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La future CEA ravit déjà outre-Rhin

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:01:45

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La future CEA ravit déjà outre-Rhin
 

 
« L'après-Fessenheim offre des perspectives fantastiques pour l'axe Fribourg-Colmar ! », a entre autres déclaré Brigitte Klinkert. Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Voici plus de soixante ans que son grand-père Joseph Rey, ancien maire de Colmar, a initié l'événement. Ainsi est-ce un joli clin d'oeil de l'histoire que Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, ait été l'invitée d'honneur du forum franco-allemand des maires, organisé lundi après-midi à Breisach am Rhein (Bade-Wurtemberg), en présence de quelque 200 élus locaux des deux rives. En six décennies d'existence, le forum est toujours demeuré sous la double égide de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne... Mais l'invitation lancée par Dorothea Störr-Ritter, Landrätin du Landratsamt de Breisgau-HochSchwarzwald, s'explique aussi par la récente promulgation, côté français, de la loi instituant la future collectivité européenne d'Alsace (CEA).
« Mener à bien des projets communs »

C'est peu dire que la future collectivité intrigue côté allemand. Elle réjouit, également. Le retour d'une incarnation institutionnelle de l'Alsace suscite une forte attente : celle de retrouver un interlocuteur ancien, perdu à regret, et libéré - espère-t-on outre-Rhin -, des lourdeurs du jacobinisme hexagonal. « Ce qui nous préoccupe toujours, glisse ainsi Dorothea Störr-Ritter, c'est de savoir qui est notre interlocuteur de l'autre côté du Rhin - et ce n'est pas toujours facile de le comprendre... Aussi sommes-nous particulièrement intéressés d'apprendre comment cela va désormais se passer, en Alsace. »

Cela tombe bien, Brigitte Klinkert brûle de présenter la CEA à ses hôtes allemands - et ce, dans leur propre langue : « En 2015, François Hollande a rayé la région Alsace d'un trait de plume. Nous avons depuis lors fait pression à Paris, où nous avons négocié pendant un an et demi. La CEA permet la renaissance institutionnelle de l'Alsace sous une forme conçue sur-mesure. » La voici qui détaille les compétences nouvelles de la future collectivité : promotion du bilinguisme, coopération transfrontalière, organisation des transports, tourisme, etc. « Notre souhait est que la CEA nous aide à mener à bien des projets communs. » La partie allemande boit du petit-lait.
Post-Fessenheim : « Nous sommes sur la bonne voie »

Brigitte Klinkert en arrive au dossier Fessenheim, « un sujet souvent litigieux entre la France et l'Allemagne, je le sais, mais nous sommes sur la bonne voie » : « Dès l'an prochain, quand l'arrêt de la centrale sera effectif, nous voulons entreprendre de créer un parc d'activités près de Fessenheim, avec nos partenaires allemands. Ce sera un projet ambitieux, situé au coeur de l'Europe, bénéfique à la France comme à l'Allemagne. Nous avons la volonté d'y fonder une société d'économie mixte franco-allemande, en relation avec le port de Colmar, juste à côté du Rhin. Cela signifiera bien sûr l'instauration de règles communes, et spécifiques, en matière fiscale, ce à quoi le traité d'Aix-la-Chapelle nous aidera, car il permet justement une telle flexibilité légale. Sur le plan énergétique, le gouvernement français a par ailleurs lancé un appel d'offres pour l'installation de systèmes photovoltaïques dans le département du Haut-Rhin, et nous nous battons également pour que le secteur de Fessenheim accueille un jour une centrale à hydrogène. Notre but est en effet de faire du Haut-Rhin le premier département à n'être alimenté que par des énergies renouvelables. Vraiment, l'après-Fessenheim offre des perspectives fantastiques pour l'axe Fribourg-Colmar ! »

Signe, sans doute, que cette présentation a comblé d'aise l'assistance, la séquence dévolue aux questions de la salle a ensuite tourné court - mais les applaudissements n'en ont été que plus nourris.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

EDITORIAL : La galaxie des urgences

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:57:22

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EDITORIAl : La galaxie des urgences
 

 
de Didier Rose

Médecin elle-même, la ministre de la Santé saurait comment qualifier, en toute honnêteté, les nouvelles mesures envisagées pour les urgences. Ce n'est pas un traitement d'attaque, d'avance trop cher en période d'hémorragies budgétaires. Ni une thérapie de fond : l'épidémie de grèves impose des actes.

Agnès Buzyn n'a d'autre choix alors que de recourir à des protocoles de soulagement, en attendant mieux. Cela ne veut pas dire qu'elle serait hors sujet. Trouver des circuits alternatifs pour les seniors ou éviter que les urgences soient de simples sas vers l'hospitalisation, c'est du bon sens.

Ces plans, qui paraissent de saine gestion des moyens hospitaliers, ne seront pourtant pas un remède suffisant.

Démultiplier au fil des crises les ressources des urgences est une fuite en avant. Rien de plus que la préparation d'autres engorgements à venir. Le système de soins a transformé les services d'urgences en officines de proximité quand les cabinets de ville sont fermés ou saturés, en guichets de santé où l'on vient de son propre chef avec sa carte Vitale - voire sans.

Pour maîtriser cette marée montante, la ministre n'a pour vrai recours que d'imaginer, enfin, des lieux de prise en charge des patients « pressants ». Autrement dit ceux qui ne peuvent attendre de rendez-vous, sans être dans l'urgence vitale.

Évidemment, il ne sera pas populaire d'aiguiller des malades, par téléphone, vers des structures moins médicalisées, ou allongeant le parcours vers une radio et un acte de biologie.

Mais les urgentistes ne sont plus à même de traiter la totalité des pathologies relevant des codex. Le plus dur reste à faire : résorber ce trou noir de la galaxie médicale qui précède la porte des hôpitaux. En rompant avec des usages commodes même pour les médecins libéraux, comme l'accès à l'envi aux urgences, la ministre sera accusée de casser un modèle.

Il ne s'agit que de le sauver.

 

 
 

 

Buzyn au chevet des urgences

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:43:42

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Social Hôpitaux
Buzyn au chevet des urgences
En visite lundi au CHU de Poitiers, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé une première salve de mesures pour « améliorer la situation » des services d'urgences.
 

 
Agnès Buzyn recevra
« Admission directe » pour les personnes âgées et « vidéo-assistance » dans tous les Samu : la ministre de la Santé Agnès Buzyn a dévoilé lundi soir une première salve de mesures pour « améliorer la situation » de services d'urgence « en surchauffe », en attendant une deuxième série d'annonces la semaine prochaine : « On a besoin de trouver une solution de fond, pas juste de soigner le symptôme, cette fièvre ressentie au niveau de l'activité des urgences », a-t-elle déclaré lors d'une visite au CHU de Poitiers.
« Des mesuresqui fonctionnent »

En déplacement dans cet établissement qui a « fait preuve d'inventivité » pour « lever un peu les tensions », la ministre a annoncé une batterie de « mesures qui fonctionnent, qui sont consensuelles (et) remontées du terrain » dans le cadre de la mission confiée en juin au chef du Samu de Paris, Pierre Carli, et au député (LaREM) de Charente Thomas Mesnier.

Pour « réduire au maximum les passages des personnes âgées » aux urgences, elle entend ainsi généraliser « des filières d'admission directe », promettant à la clé « une incitation financière, une forme de bonus aux hôpitaux qui (les) mettront en place ». La ministre souhaite également développer « une vidéo-assistance entre les Ehpad et le Samu », pour éviter des hospitalisations en cas de « pathologies bénignes ». Elle entend par ailleurs s'appuyer sur les médecins libéraux : les Samu seront autorisés à envoyer une ambulance vers un cabinet de ville ou une maison de santé, où pourront être réalisés une consultation et certains examens médicaux sans avance de frais, pour que les patients y « trouvent le même avantage qu'à aller aux urgences ».

Les personnels paramédicaux des urgences auront en outre le droit de « faire des gestes qu'ils ne peuvent pas faire aujourd'hui », comme « prescrire de la radiologie (ou) faire des sutures », ce qui leur permettra de toucher une « prime de coopération » de 80 euros net par mois.
D'autres annonces la semaine prochaine

À plus long terme, le nouveau métier d'infirmier de pratique avancée, avec des compétences élargies, sera étendu à la spécialité « urgences », avec de premières formations à partir de l'automne 2020, et de premiers soignants diplômés en 2022.

D'autres annonces suivront la semaine prochaine, a averti Mme Buzyn, qui recevra le 9 septembre « tous les acteurs du secteur », des syndicats et fédérations hospitalières aux représentants des médecins libéraux et du collectif Inter-Urgences.

Sans attendre, plusieurs organisations de médecins hospitaliers ou urgentistes ont toutefois décidé lundi de « rejoindre la mobilisation portée par le collectif » et de participer à son assemblée générale le 10 septembre à Saint-Denis. Depuis bientôt six mois, un mouvement de grève inédit s'est étendu à près de la moitié des services d'urgences du secteur public - 233 selon le collectif Inter-Urgences qui en est à l'origine, 195 selon le ministère de la Santé.

 

 
 

 

Féminicides : les premières mesures du gouvernement

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:43:15

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Société Discriminations
Féminicides : les premières mesures du gouvernement
Le Grenelle des violences conjugales s'est ouvert ce mardi sur de premières annonces de la part du Premier ministre, Édouard Philippe.
 

 
Le Premier ministre Édouard Philippe entouré de Marlène Schiappa (Égalité femmes-hommes), Christophe Castaner (Intérieur), mardi,à Matignon.
Avant de donner le coup d'envoi du Grenelle contre les violences conjugales qui, durant trois mois, va réunir familles, experts et ministères autour d'une table, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, ce mardi, plusieurs « mesures d'urgences » pour lutter contre ce fléau ayant fait au moins 101 femmes victimes depuis janvier. Cette première série de mesures sera complétée le 25 novembre, à la fin du Grenelle, par de nouvelles politiques publiques sur lesquelles les participants auront planché depuis début septembre.

Voilà les premières mesures annoncées par l'exécutif.
Hébergement

Quelque 1 000 nouvelles places d'hébergement et de logement temporaire vont être créées à partir de 2020, pour un montant de 5 millions d'euros.

L'accès à la garantie Visale, qui fait office de garant pour les femmes souhaitant trouver un nouveau logement, leur sera possible. Enfin, une plateforme de géolocalisation sera lancée le 25 novembre pour permettre aux forces de l'ordre et aux associations d'identifier en temps réel les lieux où des places d'hébergement sont vacantes.
Protection

Le bracelet d'éloignement, destiné au conjoint violent, devrait être mis en place « dans l'année », a annoncé Édouard Philippe. « Dès qu'un rapprochement illicite est constaté, les forces de l'ordre sont alertées pour réagir », a-t-il expliqué. Le texte, qui permettra de poser ce dispositif en cas de condamnation mais aussi avant, devrait être présenté à l'automne.
Dépôt de plainte

« Quand une femme a le courage de porter plainte, l'accueil que lui réserve le commissariat ou la gendarmerie doit être irréprochable », a demandé Édouard Philippe, en réponse à des défaillances largement pointées du doigt par les associations. Ainsi va être lancé « dès cette semaine » l'audit de 400 commissariats et gendarmeries pour « identifier les dysfonctionnements et les corriger ». Pour tenter de gommer les disparités géographiques, réduire les mains courantes et encourager le dépôt de plainte, les forces de l'ordre devront, dès le 25 novembre, suivre une grille d'évaluation du danger. La possibilité de déposer plainte depuis l'hôpital sera généralisée. Des « procureurs référents spécialisés » seront identifiés et des « chambres d'urgence » vont être expérimentées pour que les dossiers soient traités en quinze jours.
Enfants

« Il m'est arrivé d'entendre cette acception qu'"un conjoint violent n'est pas forcément un mauvais père". Mais on conviendra qu'un père qui ne respecte ni la mère de ses enfants, ni la loi, assume au moins imparfaitement les fondamentaux que la société peut attendre d'un père », a commenté Édouard Philippe. Le Premier ministre a annoncé la possibilité de suspendre ou d'aménager plus facilement l'exercice de l'autorité parentale, plus « flexible » qu'un retrait pur et simple. L'autorité parentale sera, par ailleurs, suspendue de plein droit en cas de féminicide, « dès la phase d'enquête ou d'instruction ».
Les associations « déçues »

Les associations, qui demandaient un « plan Marshall » et au moins 500 millions d'euros de budget sont ressorties un peu déçues du discours du Premier ministre. « Il nous reste plusieurs semaines pour les convaincre qu'il faut faire plus et plus vite », a tenté de positiver Anne-Cécile Mailfert. Elle a néanmoins salué les mesures prises sur l'autorité parentale et les magistrats référents : « C'est quasiment toutes les mesures d'urgence qu'on avait demandées. Sur ce coup, on sent un vrai engagement ».

