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Élections municipales Colmar : Premiers candidats

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:18:21

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Élections municipales Colmar : Premiers candidats

 
Après l'épisode Benoît Nicolas, éphémère candidat à la mairie de Colmar qui a jeté l'éponge en juin - il avait tout de même inauguré son local de campagne -, nous avons (enfin) officiellement deux prétendants à la succession de Gilbert Meyer.

Stéphanie Villemin, référente haut-rhinoise de La République en Marche, a obtenu la nuit dernière l'investiture du parti présidentiel. Le vice-président du Modem en Alsace, Tristan Denéchaud, avait également postulé. Sans succès donc. Mais pas grave semble dire le conseiller municipal d'opposition. Il poursuit la constitution d'un groupe et officialise lui aussi sa candidature. Avec une hypothèse que les deux s'entendent et fassent liste commune. Le temps des tractations est venu chez les centristes.

A gauche : morne plaine

A droite, chez Les Républicains, c'est toujours aussi flou. Yves Hemedinger pourrait rapidement déclarer sa candidature et, logiquement, démissionner de son poste de 1er adjoint. Sera-t-il pris en étau entre Eric Straumann et Gilbert Meyer ? C'est la vraie question. Pas sûr que le député se mouille s'il n'a pas une chance de l'emporter.

A gauche enfin, c'est morne plaine. Frédéric Hilbert (Les Verts) jouera cavalier seul et le PS est aux abonnés absents. La campagne n'a pas démarré. Les petites phrases n'ont pas encore fusé. Nous sommes encore dans l'antichambre des municipales. Mais tout le monde s'accorde à dire que, depuis 2008, l'élection n'a jamais été aussi incertaine.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Colmar Premiers candidats

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:03:19

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Colmar Premiers candidats
 

 
Après l'épisode Benoît Nicolas, éphémère candidat à la mairie de Colmar qui a jeté l'éponge en juin - il avait tout de même inauguré son local de campagne -, nous avons (enfin) officiellement deux prétendants à la succession de Gilbert Meyer.

Stéphanie Villemin, référente haut-rhinoise de La République en Marche, a obtenu la nuit dernière l'investiture du parti présidentiel. Le vice-président du Modem en Alsace, Tristan Denéchaud, avait également postulé. Sans succès donc.

Pas grave semble dire le conseiller municipal d'opposition. Il poursuit la constitution d'un groupe et officialise lui aussi sa candidature. Avec une hypothèse que les deux s'entendent et fassent liste commune. Le temps des tractations est venu chez les centristes.

À droite, chez Les Républicains, c'est toujours aussi flou. Yves Hemedinger pourrait rapidement déclarer sa candidature et, logiquement, démissionner de son poste de premier adjoint. Sera-t-il pris en étau entre Eric Straumann et Gilbert Meyer ? C'est la vraie question. Pas sûr que le député se mouille s'il n'a pas une chance de l'emporter.

À gauche enfin, c'est morne plaine. Frédéric Hilbert (Les Verts) jouera cavalier seul et le PS est aux abonnés absents. La campagne n'a pas démarré. Les petites phrases n'ont pas encore fusé. Nous sommes encore dans l'antichambre des municipales. Mais tout le monde l'affirme : jamais, depuis 2008, l'élection n'a été aussi incertaine.
Lire aussi en page 36 Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

Colmar Stéphanie Villemin obtient l'investiture d'En marche

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:05:28

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Colmar Stéphanie Villemin obtient l'investiture d'En marche
 

 
Stéphanie Villemin, ce jeudi à Colmar : « Je suis heureuse d'avoir obtenu la confiance du mouvement. C'est une étape essentielle, qui clarifie la situation. » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Le suspense - déjà modeste - a officiellement pris fin mercredi soir : ainsi qu'on le pressentait depuis plusieurs jours, La République en marche (LaRem) a choisi d'investir la Colmarienne Stéphanie Villemin pour les élections municipales de mars prochain (L'Alsace du 2 septembre). L'intéressée, de fait, demeurait seule en lice, la candidature du conseiller municipal (MoDem) Tristan Denéchaud ayant rapidement été écartée par la commission nationale d'investiture (CNI) de LaRem.

Réaction, ce jeudi matin, de l'intéressée, par ailleurs déjà référente haut-Rhinoise de LaRem : « Je suis heureuse d'avoir obtenu la confiance du mouvement. C'est une étape essentielle, qui clarifie la situation et permet de faire taire certaines rumeurs. » Stéphanie Villemin fait ici allusion à de récents on-dit veulant que LaRem pousse à faire alliance avec le maire sortant (LR) Gilbert Meyer. « C'est totalement faux », insiste l'intéressée. « C'est exclu, au premier comme au second tour. Personnellement, je ne l'ai jamais envisagé. »

Pour elle, il s'agit d'« ouvrir une nouvelle étape enthousiasmante, en équipe, mais sans brûler les étapes : d'ici la fin de l'année, nous allons poursuivre les rencontres de terrain et notre travail d'écoute, d'échange et de réflexion, afin de bâtir un projet municipal que nous présenterons début 2020, et qui comportera un important volet environnemental et écologique. »
« Faire preuve de cohésion »

Elle souhaite « construire une liste de rassemblement, que ce soit avec le Modem, la société civile, des sensibilités de droite comme de gauche, des sensibilités écologistes..., composée non par calcul politique, mais en fonction des compétences et de l'état d'esprit positif de ses membres. C'est pour ça que je me suis engagée à LaRem et si nous voulons convaincre les Colmariens de notre aptitude à diriger la ville, il faut faire preuve de notre cohésion interne. »

Car voilà peut-être d'où va surgir la première vraie difficulté de campagne pour Stéphanie Villemin : joint ce jeudi, Tristan Denéchaud, beau joueur, commence par la féliciter de son investiture et reconnaître « sa légitimité à conduire la liste En marche »... Mais c'est pour mieux confirmer sa propre intention de monter une liste « citoyenne et transpartisane ». Puis Tristan Denéchaud enfonce le clou sur Facebook : « La dynamique centriste et citoyenne que j'anime depuis plus de dix ans se renforce chaque jour. Je suis donc bien candidat à la mairie de Colmar. Le moment venu, nous déciderons ensemble de l'avenir de notre dynamique, soit en tant que liste, soit en tant que groupe pivot et autonome au sein d'une alliance plus large. Tout reste possible à ce stade... »

La campagne colmarienne est partie pour être vivante !
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Élections municipales Colmar : Stéphanie Villemin a l'investiture d'En marche

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:03:30

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Élections municipales Colmar
Élections municipales Colmar : Stéphanie Villemin a l'investiture d'En marche
Référente haut-rhinoise de La République en marche, Stéphanie Villemin est officiellement investie par son parti pour les prochaines élections municipales à Colmar. L'intéressée va cependant devoir composer avec les velléités de son concurrent à l'investiture, Tristan Denéchaud (MoDem).

 
Stéphanie Villemin.
Le suspense a pris fin mercredi soir : ainsi qu'on le pressentait depuis plusieurs jours, La République en marche a choisi d'investir la Colmarienne Stéphanie Villemin pour les élections municipales de mars prochain. L'intéressée, de fait, demeurait seule en lice, la candidature du conseiller municipal (MoDem) Tristan Denéchaud ayant rapidement été écartée par la commission nationale d'investiture (CNI) de LaRem.

Réaction, ce jeudi matin, de l'intéressée : « Je suis heureuse d'avoir obtenu la confiance du mouvement. C'est une étape essentielle, qui clarifie la situation et permet de faire taire certaines rumeurs. » Stéphanie Villemin fait ici allusion à de récents on-dit voulant que LaRem pousse à faire alliance avec le maire sortant (LR) Gilbert Meyer. « C'est totalement faux », insiste l'intéressée. « C'est exclu, au premier comme au second tour. Personnellement, je ne l'ai jamais envisagé. »

Pour elle, il s'agit d'« ouvrir une nouvelle étape enthousiasmante, en équipe, mais sans brûler les étapes : d'ici la fin de l'année, nous allons poursuivre les rencontres de terrain et notre travail d'écoute, d'échange et de réflexion, afin de bâtir un projet municipal que nous présenterons début 2020, et qui comportera un important volet environnemental et écologique. »

Elle souhaite « construire une liste de rassemblement, que ce soit avec le Modem, la société civile, des sensibilités de droite comme de gauche, des sensibilités écologistes..., composée non par calcul politique, mais en fonction des compétences et de l'état d'esprit positif de ses membres. C'est pour ça que je me suis engagée à LaRem. »

Car voilà peut-être d'où va surgir la première vraie difficulté de campagne pour Stéphanie Villemin : joint ce jeudi, Tristan Denéchaud, beau joueur, commence par la féliciter de son investiture et reconnaître « sa légitimité à conduire la liste En marche »... Mais c'est pour mieux confirmer sa propre intention de monter une liste « citoyenne et transpartisane ». Puis Tristan Denéchaud enfonce le clou sur Facebook : « La dynamique centriste et citoyenne que j'anime depuis plus de dix ans se renforce chaque jour. Je suis donc bien candidat à la mairie de Colmar. Le moment venu, nous déciderons ensemble de l'avenir de notre dynamique, soit en tant que liste, soit en tant que groupe pivot et autonome au sein d'une alliance plus large. Tout reste possible à ce stade... »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Wintzenheim Claude Klinger-Zind annonce sa candidature

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:20:30

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Wintzenheim Claude Klinger-Zind annonce sa candidature
 

 
Claude Klinger-Zind, premier candidat à Wintzenheim. Photo DR
Certains observateurs l'avaient prédit peu de temps après son coup d'éclat en janvier dernier, lorsqu'il a quitté la majorité. Claude Klinger-Zind est candidat aux municipales de mars 2020. Pourtant, l'intéressé l'assure, il n'a pas anticipé cette candidature lorsqu'il a claqué la porte du groupe majoritaire. Il n'était plus en phase avec les orientations prises par Serge Nicole et son équipe et a voulu s'émanciper afin de retrouver une liberté de parole.

Depuis, en effet, il n'a pas hésité à contrer l'exécutif, à discuter les orientations budgétaires et le compte administratif, à s'élever contre la modification du plan local d'urbanisme, à remettre en cause le projet de pôle médical à Logelbach. Sur le dossier brûlant de la création d'une zone d'activités au Tiefenbach, le conseiller municipal a pris le contre-pied de la majorité et a soutenu les opposants, privilégiant ainsi une solution plus écologique.

