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PAGE CHUCHOTEMENTS : Adieu coquillages et crustacés

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:54:29

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Adieu coquillages et crustacés
 

 
Dessin Région Chuchotements (Y.Lefrançois) - Rentrée Politique
Comme le chantait Brigtte Bardot, on a rangé les vacances. Place à la campagne des municipales de mars prochain où chacun affûte déjà ses armes. (Dessin de Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

Réformes : place à la méthode douce

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:32:54

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Réformes : place à la méthode douce
 

 
Après le président Macron, Édouard Philippe va devoir mouiller la chemise pour attaquer les dossiers de la rentrée. Photo AFP/Yann COATSALIOU
Vu de l'hôtel Matignon, c'est la vraie rentrée du gouvernement. « Avec ce séminaire on va entrer dans le dur de l'acte II du quinquennat », prédit un ministre qui se méfie de ce mois de septembre après l'embellie et le répit de l'été.
Quels seront les mots d'ordre ?

« Humanité », « humilité », « concertation », « co-construction », « écoute », « incarnation », « apaisement »... Députés de la majorité, ministres et conseillers distillent ces expressions pour définir cette nouvelle gouvernance. Moins clivante, plus participative. Le grand débat a montré son efficacité. Il continue en quelque sorte. Après les réformes TGV, pilotées les deux premières années du quinquennat, le gouvernement veut faire monter les partenaires sociaux et les Français dans le train des réformes. La coproduction remplace l'application "stricte et techno" du programme de campagne. Avec la même règle : on garde le cap, on change la méthode.
Quels sujets seront abordés ?

Ceux du calendrier : les arbitrages budgétaires toujours risqués sur la fiscalité, les lois bioéthiques avec la procréation médicale assistée pour toutes, la loi anti-gaspillage... Préparés de longue date, ces travaux confinés dans les enceintes parlementaires comportent moins de risque que des sujets d'actualité potentiellement brûlants. Le monde agricole souffre de la sécheresse, s'inquiète des accords internationaux et supporte mal d'être montré du doigt pour les pesticides. Urgentistes, pompiers et personnels hospitaliers n'ont pas été convaincus par les annonces de l'été. Les enseignants attendent des engagements concrets et se défient de leur ministre, qu'Édouard Philippe accompagne ce matin encore pour la rentrée dans une zone REP du Var. Apprécié au début du quinquennat par l'opinion, pour son côté proviseur directif à l'ancienne, Jean-Michel Blanquer doit adopter la posture souple qui caractérise l'acte II.

Concernant les retraites, le Premier ministre reçoit les syndicats jeudi et vendredi à Matignon. Le président a déminé le sujet de « l'âge d'équilibre à 64 ans » qui fâchait la CFDT mais a ouvert la porte à une nouvelle hausse de la durée des cotisations qui fait aussi grimacer. Reste à organiser une concertation sans doute sur le modèle du grand débat, à définir un calendrier qui conduira la réforme au-delà des municipales (lire encadré ci-contre).
Un remaniement de rentrée ?

L'Élysée a laissé filtrer le mot « réaménagement ». L'entrée au gouvernement de Jean-Paul Delevoye, « Monsieur retraites » est probable, car le dossier va nécessiter un plein-temps pendant un an. Un secrétaire d'État aux Transports devrait être nommé pour soulager Élisabeth Borne, promue en urgence à la Transition écologique en juillet après l'affaire Rugy. Le député Jean-Baptiste Djebbari (Haute-Vienne), spécialiste du rail, est pressenti. Si certains ont des ambitions municipales, pour présider la SNCF ou des envies d'ailleurs, ce sera le moment de les exprimer : ils devront partir. L'acte II se fera sans eux.
Pascal JALABERT (avec AFP)

 

 
 

Réformes : place à la méthode douce

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:49:08

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Gouvernement Rentrée
Réformes : place à la méthode douce
Face à une situation sociale qui reste tendue et avec la réforme des retraites en ligne de mire, l'exécutif lance son acte II du quinquennat sur le thème : « On conduit les réformes avec les Français ».
 

 
Après le président Macron, Édouard Philippe va devoir mouiller la chemise pour attaquer les dossiers de la rentrée.
Vu de l'hôtel Matignon, c'est la vraie rentrée du gouvernement. « Avec ce séminaire on va entrer dans le dur de l'acte II du quinquennat », prédit un ministre qui se méfie de ce mois de septembre après l'embellie et le répit de l'été.
Quels seront les mots d'ordre ?

« Humanité », « humilité », « concertation », « co-construction », « écoute », « incarnation », « apaisement »... Députés de la majorité, ministres et conseillers distillent ces expressions pour définir cette nouvelle gouvernance. Moins clivante, plus participative. Le grand débat a montré son efficacité. Il continue en quelque sorte. Après les réformes TGV, pilotées les deux premières années du quinquennat, le gouvernement veut faire monter les partenaires sociaux et les Français dans le train des réformes. La coproduction remplace l'application "stricte et techno" du programme de campagne. Avec la même règle : on garde le cap, on change la méthode.
Quels sujets seront abordés ?

Ceux du calendrier : les arbitrages budgétaires toujours risqués sur la fiscalité, les lois bioéthiques avec la procréation médicale assistée pour toutes, la loi anti-gaspillage... Préparés de longue date, ces travaux confinés dans les enceintes parlementaires comportent moins de risque que des sujets d'actualité potentiellement brûlants. Le monde agricole souffre de la sécheresse, s'inquiète des accords internationaux et supporte mal d'être montré du doigt pour les pesticides. Urgentistes, pompiers et personnels hospitaliers n'ont pas été convaincus par les annonces de l'été. Les enseignants attendent des engagements concrets et se défient de leur ministre, qu'Édouard Philippe accompagne ce matin encore pour la rentrée dans une zone REP du Var. Apprécié au début du quinquennat par l'opinion, pour son côté proviseur directif à l'ancienne, Jean-Michel Blanquer doit adopter la posture souple qui caractérise l'acte II.

Concernant les retraites, le Premier ministre reçoit les syndicats jeudi et vendredi à Matignon. Le président a déminé le sujet de « l'âge d'équilibre à 64 ans » qui fâchait la CFDT mais a ouvert la porte à une nouvelle hausse de la durée des cotisations qui fait aussi grimacer. Reste à organiser une concertation sans doute sur le modèle du grand débat, à définir un calendrier qui conduira la réforme au-delà des municipales (lire encadré ci-contre).
Un remaniement de rentrée ?

L'Élysée a laissé filtrer le mot « réaménagement ». L'entrée au gouvernement de Jean-Paul Delevoye, « Monsieur retraites » est probable, car le dossier va nécessiter un plein-temps pendant un an. Un secrétaire d'État aux Transports devrait être nommé pour soulager Élisabeth Borne, promue en urgence à la Transition écologique en juillet après l'affaire Rugy. Le député Jean-Baptiste Djebbari (Haute-Vienne), spécialiste du rail, est pressenti. Si certains ont des ambitions municipales, pour présider la SNCF ou des envies d'ailleurs, ce sera le moment de les exprimer : ils devront partir. L'acte II se fera sans eux.
Pascal JALABERT (avec AFP)

 

 
 

 

L'école se fait un devoir de combattre la violence

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:50:08

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ÉDUCATION Nouvelles mesures pour lutter contre incivilités et agressions
L'école se fait un devoir de combattre la violence
Le plan contre les violences à l'école, repoussé à maintes reprises, entre en vigueur. Il avait été promis en 2018 après la vidéo montrant un élève en train de menacer sa professeur avec une arme factice dans un lycée de la banlieue parisienne.
 

