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PAGE CHUCHOTEMENTS : Chacun chez soi

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:44:48

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Chacun chez soi
 

 
dessin chuchotements 9 septembre 2019
L'inauguration de la Maison de la Région Grand Est a lieu aujourd'hui à Paris. Un événement qui suscite des interrogations en Alsace, l'ancienne région disposant déjà d'une belle adresse dans la capitale. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

Crise aux urgences : une semaine décisive

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:50:47

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Social Santé
Crise aux urgences : une semaine décisive
Semaine déterminante pour Agnès Buzyn et les services d'urgences, embourbés dans la crise depuis bientôt six mois : la ministre de la Santé doit annoncer de nouvelles mesures ce lundi, avant une assemblée générale des grévistes mardi et une manifestation à l'appel de la CGT mercredi.
 

 
La ministre Agnès Buzyn promet « trois mesures choc ».
Aux grands maux, les grands remèdes ? Après deux séries d'annonces, mi-juin puis début septembre, Mme Buzyn présente ce lundi après-midi son « plan d'actions » pour la « refondation des urgences », inspiré des propositions du député de Charente, Thomas Mesnier (LaREM), et du chef du Samu de Paris, Pierre Carli.

Dimanche, la ministre a promis « un budget dédié pour régler la crise » en cours dans la moitié des services d'urgences publics. Mieux encore : « Je vais mettre de l'argent dans des solutions pérennes, restructurantes, qui vont régler le problème des urgences sur le long terme », a-t-elle affirmé. Selon le Journal du dimanche , « trois mesures choc sont en préparation », avec « des réouvertures de lits », une « réforme de la tarification » et un « numéro de téléphone unique » pour les secours médicaux.
Un plan de la dernière chance

La primeur de ce plan sera réservée aux représentants des personnels et dirigeants hospitaliers, que Mme Buzyn recevra à 15 heures, ainsi que les syndicats de médecins libéraux et le collectif Inter-Urgences, à l'origine de ce mouvement social inédit. Selon cette association de paramédicaux, 249 sites étaient en grève vendredi - tout en continuant d'assurer les soins. De son côté, le ministère en avait recensé 195 mi-août, seul pointage rendu public à ce jour. Si ce nombre sonne comme une reconnaissance de l'ampleur de la crise débutée mi-mars, il dit aussi l'insuffisance des premières réponses apportées avant l'été. Le « plan d'actions » qui sera détaillé lundi aura donc des airs de plan de la dernière chance pour sortir du conflit.
Les syndicats toujours mobilisés

D'autant plus que « l'assemblée générale nationale » du collectif Inter-Urgences se tiendra mardi à partir de 12 heures à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), afin notamment de définir « un calendrier d'action ». L'événement a reçu le soutien de plusieurs syndicats et associations de médecins hospitaliers, invitant les praticiens « à rejoindre la mobilisation » pour « mettre fin aux restrictions budgétaires pour l'hôpital public ».

Un mot d'ordre semblable à celui de la CGT, qui tente depuis des mois d'élargir le mouvement à tout le secteur sanitaire et social, notamment la psychiatrie et les Ehpad. Son appel à une « grande journée d'action nationale » mercredi, avec une manifestation parisienne à 13 heures depuis la place d'Italie jusqu'au ministère de la Santé, n'a cependant pas trouvé d'écho parmi les autres syndicats.

 

 
 

 

EDITORIAL : Le sage et les impétrants

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:47:39

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EDITORIAL : Le sage et les impétrants
 

 
de Didier Rose

Bayrou est à un stade de sa carrière où il sait qu'il peut être plus efficace d'évoquer ses griffes que de les sortir. Non pas qu'il ait fait entièrement patte de velours, aux premières universités d'été de La République en marche, lui qui a favorisé la victoire de Macron grâce au soutien du Modem. Il s'est appuyé sur son antériorité centriste et une position en surplomb du débat politique pour dissuader un parti présidentiel jeune et conquérant de verser dans l'hégémonisme : son avertissement porte sur les municipales.

Bayrou l'ancien a cet avantage de ne pas oeuvrer à sa marginalisation, comme un Mélenchon, ni de devoir restaurer à grands frais sa crédibilité, comme une Le Pen. Il peut rempaqueter ses alliés macronistes, dont il a besoin, avec les accents d'une sagesse héritée du passé, à laquelle les Marcheurs ne peuvent encore aspirer.

Lorsqu'il refuse qu'« un seul lieu de commandement » établisse le casting des municipales dans le pays, il ne défend pas que son Modem : il alerte Macron sur la faute que serait une surpolitisation des municipales, les enjeux étant locaux et l'étiquette ne faisant pas l'élu, selon lui.

Le pouvoir, par la voix d'un Premier ministre inspiré, lui a rendu grâce de cette lucidité au moyen d'un tacle sur le rôle des partis dans la démocratie - a fortiori du parti aux affaires, on l'aura compris. Ce faisant, Édouard Philippe a reconnu aussi, incidemment, qu'il n'y avait aucun sens à briguer des villes qui n'étaient pas de vrais ports d'attache.

Le message touchera tous les impétrants et dauphins qui guettent le label Marcheur comme une bénédiction, alors qu'ils n'ont localement ni charisme, ni racines, ni bilan. Ils sauront vers qui se tourner pour se prémunir de logiques d'appareils données d'avance pour perdantes par Bayrou. Le maire de Pau n'est pas avare de ses leçons aux « modernes ».

 

 
 

 

Marcheurs et Modem, unis malgré tout

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:49:29

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Majorité présidentielle Campus des territoires
Marcheurs et Modem, unis malgré tout
Invité d'honneur du Campus des territoires de la République en marche, François Bayrou a prévenu poliment qu'un maire c'était bien plus qu'une étiquette. Il faudra donc compter avec ses candidats.
 

 
Édouard Philippe et François Bayrou : deux pros dans un parti de novices...
Bordeaux.- Envoyée spéciale

Est-ce que si le speaker n'avait pas oublié de prononcer son nom, quand il est arrivé en compagnie d'Édouard Philippe, François Bayrou aurait été moins cassant ?

Invité à prendre la parole, en invité d'honneur pour conclure le premier Campus des territoires de la République en marche (LaREM), à Bordeaux, le patron du Modem, allié historique du parti présidentiel, a fait la leçon aux Marcheurs, réputés novices en politique.
Un maire n'est pas qu'une étiquette

À six mois des municipales, les négociations pour les investitures ne se font pas sans tensions entre LaREM et ses partenaires, notamment le Modem de François Bayrou. Parmi les villes qui fâchent, il y a Bordeaux. La République en marche a investi Thomas Cazenave, un énarque au CV parfait originaire de Bordeaux, alors que le Modem soutient l'actuel maire, Nicolas Florian, un LR modéré qui a succédé à Alain Juppé.

François Bayrou estime que c'est une erreur, et l'a dit en quelques phrases polies mais bien senties. « Un maire, ce n'est pas une fonction politicienne. Ce n'est pas un enjeu partisan. C'est une personnalité, une attention à ses concitoyens, une vision. Un maire ne peut se résumer à un combat d'étiquette ». Et pour se faire comprendre, il a planté la dernière banderille : « Si on transforme les municipales en élection d'appareil contre appareil, alors on serait sûrs de perdre ».
Bayrou et Philippe : les pros de la politique

Le Premier ministre s'était affiché dans la matinée avec François Bayrou. Une façon de dire qu'ils sont sur la même longueur d'ondes. « C'est assez fluide », confirme l'entourage de Bayrou.

La preuve : la rumeur disait que le Premier ministre soutiendrait publiquement Thomas Cazenave dans son discours et il ne l'a pas fait...
Progressisme municipal

« Jamais la République en marche sera un parti hégémonique. La France n'est pas gouvernée par un clan », a rassuré Pierre Person, numéro 2 du jeune mouvement. Comme Stanislas Guerini, numéro 1, il souhaite élargir le mouvement, quitte à ce que de nouveaux convertis aient la priorité sur des Marcheurs historiques. En interne, ça fait des vagues...

« Le sujet n'est pas la couleur de la carte électorale ou le nombre de drapeaux LaREM plantés ici ou là : c'est de faire progresser le progressisme municipal partout », insiste Stanislas Guerini.

Comment ? « En n'hypothéquant pas l'avenir car il y a deux tours aux municipales », rappelle Franck Riester, ministre de la Culture et patron d'Agir, parti de la majorité composé de nombreux juppéistes. « On aura l'air malin si on s'est tapés dessus ». La campagne des municipales est bien lancée.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Marcheurs et Modem, unis malgré tout

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:40:34

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Marcheurs et Modem, unis malgré tout
 

 
Édouard Philippe et François Bayrou : deux pros dans un parti de novices... Photo Georges GOBET/AFP
Bordeaux.- Envoyée spéciale

Est-ce que si le speaker n'avait pas oublié de prononcer son nom, quand il est arrivé en compagnie d'Édouard Philippe, François Bayrou aurait été moins cassant ?

