un infirmier, confiant avoir « peur de travailler dans ces conditions-là », indiquait ce lundi : « Une urgence vitale, c'est très faisable ; deux, ça devient compliqué ; trois, ça devient presque impossible ».
« L'ARS, c'est une horreur »

Combien de temps le service de Mulhouse pourra encore compter sur les renforts intérimaires aujourd'hui nécessaires pour faire tourner le service ? La question se pose. En marge de la manifestation de ce mardi, des urgentistes et membres du personnel de l'hôpital ne mâchaient plus leurs mots à l'égard de l'autorité de tutelle de la direction de l'hôpital. Certains accusent l'ARS de « pourrir la situation », quand d'autres affirment que « l'ARS, c'est une horreur ».

Dans ce contexte, les urgentistes en appellent à la ministre de la Santé : « On souhaite qu'elle vienne prendre conscience de la situation à Mulhouse. »
Cécile FELLMANN Le témoignage vidéo d'un infirmier sur notre site www.dna.fr

Le témoignage vidéo d'un infirmier sur notre site www.dna.fr

 
 

 

L'Agence régionale de santé du Grand Est dénonce un « racket de groupe »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:58:39

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L'Agence régionale de santé du Grand Est dénonce un « racket de groupe »
 

 
Christophe Lannelongue dirige l'Agence régionale de santé du Grand Est.

Archives L'Alsace /Jean-Marc LOOS

Les urgentistes mulhousiens avaient déjà peu goûté aux propos tenus par le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est à l'occasion de la réunion du 15 juillet dernier entre une partie du personnel des urgences, la direction de l'hôpital Émile-Muller et l'ARS. Plusieurs personnes ayant participé à la réunion rapportaient que Christophe Lannelongue avait tenu des propos « menaçants » à l'encontre des médecins quittant le service. « Il a dit publiquement qu'il blacklisterait les démissionnaires pour qu'ils ne puissent pas retrouver de poste dans la région. » Ces propos auraient poussé plusieurs médecins à poser leur démission (L'Alsace du 20 août).

Dans un article publié ce lundi par nos confrères de Mediapart, le directeur de l'ARS assume : « On est face à des gens qui plantent leurs collègues et demandent à se faire réembaucher comme intérimaires, à 1 500 à 2 000 EUR par jour. Les urgentistes de Mulhouse ont inventé le racket de groupe. On ne peut pas s'opposer à leur démission pour l'instant, car on est la seule entreprise [sic] du monde où des salariées peuvent décider de quitter leur travail sans préavis. Mais je leur ai dit, c'est vrai, qu'ils ne pouvaient pas espérer travailler en intérim dans les hôpitaux du Grand Est, qu'ils seraient blacklistés. On a lancé le recrutement d'un chef de service, qui va reconstruire une équipe qui porte les valeurs du service public. »

Ces nouvelles déclarations ont été très mal reçues par les urgentistes mulhousiens, notamment par des médecins qui ont quitté le service en 2018, après cinq ans d'activité. « Pas tant parce que nos conditions de travail étaient dégra-dées à ce moment-là, mais parce que nous jugions que les conditions n'étaient plus acceptables pour les patients à qui nous ne pouvions plus apporter des soins de qualité », expliquent-ils.

Aujourd'hui, ils travaillent dans un autre établissement en Haute-Savoie et viennent assurer des gardes à Mulhouse. Au départ, ils le faisaient comme contractuels « payés 175 EUR la journée », précisent-ils. Aujourd'hui, ils ont le statut d'intérimaire. Pour les cinq gardes de 24 heures effectuées depuis le 1er septembre, ils ont touché à chaque fois 1 500 EUR. « Rapporté au salaire horaire [62,50 EUR - le Smic horaire est lui, de 10,03 EUR actuellement], ce n'est pas tant que ça », estiment-ils au regard de leurs « onze années d'étude » et de leurs « responsabilités au quotidien ».
« Nous réalisons ces gardes pour un service que nous apprécions »

Dans un mail adressé à plusieurs membres de la direction de l'hôpital ce mardi matin, ils expriment leur « colère par rapport aux propos de Christophe Lannelongue, qu'il a tenus en réunion à nos collègues en juillet, puis qu'il a confirmé dans les médias [ce lundi]. » Ils expliquent : « Nous réalisons ces gardes durant cette période difficile pour un service que nous apprécions, en plus de notre activité à temps plein en Haute-Savoie, sur notre temps de repos. Nous ne sommes pas ici par appât du gain, car notre activité est plus rémunératrice et plus sereine en Haute-Savoie. En passant, nous précisons qu'il existe bien un préavis avant une démission, même dans l'"entreprise" GHRMSA. »

Interrogé au début du mois d'août sur la crise inédite que traverse actuellement le service des urgences de l'hôpital Émile-Muller, Jean Rottner, président du conseil de surveillance du GHRMSA, expliquait que les médecins de la fonction publique hospitalière « ne peuvent pas quitter l'hôpital du jour au lendemain. Ils doivent notamment respecter certaines règles », comme celle d'un préavis dont la durée dépend du statut du médecin.

Les médecins poursuivent leur courriel en indiquant : « Nous restons encore plus déçus devant l'absence de soutien à ses urgentistes de notre institution quant à ces propos inqualifiables. » De même, interrogent-ils, « qui s'est réellement intéressé aux départs de médecins ? Qui a pris en compte les résultats de multiples réunions depuis 2015 ? Qui a pris en compte les résultats de l'audit externe de 2018 ? Qui finalement se retrouve face au malade et à sa famille pour lui dire que, oui, il faudrait l'hospitaliser mais qu'il n'y a pas de place ? Qui explique à longueur de journée aux patients et aux familles les raisons de leur trop longue attente ? Qui était en burn-out ou à la limite ? »

Ils concluent : « Donc oui, l'effectif des médecins urgentistes de Mulhouse s'est effondré de manière exceptionnelle et si certains reviennent, c'est bien pour essayer de donner un coup de main, un soutien à une équipe paramédicale en souffrance et pour maintenir une activité de soins auprès d'une population non responsable, mais probablement et certainement pas pour de l'argent, dans des conditions ultra-dégradées, alors que c'est si simple ailleurs. »

Les urgentistes mulhousiens interrogés pour savoir s'ils pensaient que certains médecins profitaient de la situation, répondent « non ».

 

 
 

SOCIETE "Une marche de la colère" des policiers pour faire pression sur l’exécutif

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:22:22

SOCIETE "Une marche de la colère" des policiers pour faire pression sur l’exécutif

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L’initiative est présentée comme "historique". Gardiens de la paix, officiers, commissaires, syndicats représentatifs ou non, personnels administratifs et de police technique et scientifique : une vingtaine d’organisations ont appelé ce mardi à manifester le 2 octobre dans les rues de Paris pour une "marche de la colère".

Sur fond de vague de suicides, les responsables syndicaux parlent d’une mobilisation jamais vue depuis 2001 et les manifestations intersyndicales et tous grades organisées en réaction au meurtre de deux policiers au Plessis-Trévise (Val-de-Marne) par un braqueur récidiviste.

"Cette fois, le contexte est différent. Il n’y a pas un fait divers déclencheur mais une vraie lame de fond", relève David Le Bars, secrétaire général du syndicat national des commissaires de la police nationale (SCPN-Unsa, majoritaire).

Pour Grégory Joron, secrétaire national d’Unité SGP-FO, la vague exceptionnelle de 49 suicides dans la police depuis le début de l’année sert de catalyseur à un "malaise policier" qui, depuis plus d’un an, a déjà été abordé et documenté dans deux rapports parlementaires.

"Le pouvoir de nuisance" des forces policières

L'objectif est clair : faire pression sur le gouvernement. Et la liste des récriminations n’étonnera pas ceux, nombreux dans les couloirs de la place Beauvau, qui pronostiquaient une rentrée sociale "compliquée" au sein de la "maison police" : "Amélioration de la qualité de vie au travail", "véritable politique sociale pour les agents du ministère", "réponse pénale, efficace et dissuasive", défense des retraites et future loi de programmation "ambitieuse".

Tous les sujets sont liés. Nous sommes à un tournant. Cette marche s’adresse à l’ensemble de la classe politique et d’abord à ceux qui sont aux manettes

David Le Bars, secrétaire général du SCPN-Unsa

"Il est grand temps de lancer le premier avertissement en haut lieu", fait également valoir Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance. "On sait que ce genre de choses, ça va à un moment ou un autre dépasser le ministre. Donc, on vise la présidence", explique le syndicaliste.

Les syndicats policiers paraissent résolus à engager l’épreuve de force. "Le gouvernement sous-estime le pouvoir de nuisance que nous pouvons avoir si on commence à se mettre en colère", expose Fabien Vanhemelryck.

Nos profs sont moins bien payés qu'ailleurs

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:50:27

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Education Les revenus des enseignants inférieurs à la moyenne des pays développés
Nos profs sont moins bien payés qu'ailleurs
Ils bénéficient certes de plus de vacances, mais selon une enquête comparative publiée ce mardi, les enseignants français sont globalement moins bien lotis à la fin du mois que leurs collègues de pays comparables. Tous les profs ? Pas forcément car les inégalités sont importantes.
 

 
Les profs français sont-ils moins ou plus payés que la moyenne des enseignants des pays développés ? Le rapport annuel « Regards sur l'éducation » publié ce mardi par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) apporte une double réponse à la question : le salaire statutaire des enseignants français se situe en deçà de la moyenne de celui de leurs homologues de l'OCDE en 2018, même si un rattrapage s'observe en fin de carrière. Mais si l'on tient compte des primes et des heures supplémentaires, la rémunération effective est légèrement supérieure (chiffre 2017), à l'exception notable des professeurs des écoles.

Selon l'OCDE, le salaire statutaire d'un prof français en début de carrière est de 7 % inférieur à la moyenne (28 000 EUR bruts annuels soit 2 300 EUR par mois contre 29 900 EUR en moyenne pour le primaire ; un prof de lycée débutant gagne 29 400 EUR (moyenne OCDE : 32 423 EUR). L'écart se creuse en milieu de carrière : 35 500 contre 43 107 EUR. Tous niveaux confondus, un enseignant français gagne alors 22 % de moins que la moyenne des pays de l'OCDE. La différence se réduit à 2 % en fin de carrière
Fortes disparités entre niveaux

En réalité, ces moyennes masquent d'importantes disparités de rémunérations, qui varient en fonction du corps : les agrégés et surtout les enseignants de classes préparatoires (CPGE) restent mieux rémunérés. La pyramide des âges, les primes et les heures supplémentaires (défiscalisées) créent aussi des écarts.

Les grands perdants sont les professeurs des écoles, malgré une augmentation en 2016 de leur indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves (ISAE) passée de 400 à 1 200 EUR, soit le montant de base de l'équivalent dans le secondaire.

Selon une note du ministère de l'Éducation publiée en octobre 2018, les primes et indemnités représentent environ 10 % du salaire d'un prof des écoles et 20 % d'un enseignant du second degré (jusqu'à 34 % pour un prof de prépa). Selon l'Insee, en 2016, un prof agrégé et de chaire supérieure (prépas) gagnait 60 % de plus que les profs des écoles et 120 % de plus que les contractuels. Dont le nombre augmente chaque année.
Champions des vacances et... des longues journées

Les enseignants français travailleraient-ils moins que leurs collègues étrangers ? Si on s'en tient au nombre de jours de classe, la France est bonne dernière avec 144 jours de travail en primaire et 188 jours dans le secondaire. Champions des vacances et aussi des longues journées Si on prend en compte le nombre d'heures de cours, le prof français se situe bien au-dessus de la moyenne : 900 heures dans les écoles (moyenne OCDE : 783), 684 pour le second degré, contre 667 en moyenne.
Les classes plus chargées

Les classes sont plus chargées en France de la maternelle (voir encadré) à la troisième : 24 au primaire, contre 21 dans l'OCDE en moyenne, 25 au collège (contre 23).

Question taboue, mais qui anime les salles des profs : un enseignant qui intervient sur plusieurs niveaux au collège ou au lycée a effectivement plus de travail de préparation qu'un collègue qui intervient seulement sur deux niveaux. Cela vaut également pour un prof des écoles chargé ou non d'un cours double voire triple.

Enfin l'OCDE constate que la France consacre aux personnels non-enseignants des moyens financiers nettement supérieurs à la moyenne par rapport à ceux consacrés aux enseignants, essentiellement via les collectivités locales.

Jean-Michel Blanquer s'est engagé à ouvrir des négociations sur les rémunérations et les carrières en octobre. Les discussions s'annoncent tendues à la lumière de ce rapport.
Philippe RIVET

 

 
 

 

Nos profs sont moins bien payés qu'ailleurs

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:42:56

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Nos profs sont moins bien payés qu'ailleurs
 

 
Les profs français sont-ils moins ou plus payés que la moyenne des enseignants des pays développés ? Le rapport annuel « Regards sur l'éducation » publié ce mardi par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) apporte une double réponse à la question : le salaire statutaire des enseignants français se situe en deçà de la moyenne de celui de leurs homologues de l'OCDE en 2018, même si un rattrapage s'observe en fin de carrière. Mais si l'on tient compte des primes et des heures supplémentaires, la rémunération effective est légèrement supérieure (chiffre 2017), à l'exception notable des professeurs des écoles.

Selon l'OCDE, le salaire statutaire d'un prof français en début de carrière est de 7 % inférieur à la moyenne (28 000 EUR bruts annuels soit 2 300 EUR par mois contre 29 900 EUR en moyenne pour le primaire ; un prof de lycée débutant gagne 29 400 EUR (moyenne OCDE : 32 423 EUR). L'écart se creuse en milieu de carrière : 35 500 contre 43 107 EUR. Tous niveaux confondus, un enseignant français gagne alors 22 % de moins que la moyenne des pays de l'OCDE. La différence se réduit à 2 % en fin de carrière
Fortes disparités entre niveaux

En réalité, ces moyennes masquent d'importantes disparités de rémunérations, qui varient en fonction du corps : les agrégés et surtout les enseignants de classes préparatoires (CPGE) restent mieux rémunérés. La pyramide des âges, les primes et les heures supplémentaires (défiscalisées) créent aussi des écarts.

Les grands perdants sont les professeurs des écoles, malgré une augmentation en 2016 de leur indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves (ISAE) passée de 400 à 1 200 EUR, soit le montant de base de l'équivalent dans le secondaire.

Selon une note du ministère de l'Éducation publiée en octobre 2018, les primes et indemnités représentent environ 10 % du salaire d'un prof des écoles et 20 % d'un enseignant du second degré (jusqu'à 34 % pour un prof de prépa). Selon l'Insee, en 2016, un prof agrégé et de chaire supérieure (prépas) gagnait 60 % de plus que les profs des écoles et 120 % de plus que les contractuels. Dont le nombre augmente chaque année.
Champions des vacances et... des longues journées

Les enseignants français travailleraient-ils moins que leurs collègues étrangers ? Si on s'en tient au nombre de jours de classe, la France est bonne dernière avec 144 jours de travail en primaire et 188 jours dans le secondaire. Champions des vacances et aussi des longues journées Si on prend en compte le nombre d'heures de cours, le prof français se situe bien au-dessus de la moyenne : 900 heures dans les écoles (moyenne OCDE : 783), 684 pour le second degré, contre 667 en moyenne.
Les classes plus chargées

Les classes sont plus chargées en France de la maternelle (voir encadré) à la troisième : 24 au primaire, contre 21 dans l'OCDE en moyenne, 25 au collège (contre 23).

