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Rentrée Conseil départemental du Haut-Rhin Un « nouveau levier »pour la langue régionale

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 07:12:33

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Rentrée  Conseil départemental du Haut-Rhin
Un « nouveau levier »pour la langue régionale
Le conseil départemental du Haut-Rhin investit dans les collèges et les actions éducatives, en particulier en faveur du bilinguisme. La future collectivité d'Alsace pourra ainsi recruter de nouveaux intervenants, en lien avec l'Éducation nationale.
 

 
Tout sera prêt pour la rentrée au collège Prévert de Wintzenheim où se tient un gros chantier de rénovation qu'ont découvert Brigitte Klinkert et la rectrice Sophie Béjean, dans les pas du principal Francis Roque et de l'architecte Michel Poulet (PM-architectures).
sans surprise, réussir est le « mot-clé » de la rentrée à l'Éducation nationale, donc l'académie de Strasbourg, comme au conseil départemental du Haut-Rhin, dont la présidente Brigitte Klinkert a rappelé hier l'ambition du dispositif PRÊT (Pour la réussite éducative de tous).

Déclinée de 2018 à 2028, la politique jeunesse touche à la rénovation du bâti, avec d'importants chantiers en cours, notamment dans les collèges à Saint-Amarin (11,7MEUR), Guebwiller (9,9MEUR) et Wintzenheim (9,6MEUR), ainsi qu'à la construction de nouveaux établissements, à Kembs (pour 2024) et à Mulhouse (2025), où d'importants besoins se font sentir.
Approche « plus ludique »

Le CD68 soutient des projets numériques à hauteur de 2,7MEUR cette année (achat d'ordinateurs et de vidéoprojecteurs, déploiement d'encore 650 tablettes dans 17 collèges), en particulier l'expérimentation de la plateforme Géostage, initiée au lycée Mermoz, pour l'aide à la recherche de stages en 3e.

D'autres actions éducatives sont à son programme, en lien avec la citoyenneté et la culture, le sport, le développement durable, sans oublier le bilinguisme, plus que jamais une priorité pour Brigitte Klinkert.

Le Département consacre 1.75MEUR par an à la politique régionale des langues, dans le cadre des conventions quadripartites signées avec l'Éducation nationale et l'Olca, faisant notamment la promotion du métier d'enseignant en allemand, et à travers des aides à des ateliers de théâtre, des échanges entre élèves, des actions culturelles transfrontalières, des stages...

En outre, forte de ses nouvelles compétences à partir de 2021, la future collectivité européenne d'Alsace prévoit de recruter des intervenants « pour compléter l'apprentissage de la langue régionale en lien étroit avec l'Éducation nationale », par une approche différente, « plus ludique », susceptible de favoriser « la motivation ».

« C'est un nouveau levier, nous travaillons ensemble » a renchéri la rectrice d'académie Sophie Béjean. La filière bilingue paritaire, a-t-elle rappelé, concerne 20 % des écoliers du 1er degré et elle est proposée dans plus d'un collège sur deux.

À noter que les besoins étant en hausse constante et les postes pas tous pourvus, faute d'avoir eu « suffisamment de bons candidats » au dernier concours, « quelques contractuels » seront encore recrutés « en complément ».
C.C.

 

 
 

 

En chiffres
Le Haut-Rhin investit 46,3MEUR pour les collèges en cette rentrée, soit 1 260 EUR, en moyenne, pour chacun des 36 739 collégiens haut-rhinois. Par le dispositif PRÊT, il prévoit 500MEUR d'investissements et d'actions sur dix ans (2018-2028), dont 170MEUR de travaux de modernisation et 10MEUR d'équipements numériques.

 

Un « nouveau levier »pour la langue régionale

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:01:49

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Un « nouveau levier »pour la langue régionale
 

 
Tout sera prêt pour la rentrée au collège Prévert de Wintzenheim, où se tient un gros chantier de rénovation, qu'ont découvert hier Brigitte Klinkert et la rectrice Sophie Béjean, dans les pas du principal, Francis Roque, et de l'architecte, Michel Poulet. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
sans surprise, réussir est le « mot-clé » de la rentrée à l'Éducation nationale, à l'académie de Strasbourg, comme au conseil départemental du Haut-Rhin, dont la présidente Brigitte Klinkert a rappelé hier l'ambition du dispositif PRÊT (Pour la réussite éducative de tous).

Déclinée de 2018 à 2028, la politique jeunesse du département touche à la rénovation du bâti, avec d'importants chantiers en cours, notamment dans les collèges de Saint-Amarin (11,7 millions d'euros, MEUR), Guebwiller (9,9 MEUR) et Wintzenheim (9,6 MEUR), ainsi qu'à la construction de nouveaux établissements, à Kembs (pour 2024) et à Mulhouse (2025), où d'importants besoins se font sentir.
Approche « plus ludique »

Le Département soutient des projets numériques à hauteur de 2,7 MEUR cette année (achat d'ordinateurs et de vidéoprojecteurs, déploiement de 650 tablettes supplémentaires, dans 17 collèges), en particulier l'expérimentation de la plateforme Géostage, initiée au lycée Mermoz, pour l'aide à la recherche de stages en 3e.

D'autres actions éducatives sont à son programme, en lien avec la citoyenneté et la culture, le sport, le développement durable, sans oublier le bilinguisme, plus que jamais une priorité pour Brigitte Klinkert.

Le Haut-Rhin consacre 1,75 MEUR par an à la politique régionale des langues, dans le cadre des conventions quadripartites signées avec l'Éducation nationale et l'Olca (Office pour la langue et les cultures d'Alsace et de Moselle), faisant notamment la promotion du métier d'enseignant en allemand, et à travers des aides à des ateliers de théâtre, des échanges entre élèves, des actions culturelles transfrontalières, des stages...

En outre, forte de ses nouvelles compétences, à partir de 2021, la future Collectivité européenne d'Alsace prévoit de recruter des intervenants « pour compléter l'apprentissage de la langue régionale, en lien étroit avec l'Éducation nationale », par une approche différente, « plus ludique », susceptible de favoriser « la motivation ».

« C'est un nouveau levier, nous travaillons ensemble », a renchéri la rectrice d'académie, Sophie Béjean. La filière bilingue paritaire, a-t-elle rappelé, concerne 20 % des écoliers du premier degré et elle est proposée dans plus d'un collège sur deux. Les besoins étant en hausse constante et les postes pas tous pourvus, faute d'avoir eu « suffisamment de bons candidats » au dernier concours, « quelques contractuels » seront encore recrutés « en complément ».
C.C.

