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Un nouveau collectif d'élus pour la ligne Colmar-Fribourg

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:33:53

© Dna, Mardi le 10 Septembre 2019
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Politique  Transport ferroviaire
Un nouveau collectif d'élus pour la ligne Colmar-Fribourg
À l'initiative de Brigitte Klinkert, plusieurs élus haut-rhinois ont convenu vendredi de former un nouveau groupe de mobilisation en faveur de la réouverture de la ligne ferroviaire Colmar-Fribourg, considérée comme un projet prioritaire de part et d'autre du Rhin.
 

 
La réouverture de la ligne Colmar - Fribourg fait partie des 15 projets prioritaires listés dans le traité franco-allemand d'Aix-la-Chapelle signé en janvier dernier.
Parlementaires, maires ou adjoints au maire, présidents de communautés de communes, une bonne vingtaine d'élus haut-rhinois en tout se sont réunis vendredi après-midi à Colmar, autour de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, afin de porter sur les fonts baptismaux un tout nouveau « groupe de mobilisation » (sic) destiné à promouvoir la réouverture de la ligne ferroviaire Colmar-Fribourg. Nom de baptême : « Villes et territoires pour le train Colmar-Fribourg ».

Pour mémoire, ce projet de réouverture fait l'objet depuis déjà deux ans d'un large consensus entre les États français et allemand tout comme, à l'échelle rhénane, entre partenaires alsaciens et badois (future collectivité européenne d'Alsace en tête). Pour devenir réalité, cette nouvelle ligne suppose la (coûteuse) construction d'un pont sur le Rhin, entre Vogelgrun et Breisach. Elle figure parmi les 15 projets prioritaires listés dans le traité franco-allemand d'Aix-la-Chapelle signé en janvier dernier, de même que parmi les 19 « missing links » (lignes manquantes) les plus prometteuses identifiées par la commission européenne : il n'existe tout simplement pas d'autre exemple en Europe de deux agglomérations de tailles comparables (200 000 habitants pour Colmar, 300 000 pour Fribourg) et séparées de seulement 40 kilomètres non reliées par le train...
Potentiel commercial : entre 3 500 et 6 000 voyageurs par jour

Potentiel commercial estimé : entre 3 500 et 6 000 voyageurs par jour - d'où l'initiative prise vendredi par Brigitte Klinkert, en compagnie des maires des communes irriguées par la future ligne, des conseillers départementaux concernés, du président de la région Grand Est Jean Rottner et des parlementaires haut-rhinois.

Dans l'immédiat, les études opérationnelles d'un coût de deux millions d'euros vont se poursuivre jusque fin 2020. Elles s'accompagneront de débats publics et de phases de concertation. La consultation des entreprises pourrait intervenir en 2024 et la fin des travaux en 2026. Le groupe Villes et territoires pour le train Colmar-Fribourg n'a pas fini d'être occupé.
E.D.

 

 
 

 

Paris La Région dispose désormais d'une représentation dans la capitale

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:39:13

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Paris La Région dispose désormais d'une représentation dans la capitale

Grand Est et Sarre : une cohabitation franco-allemande pionnière
La Maison de la Région Grand Est à Paris héberge le bureau de la Sarre. Cette cohabitation inédite en France illustre la volonté des deux régions de faire vivre la coopération franco-allemande au-delà de leurs territoires frontaliers.

 
La Maison de la Région du Grand Est se situe à proximité de l'Assemblée nationale et des ministères, au coeur politique de Paris.
La plaque en laiton a été installée à la toute dernière minute sur la grille de l'ancien hôtel particulier construit en pierres de taille à la fin du XIXe siècle. À peine arrivés, Jean Rottner et Tobias Hans s'amusent à appuyer ensemble sur la sonnette des bureaux qu'ils partagent désormais au 270 boulevard Saint-Germain à Paris. À l'unisson.

Propriétaire des lieux, la Région Grand Est héberge le bureau du Land de Sarre dans le coeur politique de la capitale, à proximité de l'Assemblée nationale et des ministères. Cette « maison commune » est en réalité un appartement duplex, composé d'un rez-de-chaussée et d'un sous-sol équipé pour les visioconférences. En échange, la Région disposera d'un bureau dans la représentation de la Sarre à Berlin.

Cette « cohabitation », née de l'amitié et de l'ambition des deux présidents, est inédite. Le Grand Est est la première région française à disposer ainsi d'une représentation commune avec une région étrangère, remarque Jean Rottner en rappelant l'importance qu'a eue l'Est de la France dans la réconciliation. « Les villes de Verdun, Colombey-les-Deux-Églises et Strasbourg illustrent le chemin franco-allemand », raconte-t-il.

Le Grand Est est surtout un partenaire privilégié de la Sarre dont l'exécutif a développé une forte Stratégie France. Les deux collectivités travaillent ensemble dans les domaines de la formation professionnelle transfrontalière, des transports, de la mobilité, de la culture, et de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Mais pour Jean Rottner, cette cohabitation parisienne illustre une volonté partagée de faire vivre la coopération franco-allemande au-delà des territoires frontaliers. Pour lui, comme pour Amélie de Montchalin, la secrétaire d'État aux affaires étrangères, la coopération entre voisins concerne tout le territoire national. « Le transfrontalier doit s'ouvrir au monde entier », insiste le président Rottner en plaidant pour un « corridor européen de l'intelligence artificielle de Dunkerque à Bâle ».
« Un lieu symboliqueet politique »

Tobias Hans relève que cette cohabitation « s'inscrit dans la Stratégie France » de son Land qui définit notamment l'apprentissage du français comme une priorité. Le ministre-président sarrois voit dans sa nouvelle représentation à Paris l'opportunité de « mieux représenter les intérêts » de son territoire, mais surtout le moyen de « faire vivre le moteur franco-allemand » dans une Europe chahutée par le Brexit.

« Un lieu symbolique et politique », souligne Amélie de Montchalin, venue en voisine. Elle aussi est convaincue que « l'Europe passera par les territoires ». Elle salue l'initiative prise par les présidents Rottner et Hans en répétant que « si l'Europe veut être concrète, elle doit être incarnée ».

La secrétaire d'État aux affaires étrangères plaide pour une plus grande intégration de l'Europe dans les politiques nationales, « non pas comme une brique qu'on rajoute mais comme la clé de la réussite ». « C'est dans la coopération des territoires que l'on peut faire avancer la France, l'Allemagne et l'Europe », conclut-elle en précisant toutefois qu'« il ne faut pas s'arrêter à la proximité » dans les partenariats transfrontaliers. Le Grand Est et la Sarre ont opté pour la colocation, loin de chez eux.
Franck BUCHY Voir la vidéo sur dna.fr

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Le Grand Est et la Sarre ouvrent une « ambassade » à Paris

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:01:50

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Le Grand Est et la Sarre ouvrent une « ambassade » à Paris
 

 
La Maison de la région Grand Est se situe à proximité de l'Assemblée nationale et des ministères, au coeur politique de Paris. Photos DNA /Franck BUCHY
La plaque en laiton a été installée à la toute dernière minute sur la grille de l'ancien hôtel particulier construit en pierres de taille à la fin du XIXe siècle. À peine arrivés, Jean Rottner et Tobias Hans s'amusent à appuyer ensemble sur la sonnette des bureaux qu'ils partagent désormais au 270 boulevard Saint-Germain à Paris. À l'unisson.

Propriétaire des lieux, la région Grand Est héberge le bureau du Land de Sarre dans le coeur politique de la capitale, à proximité de l'Assemblée nationale et des ministères. Cette « maison commune » est en réalité un appartement duplex, composé d'un rez-de-chaussée et d'un sous-sol équipé pour les visioconférences. En échange, la région disposera d'un bureau dans la représentation de la Sarre à Berlin.

Cette « cohabitation », née de l'amitié et de l'ambition des deux présidents, est inédite. Le Grand Est est la première région française à disposer ainsi d'une représentation commune avec une région étrangère, remarque Jean Rottner en rappelant l'importance qu'a eue l'Est de la France dans la réconciliation. « Les villes de Verdun, Colombey-les-Deux-Églises et Strasbourg illustrent le chemin franco-allemand », raconte-t-il.

Le Grand Est est surtout un partenaire privilégié de la Sarre dont l'exécutif a développé une forte Stratégie France. Les deux collectivités travaillent ensemble dans les domaines de la formation professionnelle transfrontalière, des transports, de la mobilité, de la culture, ainsi que de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Mais pour Jean Rottner, cette cohabitation parisienne illustre une volonté partagée de faire vivre la coopération franco-allemande au-delà des territoires frontaliers. Pour lui, comme pour Amélie de Montchalin, la secrétaire d'État aux Affaires étrangères, la coopération entre voisins concerne tout le territoire national. « Le transfrontalier doit s'ouvrir au monde entier », insiste le président Rottner en plaidant pour un « corridor européen de l'intelligence artificielle de Dunkerque à Bâle ».
« Un lieu symboliqueet politique »

Tobias Hans relève que cette cohabitation « s'inscrit dans la Stratégie France » de son Land qui définit notamment l'apprentissage du français comme une priorité. Le ministre-président sarrois voit dans sa nouvelle représentation à Paris l'opportunité de « mieux représenter les intérêts » de son territoire, mais surtout le moyen de « faire vivre le moteur franco-allemand » dans une Europe chahutée par le Brexit.

« Un lieu symbolique et politique », souligne Amélie de Montchalin, venue en voisine. Elle aussi est convaincue que « l'Europe passera par les territoires ». Elle salue l'initiative prise par les présidents Rottner et Hans en répétant que « si l'Europe veut être concrète, elle doit être incarnée ».

La secrétaire d'État aux affaires étrangères plaide pour une plus grande intégration de l'Europe dans les politiques nationales, « non pas comme une brique qu'on rajoute mais comme la clé de la réussite ». « C'est dans la coopération des territoires que l'on peut faire avancer la France, l'Allemagne et l'Europe », conclut-elle en précisant toutefois qu'« il ne faut pas s'arrêter à la proximité » dans les partenariats transfrontaliers. Le Grand Est et la Sarre ont opté pour la colocation, loin de chez eux.
Franck BUCHY PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet www.lalsace.fr

 

 
 

Les Maisons de région à Paris :de vitrines touristiques à représentations économiques

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:37:52

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Les Maisons de région à Paris :de vitrines touristiques à représentations économiques
Vitrines touristiques à leurs débuts, les Maisons de région à Paris ont progressivement fermé. Les rares survivantes, dont celles de l'Alsace, de la Bretagne et de la Nouvelle Aquitaine, se concentrent sur la promotion économique et l'attractivité via des centres d'affaires.
 

 
La Maison de l'Alsace est devenue un centre d'affaires en 2016.
Dans les années 1980, la capitale comptait une vingtaine de Maisons de région. Leur fonction était d'inciter les Parisiens et les Franciliens à venir visiter les provinces françaises. Elles assuraient la promotion touristique et de produits régionaux, et faisaient parfois office d'agence de voyages. Certaines d'entre elles servaient de pied-à-terre temporaires aux élus et de vitrine de prestige pour les collectivités.

« À l'époque, on employait le terme de propagande touristique », raconte Bernard Kuentz, directeur de la Maison de l'Alsace depuis 2005, observateur avisé de l'évolution du marché. « Au début de la promotion des marchés de Noël, le comptoir de la Maison de l'Alsace a connu un rush incroyable et les réservations ont explosé. Puis internet a tout chamboulé », dit-il.
«Le modèle de la Maisonde l'Alsace en a inspiré beaucoup»

L'émergence du numérique, la rationalisation budgétaire puis la réforme des Régions ont beaucoup modifié le paysage. La fréquentation du grand public a chuté au détour des années 2000 pendant que l'efficacité des ambassades régionales était remise en cause, incitant les collectivités à s'en débarrasser. À peine élue, Ségolène Royal s'est séparée de la Maison de Poitou-Charentes en 2005 alors que le président de l'Aquitaine voisine, Alain Rousset, renforçait la sienne.

Elles ont fermé les unes après les autres : Franche-Comté, Auvergne, Rhône-Alpes... Il reste aujourd'hui la Maison de l'Alsace, celles de la Bretagne et de la Nouvelle Aquitaine, auxquelles s'ajoute la petite dernière, la Maison de la Région Grand Est. « Chacune d'elles a un fonctionnement différent », observe Bernard Kuentz en précisant que « le modèle de la Maison de l'Alsace en a inspiré beaucoup ».