Mais voilà, l'idée d'une candidature a fait son chemin et le vigneron coopérateur (chez Bestheim) de 45 ans, qui va terminer son deuxième mandat (il fut élu en 2008 avec Serge Nicole), veut « proposer une alternative à Wintzenheim ». « Ma première idée est de changer le processus de décision en privilégiant une démocratie participative tout au long du mandat », souligne-t-il.
« Remettre le citoyen au coeur de la cité »

Cette idée de « remettre le citoyen au coeur de la cité » sera le fil conducteur de sa profession de foi dont il ne révèle encore aucun projet. « La priorité, insiste-t-il, sera le service à l'habitant avec une maîtrise des coûts de fonctionnement. » Le projet, justement, il souhaite le construire avec son équipe en cours de constitution, mais aussi avec les citoyens dont il attend les idées et propositions.

Dans cette campagne pour les municipales, Claude Klinger-Zind n'échappera pas aux critiques de ceux qui lui rappelleront sa longue fidélité à Serge Nicole. « Je ne rejette pas forcément le bilan de la majorité. Certaines réalisations étaient nécessaires. Seulement, là encore, c'est la manière dont on a mené ces chantiers qui est à revoir. »

Par l'officialisation de sa candidature, Claude Klinger-Zind lance la campagne à Wintzenheim, plus grande commune de l'agglomération après Colmar. Serge Nicole pourrait à son tour se déclarer d'ici la fin de l'année. Quant à Guy Daesslé, il a déjà annoncé qu'il ne se représenterait pas. Mais va-t-il soutenir une liste ? Celle de Claude Klinger-Zind ? Une troisième équipe ?
Nicolas Roquejeoffre

 

 
 

Wintzenheim Municipales 2020 : Claude Klinger-Zind annonce sa candidature

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:16:54

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Wintzenheim Municipales 2020
Wintzenheim Municipales 2020 : Claude Klinger-Zind annonce sa candidature
Le viticulteur, ancien conseiller municipal délégué aux finances, officialise sa candidature pour les municipales de Wintzenheim. Une décision logique après son départ de la majorité en début d'année.

 
Claude Klinger-Zind, premier candidat à Wintzenheim.
Certains observateurs l'avaient prédit peu de temps après son coup d'éclat en janvier dernier lorsqu'il a quitté la majorité. Claude Klinger-Zind est candidat aux municipales de mars 2020. Pourtant, l'intéressé l'assure, il n'a pas anticipé cette candidature lorsqu'il a claqué la porte du groupe majoritaire. Il n'était plus en phase avec les orientations prises par Serge Nicole et son équipe et a voulu s'émanciper afin de retrouver une liberté de parole.

Depuis, en effet, il n'a pas hésité à contrer l'exécutif, à discuter les orientations budgétaires et le compte administratif, à s'élever contre la modification du plan local d'urbanisme, à remettre en cause le projet de pôle médical à Logelbach. Sur le dossier brûlant de la création d'une zone d'activités au Tiefenbach, le conseiller municipal a pris le contre-pied de la majorité et a soutenu les opposants, privilégiant ainsi une solution plus écologique.

Mais voilà, l'idée d'une candidature a fait son chemin et le vigneron coopérateur (chez Bestheim) de 45 ans, qui va terminer son deuxième mandat (il fut élu en 2008 avec Serge Nicole), veut « proposer une alternative à Wintzenheim ». « Ma première idée est de changer le processus de décision en privilégiant une démocratie participative tout au long du mandat », souligne-t-il.
« Remettre le citoyen au coeur de la cité »

Cette idée de « remettre le citoyen au coeur de la cité » sera le fil conducteur de sa profession de foi dont il ne révèle encore aucun projet. « La priorité, insiste-t-il, sera le service à l'habitant avec une maîtrise des coûts de fonctionnement ». Le projet, justement, il souhaite le construire avec son équipe en cours de constitution mais aussi avec les citoyens dont il attend les idées et propositions.

Dans cette campagne pour les municipales, Claude Klinger-Zind n'échappera pas aux critiques de ceux qui lui rappelleront sa longue fidélité à Serge Nicole. « Je ne rejette pas forcément le bilan de la majorité. Certaines réalisations étaient nécessaires. Seulement, là encore, c'est la manière dont on a mené ces chantiers qui est à revoir ».

Par l'officialisation de sa candidature, Claude Klinger-Zind lance la campagne à Wintzenheim, plus grande commune de l'agglomération après Colmar. Serge Nicole pourrait à son tour se déclarer d'ici la fin de l'année. Quant à Guy Daesslé, il a déjà annoncé qu'il ne se représenterait pas. Mais va-t-il soutenir une liste ? Celle de Claude Klinger-Zind ? Une troisième équipe ?
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Municipales : la stratégie au long cours du Rassemblement national

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 05:56:29

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Politique Extrême droite
Municipales : la stratégie au long cours du Rassemblement national
Les municipales de mars prochain serviront de tremplin au parti de Marine Le Pen pour les départementales et les régionales. Ce scrutin lui est traditionnellement défavorable.
 

 
Marine Le Pen au printemps dernier lors de la campagne des Européennes.
Au Rassemblement national, les municipales ne sont pas le scrutin favori du parti. En 2014, le mouvement de Marine Le Pen avait décroché ses premières mairies et l'ambition pour mars prochain sera, surtout, de les garder. « Le marqueur le plus important pour nous ce sera la réélection de nos maires et nous sommes confiants », confie Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen.

À Hénin-Beaumont, où le RN a fait 83 % dans certains bureaux lors des Européennes, ou à Fréjus, l'opposition aura fort à faire pour battre Steve Briois et David Rachline. « Ils ont de bons bilans. Leurs électeurs ne vont pas réélire un maire frontiste mais leur maire. C'est la puissance des sortants », estime un élu LR du Sud.
Privilégier la qualité à la quantité

La commission d'investiture du RN, réunie cette semaine, le sait. Contrairement à 2014 où elle avait investi des candidats partout, elle cible celles où le RN a le plus de chances. « On privilégie la qualité à la quantité », explique-t-on au RN. Finies, les listes « Bleu Marine » dans la moindre commune : la carte électorale est scrutée par les stratèges du mouvement d'extrême droite.

L'objectif n'est pas tant les municipales que les élections qui suivront : départementales et régionales. Le second tour de la présidentielle aurait, sans doute, été beaucoup plus serré si le RN avait pu se prévaloir de la (bonne) gestion de départements ou de régions.
Stratégie canton par canton

Les délégués départementaux ont détaillé leur stratégie locale pour décrocher des chefs-lieux de canton identifiés comme favorables. Ce sont des villes périphériques, notamment dans l'Aisne, le Nord, le Pas-de-Calais ou la Haute-Marne.

Les très bons scores du RN aux Européennes ne sont pas transposables pour les municipales où l'équation locale prime, mais ils donnent une indication.

Il faudra compter aussi sur la forte probabilité de triangulaires ou de quadrangulaires, qui pourraient être également favorables au RN, notamment à Perpignan, seule ville de plus de 100 000 habitants que ce parti pourrait gagner.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Lilla Merabet condamnée à 6 000 euros d'amende

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:35:36

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Lilla Merabet condamnée à 6 000 euros d'amende
 

 
Lilla Merabet est vice-présidente de la région Grand Est en charge de l'innovation et du numérique. Archives L'Alsace /Dominique GUTEKUNST
Lilla Merabet, conseillère régionale, est prévenue d'avoir oublié de déclarer une partie de ses revenus à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), alors qu'elle était soumise aux obligations déclaratives. Elle est soupçonnée d'avoir omis de déclarer, ses intérêts et sa rémunération dans la société Oxymore résolution, créée le 6 octobre 2016, dont elle est la présidente et l'associée majoritaire. Il lui est également reproché d'avoir négligé de déclarer sa rémunération en tant que déléguée générale au sein de la fondation Force, chargée d'accompagner les projets caritatifs, suite à son embauche le 1er décembre 2016.
Un article dans« Le Canard enchaîné »

Le 1er mars 2016, dans les deux mois de son entrée en fonction, Lilla Merabet déclarait être une élue locale rémunérée à ce titre, sans liens extérieurs existants. Or, à la fin de l'année 2016 et au début 2017, elle devient en sus dirigeante de société privée et salariée dans le secteur privé, voyant sa rémunération doubler. Et la déclaration de ces situations n'est intervenue que le 30 mai 2018, après la parution d'un article dans Le Canard enchaîné la mettant en cause...

À la barre, l'élue se défend de toute volonté de dissimulation et plaide sa bonne foi. « Je pensais qu'il fallait faire une déclaration en début d'exercice et une autre en fin d'exercice. Je n'ai rien à cacher. Pendant dix mois, j'ai mis ma rémunération entre parenthèses. Puis j'ai fait le choix de garder une activité professionnelle en plus de mon mandat d'élue. J'étais dans la continuité de mes activités, j'ai juste changé pour une structure plus petite. » Lilla Merabet précise n'avoir « tiré aucun dividende de la société Oxymore ». Avant de déplorer le manque d'information de la Haute autorité, malgré quatre changements de législation entre 2016 et début 2017.

Pour le procureur Gilles Bourdier, les explications avancées à la barre « ne sont pas recevables, d'autant que Madame a un niveau d'éducation supérieur à la grande majorité des Français ». Il requiert deux mois de prison avec sursis, 4 000 EUR d'amende et une réduction de privation d'éligibilité à un an.
« Il n'y a eu aucun enrichissement »

Me Christophe Darboix, en défense, exclut toute malhonnêteté et intention délictueuse d'éluder une prétendue obligation de déclaration modificative. L'article 11 de la loi relative à la transparence de la vie publique « stipule que toute modification substantielle de la situation patrimoniale ou des intérêts détenus donne lieu, dans un délai de deux mois, à une déclaration dans les mêmes formes. Or les modifications intervenues ne sont pas substantielles au sens de la loi et de la jurisprudence. »

Pour son confrère, Me Arnaud Dupuy, la question fondamentale de ce dossier est l'élément moral. « Il n'y a pas de crime ou de délit sans intention de le commettre », rappelle-t-il. « La société Oxymore a été dûment enregistrée et ses bénéfices déclarés au fisc, tout comme les salaires versés par la fondation Force. Si on prend une photo du patrimoine et des intérêts de ma cliente au début et à la fin, et que l'on compare, on voit bien qu'il n'y a eu aucun enrichissement », insiste le conseil, avant de plaider la relaxe.

