Back to top

France 3 Grand Est : Valoriser l'information de proximité

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:51:46

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

audiovisuel nouvelle programmation de France 3 Grand Est
France 3 Grand Est : Valoriser l'information de proximité
France 3 Grand Est a présenté hier sa programmation et ses projets pour la saison 2019-20. Détails.

 
France 3 Grand Est regroupe les équipes d'Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne.
Le réseau régional auquel appartient France 3 Grand Est (Alsace/Lorraine/Champagne-Ardenne), explique Jean-Marc Dubois, directeur régional depuis novembre, « fait notre force » et « nous permet de répondre à la demande d'information de proximité ». Des rapprochements avec France Bleu (radio) sont en cours de discussion et pourraient aboutir dès 2020 à une matinale France 3/France Bleu, annonce-t-il. Et de poursuivre : France 3 Grand Est, ce sont trois antennes avec des éditions propres mais une visée commune.
« Gérer notre présence sur les réseaux sociaux »

L'objectif affiché pour cette nouvelle saison sera aussi de « gérer notre présence sur les réseaux sociaux » au plus près du public. L'idée est d'élargir et de densifier la présence régionale dans les tranches horaires qui entourent les journaux télévisés. Il s'agit, pour le directeur régional, de mettre en avant la proximité avec « plus de direct, plus de local, plus de terrain », avec des journaux de midi et du soir allongés d'une dizaine de minutes, des décryptages réguliers y compris de l'information locale, un renforcement des équipes actives dans le numérique. Les visites sur les sites de France 3 se multiplient, explique le même, elles font maintenant « partie de notre évolution ».

Joël Barcy, rédacteur en chef de France 3 Alsace, a indiqué que les journaux télévisés démarreront dès 11 h 50, au lieu de midi, et vont offrir un regard tout à la fois sur le Grand Est et les leaders alsaciens, mais aussi les territoires de proximité, quartiers ou villages. « Nous avons 700 kilomètres de frontières communes avec l'Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique ». Des comparaisons seront ainsi proposées aux téléspectateurs, insiste-t-il. De nouvelles propositions sont de même fin prêtes, ainsi Des lieux, des histoires. Carte blanche sera là donnée aux journalistes pour explorer quartiers, villages, lieux insolites ou coutumes. Il s'agira « d'aller là où on ne va pas actuellement ». Parcourir les communes, découvrir ce qu'il s'y passe, tel est le mot d'ordre.

Le soir, le rendez-vous avec l'actualité se fera à 18 h 50. Il s'agira de faire pont entre le numérique et la télévision, dit encore M. Barcy, mais aussi « d'aller au-delà du factuel », pour éclairer, comprendre, approfondir ». Rund'um reviendra quotidiennement pour ouvrir la tranche d'information vespérale.

On y découvrira notamment Frach oder frech (ndlr : deux manières de prononcer en alsacien le mot effronté), « portrait décapant d'une personnalité singulière du territoire », qu'on pourra aussi retrouver sur les réseaux sociaux.

Un stammtisch réunira, autour d'Hervé Aeschbacher (en matinée du lundi au vendredi à 10 h 45) des chroniqueurs, des experts et des comédiens : au programme, faits de société ou thèmes de la vie quotidienne, en collaboration avec la radio France Bleu Elsass.

Fanny Klipfel, déléguée à l'antenne et aux programmes de France 3 Grand Est, a insisté sur cette reprise des matinales régionales entre 10 h 45 et 11 h 40 : cela s'appellera Ensemble c'est mieux.

L'on verra aussi en fin de soirée des documentaires de société conçus par des producteurs régionaux : on se penchera cette saison sur la question des mineurs migrants, ou sur l'aide proposée par des Alsaciens à des habitants du Sahel, ou encore le vécu des petits patrons.

Magazines d'investigation, participations à des journées thématiques, partenariats avec des initiatives ou des événements locaux enrichiront, par ailleurs, l'offre télévisuelle tout au long de l'année. L'idée est aussi de proposer nationalement des événements locaux ou régionaux forts, a expliqué l'équipe de France 3 Grand Est.
CZ france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est

france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est

 
 

 

Ginder soutient Jenn par anticipation

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:19:56

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Ginder soutient Jenn par anticipation
 

 
Jean-Luc Ginder, élu d'opposition à Bollwiller et principal animateur du confidentiel mouvement Mulhouse demain, vient d'officialiser le ralliement de celui-ci à l'association Osons Mulhouse, créée par l'élue mulhousienne Fatima Jenn, adhérente de La République en marche. Rien n'assure pourtant que celle-ci se lancera effectivement dans la bataille de mars prochain ni, le cas échéant, sous quelle étiquette précise. Sans rien infirmer ni affirmer, l'intéressée est pour l'heure encore en phase de réflexion - on sait juste que LaRem a demandé à l'Ifop de tester son nom, parmi d'autres, comme possible tête de liste dans la cité du Bollwerk. Le communiqué de presse diffusé de Jean-Luc Ginder paraît donc - a minima - prématuré. Extrait : « Comme à ce jour n'est pas défini le candidat officiel de LaRem avec qui nous nous sentons le plus proche, Mulhouse demain a choisi de rejoindre la candidate la plus représentative de notre pensée sur Mulhouse, Fatima Jenn, dans la continuité de son engagement pour Mulhouse. » Jean Luc Ginder indique enfin qu'à titre personnel, il compte s'engager dans la campagne municipale à Bollwiller, « bourg de première importance pour Mulhouse Alsace agglomération ».
E. D.

Élections municipales Mulhouse : Ginder soutient Jenn par anticipation

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:49:47

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Élections municipales  Mulhouse
Élections municipales Mulhouse : Ginder soutient Jenn par anticipation

 
Jean-Luc Ginder, élu d'opposition à Bollwiller et principal animateur du confidentiel mouvement Mulhouse demain, vient d'officialiser le ralliement de celui-ci à l'association Osons Mulhouse, créée par l'élue mulhousienne Fatima Jenn, adhérente de La République en marche. Rien n'assure pourtant que celle-ci se lancera effectivement dans la bataille de mars prochain ni, le cas échéant, sous quelle étiquette précise.Sans rien infirmer ni affirmer, l'intéressée est pour l'heure encore en phase de réflexion - on sait juste que LaRem a demandé à l'Ifop de tester son nom, parmi d'autres, comme possible tête de liste dans la cité du Bollwerk. Le communiqué de presse diffusé par Ginder paraît donc - a minima - prémature. Extrait : « Comme à ce jour n'est pas défini le candidat officiel de LaRem avec qui nous nous sentons le plus proche, Mulhouse demain a choisi de rejoindre la candidate la plus représentative de notre pensée sur Mulhouse, Fatima Jenn, dans la continuité de son engagement pour Mulhouse. » Jean Luc Ginder indique enfin qu'à titre personnel, il compte s'engager dans la campagne municipale à Bollwiller.
E. D.

 

 
 

 

Qu'attendre du Grenelle contre les violences conjugales ?

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:46:16

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Société Gouvernement
Qu'attendre du Grenelle contre les violences conjugales ?
Véritable volonté politique ou simple opération de communication ? Le Grenelle des violences conjugales commence mardi et doit durer jusqu'au 25 novembre. Pendant trois mois, ministres, acteurs sociaux et services publics vont tenter d'enrayer ce fléau qui a déjà fait 101 victimes cette année.
 

 
Marlène Schiappa (à droite) a voulu lancer son Grenelle le 3-09-19, en clin d'oeil au numéro de téléphone d'écoute des femmes victimes, le 3919.
La dernière fois qu'une femme a succombé, tuée par son conjoint, c'était ce lundi, à Réalmont, dans le Tarn. La nonagénaire (92 ans), violemment frappée par son mari de 94 ans à coups de poing et de canne la veille, est morte des suites de ses blessures.

C'est pour tenter d'enrayer ce fléau qu'une bonne partie du gouvernement (secrétariat d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, ministères de la Justice, Intérieur, Éducation, Logement, Protection de l'enfance...), ainsi que les différentes associations, des familles de victimes et les services publics concernés vont se mettre autour d'une table dès ce mardi et durant trois mois, pour un Grenelle des violences conjugales.
Des annonces avant le Grenelle

Le lancement de l'événement se déroulera à Matignon et le Premier ministre, Édouard Philippe, qui ouvrira le Grenelle, fera des « annonces fortes qui vont changer la donne », avait assuré Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, vendredi dans notre journal.

Tout au long des discussions, les différents membres du gouvernement devraient annoncer des mesures. Ce sera le cas d'Adrien Taquet (Protection de l'enfance) ou encore de Nicole Belloubet (Justice).

Une dizaine de groupes de travail vont aussi plancher sur trois axes principaux : la prévention, la prise en charge des victimes et la sanction des auteurs. De son côté, Marlène Schiappa a d'ores et déjà annoncé l'ouverture de 240 places d'hébergement supplémentaires, ainsi qu'un budget d'un million d'euros qui sera reversé à de petites associations locales. Un bracelet d'éloignement, posé sur les hommes violents avant toute condamnation, doit également être mis en place courant 2020.

Parallèlement à ce long tour de table qui se tient à Matignon, 91 Grenelles en région vont avoir lieu.
Opération de communication

Certaines voix, parmi lesquelles Anaïs Leleux, membre du collectif #NousToutes, s'élèvent déjà pour dénoncer ce qu'elle estime « n'être qu'une opération de communication ». En 2018, déjà, la Fondation des femmes estimait le besoin pour une prise en charge de qualité des femmes victimes de violence à 500 millions d'euros. Pour certaines et même pour certains, il n'est pas non plus assez question d'éducation... des hommes. Ce Grenelle doit déboucher, à partir du 25 novembre, sur des engagements judiciaires et l'établissement de nouvelles politiques publiques.

 

 
 

 

Qu'attendre du Grenelle contre les violences conjugales ?

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:21:41

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Qu'attendre du Grenelle contre les violences conjugales ?
 

 
Marlène Schiappa (à droite) a voulu lancer son Grenelle le 3-09-19, en clin d'oeil au numéro de téléphone d'écoute des femmes victimes, le 3919. Photo Philippe LOPEZ/AFP
La dernière fois qu'une femme a succombé, tuée par son conjoint, c'était ce lundi, à Réalmont, dans le Tarn. La nonagénaire (92 ans), violemment frappée par son mari de 94 ans à coups de poing et de canne la veille, est morte des suites de ses blessures.

C'est pour tenter d'enrayer ce fléau qu'une bonne partie du gouvernement (secrétariat d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, ministères de la Justice, Intérieur, Éducation, Logement, Protection de l'enfance...), ainsi que les différentes associations, des familles de victimes et les services publics concernés vont se mettre autour d'une table dès ce mardi et durant trois mois, pour un Grenelle des violences conjugales.
Des annonces avant le Grenelle

Le lancement de l'événement se déroulera à Matignon et le Premier ministre, Édouard Philippe, qui ouvrira le Grenelle, fera des « annonces fortes qui vont changer la donne », avait assuré Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, vendredi dans notre journal.

Tout au long des discussions, les différents membres du gouvernement devraient annoncer des mesures. Ce sera le cas d'Adrien Taquet (Protection de l'enfance) ou encore de Nicole Belloubet (Justice).

Une dizaine de groupes de travail vont aussi plancher sur trois axes principaux : la prévention, la prise en charge des victimes et la sanction des auteurs. De son côté, Marlène Schiappa a d'ores et déjà annoncé l'ouverture de 240 places d'hébergement supplémentaires, ainsi qu'un budget d'un million d'euros qui sera reversé à de petites associations locales. Un bracelet d'éloignement, posé sur les hommes violents avant toute condamnation, doit également être mis en place courant 2020.

Parallèlement à ce long tour de table qui se tient à Matignon, 91 Grenelles en région vont avoir lieu.
Opération de communication

Certaines voix, parmi lesquelles Anaïs Leleux, membre du collectif #NousToutes, s'élèvent déjà pour dénoncer ce qu'elle estime « n'être qu'une opération de communication ». En 2018, déjà, la Fondation des femmes estimait le besoin pour une prise en charge de qualité des femmes victimes de violence à 500 millions d'euros. Pour certaines et même pour certains, il n'est pas non plus assez question d'éducation... des hommes. Ce Grenelle doit déboucher, à partir du 25 novembre, sur des engagements judiciaires et l'établissement de nouvelles politiques publiques.

 

 
 

Villeurbanne : le statut du suspect en question

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:15:16

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Villeurbanne : le statut du suspect en question
 

 
Le suspect a reconnu « partiellement les faits » lors de sa garde à vue. Photo Philippe DESMAZES/AFP
L'Afghan d'une trentaine d'années, soupçonné d'avoir tué samedi une personne et blessé huit autres dans une attaque au couteau à Villeurbanne, a été mis en examen lundi pour « assassinat et tentatives d'assassinats ». Dimanche, le procureur avait déjà indiqué que le suspect, sans antécédent judiciaire, avait reconnu « partiellement les faits » lors de sa garde à vue tout en tenant des propos « incohérents et confus », disant notamment « avoir entendu des voix insulter Dieu et lui donnant l'ordre de tuer ». Il a par ailleurs déclaré lors de son audition qu'il a cru reconnaître à la gare routière une personne avec lequel il avait eu un contentieux il y a plusieurs années, en Angleterre. Le procureur a également précisé que, selon l'expert psychiatre qui l'a examiné pendant sa garde à vue, il présente « un état psychotique envahissant, un délire paranoïaque à thématiques multiples ».

Désormais, l'enquête se poursuit et se focalise sur le profil et le parcours de cet individu.
Bénéficiaire d'une « protection subsidiaire »

Les premiers éléments dessinent un parcours de migrant erratique : connu sous deux identités et trois dates de naissance différentes, il est entré une première fois en France en tant que mineur en 2009. Ensuite, il a successivement été enregistré en Italie (2014), en Allemagne (2015) et en Norvège (2016), avant de revenir sans famille dans l'Hexagone en juin 2016. Deux ans plus tard, il a obtenu l'asile mais pas le statut de réfugié. Il était ainsi bénéficiaire d'une simple « protection subsidiaire » délivrée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) en mai 2018. Ce statut moins protecteur est accordé aux demandeurs d'asile qui ne relèvent pas du statut de réfugié mais qui viennent de pays où ils risquent une exécution, des tortures ou des violences aveugles à cause d'un conflit armé.