Cette-ci s'est transformée en un centre d'affaires en 2016. Propriétaires de l'immeuble haussmannien situé sur les Champs-Élysées, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont décidé d'en confier la gestion à un consortium d'entreprises alsaciennes présidé par Dominique Formhals. « Notre modèle d'exploitation est très proche de celui de la Maison du Danemark, gérée par une société d'économie mixte », note Bernard Kuentz
« L'approche » des Corsesne s'est pas concrétisée

Aujourd'hui, ces Maisons de région jouent un rôle de « représentation économique et culturelle » tout en participant à « l'attractivité des territoires » et à l'animation d'un réseau. « C'est le levier parisien des régions », note le patron de la Maison alsacienne dont les locaux et les services n'ont « jamais été sollicités » par la Région Grand Est. « L'approche » menée par les Corses auprès de la Maison de l'Alsace ne s'est pas concrétisée.

Ces ambassades sont les têtes de pont de territoires engagés dans la concurrence nationale et européenne. Elles fabriquent de l'influence et du rayonnement. Pour le quart nord-est du pays, entre le Grand Est et la Collectivité européenne d'Alsace, elles relèvent aussi de la diplomatie.
F. BY

 

 
 

 

Ce que propose Buzyn pour réformer les urgences

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:43:36

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Santé Hôpital
Ce que propose Buzyn pour réformer les urgences
Le ministre de la Santé Agnès Buzyn a promis de nouvelles mesures et 750 millions d'euros entre 2019 et 2022 pour une « refondation des services d'urgences » mais n'a pas répondu aux principales revendications des grévistes sur les effectifs et les lits d'hôpitaux.
 

 
Agnès Buzyn a rencontré lundi les représentants du personnel et les dirigeants hospitaliers, les syndicats des médecins libéraux et le collectif Inter-urgences à l'origine du mouvement social.
Une enveloppe supplémentaire, un service d'accès aux soins universel, une plus grande implication des soignants non-médecins, des engagements sur la sécurité... C'est la deuxième vague d'annonces après de premières pistes de réformes qui n'ont pas apaisé la colère dans les « blocs » des hôpitaux.
Pas de lits, pas d'embauche

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a délivré ce lundi devant les professionnels une ordonnance pour accélérer la « refondation des services d'urgences ».

Elle s'appuie sur un chèque de 750 millions d'euros.

Échelonnée entre 2019 et 2020, cette somme ne s'ajoutera toutefois pas au budget déjà prévu pour les dépenses de santé. Elle sera puisée dans des crédits déjà existants et servira à financer diverses mesures de désengorgement des urgences.

Mais cet argent ne répondra pas à deux revendications majeures des grévistes. L'ouverture de lits supplémentaires et le recrutement de personnels ne figurent pas dans les plans de la ministre.

Elle compte néanmoins offrir aux professionnels non-médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients.
Un service d'orientation 24 heures sur 24

La stratégie de la ministre repose sur la création d'un « service d'accès aux soins » (SAS). Sur internet ou par téléphone, ce service sera disponible 24 heures sur 24. Il permettra d'orienter les patients soit vers une consultation en ville, soit vers une téléconsultation soit, enfin, vers les urgences, éventuellement via l'envoi d'une ambulance. D'un montant évalué à 340 millions d'euros, le service doit être mis en place à l'été 2020. Agnès Buzyn ajoute : « L'heure n'est plus aux constats mais aux solutions. » Autre mesure, permettre au Samu de solliciter un transport sanitaire pour conduire un patient à un rendez-vous en libéral : les transporteurs sanitaires privés auront désormais la possibilité de conduire des patients orientés par les Samu et les médecins de garde vers les maisons et centres de santé. La ministre entend aussi renforcer l'offre de consultations médicales sans rendez-vous en cabinet, maison et centre de santé.

Les annonces reposent donc sur une organisation générale des soins impliquant fortement la médecine de ville.

La ministre y ajoute ce qu'elle appelle des mesures « remontées du terrain » : l'admission directe à l'hôpital des personnes âgées sans passer par les urgences, la vidéo assistance entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, l'envoi d'une ambulance privée vers un médecin libéral pour les cas les moins graves.

Les syndicats d'urgentistes ont déjà dénoncé des voeux pieux : « Si la fréquentation des urgences a doublé en 20 ans, c'est que les Français n'ont pas d'autre solution dans la médecine privée ». La colère n'est pas à la veille d'être calmée (lire ci-dessous).

 

 
 

 

Ce que propose Buzyn pour réformer les urgences

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:15:20

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Ce que propose Buzyn pour réformer les urgences
 

 
Agnès Buzyn a rencontré lundi les représentants du personnel et les dirigeants hospitaliers, les syndicats des médecins libéraux et le collectif Inter-urgences à l'origine du mouvement social. Photo Charly JURINE/Le Progrès
Une enveloppe supplémentaire, un service d'accès aux soins universel, une plus grande implication des soignants non-médecins, des engagements sur la sécurité... C'est la deuxième vague d'annonces après de premières pistes de réformes qui n'ont pas apaisé la colère dans les « blocs » des hôpitaux.
Pas de lits, pas d'embauche

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a délivré ce lundi devant les professionnels une ordonnance pour accélérer la « refondation des services d'urgences ».

Elle s'appuie sur un chèque de 750 millions d'euros.

Échelonnée entre 2019 et 2020, cette somme ne s'ajoutera toutefois pas au budget déjà prévu pour les dépenses de santé. Elle sera puisée dans des crédits déjà existants et servira à financer diverses mesures de désengorgement des urgences.

Mais cet argent ne répondra pas à deux revendications majeures des grévistes. L'ouverture de lits supplémentaires et le recrutement de personnels ne figurent pas dans les plans de la ministre.

Elle compte néanmoins offrir aux professionnels non-médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients.
Un service d'orientation 24 heures sur 24

La stratégie de la ministre repose sur la création d'un « service d'accès aux soins » (SAS). Sur internet ou par téléphone, ce service sera disponible 24 heures sur 24. Il permettra d'orienter les patients soit vers une consultation en ville, soit vers une téléconsultation soit, enfin, vers les urgences, éventuellement via l'envoi d'une ambulance. D'un montant évalué à 340 millions d'euros, le service doit être mis en place à l'été 2020. Agnès Buzyn ajoute : « L'heure n'est plus aux constats mais aux solutions. » Autre mesure, permettre au Samu de solliciter un transport sanitaire pour conduire un patient à un rendez-vous en libéral : les transporteurs sanitaires privés auront désormais la possibilité de conduire des patients orientés par les Samu et les médecins de garde vers les maisons et centres de santé. La ministre entend aussi renforcer l'offre de consultations médicales sans rendez-vous en cabinet, maison et centre de santé.

Les annonces reposent donc sur une organisation générale des soins impliquant fortement la médecine de ville.

La ministre y ajoute ce qu'elle appelle des mesures « remontées du terrain » : l'admission directe à l'hôpital des personnes âgées sans passer par les urgences, la vidéo assistance entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, l'envoi d'une ambulance privée vers un médecin libéral pour les cas les moins graves.

Les syndicats d'urgentistes ont déjà dénoncé des voeux pieux : « Si la fréquentation des urgences a doublé en 20 ans, c'est que les Français n'ont pas d'autre solution dans la médecine privée ». La colère n'est pas à la veille d'être calmée (lire ci-dessous).

 

 
 

Mulhouse « Un service d'urgences sans médecin, ça ne peut pas tourner »

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:29:16

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Mulhouse « Un service d'urgences sans médecin, ça ne peut pas tourner »
 

 
Le personnel hospitalier en grève. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Pour les urgentistes du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), le compte n'y est pas après les nouvelles annonces, ce lundi après-midi, de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour sortir de la crise qui dure depuis six mois dans certains services en France, depuis plus de quatre mois à Mulhouse.

Pour Damien Blatz, infirmier au service des urgences de Mulhouse depuis 19 ans, on peut « annoncer autant de centaines de millions d'euros que l'on veut [un budget de 750 millions d'euros jusqu'en 2022 a été annoncé par la ministre], ce qu'il faut avant tout ce sont des lits supplémentaires pour l'hospitalisation afin de désengorger les services et des moyens humains ».

Concrètement, à Mulhouse et dans les autres services d'urgences du groupe (Saint-Louis et Altkirch), la priorité est au recrutement de médecins. Plus de la moitié ont quitté le service ces derniers mois, essorés par des conditions de travail qui se dégradent. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 12 en poste, contre 24 à 26 habituellement. « Un service d'urgences sans médecins, ça ne peut pas fonctionner », lâche Damien Blatz, inquiet pour l'avenir.

Cette situation a contraint la direction du GHRMSA à suspendre temporairement les urgences d'Altkirch une partie du week-end (L'Alsace du 7 septembre) et à mettre en place une nouvelle organisation de travail à Mulhouse (L'Alsace du 3 septembre).

Un point de la situation et une présentation de cette nouvelle organisation ont été faits à l'ensemble des urgentistes des trois services du GHRMSA ce lundi après-midi.

Les urgentistes mulhousiens se mobiliseront de nouveau ce mardi à midi, pour une action devant le service.
PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Ivre, il traumatise le personnel des urgences

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:45:13

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Justice Comparution immédiate
Ivre, il traumatise le personnel des urgences
En plein débat sur le manque de moyens aux urgences, en particulier à Mulhouse, cette affaire pointe, une fois de plus, les conditions dans lesquelles le personnel médical est obligé de travailler, parfois même aux dépens de sa propre sécurité.
 

 
Le tribunal de grande instance de Mulhouse.
Amnésiessélective
Ce lundi, l'homme a été renvoyé devant le tribunal correctionnel dans le cadre d'une comparution immédiate. Il a expliqué avoir bu plus que de raison mais ne se souvient plus de ses actes.

Me David Donat, pour les parties civiles insiste : « Je ne vais pas refaire le débat sur l'état des urgences et les difficultés que le personnel vit au quotidien. À Mulhouse, la situation est catastrophique. Sur 26 médecins, il n'en reste plus que sept. Il est extrêmement difficile de pouvoir exercer les missions de service public qui leur sont dévolues et ce week-end a été particulièrement chaotique. Lui n'a fait qu'en rajouter avec un service perturbé durant plus d'une heure ».

Le procureur de la République, Anaïs Riegert, a rappelé que « le personnel hospitalier [était] là pour sauver les gens en danger. Aujourd'hui, on peut comprendre le désarroi de ce même personnel qui est insulté, menacé, violenté et qui doit en plus travailler dans des conditions que l'on sait de plus en plus difficiles ». Et de requérir une peine de quatre mois assortis d'un sursis avec l'obligation d'effectuer un travail d'intérêt général de 120 heures dans un délai de 18 mois.

Me Wahiba Sahed-Lejri estime que son client n'était pas dans son état normal : « Ce jour-là, il a bu... Il a perdu sa mère il y a deux mois ». Le tribunal le condamne à la peine requise par le parquet. Il devra en outre verser un euro symbolique au GHRMSA (l'hôpital) et 500 EUR aux quatre agents hospitaliers qui se sont portés partie civile au titre des dommages et intérêts.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Pauvreté : le compte n'y est pas

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:46:26

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Social Insertion par l'emploi
Pauvreté : le compte n'y est pas
Un an après le lancement de la stratégie nationale en faveur des plus vulnérables, les associations dénoncent le double discours du gouvernement. Et appellent à mieux prendre en compte les plus précaires, alors que le président de la République doit s'exprimer ce mardi sur ce sujet.
 

 
Le service public de l'insertion vise à mieux accompagner les bénéficiaires du RSA.
Les associations dénoncent le double visage d'Emmanuel Macron en matière de lutte contre la pauvreté. D'un côté, une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté ambitieuse. De l'autre, des politiques qui détricotent les avancées en faveur des plus démunis, comme la suppression des emplois aidés.