 

 
 

L'hommage à Gilbert Buttazzoni réunit sportifs, amis et élus

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 05:56:52

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L'hommage à Gilbert Buttazzoni réunit sportifs, amis et élus
 

 
[Diaporama] Sportifs, amis et élus réunis pour un dernier hommage à Gilbert Buttazzoni
« Il s'engag

 

 

 

 

Il partageait sans compter, sans tambour ni trompette. Lui qui connaissait mieux que personne les hommes et les femmes du sport mulhousien, il avait une intelligence, un humour, un sens de la repartie hors du commun. Je le revois encore rayonner lors d'une grande parade automobile, qu'il a portée à bout de bras. » En quelques phrases simples et touchantes, Pierre Freyburger a résumé jeudi 29 août, devant les quelque 500 personnes réunies à l'église Saint-Antoine de Mulhouse-Bourtzwiller, le parcours de Gilbert Buttazzoni, son ami et compagnon de route pendant de longues années, disparu cinq jours plus tôt, à l'âge de 72 ans.

Le registre des condoléances. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Pierre Freyburger s'est longuement exprimé sur son amitié avec Gilbert Buttazzoni. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Les élus, dans l'église Saint-Antoine de Mulhouse-Bourtzwiller. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

la famille de Gilbert Buttazzoni. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Plus de 500 personnes ont pris part aux obsèques. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

L'ancien chauffeur de Gilbert Buttazzoni, au centre, avec Lara Million, à gauche, et Brigitte Klinkert. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Ses enfants Arnaud, Audrey et Carla, tout comme l'ensemble de ses proches, peuvent en attester : empreint d'une grande humanité, il aimait la vie et la chérissait. Né à Mulhouse le 4 mai 1947, Gilbert Buttazzoni a démarré sa carrière professionnelle dans l'entreprise de carrelage de son père, davantage par obligation que par passion. Il épousera sa femme, Lucille, en 1970, qui décédera des suites d'un cancer douze ans plus tard. Déjà passionné par le sport mulhousien en général et par le football en particulier - le Red Star Mulhouse était son club de coeur -, il décide de s'investir, à la suite du décès de sa femme, dans l'association de l'Arc, ayant pour objectif de lever des fonds pour la lutte contre le cancer. Il en deviendra par la suite un membre actif.

S'il animait, ces dernières années, avec passion, Info sport Mulhouse, « sa » web radio, son engagement politique se fera de la même manière. De manière active et avec le coeur.
Sa signature : « Vive la vie ! »

Élu mulhousien durant un bon quart de siècle, d'abord aux côtés de Jean-Marie Bockel (maire de 1989 à 2010) puis avec Pierre Freyburger (PS) dont il fut le colistier lors des élections municipales de 2008, ce passionné d'architecture et d'urbanisme a suivi de près la rénovation du Palais des sports, l'aménagement de la plaine sportive de la Doller et la fin de la cité des 420, à Bourtzwiller. Comme l'a encore rappelé Pierre Freyburger, l'une des plus belles batailles qu'aura remporté l'ancien conseiller départemental (PS) du canton de Mulhouse-Nord au cours de sa carrière politique, aura été de battre le candidat du FN en 2001, « redonnant sa fierté au canton Nord ».

Au cours d'une messe animée par le curé Daniel Serres, il a également été question de l'homme de coeur qui rendait visite aux enfants malades du service pédiatrique du Moenchsberg. « Gilbert a oeuvré pour que ces enfants malades aillent à la mer pour nager, voir un match de football à Monaco ou à l'Élysée rendre visite au président de la République. Il a cru jusqu'au bout que la vie, face au désespoir du monde, valait la peine. Sa signature, ce serait ça, Vive la vie ! »

Ce que vient confirmer Fabienne Erhart, secrétaire de l'association Sourire Ensemble, « désormais orpheline », que Gilbert Buttazzoni a fondée en 2005, avec une poignée d'amis et de footballeurs. « Son engagement envers les enfants était total et indéfectible. Quelle fierté il a éprouvé le jour où un enfant a dit ''Quelle chance d'être malade !'' Tu vas nous manquer, Gilbert. »

À l'issue de la cérémonie, son cercueil a été longuement applaudi par la foule. Gilbert Buttazzoni a fait le choix d'être incinéré. Ses cendres reposeront au cimetière de Mulhouse-Dornach.
Pierre GUSZ

 

 
 

Gouvernement Fonction publique Profs et policiers : l'heure des promesses

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:35:55

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Gouvernement Fonction publique
Profs et policiers : l'heure des promesses
300 EUR en moyenne de revalorisation salariale pour les professeurs et un week-end de repos sur deux pour les policiers. Voici les promesses du gouvernement qui visent aussi à acheter la paix sociale.
 

 
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.
Les professeurs verront leur salaire annuel augmenter de « 300 euros en moyenne en 2020 », a annoncé mercredi le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Il a également mis en avant d'autres « mesures spécifiques », notamment en réseaux d'éducation prioritaire (REP). Dans ces zones où il est « plus difficile » d'enseigner, « nous passons à une prime de 2 000 euros », contre 1 000 euros l'année dernière. « On passe à 2 000 euros, qui s'ajoutent aux 2 500 euros de primes déjà existants, donc c'est très significatif », a-t-il fait valoir, en expliquant que cette mesure concerne 50 000 professeurs.
Un week-end sur deux pour les policiers

Côté police, le secrétaire d'État Laurent Nunez lance une expérimentation pour que les policiers bénéficient d'un week-end de repos sur deux. Et ce, alors que pour l'instant la plupart n'en bénéficie que d'un... sur six. Une mesure qui vient s'ajouter à une autre journée de récupération : le mercredi.

Une expérimentation des nouveaux cycles horaires, réclamée de longue date par les syndicats, est programmée « dans les jours qui viennent » afin d'améliorer le « bien-être » des policiers, a annoncé jeudi Laurent Nuñez. « Nous allons faire en sorte que (les policiers) puissent se retrouver en famille chez eux, parfois pendant trois jours. » Ces nouveaux cycles vont être expérimentés « dans une cinquantaine de départements, sur environ 170 services ou unités, et ça concernera 3 000 fonctionnaires pendant quatre mois en vue d'une généralisation », a développé Laurent Nuñez.
Expérimentation à partir du 15 septembre

Selon des sources syndicales, l'expérimentation devrait démarrer le 15 septembre pour les policiers en province et le 1er octobre pour les fonctionnaires de la préfecture de police de Paris. Le comité technique du ministère de l'Intérieur (CTM) doit se réunir la semaine prochaine pour valider ce calendrier.

« Nous sommes archi pour cette expérimentation, qui va dans le bon sens, mais nous serons vigilants sur le retour d'expérience, pour voir si ça fonctionne, si ça correspond aux besoins des policiers », a commenté Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d'Alliance, l'un des deux principaux syndicats de gardiens de la paix.