En 2018, 13 275 demandeurs d'asile ont été placés sous protection subsidiaire. Soit un peu plus d'un tiers des 33 330 migrants ayant obtenu la protection de la France. C'est le cas de la majorité des Afghans protégés par l'OFPRA. Ce statut est plus précaire que celui de réfugié. En effet, la protection subsidiaire peut prendre fin si la situation dans le pays d'origine connaît une très nette amélioration. Par exemple dans le cas où la paix reviendrait en Afghanistan après la guerre civile qui ensanglante le pays depuis des décennies.

Avant la loi asile et immigration de Gérard Collomb, la protection subsidiaire donnait le droit à un titre de séjour temporaire d'un an, puis une carte de séjour de deux ans renouvelables. C'est probablement pour cette raison que l'assaillant de Villeurbanne était en attente de la prolongation de son titre provisoire arrivant à échéance le 31 janvier 2020. Il ne fait pas partie des 4 630 Afghans reconnus comme réfugiés et titulaires d'une carte de 10 ans recensés par l'OFPRA à la fin 2018.

 

 
 

L'AfD s'enracine dans l'ex-RDA

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:43:30

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Allemagne Politique
L'AfD s'enracine dans l'ex-RDA
Le parti d'extrême droite s'établit comme la première force sur les territoires de l'Est de l'Allemagne.
 

 
L'AfD obtient ses meilleurs résultats électoraux dans l'ex-RDA.
Berlin.- De notre correspondant

Trente ans après la réunification de l'Allemagne, les différences économiques entre les deux parties du pays se traduisent désormais dans les urnes. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est devenue LE parti de l'Est, en capitalisant les frustrations. 66  % des électeurs des territoires de l'ancienne RDA disent se sentir comme des citoyens de deuxième classe de la République fédérale. La proportion monte à 78 % chez les électeurs de l'AfD, parmi lesquels 250 000 abstentionnistes des dernières élections. Un sentiment de déclassement conforté par la «une» post-colonialiste du Spiegel de la semaine dernière caricaturant l'Ossi en beauf à bob noir, rouge et jaune. Le vote de dimanche dans le Brandebourg et la Saxe est un bras d'honneur à la partie ouest du pays.

Certes, l'AfD n'obtient pas beaucoup plus de voix en Saxe pour cette élection régionale que pour les élections nationales de 2017 (27,5 % contre 27 %). Mais «l'Alternative» a réussi à améliorer son score malgré la concurrence de trois autres listes de la droite extrême, dont celle de son ancienne dirigeante, Frauke Petry. Malgré aussi la campagne également très à droite du candidat de la CDU, très ferme sur l'immigration et la sécurité. Michael Kretschmer, à rebours de la position de son parti au plan national favorable au maintien des sanctions contre la Russie, s'est également affiché au côté de Vladimir Poutine, idole de l'extrême droite.
« L'AfD pourrait en profiter pour accroître son influence à l'Ouest »

Pour se différencier, l'AfD n'a pas hésité à radicaliser son discours. Alexander Gauland, l'une des deux têtes de l'exécutif national, a vanté en meeting «l'homogénéité ethnique de la population de la Saxe». Il a également affirmé qu'il souhaitait une «Machtergreifung», expression en allemand qui désigne la prise de pouvoir par Hitler. La tête de liste dans le Brandebourg, Andreas Kalbitz, a confirmé sa participation à une marche néo-nazie à Athènes en 2007. Les participants allemands avaient hissé le drapeau à croix gammée sur la façade de leur hôtel. Les références explicites au IIIe Reich n'ont pas rebuté les électeurs, pas même les plus jeunes. Dans la Saxe et le Brandebourg, le parti d'extrême droite a capté respectivement 30 % et 22 % des votes des moins de 30 ans. C'est une autre différence avec l'ouest du pays, où un jeune électeur sur trois a voté pour les écologistes aux européennes de mai dernier. Cette fonction de canalisation des colères, d'aimant à frustration, pourrait ne pas rester l'apanage de l'Est selon le politologue Jürgen Falter, interrogé par le journal Bild : «L'AfD a le potentiel pour devenir le parti de protestation pour toute l'Allemagne. Si la situation économique se dégrade et que le chômage monte, l'AfD pourrait en profiter pour accroître son influence à l'Ouest».
David PHILIPPOT

 

 
 

 

L'AfD s'enracine dans l'ex-RDA

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:17:37

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
L'AfD s'enracine dans l'ex-RDA
 

 
L'AfD obtient ses meilleurs résultats électoraux dans l'ex-RDA. Photo John MACDOUGALL/AFP
Berlin.- De notre correspondant

Trente ans après la réunification de l'Allemagne, les différences économiques entre les deux parties du pays se traduisent désormais dans les urnes. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est devenue LE parti de l'Est, en capitalisant les frustrations. 66  % des électeurs des territoires de l'ancienne RDA disent se sentir comme des citoyens de deuxième classe de la République fédérale. La proportion monte à 78 % chez les électeurs de l'AfD, parmi lesquels 250 000 abstentionnistes des dernières élections. Un sentiment de déclassement conforté par la «une» post-colonialiste du Spiegel de la semaine dernière caricaturant l'Ossi en beauf à bob noir, rouge et jaune. Le vote de dimanche dans le Brandebourg et la Saxe est un bras d'honneur à la partie ouest du pays.

Certes, l'AfD n'obtient pas beaucoup plus de voix en Saxe pour cette élection régionale que pour les élections nationales de 2017 (27,5 % contre 27 %). Mais «l'Alternative» a réussi à améliorer son score malgré la concurrence de trois autres listes de la droite extrême, dont celle de son ancienne dirigeante, Frauke Petry. Malgré aussi la campagne également très à droite du candidat de la CDU, très ferme sur l'immigration et la sécurité. Michael Kretschmer, à rebours de la position de son parti au plan national favorable au maintien des sanctions contre la Russie, s'est également affiché au côté de Vladimir Poutine, idole de l'extrême droite.
« L'AfD pourrait en profiter pour accroître son influence à l'Ouest »

Pour se différencier, l'AfD n'a pas hésité à radicaliser son discours. Alexander Gauland, l'une des deux têtes de l'exécutif national, a vanté en meeting «l'homogénéité ethnique de la population de la Saxe». Il a également affirmé qu'il souhaitait une «Machtergreifung», expression en allemand qui désigne la prise de pouvoir par Hitler. La tête de liste dans le Brandebourg, Andreas Kalbitz, a confirmé sa participation à une marche néo-nazie à Athènes en 2007. Les participants allemands avaient hissé le drapeau à croix gammée sur la façade de leur hôtel. Les références explicites au IIIe Reich n'ont pas rebuté les électeurs, pas même les plus jeunes. Dans la Saxe et le Brandebourg, le parti d'extrême droite a capté respectivement 30 % et 22 % des votes des moins de

30 ans. C'est une autre différence avec l'ouest du pays, où un jeune électeur sur trois a voté pour les écologistes aux européennes de mai dernier. Cette fonction de canalisation des colères, d'aimant à frustration, pourrait ne pas rester l'apanage de l'Est selon le politologue Jürgen Falter, interrogé par le journal Bild : «L'AfD a le potentiel pour devenir le parti de protestation pour toute l'Allemagne. Si la situation économique se dégrade et que le chômage monte, l'AfD pourrait en profiter pour accroître son influence à l'Ouest».
David PHILIPPOT

 

 
 

Le « mouvement de fond »de l'inclusion

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:06:41

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le « mouvement de fond »de l'inclusion
 

 
Séverine Pradel, l'une des deux professeurs coordonnateurs, est à l'écoute de ses élèves pour les faire progresser dans leurs fondamentaux. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Comme tous les collégiens ce lundi, ils ont fait connaissance entre eux et découvert leur emploi du temps. Mais un emploi du temps provisoire puisque les élèves des deux Ulis (unités localisées pour l'inclusion scolaire) du collège Molière, à Colmar, rejoindront bientôt certains cours - arts plastiques ou technologie, langues ou éducation musicale... - en fonction de leurs capacités et de leurs souhaits.

Ces quelque 20 élèves de la 6e à la 3e ayant des troubles des fonctions cognitives, donc plus de difficulté à mémoriser et à s'organiser, bénéficient tous d'un projet personnalisé de scolarisation (PPS), basé sur la notification d'une équipe pluridisciplinaire de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), avec l'aval des parents concernés.

« Pour chacun d'eux on va définir un temps d'inclusion et en discuter avec les collègues », indiquent Séverine Pradel et Claudio Martino, les deux professeurs coordonnateurs qui travaillent au quotidien avec deux AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap), Barbara Hamm et Nuray Haydin.

Il s'agit de faciliter l'adaptation, d'expliquer la réserve d'un élève, la manière d'attirer l'attention d'un autre, de multiplier les consignes... Une attention particulière, des outils et des gestes pédagogiques d'ailleurs « transférables dans les classes pour tous les élèves à besoin particuliers ».
Développer l'autonomieet le projet d'orientation

Si les jeunes d'Ulis n'ont pas le niveau suffisant pour suivre des cours de maths et de français au collège, il y a « de belles réussites en éducation physique et sportive, par exemple, et cela leur fait du bien ». En 4e et en 3e, ils découvrent aussi les champs professionnels dans les ateliers de Segpa, jusqu'à y passer la moitié de la semaine, sans oublier des stages en milieu professionnel.

La plupart se préparent ainsi à poursuivre en CAP, avec l'appui d'une Ulis de lycée professionnel, plus rarement en IMPro (Institut médico-professionnel). Car le but, rappelle Nicole Forget, inspectrice chargée de l'adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés (ASH) dans le Haut-Rhin, « est de développer l'autonomie et la compréhension du projet d'orientation », sans quoi l'inclusion scolaire ne serait qu'« illusion ».

Le parcours personnalisé des élèves est réévalué chaque année par une équipe de suivi, autour de l'enseignant référent, en lien avec d'autres professionnels (psychologues, orthophonistes...). « Cette liaison est essentielle, en accord avec les parents. C'est au collège que les chemins se font, qu'ils voient qu'il y a des possibilités de réussite », de quoi anticiper ce à quoi les jeunes « seront confrontés dans leur vie d'adulte », en tant que « membre à part entière de la société », développe le principal Sébastien Lorentz.
S'adapter aux enfantsplutôt que l'inverse

Un chef d'établissement qui « joue le jeu » de l'inclusion, ainsi que toute l'équipe éducative du collège, comme le saluent les professeurs coordonnateurs. Cette année, le Molière accueille deux autres élèves en situation de handicap, en classe ordinaire avec un accompagnant, de même que, ponctuellement, des enfants d'établis-sements socio-médicaux du sec-teur (lire ci-dessous).

Depuis la loi sur le handicap de 2005, l'inclusion scolaire ne cesse de se développer, ainsi que ses différents dispositifs, dont les Ulis, de l'école au lycée, qui concernent dans les 2 700 élèves de l'académie (chiffres de l'Éducation nationale de 2016-2017). Le principe n'étant « pas que tous les élèves accèdent aux objectifs de l'école ordinaire », mais qu'ils y aient plutôt une place « avec un programme personnalisé », défend Nicole Forget, ainsi que cela se fait ailleurs, en Italie ou dans les pays scandinaves.

Pour l'inspectrice, « l'inclusion est un mouvement de fond » : « Il y a la nécessité d'une montée en puissance des compétences, par des formations, mais aussi d'un autre regard. Notre école est très normée : il faudrait changer de paradigme, pouvoir nous adapter aux enfants, plutôt que l'inverse, en interrogeant nos méthodes... »
Catherine CHENCINER

 

 
 

« L'enseignement spécialisé va devenir la norme »

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:10:04

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
« L'enseignement spécialisé va devenir la norme »
 

 
Daniel Finck, directeur de l'Itep La Forge à Wintzenheim, qui accueille 75 enfants de 7 à 16 ans présentant des troubles du comportement. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Les enfants présentant des handicaps sont de mieux en mieux intégrés à l'école depuis la loi pour l'égalité des chances de 2005. Rien qu'à l'Institut thérapeutique éducatif et pédagogique (Itep) de La Forge, à Wintzenheim, le nombre d'enfants scolarisés au sein d'une classe dite ordinaire, est passé de 7 en 2008 à 42 en 2018. « Ils ne passent pas forcément toute l'année à l'école, parfois c'est pour trois heures, parfois pour quelques heures par semaine... », précise Daniel Finck, directeur de La Forge.