Ce lundi, le gouvernement a lancé le dernier étage de son plan en faveur des plus démunis : une consultation pour créer un « service public de l'insertion ». Ce guichet unique doit permettre de garantir le même accompagnement aux plus éloignés de l'emploi. Son objectif : mieux aider les 1,88 million de bénéficiaires du RSA à retrouver le chemin du monde du travail.
Ce que propose le gouvernement

Aujourd'hui, la vie au RSA est une situation souvent durable puisque près de 50 % des bénéficiaires le sont toujours quatre ans plus tard. Parmi les raisons : une baisse des dépenses d'accompagnement des plus précaires, qui en 20 ans sont passées de 20 % à 7 % du budget dédié, soit 670 millions d'euros sur 10,27 milliards en 2017 en France métropolitaine.

Ce service public de l'insertion (SPI) fera l'objet d'un projet de loi en 2020, tout comme le Revenu universel d'activité (RUA). Autre mesure phare de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, cette prestation unique sous conditions de ressources, doit fusionner le plus grand nombre possible d'allocations existantes.

En déplacement aujourd'hui à Bonneuil-sur-Marne (région parisienne), le président de la République va faire le service après vente de sa réforme, sur le thème « l'insertion par l'emploi », un an après le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté.
APL et assurance chômage

Les associations saluent ce plan pauvreté, les 8,5 milliards d'euros de budget et les actions sur plusieurs leviers (éducation, petite enfance, accès à l'emploi, minima sociaux). Mais elles considèrent que l'exécutif donne d'un côté et... le reprend de l'autre.

Dans leur viseur : la baisse des APL, ainsi que la désindexation des allocations logement et des prestations familiales. Sans compter la réforme de l'Assurance chômage, annoncée au mois de juillet. « Cette réforme, qui pèse sur les plus précaires, et notamment les contrats courts, risque d'avoir un impact colossal sur la pauvreté en faisant basculer des milliers de personnes des allocations-chômage vers les minima sociaux », craint, Florent Gueguen directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS).

Le collectif Alerte - qui regroupe 37 structures de lutte contre la précarité - observe que « les conditions de vie des personnes les plus précaires se sont globalement dégradées depuis le début du quinquennat ». Et demande un « changement de cap ». Leur message : la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté ne suffit pas. « Cela sert à quoi d'augmenter les minima sociaux si par ailleurs on n'a pas accès au logement et à l'emploi ? » résume Claire Hédon, présidente d'ATD Quart-monde.
E.B.

 

 
 

 

Pauvreté RSA «Presque 6 millions de Français concernés »

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:42:50

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Pauvreté RSA «Presque 6 millions de Français concernés »
 

 
Ph. Philippe LELLUCH
Quel est le bilan de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, lancée il y a un an ?
Des mesures concrètes ont été mises en oeuvre. La revalorisation des minima sociaux (prime d'activité, allocation adulte handicapé, minimum vieillesse) concerne presque 6 millions de Français. Pour le retour à l'emploi, 50 000 bénéficiaires du RSA ont reçu une nouvelle solution d'accompagnement. Et 100 000 jeunes ont obtenu des moyens supplémentaires - entre 300 et 1 000 euros par mois - pour des dépenses de logement, de mobilité, de santé. Enfin, 100 000 enfants bénéficient de petits-déjeuners à l'école.

Nous avons par ailleurs changé de méthode pour porter les politiques sociales - en impliquant les acteurs de terrain et les personnes touchées par la pauvreté. Et, nous avons posé les bases de réformes structurelles, comme la transformation de l'accueil des jeunes enfants en crèche selon des critères plus sociaux. Le Parlement a également voté l'obligation de formation jusqu'à 18 ans, qui sera opérationnelle en septembre 2020.
Où en est le projet de revenu universel d'activité (RUA) ?

La concertation est bien engagée et nous allons aborder le périmètre de ce futur revenu le mois prochain. Les objectifs sont partagés : simplifier l'accès aux minima sociaux, ouvrir aux moins de 25 ans et avoir un système plus lisible. Les associations avaient exprimé des craintes sur l'intégration des aides au logement au RUA. Nous avons amené des garanties fortes pour qu'il n'y ait pas de préjudice pour les bénéficiaires des APL. Nous allons rassurer les acteurs du domaine du handicap sur les questions de contreparties en matière de recherche d'emploi. Nous travaillons en confiance.
En quoi consiste concrètement le service public de l'insertion ?

Aujourd'hui, un allocataire du RSA sur deux n'a pas d'accompagnement stabilisé vers l'emploi. Avec les départements, nous voulons mettre un terme à cette situation d'abandon des plus fragiles, en garantissant l'effectivité des droits et des devoirs. La concertation va durer plusieurs mois et définira un cadre simple et lisible pour assurer l'accompagnement vers l'emploi de tous.
Recueilli par Élodie BÉCU

 

 
 

Le chômage historiquement bas en Suisse

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:38:40

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Le chômage historiquement bas en Suisse
 

 
Le taux de chômage en Suisse est demeuré inchangé au mois d'août à 2,1 %, restant fixé à un taux historiquement bas pour le troisième mois d'affilée. Moins de 100 000 personnes étaient inscrites auprès des offices régionaux de placement (ORP) à la fin du mois.

Le chiffre exact (99 552) de chômeurs officiellement recensés auprès de ces offices avait très légèrement augmenté (+1 974 person-nes) par rapport à juillet, mais présentait un recul de 7,7 % (-8 341 personnes) par rapport à août 2018, a indiqué ce lundi le Secrétariat d'État à l'économie.
Depuis novembre 2001

Le taux de chômage s'inscrit dans la fourchette basse des prévisions des économistes. Ces 2,1 % représentent un taux historiquement bas depuis novembre 2001.

Dans le détail, la Suisse romande et le Tessin (3,0 %) étaient plus touchées que la Suisse alémanique (1,8 %). Comme le mois précédent, le chômage des jeunes (15 à 24 ans) a augmenté en un mois de 21 %, pour toucher 13 142 personnes. Mais sur un an, il a reculé de 9 %. Les « seniors » (50-64 ans) étaient 27 428 à être inscrits auprès d'un ORP à fin août, en légère diminution de 188 personnes sur un mois (-0,7 %).

Le nombre des places vacantes a peu augmenté, de 242 unités, à 38 478 postes. Le chômage partiel, une statistique qui concerne le mois de juin, touchait 1 507 personnes (+133). Par ailleurs, 2 187 personnes ont perdu leurs droits aux indemnités en juin.

 

 
 

80 km/h : le mois d'août meurtrier relance la polémique

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:47:23

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Sécurité routière Mortalité
80 km/h : le mois d'août meurtrier relance la polémique
44 morts de plus, une hausse de 17,9 % : les chiffres de la sécurité routière en août sont très mauvais. Et la controverse sur le maintien - ou non - du 80 km/h a repris.
 

 
La hausse spectaculaire de la mortalité routière en août (+17,9 %) alimente à nouveau le débat entre pro et anti-80km/h : les autorités y voient l'effet persistant des destructions de radars quand d'autres contestent l'efficacité de la mesure dont ils ont obtenu le prochain assouplissement.

C'est en tout cas la hausse la plus importante depuis janvier : le mois dernier, 290 personnes ont perdu la vie sur les routes métropolitaines, soit 44 de plus qu'en août 2018. « Ce n'est pas rien, ça ne laisse pas indifférent », a déclaré Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

2019 comptabilise jusqu'à présent 35 morts de plus que l'année dernière, marquée par une baisse « historique » de la mortalité routière en métropole enregistrée en 2018 (3 248 tués, 3 488 avec l'Outre-mer).

La courbe du mois d'août, un mois traditionnellement chargé sur les routes, se calque de nouveau sur celle du premier trimestre qui avait recensé 63 tués de plus qu'en 2018.

À l'époque, la Sécurité routière avait imputé ces mauvais chiffres au « relâchement des comportements » après les destructions de radars (75 % du parc) lors du mouvement des gilets jaunes.
Radars tourelles

Pour Emmanuel Barbe, « le réseau des radars est loin d'être réparé, il y en a encore qui sont dégradés ». Déployés depuis le printemps, des radars nouvelle génération, dits radars-tourelles, supposés plus résistants car juchés sur des mâts de 4 mètres de haut, ont déjà été dégradés. « Cela a des effets sur la vitesse. Les radars qui fonctionnent flashent beaucoup et absorbent en partie l'activité de ceux dégradés », assure M. Barbe.

Pour l'association 40 millions d'automobilistes, cette hausse est la preuve de l'inefficacité de la limitation à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires, en vigueur depuis juillet 2018, censée permettre d'épargner jusqu'à 400 vies par an. Pour d'autres, c'est au contraire le feu vert donné avant l'été par le gouvernement pour un assouplissement de la mesure qui est responsable de la hausse. La mesure, décriée par les gilets jaunes et les élus locaux, a permis d'épargner 206 vies durant sa première année d'application, selon des estimations de la Sécurité routière. « Cette hausse se produit au moment où le gouvernement annonce le retour au 90 km/h dans les départements qui le voudront », abonde Me Jehanne Collard, avocate des victimes de la route. « Les automobilistes ont perçu cette décision comme un recul du gouvernement, qui se paie immédiatement en vies humaines. »

 

 
 

 

80 km/h : le mois d'août meurtrier relance la polémique

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:44:32

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80 km/h : le mois d'août meurtrier relance la polémique
 

 
La hausse spectaculaire de la mortalité routière en août (+17,9 %) alimente à nouveau le débat entre pro et anti-80km/h : les autorités y voient l'effet persistant des destructions de radars quand d'autres contestent l'efficacité de la mesure dont ils ont obtenu le prochain assouplissement.

C'est en tout cas la hausse la plus importante depuis janvier : le mois dernier, 290 personnes ont perdu la vie sur les routes métropolitaines, soit 44 de plus qu'en août 2018. « Ce n'est pas rien, ça ne laisse pas indifférent », a déclaré Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

2019 comptabilise jusqu'à présent 35 morts de plus que l'année dernière, marquée par une baisse « historique » de la mortalité routière en métropole enregistrée en 2018 (3 248 tués, 3 488 avec l'Outre-mer).

La courbe du mois d'août, un mois traditionnellement chargé sur les routes, se calque de nouveau sur celle du premier trimestre qui avait recensé 63 tués de plus qu'en 2018.

À l'époque, la Sécurité routière avait imputé ces mauvais chiffres au « relâchement des comportements » après les destructions de radars (75 % du parc) lors du mouvement des gilets jaunes.
Radars tourelles

Pour Emmanuel Barbe, « le réseau des radars est loin d'être réparé, il y en a encore qui sont dégradés ». Déployés depuis le printemps, des radars nouvelle génération, dits radars-tourelles, supposés plus résistants car juchés sur des mâts de 4 mètres de haut, ont déjà été dégradés. « Cela a des effets sur la vitesse. Les radars qui fonctionnent flashent beaucoup et absorbent en partie l'activité de ceux dégradés », assure M. Barbe.

Pour l'association 40 millions d'automobilistes, cette hausse est la preuve de l'inefficacité de la limitation à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires, en vigueur depuis juillet 2018, censée permettre d'épargner jusqu'à 400 vies par an. Pour d'autres, c'est au contraire le feu vert donné avant l'été par le gouvernement pour un assouplissement de la mesure qui est responsable de la hausse. La mesure, décriée par les gilets jaunes et les élus locaux, a permis d'épargner 206 vies durant sa première année d'application, selon des estimations de la Sécurité routière. « Cette hausse se produit au moment où le gouvernement annonce le retour au 90 km/h dans les départements qui le voudront », abonde Me Jehanne Collard, avocate des victimes de la route. « Les automobilistes ont perçu cette décision comme un recul du gouvernement, qui se paie immédiatement en vies humaines. »

 

 
 

Pour la FSU, la rentrée n'a rien d'idyllique

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:48:27

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Éducation
Pour la FSU, la rentrée n'a rien d'idyllique
 

 
« Pour la première fois dans le Haut-Rhin, il y a assez d'enseignants à la rentrée dans le 1er degré », note Ghislaine Umhauer, secrétaire départementale Snes-FSU 68. Mais ce n'est pas pour autant que le syndicat attribuera un satisfecit pour cette rentrée scolaire 2019. Pour parvenir à ce résultat, « la Dasen [Direction académique des services de l'Éducation nationale] a refusé des demandes de temps partiel. C'est un recul des droits des enseignants. S'ils font une demande d'un temps partiel, c'est qu'ils en ont besoin ».
Classes surchargées

Dans le Bas-Rhin, le SNUipp-FSU dénonce des classes surchargées dans le premier degré, « spécialement en maternelle où il n'est pas rare d'accueillir 30, 31 ou 32 élèves ». Dans le second degré, le Snes-FSU de Strasbourg considère que la réforme du lycée est « porteuse d'incertitudes et d'inégalités pour les élèves... Les effectifs très variables des groupes de spécialité, de moins de 15 élèves à 38 élèves, sont révélateurs du choix très majoritaire des lycéens pour certaines disciplines, les mathématiques notamment, alors que d'autres sont fragilisées, ainsi LLCA (Littérature, langues et cultures de l'antiquité) ».