 

 
 

La SNCF sur de bons rails après un été record

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:32:02

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La SNCF sur de bons rails après un été record
 

 
Les trains Ouigo ont permis au TGV de renouer avec le succès. « On ne peut pas faire du train à grande vitesse pour moins cher », assure Guillaume Pepy, PDG de l a SNCF. Photo Luc CHAILLOT
Le train confirme son retour en grâce cet été. La SNCF a transporté 26 millions de passagers en deux mois dans ses TGV et ses trains Intercités, soit une hausse de 7 % en un an, le double de ce qui était prévu. La croissance est spectaculaire même si elle intervient après une année 2018 désastreuse. La SNCF avait connu, coup sur coup, une grève perlée de trois mois contre la réforme ferroviaire, puis une panne électrique géante qui avait paralysé le trafic pendant plusieurs jours en pleine période de grands départs à la gare Montparnasse à Paris. Bilan : 400 000 trains supprimés sur l'année. Rien de tel en 2019. La SNCF a passé les épisodes de canicule sans encombre, avec juste des ralentissements rendus nécessaires à cause de rails déformés par la chaleur.
Ouigo, l'arme contre la concurrence

« On observe vraiment un engouement pour le train et on gagne des parts de marché », s'est réjoui Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, sur BFMTV. Après des années de déclin à cause notamment de tarifs inabordables pour les voyageurs à petit budget, le TGV reprend des parts de marché au covoiturage et aux autocars Macron grâce à Ouigo, l'offre à bas prix de la SNCF. Les trains à grande vitesse bleu et rose ont été empruntés par 3,4 millions de voyageurs cet été, soit 13 % du trafic total des TGV et trains Intercités.

Ouigo est aussi la meilleure arme de la SNCF pour faire face à l'arrivée de la concurrence à partir de 2020. Au moins trois opérateurs européens se préparent à entrer sur le marché français : l'Italien Thello, filiale de Trenitalia, l'Allemand Flixtrain, la branche ferroviaire de Flixbus, et la Renfe, l'équivalent de la SNCF en Espagne.
La « honte de l'avion » dope les chiffres

Avec Ouigo, la SNCF a anticipé la guerre des prix. « On ne peut pas faire du train à grande vitesse pour moins cher », assure Guillaume Pepy. La SNCF a aussi en partie réussi son opération de reconquête de la clientèle jeune avec l'abonnement TGVMax à 79 euros par mois. La formule a séduit 110 000 voyageurs et aide la SNCF à mieux remplir ses TGV en dehors des périodes de forte affluence.

Le train a également profité cet été du mouvement « flygskam » (la honte de l'avion) né en Scandinavie qui pousse les voyageurs à boycotter le transport aérien pour répondre à l'urgence climatique. La SNCF a commandé une étude qui confirme cette tendance. De plus en plus de Français choisissent de prendre un TGV plutôt qu'un avion même sur des trajets de plus de quatre heures. Le train commence même à sérieusement concurrencer Air France et Easyjet sur la liaison entre Paris et Nice, malgré les 5 h 45 de trajet en train. Un voyage en TGV émet 45 fois moins de CO2 que le même déplacement en avion selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Un décompte insupportable mais nécessaire

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:35:08

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Un décompte insupportable mais nécessaire
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Le deuxième tiers de l'année 2019 n'est pas achevé que, déjà, la barre symbolique des 100 femmes tuées, en France, par leur conjoint, actuel ou ancien, est sur le point d'être franchie ! D'ici samedi, il ne fait guère de doute que la centaine de féminicides sera atteinte, voire dépassée. Terrible époque que nous vivons où, dans un pays civilisé, il n'est pas possible de protéger des victimes de violences familiales.

Si les femmes, principales victimes, sont en première ligne médiatique en raison de ce décompte aussi insupportable que nécessaire pour sensibiliser l'opinion à une réalité, elles ne sont pas les seules à payer de leur vie ou à souffrir dans leur chair du comportement criminel d'un parent proche. L'augmentation du nombre de féminicides, de laquelle découle, logiquement, la médiatisation du phénomène, ne doit pas faire oublier que des enfants meurent aussi, en 2019 en France, des coups portés par leurs parents. Et que les violences faites aux hommes sont aussi une réalité. Moins médiatisée, certes, car moins fréquente. Il n'existe cependant pas de graduation dans la maltraitance au sein du cercle de l'intimité, au-delà du fait que certains en meurent et que d'autres en réchappent.

Près de 100 femmes ont été tuées depuis le début de l'année. Mais combien sont passées près, à l'instar de cette Mulhousienne qui a reçu dix coups de couteau de la part de son compagnon ce mardi et qui aurait pu être la centième ? L'urgence à agir, que le gouvernement a traduit par le déblocage d'un million d'euros et l'organisation d'un Grenelle, implique des actes forts visant à éloigner les personnes violentes et à protéger les victimes. Aucune de ces conditions n'est aujourd'hui réunie, notamment pas la nécessité de recueillir les témoignages des victimes dans des conditions permettant que la peur se transforme en courage. Comme l'affirment les associations de victimes, l'absence de résultats induit un grave défaut de méthode et de moyens, que l'exécutif se doit de rectifier au plus vite.

 

 
 

Perspectives L'économie française fait de la résistance

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:37:17

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Perspectives
L'économie française fait de la résistance
Une croissance plus forte que prévu au deuxième trimestre et une consommation qui accélère enfin en juillet : face au ralentissement de l'activité au sein de la zone euro, l'économie française s'en sort plutôt bien.
 

 
Bruno Le Maire.
Selon une estimation publiée jeudi par l'Insee, le produit intérieur brut (PIB) hexagonal a progressé de 0,3 % entre avril et juin. Ce chiffre, conforme à celui du premier trimestre, est légèrement plus élevé que ce qui avait été initialement annoncé (0,2 %).

« C'est une révision en apparence limitée, mais qui montre que l'économie française résiste plutôt bien à la morosité ambiante », souligne Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management.
Une demande intérieure « globalement robuste »

« Comparé à ses voisins européens, la France s'en sort plutôt bien », abonde Hélène Baudchon, de BNP Paribas, qui attribue cette capacité de résistance à une moindre dépendance de l'économie française vis-à-vis de ses exportations ainsi qu'à une demande intérieure « globalement robuste ».

Selon l'Insee, le chiffre du deuxième trimestre a été atteint à la faveur d'une bonne dynamique sur le plan des investissements. Ces derniers ont progressé de 0,9 %, portés l'investissement des entreprises (+0,9 %) mais aussi des ménages (+0,8 % contre +0,1 % en première estimation).

La consommation, comme au premier trimestre, est en revanche restée décevante. Les dépenses des ménages n'ont ainsi progressé que de 0,2 % entre avril et juin, malgré les gains de pouvoir d'achat liés aux mesures d'urgence votées sous la pression des « gilets jaunes ».

« Il y a de la marge de progression », souligne Philippe Waechter, qui se dit néanmoins « raisonnablement optimiste » pour les prochains mois. « Les gains de pouvoirs d'achat mettent souvent du temps avant de se traduire en consommation : les Français vont bien finir par consommer », estime-t-il.

Signe d'un possible changement de tendance : les dépenses des ménages en biens ont rebondi de 0,4 % en juillet, après avoir baissé de 0,2 % en juin. Un résultat lié selon l'Insee à la hausse des ventes de matériel de transport (+1,4 %) et des biens d'équipement du logement (+1,9 %).

