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Badische Zeitung Brigitte Klinkert: "2026 sollen hier Züge rollen"

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 07:06:08

Badische Zeitung

Brigitte Klinkert : "2026 sollen hier Züge rollen"

Die Präsidentin des Départements Haut-Rhin spricht sich bei Besuch in Breisach für Bahnverbindung Colmar-Freiburg und grenzüberschreitenden Gewerbepark aus

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Le Japon en force à Strasbourg

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:26:22

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Tourisme  
Le Japon en force à Strasbourg
 

 
Une importante délégation japonaise, menée par le consul général du Japon, Sato Takamasa, a été accueillie le lundi 2 septembre au siège d'Alsace Destination Tourisme. Des représentants de la Compagnie aérienne ANA, de l'association Onsen & Gastronomy Tourism et de la Société Club Tourism International, ont ainsi passé trois jours en Alsace. Le séjour avait été organisé par le Centre européen d'études japonaises en Alsace (CEEJA).

L'objectif de cette rencontre était de renforcer les relations historiques entre Japon et Alsace et d'investir de nouveaux champs de coopération visant à motiver l'ouverture de lignes aériennes régulières entre l'Euroairport de Bâle-Mulhouse et le Pays du Soleil levant.

À l'occasion de la réunion d'échanges au siège d'Alsace Destination Tourisme, il a été question du développement du concept des marches gourmandes alsaciennes qui a été importé il y a quelque temps au Japon avec à ce jour déjà plus de 50 éditions qui comptaient à chaque fois entre 200 et 300 participants. Le montage d'une maison traditionnelle japonaise en bois sur le site de l'Écomusée d'Alsace a également été évoqué comme projet faisant écho à l'installation dans les années 80 d'une maison alsacienne à colombages du Sundgau datant du XVIe siècle au musée « Little World » à Inuyéma.

Lors d'un déjeuner de travail à l'Hôtel du Département du Haut-Rhin, la présidente Brigitte Klinkert s'est félicitée de la sélection des vins d'Alsace pour agrémenter les repas servis à bord des appareils de la compagnie aérienne ANA (Domaine Bott de Ribeauvillé). Mme  Klinkert a souhaité que les relations internationales entre l'Alsace et le Japon s'inscrivent dans la durée, avec la perspective de la Collectivité européenne d'Alsace.

La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a par ailleurs officiellement invité ses hôtes à venir participer le 7 juin prochain à l'édition 2020 du slow- up Alsace de la Route des vins, à approfondir la démarche Alsace à vélo pour la promotion du tourisme à vélo (y compris avec assistance électrique), à l'occasion d'un prochain échange, et leur a suggéré de participer l'année prochaine également à un voyage initiatique au coeur de l'Alsace authentique qu'Alsace Destination Tourisme est chargé d'organiser.

 

 
 

 

STRASBOURG Inauguration de la Foire européenne Un ministre à la foire

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:30:47

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STRASBOURG Inauguration de la Foire européenne
Un ministre à la foire
Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a inauguré la Foire européenne ce vendredi. Sa visite a été l'occasion de quelques rencontres plus politiques.
 

 
Bruno Le Maire goûte un vin de Traenheim.
Cette année, à l'occasion de la venue du ministre de l'Économie Bruno Le Maire, la déambulation s'est à peu près passée comme cela.

Le petit cortège s'en est allé couper le ruban vers midi, à l'entrée de la foire déménagée du côté de l'hôtel Hilton, puis visiter les stands. Avec près du ministre, d'un côté, l'eurodéputée Fabienne Keller et, de l'autre, alternativement le premier adjoint Alain Fontanel ou le maire Roland Ries. Cela peut apparaître comme une petite cohue avec des photographes qui courent, se serrent épaule contre épaule pour immortaliser le ministre goûtant ici un saucisson, là un macaron. Une petite cohue au milieu de laquelle des membres du cabinet du ministre se désespèrent du retard sur le timing et la directrice de la foire, Josiane Hoffmann, qui fait en sorte que le cortège suive l'itinéraire conçu et reconnu quelques jours plus tôt.

Le ministre a passé beaucoup de temps dans le jardin des délices, le hall des corporations. Chez les boulangers, les uns et les autres « mettent la main à la pâte » et enfournent, avec l'aide de Bernard Kandel, un pain de fermentation longue. Au stand du centre de formation des apprentis d'Illkirch, les officiels goûtent une salade de choux. À la brasserie juste à côté, ce sont les bières Fischer qui sont distribuées. Le ministre s'entretient avec le président du groupement des hôteliers restaurateurs Roger Sengel qui glisse un mot sur la formation, trinque en compagnie du maire et du premier adjoint, tandis que Fabienne Keller fait passer les demis dans les rangs. Le préfet et le président du conseil départemental Frédéric Bierry se retrouvent avec un verre en main. Mais déjà, il faut passer au stand des bouchers.

Bruno Lemaire observe un jambon braisé, mais c'est une knack que les bouchers veulent lui faire goûter. « Attendez, vous l'emmenez où ? » s'inquiète une collaboratrice du ministre. « Juste là », lui répond Jean-Luc Hoffmann, boucher à Haguenau en montrant une casserole fumante. « Vous êtes superbe avec votre chapeau », a le temps de lui glisser Fabienne Keller. On s'active pour distribuer des knacks et Bruno Le Maire affirme « qu'être membre de la confrérie de la knack serait un grand honneur ».

Au stand d'à côté, quelques minutes plus tard, c'est café et macaron. Alain Fontanel et le ministre prennent la pause face aux photographes.
Bises, knacks et photos

Puis tout ce petit monde s'élance vers le secteur agricole. « Monsieur le ministre, il faut défendre l'apprentissage à 15 ans », parvient à dire le président du CFA d'Obernai Jacky Wolff. Puis ce sont les quetsches d'Alsace qui sont à l'honneur. Après avoir porté un agneau dans ses bras, le ministre se retrouve avec une cagette de produits locaux sur un bras et un verre de blanc dans la main. « C'est un mélange de pinot gris, pinot noir et de pinot auxerrois vieilli en fût de chêne », explique Jean Dreyfuss, vigneron au domaine Fischbach à Traenheim. Il vient de s'installer et c'est son premier millésime. Testé par un ministre, donc.

Puis c'est un passage au pas de charge dans le hall 3, celui des démonstrations. Le ministre s'arrête pour serrer la main à un couple. « Je connais très bien Frédéric Bierry », tente timidement Doris, de Barembach. Apparaît à ce moment l'intéressé qui lâche un amical « salut ». Bise, photo et le cortège repart. Après une heure de marche plutôt rapide et saccadée, le ministre s'en va prendre l'avion pour rejoindre le président de la République à Evian. La foire se poursuit jusqu'au 16 septembre.
Olivier CLAUDON Lire également en pages Région.

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Strasbourg Foire européenne

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:32:29

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Strasbourg Foire européenne
Un nouveau format qui fait des heureux
La 87 e édition de la foire européenne a démarré vendredi matin dans son nouvel écrin de la plateforme Kieffer. Et ce, dans des structures provisoires qui préfigurent le nouveau parc des expos en 2021, entre le PMC et la rue Kieffer. Le public et les exposants rencontrés semblaient ravis.
 

 
Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a été sensible à l'accueil réservé par Roland Ries et le pays hôte - la Mongolie - à la foire européenne de Strasbourg.
La foire européenne a survécu à son déménagement : exit le site historique du Wacken, bienvenue sur la plateforme Kieffer. Les nouveaux atours de cette édition, inaugurée par le ministre de l'Économie et des Finances, qui va durer jusqu'au 16 septembre, ont séduit les premiers visiteurs vendredi.
Mairie de Strasbourg convoitée...

D'abord Bruno Le Maire qui est allé de son ode sur l'Alsace, dont il s'est dit l'« ami », et sur Strasbourg, siège du Parlement européen « qui a vocation à le rester ». Une ville, où il ne lui déplairait pas d'être parachuté pour les municipales s'il devait choisir, a-t-il indiqué pour la boutade. Précisant que cela ne serait pas sans poser problème à quelques personnes présentes autour de lui dans la salle Marie-Curie... Certaines de ces personnes ont d'ailleurs eu droit à un aparté à l'issue de son discours, ce qui a mis tout le monde en retard... C'est donc avec une bonne heure de décalage qu'il s'est rendu sur le parc des expositions.