« On est venues, on a vu, on est très déçues » a, pour sa part, lancé Caroline De Haas, du collectif #NousToutes. « Aujourd'hui, quasiment aucun moyen n'est mis sur la table. Le Premier ministre balaye la question d'un revers de main comme si elle n'était pas centrale. On ne peut pas éduquer l'ensemble des enfants de ce pays à la non-violence, créer le nombre d'hébergements spécialisés nécessaires, former l'ensemble des professionnels sans moyens. »
Florence TRICOIRE

 

 
 

 

Près de 2000 femmes victimes en six mois

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:18:27

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Près de 2000 femmes victimes en six mois
 

 
Action symbolique ce mardi soir place de la Réunion à Mulhouse. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Le Grenelle sur les violences conjugales entend apporter des réponses aux victimes. En Alsace, la préfecture du Bas-Rhin a réuni les chiffres de la police et de la gendarmerie pour les deux départements qui font froid dans le dos : 1919 femmes ont été victimes de violences conjugales entre les mois de janvier et juillet 2019.

Pour 2018, de janvier à juillet, elles étaient 1184 dans le Bas-Rhin, 698 dans le Haut-Rhin, soit 1882. Sur l'ensemble de l'année, elles étaient 3215. Il y a une légère augmentation les six premiers mois de 2019, le nombre de faits reste, lui, considérable. Ces données ne concernent que les femmes. Elles sont victimes de 85 % de l'ensemble des faits de violences au sein du couple.
Jusqu'à l'homicide

Ces données sont aussi en dessous de la réalité : comment prendre en compte (et aider) celles qui se taisent ? Un chiffre national, pour 2017, fait état de 219 000 femmes victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint. Il est basé sur une enquête Insee. Moins d'une victime sur cinq déclare avoir déposé plainte.

En parallèle, cet autre chiffre, toujours pour 2017 : 112 000 victimes de violences commises par leurs partenaires ont été enregistrées par les services de police et de gendarmerie, d'après le ministère de l'Intérieur. 96 % des 17 600 auteurs condamnés sont des hommes. L'Observatoire national des violences faites aux femmes, qui a compilé ces chiffres, précise que les violences au sein du couple se traduisent « par des agressions physiques, sexuelles, psychologiques, verbales et économiques », que ces agressions, « récurrentes », sont souvent « cumulatives », qu'elles « s'intensifient et s'accélèrent avec le temps, pouvant aller jusqu'à l'homicide ».

Il y a aussi ce chiffre répété, et qui va en augmentant : une femme meurt en France tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou de son ex. Cette donnée montre, là aussi, qu'il est difficile de quantifier les féminicides, le terme, pour l'heure, n'ayant pas de réalité pénale.
En mémoire de Laetitia, Sandra, Céline

Pour l'Alsace, en 2018, d'après une recension nationale, une femme est morte dans le Haut-Rhin, zéro dans le Bas-Rhin. Le meurtre de Lætitia Schmitt, en juin 2018 à Schweighouse-sur-Moder, a donc été oublié... La jeune femme disposait pourtant d'un téléphone grave danger.

En avril 2019, Sandra Baumann a été assassinée à Strasbourg. En juillet, le corps de Céline Tanzi, marginale de 41 ans, a été découvert dans un champ à Ostwald. L'homme qui a avoué le meurtre mercredi dernier a été mis en examen pour homicide volontaire par conjoint ou ex-conjoint. Le 29 juillet, une femme de 35 ans est morte étranglée par son compagnon à Morschwiller-le-Bas.

Tous les faits n'ont pas encore été comptabilisés en août, mais on retiendra le cas de cette Mulhousienne de 27 ans, frappée de dix coups de couteau par son compagnon le 27 août dernier. Elle a survécu...
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

En sept mois, 2000 femmes victimes de violences conjugales

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:47:00

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société  
En sept mois, 2000 femmes victimes de violences conjugales
Entre janvier et juillet 2019, 1 146 femmes dans le Bas-Rhin et 773 dans le Haut-Rhin ont été victimes de violences conjugales. La réalité est plus dramatique encore : toutes ne se font pas connaître des services de police et de gendarmerie.
 

 
Deux manifestations se sont déroulées mardi à Mulhouse pour dire «non» aux violences envers les femmes.
Le Grenelle sur les violences conjugales entend apporter des réponses aux victimes. En Alsace, la préfecture du Bas-Rhin a réuni les chiffres de la police et de la gendarmerie pour les deux départements qui font froid dans le dos : 1919 femmes ont été victimes de violences conjugales entre les mois de janvier et juillet 2019.
Jusqu'à l'homicide

Pour 2018, de janvier à juillet, elles étaient 1184 dans le Bas-Rhin, 698 dans le Haut-Rhin, soit 1882. Sur l'ensemble de l'année, elles étaient 3215.

Il y a une légère augmentation les six premiers mois de 2019, le nombre de faits reste, lui, considérable. Ces données ne concernent que les femmes, elles sont victimes de 85% de l'ensemble des faits de violences au sein du couple.

Ces données sont aussi en dessous de la réalité : comment prendre en compte (et aider) celles qui se taisent ? Un chiffre national, pour 2017, fait état de 219 000 femmes victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint. Il est basé sur une enquête INSEE. Moins d'une victime sur 5 déclare avoir déposé plainte. En parallèle, cet autre chiffre, toujours pour 2017 : 112 000 victimes de violences commises par leurs partenaires ont été enregistrées par les services de police et de gendarmerie, d'après le ministère de l'Intérieur. 96% des 17 600 auteurs condamnés sont des hommes. L'Observatoire national des violences faites aux femmes, qui a compilé ces chiffres, précise que les violences au sein du couple se traduisent « par des agressions physiques, sexuelles, psychologiques, verbales et économiques », que ces agressions, « récurrentes », sont souvent « cumulatives », qu'elles « s'intensifient et s'accélèrent avec le temps, pouvant aller jusqu'à l'homicide ».

Il y a aussi ce chiffre répété -et qui va en augmentant : une femme meurt en France tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou de son ex. Cette donnée montre, là aussi, qu'il est difficile de quantifier les féminicides, le terme, pour l'heure, n'ayant pas de réalité pénale.
En mémoire de Laetitia, Sandra, Céline

Pour l'Alsace, en 2018, d'après une recension nationale, une femme est morte dans le Haut-Rhin, zéro dans le Bas-Rhin. Le meurtre de Lætitia Schmitt, en juin 2018 à Schweighouse-sur-Moder, a donc été oublié... La jeune femme disposait pourtant d'un téléphone grave danger.

Au mois d'avril 2019, Sandra Baumann, a été assassinée à Strasbourg. Une marche avait été organisée en sa mémoire. Au mois de juillet, le corps de Céline Tanzi, marginale de 41 ans, a été découvert à Ostwald dans un champ. L'homme qui a avoué le meurtre mercredi dernier a été mis en examen pour homicide volontaire par conjoint ou ex-conjoint.

Le même jour, une Mulhousienne de 27 ans, frappée de dix coups de couteau par son compagnon, a failli succomber à ses blessures. Le 29 juillet dernier, une jeune femme décédait, étranglée par son compagnon à Morschwiller-le-Bas.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

Les gilets jaunes de l'Est font leur rentrée dimanche

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:48:04

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Dannemarie
Les gilets jaunes de l'Est font leur rentrée dimanche
La commune du Sundgau doit accueillir dimanche une grande assemblée de gilets jaunes venus du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté. Objectifs : relancer le mouvement et ses revendications, mais aussi préparer les prochaines manifestations.
 

 
Après avoir démonté leur « Mobil'Jaune » de Carspach au début de l'été, les gilets jaunes du Sundgau reprennent du service à Dannemarie, où ils ont aussi prévu d'installer un nouveau QG.
Le jaune fluo devrait revenir en force pour ce premier dimanche de septembre, à Dannemarie, dans le Sundgau. Tout au long de la journée, la salle polyvalente doit en effet accueillir « l'assemblée des gilets jaunes de l'Est ». Un événement largement relayé sur les réseaux sociaux qui devrait attirer « au moins 150 personnes », annonce Chris, un habitant du village de Heimersdorf actif depuis le tout début du mouvement, le 17 novembre dernier. D'autres parlent déjà de 300 à 400 gilets jaunes prêts à assister à cette AG de rentrée. Dimanche, on attend en tout cas des participants de toute l'Alsace, comme de Champagne-Ardenne et Lorraine ou de Bourgogne-Franche-Comté. Au menu de cette journée « ouverte à tous les citoyens », des temps de paroles et d'échanges, des travaux en groupes et des votes. « L'idée, c'est déjà de se mettre d'accord sur un calendrier de manifestations à l'échelle de l'Est. Mais aussi de se recentrer sur nos revendications », explique Chris, qui espère voir le mouvement reprendre de plus belle en cette rentrée.

Après avoir démonté leur « Mobil'Jaune » de Carspach au début de l'été, les gilets jaunes du Sundgau vont d'ailleurs reprendre du service à Dannemarie, où ils ont prévu d'installer un nouveau QG sur le parking de l'ancienne usine Peugeot Scooters. Le tout avec l'accord plus ou moins explicite du maire, Paul Mumbach, qui ne se dit « pas hostile » au mouvement. Plusieurs rassemblements ont déjà eu lieu devant la friche industrielle qui borde la très fréquentée RD419. « On veut non seulement être visible, mais être aussi un point d'informations et d'échanges entre citoyens, comme c'était le cas à Carspach », souligne Chris. « Le mouvement n'est pas mort, il a traversé une période de creux mais aujourd'hui il se structure. » Dimanche, les gilets jaunes de l'Est pourraient aussi profiter de cette assemblée pour aller à la rencontre des badauds à la fête des rues de Dannemarie.
Vivian MILLET

La commune de Dannemarie, dans le Sundgau, doit accueillir ce dimanche une grande assemblée de gilets jaunes venus du Grand Est et de Bourgogne - Franche-Comté. Objectifs : relancer le mouvement et ses revendications, mais aussi préparer les prochaines manifestations. « L'assemblée des gilets jaunes de l'Est » se tiendra tout au long de la journée, à la salle polyvalente. Un événement largement relayé sur les réseaux sociaux et qui devrait attirer « au moins 150 personnes ». Des participants de toute l'Alsace, de Champagne-Ardenne, de Lorraine, de Bourgogne et de Franche-Comté seront présents lors d'une manifestation qui se veut « ouverte à tous les citoyens ». « L'idée, c'est déjà de se mettre d'accord sur un calendrier de manifestations à l'échelle de l'Est », explique l'un des porte-parole.

Le jaune fluo devrait revenir en force pour ce premier dimanche de septembre, à Dannemarie, dans le Sundgau. Tout au long de la journée, la salle polyvalente doit en effet accueillir « l'assemblée des gilets jaunes de l'Est ». Un événement largement relayé sur les réseaux sociaux qui devrait attirer « au moins 150 personnes », annonce Chris, un habitant du village de Heimersdorf actif depuis le tout début du mouvement, le 17 novembre dernier. D'autres parlent déjà de 300 à 400 gilets jaunes prêts à assister à cette AG de rentrée. Dimanche, on attend en tout cas des participants de toute l'Alsace, comme de Champagne-Ardenne et Lorraine ou de Bourgogne-Franche-Comté. Au menu de cette journée « ouverte à tous les citoyens », des temps de paroles et d'échanges, des travaux en groupes et des votes. « L'idée, c'est déjà de se mettre d'accord sur un calendrier de manifestations à l'échelle de l'Est. Mais aussi de se recentrer sur nos revendications », explique Chris, qui espère voir le mouvement reprendre de plus belle en cette rentrée.