Interrogé mardi sur LCI, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a indiqué qu'il maintenait la prévision du gouvernement à 1,4 %, sans exclure une révision à la baisse de ce chiffre d'ici à la fin du mois de septembre, pour tenir compte de l'évolution de la situation au sein de la zone euro.

 

 
 

Vers un ticket Million-Schillinger aux municipales ?

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:23:58

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Vers un ticket Million-Schillinger aux municipales ?
 

 
Brusque poussée de fièvre, hier matin, au sein du microcosme politique mulhousien, à la lecture du tweet posté par un confrère de France Bleu Alsace, en marge d'une conférence de presse organisée dans les locaux de Soléa (opérateur du réseau de transports en commun de l'agglomération mulhousienne) : « En off, vers une candidature Million/Schillinger-LREM à la mairie de Mulhouse ».

Renseignement pris auprès de Patricia Schillinger, sénatrice LaREM du Haut-Rhin, le parti présidentiel s'intéresse certes de très près à l'éventualité d'une liste emmenée par Lara Million, adhérente de LR jusqu'à récemment, élue mulhousienne sortante, vice-présidente du conseil d'agglomération de M2A et conseillère départementale de Mulhouse-3. Mais de là à annoncer un ticket Million-Schillinger officiellement soutenu par LaREM pour les élections de mars prochain, il y a un pas que les deux intéressées se gardent, pour l'heure, de confirmer.

D'après nos informations, la commission nationale d'investiture (CNI) du parti présidentiel ne divulguera sa décision que mi-septembre. Seule certitude d'ici là : le nom de Lara Million est bel et bien cité, depuis plusieurs semaines, tout comme - quoique dans une moindre mesure - ceux de Fatima Jenn, conseillère départementale de Mulhouse-2, et Frédéric Marquet, ancien élu municipal et actuel « manager du commerce » de la commune.
E.D.

 

 
 

Guebwiller Santé Un centre pour lutter contre la tuberculose

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:41:35

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Guebwiller Santé
Un centre pour lutter contre la tuberculose
Depuis 1984, Guebwiller est doté d'un centre de lutte antituberculeuse. Sous l'égide du Département, il a notamment comme missions d'assurer le suivi des personnes qui ont contracté cette maladie, mais aussi de rechercher les sujets qui ont été en contact avec celles-ci.
 

 
Gisèle Masson, infirmière du centre de lutte antituberculeuse, Marie-Pierre Fahrner, médecin chef adjointe responsable enfance, santé et modes de garde, et Marie-Josée Stefanelli, cadre de santé pour la lutte antituberculeuse.
La tuberculose est une maladie ancienne, mais toujours active de nos jours. C'est pourquoi des centres de lutte antituberculeuse ont été créés. « C'est une bactérie, le bacille de Koch, qui est à l'origine de cette maladie infectieuse », explique le Dr Marie-Pierre Fahrner, médecin chef adjointe responsable enfance, santé et modes de garde, auprès du Département.

Si cette infection peut toucher tous les organes, ce sont surtout quand les poumons sont infectés que la maladie devient contagieuse. « Elle se transmet entre hommes, par voie aérienne », souligne-t-elle. Et Gisèle Masson, l'infirmière de lutte antituberculeuse du centre guebwillerois, d'ajouter : « Les bacilles sont présents dans la salive et peuvent donc se propager par la toux, l'éternuement ou la parole si des postillons sont projetés. » « Mais une certaine proximité avec la personne atteinte de cette maladie doit être effective pour que la contagion se fasse », rassure-t-elle.
Rechercher les sujets contacts

Les missions du centre guebwillerois sont multiples. « Nous assurons les suivis des cas qui nous sont signalés, indique Marie-Josée Stefanelli, cadre de santé pour la lutte antituberculeuse du Haut-Rhin. Mais nous devons aussi rechercher les personnes qui ont pu être en contact avec le patient d'origine, que nous nommons le cas index. » Ainsi, toutes les personnes qui ont été en contact pendant les trois mois précédant la déclaration d'un cas seront testées. « Avec une vigilance particulière portée aux enfants, aux personnes âgées ou aux individus immunodéprimés », précise Marie-Josée Stefanelli.

Les équipes de la lutte antituberculeuse doivent établir une relation de confiance auprès du patient afin qu'il se livre plus facilement sur sa vie privée, déterminer ses habitudes, les lieux qu'il fréquente, et ainsi recenser les sujets contacts. C'est d'ailleurs le patient lui-même qui est encouragé à prévenir son entourage du dépistage proposé par le centre de lutte antituberculeuse, qui prendra ensuite le relais. « En France, on ne peut obliger une personne atteinte de tuberculose d'en informer ses proches et collègues de travail. Il est pourtant indispensable de connaître les personnes rencontrées régulièrement par le malade », insiste Marie-Josée Stefanelli.
Un traitement préventif pour stopper la maladie

Si l'évocation de la tuberculose peut faire peur au grand public, les trois professionnelles de santé insistent sur le fait qu'il s'agit d'une maladie dont on guérit aujourd'hui. « Les sujets contacts chez lesquels la présence du bacille a été détectée bénéficieront d'un traitement préventif permettant de stopper tout risque de développement de la maladie », mentionne la cadre de santé. Et d'ajouter que près d'un quart de la population mondiale a déjà respiré cette bactérie. Des symptômes, tels que fatigue, toux persistante, fièvre, sueurs nocturnes, amaigrissement, voire du sang dans les crachats, peuvent évoquer la maladie.

Une série d'examens est alors entamée. « En premier lieu, un test tuberculinique est effectué. Une radiographie pulmonaire est également réalisée », détaille Marie-Pierre Fahrner. Cette dernière précise que tous ces examens sont pratiqués gratuitement dans les dispensaires. « À Guebwiller, les radiographies ne sont plus réalisées sur place, mais tout près de nos locaux, à l'hôpital Charles-Haby de Guebwiller. »
Une pathologiedont on guérit

Les statistiques de ces dernières années se veulent plus que rassurantes. Ainsi, 38 cas index ont été signalés dans le Haut-Rhin en 2018. 59 sujets contacts ont été reçus au sein des locaux de la capitale du Florival. « Il y a quinze ans, nous étions autour de 90 cas index par an dans le département », compare-t-elle. Au centre guebwillerois, on peut enregistrer quelques cas, voire aucun, selon les années. Preuve que la tuberculose est en net recul et que l'objectif final qui vise à l'éradiquer du territoire français n'est pas une utopie. « Un traitement antibiotique, pris pendant six mois, élimine la bactérie et évite les tuberculoses résistantes », informe Marie-Josée Stefanelli. « C'est pourquoi notre rôle de suivi de traitement des patients est indispensable », insiste-t-elle. Et de prévenir : « En revanche, on peut mourir de la tuberculose si l'on ne se soigne pas. »
La vaccination recommandéepour les sujets à risque

Le centre de lutte antituberculeuse effectue par ailleurs un important travail de dépistage auprès des populations dites à risque. « Il s'agit de la population carcérale, des personnes placées en centres d'hébergement d'urgence, y compris les migrants ou encore des personnels du milieu paramédical », énumère la cadre de santé. Elle rappelle aussi que la vaccination BCG, bien qu'elle ne soit plus obligatoire depuis 2007, est recommandée pour certains sujets à risque, principalement les enfants. « Nous sommes confrontés à une pénurie de vaccins, c'est pourquoi uniquement les centres de Colmar, Mulhouse et Altkirch (N.D.L.R. : les trois autres centres de lutte antituberculeuse du département) organisent des séances de vaccination », souligne Marie-Pierre Fahrner.
Audrey NOWAZYK Centre de lutte antituberculeuse de Guebwiller, 1 rue Schlumberger, 03 89 30 67 64. Deux permanences sont organisées chaque mois, sur rendez-vous uniquement.