Pour en arriver à ce résultat, l'école n'a pas été la seule à devoir s'adapter. La manière d'enseigner à l'Itep a été totalement revue : les classes se font par niveau et sont à géométrie variable, pour pouvoir libérer un enfant le temps de son inclusion dans une école ordinaire. « En classe, on aura par exemple X élèves le matin, et Y l'après-midi, car certains sont en inclu-sion. Avant, on les avait en continu. » L'inclusion, avec son lot d'aller-retour vers les établissements scolaires ou vers la cantine, suppose également une flexibilité de tous les 48 personnels de La Forge, qui doivent gérer la logistique de A à Z, à moyens constants.
« Retrouver sa place »

Ce volontarisme est récompensé, estime Daniel Finck. Quand un enfant de l'Itep « sort du champ du handicap et rejoint un collège après avoir passé deux ans chez nous. C'est notre mission, que ces enfants retrouvent une réelle place, parce qu'ils en souffrent de cette exclusion. »

« Avant, l'enseignement spécialisé était vu comme un monde à part où l'ordinaire envoyait ses enfants difficiles. Dans l'école inclusive, il y a l'idée que ces deux mondes ne font plus qu'un », analyse Daniel Finck, qui pense qu'à terme, « l'enseignement spécialisé va devenir la norme ». Derrière cette citation choc se cache un changement de paradigme qui traverse tout l'enseignement depuis une dizaine d'années : la personnalisation du parcours de l'élève. Cette personnalisation implique que les structures s'adaptent aux élèves et non l'inverse.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

Pour un meilleur accompagnement des élèves dyslexiques

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:10:59

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Pour un meilleur accompagnement des élèves dyslexiques
 

 
C'est l'une des nouveautés de cette année au collège Jean-Monnet : la mise en place, avec des professeurs volontaires, d'un « groupe dys » visant à offrir un meilleur accompagnement aux élèves présentant des troubles de l'apprentissage de type dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, etc. « C'était une demande des enseignants », explique le principal José Dias. L'an dernier, plusieurs d'entre eux avaient suivi une formation poussée sur le sujet. Depuis cette rentrée, l'ensemble des élèves dyslexiques, dyspraxiques ou dysphasiques d'un niveau (ils seraient une vingtaine dans l'établissement, soit environ cinq par niveau) sont ainsi regroupés au sein d'une même classe : 6e D (comme « dys »), 5e D, etc. L'occasion pour les enseignants volontaires de proposer des aménagements dans une seule classe, de mieux appréhender les difficultés de chaque élève « dys », de leur proposer un accompagnement individuel et favoriser les apprentissages, voire, leur permettre de reprendre confiance en eux pour mieux progresser. Pour les élèves « dys », c'est aussi un moyen de ne plus prendre leur trouble pour une fatalité et de comprendre qu'ils ne sont pas seuls à rencontrer des difficultés. Pour les autres élèves, c'est une manière de réaliser que ce n'est pas un phénomène rare, sans stigmatiser donc leur camarade « dys ». Un meilleur accompagnement qui mise aussi sur une meilleure inclusion.

 

 
 

Carspach Un nouveau BTS management commercial pour la rentrée

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:05:44

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Carspach Un nouveau BTS management commercial pour la rentrée
 

 
Bruno Abraham et Nathalie Gessier, souriants et confiants pour la rentrée. Photo DNA
Le lycée Sonnenberg, à Carspach, accueillera 350 élèves cette année, dont 60 internes (sur 90 places disponibles), répartis en 17 classes : deux classes de 3e prépa métiers (PM); quatre classes de seconde : métiers des relations clients (MRC), accompagnement soins et services à la personne (ASSP), générale et technologique (GT) ; cinq classes de première : commerce, accueil relations clients et usagers (ARCU), accompagnement soins et services à la personne (ASSP), sciences et techniques de laboratoire (STL) et sciences et techniques de la santé et du social (ST2S), ainsi que cinq classes de terminale : commerce, ARCU, ASSP, STL et ST2S auxquelles s'ajoute le nouveau BTS management commercial opérationnel (MCO).

Onze étudiants effectueront cette première rentrée: « La quasi-totalité sont d'anciens élèves de l'établissement », précise Nathalie Gessier. Ce BTS s'effectue en alternance et les étudiants ne sont présents dans l'établissement qu'une semaine sur deux. Les enseignants sont communs avec le lycée, seule une professeure de gestion organisationnelle est spécifiquement rattachée à la section BTS.

Le lycée de Carspach s'est modernisé et adapté au numérique durant l'été, le foyer a été rénové, la fibre optique a été branchée, le wi-fi est disponible partout dans le lycée et toutes les salles sont équipées de tableaux interactifs (VPI) permettant d'offrir un accès wi-fi en tout point avec un réseau permettant de consulter et de télécharger les ressources numériques mises à disposition.

Les lycéens sont désormais équipés de documents numériques et non plus de livres en papier dès la classe de seconde. Par ailleurs, les élèves de 3es PM et de seconde professionnelle et technologique seront équipés gratuitement d'un ordinateur portable.

La journée d'intégration des 3es PM et des secondes aura lieu aujourd'hui mardi 3 septembre tandis que la rentrée générale des élèves est fixée au jeudi 5 septembre,
Fabrice CHEVROTON

 

 
 

Trois Frontieres Rentrée : 565 élèves de seconde, premiers de cordée

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:08:41

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Trois Frontieres Rentrée : 565 élèves de seconde, premiers de cordée
 

 
 
La grande machine du Mermoz est repartie pour un tour. Lentement, histoire de ne pas brusquer ses nouveaux lycéens, mais sûrement, pour gagner en efficacité. Hier matin, un flot de lycéens a progressé dans l'enceinte de l'établissement. Dans un silence presque religieux, une fois repérée la répartition des élèves sur la liste affichée à l'entrée, les groupes se sont formés. Tendus, inquiets, stressés comme certains l'ont avoué.

Cette année, le lycée a ouvert 17 classes de seconde. « Nous sommes rodés », ont convenu Blandine Koenig et François Humler, tous deux conseillers principaux d'éducation des classes de seconde. Rodés donc, avertis et confiants, s'il est clair que ce premier jour « a nécessité beaucoup d'organisation, de l'anticipation afin de vérifier en particulier la cohérence des classes ». Prêt aussi, le proviseur Jean-Luc Schildknecht qui, dès hier matin, était sur le pont pour se présenter et annoncer le programme de la matinée. Les priorités ? Arpenter le site et se laisser guider à travers les différents espaces de l'établissement, faire connaissance avec le groupe classe et son professeur principal et, temps fort s'il en est, assister au discours d'accueil du proviseur. Ainsi, par trois fois, le patron du Mermoz s'est adressé à près de 200 jeunes.
« Il va falloir communiquer... »

De quoi poser les bases « d'une nouvelle aventure de vie qui devrait vous amener jusqu'au baccalauréat », a lancé Jean-Luc Schildknecht à son assistance. Et de souligner « un moment important car vous allez passer du stade de l'adolescence à celui de jeune adulte ». S'il a rappelé la mission d'accompagnement inhérente aux métiers de l'enseignement, le proviseur a insisté sur la nécessité d'échanger : « il va falloir communiquer avec nous si vous voulez que l'on vous conduise à la réussite ». Communiquer et ne pas hésiter à évoquer tout type de problème que les lycéens pourront rencontrer dans le courant de cette année scolaire. En une heure, la ''messe'' était dite avec fermeté, clarté et bienveillance. Pour qu'au sein du Mermoz, les plus jeunes de seconde trouvent rapidement leur place aux côtés des autres lycéens en sections générales, techniques et professionnelles, au centre d'apprentissage ou en préparation d'un diplôme de brevet de technicien supérieur. Dans le plus grand lycée d'Alsace, hier, il semblait peu probable d'envisager une échappatoire : « vous allez tous vivre ensemble ».
Ghislaine MOUGEL PLUS WEB Voir notre vidéo sur www.lalsace.fr.

 

 
 

ALTKIRCH École primaire Les Tuileries : L'heure de la rentrée a sonné

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:56:46

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

ALTKIRCH  École primaire Les Tuileries
ALTKIRCH École primaire Les Tuileries : L'heure de la rentrée a sonné
Ce lundi, un peu moins de 500 élèves ont fait leur rentrée dans les écoles d'Altkirch : Les Tuileries, Les Étangs et Saint-Morand. Le point sur les effectifs et les nouveautés sur ces trois sites.

 
Au moment de l'appel dans la cour, entre les professeurs, alignés sur l'estrade, et les écoliers qui ont retrouvé leurs camarades, on se demande qui a le plus le trac...
Nouveaux sacs, baskets flambant neuves, les cheveux bien peignés et le teint encore doré : les écoliers sont beaux comme un sou neuf, en ce premier jour de la rentrée. Dans la cour de l'école élémentaire Les Tuileries, l'un des trois sites altkirchois qui compte le plus grand nombre d'élèves, un mélange de trac et d'excitation s'était emparé de tous, à l'ouverture du portail dès 8 h.

La directrice Isabelle Lebourgeois, qui faisait son retour après plusieurs mois d'absence, s'est voulu rassurante dans son discours de bienvenue aux écoliers. « Nous, aussi nous avons eu un peu peur lors de notre première rentrée dans cette grande école. Mais très vite, nous avons compris que l'école les Tuileries avait une âme et qu'il y faisait bon travailler et vivre ensemble. » Elle a présenté toute son équipe et fixé ses objectifs pour cette année scolaire, comme « donner à chacun la possibilité d'exploiter le meilleur de lui-même et le droit de prétendre à l'espoir, à la confiance et à la satisfaction de grandir sereinement ». Isabelle Pi, première adjointe au maire chargée des affaires scolaires, a pris la parole à son tour pour saluer deux enseignants qui effectueront leur dernière année scolaire : Bertrand Lichtlé et Monique Sbrovazzo.

Aux futurs élèves de ces deux « piliers de l'école élémentaire Les Tuileries », l'élue a lancé malicieusement : « Je vais vous demander d'être adorables d'aujourd'hui jusqu'à la fin de l'année, car vous serez leurs derniers élèves. Du coup, grâce à vous, ils passeront une superbe retraite à partir de juillet de l'année prochaine ! »

Le maire Nicolas Jander était aussi présent pour souhaiter une belle rentrée aux petits Altkirchois. « On est tous un peu ému et stressé ce jour-là. C'est un moment important dans la vie de la famille et dans la vie des enseignants. Alors, à la municipalité, nous voulons faire en sorte que le cadre de vie scolaire soit le meilleur possible pour nos enfants. » L'édile a annoncé la rénovation totale de la cantine plus lumineuse, plus accueillante et moins bruyante, dans les sous-sols de l'école (travaux financés par la communauté de communes Sundgau), et l'ouverture prochaine du nouvel espace « sciences et culture», dans les combles. Ce dernier projet d'aménagement a pris du retard : il n'accueillera les écoliers qu'au deuxième trimestre de l'année scolaire. « Tout ça pour favoriser la réussite de nos élèves », a conclu le maire, laissant la directrice commencer l'appel et mettre fin aux trépignements des enfants, impatients de rentrer en classe.
A.D.

L'école Les Tuileries accueille 253 élèves du CP au CM2. Avec les parents, ça faisait du monde dans la cour de récréation, ce lundi matin ! Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER

 

 
 

 

CD67 : Toujours plus de collégiens pour quelques années encore

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:24:42

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Éducation
CD67 : Toujours plus de collégiens pour quelques années encore
Avant de se rendre dans les collèges de Barr puis de Schirmeck, Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin, a présenté hier les grandes orientations de la politique éducative du département au collège Solignac à Strasbourg, qui se prépare à de grandes transformations.
 

 
Les élèves de sixième du collège Solignac à Strasbourg accueillis par le principal Jacques Schweitzer, aux côtés de la rectrice Sophie Béjean et du président du conseil départemental du Bas-Rhin Frédéric Bierry (au premier plan).
« Nous aurions pu réhabiliter le collège Solignac pour deux millions d'euros. Nous allons le refaire complètement pour 15 millions d'euros. C'est un choix politique fort. Nous croyons en ce territoire », assure Frédéric Bierry, qui avait choisi cet établissement, dans le quartier strasbourgeois du Neuhof, pour présenter l'engagement du département en faveur des 89 collèges publics du Bas-Rhin. Établissement « emblématique du métissage culturel, implanté dans un quartier en difficulté », souligne Pascale Jurdant-Pfeiffer, vice-présidente du conseil départemental, le collège Solignac devrait disposer de nouveaux bâtiments en 2024 sur le site voisin de l'ancien hôpital militaire Lyautey. Les négociations pour l'acquisition du terrain sont en cours.

 
Éviter les démarches d'évitement des parents

Dirigé depuis huit ans par le principal Jacques Schweitzer, cet établissement accueille 226 collégiens et 56 élèves de Segpa (section d'enseignement général et professionnel adapté) alors qu'il a été conçu pour 600 élèves. Pour éviter « les démarches d'évitement » des parents, le rectorat a fait « le choix de l'excellence », explique la rectrice Sophie Béjean. Le collège est au coeur de la transformation du Neuhof, avec un projet immobilier, éducatif et de refonte de la carte scolaire dès 2024. L'établissement pourrait faire partie des collèges labellisés Cités éducatives pour le territoire Neuhof-Meinau. « La décision sera prise dans les semaines à venir », note la rectrice. En outre, toujours pour diversifier socialement le recrutement du collège - actuellement, 70 % des élèves sont boursiers -, l'offre d'enseignement sera modifiée avec la création d'un « parcours d'excellence scientifique ».

Pour anticiper les besoins à venir face à la pression démographique, le conseil départemental a prévu la création de trois établissements supplémentaires d'ici 2026 dans l'Eurométropole. Outre le nouveau collège Solignac, deux établissements seront construits aux Deux-Rives à Strasbourg et à Eckbolsheim, alors que la Meurthe-et-Moselle est obligée de fermer des sites scolaires, remarque Frédéric Bierry.

Dans le Bas-Rhin, le nombre de collégiens est en augmentation « pour quelques années encore », précise la rectrice. Les établissements publics prévoient d'accueillir 47 307 élèves cette année, contre 46 288 en 2018-2019, tandis que le privé voit ses effectifs stabilisés à 6 603 collégiens pour cette rentrée (6 605 l'an dernier). Au total, pour les années 2017 à 2024, le département a voté pour les collèges un plan d'investissement de 242 millions d'euros - et 284 millions d'euros en frais de fonctionnement, dont les salaires de 850 agents, soit près de 41 millions d'euros par an.
Un dispositif « RSA pluche »

Frédéric Bierry a poursuivi sa visite dans les collèges de Barr et de Schirmeck. Le conseil départemental a profité de cette rentrée à Barr pour lancer le dispositif « RSA pluche ». Il s'agit de solliciter des bénéficiaires du RSA (prestation versée par le Département) pour aller éplucher des légumes dans les cantines des collèges. L'intérêt est double. Le Département du Bas-Rhin a la volonté d'améliorer la qualité des repas, notamment en réduisant la nourriture industrielle. Or travailler des légumes des agriculteurs locaux nécessite de la main-d'oeuvre. Le recours aux bénéficiaires du RSA (qui seront payés) permet de limiter le surcoût. Ce dispositif vient aussi partiellement compenser la fin des contrats aidés, qui étaient parfois embauchés pour ces travaux. L'État s'est désengagé du dispositif et le Département n'a pas pu prendre le relais financièrement pour tous ces contrats. Cinq collèges sont pour l'heure concernés dans le Bas-Rhin : Bischwiller, Soufflenheim, Niederbronn-les-Bains, Schirmeck et La Broque. Le Département a la volonté de l'étendre.
J.F.C. et G.M.