Après avoir démonté leur « Mobil'Jaune » de Carspach au début de l'été, les gilets jaunes du Sundgau vont d'ailleurs reprendre du service à Dannemarie, où ils ont prévu d'installer un nouveau QG sur le parking de l'ancienne usine Peugeot Scooters. Le tout avec l'accord plus ou moins explicite du maire, Paul Mumbach, qui ne se dit « pas hostile » au mouvement. Plusieurs rassemblements ont déjà eu lieu devant la friche industrielle qui borde la très fréquentée RD419. « On veut non seulement être visible, mais être aussi un point d'informations et d'échanges entre citoyens, comme c'était le cas à Carspach », souligne Chris. « Le mouvement n'est pas mort, il a traversé une période de creux mais aujourd'hui il se structure. » Dimanche, les gilets jaunes de l'Est pourraient aussi profiter de cette assemblée pour aller à la rencontre des badauds à la fête des rues de Dannemarie.
Vivian MILLET

 

 
 

 

240 poules pondeuses sauvées de l'abattoir

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:13:30

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240 poules pondeuses sauvées de l'abattoir
 

 
Élisabeth et ses trois enfants ont adopté leur quatrième poule du foyer grâce à Happy Earth Now. Le gallinacé se nomme « Spaghetti ». Photo L'Alsace /Dom POIRIER
« Pensez à leur donner à boire en arrivant chez vous, car elles sont parties très tôt ce matin », conseille Guillaume Corpard, président de l'association Happy Earth Now, qui en est à sa troisième opération du genre en deux ans d'existence. « Ce sont des poules pondeuses bio de 18 mois. Mais nous n'en avons sauvées qu'une petite partie », s'incline-t-il.
20 centimes à deux euros pièce

Ces poules n'intéressent plus l'industrie agroalimentaire, comme pondeuse en tout cas. Leur rythme de ponte est moindre et la coquille des oeufs plus fragile complique le transport et la mise en rayons. Alors les abattoirs les rachètent, de 20 à 40 centimes pièce. « Les particuliers peuvent les acheter autour de 2 EUR en vente directe. Nous nous refusons à les acheter car cela créerait une plus-value qui va à l'encontre de notre éthique », complète Hélène Almassini, membre de l'association. En Alsace, un seul éleveur accepte de leur donner une partie de ses poules réformées.

Cette famille venue de la vallée de Munster n'en est pas à sa première opération. Sur les 240 poules, elle en prendra 60. « Ce n'est pas seulement pour nous, rassure l'éleveur de chevaux. En tout cas, elles sont très belles ! Là elles sont bio, mais on en a déjà eu aux becs coupés. Alors il faut leur précuire les légumes avant de leur donner à manger. »

Les poules sont offertes par Happy Earth Now, mais l'association rappelle qu'une action telle que celle-ci prend du temps et leur coûte en moyenne 150 EUR. Ainsi, les nouveaux adoptants ont versé entre 2 et 20 EUR par poule, sous forme de don.
Anti-tiques bio

Élisabeth vit à la campagne. Elle possède déjà trois poules. « J'ai fait la bêtise d'acheter la première dans une animalerie. Elle était débecquée. Spaghett i sera notre quatrième poule. C'est intéressant pour les enfants d'avoir des animaux à la maison. » La petite famille possède un composteur, les poules n'ont donc pas l'utilité de débarrasser des biodéchets. Bien sûr, ils profiteront des oeufs frais, mais la maman compte surtout sur les poules pour se débarrasser des tiques, nombreux dans son secteur. « Et des guêpes aussi ! », ajoute sa voisine.

Animaux, humain, planète, tout est lié selon Happy Earth Now. Ses actions se veulent pédagogiques. Ici, il n'est pas question de bousculer les consommateurs, mais de leur faire comprendre que protéger l'environnement, c'est protéger toutes les espèces animales.
Dom POIRIER SURFER www.happy-earth-now.com

 

 
 

En Alsace, un hectare de vignes sur cinq est bio

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:48:56

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Viticulture Traenheim
En Alsace, un hectare de vignes sur cinq est bio
Soucieuse de l'environnement, et en phase avec la demande du consommateur, la viticulture biologique gagne des arpents en Alsace. Ses vignerons présenteront leurs vins et leurs pratiques au grand public et aux professionnels samedi 7 septembre à Traenheim.
 

 
Jean-Jacques Muller, Bruno Schloegel et Luc Anstotz, dans une parcelle en conversion bio au-dessus de Traenheim.
Avec 3 016 hectares dont 55 en conversion, la viticulture biologique alsacienne représente près de 20 % des surfaces du vignoble (19,2 %). « Aujourd'hui un hectare de vignes sur 5 est bio en Alsace ». Mais l'Alsace n'est pas le vignoble le plus vert de France. Il est devancé par le Languedoc-Roussillon. En région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, la petite appellation Baux-de-Provence (300 ha), bio à 90 %, vise les 100 %.

« La viticulture bio recommence à décoller après avoir stagné pendant 5 ans », constate Bruno Schloegel vigneron bio à Wolxheim, commune où 60 % des viticulteurs sont sur ce créneau. L'essor d'une consommation responsable, et la sanction d'un marché de plus en plus demandeur de la feuille verte (le logo de la certification bio NDLR), sont autant de stimulants selon lui.
Plus facile de faire du bio en Alsace

Le bio a le vent en poupe, et les 359 vignerons alsaciens (55 en conversion) qui ont choisi ce mode de production sans chimie de synthèse avec moins d'intrants à la cave, surfent sur cette dynamique. Le cuivre et le soufre sont autorisés, mais à petites doses.

Vigneron bio à Traenheim où 8 familles de vignerons sur 17 le sont, Jean-Jacques Muller a utilisé 300 grammes de cuivre par ha cette année. « Ce n'est rien », dit-il, avec des arguments pro domo. « Faire du bio en Alsace, c'est facile par rapport à la façade Atlantique ou la Bourgogne. On a des vignes hautes et le climat qui convient ».

Sur un hectare, il s'est même passé de cuivre qu'il a remplacé par l'ortie, la reine-des-prés, ces plantes qui font du bien à la vigne que les visiteurs pourront découvrir samedi avec Corinne Diemunsch, productrice à Balbronn (lire ci-dessous).

Si elle a de nombreux atouts (sociaux, sociétaux, sanitaires), la viticulture verte veut amplifier l'effort pour favoriser la vie des sols, la biodiversité : moins faucher, replanter des haies, des arbres fruitiers dans les vignes... La thématique sera mise en avant lors du rendez-vous des vignerons bio de samedi à travers des balades et des ateliers.
Une irrésistible augmentation des surfaces ?

Bruno Schloegel estime que dans les 5 ans, l'Alsace atteindra sans doute les 50 % des surfaces en bio. La certification va devenir « la norme minimum » pour les vins d'Alsace de terroir, prédit-il. Un moyen de valorisation aussi. Il y a, fait-il valoir, de « puissants encouragements nationaux : » c'est le guide de l'agroécologie de l'INAO, la loi Egalim pour l'équilibre des relations commerciales agricoles et une alimentation saine et durable.

L'OPABA, l'Organisation professionnelle de l'agriculture bio en Grand Est, dit-il, a du pain sur la planche pour informer, former et accompagner les nouveaux convertis. Mais son optimisme bute sur les réalités économiques. La cave de Traenheim a 10 % de sa production en bio. Et aujourd'hui, doit reconnaître son directeur, elle « freine » les conversions chez ses viticulteurs, faute d'avoir déjà les marchés.
I.N.

 

 
 

 

France 3 Valoriser l'information de proximité

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:20:20

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France 3 Valoriser l'information de proximité
 

 
France 3 Grand Est regroupe les équipes d'Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne. Photo DNA /Laurent RéA
Le réseau régional auquel appartient France 3 Grand Est (Alsace/Lorraine/Champagne-Ardenne) « fait notre force » et « nous permet de répondre à la demande d'information de proximité », explique Jean-Marc Dubois, directeur régional depuis novembre. Des rapprochements avec France Bleu (radio) sont en cours de discussion et pourraient aboutir dès 2020 à une matinale France 3/France Bleu, annonce-t-il. Et de poursuivre : France 3 Grand Est, ce sont trois antennes avec des éditions propres, mais une visée commune.
« Gérer notre présencesur les réseaux sociaux »

L'objectif affiché pour cette nouvelle saison sera aussi de « gérer notre présence sur les réseaux sociaux » au plus près du public. L'idée est d'élargir et de densifier la présence régionale dans les tranches horaires qui entourent les journaux télévisés. Il s'agit, pour le directeur régional, de mettre en avant la proximité avec « plus de direct, plus de local, plus de terrain », avec des journaux de midi et du soir allongés d'une dizaine de minutes, des décryptages réguliers y compris de l'information locale, un renforcement des équipes actives dans le numérique. Les visites sur les sites de France 3 se multiplient, explique Jean-Marc Dubois, elles font maintenant « partie de notre évolution ».

Joël Barcy, rédacteur en chef de France 3 Alsace, a indiqué que les journaux télévisés démarreront dès 11 h 50, au lieu de midi, et vont offrir un regard tout à la fois sur le Grand Est et les leaders alsaciens, mais aussi les territoires de proximité, quartiers ou villages. « Nous avons 700 kilomètres de frontières communes avec l'Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique. » Des comparaisons seront ainsi proposées aux téléspectateurs, insiste-t-il. De nouvelles propositions sont de même fin prêtes, ainsi Des lieux, des histoires. Carte blanche sera là donnée aux journalistes pour explorer quartiers, villages, lieux insolites ou coutumes. Il s'agira « d'aller là où on ne va pas actuellement ». Parcourir les communes, découvrir ce qu'il s'y passe, tel est le mot d'ordre.

Le soir, le rendez-vous avec l'actualité se fera à 18 h 50. Il s'agira de faire pont entre le numérique et la télévision, dit encore M. Barcy, mais aussi « d'aller au-delà du factuel », pour éclairer, comprendre, approfondir. Rund'um reviendra quotidiennement pour ouvrir la tranche d'information vespérale.

On y découvrira notamment Frach oder frech (deux manières de prononcer en alsacien le mot effronté), « portrait décapant d'une personnalité singulière du territoire », qu'on pourra aussi retrouver sur les réseaux sociaux.

Un stammtisch réunira, autour d'Hervé Aeschbacher (en matinée du lundi au vendredi à 10 h 45) des chroniqueurs, des experts et des comédiens : au programme, faits de société ou thèmes de la vie quotidienne, en collaboration avec la radio France Bleu Elsass.
Le matin, « Ensemble c'est mieux »

Fanny Klipfel, déléguée à l'antenne et aux programmes de France 3 Grand Est, a insisté sur cette reprise des matinales régionales entre 10 h 45 et 11 h 40 : cela s'appellera Ensemble c'est mieux.

L'on verra aussi en fin de soirée des documentaires de société conçus par des producteurs régionaux : on se penchera cette saison sur la question des mineurs migrants, ou sur l'aide proposée par des Alsaciens à des habitants du Sahel, ou encore le vécu des petits patrons.

Magazines d'investigation, participations à des journées thématiques, partenariats avec des initiatives ou des événements locaux enrichiront, par ailleurs, l'offre télévisuelle tout au long de l'année. L'idée est aussi de proposer nationalement des événements locaux ou régionaux forts, a expliqué l'équipe de France 3 Grand Est.
C.Z. SURFER france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est

 

 
 

Plus de 300 objets volés à identifier

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:19:22

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Plus de 300 objets volés à identifier
 

 
La gendarmerie du Haut-Rhin a posté ce mardi matin sur sa page Facebook un message appelant les légitimes propriétaires de près de 300 objets volés à les identifier sur le site https://cambri68.wordpress.com. Ces objets ont été retrouvés début 2019 en Allemagne, suite à l'arrestation d'une équipe de cambrioleurs sévissant depuis 2017 en France (notamment dans le sud de l'Alsace), en Allemagne et en Suisse. La Kripo, la Kriminalpolizei (police criminelle) de Lörrach en Allemagne a collaboré avec les gendarmes français et suisses. Les cambrioleurs sont pour l'heure sous les verrous.