Les conditions de travail des enseignants se sont également dégradées, poursuit le syndicat, qui remarque que « si d'un côté le manque d'enseignants titulaires est chronique dans certaines disciplines, technologie, allemand, musique, mathématiques... de l'autre, des collègues non titulaires en fin de contrat se retrouvent sans proposition d'affectation ; une centaine seraient concernés ».

 

 
 

 

U logistique recrute 50 CDI

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:56:03

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Emploi Grande distribution
U logistique recrute 50 CDI
L'enseigne U Logistique(U Log) de Mulhouse,filiale de la coopérative Système U, lance une vaste campagne de recrutement. à la clé, 50 postes d'employés de logistique en CDI. Seule obligation pour postuler : une pré-inscription sur internet avant le 15 septembre.
 

 
Dans l'entrepôt frais U Log du site mulhousien de la coopérative Système U, 50 nouveaux postes d'employés de logiste sont créés.
50 embauches en CDI pour l'entrepôt frais mulhousien de U Log, filiale logistique de la coopérative Système U, c'est la bonne nouvelle économique de cette rentrée. Première étape requise si l'on veut postuler : une pré-inscription sur le site internet de l'entreprise avant le 15 septembre.
Pas de diplôme requis, mais être motivé

Pour présenter cette campagne de recrutements destinée à l'entrepôt frais de Mulhouse, les responsables de l'enseigne dévoilent les chiffres de l'entreprise en croissance constante. Ce qui se traduit par un chiffre d'affaires national prévu à 20 milliards d'euros pour 2019 pour toutes les enseignes de Système U (Hyper U, Super U, U express et Utile). Afin de répondre au mieux à l'augmentation d'activité et à la modernisation du site de Dornach à Mulhouse, un important recrutement est en cours pour 50 postes d'employés de logistique. « Il s'agit d'un métier polyvalent qui ne nécessite pas, pour débuter, un diplôme particulier. Nous prenons en charge le volet formation. Ces postes sont ouverts à toutes les tranches d'âges et les séniors sont les bienvenus. Il s'agit d'embauche directe après une période d'essai », indique le responsable du site mulhousien Luc Meaude.
Un job-dating les 25 et 28 septembre

Il suffit de se pré-inscrire en ligne sur le site www.u-logistique.com/jobdating avant le 15 septembre. Cette démarche va permettre de sélectionner les profils les plus adaptés et motivés. Ces candidats pourront alors participer à un job-dating qui se déroulera, sur rendez-vous, le mercredi 25 septembre toute la journée et le samedi matin 28 septembre, toujours sur le site de Mulhouse.

Pour les personnes sélectionnées, il est prévu ces jours-là, la présentation de l'entreprise, une visite du site et un entretien individuel de 15 minutes.

Une session identique avait été organisée sur le site de Nantes, en octobre dernier, avec 500 candidats potentiels pour 50 embauches. « Ce qui prévaut, c'est l'envie de travailler pour les personnes intéressées par le poste. Avec, comme possibilité pour celles qui le désirent, une réelle possibilité d'évolution de carrière ».

Les missions des futurs candidats concernent la préparation des commandes, la réception, le stockage, l'expédition des marchandises, le tout avec des engins de manutention. Un poste qui concerne pour l'instant 10 % de personnel féminin.

Florian Chemy, directeur de la zone Est-Sud frais et surgelés du U Log ajoute : « La création de U Log a été actée en 2016, sans licenciement au sein de la structure antérieure. Depuis, nous avons lancé des campagnes de recrutement sur nos différents sites en France, soit un plan de 1 000 embauches depuis 2016, sur cinq ans.
Des postes pour l'entrepôt « frais »

À Mulhouse, c'est l'entrepôt frais qui est concerné. La logistique, c'est savoir livrer le bon produit, au bon endroit à la bonne personne. Pour accompagner notre stratégie commerciale des magasins U, notre logistique doit être performante ». Pour cette équipe de direction : « Mulhouse est un site important, nos salariés y sont impliqués et les équipes soudées », note Luc Meaude.

Ces responsables insistent sur la volonté de l'enseigne de baisser le taux de précarité de son personnel, même si le taux de turn-over des salariés est estimé à 5 % par an. « Il est nécessaire que l'ascenseur social fonctionne, c'est aussi un moyen de préparer l'avenir », explique ce responsable qui a commencé sa carrière dans l'enseigne comme manutentionnaire en 1987. Il a permis l'ouverture de ces postes. « Nous avons déjà procédé à 40 embauches en octobre 2018 à Mulhouse, elles ont concerné du personnel intérimaire.

Nous avons actuellement pour la partie frais de l'entrepôt, 214 salariés en CDI et 100 intérimaires. Et tous les départs sont automatiquement remplacés. De plus, nous procédons des embauches régulières par intérim », note Jamel Benabid, responsable des ressources humaines de l'entrepôt frais de Mulhouse.
Sabine HARTMANN Sur le site www.u-logistique.com/jobdating avant le 15 septembre. Une vidéo et un diaporama sur cette campagne de recrutement sur le site www.dna.fr

Sur le site www.u-logistique.com/jobdating avant le 15 septembre. Une vidéo et un diaporama sur cette campagne de recrutement sur le site www.dna.fr

 
 

 

L'Esat du Rangen met le cap sur l'emploi et passe au vert

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:54:53

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thann  Handicap
L'Esat du Rangen met le cap sur l'emploi et passe au vert
L'Esat du Rangen, à Thann, annonce une diversification de ses activités et de ses projets, dont un concernant l'accompagnement vers l'emploi en milieu ordinaire. Florence Faivre, directrice de la structure, détaille ces nouvelles perspectives.
 

 
Le 27 août, de nombreux bénévoles et salariés de Pôle emploi, Cap emploi, Egee et Mobilité mod'emploi sont venus se former au nouveau dispositif Sesam'emploi, initié par l'Esat du Rangen à partir du 1er septembre.
« Alors que notre établissement a un agrément de 50 places et que 50 personnes sont sur liste d'attente, nous nous sommes demandé comment faire de la place à d'autres », explique Florence Faivre, directrice de l'Esat (Établissement et service d'aide par le travail) du Rangen, à Thann. « C'est de là qu'a germé notre projet. Il permettra d'accompagner vers l'emploi en milieu ordinaire des personnes à orientation "milieu protégé" ou des demandeurs d'emploi longue durée en attente de RQTH (Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Ce projet concerne également environ 10 % des usagers de l'Esat. »

Depuis le 1er septembre, l'établissement social propose donc un dispositif baptisé « Sesam'Emploi ». Il s'agit d'un service d'évaluation et de soutien pour l'accès et le maintien dans l'emploi. Ce dispositif est financé par l'ARS (Agence régionale de santé) Grand-Est, le Fonds social européen et le comité de coordination Action handicap à hauteur de 350 000 EUR. « Les Duodays (journée de découverte du milieu professionnel ordinaire par les usagers de l'Esat) s'inscrivaient dans la mise en route de ce projet », précise la directrice.

« Trente places en file active sont ouvertes dans le territoire Thur et Doller. S'il y a un bénéficiaire qui sort de la boucle, un autre peut intégrer le dispositif », ajoute Florence Faivre.
Sesam'emploi à Vieux-Thann

Le 28 octobre, l'Esat du Rangen signera plusieurs conventions de partenariat. L'une avec Pôle emploi, une autre avec Cap emploi (accompagnement des publics), une troisième avec Mobilité mod'emploi (mobilité autonome et inclusive) et la dernière avec Egee (Entente des générations pour l'emploi et l'entreprise). Des représentants de chaque instance se sont retrouvés, le 27 août pour une formation complète liée à la mise en route de ce projet.

« Les bureaux de Sesam'Emploi, dont la direction reste ici, à l'Esat du Rangen, vont s'installer dans l'ancienne Maison de l'emploi et de la formation à l'Embarcadère à Vieux-Thann. Les personnes inscrites bénéficieront, entre autres, d'ateliers de rédaction de CV, d'ateliers de simulation d'entretien d'embauche menés par des bénévoles d'Egee. » Deux salariés et un quart-temps coordonneront le parcours vers l'emploi. « Annaïck Serrand, à temps plein, et Christophe Faivre, travailleur social de l'Esat qui a demandé à être affecté à ce service. Laura Garcia, neuropsychologue, évaluera les besoins des bénéficiaires du dispositif et sera présente pour un quart temps », note encore la responsable de l'Esat. Le service sera expérimenté pendant deux ans. « Les demandeurs ne peuvent pas s'adresser directement à nous. En revanche, c'est possible pour les entreprises via notre mail : sesamemploi@aufildelavie.fr »

L'Esat du Rangen, qui est l'un des six établissements d'Au fil de la vie, reste dans la dynamique de l'association mère qui oeuvre à « la construction d'une société plus inclusive ». « Nous souhaitons que les entreprises respectent leur engagement d'embaucher 6 % de travailleurs handicapés (lire l'encadré). Les prévisions indiquent qu'un quart d'entre nous allons développer des troubles psychiques au cours de nos vies. Il faut que les entreprises du milieu ordinaire développent des capacités d'adaptation plus souples en faveur des personnes handicapées mentales ou déficientes et que des professionnels soient formés à ce type de démarche inclusive. »

L'Esat présentera encore deux autres projets au mois d'octobre. Au sein de l'association Au fil de la vie, dont on ne peut que reconnaître le dynamisme, on partage cette vision du handicap en se posant la question : « De quoi sont-ils capables ? », plutôt que : « Quelles sont les restrictions liées au handicap ? » Inspirant.
Textes : Elisa MEYER PLUS WEB Notre diaporama sur dna.fr

PLUS WEB Notre diaporama sur dna.fr

 
 

 

BALGAU-Fessenheim Aménagement routier : 150 manifestants contre la route

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:59:47

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BALGAU-Fessenheim  Aménagement routier
BALGAU-Fessenheim Aménagement routier : 150 manifestants contre la route
La mobilisation contre la route de liaison A35-A5 a été une réussite ce samedi ( DNA du 6 septembre). Les habitants sont déterminés contre le tracé qui passe entre Balgau et Fessenheim.

 
Michel Boeglin, ici à gauche, est l'un des initiateurs du collectif citoyen.
Le collectif citoyen Fessenheim-Balgau a manifesté dans l'après-midi contre le projet d'aménagement qui passerait entre Fessenheim et Balgau. Une desserte qui pose des questions au collectif initié par Michel Boeglin, en partenariat avec Pierre Engasser, maire de Balgau.

Le rassemblement de samedi a réuni 150 résidents de Fessenheim et de Balgau qui ont affiché leur opposition à la liaison qui touche directement les deux villages et qui risque d'être un « aspirateur à camions », comme l'a rappelé Michel Boeglin sur place. Les opposants s'étaient donné rendez-vous en bordure de la RD468.