Question taboue, mais qui anime les salles des profs : un enseignant qui intervient sur plusieurs niveaux au collège ou au lycée a effectivement plus de travail de préparation qu'un collègue qui intervient seulement sur deux niveaux. Cela vaut également pour un prof des écoles chargé ou non d'un cours double voire triple.

Enfin l'OCDE constate que la France consacre aux personnels non-enseignants des moyens financiers nettement supérieurs à la moyenne par rapport à ceux consacrés aux enseignants, essentiellement via les collectivités locales.

Jean-Michel Blanquer s'est engagé à ouvrir des négociations sur les rémunérations et les carrières en octobre. Les discussions s'annoncent tendues à la lumière de ce rapport.
Philippe RIVET

 

 
 

EDITORIAL : Élémentaire,mon cher Blanquer

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:51:01

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EDITORIAL : Élémentaire,mon cher Blanquer
 

 
de Pascal Coquis

Cette année, pour sa troisième rentrée au ministère de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer avait décidé de s'attaquer à la question du pouvoir d'achat des instits et des profs. Noble et récurrent dessein. Dicté autant par la réalité du terrain que par la volonté de se rabibocher avec un corps enseignant éprouvé par le rythme haletant des réformes et écorché par la crise aiguë du dernier bac. Il était urgent de renouer le lien avant que n'émerge la réforme des retraites.

Il y a quinze jours, le ministre avait ainsi de lui-même mis sur la table la question centrale du revenu des enseignants et, chose rare, annoncé des revalorisations chiffrées et datées. Il s'était même laissé aller dans un accès de lyrisme à évoquer le « bonheur des enseignants ».

Le rapport annuel de l'OCDE qui vient d'être publié tombe donc à point... à la fois pour Jean-Michel Blanquer et pour les syndicats, ce qui est suffisamment rare pour être signalé. Le premier pourra se targuer d'être au plus près des préoccupations de « ses » troupes, les seconds y verront la légitimité de leurs revendications.

Reste maintenant à ne pas décevoir les attentes puisqu'il est impossible de les satisfaire. Car ce que souligne surtout ce rapport, c'est que si les différences de traitement entre les enseignants français et la moyenne de leurs collègues de l'OCDE sont flagrantes, les disparités, elles, sont énormes. Et que ceux qui s'en sortent le moins bien d'entre tous sont les profs du primaire et des classes élémentaires. Autrement dit ceux qui exercent à l'endroit précis où se forgent les esprits, à l'endroit le plus sensible du corps social. Au moins, le ministre sait, s'il réussit à s'en donner les moyens, où porter son effort.

 

 
 

 

Pauvreté Le gouvernement défend ses « premiers résultats »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:54:59

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Pauvreté Le gouvernement défend ses « premiers résultats »
 

 
Emmanuel Macron a défendu ce mardi les « premiers résultats concrets » du plan anti-pauvreté annoncé il y a un an. Lors d'une visite à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), le chef de l'État a rencontré dans un chantier d'IAE les formateurs et les apprentis d'Ateliers Sans Frontières (ASF), qui accueille plus de 120 jeunes et adultes par an pour qu'ils parviennent « à une situation personnelle et professionnelle stable ». Le gouvernement veut renforcer les dispositifs de ce type : le budget pour l'IAE va passer la barre du milliard d'euros en 2020 - contre 900 millions cette année - afin de pouvoir financer 20 000 postes supplémentaires pour les personnes très éloignées de l'emploi, a annoncé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Le gouvernement met également en avant la création de places en crèches dans les quartiers sensibles - ce qui doit contribuer à résorber les inégalités scolaires ultérieures -, ou l'aide financière versée par l'État aux « petites communes fragiles » qui adopteraient une tarification sociale de leurs cantines, afin de proposer des repas à un euro. En outre, 100 000 élèves doivent bénéficier cet automne de petits-déjeuners gratuits à l'école, 160 nouveaux centres sociaux doivent être construits dans les quartiers en difficultés qui en étaient dépourvus, et 150 « points conseils budget » - sur 400 prévus d'ici la fin du quinquennat - doivent aider les familles à éviter le surendettement.

 

 
 

Un député doublait ses notes de frais

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:16:08

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Un député doublait ses notes de frais
 

 
Jean-Jacques Bridey, député LREM du Val-de-Marne, se serait fait rembourser deux fois certaines notes de frais, selon Mediapart, entre 2016 et 2017 : une fois au titre de son mandat de maire (PS) de sa commune de Fresnes, et une autre fois au titre de la société d'économie mixte locale d'aménagement de Fresnes (Semaf), dont il était président. Les notes de frais concernent ses repas au restaurant « À la marée », situé au marché international de Rungis.
« Erreurs d'inattention »

« On ne va pas en faire un fromage », a rétorqué l'élu, avant d'assurer qu'il s'agissait « d'erreurs d'inattention sur quelques doublons », et de promettre de rembourser. Il a expliqué à Mediapart que, lors de ses déplacements, il « demandait un doublon » des tickets adressés à la mairie qu'il rangeait avec ses autres justificatifs de frais. « Il est alors peut-être arrivé que je transmette ces justificatifs en même temps que les notes de frais Semaf », a-t-il fait valoir.

Lundi, l'élu de 66 ans a annoncé son intention d'adresser un « courrier à la Semaf pour demander que ses services se rapprochent de ceux de la mairie » afin de vérifier les informations de Mediapart. Depuis septembre 2018, Jean-Jacques Bridey est déjà visé par une autre enquête... pour avoir cumulé les indemnités de ses différents mandats.

 

 
 

Goulard au Marché intérieur

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:51:39

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Europe  Commission européenne
Goulard au Marché intérieur
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a nommé mardi la Française Sylvie Goulard au Marché intérieur. Le même jour, l'ancienne ministre des Armées a été entendue par la police judiciaire dans l'affaire d'emplois fictifs présumés du Modem.
 

 
Ursula von der Leyen a qualifié Sylvie Goulard (photo) d'« Européenne passionnée et convaincue ».
Drôle de journée pour Sylvie Goulard. La Française s'est vu confier mardi un vaste portefeuille économique au sein de la prochaine Commission européenne. En tant que commissaire européenne au « Marché intérieur » à partir du 1er novembre, cette spécialiste de l'UE aux compétences reconnues sera en charge de la politique industrielle, du marché unique numérique, mais aussi de l'industrie de la défense et de l'espace.

La future présidente de la Commission, l'Allemande Ursula von der Leyen, qui présentait sa nouvelle équipe, a salué en Sylvie Goulard, soutien de la première heure du président français Emmanuel Macron, « une Européenne passionnée et convaincue ».

Mais le même jour, elle a été entendue, sous le régime de l'audition libre, mardi matin par la police judiciaire dans l'affaire d'emplois fictifs présumés dite du Modem ; Sylvie Goulard a remboursé 45 000 euros brut au Parlement européen, avait indiqué Le Point début septembre, une information confirmée par l'entourage de la nouvelle commissaire européenne.

Le 30 août, le Parlement européen en avait clos cette affaire, sans préciser le montant du remboursement. « Il y a des irrégularités administratives mineures notées, non systématiques et non intentionnelles. Le remboursement lié à cette affaire a été effectué », avait alors déclaré une porte-parole.
Tiemmermans au climat

Ursula von der Leyen a également nommé le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans commissaire en charge du Climat, un chantier clé de l'équipe. La libérale danoise Margrethe Vestager hérite, elle, de la Concurrence. Ces deux poids lourds de la Commission européenne, qui ont le titre de vice-présidents exécutifs, sont d'anciens prétendants à la présidence de cette institution.

Ursula von der Leyen a promis un « pacte vert » dans lequel sera incluse la « première législation européenne sur le climat », afin de concrétiser l'objectif de neutralité climatique à l'horizon 2050, auquel pour l'instant seuls 24 États membres sur 28 se sont engagés. Elle soutient également un objectif plus ambitieux de réduction des émissions CO2 de 50 % en 2030, voire 55 %.

À noter que les nominations de tous les commissaires désignés devront être validées par le Parlement européen.

 

 
 

 

Repères
La composition de la Commission :
Budget : Johannes Hahn (Autriche)

Justice : Didier Reynders (Belgique)

Innovation et jeunesse : Mariya Gabriel (Bulgarie)

Démocratie : Dubravka Suica (Croatie)

Santé : Stella Kyriakides (Chypre)

Transparence : Vera Jourova (Republique tchèque)

Concurrence : Margrethe Vestager (Danemark)

Affaires étrangères : Josep Borrell (Espagne)

Energie : Kadri Simson (Estonie)

Partenariats : Jutta Urpilainen (Finlande)

Marché intérieur : Sylvie Goulard (France)

Mode de vie : Margaritis Schinas (Grèce)

Voisinage : Laszlo Trocsanyi (Hongrie)

Commerce : Phil Hogan (Irlande)

Economie : Paolo Gentiloni (Italie)

Economie au service des personnes : Valdis Dombrovskis (Lettonie)

Environnement : Virginijus Sinkevicius (Lituanie)

Emploi : Nicolas Schmit (Luxembourg)

Egalité : Helena Dalli (Malte)

Climat : Frans Timmermans (Pays-Bas)

 

Enquête ouverte contre le patron de General Electric

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:55:03

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Justice  Finance
Enquête ouverte contre le patron de General Electric
Hugh Bailey, patron de la filiale française du géant américain fait l'objet d'une enquête préliminaire pour des faits de « prise illégale d'intérêts ». Des accusations « infondées » pour General Electric.
 

 
General Electric France de nouveau ciblé par la justice : une enquête a été ouverte à Paris contre Hugh Bailey, patron de la filiale du géant américain, soupçonné de conflit d'intérêts en raison de ses fonctions passées à Bercy auprès d'Emmanuel Macron.

Cette enquête préliminaire, ouverte début septembre par le parquet de Paris et confiée à l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF), vise des faits de « prise illégale d'intérêts », a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du nouvelobs.com.

Elle fait suite à un signalement de la députée écologiste Delphine Batho, transmis fin juin à la justice, qui dénonçait les conditions dans lesquelles Hugh Bailey, un haut fonctionnaire, a rejoint la filiale française du géant américain en novembre 2017.
70,3 millions accordés par Bercy

« Les accusations contre Hugh Bailey sont totalement infondées », a réagi un porte-parole de General Electric (GE) France, en rappelant que la nomination de ce haut fonctionnaire chez GE France avait été « autorisée par la commission de déontologie de la fonction publique ».

Dans son signalement, Delphine Batho mentionne notamment le fait qu'une « aide de 70,3 millions d'euros » ait été accordée par Bercy à General Electric Energy Product, « pour l'achat de 4 turbos alternateurs pour une centrale à cycle combinée à Bazian en Irak, au premier semestre 2016 ».

L'ouverture de l'enquête pour prise illégale d'intérêts « va permettre d'offrir à Monsieur Bailey la possibilité d'apporter tous les éléments nécessaires aux autorités afin de réfuter fermement les allégations portées à son encontre », a assuré l'avocat de Hugh Bailey, Benjamin Van Gaver.

Ces enquêtes judiciaires surviennent dans un contexte délicat pour General Electric France, qui a annoncé au printemps dernier la suppression de 1 000 emplois en France, dont 800 dans le Territoire de Belfort, suscitant une vague d'indignation de la part des syndicats.

Lors de la vente du pôle énergie d'Alstom, GE s'était engagé auprès de l'Etat français à développer la filière de turbines à gaz de GE Belfort et à générer un millier d'emplois « hautement qualifiés » en France d'ici à la fin 2018. Or, ces emplois n'ont jamais été créés.

Fin mai, plusieurs syndicats de GE France se sont ainsi interrogés sur la nomination de M. Bailey à la tête de l'entreprise, certains y voyant « la caution » d'un plan social dédié aux seuls actionnaires, les autres, un « possible facilitateur » en vue d'une réindustrialisation.

Face aux critiques des syndicats, un comité de suivi des engagements pris par General Electric en 2014 a été mis en place par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Ce dernier se réunira mercredi, à Bercy.

 

 
 

 

L'EuroAirport prêt à prendre des mesures

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:56:29

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Bâle-Mulhouse  Nuisances sonores
L'EuroAirport prêt à prendre des mesures
L'EuroAirport génère trop de nuisances sonores. Ce constat, que l'on doit à la direction de l'aéroport elle-même, est à la base du lancement d'une étude visant à passer du mode incitatif au mode restrictif pour imposer des mesures de protection contre le bruit. Une étude qui prendra du temps.
 

 
L'EuroAirport mise notamment sur des avions récents et moins bruyants, comme l'A320neo, pour réduire les nuisances à la source.
L'affaire ne date pas d'hier. Mais elle suscite des crispations de plus en plus rudes, d'autant plus que la fréquentation de l'EuroAirport ne cesse de battre des records d'année en année (et que l'urbanisation se poursuit tout autour). « Nous reconnaissons qu'il y a un problème de nuisances sonores. Et notre volonté est de les réduire au plus vite », insiste le directeur de l'aéroport Matthias Suhr lors de la présentation, ce mardi matin, d'une étude destinée à rectifier le problème.

L'EuroAirport vient en effet de lancer une étude sur l'examen de mesures de protection renforcées contre le bruit, « afin de répondre au besoin de repos nocturne des riverains de l'aéroport ».

Une première batterie de mesures volontaristes lancées l'an dernier n'avait pas donné le résultat escompté, pour des raisons notamment externes (comme la congestion du trafic aérien en Europe). La direction de l'aéroport transfrontalier envisage donc de passer à la vitesse supérieure, des mesures incitatives en cours actuellement à une dimension plus restrictive.
Des mesures opérationnelles concrètes

Ces mesures restrictives pourraient concerner le bruit à la source (choix de compagnies disposant d'appareils plus récents, comme l'A320neo, et moins bruyants), les mesures d'aménagement du territoire, et même des mesures opérationnelles concrètes (planification réduite des vols en fin de soirée, voire modification des horaires d'ouverture de l'aéroport ou encore interdiction des vols après 23h, voeu cher aux associations de défense des riverains, etc.). L'EuroAirport ne se refuse rien « tant que cela nous permet de garantir l'existence d'une plateforme aéroportuaire qui soutient l'économie de la région ».

Pour avaliser ces nouvelles mesures, l'aéroport va solliciter dès ce mois de septembre deux cabinets indépendants pour mener une analyse auprès de 90 parties prenantes (collectivités, compagnies, associations...) pour, au final, disposer d'un canevas de propositions.
En attente du feu vertde la DGAC

Mais comme il s'agira de mesures unilatérales, que l'EuroAirport pourrait appliquer de façon volontaire, ce dernier ne pourra pas agir seul. « Ces mesures supplémentaires de protection contre le bruit doivent se prévoir dans le cadre d'une procédure basée sur les principes d'une approche équilibrée définie par les règlements nationaux et internationaux, en recherchant un équilibre entre les préoccupations de la population et l'utilité économique de l'aéroport. Les mesures seront examinées par rapport à leur impact environnemental et socio-économique », poursuit le directeur de l'établissement public.

