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Les parents d'Elisabeta interpellés en Roumanie

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:28:36

© L'alsace, Samedi le 31 Aout 2019
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Les parents d'Elisabeta interpellés en Roumanie
 

 
Enlevée dans un foyer de Wintzenheim le 9 août, la petite Elisabeta a été retrouvée jeudi en Roumanie. Ses parents ont été écroués.

Le jour même de l'enlèvement, la section de recherches de la gendarmerie de Strasbourg avait pris attache avec les autorités roumaines. Les parents de la petite Elisabeta s'étaient présentés le 9 août dans un foyer de Wintzenheim-Logelbach, où avait été placée leur enfant de 17 mois.

La direction de fuite de la Mercedes avait été très vite connue des enquêteurs. La procureure de la République de Colmar avait lancé un appel à témoins. Une semaine plus tard, le parquet ouvrait une information judiciaire pour soustraction d'enfant, permettant l'intervention d'un juge d'instruction et l'émission de mandats d'arrêt européens, outil indispensable à l'interpellation des fuyards.

Quinze jours après l'enlèvement, la police roumaine a interpellé les parents avec leur enfant du côté de Timisoara, dans l'Est du pays d'où est originaire le couple. En bonne santé, Elisabeta a été prise en charge par les autorités roumaines et fera l'objet d'un placement provisoire. Ses parents ont été écroués en attendant leur remise à la justice française, qui n'interviendra pas avant plusieurs semaines.
Ph.M.

 

 
 

 

Le zapping Gare au kangourou

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:06:22

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Le zapping
Gare au kangourou
 

 
Parti se ressourcer en Australie, Eric Straumann a partagé un certain nombre de photos sur son mur facebook. On voit notamment le député de la 1re circonscription du Haut-Rhin poser à côté d'un panneau mettant en garde contre les traversées de kangourou, l'animal qu'Yves Hemedinger s'est choisi comme symbole « car il ne recule jamais ». Faut-il y voir un message subliminal dans la perspective des élections municipales l'an prochain à Colmar ?
? Ça tanguesur la péniche

Les récentes critiques du conseiller régional Christian Zimmermann (opposition, RN) contre la péniche du Grand est (lire la rubrique Zapping du 24 août) n'ont pas vraiment plu aux élus de la majorité. Représentant le président Jean Rottner, Bernard Gerber a réservé plusieurs piques à son collègue, sans jamais le citer. « Etre dans l'opposition n'empêche pas d'être constructif », a notamment martelé le maire de la Porte du Ried, remonté contre les prises de position de son collègue qu'il estime systématiquement négatives.
? Débutde campagne ?

Le conseiller municipal d'opposition, Claude Klinger-Zind, a récemment interpellé le maire de Wintzenheim sur un réseau social. Il demande à Serge Nicole de prendre le temps de regarder une vidéo tournée dans une ferme normande, référence de l'agriculture durable. « Voilà le type de projet que nous vous avions proposé lors d'une de nos rencontres passées », souligne-t-il. « Mais vous avez préféré reconduire des schémas obsolètes de développement économique qui ne font pousser que des surfaces bitumées et des bâtiments bétonnés ». L'élu fait référence au projet de réalisation d'une zone d'activités au Tiefenbach. Celui qui n'est pas (encore) candidat lancerait-il ainsi sa campagne pour les municipales ?
? Colmar, trop cher ?

Un habitant de Horbourg-Wihr s'est étonné cette semaine du prix d'une chambre double affiché, dans un hôtel trois étoiles de Colmar, à 137 euros. Il a appelé la réception à qui il a dit que, pour le même tarif, il pouvait se payer deux nuits dans un hôtel 4 étoiles à Cadix, au bord de la plage. « Mais c'est en Espagne », lui a répondu la standardiste. « Et si vous allez au Portugal, c'est encore moins cher ! »
? Diables dans les ruesde Horbourg

Samedi 14 septembre, les soldats de la 6e compagnie (celle des réservistes) défileront dans le centre-ville de Horbourg-Wihr. Une première pour la commune qui signera le même jour une charte de jumelage avec le régiment colmarien. Après avoir accueilli un camp romain au IVe siècle, l'ancienne Argentovaria retrouve ainsi son passé militaire.

 

 
 

 

raportages

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:05:55

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Gare au kangourou
 

 
Dessin Phil
Gare au kangourou
Parti se ressourcer en Australie, Eric Straumann a partagé un certain nombre de photos sur son « mur » Facebook.

On voit notamment le député de la 1re circonscription du Haut-Rhin poser à côté d'un panneau mettant en garde contre les traversées de kangourou, l'animal qu'Yves Hemedinger s'est choisi comme symbole « car il ne recule jamais ».

Faut-il y voir un message subliminal dans la perspective des élections municipales l'an prochain à Colmar ?
Ça tangue sur la péniche

Les récentes critiques du conseiller régional Christian Zimmermann (opposition, RN) contre la péniche du Grand Est (lire la rubrique Rapportages du 24 août) n'ont pas vraiment plu aux élus de la majorité. Représentant le président Jean Rottner, Bernard Gerber a réservé plusieurs piques à son collègue, sans jamais le citer.

« Être dans l'opposition n'empêche pas d'être constructif », a notamment martelé le maire de la Porte-du-Ried, remonté contre les prises de position de son collègue qu'il estime systématiquement négatives.
Début de campagne ?

Le conseiller municipal d'opposition, Claude Klinger-Zind, a récemment interpellé le maire de Wintzenheim sur un réseau social. Il demande à Serge Nicole de prendre le temps de regarder une vidéo tournée dans une ferme normande, référence de l'agriculture durable.

« Voilà le type de projet que nous vous avions proposé lors d'une de nos rencontres passées », souligne-t-il. « Mais vous avez préféré reconduire des schémas obsolètes de développement économique qui ne font pousser que des surfaces bitumées et des bâtiments bétonnés ».

L'élu fait référence au projet de réalisation d'une zone d'activités au Tiefenbach. Celui qui n'est pas (encore) candidat lancerait-il ainsi sa campagne pour les municipales ?
Colmar, trop cher ?

Un habitant de Horbourg-Wihr s'est étonné cette semaine du prix d'une chambre double affiché dans un hôtel trois étoiles de Colmar, à 137 euros. Il a appelé la réception à qui il a dit que, pour le même tarif, il pouvait se payer deux nuits dans un hôtel 4 étoiles à Cadix, au bord de la plage. « Mais c'est en Espagne », lui a répondu la standardiste. « Et si vous allez au Portugal, c'est encore moins cher ! »
Diables dans les rues de Horbourg

Samedi 14 septembre, les soldats de la 6e compagnie (celle des réservistes) défileront dans le centre-ville de Horbourg-Wihr. Une première pour la commune qui signera le même jour une charte de jumelage avec le régiment colmarien.

Après avoir accueilli un camp romain au IVe siècle, l'ancienne Argentovaria retrouve ainsi son passé militaire.

 

 
 

 

« Nous vivons une crise de confiance »

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:22:12

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Politique Entretien
« Nous vivons une crise de confiance »
L'économiste Yann Algan, coauteur des « Origines du populisme », explique les raisons de la flambée du populisme. Une double crise de confiance : à la fois envers les institutions et envers les autres personnes.
 

 
Yann Algan, Elizabeth Beasley, Daniel Cohen et Martial Foucault, co-auteurs des « Origines du populisme ».
Le populisme, c'est d'abord un manque de confiance ?

La montée des forces anti-système est une crise politique, qui vient d'une très forte défiance vis-à-vis des institutions. Et cette défiance est née de la crise économique : les individus ne font plus confiance aux institutions sur leur capacité à les protéger contre les principaux risques économiques. Mais cela n'explique que la moitié du phénomène. Il existe une autre défiance, plus structurelle : nous vivons une crise de confiance dans les autres, une forme de dissolution sociale avec le passage d'une société de classes à une société d'individus, et surtout d'individus isolés.

- La défiance n'est pas également partagée entre les Français...

La crise de confiance dans les institutions est assez générale. Elle est plus forte parmi les perdants de la crise économique, mais on a vu que les sympathisants des gilets jaunes étaient aussi parmi les cadres. Il y a eu aussi parmi les gilets jaunes une surreprésentation des aides-soignantes libérales, des routiers, alors qu'on y a trouvé peu d'ouvriers industriels... La société de services, numérisée, isole les individus. Elle n'encadre plus de la même façon les relations sociales dans les entreprises, avec des syndicats. C'était peut-être vertical, mais cela assurait la socialisation des personnes... De la même façon, le sentiment de solitude est plus important dans les unités urbaines de taille moyenne, entre 10 000 et 50 000 habitants. La société de services a tendance à concentrer l'ensemble des ressources dans les grandes métropoles, et à vider les petites villes de leurs services publics, mais aussi de leurs boulangeries et de leurs bars PMU, dont le rôle de socialisation est tout aussi important.

- Quel est l'impact sur la distinction gauche-droite ?