Centre de lutte antituberculeuse de Guebwiller, 1 rue Schlumberger, 03 89 30 67 64. Deux permanences sont organisées chaque mois, sur rendez-vous uniquement.

 
 

Un centre pour lutter contrela tuberculose

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:43:14

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Un centre pour lutter contre la tuberculose
 

 
Gisèle Masson, infirmière du centre de lutte antituberculeuse, Marie-Pierre Fahrner, médecin chef adjointe responsable enfance, santé et modes de garde, et Marie-Josée Stefanelli, cadre de santé pour la lutte antituberculeuse. Photo L'Alsace /Audrey NOWAZYK
La tuberculose est une maladie ancienne, mais toujours active de nos jours. C'est pourquoi des centres de lutte antituberculeuse ont été créés. « C'est une bactérie, le bacille de Koch, qui est à l'origine de cette maladie infectieuse », explique le Dr Marie-Pierre Fahrner, médecin chef adjointe responsable enfance, santé et modes de garde, auprès du Département.

Si cette infection peut toucher tous les organes, ce sont surtout quand les poumons sont infectés que la maladie devient contagieuse. « Elle se transmet entre hommes, par voie aérienne », souligne-t-elle. Et Gisèle Masson, l'infirmière de lutte antituberculeuse du centre guebwillerois, d'ajouter : « Les bacilles sont présents dans la salive et peuvent donc se propager par la toux, l'éternuement ou la parole si des postillons sont projetés. » « Mais une certaine proximité avec la personne atteinte de cette maladie doit être effective pour que la contagion se fasse », rassure-t-elle.
Rechercher les sujets contacts

Les missions du centre guebwillerois sont multiples. « Nous assurons les suivis des cas qui nous sont signalés, indique Marie-Josée Stefanelli, cadre de santé pour la lutte antituberculeuse du Haut-Rhin. Mais nous devons aussi rechercher les personnes qui ont pu être en contact avec le patient d'origine, que nous nommons le cas index. » Ainsi, toutes les personnes qui ont été en contact pendant les trois mois précédant la déclaration d'un cas seront testées. « Avec une vigilance particulière portée aux enfants, aux personnes âgées ou aux individus immunodéprimés », précise Marie-Josée Stefanelli.

Les équipes de la lutte antituberculeuse doivent établir une relation de confiance auprès du patient afin qu'il se livre plus facilement sur sa vie privée, déterminer ses habitudes, les lieux qu'il fréquente, et ainsi recenser les sujets contacts. C'est d'ailleurs le patient lui-même qui est encouragé à prévenir son entourage du dépistage proposé par le centre de lutte antituberculeuse, qui prendra ensuite le relais. « En France, on ne peut obliger une personne atteinte de tuberculose d'en informer ses proches et collègues de travail. Il est pourtant indispensable de connaître les personnes rencontrées régulièrement par le malade », insiste Marie-Josée Stefanelli.
Un traitement préventif pour stopper la maladie

Si l'évocation de la tuberculose peut faire peur au grand public, les trois professionnelles de santé insistent sur le fait qu'il s'agit d'une maladie dont on guérit aujourd'hui. « Les sujets contacts chez lesquels la présence du bacille a été détectée bénéficieront d'un traitement préventif permettant de stopper tout risque de développement de la maladie », mentionne la cadre de santé. Et d'ajouter que près d'un quart de la population mondiale a déjà respiré cette bactérie. Des symptômes, tels que fatigue, toux persistante, fièvre, sueurs nocturnes, amaigrissement, voire du sang dans les crachats, peuvent évoquer la maladie.

Une série d'examens est alors entamée. « En premier lieu, un test tuberculinique est effectué. Une radiographie pulmonaire est également réalisée », détaille Marie-Pierre Fahrner. Cette dernière précise que tous ces examens sont pratiqués gratuitement dans les dispensaires. « À Guebwiller, les radiographies ne sont plus réalisées sur place, mais tout près de nos locaux, à l'hôpital Charles-Haby de Guebwiller. »
Une pathologiedont on guérit

Les statistiques de ces dernières années se veulent plus que rassurantes. Ainsi, 38 cas index ont été signalés dans le Haut-Rhin en 2018. 59 sujets contacts ont été reçus au sein des locaux de la capitale du Florival. « Il y a quinze ans, nous étions autour de 90 cas index par an dans le département », compare-t-elle. Au centre guebwillerois, on peut enregistrer quelques cas, voire aucun, selon les années. Preuve que la tuberculose est en net recul et que l'objectif final qui vise à l'éradiquer du territoire français n'est pas une utopie.

« Un traitement antibiotique, pris pendant six mois, élimine la bactérie et évite les tuberculoses résistantes », informe Marie-Josée Stefanelli. « C'est pourquoi notre rôle de suivi de traitement des patients est indispensable », insiste-t-elle. Et de prévenir : « En revanche, on peut mourir de la tuberculose si l'on ne se soigne pas. »
La vaccination recommandéepour les sujets à risque

Le centre de lutte antituberculeuse effectue par ailleurs un important travail de dépistage auprès des populations dites à risque. « Il s'agit de la population carcérale, des personnes placées en centres d'hébergement d'urgence, y compris les migrants ou encore des personnels du milieu paramédical », énumère la cadre de santé.

Elle rappelle aussi que la vaccination BCG, bien qu'elle ne soit plus obligatoire depuis 2007, est recommandée pour certains sujets à risque, principalement les enfants. « Nous sommes confrontés à une pénurie de vaccins, c'est pourquoi uniquement les centres de Colmar, Mulhouse et Altkirch (N.D.L.R. : les trois autres centres de lutte antituberculeuse du département) organisent des séances de vaccination », souligne Marie-Pierre Fahrner.
Audrey NOWAZYK SE RENSEIGNER Centre de lutte antituberculeuse de Guebwiller, 1 rue Schlumberger, Tél. 03.89.30.67.64. Deux permanences sont organisées chaque mois, sur rendez-vous uniquement.