Pour être appliquées, ces mesures devront nécessairement bénéficier du feu vert de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile). Elles lui seront transmises au premier semestre 2020, mais il est impossible de se prononcer sur la date de leur mise en application. « Nous ne pouvons pas introduire ces mesures seules, et cela prendra donc du temps, mais nous voulons aller le plus loin possible », insiste le directeur-adjoint de l'EuroAirport, Frédéric Velter. Qui rappelle par ailleurs que peu d'aéroports ont lancé des études pour la mise en place de telles mesures restrictives.

D'un autre côté, les prévisions de croissance - le nombre de passagers devant dépasser les dix millions très rapidement- ne laissent pas vraiment le choix et militent en faveur de la recherche active de solutions au bruit. Avec des répercussions potentielles sur la mobilité, dans la région.
Jean-François OTT

 

 
 

 

L'EuroAirport favorable à des mesures contre les nuisances sonores

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:23:48

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L'EuroAirport favorable à des mesures contre les nuisances sonores
 

 
L'EuroAirport mise notamment sur des avions récents et moins bruyants, comme l'A320neo, pour réduire les nuisances à la source. Archives DNA /Jean-François OTT
L'affaire ne date pas d'hier. Mais elle suscite des crispations de plus en plus rudes, d'autant plus que la fréquentation de l'EuroAirport ne cesse de battre des records d'année en année - et que l'urbanisation se poursuit tout autour. « Nous reconnaissons qu'il y a un problème de nuisances sonores. Et notre volonté est de les réduire au plus vite », insiste le directeur de l'aéroport Matthias Suhr lors de la présentation, ce mardi matin, d'une étude destinée à rectifier le problème.

L'EuroAirport vient en effet de lancer une étude sur l'examen de mesures de protection renforcées contre le bruit, « afin de répondre au besoin de repos nocturne des riverains de l'aéroport ».

Une première batterie de mesures volontaristes lancées l'an dernier n'avait pas donné le résultat escompté, pour des raisons notamment externes - comme la congestion du trafic aérien en Europe. La direction de l'aéroport transfrontalier envisage donc de passer à la vitesse supérieure, des mesures incitatives en cours actuellement à une dimension plus restrictive.
Des mesures opérationnelles concrètes

Ces mesures restrictives pourraient concerner le bruit à la source - choix de compagnies disposant d'appareils plus récents, com-me l'A320neo, moins bruyants -, les mesures d'aménagement du territoire et même des mesures opérationnelles concrètes : planification réduite des vols en fin de soirée, voire modification des horaires d'ouverture de l'aéroport ou encore interdiction des vols après 23 h, voeu cher des associations de défense des riverains, etc. L'EuroAirport ne se refuse rien « tant que cela nous permet de garantir l'existence d'une plateforme aéroportuaire qui soutient l'économie de la région ».

Pour avaliser ces nouvelles mesures, l'aéroport va solliciter dès ce mois de septembre deux cabinets indépendants pour mener une analyse auprès de 90 parties prenantes (collectivités, compagnies, associations...) pour, au final, disposer d'un canevas de propositions.
En attente du feu vertde la DGAC

Mais comme il s'agira de mesures unilatérales, que l'EuroAirport pourrait appliquer de façon volontaire, ce dernier ne pourra pas agir seul. « Ces mesures supplémentaires de protection contre le bruit doivent se prévoir dans le cadre d'une procédure basée sur les principes d'une approche équilibrée définie par les règlements nationaux et internationaux, en recherchant un équilibre entre les préoccupations de la population et l'utilité économique de l'aéroport. Les mesures seront examinées par rapport à leur impact environnemental et socio-économique », poursuit le directeur de l'établissement public.

Pour être appliquées, ces mesures devront nécessairement bénéficier du feu vert de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile). Elles lui seront transmises au premier semestre 2020, mais il est impossible de se prononcer sur la date de leur mise en application. « Nous ne pouvons pas introduire ces mesures seules, et cela prendra donc du temps, mais nous voulons aller le plus loin possible », insiste le directeur adjoint de l'EuroAirport, Frédéric Velter. Qui rappelle par ailleurs que peu d'aéroports ont lancé des études pour la mise en place de telles mesures restrictives. D'un autre côté, les prévisions de croissance, le nombre de passagers devant dépasser les 10 millions très rapidement, ne laissent pas vraiment le choix et militent en faveur de la recherche active de solutions au bruit. Avec des répercussions potentielles sur la mobilité, dans la région.
Jean-François OTT

 

 
 

MULHOUSE : Les ressentis des habitants

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:03:10

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Politique
MULHOUSE : Les ressentis des habitants
Comme avant les municipales de 2013, la plateforme participative « Mulhouse j'y crois » a réalisé cet été un sondage en ligne au sujet des ressentis des habitants sur leur ville.
 

 
Place de la Réunion cet été, la foule des grands soirs, preuve que les Mulhousiens aiment ''quand même'' leur ville.
« Ayons bien à l'esprit qu'il s'agit d'un "ressenti", propre à chacun, à un instant T mais globalement, la situation ne s'est pas franchement améliorée depuis 2013 », considère Frédéric Marquet, le président de l'association « Mulhouse j'y crois ». En fait, 636 personnes ont répondu -- contre quelque 500 en 2013 --, en ligne, entre juillet et août, à un questionnaire soumettant à leur avis 33 domaines de la vie quotidienne à Mulhouse. Ils ont ainsi attribué une note sur 10 à Mulhouse par rapport à d'autres villes de taille comparable.

Or sur ces 33 domaines, 25 sont en baisse et 8 s'améliorent. « Si "la qualité du centre-ville", "le dynamisme économique" ou encore "le soutien à l'innovation" ont progressé selon les répondants, d'autres sujets comme "l'emploi", "le logement", "le niveau d'imposition", "la sécurité" ou encore "l'image et l'attractivité" restent en grande souffrance », souligne celui qui est aussi le manager du commerce de la Ville.

En effet, parmi les « points noirs » qui ont connu la plus grosse baisse, se placent à la plus mauvaise place, « les services d'aide sociale » (baisse de 10 rangs dans le classement) et « les services à la santé » (baisse de 8 rangs), ou encore « la qualité des projets urbains », « l'offre touristique », « la démocratie locale » ou « les pistes cyclables » (baisse de 6 rangs). À côté de cela, c'est « le dynamisme économique » qui remporte la palme de la plus belle progression (plus 14 rangs), suivi des « activités pour les jeunes » et du « soutien à l'innovation » (plus 13 rangs).
En baisse par rapport à 2013

Une retranscription de ce que ressentent les gens, donc. Par exemple, la sécurité : « un sondage du magazine Le Point place Mulhouse au 3e rang des villes les plus sûres de la catégorie... Pourtant, le sondage sur les ressentis montre que l'image qu'en ont les Mulhousiens est en baisse... », souligne Frédéric Marquet qui voit dans ces chiffres des pistes de travail sur le fond des sujets ou la nécessaire communication qui reste à faire.

« Avec une moyenne générale de 6,24/10 et de surcroît en baisse par rapport à il y a 6 ans (6,44/10 en 2013), le champ des possibles est vaste pour de nouvelles initiatives, pour de nouveaux projets et, tout simplement, pour oser. Mulhouse mérite mieux », poursuit ce grand défenseur de sa ville, que d'aucuns soupçonnent, depuis un moment, d'être un futur candidat potentiel aux prochaines municipales. « À chaque élection, on pense que je serai candidat... Pour l'instant, je ne le suis pas », se défend celui-ci, « même si beaucoup me sollicitent. Je me déciderai en fonction du contexte, des candidats en lice », des décisions des appareils politiques aussi, reconnaît l'instigateur de ce sondage sur les ressentis des Mulhousiens à propos de leur ville, qui veut, pour quelques semaines encore, rester « libre ».
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

M2A Des peines d'amende pour avoir diffamé deux élus

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:29:26

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M2A Des peines d'amende pour avoir diffamé deux élus
 

 
Cinq cents euros d'amende pour cet habitant de l'agglomération mulhousienne et autant pour le directeur de publication qui tient une page Facebook sur laquelle il relate de toute l'actualité locale. Ce lundi, le tribunal les a condamnés tous les deux dans ce dossier de diffamation.

Les faits se déroulent dans le contexte des manifestations des gilets jaunes. Le samedi 1er décembre 2018, à Kingersheim, on bloque le rond-point. Les journalistes suivent la manifestation et, parmi eux, un cameraman armé de son téléphone et qui, depuis des mois, suit l'actualité dans tout le département et livre des vidéos avec des interviews en direct sur son site (une page Facebook). Ce jour-là, il est apostrophé par un manifestant qui veut dénoncer des faits de détournements dans M2A (Mulhouse Alsace agglomération), documents à l'appui. La vidéo diffusée sur le net a été vue 32 000 fois, sans compter des partages. Sont pointés du doigt par les déclarations de ce citoyen de Wittenheim Fabian Jordan, le président de l'agglomération, et Antoine Homé, le maire de Wittenheim et vice-président de M2A chargé des finances.

Ce sont ces deux mêmes personnes qui vont, par le biais de leur avocat respectif, formuler une citation directe du vidéaste et du gilet jaune. Le premier était donc poursuivi pour diffamation envers un fonctionnaire par parole, écrit, image ou moyen de communication - il est considéré comme étant directeur de la publication - et le second, l'auteur des paroles, pour complicité de diffamation.
« Ce sont des accusations gratuites »

Lors de l'audience au fond, en juin, Me Emmanuelle Florentin avait défendu les intérêts de Fabian Jordan, expliquant « qu'il n'y a pas eu de débat. Ce sont des accusations gratuites où l'élu est qualifié d'escroc. On accuse les élus de s'en mettre plein les poches. Et c'est la personne privée de M. Jordan qui est nommée, visée personnellement. Aucune condition de la bonne foi n'est réunie. »

Me Didier Clamer, pour le maire de Wittenheim, avait enfoncé le clou, parlant d'absence de preuve, d'allégations gratuites. « On ne peut pas dire n'importe quoi sur n'importe qui selon le principe de la liberté de la presse. Ce jour-là, il n'y a pas eu de débat public. On ne peut pas traîner les élus de la sorte dans la boue... »

Pour sa défense, le patron de la page Facebook avait rappelé que son média travaillait régulièrement avec l'agglomération et la ville de Wittenheim. « On m'attaque alors que je leur ai donné la possibilité de s'exprimer, de répondre. Personne n'a demandé à bénéficier d'un droit de réponse... Pire, on m'intente un procès. Elle est où, la liberté de la presse ? »

Le gilet jaune, lui, s'était défendu d'avoir insulté quiconque. « J'ai demandé à être reçu par les élus. J'attends toujours. Je n'ai fait que lire et analyser des documents disponibles pour tout un chacun [les comptes administratifs relatifs à la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères, NDLR]. »
« Un principe fondamental de la liberté de la presse »

Me Thomas Wetterer, représentant l'auteur des paroles, avait estimé que son « client ne s'attaque pas aux personnes, mais interpelle les deux élus. C'est quand même la moindre des choses de pouvoir manifester contre quelque chose et demander des réponses. Mon client est un simple citoyen de Wittenheim qui n'exerce pas la profession de journaliste. Il n'y a aucune animosité dans les propos qu'il a tenus, ni envers aucune personne. En revanche, ce qui m'étonne, c'est qu'on s'attaque à lui, alors que la presse a fait écho de ce dossier, tout comme d'autres magazines... Et rien ! C'est un débat d'intérêt public, un vrai sujet de société et mon client a pris la parole et interpellé les élus. C'est l'expression légitime d'un citoyen. »

Me Jeanne Roth, pour le patron du site sur Facebook, avait insisté sur le fait que son client n'était pas un journaliste professionnel : « Il n'a pas les moyens des médias pour enquêter. On le poursuit pour un passage de deux minutes sur les quarante-sept minutes de son reportage en live. C'est ubuesque et loin de ce que l'on appelle la démocratie. Ils ont fait application de leur droit d'informer le public. C'est aussi un principe fondamental de la liberté de la presse. »

Le tribunal ne l'a pas entendu de la même manière. Outre les amendes, le propriétaire du site a obligation de retirer la vidéo sous huit jours sous peine d'astreinte de 200 EUR par jour de retard. Les deux mis en cause devront payer solidairement 500 EUR de dommages et intérêts à Antoine Homé au titre du préjudice moral et 1 EUR à Fabian Jordan.
Alain CHEVAL

 

 
 

FERRETTE La rentrée au collège : L'accueil des élèves allophones renforcé

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:00:53

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FERRETTE La rentrée au collège
FERRETTE La rentrée au collège : L'accueil des élèves allophones renforcé
Le collège de Ferrette a ouvert à la rentrée une structure spécifique accueillant au total seize élèves allophones, c'est-à-dire arrivant dans notre pays et ne maîtrisant pas la langue française. En cours de réalisation, un pôle de salles favorisant l'autonomie des élèves dont un lieu d'art et de culture (LAC).

 
Dans l'une des cours du collège, les élèves ont demandé l'installation de bancs et bacs à fleurs qui doivent encore être garnis. De g. à d. Patrick Dusé, conseiller principal d'éducation, Stéphanie Riefflin, nouvelle gestionnaire, Michel Millet, principal dont c'est la 6e rentrée, Laurence Rouzaud, principale adjointe, et Ursula Barthoulot, nouvelle secrétaire administrative.
Officiellement, on parle de l'ouverture d'une « demi-structure » UP2A, soit une « unité pédagogique pour élèves allophones arrivants », un projet préparé en amont, dès l'année dernière, avec la formation d'un noyau de professeurs volontaires. Seize élèves sont accueillis dans ce dispositif. « Ce ne sont pas uniquement des enfants du centre d'accueil des demandeurs d'asile », précise Michel Millet, principal du collège.

Concrètement, ces enfants sont intégrés dans les différents niveaux, de la sixième à la troisième, selon leur âge, après avoir passé un test au centre d'information et d'orientation d'Altkirch dans leur langue maternelle et avoir rencontré un psychologue de l'Éducation nationale. « C'est sûr qu'il y a parfois un grand écart entre eux, certains n'ont jamais été à l'école, ne connaissent pas les codes, ils découvrent tout. D'autres n'ont aucun problème de ce genre », remarque Laurence Rouzaud, la principale adjointe qui suit particulièrement ce projet.

Auparavant, le collège ne bénéficiait que de quatre heures hebdomadaires pour une prise en charge spécifique des élèves allophones. Cette année, l'UP2A permet de leur consacrer onze heures par semaine, « une augmentation quantitative et qualitative avec un programme structuré », précise Michel Millet. Concrètement, ils sont rassemblés dans une seule classe par niveau, suivent tous les matins un enseignement de français langue seconde de scolarisation dans une salle dédiée avec des équipements pédagogiques adaptés, et l'après-midi, suivent les cours classiques dans leurs classes respectives.

Selon la volonté de l'établissement, c'est une équipe « dynamique » de plusieurs professeurs du collège qui prend en charge l'UP2A, un professeur de français coordonnateur, un professeur de sciences, deux professeurs d'histoire-géographie et un professeur d'arts plastiques. « Ils ont suivi l'an dernier une formation d'initiative locale pour avoir des outils, une formation qui a également été suivie par des professeurs du collège d'Altkirch », souligne la principale adjointe. Le collège travaille évidemment aussi en partenariat avec Adoma, qui gère le centre de demandeurs d'asile de Ferrette, et l'association « Voisins d'ailleurs ».