Rencontre insolite... Photo DNA /Laurent RÉA

Bruno Le Maire goûte les fruits de saison. Photo DNA /Laurent RÉA

Des engagements ont été pris par le ministre lors de son discours sur Strasbourg, capitale européenne. Photo DNA /Laurent RÉA

L'heure de la bière, chez les brasseurs, appréciée par Bruno Le Maire. Photo DNA /Laurent RÉA

Le ministre met la main à la pâte. Photo DNA /Laurent RÉA
« C'est bien que ça évolue, c'était un peuhas been... »

En attendant le passage du ministre, le vendeur de chouchous et pralines, « présent depuis 21 ans à la foire », en profite pour préparer son caramel pour enrober ses noisettes, cacahuètes, amandes et noix de pécan, dont les effluves attirent le chaland sur l'avenue Herrenschmidt, coupée à la circulation.

Pierre Bardet et Gwenn Bauer, respectivement directeur et président des Vitrines de Strasbourg, attendent eux aussi la venue de Bruno Le Maire à proximité de l'entrée où sera coupé le ruban tricolore. Les deux responsables de l'association des commerçants disent tout le bien qu'ils pensent du site qui accueille désormais la foire : « C'est bien que cela ait évolué, c'était un peu has been, on attend de voir ce que ce sera après les halls provisoires », indique Pierre Bardet. « C'est très bien que ce nouvel emplacement soit choisi ici, pour un nouveau parc-expo en coeur de ville, à deux stations de tram du centre-ville », appuie Gwenn Bauer.
« Des habitudes changées, mais pas trop »

Un couple d'habitués de la foire, croisé dans l'espace agricole, entre rives de l'Aar et avenue Herrenschmidt, qui adore « les camelots et l'ambiance », a « dû changer un peu ses habitudes qu'ils avaient au Wacken cette année, mais pas trop ». En effet, le site est à 500 mètres à vol d'oiseau.
« Plus convivialet cohérent »

Un exposant qui propose ses produits depuis 20 ans est optimiste : « Tout est au même endroit, c'est convivial, tout est plus cohérent, il y a un centre, tout est réuni pour faire une bonne foire. Il y a aussi une animation sonore, qui annonce le programme avec de la musique, c'est un vrai plus ».
Voyager loin en restantà la foire

Quant au responsable de l'association « Mongolie éternelle », il a réussi le tour de force de mettre sur pied cette présentation de leur culture en moins de deux mois. Et de faire venir un camion, parti du pays des steppes le 9 août dernier, et « après 16 jours de route, soit 9 500 km et cinq pays traversés », pour « présenter dans le hall 3 différentes cultures y compris culinaires ». Avec pour ambition de « faire voyager les visiteurs de la foire en Mongolie en restant à Strasbourg ». Une trentaine de personnes sont arrivées - certaines tardivement dans la nuit - pour donner forme à cette évasion. Tout un programme.
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

Bruno Le Maire en défenseur de la politique de l'offre

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:55:45

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Bruno Le Maire en défenseur de la politique de l'offre
 

 
« L'Europe est notre avenir mais dans le respect des nations et en repensant certains dogmes qui lui font du tort », a notamment plaidé Bruno Le Maire, ce vendredi devant les acteurs politiques et économiques alsaciens. Photo DNA /Laurent RÉA
Les élus et parlementaires alsaciens ont sans doute bu du petit-lait quand le ministre de l'Économie et des Finances, qui venait d'entamer son discours dans le salon Curie du Palais des congrès de Strasbourg, a salué, ce vendredi à Strasbourg, le « beau projet de loi » sur la collectivité européenne d'Alsace, adopté fin juillet par le Parlement : « Vous avez été un modèle de travail collaboratif », les a-t-il félicités en précisant que le gouvernement, sur cette question, partageait la même ambition, « celle d'obtenir des résultats ».

En matière de politique économique, Bruno le Maire estime justement que « les résultats sont d'ores et déjà visibles » : « Nous avons une croissance parmi les plus solides de l'Union européenne. Avec une prévision à 1,4 % nous faisons mieux que l'Allemagne et l'Italie ! », a-t-il rappelé à ses hôtes strasbourgeois. « Notre économie a créé 500 000 emplois en un peu plus de deux ans, notre taux de chômage est le plus bas depuis 2009 et nous sommes devenus le territoire le plus attractif de la zone euro pour les investissements étrangers », a-t-il ajouté.
« Devenir la première économie de la zone euro »

Une nouvelle fois, comme il l'avait fait lors des Rencontres des entrepreneurs de France fin août, le ministre a rassuré les dirigeants en garantissant le maintien des allégements de charges et la baisse de l'impôt sur les sociétés à 25 % en 2022. « La politique de l'offre commence à installer de la confiance dans les entreprises. On va donc la maintenir, ce qui permettra à la France d'ici quelques années de devenir la première économie de l'Union européenne. »

Pour y parvenir, la France se doit toutefois de relever plusieurs défis. Le ministre, pour qui les deux maîtres mots en matière de politique économique sont la stabilité et la visibilité, en a listé quatre : le chômage - « Avec 3 millions de demandeurs d'emploi, on reste un des pays de la zone euro où le chômage est le plus élevé. On doit se battre pour viser un taux de 7 % en 2022 » -, l'innovation - « C'est une condition de la souveraineté de la France » -, la compétitivité - « Il reste des choses à faire sur les emplois de service aux industries » - et, enfin, la reconquête industrielle - « On a lancé des travaux pour inventer l'industrie de demain dans le cadre du Pacte productif 2025, actuellement en phase de concertation ».
Ambition européenne de la France

Il reconnaît néanmoins que le contexte international émet de nombreux signaux alarmants. À commencer, rappelle-t-il, par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine : « Je souhaite que le dialogue se renoue le plus vite possible car elle affecte la croissance mondiale et ne fait que des perdants. » Et d'évoquer encore d'autres « menaces », notamment le Brexit et le ralentissement de la croissance en Allemagne, premier partenaire commercial de l'Hexagone.

Pour terminer, le ministre de l'Économie et des Finances a conforté Roland Ries, maire de Strasbourg qui, dans son discours d'accueil, avait évoqué les nuages continuant à peser sur le statut européen de Strasbourg, en évoquant « l'ambition européenne de la France ». « La montée des populismes est la conséquence de l'indécision des responsables politiques. Il est temps de discuter moins et de décider plus ! », a notamment exhorté le ministre.

Face à l'atonie globale de la croissance européenne, Bruno Le Maire appelle également « les pays qui ont des marges de manoeuvre budgétaires, à commencer par l'Allemagne », à investir dans la zone euro. Il s'agit, insiste-t-il, de l'un des trois piliers du « pacte de croissance pour la zone euro » qu'il compte expliciter le 13 septembre lors de la prochaine réunion des ministres des Finances de l'Eurogroup à Helsinki.
X. T.

 

 
 

 

foire de strasbourg - Apartés politiques

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:31:48

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foire de strasbourg - Apartés politiques
 

 
La visite ministérielle a pris plus d'une heure de retard en raison de contingences politiques locales. En effet, après les discours et avant de s'élancer vers les allées de la foire, Bruno Le Maire, un ancien des Républicains rallié à la République en Marche, a reçu successivement en tête-à-tête dans un salon du PMC -et ce n'était visiblement pas prévu-, le premier adjoint au maire de Strasbourg Alain Fontanel, puis le maire de Strasbourg Roland Ries, et enfin le groupe des députés LaREM Sylvain Wasermann, Martine Wonner, Jean-Luc Thiébaut et Thierry Michels.

À la question de savoir pourquoi il a rencontré Bruno Le Maire et de quoi ils ont parlé, Alain Fontanel répond : « Pour faire connaissance et pour parler de politique nationale et de politique locale ». Le premier adjoint est le probable (et non encore déclaré) futur candidat LaREM dans la course à la mairie de Strasbourg. Des rendez-vous très couleur En marche, donc. D'ailleurs, le président de l'Eurométropole Robert Herrmann et le président du conseil départemental Frédéric Bierry ont dû attendre la fin des conciliabules puis la fin de la rencontre -prévue, celle-ci- du ministre avec des représentants du monde agricole et viticole pour tenter de le rendre attentif, en marchant, aux problèmes de géothermie dans le département.
O.C.

 

 
 

 

Politique Rentrée du Département du Bas-Rhin Collectivité d'Alsace : l'appel à « l'union » de Frédéric Bierry

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:26:03

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Politique Rentrée du Département du Bas-Rhin
Collectivité d'Alsace : l'appel à « l'union » de Frédéric Bierry
 

 
Il n'y en avait que pour l'Alsace ce jeudi à la soirée de rentrée du Département du Bas-Rhin. Les 600 invités n'ont pu échapper à l'immense banderole déployée sur la façade du Quartier Blanc à Strasbourg, ni au discours de Frédéric Bierry prononcé avec des élans de prédicateur devant le slogan omniprésent : « Ensemble vers la Collectivité européenne d'Alsace ».