 

 
 

 

La rentrée à La Forlane

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:17:16

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Guebwiller  Musique
La rentrée à La Forlane
Une page s'est tournée à Guebwiller. Après quarante années passées à la tête de l'ensemble vocal et instrumental La Forlane, Marc Parayre a tiré sa révérence.
 

 
La Forlane donnera son premier concert aux Dominicains.
Pour assurer une transition en douceur, Marc Parayre avait déjà cédé la direction du choeur dès 2015 à Pierre Aubry, qui lui a insufflé une nouvelle dynamique. Sa saison compte deux points forts : le concert de Noël et celui de printemps.

Le concert de Noël a chaque année pour cadre la nef des Dominicains de Haute Alsace, et donne le coup d'envoi du Noël bleu de la ville. Cette année, ce sera le dimanche 1er décembre à 17 h. Le concert sera ensuite encore donné deux fois, le dimanche suivant, 8 décembre, à 17 h également, à l'église de Rouffach.

Entre ces deux dates, le jeudi 5 décembre, l'ensemble se déplacera à Mulhouse, pour un concert à 20 h, à La Fonderie, Université de Haute-Alsace. Pour ses concerts de Noël 2019, l'ensemble vocal s'est attaché la coopération de l'orchestre de l'Université de Haute Alsace. C'est donc tout naturellement que les deux formations ont décidé de donner un concert ensemble à la Fonderie.
Jean-Marie SCHREIBER Pour être encore plus performant, la Forlane cherche à s'étoffer, surtout au niveau des voix masculines. Ténors, barytons et basses seront accueillis à bras ouverts. Il suffit de se présenter à l'une des répétitions. Celles-ci ont lieu le mercredi à 20 h, aux Dominicains. La première, celle de la rentrée, est prévue pour ce mercredi 4 septembre. Avis donc aux amateurs. C'est une belle opportunité de s'épanouir par le chant que La Forlane leur offre.

Pour être encore plus performant, la Forlane cherche à s'étoffer, surtout au niveau des voix masculines. Ténors, barytons et basses seront accueillis à bras ouverts. Il suffit de se présenter à l'une des répétitions. Celles-ci ont lieu le mercredi à 20 h, aux Dominicains. La première, celle de la rentrée, est prévue pour ce mercredi 4 septembre. Avis donc aux amateurs. C'est une belle opportunité de s'épanouir par le chant que La Forlane leur offre.

 
 

 

Rentrée scolaire Dans les écoles mulhousiennes : Travaux et nouveautés

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:00:56

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Rentrée scolaire Dans les écoles mulhousiennes
Rentrée scolaire Dans les écoles mulhousiennes : Travaux et nouveautés
Lors d'une tournée en six étapes, l'équipe municipale, les représentants de l'Éducation nationale mais aussi Jean Rottner, président du conseil régional, ont découvert quelques-unes des nouveautés de la rentrée à Mulhouse.

 
À Mulhouse, la rentrée a été placée sous le signe de la musique. Ici à l'école de Dornach, qui va intégrer le projet Demos 2.
Près de 12 300 élèves étaient attendus ce lundi 2 septembre pour la rentrée scolaire. Ils sont plus de 4 869 en maternelle et 7 438 en élémentaire dans dix groupes scolaires, 31 écoles maternelles et 12 écoles élémentaires. Le budget total consacré aux travaux dans les bâtiments des écoles en 2019 est de 360 000 EUR en fonctionnement et de 5,5 MEUR en investissement, dont 1,3 MEUR pour le dédoublement des classes (hors plan école).
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7jrs97" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe>

? Gymnase Wolf : pour ce bâtiment protégé, les travaux ont été réalisés sous le contrôle de l'architecte des Bâtiments de France. La charpente et la toiture avaient grand besoin d'être rénovées, tout comme le sol. Le bâtiment a été désamianté. Les sanitaires et les vestiaires sont désormais tout neufs. Les travaux ont coûté 560 000 EUR.

? École élémentaire Nordfeld : un bâtiment modulaire a été placé dans la cour pour accueillir une nouvelle classe de CP dédoublée. Sur 205 classes de CP et CE1 dédoublées dans le Haut-Rhin, 169 sont à Mulhouse.

? École Saint-Exupéry : deux classes et une salle de sieste ont été rénovées pour les 83 élèves de cet établissement. Les travaux dans les maternelles ont été rendus encore plus nécessaires depuis l'obligation de scolarisation dès 3 ans.

? École de la Porte-du-Miroir : de gros travaux ont eu lieu dans cette école pendant 1 an œ. Les élèves sont retournés dans leurs murs en avril mais la classe passerelle vient seulement de rouvrir. Ces classes permettent de faciliter l'intégration des enfants en maternelle. Mulhouse va ouvrir sa onzième classe passerelle prochainement.
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7js0gj" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe>

? Classe passerelle Prévert : c'est à l'école Prévert qu'ouvrira cette 11e classe dès la fin des travaux, d'ici trois semaines. Le nouveau bâtiment s'appuie sur l'ancien logement du concierge. L'école Prévert compte 125 élèves et les demandes pour la classe passerelle sont nombreuses. L'effectif ne pourra pas dépasser les 20 enfants.

? Groupe scolaire de Dornach : cette école fera partie du programme Demos 2. Les enfants étaient tellement motivés que deux groupes seront mis en place dans l'établissement. Au total, 25 élèves apprendront la pratique d'un instrument à corde au choix pendant une durée de trois ans. « L'éducation à l'art est essentielle », commente Caroline Schreck, directrice de l'école. « En plus des classes Demos, nous décloisonnerons toutes les classes élémentaires les mardis après-midi pour organiser des ateliers artistiques. » À Mulhouse, 115 enfants suivront le projet Demos 2 à partir de cette rentrée 2019.
I.L. Voir aussi la vidéo sur notre site www.dna.fr

Voir aussi la vidéo sur notre site www.dna.fr

 
 

 

Mulhouse « Back to school » à l'école expérimentale de l'Illberg

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:04:05

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
« Back to school » à l'école expérimentale de l'Illberg
 

 
À Mulhouse, les premiers élèves de l'école expérimentale de l'Illberg ont fait leur rentrée en français et en anglais ce lundi 2 septembre. Photos L'Alsace /Darek SZUSTER
« C'est vraiment un plus pour Mulhouse. » Le sourire aux lèvres, un couple sort de l'école de l'Illberg après y avoir déposé son enfant ce lundi 2 septembre. « Il était à Jean-XXIII et il retourne dans le public pour venir ici. » Le témoignage tombe à pic. Michèle Lutz, maire de Mulhouse, Chantal Risser, adjointe chargée de l'éducation, mais aussi les représentants de l'Éducation nationale, sont de passage dans l'établissement pour la rentrée scolaire 2019-2020.

Créé en 2014, cet établissement a d'abord servi de relais aux écoles mulhousiennes en travaux : Cour de Lorraine, Filozof, Porte du Miroir. Pour les prochains travaux, d'autres dispositions seront prises. « On ne peut pas trop éloigner les enfants de leur quartier », précise un membre de la délégation municipale.

Puisque le lieu existait, l'occasion était trop bonne pour ne pas y installer un projet un temps imaginé par Jean Rottner, puis développé par son successeur en collaboration avec l'Éducation nationale. « Nous voulions diversifier les parcours d'excellence qui sont un facteur d'attractivité pour Mulhouse », commente Michèle Lutz. « L'école n'est pas sectorisée. L'organisation y est différente, avec par exemple des espaces de travail de type coworking et le système se veut ouvert aux parents. Il est prévu d'envisager des partenariats avec l'Université de Haute-Alsace, notamment pour l'apprentissage des langues.

L'une des particularités de cette école est d'être bilingue anglais. « C'est un projet innovant qui peut déroger aux règles de fonctionnement habituelles », ajoute Rémy Kozlik, inspecteur de l'Éducation nationale de la circonscription. « La deuxième langue n'est pas l'allemand comme dans toutes les autres écoles mulhousiennes.
Doublement des effectifs dès l'an prochain

Le recrutement des professeurs a été réalisé selon un profil bilingue. Le directeur (Stéphane Wagner) est également maître formateur et peut mettre en place d'autres façons de travailler. Il y a un aspect linguistique, mais pas seulement. »

Effectivement, dans le projet éducatif de l'école de l'Illberg, on peut trouver un chapitre sur l'art, sur « l'éducation à l'universel et à la protection de la planète », à « la culture qui puise son inspiration dans le patrimoine régional », au sport comme « facteur d'équilibre, à l'utilisation - raisonnée - des nouvelles technologies de l'information et de la communication ».

Un peu plus de 80 élèves ont effectué leur rentrée dans cet établissement hier matin. « Il y a quatre classes allant de la maternelle au CM1. Ce qui permet de garder les fratries ensemble », ajoute Rémy Kozlik. « Nous pourrons monter au maximum à quatorze classes et nous tenons à garder une mixité sociale en accueillant des enfants de tous les quartiers de Mulhouse. » Un doublement des effectifs est déjà prévu pour l'an prochain.

Les enfants viennent de familles étrangères ou ayant séjourné à l'étranger, de parents bilingues par leur profession, ou de familles intéressées par le projet.

L'école dispose également d'un accueil périscolaire géré par M2A (Mulhouse Alsace agglomération), porteur, lui aussi, d'un projet autour de la culture anglo-saxonne et des langues.
Textes : Isabelle LAINÉ

 

 
 

Ces enseignants qui marquent une vie

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:48:03

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Rentrée des classes  Témoignages
Ces enseignants qui marquent une vie
En cette rentrée des classes, les écoliers retrouvent ou découvrent leurs enseignants. Parmi eux, il s'en trouve peut-être un dont ils se souviendront toute leur vie, comme ces Alsaciens qui nous racontent un prof qui les a marqués.
 

 
Rentrée des classes en Alsace en septembre 1965.
« Elle a dit à mes parents : "Ève, il ne faut pas l'empêcher de faire ce dont elle a envie" »
Ève Ledig, metteure en scène, comédienne, marionnettiste, créatrice du Fil rouge Théâtre à Strasbourg, porte dans son souvenir deux enseignantes qui sont pour beaucoup dans sa décision de faire du théâtre. Mme Chambon l'a accueillie dans son atelier théâtre durant plusieurs années. « Alors que j'étais en terminale au lycée de Haguenau, elle a vu mes parents et leur a dit : "Ève, il ne faut pas l'empêcher de faire ce dont elle a envie". C'était important. Les parents ne m'en auraient pas empêchée, mais cela a aidé à ce qu'ils ne s'opposent pas à ma décision. »

Il y a aussi Mme Simon, « institutrice qui habitait en face de chez ma grand-mère. Elle racontait des contes aux enfants. Elle m'a donné le goût, a nourri mon imaginaire et celui de mes cousins. Elle racontait dans une grande simplicité. On était suspendus à ses lèvres. Cela ne m'a pas quittée ; cela rassemblait tout le monde ; ses histoires avaient une puissance... Chacun imaginait une suite. On ne décrit jamais entièrement. C'est celui qui voit, écoute qui complète ».
« Est-ce grâce au "Dormeur du Val" que j'ai pas fait l'armée ? »

Christian Braun, 55 ans, directeur de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Alsace.

« Au collège de Sundhouse, dans le Centre-Alsace, j'ai eu une professeure de français, Mme Fimeyer, qui utilisait aussi des chansons pour nous faire découvrir la littérature. Brel, Brassens... Et puis aussi des classiques. Et aujourd'hui encore, je me pose la question : est-ce grâce au «Dormeur du Val» de Rimbaud que j'ai pas fait l'armée ? J'ai été réformé, mais si je ne l'avais pas été j'aurais été objecteur de conscience. Or à l'époque c'était assez difficile de faire ça, et très mal vu par la société.

Je viens d'une famille très conservatrice, mais je ne me suis jamais soucié du qu'en-dira-t-on ; je ne prends pas la voie toute tracée. L'influence de Brassens, sans doute. Au contraire, j'ai toujours été un peu décalé. Au lieu de me préoccuper de faire carrière en entreprise, je me suis embarqué à 24 ans dans une expédition de recensement d'espèces au Groenland, pour 8 semaines. J'ai passé sept ans dans l'industrie, en productique, mais finalement j'ai rejoint la LPO »
« C'est làque j'ai eu le déclic »

Laurence Gangloff, 51 ans, pasteure au service de la catéchèse à l'UEPAL à Strasbourg, présidente internationale de l'association Journée mondiale de prière des femmes.

« Un jour, alors que j'étais en terminale, j'ai assisté à une étude biblique que l'aumônier de mon lycée, le lycée technique de Colmar, était venu nous donner. J'ai été fascinée par sa méthode de travail. Je me suis dit "Si ces six versets peuvent si bien occuper une heure, je veux bien passer ma vie à faire ça." L'étude portait sur la tempête apaisée dans l'Évangile selon saint Marc.

À l'époque je préparais un bac de technique commerciale, et des études de commerce étaient la suite logique. Mais à la place je suis entrée en faculté de théologie. Tout s'est joué pendant cette heure : c'est là qu'est née ma vocation de pasteure, là que j'ai eu le déclic. Et je l'ai souvent dit au pasteur-aumônier Rémy Stahl, que sa leçon de ce jour-là avait été aussi importante. Il est parti à la retraite l'an dernier. »
« Je lui dois la joie d'apprendre »

Fatou Diome, 51 ans, romancière franco-sénégalaise et alsacienne d'adoption depuis 25 ans*.