 
Environ 85 % des académies ont déjà établi des partenariats avec les forces de l'ordre.
Ce matin, elle fera sa 28e rentrée des classes. Catherine est « heureuse de rentrer », mais elle reprend le chemin du collège « la fleur au fusil ». Cette professeur d'allemand de 52 ans, qui enseigne dans la région lyonnaise, fait face, comme de nombreux enseignants, aux incivilités à l'école. Elle recevra cette rentrée un guide d'accompagnement en cas d'incivilité ou d'agression, comme l'a annoncé le ministère.

Catherine est aussi confrontée à la violence entre élèves. L'an dernier, un de ses élèves a asséné un coup de poing à un de ses camarades. Elle l'a exclu : « Il représentait un danger pour la classe ». Plus tard, il est apparu que la victime le harcelait depuis des semaines.

Dans son collège, il n'y a pas seulement les enfants qui posent problème. Certaines familles aussi. « Nous avons fait une charte des parents, pour qu'ils soient partie intégrante des projets comme de nos difficultés. Et certains dysfonctionnements sont liés à des problèmes d'éducation à la base ».
Les familles responsables

D'une certaine manière, son collège a devancé l'une des mesures du plan de lutte contre la violence à l'école du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer : il prévoit un protocole d'accompagnement et de responsabilisation signé avec les parents, lorsqu'un élève a été définitivement exclu d'un établissement, deux fois au cours de la même année scolaire. « La réponse à la violence scolaire passe par le dialogue et la responsabilisation des responsables légaux », indique le ministère.

À « l'école de la confiance » de Blanquer, le plan d'action se donne pour objectif de préserver l'école de toute forme de violence, mais aussi d'apporter un soutien sans faille aux enseignants. Ces deniers l'attendaient depuis longtemps. Annoncé après l'agression d'un professeur en octobre dernier, le plan prévoit ainsi un accompagnement personnalisé des profs ou des personnels de l'école victimes de violence.
Une réponse systématique

La plus grande fermeté est affichée : « Les faits de violences scolaires commis au sein de l'établissement ou aux abords de celui-ci donneront lieu à une réponse systématique, qu'elle soit disciplinaire et/ou pénale, à visée éducative, et à un accompagnement des victimes pour leur permettre de poursuivre leur scolarité ou l'exercice de leurs fonctions au sein de l'établissement dans les meilleures conditions ».
Plusieurs ministères

Le ministère de l'Éducation n'est pas seul en première ligne. Il va travailler main dans la main avec les ministères de l'Intérieur, de la Justice et de l'Agriculture, pour « assurer un signalement et un traitement rapides des infractions les plus graves, mieux articuler les sanctions judiciaires et éducatives ».

Jean-Michel Blanquer promet de répondre plus efficacement aux violences les plus graves commises par les élèves ou leurs parents. Non seulement il s'agit de protéger l'école, de sécuriser l'espace scolaire et les abords des établissements - il y aura des patrouilles de police dans les quartiers dits de reconquête républicaine -, mais son plan renforce l'action disciplinaire dans les collèges et les lycées.

Que faire des élèves les plus difficiles, les plus perturbateurs, qui vont d'exclusion en exclusion ? Ils pourront être affectés en classes relais, sans avoir besoin de l'accord de la famille, auparavant obligatoire. Il existe actuellement 298 classes de ce type, avec un effectif maximum de 12 élèves. Enfin, les actuels internats relais vont se transformer en « internats tremplins » pour recevoir les élèves les plus en rupture.
Nathalie CHIFFLET

 

 
 

 

Rentrée : à quoi va servir l'éco-délégué de classe ?

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:52:12

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École Nouveauté
Rentrée : à quoi va servir l'éco-délégué de classe ?
 

 
Depuis des décennies, en élisant leurs délégués de classe, collégiens et lycéens découvrent l'acte fondamental de la démocratie : le bulletin dans l'urne.
Depuis 2003 dans le Loir-et-Cher

Cette année, un autre scrutin sera organisé pour choisir les 250 000 éco-délégués, un par classe au collège et au lycée (chaque établissement peut décider s'il autorise ou pas le cumul des mandats). Leur mission : mettre en place des actions écologiques au quotidien dans la classe et dans l'établissement.

Inventé dans les lycées de Vendôme (Loir-et-Cher) en 2003, l'éco-délégué n'est pas vraiment une nouveauté. Il existe dans plusieurs collèges et lycées qui en ont pris l'initiative ou ont expérimenté le concept.

Récupération des épluchures de cantine, équipement de toutes les salles en ampoules à LED, démarches auprès des municipalités pour aménager des itinéraires cyclables, achats de fournitures recyclables made in France, plantations d'arbres, interdiction des produits à l'huile de palme à la cantine, voyages scolaires pour nettoyer des plages : les idées ne manquent pas. On a même vu en Corse un projet d'installation d'éoliennes dans l'enceinte d'un collège.
Soutien extérieur nécessaire pour que ça fonctionne

Selon les premiers bilans tirés notamment de l'expérience de Vendôme, la mise en place d'éco-délégués aboutit à des résultats concrets mais à deux conditions : si les projets sont portés non par une classe mais par plusieurs ou par l'établissement dans sa globalité et si la communauté éducative, les parents et les collectivités appuient l'initiative.

 

 
 

 

Rentrée : à quoi va servir l'éco-délégué de classe ?

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:34:27

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Rentrée : à quoi va servir l'éco-délégué de classe ?
 

 
Depuis des décennies, en élisant leurs délégués de classe, collégiens et lycéens découvrent l'acte fondamental de la démocratie : le bulletin dans l'urne.
Depuis 2003 dans le Loir-et-Cher

Cette année, un autre scrutin sera organisé pour choisir les 250 000 éco-délégués, un par classe au collège et au lycée (chaque établissement peut décider s'il autorise ou pas le cumul des mandats). Leur mission : mettre en place des actions écologiques au quotidien dans la classe et dans l'établissement.

Inventé dans les lycées de Vendôme (Loir-et-Cher) en 2003, l'éco-délégué n'est pas vraiment une nouveauté. Il existe dans plusieurs collèges et lycées qui en ont pris l'initiative ou ont expérimenté le concept.

Récupération des épluchures de cantine, équipement de toutes les salles en ampoules à LED, démarches auprès des municipalités pour aménager des itinéraires cyclables, achats de fournitures recyclables made in France, plantations d'arbres, interdiction des produits à l'huile de palme à la cantine, voyages scolaires pour nettoyer des plages : les idées ne manquent pas. On a même vu en Corse un projet d'installation d'éoliennes dans l'enceinte d'un collège.
Soutien extérieur nécessaire pour que ça fonctionne

Selon les premiers bilans tirés notamment de l'expérience de Vendôme, la mise en place d'éco-délégués aboutit à des résultats concrets mais à deux conditions : si les projets sont portés non par une classe mais par plusieurs ou par l'établissement dans sa globalité et si la communauté éducative, les parents et les collectivités appuient l'initiative.