Au-delà de la stricte intégration dans le cursus scolaire de ces élèves allophones, l'établissement se pose aussi la question du type d'accompagnement qu'il pourrait proposer à ceux qui ont vécu de lourds traumatismes.
Un dispositif à pérenniser...

En tout cas, Michel Millet espère la pérennisation du dispositif sur la durée « pour ne pas construire sur du sable » et souligne l'aide apportée par Pauline Dietrich, chargée de mission du centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs (CASNAV).

C'est aussi l'occasion au collège de développer la question des migrations, qui est d'ailleurs au programme des classes de quatrième « et au-delà encore, de faire connaître et respecter ces élèves allophones, leur acceptation et leur intégration dans le cadre du parcours citoyen ». Une conférence est ainsi organisée le 27 septembre prochain pour les 4e dans la journée ainsi qu'en soirée, ouverte à tous les publics. Elle est intitulée « Les mobilités humaines, un monde de migrants » et sera animée par Pierre Freyburger, Eric Chabauty et Luc Georges, auteurs des ouvrages 7 jours à Calais et La dérive des continents, des enquêtes sur la situation des migrants dans la ville de Calais et sur la politique migratoire de l'Union européenne.
Noëlle BLIND-GANDER Vendredi 27 septembre, conférence tout public sur « Les mobilités humaines, un monde de migrants », à 18 h, au collège de Ferrette, 2 rue Alphonse-Jenn. Entrée libre, sur inscription. Courriel : 0680014w@ac-strasbourg.fr Tél. 03 89 08 23 30.

Vendredi 27 septembre, conférence tout public sur « Les mobilités humaines, un monde de migrants », à 18 h, au collège de Ferrette, 2 rue Alphonse-Jenn. Entrée libre, sur inscription. Courriel : 0680014w@ac-strasbourg.fr Tél. 03 89 08 23 30.

 
 

 

collège de Ferrette : Un pôle voué à la prise d'autonomie

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:45:49

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collège de Ferrette : Un pôle voué à la prise d'autonomie

 
Un espace de lecture de bandes dessinées en en cours d'installation au collège de Ferrette.
Le collège de Ferrette crée en ce premier semestre, au rez-de-chaussée du bâtiment, un « lieu d'art et de culture » (LAC), une salle spécifiquement aménagée pour accueillir des expositions et des animations. « Je mettrais plutôt le mot culture au pluriel, car il y a la culture artistique mais aussi scientifique, historique... Pour l'instant, c'est une ancienne grande salle de classe vide dans laquelle ont été installées des cimaises et qui est appelée à être meublée et modulée en fonction des projets qui vont se monter. Un collectif d'enseignants a vocation à faire vivre ce LAC », explique Michel Millet.

Cette salle fait partie d'un nouveau pôle de salles regroupées dans le même secteur que les élèves sont invités à s'approprier. Il y a une salle d'études en accès libre pour y faire son travail personnel, une salle « devoirs faits » avec la présence d'un adulte, le LAC, et dans le hall, la création d'un espace de lecture de bandes dessinées. « Les élèves sont au collège du matin au soir, il n'y a plus de clubs qui fonctionnent à la pause méridienne comme par le passé. Ces salles doivent favoriser une « autonomie encadrée », l'idée est d'arriver dans les deux ans à venir à créer un foyer pour les élèves », souligne le principal. Par ailleurs, les élèves ont également accès au CDI et à la salle de permanence.
Les autres nouveautés

- Ayant répondu à un appel à projets du Conseil départemental, le collège de Ferrette a été doté à la rentrée de 64 tablettes numériques (soit utilisables en même temps par deux classes). Elles permettront de travailler dans certaines disciplines avec des ressources numériques.

- Le collège, dans son nouveau projet d'établissement en cours d'élaboration, souhaite obtenir en juin prochain le label E3D (Établissement en Démarche globale de Développement Durable). En projet, plantation d'un « carré pour la biodiversité », renforcement du tri à la restauration scolaire, réflexion sur le transport pour venir au collège...

- En prévision pour cet automne-hiver, le raccordement au réseau gaz de la chaudière de l'établissement, financé par le Conseil départemental. Actuellement, le collège se chauffe au fuel et au propane. L'été prochain, des travaux pour lutter contre les infiltrations d'eau sur le toit sont aussi à mener.
N.B.-G.

 

 
 

 

Ferrette Un pôle voué à la prise d'autonomie

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:11:34

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Ferrette Un pôle voué à la prise d'autonomie
 

 
Un espace de lecture de bandes dessinées est en cours d'installation au collège de Ferrette. Photo DNA /Noëlle BLIND-GANDER
Le collège de Ferrette crée en ce premier semestre, au rez-de-chaussée du bâtiment, un « lieu d'art et de culture » (Lac), une salle spécifiquement aménagée pour accueillir des expositions et des animations. « Je mettrais plutôt le mot culture au pluriel, car il y a la culture artistique mais aussi scientifique, historique... Pour l'instant, c'est une ancienne grande salle de classe vide dans laquelle ont été installées des cimaises et qui va être appelée à être meublée et modulée en fonction des projets qui vont se monter. Un collectif d'enseignants a vocation à faire vivre ce Lac », explique Michel Millet.

Cette salle fait partie d'un nouveau pôle de salles regroupées dans le même secteur que les élèves sont invités à s'approprier. Il y a une salle d'études en accès libre pour y faire son travail personnel, une salle « devoirs faits » avec la présence d'un adulte, le Lac, et dans le hall, la création d'un espace de lecture de bandes dessinées. « Les élèves sont au collège du matin au soir, il n'y a plus de clubs qui fonctionnent à la pause méridienne comme par le passé. Ces salles doivent favoriser une « autonomie encadrée », l'idée est d'arriver dans les deux ans à venir à créer un foyer pour les élèves », souligne le principal. Par ailleurs, les élèves ont également accès au CDI et à la salle de permanence.

- Ayant répondu à un appel à projets du conseil départemental, le collège de Ferrette a été doté à la rentrée de 64 tablettes numériques (soit utilisables en même temps par deux classes). Elles permettront de travailler dans certaines disciplines avec des ressources numériques.

- Le collège, dans son nouveau projet d'établissement en cours d'élaboration, souhaite obtenir en juin prochain le label E3D (Établissement en démarche globale de développement durable). En projet, plantation d'un « carré pour la biodiversité », renforcement du tri à la restauration scolaire, réflexion sur le transport pour venir au collège...

- En prévision pour cet automne-hiver, le raccordement au réseau gaz de la chaudière de l'établissement, financé par le conseil départemental. Actuellement, le collège se chauffe au fuel et au propane. L'été prochain, des travaux pour lutter contre les infiltrations d'eau sur le toit sont aussi à mener.
N.B.-G.

 

 
 

Huningue Collège « L'année du renouveau »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:13:26

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Huningue Collège  « L'année du renouveau »
 

 
des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

Des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

Ils étaient 798 en juin dernier. Lors de cette dernière rentrée, 745 collégiens, soit 29 classes dont 4 Segpa (sections d'enseignement général et professionnel adapté), ont rejoint le Nerval. Cette baisse des effectifs résulte de la mise en place de la nouvelle carte scolaire qui a conduit l'établissement à la suppression de deux classes de sixième et à la création d'une quatrième. Alors qu'elle entame sa cinquième année scolaire aux commandes du Nerval, la principale Catherine Albouy-Barland se dit « attachée à ce territoire, toujours porteur de possibles » et ravie de retrouver des équipes volontaires et dynamiques.

Cette année, elle est entourée de trois nouveaux adjoints : à la gestion, Virginie Balfournier, en charge des classes Segpa, Naïma Boujelad, et à son premier poste de principal-adjoint, Laurent Thierry. Cette équipe de direction est accompagnée, un jour par semaine, d'une psychologue de l'Education nationale, Lucille Dorizon ; tandis que Naïma Tebib conserve son poste de conseillère principale à la tête d'une équipe de cinq assistants d'éducation. Tout un petit monde amené à travailler avec 55 enseignants, dont une grande partie est déjà impliquée dans l'établissement depuis des années.
Des problèmes de recrutement

Pour autant, la rentrée n'a pas été de tout repos comme le précise la principale : « nous avons abordé la fin du mois d'août sans secrétariat de direction et, dix jours après la rentrée, il nous manque toujours des enseignants pour assurer 8 heures d'allemand, 9 heures d'anglais et 16 heures de mathématiques bilingues ». Doté d'une filière bilingue « très importante », le Nerval accompagne 40 élèves par niveau. « Je tiens à cette filière, confirme Catherine Albouy-Barland, mais il est important de pouvoir assurer la formation des enseignants ainsi que la continuité du parcours proposé à nos collégiens. » Pour l'heure, l'enseignement de l'histoire-géographie en allemand semble assuré, contrairement à celui des mathématiques pour lequel la principale « espère trouver des solutions... on s'y active ».

En marge de ces problèmes de recrutement récurrents, le collège s'est refait une santé. La principale souligne « une belle collaboration avec le conseil départemental ». Elle constate : « quel plaisir d'entendre à la rentrée les élèves, contents de découvrir un collège aux façades repeintes ». Durant cet été, l'ensemble des équipements de la cuisine et l'espace du self-service ont été remis à neuf. Ce qui facilite aujourd'hui le travail des agents et permet aussi de fluidifier les passages des élèves au service de restauration. Toujours dans le cadre des travaux, la centrale de sécurité incendie a été remise aux normes tandis que le collège a pris à sa charge le local des casiers réservés aux élèves et le rafraîchissement des peintures des murs intérieurs de l'établissement.

Des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL
Des chefs de renom viendront au collège

Des conditions matérielles très engageantes quant à la reprise des projets lancés l'an passé, voire, à la mise en oeuvre de nouveaux partenariats sportifs, culturels, professionnels. Ainsi seront reconduits, en juin, les compétitions de foot réunissant, sur une journée au Nerval, des collégiens français, suisses et allemands. « Cette année, nous allons élargir cette opération à des équipes mixtes », précise la principale. L'an passé, huit élèves de troisième ont effectué leur stage de découvertes en Suisse : « ils seront seize cette année, en Suisse ou en Allemagne, bilingues ou pas ». Mais Catherine Albouy-Barland va plus loin quand elle envisage d'ouvrir ces stages, « sur un jour ou deux », à des élèves de Segpa. Très probant aussi, le parcours d'excellence « a fait naître des vocations notamment autour des métiers du numérique ». Le collège, toujours éligible, emmènera en octobre 25 jeunes filles sur le thème de la féminisation du secteur de l'énergie.

Et les projets se succèdent à la faveur de nouveaux partenariats. Ce sera le cas à Saint-Louis avec la Fondation Fernet-Branca. « Nous sortons de notre territoire pur et dur avec deux projets, l'un autour du goût dans l'art, et l'autre dédié à la formation de nos élèves qui deviendront des ambassadeurs de la fondation. » À partir du mois de janvier, des chefs de renom viendront au collège pour travailler avec les élèves. Ce projet « très ambitieux », mené en partenariat avec le directeur de la fondation, Pierre-Jean Sugier, fera l'objet d'une restitution au musée ludovicien. « La culture reste l'ADN de notre collège, relance la principale, je crois en cette élévation pour nos élèves [...] il faut les titiller, les entraîner vers des chemins nouveaux. »

Elle témoigne de la réceptivité des collégiens à l'enseignement par projet. Cette année, les cinquièmes se frotteront au thème de l'eau dans l'art avec notamment les acteurs de la Petite Camargue alsacienne ; des professeurs d'arts plastiques travailleront autour des matériaux recyclés. Et puis, et puis... le Nerval aurait bien besoin d'ouvrir une classe allophone pour les collégiens de plus en plus nombreux à ne pas parler le français dans leur famille. Et « pourquoi pas de sections sportives ? », car les filières d'excellence peuvent passer par le sport ou une langue vivante. La principale revient sur les quatre clés du projet d'établissement : « ambition, exigence, excellence et bienveillance ». Quatre priorités qu'elle aborde en confiance avec ses professeurs en rappelant que « l'excellence, c'est d'abord d'être épanoui, curieux, appétant... à nous de les amener vers le bien-être et le plaisir ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Collège Gérard-de-Nerval : « l'année du renouveau »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:46:17

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Huningue/Village-Neuf Enseignement
Collège Gérard-de-Nerval : « l'année du renouveau »
Avec un effectif d'élèves en baisse, le collège Gérard-de-Nerval « devrait pouvoir souffler » relève la principale Catherine Albouy-Barland. À la tête d'une nouvelle équipe de direction, après une rentrée « un peu compliquée », elle établit une feuille de route basée sur la confiance réciproque.
 

 
La principale, Catherine Albouy-Barland (au centre) et sa "garde rapprochée" : la gestionnaire, Virginie Balfournier, l'adjointe chargée des classes SEGPA, Naïma Boujelad, le principal-adjoint, Laurent Thierry, et la conseillère pédagogique d'éducation, Nadia Tebib (de gauche à droite).
Ils étaient 798 en juin dernier. Lors de cette dernière rentrée, 745 collégiens, soit 29 classes dont 4 SEGPA (sections d'enseignement général et professionnel adapté), ont rejoint le Nerval. Cette baisse des effectifs résulte de la mise en place de la nouvelle carte scolaire qui a conduit l'établissement à la suppression de deux classes de sixième et à la création d'une quatrième. Alors qu'elle entame sa cinquième année scolaire aux commandes du Nerval, la principale Catherine Albouy-Barland se dit « attachée à ce territoire, toujours porteur de possibles » et ravie de retrouver des équipes volontaires et dynamiques.

Cette année, elle est entourée de trois nouveaux adjoints : à la gestion, Virginie Balfournier, en charge des classes SEGPA, Naïma Boujelad, et à son premier poste de principal-adjoint, Laurent Thierry. Cette équipe de direction est accompagnée, un jour par semaine, d'une psychologue de l'Education nationale, Lucille Dorizon ; tandis que Naïma Tebib conserve son poste de conseillère principale à la tête d'une équipe de cinq assistants d'éducation. Tout un petit monde amené à travailler avec 55 enseignants, dont une grande partie est déjà impliquée dans l'établissement depuis des années.
Des problèmes de recrutement

Pour autant, la rentrée n'a pas été de tout repos comme le précise la principale : « nous avons abordé la fin du mois d'août sans secrétariat de direction et, dix jours après la rentrée, il nous manque toujours des enseignants pour assurer 8 heures d'allemand, 9 heures d'anglais et 16 heures de mathématiques bilingues ». Doté d'une filière bilingue « très importante », le Nerval accompagne 40 élèves par niveaux. « Je tiens à cette filière, confirme Catherine Albouy-Barland, mais il est important de pouvoir assurer la formation des enseignants ainsi que la continuité du parcours proposé à nos collégiens. » Pour l'heure, l'enseignement de l'histoire-géographie en allemand semble assuré, contrairement à celui des mathématiques pour lequel la principale « espère trouver des solutions... on s'y active ».