Invité à prendre la parole, en invité d'honneur pour conclure le premier Campus des territoires de la République en marche (LaREM), à Bordeaux, le patron du Modem, allié historique du parti présidentiel, a fait la leçon aux Marcheurs, réputés novices en politique.
Un maire n'est pas qu'une étiquette

À six mois des municipales, les négociations pour les investitures ne se font pas sans tensions entre LaREM et ses partenaires, notamment le Modem de François Bayrou. Parmi les villes qui fâchent, il y a Bordeaux. La République en marche a investi Thomas Cazenave, un énarque au CV parfait originaire de Bordeaux, alors que le Modem soutient l'actuel maire, Nicolas Florian, un LR modéré qui a succédé à Alain Juppé.

François Bayrou estime que c'est une erreur, et l'a dit en quelques phrases polies mais bien senties. « Un maire, ce n'est pas une fonction politicienne. Ce n'est pas un enjeu partisan. C'est une personnalité, une attention à ses concitoyens, une vision. Un maire ne peut se résumer à un combat d'étiquette ». Et pour se faire comprendre, il a planté la dernière banderille : « Si on transforme les municipales en élection d'appareil contre appareil, alors on serait sûrs de perdre ».
Bayrou et Philippe : les pros de la politique

Le Premier ministre s'était affiché dans la matinée avec François Bayrou. Une façon de dire qu'ils sont sur la même longueur d'ondes. « C'est assez fluide », confirme l'entourage de Bayrou.

La preuve : la rumeur disait que le Premier ministre soutiendrait publiquement Thomas Cazenave dans son discours et il ne l'a pas fait...
Progressisme municipal

« Jamais la République en marche sera un parti hégémonique. La France n'est pas gouvernée par un clan », a rassuré Pierre Person, numéro 2 du jeune mouvement. Comme Stanislas Guerini, numéro 1, il souhaite élargir le mouvement, quitte à ce que de nouveaux convertis aient la priorité sur des Marcheurs historiques. En interne, ça fait des vagues...

« Le sujet n'est pas la couleur de la carte électorale ou le nombre de drapeaux LaREM plantés ici ou là : c'est de faire progresser le progressisme municipal partout », insiste Stanislas Guerini.

Comment ? « En n'hypothéquant pas l'avenir car il y a deux tours aux municipales », rappelle Franck Riester, ministre de la Culture et patron d'Agir, parti de la majorité composé de nombreux juppéistes. « On aura l'air malin si on s'est tapés dessus ». La campagne des municipales est bien lancée.
Nathalie MAURET

 

 
 

Marine Le Pen s'en prend violemment au gouvernement

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:48:05

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Politique Rassemblement national
Marine Le Pen s'en prend violemment au gouvernement
« Dérives autoritaires », « insécurité généralisée », « immigration incontrôlée » : pour sa rentrée politique, Marine Le Pen a vivement critiqué l'exécutif, dimanche à Hénin-Beaumont.
 

 
Marine Le Pen a fait sa rentrée politique sur un ton d'entrée en campagne.
« Cette année sera d'une densité politique exceptionnelle, et nous sommes pleins d'entrain, en famille, de plus en plus nombreux pour conduire l'opposition vers l'alternance nationale si nécessaire et si urgente ! », a lancé la présidente du Rassemblement national, devant une foule de sympathisants réunis, à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, ce dimanche.
« L'indigne Castaner »

A l'attention du gouvernement, Marine Le Pen a frappé fort dès le début de son discours, dénonçant « les dérives antidémocratiques et impardonnables du gouvernement lors des manifestations des gilets jaunes, et les mutilations des manifestants ». Selon la patronne du Rassemblement national, il s'agit là de « tragiques faits d'armes de l'indigne M. Castaner, qui resteront une marque indélébile du quinquennat Macron ».

Toujours à propos des gilets jaunes, Marine Le Pen est allée jusqu'à évoquer des « chars dans Paris et des policiers armés de pistolets-mitrailleurs ».

Pour la cheffe du parti d'extrême droite, « la faute politique de ce gouvernement est aussi d'avoir mis en oeuvre un projet pour ceux qui ont réussi, tout en ignorant voire en méprisant ceux qui, aux yeux du président, ne seraient rien et ainsi d'avoir lancé les Français les uns contre les autres ».
Déjà en campagne pour la présidentielle

Très applaudie, Marine Le Pen est ensuite revenue sur ses fondamentaux : sécurité et immigration. « Un sentiment d'insécurité généralisé s'installe en France. Insécurité physique, avec un ensauvagement progressif de la société, avec ces meurtres gratuits au couteau, à la machette, au sabre japonais, [...] ces exactions barbares par de prétendus déséquilibrés souvent venus d'ailleurs », a-t-elle lâché, évoquant les « faits divers tragiques » de l'été. « La France n'est pas une terre d'asile psychiatrique ! », a dit la présidente du RN, critiquant encore la « submersion de nos rues, de nos villages, de nos villes, par une immigration aujourd'hui parfaitement incontrôlée ».

« Chaque siège de conseiller municipal obtenu et chaque mairie conquise seront autant de marches franchies, [...] de nouvelles conquêtes, notamment départementales et régionales, prélude à la grande élection présidentielle de 2022 », s'est-elle enthousiasmée.

 

 
 

 

Marine Le Pen s'en prend violemment au gouvernement

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:15:31

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Marine Le Pen s'en prend violemment au gouvernement
 

 
Marine Le Pen a fait sa rentrée politique sur un ton d'entrée en campagne. Photo François LO PRESTI/AFP
« Cette année sera d'une densité politique exceptionnelle, et nous sommes pleins d'entrain, en famille, de plus en plus nombreux pour conduire l'opposition vers l'alternance nationale si nécessaire et si urgente ! », a lancé la présidente du Rassemblement national, devant une foule de sympathisants réunis, à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, ce dimanche.
« L'indigne Castaner »

A l'attention du gouvernement, Marine Le Pen a frappé fort dès le début de son discours, dénonçant « les dérives antidémocratiques et impardonnables du gouvernement lors des manifestations des gilets jaunes, et les mutilations des manifestants ». Selon la patronne du Rassemblement national, il s'agit là de « tragiques faits d'armes de l'indigne M. Castaner, qui resteront une marque indélébile du quinquennat Macron ».

Toujours à propos des gilets jaunes, Marine Le Pen est allée jusqu'à évoquer des « chars dans Paris et des policiers armés de pistolets-mitrailleurs ».

Pour la cheffe du parti d'extrême droite, « la faute politique de ce gouvernement est aussi d'avoir mis en oeuvre un projet pour ceux qui ont réussi, tout en ignorant voire en méprisant ceux qui, aux yeux du président, ne seraient rien et ainsi d'avoir lancé les Français les uns contre les autres ».
Déjà en campagne pour la présidentielle

Très applaudie, Marine Le Pen est ensuite revenue sur ses fondamentaux : sécurité et immigration. « Un sentiment d'insécurité généralisé s'installe en France. Insécurité physique, avec un ensauvagement progressif de la société, avec ces meurtres gratuits au couteau, à la machette, au sabre japonais, [...] ces exactions barbares par de prétendus déséquilibrés souvent venus d'ailleurs », a-t-elle lâché, évoquant les « faits divers tragiques » de l'été. « La France n'est pas une terre d'asile psychiatrique ! », a dit la présidente du RN, critiquant encore la « submersion de nos rues, de nos villages, de nos villes, par une immigration aujourd'hui parfaitement incontrôlée ».

« Chaque siège de conseiller municipal obtenu et chaque mairie conquise seront autant de marches franchies, [...] de nouvelles conquêtes, notamment départementales et régionales, prélude à la grande élection présidentielle de 2022 », s'est-elle enthousiasmée.

 

 
 

Sérieux coup de frein pour l'automobile

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:48:42

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Industrie Mauvaises perspectives pour l'année à venir
Sérieux coup de frein pour l'automobile
Le nombre de voitures produites en France chutera de 20 % l'an prochain. Cette situation, qui impactera l'emploi, s'explique par la stratégie des constructeurs français mais aussi un contexte mondial très incertain.
 

 
Le site alsacien de PSA à Mulhouse perdra la production d'un des modèles au profit de l'usine de Vigo en Espagne.
Le tableau s'assombrit pour la production automobile française qui passera de 2,2 millions de voitures produites en 2019 à 1,7 million en 2020. Soit le niveau de 2013, celui d'après la crise et des délocalisations massives. Le record de 2004, qui avait vu la France produire 3,66 millions de voitures, n'est décidément plus qu'un lointain souvenir.

Plusieurs phénomènes expliquent ces turbulences. Le premier est cyclique. Après cinq années de hausse consécutive en France, le marché ralentit dans l'Hexagone. Pour autant, la France résiste cependant mieux que le marché européen, impacté par ailleurs par le Brexit. Et le marché français représente seulement 18 % des ventes mondiales de Renault comme de PSA. En fait, le bât blesse sur le plan industriel. L'année 2020 marque un creux dans la charge d'activités de certaines usines, du fait de renouvellement de projets. Ainsi, le site PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) va perdre la production de la Peugeot 2008 au profit de l'usine de Vigo en Espagne comme le site de Flins (Yvelines), chez Renault, a vu partir la Clio en Turquie et Slovénie.
2 millions produites en France en 2021

Le maintien des volumes de production en France (1 million de voitures pour PSA, 750 000 chez Renault) sera au centre de la renégociation à venir des accords de compétitivité au sein des deux groupes.