 

 
 

 

Le collège labellisé pour le développement durable

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:06:32

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Le collège labellisé pour le développement durable
 

 
L'adjointe Elisabeth Bertaut (à g.) et la principale du collège Delphine Bourcet. Photo L'Alsace /Robert FURDERER
Si les 6e rentreront le 2 septembre, mardi 3 septembre c'est l'ensemble des 731 élèves qui effectueront leur rentrée à 8 h jusqu'à 16 h exceptionnellement.
Les 50 ans fêtés l'année prochaine

Les 26 classes comprendront une moyenne de 28,8 élèves et le collège entreprendra la 2e année du projet d'établissement, déclinaison locale de celui académique « Silence on lit ». Chaque jour, durant un quart d'heure, chacun plongera son esprit dans la lecture. L'objectif étant de développer le goût de l'écrit et de contribuer au renforcement de l'attention.

Le collège n'enregistre pas de changement au niveau du personnel, professeurs compris. Et comme il fête ses 50 ans, l'année prochaine, Delphine Bourcet note « Nous proposerons deux à trois noms, pour lui donner une identité » avant de préciser « La décision finale reviendra tout de même au conseil départemental ».

L'établissement scolaire a obtenu, cette année, le label E3D (établissement en démarche de développement durable) et parallèlement essayera de s'inscrire, dans le cahier de charge « Mon restau responsable ».

Elèves et personnel seront sensibilisés à la protection de l'environnement et responsabilisés sur les choix du quotidien et leurs impacts. Ainsi chaque classe a donné une heure de son temps, pour le nettoyage du collège lors de l'année scolaire 2018/2019. Créée par les élèves, qui ont assuré le choix de sa décoration, la salle zen sera opérationnelle, dès la rentrée, et leur permettra de s'y reposer et d'écouter de la musique douce et relaxante.
Robert FURDERER

 

 
 

Mulhouse Éducation Rentrée scolaire dans les collèges et lycées

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:44:17

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Mulhouse Éducation
Rentrée scolaire dans les collèges et lycées
 

 
? Lycée Lambert

Les élèves de seconde seront accueillis le lundi 2 sep tembre à 8 h 45 (tous les élèves seront présents matin et après-midi, la demi-pension sera ouverte). Les élèves de 1re seront accueillis l e mard i 3 septembre à 9 h. Les élèves de terminale seront accueillis. le mardi 3 septembre à 10 h. Les cours débuteront pour tous les élèves le mardi 3 septembre après-midi en fonction des emplois du temps de chaque classe.
? Lycée du Rebberg

Rentrée des Personnels : le vendredi 30 août à 9 h. Rentrée des élèves : lundi 2 s eptembre de 8 h 30 à 12 h 30 : accueil des élèves de 2nde CAP Couture Flou, 2nde CAP Agent polyvalent de Restauration, 2nde CAP Métiers du Pressing ainsi que leurs parents. Lundi 2 septembre de 13 h 30 à 17 h : accueil des élèves de 2nde BAC Professionnel + CAP AE Petite enfance (1 an) + 2nde CAP Coiffure. Mard i 3 septembre de 9 h à 11 h 30 : accueil des élèves de 1re BAC Professionnel. Mardi 3 septembre de 13 h 30 à 16 h : accueil des élèves de Terminales BAC Professionnel + Terminales CAP.
? Collège Kennedy

La rentrée scolaire au collège Kennedy se déroulera selon le calendrier suivant : prérentrée du personnel enseignant le vendredi 30 août à 8 h 15 pour les nouveaux personnels et 8 h 30 pour les autres personnels. Lundi 2 septembre à 9 h pour les élèves de 6e, lundi 2 septembre à 13 h 30 pour les élèves de 5e, mardi 3 septembre à 8 h pour les élèves de 4e, mardi 3 septembre à 9 h pour les élèves de 3e, mardi 3 septembre à 13 h 30, cours selon l'emploi du temps pour tous les élèves. À noter que les parents des élèves de 6e sont invités à rencontrer les professeurs principaux et l'équipe de direction le jeudi 12 septembre à 17 h 45.
? Collège de Rixheim

Lund i 2 septembre à 8 h : 6e collège et 6e SEGPA. Lundi 2 septembre à 13 h 30 : 5e, 4e et 3e collège. Mardi 3 septembre à 8 h : 5e, 4e et 3e SEGPA.

 

 
 

Mulhouse Collège Villon : Guillaume Dreyer

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:09:47

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Mulhouse Villon : Guillaume Dreyer
 

 
Guillaume Dreyer a pris les rênes du collège François-Villon.
Après quatre ans à la tête du collège François-Villon de Mulhouse, Jérémie Perret a mis le cap sur Saint-Pierre-et-Miquelon. Guillaume Dreyer, 44 ans, reprend le flambeau comme principal de l'établissement, l'un des plus grands collèges de l'académie en termes d'effectif. Il fera équipe avec le principal adjoint Didier Berkati, en poste depuis un an.

Après avoir enseigné les mathématiques, Guillaume Dreyer a intégré les personnels de direction il y a six ans. Depuis, il était principal adjoint du collège Molière de Colmar, en réseau d'éducation prioritaire renforcé (Rep+). Le voilà donc promu principal d'un autre établissement en Rep+. «J'ai à coeur de travailler auprès des élèves qui ont le plus besoin de l'école publique », confie-t-il.

Le Villon va faire cette rentrée avec une 6e et une 5e en moins et 790 élèves contre 840 l'an dernier, une baisse d'effectif bienvenue dans ce collège qui était à saturation. Elle a été permise par une refonte de la carte scolaire, engagée par l'académie avec ses partenaires (Département, Ville...). « Il y a une volonté partagée d'offrir des conditions de travail plus agréables pour les enseignants et les élèves », saluent le principal et son adjoint, en rappelant que le conseil départemental projette une réhabilitation d'envergure de l'établissement. Elle devrait s'engager « dans les cinq ans à venir », situe Didier Berkati.

Guillaume Dreyer entend prolonger « la dynamique enclenchée » par son prédécesseur, avec tous les personnels du collège. « On a la chance d'avoir une équipe très investie. » Il évoque la mise en oeuvre de l'accompagnement personnalisé, le travail sur la différenciation engagé l'an dernier, la dynamique de réseau avec les écoles du secteur, le travail avec les parents et les partenaires extérieurs... Un travail qui porte ses fruits : « Le taux de passage en seconde générale et technologique de nos élèves augmente, on est à 53 % contre 43 % un an plus tôt », se réjouit-il.