En marge de ces problèmes de recrutement récurrents, le collège s'est refait une santé. La principale souligne « une belle collaboration avec le conseil départemental ». Elle constate : « uel plaisir d'entendre à la rentrée les élèves, contents de découvrir un collège aux façades repeintes ». Durant cet été, l'ensemble des équipements de la cuisine et l'espace du self-service ont été remis à neuf. Ce qui facilite aujourd'hui le travail des agents et permet aussi de fluidifier les passages des élèves au service de restauration. Toujours dans le cadre des travaux, la centrale de sécurité incendie a été remise aux normes tandis que le collège a pris à sa charge le local des casiers réservés aux élèves et le rafraîchissement des peintures des murs intérieurs de l'établissement.

Des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL
Des chefs de renom viendront au collège

Des conditions matérielles très engageantes quant à la reprise des projets lancés l'an passé, voire, à la mise en oeuvre de nouveaux partenariats sportifs, culturels, professionnels. Ainsi seront reconduits, en juin, les compétitions de foot réunissant, sur une journée au Nerval, des collégiens français, suisses et allemands. « Cette année, nous allons élargir cette opération à des équipes mixtes », précise la principale. L'an passé, huit élèves de troisième ont effectué leur stage de découvertes en Suisse : « ils seront seize cette année, en Suisse ou en Allemagne, bilingues ou pas ». Mais Catherine Albouy-Barland va plus loin quand elle envisage d'ouvrir ces stages, « sur un jour ou deux », à des élèves de Segpa. Très probant aussi, le parcours d'excellence « a fait naître des vocations notamment autour des métiers du numérique ». Le collège, toujours éligible, emmènera en octobre 25 jeunes filles sur le thème de la féminisation du secteur de l'énergie.

Et les projets se succèdent à la faveur de nouveaux partenariats. Ce sera le cas à Saint-Louis avec la Fondation Fernet-Branca. « Nous sortons de notre territoire pur et dur avec deux projets, l'un autour du goût dans l'art, et l'autre dédié à la formation de nos élèves qui deviendront des ambassadeurs de la fondation. » À partir du mois de janvier, des chefs de renom viendront au collège pour travailler avec les élèves. Ce projet « très ambitieux », mené en partenariat avec le directeur de la fondation, Pierre-Jean Sugier, fera l'objet d'une restitution au musée ludovicien. « La culture reste l'ADN de notre collège, relance la principale, je crois en cette élévation pour nos élèves [...] il faut les titiller, les entraîner vers des chemins nouveaux. »

Elle témoigne de la réceptivité des collégiens à l'enseignement par projet. Cette année, les cinquièmes se frotteront au thème de l'eau dans l'art avec notamment les acteurs de la Petite Camargue alsacienne ; des professeurs d'arts plastiques travailleront autour des matériaux recyclés. Et puis, et puis... le Nerval aurait bien besoin d'ouvrir une classe allophone pour les collégiens de plus en plus nombreux à ne pas parler le français dans leur famille. Et « pourquoi pas de sections sportives ? », car les filières d'excellence peuvent passer par le sport ou une langue vivante. La principale revient sur les quatre clés du projet d'établissement : « ambition, exigence, excellence et bienveillance ». Quatre priorités qu'elle aborde en confiance avec ses professeurs en rappelant que « l'excellence, c'est d'abord d'être épanoui, curieux, appétant... à nous de les amener vers le bien-être et le plaisir ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Jebsheim Au conseil municipal Foot: les travaux validés

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:46:48

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Jebsheim  Au conseil municipal
Jebsheim Au conseil municipal Foot: les travaux validés
Réunis autour de Jean-Claude Kloepfer, maire, le jeudi 29 août, les conseillers municipaux de Jebsheim ont délibéré sur divers points, donc voici l'essentiel.

 
Travaux de rénovation et d'extension du terrain d'entraînement de football
Le comité du Football Réuni Jebsheim Muntzenheim sollicite le conseil pour obtenir l'autorisation de réaliser des travaux de rénovation et d'extension de leur terrain d'entraînement.

Ces travaux consistent en un agrandissement. Le club a réalisé un piquetage afin que l'on puisse voir sur place l'emprise du projet.

Au final ce terrain aurait comme surface 65m de longueur sur 56m de largeur. Pour ce faire, il est nécessaire d'abattre quatre arbres du bosquet. Afin d'harmoniser le tout, le triangle s'étendant du terrain au canal serait réengazonné.

L'ensemble de ces travaux seraient entrepris par le club, à ses frais.

Il est rappelé que ce terrain a été acquis par la commune.

Le conseil approuve l'extension du terrain telle qu'elle est présentée, il est précisé que la commune ne prendra pas en charge les frais liés à ces travaux et les annexes du terrain devront être remises en état et débarrassées de tout résiduel de chantier.

Le club devra communiquer le démarrage des travaux et un planning du chantier à la mairie.
Divers

Le bilan de l'atelier tablette numérique pour séniors est très positif, avec dix séances d'initiation organisées entre mai et juillet par SOS Futur, soutenu par le conseil départemental.

Ces séances étaient gratuites. L'objectif était de permettre aux participants d'apprendre à utiliser une tablette afin de pouvoir communiquer avec leurs proches, aller sur internet... Dix personnes ont suivi assidûment ces séances, 80 % des participants ont été très satisfaits et 20 % plutôt satisfaits.

Au vu des résultats et du souhait des stagiaires, l'organisateur va être sollicité pour qu'un atelier de perfectionnement soit organisé.

On s'interroge sur la pertinence de maintenir le concours des maisons fleuries en période de sécheresse. Cela n'incite pas les personnes à réduire la consommation de l'eau.

Des nuisances à la sortie du village vers Ostheim sont signalées, le maire ira voir sur place.

 

 
 

 

Kaysersberg Médiathèque : les abords bientôt rénovés

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:39:26

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Kaysersberg Médiathèque : les abords bientôt rénovés
 

 
Avant-projet des abords de la médiathèque de Kaysersberg. Cabinet de paysage LAP'S
Après la désignation d'Elisabeth Bildstein en qualité de secrétaire de séance et l'approbation unanime du procès-verbal de la dernière séance, Evelyne Meyer, maire déléguée de Kaysersberg a fait le tour d'horizon des réunions et manifestations des deux derniers mois. À ce sujet, après une réunion avec la direction départementale des finances publiques pour la présentation du nouveau réseau de proximité, le maire a confirmé que Kaysersberg Vignoble garde la trésorerie avec une augmentation du nombre d'agents.
Réaménagement du parc de la médiathèque

Le premier projet inscrit dans la stratégie de redynamisation est le réaménagement du parc de la médiathèque. Le cabinet de paysage LAP'S a été missionné par la ville pour réfléchir sur ce projet avec le groupe de travail mis en place. Ce lundi soir, Félicien du cabinet LAP'S a présenté l'avant-projet dont l'objectif est de créer un lieu de culture rayonnant, accueillant et ouvert sur la ville. Il a présenté ce parc où le hêtre pleureur est préservé et valorisé, où un perron en granit participe à la visibilité et à l'attractivité de l'espace, où le jardin se subdivise en plusieurs petites scènes avec de nombreuses assises. L'abattement du mur d'enceinte fait craindre à Henri Stoll une accélération de la vitesse dans la rue du 18 décembre et l'avenue Ferrenbach. « Il faudra bien sûr réfléchir à la sécurité « concède Martine Schwartz. Les élus ont approuvé à l'unanimité l'avant-projet présenté ainsi que le plan de financement établi à 470 940 EUR TTC soit 243 687 EUR à charge de Kaysersberg Vignoble.
L'école Bristel transformée en crèche multi accueil

C'est Bernard Carabin, qui présente ce dossier également inscrit dans la stratégie de redynamisation des bourgs centres. En effet, après la fermeture de l'école Bristel, un groupe de travail composé d'élus, de représentants de la CCVK, des salariés de la crèche, de la PMI et de la CAF a réfléchi durant l'été à un programme de transformation de l'école en tenant compte des contraintes réglementaires et de l'amélioration fonctionnelle recherchée. Avec 430 m², la superficie de la crèche sera presque doublée : espaces de vie des bébés, espace de vie des plus grands, locaux techniques, espace restauration et espace de motricité. La cour serait préservée dans son intégralité avec quelques aménagements. Enfin, il est prévu de rénover la toiture et de réaliser des travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique. Sur une estimation totale de 966 240 EUR compte tenu des diverses subventions et de la récupération de la TVA, le restant à charge pour la commune serait de 307 438 EUR.

Pour Henri Stoll, il faudrait prévoir 43 places (actuellement 30 enfants sont accueillis, 33 places proposées après travaux) mais Patricia Bexon, adjointe aux finances, pose le problème des frais de fonctionnement bien plus importants. Projet adopté à l'unanimité, le lancement de l'opération imminent permettrait d'envisager l'ouverture de la nouvelle crèche en janvier ou février 2021.

Dans le même domaine, les élus ont approuvé le renouvellement du Contrat Enfance Jeunesse pour la période 2019-2022.
Textes : Marie-Louise STEIN

 

 
 

wintzenheim Rencontre des « Cerisiers » : Zone économique et dépôt de lindane au programme

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:36:03

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wintzenheim  Rencontre des « Cerisiers »
wintzenheim Rencontre des « Cerisiers » : Zone économique et dépôt de lindane au programme
Les opposants à la création d'une zone d'activités au Tiefenbach à Wintzenheim appellent, samedi, à un rassemblement. Ils évoqueront un autre dossier polémique : le dépôt de lindane.

 
Le projet contesté de la zone d'activités se situe le long de la rue du Tiefenbach à Wintzenheim.
L'été est passé et le collectif regroupant l'association Tiefenbach environnement (ATE), Alsace Nature et les Amis de la confédération paysanne ne lâche rien. Il invite les gens qui le souhaitent à une 2e rencontre dite des Cerisiers (la première a eu lieu en mars), ce samedi rue du Tiefenbach, quelque 150 mètres après le rond-point de la Croix-Blanche. Les membres du collectif aborderont plusieurs points dont celui concernant la création d'une zone d'activités le long de la rue du Tiefenbach.

La municipalité a accepté de modifier son projet initial qui prévoyait, dans son nouveau plan local d'urbanisme (PLU), 22 ha de surface à urbaniser. Elle a décidé de maintenir une surface de 6,6 ha en zone économique et d'inscrire les 14,8 autres hectares en réserve foncière.
Deux recours

Pas suffisant a répondu le collectif malgré les « gages écologiques » de la mairie qui concevra cette future zone d'activités en tenant compte de nombreuses prescriptions environnementales (récupération et stockage des eaux de pluie, production d'énergie renouvelable, parkings végétalisés, stationnement mutualisé...).

Du coup, ATE a décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif, souhaitant ainsi l'annulation du vote entérinant la révision du PLU. De son côté, Alsace Nature a préféré, dans un premier temps, tendre la main à Serge Nicole et à son équipe. « Nous avons envoyé un recours gracieux en mairie le 21 août », confirme son président Daniel Reininger. « Même si le document est conforme au SCoT [schéma de cohérence territoriale], nous estimons que le PLU est excessif en matière de consommation foncière ».
Dépôt de lindane : l'inquiétude des riverains

Le rendez-vous des Cerisiers sera également l'occasion pour les personnes présentes d'aborder un autre dossier extrêmement délicat : celui du dépôt de résidus de lindane, sur le ban de Wintzenheim, dans un pré situé à proximité du village alsacien de Colmar. Le collectif a toujours indiqué que son combat ne se limiterait pas au projet de zone économique rue du Tiefenbach.

C'est durant les années 60 et 70 que l'entreprise Produits chimiques Ugine-Kulmann (PCUK) a déchargé en vrac et en fûts du lindane, un insecticide, sur trois sites alsaciens dont celui de Wintzenheim. L'usine a cessé son activité en 1974 et a été mise en liquidation judiciaire. L'État, à l'époque actionnaire majoritaire, a, à la fin des années 2010, pris en charge des travaux de confinement de ce dépôt. Une couverture en polyéthylène a été posée afin d'éviter toute infiltration d'eau de pluie, bloquant ainsi la contamination de la nappe phréatique déjà fortement polluée au droit du dépôt.

Depuis ces travaux, l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) réalise régulièrement des mesures de la qualité des eaux souterraines.

Les riverains de la zone s'inquiètent de la pollution de la nappe phréatique qui, selon eux, s'étend. Ils indiquent notamment qu'un arrêté préfectoral datant de juin 2015 restreint l'usage des eaux souterraines dans un vaste périmètre, dans l'ouest colmarien.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Wintzenheim Zone économique et dépôt de lindane au programme

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:36:48

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Wintzenheim Zone économique et dépôt

de lindane au programme
 

 
Le projet contesté de la zone d'activités se situe le long de la rue du Tiefenbach à Wintzenheim. Archives Hervé KIELWASSER

L'été est passé et le collectif regroupant l'association Tiefenbach environnement (ATE), Alsace Nature et les Amis de la confédération paysanne ne lâche rien. Il invite les gens qui le souhaitent à une deuxième rencontre dite des Cerisiers (la première a eu lieu en mars), ce samedi 14 septembre rue du Tiefenbach, quelque 150 mètres après le rond-point de la Croix-Blanche. Les membres du collectif aborderont plusieurs points dont celui concernant la création d'une zone d'activités le long de la rue du Tiefenbach.

La municipalité a accepté de modifier son projet initial qui prévoyait, dans son nouveau plan local d'urbanisme (PLU), 22 hectares de surface à urbaniser. Elle a décidé de maintenir une surface de 6,6 hectares en zone économique, et d'inscrire les 14,8 autres hectares en réserve foncière.
Deux recours

« Pas suffisant » a répondu le collectif, malgré les « gages écologiques » de la mairie qui concevra cette future zone d'activités en tenant compte de nombreuses prescriptions environnementales (récupération et stockage des eaux de pluie, production d'énergie renouvelable, parkings végétalisés, stationnement mutualisé...).

Du coup, ATE a décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif, souhaitant ainsi l'annulation du vote entérinant la révision du PLU. De son côté, Alsace Nature a préféré, dans un premier temps, tendre la main à Serge Nicole et à son équipe. « Nous avons envoyé un recours gracieux en mairie le 21 août », confirme son président, Daniel Reininger. « Même si le document est conforme au SCoT [schéma de cohérence territoriale], nous estimons que le PLU est excessif en matière de consommation foncière ».
Dépôt de lindane : l'inquiétude des riverains

Le rendez-vous des Cerisiers sera également l'occasion pour les personnes présentes d'aborder un autre dossier extrêmement délicat : celui du dépôt de résidus de lindane, sur le ban de Wintzenheim, dans un pré situé à proximité du village alsacien de Colmar. Le collectif a toujours indiqué que son combat ne se limiterait pas au projet de zone économique rue du Tiefenbach.

C'est durant les années 1960 et 1970 que l'entreprise Produits chimiques Ugine-Kulmann (PCUK) a déchargé en vrac et en fûts du lindane, un insecticide, sur trois sites alsaciens dont celui de Wintzenheim. L'usine a cessé son activité en 1974 et a été mise en liquidation judiciaire. L'État, à l'époque actionnaire majoritaire, a, à la fin des années 2010, pris en charge des travaux de confinement de ce dépôt. Une couverture en polyéthylène a été posée afin d'éviter toute infiltration d'eau de pluie, bloquant ainsi la contamination de la nappe phréatique déjà fortement polluée au droit du dépôt.