 

 
 

La rentrée pour tous, dès 3 ans

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:53:50

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education Petite section
La rentrée pour tous, dès 3 ans
Avec la loi sur l'instruction obligatoire à 3 ans, promulguée cet été, même les plus petits de maternelle ont classe toute la journée. Ce qui implique de nouvelles organisations, notamment pour les siestes. Sauf quand les parents font une demande pour les garder à domicile l'après-midi.
 

 
Dans certaines écoles, la salle de sieste est déjà prête.
Plus de 179 000 écoliers sont attendus ce lundi matin dans les écoles publiques et privées de l'académie de Strasbourg, dont près de 65 500 en maternelle. Une nouvelle étape d'autant plus importante que l'instruction est devenue obligatoire à partir de 3 ans, conformément à la loi promulguée le 28 juillet. Dans les faits, le taux de scolarisation y était déjà de l'ordre de 98 %, mais seule une partie des plus jeunes, grosso modo une moitié, y restait la journée.

La règle est désormais qu'ils soient tous accueillis à temps plein, un moment de repos devant être proposé dans l'après-midi. Ce qui ne manque pas de « poser question », relaye Juliette Staraselski, présidente de la fédération de parents Peep Alsace. Comme le reconnaît aussi l'Éducation nationale, « les écoles n'auront pas la place de faire dormir tous les petits sur place ». D'autant, rappelle pour sa part Florence Claudepierre, présidente de la FCPE 68, que les classes « sont de plus en plus chargées, à plus de 30 comme au lycée... »
Appel au « bon sens »

Néanmoins, à ses yeux, « cette obligation légale est une bonne chose ». Aucun enfant ne pourra être refusé à l'école l'après-midi, se satisfait aussi Anne Dehestru, adjointe au maire en charge des affaires scolaires à Guebwiller. Quant à la mise en oeuvre du texte, l'élue fait confiance au « bon sens » de chacun : « Mieux vaut qu'un enfant qui en a l'occasion dorme chez lui. » Et tous en conviennent, tel Jean-Baptiste Ladaique, adjoint à l'inspectrice d'académie du Bas-Rhin, « c'est un peu tôt » pour évaluer les réels effectifs.
Bienveillanceet souplesse

Il est prévu d'« autoriser un aménagement du temps de présence à l'école des enfants scolarisés en petite section », une précision importante qui n'a pu être transmise aux équipes enseignantes, et parfois aux familles, que début juillet, avant même l'adoption de la loi, de manière « un peu ubuesque », selon un membre du Snuipp 68.

À la rentrée, les parents d'enfants entrant en première année de maternelle auront donc à préciser s'ils souhaitent les laisser la journée entière, seulement certains après-midi, ou même s'ils envisagent de les ramener après une sieste à domicile. Une demande que doit valider l'inspecteur/trice de circonscription, après avis du directeur ou de la directrice d'école. « L'application risque de différer d'une école à l'autre », craint Juliette Staraselski, espérant qu'il y ait « un seuil de tolérance ».
Anticipationdans les mairies

La souplesse sera de mise, rassure l'Éducation nationale. « Il n'y aura pas de forcing, les usages seront respectés dans l'intérêt des enfants », sait Anne-Marie Haller, secrétaire départementale du syndicat des enseignants-Unsa du Bas-Rhin. « Les aménagements seront entérinés », confirme Philippe Venck, adjoint de l'inspectrice d'académie dans le Haut-Rhin. En revanche, prévient-il, « un problème d'inadéquation des locaux ne saurait être un argument ».

Concernées, puisqu'en charge du bâti, certaines mairies ont déjà anticipé des aménagements dans les salles de sieste, un modulaire a même été installé dans le Haut-Rhin. À Guebwilller, la commune s'en est inquiétée « très tôt en amont » et a acquis une quarantaine de lits pliants pour ses trois maternelles. À Colmar, précise l'adjointe au maire Odile Uhlrich-Mallet, le choix a été fait de d'abord sonder les besoins des parents en leur distribuant le formulaire.
« Changement culturel »

Enfin, la nécessité de respecter les rythmes des plus jeunes ne doit pas être prise comme un argument pour systématiser les absences l'après-midi, argumente Philippe Venck, qui compte sur un « suivi des aménagements » par les enseignants avec de possibles évolutions proposées au fil des mois. « C'est un changement culturel, mais plus on ira à l'école, mieux ce sera. » Il importera, estime de même Jean-Baptiste Ladaique, de « communiquer avec les familles pour leur expliquer les enjeux de cette scolarisation à 3 ans ».
Catherine CHENCINER

 

 
 

 

Les Atsem s'adressent au président

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:53:26

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Les Atsem s'adressent au président
Comme nombre de leurs collègues agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), trois fonctionnaires haut-rhinoises ont envoyé des cartes postales au président Macron, cet été, afin qu'il n'oublie pas leurs revendications en termes de revalorisation salariale et d'évolution de carrière.
 

 
L'héroïne des livres Martine « écrit au président pour qu'il n'oublie pas les Atsem » et Nathalie, Marylin et Yvette (de gauche à droite) transmettent à l'Élysée.
« Martine écrit au président pour qu'il n'oublie pas les Atsem. » Cette carte postale, inspirée de la célèbre collection littéraire enfantine, et d'autres du même ton faites maison, Yvette Heyer les adresse à l'Élysée, comme nombre de ses collègues, durant les vacances scolaires et ces jours-ci encore, à l'appel d'un collectif national indépendant portant leurs revendications.

L'animatrice du collectif dans le Grand Est ne les poste pas d'un lieu de villégiature exotique, mais à deux pas de chez elle, à Mulhouse, puisqu'avec son mari, « qui est à la retraite », elle n'a « pas les moyens de partir en vacances ».

Elle et ses collègues Marylin et Nathalie ont la « vocation », et des années d'expérience en tant qu'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem). Attachées à l'aspect « affectif » de leur métier, elles ont vu leurs missions évoluer, sans obtenir en retour de reconnaissance financière, ou de réelles perspectives de progression de carrière.

En poste à Mulhouse et à Wittenheim, aucune n'est à temps complet. Les contrats varient d'une commune à l'autre, mais au maximum, « nous travaillons 34 heures par semaine payées au Smic 28 heures sur l'année », résume Yvette. « Et on exige de nous d'avoir le CAP petite enfance, en plus du concours de fonctionnaire territorial. »

L'académie de Strasbourg compte 469 maternelles publiques (sans compter les établissements primaires qui ont des petites sections) bénéficiant d'au moins un Atsem, très majoritairement des femmes, et pas forcément dans chaque classe.