En cas d'identification d'un objet, il faut relever sa référence et prendre contact avec la gendarmerie de Mulhouse au : 03.89.63.42.55.

 

 
 

Colmar Deux nouveaux parkings... payants

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:30:36

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Colmar Deux nouveaux parkings... payants
 

 
Cet habitant du quartier a été étonné de voir débarquer les camions des services techniques dans ce parking situé au 4, avenue Foch, à l'arrière du lycée Schongauer. L'espace, généralement occupé par du personnel de l'établissement scolaire mais aussi de l'école de l'Assomption toute proche, des avocats de la cour d'appel ou encore par des membres du club de gymnastique La Colmarienne 1863, va devenir une zone de stationnement payant.
La décision de les rendre payants alimenterales critiques

C'est ce qu'indique un panneau posé devant la grille d'entrée (à partir du 24 septembre). Et c'est ce que confirme l'adjoint de référence Jean-Paul Sissler. « Le dossier doit encore être validé lors du prochain conseil municipal, le 24 septembre. Nous devons également arrêter les tarifs de stationnement et d'abonnement », ajoute l'élu qui précise la création d'un autre parking, rue Bartholdi, derrière le gymnase. « Nous avions été sollicités il y a une bonne année par la direction de l'Ehpad « La maison des Apôtres » car le personnel et les visiteurs des résidents ne trouvaient plus à se garer. Depuis, nous avons instauré une zone bleue dans cette rue mais cela n'a pas résolu le problème ». Selon l'adjoint Sissler, les deux plates-formes pourraient accueillir chacune quelque 90 places qui seront matérialisées au sol. Le passage à un stationnement payant est assumé par la municipalité qui souhaite ainsi accentuer le turn-over dans ces deux zones très recherchées par les automobilistes.

La création de ces deux parkings augmente certes la capacité de stationnement dans le centre-ville mais la décision de les rendre payants alimentera les critiques sur la politique menée depuis plusieurs années par la Ville. Elle sera au coeur de la prochaine campagne pour les municipales.
N. R.

 

 
 

colmar Stationnement : Deux nouveaux parkings... payants

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:00:17

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colmar  Stationnement
colmar Stationnement : Deux nouveaux parkings... payants
La municipalité compte créer deux parkings, avenue Foch et rue Bartholdi. Les deux sites pourraient accueillir près de 200 places, payantes.

 
Le parking avenue Foch deviendra payant à la fin du mois.
Cet habitant du quartier a été étonné de voir débarquer les camions des services techniques dans ce parking situé au 4, avenue Foch, à l'arrière du lycée Schongauer. L'espace, généralement occupé par du personnel de l'établissement scolaire mais aussi de l'école de l'Assomption toute proche, des avocats de la cour d'appel ou encore par des membres du club de gymnastique La Colmarienne 1863, va devenir une zone de stationnement payant.
La décision de les rendre payants alimenterales critiques

C'est ce qu'indique un panneau posé devant la grille d'entrée (à partir du 24 septembre). Et c'est ce que confirme l'adjoint de référence Jean-Paul Sissler. « Le dossier doit encore être validé lors du prochain conseil municipal, le 24 septembre. Nous devons également arrêter les tarifs de stationnement et d'abonnement », ajoute l'élu qui précise la création d'un autre parking, rue Bartholdi, derrière le gymnase. « Nous avions été sollicités il y a une bonne année par la direction de l'Ehpad « La maison des Apôtres » car le personnel et les visiteurs des résidents ne trouvaient plus à se garer. Depuis, nous avons instauré une zone bleue dans cette rue mais cela n'a pas résolu le problème ».

Selon l'adjoint Sissler, les deux plates-formes pourraient accueillir chacune quelque 90 places qui seront matérialisées au sol. Le passage à un stationnement payant est assumé par la municipalité qui souhaite ainsi accentuer le turn-over dans ces deux zones très recherchées par les automobilistes.

La création de ces deux parkings augmente certes la capacité de stationnement dans le centre-ville mais la décision de les rendre payants alimentera les critiques sur la politique menée depuis plusieurs années par la Ville. Elle sera au coeur de la prochaine campagne pour les municipales.
N.R.

 

 
 

 

Kaysersberg C'est aussi la reprise à l'école de musique

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:04:54

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Kaysersberg C'est aussi la reprise à l'école de musique
 

 
C'est la rentrée pour les professeurs de l'école de musique. Iris Bois, la directrice et Émilie Helderlé, la conseillère départementale, leur ont dévoilé le programme et la plaque « École centre », label attribué par le conseil départemental. Photo L'Alsace /Jean-Charles ANCEL
Iris Bois, la directrice de l'école de musique de la vallée de Kaysersberg (EMVK) avait rassemblé une bonne trentaine de professeurs de l'école de musique pour la présentation du programme et des objectifs pour l'année 2019/2020 ce lundi 2 septembre.

Premier point à l'ordre du jour, dévoiler la plaque attribuée par le conseil départemental qui a labellisé l'instance de la vallée comme « École centre ». Émilie Helderlé, la conseillère départementale et vice-présidente de la commission culture du département était présente pour cet évènement, qui marque l'adoption par l'école du schéma départemental de développement des enseignements artistiques en musique, danse, art dramatique et arts visuels. Ce schéma a pour objet de définir les principes d'organisation des enseignements artistiques, en vue d'améliorer l'offre de formation et les conditions d'accès à l'enseignement.
Sept lieux, 24 disciplines, 21 instruments

24 disciplines artistiques pour enfants et adultes sont proposées, 21 instruments sont enseignés, de l'initiation à la pratique en individuel ou en groupe. Des cours de formation musicale pour divers styles sont aussi proposés dans sept lieux de cours disposés dans quasiment chaque commune de la communauté.

Pour l'information du public, une journée portes ouvertes est organisée ce mercredi 4 septembre de 14 h à 18 h à la médiathèque de Kaysersberg. Elle permettra de rencontrer les professeurs. Les cours reprennent le jeudi 12 septembre.
Jean-Charles ANCEL Les renseignements peuvent être pris auprès du secrétariat ouvert tous les jours jusqu'à 18 h (vendredi jusqu'à 20 h) jusqu'au 6 septembre, de 9 h à 12 h 30 et 14 h à 17 h 30 les autres jours sauf mardi et jeudi matin uniquement. Tél. 03 89 47 52 05. Mail : contact@emvk.fr. Site : www.emvk.fr. Inscriptions : 15 route de l'Europe, Hachimette 68650 Lapoutroie aux heures d'ouverture.

 

 
 

Environnement Avec m2A et Les Vitrines de Mulhouse : Une charte du commerce éco-responsable

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:55:59

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Environnement Avec m2A et Les Vitrines de Mulhouse
Environnement Avec m2A et Les Vitrines de Mulhouse : Une charte du commerce éco-responsable
Comme il n'y a pas de plan (ète) B, Lara Million, vice-présidente de m2A en charge des déchets, et l'association de commerçants les Vitrines de Mulhouse, ont réfléchi ensemble à une charte du commerce éco-responsable, déjà signée par 64 commerçants sur les 280 adhérents.

 
Lara Million et les commerçants présentent la charte du commerce éco-responsable.
« La politique Déchets 2030 de m2A, c'est évidemment pour la planète ! », s'enflamme Lara Million. Pour la vice-présidente de m2A, « il est important de prendre conscience de ce que nous devons faire. Ce doit être une priorité, pour nous, élus », estime celle-ci, qui veut ainsi « promouvoir les pratiques éco-responsables, éco-exemplaires ».
Une première

Et une de ces pratiques éco-exemplaires, c'est cette charte du commerce éco-responsable de m2A à Mulhouse, qui est une première du genre. « Les commerçants des Vitrines de Mulhouse ont tout de suite été d'accord pour s'engager dans cette action », se félicite Sophie Julien, la directrice de l'association présidée par Hervé Barthelmebs, patron du café LC2, rue Henriette. « Beaucoup de commerçants faisaient déjà certaines choses et d'autres actions étaient à développer, comme la réduction des déchets, le réemploi, les sacs réutilisables, la sensibilisation des clients... », poursuit Lara Million.

« Des actions qui peuvent s'appliquer à tous les commerces, quelle que soit la structure », renchérit Sophie Julien, qui rappelle que beaucoup de commerçants pratiquaient déjà des gestes éco-responsables et ont donc participé à l'élaboration de cette charte en deux volets, un pour les commerçants, l'autre pour les restaurateurs.
S'engager

Compacter ses déchets et emballages, proposer des sacs réutilisables, voire la reprise d'articles d'anciennes collections, ramasser les déchets et mégots devant son commerce, entretenir son bac potager pour les uns ; et aussi pour les autres, en cas de plats à emporter, ne pas proposer de sacs jetables, ni imposer les couverts et pailles en plastique, ou utiliser des serviettes de table en tissu, proposer des bouteilles de vinaigrette plutôt que des petits sachets jetables, etc.

Tels sont les différents engagements que peuvent prendre les commerçants, devenir utilisateur yoyo, mais également inciter les clients à avoir des éco-gestes, utiliser des cabas réutilisables, ses contenants personnels ou ceux fournis dans le commerce, emporter ses aliments non consommés, etc.

Le commerçant coche dans la charte les actions qu'il est prêt à réaliser ; et pourra en ajouter d'autres au fil du temps. Il s'engage également à adopter des éco-gestes au quotidien, comme modérer sa consommation de papier, choisir auprès de ses fournisseurs des produits générant moins de déchets, pratiquer le compostage, recycler les bouteilles en plastique.

Séverine du Tilvist, ravie d'apposer sa vitrophanie de commerçante éco-responsable. Photo DNA /Michèle MARCHETTI
Un gage de qualité

Les signataires de cette charte se verront mettre à disposition une vitrophanie à apposer en vitrine, avec le visuel de la charte, comme un véritable label de qualité, ce qui implique aussi un suivi, des vérifications. Nul doute que d'autres commerces suivront à Mulhouse, et dans un second temps dans les autres communes de l'agglo. « Tout le monde aurait envie de faire sa part, mais parfois, on ne sait pas comment s'y prendre. La charte est là pour accompagner », souligne Lara Million. «Et puis, ce sera une raison de plus d'aller dans les commerces mulhousiens ! »

Les commerçants travaillent également sur deux sujets qui leur tiennent à coeur : les sacs réutilisables à l'année et le réemploi pour proposer des articles de seconde main, qui séduisent de plus en plus de clients, et ainsi concurrencer les ventes en ligne. La réglementation est complexe et il faudra donc attendre encore un peu pour accéder à ce genre de service. À suivre !
Michèle MARCHETTI A voir également une vidéo sur www.dna.fr

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Ingwiller Dietrich Carebus Group intéresse des repreneurs

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:21:44

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Ingwiller Dietrich Carebus Group intéresse des repreneurs
 

 
Dietrich Carebus Group emploie quelque 135 personnes à Ingwiller. Photo L'Alsace /Guénolé BARON
DCG avait demandé l'ouverture d'une procédure collective suite à des difficultés liées à un marché de l'autocar compliqué et à son échec à un important appel d'offres de la RATP pour renouveler sa flotte. Un marché sur lequel elle comptait beaucoup.

La PME qui emploie 180 personnes dont 135 en Alsace, a bénéficié d'une période d'observation de 6 mois pour l'aider à trouver un partenaire. À la sortie de l'audience, Me Vincent Labis et Me Nathalie Guyomard, les deux co-administrateurs judiciaires du dossier, ont indiqué avoir reçu pas moins de « 17 candidatures de reprise ou marques d'intérêt, françaises et étrangères » pour la PME alsacienne spécialiste de la distribution et du service après-vente d'autocars et d'autobus dans l'Hexagone. Certaines portent sur une reprise partielle de certaines activités, d'autres concernent la globalité. Le délai de dépôt des offres a été prorogé jusqu'au 18 septembre.
« Préserver les emplois »

DCG s'était notamment lancée avec son partenaire, le constructeur chinois Yutong, dans le créneau du véhicule électrique, et escomptait implanter à Ingwiller une unité d'assemblage. « Aujourd'hui, le projet n'est plus du tout d'actualité », ne cache pas Pierre Reinhart, son président. Pour le dirigeant de cette entreprise presque centenaire créée par son grand-père, la priorité est de « préserver les emplois, d'assurer la poursuite d'exploitation et de sauver un maximum de fonds de commerce ». Dietrich Carebus Group comprend cinq entités en France. Aujourd'hui, le paiement des salaires est assuré.