Les électeurs de la gauche radicale et de la droite populiste ont en commun une très forte défiance vis-à-vis des institutions. En revanche, et nous l'avons vérifié dans l'ensemble des pays, ceux de la gauche radicale ont un niveau de confiance dans les autres nettement plus élevé : il est comparable chez les électeurs de Mélenchon et de Macron, la différence se faisant sur la confiance aux institutions. Chez les électeurs de la droite radicale, le niveau de défiance dans les autres est extrêmement élevé. Cela explique leurs positions sur l'immigration, mais aussi le fait, apparemment paradoxal, qu'ils ne croient pas à la redistribution (prélever de l'impôt pour en redistribuer le produit) : ils sont persuadés qu'elle bénéficiera seulement aux plus pauvres, aux « assistés », mais pas à eux-mêmes... Dire que l'on va « taxer les riches » n'aidera donc pas à ramener cet électorat populaire vers la gauche traditionnelle.

- Le retour de la confiance peut-il venir d'un homme, d'un président de la République ?

Il y a eu une vague d'optimisme au moment de l'élection d'Emmanuel Macron, mais elle a été passagère... Un homme providentiel ne pourra rétablir la confiance, si on ne trouve pas de réponse à quelques enjeux de civilisation : comment récréer de la socialisation au travail, et dans les territoires ? Comment avoir des syndicats adaptés à la société de services ?
Recueilli par Francis BROCHET « Les origines du populisme », de Yann Algan, Elizabeth Beasley, Daniel Cohen et Martial Foucault (Seuil)

« Les origines du populisme », de Yann Algan, Elizabeth Beasley, Daniel Cohen et Martial Foucault (Seuil)

 
 

 

La droite s'éclate encore pour sa rentrée

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:20:44

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La droite s'éclate encore pour sa rentrée
 

 
Christian Jacob en juin à Saint-Etienne : il sera au centre de l'attention ce samedi à La Baule. Photo ROMAIN LAFABREGUE/AFP
Christian Jacob, Guillaume Larrivé et Julien Aubert se succéderont ce samedi devant les militants du parti Les Républicains réunis pour l'université d'été de La Baule. Ce rendez-vous de fin d'été signe chaque année la rentrée politique à droite. L'un de ces trois députés, selon toute probabilité Christian Jacob, sera élu en octobre à la présidence du parti.

Cela se fera sans fanfaronnade. Le parti LR est l'ombre de ce qu'il fut. Laminé lors des élections européennes (8,48 %), lâché par de nombreux cadres dont Valérie Pécresse, et par les militants, il est subclaquant. Les trois députés candidats pour le ressusciter sont peu connus du grand public.
Nouveau nom après l'élection ?

Christian Jacob, grand favori, a été ministre de Jacques Chirac et préside le groupe parlementaire à l'Assemblée. À 59 ans, sa seule ambition est de réunir toutes les chapelles pour en faire « une grande cathédrale » et surtout éviter toute guerre des chefs. Cela paraît simple : ce ne le sera pas.

Ses deux concurrents, Guillaume Larrivé (Yonne) et Julien Aubert (Vaucluse), participent à cette élection sans suspense pour cranter dans l'opinion. À 42 et 41 ans, ces deux énarques, anciens conseillers de Nicolas Sarkozy, figurent parmi les laissés-pourcompte d'une droite qui était programmée pour retrouver le pouvoir en 2017. Ils ont choisi de rester à LR, qui devrait (encore) changer de nom, au risque de perdre davantage les sympathisants déboussolés.
Les jeunes contre les vieux ?

Les jeunes primo-élus du parti les Républicains, députés ou élus locaux, épuisés de voir leurs aînés s'écharper, ont créé un « comité du renouvellement ». Ils prendront aussi la parole à La Baule. « On veut donner un nouveau souffle à la droite ; présenter des idées concrètes sur tous les thèmes, notamment ceux que la droite a délaissés », détaille le jeune député de l'Aisne Julien Dive.

Cette initiative est assez mal perçue par Julien Aubert et Guillaume Larrivé. Pour eux, le jeunisme n'est pas un programme. Ambiance...

Eux insistent mais beaucoup sont partis. Valérie Pécresse, après avoir créé son microparti (Libres !) au sein des LR, a définitivement quitté le mouvement de la rue Vaugirard.
Pécresse au pays de Chirac, Wauquiez dans son fief

Retrouvant ses racines chiraquiennes, elle fait sa rentrée à Brive (Corrèze) en toute autonomie (voir par ailleurs). Près d'une quarantaine de maires de droite modérée qui souhaitent la réussite d'Emmanuel Macron se sont réunis ce vendredi autour de Christophe Béchu, maire d'Angers et proche d'Édouard Philippe. D'autres élus modérés, adhérents de la France audacieuse, étaient à Nice autour de Christian Estrosi. Laurent Wauquiez, contraint à la démission de la présidence LR en juin, grimpera ce dimanche le mont Mézenc en Haute-Loire, sans la presse qui n'est pas conviée. Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes se fait oublier de la scène nationale, sans doute pour mieux revenir.
Xavier Bertrand en attente

La droite fait donc sa rentrée en ordre dispersé, conformément aux lignes politiques qui la traversent. Entre la droite conservatrice, la droite modérée, celle qui soutient Macron et celle qui le rejette, une chatte n'y retrouverait plus ses petits.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, habitué aux compromis, a l'ambition de lisser les désaccords, de sauver ce qui peut l'être dans l'optique des municipales et des sénatoriales qui suivront. En bon sénateur, il travaille au compromis pour faire naître un projet fédérant droite et centre.

Il parle aussi à Xavier Bertrand, qui attend sur son Aventin des Hauts-de-France. Ce dernier effectuera sa rentrée en septembre dans la nouvelle émission politique de France 2. C'est avec Nicolas Sarkozy la personnalité la plus populaire de droite. Un recours ?
Nathalie MAURET

 

 
 

 

allemage - À l'Est, scrutins périlleux pour Merkel

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:18:15

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allemage - À l'Est, scrutins périlleux pour Merkel
 

 
Les militants de l'AFD ont multiplié les rassemblements. Photo AFP/JOHN MACDOUGALL
Berlin.- De notre correspondante

Le Brandebourg et la Saxe ne représentent que 8 % du corps électoral allemand. Pourtant les résultats des deux élections régionales pourraient secouer le paysage politique en profondeur et avoir des conséquences nationales. À 18 heures, dimanche, c'est tout le pays qui va retenir son souffle. L'extrême droite va-t-elle être la première force dans l'un ou l'autre de ces Länder ? Ce serait une césure historique. Pour lui faire barrage, ces Länder, qui disposent d'importantes prérogatives en matière d'éducation ou de sécurité, pourraient être gouvernés par de larges alliances hétéroclites associant droite et gauche ou même, en Saxe, par une coalition minoritaire de droite.
À gauche, les anti-coalition renforcés ?

Dans le Brandebourg, les deniers sondages montrent qu'il n'y a qu'un point d'écart entre les sociaux-démocrates du SPD (22 %) et l'Alternative pour l'Allemagne (AfD, 21 %), le parti d'extrême droite. Les sociaux-démocrates au pouvoir depuis la réunification dans ce Land défendent un bastion qu'ils détiennent à la tête d'une coalition de gauche.

Une défaite, après les reculs aux européennes et à Brême en mai, renforcerait le camp des opposants à la Grande coalition. Le parti, sans président depuis juin, se donne jusqu'à l'automne pour prendre une décision sur son maintien dans la majorité de la chancelière. En Saxe, la CDU (32 %) semble finalement s'être installée en tête, 8 points devant l'AfD. Mais s'ils veulent garder la main sur une région qu'ils gouvernent seuls depuis 30 ans, les conservateurs devront trouver une alliance.
L'impossible front républicain

Le parti se déchire : la base saxonne à 90 % refuse une coalition avec les Verts (crédités de 11 %) ; un grand front républicain semble impossible tant le SPD est devenu faible (8 %). Tenter un gouvernement de minorité en tolérant le soutien de l'extrême droite ? La direction s'y oppose mais pourrait bel et bien y être contrainte, au risque de déclencher une crise politique plus majeure encore au niveau national. Et l'explosion de la majorité de Merkel.
Hélène KOHL

 

 
 

 

grand est - Abbaye des Prémontrés : les noirs soupçons d'Anticor

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:13:29

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grand est - Abbaye des Prémontrés : les noirs soupçons d'Anticor
 

 
À la fois vice-présidente du conseil régional et présidente du conseil d'administration du centre culturel de l'abbaye des Prémontrés, Valérie Debord est accusée par Anticor de conflit d'intérêts. Archives DNA/Michel FRISON
« Pour moi, Valérie Debord [également vice-présidente du conseil régional du Grand Est, NDLR] est en situation de conflit d'intérêts. Sa défense et celle d'Henry Lemoine [conseiller régional et maire (LR) de Pont-à-Mousson, NDLR] consiste à dire qu'ils ont été nommés là par la région Grand Est, mais s'ils sont respectivement présidente et vice-président du conseil d'administration du centre culturel de l'abbaye des Prémontrés, ils ne peuvent pas solliciter des subventions de la région Grand Est, qu'ils votent ensuite en tant qu'élus régionaux [en février dernier, le conseil régional a approuvé en commission permanente le versement de 450 000 euros en faveur de la programmation 2019 du centre culturel, NDLR]. C'est complètement ridicule - et ça laisse désirer au niveau éthique. Il s'agit d'une totale confusion des rôles. »