Aux termes des délibérations, Lilla Merabet a été reconnue coupable des faits et condamnée à 6 000 EUR d'amende. Le tribunal a estimé que l'élue ne pouvait revendiquer son ignorance de la loi, rappelant aussi que le texte impose l'obligation de déclarer les intérêts détenus, que ces liens soient sources de rémunérations ou non. Pour autant, le tribunal ne relève pas d'éléments permettant de considérer que la quadragénaire poursuivait un but précis au travers de ces omissions.

Les avocats de la défense ont déjà indiqué qu'ils allaient faire appel de la décision.
Céline LIENHARD

 

 
 

Retraites : dans le brouillard

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 05:55:30

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Social  Édouard Philippe a lancé jeudi le second round de négociations sur le futur système à points
Retraites : dans le brouillard
Soucieux de ne pas effaroucher l'opinion et de rallier la CFDT à sa réforme, le gouvernement avance à pas feutrés et multiplie les déclarations contradictoires. L'acte II de la concertation doit permettre de sortir de l'ambiguïté... sans condamner le projet.
 

 
Laurent Berger (à gauche) a répété devant le Premier ministre son refus de l'âge pivot.
« Je suis un peu dans le flou sur la méthode », a dû confesser Geoffroy Roux de Bézieux. Même le patron des patrons ne comprend plus rien à la réforme des retraites ! La « reprise en main » du dossier par le gouvernement a tourné à la cacophonie et n'a rien fait pour apaiser les inquiétudes des Français. Le deuxième round de négociations lancé jeudi par le Premier ministre Édouard Philippe, il va falloir enfin trancher.
Âge pivot : les syndicats et l'opinion disent non

Deux options sont désormais sur la table. Le projet initial, dévoilé mi-juillet par le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye, prévoyait la mise en place d'un système unique à points et d'un âge de référence de 64 ans, clef de voûte d'un mécanisme de décote/surcote de 5 % par an. Problème, les organisations syndicales ont rejeté en bloc cet âge pivot, déjà peu populaire dans l'opinion.
Durée de cotisation : les cadres perdants

Pour obtenir le nécessaire ralliement de la CFDT à sa promesse de campagne, Emmanuel Macron a transigé : « Je préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge », a-t-il lancé le 26 août dernier. Exit donc la principale mesure dont devaient bénéficier les salariés aux carrières heurtées, souvent des femmes, et sur laquelle le nouveau membre du gouvernement avait axé ses promesses d'équité...

La concession au grand syndicat réformiste a énervé celui des cadres, la CFE-CGC, l'un des rares à ne pas être opposé à l'âge pivot. « Un manque de respect », a taclé son numéro un, François Homméril. Déjà pénalisés dans la version initiale par l'abandon de la règle des 25 meilleures années (qui avantage ceux dont les revenus progressent fortement durant la carrière), les cadres ont en effet tout à perdre d'un retour aux 43 ans de cotisations : au vu de leur entrée tardive sur le marché du travail, leur départ à taux plein ne pourrait souvent pas se faire avant 66 ou 67 ans ! Le patronat n'a pas non plus goûté la sortie présidentielle.
Quid des indépendants ?

Le casse-tête ne s'arrête pas là pour le gouvernement. À budget constant pour les pensions, les perdants seront forcément aussi nombreux que les gagnants afin de respecter l'équilibre. Les arbitrages seront donc délicats et la discussion ne sera pas de trop pour embarquer les bénéficiaires de régimes spéciaux.

Les professions libérales en particulier sont déjà sur les dents. Avocats, experts-comptables, infirmières libérales, verront leurs cotisations grimper à 28,12 % de leurs salaires annuels, jusqu'à 40 000 EUR, puis à 12,94 % entre 40 000 et 120 000 euros. Leurs pensions devraient augmenter mais au prix de cotisations allant parfois jusqu'au double ! Pour apaiser tout ce monde, Jean-Paul Delevoye a déjà promis des transitions spécifiques à chaque régime, quitte à les étaler jusqu'à 15 ans. Pour la simplification promise, il faudra repasser en 2040...
Une transition très floue

Le passage d'un système à un autre, d'ici 2025-2026, ne sera de toute façon pas de tout repos. Jean-Paul Delevoye l'a assuré, le futur système garantira 100 % des droits acquis au 1er janvier 2025 (ou 2026). Mais comment les trimestres acquis dans le système actuel seront-ils convertis en points ? Et à quel taux ? La réponse risque de déplaire. Quant aux dérogations en série qui seront accordées aux régimes spéciaux des entreprises publiques (SNCF, EDF, RATP. etc.), des métiers régaliens (police, armée, prisons), voire des indépendants, elles devraient faire grimper la note de tous les autres... Sans compter que plus la transition dure, plus les gouvernements successifs auront, à chaque alternance politique, le loisir de changer les règles.

Le projet de loi pourrait attendre le printemps 2020, après les municipales. On commencera enfin à y voir plus clair...
Alexis BOYER

 

 
 

 

Réforme de l'audiovisuel : la presse écrite en colère

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 05:57:18

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societe Médias
Réforme de l'audiovisuel : la presse écrite en colère
Les titres de presse quotidienne et hebdomadaire membres de « L'Alliance de la presse d'information générale » montent au front contre une mesure de la réforme de l'audiovisuel, l'autorisation de la publicité segmentée et géolocalisée sur les chaînes de télévision.
 

 
La réforme est attendue en 2020.
Suivant les recommandations du rapport Bergé, le ministre de la Culture Franck Riester a annoncé mardi les principales mesures de la grande réforme de l'audiovisuel attendue pour 2020.

Et concernant la publicité, les grands groupes télévisuels privés, qui réclament un assouplissement depuis des années, ont obtenu gain de cause : troisième coupure pub dans les films et téléfilms de plus de 90 minutes, suppression du délai de vingt minutes entre deux pauses, publicités en double écran durant les retransmissions sportives...
« Atteinte grave aux équilibres économiques »

Mais c'est une autre mesure qui fait polémique au sein de la presse quotidienne et hebdomadaire. « L'Alliance de la presse d'information générale tient à faire part de sa vive opposition au projet du ministère de la Culture visant à autoriser la publicité segmentée et géolocalisée sur les chaînes de télévision », a déclaré jeudi dans un communiqué Jean-Michel Baylet, son président.

Grâce à cette publicité « segmentée », les annonceurs pourront en effet proposer des publicités géolocalisées, différentes selon le lieu de résidence du téléspectateur, mais aussi ciblées en fonction du profil de la personne ou du ménage. Une mesure qui « va porter une atteinte grave aux équilibres économiques des titres d'information politique et générale qu'elle représente et donc mettre en péril la pérennité de leur mission d'information, notamment au sein des territoires », continue le communiqué.

L'Alliance demande ainsi au gouvernement une « véritable » concertation sur ce sujet.

 

 
 

 

Citoyen handicap saisi par 250 parents en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:42:47

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Citoyen handicap saisi par 250 parents en Alsace
 

 
La scolarisation des enfants en situation de handicap est une des grandes priorités de l'Éducation nationales - 7 867 élèves présentant un handicap étaient scolarisés dans l'académie de Strasbourg en 2018-2019, soit 7,5 % de plus que l'année précédente - avec des moyens supplémentaires et de nouvelles organisations qui se mettent en place. Mais si les parents peuvent effectivement joindre plus facilement un interlocuteur au sein des cellules d'accueil, d'écoute et de réponse, obtenir un AESH (accompagnant d'élèves en situation de handicap) est presque toujours aussi compliqué.

Ces derniers jours, nos agences locales ont ainsi été contactées par une douzaine de parents en attente d'un accompagnant ou d'une affectation dans une école, alors que la rentrée scolaire est passée... Ils témoignent de leur situation avec des problèmes qui restent entiers. Ces appels ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Le collectif Citoyen handicap en Alsace, qui a créé une plateforme sur internet, a dénombré 250 signalements de parents qui n'ont pas d'accompagnant pour leur enfant, ou bien seulement pour quelques heures par semaine. « Nous n'arrivons pas à rappeler toutes les personnes », regrette Marie Lettler qui représente le collectif en Alsace, avant d'évoquer la situation de cette mère qui s'est vue accorder « deux heures d'AVS pour son fils qui est au collège ».

Par rapport à la rentrée 2018, Marie Lettler constate « un peu de mieux ». Moins de parents se retrouvent sans accompagnant, « mais les heures sont insuffisantes. Avec la création des Pial [pôles inclusifs d'accompagnement localisés], les AVS sont mutualisés entre des groupes d'écoles. »
J-.F. C.

 

 
 

Assigné en justice, le rectorat trouve une AVS à Théo

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:38:01

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Assigné en justice, le rectorat trouve une AVS à Théo
 

 
Grâce à la médiatisation sur nos sites internet, Théo, ici avec son père Thomas Neumuller, aura finalement son AVS dès lundi.  Photo DNA /Guénolé BARON
« C'est un garçon de ma classe qui remplace l'AVS », explique simplement Théo. Un rôle que son camarade n'aura plus à tenir à compter de lundi prochain. Car la médiatisation, ce jeudi, de cette affaire via les sites internets des DNA et de L'Alsace a visiblement accéléré le dossier.

Après trois années passées à l'Itep (institut thérapeutique éducatif et pédagogique) Les Mouettes à Strasbourg, le garçon de 9 ans faisait enfin sa première rentrée scolaire dans une classe « normale » à l'école primaire de Dettwiller, près de Saverne. Souffrant d'un TDAH (trouble, déficit attention, hyperactivité), avec un trouble du comportement, il aurait dû bénéficier, sur décision de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), d'une auxiliaire de vie scolaire pour l'accompagner quotidiennement. Sauf que, lundi dernier, « désillusion, il n'y avait personne », constate son père, Thomas Neumuller.

L'amertume du moment se transforme vite en colère. Car pour anticiper et éviter ce scénario, ce dernier avait envoyé un courrier de rappel, début juillet, à l'inspection académique. « Voyant venir la carence, le père et moi-même avions fait les démarches dès le 4 juillet courant, ce qui est largement suffisant pour prendre les mesures utiles en temps voulu », précise son avocat, Me Roland Houver. « Je n'ai jamais eu de réponse ! », peste Thomas Neumuller. Juste un courriel, le matin même de la rentrée, précisant que deux personnes avaient été contactées : la première a finalement trouvé un emploi, et la seconde a refusé le poste, lui écrit-on.
« Sa maîtresse fait du mieux qu'elle peut »

L'équipe enseignante de l'école a néanmoins accepté d'intégrer Théo dans ses rangs. « Sa maîtresse fait du mieux qu'elle peut », observe avec reconnaissance Thomas Muller, « mais elle ne peut pas se consacrer entièrement à Théo ». Or le garçon « a besoin de quelqu'un en permanence » pour l'aider à suivre les cours, à comprendre les consignes des exercices, pour lui donner des médicaments à des heures précises...