« À l'heure actuelle, l'entreprise maintient une activité normale avec tous les services : la vente, les pièces, le SAV, et la formation », indique le conseil du dirigeant, désireux de rassurer des clients de la société. DCG, qui est notamment le distributeur exclusif du constructeur turc Temsa en France, n'a été lâché par « aucun de (ses) fournisseurs stratégiques ». Une prochaine audience aura lieu le 10 octobre pour faire un point d'étape.
I.N.

 

 
 

Guebwiller Aux Dominicains de Haute Alsace : « Une expérience spirituelle du rire, de l'amour et la vie »

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:01:50

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Guebwiller  Aux Dominicains de Haute Alsace
Guebwiller Aux Dominicains de Haute Alsace : « Une expérience spirituelle du rire, de l'amour et la vie »
Les artistes iraniens Hesam Naseri et Mina Deris sont actuellement en résidence aux Dominicains à Guebwiller pour enregistrer leur album, se pencher sur un travail vidéo, etc. Dans le cadre du festival Voix et route romane, ils se produiront dans la nef de l'ancien couvent le vendredi 6 septembre.

 
Hesam Naseri et Mina Deris de l'ensemble Novak.
Hesam Naseri mélange les traditions musicales de son Iran natal avec la musique électronique. Ses connaissances des instruments, notamment du moshtagh (instrument à cordes) et des rythmes traditionnels, lui permettent d'explorer des réécritures riches d'influences orientales. Aux côtés de Mina Deris, chanteuse, il propose une musique ouverte sur le monde. Les artistes se retrouvent à Guebwiller dans le cadre des résidences Odyssées du ministère de la Culture. Ils font partie des 400 artistes qui bénéficient de ce programme, depuis 2003, dans des domaines aussi variés que la musique, l'architecture, l'artisanat, les arts plastiques ou encore le cinéma d'animation.
Votre musique met à l'honneur la musique traditionnelle iranienne. Elle se mélange aussi aux sonorités électroniques. Deux mondes aux codes différents se rencontrent. Est-ce que c'est ça, votre particularité ?

H : oui je pense. Cette expérience avec notre groupe est très intéressante pour les gens. Partout, dans le monde, les gens aiment écouter de nouvelles mélodies et chansons. On a essayé de combiner ces deux genres, de donner une nouvelle forme à cette musique traditionnelle. Ça permet aux nouvelles générations, qui ne connaissent pas la musique traditionnelle iranienne, de la découvrir et, pour les Iraniens mais aussi d'autres cultures arabes ou turques, d'écouter leur langue.
Comment est né l'ensemble Novak ?

H et M : en 2016, on a commencé à travailler ensemble pour un projet particulier sur le traditionnel iranien. On a fait plusieurs concerts en Iran, c'était une belle expérience pour nous. Après ça, on a décidé de faire quelque chose de nouveau. Nous jouons avec des instruments différents. Ils sont réinventés à partir d'anciens instruments du Moyen-Orient. On les utilise sur notre album et dans nos concerts. On a essayé de composer et de jouer notre musique avec ces instruments. C'est peut-être un des points les plus importants à propos de Novak.
Hesam, vous êtes un virtuose du moshtagh. Mina, votre voix sublime les sons de cet instrument si particulier. Est-ce que l'on peut parler d'une alchimie totale entre vous ?

M : en réalité, la musique existe quand les gens sont connectés ensemble. Ils passent leur temps ensemble, ils parlent de leurs émotions et après ils partagent la combinaison de la voix et des instruments pour créer un morceau. Donc oui, il y a une alchimie qui provient de nos expériences, des souvenirs de notre enfance, de nos différents parcours de vie. « Agitation » c'est une expérience spirituelle à propos de l'amour, du rire et de la vie. C'est une alchimie de réunir nos parcours de vies.
Il y a un côté très spirituel dans votre musique. Le centre culturel de rencontre est installé dans un ancien couvent. Est-ce que c'est un bel endroit pour travailler ?

H : c'est vraiment relié à notre âme. En Iran, on a beaucoup de lieux historiques où il y a beaucoup de touristes. J'ai grandi, entouré de bâtisses historiques. Ici, aux Dominicains, c'est une belle expérience pour moi. Comme vous pouvez le voir, ce sont de vieux bâtiments avec une touche de modernité. On aurait aussi besoin de ce genre de lieu dans notre pays. J'ai vraiment un bon ressenti ici.

M : quand j'ai vu la nef pour la première fois, je me suis dit "waouh". J'ai pensé au passé. Il y a des centaines d'années, les gens venaient ici avec des styles de vie différents et des expériences si différentes. Qu'est-ce qu'il se passait dans ce genre d'endroit ? Et puis j'ai pensé à nous, à notre parcours, qui a une histoire très longue et très profonde comme notre musique. J'ai pensé que c'était l'endroit idéal pour travailler et ressentir encore plus cette profondeur. Ça nous a en réalité soulevés vers un autre niveau de travail qui nous permet de partager nos cultures, de voir en quoi elles sont différentes mais aussi ce qu'elles ont en commun.
Propos recueillispar Alice HERRY Y ALLER Vendredi 6 septembre à 20 h 30, aux Dominicains à Guebwiller. Réservations obligatoires au 03.90.41.02.02 ou sur le site des Dominicains. PLUS WEB Notre vidéo sur dna.fr

Y ALLER Vendredi 6 septembre à 20 h 30, aux Dominicains à Guebwiller. Réservations obligatoires au 03.90.41.02.02 ou sur le site des Dominicains. PLUS WEB Notre vidéo sur dna.fr

 
 

 

Le Philidor lance sa saison

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:40:25

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Échecs Mulhouse
Le Philidor lance sa saison
 

 
L'animation de rue « Tout le monde joue aux échecs » aura lieu ce samedi 7 septembre.
L'ambiance était estivale pour la récente assemblée générale du Club d'échecs Philidor qui lance la saison.

Christophe Steger, adjoint au maire chargé des sports, Francis Daverio et Jean-Claude Meyer de l'OMS ont assisté aux travaux qui ont commencé par l'habituelle rétrospective sportive de la saison écoulée. En Top 12, le cercle mulhousien se hisse sur le podium et se qualifie pour la Coupe d'Europe des Clubs.

La réserve se maintient en Nationale 1 tandis que les deux équipes engagées en Nationale 3 remportent leur groupe. L'équipe V est 2e en Nationale 4 et toutes les autres équipes de départementales ont réussi à se maintenir.
Reconstruction nécessaire du côté des jeunes

Du côté des jeunes, la reconstruction est nécessaire après la génération dorée qui a emporté 7 titres sur les dix dernières saisons. Philidor termine malgré tout sur le podium à la troisième place. Les autres équipes se sont bien comportées et préparent l'avenir. le secteur féminin se développe sous l'impulsion d'Anna Boulanger et Sylvie Riss.

Grâce à leurs actions, le club a été récompensé par le Conseil départemental pour son action en faveur du développement du sport féminin. L'équipe de Top 12 F a manqué de réussite pour décrocher sa place en demi-finale. Emma Richarda participé au championnat de France pour remplacer à la dernière minute Cécile Haussernot. Emma, obtenir une excellente 6e place et a chatouillé les meilleures. À noter également, la 7e place en phase finale du Philidor en Coupe 2000 et la prometteuse 8e place de l'équipe du Jean 23 en finale nationale scolaire.

Tout Mulhouse joue aux échecs 2018 a une nouvelle fois connu un grand succès populaire. Les différentes compétitions jeunes ou adultes organisées au local ont trouvé leur public. La participation à de multiples animations dans la ville comme Happy Games, à la fête du sport, Pass'sport, Vita'Rue contribuent à la notoriété du club.

La section arbitrage s'est également renforcée. Gabriel Camacho et Guillaume Goettelmann sont devenus Arbitre Open et Samuel Woreth arbitre fédéral.

L'assemblée générale c'est aussi le moment de rendre des comptes aux membres et aux partenaires économiques. Le modèle économique du Philidor s'inscrit dans le temps. Le club a dégagé un excédent de quelques milliers d'euros grâce à sa bonne gestion financière. Francis Daverio, président de l'OMS, et Christophe STEGER, adjoint chargé des Sports, n'ont pas manqué de saluer cette saine gestion.

Si cette année, aucun nouveau membre n'intègre le comité, un changement notable intervient. Sébastien Riff, trésorier depuis 23 ans, laisse sa place à Sylvie Riff. L'assemblée générale s'est terminée par un hommage à émouvant au regretté Gilbert Butazzoni.
Reprise aujourd'hui

Le Philidor Mulhouse commence ses activités aujourd'hui mercredi 4 septembre. L'animation de rue Tout Mulhouse Joue aux Échecs aura lieu ce samedi 7 septembre à partir de 13 h 30, place de la Réunion.
Contact et Info : philidor.mulhouse@free.fr

Contact et Info : philidor.mulhouse@free.fr

 
 

 

Biesheim Décès d'Alain Dubus

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:33:00

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Biesheim Décès d'Alain Dubus
 

 
Alain Dubus avait exposé une partie de ses photographies en novembre dernier à la médiathèque. Il en possédait plus de 4 000. Photo archives L'Alsace/ Jean-Marc LALEVÉE
La triste nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre à Biesheim. Alain Dubus s'est éteint à l'hôpital Pasteur dans l'après-midi du 31 août, à l'aube de ses 67 ans. On ne reverra plus sa svelte et sportive silhouette, appareil photo en bandoulière, sillonner à vive allure sur son vélo les rues de la commune ou à pied, walkman sur les oreilles avec sa fidèle chienne Dakota à la laisse.

Alain Dubus a vu le jour le 8 octobre 1952 à Chantilly dans l'Oise au foyer des époux Albert (cadre bancaire) et Solange (responsable des comptes). Il avait une soeur, Christine, née en 1962.
À Biesheim depuis 1997

Après son bac passé dans sa ville natale, il effectua deux années de prépa au lycée Louis-Legrand à Paris, avant d'intégrer l'école des mines de Nancy. Son diplôme d'ingénieur en poche, il exerça son premier emploi à Senlis au CETIM, puis poursuivit sa carrière dans la métallurgie, à Voreppe dans l'Isère chez Péchiney. En 1997, il arriva à Biesheim chez Rhénalu (devenu Constellium) où il exerça les fonctions de responsable qualité fonderie jusqu'à sa retraite.

Le 17 juin 1977, il unit sa destinée à celle de Christine Jacobée de quatre ans sa cadette, native de Chantilly comme lui. Le couple résida à Voiron, à 15 kilomètres de son lieu de travail où il se rendait à bicyclette chaque jour, été comme hiver, au point que la seule fois où il prit sa voiture, le gardien de l'usine ne l'ayant pas reconnu refusa de lever la barrière !

Trois enfants sont nés de cette union : Mélanie en 1981, Matthieu en 1985 et Peggy en 1987. Quatre petits-enfants agrandirent encore le cercle familial : Lucas, Léo, Théa et Maxence et en novembre Peggy mettra au monde une petite-fille.

Alain Dubus était un passionné de vélo, (président du club cyclo local durant sa période en Isère), de photo et de moto. Très impliqué dans la vie locale de Biesheim, il effectuait des reportages pour le Mag, le magazine d'information communale, qu'il agrémentait de ses photographies.
Lecteur, voyageur, chercheur

Il collaborait aussi à la télé locale (TLB) avec laquelle il eut la grande fierté d'interviewer un jour le groupe Statu Quo dont il était fan ! À la médiathèque, il était membre du club média et, après avoir suivi une formation de conteur avec Lire et faire lire, il fut lecteur pour enfants dans les écoles. Impliqué dans le jumelage avec le Mas d'Agenais, il accompagnait toujours les écoliers lors des échanges scolaires.

Il fit aussi de nombreux voyages, tant pour le plaisir que dans le cadre de ses activités professionnelles et avec son compagnon à quatre pattes, il parcourut une année près de 3 000 km à pied !