Ainsi parle Marcel Claude, référent départemental de l'association Anticor pour la Meurthe-et-Moselle. Plus grave, Anticor estime que cette subvention de 450 000 euros est « hors de proportion avec le coût réellement engagé par les Prémontrés pour produire leur programme ».
Le parquet de Nancya ouvert une enquête préliminaire

« Même en estimant largement les coûts engagés, argumente encore Marcel Claude, ce programme 2019 ne peut en aucun cas dépasser 200 000 EUR. Il reste donc un montant annuel de 250 000 EUR qui est, de fait, non affecté. Or c'est l'ordre de grandeur du loyer annuel prohibitif - quelque 700 euros par jour ! -, que le centre culturel verse à la Sipam, la société exploitante de l'hôtel installé dans l'abbaye... »

En d'autres termes, et « sous réserve de confirmation par l'enquête », les membres d'Anticor 54 soupçonnent la commission de « faits constitutifs du délit de favoritisme, voire de prise illégale d'intérêts ». Rare certitude, pour l'heure : une enquête est effectivement ouverte. Réagissant aux multiples signalements qu'Anticor lui a adressés depuis au moins 18 mois, le procureur de la République François Perain a récemment ordonné l'ouverture d'une enquête préliminaire, laquelle est toujours en cours. Pour le reste, le magistrat, contacté en début de semaine, se retranche derrière le devoir de réserve : « Alors que les conclusions de l'enquête ne sont pas connues et que les faits dénoncés apparaissent pour la plupart très anciens, une communication apparaît prématurée. »
« Qui sont ces gens pour prétendre connaître le coût d'un programme culturel ? »

Valérie Debord et Henry Lemoine, quant à eux, tombent des nues en découvrant les griefs d'Anticor, d'autant qu'ils ignoraient l'existence de l'enquête décidée par le parquet nancéen : « Mais où va-t-on ?, s'indigne la première. Qui sont ces gens pour prétendre connaître le coût d'un programme culturel, la valeur des oeuvres artistique ? Moi-même, je m'interdis bien d'en juger en tant qu'élue régionale - et je ne prends évidemment jamais part aux votes qui ont trait aux Prémontrés, quand le sujet est évoqué en plénière ou en commission permanente ! Pourquoi jeter ainsi l'opprobre sur des élus ? C'est très désagréable ! » « Je découvre toute cette histoire, et je ne vois pas ce qu'il y a d'illégal ou de compromettant dedans, philosophe de son côté Henry Lemoine. Et puis, sur le fond, il faudra bien un jour que les législateurs de ce pays se penchent sur une anomalie. D'un côté, on nous fait obligation, à nous, élus locaux, de siéger ès qualités dans un certain nombre d'organismes publics et de l'autre, on nous interdit ensuite de prendre part aux votes... »

Tous deux soulignent enfin une récente décision du conseil d'administration des Prémontrés : « C'est vrai, la location des bâtiments revenait cher au centre culturel, concède Valérie Debord. C'est justement pour cela que nous avons voté leur rachat en juin dernier ! Grâce aux taux d'intérêt actuels, qui sont très bas, les annuités de l'emprunt contracté pour ce rachat sont moins élevées que le loyer que nous versions jusqu'ici ! »

Une décision toute récente, certes, qui a du coup échappé à la sagacité d'Anticor.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Les traces discrètes laissées par les Alsaciens dans le Périgord

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:29:56

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Les traces discrètes laissées par les Alsaciens dans le Périgord
 

 
Dans le hameau de Grun, au sud de Périgueux, derrière une glycine, se dévoile un facétieux « Rue d'Alsace », gravé par des évacués de Strasbourg-Neudorf en 1940. Photo L'Alsa ce
L'endroit peut évoquer un fond de vallée vosgienne : une poignée de maisons sont jetées sur une pente boisée pour former un hameau. Mais la montagne, ici, n'est qu'une colline. Nous ne sommes pas dans les Vosges, mais dans le Périgord. À la limite, précisément, entre le Périgord blanc et le Périgord pourpre, à une vingtaine de kilomètres au sud de Périgueux.

Le hameau s'appelle Grun ; il forme, avec son voisin, la commune de Grun-Bordas. Fin juillet, alors qu'ils dédicaçaient leur dernier livre sur l'évacuation, les Périgourdins Catherine et François Schunck ont appris l'existence, ici, de vestiges discrets laissés par des Strasbourgeois.
Une « Rue d'Alsace » cachée sous la glycine

Pour les trouver, il faut emprunter une petite route, à laquelle la municipalité vient de donner le nom de « Chemin des Alsaciens ». Il faut ensuite écarter la glycine qui habille une maison, pour repérer, gravée dans une pierre cornière, cette inscription : « Rue d'Alsace ».

Quelques mètres plus loin, sur le chemin du dessus, les mots « Rue de Strasbourg » sont sculptés de la même façon, sur une autre pierre d'angle, avec une date : 1940. Ces traces ont bientôt 80 ans et personne n'a jamais eu envie de les effacer. À Grun, nous apprend le couple Schunck, avaient été évacués des habitants du Neudorf. Certains logeaient sans doute dans les nombreuses dépendances qui servent aujourd'hui de débarras. On imagine alors le dépaysement, entre la moderne Strasbourg et le Périgord rural...

Au moins, les 12 000 Strasbourgeois qui, après leur arrivée en gare de Périgueux en septembre 1939, ont eu la chance de demeurer dans cette ville, bénéficiaient de certaines distractions... Ils pouvaient se retrouver sous les arbres du boulevard Montaigne, rebaptisé « la promenade des Alsaciens », ou fréquenter l'un des nombreux restaurants alsaciens (une vingtaine) qui ont éclos dans le centre : Au goût d'Alsace rue Arago, la Taverne alsacienne place de la Paix, Florent Taglang place de la Nouvelle-Halle...

« Un repas coûtait environ 10 francs », précise François Schunck. Dix francs, c'était aussi le montant de l'allocation journalière attribuée par le Service des réfugiés aux adultes strasbourgeois qui n'avaient pas trouvé un travail par le biais de l'Office de placement.

Le train-train périgourdin a été totalement chamboulé, et des locaux ont fait quelques affaires, d'autant, ajoute François Schunck, que « les Alsaciens ignoraient une tradition locale : le marchandage ! Les gens d'ici se sont d'ailleurs plaints de la hausse des prix... »

Deux grands hommes de scène alsaciens ont fait leurs armes à Périgueux : Germain Muller (16 ans en 1939), qui était alors le « fantaisiste » Germain Meunier et qui a joué la pièce de Claude-André Puget Les jours heureux au théâtre municipal, en avril 1940 ; et son conscrit Marcel Mangel, futur mime Marceau.

Pour l'anecdote, c'est à Périgueux que Mangel fut, pour la première fois, grimé avec le visage de Pierrot lunaire qui fera sa gloire : c'était en février 1941, pour un rôle dans la pièce Le Dibbouk, et le maquilleur était un autre évacué alsacien : le coiffeur Bernard Wieder (L'Alsace d'hier).

Entre septembre 39 et septembre 40, comme l'écrivait alors L'Avenir de la Dordogne, Périgueux était devenu « Strasbourg-en-Périgord ». Il n'en reste plus grand-chose aujourd'hui.

Il faut être Catherine et François Schunck pour savoir que le beau bâtiment de l'école Britten, rue de Varsovie, abritait la cantine populaire des Alsaciens (700 repas par jour durant l'année d'évacuation) ou que la « Maison mauresque » de la rue Michelet fut un foyer catholique des femmes, inauguré par l'évêque de Strasbourg, Mgr Ruch, en octobre 1939.
« Strasbourg-en-Périgord »

Les Alsaciens logeaient surtout dans le quartier de la gare (où ils pouvaient suivre des messes en dialecte en l'église Saint-Martin) et les services administratifs strasbourgeois (environ 400 employés municipaux avaient fait le voyage) étaient regroupés dans celui de Sainte-Ursule, du côté du boulevard Wilson.

De nombreux baraquements ont été construits dans l'urgence ; ils n'ont pas survécu. L'entrepôt de la Sernam, derrière la gare, où les évacués trouvaient les premiers réconforts après l'épreuve du voyage, a été rasé il y a peu, pour laisser le champ libre à une zone de services.

À Périgueux, le souvenir de l'évacuation n'est pas entretenu. Jusqu'à il y a peu, une seule plaque en rendait compte, rue Voltaire : elle rappelait que la mairie de Strasbourg avait un temps séjourné ici, après avoir pris ses aises dans la Chambre de commerce, boulevard Wilson, où, d'ailleurs, la mairie de Périgueux s'est implantée à son tour il y a dix ans. Grâce aux Schunck, un panneau rappelle aussi désormais l'existence de l'ancien restaurant Taglang, place Magne, et une plaque commémorative sera apposée sur la gare le 13 septembre.