Ce projet au coût de 60 millions d'euros devrait relier la sortie de l'autoroute A35 au niveau d'Ensisheim, passer au sud de Hirtzfelden, puis par la RD3bis rejoindre Fessenheim, Balgau et la RD 52, desservir la zone Eco-Rhéna, l'annexe du port du Rhin de Neuf-Brisach et se poursuivre en direction de l'autoroute allemande A5.
« Cet aménagementest un non-sens »

Régis Schmidt de Balgau est un des habitants dont la résidence est en bordure de la future liaison : « Cet aménagement routier est un non-sens, je pense qu'avant de se pencher sur la réalisation de cette route de liaison autoroutière, il faut développer la future zone Eco-Rhéna et par la suite en déduire sa desserte. D'autre part, j'emprunte tous les jours la RD3bis entre Fessenheim et Hirtzfelden pour aller à mon travail et contrairement à ce que disent certains, elle n'est jamais encombrée, donc pourquoi vouloir en construire une autre? Nous aimerions avoir plus d'information sur le projet ». L'organisation d'une réunion publique sur ce dossier est en effet une demande récurrente chez les habitants des deux villages.
Une réunion publiquedemandée

Michel Boeglin a encore rappelé que d'autres tracés existent et note que sur la RD3bis, deux ouvrages de franchissement de cours d'eau devront être renforcés si la nouvelle liaison se fait - le pont sur l'ancien canal du Rhône au Rhin et le second sur le canal d'irrigation- pour remédier à la circulation des camions. Il a rajouté que la nouvelle route entre Fessenheim et Balgau va engendrer de la pollution, du bruit avec la circulation des camions et de la gêne pour la santé des riverains, comme pour les 400 élèves du collège. Le collectif après de nombreuses actions dont une pétition lancée en mai dernier qui a rassemblé 1 500 signatures, des démarches officielles, proposera en novembre une marche de contestation entre Balgau et Fessenheim.
C.W.

 

 
 

 

Fessenheim Balgau Cent cinquante manifestants réunis contre le projet

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:13:27

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Fessenheim Balgau Cent cinquante manifestants réunis contre le projet
 

 
Michel Boeglin, ici à gauche, est l'un des initiateurs du collectif citoyen. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
Le collectif citoyen Fessenheim-Balgau a manifesté samedi 7 septembre dans l'après-midi contre le projet d'aménagement d'une liaison A35-A5 qui passerait entre Fessenheim et Balgau (notre édition du 6 septembre). Une desserte qui pose des questions au collectif initié par Michel Boeglin, en partenariat avec Pierre Engasser, maire de Balgau.

Le rassemblement de samedi a réuni 150 habitants de Fessenheim et de Balgau, qui ont affiché leur opposition à la liaison qui touche directement les deux villages et qui risque d'être un « aspirateur à camions », comme l'a rappelé Michel Boeglin dans son intervention sur place.

Les opposants s'étaient donné rendez-vous en bordure de la RD468, qui dessert la sortie nord de Fessenheim, à l'entrée sud de Balgau, et qui, si le projet devait être effectif, serait traversée par la liaison A35-A5. Ce projet, estimé à 60 millions d'euros, devrait relier la sortie de l'autoroute A35 au niveau d'Ensisheim, passer au sud de Hirtzfelden, puis par la RD3bis rejoindre Fessenheim et Balgau et la RD 52, desservir la zone Eco-Rhéna, l'annexe du port du Rhin de Neuf-Brisach et par la suite se poursuivre en direction de l'autoroute allemande A5.
Les riverains veulent davantage d'informations

Régis Schmidt, de Balgau, est un des habitants dont la résidence est en bordure de la future liaison. « Cet aménagement routier est un non-sens, je pense qu'avant de se pencher sur la réalisation de cette route de liaison autoroutière, il faut développer la future zone Eco-Rhéna et par la suite en déduire sa desserte. D'autre part, j'emprunte tous les jours la RD3bis entre Fessenheim et Hirtzfelden pour aller à mon travail et, contrairement à ce que disent certains, elle n'est jamais encombrée. Donc pourquoi vouloir en construire une autre ? Nous aimerions avoir plus d'information sur le projet. »

Michel Boeglin a encore rappelé que d'autres tracés existent et note que, sur la RD3bis, deux ouvrages de franchissement de cours d'eau devront être renforcés si la nouvelle liaison se fait - le pont sur l'ancien canal du Rhône au Rhin et le second sur le canal d'irrigation - afin d'assurer la circulation des camions. Il a rajouté que la nouvelle route entre Fessenheim et Balgau va engendrer de la pollution, du bruit avec la circulation des camions et de la gêne pour la santé des riverains, comme pour les 400 élèves du collège.

Le collectif, après de nombreuses actions dont une pétition lancée en mai, qui a rassemblé 1 500 signatures, et des démarches officielles, proposera en novembre une marche de contestation entre Balgau et Fessenheim.
Christian WERTHE

 

 
 

Que va devenir l'A35 à Strasbourg avec l'ouverture du GCO ?

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:26:32

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Que va devenir l'A35 à Strasbourg avec l'ouverture du GCO ?
 

 
L'autoroute A35 doit se transformer un boulevard urbain dans la traversée de Strasbourg. Mais tout reste à faire. Document Cabinet Peter
La requalification de l'A35 est ce processus qui vise à enlever à l'autoroute le statut autoroutier dans sa traversée de l'agglomération strasbourgeoise, entre Vendenheim et la Vigie. Comment ? Tout reste à faire et à imaginer. Aujourd'hui, il est question, non pas de travailler au devenir de la seule autoroute, mais « aux paysages urbains » qui l'englobent. Soit quelque 560 ha et l'idée d'un parc urbain est désormais avancée par le président de l'eurométropole Robert Herrmann, qui a lancé avant la trêve estivale les études qui vont déblayer le terrain (façon de parler).
Quel est le diagnostic ?

L'autoroute A35 dans sa traversée de Strasbourg est en fait une autoroute fourre-tout. On y trouve des voitures, des camions, des véhicules en transit international, en transit régional, mais aussi des véhicules qui entrent ou sortent de Strasbourg, et même des véhicules qui utilisent cette autoroute pour aller d'un quartier de la ville à un autre.

Elle a en outre ceci de particulier qu'elle connaît des heures de répit pendant les vacances scolaires, ce qui laisse à penser que le trafic pendulaire (domicile-travail) compte pour beaucoup dans les statistiques de fréquentation.
Comment requalifier ?

Les décideurs, c'est-à-dire l'État, l'eurométropole, le département et la région, considèrent que l'encombrement et la surcharge de l'autoroute sont tels - 165 000 véhicules par jour - qu'on ne peut pas y toucher par des mesures coercitives et des restrictions de circulation sans provoquer de collapse général. Ils estiment que la requalification ne pourra intervenir qu'avec la mise en service, prévue dans le second semestre 2021, du Grand coutournement ouest (GCO) actuellement en cours d'aménagement.

Il n'empêche que les services de l'État travaillent sur le sujet depuis plus de quinze ans et que certaines mesures d'abaissement de la vitesse en approche de Strasbourg (passage de 130 à 110 km/h) et le passage de 110 à 90 km/h dans la portion centrale, prises ces dernières années, participent du projet de requalification.
Quelles mesures sont pratiquement certaines ?

Une seule mesure est d'ores et déjà inscrite dans le planning général. Les arrêtés ne sont pas signés et s'ils ne le sont pas le jour de la mise en service du contournement, l'État s'exposera à devoir verser une indemnité au concessionnaire de ce dernier. Il s'agit de l'interdiction des camions en transit. L'annexe 21 du contrat de concession prévoit une indemnité de 10 millions d'euros pour le concessionnaire si le transit des poids lourds n'est pas interdit.

Une autre mesure est annoncée comme pratiquement acquise, c'est le passage de la vitesse maximum autorisée à 70 km/h.
Quelles mesures dans un deuxième temps ?

Il est ensuite question de réserver une voie aux transports en commun. Cela paraît anodin, mais pour que ce soit efficace, il faut... des transports en commun, c'est-à-dire qu'il n'est pas question de réserver une voie s'il n'y a qu'un bus par heure. Cette voie serait également réservée au covoiturage. Reste à définir le covoiturage : deux personnes à bord suffisent-elles ou faut-il fixer le minimum à trois, voire quatre personnes pour autoriser une voiture à circuler sur une voie réservée au covoiturage ? Attention, si la voie réservée aux transports en commun est la bande d'arrêt d'urgence, il pourra être question de travaux pour renforcer la chaussée en bord de talus.

Beaucoup de ces mesures nécessitent des infrastructures de contrôle et de gestion du trafic. L'hypothèse de portiques équipés de caméras associés à des logiciels a été avancée, pour établir par exemple qu'un camion entré et sorti du périmètre dans un laps de temps très court a donc traversé la zone en transit. Ces équipements pourront également servir pour les contrôles des vignettes Crit'Air.
Et l'urbanisme ?

C'est la partie la plus importante, la plus onéreuse et la moins avancée du projet. Retoucher l'autoroute et ses abords, mais dans quelle ampleur, dans quel objectif et avec quels moyens ? Faudra-t-il détruire les viaducs, ramener l'autoroute au niveau du sol, reprendre les bretelles ? S'il est question d'un parc urbain, on ne peut s'empêcher de penser que certains secteurs libérés du voisinage d'une autoroute surchargée pourront être quand même urbanisés. Il s'agit là de décisions importantes qui ne seront pas prises avant les prochaines élections municipales.
Olivier CLAUDON

 

 
 

Soultz Musée du Bucheneck : Journée européenne de la culture juive

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:37:07

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Soultz  Musée du Bucheneck
Soultz Musée du Bucheneck : Journée européenne de la culture juive
Le musée du Bucheneck à Soultz s'associe à l'édition 2019 de la journée européenne de la culture juive, à travers deux manifestations le week-end prochain.

 
Dans la salle Moïse Ginsburger du musée du Bucheneck à Soultz, le public pourra découvrir son histoire, celle de son fils Roger Salomon, alias Pierre Villon, et des frères Léon et Eugène Bloch nés à Soultz.
Vendredi 13 septembre à 20 h, une soirée sera animée par Béatrice Sommer, guide conférencière, sur le thème « Touchez, respirez et goûter les fêtes juives ». L'intervenante invitera le public à voyager à travers les fêtes juives et leurs rites, sentir l'odeur de fin de shabbat, toucher la ménorah, goûter la douceur de Roch-Hochana, la Pâque juive. Cette visite, accessible à tout public, permettra de faire le lien entre les fêtes juives et chrétiennes. Une mini-dégustation illustrera les propos de Béatrice Sommer. L'entrée est libre sur réservation.

Béatrice Sommer, passionnée par le patrimoine, les rites et les coutumes, exerce pour le musée judéo-alsacien de Bouxwiller. Elle est également conteuse, et fait découvrir les traditions et légendes d'Alsace. Après des stages avec des ethnobotanistes, elle propose encore des journées de cueillette et cuisine de plantes sauvages, plantes médicinales et de teinture végétale.

Dimanche 15 septembre de 14 h à 17 h, tous les espaces du musée du Bucheneck seront accessibles, et plus spécialement la salle Moïse Ginsburger où le public découvrira une exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne. Il s'agit de la collection Marc et Annette Wygoda, de l'Association des amis du musée judéo-alsacien de Bouxwiller, qui recèle de véritables chefs-d'oeuvre. Ces cartes postales illustrent un tournant majeur dans la vie professionnelle et sociale juive en Alsace. A travers elles, l'on découvre que la population juive, discriminée jusqu'à la révolution, est sortie de ses métiers de misère, a saisi des opportunités pour s'intégrer de plain-pied dans le monde moderne alsacien. Pour la première fois, cette collection s'ouvre au public.

La journée européenne de la culture juive, initiée en 1996 en Alsace par l'association B'nai Brith Hirschler avec l'agence de développement touristique du Bas-Rhin, a depuis fédéré plus d'une trentaine de pays. En 2004, le Conseil européen des communautés juives et la route du judaïsme d'Espagne ont rejoint l'association B'nai Brith Hirschler pour organiser cette manifestation. En Alsace, elle bénéficie du concours des consistoires du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, du conseil de l'Europe, de la Région Grand Est, des deux conseils départementaux et de nombreuses collectivités locales.
Gabrielle Schmitt Hohenadel Y aller : Musée du Bucheneck, rue Kageneck à Soultz, vendredi 13 septembre à 20h soirée "Touchez, respirez et goûtez les fêtes juives", entrée livre sur réservation ; dimanche 14 h à 17 h exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne, entrée libre.

Y aller : Musée du Bucheneck, rue Kageneck à Soultz, vendredi 13 septembre à 20h soirée "Touchez, respirez et goûtez les fêtes juives", entrée livre sur réservation ; dimanche 14 h à 17 h exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne, entrée libre.