Leur rôle éducatif est reconnu dans plusieurs décrets. Il leur incombe d'assister les enseignants pour l'animation pédagogique, l'accueil et l'hygiène des jeunes enfants. Ils sont chargés de la préparation et de la mise en place du matériel. Certains effectuent en plus la réception avant la classe ou l'accompagnement au périscolaire.
La « variable d'ajustement »

« On nous demande davantage d'implication dans le travail pédagogique. Mais il faut aussi reconnaître la pénibilité de nos tâches, comme l'a montré une enquête sur les gestes et postures de la CGT. Le mobilier n'est pas adapté, on porte les enfants qui sont tombés, on retient ceux qui font des colères, certains qui mordent... Il faut du dynamisme ! », développe Yvette, qui ne semble pas en manquer.

« Les classes de maternelle sont chargées, complète Marylin, avec de plus en plus d'enfants handicapés, dont certains en attente d'AVS ou d'AESH [d'accompagnants, N.D.L.R.], et des élèves à profil particulier. Nous sommes toujours la variable d'ajustement. »

Des représentants du collectif ont été reçus récemment au ministère. « Une charte nationale sur les conditions de travail devrait être mise en place entre l'Éducation nationale et l'association des maires de France : c'est bien, mais ce n'est pas une loi », nuance Yvette.

D'autant que d'autres évolutions s'annoncent en cette rentrée, avec la mise en oeuvre de l'instruction obligatoire dès 3 ans, impliquant qu'il y ait davantage de petits accueillis les après-midi, notamment pour la sieste (lire ci-dessus).

Dans leurs courriers au président, les Atsem ont décidé de le prendre au mot, lui qui les a présentés comme « un trésor dont nous ne saurions nous passer », lors des assises de la maternelle, l'an dernier.

« Nous sommes un trésor oublié, rétorquent Yvette et ses collègues. Nous sommes dans l'ombre, un fil rouge du matin au soir. C'est nous que les enfants voient le plus dans leur journée. »
Notre vidéo sur le site www.dna.fr.

Notre vidéo sur le site www.dna.fr.

 
 

 

100e féminicide : des rassemblements avant le « Grenelle des violences conjugales »

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:32:06

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100e féminicide : des rassemblements avant le « Grenelle des violences conjugales »
 

 
Le collectif #NousToutes a organisé un rassemblement dimanche sur le parvis du Trocadero. Photo Zakaria ABDELKAFI
Une centaine de personnes se sont rassemblées dimanche à Poitiers pour honorer la mémoire de Sarah V., une mère de famille tuée d'un coup de fusil dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile, le jour de ses 30 ans. Son ex-compagnon, qui a reconnu le tir mais pas son intentionnalité, a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire.

Ce rassemblement intervient deux jours avant le « Grenelle des violences conjugales » dont les associations féministes n'attendent pas grand-chose. « C'est avant tout une question de budget, et il a déjà été arrêté avant que les discussions commencent », dénonce Sophie Le Mô, membre du collectif du 8 Mars. « Ce n'est qu'un coup de comm ».

Sarah V. avait déposé trois plaintes contre son ex-compagnon mais elles « n'ont servi à rien, ont déclaré Nathalie et Karine, des proches de la victime. Cela pouvait être anticipé mais rien n'a été fait. Il faut qu'il arrive un meurtre pour que les choses bougent ».
Dernière affaire en date dans les Alpes-Maritimes

Par ailleurs, le compagnon d'une jeune femme a été interpellé dimanche et placé en garde à vue. Le cadavre de celle-ci, présentant de nombreuses traces de coups, a été découvert samedi midi sous un tas d'ordures à Cagnes-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes. L'arrestation a eu lieu grâce à des recoupements entre l'exploitation des images de vidéosurveillance, et divers témoignages. Des témoins ont notamment entendu la victime dire à son agresseur, lors de la dispute : « Je te quitte ».

Le collectif féministe #NousToutes a aussi organisé dimanche soir à Paris un rassemblement pour dénoncer ces 99e et 100e féminicides de l'année.

Pour l'année 2018, le ministère de l'Intérieur avait recensé 121 féminicides.

 

 
 

Allemagne Élections régionales : À l'Est, l'extrême droite perce mais ne gagne pas

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:51:12

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Allemagne Élections régionales
Allemagne Élections régionales : À l'Est, l'extrême droite perce mais ne gagne pas
La forte poussée de l'extrême droite lors de deux élections régionales en ex-RDA met en danger la fragile coalition d'Angela Merkel. Néanmoins, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) n'arrive que second à chaque fois.

 
Les candidats d'extrême droite dans les deux régions de l'est célébraient leurs scores records, mais la progression n'a pas suffi à les placer en tête.
C'était attendu. Le parti d'extrême droite l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) a dépassé, et largement, la barre des 20 % aux élections dans deux régions de l'ex RDA. Il y a cinq ans, ce parti visait 10 %. Il y a dix ans, il n'existait quasiment pas.

À quelques jours des trente ans de la chute du Mur de Berlin, ce score confirme la césure politique et culturelle persistante entre les deux Allemagne.

Il montre aussi que la politique d'accueil de centaines de milliers de migrants, par le gouvernement de coalition de la Chancelière, a favorisé l'éclosion de ce parti dans des Länder où les populations immigrées sont arrivées récemment.
Deuxième position dans les deux Länder

Selon les premières estimations, l'AfD obtient 22,5 % dans le Brandebourg, le Land qui entoure Berlin, un bastion social-démocrate, contre 12,2 % en 2014. Elle se hisse à 27,5 % en Saxe, dans le Sud-Est, contre 9,7 % en 2014. Cela ne lui suffit pas à décrocher des premières places, ni à se positionner pour gouverner ces deux Länder. Paradoxalement, ses leaders saluent « une punition contre la coalition d'Angela Merkel et de sa CDU », mais cachent mal leur déception d'avoir été devancés par les deux grands partis. Nous ne sommes pas encore la force la plus puissante, il manque encore quelque chose. Le travail commence », a concédé un responsable du mouvement, Alexander Gauland. Il attaque déjà « les coalitions hétéroclites » qui seront en effet nécessaires pour gouverner ces régions et prépare une offensive en Thuringe, autre région de l'ex-RDA où le vote se tiendra le 27 octobre.

Malgré un recul de 39 % à 32 %, les conservateurs de la CDU devancent encore de près de cinq points l'AfD en Saxe. Dans le Brandebourg, le SPD résiste mieux que prévu et mieux qu'ailleurs dans le pays (27,5 %) sans doute en bénéficiant d'un vote utile. Deuxième parti au niveau national selon les sondages, les Verts qui visaient 15 % ont dû se contenter de 9 % dans les deux Länder. Avec 10 %, dans les deux Länder, le parti de gauche radicale Die Linke perd lui autour de 8 points par rapport à 2014. Sont-ils, pour beaucoup, partis à l'extrême-droite ? Certains analystes se posaient la question ce dimanche.
Déclassement et immigration

« Malgré nos résultats dans la lutte contre le chômage et le dynamisme de nos villes, nous ne résistons pas au sentiment de déclassement et à l'hostilité aux migrants des classes populaires », constatait dépité, un élu de droite : « une partie de la population a eu le sentiment que l'État s'occupait davantage des migrants que de leur sort ».