Chercheur de profession, il a déposé de nombreux brevets et donné des conférences aux États-Unis. Mais Alain Dubus n'en tirait aucune vanité, c'était un homme d'une grande modestie et d'un altruisme rare de nos jours. Hélas, la maladie qui le rongeait depuis quelque temps et contre laquelle, épaulé par son épouse, il lutta avec grand courage, a eu raison de cette belle personne dont la disparition ne laissera que des regrets à tous ceux qui ont eu la chance de le connaître.

Ses obsèques seront célébrées ce mercredi 4 septembre à 10 h à l'église Saint Jean-Baptiste de Biesheim. L'Alsace présente ses condoléances à la famille.
Jean-Marc LALEVÉE

 

 
 

Staffelfelden : Le « Parc des Coquelicots », un écoquartier bien planté

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:41:02

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Staffelfelden
Staffelfelden : Le « Parc des Coquelicots », un écoquartier bien planté
Projet initié il y a six ans, le « Parc des Coquelicots » est une réalisation de M2A Habitat menée tambour battant en partenariat avec la municipalité, qui a vu ses premiers occupants prendre possession de leur logement au 2e semestre 2018.

 
De nombreux habitants du « Parc des Coquelicots » étaient présents autour des personnalités lors de l'inauguration.
L'inauguration de cet écoquartier qui a pour objectif de mixer les générations en diversifiant l'habitat pour les seniors et les familles a eu lieu jeudi dernier sur le site, en présence des habitants et de nombreuses personnalités. Alain Couchot vice-président de M2A Habitat, son directeur Eric Peter, Thierry Belloni le maire de Staffelfelden accompagné de membres du conseil municipal, la sénatrice, le député, les conseillers départementaux du secteur, des maires de communes amies, de Vincent Hagenbach en charge de l'habitat à M2A, des responsables techniques de la réalisation du projet, sans oublier les habitants du « Parc des Coquelicots ».

En préambule de l'évènement et pour accompagner les habitants dans l'appropriation de leur nouveau cadre de vie, M2A Habitat les a invités à participer à un atelier de plantation d'arbres fruitiers. Cette initiative vise à rassembler les locataires, leur permettre de faire plus ample connaissance, dans une ambiance conviviale, et plus tard, récolter les fruits produits.
Logements pour seniors et familles

Situé le long de la route du Château, le Parc des Coquelicots se compose de 59 logements dont 26 destinés aux seniors, de type 2-3 pièces, et de 33 logements pour les familles de 3-4 pièces. En plus de ces logements collectifs et individuels, un espace social cédé à la commune et deux locaux d'activité complètent cet ensemble résidentiel avec la voirie nommée « Allée des Seigneurs » et des places de stationnement. Les logements sont pourvus d'une terrasse ou d'un balcon. L'ensemble est conforme aux règles de la RT2012 labellisé Effinergie + avec un soin particulier à l'isolation, aux ponts thermiques et à l'étanchéité de l'air.

Les différents orateurs ont présenté le projet, la beauté des logements, le cadre exceptionnel en continuité de l'existant, le qualifiant d'exemplaire pour de futures constructions de logements sociaux, et relevant au passage l'importance de la mixité, de l'entraide, de la convivialité de ce genre réalisation.
Un local et un parc

Le maire a insisté sur la volonté de la municipalité d'axer la politique de la ville dans ce sens. Il a rappelé que le local communal de cet ensemble baptisé « Espace Coquelicots » servira à des projets d'activités ludiques comme par exemple le Kafekranzla, mais aussi à tout ce qui rassemblera les générations autour de la fraternité.

Dans le prolongement du Parc des Coquelicots un projet d'urbanisation cohérente appelé « Les jardins du Château » est en cours, avec la réalisation d'un parc de 5 ha en son centre.

Après avoir souhaité la bienvenue à Staffelfelden aux locataires et nouveaux habitants avec l'espoir qu'ils y trouvent leur place dans la sérénité et le bonheur, le directeur de M2A et le maire ont invité tout le monde autour du verre de l'amitié.
G.B.

 

 
 

 

Feldbach Circulation alternée

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:05:43

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Feldbach Circulation alternée

Aujourd'hui mercredi 4 et demain jeudi 5 septembre, le conseil départemental du Haut-Rhin réalisera successivement deux réfections de chaussée avec des enrobés coulés à froid à Feldbach, rue de Ruederbach (RD9bisII) et la RD463, qu'elle croise, en traverse de la commune sur l'axe Riespach-Bisel. Ces chantiers s'inscrivent dans le cadre du programme de réfection des routes départementales.

Afin de minimiser les perturbations pour les usagers, un alternat manuel régulera la circulation pendant le chantier. Des ralentissements sont donc à prévoir aux heures de forte affluence.

Ces deux routes sont quotidiennement empruntées par 2500 véhicules environ. Le Département appelle les usagers à la prudence, au respect des personnels et des restrictions de circulation.

Logelbach Inauguration de l'extension du groupe scolaire et de la cantine

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:37:08

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Inauguration de l'extension du groupe scolaire et de la cantine
 

 
Samedi 31 août a eu lieu l'inauguration de l'extension du groupe scolaire de Logelbach et de la cantine du périscolaire sur le même site. Cet événement s'est déroulé en présence de nombreuses personnalités, le maire Serge Nicole a notamment accueilli le préfet Laurent Touvet, le député Jacques Cattin, la conseillère départementale Monique Martin, Jaques Rimeize, président de la CAF et David Cailleaux, inspecteur de l'Éducation nationale.

Après la visite des nouveaux équipements guidée par le maire, c'est Thomas Weulersse, architecte du cabinet D-Form, qui a commenté les travaux réalisés, indiquant que raccorder des extensions sur des bâtiments des années 50, ce n'est pas évident et il a ajouté : « L'idée était de mettre en oeuvre une architecture assez sobre pour l'intégrer dans l'existant. »

Le maire Serge Nicole a dit sa forte émotion lors de cette inauguration d'une extension d'école et de périscolaire : « Par ce geste nous concrétisons notre volonté d'oeuvrer à l'épanouissement de l'enfant. Notre volonté va au-delà d'un simple rôle d'assurer la mise à, disposition des locaux. » Pour le maire, ces réalisations sont avant tout le fruit d'échanges et de concertation avec les usagers, enseignants, personnels, et l'association des PEP gestionnaire de la cantine scolaire.

Quant au coût de l'opération il est de 1 597 355 EUR avec des subventions de l'état et de la Caisse d'allocations familiales à hauteur de 763 960 EUR (47 %). Après la récupération de la TVA le reste à charge de la commune est de 833 400 EUR.

Jacques Rimeize, pour la CAF, a dit son plaisir de voir concrétisé un partenariat efficace, ce qui permet de recevoir 40 enfants de plus dans le périscolaire, relevant « le dynamisme des élus de ce territoire pour bien accueillir les enfants, une bonne façon d'investir sur l'avenir. ».

Le préfet Laurent Touvet a relevé son lien particulier avec Wintzenheim et son corps de sapeurs-pompiers. En évoquant la subvention importante de l'État pour ces travaux (654 950 EUR), il dit son plaisir de voir leur utilisation pour une aussi belle école. À la veille de la rentrée et de l'extension de l'obligation scolaire à 3 ans, il a conclu son propos en parlant de l'aménagement urbain : « À la question faut-il continuer à aménager ou rester sur l'existant, un seul secteur fait l'unanimité dans les communes, c'est le bon accueil des enfants ! »
Jean-Louis MEYER

 

 
 

L'extension et la cantine inaugurées

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:38:34

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Logelbach  Groupe scolaire
L'extension et la cantine inaugurées
 

 
Serge Nicole a fait découvrir la nouvelle cantine au préfet du Haut-Rhin
Samedi a eu lieu l'inauguration de l'extension du groupe scolaire de Logelbach et de la cantine du périscolaire sur le même site. Cet événement s'est déroulé en présence de nombreuses personnalités, le maire Serge Nicole a notamment accueilli le Préfet Laurent Touvet, le député Jacques Cattin, la conseillère départementale Monique Martin, Jaques Rimeize, président de la CAF et David Cailleaux, inspecteur de l'éducation nationale.

Après la visite des nouveaux équipements guidée par le maire, c'est Thomas Weurlesse, architecte du cabinet D-Form, qui a commenté les travaux réalisés, indiquant que raccorder des extensions sur des bâtiments des années 50, ce n'est pas évident et il a ajouté : « l'idée était de mettre en oeuvre une architecture assez sobre pour l'intégrer dans l'existant. ».

Le maire Serge Nicole a dit sa forte émotion lors de cette inauguration d'une extension d'école et de périscolaire: «Par ce geste nous concrétisons notre volonté d'oeuvrer à l'épanouissement de l'enfant. Notre volonté va au-delà du simple rôle d'assurer la mise à disposition des locaux. » Pour le maire ces réalisations sont avant tout le fruit d'échanges et de concertation avec les usagers, enseignants, personnels, et l'association des PEP gestionnaire de la cantine scolaire. Quant au coût de l'opération il est de 1 597 355 EUR avec des subventions de l'Etat et de la CAF à hauteur de 763 960 EUR (47 %). Après la récupération de la TVA le reste à charge de la commune est de 833 400 EUR.

Jacques Rimeize pour la CAF a dit son plaisir de voir concrétisé un partenariat efficace, ce qui permet de recevoir 40 enfants de plus dans le périscolaire, relevant « le dynamisme des élus de ce territoire pour bien accueillir les enfants, une bonne façon d'investir sur l'avenir. ».

Le préfet Laurent Touvet a relevé son lien particulier avec Wintzenheim et son corps de pompiers. En évoquant la subvention importante de l'État pour ces travaux (654 950 EUR), il dit son plaisir de voir leur utilisation pour une aussi belle école. À la veille de la rentrée et de l'extension de l'obligation scolaire à 3 ans, il conclut son propos en parlant de l'aménagement urbain : « A la question faut-il continuer à aménager ou rester sur l'existant, un seul secteur fait l'unanimité dans les communes, c'est le bon accueil des enfants ! ».

 

 
 

 

Saint-Louis Priorité aux sports, aux langues et aux projets interdisciplinaires

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:47:59

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Saint-Louis Priorité aux sports, aux langues et aux projets interdisciplinaires
 

 
Le collège Forlen a pu conserver une sixième classe de 6e, qui accueille la section sportive. Photo L'Alsac e
Isabelle Anastasi n'est pas du genre à abandonner lorsqu'elle veut quelque chose. La principale du collège Forlen de Saint-Louis, qui a vécu ce lundi sa septième rentrée au sein de l'établissement, a passé un début d'été pour le moins éprouvant, durant lequel elle a dû fortement batailler pour obtenir gain de cause et garder sa 20e classe. « Avec une division en moins, on aurait eu des classes de 28 élèves, voire plus, et seulement la moitié des élèves qui auraient pu intégrer les sections sportives, les dérogations des autres ayant toutes été refusées. »
« On n'a rien lâché »

En janvier dernier, on lui avait en effet annoncé la suppression d'une division dans l'établissement, alors que les prévisions annonçaient un nombre d'élèves de 6e plus important que l'année précédente pour cette nouvelle rentrée (plus de 140). Ses nombreux courriers, coups de fil et entretiens n'ont pas réussi à changer la donne avant l'été et il aura fallu le soutien des élus, des parents d'élèves, des professeurs, de la direction et de plusieurs associations sportives du secteur pour que le rectorat revoie ses plans et maintienne la 20e classe. Une annonce arrivée tardivement - le 12 juillet -, ce qui a fait perdre au collège Forlen quatre élèves de 6e qui auraient pu intégrer la section sportive. « Ça a été éprouvant moralement et physiquement mais on n'a rien lâché, on a été jusqu'au bout, poursuit la principale. Désormais, on va pouvoir redynamiser cette section. Grâce à cela, la rentrée a été joyeuse, sereine, avec des professeurs soulagés et contents d'être là. »