« J'allais en cachette à l'école, dans la classe de l'instituteur. Originaire de Casamance, ancien soixante-huitard, il avait été envoyé dans mon île du Sine Saloum pour le calmer de ses activités révolutionnaires. Après la dune, de l'autre côté du potager de ma grand-mère, il faisait classe, et je me cachais au fond de la salle pour apprendre. Au début, il me renvoyait puis comme je revenais, l'instituteur s'est pris au jeu et m'a inscrite au crayon en bas de la liste de ses élèves. Je n'étais pas inscrite mais je me débrouillais très bien. Puis, il m'a ramenée chez ma grand-mère pour obtenir les papiers et m'inscrire officiellement pour l'année suivante, mais ma grand-mère ne savait rien de tout cela, ni des papiers étant elle-même analphabète. « Il m'a tout donné : la lettre, le chiffre, la clé du monde, tous les petits pas de French cancan vers la lumière », écrit la romancière dans Le Ventre de l'Atlantique en rendant hommage à son instituteur qui lui a notamment appris le français, et demeure l'un de ses « pères intellectuels ». « Je l'ai cherché partout, c'était déjà un homme âgé, un échalas avec des jambes kilométriques. Il m'arrive de penser à lui, je lui dois ma scolarité, la joie d'apprendre malgré les doutes ».

* Fatou Diome publie, en cette rentrée littéraire, Les Veilleurs de Sangomar (éd. Flammarion)
Le sens de l'exploration

Richard, 66 ans, bénévole aux Restos du coeur du Haut-Rhin à Mulhouse.

« En 6e, un professeur nous a fait travailler avec des énigmes qu'on a dû résoudre tout au long de l'année, par petits groupes. Ce genre de méthode n'était pas du tout habituel dans les années 1960, où l'enseignement était très cadré, avec beaucoup de leçons à apprendre par coeur ! Mais lui, il voulait qu'on apprenne par nous-mêmes. Il était le premier à nous dire "Allez-y, cherchez !"

Je me souviens de l'énigme "Quel petit village des Pyrénées a un lien avec la mythologie grecque ? » On n'avait pas internet à l'époque, bien sûr. Alors on a cherché dans les livres qu'on avait à disposition et on a exploré des atlas, des cartes des Pyrénées, et la mythologie grecque pour finir par trouver la commune de Cerbère. Sur le chemin vers la réponse, on avait appris des tas de choses !

Par la suite, j'ai toujours préféré laisser les gens découvrir les solutions par eux-mêmes. C'est important d'ouvrir ses yeux, d'explorer, même si on ne trouve pas. Si on échoue, c'est qu'on a essayé, et c'est bien plus important qu'une solution toute faite . »
« Elle m'a vraiment permis de me découvrir »

Léopoldine HH, 34 ans, chanteuse.

Les professeurs ne se rendent pas compte à quel point ils sont importants pour les enfants. Dans ma scolarité, j'en ai eu quelques-uns qui m'ont vraiment marquée. ». Pas besoin de réfléchir longtemps pour Léopoldine HH. Un nom lui vient tout de suite à l'esprit : « Mme Hibos. Je l'avais en CM1 à l'école Saint-Jean à Strasbourg, en 1994/1995. Elle avait une façon ludique d'assurer les cours. Elle savait encourager les élèves. Elle incarnait ces enseignants qui permettent aux enfants de se trouver, de développer leurs capacités. Moi, elle m'a vraiment permis de me découvrir. »
« Votre copie ressembleà un tract syndical ! »

Patrick Althusser, 63 ans, maire de Muhlbach-sur-Munster

« Il s'appelait Jean-Louis Rouillon et il sortait de l'ordinaire. Je l'ai eu comme prof d'économie, de droit et de gestion pendant mes deux dernières années au lycée de Munster. Il arrivait à se mettre au niveau des élèves. Avec sa façon de parler et d'apprendre, il nous apparaissait comme un grand frère tout en conservant une autorité.

Mes parents travaillaient dans le textile, les cadences étaient infernales. Alors un jour, lorsqu'il s'est agi de rédiger une étude de cas sur le milieu de l'entreprise, j'ai pris parti pour les ouvriers, contre les patrons. J'étais influencé par ce que j'entendais à la maison. Alors qu'il était en train de corriger les copies dans une salle voisine, il m'a fait sortir du cours d'allemand pour me dire, pendant 30 minutes, qu'il ne fallait pas faire ce genre de réflexion dans une composition. "Votre copie ressemble plus à un tract syndical qu'à autre chose !", m'a-t-il dit. J'étais fougueux et il fallait défendre l'opprimé !

Le baccalauréat approchait et cette discussion m'a aidé à tempérer mes propos et mes pensées. Je m'en suis servi plus tard pour faire preuve d'objectivité et de diplomatie dans ma vie professionnelle et d'élu. »
« Je n'ai pas tout compris mais j'étais subjugué »

Joël Henry, auteur de polars, ancien bouquiniste, fondateur du Laboratoire de Tourisme Expérimental, LaTourEx

« C'était en quatrième. J'étais un cancre, un « décrocheur » qui n'apprenait plus ses leçons. Surtout celles de maths. Et un jour, interrogé sur le théorème de Pythagore, j'ai séché. Le prof ressemblait à Humphrey Bogart et nous flanquait un peu la trouille. Il m'a convoqué après la fin des cours, une mesure tout à fait exceptionnelle. J'ai passé une journée horrible.

À l'heure dite, il m'a conduit silencieux dans une salle de classe vide. La promenade du condamné. Et là, après une courte engueulade de routine, il m'a longuement vanté les usages et beautés du théorème de Pythagore, dessins au tableau à l'appui. Je n'ai pas tout compris mais j'étais subjugué. À travers cette démonstration il me dévoilait - à moi, probablement un de ses pires élèves - tout son amour pour les maths et les merveilles que recelait cette matière que je trouvais si rébarbative. Du coup j'ai appris le théorème. Je le sais même encore par coeur. »
« Des gens comme ça, on en a besoin dans la vie »

Pr Carole Mathelin, spécialiste en chirurgie du cancer, responsable de l'unité de sénologie et pathologies mammaires des Hôpitaux universitaires de Strasbourg.

« Deux enseignants m'ont marquée. Le premier était instituteur à l'école primaire de Volkrange, près de Thionville. Il s'appelait Michel Dubois et m'a beaucoup aidée, soutenue, encouragée à aller vers les métiers de la santé. Il était très pédagogue, il savait vraiment motiver ses élèves. Et d'ailleurs il m'a envoyé de belles lettres de soutien plus tard, alors que j'étais étudiante en médecine. Il m'a accompagnée en me disant qu'il ne fallait pas lâcher, malgré la concurrence, qu'il ne faut jamais renoncer.

Durant mon cursus universitaire, mon ancien patron de cancérologie, Robert Renaud, a aussi été extrêmement déterminant. Lui aussi très motivant, un précurseur, il a su imposer des actions en faveur du dépistage du cancer, il se battait pour ses convictions. Des gens comme ça, on en a besoin dans la vie ».

 

 
 

 

Rentrée tendue à Wolfgantzen

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:08:45

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Éducation  Rentrée scolaire
Rentrée tendue à Wolfgantzen
Les échanges entre François Koeberlé, maire de Wolfgantzen, et Arlette Bradat, maire de Weckolsheim, n'ont pas été très cordiaux lundi matin à l'occasion de la rentrée scolaire des élèves de l'école élémentaire de Wolfgantzen.
 

 
L'un des points de crispation entre les deux communes : les travaux de rénovation de l'école élémentaire de Wolfgantzen, qui auraient dû être achevés pour la rentrée, se poursuivront jusqu'à mi-septembre. En attendant, les élèves ont été installés dans la salle polyvalente.
Ce lundi matin, la maire de Weckolsheim Arlette Bradat était dans le bus scolaire avec son adjointe Véronique Schubnel et quatre élèves de sa commune (sur neuf, plusieurs parents ayant fait le déplacement en ce jour particulier) afin de marquer son soutien aux parents et aux enfants qui depuis mai s'opposent à la fermeture de la classe monolingue de leur commune. Photo L'Alsace /Mireille HEITZ

L'ambiance n'était pas des plus sereines ce lundi matin lors de la rentrée scolaire à l'école élémentaire Louis-Hoffert de Wolfgantzen. En cause, la décision de l'Éducation nationale de délocaliser la classe monolingue de Weckolsheim dans la commune voisine de Wolfgantzen. Lors de cette annonce début mai, les élus et les parents d'élèves de Weckolsheim s'étaient mobilisés afin de défendre le maintien de la classe, en vain.
« Budgétairement,je ne pouvaispas y arriver »

De nombreux élus avaient alors pris fait et cause pour Weckolsheim, à l'exception de François Koeberlé, maire de Wolfgantzen. « J'ai vite compris que M. Koeberlé roulait pour l'Académie », indique la maire de Weckolsheim, Arlette Bradat. « Il a tout de suite dit qu'il n'y avait aucun problème pour accueillir nos élèves chez lui. »

Depuis, les relations entre les édiles se sont tendues, et ce lundi matin, l'échange était peu amène entre les deux élus qui peinent à communiquer. François Koeberlé se plaint notamment de ne pas avoir été averti par son homologue de la dénonciation de la convention qui la liait à la Fédération départementale des foyers-clubs d'Alsace, ainsi que de la création d'un périscolaire et d'une cantine à Weckolsheim même.

« Je n'ai été avisé de rien, Mme Bradat n'a même pas eu la correction de m'avertir », s'exclame-t-il. Quant à Arlette Bradat, elle déplore de n'avoir reçu aucun soutien du maire de Wolfgantzen dans son bras de fer avec l'Éducation nationale et explique qu'elle s'est retrouvée face à un problème insoluble : « Budgétairement, je ne pouvais pas y arriver. Weckolsheim ne pouvait pas payer à la fois le transport des élèves pour qu'ils continuent à fréquenter la cantine de Wolfgantzen, notre contribution au périscolaire dans le cadre du RPI, plus le transport scolaire des élèves monolingues et un accompagnateur. Nous avons donc décidé de créer un périscolaire communal comportant une cantine et une garderie à midi et de 16 h à 18 h 30. » Les investissements n'ont pas été lourds, une cuisine ayant été créée lors de la rénovation de l'établissement en 2004.
Deux classes dans une salle polyvalente

Cette nouvelle organisation permettra une économie de 24 000 EUR. Le bus qui effectue deux allers-retours quotidiens quatre fois par semaine doit être financé par la Région Grand Est à hauteur de 66 %.

Mais en ce jour de rentrée, la maire de Weckolsheim Arlette Bradat est d'autant plus remontée que les travaux de rénovation de l'école de Wolfgantzen, qui auraient dû s'achever fin août, ont accumulé une quinzaine de jours de retard. En attendant, les deux classes de CP-CE1-CE2 (23 élèves) et CE2-CM1-CM2 (26 élèves) ont été installées dans la salle polyvalente qui jouxte l'école. « Les associations ne se serviront pas de la salle le temps de la fin des travaux. Le bâtiment est entièrement dédié aux élèves », précise François Koeberlé.

Initialement, 15 élèves de Weckolsheim devaient faire leur rentrée en classe monolingue. Finalement, ils ne sont que neuf. Ne souhaitant pas scolariser leurs enfants à Wolfgantzen, certains parents les ont inscrits en section bilingue, quand d'autres ont opté pour le secteur privé.

Une seule élève de Weckolsheim est à ce jour inscrite au périscolaire de Wolfgantzen le mercredi. Deux autres enfants pourraient la rejoindre.
Véronique BERKANIavec M. H.

 

 
 

 

Rentrée tendue à Wolfgantzen

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:25:23

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Rentrée tendue à Wolfgantzen
 

 
L'un des points de crispation entre les deux communes : les travaux de rénovation de l'école élémentaire de Wolfgantzen, qui auraient dû être achevés pour la rentrée, se poursuivront jusqu'à mi-septembre. En attendant, les élèves ont été installés dans la salle polyvalente. Photo DNA/Laurent HABERSETZER  
Ce lundi matin, la maire de Weckolsheim Arlette Bradat était dans le bus scolaire avec son adjointe Véronique Schubnel et quatre élèves de sa commune (sur neuf, plusieurs parents ayant fait le déplacement en ce jour particulier) afin de marquer son soutien aux parents et aux enfants qui depuis mai s'opposent à la fermeture de la classe monolingue de leur commune. Photo L'Alsace /Mireille HEITZ

L'ambiance n'était pas des plus sereines ce lundi matin lors de la rentrée scolaire à l'école élémentaire Louis Hoffert de Wolfgantzen. En cause, la décision de l'Éducation nationale de délocaliser la classe monolingue de Weckolsheim dans la commune voisine de Wolfgantzen. Lors de cette annonce début mai, les élus et les parents d'élèves de Weckolsheim s'étaient mobilisés afin de défendre le maintien de la classe, en vain. De nombreux élus avaient alors pris fait et cause pour Weckolsheim, à l'exception de François Koeberlé, maire de Wolfgantzen. « J'ai vite compris que M. Koeberlé roulait pour l'Académie », indique la maire de Weckolsheim, Arlette Bradat. « Il a tout de suite dit qu'il n'y avait aucun problème pour accueillir nos élèves chez lui. »

Depuis, les relations entre les édiles se sont tendues, et ce lundi matin, l'échange était peu amène entre les deux élus qui peinent à communiquer. François Koeberlé se plaint notamment de ne pas avoir été averti par son homologue de la dénonciation de la convention qui la liait à la Fédération départementale des foyers-clubs d'Alsace, ainsi que de la création d'un périscolaire et d'une cantine à Weckolsheim même. « Je n'ai été avisé de rien, Mme Bradat n'a même pas eu la correction de m'avertir », s'exclame-t-il. Quant à Arlette Bradat, elle déplore de n'avoir reçu aucun soutien du maire de Wolfgantzen dans son bras de fer avec l'Éducation nationale et explique qu'elle s'est retrouvée face à un problème insoluble : « Budgétairement, je ne pouvais pas y arriver. Weckolsheim ne pouvait pas payer à la fois le transport des élèves pour qu'ils continuent à fréquenter la cantine de Wolfgantzen, notre contribution au périscolaire dans le cadre du RPI, plus le transport scolaire des élèves monolingues et un accompagnateur. Nous avons donc décidé de créer un périscolaire communal comportant une cantine et une garderie à midi et de 16 à 18 h 30. » Les investissements n'ont pas été lourds, une cuisine ayant été créée lors de la rénovation de l'établissement en 2004. Cette nouvelle organisation permettra une économie de 24 000 EUR. Le bus qui effectue deux allers-retours quotidiens quatre fois par semaine doit être financé par la Région Grand Est à hauteur de 66 %.
Deux classes dans une salle polyvalente

Mais en ce jour de rentrée, la maire de Weckolsheim Arlette Bradat, est d'autant plus remontée que les travaux de rénovation de l'école de Wolfgantzen, qui auraient dû s'achever fin août, ont accumulé une quinzaine de jours de retard. En attendant, les deux classes de CP-CE1-CE2 (23 élèves) et CE2-CM1-CM2 (26 élèves) ont été installées dans la salle polyvalente qui jouxte l'école. « Les associations ne se serviront pas de la salle le temps de la fin des travaux, le bâtiment est entièrement dédié aux élèves », précise François Koeberlé.