Depuis ces travaux, l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) réalise régulièrement des mesures de la qualité des eaux souterraines.

Les riverains de la zone s'inquiètent de la pollution de la nappe phréatique qui, selon eux, « s'étend ». Ils indiquent notamment qu'un arrêté préfectoral datant de juin 2015 restreint l'usage des eaux souterraines dans un vaste périmètre, dans l'ouest colmarien.
Nicolas Roquejeoffre

 

 
 

Kaysersberg Vignoble Conseil municipal Médiathèque : les abords bientôt rénovés

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:34:24

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Kaysersberg Vignoble Conseil municipal
Kaysersberg Vignoble Conseil municipal Médiathèque : les abords bientôt rénovés
Le conseil municipal de Kaysersberg s'est réuni ce lundi soir sous la présidence de Pascal Lohr, maire de Kaysersberg Vignoble. Plusieurs réaménagements ont été à l'ordre du jour.

 
L'avant-projet des abords de la médiathèque de Kaysersberg.
Evelyne Meyer, maire déléguée de Kaysersberg, a fait le tour d'horizon des réunions et manifestations des deux derniers mois. À ce sujet, après une réunion avec la direction départementale des finances publiques pour la présentation du nouveau réseau de proximité, le maire a confirmé que Kaysersberg Vignoble garderait la trésorerie, avec une augmentation du nombre d'agents.
Réaménagement du parc de la médiathèque

Le premier projet inscrit dans la stratégie de redynamisation est le réaménagement du parc de la médiathèque. Le cabinet de paysage LAP'S a été missionné par la ville pour réfléchir sur ce projet avec le groupe de travail mis en place. Ce lundi soir, Félicien, du cabinet LAP'S, a présenté l'avant-projet dont l'objectif est de créer un lieu de culture rayonnant, accueillant et ouvert sur la ville.

Il a présenté ce parc où le hêtre pleureur est préservé et valorisé, où un perron en granit participe à la visibilité et à l'attractivité de l'espace, où le jardin se subdivise en plusieurs petites scènes avec de nombreuses assises.

L'abattement du mur d'enceinte fait craindre à Henri Stoll une accélération de la vitesse dans la rue du 18 décembre et l'avenue Ferrenbach. « Il faudra bien sûr réfléchir à la sécurité », concède Martine Schwartz. Les élus ont approuvé à l'unanimité l'avant-projet présenté ainsi que le plan de financement établi à 470 940 EUR TTC soit 243 687 EUR à charge de Kaysersberg Vignoble.
L'école Bristel transformée en crèche multi-accueil

C'est Bernard Carabin, qui présente ce dossier également inscrit dans la stratégie de redynamisation des bourgs centres. En effet, après la fermeture de l'école Bristel, un groupe de travail composé d'élus, de représentants de la CCVK, des salariés de la crèche, de la PMI et de la CAF a réfléchi durant l'été à un programme de transformation de l'école, en tenant compte des contraintes réglementaires et de l'amélioration fonctionnelle recherchée. Avec 430 m², la superficie de la crèche sera presque doublée : espaces de vie des bébés, espace de vie des plus grands, locaux techniques, espace restauration et espace de motricité. La cour serait préservée dans son intégralité avec quelques aménagements. Enfin, il est prévu de rénover la toiture et de réaliser des travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique.

Sur une estimation totale de 966 240 EUR compte tenu des diverses subventions et de la récupération de la TVA, le restant à charge pour la commune serait de 307 438 EUR.

Pour Henri Stoll, il faudrait prévoir 43 places (actuellement 30 enfants sont accueillis, 33 places proposées après travaux) mais Patricia Bexon, adjointe aux finances, pose le problème des frais de fonctionnement bien plus importants. Projet adopté à l'unanimité, le lancement de l'opération imminente permettrait d'envisager l'ouverture de la nouvelle crèche en janvier ou février 2021.

Dans le même domaine, les élus ont approuvé le renouvellement du Contrat Enfance Jeunesse pour la période 2019-2022.
Marie-Louise STEIN

 

 
 

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Furieux, Henri Stoll quitte la séance
 

 
Par procédure introduite en 2015, la commune de Kaysersberg a assigné les consorts Hurstel-Ancel et Perrin, propriétaires d'une parcelle de 15 ares 79, afin qu'ils soient contraints à supprimer toutes constructions ou installations édifiées par leurs soins sur l'emprise de la parcelle communale.

En janvier 2017, le tribunal de grande instance a fait droit aux arguments de la défense en considérant que le prescription trentenaire était acquise aux trois propriétaires, établissant ainsi une indivision entre eux. Afin de sortir de cette indivision, les propriétaires riverains et la commune ont convenu par convention de faire appel à un géomètre afin de procéder à un arpentage et de répartir le terrain. Ils ont également proposé de rétrocéder à la commune à titre gratuite une parcelle donnant accès à la Weiss.

L'évocation de ce dossier a fait crier Henri Stoll au scandale : « vous avez délibérément laissé passer la date pour l'appel et fait en sorte que les habitants soient dépossédés de ce terrain ».

Réponse du maire : « vous étiez maire et vous n'avez rien fait, je n'accepte pas ces accusations ». Robert Schelcher a précisé que rien de permettait d'interjeter en appel.

Furieux, Henri Stoll a quitté la séance et n'a donc pas participé au vote. C'est donc avec quatre voix contre que la proposition de cession à titre gratuit a été approuvée.

 

 
 

 

Saint-Louis Une circulation plus fluide et apaisée

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:20:35

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Saint-Louis Une circulation plus fluide et apaisée
 

 

Le chantier de réaménagement du carrefour central a duré six semaines et a coûté 300 000 euros à la Ville de Saint-Louis. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le carrefour central de Saint-Louis, c'est 2200 voitures/heure aux heures de pointe. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le nouvel aménagement fait la part belle aux modes de transport doux, notamment les vélos : 410 mètres linéaires de nouvelles bandes cyclables sécurisées ont été aménagés. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le réaménagement du carrefour central a permis la création de passages piétons avec îlot central sécurisé. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le carrefour central de Saint-Louis a été réaménagé pour apporter plus de fluidité, plus de confort et plus de sécurité aux usagers. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le service des espaces verts sera chargé de fleurir les îlots pour piétons. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Ceci n'est plus un passage piéton : au sortir du parking souterrain de la Croisée des Lys, il a été supprimé. Restent pour l'heure les deux bandes d'enrobé clair qui peuvent prêter à confusion. Un souci qui doit être réglé prochainement. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Il existe des aires de livraison rue de Mulhouse, rue de Huningue ou rue du Général-de-Gaulle - ce qui n'empêche pas certains livreurs de se garer sur les arrêts de bus... Conséquence : une paralysie temporaire du trafic. La verbalisation guette ! Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Les travaux du carrefour central, à Saint-Louis, sont peu ou prou terminés, après six semaines de chantier cet été, comme l'ont constaté le maire Jean-Marie Zoellé, son adjoint Bernard Schmitter et leurs équipes, mardi après-midi. « Ce carrefour n'avait pas bougé depuis vingt ans alors que le trafic a explosé. Nous sommes aujourd'hui à 2200 voitures par heure aux heures de pointe », rappelle Jean-Marie Zoellé.

Or le nouvel aménagement, avec simplement deux phases avec des cycles de 60 secondes, là où il y en avait quatre de 90 secondes, a permis de fluidifier le trafic. Il permet « d'offrir plus de sécurité et de confort aux usagers ». Aux automobilistes, aux piétons avec les nouveaux îlots sécurisés, dont la résine gravillonnée de couleur saumon doit signaler « une circulation apaisée », aux cyclistes enfin. Les tests effectués durant une année ont donc porté leurs fruits.
Cyclistes et piétons protégés

Le nouvel aménagement du carrefour, dont le chantier a coûté 300 000 EUR, est aussi calibré pour absorber les nouveaux habitants (les quelque 400 de la Zac Concorde par exemple) et le trafic à venir pour les prochaines années.

Par ailleurs, toujours dans une démarche environnementale, l'ensemble du carrefour est équipé de Led : les feux, mais aussi l'éclairage public. Notons que, pour les rues De-Gaulle, de Huningue et de Mulhouse, il existe des parkings pour les livreurs.

Quatre cent dix mètres linéaires de nouvelles bandes cyclables sécurisées ont été créés. Reste celle à aménager rue de Huningue. Cela permettra aux cyclistes qui le souhaitent de se rendre au centre-ville. « Nous préférons voir les usagers du centre-ville à vélo qu'en voiture », note Bernard Schmitter. Et Jean-Marie Zoellé de renchérir : « Il y a le tram, les TER, les bus, les vélos : les modes de transport doux permettent de vivre la ville. »
Un itinéraire cyclable de transit

Et les habitants du centre ont tout ce qu'il faut pour le quotidien, à quelques centaines de mètres du carrefour. Le maire énumère : « Supermarché, marché, pharmacie, poste, école, cinéma, théâtre... » Cela permettra aux familles qui le souhaitent d'avoir une seule voiture. « Les choses changent. On se rend déjà compte que les plus jeunes évoluent. »

Pour le transit, un itinéraire cyclable est en construction par ailleurs : il mènera à terme les vélos de la RD105 à la rue du Docteur-Hurst via la gare, la rue de la Marne et la rue de la Concorde. Une grande partie a déjà été réalisée. Reste, surtout, le passage de l'avenue De-Gaulle - cela viendra après les principaux travaux de la Zac Concorde. Entre 2016 et 2020, ce sont trois kilomètres de bandes et pistes sécurisées qui auront été aménagés par la Ville de Saint-Louis.
Textes et photos : Jean-Christophe MEYER

 

 
 

Thannenkirch Travaux sur le réseau d'eau

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:10:50

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Thannenkirch Travaux sur le réseau d'eau
 

 
 
Ces travaux ont été confiés à la société SADE et dureront environ quatre semaines. Ils consistent principalement à installer trois postes de désinfection respectivement au réservoir du Melkerhof, sur le chemin du Lecotte et enfin sur le Schillig en amont du réservoir. La nécessité de mettre en place ces dispositifs fait suite à une demande de l'ARS en raison des quelques observations ponctuelles de présence de bactéries.
La technologie des rayonnements ultraviolets

Le choix des élus s'est porté sur la technologie des rayonnements ultraviolets, possible dans le cas de Thannenkirch, plutôt que sur celle de la chloration, seule autre technique possible. L'eau est simplement soumise aux rayonnements d'une lampe UV, judicieusement positionnée sur le réseau, afin que les bactéries éventuelles soient détruites. L'avantage de ce système est de ne pas modifier les caractéristiques organoleptiques, notamment de goût et d'odeur de l'eau.

Les travaux d'installation des postes de désinfection nécessiteront ponctuellement des coupures d'eau pour des durées assez courtes. Le budget global consacré à la mise en oeuvre de ce dispositif est de 119 000 EUR, subventionné à hauteur de 61 164 EUR par l'agence de l'eau et le conseil départemental du Haut-Rhin. Les habitants de Thannenkirch continueront donc de bénéficier de la qualité de leur eau de source sans aucun risque.

 

 
 

Animation Huningue : Le SlowUp 2019, c'est dimanche prochain

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:14:39

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Animation  Huningue
Animation Huningue : Le SlowUp 2019, c'est dimanche prochain
Découvrir la région à pied, en vélo ou à trottinette... Le parcours du SlowUp Bâle-Trois Pays, ouvert à tous, gratuit, fera une nouvelle fois, dimanche prochain, étape à Huningue et Saint-Louis. Les deux Villes se préparent.

 
Le SlowUp Basel-Trois Pays reste gratuit, mais il sera proposé cette année d'acheter une vignette pour soutenir l'organisation, un peu sur le principe du carnaval de Bâle.
Le concept du SlowUp est né en 2000 en Suisse autour du lac de Morat et connaît un énorme succès depuis. Aujourd'hui, une vingtaine d'événements de ce type sont organisés chaque année rassemblant plus de 400 000 personnes au total. SlowUp signifie « slow down/pleasure up », c'est-à-dire diminuez l'allure et augmentez le plaisir.
Des guinguetteset des ateliers

Le SlowUp Basel-Trois Pays se veut d'abord une découverte de la région. Il a drainé 40 000 participants l'an passé. Trois parcours faciles et plats, de 18, 21 et 31 km totalement fermés à la circulation motorisée et tracés pour l'essentiel le long du Rhin jusqu'à Rheinfelden, sont proposés cette année. Ils sont ouverts de 10 h à 17 h.

Le SlowUp est gratuit pour les participants. Cependant, depuis l'an dernier, afin de contribuer à son financement, une vignette est proposée pour 5 EUR/CHF. Disponibles le jour même ainsi qu'en pré-vente, il s'agit d'autocollants réflecteurs qui contribuent par après à la sécurité dans la circulation.

Si la manifestation est vouée au déplacement doux, à pied, en vélo, en roller, à trottinette, elle se veut également festive. À Huningue, c'est sur la place Abbatucci que battra son coeur, avec notamment les guinguettes-restauration tenues par les commerçants, des démonstrations de trial du Chouet'Bike Club de Village-Neuf et un atelier mécanique.

Au stade de la Frontière à Saint-Louis, les stands restauration seront encadrés par le club de foot et le Rotary, et les participants trouveront également un atelier de réparation (Vélo à la carte), des espaces-jeux pour enfants (animateurs de la ville) ou encore des démonstrations médicales (Protection civile).

À noter que les polices municipale et nationale, ainsi qu'une trentaine d'agents et de bénévoles seront mobilisés pour la sécurité.
P.M SlowUp Basel-Trois Pays 2019, dimanche 15 septembre de 10 h à 17 h. Gratuit (achat volontaire vignette à 5 EUR/CHF). Renseignements : slowup.basel-dreiland.ch

SlowUp Basel-Trois Pays 2019, dimanche 15 septembre de 10 h à 17 h. Gratuit (achat volontaire vignette à 5 EUR/CHF). Renseignements : slowup.basel-dreiland.ch

 
 

 

Risques psychosociaux à Radio France : audience reportée

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:57:20

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Audiovisuel public
Risques psychosociaux à Radio France : audience reportée
 

 
Une dizaine d'animateurs, techniciens et journalistes, représentants du personnel du réseau France Bleu, venus de Strasbourg et Mulhouse mais aussi de Grenoble, Metz et Nancy, étaient présents au tribunal de grande instance de Strasbourg ce mardi après-midi pour une audience en référé sur l'affaire qui les oppose à Radio France.

L'entreprise audiovisuelle publique a assigné le CSE (Comité social et économique, fusion des instances représentatives du personnel) de la partie Est de Radio France, qui regroupe 13 stations France Bleu de l'Est de la France, de Reims à Chambéry. La « Maison ronde » demande que soit annulée une délibération du CSE Est, prise le 22 août, demandant une expertise indépendante sur les risques psychosociaux au sein de l'entreprise. Le CSE Est, comme deux autres CSE qui ont pris la même délibération, argue d'une multiplication des tâches, d'une augmentation de la charge de travail, de difficultés d'organisation croissantes et de cas de harcèlement sexuel et moral relatés dans un article de Télérama en juillet. Radio France considère pour sa part que « cette expertise est injustifiée en l'absence de risque grave », et demande l'annulation de la délibération.