Estimant que l'Education nationale a failli à ses devoirs, le père de famille a décidé de se battre « pour Théo, mais aussi pour tous les gamins qui sont dans la même situation ». Il a donc recontacté son avocat « pour saisir le tribunal administratif de Strasbourg en référé afin de mettre immédiatement en application le protocole de la MDPH ». Et donc obliger le rectorat à « prendre ses responsabilités » en fournissant à Théo une AVS dès que possible.

Face à l'urgence, Me Houver avait décidé d'engager une requête en référé liberté, « la solution judiciaire la plus rapide où le juge doit statuer dans les 48 heures », explique celui qui n'aura finalement plus grand-chose à plaider à l'audience de ce vendredi après-midi. En effet, il a eu confirmation ce jeudi qu'une AVS allait signer un contrat pour prendre son service en classe auprès de Théo dès lundi prochain.
Guénolé BARON

 

 
 

Réforme du lycée : le casse-tête des classes de 1re

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 05:58:29

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Éducation
Réforme du lycée : le casse-tête des classes de 1re
Les élèves qui viennent d'entrer en première inaugurent un bac resserré autour de cinq épreuves. Une réforme difficile à gérer pour les lycées, contraints de revoir toute leur organisation.
 

 
La réforme du lycée a été au coeur des réunions de pré-rentrée des professeurs (ici à la cité scolaire Henri-Meck de Molsheim).
« La réforme du lycée et l'instauration d'un choix de trois spécialités en 1re, avec tout un éventail d'options, a eu pour effet de faire de l'organisation de la rentrée un vrai casse-tête. » Ainsi témoigne anonymement un chef d'établissement. Pour un lycée de 1 000 élèves, par exemple « il faut composer des emplois du temps pour 300 à 400 groupes différents », et ce dans un nombre limité de salles de classe. « Nous avions l'impression d'avoir un jeu de Tétris. Cette réforme est très positive pour les élèves, mais certains auront des trous dans leur journée, les professeurs n'étant pas disponibles. »

Les lycéens ont globalement obtenu satisfaction sur leurs trois premiers voeux, voire se sont reportés sur un quatrième, en accord avec les parents. Nombre d'établissements ont fait le choix en amont d'« aligner » les spécialités dans les emplois du temps et d'étendre les cours du lundi au samedi matin, mercredi après-midi inclus. Du côté des enseignants, qui peuvent aussi regretter d'avoir des emplois du temps « dégradés », « ce n'est finalement pas catastrophique ». « Nous en avions parlé et il y a eu très peu de demandes de changement », confie un autre proviseur.

En revanche, il est apparu plus difficile de trouver des professeurs principaux alors qu'il y a moins de disciplines dans le tronc commun (lire ci-contre). « Ils ont fait beaucoup d'efforts et se sont adaptés », fait valoir Véronique Rosay, du syndicat SNPDEN.
« L'inconnue » du bac

Une nouvelle organisation pédagogique qui amène d'autres interrogations, anticipe Arnaud Sigrist, au Snes-FSU, représentant les enseignants. « Une classe peut avoir 35 professeurs et dans mon groupe de spécialité, j'ai des élèves de sept 1res différentes ! Comment suivre des conseils de classe, comment organiser la communication d'une équipe pédagogique qui n'existe pratiquement plus ? »

Enfin, reste une autre grande question : l'organisation du nouveau contrôle continu, avec une première série d'épreuves en 1re au mois de janvier (histoire- géographie et langues dans l'enseignement général, mathématiques pour le technologique), alors que les élèves de terminale prépareront l'actuel baccalauréat.

« Nous avions l'habitude de leur proposer des devoirs communs les samedis matins. Il y en aura sans doute moins, ce sera une année d'essai », prévoit Véronique Rosay, à l'instar d'autres proviseurs. « On trouvera des solutions », résume un autre, pour lequel « cette réforme, globalement satisfaisante, évitera le stress de fin d'année ».

Les chefs d'établissement seront réunis sur ces questions avant les congés de la Toussaint. Mais c'est « l'inconnue totale » sur les sujets du bac et les attendus, poursuit Arnaud Sigrist. « Pendant deux ou trois mois, il sera difficile de travailler avec les élèves sans savoir à quelle sauce ils seront mangés à l'examen. » En ajoutant en même temps l'entrée en application de nouveaux programmes scolaires, « une année de travail intense et continu » s'ouvre pour tous.
C.C. et J.-F.C

 

 
 

 

Lycées Exit les filières, place aux parcours divers

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:36:53

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Lycées Exit les filières, place aux parcours divers
 

 
La rectrice Sophie Béjean est allée à la rencontre des lycéens des Pontonniers, mercredi matin. L'occasion d'évoquer la multiplicité des combinaisons possibles. Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
Comment la disparition des filières classiques, prévue par la réforme du lycée, a-t-elle été vécue par les familles ? Comment les lycéens de 1re ont-ils combiné leurs trois enseignements de spécialités autour du tronc commun ?

En construisant des parcours non plus par défaut mais « assumés », « pertinents », pour certains « originaux », a observé la rectrice d'académie Sophie Béjean, de passage, mercredi matin, au lycée international des Pontonniers de Strasbourg.

Tour à tour, Kate, Norah, Elisa, Adrien ou encore Ambre ont présenté leur cheminement. Plusieurs ont pris des maths, arguant « que ça ouvre toujours les portes », mais aussi les humanités, « parce que c'est un atout dans tous les métiers de savoir parler ». Les SVT (sciences et vie de la terre) apparaissent comme une option pour ceux qui envisagent le nouveau cursus d'études de santé, quand les SES (sciences économiques et sociales) restent un recours apprécié... Elisa, par exemple, a retenu, en connaissance de cause, les maths et l'histoire des arts pour aller vers l'architecture, sans tout à fait exclure le commerce.
La raison et la passion

Paul a précisé hésiter encore entre les sciences et le théâtre. Une « passion » qu'il pourra « intégrer plus tard dans une carrière scientifique », l'a encouragé la rectrice. « Il y a une diversité de choix qui permet de mieux répondre à ceux qui savent ce qu'ils veulent. Mais les autres doivent se rassurer, un parcours se construit pas à pas. »

Raison pour laquelle il n'y aura plus que deux spécialités en terminale, a-t-elle expliqué, pédagogue, en réponse à la question d'une élève. « Mais ce n'est pas un abandon, c'est un atout validé dans le cadre du contrôle continu. »

Pour aider les lycéens dans leurs réflexions, deux « semaines de l'orientation » auront lieu cette année, l'une à la fin du premier trimestre, l'autre au terme du second, a précisé Stéphane Klein, chef du service académique d'information et d'orientation (SAIO), sans oublier les divers salons et portes ouvertes dans l'enseignement supérieur. Ils pourront aussi se baser sur les attendus des universités (L'Alsace d'hier).

« Vos remarques sont très importantes pour ceux qui suivent », a conclu à l'attention des élèves le proviseur des Pontonniers, Jean-Philippe Fussler, lors de ces échanges en présence d'inspecteurs pédagogiques régionaux et de la vice-présidente du conseil régional Elsa Schalck. D'autant qu'avec la disparition des classes telles que les lycéens les ont toujours connues, il va leur falloir aussi inventer une nouvelle vie d'établissement.
Catherine CHENCINER

 

 
 

Sundgau Lycées Des nouveautés dans la continuité

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:30:14

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Sundgau lycées Des nouveautés dans la continuité
 

 
Le principal Jimmy Finck effectue sa cinquième rentrée au collège de l'Ill. Photos L'Alsace /A.D.
Comme dans d'autres collèges sundgauviens, les classes de 6e sont bien chargées au collège de l'Ill, à Illfurth. « Nous avons trois classes de 30 élèves chacune », commente le principal Jimmy Finck.

Après modification de la carte scolaire, les communes de Zillisheim et Flaxlanden sont désormais rattachées au collège d'Illfurth. « De ce fait, on espérait accueillir un peu plus d'élèves pour constituer une quatrième classe... C'est dommage ! »

Lundi matin, comme de coutume, un accueil particulier a été réservé à ces 90 élèves de 6e. L'après-midi, ils ont participé à un escape game préparé par les élèves de 4e et 3e, membres du conseil de la vie collégienne, pour favoriser leur intégration. Le lendemain, mardi, les douze classes de 5e, 4e et 3e (quatre par niveaux) ont fait leur rentrée à leur tour.

Les collégiens illfurthois vont continuer à se familiariser avec les outils numériques, mis en place depuis l'année dernière. « Le développement du numérique se poursuit plus en tant que moyen qu'en tant que fin », précise Jimmy Finck. Le collège vient de restructurer la salle informatique, dotée de trente ordinateurs flambant neufs. Par ailleurs, le Département a financé deux flottes de 32 tablettes, disposées dans des chariots. Ce dispositif appelé « classe mobile » permet aux enseignants de les utiliser en classe avec leurs élèves, de manière ponctuelle. « Les professeurs de mathématiques sont très en avance dans l'utilisation de ces outils, de même que le professeur de physique-chimie. Les professeurs de langue sont également intéressés. »
De nouvelles bornes wifi

Mais pour que ces nouveaux outils fonctionnent, la connectivité doit être optimale... Ce qui n'est pas encore le cas au collège de l'Ill. « Nous allons étendre notre réseau wifi afin que tout l'établissement soit couvert, quel que soit l'endroit où l'on se trouve. Nous avons actuellement six bornes, mais elles ne couvrent que certaines zones. Des travaux seront engagés ces prochains mois », relève le principal.