Pour autant, les estimations d'une production de 2 millions de voitures en France en 2021 demeurent incertaines. « PSA a un projet industriel cohérent et des produits qui se vendent. Mais Renault a un véritable problème avec l'usine de Douai, dans le Nord, qui produit Espace, Talisman et Scénic dont les ventes en 2019 seront inférieures à 100 000 exemplaires. Daimler, à Hambach (Moselle), n'a pas dévoilé ses objectifs de volume de production, ni le modèle de véhicule électrique qui remplacera la Smart. Mais si c'est une grosse voiture, les volumes ne seront pas énormes », explique un acteur du secteur.
Les petites voitures, part essentielle du marché

Les constructeurs français paient leur choix stratégique d'avoir privilégié la production dans l'Hexagone des véhicules de segment C et supérieur, les plus rentables, et de délocaliser les petites voitures. Lesquelles représentent 54 % du marché en 2019. Dans ce paysage, Toyota est l'exception avec la Yaris fabriquée à Valenciennes.

Alors que les véhicules électriques, qui vont se développer dans les usines françaises, sont plus simples à assembler et nécessitent moins d'équipements mécaniques - outre le fait que les batteries sont toutes produites en Asie -, cette situation ne sera pas sans conséquence en matière d'emplois. « Cela aura un impact sur l'emploi industriel mais nous ne disposons pas de projection », indique François Roudier, le directeur de la communication du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Le secteur emploie directement 213 000 salariés en France - dont 111 000 chez les constructeurs et 78 000 chez les équipementiers. Déjà, les spécialistes de l'intérim ont constaté un recul de la demande depuis le pic d'activité en 2017.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Sérieux coup de frein pour l'automobile

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:41:17

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Sérieux coup de frein pour l'automobile
 

 
Le site alsacien de PSA à Mulhouse perdra la production d'un des modèles au profit de l'usine de Vigo en Espagne. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Le tableau s'assombrit pour la production automobile française qui passera de 2,2 millions de voitures produites en 2019 à 1,7 million en 2020. Soit le niveau de 2013, celui d'après la crise et des délocalisations massives. Le record de 2004, qui avait vu la France produire 3,66 millions de voitures, n'est décidément plus qu'un lointain souvenir.

Plusieurs phénomènes expliquent ces turbulences. Le premier est cyclique. Après cinq années de hausse consécutive en France, le marché ralentit dans l'Hexagone. Pour autant, la France résiste cependant mieux que le marché européen, impacté par ailleurs par le Brexit. Et le marché français représente seulement 18 % des ventes mondiales de Renault comme de PSA. En fait, le bât blesse sur le plan industriel. L'année 2020 marque un creux dans la charge d'activités de certaines usines, du fait de renouvellement de projets. Ainsi, le site PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) va perdre la production de la Peugeot 2008 au profit de l'usine de Vigo en Espagne comme le site de Flins (Yvelines), chez Renault, a vu partir la Clio en Turquie et Slovénie.
2 millions produites en France en 2021

Le maintien des volumes de production en France (1 million de voitures pour PSA, 750 000 chez Renault) sera au centre de la renégociation à venir des accords de compétitivité au sein des deux groupes.

Pour autant, les estimations d'une production de 2 millions de voitures en France en 2021 demeurent incertaines. « PSA a un projet industriel cohérent et des produits qui se vendent. Mais Renault a un véritable problème avec l'usine de Douai, dans le Nord, qui produit Espace, Talisman et Scénic dont les ventes en 2019 seront inférieures à 100 000 exemplaires. Daimler, à Hambach (Moselle), n'a pas dévoilé ses objectifs de volume de production, ni le modèle de véhicule électrique qui remplacera la Smart. Mais si c'est une grosse voiture, les volumes ne seront pas énormes », explique un acteur du secteur.
Les petites voitures, part essentielle du marché

Les constructeurs français paient leur choix stratégique d'avoir privilégié la production dans l'Hexagone des véhicules de segment C et supérieur, les plus rentables, et de délocaliser les petites voitures. Lesquelles représentent 54 % du marché en 2019. Dans ce paysage, Toyota est l'exception avec la Yaris fabriquée à Valenciennes.

Alors que les véhicules électriques, qui vont se développer dans les usines françaises, sont plus simples à assembler et nécessitent moins d'équipements mécaniques - outre le fait que les batteries sont toutes produites en Asie -, cette situation ne sera pas sans conséquence en matière d'emplois. « Cela aura un impact sur l'emploi industriel mais nous ne disposons pas de projection », indique François Roudier, le directeur de la communication du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Le secteur emploie directement 213 000 salariés en France - dont 111 000 chez les constructeurs et 78 000 chez les équipementiers. Déjà, les spécialistes de l'intérim ont constaté un recul de la demande depuis le pic d'activité en 2017.
Laurent BODIN

 

 
 

Marco Arbeit, chef de l'Auberge Saint-Laurent, s'en est allé

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:51:55

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Le Carnet
Marco Arbeit, chef de l'Auberge Saint-Laurent, s'en est allé
Marco Arbeit, le chef étoilé de l'Auberge Saint-Laurent de Sierentz, est décédé ce dimanche à l'âge de 67 ans.
 

 
Marco Arbeit avait 67 ans.
Né en 1952 à Sierentz, Marco Arbeit avait commencé son parcours professionnel au Moulin du Kaegy, à Steinbrunn-le-Bas : il y fit ses classes de 1966 à 1969, auprès de Bernard Begat. Après son service militaire, il avait fait son retour à Sierentz en 1972. Il était devenu gérant de l'entreprise familiale que ses parents Laurent et Yvonne exploitaient et que son grand-père avait acquise dans les années 1930 : une belle maison alsacienne qui fait partie de l'histoire de Sierentz (le relais de poste aux chevaux s'y trouvait notamment).

La Couronne est devenue le Saint-Laurent, patron des rôtisseurs, prénom du père de Marco Arbeit - et plus tard de son fils. Le 2 janvier 1977, le restaurant fut la proie des flammes. Puis Marco Arbeit fut victime d'un très grave accident qui l'immobilisa durant deux ans. Mais après un détour par Heimsbrunn, Au Soleil, il avait fait son retour à Sierentz le 7 janvier 1983.
Une étoile Michelin en 2000

Le chef y avait entrepris des agrandissements successifs, durant des années, jusqu'en 2000 où il était parvenu à racheter la dernière partie de l'ensemble ne lui appartenant pas. Avec son épouse Anne, il avait tout fait refaire à neuf. Cuisine déplacée, façades rénovées, aménagement de dix chambres d'hôtel etc.

C'est cette même année qu'arriva la consécration : une première étoile au guide Michelin, pour celui qui voulait « perpétuer la tradition de la grande cuisine française ». Il avait confié les rênes des cuisines de l'Auberge à son fils Laurent, à l'aube des années 2010.

Marco Arbeit était notamment membre de l'Association des maîtres cuisiniers de France, des Étoiles d'Alsace, du comité directeur du groupement départemental des hôteliers-restaurateurs, président du groupement frontalier, membre fondateur de la confrérie de l'Asperge de Village-Neuf, conseiller de l'enseignement technologique auprès de l'académie de Strasbourg, formateur et membre des jurys CAP, BEP, baccalauréat professionnel des métiers de la bouche.

Le chef alsacien était aussi un grand passionné de chasse. À ce titre, il avait lancé les festivités de la Saint-Hubert à Sierentz dès 1997, avec office religieux, suivi des agapes au Saint-Laurent.
P.-B. M.

 

 
 

 

Marco Arbeit, chef étoilé de l'Auberge Saint-Laurent est décédé

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:22:15

© L'alsace, Lundi le 09 Septembre 2019
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Marco Arbeit, chef étoilé de l'Auberge Saint-Laurent est décédé
 

 
Marco Arbeit avait 67 ans.

Archives L'Alsace/Nicole GRENTZINGER

Marco Arbeit, le chef étoilé de l'Auberge Saint-Laurent de Sierentz, est décédé ce week-end à l'âge de 67 ans.

Né en 1952 à Sierentz, il avait commencé son parcours professionnel au Moulin du Kaegy, à Steinbrunn-le-Bas : il y fit ses classes de 1966 à 1969, auprès de Bernard Begat Après son service militaire, il avait fait son retour à Sierentz, en 1972. Il était devenu gérant de l'entreprise familiale que ses parents Laurent et Yvonne exploitaient et que son grand-père avait acquise dans les années 1930 : une belle maison alsacienne qui fait partie de l'histoire de Sierentz (le relais de poste aux chevaux s'y trouvait notamment).

La Couronne est devenue le Saint-Laurent, patron des rôtisseurs, prénom du père de Marco Arbeit - et plus tard de son fils. Las, le 2 janvier 1977, le restaurant fut la proie des flammes. Puis Marco Arbeit fut victime d'un très grave accident qui l'immobilisa durant deux ans. Mais après un détour par Heimsbrunn, Au Soleil, il avait fait son retour à Sierentz, quittant le soleil le 29 décembre 1982 et rouvrant l'Auberge le 7 janvier 1983.
La consécration en 2000

Il y avait entrepris des agrandissements successifs, durant des années, jusqu'en 2000 où il était parvenu à racheter la dernière partie de l'ensemble ne lui appartenant pas. Avec son épouse Anne, il avait tout fait refaire à neuf. Cuisine déplacée, façades rénovées, aménagement de dix chambres d'hôtel...