Initialement, 15 élèves de Weckolsheim devaient faire leur rentrée en classe monolingue. Finalement, ils ne sont que neuf. Ne souhaitant pas scolariser leurs enfants à Wolfgantzen, certains parents les ont inscrits en section bilingue, quand d'autres ont opté pour le secteur privé.

Une seule élève de Weckolsheim est à ce jour inscrite au périscolaire de Wolfgantzen le mercredi. Deux autres enfants pourraient la rejoindre.
Véronique BERKANI avec M. H.

 

 
 

Rentrée à Colmar 5 200 enfants retrouvent l'école : École dès 3 ans : l'avis des parents

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:13:01

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Rentrée à Colmar  5 200 enfants retrouvent l'école
Rentrée à Colmar 5 200 enfants retrouvent l'école : École dès 3 ans : l'avis des parents
L'instruction obligatoire dès trois ans, qui entre en vigueur cette rentrée, changera-t-elle l'organisation des familles à Colmar ? Les parents croisés à l'école maternelle Sainte-Anne et à celle des Lilas, qui accueille les enfants dès deux ans, découvrent la réforme.

 
Il y a eu des pleurs mais aussi des rires, hier, lors de la rentrée des tout-petits à l'école des Lilas de Colmar. Les plus jeunes enfants n'ont que deux ans, car cette maternelle a ouvert une très petite section il y a trois ans.
Parmi les 5 200 petits Colmariens qui ont fait leur rentrée en primaire hier, certains découvraient l'école. Pour que l'atterrissage se passe en douceur, les parents de Sainte-Anne étaient invités à une après-midi de découverte vendredi. L'occasion pour Jean-Marc Wagner, le directeur, de les sensibiliser à la réforme de l'année : l'instruction obligatoire dès trois ans. « À propos du document sur la sieste à l'école que vous avez reçu à la maison » (le directeur). « Ah oui, la fiche un peu compliquée » (une maman). « La loi a changé. L'instruction devient obligatoire dès trois ans. Mais on sait bien qu'en petite section les enfants font la sieste. Il n'y a donc pas obligation de les amener à l'école pour faire la sieste. Il faudra juste indiquer votre choix sur le formulaire A et me le rendre » (le directeur).
Journée complète à Sainte-Anne

L'école maternelle à la carte, c'est fini. Pas de quoi chiffonner les parents présents. « De toute façon, on n'a pas le choix, on travaille tous les deux, notre fils restera à l'école toute la journée » confie Alexis. Dans la classe des petits, de nombreux parents sont dans la même situation. Et ceux qui ne travaillent pas croisent les doigts pour qu'on accepte leur enfant l'après-midi. Comme Rita, qui espère que sa petite Ludovica apprendra mieux le français. « Il faut qu'elle joue avec d'autres enfants de toute façon. À la maison, il n'y a rien à faire pour elle », estime cette Italienne.

L'acquisition du langage, c'est ce qui a motivé il y a trois ans l'école des Lilas, située en zone d'éducation prioritaire, à ouvrir une section pour les petits de deux ans. « Certains enfants du quartier arrivent sans parler un mot de français » confie la directrice Odile Thomann.
Mieux préparés au CP

« Ça les aide beaucoup pour la langue. Je l'ai constaté avec mon aîné » confirme Ilknur, qui, si elle parle très bien français, confie ses enfants aux grands-parents turcophones quand elle travaille. Son petit dernier, Eser, ira faire la sieste chez eux les après-midi, comme son grand frère avant lui. La réforme ne changera donc rien à l'organisation d'Ilknur ni à celles des autres parents croisés aux Lilas : « Je ne me posais même pas la question de savoir si c'était obligatoire ou pas. Pour moi l'école, c'est à trois ans » résume une maman aux Lilas.

Le diable se cache dans les détails, dit-on. Et comme le confie Diane, une maman de Sainte-Anne : « Je ne sais pas comment faire si ma maman, qui garde la petite les après-midi, a envie de souffler et de la laisser à l'école ? Faut-il prévenir à l'avance ? » Aux Lilas, la question ne posera aussi. « L'an passé, le nombre d'enfants inscrits pour la sieste a augmenté au fil des mois pour arriver jusqu'à 27, alors qu'on n'a que 15 places », précise Odile Thomann. Les écoles, limitées en nombre de lits, peuvent-elles accueillir tout le monde ? La maternelle devenue obligatoire, restera-t-elle assez souple pour les parents, qui la considèrent parfois comme un mode de garde « moins cher que la crèche » ? Il restait quelques inconnues en ce jour de rentrée.
Marie-Lise PERRIN PLUS WEB Retrouver notre diaporama « École dès trois ans : l'avis des parents à Colmar » sur notre site internet www.dna.fr

PLUS WEB Retrouver notre diaporama « École dès trois ans : l'avis des parents à Colmar » sur notre site internet www.dna.fr

 
 

 

École Adélaïde-Hautval:« Une rentrée historique »

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:14:58

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Guebwiller Education
École Adélaïde-Hautval:« Une rentrée historique »
À Guebwiller, la rentrée scolaire a été marquée par l'ouverture d'un nouvel établissement, l'école Adélaïde-Hautval (242 élèves, 10 classes) avec un périscolaire intégré.
 

 
Pour cette première rentrée dans la nouvelle école de Guebwiller, les enfants ont été accueillis par le directeur et les élus. Ils ont même eu droit à de la musique pour démarrer « en douceur ».
Hier matin, dans la cour de l'école Hautval à Guebwiller, il y avait un peu d'appréhension en ce jour de rentrée. Pour les CP, c'était l'arrivée « à la grande école », pour les plus grands, c'était la découverte d'une toute nouvelle école. Les premiers faisaient leur rentrée dès 8 h 30, les plus grands un peu avant 9 h.
«Vous êtes les premiers élèves dans cette nouvelle école rénovée. C'est quelque chose qui restera dans vos mémoires »

« Elle est grande, l'école », estime Fabrizio, 6 ans, pressé d'entrer en CP. Sa soeur Angela, qui arrive de Rebzunft, a pour sa part « hâte de la découvrir ». Même chose pour Mayssane, qui entre en CM2 et qui arrive de Freyhof : « C'est joli, ça me plaît et c'est grand. Je suis pressée de la découvrir à l'intérieur. J'ai quand même un petit peu peur d'être perdue. » Sa petite soeur Jade, 8 ans, fait un dernier câlin à sa maman pour se rassurer.

C'est que le moment est « historique », selon le directeur. « C'est votre première rentrée et vous êtes les premiers élèves dans cette nouvelle école rénovée. C'est quelque chose qui restera dans vos mémoires », a ajouté le maire de Guebwiller, Francis Kleitz, très heureux d'ouvrir l'école. Car, comme pour tous les travaux importants de rénovation, les entreprises ont dû mettre les bouchées doubles cet été pour que tout soit prêt à la rentrée. « Nous sommes heureux de voir que l'ancienne annexe reprend vie », a indiqué le maire aux parents inscrivant ces travaux « dans un plan global de restructuration pour améliorer les écoles, avoir un cadre agréable et un périscolaire intégré. »
« Venez voter, venez visiter »

Daniel Kempf, « pour commencer l'année en douceur », avait convié Rachel Sumi, professeur de violon à l'école de musique de Guebwiller, qui a joué deux morceaux aux parents et enfants. Puis il a précisé que des visites de l'école allaient être organisées dans la journée avec les dix classes de l'école. Les parents ne sont pas oubliés : « Le 11 octobre, c'est le jour de l'élection des délégués des parents d'élèves. Cet après-midi-là, venez voter, venez visiter. Ainsi, vous participerez à la vie de l'école et vous pourrez passer un temps avec nous », a indiqué le directeur aux parents.

Pour le reste, peu de changements, si ce n'est donc les lieux : il y a dix classes (deux par niveau) et l'équipe pédagogique est inchangée. Quant au directeur, il avait la direction des écoles Freyhof et Rebzunft depuis deux ans. « L'Éducation nationale a accompagné nos efforts. Tout cela a facilité la fusion », assure Anne Dehestru, adjointe au maire en charge des questions d'éducation. À noter qu'une exposition sera consacrée à Adélaïde Hautval, dont le nom a été donné à cette école, histoire de mieux faire connaître cette Alsacienne reconnue Juste parmi les nations. « C'est une personnalité exceptionnelle, elle méritait qu'on donne son nom à une rue ou à une école », assure le maire. C'est désormais chose faite.
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

 

Villé Le transport à la demande temporairement suspendu

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:12:10

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Villé Le transport à la demande temporairement suspendu
 

 
Le service Taxi'Val est temporairement suspendu. Archives DNA /Franck DELHOMME
La communauté de communes de la vallée de Villé donne un coup de frein au transport à la demande. Le service va marquer le stop à compter du 1er septembre. Il devrait redémarrer normalement début octobre. Cet arrêt momentané est lié à la révision des clauses du renouvellement du marché. L'intercommunalité a en effet eu une désagréable surprise, un peu comme quand l'automobiliste fait le plein de sa voiture en voyant défiler les chiffres du montant à régler la pompe.

« Les prix ont explosé ! On a dû relancer une phase de négociation », déplore Jean-Marc Riebel, président de la communauté de communes de la vallée de Villé. « Cela a été difficile. Elle n'a pas vraiment été fructueuse... »

Ces échanges avec le prestataire ont donc été plus longs que prévu. La commission technique n'a pu se réunir pour donner son aval. C'est pourquoi il y a une rupture temporaire dans le service.
Une quarantaine d'usagers pour 2140 trajets en 2018

« Nous allons aussi devoir revoir les tarifs à la hausse. Celle-ci ne sera pas spectaculaire. Mais nous devons répercuter une partie du coût sur l'usager », prévient d'ores et déjà Jean-Marc Riebel rappelant : « Pour mémoire, le voyageur ne payait jusqu'à présent qu'à peine le tiers du coût du service ! »

Une quarantaine d'usagers (et une dizaine de plus en période estivale), principalement des personnes âgées ou n'ayant pas le permis de conduire, bénéficie de ce service. Le transport à la demande n'est possible qu'au sein de la vallée de Villé. « Pour des voyages hors de la vallée, d'autres services existent notamment celui du réseau 67 du conseil départemental du Bas-Rhin. »

À noter que le service TAD Taxi' Val est proposé du lundi au vendredi de 9 h à 15 h 30. En 2018, 1043 prestations ont été enregistrées pour 2 140 trajets (1 aller/retour = 2 trajets). Ce sont principalement des trajets vers Villé, dont 125 par an dans la même commune, c'est-à-dire Villé/Villé SuperU, et quelques rares trajets d'une commune à une autre sans arrêt à Villé.

Le prix actuel pour un trajet était fixé 2,80 EUR en plein tarif. Le coût annuel du prestataire était de 17 300 EUR TTC. Les recettes annuelles sont de 4150 EUR. La subvention annuelle pour ce service est de 5 200 EUR. La communauté de communes de la vallée de Villé a réglé 7 950 EUR en 2018.
Vivien MONTAG

 

 
 

Geiswasser La reconstruction et mise aux normes : La base nautique inaugurée après huit mois de travaux

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:41:40

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Geiswasser  La reconstruction et mise aux normes
Geiswasser La reconstruction et mise aux normes : La base nautique inaugurée après huit mois de travaux
Après huit mois de travaux, la base nautique du « Geiskopf », située sur le ban communal de Geiswasser, a été inaugurée sous un beau soleil, samedi 31 août.

 
L'arrivée des navigateurs amis du SNC Breisach
Le président du Club Nautique du Rhin de Colmar, (CNRC), Georges Boggia a retracé l'historique du club fondé le 26 juin 1961 par le Dr Dettloff et quelques amis amateurs de sports nautiques.

La création du club fut possible après la construction du barrage agricole de Breisach, transformant le lit du fleuve en un agréable plan d'eau.

Les travaux de rehaussement du barrage initiés pour l'écrêtement des crues du Rhin et la création de polders ont entraîné la transformation de la base nautique et du bâtiment technique. Ce chantier permet d'éviter de possibles inondations et de réaliser une mise aux normes pour l'accueil de personnes à mobilité réduite. Le ponton fixe fut enlevé et transformé en ponton flottant pour être fonctionnel quel que soit l'étiage du fleuve, avec toujours l'accès possible à toute personne car le CNRC est habilité pour l'accueil au sport adapté.

Le président a expliqué que la base est située en zone Natura 2000, et que les activités du club s'inscrivent dans le respect de l'environnement. Il a rappelé que le CNRC est actuellement fort de 58 licenciés et de 40 voiliers.

Pour les projets, il a développé la mise en place dès cet automne de panneaux photovoltaïques pour assurer son autosuffisance énergétique; l'organisation de Mâts Rhin, du 30 mai au 1er juin 2020, un rassemblement international de bateaux en Bois. Le prochain rendez-vous, sur la base, est prévu dimanche 15 septembre avec la traditionnelle régate de la Choucroute.
Couper du ruban et remise de prix

Le couper du ruban a été effectué par Betty Muller, maire de Geiswasser et conseillère départementale, et le président Boggia, entourés du groupe Rhénania Alliance de Biesheim.