Précisons que les collégiens travaillent « en réseau pédagogique ». « Le réseau passe par un filtre afin de contrôler l'usage qu'en font des élèves. Il faut assurer la sécurité numérique des élèves et éviter le piratage par l'extérieur. » Les professeurs exploitent l'espace « Moodle » pour composer des cours avec vidéos, des fichiers téléchargeables, des questionnaires à choix multiples (QCM)... « L'idée n'est pas de remplacer ce qu'on fait sur papier, c'est un complément qui permet une meilleure différenciation. Comme c'est informatisé, le professeur sait qui a répondu, quand, à combien de questions... » Une bonne façon de préparer les élèves de 3e au lycée 4.0.
Voyage à Londres en 3e

Côté nouveautés, le collège va proposer un voyage à Londres en 3e, en priorité aux élèves de la section européenne d'anglais. Les places étant limitées au nombre de 43, le principal va demander aux candidats de rédiger une lettre de motivation. « Soixante lettres seront retenues. Nous sélectionnerons les élèves lors d'un petit entretien où ils devront se présenter en anglais et échanger avec deux professeurs. Ce n'est pas la maîtrise de la langue que nous jugerons, mais le projet de l'élève », assure Jimmy Finck, précisant que le thème du voyage à Londres est la Seconde Guerre mondiale - ce qui n'exclut pas une visite des studios Harry Potter ! Les collégiens de 5e partiront en classe de neige dans le Jura, comme l'an dernier, et ceux de 4e en section européenne d'allemand à Nuremberg. D'autres sorties scolaires sont prévues sur les lieux de mémoire, les sites industriels et au Titisee.
Initiatives personnelles

La journée citoyenne sera reconduite pour la quatrième année consécutive, de même que l'opération « Silence, on lit » chaque jour en début d'après-midi : ce temps de lecture imposé est propice au retour au travail. L'expression des élèves sera à nouveau encouragée à travers un projet interdisciplinaire, comme le spectacle Lumières, préparé avec succès l'an dernier par la chorale du collège et un groupe d'élèves chargé des décors, avec le professeur d'arts plastiques.

Le principal encourage également les initiatives personnelles durant la pause méridienne qui a été volontairement rallongée. Les élèves pourront participer à un temps d'étude accompagnée, encadrée par du personnel volontaire : c'est le dispositif « devoirs faits ». « Le but est de rendre les élèves autonomes. » Ou alors ils pourront s'inscrire dans un club. « L'an dernier, il y avait des clubs cartonnage, journal et manga. J'espère qu'ils seront maintenus et que d'autres clubs se mettront en place. C'est même une nécessité, car entre 11 h 30 et 14 h 10, il y a potentiellement cinq classes qui n'ont pas cours ! »
Anne DUCELLIER

 

 
 

Fessenheim-Balgau Aménagement routier : La mobilisation des habitants

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:11:01

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Fessenheim-Balgau Aménagement routier
Fessenheim-Balgau Aménagement routier : La mobilisation des habitants
Le projet d'aménagement d'une liaison routière Est-Ouest entre l'A35, au niveau d'Ensisheim, et le RD52, qui passerait au sud d'Hirtzfelden et entre Fessenheim et Balgau, suscite une vive opposition, en particulier dans ces deux communes. Un rassemblement des opposants est organisé ce samedi.

 
Un rassemblement des opposants au tracé est organisé ce samedi à 17 h entre les deux villages pour montrer la mobilisation des habitants contre ce projet de nouvelle route.
« On parlait déjà de ce projet il y a près de cinquante ans, au moment de la construction de la centrale, il est revenu sur la table au début des années 2000 lors de la révision du SCoT. Et voilà que l'on en reparle aujourd'hui avec le projet de zone EcoRhéna et dans le cadre du projet de territoire de l'après-centrale de Fessenheim, avec également la liaison avec l'A5 allemande », rappelle Pierre Engasser, le maire de Balgau. Des études sont en effet en cours pour un aménagement routier chiffré autour de 60 millions d'euros, reliant l'A35 au niveau d'Ensisheim et la RD52 en passant par la RD2 puis Hirtzfelden, la RD3bis et entre Fessenheim et Balgau.

De quoi susciter l'opposition du maire, du conseil municipal et des habitants de Balgau, mais aussi des habitants de Fessenheim, alors que Claude Brender, le maire de cette dernière commune, est un fervent défenseur du projet porté par Michel Habig et le Département.

« On ne peut pas accepter qu'une nouvelle route emprunte un tel tracé entre les deux villages, à proximité des habitations et d'un collège. Nous sommes fermement opposés à ce tracé et ferons tout pour l'empêcher et faire bouger les lignes », explique encore le maire de la petite commune de 1 000 habitants. Depuis novembre 2018, un collectif de citoyens de Fessenheim et Balgau s'est aussi constitué contre ce tracé. Une pétition, lancée en mai dernier, a quant à elle rassemblé 1 500 signatures. Enfin, le collectif et les élus de Balgau ont multiplié les démarches, les courriers et les rencontres pour se faire entendre et exprimer leur détermination.
La crainte d'un « aspirateur à camions »

« Pour le moment, le projet EcoRhena est encore entouré de beaucoup de questions. Encore faut-il nous démontrer l'utilité d'une nouvelle route. Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs, c'est-à-dire aménager une route avant même que cette zone d'activités ne soit réalité. Elle aussi, on en parle depuis des décennies », estime encore Pierre Engasser, tandis que Michel Boeglin, pour le collectif, souligne : « Nous ne sommes pas contre le développement de ce territoire, mais les infrastructures existantes étaient suffisantes jusqu'ici avec la centrale. Une nouvelle route comme celle qui est envisagée sera un aspirateur à camions. On ne peut pas accepter ce tracé qui passe entre les habitations »

Jean-Pierre Alfonsi, lui aussi membre du collectif, insiste sur les risques et les nuisances liés à la pollution et au bruit pour les riverains et le collège de 400 élèves qui est tout proche : « Il faudrait que les études tiennent aussi compte des questions de santé publique et pas uniquement des flux de véhicules. Créer ainsi un barreau routier entre deux villages va à l'encontre de tout ce qui se fait aujourd'hui. Ce qui nous attend, c'est ce qui existe aujourd'hui du côté de Benfeld ou Lipsheim, c'est inacceptable ! ». À Fessenheim, où la campagne des élections municipales risque d'être polluée par ce dossier, Michel Boeglin explique que d'autres tracés existent.
D'autres tracés existent

Des tracés qui occasionneraient moins de nuisances selon les opposants. Par exemple, au départ du nouvel échangeur d'Oberentzen sur l'A35 pour ensuite filer à l'Est vers la RD52 ou encore l'utilisation de l'emprise du canal d'évacuation des saumures produites par les MDPA entre Ensisheim et la RD52 (entre Rumersheim-le-Haut et Blodelsheim).

« Il s'agit d'abord de réfléchir aux besoins réels et ne pas construire une route pour une route », ajoute encore le membre du collectif. « On aimerait bien avoir plus d'informations et qu'une réunion publique soit organisée sur le sujet », poursuit le maire de Balgau.

En attendant, et alors que des habitants d'Hirtzfelden s'inquiètent aussi de ce projet, un appel à la population est lancé pour se rassembler ce samedi à 17 h à la hauteur de la banderole en place, en bordure de la RD468, entre Fessenheim et Balgau. « Nous voulons sensibiliser les gens et montrer notre détermination, montrer que nous nous battrons contre le projet qui est à l'étude », martèlent Michel Boeglin et le maire de Balgau. « Cela peut ressembler au combat entre David et Goliath mais rien n'est perdu et nous ne nous arrêterons pas là. » D'autres actions pourraient en effet être menées par les opposants au tracé.
Jean-Alain HAAN Plus d'infos sur la page Facebook : NON à l'Axe routier entre Balgau et Fessenheim

Plus d'infos sur la page Facebook : NON à l'Axe routier entre Balgau et Fessenheim

 
 

 

Fessenheim Manifestation contre un projet de route

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:17:43

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Fessenheim Manifestation contre un projet de route
 

 
Le projet de liaison routière est-ouest entre l'autoroute A35 et la RD52, dont le tracé pourrait passer entre les maisons des deux villages de Fessenheim et de Balgau, suscite une vive opposition dans les communes concernées. Le conseil municipal de Balgau s'est prononcé contre le projet, un collectif d'habitants s'est constitué et une pétition a rassemblé 1 500 signatures. Ce samedi à 17 h, un rassemblement contre le projet est organisé en bordure de la RD468, sur le tracé de la future route entre les deux villages.

Colmar Courir pour la bonne cause

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:21:34

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Colmar Courir pour la bonne cause
 

 
Avec en moyenne 40 000 euros récoltés par an, l'objectif du marathon de Colmar est avant tout caritatif. Et de plus en plus d'associations sont candidates au financement de leur projet par l'événement sportif : « On a reçu une douzaine de dossiers cette année et on a en a choisi cinq », expose Eric Spaety, le vice-président de Courir solidaire, l'association qui organise le marathon. Une fois les dossiers déposés, une commission les étudie.

Les critères ? « On choisit de préférence des associations de la région colmarienne, en général qui ont pour thème l'enfance ou le handicap », rapporte Eric Spaety. Pour lui, les coureurs sont attirés aussi bien par la beauté du parcours que par l'aspect solidaire de la course. En effet, elle a lieu grâce aux quelque 800 bénévoles qui seront présents dans le village le 15 septembre, jour du départ. Autre particularité de l'événement : « On ne donne pas d'argent aux coureurs, le vainqueur reçoit un panier garni », se félicite le vice-président.

 

 
 

Colmar La place Rapp vue depuis la collégiale

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:18:57

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Colmar La place Rapp vue depuis la collégiale
 

 
La place Rapp vue depuis la collégiale Saint-Martin au début du 20è siècle. © Archives départementales
Le 5e volet de notre série d'été, consacrée à l'évolution de la ville à travers des prises de vue datant d'il y a un siècle comparées aux mêmes points de vues actuels, grâce au concours précieux des archives départementales, se poursuit avec la place Rapp photographiée du sommet de la collégiale Saint-Martin.

Avant la Révolution, celle-ci faisait office de chantier de préparation des échafaudages par les entrepreneurs.

En 1793, le conseil général de la ville décida de l'aménager en place destinée aux exercices militaires, aux fêtes nationales et aux rassemblements civiques.

Au début du XXe siècle, la rue Jean-Baptiste Fleurent n'existait pas encore, la percée ayant été réalisée dans les années 30. Le terrain était alors occupé par la brasserie Molly dont le séchoir à houblon et quelques bâtiments subsistent toujours.

Le monument Rapp, inauguré en 1856 lors d'une fête agricole, était l'oeuvre d'un jeune sculpteur âgé de 22 ans et nommé Auguste Bartholdi. Elle a été déplacée après la Seconde Guerre mondiale, ce que la photo actuelle permet de constater.

La place accueillit également la foire de Colmar, des concours de gymnastique et une patinoire avant de devenir un parking. Et de redevenir, au début du XXIe siècle, un lieu de vie.