À la demande des deux parties, l'audience a été reportée et aura lieu le 1er octobre.
ACB

 

 
 

 

Mémoire Mulhousienne Journée du patrimoine le dimanche 22 septembre : Des mécaniciens d'exception

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:38:12

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Mémoire Mulhousienne Journée du patrimoine le dimanche 22 septembre
Mémoire Mulhousienne Journée du patrimoine le dimanche 22 septembre : Des mécaniciens d'exception
Difficile pour Mémoire Mulhousienne, qui veut valoriser les sépultures remarquables des cimetières de la ville, de coller au thème « Arts et divertissement » des journées du patrimoine cette année. L'association propose de partir à la découverte des mécaniciens méconnus.

 
La salle des peigneuses Heilmann. Dessin de Barclay, gravure de 1885.
À l'occasion de cette journée du patrimoine, l'association Mémoire Mulhousienne a édité un petit fascicule sur le thème des mécaniciens de la ville, préfacé par Frédéric Guthmann, président du conseil consultatif du Patrimoine mulhousien. Celui-ci y rappelle qu'au XVIIIe siècle, Mulhouse regorgeait de petites manufactures d'indiennes, notamment. L'artisanat était florissant et prospérait.

Josué Heilmann, inventeur de la peigneuse mécanique. Photo DNA /DR

Edouard Beugniot, inventeur d'un système d'articulation d'essieux moteur pour les locomotives de montagne. Photo DNA /DR

Alfred de Glehn a développé la première locomotive Compound. Photo DNA /DR

Aviatik, créé par Spengler et Châtel, fabrique des avions qui remporteront de nombreux records. Photo DNA /DR

Quand la Révolution industrielle démarre, milieu du XVIIIe siècle, la Grande-Bretagne, consciente de son avance technologique, impose la prohibition de la vente de machines et de leurs plans. Les Mulhousiens veulent s'inspirer de ce qui se passe ailleurs, et notamment à Manchester qui est devenu un immense pôle industriel...
Des inventeurs qui dépassent le maître

Ils copient des plans qu'ils introduisent chez eux en fraude grâce à « des techniciens aventuriers ». Même après la levée de la prohibition en 1825, les contrôles restent très stricts, et pour importer ces technologies britanniques, les Alsaciens rivalisent d'ingéniosité. Après le blocus imposé par Napoléon, qui permet au Continent de développer son industrie, à la paix revenue en 1815, les patrons mulhousiens s'entêtent à acquérir le savoir-faire britannique.

Ils font venir des ingénieurs anglais achetés à prix d'or ; ils envoient leurs fils découvrir ces machines à vapeur qui vont tout révolutionner, pour décrypter les secrets de leur fabrication, percer les codes mis en place pour bloquer les machines.

Peu à peu, les Alsaciens vont se former, progresser, développer des techniques importées, les perfectionner, jusqu'à dépasser l'original. Avec des patrons comme André Koechlin, qui passe contrat avec un industriel anglais, permettant la création de la société André Koechlin et Cie, AKC, une usine « clé en main », se développe une industrie mécanique d'envergure dans les domaines stratégiques du filage, tissage, impression, etc.

Un terreau sur lequel d'autres patrons, mais aussi des inventeurs partis de rien ou de pas grand-chose vont pouvoir prospérer. Et Mulhouse connaîtra de nombreux mécaniciens d'exception à qui Mémoire Mulhousienne veut rendre hommage en cette journée du patrimoine. Des personnages méconnus qui méritent qu'on les mette en exergue.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Hommage à Louis Armstrong

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:58:26

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Guebwiller  Dominicains de Haute-Alsace
Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Hommage à Louis Armstrong
Les Dominicains de Haute-Alsace accueillent samedi soir Paul Lay et Eric Le Lann pour un concert hommage à Louis Armstrong. Le public retrouvera des morceaux intemporels et découvrira des compositions originales de ce duo talentueux.

 
Eric Le Lann et Paul Lay rendront hommage à « Satchmo » samedi aux Dominicains.
Durant sa longue carrière, Louis Armstrong a joué et chanté avec les plus importants instrumentistes et chanteurs, parmi lesquels Jimmie Rodgers, Bing Crosby, Duke Ellington, Fats Waller, Fletcher Henderson, Bessie Smith ou encore Ella Fitzgerald.

Paul Lay et Eric Le Lann, qui lui rendront hommage samedi soir dans la nef des Dominicains, sont des musiciens de jazz de tout premier plan qui célèbrent la pureté mélodique des lignes, la justesse rythmique des accents, l'intuition harmonique, le sens de l'écoute et de la complémentarité.

Paul Lay est un pianiste de jazz, compositeur et arrangeur qui, après ses études au CNSM de Paris, a intégré le quintette de Riccardo Del Fra, puis en 2012, Ping Machine, le groupe de Frédéric Maurin. Sur son deuxième album, « Mikado » (2014), il joue en quartet avec le saxophoniste Antonin-Tri Hoang, le contrebassiste Clemens Van Der Feen et son ancien professeur, Dré Pallemaerts. Le disque a obtenu le Grand prix de l'Académie Charles-Cros.

En 2018 est paru « Thanks a million », un duo avec Éric Le Lann en hommage à Louis Armstrong, qui sera la base du concert de ce samedi aux Dominicains.

Né en Bretagne, Éric Le Lann s'est installé en 1977 à Paris, où il a commencé sa carrière de trompettiste professionnel, obtenant en 1979 le premier prix du concours national de jazz de la Défense.

À 11 ans, il est apparu sur scène aux côtés de Bill Coleman, Claude Luter ou encore Stéphane Grappelli, jouant déjà avec une assurance de professionnel. Il s'est produit dès 1980 dans divers groupes de jazz. Il a monté son propre quartet avec André Ceccarelli, Cesarius Alvim et Olivier Hutman en 1982 et a obtenu le prix Django-Reinhardt décerné par l'Académie du jazz.

Il se produit depuis 1998 en duo avec Martial Solal, en quintet avec Archie Shepp ou avec son propre quartet.

Samedi, aux Dominicains, des images d'archives revisitées par Olivier Garouste viendront ponctuer le concert avec la voix inimitable de Louis Armstrong.

Notons qu'à partir de 19 h, le Bistrot vagabond proposera des planchettes apéro aux spectateurs (6 EUR).
JMS Concert aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller, samedi 14 septembre à 20 h 30. Prix des places : 6 à 15 EUR. Réservations sur www.les-dominicains.com

Concert aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller, samedi 14 septembre à 20 h 30. Prix des places : 6 à 15 EUR. Réservations sur www.les-dominicains.com

 
 

 

Guebwiller Concert-lecture du CDMC, samedi : Clara Schumann aux scènes ouvertes

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:47:25

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Guebwiller Concert-lecture du CDMC, samedi
Guebwiller Concert-lecture du CDMC, samedi : Clara Schumann aux scènes ouvertes
Le conseil départemental pour la musique et la culture (CMDC) de Haute-Alsace propose le 14 septembre un concert-lecture autour de la vie et de l'oeuvre de la pianiste et compositrice Clara Schumann, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance.

 
La soprano Élisabeth Nass participera au concert-lecture du CDMC.
Le CDMC (conseil départemental pour la musique et la culture) de Haute-Alsace, installé à Guebwiller, proposera une nouvelle scène ouverte le samedi 14 septembre, en mettant cette fois-ci à l'honneur la vie et l'oeuvre de la pianiste et compositrice Clara Schumann, dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance.

Plusieurs personnes seront sur scène à l'occasion de ce concert-lecture exceptionnel, qui permettra de mieux connaître celle qui fut aussi l'épouse du compositeur Robert Schumann.

La partie lecture sera ainsi assurée par Danièle Mislin, professeur de documentation et créatrice de lectures musicales, qui a notamment effectué des travaux sur la voix et l'interprétation avec des professeurs de chant et des comédiens. Elle est également à l'origine de la création d'un café littéraire.

Le chant, quant à lui, sera assuré par Armela Fortuna et Élisabeth Nass. Titulaire de plusieurs diplômes de chant, d'enseignement ou d'études musicales, Armela Fortuna fait partie de l'ensemble Philippine Classic Trio, qui promeut la culture et la musique philippines en Europe.
Un large panel de la vie,de la musique et de l'amour de la musicienne

Elle chante de la musique de chambre, le répertoire d'oratorio et la musique sacrée, exerce en tant que professeur de chant et anime un atelier choral pour la technique vocale et le travail corporel.

Élisabeth Nass a commencé le piano chez Stéphane Raymond, au conservatoire de Bâle, avant de prendre des cours de chant chez Isabel Hausser, professeur de chant à Bâle et Simone Zaug, professeur de chant à l'école de musique de Saint-Louis.

Elle a intégré durant deux ans le conservatoire Chaville auprès de Patrick Vilet, ancien soliste baryton de l'Opéra. Elle suit aujourd'hui des cours de chant auprès de Luca Martin à Rheinfeld (Suisse), soliste ténor, compositeur et interprète de récital.

Au piano, on retrouvera Élodie Yepmou et Jean-Luc Widmer. Professeur de piano, Élodie Yepmou est passée par le conservatoire supérieur de Genève, et le conservatoire national de région de Lyon. Titulaire de plusieurs médailles d'or, elle est également pianiste accompagnatrice d'élèves et de choeurs à la Forlane, participe à des récitals de piano à Fribourg et en salons privés, à des concerts avec l'orchestre La Follia et avec l'orchestre au conservatoire de Moscou.

Jean-Luc Widmer, pour sa part, a suivi des études de piano dans la classe de Denise Anderhubler au conservatoire de musique de Mulhouse, puis un perfectionnement dans la classe de Jean Boucly. Il a pris des cours avec la pianiste Dany Rouet et accompagne Armela Fortuna en France, en Suisse et aux Philippines. Il est également accompagnateur de lectures musicales.

Le programme brossera un large panel de la vie, de la musique et de l'amour de Clara Schumann, selon différentes périodes : Wieck ou la scène romantique (1819-1840), Schumann ou l'amour par-dessus soi-même (1840-1856), Brahms ou l'impossible consolation (1856-1859), et enfin la mort de Clara, en 1896. Les compositions de Clara Schumann alterneront avec des oeuvres de Bach, Beethoven, Robert Schumann ou Brahms.
S. C. Concert-lecture autour de l'oeuvre de Clara Schumann, samedi 14 septembre à 10 h 30 au CDMC, 34 rue des Dominicains à Guebwiller. Entrée libre 03 68 00 12 12.

Concert-lecture autour de l'oeuvre de Clara Schumann, samedi 14 septembre à 10 h 30 au CDMC, 34 rue des Dominicains à Guebwiller. Entrée libre 03 68 00 12 12.

 
 

 

Fellering Culture : Quand l'utopie se fait réalité

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:01:55

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Fellering  Culture
Fellering Culture : Quand l'utopie se fait réalité
Le collectif des Possibles, installé à La Visite au Parc de Wesserling attire l'intérêt du monde politique grâce à ses projets culturels. Une volonté d'ancrage dans le paysage local avec comme objectif pour cette fin d'année le festival Multiprises qui se tiendra les 27,28 et 29 septembre.

 
Une partie du collectif des Possibles au travail à l'ombre du château d'eau du Parc de Wesserling.
Le Collectif des Possibles a déjà une belle histoire. Pourtant, il est né il y a trois ans seulement. Installés à La Visite, un des bâtiments mythiques du Parc de Wesserling, des artistes vivent et travaillent. La naissance de cette aventure collective, culturelle et artistique a débuté avec des discours, des projets aussi complexes et illisibles dans leurs formulations que dans une éventuelle conversion des intentions en réalisations.

Mais il fallait sans doute cela car « sans utopie aucune activité véritablement féconde n'est possible. »
« Ici il y a tous les supports d'expression artistique »

La mise en place d'un collectif est exigeante. Elle nécessite l'abandon de l'ego et impose des règles nécessaires, partagées pour vivre ensemble, porter un projet commun. Sybille Du Haÿs la présidente du collectif, sait avec son attention au sens des mots faire comprendre le rôle social de l'art et ce qui est possible. Elle insiste d'entrée sur la particularité de ce collectif : « Ce qui est important pour nous, c'est l'aspect polymorphe, c'est le dialogue permanent qui règne à La Visite entre les artistes résidents et avec ceux qui vivent dans les villages des alentours. Ici il y a tous les supports d'expression artistique, et c'est cela qui interpelle et intéresse de plus en plus les artistes que nous recevons ici en résidence, mais également les institutions décideuses. On nous encourage, on nous dit de continuer ainsi, de fédérer les différentes pratiques alternatives, artistiques entre professionnels et amateurs. »

La jeune femme annonce la visite de la DRAC sur les lieux. « C'est en soi déjà une reconnaissance artistique qui permet de pérenniser les actions du collectif. La Région, dès le début, a porté un regard protecteur sur nos projets alors qu'ils étaient encore dans les balbutiements. Cette année la commune de Fellering est à nos côtés. Cela aussi est encourageant. »

Et de poursuivre, presque comme un leitmotiv : « Aller vers les gens ! » Le festival de la fin du mois est la suite de l'esprit des stages d'été et les ateliers participatifs qui ont touché une vingtaine d'enfants de 8 à 12 ans.
Festival à la fin du mois

En 2018, c'était le cirque et le théâtre, en 2019 ce fut la construction de cabanes. Dès octobre des micros stages auront lieu les mercredis matin pour les écoliers et les après-midi pour les collégiens. Une présence dans les événements des villages comme par exemple la fête des séniors, les vide-greniers est envisagée. Les jardins partagés d'Husseren commencent à être des lieux de rencontre et d'échanges autour de la permaculture. Sybille insiste également sur la nécessité d'une exigence artistique pour toutes les prestations et en particulier pour le festival qui occupe visiblement son temps et son esprit : « La qualité, il la faut. Le public la mérite. Il faut aussi oser générer de la curiosité et toucher tous les âges. Nous sommes conscients que le rapport à l'art est chose complexe. »

La programmation du festival se veut équilibrée. Il y aura du théâtre, du cirque, de la musique, une expo du travail des artistes de La Visite. De nombreux ateliers participatifs où on « fait », on découvre ensemble. Et comme un cri du coeur accompagné d'un regard interrogateur et cependant confiant : « On commence à nous voir autrement... » Et si l'utopie était une réalité en puissance ? C'est le défi du Collectif des Possibles.
Programme détaillé du festival dans une de nos prochaines éditions. Jean-Marie Zipper

Programme détaillé du festival dans une de nos prochaines éditions.

 
 

 

Le Poche-Ruelle dans ses fauteuils neufs

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:47:54

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théâtre  Mulhouse
Le Poche-Ruelle dans ses fauteuils neufs
Opération de mécénat réussie au théâtre Poche-Ruelle qui, grâce à une centaine de généreux parrains, a pu changer tous ses fauteuils cet été. Le TPR a, par ailleurs, refait sol et déco. Inauguration le 13 septembre en attendant la rentrée sur les planches avec « Le visiteur » d'Éric-Emmanuel Schmitt le 11 octobre.
 