Plus d'un électeur sur deux (54 % en Saxe, 51 % dans le Brandebourg) juge ainsi que les habitants de l'Est sont traités comme des « citoyens de seconde zone », selon un sondage diffusé dimanche par la première chaîne de ARD.

L'extrême droite a surfé sur ces ressentiments, a bénéficié de l'activisme de ses militants parmi les plus durs dans le parti et a ajouté un credo climatosceptique efficace dans d'anciens bastions industriels.

Ces scrutins régionaux constituent une nouvelle claque pour la chancelière en fin de parcours (elle arrêtera en 2021) et plus encore pour sa coalition fragile avec les sociaux-démocrates (SPD). Elle ne devrait toutefois pas encore imploser puisque les deux partenaires ont conservé leur Land. Partie remise ? Le SPD a prévenu vouloir, d'ici la fin de l'année, décider de rester ou pas dans la coalition.

 

 
 

 

24 pompiers alsaciens envoyés en renfort dans l'Hérault

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:08:58

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24 pompiers alsaciens envoyés en renfort dans l'Hérault
 

 
Vingt-quatre sapeurs-pompiers alsaciens sont partis en renfort, dimanche matin, dans le département de l'Hérault : 14 pompiers issus du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Bas-Rhin et 10 issus de celui du Haut-Rhin.

Au cours des prochaines heures, des vents violents sont attendus dans tout le golfe du Lion, accentuant le risque de propagation rapide des feux de forêt après un été particulièrement sec.

Les pompiers des deux Sdis envoyés dans le Sud sont tous formés à ce type d'intervention. Au total, ils sont partis avec quatre camions-citernes feux de forêts, deux 4×4, un véhicule technique utilitaire et un camion logistique. Ils ont rejoint des collègues de Champagne-Ardenne et de Franche-Comté, composant la colonne de renfort Est. Ils étaient attendus dans la soirée à Montpellier avant d'être répartis dans les centres de secours du secteur.

 

 
 

Pfifferdaj : l'odyssée fantastique de Marco Polo

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:05:14

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Pfifferdaj : l'odyssée fantastique de Marco Polo
 

 
Des chars colossaux. L'invention (chinoise) du papier à monnaie était narrée par les Joyeuses Drosophiles. Photos DNA /Nicolas PINOT
Il est parti de sa Venise natale pour se rendre jusqu'au palais du Grand Khan, empereur de la lointaine Chine, traversant les grandes plaines de Perse, la chaîne de l'Himalaya, le désert de Gobi ou encore Pékin, la capitale de l'Empire du Milieu. Le voyage de Marco Polo dura 27 ans et fut narré dans son fameux Livre des Merveilles, trame du cortège du Pfifferdaj qui a secoué la cité des ménétriers ce dimanche, mettant à contribution l'inventivité débordante des associations du village et quelque 1 500 figurants survoltés.
Les mécanismes parfois cachés sous les chars colossaux continuentà surprendre

Un thème prolifique, délicieux prétexte à toutes les excentricités dont le Pfiff est si coutumier. Ainsi, la fête ne ressemble à aucune autre et continue de faire rêver des milliers de spectateurs prenant d'assaut le moindre recoin du parcours afin de ne rien manquer de cette extraordinaire épopée. Et des choses à voir, la parade n'en manque guère tant les chars regorgent de détails, tant les costumes sont travaillés, tant les chorégraphies sont millimétrées et tant les mécanismes parfois cachés sous les chars colossaux continuent à surprendre.

Entrecoupés de cliques, de fifres et de fanfares hautes en couleurs et généralement venues d'Allemagne, les chars figuraient le carnaval des enfants de Venise, le départ du bateau de Marco Polo, le Venezia et ses onze mètres de long, pour Constantinople, l'hostellerie du Saint-Sépulcre, le palais du Grand Khan, l'invention (chinoise) du papier à monnaie, les adieux de la princesse Kukachin, le grand naufrage, la découverte de la tribu des Coromandels ou encore les habitants à tête de chien de Nicobar.
Aubade, pain d'épiceset concours du plus beau char pour finir

La journée avait déjà bien commencé, avec un réveil en fanfare par les ménestrels de la Vogesia depuis le haut de la tour des Bouchers suivi d'animations musicales dans la Grand'Rue puis d'un spectacle, « le repas médiéval », donné par le groupe des ménétriers du Club vosgien dans la cour du Grand Bailli. Des saynètes croustillantes dans un décor dénué du moindre anachronisme, permettant aux spectateurs une immersion totale dans l'ambiance historico-loufoque de l'indescriptible Pfifferdaj.

Ce lundi, les réjouissances se poursuivent avec une aubade musicale et la remise du traditionnel pain d'épices au maire de la ville avant la proclamation des résultats du concours sacrant le plus beau char du défilé, en fin d'après-midi sur la place de l'Hôtel-de-Ville.
Nicolas PINOT PLUS WEB Notre diaporama et nos vidéos sur www.lalsace.fr

 

 
 

Place verte pour la Saint-Fiacre

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:23:30

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Place verte pour la Saint-Fiacre
 

 
 
Présentés de manière artistique dans une impressionnante palette de couleurs, les arrangements de fleurs et de légumes ont fait l'admiration des passants et des touristes, qui n'ont pas manqué de prendre en photo ces magnifiques tableaux naturels. Mots de bienvenue, remerciements, bénédictions, chants, prières et interlude musical se sont succédé devant les nombreux fidèles. Plusieurs élus ont honoré de leur présence cette manifestation.

Cette célébration a été organisée conjointement par le président de la société d'horticulture Flora, Jean-Charles Zwickert, le président du syndicat des maraîchers Serge Hanauer, et par le président de l'association des jardins familiaux Daniel Cazanove. Elle a été rehaussée par les sonneries des trompes de chasse du Kastenwald présidée par François Wencker, et par la prestation de la chorale de la collégiale dirigée par André Gindelsberger.
Trois cents bouquets de fleurs distribués

C'est en une longue procession composée de brouettes, brancards et charrettes remplis des produits de la terre, que les participants ont ensuite rejoint la collégiale Saint-Martin afin d'assister à la grande messe célébrée par le père Christian Kamenisch, curé de la paroisse.

Au terme de l'office religieux, trois cents bouquets de fleurs ont été distribués au public sur le parvis par les membres de l'association Flora. Le cortège a ensuite rejoint le Marché couvert, avec une aubade en chemin place de l'Ancienne-Douane. Après avoir exposé les assortiments de fleurs et de légumes près des halles, tous les acteurs de cette célébration se sont retrouvés pour la partie conviviale de cette journée.
J.-R. H.

 

 
 

Balade autour du lac avec le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:15:43

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Balade autour du lac avec le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges
 

 
L'animatrice Karine Jung, chargée de mission Natura 2000 (au milieu, en pantalon noir) avait donné rendez-vous aux participants devant la fontaine, sur la place de l'église. Photo L'Alsace /Jean-Marie RENOIR
La première sortie découverte proposée dans le secteur Thur-Doller à l'occasion du trentième anniversaire du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges, est parti samedi de la fontaine sur la place de l'église de Sewen. Sur la dizaine d'inscriptions, seules sept personnes courageuses étaient accueillies par Karine Jung, chargée de mission Natura 2000.