Le collège se prépare par ailleurs à accueillir pour voisins, dans un an, une partie des élèves du collège Kennedy, qui seront délocalisés, le temps du chantier de transformation de leur établissement, dans les locaux de l'ancien lycée Camille-Claudel. Cette délocalisation future s'organise en coopération entre les deux collèges, le Département, la Ville... « On mutualisera par exemple notre demi-pension. »

 

 
 

Un stage pour préparer la rentrée en douceur

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:42:54

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Un stage pour préparer la rentrée en douceur
 

 
Johanna et Louanne travaillent sur le contenu des journaux locaux avec Ève Luttenauer, professeur documentaliste au collège de Masevaux. Photo DNA /A.S.
Neuf établissements scolaires du second degré, les collèges Alexandre-Gérard de Masevaux, Victor-Hugo de Colmar, Georges-Martelot d'Orbey, collèges Jean-Macé à Bourtzwiller et Wolf de Mulhouse, Charles-Walch et Rémy-Faesch de Thann, ainsi que Pierre-Pflimlin de Brunstatt, se sont proposés pour accueillir les jeunes élèves à raison de cinq à six par stage.
Méthodes ludiqueou conventionnelle

Au collège Alexandre-Gérard, depuis ce lundi, douze élèves sont de retour sur les bancs de l'école. À la rentrée, la moitié intégrera le collège et l'autre des classes de CM2. Sabine Kaiser et Fanny Schweitzer, professeurs des écoles, Christophe Hoffmann, professeur de mathématiques et Ève Luttenauer, professeur documentaliste au collège, se sont portés volontaires pour dispenser des cours de mathématiques et de français, soit avec la méthode conventionnelle, soit de manière ludique.

Marc Guillier, principal du collège, et son adjointe, Martine Rak, témoignent de leur enthousiasme quant à la qualité des relations entre les écoles primaires et le collège. En effet, avec le concours des enseignants du premier degré, il est possible d'adapter le stage en fonction des besoins réels de l'élève. C'est presque du « sur-mesure », cela qui leur permet de réviser les matières dans lesquelles subsistaient encore quelques difficultés et, dans la mesure du possible, de les gommer.
Immersionet remise à niveau

Ce stage d'immersion et de remise à niveau leur permettra d'aborder la rentrée plus sereinement, que ce soit au collège ou en CM2. À Masevaux, quatre groupes de deux à trois élèves ont profité de l'attention des enseignants.

Quatre matins de cette semaine, les jeunes potaches ont travaillé avec Ève Luttenauer la compréhension d'un texte à partir d'un article de journal, l'orthographe et la grammaire avec Céline Schweitzer, la géométrie et le calcul avec Fanny Kaiser et les mathématiques avec Christian Hoffmann.

Pour lui, c'était la surprise ! Il a découvert leurs lacunes en dialoguant avec les écoliers. Il s'est trouvé très frustré de ne pas pouvoir leur consacrer plus de temps et les aider plus encore.

Bien évidemment, tout ne sera pas réglé en une semaine, mais c'est un véritable plaisir d'enseigner ainsi. Il est vrai que dans une classe de 20 élèves, ou bien plus, il est difficile de se rendre compte qu'un élève ne suit pas et de l'entendre dire après : « Je suis nul ! ». Tout en reconnaissant qu'il ne serait pas possible de mettre un enseignant à la disposition de deux écoliers, Céline, Fanny, Christian et Ève sont unanimes quant aux relations développées avec les écoliers.

C'est un vrai plaisir de travailler ainsi. Voir et entendre un enfant s'émerveiller devant quelque chose qu'il vient de comprendre et dire merci n'est que bonheur pour les enseignants. Le sourire d'un enfant qui a compris est la plus belle récompense.
A.S.

 

 
 

Colmar enseignement privé L'Assomption plébiscite le bilinguisme

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:30:59

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enseignement privé
L'Assomption plébiscite le bilinguisme
Entre gros travaux de mise aux normes et développement des neurosciences, l'institut de l'Assomption, qui fête ses 100 ans cette année, prépare l'avenir.
 

 
Les directrices du collège et de l'école primaire de l'Assomption, Dominique Berion et Bénédicte Krust, de g. à d., dans le nouveau pôle sciences qui compte trois salles remises à neuf.
Après quatre tranches de travaux (sur cinq), l'institut de l'Assomption a déjà beaucoup changé, à l'intérieur comme à l'extérieur.

Le chantier de cet été a porté essentiellement sur les accès extérieurs. « L'organisation des entrées en dehors des heures d'ouverture sera revue, avec un contrôle affiné, et ouverture à distance » indique Dominique Berion, chef d'établissement et directrice du collège. Plusieurs portails ont été remplacés. Dans la cour aussi, les espaces dédiés à la maternelle, ont été mieux délimités avec l'ajout de deux portes.

A l'intérieur, des salles ont été repeintes, dotées de nouveau mobilier. « Le parc informatique et des vidéoprojecteurs ont également été remis à neuf. » Le système de chauffage est en cours de rénovation, sur trois ans. Le pôle « science », avec ses trois salles remises à neuf, a été achevé en juin. Une inauguration des travaux déjà réalisés ces quatre dernières années sera organisée avant les vacances de la Toussaint.

La dernière tranche, à l'été 2020, sera consacrée à la rénovation des locaux de la maternelle.
Sensibiliser les enfants sur leur niveau d'attention

Autre gros chantier à l'institut de l'Assomption : le développement des neurosciences appliquées à l'enseignement. L'établissement est pilote en la matière depuis 5 ans. La méthode appliquée, baptisée ATOLE (Attentif à l'école), vise à sensibiliser les enfants sur leur niveau d'attention, à repérer les parasites. « Les enfants d'aujourd'hui, habitués aux images animées, ont de grosses difficultés à rester attentifs. Ils décrochent très vite » constate Bénédicte Krust, la directrice de l'école primaire. Grâce à de petites séances chaque semaine, les résultats sont perceptibles.

« La qualité du silence et de l'attention s'est améliorée depuis la mise en place de rituels. » Le collège aussi développe l'éducation à l'attention pour la 3e année. L'équipe des professeurs formés à ces techniques se développe. Et cette année, l'institut met en place une classe pilote en 6e, baptisée « colibri ». Les 4 et 5 novembre, l'ensemble du personnel sera formé durant deux jours.
Deux classes 6e de « Deutsch + »

Le bilinguisme reste le fer de lance de l'établissement. Pour répondre à la demande toujours grandissante, le collège créé deux classes de 6e de « Deutsch + ». Ces classes accueillent à la fois les élèves qui restent en filière bilingue et ceux qui veulent arrêter tout en maintenant leur niveau d'allemand. Ces derniers bénéficieront d'une heure d'allemand supplémentaire (4 au lieu de 3) par rapport à la filière non-bilingue. Les cours de sport et de culture régionale seront également en allemand. « Cela nous permet d'augmenter la capacité d'accueil en bilingue.» 