Il s'est déroulé en présence de Michel Habig, vice-président du conseil départemental, Jean-Paul Schmitt, vice-président du Pays Rhin Brisach, Philippe Fernandez, vice-président de la ligue de voile du Grand Est, Norbert Martin, président du comité départemental de voile, Jean Claude Geiller, président de l'OMS (Office municipal des sports) de Colmar, Eric Bouquier, adjoint au responsable de l'unité territoriale Rhin des Voies Navigables de France, l'adjudant-chef Steven Evenas, avec une délégation de la brigade fluviale de Vogelgrun, de l'architecte et des entreprises intervenantes dans le chantier, et de nombreux élus des communes proches.

Comme il n'y eut pas de régates ces derniers mois, le président a tenu à honorer, avec une coupe, des professionnels intervenant sur le chantier. Eric Bouquier, prix du maître d'ouvrage pour VNF ; Maxime Helmstetter et Ludovic Karrer, d'Artélia, pour le prix du maître d'oeuvre ; Jérémy Bonfils, d'Eiffage, pour le prix du conducteur de travaux.
Les activités du CNRC sont à découvrir sur son site : www.cnr.colmar.fr Contact : Georges Boggia : tél. 06 37 21 85 09, @: georges.boggia@orange.fr

Les activités du CNRC sont à découvrir sur son site : www.cnr.colmar.fr

 
 

 

Le vignoble opte pour le « statu quo »

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:55:00

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

viticulture  Vendanges 2019
Le vignoble opte pour le « statu quo »
L'assemblée générale de l'Association des viticulteurs d'Alsace a tenu hier son assemblée générale à huis clos, sans la présence de la presse. La coopération a obtenu ce qu'elle voulait : 80 hl/ha, le rendement maximal. Un vote majoritaire alors que les divisions se font de plus en plus sentir.
 

 
Dans la région de Colmar, les pinots noirs destinés au crémant vont être récoltés dès mercredi.
Persona non grata, les journalistes se sont contentés d'une conférence orchestrée hier à Colmar en toute fin d'après-midi par l'Ava (Association des viticulteurs d'Alsace). Interrogé d'emblée sur ce huis clos extraordinaire (c'est arrivé une ou deux fois en 40 ans d'activité syndicale), Jérôme Bauer, le président de l'Ava, s'est justifié en affirmant que des vignerons s'expriment « plus ouvertement » sans la présence des journalistes qui auraient d'ailleurs eu du mal à trouver un siège, dit-il, tant cette réunion de rentrée fut exceptionnellement attractive.
« Les ventes repartent à la hausse », se félicite l'AVA

Les bonnes nouvelles sont à chercher dans les vignes ; la situation sanitaire à 24 heures de l'ouverture du ban des vendanges est bonne. Comme les années précédentes, les situations, du nord au sud, sont hétérogènes, certains secteurs, notamment vers Cleebourg et Barr, n'ont pas été aussi arrosés que ceux de la région colmarienne. Les niveaux d'acidité sont pour l'heure réjouissants et la baisse de la température devrait préserver cette offrande de Dame Nature.

Côté rendement, les différentes familles professionnelles ne se sont pas écharpées ouvertement comme le redoutait M. Bauer ; la coopération venue en force a obtenu ce qu'elle était venue chercher : le statu quo. Ce sera donc 80 hl/ha, bien que l'Alsace peine à vendre 920 000 hl et ses milliers d'hectolitres de vins stockés dans les caves. Le négoce a opté pour le silence tandis que les vignerons indépendants, en minorité, auraient été ravis de descendre à 65 hl/ha, un signal fort pour des marchés sensibles non pas aux volumes mais à l'identité des terroirs.

« Les ventes repartent à la hausse », fanfaronne l'Ava qui admet tout de même que c'est bien la nature qui « arbitre » au final la question lancinante des volumes de production. Cette année, rappelons-le, l'estimation de récolte est de 980 000 hl... Jérôme Bauer déplore un « sous-investissement commercial », couplé à une baisse de la consommation en France, qui impacte aussi d'autres régions. L'Alsace n'est pas la seule à ramer ; pourtant, son vignoble couvre seulement 15 000 ha ; elle pourrait prétendre théoriquement à des marchés beaucoup plus valorisants.

Conscientes du « mur qui s'approche de plus en plus », dixit un vigneron en off, les familles professionnelles devraient s'atteler prochainement à « la construction collective d'une méthodologie », annonce l'Ava. Si cette « méthodologie » consiste à aplanir les divergences, ce sera déjà un bon début.
J.D.K. Les dates de vendanges auront lieu le 4 septembre pour le crémant, le 12 pour les vins tranquilles, le 27 pour les vendanges tardives et les sélections de grains nobles.

Les dates de vendanges auront lieu le 4 septembre pour le crémant, le 12 pour les vins tranquilles, le 27 pour les vendanges tardives et les sélections de grains nobles.

 
 

 

Guebwiller Domaines Schlumberger : Les vendanges, c'est imminent !

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:54:34

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Guebwiller  Domaines Schlumberger
Guebwiller Domaines Schlumberger : Les vendanges, c'est imminent !
Les Domaines Schlumberger ont accueilli jeudi soir la réunion de rentrée de la sous-région viticole de Guebwiller de l'AVA, l'association des viticulteurs d'Alsace.

 
Marianne Grunenwald, conseillère viticole à la Chambre d'agriculture d'Alsace, lors de son intervention.
À quelques jours du début des vendanges, la préoccupation majeure des participants de cette rencontre des producteurs viticoles, exerçant leur art dans le secteur sud du vignoble alsacien, entre Thann et les portes de Colmar, était évidemment professionnelle, même si l'affluence inhabituelle (plus de 70 personnes, soit le double des réunions similaires les années précédentes) dénote peut-être aussi une envie de découvrir les nouvelles installations commerciales d'une des maisons les plus réputées d'Alsace.

Président de la sous-région, Jean-Luc Galliath a fait un rapide retour sur la campagne 2018, qui, à tous points de vue, a été une grande année sur l'ensemble du vignoble alsacien ; une production exceptionnelle en quantité avec 1,180 million de hl, en augmentation de 30 % (29,3 % pour la sous-région) par rapport à l'année précédente et de 15 % sur la moyenne à trois ans ; le volume des grands crus est stable avec 43 500hl, les crémants en hausse à 309 000 hl (18,9 %). Ombre au tableau, la commercialisation est paradoxalement en baisse, avec 913 950 hl sur un an à fin mai, soit -3,1 % et même -5,2 % sur trois ans ; « une conséquence, pour le président, de la faible récolte de 2017, et donc la perte, quelquefois définitive, de certains marchés par manque de disponibilités... alors qu'aujourd'hui nous avons beaucoup de stock en caves ». La crainte, pour certains participants, est que l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité), à l'issue d'une rencontre à Colmar avec l'ensemble des professionnels de la filière le 2 septembre, ne décide, contre l'avis de l'AVA, une baisse des rendements, «... certainement pas la meilleure des solutions », rappelle Jean-Luc Galliath.

Si la récolte imminente sera quantitativement en baisse en comparaison de 2018, elle est annoncée, par l'ensemble des quatorze syndicats viticoles de la sous-région, comme normale en terme sanitaire, avec toutefois une grande hétérogénéité de mûrissement... souvent sur une même parcelle, et comme un grand millésime en qualité. Les propositions pour le début de récolte oscillent entre le 4 et le 9 septembre pour le crémant, du 14 au 19 pour les AOC, « dont la teneur en sucre évolue de belle manière avec les températures que nous connaissons actuellement », soulignent nombre d'intervenants. Le président a rappelé que la date « officielle » des vendanges peut être avancée par tout viticulteur, quelle qu'en soit la raison, mais à condition d'en faire la déclaration préalable à l'AVA ; « une démarche simple mais nécessaire ; l'appellation Alsace est une appellation collective, que nous gérons collectivement mais avec quelques contraintes ! ».

La rencontre s'est conclue avec l'intervention de Marianne Grunenwald, conseillère viticole à la chambre d'agriculture d'Alsace, qui a abordé quelques points techniques.
B.FZ.

 

 
 

 

Orange, nouvel opérateur sur le réseau Rosace

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:03:07

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Orange, nouvel opérateur sur le réseau Rosace
 

 
 
Orange a officialisé vendredi son arrivée en tant que fournisseur d'accès à internet sur le réseau d'initiative publique très haut débit Rosace, en cours de déploiement en Alsace dans le cadre d'une mission confiée par la région Grand Est. L'annonce a été faite à la Foire de Châlons par le président d'Orange, Stéphane Richard, en présence du président du Grand Est Jean Rottner. « Orange pourra proposer progressivement ses offres commerciales d'accès internet fibre à près de 1,3 million de foyers, établissements et entreprises du Grand Est », a fait valoir l'antenne régionale. « Réseau neutre ouvert », Rosace est ouvert à tous les opérateurs. Avec Orange, ils seront désormais 14 à proposer une offre aux particuliers.

 

 
 

Nouveau réseau Soléa : ça grogne à Riedisheim

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:58:09

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

transports  Manifestation
Nouveau réseau Soléa : ça grogne à Riedisheim
Hier, une cinquantaine d'habitants riedisheimois ont manifesté leur désapprobation face au déploiement du nouveau réseau Solé. En cause, la suppression de l'arrêt Haut-Point, situé en haut de la rue de Habsheim.
 

 
Le nouveau réseau Soléa se met en place et les usagers de Riedisheim sont en colère. Le maire, Hubert Nemett est allé à leur rencontre.
Le nouveau réseau de bus Soléa de Mulhouse et de son agglomération s'est mis en place depuis ce matin, avec des nouvelles lignes Chrono, des arrêts ajoutés, d'autres fermés... Cet été les habitants de Sausheim se sont mobilisés et ont eu partiellement gain de cause. À Mulhouse, un arrêt réclamé rue Josué Hofer a aussi fait grincer des dents et le dossier est encore en cours. Mais le plus gros point de contestation se trouve à l'arrêt Haut Point à Riedisheim, rue de Habsheim, supprimé depuis lundi matin et desservi uniquement par Filéa, un service de transport à la demande. Ce lundi 2 septembre à 13 h, une cinquantaine d'usagers se sont donc retrouvés sous l'arrêt de bus pour expliquer aux élus de M2A qu'ils ne « baisseraient pas les bras ». L'arrêt a la particularité de se trouver dans un endroit où la pente est de 14 % et les habitants, parfois âgés, expliquent ne pas pouvoir se rendre à l'arrêt le plus proche, à 250 mètres. Le maire Hubert Nemett est venu expliquer aux protestataires qu'une solution allait se mettre en place dans les prochaines semaines, avec un service Filéa mais avec des horaires de passage réguliers. Mais les détails de cette desserte sont encore en discussion avec Soléa, le transporteur chargé par M2A de faire 2 millions d'économies par an avec ce nouveau réseau.
L.G.

 

 
 

 

Santé Mulhouse Urgences : la direction panse les plaies

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:48:50

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Santé Mulhouse
Santé Mulhouse Urgences : la direction panse les plaies
Quatre mois après le début du mouvement de grève du personnel des urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse, la direction et l'Agence régionale de santé Grand Est se sont exprimées pour la première fois, ce lundi, sur la situation de crise inédite que traverse le service.

 
Le personnel des urgences mulhousiennes est en grève depuis le 26 avril dernier.
La date n'a pas été choisie au hasard. Depuis dimanche, le service ne compte « plus qu'une dizaine de médecins » contre « 24 à 25 traditionnellement », note Corinne Krencker, la directrice du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace). Cette hémorragie est la conséquence du départ de plusieurs urgentistes essorés par des conditions de travail qui se dégradent depuis plusieurs mois.

Si la crise des urgences et la problématique concernant le manque de médecins ne sont pas propres au service mulhousien, elles sont inédites pour les urgences de l'hôpital Émile-Muller.

À cette situation exceptionnelle, la direction de l'hôpital et l'ARS ont décidé de répondre par des mesures de réorganisation du service, elles aussi exceptionnelles, qui doivent permettre de continuer à « assurer une prise en charge adéquate des urgences vitales ». Pour les urgences « relatives », Corinne Krencker reconnaît que « les délais seront probablement plus longs qu'aujourd'hui ».
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7jrgto" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe>

Ces mesures d'urgence ont été détaillées par le Dr Philippe Guiot, directeur médical de pôle de médecine intensive du GHRMSA et chef de service des urgences par intérim : « Jusqu'à présent, on fonctionnait avec six urgentistes sur 24 heures. Nous avons divisé l'effectif par deux. » Concrètement, depuis ce lundi, le service tourne avec un médecin à la régulation des appels du centre 15, un au Smur, contre deux normalement, et un médecin dans le service des urgences, contre trois.

Afin d'« épauler » l'urgentiste exerçant au sein du service, des appels pour assurer des gardes ont été lancés dans plusieurs directions : médecins des hôpitaux voisins (Colmar et Strasbourg), médecins généralistes du secteur, intérimaires, médecins du Sdis (service départemental d'incendie et de secours), du service de santé des armées et de la réserve sanitaire nationale, dont « le premier médecin a été accueilli ce lundi », a précisé Corinne Krencker. Ces renforts ont un caractère « exceptionnel et temporaire ». Ils doivent permettre au service de fonctionner le temps de recruter des médecins urgentistes titulaires.