 
 

 

Soultz Journées européennes de la culture juive

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:18:50

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Soultz Journées européennes de la culture juive
 

 
Dans la salle Moïse Ginsburger du musée du Bucheneck à Soultz, le public découvrira son histoire, celle de son fils Roger Salomon, alias Pierre Villon, et des frères Léon et Eugène Bloch, nés à Soultz.  Photo L'Alsace /Gabrielle SCHMITT HOHENADEL
Le musée du Bucheneck à Soultz s'associe à l'édition 2019 des Journées européennes de la culture juive au travers de deux manifestations.

La soirée de vendredi 13 septembre sera animée, à 20 h, par Béatrice Sommer, guide conférencière, sur le thème « Touchez, respirez et goûter les fêtes juives ». L'intervenante invitera le public à voyager à travers les fêtes juives et leurs rites, sentir l'odeur de fin de shabbat, toucher la ménorah, goûter la douceur de Roch-Hochana, la Pâque juive.

Cette visite, accessible à tout public, permettra de faire le lien entre les fêtes juives et chrétiennes. Une mini-dégustation illustrera les propos de Béatrice Sommer. L'entrée est libre, sur réservation.

Béatrice Sommer, passionnée par le patrimoine, les rites et les coutumes, exerce pour le musée judéo alsacien de Bouxwiller. Elle est également conteuse, et fait découvrir les traditions et légendes d'Alsace. Après des stages avec des ethnobotanistes, elle propose encore des journées de cueillette et cuisine de plantes sauvages, plantes médicinales et de teinture végétale.
Une collection à découvrir

Dimanche 15 septembre, de 14 h à 17 h, tous les espaces du musée du Bucheneck seront accessibles, et plus spécialement la salle Moïse Ginsburger, où le public découvrira une exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne. Il s'agit de la collection Marc et Annette Wygoda, de l'Association des amis du musée judéo alsacien de Bouxwiller, qui recèle de véritables chefs-d'oeuvre.

Ces cartes postales illustrent un tournant majeur dans la vie professionnelle et sociale juive en Alsace. On y découvre que la population juive, discriminée jusqu'à la Révolution, est sortie de ses métiers de misère, a saisi des opportunités pour s'intégrer pleinement dans le monde moderne alsacien. Pour la première fois, cette collection s'ouvre au public.

Les journées européennes de la culture juive, initiées en 1996 en Alsace par l'association B'nai Brith Hirschler, avec l'agence de développement touristique du Bas-Rhin, ont depuis fédéré plus d'une trentaine de pays. En 2004, le Conseil européen des communautés juives et la route du judaïsme d'Espagne ont rejoint l'association B'nai Brith Hirschler pour organiser cette manifestation.

En Alsace, elle bénéficie du concours des consistoires du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, du conseil de l'Europe, de la Région Grand Est, des deux conseils départementaux et de nombreuses collectivités locales.
Gabrielle SCHMITT HOHENADEL Y ALLER Musée du Bucheneck, rue Kageneck à Soultz, vendredi 13 septembre à 20 h, soirée « Touchez, respirez et goûtez les fêtes juives », entrée libre sur réservation ; dimanche 15 septembre, de 14 h à 17 h, exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne, entrée libre.

 

 
 

Saint- Hippolyte Unis contre l'installation systématique de Linky

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:17:11

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Saint- Hippolyte Unis contre l'installation systématique de Linky
 

 
 
Alors que le déploiement du controversé compteur d'Enedis doit bientôt intervenir dans le secteur de Saint-Hippolyte, cette réunion publique avait surtout pour but d'avertir sur les inconvénients du Linky et d'informer sur les différents aspects qui permettent de refuser légalement son installation.

Une centaine de personnes étaient réunies, mardi 3 septembre en soirée dans la salle des fêtes de Saint-Hippolyte, pour s'informer sur la légalité de l'installation d'un tel appareil, compte tenu des inquiétudes envers ces nouveaux compteurs électriques communicants, interrogeables à distance.

Dans l'assistance, on notait la présence de nombreux élus dont celle de Bertrand Ivain, maire de Saint-Bernard, représentant une association d'élus créée pour défendre la liberté de choix des citoyens contre l'installation systématique du nouveau compteur d'Enedis.

Comme l'a rappelé Claude Huber, le maire de Saint-Hippolyte, dans son intervention, le quart des habitants de sa commune s'oppose à cette installation et, depuis la dernière réunion publique en avril dernier, les deux arrêtés municipaux qui ont été pris sont restés sans effet.

Lors de cette séance publique, Bertrand Ivain a répondu aux nombreuses questions posées par l'assistance.

Différentes questions ont ainsi pu être abordées : le refus du Linky, la date de passage et l'intrusion dans les foyers, les compteurs placés à l'extérieur, les pannes de compteur et la mise en place d'un compteur de substitution, la facturation de la pose, le compteur et les véhicules électriques, le Linky responsable d'incendie, l'atteinte à la vie privée, le nouveau compteur et la santé...

Toutes ces questions ont trouvé des éclaircissements et les échanges ont été des plus fructueux.
Jean-Paul SIBILLE

 

 
 

Ungersheim Les gens du voyage s'installent pour un mois

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:36:31

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Ungersheim Les gens du voyage s'installent pour un mois
 

 
Le camp des gens du voyage est implanté pour un mois.  Photo L'Alsace /Caroline ZIMMERMANN
Un groupe de gens du voyage, représentant entre 80 et 100 caravanes, s'est installé ce lundi après-midi sur un terrain agricole à Ungersheim, le long de la RD430. Il annonce être là pour un mois.

Le groupe a pris possession d'un champ fraîchement coupé. Il assure avoir l'accord du propriétaire. Sauf que celui-ci est actuellement en vacances... Les gens du voyage attendent pour l'heure le raccordement au réseau électrique ainsi qu'au réseau d'eau.

 

 
 

Encore un été brûlant en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:49:36

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Météorologie  Bilan
Encore un été brûlant en Alsace
Dans un rapport publié lundi dernier, le bureau d'étude météorologique Atmo-risk dresse le bilan de l'étouffant été 2019 en Alsace. Marqué notamment par deux épisodes caniculaires, il se classe en troisième position des étés les plus chauds, derrière 2003 et 2018.
 

 
L'Alsace
Encore un été chaud et sec. « La moyenne des maximales a été de 28,06 °C à Strasbourg-Entzheim, alors qu'un été normal affiche une moyenne de 24,8 °C », annonce d'emblée le bureau d'études Atmo-risk, dans son bilan de l'été 2019 basé sur les relevés estivaux de Météo France. Et pourtant, bien que particulièrement chaud, cet été se classe derrière l'été 2018, qui affichait une température maximale moyenne de 28,13 °C.
Des records absolus de températures

Avec des températures moyennes supérieures aux normales de 2,2 °C, l'été 2019 se classe ainsi en troisième position depuis 1924, derrière les étés 2003 (+3,5 °C) et 2018 (+2,4 °C). Les normales étant définies par les relevés moyens des étés 1981 à 2010.

Le 25 juillet, les météorologues de la station de mesure Météo France de Strasbourg-Entzheim relèvent 38,9 °C. Un record absolu de température, venant effacer le précédent qui date seulement de moins d'un mois (38,8 °C relevés à cette même station de mesure le 30 juin).

Un mois plus tôt, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet - qualifiée de « tropicale » par Christophe Mertz, météorologue au bureau d'études Atmo-risk et auteur du rapport -, les températures minimales atteignent également des seuils inédits : 22,9 °C à la station de mesure de Colmar-Meyenheim, et 23,3 °C à la station de Strasbourg-Entzheim.
Deux épisodes caniculaires

Dès le 2 juin, les températures dépassent les 30 °C. Trois semaines plus tard, du 24 juin au 1er juillet, la canicule frappe, battant plusieurs records. Le mercure dépasse allègrement 35 °C.

« Cette précocité n'est pas forcément du jamais vu, on a déjà eu des mois de juin chauds, notamment en 2003. Mais c'est remarquable », appuie le météorologue Christophe Mertz.

« La seconde canicule du mois de juillet a été plus courte, mais tout aussi intense », relate également le rapport. Durant six jours, du 21 au 27 juillet, de nouveaux seuils sont atteints. C'est le cas à Rouffach, Sélestat et Colmar-Meyenheim, qui dépassent ainsi leurs records de chaleur mensuels. Idem en altitude, puisque 30,2 °C sont relevés au Markstein.

« En termes de canicule, cet été est plus comparable à 2018 et 2015. En 2003, les températures étaient similaires, mais ça a duré quatorze jours. Là, les canicules ont duré de quatre à six jours », résume Christophe Mertz.

La fin du mois d'août a, elle aussi, été marquée par l'arrivée d'une vague de chaleur, du 25 au 31 août.
Seulement cinq jours qui ne dépassent pas 20 °C

Difficile de trouver quelques heures de fraîcheur, au cours de cet été. À la station de Strasbourg-Entzheim, « on ne relève que cinq jours où la température maximale a été inférieure à 20 °C, rapporte Atmo-risk. À l'inverse, les jours de chaleur ont été très nombreux, avec 68 jours où la température a excédé 25 °C, contre 45 en moyenne ».

À Colmar-Meyenheim, seuls quatre jours n'ont pas dépassé les 20 °C. Dans les deux stations de mesure, le jour le moins chaud est le même : le 6 juin. Strasbourg-Entzheim atteint une température maximale de 15,5 °C et Colmar-Meyenheim, de 15,7 °C.
Peu de pluie au nord

Côté pluviométrie, le rapport indique des relevés très contrastés : « Très déficitaires vers l'Alsace Bossue, légèrement excédentaires en sud Alsace et dans les Vosges ». Ceci n'empêchant pas une sécheresse qualifiée de « sévère » et « persistante » dans toute l'Alsace.

Selon Atmo-risk, les éléments d'explication se trouvent dans la répartition géographique et temporelle des orages : les précipitations « se sont souvent résumées en quelques forts orages très localisés, suivis parfois de sept à dix jours consécutifs sans pluie et de fortes chaleurs ». Ainsi Strasbourg-Entzheim, privée d'orages au mois de juillet, enregistre un déficit pluviométrique de 68 % par rapport à la normale.

Pas de quoi recharger la nappe phréatique dans le sud du Haut-Rhin, donc, enregistrée à un niveau historiquement bas. Le 12 juillet, la préfecture prend d'ailleurs un arrêté de restriction d'eau, toujours en vigueur.

« Ce qu'il faut retenir de cet été, ce sont les températures et cette sécheresse persistante qui ne nous lâche plus depuis deux ans et demi », insiste Christophe Mertz.

 

 
 

 

Conseil départemental Exposition consacrée à Adélaïde Hautval Reconnue pour sa bravoure

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:00:42

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Conseil départemental  Exposition consacrée à Adélaïde Hautval

Reconnue pour sa bravoure

 
Brigitte Klinkert, entourée des partenaires de l'exposition qui sera visible dans le hall du Conseil départemental du Haut-Rhin du 16 au 26 septembre. Photo DNA
Dans le cadre du soutien apporté par les conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin aux initiatives favorisant le dialogue interreligieux, cette exposition valorise un destin hors du commun, symbole de courage et qui a valeur d'exemple.

L'exposition a été présentée en avant-première tout récemment par ses auteurs lors d'une conférence de presse par Brigitte Klinkert, présidente du département du Haut-Rhin et par deux vice-présidentes, Martine Dietrich, déléguée à l'interreligieux et Sabine Drexler, déléguée à la citoyenneté : Adelaïde Hautval a passé la majeure partie de sa jeunesse à Guebwiller. Mais aussi par le pasteur Christian Krieger, président du conseil synodal de l'EPRAL : Adélaïde Hautval était protestante. Autres partenaires du projet : le professeur de médecine Georges Hauptmann, Adelaïde Hautval était médecin, le fonds social juif unifié, représenté à la conférence de presse par Laurent Gradwohl, délégué régional.
Un acte de mémoireet pédagogique

Cette exposition, complétée par un guide pédagogique, s'articule autour de l'itinéraire de cette fille de pasteure, née en 1906, devenue médecin psychiatre et qui, par solidarité avec des juifs, a été internée dans des camps de concentration en France et en Allemagne et qui a eu l'incroyable audace de tenir tête aux médecins nazis qui, comme Josef Mengele, pratiquaient des expériences sur des êtres humains.