 
Dans les nouveaux fauteuils, Michel Erhart, président du théâtre Poche-Ruelle, Jean-Marie Mershaka, directeur artistique, et sa femme Maryse.
Les précédents avaient été achetés d'occasion à un cinéma strasbourgeois, pour l'ouverture du théâtre de Poche en 1972. « Ces fauteuils avaient plus de 70 ans », relève Michel Erhart, président du théâtre Poche-Ruelle (TPR), à Mulhouse. Pas encore en bout de course, et finalement bien dans l'air du temps avec leur look vintage, une dizaine d'entre eux agrémentent désormais le chaleureux foyer du petit théâtre de la rue du Ballon. Et dans la salle, 162 fauteuils flambant neufs, rouge pétant, ont pris la place des anciens durant l'été. Cette mue est le résultat d'une opération de mécénat rondement menée. « Tous les fauteuils ont été achetés par des parrains, soit des institutionnels (il y en a trois : la Ville de Mulhouse, M2A et le conseil départemental du Haut-Rhin), soit des professionnels, soit des particuliers », précise Michel Erhart. 350 EUR le fauteuil, mais avec un avantage fiscal de 66 % : « Ça a très bien marché, on aurait encore pu en vendre davantage. On a commencé la vente en juillet 2018, en octobre, c'était terminé », ajoute le président. Une centaine de mécènes au total ont apporté leur obole et certains ont même pris plusieurs fauteuils. En contrepartie, tous ont droit à leur nom (ou simplement leur prénom, à leur choix) brodé en doré sur le fauteuil. « Ils sont immortalisés », sourit Jean-Marie Meshaka, le directeur artistique du TPR. Ceux qui le désiraient ont aussi pu récupérer un ancien fauteuil, « en souvenir ». Cet important coup de neuf n'a ainsi pas coûté un sou au théâtre, qui en revanche a mis la main au portefeuille pour la rénovation complète du sol (dans le foyer, la salle, la régie, les loges) et la nouvelle déco du foyer. Coût : 21 000 EUR.
Une 101e création avec Freud et Dieu

Les généreux mécènes du Poche-Ruelle seront conviés à fouler la nouvelle moquette grise et le nouveau tapis rouge puis à poser leurs postérieurs dans ces sièges ultra-confortables - et à leur nom - lors d'une grande soirée le 13 septembre prochain. Autour d'un buffet libanais, proposé par Les Saveurs du Liban, les invités en profiteront pour célébrer le 35e anniversaire du Théâtre de la Ruelle, la troupe créée par Jean-Marie Meshaka, le 20e anniversaire (ou à peu près...) du mariage Poche-Ruelle, et la 100e mise en scène mulhousienne de Jean-Marie Meshaka. Avec un peu de retard puisque le rideau est tombé le 11 mai dernier sur cette 100e, L'hôtel du libre échange (lire le chiffre).

En fait, c'est la 101e qui s'approche à grands pas. Les décors du Visiteur d'Éric-Emmanuel Schmitt sont déjà en place face aux beaux fauteuils neufs pour une première le 11 octobre. Le visiteur, « c'est une conversation amusante entre Freud et Dieu », résume Jean-Marie Meshaka, qui sera Freud (« je ne pouvais quand même pas faire Dieu », s'amuse-t-il). C'est Guillaume Ducottet qui s'y collera sans complexe dans le rôle du grand créateur, aux côtés de Michèle Bund (la fille de Freud) et de Jérémy Benoin dans le rôle d'un nazi. Mais nous y reviendrons en temps voulu...
Hélène POIZAT

 

 
 

 

Moins de suicides en Alsace qu'au niveau national

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:25:17

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Moins de suicides en Alsace qu'au niveau national
 

 
 
Plus de 800 000 personnes se suicident chaque année dans le monde, soit une mort auto-infligée toutes les 40 secondes, dénombre l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié pour la Journée mondiale de prévention du suicide, ce mardi 10 septembre.

En France, on compte 9 000 décès par suicide par an, l'un des taux les plus élevés d'Europe, selon des chiffres publiés en février dernier par Santé publique France, qui considère qu'il s'agit « d'un problème majeur de santé publique ».

Mais le taux de suicide, très variable d'un département à l'autre, est l'un des nombreux indicateurs des disparités territoriales françaises. Le taux observé dans la région Grand Est, de 16,5 pour 100 000 habitants, est comparable à la moyenne nationale, détaille Santé publique France.

À l'intérieur du Grand Est, les différences sont criantes, allant du simple au double. Ainsi, les deux départements alsaciens sont en dessous de la moyenne nationale et régionale. Le Bas-Rhin a même le taux de suicide (11,7 suicides pour 100 000 habitants) le plus faible du Grand Est. Il s'établit à 16,4 pour 100 000 dans le Haut-Rhin.
Deux fois moinsque dans les Vosges

À l'inverse, les Vosges (23,7 pour 100 000 habitants) et la Haute-Marne (23,6) sont les départements du Grand Est où la proportion de décès par suicide est la plus élevée de la région.

Les deux départements alsaciens sont aussi largement en dessous des moyennes nationale et régionale concernant le nombre d'hospitalisations pour tentative de suicide : 66,1 pour 100 000 habitants dans le Bas-Rhin et 67 dans le Haut-Rhin en 2017, alors que la moyenne du Grand Est, comparable au taux national, est de 136.

Au niveau national, les tentatives de suicide apparaissent significativement liées à des facteurs tels que, dans les douze mois précédant le passage à l'acte, un état dépressif caractérisé, le fait d'avoir vécu une séparation ou un divorce, le fait d'avoir été victime de harcèlement sexuel, une consommation quotidienne d'alcool...
A.-C. B.

 

 
 

Lancement du Téléthon au parc du Petit Prince

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:31:16

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Lancement du Téléthon au parc du Petit Prince
 

 
Samedi 14 septembre, Aicha et Tiffany, coordinatrices du Téléthon du 68, donnent rendez-vous aux habitants du département au parc du Petit Prince pour découvrir le Téléthon 2019. Elles en appellent à la mobilisation du plus grand nombre et invitent « tous ceux qui ne font pas encore partie de la #TeamTéléthon à rejoindre les rangs en organisant une animation totalement... perchée ».

En effet, pour cette édition, qui se déroulera les 6 et 7 décembre, l'objectif est de prendre de la hauteur. L'AFM propose des mobilisations originales, par exemple se rassembler en haut d'immeubles, au sommet d'une colline, d'une dune ou même d'une échelle, organiser des courses vertigos, des concours de sauts sur trampoline, des pyramides humaines ou encore réaliser des tours de crêpe, des pyramides de choucroute, des pièces montées de légumes... C'est cet esprit que les deux coordinatrices présenteront au public en espérant mobiliser le plus grand nombre. Rendez-vous à 11 h.

Hohrod Inauguration de La Grange : Une vraie place de village

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:44:50

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Hohrod  Inauguration de La Grange
Hohrod Inauguration de La Grange : Une vraie place de village
C'est en présence de très nombreuses personnalités et d'un large public que La Grange, l'espace multi-activités et âme du village, a été inaugurée samedi 31 août à Hohrod. Tous les intervenants ont souligné la réussite du projet.

 
De très nombreuses personnalités et habitants se sont massés sur la place de La Grange lors de son inauguration le 31 août à Hohrod.
Dès 14 h 30, alors que les stands ont tout juste fini de s'installer, le flot de ceux qui tiennent absolument à être témoins de l'inauguration de La Grange, envahit la place du village de Hohrod. « Maintenant que les travaux de La Grange sont achevés, on a vraiment l'impression d'avoir une vraie place de village », confie l'un d'eux. La satisfaction se lit sur les visages, les diaconesses du centre communautaire de Hohrodberg ont fait le déplacement, les marcaires se sont mis sur leur trente-et-un et les Alsaciennes et Alsaciens de tous âges, en costume, apportent leur touche vive et rouge.
« Pas une salle des fêtes mais un espace multiservice »

Dès 15 h, la foule se serre sur la place pour assister à l'inauguration au cours de laquelle se sont longuement exprimées les personnalités qui ont félicité la municipalité pour cette réalisation exemplaire à plus d'un titre, notamment pour avoir su garder le caractère patrimonial du bâtiment tout en utilisant des matériaux et des techniques d'aujourd'hui et en faire un bâtiment à faible consommation d'énergie.

Ainsi, le maire de Hohrod, Bernard Florence, après avoir rappelé l'histoire de la Grange, a insisté : « La Grange n'est pas une salle des fêtes mais un espace multiservice prévu pour abriter une entreprise au premier étage ». Et de rappeler que « La Grange a été acquise par la commune en 2012, alors que Benoît Ernst en était le maire. » « Pour cette réalisation d'un coût total de 421 000 EUR, la commune n'avait pas eu à faire appel à un emprunt bancaire, grâce notamment à une gestion très rigoureuse de ce projet qui a mobilisé bon nombre d'habitants de Hohrod et les associations, des artisans et des talents locaux », a-t-il souligné, avant de faire remarquer, en conclusion : « La fresque qui orne la façade de La Grange est l'oeuvre de Georges Ratkoff, dessinateur connu et qui travaille régulièrement avec Gérard Leser. »

Pour la sénatrice Patricia Schillinger, « il est essentiel que les artistes aient un lieu pour faire connaître leurs oeuvres et les associations ainsi que les habitants, un lieu pour se rencontrer et c'est là, l'un des grands mérites de La Grange. »

Bernard Maetz, vice-président du Parc des Ballons des Vosges, a lui insisté sur la vocation sociale et culturelle de la Grange, précisant que « sourire à la culture, c'est sourire à un monde qui en a grand besoin », tandis que Monique Martin, conseillère départementale, a parlé « d'une magnifique réalisation parfaitement intégrée au patrimoine local et en phase avec notre modernité ».

Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin, a souligné : « Vous avez pris un temps d'avance pour que cette salle soit utilisée au moindre coût énergétique. » « La richesse de votre patrimoine forestier est un enjeu à long terme, un patrimoine à protéger », a-t-il ajouté avant de conclure : « Vous avez ici des paysages magnifiques, sources de richesses touristiques, culturelles, humaines mais aussi financière ».

 

 
 

 

Au fait... Défense de s’poiler

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:41:05

Au fait... Défense de s’poiler

Aujourd'hui 05:00 par Jean-Frédéric SURDEY Vu 2 fois
 
 

Colmar et sa région sont sous les feux des projecteurs de la télé, cette semaine. Après l’entrée en lice de la boulangerie artisanale Bizkot du boulevard du Champ-de-Mars pour l’obtention du titre de « Meilleure boulangerie de France » ce lundi sur M6, la maison d’hôtes Les Iris des Trois-Epis était ce mardi sur la même chaîne dans le cadre de l’émission « Bienvenue chez Nous - La meilleure maison d’hôtes de France », en attendant la diffusion samedi soir sur France 3 du téléfilm « Meurtres à Colmar » avec Pierre Arditi.

Pour éviter les fuites risquant de tuer le suspense, un mot d’ordre a été diffusé à tous les participants : « Défense de spoiler ». En gros, défense de divulguer des éléments de l’intrigue, et on ne rigole pas avec ça… « Mais on a totalement le droit de rire lorsqu’on nous voit à la télé ! », souligne en s’esclaffant une employée de la boulangerie Bizkot, où l’on a installé sur le comptoir un écriteau annonçant l’émission, mais où l’on refuse avec le sourire de dire un mot de plus sur son déroulement.

« C’est carrément une enseigne qu’il nous faudrait, où il serait inscrit interdit de spoiler ! », s’amuse la femme du boulanger dans l’hilarité générale. Défense de spoiler, mais visiblement pas de se poiler…

Urschenheim Le sergent Dimitri Sanchez nouveau chef du CPI

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:57:36

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Urschenheim Le sergent Dimitri Sanchez nouveau chef du CPI
 

 
Le commandant Paul Poudevigne a procédé à la passation de commandant entre le sergent Dimitri Sanchez, à gauche., et le lieutenant honoraire Pierre Vogel, à droite. Photos L'Alsace /Robert FURDERER
Le CPI d'Urschenheim, les CIS (centre d'incendie et de secours) de Muntzenheim et Neuf-Brisach, les cadres sans troupe et les JSP (jeunes sapeurs-pompiers) de l'association de Fortschwihr et environs, étaient réunis place de la mairie d'Urschenheim, placés sous les ordres du capitaine Jean-Luc Stoll, chef de la compagnie 2. Ont été accueillis : le député et conseiller Eric Straumann, le commandant Bertrand Ley, représentant le directeur départemental et le chef du groupement nord, le commandant Paul Poudevigne, adjoint au chef de groupement territorial nord, ainsi que le maire Robert Kohler, qui ont passé le dispositif en revue.
Remises de médailles et promotions

Les commandants Bertrand Ley et Poudevigne ont précédé à la remise de médailles à l'adjudant Alain Johann : échelon grand or pour 40 années, à l'adjudant-chef honoraire Pierre Vogel, à l'adjudant Emmanuel Spitz : or pour 30 années, au sapeur 1re classe Christian Baumann et au sapeur Patrick Muller : vermeil pour 25 années, au caporal-chef Stéphane Herscher : argent pour 20 années ainsi qu'au caporal-chef Alain Stath, pour 10 années de service.

Les autorités ont aussi procédé à la promotion de Pierre Vogel, lieutenant honoraire, Alain Johann et Emmanuel Spitz, adjudant-chef, Cédric Henquez, sergent-chef, Dimitri Sanchez, Alain Stath et Stéphane Herscher, sergent, Jérémy Johann et Florian Finaud, caporal-chef, Maël Duminy et Arnaud Zanin, caporal, ainsi qu'Arnaud Johann, 1re classe. Le 2e classe Robin Angly s'est vu remettre le casque F1 et la fourragère.

Paul Poudevigne, s'adressant aux sous-officiers, caporaux et sapeurs du CPI, leur a demandé « de reconnaître désormais comme leur chef, le sergent Dimitri Sanchez. Vous lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera, dans le respect de la République, pour le bien du service et le succès de vos missions » avant de présider la passation de commandement, entre le lieutenant Pierre Vogel et le sergent Dimitri Sanchez. La cérémonie a été rehaussée musicalement par la clique des sapeurs-pompiers de Riedwihr, sous la direction de Pascal Moser.

Avant le verre de l'amitié, offert par la commune dans l'atelier communal le maire Robert Kohler, le commandant Bertrand Ley et le député Eric Straumann ont félicité, tour à tour, les médaillés, les promus, l'ancien, pour ses 30 années de service, et le nouveau chef du CPI avant de remercier Alain Johann, qui va prendre sa retraite. Pierre Vogel a souhaité « bon vent » à son successeur à la tête du CPI.
Robert FURDERER

 

 
 

Rouffach La piste de l'accident

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:27:24

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Rouffach La piste de l'accident
 

 
Cinq maisons avaient été touchées. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
On en sait un peu plus sur l'incendie qui avait embrasé cinq maisons le 21 août dernier au centre-ville de Rouffach. L'expertise diligentée par la gendarmerie a en effet rendu ses conclusions, qui tendent vers une origine accidentelle du sinistre. Le foyer se situerait au niveau de la cuisine du 15, rue des Bouchers, et aurait pour origine, selon les experts, « soit un dysfonctionnement d'appareil électrique, soit un défaut sur l'installation électrique, soit une utilisation inadaptée d'un appareil à flamme nue ou à puissance électrique ».

Une personne, le propriétaire de l'habitation, est décédée dans l'incendie. Âgé de 75 ans et invalide, il vivait seul. Son corps avait été retiré des décombres le 22 août.
S. C.