La CEA est le grand chantier à venir pour les deux départements, sans doute plus complexe et plus difficile que le combat mené depuis un an, jusqu'à la promulgation le 2 août de la loi Alsace. Frédéric Bierry a relevé l'efficacité de « l'union sacrée des élus alsaciens et de la société civile » dans cette aventure à l'issue incertaine. Une union qu'il appelle maintenant de ses voeux pour bâtir la nouvelle collectivité.

Il a encouragé les élus, les responsables associatifs, les chefs d'entreprise et l'ensemble de la société alsacienne à « écrire cette nouvelle page de l'Histoire ». « L'union de tous est, et restera, la condition nécessaire à l'accomplissement réussi de nos politiques publiques. Cette union au sens politique, administratif, au service des habitants, est incontournable », insiste-t-il en proposant d'inventer « un nouveau modèle d'organisation et de fonctionnement en partant de l'existant de nos deux départements ».

Présente au premier rang des convives, Brigitte Klinkert ne s'est pas retrouvée sur l'estrade à côté de Frédéric Bierry, contrairement à Marlyse Riegenstiehl, femme de ménage truculente chargée ce soir-là de détendre l'atmosphère et d'incarner une forme d'alsacianité. « Il paraît qu'on a retrouvé l'Alsace. Je ne savais même pas qu'on n'y était plus », a rigolé Patricia Weller sous sa perruque, avant de lâcher : « Maintenant, faut y aller ! » destiné aux Bas-Rhinois et Haut-Rhinois.
Franck BUCHY

 

 
 

 

mission d'information sénatoriale sur la sécurité des sapeurs-pompiers volontaires Catherine Troendlé : « Une grève en grande partie légitime »

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:34:46

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mission d'information sénatoriale sur la sécurité des sapeurs-pompiers volontaires

Catherine Troendlé : « Une grève en grande partie légitime »

 
Catherine Troendlé.
Avec un sénateur socialiste et un centriste, Catherine Troendlé participe à une mission d'information sénatoriale sur la sécurité des sapeurs-pompiers volontaires qui doit être rendue publique dans quelques jours. Présidente du conseil national des sapeurs-pompiers volontaires, la sénatrice LR du Haut-Rhin sera à Vannes le 18 septembre pour le congrès national des sapeurs-pompiers.

Reconduit, le mouvement des pompiers professionnels démarré en juin est selon elle « en grande partie légitime ». « Il y a une saturation chez les pompiers qui suppléent aux manques d'effectifs et aux réorganisations des hôpitaux, ils n'en peuvent plus ! » La fermeture d'établissements psychiatriques et le placement en milieu ouvert de nombreux malades, de services de proximité accroissent le nombre d'intervention des pompiers : « Ils font même de plus en plus d'accouchements ! » Selon la sénatrice, les pompiers représentent « le dernier service de santé de proximité ». Un service qui fonctionne sur le « départ réflexe ». Ils pallient en permanence aux « carences ambulancières » : « Les pompiers nous le disent : «on ne s'est pas engagé pour faire ambulancier !»

« Si la Santé n'y arrive plus, prévient Catherine Troendlé, il faut qu'elle le dise ! » Elle prévient aussi les pompiers : « Ils n'auront pas davantage d'effectifs ». Pour elle, « même en augmentant le nombre des volontaires, ça ne changera rien aux disponibilités en journée où nous manquons de pompiers »". La sénatrice plaide pour l'instauration d'une plateforme commune rassemblant tous les acteurs de l'urgence, pompiers, Samu, ambulanciers, police... Pour ce qui est de la sécurité des pompiers, elle juge la situation insupportable. «Les violences constituent de plus des freins au recrutement.»

 

 
 

 

Rentrée difficile à gauche et à droite

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:47:24

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Rentrée difficile à gauche et à droite
 

 
Après La Baule, les Républicains sont ce week-end au Touquet. Photo AFP/SEBASTIEN SALOM-GOMIS
La droite des Républicains au Touquet, les « marcheurs » à Bordeaux, les socialistes dans l'Hérault, l'UDI à Port-Barcarès : les formations politiques se préparent pour les municipales. En ces temps de défiance vis-à-vis des partis traditionnels, les chefs de partis doivent convaincre de leur utilité : un beau sujet de débat pour ce samedi et ce dimanche.

Le parti présidentiel est à Bordeaux pour un « campus des territoires ». « L'occasion de continuer à montrer que la République en marche n'est pas un parti comme les autres mais bien un mouvement citoyen qui agit et fonctionne différemment », promet Stanislas Guérini, délégué général.
Édouard Philippe à Bordeaux

Le mouvement « pas comme les autres » vient d'enregistrer à Paris une candidature dissidente, celle du mathématicien Cédric Villani, qui défie Benjamin Griveaux, ancien porte-parole du gouvernement. Les militants « marcheurs » de la capitale sont divisés. À six mois de l'échéance où Emmanuel Macron entend étendre son influence en gagnant des mairies et des élus dans tout le pays, le campus bordelais, qui se déroule majoritairement à huis clos, doit remotiver les troupes. Édouard Philippe, Premier ministre et chef de la majorité, conclura les deux jours de débats.

Les Républicains, ancienne famille politique du chef du gouvernement, se retrouveront au Touquet, une semaine après l'université de la Baule, qui a été particulièrement atone. Les militants qui restent, attendent l'élection du nouveau président (12 et 13 octobre) et un éventuel rebond de leur parti, toujours sonné par sa claque aux Européennes.
Cazeneuve, le retour

Même diagnostic au PS, vidé de son aile gauche. Après ses journées parlementaires à Avignon, l'ancien premier ministre Bernard Cazeneuve est attendu à la fête de la Rose de Maraussan (Hérault), là où il y a plus de 100 ans, Jaurès a inauguré la première coopérative viticole. Deux discours en trois jours, et un livre à paraître en octobre sur son expérience de ministre de l'Intérieur en pleine vague d'attentats. Si ce n'est pas un retour, ça y ressemble...
Nathalie MAURET

 

 
 

 

La loi pour reporter le Brexit a été adoptée

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:46:56

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La loi pour reporter le Brexit a été adoptée
 

 
La semaine aura été bien rude pour Boris Johnson. La Chambre des Lords a adopté vendredi le texte de loi visant à bloquer une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord. Une nouvelle défaite pour le Premier ministre britannique, qui a perdu cette semaine sa majorité au Parlement, opposé à une telle initiative et farouchement décidé à sortir de l'UE le 31 octobre. Rendant visite jeudi aux élèves policiers du Yorkshire, Boris Johnson avait d'ailleurs assuré qu'il préférait « être mort au fond d'un fossé » plutôt que demander à Bruxelles un nouveau report. Cette législation, qui doit entrer en vigueur dès lundi après approbation de la reine Elizabeth, va pourtant lui demander de solliciter une telle chose auprès de l'UE.

Mais encore faut-il que les 27 États membres acceptent à l'unanimité la nouvelle date proposée par les Britanniques, à savoir le 20 janvier 2020. Et si Bruxelles proposait une autre date, les parlementaires britanniques devraient encore voter pour l'accepter.
« Nous ne parviendrons pas à un accord de Brexit »

De son côté, le Premier ministre finlandais Antti Rinne, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, a estimé vendredi que la possibilité d'un compromis avec Londres pour un Brexit organisé « ne semble pas maintenant possible » : « Il semble tout à fait évident que nous ne parviendrons pas à un accord de Brexit », a-t-il déclaré après une réunion avec le président du Parlement européen David Sassoli à Helsinki.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait pourtant assuré mercredi faire « d'importants progrès » dans les négociations avec l'UE.

 

 
 

 

Encore un été brûlant en Alsace

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:57:33

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Encore un été brûlant en Alsace
 

 
L'Alsace a enregistré des températures inédites, cet été. Archives DNA /Michel FRISON
Encore un été chaud et sec. « La moyenne des maximales a été de 28,06 °C à Strasbourg-Entzheim, alors qu'un été normal affiche une moyenne de 24,8 °C », annonce d'emblée le bureau d'études Atmo-risk, dans son bilan de l'été 2019 basé sur les relevés estivaux de Météo France. Et pourtant, bien que particulièrement chaud, cet été se classe derrière l'été 2018, qui affichait une température maximale moyenne de 28,13 °C.

Avec des températures moyennes supérieures aux normales de 2,2 °C, l'été 2019 se classe ainsi en troisième position depuis 1924, derrière les étés 2003 (+3,5 °C) et 2018 (+2,4 °C). Les normales étant définies par les relevés moyens des étés 1981 à 2010.
Des records absolus de températures

Le 25 juillet, les météorologues de la station de mesure Météo France de Strasbourg-Entzheim relèvent 38,9 °C. Un record absolu de température, venant effacer le précédent qui date seulement de moins d'un mois (38,8 °C relevés à cette même station de mesure le 30 juin).