Mais les Strasbourgeois ont au moins légué une tradition aux Périgourdins : le grand sapin. Pour le Noël de 1939, les autorités strasbourgeoises avaient fait acheminer dans le Sud-Ouest, pour les évacués, 1500 sapins coupés dans les forêts vosgiennes, et un grand sapin avait été érigé place du Théâtre, comme il l'était place Kléber à Strasbourg. Les Alsaciens sont repartis, mais ce grand sapin est revenu, chaque Noël, après eux, dans le centre de Périgueux. Plus qu'un plaisir, c'est aussi un souvenir.
Textes : Hervé de CHALENDAR Photos : Jean-Marc LOOS PLUS WEB Nos vidéos et nos diaporamas sur www.lalsace.fr. LIRE - Strasbourg Périgueux villes soeurs, Catherine et François Schunck, éditions Secrets de pays, 255 pages, 20 EUR.- La fin de notre série, demain, dimanche 1er  septembre : l'hôpital de Strasbourg évacué à Clairvivre.

 

 
 

 

L'Alsace séduit de plus en plusde visiteurs chinois

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:26:44

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L'Alsace séduit de plus en plus de visiteurs chinois
 

 
L'année prochaine, six guides conférenciers chinois officieront en Alsace. Contre une seule il y a trois ans. Photo DNA /Michel FRISON
Il est 9 h 30 ce samedi d'août à Strasbourg. En une poignée de minutes, répartis en plusieurs groupes accompagnés par des guides, plus d'une centaine de touristes chinois arrivent place de la Cathédrale. Le temps de quelques selfies et photos souvenirs pris devant le monument, tous entrent dans le joyau médiéval strasbourgeois, reliés aux explications de leur guide via leurs écouteurs.

Passagers d'un bateau de croisière de la compagnie Viking, ces voyageurs naviguent d'Amsterdam à Bâle en une petite dizaine de jours. De la France, ces croisiéristes ne verront que Strasbourg. Pendant moins de 24 heures. Au programme : visite guidée de la Petite-France, puis de la cathédrale le matin. Avant, l'après-midi, un « temps libre » dans la ville ou éventuellement une courte virée sur la route des Vins. « Je ne savais pas trop à quoi m'attendre », confesse Shen au sortir de la cathédrale. « C'est très propre et très beau », juge en tout cas cette quadragénaire originaire de Pékin. Pendant les quelques heures qui lui restent à Strasbourg avant que le navire ne lève l'ancre, elle projette de faire du shopping.
« Le shopping demeure essentiel »

« 80 % des questions qu'on me pose, c'est "Où se trouve Louis Vuitton" », raconte dans un sourire Lili Jia, guide conférencière chinoise en Alsace qui ménage systématiquement ce qu'elle appelle « un temps photo » et « un temps shopping » pour les groupes qu'elle accompagne. Pour les visiteurs chinois, « le shopping demeure essentiel », note également l'Observatoire régional du tourisme dans sa « fiche marché Chine ».

L'émergence de cette clientèle n'a d'ailleurs pas échappé aux enseignes, dont certaines s'organisent. Avec du personnel sinophone - trois conseillers de vente le sont par exemple à la boutique Louis Vuitton de Strasbourg - et le déploiement de solutions de paiement mobile, très prisées par les Chinois. Devant un supermarché du centre-ville de Strasbourg, on vante désormais sur un panneau tricolore les « fromages », « vins français », « produits français » et « poissons » en français, en anglais... et en chinois.
+ 436% de nuitées depuis 2010

En 2016, Lili Jia était la seule guide conférencière chinoise pour toute la région Alsace. Elle a depuis été rejointe par trois professionnels. L'année prochaine, ils seront six au total, ce qui témoigne d'une explosion de la demande. « En 2016, j'étais sollicitée par les croisiéristes pour vingt à trente bateaux sur une période de six mois. L'année prochaine, 84 bateaux transportant des passagers chinois feront escale à Strasbourg », indique-t-elle.

Autre chiffre éloquent : l'augmentation du nombre de nuitées consommées dans l'hôtellerie alsacienne par la clientèle originaire de l'Empire du Milieu, en progression de 436 % entre 2010 et 2018. On ne dénombrait que 13 712 nuitées en 2010. On en compte 73 598 en 2018, réparties pour 35 % d'entre elles à Strasbourg, 38 % à Mulhouse - qui bénéficie notamment de la proximité de l'aéroport et déploie également une stratégie d'attractivité touristique - et 14 % à Colmar, où le tourisme a explosé depuis le tournage de l'émission de téléréalité Chinese Restaurant (lire ci-dessous).

La Chine constitue aujourd'hui le deuxième marché lointain le plus représenté en Alsace, après les États-Unis. Un marché qui reste toutefois très minoritaire en comparaison des clientèles française, allemande, belge ou suisse.

Provenant pour deux tiers d'entre eux de Shanghai, Pékin et Canton, les touristes chinois voyagent très majoritairement en Europe via des circuits organisés par des tour-opérateurs, même si l'on constate une augmentation des voyageurs indépendants parmi la jeune génération connectée. « La langue est une vraie barrière, analyse Lili Jia. Les Chinois viennent encore très peu en solo, il faut une personne qui organise le séjour. »
Actions de promotion

D'après Atout France, l'Agence de développement touristique de la France, « 70 % des touristes chinois vont en France lors d'un séjour européen multi-pays ». Restait à attirer en Alsace cette manne touristique en progression. « Depuis 2010 et l'exposition universelle de Shanghai, nous avons mené des actions importantes de promotion du territoire, avec des actions ciblées sur l'Alsace », retrace Marie-Reine Fischer, présidente de l'Agence régionale de tourisme Grand Est (ART GE).

Des événementiels à destination d'investisseurs, gens d'influences, tour-opérateurs et voyagistes chinois ont régulièrement été organisés sur place ces dernières années pour accroître la notoriété du territoire, en particulier autour des thématiques liées aux sites culturels, à la gastronomie et à l'oenotourisme. Journalistes et agents de voyage chinois ont été accueillis en Alsace, un site internet en langue chinoise a vu le jour. Et l'agence régionale missionne depuis 2010 avec les offices de tourisme de Strasbourg et Mulhouse un consultant chinois dédié. « Il était important d'avoir un représentant qui connaît le marché et les professionnels sur place », commente Marie-Reine Fischer.

On se souvient également de l'opération « Strasbourg capitale de Noël », exportée en 2015 à Pékin par l'office de tourisme de Strasbourg. « Elle a permis d'attirer des touristes chinois pas seulement pour Noël, mais toute l'année », fait valoir Jean-Jacques Gsell, son président, qui n'exclut pas de reconduire l'opération à Shanghai ou Canton.

Avec sa position géographique stratégique et sa notoriété grandissante en Chine, l'Alsace a clairement une carte à jouer auprès du premier marché émetteur mondial du tourisme. Reste à faire progresser le nombre de nuitées passées en Alsace - les Chinois restent actuellement entre une et trois nuits - et, recommande l'Observatoire régional du tourisme, le nombre de contenus en chinois sur les différents sites touristiques de la région.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Les syndicats d'Alstom redoutent la perte d'un marché

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:08:12

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Les syndicats d'Alstom redoutent la perte d'un marché
 

 
L'intersyndicale CGT-FO d'Alstom Reichshoffen a fait part auprès de plusieurs élus de son inquiétude quant à l'attribution prochaine d'un appel d'offres de la SNCF pour le renouvellement des trains de deux lignes structurantes.

« Cette commande est indispensable au site de Reichshoffen afin de pouvoir pérenniser la charge industrielle du site », a fait valoir l'intersyndicale CGT-FO d'Alstom Reichshoffen dans un courrier daté du 22 août adressé aux élus du territoire. L'objet de cette inquiétude : l'attribution prochaine de l'appel d'offres lancé en 2017 par la SNCF pour renouveler le matériel roulant des lignes Paris-Clermont et Paris-Toulouse portant sur une première tranche de 28 rames.

L'intersyndicale de Reichshoffen redoute que le constructeur espagnol CAF ne remporte ce marché, au détriment d'Alstom, son site alsacien, ses 900 emplois actuels et ses prestataires. « L'éventuelle arrivée de CAF comme nouvel acteur sur le marché des Trains Intercités ou régionaux aggraverait le déséquilibre actuel et compromettrait les perspectives de rebond du site », insiste l'intersyndicale qui fait état d'un « creux de charge d'un an d'ores et déjà annoncé et malheureusement inéluctable ».

Ils en appellent aux élus pour « alerter le gouvernement, la SNCF et la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer sur les conséquences et les risques pour l'ensemble de la filière ferroviaire si le choix se tournait vers une entreprise n'ayant aucune accroche industrielle en France ». L'intersyndicale doit être reçue par le président de la région Jean Rottner le 10 septembre .