Par un magnifique soleil, le groupe a débuté avec la visite de l'église Notre-Dame, puis la balade qui empruntait une partie du circuit proposé par le livret édité par le parc a suivi le Seebach - premier affluent de la Doller - jusqu'au lac glaciaire de Sewen. Des arrêts à l'ombre des arbres de la rive ont permis à la guide de présenter le site et sa gestion par le parc, et de répondre aux questions.

René Hirth, président du club Vosgien Masevaux, a également fait un petit topo sur l'histoire et la création du parc. Entre forêt, ruisseau et cascades, les randonneurs ont atteint le lac d'Alfeld pour une pause goûter, puis retour à Sewen.

D'autres balades de proximité sont proposées dans le secteur jusqu'en octobre : le samedi 7 septembre à Sentheim « La vallée de la Doller au fil du temps » (départ 14 h, durée avec pause 2 h 30, difficulté facile, dénivelé : 92 m) et le samedi 5 octobre à Husseren Wesserling « Tour du Huselberg », (départ 14 h, durée avec pause 3 h, difficulté moyenne, dénivelé 249 m).
Jean-Marie RENOIR SE RENSEIGNER sur le site www.30ans-parc-ballons-vosges.fr/03 89 77 90 20/30ans-parc-ballons-vosges.fr

 

 
 

La riche histoire postale de l'Alsace et de la Moselle

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:16:33

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La riche histoire postale de l'Alsace et de la Moselle
 

 
Toute l'histoire postale de l'Alsace-Moselle dans un ouvrage. DR
Après avoir publié ces dernières années une série d'études sur la Première Guerre mondiale, l'association des spécialistes en marques postales et oblitérations d'Alsace-Lorraine (Spal) vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Éléments d'histoire postale en Alsace et en Moselle 1919-1940. Elle enrichit ainsi une série déjà longue d'études et de recherches débutée en 1932 avec le classement de tous les timbres, oblitérations, pièces postales ayant trait à la période de la guerre franco-allemande de 1870-71, ainsi que toutes les oblitérations sur timbres français et allemands concernant l'Alsace et la Moselle.

L'entre-deux-guerres peut paraître banal dans la région redevenue française après 48 ans d'annexion allemande. Pourtant, des spécificités conservées du régime impérial et des particularités postales inconnues dans le reste de la France intéressent collectionneurs et curieux. De nombreuses recherches auprès de collectionneurs et dans plusieurs services d'archives ont permis de découvrir comment l'administration postale a dû s'adapter à la fois au centralisme républicain et à la sensibilité régionale.

Les domaines purement postaux de la période sont abordés dans cet ouvrage, sauf ceux traités ailleurs comme les premiers tarifs et les colis. Plus qu'une introduction au futur catalogue qui regroupera les oblitérations des trois départements, cet ouvrage met l'accent sur les établissements postaux et le matériel qu'ils emploient sur le courrier. Rédigé par Laurent Bonnefoy et préfacé par Robert Abensur, respectivement membre et président de l'Académie de philatélie, cette étude de 130 pages dont 90 en couleur présente près de 350 illustrations.
LIRE Éléments d'histoire postale en Alsace et en Moselle 1919-1940, par Laurent Bonnefoy. Prix de vente : 20 EUR + 7 EUR de port. Commande et chèque à l'ordre de la Spal à adresser à Gilles Feutren, 31 rue du Belvédère, 68 100 Mulhouse. Renseignements : association-spal@orange.fr .Blog de la Spal : https://spal-philatelie.blogspot.com.

 

 
 

Munster Prêtes à regagner leurs quartiers d'hiver

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:22:23

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Munster Prêtes à regagner leurs quartiers d'hiver
 

 
Comme tous les ans, il y aura foule pour accueillir sur leur passage les Vosgiennes, star d'un jour et symbole de tout un massif. Ici, à Muhlbach-sur-Munster. Archives L'Alsace /Thierry GACHON
C'est à une fête populaire, vive et colorée que le maire de la Ville de Munster, Pierre Dischinger, et son adjoint en charge de l'animation Marc Wioland, convient des milliers de spectateurs venus des quatre coins d'Alsace, de France et même d'Europe, séduits par la simplicité de ce rendez-vous désormais incontournable.

Couplée à la Fête de la transhumance, la Fête de la tourte, organisée par l'Association des skieurs du Tanet, proposera la dégustation d'une véritable tourte de la vallée lors du repas organisé à la salle des fêtes de Munster à partir de 11 h 30 et qui sera animé par l'harmonie des Frankathäler.

Tout au long de la journée, sur la place du Marché, les visiteurs trouveront un marché paysan, des démonstrations de fabrication de fromage, une mini-ferme, des danses folkloriques et de nombreux concerts dont ceux des Cors des Alpes. Expositions et jeux sur le thème de la transhumance agrémenteront le programme.

Mais les vraies stars du jour seront les belles et fières Vosgiennes, symbole du Massif des Vosges, et qui défileront dans les rues de Munster à 16 h.
Petit-déjeuner à la ferme du Schiessroth

Pour ceux qui souhaitent accompagner les vaches lors de leur retour dans la vallée et partager cette tradition ancestrale qui les conduira le long des chemins de montagne au rythme du troupeau, cinq navettes gratuites partiront du parking de la salle des fêtes de Munster à 8 h 30, 9 h et 9 h 30 (places limitées - pas de réservation). Elles conduiront les promeneurs au Gaschney où ils seront accueillis par la famille Schubnel. Il sera possible de prendre le petit-déjeuner à la ferme du Schiessroth dès 9 h (réservations : 03.89.77.63.63).

À 10 h 30, les vaches, qui viennent de passer l'été en altitude, quitteront les chaumes pour regagner leur résidence d'hiver à Stosswihr. Soigneusement brossées et parées, munies d'une belle cloche ou d'une clarine, elles mèneront la marche d'une durée de 3 h (difficulté moyenne) qui les conduira place du Marché à Munster où les randonneurs auront la possibilité de se restaurer.

« GREGO », l'association de commerçants de Munster et sa Vallée, s'associera à cet événement et proposera une ouverture exceptionnelle des commerces, ce dimanche 8 septembre, toute la journée.
Y ALLER Fête de la transhumance et de la tourte, ce dimanche 8 septembre, à Munster, ou depuis le Gaschney à partir de 9 h. SE RENSEIGNER Sur Internet : www.munster.alsace

 

 
 

Wittelsheim Le méchoui d'AFDI 68 : Solidaires, les 450 convives

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:46:51

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Wittelsheim  Le méchoui d'AFDI 68
Wittelsheim Le méchoui d'AFDI 68 : Solidaires, les 450 convives
Ce sont près de 450 convives qui ont répondu à l'invitation de l'association AFDI 68 (Agriculteurs Français et Développement International), pour le traditionnel Méchoui de la Solidarité au GAEC de Wittelsheim.