C'est cette même année, qu'arriva la consécration : une première étoile au guide Michelin, pour celui qui voulait « perpétuer la tradition de la grande cuisine française ». Le Saint-Laurent reste à ce jour le seul restaurant étoilé de la région frontalière. Il avait confié les rênes des cuisines de l'Auberge à son fils Laurent, à l'aube des années 2010.

Marco Arbeit était notamment membre de l'Association des maîtres cuisiniers de France, des Étoiles d'Alsace, du comité directeur du groupement départemental des hôteliers-restaurateurs, président du groupement frontalier, membre fondateur de la confrérie de l'Asperge de Village-Neuf, conseiller de l'enseignement technologique auprès de l'académie de Strasbourg, formateur et membre des jurys CAP, BEP, baccalauréat professionnel des métiers de la bouche.

Le chef alsacien était aussi un grand passionné de la chasse. À ce titre, il avait lancé les festivités de la Saint-Hubert à Sierentz dès 1997, avec office religieux suivi des agapes au Saint-Laurent.
P.-B. M.

 

 
 

DANNEMARIE La rentrée des gilets jaunes du grand Est : « Se fédérer et avancer ensemble »

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:52:39

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DANNEMARIE La rentrée des gilets jaunes du grand Est
DANNEMARIE La rentrée des gilets jaunes du grand Est : « Se fédérer et avancer ensemble »
Environ 120 gilets jaunes venus de tout l'est de la France se sont retrouvés hier pour une journée d'assemblée générale à Dannemarie dans le Sundgau. L'objectif ? Fédérer les différents groupes départementaux et « avancer ensemble ».

 
Environ 120 gilets jaunes du grand Est se sont rassemblés dans la salle polyvalente de Dannemarie.
Horbourg-Wihr, Aumetz, Sarreguemines, Saint-Avold, Nancy, Cernay, Commercy, Argancy, Bar-le-Duc, Riedisheim, Colmar, Montbéliard, Volgelsheim, Châtenois, Trévenans, Saint-Louis, Épinal, Strasbourg, Guebwiller, Linthal, Lutterbach, Dannemarie... Au fur et à mesure de leur arrivée à la salle polyvalente, les gilets jaunes venus du Haut-Rhin, du Bas-Rhin, des Vosges, du Territoire de Belfort, du Doubs, de la Moselle, de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse ainsi que d'Allemagne, déclinaient leur origine, avant de profiter du buffet « petit-déjeuner » offert par le nouveau groupe local des gilets jaunes de Dannemarie. Ces derniers ont commencé à construire un nouveau « QG » dans la commune, sur le parking d'une ancienne usine aujourd'hui fermée, Peugeot Scooters.
Des jeunes du mouvement Youth for climate veulent « prendre des contacts »

À 10 h 45, l'assemblée générale s'est ouverte, suite à l'appel de la coordination régionale créée le 24 février dernier à Illkirch-Graffenstaden, avec à la clé différents débats sur la manière de s'organiser. Pas facile visiblement de rester à la fois « horizontaux », pour que tout le monde soit sur un pied d'égalité, et de remplir une tribune face à l'assemblée ! Finalement, des « animateurs volontaires » et acceptés par vote par la salle s'installent. Sont également présents, dans l'auditoire, trois jeunes du mouvement écologique Youth for climate. Venus de Mulhouse, ils souhaitent « prendre des contacts ».
« Unir nos forces et se battre »

« L'objectif de la journée, c'est d'unir nos forces et de se battre ensemble », résume un gilet jaune . « On est venus ici pour fédérer dix départements et savoir comment on allait avancer », ajoute un autre. Mais avant l'ouverture de l'ordre du jour, nouveau gros débat concernant la présence ou non de la presse... Les uns n'en veulent pas et l'expriment avec virulence, « c'est une réunion de famille, on n'y invite pas les étrangers », « qui gère les médias ? Les financiers qui nous ont mis dans la mouise » ; d'autres réclament un « droit de regard sur les reportages », certains rappellent une évidence : « on est en train de s'organiser, il faut que ça se sache... ». Nouveau vote ! La presse reste finalement...
Une politisationdu mouvement ?

Au programme de la journée de travail des gilets jaunes , un très rapide bilan des actions de l'été, une discussion sur les problèmes nationaux, régionaux et locaux, quel discours tenir dans le cadre de la rentrée sociale et sur les questions écologiques et un « gros bloc » sur le calendrier des manifestations : à quelle fréquence, où et comment par rapport aux manifestations nationales, selon quel mode etc. L'idée est également de « créer des liens » au sein des entreprises avec les syndicats et les autres pour parler licenciements ou réforme des retraites.

En marge de l'assemblée, des « gilets jaunes » évoquent une politisation de leur mouvement, mais qui n'est pas majoritaire : c'est le cas d'une représentante des Vosges. « Aujourd'hui, on part en politique car c'est l'avenir, on ne peut pas continuer à manifester et casser les pieds aux commerçants des centres-villes. On s'appelle « Juste gilets jaunes » et on se présentera aux élections municipales dans nos communes ».

Invité à s'exprimer, l'un des représentants de Youth for climate explique pour sa part que « marcher, c'est bien mais ça fatigue ». Il annonce « pour début octobre, une opération de désobéissance civile, contre Stocamine, avec des actions qui marquent ».
N.B.-G.

 

 
 

 

Les gilets jaunes veulent « se fédérer et avancer ensemble »

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:14:41

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Les gilets jaunes veulent « se fédérer et avancer ensemble »
 

 
Environ 120 gilets jaunes venus de tout l'Est de la France se sont rassemblés dans la salle polyvalente de Dannemarie.  Photo DNA /Noëlle BLIND-GANDER
Horbourg-Wihr, Aumetz, Sarreguemines, Saint-Avold, Nancy, Cernay, Commercy, Argancy, Bar-le-Duc, Riedisheim, Colmar, Montbéliard, Volgelsheim, Châtenois, Trévenans, Saint-Louis, Épinal, Strasbourg, Guebwiller, Linthal, Lutterbach, Dannemarie... Au fur et à mesure de leur arrivée à la salle polyvalente, les gilets jaunes venus de tout l'Est de la France ainsi que d'Allemagne, déclinaient leur origine, avant de profiter du buffet « petit-déjeuner » offert par le nouveau groupe local des gilets jaunes de Dannemarie. Ces derniers ont commencé à construire un nouveau QG sur le parking de l'ancienne usine - aujourd'hui fermée - Peugeot Scooters.
Des jeunes du mouvement Youth for climate veulent « prendre des contacts »

À 10 h 45, l'assemblée générale s'est ouverte, suite à l'appel de la coordination régionale créée le 24 février dernier à Illkirch-Graffenstaden, avec à la clé différents débats sur la manière de s'organiser. Pas facile visiblement de rester à la fois « horizontaux », pour que tout le monde soit sur un pied d'égalité, et de remplir une tribune face à l'assemblée ! Finalement, des « animateurs volontaires » et acceptés par vote par la salle s'installent. Sont également présents, dans l'auditoire, trois jeunes du mouvement écologique Youth for climate. Venus de Mulhouse, ils souhaitent « prendre des contacts ».

« L'objectif de la journée, c'est d'unir nos forces et de se battre ensemble », résume un gilet jaune. « On est venus ici pour fédérer dix départements et savoir comment on allait avancer », ajoute un autre. Mais avant l'ouverture de l'ordre du jour, nouveau gros débat concernant la présence ou non de la presse... Les uns n'en veulent pas et l'expriment avec virulence. « C'est une réunion de famille, on n'y invite pas les étrangers », « Qui gère les médias ? Les financiers qui nous ont mis dans la mouise ». D'autres réclament un « droit de regard sur les reportages », certains rappellent une évidence : « on est en train de s'organiser, il faut que ça se sache... » Nouveau vote : la presse reste, finalement.
Une politisation du mouvement ?

Au programme de la journée de travail des gilets jaunes, un très rapide bilan des actions de l'été, une discussion sur les problèmes nationaux, régionaux et locaux, quel discours tenir dans le cadre de la rentrée sociale et sur les questions écologiques, et un « gros bloc » sur le calendrier des manifestations : à quelle fréquence, où et comment par rapport aux manifestations nationales, selon quel mode, etc. L'idée est également de « créer des liens » au sein des entreprises avec les syndicats et les autres pour parler licenciements ou réforme des retraites.

En marge de l'assemblée, des gilets jaunes évoquent une politisation de leur mouvement, mais qui n'est pas majoritaire : c'est le cas d'une représentante des Vosges. « Aujourd'hui, on part en politique car c'est l'avenir. On ne peut pas continuer à manifester et casser les pieds aux commerçants des centres-villes ! On s'appelle "Juste gilets jaunes" et on se présentera aux élections municipales dans nos communes. »

Invité à s'exprimer, l'un des représentants de Youth for climate explique pour sa part que « marcher, c'est bien mais ça fatigue ». Il annonce « pour début octobre, une opération de désobéissance civile contre Stocamine, avec des actions qui marquent ».
N.B.-G.