Un mois plus tôt, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet - qualifiée de « tropicale » par Christophe Mertz, météorologue au bureau d'études Atmo-risk et auteur du rapport -, les températures minimales atteignent également des seuils inédits : 22,9 °C à la station de mesure de Colmar-Meyenheim, et 23,3 °C à la station de Strasbourg-Entzheim.
Deux épisodes caniculaires

Dès le 2 juin, les températures dépassent les 30 °C. Trois semaines plus tard, du 24 juin au 1er juillet, la canicule frappe, battant plusieurs records. Le mercure dépasse allègrement 35 °C.

« Cette précocité n'est pas forcément du jamais vu, on a déjà eu des mois de juin chauds, notamment en 2003. Mais c'est remarquable », appuie le météorologue Christophe Mertz.

« La seconde canicule du mois de juillet a été plus courte, mais tout aussi intense », relate également le rapport. Durant six jours, du 21 au 27 juillet, de nouveaux seuils sont atteints. C'est le cas à Rouffach, Sélestat et Colmar-Meyenheim, qui dépassent ainsi leurs records de chaleur mensuels. Idem en altitude, puisque 30,2 °C sont relevés au Markstein.

« En termes de canicule, cet été est plus comparable à 2018 et 2015. En 2003, les températures étaient similaires, mais ça a duré quatorze jours. Là, les canicules ont duré de quatre à six jours », résume Christophe Mertz.

La fin du mois d'août a, elle aussi, été marquée par l'arrivée d'une vague de chaleur, du 25 au 31 août.
Seulement cinq jours qui ne dépassent pas 20 °C

Difficile de trouver quelques heures de fraîcheur, au cours de cet été. À la station de Strasbourg-Entzheim, « on ne relève que cinq jours où la température maximale a été inférieure à 20 °C, rapporte Atmo-risk. À l'inverse, les jours de chaleur ont été très nombreux, avec 68 jours où la température a excédé 25 °C, contre 45 en moyenne ».

À Colmar-Meyenheim, seuls quatre jours n'ont pas dépassé les 20 °C. Dans les deux stations de mesure, le jour le moins chaud est le même : le 6 juin. Strasbourg-Entzheim atteint une température maximale de 15,5 °C et Colmar-Meyenheim, de 15,7 °C.
Peu de pluie au nord

Côté pluviométrie, le rapport indique des relevés très contrastés : « très déficitaires vers l'Alsace Bossue, légèrement excédentaires en sud Alsace et dans les Vosges ». Ceci n'empêchant pas une sécheresse qualifiée de « sévère » et « persistante » dans toute l'Alsace.

Selon Atmo-risk, les éléments d'explication se trouvent dans la répartition géographique et temporelle des orages : les précipitations « se sont souvent résumées en quelques forts orages très localisés, suivis parfois de sept à dix jours consécutifs sans pluie et de fortes chaleurs ». Ainsi Strasbourg-Entzheim, privée d'orages au mois de juillet, enregistre un déficit pluviométrique de 68 % par rapport à la normale.

Pas de quoi recharger la nappe phréatique dans le sud du Haut-Rhin, donc, enregistrée à un niveau historiquement bas. Le 12 juillet, la préfecture prend d'ailleurs un arrêté de restriction d'eau, toujours en vigueur.

« Ce qu'il faut retenir de cet été, ce sont les températures et cette sécheresse persistante qui ne nous lâche plus depuis deux ans et demi », insiste Christophe Mertz.

 

 
 

 

ES inaugure sa première centrale hydroélectrique

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:29:01

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ES inaugure sa première centrale hydroélectrique
 

 
La petite centrale produira l'équivalent de la consommation annuelle de 200 foyers. Photo DNA /Hervé MICLO
Électricité de Strasbourg (ES) a inauguré, mercredi à Schirmeck et Grandfontaine, sa première centrale hydroélectrique réalisée en nom propre, alimentée par deux torrents, le Framont et le Grand Gouty, à flanc de Donon. Après deux ans de travaux cette petite centrale qui alimentait une usine de pâte à papier (fermée en 1979) a pu être mise en service cet été.

Outre le changement de la turbine (de 400 kWh), le chantier a nécessité la réfection de tout le circuit d'alimentation, avec la réfection de deux retenues d'eau, de 3,5 km de canalisations, d'une chute d'eau de 70 m. La nouvelle centrale qui représente un investissement de 2,5 millions d'euros permettra de produire 1 500 MWh/an soit la consommation annuelle de 200 logements.

Pour l'opérateur ce projet, qui doit beaucoup à Pierre Reymann, hydroélectricien au sein du groupe et maire de Waldersbach, s'inscrit « dans une stratégie volontariste de développement des éner-gies renouvelables », comme l'a rappelé le directeur général d'ES, Marc Kugler. Si ES est exploitant ou actionnaire sur des installations hydrauliques, ce projet somme toute modeste était une première comme maître d'ouvrage.

ES a investi, en dix ans, 200 millions d'euros dans les énergies renouvelables, avec notamment une centrale de cogénération biomasse et deux centrales de géothermie profonde et produit 300 GWh d'énergie verte par an. L'opérateur, comme l'a rappelé le président du département Frédéric Bierry, est également en phase d'exploration pour des nouvelles réalisations liées « à la géothermie profonde dans le nord du département ».

L'inauguration s'est déroulée en présence des maires de Schirmeck et Grandfontaine et du président de la communauté de communes, Laurent Bertrand, Philippe Remy et Pierre Grandadam, qui ont notamment souligné les efforts de transition énergétique de la vallée avec la ressource bois, l'éolien et l'hydroélectricité. Vestiges de son passé industriel, la vallée de la Bruche compte une dizaine de petites centrales hydroélectriques encore en activité.
Hervé MICLO

 

 
 

 

TRIBUNAL DE COLMAR Audience de rentrée

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:40:58

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TRIBUNAL DE COLMAR Audience de rentrée
« Un avenir sous les meilleurs auspices »
La concrétisation de projets immobiliers et l'arrivée de sept magistrats ont fait souffler un vent d'optimisme sur l'audience de rentrée du tribunal de grande instance de Colmar, même si « tout n'est pas idyllique ».
 

 
La procureure adjointe Agnès Robine (au centre) a été installée dans ses fonctions, ainsi que deux autres juges du parquet, quatre du siège et une greffière.
La disparition de la juridiction colmarienne n'est plus à l'ordre du jour : « La loi de réforme de la justice a indiqué qu'aucun site ne fermerait. Si on est inscrit dans le programme immobilier, c'est qu'il y a aura toujours un tribunal à Colmar, qui s'appellera tribunal judiciaire le 1er janvier prochain en regroupant le TGI (tribunal de grande instance) et le TI (tribunal d'instance) dans le cadre de cette réforme », indique la présidente du TGI, Fanny Dabilly, interrogée ce vendredi à l'issue de l'audience solennelle de rentrée.
« Quasi plein emploi »

« Or un bail de neuf ans vient d'être signé, et doit être respecté, pour le nouveau site du Champ de Mars », poursuit-elle.

« Tout paraît idyllique, mais notre palais de justice historique connaît encore d'importants désordres », venait de souligner la magistrate en évoquant les chantiers encore nécessaires : la réfection de la charpente (lire ci-dessous), d'une salle d'audience le mois prochain, ou encore du sol de la salle des pas perdus début 2020, pour des locaux dignes de ce nom à destination du bureau d'aide aux victimes et du service d'accueil unique du justiciable.

Malgré un poste vacant de vice-président en charge de l'administration du TI de Guebwiller, momentanément comblé, la présidente évoque « une rentrée riche, avec un quasi plein emploi pour les magistrats ».

Au siège, 24 des 25 postes sont pourvus depuis l'installation dans leurs fonctions, ce vendredi, des vice-présidents Denis Taesch (en charge du TI) et Philippe Pin (président de la chambre correctionnelle), mais aussi de Marjorie Marticorena (en charge du TI) et Marjorie Masselot. Par ailleurs, Magali Del Aguila rejoint le greffe.
Des conjoints violents « hébergés »

Avec sept magistrats titulaires, le ministère public est enfin au complet après plusieurs départs, dont celui de la procureure adjointe Marie-Eugénie Avazeri, cet été, au parquet général de Dijon.

La procureure Catherine Sorita-Minard peut compter sur une nouvelle adjointe, Agnès Robine, originaire de Mulhouse, qui après divers postes au siège et au parquet était première vice-présidente chargée de l'instruction à Fort-de-France (Martinique).

Les substitutes Melody Barbuti et Marianne Aventin complètent les rangs du ministère public, renforcé pour deux mois par le substitut Sébastien Pompey.

« La belle juridiction colmarienne est en mouvement, s'agissant aussi de ses méthodes de travail, avec l'adoption d'outils plus modernes et dématérialisés, et du fait de la création du tribunal judiciaire, avec la création de pôles spécialisés dans certains contentieux lorsqu'il y a plusieurs TGI dans un département, comme dans le Haut-Rhin », a souligné la procureure.