Le maintien de la sixième classe de 6e a ainsi permis d'avoir des classes moins surchargées, avec 25 collégiens en moyenne par division. « Quand on voit le niveau de certains de nos élèves, on se dit que ça ne peut être que positif. Nos professeurs pourront faire de belles choses, ce sera plus facile pour eux de s'occuper des élèves plus faibles », explique Isabelle Anastasi. L'équipe pédagogique a été considérablement renouvelée, avec une dizaine de nouveaux enseignants sur les 42, dont trois stagiaires. « Ces jeunes apporteront un peu de sang neuf à l'établissement. Il ne nous manque qu'un prof d'allemand contractuel pour que l'équipe soit au complet. »

Du côté des travaux, c'était le calme plat l'été dernier. Même si l'agrandissement du collège est annoncé pour la rentrée 2021 au plus tard. « Avec la nouvelle carte scolaire, on s'attend à une explosion des effectifs », confirme Isabelle Anastasi. Des études sont en cours et les travaux pourraient débuter cette année ou la suivante.
Une classe d'excellence linguistique

Plusieurs nouveautés sont à signaler lors de cette rentrée. En premier lieu, la création d'une classe d'excellence linguistique. Une classe de 6e qui aura droit à des cours en allemand dans plusieurs disciplines. « Une partie du programme de sciences, d'arts plastiques et d'EPS sera effectuée en allemand, soit directement par le professeur de l'une de ces matières, soit en binôme avec le professeur d'allemand », dévoile la principale. Ce projet sera mené en partenariat avec l'École française de Bâle, dont les élèves de CM1 et CM2 participeront à des actions et échanges ponctuels : « Cela peut être des visites de l'école pour nos élèves ou du collège pour les écoliers bâlois, mais aussi des sorties, des rencontres sportives en commun... »

Le collège Forlen continuera sur sa lancée en développant les projets interdisciplinaires dans le cadre des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires). Il est notamment question de travailler sur la robotique (maths et technologie), le devoir de mémoire (français et histoire) ou encore les Jeux olympiques (sport et histoire). « On utilise toutes les heures que l'on nous donne pour cet enseignement car nous sommes convaincus de ses bienfaits, explique la chef d'établissement. Ces actions et projets permettent de fédérer les classes grâce aux idées des professeurs, qui se mobilisent énormément. » Le collège Forlen accorde aussi une attention particulière à l'accompagnement personnalisé, qui permet de travailler sur les difficultés de certains élèves, d'en faire progresser d'autres ou d'en préparer quelques-uns à leur passage au lycée.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

éducation Collège Georges-Forlen à Saint-Louis : Priorité aux sports, aux langues et aux projets interdisciplinaires

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:52:38

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éducation Collège Georges-Forlen à Saint-Louis
éducation Collège Georges-Forlen à Saint-Louis : Priorité aux sports, aux langues et aux projets interdisciplinaires
Après un début d'été quelque peu mouvementé par les incertitudes autour de la classe sportive de 6e, l'équipe du collège Georges-Forlen de Saint-Louis a finalement obtenu gain de cause et a vécu une rentrée sereine. Avec quelques nouveautés à signaler.

 
L'équipe de direction du collège Forlen. De gauche à droite : Frédéric Faivre, principal adjoint ; Laurent Laborie, conseiller principal d'éducation (CPE) ; Perihan Senturk, secrétaire de direction ; Isabelle Anastasi, principale ; Lennie Charest, CPE ; Muriel Bekalarek, gestionnaire adjointe, et Sihem Kanouni, secrétaire de gestion.
Isabelle Anastasi, la principale du collège Forlen de Saint-Louis, a passé un début d'été pour le moins éprouvant, durant lequel elle a dû fortement batailler pour obtenir gain de cause et garder sa 20e classe. « Avec une division en moins, on aurait eu des classes de 28 élèves, voire plus, et seulement la moitié des élèves qui auraient pu intégrer les sections sportives, les dérogations des autres ayant toutes été refusées. »
« On n'a rien lâché »

En janvier dernier, on lui avait en effet annoncé la suppression d'une division dans l'établissement, alors que les prévisions annonçaient un nombre d'élèves de 6e plus important que l'année précédente pour cette nouvelle rentrée (plus de 140). Ses nombreux courriers, coups de fil et entretiens n'ont pas réussi à changer la donne avant l'été et il aura fallu le soutien des élus, des parents d'élèves, des professeurs, de la direction et de plusieurs associations sportives du secteur pour que le rectorat revoie ses plans et maintienne la 20e classe. Une annonce arrivée tardivement - le 12 juillet -, ce qui a fait perdre au collège Forlen quatre élèves de 6e qui auraient pu intégrer la section sportive. « Ça a été éprouvant moralement et physiquement mais on n'a rien lâché, on a été jusqu'au bout, poursuit la principale. Désormais, on va pouvoir redynamiser cette section.»

Le maintien de la sixième classe de 6e a ainsi permis d'avoir des classes moins surchargées, avec 25 collégiens en moyenne par division. « Quand on voit le niveau de certains de nos élèves, on se dit que ça ne peut être que positif. Nos professeurs pourront faire de belles choses, ce sera plus facile pour eux de s'occuper des élèves plus faibles », explique Isabelle Anastasi. L'équipe pédagogique a été considérablement renouvelée, avec une dizaine de nouveaux enseignants sur les 42, dont trois stagiaires. « Ces jeunes apporteront un peu de sang neuf à l'établissement. Il ne nous manque qu'un prof d'allemand contractuel pour que l'équipe soit au complet. »

Du côté des travaux, c'était le calme plat l'été dernier. Même si l'agrandissement du collège est annoncé pour la rentrée 2021 au plus tard. « Avec la nouvelle carte scolaire, on s'attend à une explosion des effectifs », confirme Isabelle Anastasi. Des études sont en cours et les travaux pourraient débuter cette année ou la suivante.
Une classe d'excellence linguistique

Plusieurs nouveautés sont à signaler lors de cette rentrée. En premier lieu, la création d'une classe d'excellence linguistique. Une classe de 6e qui aura droit à des cours en allemand dans plusieurs disciplines. « Une partie du programme de sciences, d'arts plastiques et d'EPS sera effectuée en allemand, soit directement par le professeur de l'une de ces matières, soit en binôme avec le professeur d'allemand », dévoile la principale. Ce projet sera mené en partenariat avec l'École française de Bâle, dont les élèves de CM1 et CM2 participeront à des actions et échanges ponctuels.

Le collège Forlen continuera sur sa lancée en développant les projets interdisciplinaires dans le cadre des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires). Il est notamment question de travailler sur la robotique (maths et technologie), le devoir de mémoire (français et histoire) ou encore les Jeux olympiques (sport et histoire). « On utilise toutes les heures que l'on nous donne pour cet enseignement car nous sommes convaincus de ses bienfaits, explique la chef d'établissement. Ces actions et projets permettent de fédérer les classes grâce aux idées des professeurs, qui se mobilisent énormément. » Le collège Forlen accorde aussi une attention particulière à l'accompagnement personnalisé, qui permet de travailler sur les difficultés de certains élèves, d'en faire progresser d'autres ou d'en préparer quelques-uns à leur passage au lycée.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Aspach-le-Bas On retrouve les kimonos

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:02:57

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Aspach-le-Bas On retrouve les kimonos
 

 
Photo souvenir, lors de la dernière séance, le 25 juin. Une des forces du club, c'est de réunir judokas « classiques » et pratiquants de judo adapté. D R
« Une association, pour nous, c'est l'âme d'un village, comme un clocher. Et nous sommes fiers de faire partie de ce qu'on appelle des clubs de proximité. » Si le président Daniel Pajak, membre du judo-club depuis sa création, en 2006, affiche un tel enthousiasme, ce n'est pas tant parce que les sportifs s'apprêtent à regagner des locaux pimpants, à Aspach-le-Bas, au terme de mois de travaux à la salle polyvalente. Mais plutôt parce qu'à partir du 10 septembre, les 70 licenciés, encadrés par l'enseignant Franck Simon, seront à nouveau réunis.

Et plus particulièrement les jeunes gens qui pratiquent un judo adapté à leur handicap. « Il ne s'agit pas de handicap physique, mais de trisomie ou d'autisme », rappelle Daniel Pajak. « Ça a toujours fait partie de la philosophie de ce club, intéresser d'autres sphères. » Depuis 2017, les membres « ordinaires » partagent donc leurs séances, le mercredi après-midi, dans leurs locaux, avec une dizaine de jeunes gens de l'Institut Saint-André de Cernay.

« Cela aurait été plus difficile sans l'aide d'élus locaux ou du conseil départemental, comme Brigitte Klinkert, Annick Lutenbacher et Pascal Ferrari, qui ont soutenu et porté ce projet », poursuit le président. Si les séances de sport adapté intègrent cônes, cerceaux, « apprentissage du positionnement des pieds et exercices d'équilibre », le résultat final est semblable à celui d'un parcours ordinaire.

« Des garçons comme Sébastien ont obtenu leur ceinture jaune », se félicite Daniel Pajak. Et de rire : « Il est très tactile, donc ça va. Mais on propose des exercices adaptés à chacun. » Le club dispense d'ailleurs également, le jeudi, des séances de taïso à destination d'une vingtaine de personnes de l'Institut Saint-André, séances qui se déroulent « à domicile ». De quoi maintenir la notion de proximité. « Certains enfants viendront toujours à nos séances en pantoufles et kimono sous la parka », sourit Daniel Pajak.
S.F. Y ALLER Préinscriptions ce mercredi 4 septembre de 14 h à 17 h (visite médicale de 14 h à 16 h). Début des cours le mardi 10 septembre, à la salle polyvalente d'Aspach-le-Bas, 6, rue de la Station.

 

 
 

judo Aspach-le-Bas : On retrouve les kimonos

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:37:57

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judo Aspach-le-Bas
judo Aspach-le-Bas : On retrouve les kimonos
Après une parenthèse de deux saisons à Michelbach, le judo-club d'Aspach-le-Bas retrouvera ses locaux pour cette saison. Pré-inscriptions ce mercredi 4 septembre, rentrée le 10. Particularité ? Il réunit sportifs ordinaires et extraordinaires, villageois et jeunes résidents de l'institut Saint-André, de Cernay.

 
Photo souvenir, lors de la dernière séance, le 25 juin. Une des forces du club, c'est de réunir judokas « classiques » et pratiquants de judo adapté
« Une association, pour nous, c'est l'âme d'un village, comme un clocher. Et nous sommes fiers de faire partie de ce qu'on appelle des clubs de proximité. » Si le président Daniel Pajak, membre du judo-club depuis sa création, en 2006, affiche un tel enthousiasme, ce n'est pas tant parce que les sportifs s'apprêtent à regagner des locaux pimpants, à Aspach-le-Bas, au terme de mois de travaux de la salle polyvalente. Mais plutôt, parce qu'à partir du 10 septembre, les 70 licenciés, encadrés par l'enseignant Franck Simon, seront à nouveau réunis. Et plus particulièrement les jeunes gens qui pratiquent un judo adapté à leurs handicaps. « Il ne s'agit pas de handicap physique, mais de trisomie ou d'autisme », rappelle Daniel Pajak. « Ça a toujours fait partie de la philosophie de ce club, intéresser d'autres sphères. » Depuis 2017, les membres ordinaires partagent donc leurs séances, le mercredi après-midi, dans leurs locaux, avec une dizaine de jeunes gens de l'institut Saint-André, à Cernay.

« Cela aurait été plus difficile sans l'aide d'élus locaux ou du conseil départemental, comme Brigitte Klinkert, Annick Luttenbacher et Pascal Ferrari, qui ont soutenu et porté ce projet », poursuit le président. Si les séances de sport adapté intègrent cônes, cerceaux, « apprentissage du positionnement des pieds et exercices d'équilibre », le résultat final est semblable à celui un parcours ordinaire. « Des garçons comme Sébastien ont obtenu leur ceinture jaune », se félicite-t-il. Et de rire : « Il est très tactile, donc ça va. Mais on propose des exercices adaptés à chacun. » Le club dispense d'ailleurs également, le jeudi, des séances de taïso à destination d'une vingtaine de personnes de l'institut Saint-André, séances qui se déroulent « à domicile ». De quoi maintenir la notion de proximité. « Certains enfants viendront toujours à nos séances en pantoufles, kimono sous le parka », rit Daniel Pajak.
S.F. Préinscriptions le mercredi 4 septembre, de 14h à 17h (visite médicale de 14h à 16h). Démarrage des cours le mardi 10 septembre, à la salle polyvalente d'Aspach-le-Bas, 6, rue de la Station.