 

 
 

Manurhin: après le fonds, les murs au consortium émirati

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:53:46

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Industrie  Mulhouse
Manurhin: après le fonds, les murs au consortium émirati
Plus d'un an après la reprise de Manurhin (MHR) par Edic, le consortium public du secteur de la défense des Émirats arabes unis a également acheté le bâtiment mulhousien de 22 000 m². Mais dans quel but ?
 

 
C'était il y a un peu plus d'un an : la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse annonçait, le 1er août 2018, à la surprise générale, la reprise du fabricant mulhousien de machines de munitions Manurhin (MHR), par le groupe de défense des Émirats arabes unis Edic (Emirates defence industries compagny). Fin du grand projet européen industriel de l'armement (un groupe belge était sur les rangs pour ce rachat) pourtant prôné quelques mois plus tôt par le ministre de l'Industrie. Depuis ? Rien ou presque...
« Solidifier le capital »

Une centaine de personnes sont salariées dans l'entreprise mais, d'après les dernières informations, la production de cartoucherie n'aurait toujours pas repris. Que font les salariés dans des locaux industriels qui ne produisent rien ? Mystère et boule de gomme. Au moment du rachat de la société, le carnet de commandes avoisinait les 100 millions d'euros. Comment se porte ce carnet de commandes alors que - selon notre article du 7 juin dernier - la nouvelle société n'avait pas reçu des autorités françaises les licences d'exploitations ? Là encore, mystère complet.

Lors de son dernier entretien avec la presse régionale, Marc Laur, le directeur provisoire de la Manufacture du Haut-Rhin (MHR) - il a été remplacé, mais nous n'avons pas réussi à entrer en contact avec le nouveau directeur, Patrick Goujeon - annonçait une reprise de la production « fin 2019 ou début 2020 ».

Le seul élément nouveau est donc le rachat des murs de l'entreprise du 15 rue de Quimper à Mulhouse par le groupe Edic. Cette information livrée aux représentants du personnel lors d'un CE extraordinaire la semaine dernière nous a été confirmée par le syndicat CGT.
Une nouvelle « surprenante »

Jusqu'à présent, les 22 000 m² couverts étaient loués à une société immobilière parisienne depuis une quinzaine d'années. Ils sont devenus la propriété de MHR pour un prix qui pourrait avoisiner, selon un bon connaisseur du dossier, « entre 1 et 1,5 million d'euros », mais le montant de la transaction est resté confidentiel. « Cette opération est, je pense, une très bonne affaire. Cela permet de solidifier le capital, poursuit l'observateur de l'opération, en se délaissant d'un loyer conséquent. »

Un salarié trouve cette nouvelle « surprenante » alors qu'à ce jour la production est toujours à l'arrêt. Est-ce un signe d'espoir de la part d'Edic dans l'avenir de l'entreprise où un investissement pour ne pas tout perdre en cas de cessation d'activité de MHR ? Selon le site La Tribune en août dernier, Edic avait apporté lors du rachat 10 millions d'euros en capital avant de rajouter 25 millions en compte courant. Pour le moment, ces investissements sont loin d'avoir été rentabilisés.
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Husseren-Wesserling Parc de Wesserling : Des contes et des princesses pour cultiver l'imaginaire

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:55:03

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Husseren-Wesserling  Parc de Wesserling
Husseren-Wesserling Parc de Wesserling : Des contes et des princesses pour cultiver l'imaginaire
On aurait pu craindre le pire pour ce premier festival des contes au Parc de Wesserling. La lumière a fait sa coquette en jouant entre nuages et éclaircies, mais malgré tout, c'est dans les yeux des enfants et des adultes qu'il fallait voir le soleil, celui qui brille avec l'imaginaire.

 
Dans le parc à l'anglaise, les gardiennes des arbres.
Le Parc de Wesserling est sans doute un lieu qui se prête idéalement à un festival des contes. Des histoires il y en eut et il y en a encore autour de ce château. Ce dimanche a pu permettre la rencontre avec l'ancienne et ravissante lutine de Terredeloups devenue une gardienne des arbres, avec un étrange arbre blanc, des chants en sanskrit et une évocation de la culture védique.

On était, dans le parc à l'anglaise, dans l'ombre du Taj Mahal. Magique ! Dans l'antre de Kaa le serpent, c'est la comtesse Luciole qui était une guérisseuse à la recherche d'une fleur magique. De quoi frémir ! Dans l'espace du musée réservé à l'exposition sur l'Inde, difficile de ne pas suivre Sylvie Arnal et son histoire de Mouchika le rat. Hypnotisant ! Et dans les jardins, la magie des rencontres de ces personnages qui ont fait et qui font encore rêver, et ce dans un métissage de générations.
Une princesse bien connue

Elle était là, sans ses sept nains... Selsa et Lilou en étaient « toute chose » de la voir en vrai, la croqueuse de pomme empoisonnée. Étrange prétexte que ce genre d'habitude alimentaire pour se faire embrasser par un prince...

Il y avait au détour d'un bosquet la princesse Vaiana, venue des îles et très copine avec Merlin. Tout est possible dans le monde des contes... Et c'est sans compter Meva l'éblouissante rousse... Un peu loufoque ce dimanche à Wesserling. Et une fois de plus un joyeux rendez-vous familial. L'enchantement peut aussi être une réalité.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Laura Theodori élue Miss Alsace 2019

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:20:32

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Laura Theodori élue Miss Alsace 2019
Laura Theodori élue Miss Alsace 2019

 
 
Elles étaient 17 candidates, 17 prétendantes au titre de Miss Alsace 2019 à avoir l'ambition de représenter leur région lors de l'élection de Miss France. Il n'y a eu qu'une gagnante : Laura Theodori, 23 ans, également élue Miss Bas-Rhin en avril, a finalement remporté le titre à la fin d'une après-midi qui a rempli la salle du Zornhoff, à Monswiller, de robes à paillettes et de chaussures à talons plus somptueuses les unes que les autres.

Lors de trois passages en robes de soirée, maillots de bain et robes de mariée, les candidates venues de toute l'Alsace ont rivalisé de sourires, de jeux de jambes et de pas de danse pour captiver le public et décrocher la couronne tant espérée.
« L'important, c'est de sourire, sourire, sourire »

Elles sont étudiantes, elles aiment voyager, faire du sport, certaines ont un engagement associatif... Lors d'un petit discours qui suivait leur premier passage en robes de soirée, les candidates à la succession de Léa Reboul ont dû se présenter en quelques mots, parfois bégayés. La faute à l'émotion, le fait aussi que « beaucoup d'entre elles ne se sont jamais produites sur scène », explique Baris Genc, l'animateur de l'après-midi et chorégraphe.

C'est lui qui a coaché les 17 candidates pendant plusieurs jours pour leurs défilés sur scène. Samedi après-midi, un dernier filage de l'élection devait permettre de s'assurer que chacune avait sa place et connaissait ses pas. « L'important, c'est de sourire, sourire, sourire », leur a-t-il conseillé une dernière fois avant de sauter sur scène et d'animer l'après-midi en compagnie de Claudia Frittolini, la déléguée régionale du comité Miss France chargée de l'organisation de l'élection de Miss Alsace à Monswiller (lire encadré).

Dans la salle du Zornhoff justement, c'était l'effervescence dès 14 h. Beaucoup de spectateurs avaient tenu à soutenir « leur » candidate, comme Anaëlle, Lilou, Lauranne et Sylvie, venues de Colmar et de Mulhouse pour encourager Léa Nemiri, originaire de Horbourg-Wihr, dans le Haut-Rhin, avec de grands ballons accrochés dans la salle. L'aînée du groupe, c'est Georgette, 80 ans, venue soutenir sa candidate préférée. La jeune femme de 20 ans obtiendra finalement le titre de première dauphine de Laura Theodori.
D'anciennes candidatesnostalgiques dans le public

Certaines anciennes candidates s'étaient également glissées parmi les spectateurs, comme Pauline Kammerer, deuxième dauphine de Miss Haut-Rhin en 2016, et Mégane Metzger, Miss Bas-Rhin et quatrième dauphine de Miss Alsace en 2017. Entre deux photos avec des fans, elles se remémorent quelques souvenirs : « C'est vrai que nous sommes un peu nostalgiques... On garde un très bon souvenir de cette période », assurent-elles. L'engouement autour d'elles, plusieurs années après leur sacre, semble en tout cas confirmer l'attrait presque magnétique des robes à paillettes...

Sur scène, peu avant l'entracte, Nico Names assure l'animation : le jeune chanteur de Schlager, originaire de Monswiller, a entonné quelques-unes de ses chansons devant un public disparate, plus intéressé par le show qui suivait. Pendant une trentaine de minutes, Miss France 2019 Vaimalama Chaves, Ophély Mézino, Aude Destour et Wynona Gueraini, respectivement première, quatrième et cinquième dauphines, ainsi qu'Annabelle Varane, finaliste de Miss France en 2019, ont dansé sur des tubes de Britney Spears, Abba ou la chanteuse Jain.