Quant à la ville, elle a bien grandi et les immeubles, pas toujours heureux, se dressent à l'horizon. Il y a un siècle, à l'ouest, les confins de la ville se situaient quartier Sainte-Marie et avenue de la Liberté, au niveau de l'hôpital Baur. L'avenue de la République, qui s'appelait encore la route de Rouffach, n'a pour sa part pas vraiment changé de physionomie.
Nicolas PINOT

 

 
 

Riquewihr Location touristique : il faut désormais une autorisation pour les propriétaires

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:23:09

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Riquewihr Location touristique : il faut désormais une autorisation pour les propriétaires
 

 
Pour maintenir un équilibre entre logements touristique et logements d'habitation, Riquewihr a mis en place une autorisation de changement d'usage pour les propriétaires. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Le conseil municipal de Riquewihr s'est réuni le 11 juillet, sous la présidence du maire, Daniel Klack. Voici l'essentiel des délibérations.

Les communes de moins de 200 000 habitants situées en zone tendue peuvent désormais instaurer une procédure d'autorisation de changement d'usage pour transformer un local d'habitation en une location meublée. Le loueur doit alors solliciter une autorisation de changement d'usage auprès de la commune.
Une autorisation valable trois ans

Devant l'ampleur du développement des meublés de tourisme observée ces dernières années sur le territoire de la Ville de Riquewihr, il est proposé d'instaurer la procédure d'autorisation du changement d'usage et de fixer les conditions de ces autorisations délivrées à titre temporaire. En effet, ce phénomène entraîne le recul de l'offre de logements permanents et en particulier dans le centre ancien dans un contexte de forte tension du marché immobilier. Ce phénomène a des effets qui peuvent s'avérer problématique pour l'équilibre économique, social et démographique de la ville.

Un règlement des autorisations de changement d'usage reprenant plus précisément ces conditions et les critères de délivrance est défini. Les autorisations de changement d'usage temporaire seront valables trois ans et renouvelables. Cette procédure est destinée à maîtriser l'équilibre entre le parc de logements touristiques et le parc de logements d'habitation.

Le conseil approuve l'instauration d'un régime d'autorisation temporaire de changement d'usage de locaux selon les modalités énoncées à compter du 1er août.
Réhabilitation de l'orgue

L'étude préalable sollicitée l'an passée auprès de Christian Lutz et concernant la restauration de l'orgue Stiehr Mockers a été rendu il y a peu. Du fait de sa grande qualité de réalisation, cet orgue n'a jamais fait l'objet d'une restauration complète. Des travaux ont été entrepris en 1984/1985 par Gaston Kern ont permis de le remettre en état, tout en revenant partiellement sur des modifications réalisées en 1958 par Ernest Mulheisen. Plus de 30 ans plus tard, une restauration plus approfondie serait souhaitable. Il est proposé un plan de financement de l'opération toutes options incluses et de solliciter les collectivités territoriales partenaires afin de connaître leur taux d'aide financière.

Le coût total des travaux est évalué à 292 362 EUR TTC.
À NOTER Les prochains conseils municipaux se dérouleront les 17 septembre, 5 novembre et 10 décembre à 19 h.

 

 
 

Ammerschwihr Cérémonie : L'incorporation de force, 77 ans après

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 05:46:10

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Ammerschwihr  Cérémonie
Ammerschwihr Cérémonie : L'incorporation de force, 77 ans après
En ces jours où on se souvient de l'évacuation des Alsaciens-Lorrains dans le sud-ouest en septembre 1939, une autre date douloureuse a été commémorée à Ammerschwihr : celle de l'incorporation de force des jeunes Alsaciens-mosellans dans l'armée allemande par l'infâme décret du 25 août 1942.

 
Le maire Patrick Reinstettel a rappelé cette page douloureuse de l'histoire alsacienne qui a touché 137 jeunes d'Ammerschwihr, dont 43 qui ne sont pas revenus de la guerre.
Pas moins de 17 porte-drapeaux entouraient la stèle des Malgré-nous érigée rue de la 5e DB à Ammerschwihr.

Quelques rares témoins de l'époque, notamment Etienne Wessang d'Ingersheim, ainsi que les membres de la section de l'ADEIF et de l'UNC d'Ammerschwihr, de Cernay, de Thann - Mulhouse et même du Sundgau ont répondu à l'invitation de la municipalité pour honorer fidèlement comme depuis de nombreuses années ce triste anniversaire du décret du 25 août 1942 instituant l'incorporation de force des Alsaciens et Mosellans.

En présence de Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, d'une importante assistance et des élus du conseil municipal, le maire Patrick Reinstettel rappela les circonstances de cette page sombre de l'histoire en Alsace, qui toucha 137 jeunes d'Ammerschwihr, dont 43 ne sont pas revenus de la guerre.

Bernard Rosé, maire honoraire et président de la section locale UNC, a lu un poème du Malgré-nous Joseph Heitzmann, décédé depuis.

Le premier magistrat et M. Rosé, déposèrent une gerbe, tandis que Mme Bedin, vice-présidente de l'association des pupilles de la Nation en déposait une deuxième.

Une vibrante Marseillaise chantée par l'assistance a conclu cette fidèle cérémonie du souvenir.

Un vin d'honneur a été servi à l'hôtel de ville.
Bruno MEYER

 

 
 

 

Le lancement du collectif « Urgence climatique des 3 frontières »

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:09:11

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Participation citoyenne à Saint-Louis
Le lancement du collectif « Urgence climatique des 3 frontières »
Ils se sont fait connaître via Facebook à la fin de cet été. Ce samedi 7 septembre, à l'Atelier de Saint-Louis, de 9 h 30 à 11 h 30, un collectif de citoyens bien décidés à porter les mesures du Pacte pour la transition sur le territoire de Saint-Louis Agglomération, se présente et ouvre ses rangs.
 

 
Karin Gangloff (à gauche), Amina Tessier et Stefan Suter.
Ils ne se connaissaient pas il y a trois mois, mais se sont vite trouvé des points communs cet été. Même fibre environnementale et même volonté de passer à l'action sur un territoire partagé. Celui des Trois frontières. Stefan Suter est le premier à avoir dégainé : « Au printemps dernier, je suis allé voir Philippe Knibiely, adjoint à la Ville de Saint-Louis et délégué à l'environnement... et à l'Agenda 21. » L'élu entend sa proposition de s'investir localement et fait le lien avec Karin Gangloff, conseillère municipale à l'origine du mouvement ludovicien Nous voulons des coquelicots. Aujourd'hui, d'autres comme Amina Tessier, de Village-Neuf, ont rejoint le collectif baptisé depuis peu « Urgence climatique des 3 frontières ».
« Nous voulons influer sur les politiques »

Au début de cette semaine, le trinôme s'est réuni afin de préciser ses motivations et la ligne de conduite, déjà ébauchée, du collectif.

Si l'équipe de base n'en est qu'à ses balbutiements - le collectif s'est constitué sur Facebook le 29 août - au moins une priorité s'impose : « Nous voulons influer sur les politiques afin que l'agglomération devienne plus résiliente. » À quelques mois des élections municipales, leur démarche prend du sens quand ils soulignent leur souhait de rencontrer les candidats qui s'afficheront sur les différentes listes électorales. « Nous voulons faire pression ou plutôt, les inciter et les convaincre de travailler sur une dizaine de mesures du pacte. Leur faire profiter de cet outil pour réfléchir à leur programme », notent les militants. Ils envisagent d'ailleurs de réaliser un « suivi post-élections ». Pour l'heure, les 32 mesures du Pacte pour la transition leur apportent un solide socle national, les réflexions expertes d'une cinquantaine d'ONG. « Nous voulons maintenant réveiller la société civile par rapport aux dangers qui menacent le climat », lance Stefan Suter, déjà impliqué dans le mouvement écologiste Alternatiba.
« Il nous faut des relais dans chacune des communes de l'agglo »

Réveiller les consciences donc, mais aussi « mutualiser les moyens, rapprocher les associations et partager les informations et les ressources », relance Amina Teissier. Installée en Alsace depuis un an, elle a vécu et enseigné en Écosse et dernièrement à Copenhague. Elle souhaite maintenant travailler à la promotion de ce nouveau collectif sur l'ensemble des 40 communes de l'agglomération. Comme ses deux amis, elle voit d'un bon oeil un rapprochement avec les membres du mouvement Nous voulons des coquelicots que Karin Gangloff compte bien convaincre ce samedi 7 septembre à l'Atelier, à Saint-Louis. À bras ouverts pour accueillir toutes les bonnes volontés, les rallier aussi « car il nous faut des relais dans chacune des communes », afin de passer à l'étape suivante qui consistera à structurer le collectif pour mieux le faire avancer. Sur la base d'une gouvernance partagée, Karin Gangloff insiste sur des rencontres dédiées à l'information autant « qu'à la bienveillance et à l'écoute des autres ». Même « s'il faut faire vite car les six années à venir seront décisives pour aller vers une économie plus durable, une démocratie partagée et autres solutions envisageables avec les élus », reconnaît Stefan Suter. Pour le trio, « c'est le moment ! ».
Ghislaine MOUGEL SE RENSEIGNER Le collectif se présentera ce samedi 7 septembre, de 9 h 30 à 11 h 30, lors de la réunion du mouvement Nous voulons des coquelicots à l'Atelier (2, rue Georges-Gissy à Saint-Louis). Plus d'infos sur la page Facebook : Urgence climatique des 3 frontières.

SE RENSEIGNER Le collectif se présentera ce samedi 7 septembre, de 9 h 30 à 11 h 30, lors de la réunion du mouvement Nous voulons des coquelicots à l'Atelier (2, rue Georges-Gissy à Saint-Louis). Plus d'infos sur la page Facebook : Urgence climatique des 3 frontières.

 
 

 

Cités éducatives à Strasbourg et Mulhouse

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:02:25

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Éducation  
Cités éducatives à Strasbourg et Mulhouse
 

 
Dans la liste des 80 territoires labellisés Cités éducatives, un programme qui vise à « faire des quartiers défavorisés des lieux de réussite républicaine », liste dévoilée ce jeudi 5 septembre par le ministre de l'Éducation nationale, se trouvent deux territoires alsaciens. À Strasbourg, la Cité éducative englobe les quartiers Neuhof/Meinau et Elsau. À Mulhouse le programme bénéficiera au quartier Les-Coteaux. L'État accompagnera ces 80 territoires avec près de 100 millions d'euros sur trois ans et l'engagement de la communauté éducative. Le dispositif des Cités éducatives doit fédérer tous les acteurs des quartiers prioritaires de la politique de la ville, en améliorant notamment la fluidité entre les services de l'Éducation nationale et les collectivités territoriales.