Les panneaux réalisés par l'illustrateur Yannick Lefrançois, dessinateur bien connu du public alsacien, donnent vie à cette femme extraordinaire et à ses déclarations véritablement héroïques. Au commandant d'un camp, elle disait : « Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez mais une chose est certaine et vous le savez, de nous deux, le vainqueur ce n'est pas vous. » Pour Brigitte Klinkert, « cela montre bien ce qu'est l'humanisme rhénan ».

L'exposition se veut un acte de mémoire, mais surtout dans une période marquée par le regain de l'antisémitisme, un acte pédagogique. Qu'une fille de pasteur alsacien ait, au péril de sa vie, sauvé des juifs pendant la Shoah méritait d'être mieux connu et valorisé. Pour un de ses neveux, Frédéric Hautval, sa tante estimait que « ce passé n'a de valeur que s'il prépare l'avenir ».

Ce travail a été réalisé en trois exemplaires. Ainsi l'exposition va pouvoir tourner dans les collèges des deux départements et être présentée à la Faculté de médecine de Strasbourg ; elle sera visible au Musée Deck à Guebwiller du 20 septembre au 18 octobre, au temple Saint-Étienne à Mulhouse du 25 octobre au 24 novembre et sera proposée aux paroisses protestantes d'Alsace et de Moselle.
M. P. Y ALLER L'exposition sera visible dans le hall du Conseil départemental du Haut-Rhin à Colmar du lundi 16 au jeudi 26 septembre.

 

 
 

Unterlinden Première rencontre « Devenez acteur de votre musée » : Les usagers s'interrogent sur le prix et sur l'urbanisme

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:01:55

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Unterlinden Première rencontre « Devenez acteur de votre musée »
Unterlinden Première rencontre « Devenez acteur de votre musée » : Les usagers s'interrogent sur le prix et sur l'urbanisme
Le musée Unterlinden à Colmar a organisé la première des six rencontres de l'opération « Devenez acteur de votre musée ». Une trentaine de personnes ont joué le jeu, alimentant des débats autour d'idées déjà évoquées : le prix d'entrée, l'urbanisme de la place, l'emplacement de la boutique.

 
Thierry Cahn (avec le micro) et Pantxika De Paepe à sa gauche, ont animé les débats, qui se sont tenus dans la piscine. 
« À l'instar des grands musées, Unterlinden doit évoluer, car les publics changent. Le nôtre est vieillissant, il ne se renouvelle pas. Il nous faut attirer les jeunes, ceux qui se disent que les musées ne sont pas faits pour eux » a expliqué Thierry Cahn, le président de la Société Schongauer, en guise d'introduction à ce cycle de six rencontres, visant à recueillir des idées pour améliorer la fréquentation du musée. Le public (un peu moins de 200 000 visiteurs l'an dernier), se compose pour moitié de touristes et pour moitié de locaux.

L'assemblée, une trentaine de personnes, était un peu à l'image du public, les moins de 40 ans se comptant sur les doigts de la main. Mais le débat s'est engagé assez rapidement, non pas autour du thème du jour, la Société Schongauer, mais autour d'autres questions, déjà largement évoquées ces cinq dernières années.
« Le prix est-il un frein ? »

La question du prix d'entrée (13 EUR en plein tarif), qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, a occupé une grande partie des débats, car cette question divise toujours. Pour les uns, au-delà de 10 EUR, le tarif est un frein, pour les autres, baisser le prix risquerait de mettre la Société Schongauer en difficulté. La billetterie représentant une grande part des ressources de l'association.

La gratuité, proposée de manière récurrente pour attirer les visiteurs, n'apparaît pas non plus comme une approche viable. Certes les deux dimanches de gratuité, initiés en janvier, avaient attiré beaucoup de monde (près de 5 000 visiteurs). « Mais nous avons perdu les recettes de ces deux dimanches, soit environ l'équivalent de 400 entrées par dimanche » relève la directrice du musée, Pantxika De Paepe. Elle précise que le Louvre a mis fin à ses journées de gratuité « car les tours opérateurs en profitaient pour réserver ces jours-là. »

Une dame propose qu'une entrée à plein tarif permette de revenir une seconde fois, dans les six mois ou un an, à tarif privilégié. Une idée à creuser.
Une place peu engageante, un musée mal signalé

L'argument est revenu dans la bouche de plusieurs intervenants : la place Unterlinden est froide, trop minérale, le musée est mal signalé. « La place est vide, la porte en bois du musée n'est pas suffisamment visible. Il faut que la Ville se bouge pour améliorer cette place » lance un intervenant, en ajoutant « que la Ville ne doit pas être à la merci des architectes. » Car justement, la place, située entre le couvent et la piscine, fait partie du projet architectural du cabinet Herzog & de Meuron, et qu'au titre de la propriété intellectuelle, la Ville ne peut pas y faire ce qu'elle veut. « Je suis régulièrement interpellée par des touristes qui cherchent le musée, alors qu'ils sont juste à côté » témoigne une dame, pour aller dans le même sens. « Il y a un vrai problème de lisibilité sur cette place. »

L'équipe du musée n'a pas voulu s'étendre sur le sujet qui sera le thème de la prochaine rencontre (le 3 octobre), mais Thierry Cahn a rappelé que grâce aux architectes, mondialement connus, « on a eu des mouvements de mécénat ». Il souhaiterait cependant revoir l'éclairage nocturne, notamment pendant la période de l'Avent.
Une boutique peu visible ?

Là encore, la question n'est pas nouvelle. La boutique du musée Unterlinden est placée à l'entrée et non à la sortie du musée. Et elle est peu visible. « Vous avez totalement raison, c'est un loupé » reconnaît Thierry Cahn, en déplorant « un préjudice important. »
Jeune public

Un jeune papa déplore que ses enfants n'aient jamais visité le musée avec leur école, comme, lui, l'avait fait dans son enfance. « Nous avons accueilli 6 000 élèves de classes en difficulté, des enfants qui ne viendraient jamais avec leurs parents » lui a répondu Suéva Lenôtre, responsable du service des publics. En précisant que cette opération, lancée à la réouverture du musée, en 2015, se développe chaque année. « La prochaine étape sera de toucher les enfants des crèches et haltes-garderies » ajoute la responsable. Les autres écoliers ne sont pas oubliés. « À la faveur d'un accord avec le rectorat, toutes les classes de l'académie peuvent venir gratuitement avec leurs maîtres, de même que les classes du Bade-Wurtemberg » ajoute Thierry Cahn.
Musée du XXIe siècle

Cette opération « Devenez acteur de votre musée » s'inscrit dans le cadre d'une mission nationale, « musées du XXIe », initiée par le ministère de la Culture en 2016, en réaction aux attentats de 2015. « Dans une lettre, la ministre Audrey Azoulay nous avait demandé de travailler en réseau, de créer des ateliers, pour que les musées deviennent des lieux d'égalité, des creusets protéiformes » raconte Pantxika De Paepe.

Six rencontres mensuelles sont prévues d'ici le mois de mars. « Après nous mettrons en place des ateliers, pour tirer des idées concrètes de tous ces débats. Des propositions seront faites fin 2020 » précise encore la directrice. « Le musée n'est pas parfait, mais il faut saisir ces imperfections pour trouver ensemble des solutions pour les améliorer » a conclu Suéva Lenôtre.
V.F. Prochaines rencontres : jeudi 3 octobre sur le thème de l'architecture, jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les Beaux-Arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

Prochaines rencontres : jeudi 3 octobre sur le thème de l'architecture, jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les Beaux-Arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

 
 

 

AVOCATS Barreau de Colmar : Une journée de « grève totale »,ce lundi 16 septembre

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:01:01

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AVOCATS Barreau de Colmar
AVOCATS Barreau de Colmar : Une journée de « grève totale »,ce lundi 16 septembre

 
Le mouvement national de grève des avocats, ce lundi 16 septembre, sera suivi par le barreau de Colmar qui a voté une motion en ce sens.

Il prévoit la suspension de toute activité qui se traduira par une « grève totale » des audiences, des permanences et des désignations d'office, ainsi que par la fermeture des cabinets tout au long de la journée.

« Il s'agit d'exprimer notre totale opposition au projet de réforme de notre régime de retraites, et ainsi de sauvegarder notre profession d'un affaiblissement économique et social, qui sera aussi préjudiciable aux justiciables et notamment à l'accès au droit », indique le bâtonnier Me Joseph Wetzel, en faisant référence à l'appel du Conseil national des barreaux.

À travers sa motion, le barreau de Colmar « rappelle que le régime autonome bénéficie d'une gestion saine et transparente et ne coûte rien à la solidarité nationale », considère que le projet est « de nature à mettre en péril le modèle de la profession déjà fragilisé », et souligne que « cette réforme pénalisera plus spécialement les avocats dont l'exercice est souvent lié à la prise en charge des plus démunis ».

Une délégation colmarienne se rendra lundi à Paris pour manifester, en robe, de la place de l'Opéra à celle de la Nation.

 

 
 

 

Les Amis de la Nature de Richwiller : Fête aux Falères

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:35:50

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Richwiller  Les Amis de la Nature de Richwiller
Les Amis de la Nature de Richwiller : Fête aux Falères

 
Les bénévoles de l'association mis en valeur -
C'est sous un grand soleil que le président Jean-Paul Schmittlin accueillit un nombreux public au refuge « Les Falères » à Ventron. Chaque année le succès de cette manifestation ne se dément pas.

Vincent Hagenbach, maire de Richwiller et conseiller départemental, accompagné par plusieurs membres du conseil municipal de Richwiller, Brigitte Vanson, première adjointe au maire de Ventron et conseillère départementale des Vosges, Jean-Claude Dousteysier, maire de Ventron qui fit un rapide passage pour témoigner son amitié, firent l'honneur d'être présents. Le président salua également les Amis de la Nature des autres associations locales dont le président départemental du Haut-Rhin, Claude Muller, les voisins et amis du refuge, les membres des Association de Ventron, les sympathisants et amis d'Alsace et des Vosges. Dans son discours, le président a mis en avant les mérites des bénévoles de l'Association locales de Richwiller qui se sont investis dans la préparation de cette manifestation, avant de passer la parole à Vincent Hagenbach qui a réaffirmé son soutien à l'association puis à Brigitte Vanson.

Avec une paella royale succulente et une tombola attrayante, la journée ne fit que des heureux. Une fois de plus la « Fête aux Falères » aura tenu ses promesses, c'est donc sans crainte que l'association donne rendez-vous pour 2020.

 

 
 

 

Parc de Wesserling Pauline Patenostre, nouvelle chargée de communication

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:20:11

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Parc de Wesserling Pauline Patenostre, nouvelle chargée de communication
 

 
Pauline Patenostre : la nouvelle chargée de com du Parc de Wesserling. Photo DNA/J.-M.Z.
Le poste de chargée de la communication au Parc de Wesserling est essentiel et il exige un florilège de compétences. Cela implique que le choix de la personne dédiée à cette fonction n'est pas chose évidente. Pauline Patenostre a endossé cette responsabilité début septembre.

D'entrée, elle souligne combien Maëlle Manry, qui a assuré l'interim après le départ de Justine Balland qui la précéda, est une personne-ressource. On sent d'ailleurs une fructueuse entente entre les deux jeunes femmes.
Une connaissancede l'univers textile

La nouvelle arrivée est originaire de Labaroche et habite à Colmar. Plongée dans le monde de la communication depuis longtemps car son père, Lionel, tenait une agence de com' à Colmar, elle a pu approfondir cette matière lors de ses études à Strasbourg, Lyon et Colmar.

Mais pour elle, un bac + 5 n'est pas suffisant et ce sont les cinq ans passés dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines qui ont assis ses connaissances. Elle était chargée de la communication des événements comme le Salon de la mode et du tissu, l'événement Minéral et gemmes ou encore le carrefour européen du patchwork. Son nouvel employeur a certainement été sensible à sa bonne connaissance du monde du textile. Ce qui est évidemment un atout à Wesserling.