 

 
 

 

rentree- L'instruction devient obligatoire dès 3 ans cette année

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:07:16

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rentree- L'instruction devient obligatoire dès 3 ans cette année
 

 
À l'école Sainte-Anne, les parents (et parfois même les grands-parents, comme ici) étaient invités à visiter l'école avec les enfants en amont de la rentrée. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Lors de sa traditionnelle visite des écoles en amont de la rentrée, Gilbert Meyer a fait escale à l'école des Violettes, incendiée fin juillet par un adolescent, interpellé cette semaine. « J'ai tenu à ce qu'on puisse ouvrir l'école des Violettes dès le premier jour de rentrée et je salue la réactivité des entreprises », qui ont réussi à tenir les délais. « Ce qui n'était pas faisable pour la rentrée sera fait à la Toussaint. Mais l'école est exploitable » s'est félicité le maire de Colmar à l'issue de la visite.

Cette année, les travaux dans les écoles de la Ville coûteront 1,5 million d'euros au budget municipal, principalement au bénéfice des écoles Waltz, Coquelicots, Anne Frank, Violettes, Saint-Exupéry, Roses, Tulipes et Rousseau.

? Bilinguisme. A Colmar l'autre nouveauté se trouve du côté de l'école des Muguets, qui a ouvert cette année une section bilingue dont le succès a dépassé les attentes d'Odile Uhlrich-Mallet : « On a 29 inscriptions en petite et moyenne section » comptabilise l'adjointe à l'Éducation.

L'école, qui est du ressort de Molière, devrait abonder la nouvelle section bilingue de son collège de secteur, jusqu'ici alimentée uniquement par l'école Pfister. L'ouverture d'une section bilingue à Victor-Hugo est quant à elle toujours dans les tuyaux (lire en page 23) mais il faudra attendre la rentrée 2020.
Pas de bouleversement

? Maternelle. C'est l'instruction obligatoire des enfants dès 3 ans qui attire l'attention cette année. Les textes, livrés assez tardivement par le gouvernement, ont été pris en main à Colmar par la municipalité, qui s'est chargée de l'information aux parents par un courrier envoyé fin juin. Charge à eux de se positionner sur la sieste de leur enfant : doit-elle avoir lieu à l'école ou à la maison, tous les jours ou seulement certains jours ?

Des choix à cocher sur le « formulaire A » à rendre à l'école de leur enfant. « Les premiers retours ne font pas état d'une hausse des inscriptions dans les écoles, ni de hausse de la scolarisation à domicile. Cela veut bien dire que ça ne change rien pour les parents à Colmar », note Odile Uhlrich-Mallet.

« Attention, l'aménagement du temps scolaire n'est possible que pour les enfants de petite section » prévient de son côté Céline Mourot-Storck, inspectrice de la circonscription de Colmar, qui rappelle que les enfants de moyenne et grande section doivent être scolarisés la journée entière.

Les parents qui souhaitent garder leur enfant à la maison le pourront toujours, mais ils seront visités par l'inspection académique une fois par an pour vérifier l'acquisition des savoirs de leur enfant, « comme cela se fait déjà pour les enfants de plus de 6 ans », note Céline Mourot-Storck.

? Goûter gratuit. Autre nouveauté cette rentrée : les goûters gratuits à l'école instaurés dans les écoles des quartiers prioritaires de la ville (QPV). À Colmar, où la Ville distribue déjà des fruits aux écoles volontaires pour le goûter des enfants, cette initiative ne sera pas mise en place dès la rentrée.

« Pour l'instant on travaille avec les écoles pour voir comment faire » note Odile Uhlrich-Mallet, qui souhaite voir des projets éducatifs se monter autour de la notion de nutrition, pour les enfants mais aussi les parents.
Marie-Lise PERRIN PLUS WEB Que pensent les parents de l'instruction obligatoire dès 3 ans ? La réponse dans notre diaporama, à retrouver sur notre site Internet www.lalsace.fr

 

 
 

 

guebwiller - Le tour des collèges

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:16:33

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GROS PLAN
guebwiller - Le tour des collèges
Les collèges de la région de Guebwiller s'apprêtent à rouvrir leurs portes après la pause estivale. Petit tour d'horizon en cette veille de rentrée.
 

 
Collège Mathias-Grunewald (Guebwiller).

635 élèves sont attendus cette année dans les locaux de l'établissement guebwillerois. Des effectifs à l'image de l'année précédente avec toujours cinq classes par niveau. Le nombre d'enseignants reste stable et les forces vives de la direction à l'identique. Les changements sont à noter au niveau de l'enseignement bilingue qui concernera les quatre niveaux et la section sportive qui elle aussi est accessible de la 6e à la 3e. Les gros travaux de réaménagement entrepris se poursuivent avec une restructuration de la partie restauration. Parmi les projets, les voyages scolaires seront toujours d'actualité avec des destinations comme la Corse, l'Irlande et Berlin. « L'idée de l'accompagnement des élèves est très forte. C'est notre leitmotiv », assure le principal Philippe Weiss, soucieux du bien-être des élèves. Le collège continuera aussi son travail avec les Dominicains de Haute Alsace, un partenariat qui, cette année, permettra aux collégiens de bénéficier de six spectacles pour 25 euros. « C'est une chance incroyable », souligne Philippe Weiss, heureux de ce travail en continu avec « un lieu de culture qui s'ouvre aux scolaires ». Rentrée : lundi 2 septembre, accueil des 6e et ULIS de 8 h à 16 h ; mardi 3 septembre des 5e, 4e et 3e de 8 h à 16 h.
Collège Jean-Moulin (Rouffach)

« Avec moins d'élèves en CM2, nous avons une baisse d'une bonne dizaine d'élèves dans nos effectifs », indique la principale Christine Huver. Une tendance dans la continuité puisqu'ils étaient 459 élèves en 2017 et 436 en 2018. Pas de changement du côté de la direction, mais des enseignants « nommés à l'année », six, viendront compléter l'équipe pédagogique. Le collège poursuit son projet d'établissement établi sur trois ans et mis en place l'an dernier. Après avoir obtenu le label « Établissement en démarche de développement durable », le collège Jean-Moulin va renforcer son action tout au long de cette nouvelle année scolaire pour asseoir ce label. Hormis l'entretien courant, il n'y a pas eu de travaux spécifiques cet été. Des travaux de grande ampleur ayant été précédemment annoncés pour 2021. Rentrée : les 6e seront accueillis lundi 2 septembre à 9 h, les autres classes mardi à 9 h.
Collège de l'institution Champagnat (Issenheim)

« Notre moteur, aujourd'hui, c'est le bilinguisme », souligne Dominique Kammerer, coordinateur de l'ensemble scolaire de l'institution Champagnat. 903 élèves feront leur rentrée lundi - soit 51 de plus que l'an passé - répartis en 31 classes, dont une nouvelle classe de 4e, pour 55 enseignants. « Nous espérons l'ouverture d'une huitième classe de 3e en 2020 », glisse le coordinateur de l'établissement qui indique un renforcement des équipes pour l'ensemble de la structure aussi bien au niveau d'adjoints pour le collège, le lycée et la vie scolaire qu'aux niveaux des enseignants ou d'autres postes. Après uniquement les 3e l'an passé, les élèves de 4e pourront désormais apprendre le grec. Dans le cadre de la poursuite d'aménagements du temps de classe pour pratiquer une activité musicale ou sportive, en partenariats avec des associations ou des clubs locaux, les élèves pourront désormais poursuivre une activité footballistique.

Du côté des travaux, pour la partie restauration, une troisième ligne a été créée au self et les lieux de stockage réaménagés et en parallèle les horaires de reprise de l'après-midi ont été décalés. « Nous faisons très attention à l'équilibre alimentaire et au développement durable », précise Dominique Kammerer. D'ailleurs l'institution s'est inscrite dans la démarche pour la labellisation « Établissement en démarche globale de développement durable » (E3D).
Institution Saint-joseph (Rouffach)

Les effectifs restent stables, le collège compte toujours 3 classes par niveaux. Deux nouveaux professeurs (espagnol et EPS) viendront compléter l'équipe pédagogique. Pas de gros travaux cette année, après la restructuration de l'an passé. L'accompagnement des élèves, dix de la 6e à la 3e, intellectuellement précoces (EIP) est toujours assuré. « Très peu d'établissements proposent un tel dispositif », indique Pierre Undreiner, à la tête de l'institution. « Les plans d'accompagnement personnel sont de plus en plus demandés par les parents. Trois personnes « accompagnants d'élèves en situation de handicap » (AESH) seront présentes aux côtés de douze élèves (primaire et collège) », souligne Pierre Undreiner qui mise sur un accompagnement de l'élève « à grandir, à sa réussite scolaire, à son orientation. Le plus difficile est de trouver une filière professionnelle. » Cette année, pour les classes de 4e et 3e, élèves, parents et enseignants pourront s'appuyer sur un tout nouveau logiciel, ludique et interactif, pour partir à la découverte de tous les secteurs d'activité et trouver l'orientation adéquate.
Collège Robert-Beltz (Soultz)