 
Avant le repas, visite du marché paysan.
À cette occasion, les participants, tout en dégustant un excellent repas, peuvent également échanger avec les membres de l'association. Créée en 1985, AFDI 68 accompagne de nombreux projets afin de donner les moyens aux populations du Sud de maîtriser le développement de leurs exploitations, et d'élaborer des politiques agricoles. C'est également un accompagnement dans la durée de création et de renforcements d'organisations sur le terrain, ainsi que l'aide à l'agriculture familiale dans le monde.

Cela se concrétise par des pratiques agricoles fondées sur des unités de production réparties sur le territoire. L'association a débuté ses actions au Mali, puis au Cambodge. Formation, échanges et financements permettent d'apporter aux populations de ces pays de mettre en place des structures pour permettre d'accéder à leur autonomie. Un accent particulier est porté aux femmes avec la création de coopératives afin de transformer les récoltes. Tout ce travail est suivi, et chaque année une délégation se rend sur le terrain pour en vérifier les résultats.

Pour financer les actions, plusieurs manifestations sont organisées, en plus des dons de particuliers, notamment « Paysans du Monde », ou encore une présence sur des fêtes comme la Foire Simon et Jude de Habsheim. Au mois de novembre, AFDI 68 devrait accueillir une délégation d'agriculteurs maliens du Comité local de Concertation des Ruraux (CLRL).

Concernant la journée de dimanche Dominique Haegelen, président d' AFDI 68, a pu saluer le maire Yves Goepfert et ses adjoints, Marie-France Vallat et Pierre Vogt, conseillers départementaux. En plus du repas, les participants ont pu découvrir un marché paysan et visiter la ferme du GAEC. Les enfants avaient un stand qui leur était dédié, et comme toujours ; il était prévu une tombola richement dotée.
Jean-Pierre HEISSAT

 

 
 

 

Ferrette Cérémonie : La piscine du Jura alsacien officiellement inaugurée

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 05:57:22

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Ferrette  Cérémonie
Ferrette Cérémonie : La piscine du Jura alsacien officiellement inaugurée
Près d'un an après son ouverture au public, la piscine de Ferrette, désormais appelée piscine du Jura alsacien, a officiellement été inaugurée samedi matin en présence de nombreux élus venus visiter les lieux. L'occasion de faire le point sur la première année de fonctionnement.

 
De nombreux élus étaient présents autour du président de la communauté de communes Sundgau, Michel Willemann (7e en partant de la gauche), pour inaugurer la piscine du Jura alsacien.
Elle se sera laissée désirer pour son ouverture, mais aussi pour son inauguration. Samedi matin, la piscine du Jura alsacien a officiellement été inaugurée, tout juste moins d'un an après son ouverture au public le 3 septembre 2018.

« Ce jour-là, nous sommes sortis d'un rêve qui au fil du temps s'était transformé en cauchemar, se souvient le président de la communauté de communes Sundgau, Michel Willemann. La réalisation de ce nouvel équipement est arrivée à son terme avec deux années de retard dues à des défaillances diverses d'entreprises, défaillances financières et humaines, techniques, ou simplement par de la nonchalance. »
Succès dès l'ouverture

Preuve qu'elle était attendue, dès l'ouverture, la piscine a accueilli des baigneurs et nageurs venus en nombre. De quoi redonner du baume au coeur des porteurs du projet, mais aussi de l'équipe de 13 agents qui fait tourner la piscine. « Le jour de l'ouverture, à la vue de l'engouement du public venu nombreux et des réactions unanimement positives, j'ai proposé à mes collègues élus et aux agents de ne retenir que le positif, de prendre pleinement possession de l'équipement et de le faire vivre », confie Willemannn.

Et, c'est bel et bien ce que les agents ont fait puisque la réouverture après travaux de cette piscine construite en 1978 a été accompagnée de plusieurs changements pour développer l'équipement et booster sa fréquentation.

L'ouverture au public de 31 heures hebdomadaires contre 18 heures 30 avant rénovation a généré 15 300 entrées supplémentaires soit 35 000 entrées pour cette tranche de public.
Développement d'activités nouvelleset forte augmentation de l'offre existante

Le développement des activités nouvelles (lire ci-dessous) comme l'aquabike, les créneaux sérénité et les créneaux bébé nageur ont attiré un nouveau public. Tout comme l'augmentation de l'offre d'activités existantes telles que l'aquagym et l'école de natation.

L'école de natation pour les enfants, de 6 à 14 ans, a d'ailleurs été considérablement développée puisque la piscine propose désormais neuf créneaux par semaine - contre quatre auparavant - allant du niveau débutant au niveau perfectionnement. Actuellement, il y a 105 inscrits à l'école de natation. Les cours d'aquagym sont proposés au nombre de cinq par semaine et comptent 172 inscrits. Des mini-stages de natation pendant les vacances scolaires ont également eu lieu.
13 557 entrées de scolaires à l'année

Concernant l'accueil des scolaires, la piscine du Jura alsacien reçoit à l'année les écoles du secteur - dont neuf RPI et le collège de Ferrette -, mais aussi deux écoles extérieures. Sur les trois trimestres, 32 créneaux sont occupés, ce qui représente 13 557 entrées.

Scolaires, nageurs, baigneurs... Après un an de réouverture, la piscine du Jura alsacien a déjà touché un large public.

« C'est à présent sans conteste une infrastructure majeure pour notre territoire rural, pour la pratique et l'apprentissage de la natation, mais aussi pour des loisirs accessibles à tous », estime le président de la la communauté de communes Sundgau, Michel Willemann.

Et de conclure : « Le Sundgau peut s'enorgueillir d'avoir deux équipements aquatiques modernes et performants (Ndlr : la piscine du Jura alsacien à Ferrette et la piscine Les rives de l'Ill à Tagolsheim). Le déficit en établissement aquatique sportif et ludique constaté en 2005 semble à présent résorbé si l'on prend en compte les bassins d'été d'Altkirch et Tagolsheim l'année prochaine.
Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Le défi américain de Robin Dorgler

Publié dans le panorama le Lundi 02 septembre 2019 à 06:13:28

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Le défi américain de Robin Dorgler
 

 
Robin Dorgler, ici dans les rues de Colmar, à proximité du marché couvert. Photo L'Alsace /Pierre GUSZ
Qui aurait imaginé Robin Dorgler devenir chef de cuisine à Montréal ? Certainement pas ceux qui ont croisé sa route à la Foire aux vins de Colmar, en 2017, où il préparait des burgers. L'enfant de Sermersheim - entre Benfeld et Sélestat - s'apprête pourtant aujourd'hui à rejoindre l'équipe du Français Jérôme Ferrer à la tête de l'Europea, l'un des plus prestigieux restaurants du Québec.