Ainsi se clôturait ce concours de Miss Alsace 2019, sous les hourras du public, et qui a célébré la beauté de Laura Theodori et Léa Nemiri, Julie Meyer, Estelle Zeisser et Cloé Dischgand, les dauphines de la nouvelle Miss Alsace. Mais que les candidates déçues ne le soient pas trop, car comme l'a rappelé l'une d'entre elles, « l'important, c'est de se plaire à soi-même ».
Élise BAUMANN

 

 
 

La fête du lait entre les gouttes

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:24:13

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La fête du lait entre les gouttes
 

 
Les visiteurs ont eu l'occasion de découvrir des traditions oubliées, comme le séchage du tabac. Photo DNA /H.R.
Dès le matin, la pluie était présente à Jebsheim pour cette nouvelle édition de la fête du lait. Après une petite trêve, les premières notes de La clique de Riedwihr correspondaient aux premières gouttes d'une pluie qui n'a pas cessé durant tout le cortège. Mais les courageux qui ont bravé la pluie se sont régalés en découvrant ces magnifiques chars que les pompiers et les bénévoles avaient mis des semaines à construire.
Le recyclage, un art ancien

Le thème du cortège, « Les douze travaux de Seppala », retraçait les travaux réalisés tout au long de l'année par les paysans, mais aussi par ceux qu'on appelait « D'saïnamàscher », les vanniers. Ces gens-là passaient dans les fermes où ils vendaient les paniers qu'ils tressaient, mais ils ramassaient également les peaux de lapins et autres bêtes, la ferraille, le papier-alu qui emballait les tablettes de chocolat, etc.

À une époque pas si lointaine, rien ne se perdait. Les anciens recyclaient tout, et au fil du cortège, les visiteurs ont pu découvrir cet art du recyclage avec les tapis en fane de maïs, les fagots et les balais, le jeu de quilles, le ramassage des pommes, et même un vrai pommier, installé sur l'un des chars, où l'on faisait du jus tout au long du cortège...

Dans les cours, les artisans ont fait découvrir leur savoir-faire, en travaillant sous l'oeil des curieux. On a pu y croiser le tapissier décorateur, le tourneur sur bois, voir cuire le pain et faire son beurre, observer les modèles réduits de tous les ustensiles agricoles, le séchage du tabac, la cane et ses canetons, le lancer de bouses...

Parmi les incontournables, la tétée des veaux a été annulée. Le matin, ils n'étaient qu'une petite dizaine à prendre le départ pour le sentier découverte et ses sept kilomètres de marche. Mais nul doute que l'année prochaine, le soleil sera au rendez-vous.
Huguette ROTHER

 

 
 

Course de côte Une « première » inoubliable pour Didier kalb

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:33:42

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Une « première » inoubliable

pour Didier kalb
 

 
Didier Kalb (à droite) a pu passer derrière le volant de cette redoutable 208 grâce à son ami Cyril Jeanniard. Et c'est Jérémy Lanthermann (à gauche) qui se charge de l'entretien. Photos DNA /Nicolas PINOT

 

Il a toujours traîné ses guêtres à la course de côte de Turckheim. « Mon père était directeur de course pendant vingt ans. J'ai grandi ici, à la course de côte. Et j'ai longtemps vécu aux Trois-Epis. Alors la route, je la connais bien », sourit Didier Kalb.
Et pourtant. Passé pour la première fois derrière le volant d'une voiture de course sur route fermée, il convient que rien n'est aussi simple qu'il n'y paraît.

« J'en ai oublié tous mes repères

La voiture en question, une 208 « WRT pour welche rallye team ! », est un monstre. « Il faut un temps pour l'apprivoiser. J'étais tellement concentré sur la conduite que j'en ai oublié tous mes repères ! »

Une belle expérience rendue possible grâce à une histoire triste doublée d'une amitié au long cours. « La voiture appartient à mon ami Cyril Jeanniard, qui s'est retrouvé en fauteuil roulant à la suite d'un accident au Dakar, l'année dernière. Malgré les aléas, il voulait garder un pied dans le sport automobile et a acheté cette 208 pour la louer. Ce week-end, il me l'a prêtée. J'ai longtemps été son navigateur en rallye, et aujourd'hui grâce à lui, je suis passé derrière le volant ».

De surcroît, la redoutable automobile est entretenue par un pilote non moins redoutable, « un ovni », Jérémy Lanthermann qui court depuis plusieurs années pour l'Ecurie Alsace.

Vingt secondes dans la vue

Conçue et développée pour le rallye, « cette 208 est une arme avec un châssis très performant, une vraie auto de course ».

Dans la catégorie A2, Didier a littéralement déposé le deuxième en lui mettant vingt secondes dans la vue. « Cyril sera très content ! »

Même si son objectif était, peu avant la dernière montée, de réaliser « moins de 3'30 ». Parce que lors de la précédente, j'ai fait 3'32 «... » Des temps cependant « conformes aux espérances ».

Et une première participation inoubliable.

Nicolas PINOT Lire également en pages sportives.

 

Colmar Lézard Première pluvieuse

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:35:20

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Colmar Lézard Première pluvieuse
 

 
The Cracked Coookies : le brin de douceur Photos DNA /C.Schneider
Avant de se regrouper sous la tente judicieusement prévue à cet effet pour les concerts à venir, c'est dans le bâtiment que se retrouve le public, pour le traditionnel vernissage de démarrage de saison de l'association Lézard.

Il s'agit cette fois de découvrir les oeuvres de Yann Bagot. Comme a son habitude, l'artiste s'est installé un temps in situ (le Hartmannswillerkopf en l'occurrence) pour retraduire à l'encre de chine l'étrange symbiose entre les arbres et les éclats d'obus et de métaux qui protègent cette forêt magnétique de l'exploitation forestière, et nous raconter les roches et l'eau présentes dans cet espace de montagne. L'eau s'exprime ce soir à l'extérieur sous forme de pluie, et les plus courageux s'agglutinent sous la tente ou très près de la buvette, c'est selon.
Une poésie douce et mélancolique

Côté tente, The Cracked Coookies ouvriront la soirée et la programmation musicale de l'année, avec ses chansons (reprises) swing'nroll. Le swing mettra un certain temps à s'installer, les riches harmonies vocales et la prestation expressive des trois chanteuses servant d'abord une poésie douce et mélancolique que ce soit sur Belleville rendez-vous, Emmenez-moi ou d'autres. C'est avec This boots are made for walking que l'ensemble s'électrifie peu à peu, et pousse le public au déhanchement surtout avec un chatoyant Rock this town.

Gross Meister Fleisch poursuit ensuite le travail avec un disco funk assez bien bâti, mais qui tourne parfois un peu en rond. Perruques, paillettes et dérision sont au rendez-vous certes, et les titres comme Juste un oeuf au plat ou chantant le mérite des fleischnaka font sourire. Mais c'est le groove qui sauve les meubles, imparable il est vrai, et qui suffit à réchauffer le public qui en a bien besoin. On imaginait Rodolphe Burger, présent dans le public et dont Gross Meister Fleisch avait assuré la première partie au New Morning de Paris en mai dernier, rejoindre un instant le groupe pour un ou plusieurs titres, mais il n'en a rien été, et c'est aux sons d'un DJ que la soirée s'est achevée.

Yann Bagot est exposé à l'Espace Lézard jusqu'au 25 octobre 2019. Visite en groupe sur rendez-vous au 03.89.41.70.77 ou par mail : mediation@lezard.org dossier pédagogique disponible sur demande.
Christophe SCHNEIDER

 

 
 

Denis Kuentz, le Roi Soleil de Guebwiller

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:13:04

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Denis Kuentz, le Roi Soleil de Guebwiller
 

 
Denis Kuentz dans le jardin de l'ancienne sous-préfecture de Guebwiller, aujourd'hui siège de la fondation Marguerite-Kuentz. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Il a beau arpenter inlassablement les rues de Guebwiller, Denis Kuentz n'est jamais là où on l'attend. Le voici place de l'Hôtel-de-Ville. Stop ! Il ouvre son portefeuille, en sort une coupure de journal toute fraîche, la brandit : « Vous avez vu ? C'est Greta Thunberg [l'adolescente suédoise qui milite pour le climat]. C'est elle qu'il faut mettre en avant. Voilà quelqu'un qui a tout compris ! » Plus tard : « Greta, c'est la Jeanne d'Arc mondiale ! » Alléluia.

Denis Kuentz, 82 ans cette année, n'est pas du genre passéiste. Ses préoccupations ? Un peu d'aujourd'hui, beaucoup de demain. En tête, forcément, l'avenir de la planète : « Aux européennes, les 18-26 ans ont majoritairement voté écolo, ça me rassure pour la suite. » Et lui ? Il s'esclaffe : « Ah non ! Quand même pas, hein ? » Ouf ! L'entrepreneur bon teint, rotarien de la première heure, n'a pas encore renié la droite. Même si elle le déçoit beaucoup.
Marguerite, sa mère, élève seule ses cinq enfants

Il a commencé tout en bas. Naissance en 1937, dans les quartiers populaires de Guebwiller l'ouvrière. Enfance modeste, bien entouré : trois grands frères, une petite soeur. Frédéric, son père, décède en 1940. La figure paternelle ? Ce sera cet oncle d'Amérique, son parrain, parti travailler dans l'hôtellerie dans les années 1920. « Dans mes rêves, c'était mon héros. » Marguerite, sa mère, élève seule ses cinq enfants. Admiration et reconnaissance éternelles. Bien des décennies plus tard, un fonds de dotation et l'ancienne sous-préfecture de la ville porteront son nom.