Après avoir vu ses effectifs en baisse, le collège de Soultz s'apprête à accueillir environ 450 élèves avec la section Ulis (ils étaient 465 en 2018), à partir du lundi 2 septembre. Jean-Paul Staub, le principal, assure que « tout se présente bien et que la rentrée se prépare dans de très bonnes conditions ». Il se réjouit de l'ouverture de la section sport, pour tous les niveaux, avec 24 élèves : 16 en 6e/5e et 8 en 4e/3e, dont le cours du vendredi après-midi sera consacré aux activités de pleine nature. Tous les postes des enseignants sont pourvus et il n'y a pas de changement dans l'équipe de direction. Pas de gros travaux pendant la période estivale, mais des « embellissements en interne » avec une importante phase de restructuration prévue, et actée, en 2022-2023. Le collège mise aussi sur une trentaine de projets pédagogiques aussi bien en interne qu'à l'extérieur pour une « ouverture au monde » autour de la citoyenneté, de la santé et de la culture. Des voyages scolaires notamment à Berlin et à Barcelone et des stages de ski et de VTT dans le cadre de l'UNSS sont aussi au programme de cette nouvelle année scolaire. Rentrée : lundi 2 septembre pour les 6e de 8 h à 12 h ; pour les 5e de 13 h 30 à 16 h 30 ; pour les 4e et 3e de 14 h 30 à 16 h 30.
Collège Victor-Schoelcher (Ensisheim)

750 élèves feront leur rentrée ce lundi 2 septembre (de 8 h à 16 h pour les 6es  et de 10 h à 16 h pour les ULIS) et le mardi 3 septembre à 8 h pour les 5es, 4es et 3es (dont SEGPA). Ils seront accueillis dans 28 classes (dont quatre SEGPA) et une ULIS. L'équipe de direction a enregistré le départ de la CPE, Mme Bischoff, après plus de vingt ans de présence. Elle sera remplacée par Larbi Nadji. Du côté des enseignants, ils seront 55 pour cette nouvelle année scolaire et l'établissement enregistre l'arrivée d'Aurélie Wendling comme nouvelle documentaliste. « Cette rentrée s'inscrit dans la continuité pour l'établissement avec toujours ses caractéristiques que sont l'option théâtre, son ensemble instrumental, ses classes musicales ou encore sa section sportive de football féminin », souligne le principal Olivier Parmentier.

Parmi les nouveautés, la mise en place d'un dispositif d'accompagnement personnel de l'élève, pour les 3es, à raison de deux heures par semaine et sur la base du volontariat. L'établissement doit aussi bénéficier d'une dotation en tablettes par le département et être équipé de bornes Wifi. En matière de projets, on peut citer, la reconduction des classes de ski pour les 3es, des voyages dans le sud de la France, des séjours collaboratifs dans les Vosges et celle de la journée citoyenne en lui donnant une importance plus grande. L'établissement compte aussi « maintenir son niveau de performance » lors de cette année scolaire (91,1 % de réussite au brevet général l'an dernier dont 2/3 de mentions et 100 % de réussite au certificat de formation générale pour les SEGPA)..
Collège Félix-Eboué (Fessenheim)

Après le passage de la tempête du 6 août dernier qui a occasionné des infiltrations d'eau et des dégâts au niveau des bâtiments et notamment du CDI du collège de Fessenheim, des travaux ont été entrepris ces dernières semaines et tout devrait être terminé pour la rentrée des 410 élèves.

« Notre établissement qui avait perdu une classe de 3e, va la retrouver, c'est une bonne nouvelle et cela nous permettra d'avoir quatre divisions par niveau » explique Muriel Schuster, la principale de l'établissement à propos de cette nouvelle année scolaire qui verra également se concrétiser le partenariat avec la Realschule de Bad-Krotzingen en Allemagne, et la réception en mai prochain des élèves de la High school de New Delhi dans le cadre de l'échange engagé l'année dernière avec l'Inde. « Nous avons eu de bons résultats au brevet et au niveau de l'orientation l'année dernière, il s'agira de maintenir ce niveau cette année » indique encore la principale.

 

 
 

 

Après Molière, bientôtdes bilingues à Victor-Hugo

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:24:56

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Après Molière, bientôt des bilingues à Victor-Hugo
 

 
À la rentrée 2018 (en photo), la section bilingue du collège Molière ne comptait que sept élèves. Ils sont 16 cette année en sixième. Archive L'Alsace /Marie-Lise PERRIN
La bonne nouvelle de la rentrée ne vient pas (encore) du centre-ville, où le collège Victor-Hugo travaille encore à la création d'un parcours bilingue pour 2020 si tout va bien. C'est du côté des quartiers ouest que les défenseurs du bilinguisme ont le sourire cette année : après moult difficultés, le parcours ouvert à Molière il y a deux ans a enfin trouvé son public. La section bilingue passe de 7 à 16 élèves inscrits en sixième cette rentrée. Ils proviennent tous de l'école Pfister, seule école du secteur à avoir assez d'ancienneté dans le bilinguisme pour abonder le collège Molière pour le moment. « On commence à travailler avec l'école Pasteur pour éventuellement accueillir les enfants qui ont suivi le cycle 16/8e [un tiers d'enseignement en allemand, deux tiers en français, N.D.L.R.] », se félicite Sébastien Lorentz, le principal. Il note au passage que les sept élèves bilingues de l'an passé ont toutes passé en 5e après un « parcours exceptionnel, avec les félicitations ».
Un peu trop loin du centre-ville

Reste qu'à Colmar, le bilinguisme public au collège reste cantonné un peu loin du centre-ville au goût des parents : le collège Berlioz (30 places en sixième) et le collège Molière ne sont pas très proches de Serpentine et de Wickram, par exemple. On l'a souvent écrit ici, mais il est bon de rappeler que certains choisissent d'abandonner le bilingue pour rejoindre Victor-Hugo. Voire rejoignent le privé, où l'Assomption propose 40 places en sixième bilingue.

Pour compléter la carte du bilinguisme à Colmar, il s'agit de créer un pont entre le primaire et les Abibac du lycée Bartholdi en ville. La volonté politique est là, celle de l'Éducation nationale aussi d'ouvrir une section bilingue à la rentrée 2020 dans le collège de centre-ville. Elle pourrait accueillir les enfants bilingues de Serpentine et de Wickram. Elle bute pour le moment sur les moyens humains, mais l'adjointe Odile Ulrich-Mallet, tout comme l'inspectrice Céline Mourot-Storck, espèrent trouver une solution d'ici l'an prochain.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

mulhouse - Quatre piliers pour élever les jeunes vers l'autonomie

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:09:36

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mulhouse - Quatre piliers pour élever les jeunes vers l'autonomie
 

 
Ambiance de clôture de sept semaines de travail acharné. Photo DNA /Aïcha DEBOUZA
Il n'y a pas si longtemps, le service jeunesse de la Ville de Mulhouse regorgeait de dispositifs en tous genres. Pendant deux ans, une commission a été chargée d'analyser et d'organiser ce vaste catalogue d'actions. Depuis 2018, le nouveau service Initiatives et action jeunesse développe quatre parcours pour accompagner les jeunes Mulhousiens vers l'âge adulte. « Mulhouse est l'une des villes les plus jeunes de France », précise la maire Michèle Lutz. « 40 % de la population a moins de 30 ans », ajoute Ayoub Bila, adjoint délégué à la jeunesse. « C'est pour nous un enjeu fort et même un défi. »

Le premier parcours est celui du divertissement. « Les accueils de loisirs des mercredis et des petites vacances reçoivent plus de 5000 jeunes. Leur autonomisation commence déjà ici en leur laissant faire le choix de leurs activités. » Le parcours loisirs, c'est aussi, bien évidemment, les planètes aventures qui vivaient cette année leur 12e édition. « Les activités ont vu 650 jeunes par jour et plus de 16 000 pendant l'été », commente l'adjoint.

Le parcours citoyen a pour objectif d'apprendre aux jeunes à s'engager. « C'est une façon de leur faire découvrir nos institutions, notamment avec les conseils des ados et des jeunes. Nous nous voulons innovants en cherchant à avoir le regard de la jeunesse dans la politique municipale. »

Présent lors de la présentation de ce point d'étape de la politique jeunesse, Djibril, 16 ans, a pu témoigner de son expérience de conseiller des jeunes. « J'ai commencé au conseil des enfants. C'est mon grand frère qui m'en avait parlé et je voulais découvrir par moi-même. On se réunit tous les mercredis pour parler de ce qui est positif et négatif et de voir comment améliorer les choses. On est libre, on peut s'exprimer et donner son avis. »
Acquérir de l'expérience

Le troisième parcours est celui de l'autonomie dont le but est de permettre aux jeunes de s'émanciper. « Nous disposons notamment de la bourse initiatives de jeunes, en collaboration avec la Caf [Caisse d'allocations familiales], dont l'objectif est d'apprendre aux jeunes à monter leur dossier afin de trouver des financements pour leurs projets. Nous avons quatre commissions par an et c'est une fierté de voir les jeunes arriver avec des dossiers bien ficelés », commente Ayoub Bila.