Elle a ensuite exprimé la volonté d'« accentuer les actions » face aux violences conjugales : défèrement au parquet de tous les auteurs, évaluation personnalisée des victimes systématique avec l'association Espoir, et mise à disposition de places d'hébergement pour évincer du domicile un conjoint violent.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

rectorat -Dix éclairages sur l'année scolaire

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:38:34

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rectorat -Dix éclairages sur l'année scolaire
 

 
Sophie Béjean, ce vendredi au rectorat, accompagnée des inspecteurs et chefs de service de l'académie. Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
 

? Réforme de la voie professionnelle. Outre la réforme du lycée général et technologique (L'Alsace d'hier), il y a celle de  la voie professionnelle qui se met en place. Elle concerne en Alsace 18 098 élèves, représentant une hausse de 1,4 %. Une spécialisation progressive sera proposée par familles de métier, dont trois à cette rentrée (construction et travaux publics, relation client et gestion administrative, transport et logistique), puis une préparation soit à l'insertion professionnelle, soit à une poursuite d'études. Des cours seront donnés en co-intervention par un professeur de discipline générale et un autre d'atelier professionnel, de manière à mieux lier les enseignements. Ce qui fait regretter à certaines équipes une baisse des volumes horaires.

? Des référents apprentissage. Selon les chiffres 2018 (ceux de 2019 n'étant pas encore disponibles), 15 378 élèves suivent la voie de l'apprentissage en Alsace, avec une embellie qui se confirme, de +2,7 %. « L'académie est très investie, avec 12 % des effectifs nationaux des établissements publics de l'Éducation nationale et la moitié de ceux du Grand Est », a fait valoir la rectrice. « Notre objectif est de continuer. » Ainsi, 20 référents apprentissage, en place dans les collèges depuis l'an dernier pour présenter cette alternative et aider à la finalisation de contrats, ont accompagné 278 élèves de 3e. En outre, pour s'organiser dans le contexte de la réforme initiée par la loi Avenir professionnel, les 15 CFA de l'Éducation nationale dans l'académie se regrouperont, d'ici un an, sous la forme d'une fédération d'UFA (unités de formation par l'apprentissage).
18 % d'écoliers dans le bilingue

? Plus d'allemand, mais pas seulement. Même si les professeurs d'allemand sont en nombre insuffisant (lire ci-dessous), le bilinguisme continue à se développer. Dans le 1er degré, 62 classes bilingues paritaires (français-allemand) ont été ouvertes à la rentrée, soit 1 903 élèves supplémentaires et une augmentation de 31 postes ETP (équivalent temps plein) de professeurs bilingues. Au total, 18 % des élèves du 1er degré (30 388) suivent cette filière. À noter également que 17 % des élèves de 2nde apprennent une troisième langue vivante.

? Contrats de préprofessionnalisation. En plus de nouvelles évolutions dans le cursus de formation des professeurs, la loi « pour une école de la confiance » instaure une mesure de  préprofessionnalisation. Des étudiants, à partir d'une 2e année de licence et se destinant aux métiers de l'enseignement, effectueront en accord avec leur université, huit heures dans un établissement scolaire, par exemple pour participer au dispositif Devoirs faits, contre rémunération (693 EUR mensuels nets pour commencer). Dans l'académie, 40 contrats seront dédiés à l'enseignement en allemand, la moitié dans le 1er degré l'autre dans le 2nd (dossier à retirer à l'adresse internet : www.ac-strasbourg.fr/preprofessionnalisation)

? Protéger les élèves et les personnels. La lutte contre le harcèlement à l'école, qui fera l'objet d'une journée nationale de lutte le 7 novembre, va s'amplifier. Chaque année, 13 000 élèves sont sensibilisés contre ce type de violence et 600 personnels (professeurs, infirmiers...) ont été formés, en 2018, à détecter et gérer ces situations. Outre les élèves, les personnels de l'Éducation nationale peuvent être victimes d'atteintes à la personne, de menaces, d'agressions. Au niveau national, les signalements sont en augmentation.
Démos se poursuitau collège

? Labellisation à l'académie. L'académie de Strasbourg est l'une des trois en France à s'être lancée dans un double processus de labellisation « diversité » et « égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ». Un dossier doit être déposé à l'automne, présentant des outils déjà en place tels une cellule d'écoute et un guide du recrutement.

? Rentrée musicale bien orchestrée. Il existe 173 chorales dans le 2nd degré, notamment dans l'ensemble des 146 collèges publics, ainsi que 446 dans le 1er degré. Démos (dispositif d'éducation musicale et orchestrale à vocation sociale), qui avait été créé en 2018 à Mulhouse puis à Strasbourg pour démocratiser la pratique et la culture musicales, ne se limite plus au 1er degré. À Mulhouse, une soixantaine d'élèves de primaire ont souhaité poursuivre au collège. Pour cette rentrée, ils sont accueillis dans cinq établissements.

? En vue des Jeux Olympiques. Les projets encourageant la  pratique sportive de 55 écoles et établissements de l'académie ont été labellisés « Génération 2024 ». En outre, en lien avec le comité d'organisation des Jeux Olympiques à Paris, trois temps forts seront organisés cette année autour du sport.

? Place aux éco-délégués. Le développement durable, préoccupation majeure de la jeunesse, fait l'objet de partenariats et de multiples actions dans l'académie depuis vingt ans. S'y ajoute notamment, partout en France, la désignation d'un éco-délégué dans chaque classe qui aura le rôle d'un ambassadeur de l'environnement auprès de ses camarades.

? Le Service national universel arrive. Le SNU sera progressivement généralisé à partir de 2020. Dans chaque département alsacien, 200 à 300 jeunes de 16 ans partiront effectuer ce service d'un mois. L'Alsace devraient également accueillir des jeunes d'autres territoires. Il est toujours possible, pour les jeunes de 16 à 25 ans (30 ans pour ceux en situation de handicap de s'engager en service civique). Cette année, l'académie de Strasbourg propose 492 offres dans le 1er degré et 64 dans le 2nd degré.
C. C. et J.-F. C.

 

 
 

 

Raportages

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:28:05

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Raportages

 

 
Pierre Arditi devant le Retable, à voir ce samedi sur France 3 dans « Meurtres à Colmar ». Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Petits meurtres à Colmar
Meurtres à Colmar, le téléfilm produit par France 3 tourné durant l'été 2018, sera diffusé samedi 14 septembre à 21 h sur la chaîne publique. L'épisode narre une affaire policière doublée d'une rencontre entre un grand-père et son petit-fils de 8 ans qu'il n'a jamais connu. Le tournage, mené par le réalisateur allemand Klaus Biedermann, s'était déroulé au musée Unterlinden, puisque le Retable est une pièce centrale du scénario, mais aussi à la cour d'appel, à Riquewihr, ou encore sur les hauteurs de Lapoutroie. Au casting, on trouve Pierre Arditi, Garance Thenault, Isabelle Candelier ou Vincent Deniard. Bref, même si le titre peut prêter à confusion, rien à voir avec les municipales à Colmar. Pour ce feuilleton-là, il faudra encore patienter un peu.
Hilbert sonne le rassemblement

Frédéric Hilbert s'étonne de lire dans nos colonnes qu'il fera « cavalier seul » aux prochaines municipales à Colmar (L'Alsace/DNA d'hier). Le conseiller municipal écologiste (Colmar Ville verte, ouverte et solidaire) indique qu'un « travail est effectivement engagé », mais qu'il est « loin d'être seul » : « Des militants d'horizons différents, écologistes, socialistes, insoumis, centristes, associatifs travaillent ensemble à la constitution d'une alternative politique citoyenne pour Colmar. Certains sont engagés depuis longtemps, pour d'autres c'est un premier engagement motivé par l'urgence écologique de plus en plus prégnante », commente l'élu. Faut-il y voir le retour d'une liste de gauche « rassemblée », comme entre 2001 et 2008 ?
Hemedinger consulte...

Alors que Tristan Denéchaud pourrait mener sa propre liste aux municipales de Colmar, et ce malgré la présence de celle de Stéphanie Villemin (LaRem), on apprend qu'Yves Hemedinger a consulté le vice-président du Modem Alsace, lui proposant un partage des tâches : la mairie pour lui et la présidence de l'agglo pour le conseiller municipal d'opposition. Tristan Denéchaud confirme avoir été approché par le premier adjoint tout comme il l'a été par Éric Straumann. Mais rien de plus.
Bis repetita ?