Attablé à la terrasse d'un café colmarien, quelques semaines avant son départ, le Bas-Rhinois raconte. Dans la famille, il y a eu un autre cuisinier : son arrière-grand-père, Marcel Weber, à l'Aubette de Strasbourg. « Mon arrière-grand-mère Marguerite, sa femme, était aussi restauratrice. Elle avait une auberge de jeunesse au Hohwald, qu'elle dirigeait avec son deuxième époux, Henri Kastler. Ma mère me parlait beaucoup plus de ça que de son grand-père », remarque Robin Dorgler. « Mais si je suis cuisinier aujourd'hui, c'est surtout parce que Brigitte Feltz, la personne qui me gardait lorsque j'étais à l'école primaire quand mes parents avaient trop de boulot, cuisinait très bien. Des produits frais, des plats mijotés... C'était toujours un plaisir d'aller chez elle. »
« Les horaires, la pression, la vie en cuisine... C'était fait pour moi »

Après un DUT techniques de commercialisation à Strasbourg, la passion du jeune homme pour la cuisine s'affirme à petit feu. Il tente un BTS au lycée hôtelier Alexandre-Dumas d'Illkirch, pour se rendre compte que les études, ce n'est pas fait pour lui. Du moins pas en France, et pas sous une forme « académique ».

En 2011, Robin Dorgler débarque donc chez Seb L'artisan culinaire, petit restaurant de Mont-Tremblant, à 1 h 30 de Montréal, un peu en connaissance de cause - il avait effectué un premier stage au Canada dans le cadre de son BTS. Sa place, il la trouve en moins de temps qu'il n'en faut pour enfiler un tablier. « Les horaires, la pression, la vie en cuisine... Je me suis rendu compte que c'était fait pour moi. » Le Québec ? Tout aussi « incroyable ». « La proximité avec les gens en général, les barrières qui tombent vite, le fait de lier facilement connaissance et de se sentir rapidement intégré, les grands espaces et les lacs... »

Avec sa confiance pour tout bagage, il se dirige ensuite vers Montréal et toque à la porte de l'Europea. « Je savais que je partais pour cinq ans de sacrifices, sans trop voir ma famille, mes amis. » Robin effectue un premier essai, au service du soir. Essai concluant. Son travail, sa manière de faire, semblent convenir au chef, Jérôme Ferrer, originaire de Narbonne. D'abord commis et affecté au boucher du restaurant, l'Alsacien est promu chef de partie pendant que la « tempête du siècle » - celle du 27 décembre 2012 - sévit au dehors : 45 cm de neige s'abattent sur Montréal en 24 heures.
« Paris, pour un Alsacien, c'est quitte ou double »

Robin Dorgler aurait pu rester chez les « cousins » d'Amérique, mais en 2013, il décide de changer de cantine. « Pour modifier ma vision de la cuisine, accroître mon expérience. » Retour en France. À Paris, il se fraie un chemin jusqu'au Taillevent, deux étoiles au Michelin à l'époque. Une ambiance... à la française. « Vingt-cinq cuisiniers, pour une guerre sans merci entre la demi-douzaine de sections. Il n'y avait pas le même esprit d'entraide qu'au Canada. C'était du chacun pour soi. »

Mais c'est à Paris qu'il apprend le plus. « En six mois, j'ai acquis les bases de la cuisine française : les sauces, les légumes, l'exigence aussi. Mais Paris, pour un Alsacien, c'est quitte ou double. Soit tu t'y plais, soit les grands espaces, le rapport naturel avec les gens te manquent, et tu quittes la capitale », soutient-il.

Aussitôt dit... Robin Dorgler met le cap, pour neuf mois, sur le Japon et Kobe, dans la baie d'Osaka. Cette fois, il toque à la porte d'Hiroshi Yamaguchi - le cuisinier, pas le scénariste ni le compositeur - qu'il avait rencontré à Montréal, par le biais de Jérôme Ferrer. Yamaguchi, qui a côtoyé de près Bernard Loiseau dans les années 1990, lui permet de naviguer entre ses différents établissements. « J'ai pu observer l'équilibre subtil entre tradition et modernité. J'étais encore très nerveux et hyperactif. Le Japon m'a appris à canaliser tout ça. »

Choc des grands écarts : attiré depuis tout petit par la langue espagnole, Robin Dorgler embraye sur l'Argentine en 2015. « J'avais envie d'apprendre à cuire à partir de rien, de maîtriser un feu, de cuire un cochon pendant dix heures. » Après sept mois à Buenos Aires, où il exerce en tant que chef de partie à La Bourgogne, le restaurant à succès de l'Alvear Palace Hotel, joyau de la ville, il poursuit en Amérique du Sud. Là encore pour se nourrir de nouvelles techniques. « J'ai découvert de petits fours enterrés dans des champs : les paysans mettaient leurs pommes de terre à cuire le matin en partant travailler. À leur retour, le soir, c'était prêt. » Il s'interdit aussi tout contact avec des Français. « C'était le meilleur moyen d'apprendre la langue et je ne voulais pas altérer ma vision des choses. »

Comme le garçon a de l'ambition, il rentre en France l'année suivante, pour tester les habits de second de cuisine. D'abord dans un restaurant quatre étoiles à Chamonix (Hôtel Le Castel), puis à Val d'Isère, à l'hôtel-restaurant cinq étoiles La Mourra, où il met à profit son expérience du Japon pour « proposer des recettes qui viennent de loin ». Sans pour autant continuer à dégrader la planète.
« Pas besoin de rajouter mille choses pour faire voyager le palais »

« Mon rêve serait d'ouvrir un jour un restaurant où tous les produits proviennent de moins de 30 km à la ronde et qui respecterait le plus possible l'environnement. La cuisine, ça doit avoir du goût, tout en restant très simple dans la présentation. Pas besoin de rajouter mille choses pour faire voyager le palais. »

Il aurait pu poursuivre sa formation culinaire en Chine ou en Italie - son principal regret à ce jour - mais sitôt sa saison à Val d'Isère achevée, Robin Dorgler file à Montréal, en mai dernier, pour quelques jours. Six ans après l'avoir quitté, il rend visite à Jérôme Ferrer, pour donner des nouvelles, en prendre... et en apprendre une bonne : le Narbonnais lui propose d'être son chef de cuisine à l'Europea. Sa réponse, positive, est immédiate.
« Gérer toute une brigade implique beaucoup de responsabilités »

Les choses devraient donc se concrétiser dans les semaines à venir. Pour s'y préparer - et en attendant d'obtenir son visa -, il s'est replongé dans ses livres d'école - « Je ne connais pas toutes les bases de la cuisine française. J'ai sacrifié cet aspect pour une plus grande ouverture d'esprit. » - et dans les manuels de management : « Gérer toute une brigade, soit entre 15 et 25 personnes, implique beaucoup de responsabilités. Je veux que chaque cuisinier qui vienne travailler avec moi se sente bien et ait l'impression d'apprendre. » Il compte aussi apporter davantage de vins alsaciens à la carte : l'un de ses meilleurs amis est à la tête du domaine viticole Achillée, à Scherwiller.

La barre est haute : Jérôme Ferrer souhaite faire de son restaurant l'un des meilleurs du Canada, voire d'Amérique du Nord. Et songe à ouvrir un restaurant dans un autre pays d'ici deux ans, au Brésil, à Singapour, New York ou Las Vegas. Devinez qui ferait l'ouverture ? Robin Dorgler. Mais pour un garçon avec une bougeotte pareille...
Pierre GUSZ PLUS WEB Voir notre diaporama consacré à Robin Dorgler sur www.lalsace.fr