Adolescence : avec l'un de ses aînés, Frédéric - comme papa -, il développe l'atelier familial de pâtes. Valfleuri, affaire florissante, s'agrandit jusqu'à Wittenheim, le siège actuel. D'un stage en Suisse, le stratège de la boîte revient avec une certitude : les pâtes alsaciennes se vendront aux oeufs frais ou ne se vendront pas. Les nouilles boulangères - « très fines avec un maximum d'oeufs » - sont nées. Sous leur forme industrielle tout du moins. Aujourd'hui encore, Denis Kuentz ne manque pas une occasion de revendiquer ce succès commercial qui a beaucoup rapporté à l'entreprise familiale.

De Spaetzle en coquillettes, de torsades en cheveux d'ange, voilà que l'habile négociateur, fin connaisseur du monde réel - celui de la ménagère de moins de 50 ans - s'interroge sur son avenir. Envies d'ailleurs : il vend ses parts à la famille.

Et après ? Le commun des mortels hésiterait : Saint-Trop' ou Saint-Barth' ? Le yacht ou le golf ? Pas lui. En 1993, Denis Kuentz se lance dans sa « [deuxième vie ». Professionnelle s'entend. Il mise - tout - sur l'hôtellerie low cost. Bien vu : en vingt-cinq ans, les huit hôtels Roi Soleil feront un carton d'Amnéville à Sausheim.

Avec son instinct pour seule expertise, il a anticipé les tendances et su s'entourer, déléguer, faire confiance. Là aussi, là où on ne l'attendait pas. Voilà Avelino, rencontré sur un chantier. L'entrepreneur a rapidement perçu le potentiel de ce modeste maçon, débarqué du Portugal sans autre bagage que son coup de truelle. Un quart de siècle plus tard, Avelino Pinheiro est devenu le directeur technique respecté de « M. Kuentz ». « Lui, c'est une perle rare. Il a un oeil incroyable. Il anticipe tous les problèmes... C'est Avelino qui a construit tous mes hôtels et qui supervise tous mes chantiers. Il en a appris beaucoup à des gens très diplômés ! » Bref, une juste incarnation de l'« intelligence de la main », valeur suprême dans la représentation kuentzienne du monde. Valeur dont, soit dit au passage, la force antagoniste serait la « bureaucratie », celle qui fait « si mal à la France ».

La deuxième vie s'achève, la troisième va commencer. Denis Kuentz n'a pas eu d'enfants. Un regard qui se perd dans le vide une demi-seconde et le sujet est éludé. Retour au réel. Sa décision est prise : son argent, le fruit d'une vie de labeur, n'ira pas « dans les poches de l'État ». Il profitera à d'autres et c'est lui qui choisira à qui. « Qu'est ce que j'aurais pu en faire de cet argent, de toute façon ? M'acheter un deuxième ou un troisième cercueil ? »

L'octogénaire n'a pas de goûts de luxe. « J'ai un train de vie de cadre, estime-t-il. J'ai attendu mes 63 ans pour m'offrir une résidence secondaire. » Le week-end, au volant d'une belle - mais discrète - allemande, il rejoint son chalet de Haute-Savoie pour décompresser : pas vraiment de quoi défrayer la chronique...

En 2012, il crée le fonds de dotation Marguerite-Kuentz dont il est le pourvoyeur. Vocations : social et éducatif. Les associations locales sont gâtées : football féminin, natation, école de musique, chiens d'aveugle... 10 000 EUR par ci, 20 000 EUR par là, le fonds est généreux. Les écoliers guebwillerois ne s'en plaignent pas : vingt tableaux blancs interactifs garnissent les classes de la ville. Valeur : 100 000 EUR. « La jeunesse ! La clé, c'est la jeunesse ! », insiste le chef d'entreprise.

On passe à la vitesse supérieure. Il y a deux ans, il vend ses hôtels au groupe niçois Neho. Montant estimé : entre 25 et 30 MEUR (millions d'euros). Un bon tiers est viré sur les comptes du fonds... qui rachète l'ancienne sous-préfecture de la ville pour un peu moins de 1 MEUR. De longs mois de travaux plus tard, la magnifique bâtisse du XIXe siècle - maison Marguerite-Kuentz, donc - s'apprête à accueillir associations, conférences, concerts, réceptions...

Mais le temps passe et, pour laisser son empreinte, il faut faire vite. Avec sa société Florival Renouveau, Denis Kuentz acquiert la friche Monoprix, verrue commerciale hypercentrale de quinze ans d'âge. Ce sera un pôle médical gigantesque (20 lots, 3 000 m2 sur deux niveaux) et dernier cri avec céramiques de Théodore Deck en vitrine dans les couloirs. La pharmacie a ouvert la semaine dernière. Opération nec plus ultra... à près de 5 MEUR. Le promoteur n'est « pas sûr de rentrer dans [ses] frais ». Haussement d'épaules : « Enfin, quand même un peu, j'espère... »
Credo intergénérationnel

Sur le même bâtiment, le fonds de dotation a fait construire huit logements seniors (1,8 MEUR). Des appartements de haut standing, avec vue sur la place principale. Il souligne : « À vocation sociale. » Soit « à des tarifs en dessous du marché pour des gens qui n'en ont pas les moyens ». Pas de chiffres, cette fois-ci. Son credo : « Il y a quelques décennies, trois générations vivaient dans la même pièce. La grand-mère était dans son fauteuil, au milieu des siens et ça lui suffisait. Je veux que les anciens et les jeunes se côtoient à nouveau et se parlent. C'est comme cela qu'on apaisera les tensions dans la société. »

Et ça continue... La villa des Glycines (fin XIXe siècle, 1 300 m2 et parc arboré de 70 ares) est mise en vente par la Macif ? Banco ! Là encore, autour du million d'euros. L'idée : « Créer un pôle économique pour attirer les entreprises dans notre secteur. » Pour l'heure, les extérieurs ont été refaits à neuf. Le Guebwillerois mène tous ses projets de front. « Je fatigue un peu quand même », admet-il. « Pas du tout ! », contredisent ses collaborateurs qui le suivent au pas de course lors des visites de chantier.

Il fatigue un peu les autres, alors. Le monde politique, surtout. À piétiner allégrement leurs prés carrés et - parfois - à réussir mieux qu'eux, le philanthrope rappelle les élus à leur impuissance. Et ça énerve. Pas trop le maire de Guebwiller, dont il a financé la dernière campagne. « Francis Kleitz est un ami. Mais attention ! On n'est pas toujours d'accord sur tout. Quand ce n'est pas le cas, je le vouvoie et je lui donne du M. le maire... »

Parfois, c'est moins fluide. Les relations étaient tendues avec l'ancien député Jean-Louis Christ - qui l'avait qualifié de « faiseur de roi ». Elles le sont encore plus avec la communauté de communes de la Région de Guebwiller. En cause, la construction du nouveau centre aquatique. Kuentz voulait rafistoler l'ancien et avait monté un dossier en ce sens, tapage médiatique à la clé.
« Tout le monde est jaloux de quelqu'un. Il faut savoir dominer sa jalousie »

Il y a bien une figure politique qui trouve grâce à ses yeux : Brigitte Klinkert. « Ce qu'elle fait en matière d'éducation, pour la jeunesse, c'est magnifique... » Sans transition : « Elle est de la trempe d'une Merkel, d'une Thatcher ! » L'intéressée - qui n'a pas eu vent du compliment - appréciera. Au moins à moitié ?

Ses infatigables détracteurs ont renommé la ville Kuentzwiller et notent que les « grands projets » ne portent pas encore leurs fruits. « Il se mêle de tout et croit tout savoir mieux que les autres. Sa seule légitimité, c'est son argent », lui reproche-t-on. De quoi faire bondir ses défenseurs, nombreux : « Comment ose-t-on critiquer quelqu'un qui donne autant pour les autres ? »

C'est vrai qu'il n'est pas toujours facile, le « père » Kuentz. Regard acéré, opiniâtreté en bandoulière, habitude d'être obéi : de quoi en froisser des susceptibilités. Les critiques ? Elles lui glissent dessus comme les gouttes d'eau sur le plumage du canard. « Tout le monde est jaloux de quelqu'un. Il faut savoir dominer sa jalousie, c'est tout. »

Il ne recherche pas particulièrement les honneurs. Ni ne les fuit. À bien y penser, en fait, il « [s]'en fout » et préfère foncer. « Aucune chance de le voir s'arrêter, confirme une proche collaboratrice. C'est un actif, un vrai. Il se nourrit de cela et ne peut pas faire autrement. »

Denis Kuentz clame haut et fort « ne pas vouloir finir [ses] jours en Ehpad ». Son rêve inavoué : bâtir, encore bâtir, toujours bâtir... jusqu'à son dernier souffle. Mourir mécène.
Mathieu PFEFFER

 

 
 

Munster Transhumance et tourte, mariage parfait

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:36:36

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Munster Transhumance et tourte, mariage parfait
 