La candidature de Claude Klinger-Zind à Wintzenheim fera-t-elle trembler Serge Nicole, le sortant ? La défection d'un membre actif de la majorité, qui se lance ensuite dans la campagne pour les municipales, doit lui rappeler sa propre expérience, en 2008, quand il a affronté Guy Daesslé. Au final, le dissident l'avait emporté. L'histoire se répétera-t-elle ?
Paiera, paiera pas ?

L'annulation par la ville de Colmar du concert Body and soul, initialement programmé le 15 septembre au Festival de jazz, coûterait à la municipalité 5 000 euros. Or, mercredi, lors de la conférence de presse de rentrée du conservatoire, le directeur général des services, Yannick Klein, a assuré que la Ville n'avait « reçu aucune demande de paiement de la part de l'association » organisatrice, Ksang. Pas sûr que cette dernière fasse un tel cadeau à la collectivité.

 

 
 

 

colmar Le cabinet vétérinaire est opérationnel

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:25:35

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colmar - Le cabinet vétérinaire est opérationnel
 

 
Les abandons augmentent, les finances stagnent, voire fléchissent. Avec un bond de 110 % du nombre d'animaux récupérés par la SPA de Colmar entre 2013 et 2018, les bénévoles et salariés du refuge et de la fourrière n'ont pas le temps de chômer.

Seule éclaircie sur ce tableau bien sombre, la perspective de réaliser quelques économies grâce au nouveau cabinet vétérinaire, dévoilé hier aux élus et au public, qui permettra de ne plus devoir « sous-traiter » les interventions à des praticiens du secteur.

Fabrice Geiger, vétérinaire, travaille déjà à temps plein à la SPA depuis le 7 janvier. Il sera désormais bien plus à l'aise dans l'équipement conçu et bâti par le cabinet d'architectes KWA de Colmar, celui même qui s'était déjà chargé de l'ensemble des bâtiments de la SPA.

Le nouvel outil a été inauguré hier en présence du maire Gilbert Meyer, de la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, du député Eric Straumann, de maires de Colmar Agglomération ainsi que du président de la SPA Pierre Owczarski et de la responsable de projet Nelly Trodoux.
Une donationde la fondationdu roi Baudouin

L'occasion de rappeler que le financement a été partagé entre Colmar Agglomération et le département, et que la fondation du roi Baudouin, de Belgique, a fait une donation de 20 000 EUR émanant d'une Allemande touchée par l'engagement de la SPA colmarienne, qui ne pratique aucune euthanasie sur les animaux sains. « La prise en compte du bien-être animal devient un enjeu fort de notre société », a rappelé Brigitte Klinkert.

Récemment reconnue d'utilité publique, la SPA de Colmar envisage désormais d'agrandir la fourrière, qui manque cruellement de place, et de créer une nouvelle chatterie. Une nécessité qui reflète une triste réalité.
Nicolas PINOT SURFER www.spa-colmar.fr PLUS WEB Voir aussi notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

mulhouse - Un label pour les Coteaux

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:33:19

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mulhouse - Un label pour les Coteaux
 

 
La Ville de Mulhouse a déposé un dossier de candidature auprès de l'État dans le cadre du nouveau dispositif des Cités éducatives. Le quartier des Coteaux a été retenu, jeudi 5 septembre, par le gouvernement pour bénéficier de ce label.

Les Coteaux, qui font partie des grands quartiers prioritaires, se caractérisent par leur nombre d'habitants et la très faible mixité sociale dans ses écoles. Aujourd'hui, près de 1500 élèves sont accueillis dans deux écoles élémentaires et quatre maternelles, sans compter les effectifs du collège Jean-Macé. Le quartier des Coteaux a bénéficié - et continue de bénéficier - d'un programme important au titre du renouvellement urbain. Dans le cadre du projet Plan école, la municipalité veut également restructurer l'ensemble des écoles du premier degré en construisant trois groupes scolaires dans le quartier.

« L'annonce de cette labellisation est une excellente nouvelle pour Mulhouse et plus particulièrement pour le quartier des Coteaux. Ce dispositif innovant consacre les efforts déjà entrepris en matière d'éducation. Parvenir à aller vers un territoire à "haute qualité éducative" en confortant le rôle de l'école, en assurant la continuité éducative ou en multipliant les opportunités d'ouverture et de mobilité sur le monde extérieur sont des objectifs qui rejoignent en tout point ceux de Mulhouse », estime le maire, Michèle Lutz.

La Ville souhaite que ce dispositif expérimental s'inscrive dans la durée pour que les résultats puissent être concluants et que l'État y consacre les moyens nécessaires.

 

 
 

 

bischwihr - Renouvellement de la couche de roulement

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:37:50

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bischwihr - Renouvellement de la couche de roulement
 

 
L'entreprise Eurovia pose la couche de roulement de 6 cm dans la Grand-rue. Photo L'Alsace /Robert FURDERER
Dans le cadre du programme d'entretien des routes départementales, porté à 14 MEUR cette année, la couche de roulement de la RD111 et la RD45 (route de Horbourg-Wihr, Grand-rue), dans la traversée de Bischwihr, est en réfection depuis lundi 2 jusqu'au samedi 7 septembre, pour un montant de 98 000 EUR. Des dégradations et des déformations multiples ont été constatées, notamment des fissures et des nids-de-poule.

Le chantier a été décomposé en 3 phases. Du lundi 2 au mardi 3 septembre, deux jours de rabotage ont été prévus, suivis d'une journée d'application des enrobés sur la RD111, jeudi 5 septembre. Les usagers ont circulé sous alternat manuel. Ensuite, au cours de la nuit du 6 septembre de 20 h à 6 h, les enrobés ont été appliqués au niveau du giratoire au croisement des RD111 et RD45, ainsi que sur la RD45.

Par l'application d'enrobés à chaud, une couche de roulement de 6 cm sera constituée à la fin des travaux. Une équipe d'une dizaine de techniciens de l'entreprise Eurovia, sous la surveillance de deux agents du département, est mobilisée.

Différentes machines sont utilisées : un finisseur, un compacteur, des camions pour récupérer les matériaux et amener les enrobés, une raboteuse et une balayeuse. Le département appelle les usagers à la plus grande prudence, au respect des personnels et des restrictions de circulation. En effet, 4 000 véhicules empruntent quotidiennement la zone de travaux.
Robert FURDERER

 

 
 

 

Kaysersberg vignoble Le maire Pascal Lohr met les choses au point

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:54:42

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Kaysersberg vignoble Le maire Pascal Lohr met les choses au point
« J'irai jusqu'au bout de mon mandat »
 

 
Le maire de Kaysersberg Vignoble était au courant des rumeurs.
En ce moment à Kaysersberg Vignoble, le maire Pascal Lohr est de toutes les conversations ou presque. On lui prête l'intention de démissionner de son poste avant la fin de la mandature. On le voit s'envoler vers les Etats-Unis ou le Canada. Certains le disent même malade. Pour en avoir le coeur net, nous l'avons appelé. Le maire de Kaysersberg Vignoble récuse tout en bloc. « J'irai jusqu'au bout de mon mandat ». Il insiste bien : « Je vais toujours au bout des choses et je reste fidèle à ce que je dis ». À quelques nuances près. Le soir de son élection, le 26 juin 2016, il affirmait : « Je me libérerai tous les matins pour la commune ». Trois ans après, le 10 mai dernier, il déclarait : « Je travaille à 100 % dans mon entreprise et à 100 % pour la ville ». Une phrase prononcée lors la conférence de presse où il annonçait sa décision de ne plus se représenter en 2020. Un rendez-vous destiné à faire taire les rumeurs (déjà).
Il préfère rire de toutes ces rumeurs

D'autres bruits de couloir laissent entendre qu'il a cédé son entreprise. Là, c'est vrai. « J'ai vendu Accueil Funéraire, mais j'ai plusieurs autres entreprises qui n'ont rien à voir avec le funéraire. C'est peut-être parce qu'elles se développent que je vais partir aux États-Unis, en Inde ou en Chine ! » Pascal Lohr, qui avoue avoir « plein de choses dans la tête », préfère rire de toutes ces rumeurs dont il était au courant. Ses préoccupations sont ailleurs. « Ce matin (hier donc), j'ai eu un entretien avec mon équipe. Il faut qu'on se prépare pour les prochaines municipales. Je pense qu'elle est prête à mettre plein gaz ». Il en est persuadé : « Le bilan personnel de notre mandat est totalement positif ». Il infirme également toute suspicion de maladie. « Je me suis fracturé le petit orteil. Pour les gens, c'est peut-être le début de la fin. Je rigole. Il faut bien un peu d'humour... » Comme s'il était besoin de bien tirer les choses au clair, il répète : « Monsieur Lohr est quelqu'un qui va au bout. Il n'est pas question de démissionner. »
M.F.