L'autre priorité de la direction, c'est de trouver un chef de service « qui arrive à organiser son équipe, à porter un projet ambitieux et à fédérer ses troupes pour reconstruire un système performant et pérenne ». En huit ans, le service a connu sept chefs différents, dont trois durant l'année écoulée.
Réaménager les locaux

Dans les prochains jours va également s'ouvrir un autre chantier : la réorganisation architecturale du service. La directrice du GHRMSA a indiqué qu'elle engagerait « ce mois-ci les démarches pour lancer les études de faisabilité et de programmation ».
Cécile FELLMANN L'interview vidéo de Corinne Krencker, la directricedu GHRMSA sur : www.dna.fr

L'interview vidéo de Corinne Krencker, la directricedu GHRMSA sur : www.dna.fr

 
 

 

Social Mulhouse : Des livreurs de Deliveroo en grève

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:59:39

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social  Mulhouse
Social Mulhouse : Des livreurs de Deliveroo en grève

 
Une vingtaine de travailleurs indépendants sous contrat avec le livreur à domicile Deliveroo étaient en grève ce dimanche soir à Mulhouse.
Une vingtaine de travailleurs indépendants sous contrat avec le livreur à domicile Deliveroo étaient en grève ce dimanche soir à Mulhouse. Ils se sont rassemblés place de la Réunion refusant d'assurer les livraisons et commandes sur le créneau de nuit. Ils entendaient dénoncer leurs conditions de travail et la pression exercée par la plateforme britannique. Les coursiers locaux ont ainsi pris le relai de leurs collègues de Bordeaux, Paris ou encore Toulouse qui depuis la fin juillet multiplient les grèves perlées. Les coursiers à vélo sont en conflit avec leur employeur et sa nouvelle tarification des courses. Dans les grandes villes où ils sont syndicats, ils dénoncent l'abaissement d'un prix plancher et l'opacité de l'algorithme de tarification de l'entreprise. Salaires faibles, couverture sociale insuffisante, conditions de travail dangereuses... les critiques sont radicales chez de nombreux livreurs de Deliveroo, mais comme le souligne Morgane, « le déclencheur du mouvement c'est bien cette nouvelle grille tarifaire imposée par la plateforme de livraisons à domicile, et mise en place cette fin juillet ».
A.C.

 

 
 

 

Didier Guillaume : Le ministre reprend le slogan syndical

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:45:37

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Châlons-en-Champagne
Didier Guillaume : Le ministre reprend le slogan syndical
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, était ce lundi à la foire de Châlons-en-Champagne. Il a annoncé un chantier sur l'étiquetage des produits alimentaires. Les agriculteurs du Grand Est ont demandé, eux, des actes et une vision.

 
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, a confirmé aux Jeunes agriculteurs (JA) que la France ne ratifiera pas le traité UE-Mercosur.
Pas d'erreur, c'est bien le slogan de la FNSEA, principal syndicat agricole français, que le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation a repris à son compte ce lundi à Châlons-en-Champagne. « N'importons pas une agriculture dont nous ne voulons pas », s'est exclamé Didier Guillaume. Puis d'ajouter : « Mais développons celle que nous voulons. »

Venu passer la journée à la deuxième foire agricole de France (après celle de Paris), il a reçu l'ensemble des représentants des syndicats agricoles et des filières de la région (betteraves, sucre, luzerne, élevage, légumes...). Avec la confirmation, martelée à la suite du président Emmanuel Macron, que « la France ne ratifiera pas » l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur (N.D.L.R. : marché commun entre quatre pays d'Amérique latine dont le Brésil et l'Argentine). Même si, poursuit-il, il ne faut pas se voiler la face, « nous vivons dans un monde ouvert. Ce que je veux, c'est de la réglementation. » Vibrant défenseur d'une « agriculture française la plus sûre du monde », Didier Guillaume a annoncé le prochain lancement d'un « grand chantier sur l'étiquetage pour permettre aux consommateurs de faire les bons choix ». Il ne s'agit pas d'ajouter un nouveau label, a-t-il précisé, mais de savoir d'où viennent les produits alimentaires, en particulier ceux qui sont transformés.

Tout cela n'empêche pas le patron de la FRSEA-Grand Est, le Marnais Hervé Lapie, d'être dubitatif. « C'est ambigu. Le ministre vient avec un projet qui est presque le nôtre sur la profession agricole, l'alimentation, le développement de la biodiversité, la méthanisation... Et, dans les faits, c'est le contraire qui se passe. » À ses yeux, il y a « une incompréhension majeure entre l'exécutif et le ministre ». Exemple ? « On nous parle maîtrise des charges. Or les charges d'exploitation ont augmenté de 50 EUR par hectare. » La profession agricole a « besoin d'un sens et d'une vision », plaide-t-il.
L'agriculture régionale se mobilise

La chambre régionale d'agriculture, présidée par son voisin marnais Maximin Charpentier, a d'ailleurs annoncé pour le printemps 2020, une « Rencontre de l'agriculture en Grand Est ». Initiative à laquelle le conseil régional, par la voix de son président Jean Rottner (LR), a apporté son soutien ce lundi. À l'issue de sa rencontre avec le ministre Didier Guillaume, il a également réaffirmé la capacité des Régions à « porter, en proximité sur le territoire, un pacte de transition avec les agriculteurs ». Via des investissements et un accompagnement des nouvelles méthodes de production.
Catherine DAUDENHAN

 

 
 

 

Colmar « Devenez acteur de votre musée »

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:27:25

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar « Devenez acteur de votre musée »
 

 
Rendez-vous dans la salle de la Piscine du musée. DR
Aujourd'hui, tous les grands musées européens entament une réflexion sur leur positionnement au coeur de la société. Ils se doivent de réfléchir à des évolutions en tenant compte de celles de leurs publics : comment présenter les collections permanentes, choisir les expositions temporaires, inclure de nouveaux outils de médiation, instaurer de nouveaux échanges... ? Le musée Unterlinden colmarien s'inscrit dans cette démarche car en tant que musée phare d'Alsace, il se doit de se montrer précurseur, en étant toujours plus à l'écoute de ses publics.
Attractif et convivial

Ainsi, en développant son attractivité, il s'imposera comme un acteur majeur de la vie culturelle, au coeur de la société actuelle et future. Pour y répondre, le musée Unterlinden propose, dans un premier temps, un cycle de rencontres. La première aura lieu jeudi 5 septembre à 18 h 30 dans la salle de la Piscine « La Société Schongauer, passé, présent, futur ». Cette séance dédiée à la Société Schongauer, association créée en 1847, sera menée par Thierry Cahn, président de la Société Schongauer depuis 2016. De la naissance de l'association à aujourd'hui, ses valeurs et ses objectifs ont évolué. Dans le texte présentant le projet de l'association, ses dirigeants, inspirés par les idéaux encyclopédiques, orientaient ce dernier vers une vocation purement pédagogique. « Provoquer le goût de l'étude [...] en appelant l'esprit à se fixer sur des objets inconnus... » ; « faciliter et compléter [...] l'enseignement secondaire en facilitant l'étude de l'antiquité classique » ; « offrir à l'enseignement industriel un secours indispensable »... Nous étions au XIXe siècle au coeur d'une Alsace industrielle en pleine mutation. Aujourd'hui, au XXIe siècle, le musée Unterlinden appartient pleinement au paysage muséal français et peut se vanter de toucher un public international (50 % de ses visiteurs).

La Société Schongauer qui le gère, souhaite un musée attractif, convivial qui réponde aux attentes de publics de plus en plus diversifiés et curieux.
Y ALLER À 18 h 30 à la Piscine (places limitées). Réservation au 03.89.20.22.79 ou reservations@musee-unterlinden.com. Entrée libre.

 

 
 

Les rochers purgés, le GR5 rouvert à la randonnée

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:24:17

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Les rochers purgés, le GR5 rouvert à la randonnée
 

 
Les deux blocs ont été sanglés puis déplacés sur un petit replat. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
L'intervention s'est déroulée au-dessus du lac du Schiessrothried lundi 2 septembre au matin, plus d'un mois après l'impact de foudre. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Une entreprise spécialisée dans ce type de chantier à l'accès difficile est venue du Luxembourg pour purger les deux blocs qui menaçaient de tomber sur le GR5. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Il a d'abord fallu sécuriser le site. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Puis deux crochets ont été vissés dans le plus petit des deux blocs, pour l'arrimer à un rocher plus stable le temps de l'intervention. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Les techniciens ont d'abord tenté de faire bouger le plus petit bloc, mais le moindre geste risquait d'entraîner la chute du plus gros, qui ne tenait plus à grand-chose... Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Finalement, le bloc le plus gros, d'un volume estimé à 400 litres, a été lui aussi sanglé et extrait en premier. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Le gros bloc, bien sanglé à son câble métallique, est tombé quelques mètres en contrebas, sans grand fracas. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'entreprise a laissé le rocher dans un replat. Son intervention, facturée 5 000 euros, a été financée par la commune de Metzeral. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Ce n'est pas tous les jours que l'on voit un pick-up rouge, immatriculé au Luxembourg, dévaler à travers chaumes le sommet du Hohneck et stationner au beau milieu du col du Schaeferthal... Ce lundi matin, une entreprise du Grand-Duché spécialisée dans les travaux d'accès difficile est intervenue pour sécuriser le GR5 au-dessus du lac du Schiessrothried, à Metzeral. Une portion du sentier était interdite d'accès depuis fin juillet, après un impact de foudre ayant rendu instable deux rochers. Suspendus au-dessus du vide, ils menaçaient de s'effondrer à tout moment.
Les déplacer plutôt que les faire exploser

Le moteur du pick-up à peine éteint, Pierre Laplaige, conducteur de travaux de la société Can, enfile son baudrier chargé d'outils : « Nous allons d'abord mettre une corde d'accès, effectuer une reconnaissance pour voir comment procéder », explique-t-il. « Les deux blocs ont tout de même un volume de 100 litres pour l'un et de 400 litres pour l'autre... » L'idée n'est pas de les faire descendre à coups d'explosifs, ce qui risquerait de créer encore plus d'instabilité, mais plutôt de les déplacer, le plus délicatement possible, à l'aide de câbles métalliques.

Pendant deux bonnes heures, les techniciens mettent en place leur matériel. Ils tentent d'abord de soulever le plus petit des deux rochers, mais cessent rapidement la manoeuvre. « C'est le petit qui tient le gros », constatent-ils. Le risque est donc d'entraîner l'énorme bloc en même temps. Une bonne demi-heure de travail supplémentaire permet de ceinturer également le plus gros bloc. « Ça y est, ils vont faire bouger le rocher, donc vous regardez bien en haut, il risque d'y avoir des chutes de petits cailloux », prévient dans son talkie-walkie l'adjudant-chef Denis Ramelet, du peloton de gendarmerie de montagne de Hohrod. Il s'adresse à la petite dizaine de membres du Club vosgien dispatchés aux alentours pour empêcher les randonneurs d'accéder au site.

À l'aide d'un tire-fort, sorte de treuil manuel, les deux techniciens mettent le câble sous tension. Le plus gros des blocs finit par basculer, quelques mètres en contrebas, sans grand fracas. Le plus petit, suspendu à sa corde au-dessus du vide, sera déplacé dans un second temps. « Ce qui était en équilibre instable a été sécurisé », constate Denise Buhl, maire de Metzeral. « En conséquence, l'accès au GR5 est à nouveau autorisé. » L'intervention, facturée 5 000 EUR, est financée par la commune.
Esteban WENDLING PLUS WEB Nos diaporama et vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

cour d'appel : Mouvements de robes

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 05:53:23

© Dna, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

cour d'appel  
cour d'appel : Mouvements de robes
Avec les mouvements entérinés ce lundi, l'effectif de magistrats alsaciens est au complet.

 
De nouveaux magistrats ont été installés lors de l'audience de rentrée de la cour d'appel de Colmar.
Quatre magistrats vendredi, neuf installés ce lundi, c'est le temps des mouvements. La cour accueille Dominique Bertrand-Lehn et Karine Herbo en tant que présidentes de chambre, Jean-Luc Frey comme conseiller à la cour. Dominique Specht-Grass est nommée au tribunal d'instance de Thann, Élodie Gravier au tribunal d'instance de Guebwiller. Au parquet, Mathilde Pimmel est nommée substitut au parquet général, Sébastien Pompey substitut placé auprès du procureur général. Tous sont alsaciens ou ont déjà été en fonction en Alsace.
« Rendre la justice en conformité avec la réalité du monde dans des délais raisonnables »

Ils vont devoir relever ce « défi quotidien », décrit par le procureur général Eric Lallement : « Rendre la justice en conformité avec la réalité du monde dans des délais raisonnables. » Ces mêmes « délais raisonnables », soulignés par la première présidente de la cour, Nicole Jarno, qui attend une réponse judiciaire rapide pour « nos concitoyens à la situation familiale précaire » afin d' « éviter que les conflits ne s'exacerbent ».

Trois juges viennent compléter l'effectif de 23 magistrats du Livre Foncier : Denis Damm à Mulhouse, Joséphine Da Silva à Saverne et Caroline Sorg à Haguenau. La cour enregistre par ailleurs l'arrivée de quatre greffières : Laetitia Blazy, Sarah Delva, Régine Vellaine et Caroline Wallaert.

La réforme judiciaire a imposé des pôles sociaux dans les tribunaux de grande instance. À la cour, le pôle mineurs est aujourd'hui associé au pôle famille. La réforme prévoit aussi des jugements correctionnels en cour d'appel par un seul magistrat, à l'instar des juges uniques de première instance.
Ph.M.

 

 
 

 

Faits Divers, accidents

Publié dans le panorama le Mardi 03 septembre 2019 à 06:13:25

© L'alsace, Mardi le 03 Septembre 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 
 
Orbey Une voiture prend feu

Les pompiers sont intervenus pour un feu de voiture, ce lundi vers 15 h 40 sur la RD 48 à Orbey près du col du Wettstein. Les gendarmes de la brigade de Kaysersberg se sont également rendus sur place. L'origine du feu serait accidentelle.
Munster Moto contre voiture

Une moto et une voiture sont entrées en collision, ce lundi à 13 h 20 rue des Artisans à Munster, près du centre routier du conseil départemental. Légèrement blessé, un adolescent de 17 ans a été transporté par les pompiers à l'hôpital Pasteur 2.
Colmar Collision

Deux voitures se sont percutées, ce lundi vers 16 h 20 route de Wintzenheim à Colmar. Légèrement blessée, une femme âgée de 54 ans a été évacuée à l'hôpital voisin. Un constat amiable a été dressé.
Neuf-Brisach Feu de benne

Un feu de benne à ordures a été éteint par les pompiers, ce lundi peu après 18 h devant la salle des fêtes de Neuf-Brisach.