 
Le défilé des vaches vosgiennes dans les rues de Munster, point d'orgue de la fête de la transhumance, à de nouveau attiré un large public ce dimanche après-midi. Photo DNA /Julien KAUFFMANN
Qu'est-ce qu'une transhumance ? En bon alsacien, « a wàndelfascht », pour « wàndla », déménager. Et que déménage-t-on ? Des vaches pardi ! Et pas n'importe lesquelles : des vosgiennes, symboles du massif. Les voilà déracinées de leur juteuse résidence d'été, les pâturages des chaumes au panorama renversant, pour regagner leur gîte d'hiver, leur étable, à l'abri des frimas. Une « rentrée » en bonne et due forme, pour elles aussi !
L'automne et un petit-déjeuner, pour commencer

Que dit Sebastian Münster, en 1544 dans sa Cosmographie ? « La ville de Munster et cette vallée s'organisent ensemble. Elles ont obtenu également des libertés de l'Empire [...]. Leurs revenus dépendent essentiellement de leurs animaux [...]. En été, elles les emmènent sur les pâturages des hautes montagnes... »

Les voilà donc qui viennent de redescendre de ces chaumes, de la ferme du Schiessroth, où la famille Schubnel a chaleureusement accueilli les promeneurs dès 9 heures dimanche matin, avec petit-déjeuner à la clé. Malgré un temps qui, d'un coup, a viré à l'automne, tout le monde était sur le pont !

Les vosgiennes... Ce jour-là, à Munster, elles furent tellement admirées par une foule enthousiaste, originaire de tous les horizons. Exceptionnelle ode à cette activité (presque) alpestre, à cette tradition de fabrication du fromage de munster dont les vraies traces remontent à l'an de grâce 1339 !

Fête de la transhumance qui, depuis quelques années, va de pair avec celle de la tourte qui battait son plein dans la salle des fêtes, animée par les « Frànkatàler » de Stosswihr. Un mariage parfait et des animations : sonnerie des cors des Alpes et autres concerts, mini-ferme place du Marché, dégustation de l'excellent « siaskas », petites restaurations, manèges pour les petits... Mais aussi démonstration de fabrication du munster, rodéo mécanique, exposition salle de la Laub et ailleurs, où l'on a pu découvrir le costume des marcaires, et chapitre d'intronisation de la confrérie Saint-Grégoire (lire ci-contre).

Enfin, à 16 heures, le cortège, avec passage à travers la ville, défilé de ces bêtes, ces vaches quasi sacrées, faisant l'unanimité dans leur habit de fête, au son de la musique, en compagnie du très exceptionnel char « La princesse vosgienne », d'après l'idée du patron du Gazon du Faing, vision sympathiquement loufoque, surréaliste, imaginée par un homme passionné, entouré d'une équipe qui l'est tout autant.
Marcaire de la vallée, comment fais-tu ton fromage ?

Point culminant, en tout cas, vers lequel tout ce beau monde convergeait, suivi de la traite des vaches et dégustation de bon lait frais avec, en prime, l'ouverture exceptionnelle des commerces au centre-ville. Et beaucoup auront pu se demander, en choeur : « Menschertäler Martala, wia màch's dü dina kas ? », Marcaire de la vallée, comment fais-tu ton fromage ? La réponse a été donnée en ce 8 septembre à Munster. Parfaitement.
E.H. PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Houssen week-end prochain Traditions régionales à la Fête paysanne

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:39:05

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Houssen week-end prochain Traditions régionales à la Fête paysanne
 

 
Le cortège de la Fête paysanne de Houssen mettra à l'honneur les traditions régionales, ce dimanche 15 septembre. Archives L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
la 42e édition de la Fête paysanne organisée par l'Association Sports et Loisirs de Houssen, qui figure au programme de la Ronde des fêtes, animera les rues et fermes de la commune ce dimanche 15 septembre de 9 h à 18 h.
Le programme

o De 9 h à 18 h, animations et marché paysan.

o 10 h, grand-messe de bénédiction des fruits de la terre et fête patronale à l'église Saint-Maurice décorée pour l'événement et rehaussée par la chorale de la communauté de paroisses.

o 11 h 30, inauguration officielle de la Fête paysanne.

o 12 h : repas régionaux dans les fermes ouvertes : au 8 rue Principale, la ferme n° 1 tenue par les footballeurs du FFC Ostheim-Houssen propose du jambon braisé à la broche garni, et Fleischnacka, salade crudités ; place de l'Église - Rue de l'Est, la ferme n° 2 tenue par les Quilles 2000 serviront des bouchées à la reine et du pâté en croûte garni ; 9 rue du Presbytère, la Ferme n° 3 tenue par les sociétés de musique de Houssen et Ingersheim mitonneront du « Saupfaffer » (civet de porc), de la tourte chaude garnie, poulet au riesling et des tartes flambées ; toute la journée, il y aura des stands de petite restauration place du Souvenir et rue Principale.

o 15 h : cortège avec groupes folkloriques et fanfares, ayant pour thème « Les traditions régionales de France » ou « Die régionàlà Tràditioàna im Frànkrich », composé de chars authentiquement villageois avec groupes folkloriques et fanfares.

o De 16 h jusque tard dans la nuit : animations par les groupes du cortège dans les rues, sur les places et dans les fermes.

o Après 18 h : repas régionaux dans les fermes ouvertes.

o Parmi les animations permanentes, toute la journée : marché paysan ; église ouverte, exposition du patrimoine ecclésial local de 10 h 30 à 18 h ; parc d'exposition du patrimoine local par la Société d'Histoire de Houssen ; basse-cour et les animaux de la ferme ; circuit de tracteurs miniatures pour enfants (gratuit) ; démonstration de distillation par le bouilleur de cru.

 

 
 

Région de Colmar La vague de cambriolages n'est pas retombée

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:19:16

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Région de Colmar La vague de cambriolages n'est pas retombée

La vague de vols avec effraction constatée depuis une quinzaine de jours par la compagnie de gendarmerie de Colmar n'est pas encore totalement retombée. Dans la nuit de mercredi à jeudi à Munster, le volet d'un restaurant a été forcé. Le ou les auteurs ont mis la main sur 450 à 500 EUR en pièces de monnaie dans un tiroir-caisse, mais aussi sur quatre chéquiers, des bouteilles de vin et d'eau-de-vie. Par ailleurs, ce samedi entre 17 h et 19 h 30 à Urschenheim, la porte d'entrée d'une résidence principale a été forcée en l'absence des occupants. Des bijoux ont été dérobés.
Colmar Institut de beauté dévalisé : le suspect en centre de rétention

Un institut de beauté a été littéralement dévalisé, dans la nuit de vendredi à samedi avenue de la République à Colmar, mais les policiers ont retrouvé le butin et un suspect à deux pas, dans la cour de la Chambre de Métiers d'Alsace (lire notre édition précédente). Déjà connu de la justice française pour vol en août dernier dans la région parisienne, ce ressortissant estonien a reçu une convocation devant le tribunal correctionnel de Colmar, pour le cambriolage du salon d'esthétique. Il a été conduit au centre de rétention administrative de Geispolsheim, en vue d'une reconduite à la frontière.
Un coup de poing sur sa compagne

Un homme a été interpellé pour des violences conjugales, vendredi vers 23 h dans un appartement du quartier Europe à Colmar. Une altercation aurait éclaté sur fond de jalousie, le couple étant plus ou moins séparé. La jeune femme a indiqué dès le départ avoir reçu un coup de poing sur un oeil, et avoir été serrée au niveau du cou, d'une cheville et d'un bras. Mais elle n'a pas porté plainte. Des traces ont été relevées par un médecin, sans justifier d'incapacité totale de travail. Âgé de 24 ans, l'homme s'est posé en victime. Il a été présenté au parquet en vue d'une convocation en justice.
Alcool au volant : un récidiviste arrêté

La police a repéré un automobiliste venant de franchir une ligne blanche en circulant à vive allure, avenue de la Foire aux vins à Colmar, vers 3 h 45 dans la nuit de vendredi à samedi. Accusant près d'1,7 g d'alcool par litre de sang, cet habitant des environs de Colmar a été placé en garde à vue. Déjà condamné par le passé pour conduite en état alcoolique, ce récidiviste a été libéré muni d'une convocation selon la procédure du plaider coupable.
Turckheim Sorties de route à la course de côte : un pilote évacué

Plusieurs sorties de route sans gravité ont été observées ce week-end à la course de côte de Turckheim. Ce dimanche vers 16 h, le pilote d'une voiture qui aurait fait des tonneaux a été évacué par l'ambulance privée des organisateurs. Examiné sur place par le médecin de la course, cet homme de 48 ans a ensuite pu monter en marchant dans le VSAV (véhicule de secours et d'assistance aux victimes) des pompiers, qui l'ont tout de même transporté à l'hôpital Pasteur pour des examens de contrôle complémentaires.
Munster Cycliste blessée

Une cycliste a fait une mauvaise chute, ce dimanche vers 15 h rue du Général de Lattre de Tassigny à Munster. Légèrement blessée, cette femme âgée de 30 ans a été évacuée par les pompiers à l'hôpital Pasteur.