 

 
 

 

Aux Coteaux, la plancha connectée, c'est le tube de l'été

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:07:52

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Aux Coteaux, la plancha connectée, c'est le tube de l'été
 

 
Les premiers invités habitant le quartier des Coteaux découvrent la toute nouvelle plancha connectée. Photo L'Alsace
Le journal L'Alsace avait lancé l'info le mois dernier en annonçant la mise en place de trois planchas « connectées » à Mulhouse, cet été. Une plancha futuriste aux allures de champignon géant ou de petite soucoupe volante, permettant de cuire les aliments via une application pour smartphone, a été inaugurée mercredi 4 septembre aux Coteaux, tout comme les deux autres installées derrière la Filature et dans le quartier Drouot.

Ce mercredi, à l'heure de midi, petite effervescence dans la plaine de Coteaux où les habitants et personnalités étaient invités sous le regard des objectifs et des caméras à tester cette petite merveille qui jette aux oubliettes les barbecues et autres systèmes de cuisson qui font le charme de l'été.
Viva la plancha

Comme le soulignait Cécile Sorin, adjointe au maire de Mulhouse chargée de la démocratie participative, « l'été arrivant, la problématique des barbecues sauvages est récurrente à Mulhouse depuis plusieurs années. Le projet de plancha connectée est issu de cette idée de répondre à un besoin de convivialité dans l'espace public avec un équipement pratique, accessible à tous et sécurisé ».

Alors, au feu les barbecues, et viva la plancha Cooxy électrique dont Gilles Annenkoff, président de l'association Les Tisserands d'EBN (Europe-Bassin-Nordfeld) a réalisé la démonstration du fonctionnement. Rappelons que l'intéressé n'est pas un inconnu dans la vie locale puisque c'est à son initiative qu'ont été installées deux placettes de compostage partagé afin de permettre aux habitants du quartier Europe-Bassin-Nordfeld de recycler leurs déchets verts et donc d'alléger leurs poubelles. Autant dire que le personnage est convaincu par ce type d'installation où sécurité et convivialité font bon ménage.
Grâce à une application téléchargeable

L'achat et la mise en place des trois planchas pour un montant de 29 997 EUR ont été financés par le budget travaux des conseils participatifs. Une subvention de 26 913 EUR du conseil départemental du Haut-Rhin permettra l'implantation de mobilier de pique-nique au printemps prochain.

Une installation accueillie avec enthousiasme par les habitants et les membres du conseil participatif Mulhouse West dont le président Bernard Green soulignait « la simplicité d'utilisation, la sécurité et la facilité d'entretien et une manière conviviale de se retrouver en famille ou entre amis ».

Cette plancha obéit pour son fonctionnement à une application téléchargeable gratuitement sur smartphone. Au diable donc le petit bois pas assez sec, l'allume feu défaillant et la grosse fumée qui vous parfume pour le reste de l'été. C'est simple à condition d'avoir un téléphone nouvelle génération, des amis ou de la famille, un petit rosé bien frais et quelques saucisses à griller. Bon appétit et viva la plancha.
Jean-Marie VALDER

 

 
 

Mulhouse Aménagement urbain Aire de jeux des berges de l'Ill : premières pelletées avant travaux

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:14:04

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Mulhouse Aménagement urbain
Mulhouse Aménagement urbain Aire de jeux des berges de l'Ill : premières pelletées avant travaux
Les travaux d'aménagement de la future aire de jeux des berges de l'Ill ont officiellement démarré samedi 31 août. Le nouvel équipement verra le jour à l'arrière des terrains du club de rugby de Mulhouse, sur une superficie de 5500 m². La livraison est prévue pour le printemps 2020.

 
Un aperçu de la future aire de jeux des berges de l'Ill à Mulhouse, qui devrait être opérationnelle au printemps 2020.
Une quarantaine d'élus et de badauds convergent vers l'arrière des terrains de rugby mulhousiens, sur la rive droite de l'Ill, à proximité du Cockrouri, ce samedi matin. L'endroit est bucolique, propice à la flânerie et à la détente. Des cartons blancs de tailles et de volumes différents ont été disposés çà et là par deux architectes, invitant le public à « jouer avec ces oeuvres ». Les notions de volume et d'espace sont également au coeur de la future aire de jeux des berges de l'Ill, qui réunit tout ce beau monde.

Cet équipement ludique, qu'il faut imaginer sur une superficie de 5500 m², pourra accueillir, d'ici le printemps 2020, 150 à 200 enfants. Il est vu par la Ville de Mulhouse comme une « opération emblématique ». « Il était réclamé par les familles qui nous ont longtemps signalé qu'il manquait une autre aire de jeux à Mulhouse en plus de celle du parc Steinbach », commente Catherine Rapp, l'adjointe au maire déléguée à l'urbanisme. La future aire de jeux s'inscrit aussi dans le cadre de Mulhouse Diagonales, projet urbain prévu sur sept sites à travers la ville et dont l'objectif est de « faire que la nature et l'eau soient visibles et accessibles à tous ».

Au vu du coût du projet (lire par ailleurs), la Ville a vu grand. Cette aire de jeux comportera 11 agrès - certains accessibles aux enfants porteurs de handicap -, une double tyrolienne de 30 mètres, un parcours à grimper, une cabane dans les arbres, une tour d'observation, un labyrinthe, un grand toboggan et deux toboggans en pied de butte, des balançoires et des jeux d'eau... « Elle sera tout en bois, avec des matériaux naturels. La nature y sera sublimée avec la plantation de nouveaux arbres », assure encore Catherine Rapp.
« 400 avis recueillis »

Le projet revêt une forte dimension citoyenne. Le marché d'aménagement a été confié à la société Pro Urba, spécialiste du mobilier urbain, qui a l'habitude de travailler avec les collectivités et qui a proposé un projet intégré à l'environnement, entièrement en bois, en tenant compte des avis des (futurs) usagers.

« Dans le cadre de ce marché public, nous avons demandé leur avis aux usagers. L'Agence de la participation citoyenne a organisé des consultations dans l'espace public et en ligne. Au total, 400 avis ont été recueillis », indique l'adjointe à la démocratie participative, Cécile Sornin. Les résultats de cette concertation citoyenne comptaient pour 22 points sur 100 dans la décision finale. Les Mulhousiens qui se sont exprimés ont relevé l'importance des fonctions ludiques de l'aire de jeux, son caractère emblématique, son originalité et son intégration dans le paysage.

Catherine Rapp, Cécile Sornin et la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, ont posé le premier poteau de l'aire même si, dans les faits, les travaux ne démarreront que fin octobre. C'est aussi en octobre que la municipalité saura si le jury du label Villes et villages fleuris lui accorde, ou non, une 4e fleur.
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Masevaux-Niederbruck Elections municipales : Maxime Beltzung part à la conquête de la mairie

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:12:44

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Masevaux-Niederbruck Elections municipales
Masevaux-Niederbruck Elections municipales : Maxime Beltzung part à la conquête de la mairie
Originaire de Masevaux, Maxime Beltzung, 29 ans, conduira aux municipales une liste intitulée « Une ambition commune ».

 
Maxime Beltzung conduira une liste à Masevaux lors des prochaines municipales.
Maxime Beltzung, 29 ans, est le fils du maire délégué de Mortzwiller, Christophe Beltzung. Mais lors des élections municipales de 2020, ce n'est pas le siège de son père qu'il briguera : c'est celui du maire de Masevaux-Niederbruck, Laurent Lerch.

Pourquoi ce choix ? « Je suis un enfant de Masevaux », explique-t-il. « Mes grands-parents y vivaient et mon grand-père maternel a même été adjoint au maire, j'y ai suivi ma scolarité, je suis entré à l'âge de 5 ans à l'école de musique, je suis impliqué dans le Festival d'orgue... Je suis très attaché à cette ville. »
Attaché parlementaire

Après des études de droit à l'Université de Haute-Alsace, Maxime Beltzung a débuté sa carrière professionnelle en tant que collaborateur au sein du cabinet du maire d'une ville de 11 000 habitants, chargé de mission dans le domaine de l'administration générale. Depuis cinq ans, il est l'attaché parlementaire du député de la 3e circonscription Jean-Luc Reitzer (LR), après avoir été celui de Michel Sordi. « J'ai une parfaite connaissance des institutions et des services de l'État, et le fonctionnement d'une mairie n'a pas de secret pour moi », explique-t-il.

S'il travaille au service d'un député LR, la liste qu'il prépare sera apolitique et intitulée « Une ambition commune » afin, précise-t-il, « de porter aujourd'hui un projet de territoire ambitieux pour Masevaux-Niederbruck tout en préservant les entités et les identités communes ».
« Demain se construit aujourd'hui »

Il regrette « un manque de pédagogie et de concertation lors de la création de la commune nouvelle qui n'a malheureusement pas permis aux deux communes de regarder dans la même direction ».

Ce qui a motivé sa candidature, c'est sa volonté de « proposer une alternative crédible et d'impulser une nouvelle dynamique à Masevaux-Niederbruck. Il faut sortir de l'immobilisme. Le rôle d'une municipalité n'est pas que de gérer les affaires courantes mais aussi d'anticiper et d'avoir une vision à long terme pour la ville. Demain se construit aujourd'hui. »

Pour cela, Maxime Beltzung « porte une liste, un projet et une méthode de travail ». Cette méthode consistera notamment dans le lancement d'une consultation citoyenne sur les besoins et les attentes des habitants afin de définir les priorités du projet. « Il faut recréer du lien et de la confiance entre la municipalité et la population, écouter, fédérer et rassembler. Nous proposerons tout avant le 15 mars pour pouvoir agir dès le lendemain de l'élection. »

Les grands axes de son projet seront le développement économique, commercial et touristique, le développement durable, le maintien des services publics, la lutte contre la désertification médicale et l'association des citoyens aux projets de la Ville.
Isabelle BOLLÈNE CONTACTER Mail : ambitioncommune68290. Tél. 06.36.05.81.84.

CONTACTER Mail : ambitioncommune68290. Tél. 06.36.05.81.84.