 

 
 

 

Pfaffenheim Patrimoine Le Schauenberg retrouve son orgue

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:39:36

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Pfaffenheim  Patrimoine
Le Schauenberg retrouve son orgue
La chapelle Notre-Dame du Schauenberg va retrouver, l'année prochaine, l'orgue qui lui avait été offert au début du XIXe siècle par François Callinet.
 

 
Lors de la visite d'organistes américains, le Mulhousien Daniel Roth, titulaire de l'orgue Cavaillé-Coll de l'église Saint-Sulpice de Paris, a découvert les travaux entrepris par le facteur Hubert Brayé.
Lors de leur visite bisannuelle en France, ces organistes américains de la région de Dallas ont passé près d'une journée à Pfaffenheim. Il faut dire qu'il y avait de quoi : deux orgues Callinet dans un même village, et qui plus est, deux orgues de deux facteurs différents : le père, François, et le fils, Joseph ! Ça ne court pas les rues.

Si l'orgue de Joseph Callinet, un instrument imposant de trois claviers et trente-six jeux, a bénéficié d'une restauration importante achevée il y a trois ans pour la coquette somme de 430 000 EUR, celui de la chapelle du Schauenberg est en train de se refaire une jeunesse avec le même facteur d'orgue, Hubert Brayé de Mortzwiller.

Rappelons que cet orgue avait été construit aux alentours de 1815 pour le pèlerinage de Notre-Dame du Schauenberg par François Callinet, le fondateur de la dynastie à Rouffach. C'était un instrument de dix jeux, à un seul clavier de 51 notes, avec un pédalier de 13 notes. Il était placé en hauteur, dans une niche au fond du choeur, au-dessus du maître-autel. Il devait être joué par-derrière, ce qui fait que l'organiste ne voyait pas le célébrant, et vice-versa.

En 1904, à la demande du frère Florent, organiste, l'orgue a été déplacé sur une tribune située à l'entrée de la chapelle par Antoine Berger, qui avait pris la succession des Callinet.

L'orgue a été démonté en 1965 par Jean-Georges Koenig, facteur d'orgues à Sarre-Union, en vue d'une restauration. Mais le devis de 20 000 francs a paru trop élevé au conseil de fabrique d'autant plus que, a précisé le curé d'alors « pratiquement l'orgue ne pourra quand même pas servir, car, aux jours où il y a foule, l'office se passe en plein air et, aux autres jours, on n'en a pas besoin », d'autant aussi « qu'il n'y a, en général, pas d'organiste ». Le conseil a exprimé son accord, trouvant « qu'il serait stupide de dépenser 20 000 francs pour la restauration d'un orgue dont on est sûr qu'il ne servira quasi jamais ».

Après avis de la commission diocésaine d'art sacré, l'orgue a été cédé à René Kienzi, organiste d'Obermorschwihr, pour la somme de 7 000 francs. Facteur d'orgue amateur, René Kienzi a entrepris de le remonter pour son usage personnel. Il a même agrandi sa maison dans ce sens. Mais ces travaux n'ont jamais été achevés, René Kienzi ayant entrepris en 1982 la restauration de l'orgue d'Obermorschwihr, dont il était le titulaire. Il est décédé dans un accident de voiture durant l'été 2004.
Classé au titre des Monuments historiques

Sa veuve et ses enfants ont alors décidé de revendre l'orgue à la fabrique du Schauenberg, ainsi que l'avait souhaité René Kienzi, qui avait à coeur qu'il reste en Alsace et qu'il retrouve sa place.

Racheté par l'association des Amis du Schauenberg, avec le soutien de l'association Avaprotour (association pour la valorisation des produits et du tourisme), présidée par Bernard Jaegy, il a donc été démonté en août 2008 par Hubert Brayé, avec l'espoir de le remonter un jour dans la chapelle du pèlerinage.

En attendant, l'instrument avait été entreposé dans une remise du couvent Saint-Marc, au-dessus de Gueberschwihr. Lorsque les religieuses ont souhaité récupérer cet espace, il a fallu trouver un autre lieu. Le 21 mai 2013, Hubert Brayé l'a transféré dans les combles du tout nouveau local des services techniques de la commune de Pfaffenheim.

L'instrument ayant été classé au titre des Monuments historiques le 2 mars 2016, sa restauration devenait plus aisée, du fait des subventions possibles de l'État et du Département.
J.-M.S

 

 
 

 

Blotzheim Voirie

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:40:14

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Blotzheim Voirie
Un gros chantier en cours
La deuxième phase des travaux est en cours dans la rue de Michelbach-le-Bas à Blotzheim. En octobre, elle sera fermée durant trois semaines, avec des déviations dans le village.
 

 
À Blotzheim, la rénovation de la rue de Michelbach-le-Bas entraînera la fermeture de la départementale durant trois semaines. Des déviations seront mises en place dans le village (sauf pour les poids lourds qui seront obligés de prendre le contournement de Hésingue).
La Ville de Blotzheim est au coeur de son programme de rénovation de voirie 2019. Le chantier le plus important est celui de la rue de Michelbach-le-Bas. La première partie du chantier, de l'entrée du village jusqu'à l'allée Napoléon-Empereur, a déjà été réalisée lors d'une première phase du chantier, avec le premier îlot.

Le marché pour le chantier de cette année a été remporté par l'entreprise TP3F qui a sous-traité au groupe Colas, note l'adjoint au maire Yves Maurer. Il représente un investissement de 488 635 EUR TTC dans un budget voirie de 835 068 EUR pour l'ensemble de l'année. En l'occurrence, la commune, maître d'ouvrage, avance les frais de l'ensemble du chantier et a convenu avec le Département qu'elle bénéficierait d'une subvention à venir.

Le chantier, sur une longueur de 380 mètres, comprend « la voirie, bien sûr, mais aussi les réseaux secs, les nouveaux candélabres à led, les trottoirs et parkings, les espaces verts », énumère Yves Maurer.

La grosse nouveauté, c'est la création d'un trottoir d'1,40 mètre, de la rue du Moulin à la fin du chantier, là où il n'y en avait pas. « Avec, pour corollaire, un petit entonnoir, une voirie resserrée à 5,50 mètres à un endroit, alors qu'elle fait 6 mètres sinon. » Nouveau aussi, sur ce tronçon : des places de stationnement marquées. Côté sécurité, trois passages piétons sécurisés sont prévus, ainsi que deux îlots, avec à chaque fois une priorité différente.

Le maire Jean-Paul Meyer souligne « la bonne collaboration et la bonne entente » avec les riverains. Son adjoint Yves Maurer indique qu'un accord a aussi été trouvé avec les agriculteurs : « Nous aurions souhaité lancer le chantier début juillet, pour ne pas qu'il ait lieu durant la récolte du maïs, mais cela n'a pas été possible. Mais nous allons améliorer un point de la première phase du chantier : nous allons rogner à 45 degrés les pierres des îlots sur la première partie. Les moissonneuses-batteuses doivent en effet monter dessus, ce n'est pas bon pour leurs grands pneus. »
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Blotzheim - 532 élèves : un effectifen constante progression

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:35:41

© L'alsace, Samedi le 07 Septembre 2019
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Blotzheim - 532 élèves : un effectif en constante progression
 

 
La nouvelle directrice du collège des Missions, Sandra Margue. Photos DNA /G.M.
Le collège des Missions, à Blotzheim, va de l'avant, sous la direction de Sandra Margue qui succède à Anne Schwebel, aujourd'hui à la retraite sans toutefois s'effacer complètement du paysage. C'est elle qui a préparé cette rentrée et « elle a travaillé de concert avec moi cet été, elle est toujours présente pour m'épauler », précise la nouvelle directrice.

L'établissement accueille cette année 532 élèves (pour 500 en 2018), du CM2 (32 élèves) à la troisième, y compris une vingtaine de collégiens de troisième inscrits en section de préparation aux métiers. « En progression constante depuis l'arrivée d'Anne Schwebel, il y a neuf ans, la grande famille des Missions collège compte maintenant quatre classes par niveau, de la sixième à la troisième. »

Pour s'ajuster à cet effectif, des travaux ont été réalisés avant la rentrée : les cuisines du réfectoire ont été remises aux normes et la salle de restauration embellie. La directrice évoque « un investissement important » et souligne « la participation financière de l'Alsacienne de restauration et du conseil départemental ».
Garder l'esprit de famille propre au collège

Autre nouveauté de cette rentrée : la réfection complète du laboratoire de sciences, bientôt équipé de six ordinateurs. Le parc informatique du collège s'adapte aux besoins des élèves. Aujourd'hui, en marge du CDI (centre de documentation et d'information), des salles d'étude et de classe, deux salles sont équipées d'une trentaine de postes. La directrice se donne d'ailleurs pour mission « d'optimiser l'utilisation de ces équipements informatiques ».