La jeune femme confesse également occuper une partie de ses loisirs à coudre, à tisser, à tricoter... Grande voyageuse, elle a déjà partagé son sourire avec bien du monde sur la planète et en particulier durant un an en Australie.

Avec conviction, Pauline parle de ce qui la motive : « Ce qui me ravit à Wesserling, c'est le riche environnement du parc ainsi que l'équipe qui m'a fort sympathiquement accueillie. »
« Conquérir d'autres publics »

Elle souligne avoir été étonnée par cette équipe très féminine. Ses objectifs ? « Pour moi, c'est la cible qui compte. On peut d'ores et déjà imaginer plusieurs visuels pour acquérir d'autres publics. Le public familial est acquis. Pourquoi ne pas viser les personnes âgées, les passionnés de botanique... Dans le domaine du textile, j'ai été impressionnée par l'exposition DMC, belle et contemporaine. DMC est une entité connue mais encore un peu secrète. Cette expo constitue un plus pour le musée textile, que j'apprécie beaucoup. »

En ligne de mire, bien entendu, l'événement Noël au jardin et, pourquoi pas, une présence satellite du carrefour européen du patchwork qui se tient à Sainte-Marie-aux-Mines du 12 au 15 septembre. Le riche carnet d'adresses de Pauline peut servir. À Wesserling c'est la bonne impression qui compte, avec Pauline Patenostre c'est déjà gagné !
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

Avocats Colmar Une journée de « grève totale » ce lundi 16 septembre

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:24:43

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Avocats Colmar Une journée de « grève totale » ce lundi 16 septembre
 

 
Le mouvement national de grève des avocats, ce lundi 16 septembre, sera suivi par le barreau de Colmar qui a voté une motion en ce sens.

Il prévoit la suspension de toute activité qui se traduira par une « grève totale » des audiences, des permanences et des désignations d'office, ainsi que par la fermeture des cabinets tout au long de la journée.

« Il s'agit d'exprimer notre totale opposition au projet de réforme de notre régime de retraites, et ainsi de sauvegarder notre profession d'un affaiblissement économique et social, qui sera aussi préjudiciable aux justiciables et notamment à l'accès au droit », indique le bâtonnier Me Joseph Wetzel, en faisant référence à l'appel du Conseil national des barreaux.

À travers sa motion, le barreau de Colmar « rappelle que le régime autonome bénéficie d'une gestion saine et transparente et ne coûte rien à la solidarité nationale », considère que le projet est « de nature à mettre en péril le modèle de la profession déjà fragilisé », et souligne que « cette réforme pénalisera plus spécialement les avocats dont l'exercice est souvent lié à la prise en charge des plus démunis ».

Une délégation colmarienne se rendra lundi à Paris pour manifester, en robe, de la place de l'Opéra à celle de la Nation.

 

 
 

Europa-Park encore élu meilleur parc de loisirs

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:30:11

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Europa-Park encore élu meilleur parc de loisirs
 

 
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Pour la 6e année consécutive, Europa-Park a été sacré meilleur parc de loisirs du monde par le magazine Amusement Today, qui remettait ce week-end ses « Golden ticket awards ».

Le parc d'attractions de Rust, en Allemagne, a annoncé la bonne nouvelle dimanche sur le réseau social Twitter : « Nous sommes incroyablement touchés par ce prix, que nous dédions à nos formidables visiteurs, employés et collègues. Merci ! »

C'est la 6e fois consécutive que le parc créé par la famille Mack remporte cette récompense remise ce week-end lors de la 22e édition des « Golden Ticket Awards », qui récompense les meilleurs parcs d'attractions du monde dans 22 catégories.

 

 
 

Unterlinden Rencontres Les usagers s'interrogent sur le prix et l'urbanisme

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:09:07

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Unterlinden Rencontres Les usagers s'interrogent

sur le prix et l'urbanisme
 

 
 
« À l'instar des grands musées, Unterlinden doit évoluer, car les publics changent. Le nôtre est vieillissant, il ne se renouvelle pas. On nous faut attirer les jeunes, ceux qui se disent que les musées ne sont pas faits pour eux » a expliqué Thierry Cahn, le président de la Société Schongauer, en guise d'introduction à ce cycle de six rencontres, visant à recueillir des idées pour améliorer la fréquentation du musée. Le public (un peu moins de 200 000 visiteurs l'an dernier), se compose pour moitié de touristes et pour moitié de locaux.

L'assemblée, une trentaine de personnes, était un peu à l'image du public, les moins de 40 ans se comptant sur les doigts de la main. Mais le débat s'est engagé assez rapidement, non pas autour du thème du jour, la Société Schongauer, mais autour d'autres questions, déjà largement évoquées ces cinq dernières années.

« Le prix est-il un frein ? »

La question du prix d'entrée (13 EUR en plein tarif), qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, a occupé une grande partie des débats, car cette question divise toujours. Pour les uns, au-delà de 10 EUR, le tarif est un frein, pour les autres, baisser le prix risquerait de mettre la Société Schongauer en difficulté. La billetterie représentant une grande part des ressources de l'association.

La gratuité, proposée de manière récurrente pour attirer les visiteurs, n'apparaît pas non plus comme une approche viable. Certes les deux dimanches de gratuité, initiés en janvier, avaient attiré beaucoup de monde (près de 5 000 visiteurs). « Mais nous avons perdu les recettes de ces deux dimanches, soit environ l'équivalent de 400 entrées par dimanche » relève la directrice du musée, Pantxika De Paepe. Elle précise que le Louvre a mis fin à ses journées de gratuité « car les tours operators en profitaient pour réserver ces jours-là. »

Une dame propose qu'une entrée à plein tarif permette de revenir une seconde fois, dans les six mois ou un an, à tarif privilégié. Une idée à creuser.

Une place peu engageante, un musée mal signalé

L'argument est revenu dans la bouche de plusieurs intervenants : la place Unterlinden est froide, trop minérale, le musée est mal signalé. « La place est vide, la porte en bois du musée n'est pas suffisamment visible. Il faut que la Ville se bouge pour améliorer cette place » lance un intervenant, en ajoutant « que la Ville ne doit pas être à la merci des architectes. »

Car justement, la place, située entre le couvent et la piscine, fait partie du projet architectural du cabinet Herzog et de Meuron, et qu'au titre de la propriété intellectuelle, la Ville ne peut pas y faire ce qu'elle veut. « Je suis régulièrement interpellée par des touristes qui cherchent le musée, alors qu'ils sont juste à côté » témoigne une dame, pour aller dans le même sens. « Il y a un vrai problème de lisibilité sur cette place. »

L'équipe du musée n'a pas voulu s'étendre sur le sujet qui sera le thème de la prochaine rencontre (le 3 octobre) mais Thierry Cahn a rappelé que grâce aux architectes, mondialement connus, « on a eu des mouvements de mécénat ». Il souhaiterait cependant revoir l'éclairage nocturne, notamment pendant la période de l'Avent.

Une boutique peu visible ?

Là encore, la question n'est pas nouvelle. La boutique du musée Unterlinden est placée à l'entrée et non à la sortie du musée. Et elle est peu visible. « Vous avez totalement raison, c'est un loupé » reconnaît Thierry Cahn, en déplorant « un préjudice important. »

Jeune public

Un jeune papa déplore que ses enfants n'aient jamais visité le musée avec leur école, comme lui l'avait fait dans son enfance. « Nous avons accueilli 6 000 élèves de classes en difficulté, des enfants qui ne viendraient jamais avec leurs parents » lui a répondu Sueva Lenôtre, responsable du service des publics. En précisant que cette opération, lancée à la réouverture du musée, en 2015, se développe chaque année. « La prochaine étape sera de toucher les enfants des crèches et haltes-garderies » ajoute la responsable. Les autres écoliers ne sont pas oubliés. « À la faveur d'un accord avec le rectorat, toutes les classes de l'académie peuvent venir gratuitement avec leurs maîtres, de même que les classes du Bade-Wurtemberg » ajoute Thierry Cahn.

Musée du XXIe siècle

Cette opération « Devenez acteur de votre musée » s'inscrit dans le cadre d'une mission nationale, « musées du XXIe », initiée par le ministère de la culture en 2016, en réaction aux attentats de 2015. « Dans une lettre, la ministre Audrey Azoulay, nous a demandé de travailler en réseau, de créer des ateliers, pour que les musées deviennent des lieux d'égalité, des creusets protéiformes » raconte Pantxika De Paepe.

Six rencontres mensuelles sont prévues d'ici le mois de mars. « Après, nous mettrons en place des ateliers, pour tirer des idées concrètes de tous ces débats. Des propositions seront faîtes fin 2020 » précise encore la directrice. « Le musée n'est pas parfait, mais il faut saisir ces imperfections pour trouver ensemble des solutions pour les améliorer » a conclu Suéva Lenôtre.

V. F. PARTICIPER Prochaines rencontres : jeudi 3 octobre sur le thème de l'architecture, jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les Beaux-arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

 

 

 

Pierre Arditi en VRP de Colmar sur France 3

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:06:28

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Pierre Arditi en VRP de Colmar sur France 3
 

 
Le comédien Pierre Arditi lors du tournage de « Meurtre à Colmar » au musée Unterlinden. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Tourné en juillet 2018, le téléfilm Meurtres à Colmar, avec Pierre Arditi, sera diffusé le 14 septembre sur France 3, dans la collection « Meurtres à... ». Une affaire policière, donc, mais opaque et doublée d'une touchante rencontre entre un grand-père et son petit-fils de 8 ans, qu'il n'a jamais connu. Le tout très imprégné de culture locale. Abondants, les plans de la cité Bartholdi, notamment filmés par drone au petit matin ou au crépuscule, donnent à voir au spectateur une ville brillant de mille beautés. On y visite le musée Unterlinden, avec le retable d'Issenheim en pièce maîtresse de l'intrigue, mais aussi une Winstub bien connue, l'impressionnante cour d'appel, on y reconnaît le château Kiener, la chambre de commerce et d'industrie muée en commissariat mais aussi quelques atours, une ruelle de Riquewihr (figurée par le village de Zellenberg sur des plans généraux) ou les hauteurs de Lapoutroie.
VOIR Samedi 14 septembre à 21 h 05 sur France 3.

 

 
 

Salle Europe Colmar La culture en transversalité

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:12:08

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Salle Europe Colmar La culture en transversalité
 

 
La « maison » Europe regroupe un centre socioculturel (CSC), une médiathèque et une salle de spectacle. Trois entités qui souhaitent travailler de manière transversale pour optimiser cet outil formidable au coeur du quartier ouest. Ainsi, les trois services seront impliqués autour du spectacle L'Enfant adoptif d'Isabelle Ruiz. Deux conférences se tiendront au CSC en présence d'association de pédopsychiatres du quartier. Et une sélection de livres sera proposée à la médiathèque. Une transversalité que l'on retrouve aussi entre les différentes salles qui ont présenté conjointement leur programme à la fête du marché couvert cet été. La salle Europe, le Théâtre municipal, la Comédie de Colmar et le Grillen ont déjà commencé à programmer l'un chez l'autre, « et ce n'est qu'un début » nous dit-on.

Oderen Bourse musique et accessoires dimanche

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:04:07

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Oderen Bourse musique et accessoires dimanche
 

 
Dimanche prochain, la salle de l'Alsatia abritera une bourse musique et accessoires unique dans le secteur. DR
Dimanche 15 septembre, la société de musique Alsatia d'Oderen organise une bourse spéciale musique et accessoires, de 9 h à 17 h, dans la salle des fêtes de la société, rue Principale à Oderen. Cette bourse est ouverte à tous, particuliers et professionnels.

De nombreux exposants seront présents avec toutes sortes d'instruments neufs et d'occasion, des partitions, des vinyles, des CD, du matériel son et lumière, de la documentation. À partir de 11 h, la scène de la salle sera ouverte à toutes les expressions ou improvisations musicales. Possibilité de se restaurer à midi (sur réservation) avec un menu composé de tourte de la vallée, salade mêlée, dessert et café. Une buvette sera à disposition lors de cette bourse unique dans le secteur et qui a le soutien du Crédit mutuel et du conseil départemental du Haut-Rhin.
Albert MURA CONTACTER Renseignements et réservations auprès de Roland Mura au 06.11.27.43.60 après 19 h. Entrée libre.