 
 

 

JURA ALSACIEN Conservatoire des sites alsaciens : Deux chantiers pour protéger la biodiversité

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:10:09

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JURA ALSACIEN  Conservatoire des sites alsaciens
JURA ALSACIEN Conservatoire des sites alsaciens : Deux chantiers pour protéger la biodiversité

 
Le Conservatoire des sites alsaciens lance un appel aux bonnes volontés pour participer à deux chantiers nature dans le Jura alsacien : le 7 septembre à Winkel et le 21 septembre à Ligsdorf.
Le Conservatoire des sites alsaciens (CSA) a pour vocation de préserver des parcelles de nature. « Des prairies maigres où s'épanouissent tout un cortège de fleurs que l'on ne voit plus ailleurs, avec des insectes volants et rampants, des prairies humides, des étangs encore sauvages, des vergers, refuge de nombreux oiseaux... », détaille Dominique Oesterlé, bénévole du CSA et animatrice du groupe local du Jura alsacien d'Alsace nature.
«La nature a besoin de nos bras»

Ce secteur du Sundgau « possède encore de petites zones précieuses, riches en espèces », ajoute cette porte-parole de la cause environnementale. « Leur habitat nécessite un entretien régulier, fauchage tardif, taille d'épineux trop envahissants... »

Envie de se retrousser les manches avec Dominique Oesterlé et ses comparses du CSA ? En cette fin d'été, deux chantiers sont prévus : le premier à Winkel, ce samedi 7 septembre, et le second à Ligsdorf, le 21 septembre. Venir avec une tenue adaptée et des gants : les outils seront fournis. « La nature a besoin de nos bras pour protéger la biodiversité, menacée de toutes parts ! », clame Dominique Oesterlé.
Chantiers du CSA samedi 7 septembre à Winkel et samedi 21 septembre à Ligsdorf (rendez-vous à 14 h à la mairie). Tél. 03 68 22 00 63

Chantiers du CSA samedi 7 septembre à Winkel et samedi 21 septembre à Ligsdorf (rendez-vous à 14 h à la mairie). Tél. 03 68 22 00 63

 
 

 

Quatre calvaires restaurés inaugurés

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:07:01

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Quatre calvaires restaurés inaugurés
 

 
 
Il s'agit du calvaire du cimetière, « Kirchhof Kriz », dédié à saint René et endommagé lors d'un orage, début août, avec le vent violent qui a brisé le grand saule qui est tombé sur le calvaire qui avait été restauré en mars dernier, anéantissant ainsi un investissement conséquent de plus de 10 000 EUR ; le calvaire du pont de la Lauch, « Làuichbruck Kriz », dédié à saint Michel ; le calvaire du Soleil, « Sunna Kriz », dédié à saint Pierre et saint Paul et le calvaire des escargots, « Schnackarain Keiz », dédié pour sa part à sainte Rogane.

À chaque fois, le travail comprenait le démontage, la taille à l'identique, le remontage, le nettoyage, la mise en valeur et l'aménagement périphérique en partenariat avec des professionnels.

Ce sera l'occasion, pour les visiteurs du jour, de découvrir ce patrimoine restauré et sauvé. Le rendez-vous est donné ce soir à 18 h 30 au cimetière de Merxheim, à partir duquel le public ira découvrir, à pied, les différents calvaires restaurés avec leur bénédiction et où il sera apporté toutes les précisions concernant les gros dégâts causés au calvaire « Kirchhof Kriz ».

Après la bénédiction du dernier calvaire, à la sortie du village, route de Réguisheim, débutera la partie officielle et, à l'issue de la cérémonie, sera partagé le verre de l'amitié. Pour soutenir l'association CCVPM dans ses projets à venir, des tartes flambées et une buvette seront proposés, sous chapiteaux, près du hangar, à côté du calvaire.

C'est grâce à la générosité des villageois, au soutien des donateurs, aux sponsors, aux annonceurs lors des manifestations, aux actions, aux ventes et, surtout, grâce au soutien du conseil départemental, que cette opération a été possible.
B.Ka.

 

 
 

Célébration de la Saint-Fiacre

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 05:45:33

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tradition  Le saint patron des jardiniers, horticulteurs et maraîchers
Célébration de la Saint-Fiacre
A l'occasion de la Saint-Fiacre, les horticulteurs, maraîchers et jardiniers de Colmar se sont retrouvés place des Dominicains à Colmar pour fêter, comme chaque année, le premier dimanche du mois de septembre, leur saint patron dans le cadre de la bénédiction des offrandes.
 

 
Bénédiction des offrandes, place des Dominicains
Présentés de manière artistique dans une impressionnante palette de couleurs, les arrangements de fleurs et de légumes ont fait l'admiration des passants et des touristes, qui n'ont pas manqué de prendre en photo ces magnifiques tableaux naturels.

Mots de bienvenue, remerciements, bénédictions, chants, prières et interlude musical se sont succédé devant les nombreux fidèles. Plusieurs élus ont honoré de leur présence cette manifestation, dont le maire Gilbert Meyer, accompagné d'une forte délégation d'adjoint(e) s et de conseillers municipaux. La conseillère régionale Claudine Ganter et la conseillère départementale Martine Dietrich étaient également présentes.

Cette célébration a été organisée conjointement par le président de la société d'horticulture Flora, Jean-Charles Zwickert, le président du syndicat des maraîchers Serge Hanauer, et par le président de l'association des jardins familiaux Daniel Cazanove. Elle a été rehaussée par les sonneries des trompes de chasse du Kastenwald, présidées par François Wencker et par la prestation de la chorale de la collégiale, dirigée par André Gindelsberger.

C'est en une longue procession, composée de brouettes, brancards et charrettes remplis des produits de la terre, que les participants ont rejoint la collégiale Saint-Martin afin d'assister à la grande messe célébrée par le père Christian Kamenisch, curé de la paroisse.

Au terme de l'office religieux, trois cents bouquets de fleurs ont été distribués au public sur le parvis par les membres de l'association Flora. Le cortège a ensuite rejoint le marché couvert, qui fêtait cette année son neuvième anniversaire, avec une aubade en chemin place de l'Ancienne-Douane. Après avoir exposé les assortiments de fleurs et de légumes près des halles, tous les acteurs de cette célébration se sont retrouvés pour la partie conviviale de cette journée.
J.-R. H.

 

 
 

 

Urschenheim Passation de commandement au CPI

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:25:03

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Urschenheim Passation de commandement au CPI
 

 
Le caporal Dimitri Sanchez sera nommé à la tête du CPI samedi.

Photo L'Alsace /Robert FURDERER

Chef de corps par intérim au CPI d'Urschenheim depuis le 1er janvier 2017, le caporal Dimitri Sanchez sera officiellement installé lors de la passation de commandement entre lui et l'adjudant-chef Pierre Vogel, atteint par la limite d'âge, samedi 7 septembre à 16 h, dans la cour de la mairie de Urschenheim.

En souhaitant suivre les traces de son meilleur copain Florian Finaud, JSP (jeune sapeur-pompier) à l'association de Fortschwihr et environs présidée par le commandant Bertrand Ley, Dimitri Sanchez, technicien hygiène et environnement chez Delpharm à Huningue, a rejoint le CPI local, en 2012. En 2013, il signe un double engagement au CIS (centre d'incendie et de secours) de Muntzenheim, ainsi qu'un troisième, en 2015, au CSP (centre de secours principal) de Colmar. Le CPI d'Urschenheim recense 16 sapeurs-pompiers volontaires, huit hommes du rang et huit sous-officiers. Avec son VPI (véhicule de première intervention de 3,5 tonnes), les sapeurs-pompiers assurent la protection des habitants d'Urschenheim.

Entouré depuis 2017 par son adjoint le caporal-chef Alain Stath, Dimitri Sanchez se dit « heureux de commander des hommes dévoués et sérieux ». Il se dit aussi « conscient d'avoir de nouvelles responsabilités sur ses épaules » avant de souligner : « Il ne reste plus qu'à travailler, pour que tout se passe bien au sein du CPI afin d'assurer un service de secours de qualité aux habitants ».
Robert FURDERER Y ALLER À 16 h : passation de commandement, promotions et remise de médailles ; 16 h 30 : discours des officiels ; 16 h 45 : vin d'honneur offert par la commune.

 

 
 

Dimanche 8 septembre, journée du patrimoine de l'autre côté du Rhin

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:07:38

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Allemagne
Dimanche 8 septembre, journée du patrimoine de l'autre côté du Rhin
 

 
L'Allemagne organise dimanche 8 septembre sa journée annuelle du patrimoine. Cette 25e édition, qui coïncide avec le centenaire de la fondation de l'école d'art du Bauhaus, met le projecteur sur les idées et les progrès techniques qui ont, au fil des siècles, bouleversé le monde des arts et de l'architecture.

Dans les trois États régionaux frontaliers du Grand Est, plusieurs dizaines de monuments, sites et bâtiments historiques ouvriront gratuitement leurs portes aux visiteurs, le plus souvent sous la forme de visites guidées avec ou sans inscription préalable. Le programme détaillé est consultable sur le site officiel dédié (www.tag-der-offenen-denkmals.de/besucher). Parmi les sites ouverts à proximité de la frontière française on trouve notamment la « cathédrale des ondes », comme on surnomme l'immense halle de béton et de verre (45x86 mètres) construite en 1956 pour abriter les installations techniques de l'émetteur hertzien d'Europe 1 à Überherrn-Berus en Sarre (visite de 14 h à 17 h).

À Seebach (Ortenau), près de la tour d'observation qui coiffe le sommet du Hornisgrinde, il sera pour l'occasion possible de découvrir de 10 h à 17 h le bunker ayant servi de poste de commandement aux forces françaises en Allemagne (1945 à 1999).

 

 
 

 

Colmar Mort d'un militant

Publié dans le panorama le Vendredi 06 septembre 2019 à 06:31:38

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Colmar Mort d'un militant
 

 
« C'était un personnage, un militant à l'audace extraordinaire. » L'ancien président de l'association Espoir Bernard Rodenstein se souvient avec émotion d'Ernest Lorenz, décédé le 29 août à l'âge de 69 ans suite à une maladie.

L'homme s'était notamment illustré lors de la lutte syndicale engagée contre le plan de licenciement de l'entreprise textile Crylor située rue des Bonnes-Gens à Colmar dans les années 70. « Syndicaliste (CGT) de choc, il a mené un combat magnifique, avec l'appui d'un de ses meilleurs amis, l'avocat Bernard Wemaere, pour sauver les emplois qui étaient menacés. »

À cette fin, Ernest Lorenz aurait, de l'avis de Bernard Rodenstein, fait preuve d'une énergie farouche et d'un « culot approprié à la situation ».

Conseiller municipal socialiste à Colmar de 1983 à 1989, il était également très engagé au service du logement social à la Confédération nationale du logement (CNL) de Colmar et environs, dont il fut le président. Il était notamment administrateur élu par les locataires à Pôle Habitat Colmar Centre Alsace.
V. B.