Préinscriptions le mercredi 4 septembre, de 14h à 17h (visite médicale de 14h à 16h). Démarrage des cours le mardi 10 septembre, à la salle polyvalente d'Aspach-le-Bas, 6, rue de la Station.

 
 

 

Travaux Au lac de Kruth-Wildenstein : Un barrage dans le barrage

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 05:39:03

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Travaux  Au lac de Kruth-Wildenstein
Travaux Au lac de Kruth-Wildenstein : Un barrage dans le barrage
Depuis le 20 août, le barrage du lac de Kruth-Wildenstein est en travaux. Un chantier titanesque et préparatoire à une opération d'étanchéification du masque de la digue qui se fissure programmée de mars à octobre. Un mal nécessaire pour garantir à l'ouvrage tous ses usages et préserver la faune aquatique.

 
Annick Lutenbacher, conseillère départementale du canton de Cernay, présidente du Syndicat mixte de la Thur amont (à gauche) et Olivia Ghazarian, directrice des Rivières de Haute-Alsace, au chevet du barrage : ici le chantier d'élévation du batardeau.
Construit en 1962, le barrage de Kruth-Wildenstein appartient au Département du Haut-Rhin. Grâce à sa capacité de 12 millions de m³, il permet d'écrêter les crues en hiver et de soutenir les débits de la Thur en été. Il participe aussi à l'activité économique du territoire en fournissant plusieurs entreprises en eau et énergie motrice. Enfin, il revêt aussi une vocation touristique grandissante grâce à sa base de loisirs. Depuis 2017, il est géré par l'équipe des Rivières de Haute Alsace, syndicat à la carte regroupant les syndicats de rivières du Haut-Rhin ainsi que le conseil départemental.
La couche de protectionde cette étanchéitéest fissuréedepuis plusieurs années

L'étanchéité de l'ouvrage est assurée par un parement étanche grâce à plusieurs épaisseurs de béton bitumineux. La couche de protection de cette étanchéité est fissurée depuis plusieurs années. Si cela ne met pas en danger la stabilité du barrage, cette fissure nécessite néanmoins des travaux de reprise complète du parement. Ceux-ci sont planifiés en 2020. Ils nécessiteront une vidange du barrage entre mars et octobre. Durant cette période, le barrage ne pourra plus soutenir les débits de la Thur, ce qui pourrait mettre en péril les milieux aquatiques et les usages économique et touristique.

C'est dans la perspective de cette opération que le batardeau existant va être rehaussé de trois mètres pour garder une réserve d'eau permettant de lisser les étiages et d'éviter les assecs. Le volume de rétention de ce « barrage dans le barrage » sera porté de 200 000 m³ à 1 000 000 m³. Cela permettra de maintenir un débit dans la Thur garantissant le maintien de la vie aquatique même en cas de période sèche.
Un chantier à 8 millions d'euros

Depuis le 20 août, les engins ajoutent des matériaux étanches en amont et des matériaux graveleux en aval. Les premiers seront constitués de matériaux très étanches, argileux (7 000 m³) mis en oeuvre au coeur de l'ouvrage qui seront amenés sur site depuis la plaine au fur et à mesure pour éviter qu'ils ne se saturent d'eau. Les seconds, plus drainants (35 000 m3), prélevés sur le site, seront mis en place en amont de cette couche. Enfin, près de 7 000 m³ de matériaux issus du décaissement en rive gauche de l'assise du futur ouvrage seront rapportés sur la digue terminée pour en adoucir la pente. Le coût global de ces travaux (2019 et 2020) est estimé à 8 MEURTTC entièrement financés par le département du Haut-Rhin.
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Ces travaux sont réalisés en régie par les engins des Rivières de Haute Alsace et de l'entreprise de terrassement Hartmann. Un nouveau déversoir de sécurité va également être mis en place sur l'ouvrage par l'entreprise Vogel TP. Le déversoir sera équipé d'un clapet qui s'abaissera automatiquement en crue. Cette première étape devrait s'achever courant novembre. Un timing imposé par les risques de crues en cette période de l'année. Calendrier qui a également eu pour effet - cumulé avec les épisodes caniculaires de l'été - d'assécher prématurément la partie amont du lac, provoquant la stupeur des habitués.
Frédéric STENGER Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

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Schiltigheim Un enfant de 11 ans tué,un suspect en garde à vue

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:17:03

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Schiltigheim Un enfant de 11 ans tué,un suspect en garde à vue
 

 
Le feu a pris dans les communs de cet immeuble de 45 appartements géré par le Foyer moderne, le bailleur social de Schiltigheim. Photo DNA /Laurent RÉA
Mélanie dormait à poings fermés lorsqu'elle a été réveillée par l'un de ses cinq enfants. « Ça sentait la fumée. Ma fille a commencé à crier, c'est là que je me suis levée. » Aux environs de 4 h du matin, toute la famille est sortie précipitamment du logement situé rue Principale à Schiltigheim, au premier étage d'un immeuble d'habitat social composé d'anciennes maisons alsaciennes réhabilitées. La femme a vu les flammes qui étaient en train de ravager un autre appartement sur son palier. « Le feu était très fort. Il venait d'en bas », dit-elle.

Avec son mari et ses cinq enfants, Martiale, une habitante du troisième, a également emprunté la cage d'escalier envahie par la fumée. « J'ai vu le petit qui est tombé en sautant par la fenêtre du premier étage. Il s'est blessé au cou », relate-t-elle. Ce garçon, issu d'une famille de huit enfants originaire de République centrafricaine, a été pris en charge par les secours et évacué vers le CHU de Strasbourg-Hautepierre. Tout comme sa mère, qui a elle aussi fait une chute de plusieurs mètres, et a été touchée au bassin. Le père et cinq enfants, légèrement blessés, ont également été transportés à l'hôpital, de même que trois autres personnes. Un septième enfant du couple, une fille, est indemne.
Un pompier passe à travers le plancher

Mais le huitième enfant de la fratrie, un garçon de 11 ans, est décédé dans l'incendie. Les sapeurs-pompiers l'ont retrouvé mort à l'intérieur de l'appartement sinistré. D'après des voisins, l'enfant se trouvait sur le canapé du salon.

« Le feu était très violent, a précisé le commandant Sébastien Rossi, à la tête d'un dispositif qui a mobilisé une centaine de personnels au plus fort de l'intervention. Nous avons pu limiter le bilan humain au maximum en évitant sa propagation aux autres parties de cette habitation en barre. » Les flammes ont tout de même atteint le rez-de-chaussée et le deuxième étage. L'un des planchers en bois s'est effondré sous l'effet de la chaleur, entraînant avec lui un pompier qui est passé à travers -- il n'a cependant pas été blessé.

Alors qu'il semblait maîtrisé vers 7 h, l'incendie est brusquement reparti une heure plus tard. Les sapeurs-pompiers ont dû s'employer pour noyer les foyers résiduels : ils ont copieusement arrosé le bâtiment une bonne partie de la matinée, ce qui a nécessairement retardé le démarrage des opérations de police technique et scientifique sur le site. L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale du Bas-Rhin, dont les effectifs ont été mobilisés en nombre dès mardi matin pour faire avancer les investigations et relever des traces. Un expert incendie s'est déplacé sur les lieux ainsi que les services de l'identité judiciaire.

Le feu a pris dans les communs de cet immeuble de 45 appartements géré par le Foyer moderne, le bailleur social de Schiltigheim. « Je ne peux pas m'empêcher de faire le lien avec l'incendie de l'immeuble qui se situe à l'angle de la rue du Fondeur et de la rue des Vosges », a indiqué la maire Danielle Dambach. Le 19 août au soir, un feu de cave avait endommagé cet immeuble dans lequel l'association Horizon Amitié louait trois logements destinés à des familles d'origine étrangère. Le sinistre avait été revendiqué deux jours plus tard par des tags d'extrême droite inscrits sur un mur de la mairie de Saint-Nabor, à proximité du Mont Sainte-Odile. Trois autres incendies suspects ont été recensés dans la ville au cours des deux dernières semaines.

« La famille touchée par la mort du jeune garçon était une famille bien connue de Schiltigheim, a tenu à rappeler Danielle Dambach. Ils sont là depuis au moins quinze ans et, même s'ils sont d'origine étrangère, ils sont schilikois depuis fort longtemps. »
Arrêté grâce aux camérasde vidéosurveillance

Si une personne a bien été arrêtée dans le secteur, tôt mardi matin, par les policiers de la brigade anticriminalité, elle a assez rapidement été mise hors de cause. Les enquêteurs ont procédé à une seconde interpellation dans le courant de la matinée. Le suspect, âgé de 22 ans, a été appréhendé grâce notamment à l'exploitation des caméras de vidéosurveillance installées aux abords de l'immeuble. Il aurait mis le feu à une poubelle quelques minutes plus tôt rue des Chasseurs, ce qui aurait provoqué l'embrasement d'un véhicule en stationnement.

Cet homme ne s'inscrirait pas dans la mouvance d'extrême droite. Il serait en revanche déjà connu des services de police pour des faits de dégradation volontaire par incendie. Sa garde à vue pourrait se prolonger jusqu'à jeudi matin.
Antoine BONIN

 

 
 

Ostheim Accident de moto : un père et sa fille tués

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:35:22

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Ostheim Accident de moto : un père et sa fille tués
 

 
La moto a violemment percuté un arbre. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Un homme de 47 ans et sa fille de 20 ans ont perdu la vie dans un accident de moto, ce mardi peu avant 16 h 30 sur la RD 3 à Ostheim, à quelques centaines de mètres de l'échangeur de la RN83 en direction de Jebsheim. C'est un cycliste passant par là qui a découvert l'accident et a donné l'alerte. Les deux motards gisaient au sol, en arrêt cardio-respiratoire, à côté de la Harley-Davidson. Les tentatives de réanimation des deux Sélestadiens, pratiquées par les pompiers et le Smur, sont restées vaines.
Un appel à témoins lancé

D'après les premières constatations des gendarmes, la moto circulait dans le sens Jebsheim-Ostheim, et est allée tout droit dans une courbe à droite. Des traces indiquent que l'engin a roulé sur l'herbe à gauche d'un petit pont, avant de franchir un ruisseau à sec et de percuter l'arbre juste après le fossé. La gendarmerie lance un appel à témoins, afin de s'assurer qu'un autre véhicule n'est pas en cause. Toute personne ayant aperçu l'accident, croisé la moto, ou pouvant apporter des éléments susceptibles d'intéresser les enquêteurs, est priée de contacter la brigade territoriale de Ribeauvillé en téléphonant au 03.89.73.60.70 ou au 03.89.21.51.99.

Le temps de l'intervention des secours et des constatations des gendarmes de la compagnie de Colmar, en présence de son commandant en second le capitaine Christian Bader, la RD 3 a été fermée à la circulation dans les deux sens jusqu'à 18 h 45.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Un TER heurte le chargement d'un train de fret

Publié dans le panorama le Mercredi 04 septembre 2019 à 06:25:47

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Un TER heurte le chargement d'un train de fret
 

 
Un TER 200 a heurté un obstacle sur la voie de chemin de fer au niveau de Lutterbach, ce mardi entre 13 h et 14 h, alors qu'il circulait dans le sens Mulhouse-Colmar. La motrice du TER a été en partie touchée, mais le heurt a été sans grande conséquence matérielle. Selon une source du syndicat CGT des cheminots de Mulhouse, le train de voyageur aurait heurté le chargement d'un train de fret. Le trafic a été interrompu le temps de procéder aux constatations d'usage et de repartir en toute sécurité. Il a progressivement repris à partir de 14 h 15. Un aller-retour Strasbourg-Mulhouse en TER 200 a néanmoins dû être annulé pendant l'heure creuse. Et un autre aller-retour en TER 200 au départ de Strasbourg n'est allé que jusqu'à Colmar, afin de permettre au train de retrouver sa place et de remonter vers Colmar.
P.G.