Le parcours autonomie est aussi complété par les chantiers jeunes qui permettent aux Mulhousiens d'acquérir une première expérience dans le monde du travail dès leurs 16 ans. « Nous avons eu plus de 400 inscrits cette année. » La Ville emploie également des jeunes en service civique. Un nouveau recrutement est en cours pour une mission qui commencera le 2 novembre.

Autre initiative, un dispositif permettant aux jeunes d'acquérir de l'expérience a été mis en place de façon expérimentale. « Il s'agit d'un parcours de 130 heures avec 100 heures de travail et 30 heures de formation », précise l'adjoint. « À l'issue de ce parcours, les jeunes reçoivent des points qui leur permettent de financer une formation Bafa, BAFD [brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur/de directeur] ou leur permis de conduire. » Une nouvelle session sera mise en place cette année.

Le dernier parcours concerne la mobilité. C'est dans le cadre de ce chapitre que sera lancée, à partir de septembre, la carte jeunes européenne pour les 12-25 ans. Ce dispositif a pour but de faciliter l'accès à la culture, au sport, aux loisirs et aux moyens de transport. « Un millier de cartes seront distribuées à titre expérimental. Des évolutions sont possibles mais cette carte nous servira pour l'instant surtout pour la communication. » Un point qui reste essentiel pour « capter » l'attention des jeunes.
Isabelle LAINÉ SURFER Toutes les informations sur les actions et recrutements sur le site mulhouse.fr

 

 
 

 

wintzenheim - Un collège en chantier pour la rentrée

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:11:07

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wintzenheim - Un collège en chantier pour la rentrée
 

 
Des salles modulaires dans la cour du collège Photos L'Alsace /Jean-Louis MEYER
À la veille de la prochaine rentrée, le collège Jacques-Prevert est en effervescence d'une part pour préparer l'accueil des élèves mais aussi à cause du chantier de restructuration de l'intérieur du bâtiment qui se déroule sur le site.

La troisième phase de travaux, sous la maîtrise d'ouvrage du conseil départemental du Haut-Rhin, a débuté en juin dernier dans les bâtiments des années 70 peu fonctionnels.
Des salles modulaires en guise de remplacement

Il s'agit de redistribuer les locaux afin de les adapter aux intérêts pédagogiques et fonctionnels. Cette réhabilitation se fera avec le désamiantage, la reprise des installations techniques et la mise en conformité pour les personnes à mobilité réduite. Des travaux ambitieux pour un montant total de 9 600 000 EUR, pour une durée de travaux par phases en site occupé de 3 ans et demi. Francis Roque, le principal du collège conclut : « Il s'agit de permettre une adéquation matérielle avec une pédagogie moderne. ». Pour remplacer les locaux rendus indisponibles, plusieurs salles modulaires (Algeco) ont été installées dans la cour de l'établissement.

Le chantier du Cosec qui bénéficie d'une extension est également en cours, ce complexe sportif sera équipé d'un mur d'escalade qui constituera un vrai plus pour les collégiens de Prévert. Ce nouvel équipement sera livré en avril 2020.

Quant à la rentrée proprement dite, elle se fera avec quelques nouveaux personnels : à commencer par Mélodie Masson, nouveau CPE et des professeurs dans diverses disciplines (allemand, anglais, mathématiques, Segpa, référent ASH). Pour Mona Manaf, principale adjointe les objectifs sont clairs : « Il s'agit de maintenir le haut niveau de réussite, plus de 96 % au brevet, et de privilégier l'accompagnement personnel et la concrétisation des projets des élèves. ».
Toutes les classes de sixième bilingues

Côté nouveautés, toutes les classes de sixième seront bilingues, avec la possibilité d'un choix en cinquième. Durant cette année scolaire, l'accent sera mis sur la lecture, l'écriture et l'expression, notamment l'éloquence dans le cadre d'un projet national pour faciliter la prise de parole et l'argumentation. En sciences seront favorisées les démarches d'investigation et les recherches.

La mise en place d'un PIAL (Pôle Inclusif d'Accompagnement Localisé) est aussi effective pour cette rentrée : c'est essentiellement une nouvelle forme d'organisation du travail des AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap). Ce pôle doit permettre de mieux répartir et coordonner leurs interventions en fonction des besoins et des emplois du temps des élèves concernés. Pour Francis Roque : « Il s'agit de favoriser une école inclusive en optimisant les moyens sur le groupe collège Prévert, école Dame-Blanche et maternelle Arc-en-Ciel ». Le référent PIAL sera Mona Manaf, principale adjointe.

Pour ce qui est des devoirs faits au collège, Francis Roque espère pouvoir recruter deux personnes en service civique avec le profil adéquat pour encadrer les collégiens.
Jean-Louis MEYER PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

cernay - Les nouveautés dans les collèges et lycées

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:11:44

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cernay - Les nouveautés dans les collèges et lycées
 

 
La cour du collège Rémy-Faesch de Thann n'attend plus que les élèves. Photo L'Alsace /I. B.
Cernay
Collège René-Cassin. Sous l'égide de sa nouvelle principale, Nathalie Schumacher (lire ci-dessous), l'établissement scolarisera cette année 720 élèves. Des effectifs en hausse qui ont permis l'ouverture d'une 7e classe de 6e.
Masevaux

Au collège Conrad Alexandre-Gérard, les effectifs atteignent 477 élèves, soit une dizaine de plus par rapport à l'an passé. Au programme des travaux, la réfection complète des toilettes, assurée par le Conseil départemental, qui devrait durer jusqu'aux vacances de la Toussaint.

Au lycée des métiers Joseph-Vogt, des travaux sont également en cours pour assurer la mise en accessibilité de l'établissement aux personnes à mobilité réduite. Ils devraient s'achever en octobre. Les effectifs sont en légère baisse (une dizaine d'élèves en moins), soit 168 lycéens. Grande nouveauté cette année : l'établissement devient lycée 4.0.
Thann

Lycée Scheurer-Kestner. L'établissement accueillera 950 élèves, dont 904 en lycée, le reste étant scolarisé en enseignement supérieur. Suite à un petit creux démographique, les classes de seconde compteront une cinquantaine d'élèves en moins. L'année sera marquée par la mise en place pour les classes de première de la réforme du bac. Côté travaux, un gros chantier s'amorce : celui de la restructuration et de l'agrandissement de la restauration scolaire, devenue trop petite depuis qu'elle alimente également le lycée Pointet. Ce chantier durera plusieurs années mais il n'en sera encore qu'à ses prémisses et la restauration fonctionnera normalement en 2019-2020.

Lycée des métiers Charles-Pointet. Trois grandes nouveautés cette année pour l'établissement, qui scolarisera 480 élèves : il devient lycée 4.0 ; le CFA (Centre de formation des apprentis) est transformé en UFA (Unité de formation en apprentissage) sous la houlette d'une nouvelle responsable. Cette UFA sera intégrée en janvier 20120 dans un CFA académique. Le but est d'avoir plus de poids face aux CFA hors Éducation nationale (comme ceux créés par des chambres consulaires) ou des filières professionnelles, mais cela ne changera rien pour les élèves. Le lycée comptera 480 élèves. Il reste quelques places dans la filière vente, du CAP vente au bac pro commerce. Inscription possible dès à présent au 03.89.37.74.02 ou 03.89.37.74.07. L'année sera marquée par l'introduction du co-enseignement (un professeur de français et un de maths enseigneront pendant une heure chacun avec l'un de leurs collègues d'une discipline professionnelle) et la mise en place d'un « chef d'oeuvre », à l'image de ce qui se fait chez les Compagnons du devoir : pendant deux ans, chaque élève devra réfléchir à un projet qui lui sera propre, associant au moins deux disciplines. Ce chef d'oeuvre lui permettra de mettre en valeur ses compétences et de tendre vers l'excellence. Autre nouveauté : l'ouverture d'une classe de 3e « prépa des métiers », intégrée au lycée mais dont les élèves garderont le statut de collégiens. Une formation de trois mois en web-marketing aura lieu d'octobre à janvier 2020, Cette formation gratuite est destinée aux élèves et étudiants qui souhaitent s'essayer dans cette technique. Si vous êtes intéressés n'hésitez pas à contacter M. Huot-Marchand au 09.89.37.74.03 avant le 20 septembre. Enfin l'accompagnement individuel aux devoirs sera réorienté vers la consolidation des acquis fondamentaux puis l'orientation professionnelle.

Collège Rémy-Faesch. Avec 440 élèves, les effectifs sont stables En cette rentrée, l'établissement accueille un nouveau CPE, Faouzi Boutesbih (lire ci-dessous). Il propose toujours son option « alsacien ». Cette année, l'équipe dirigeante compte intensifier sa réflexion sur l'aide aux devoirs et le travail personnel.