Sans vouloir tout bouleverser, Sandra Margue constate que l'établissement fonctionne très bien et tient à garder « l'esprit de famille propre au collège des Missions ». « L'accueil de tous, élèves et adultes, est important. [...] Il faut que chacun fasse de son mieux. »

En prenant les rênes du collège, elle a déjà découvert des projets et partenariats à prolonger. Elle évoque notamment les échanges avec le lycée technologique et professionnel Don Bosco à Wittenheim - « qui accueille nos élèves de section professionnelle pour des cours de pratique tous les lundis ». Dans le cadre de leur orientation, ces élèves profitent également de trois fois une semaine de stage en entreprise. « Je tiens à ce que ces jeunes soient acteurs et réussissent leur orientation plutôt que de la subir. »

Dans ses équipes, des enseignants ont travaillé sur des projets comme celui d'organiser un voyage à Londres pour toute une classe de 3e. Le professeur d'anglais a prévu de travailler en amont avec ses élèves, sur des dossiers, des informations... « Il faut que tous se sentent impliqués. » Autres échanges prometteurs, cette fois mis en place par un professeur d'éducation physique et sportive, entre le collège et l'IME (institut médico-éducatif) de Bartenheim. Les élèves de cinquième vont accueillir, sur une séquence, cinq jeunes de l'IME.

Chacun à leur rythme, les élèves des Missions sortiront du collège « en sachant travailler et se prendre en main », souligne la directrice. À la fin de cette année scolaire, ils vivront aussi un grand jour puisque l'établissement fêtera son centenaire le 28 juin.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Munster Disparition

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:53:15

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Munster  Disparition
Décès de Jean Mayer
Le Munstérien Jean Mayer, ancien premier adjoint, président du festival de jazz et militaire de carrière, est décédé le 4 septembre. Ses obsèques auront lieu mardi.
 

 
Jean Mayer avait, entre autres, de nombreux engagements associatifs.
La nouvelle a fait l'effet d'une bombe lorsque la ville a appris la disparition du colonel Jean Mayer. Homme de grande qualité, de haute stature, connu et reconnu, il a beaucoup oeuvré pour la ville de Munster en tant que premier adjoint en charge des services techniques. Le maire Marc Georges a pu s'appuyer tout au long de ses mandats, de 1995 à 2008, sur sa grande compétence.

Pendant ces années, ont été réalisés, sous l'oeil avisé de Jean Mayer, la fameuse « percée Hartmann », une nouvelle aile de l'hôpital Loewel, le complexe d'habitation « Le Prieuré » (à côté de l'église protestante), le pont de délestage reliant la RD 417 à la RD 10, des travaux d'assainissement... Un homme d'une grande droiture, « une belle personne », selon tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer durant ses 13 ans passés au service de la ville.
Président du festival de jazz de 1995 à 2008

Munstérien authentique, il avait eu un amour indéfectible et inconditionnel pour sa ville, sa vallée. Il était très impliqué dans des associations, tels le Kiwanis club de la vallée dont il fut l'un des présidents (1999 à 2000). Il présida le festival de jazz de 1995 à 2008, en parfaite harmonie avec Michel Hausser, son créateur. Il fut également secrétaire du comité munstérien du Souvenir français et membre très écouté de la section de l'UNC.

Ce qu'il convient notamment de mettre en lumière, c'est sa carrière militaire. Adolescent, il en rêvait déjà. Pourquoi ne pas se mettre dans les pas de son frère aîné lui racontant sa guerre d'Indochine en tant que légionnaire, arborant fièrement sa triple fourragère du 3e Régiment étranger d'infanterie (REI) ? Les exploits homériques de son aîné l'ayant tellement impressionné, enthousiasmé, le défunt suivra son exemple.

Il intégrera l'institution en tant qu'élève officier de réserve à l'école militaire de Cherchell. Après six mois, il sortira sous-lieutenant et toujours à l'instar de son frère, choisira la Légion.

Le voilà affecté à Sidi Bel Abbès. Nous sommes en 1959, en pleine « opération de maintien de l'ordre », cet événement dramatique qui ne dira pas encore son nom. Il sera parachuté au 1er Régiment étranger. De retour en métropole, il s'inscrit à l'école militaire interarmes qu'un jour visitera le général de Gaulle. Une situation tendue, difficile. Ce fut un an après le fameux putsch de ce « quarteron de généraux » (1961) !

Jean Mayer fera toute sa carrière dans la Légion, la terminant avec le grade de colonel après avoir commandé, en Polynésie, le 5e Régiment étranger.
Une personne en phase avec sa cité

Homme de caractère, de conviction, il a toujours rejeté cette mode de la repentance de l'État français, estimant qu'il convient de se mettre dans le contexte de l'époque, d'autant plus que ce territoire représentait trois départements français. Beaucoup d'Alsaciens y avaient immigré après 1870. Chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite, Jean Mayer laissera un grand vide et le souvenir d'une personne en phase avec sa cité.

Ses obsèques auront lieu mardi 10 septembre à 14 h 30, en l'église protestante de Munster.

À la famille en deuil, Les DNA présentent leurs condoléances.

 

 
 

 

thann - « Pourquoi n'ont-ils pas fermé la maternité plus tôt ? »

Publié dans le panorama le Samedi 07 septembre 2019 à 06:56:43

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thann - « Pourquoi n'ont-ils pas fermé la maternité plus tôt ? »
 

 
La maternité de Thann doit fermer le 4 novembre. Archives L'Alsac e
On imagine bien que les débats autour de la fermeture de la maternité de Thann, fixée au 4 novembre, ont été très douloureux pour Élisa Meyer (*). Cette mère a perdu le bébé auquel elle avait donné la vie quelques jours plus tôt dans ce service, en juin 2010. L'enquête avait conclu à une erreur commise dans la pouponnière où avait été installé le nourrisson (lire ci-contre). Une erreur potentiellement provoquée par un effectif trop faible pour assurer une présente permanente dans la pouponnière...

Les événements de 2019 ont attisé la douleur et la colère, encore vives, d'Élisa Meyer : « Tous les témoignages m'ont écoeurée... Ces mamans qui disaient : "C'est merveilleux !" » Écoeurée et en colère aussi contre l'ARS (Agence régionale de santé) qui, pour justifier la fermeture qu'elle prônait, a mis en avant un décret périnatalité de 1998 fixant les conditions techniques de fonctionnement auxquelles doivent satisfaire les établissements de santé pour être autorisés à pratiquer les activités d'obstétrique et que la maternité de Thann ne respecte pas : « Mais ce décret existait déjà en 2010 et l'ARS le savait puisqu'elle a mission de contrôler ça ! Alors pourquoi n'ont-ils par fermé l'établissement à l'époque ? Il y a une hypocrisie accablante qui nourrit tout le mal que je pense aujourd'hui des instances qui gèrent la santé. » Et de poursuivre : « Notre drame aurait dû engendrer une réflexion sur ce sujet. Ce débat autour de la fermeture aurait dû arriver plus tôt. »

Élisa Meyer arrive néanmoins à prendre un peu de recul. « Tout ne s'est pas mal passé dans cette maternité, mais tout ne s'est pas bien passé non plus. Il y a eu des milliers de naissances merveilleuses pour les parents. Mais moi je suis la maman d'une petite fille qui est morte. Et cette maman dit qu'il faut fermer la maternité. Mais la citoyenne est contre la fermeture des services de proximité, et la citoyenne comprend qu'une femme qui vit à Kruth est inquiète à l'idée de devoir accoucher à Mulhouse... Et puis ce que j'ai vécu ne me donne pas l'autorisation d'affirmer une position ou de me substituer au ressenti, justifié ou pas, de plein de personnes. »
« On fait des économies au détriment de l'humain »

La jeune femme concède que « les choses sont plus compliquées » qu'elles n'y paraissent. Elle dit n'avoir milité ni pour un camp, ni pour l'autre, mais estime qu'« une problématique de cette ampleur aurait mérité un débat moins univoque, plus approfondi ». Elle se permet quand même d'affirmer qu'« à partir du moment où la sécurité n'est pas garantie, il faut prendre une décision raisonnable et donc la fermeture. Ou donner les moyens aux hôpitaux de fonctionner correctement. »

Car il y a une chose qui la met en rage et sur laquelle elle ne transige pas : « On fait des économies au détriment de l'humain, il faut arrêter ça ! Le père de Zoé et moi, on est porteurs de cette vérité-là. J'ai perdu ma petite fille, c'est mon combat. Mais si je peux apporter ma pierre à l'édifice pour faire comprendre que dans le domaine de la santé, il ne faut pas lésiner, je le fais. Il est urgent de remettre l'humain au coeur. »
Annick WOEHL (*) Élisa Meyer est journaliste à L'Alsace, employée dans notre agence locale de Thann.