Collège Charles-Walch. Les effectifs sont en légère baisse, avec 570 élèves contre 586 l'an dernier. L'équipe dirigeante est stable. La réfection des sols des salles du 1er étage est achevée. Le gros chantier en cours est la réfection de tous les espaces de l'atelier Segpa, hygiène, cuisine, restauration, vestiaires... Il devrait être achevé après les vacances de la Toussaint.
Saint-Amarin

Le collège Robert-Schuman accueillera au moins 450 élèves (certaines inscriptions sont encore en cours), contre 447 l'an dernier. Soit quatre classes de chaque niveau, avec des effectifs moyens entre 28 et 30 élèves par classe. Les collégiens seront notamment encadrés par une nouvelle CPE, Amandine Bertrand. L'année se déroulera au milieu du vaste chantier de modernisation-restructuration de l'établissement dont la première tranche devrait s'achever en juin 2020. Ces importants travaux, financés par le Conseil départemental du Haut-Rhin, prévoient notamment la réalisation d'une extension du bâtiment B, qui accueillera l'administration, des sanitaires pour les élèves, un préau et 500 casiers pour les élèves (ils sont 385 à être demi-pensionnaires).
Wittelsheim

Lycée Amélie-Zurcher. Les effectifs sont stables à 650 élèves, dont 250 pour la partie professionnelle. Gabrielle Perrin, proviseure de l'établissement par intérim l'an dernier, a été titularisée à son poste. Elle sera assistée par une nouvelle proviseure-adjointe, Marie Bourgeois (nous y reviendrons dans une édition ultérieure). Toutes deux auront pour mission de mettre en place la réforme du lycée général et du lycée professionnel, l'établissement étant polyvalent. L'année sera également marquée par la mise en place d'une mention complémentaire Animation et gestion de projet dans le secteur sportif, un diplôme professionnalisant pouvant accueillir jusqu'à 18 élèves et unique dans l'académie.

Collège Jean-Mermoz. La rentrée est marquée par l'arrivée d'une nouvelle CPE, Morgane Haubensack (lire ci-dessous), et par l'ouverture d'une nouvelle classe Ulis qui accueillera des élèves de 6e. Les effectifs de l'établissement sont stables à 310 élèves. Fier de son label éco-collège, le collège renforcera encore ses actions environnementales.
Isabelle BOLLÈNE À SUIVRE Les trois établissements manquants seront évoqués lors d'une parution ultérieure.

 

 
 

 

orbey - Collège Georges-Martelot : des projets tous azimuts

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:15:14

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orbey - Collège Georges-Martelot : des projets tous azimuts
 

 
L'équipe de direction du collège Martelot (de g à d) : Céline marchand, Jean Marc Bonnici, Jean Luc Costa et Stéphanie Sipp. Photo L'Alsace /Jean-Charles ANCEL
Jean-Marc Bonnici est principal du collège Georges-Martelot depuis 2016. C'est dire qu'il assure la continuité de toute l'animation de l'établissement mise en place par les équipes pédagogiques. Véritable bouillon de culture et d'enseignement, le collège offre de multiples ouvertures où chacun peut trouver de l'intérêt.
Des passerelles entre monde scolaire et sportif

Parmi les actions prévues, il y aura la résidence d'artiste en milieu scolaire, financée en partie par le Département. Innocent Yapi, conteur originaire de Côte d'Ivoire, mènera au long de l'année un travail sur le conte avec les élèves de 6e. Toujours ouvert sur les langues, le collège proposera des séjours linguistiques en Allemagne (chez les correspondants de Haiger/Hesse), en Angleterre et en Écosse. Les 3e bilingues feront de nouveau leur stage en entreprise à Fribourg (avec le statut d'apprentis). Les 3e étudiant le grec ancien et le latin accompagneront en tuteurs les 6e qui découvriront le site romain d'Augst près de Bâle.

Côté sport, les sections de ski et de football poursuivront leurs entraînements. À ce titre, deux élèves ont été sélectionnés « ambassadeurs de la Classe Pierre de Coubertin - Alice Millat » qui, dans l'objectif des Jeux Olympiques de 2024 veut promouvoir les passerelles entre le monde scolaire et les mouvements sportifs.

Enfin, les ateliers techniques reprendront également leurs activités : architecture, audio-visuel et décors de théâtre donnent la parole à des élèves passionnés. Enfin, le proviseur tient à développer les relations avec les parents d'élèves pour les sensibiliser aux risques de harcèlement en milieu scolaire.

Face aux élèves, il y aura quelques nouvelles têtes : Solveig Steffan, professeure d'allemand, Matthieu Beyer, professeur de physique-chimie, Hajer Leone, professeure documentaliste, et Virginie Deley, professeure documentaliste.
Yvan HOBEL et Jean-Charles ANCEL À NOTER Les élèves de 6e découvriront leur nouvel établissement lundi 2 septembre et mardi pour tous les autres. Les réunions de rentrée avec les parents sont prévues le jeudi 5 septembre pour les 6e, vendredi 6 pour les 5e, lundi 9 pour les 4e et mardi 10 pour les 3e à 18 h.

 

 
 

 

buhl - Une nouvelle direction pour un nouveau départ à Buhl

Publié dans le panorama le Samedi 31 août 2019 à 06:15:43

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buhl - Une nouvelle direction pour un nouveau départ à Buhl
 

 
Jean-Jacques Servet (en bleu au centre) et Marie Lesage (robe noire), le nouveau principal et la nouvelle adjointe du collège du Hugstein à Buhl, entourés des agents, des personnels de la vie scolaire et du personnel administratif. Photo L'Alsace /Élise GUILLOTEAU
Jean-Jacques Servet était jusque-là principal à Kaysersberg, « le plus petit collège du département », ajoute-t-il non sans fierté. Cet ancien instituteur a embrassé la carrière de direction en 2007. Il a notamment exercé comme adjoint à Berlioz à Colmar. Ses 60 ans peuvent induire des questions. « Je prends un nouvel établissement, je souhaite m'inscrire dans la durée », assure-t-il.

Marie Lesage, ancienne professeur d'éco-gestion en lycée professionnel, a pour sa part fait fonction d'adjointe de 2012 à 2017 dans l'académie de Strasbourg, « aussi bien à Saint-Louis qu'à Barr ». Ces deux dernières années, elle a exercé en tant qu'adjointe dans les Vosges, à Raon-l'Étape. Âgée de 51 ans, elle a demandé « à revenir en Alsace pour des raisons familiales ».
Bienveillance et exigence

S'ils n'avaient encore jamais travaillé ensemble, Jean-Jacques Servet et Marie Lesage se sont vite entendus : « Nous partageons les mêmes approches et les mêmes valeurs », souligne le premier. Cette année, ils auront deux maîtres mots : bienveillance et exigence. « Nous voulons accompagner les élèves mais pas n'importe comment. Il y a des élèves qui rencontrent des difficultés de tous ordres, et qui ont besoin d'être davantage soutenus ; il y en a d'autres pour qui c'est plus simple », rappellent-ils.

Quant à l'exigence, c'est en termes d'orientation et de réussite scolaire. « Bien sûr, il y a le brevet mais pas seulement. L'important, à la fin du collège, c'est d'avoir une bonne orientation, avec des élèves qui choisissent leur voie, qui s'approprient leur projet, et pas des choix par défaut », souligne Marie Lesage. Le duo entend renforcer le travail avec les familles.

Tous les deux saluent également « le travail formidable » engagé par Audrey Claudel et Nathalie Jaegly tout au long de la deuxième moitié de l'année écoulée. « Nous allons poursuivre dans cette voie pour retrouver encore davantage de sérénité. »

Ils souhaitent développer une cohésion entre les adultes qui interviennent au collège « pour que les élèves aient en face d'eux des interlocuteurs qui parlent d'une même voix ». Ce qui suppose que « chacun retrouve sa place, pleinement, tout en se sentant bien au sein d'une même équipe. »

Ils s'appuient déjà sur la secrétaire, Francine Schermesser, la CPE, Marion Sutter, la gestionnaire, Sandra Licopoli, ainsi que sur l'ensemble des agents. « Nous allons nous atteler à ce beau projet mais je ne suis pas inquiet », assure le nouveau principal.
Le développement durable et la citoyenneté

Jean-Jacques Servet, qui avoue aimer les arbres et les rivières, aimerait développer deux projets qui lui tiennent à coeur : poursuivre le travail engagé en matière de développement durale (l'établissement est labélisé) mais aussi impliquer les élèves dans des projets citoyens. À ce titre, il aimerait développer le Conseil de la vie collégienne : « Le CVC permet aux élèves de s'impliquer dans la vie de l'établissement, de prendre des responsabilités et de prendre en main certains projets. » Une bonne voie pour grandir et gagner en autonomie.
Le collège en chiffres

Cette année, le collège compte 416 inscrits (contre 480 l'an passé), toujours répartis dans 17 classes, quatre divisions par niveaux auxquelles s'ajoute une ULIS. Ce qui fait une moyenne de 25 enfants par classe. Pour les encadrer, il y a 34 professeurs et 28 autres adultes, depuis la direction aux agents, en passant par la vie scolaire ou l'infirmière.

Côté travaux, outre de l'entretien ordinaire, aucun chantier d'importance n'a été engagé cet été. « Il faut dire que nous bénéficions d'un très bel établissement », souligne Jean-Jacques Servet.
Élise GUILLOTEAU