Enfin, le fil rouge pour l'année scolaire à venir, sera le centenaire de l'établissement, « l'Assomption, hier, aujourd'hui et demain ». Les élèves travailleront sur cette thématique en classe et plusieurs évènements émailleront l'année scolaire : des portes ouvertes en février, le spectacle des maternelles en mars et enfin un grand spectacle de son et lumière fin mai qui sera donné trois soirs de suite. « On ouvrira nos portes à tous les élèves qui ont connu cette école. »
Valérie FREUND HORAIRES. Maternelles : rentrée lundi 2 septembre, horaires échelonnés communiqués par l'établissement. Classes élémentaires : lundi 2 : 8 h 30 : CM1 et CM2, 9 h 30 : CE1 et CE2, 13 h 30 : CP (réunion avec les parents de CP de 16 h à 17 h). Collège : lundi 2 à 8 h 30 : appel des 6e (fin des cours à 15 h 40). Mardi 3 septembre : 8 h 30 : appel des 3e ; 9 h : appel des 4e et 9 h 30 : appel des 5e. Inscriptions toujours possibles en 6e bilingue. Tél : 03 89 41 23 48. www.assomptioncolmar.fr.

HORAIRES. Maternelles : rentrée lundi 2 septembre, horaires échelonnés communiqués par l'établissement. Classes élémentaires : lundi 2 : 8 h 30 : CM1 et CM2, 9 h 30 : CE1 et CE2, 13 h 30 : CP (réunion avec les parents de CP de 16 h à 17 h). Collège : lundi 2 à 8 h 30 : appel des 6e (fin des cours à 15 h 40). Mardi 3 septembre : 8 h 30 : appel des 3e ; 9 h : appel des 4e et 9 h 30 : appel des 5e. Inscriptions toujours possibles en 6e bilingue. Tél : 03 89 41 23 48. www.assomptioncolmar.fr.

 
 

Dans les coulisses du plus grand complexe passif de France

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:28:11

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Dans les coulisses du plus grand complexe passif de France
 

 
Les travaux de finition ont commencé pour les ouvriers du chantier de La Vigneraie qui sont dans la dernière ligne droite. Le hall d'entrée est déjà bien avancé. Photo L'Alsace /Alice Herry
Les panneaux jaunes et triangulaires « Interdit au public » disposés sur le chantier de la salle multi-activités seront retirés ce samedi à Wettolsheim. Le temps d'une journée, La Vigneraie ouvrira ses portes et accueillera les curieux. La construction de cette salle, à l'entrée sud du village, le long de la RD83, progresse à grands pas. Sous la conduite des membres du conseil municipal, la visite permettra à la population d'appréhender les particularités des travaux de la salle et la spécificité de ses équipements (optimisation des apports solaires, ossature bois, menuiseries extérieures adaptées, matériaux d'isolation et VMC double flux, notamment).

Ils pourront surtout échanger avec le penseur du projet, le maître d'oeuvre Thomas Weulersse, architecte spécialisé dans la construction de bâtiments passifs, responsable du cabinet D-FORM de Soultzbach-les-Bains. « C'est très intéressant les portes ouvertes. Ça nous permet de montrer aux gens le projet en cours de réalisation et les techniques que l'on utilise », explique-t-il. Pour cet hôte pas comme les autres, cette opération est « une sorte de passation ». Demain, il sera encore « chez lui », mais plus pour très longtemps...

De g. à d., Thomas Weulersse, architecte, Lucien Muller, maire de Wettolsheim et son adjoint Alain Bohrer devant le chantier de la salle La Vigneraie. Photo L'Alsace /Alice Herry

Les travaux de finition ont commencé pour les ouvriers du chantier de La Vigneraie qui sont dans la dernière ligne droite. Le hall d'entrée est déjà bien avancé. Photo L'Alsace /Alice Herry

En rappel aux cuves à vin, l'architecte a choisi l'inox pour les débords de toiture. Photo L'Alsace /Alice Herry

La salle principale dispose d'une scène et d'une capacité d'accueil de 600 personnes. La lumière naturelle y est très présente. Photo L'Alsace /Alice Herry

Les travaux ont commencé en septembre 2018. La salle sera opérationnelle à compter du premier trimestre 2020. Photo L'Alsace /Alice Herry
Dernier coup de marteau pour décembre

La construction de la Vigneraie a commencé en septembre 2018. Impulsé par la Ville et conçu par Thomas Weulersse, cet équipement a l'ambition de devenir le plus grand complexe passif de France. Pouvant accueillir jusqu'à 600 spectateurs (configuration assis-debout), il proposera des spectacles, des concerts, des congrès d'affaires, des conférences... La Ville de Wettolsheim finance ce projet à hauteur de 3,7 millions d'euros pour une surface totale de 1 700m2.

« Je suis content et fier de ce projet. On l'a initié en 2001. Après avoir acquis le terrain, on a pu le concrétiser. Il est très attendu. C'est pour ça qu'on attend les habitants lors de ce chantier ouvert. On sera là pour répondre aux questions, on donne l'occasion à tout le monde de visiter ce chantier », indique pour sa part le maire Lucien Muller

Le public pourra visiter la salle principale et sa scène, la salle de réunion, déambuler entre les murs des locaux du futur concierge, des loges, découvrir vestiaires et sanitaires. Le chantier de construction devrait s'achever en fin d'année. Le parquet de la salle sera, quant à lui, prêt à être foulé par talons, chaussures et baskets au cours du premier trimestre 2020.
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7imukq" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1060" height="599" frameborder="0"></iframe> Une architecture épurée, poétique et environnementale

Au bord de la RD 83, à côté des vignes et en contrebas du village, le bâtiment se fond parfaitement dans le paysage. « L'idée, c'était de se laisser inspirer par l'environnement, le territoire, la végétation et les montagnes. Il y avait un enjeu fort sur l'impression que renverrait le bâtiment. Avec ses lignes épurées et grâce au jeu des pans de toiture décalés, on réduit son aspect volumineux. C'est ça qui donne sa force à ce projet phare », estime l'architecte. Pionnier dans la réalisation d'équipements passifs dans le Grand Est, Thomas Weulersse a abordé ce projet en pensant d'abord à l'aspect environnemental. « J'extrais toutes les informations possibles en termes d'environnement, de course du soleil, de dénivelés, de complexité du programme, de règles d'urbanisme, etc. Je me demande aussi pour qui on construit. En fonction de toutes ces données, je réfléchis à ce qu'on peut offrir de mieux en ne gaspillant ni matière, ni argent. »

Les façades sont réalisées en grès jaune de Rouffach, dont la teinte contraste avec celle du bardage extérieur composé de petites tuiles traditionnelles alsaciennes en terre cuite. « En rappel aux cuves à vin, l'architecte a choisi l'inox pour les débords de toiture. Le village est marqué par la vigne, c'est un joli moyen de ne pas oublier nos racines collectives », ajoute Antoine Bohrer, adjoint au maire.
« Un chantier exemplaire »

La salle des fêtes de Wettolsheim ne repose pas sur des fondations classiques, mais sur un radier en béton Pneumatit® coulé sur un remblai isolant en mousse de verre cellulaire et 30 cm de polystyrène. Un procédé d'isolation qui permet de supprimer les déperditions par le sol et d'obtenir une enveloppe isolante continue sur l'ensemble de la périphérie du bâtiment. Les performances énergétiques du bâtiment passif, quatre fois à cinq fois meilleures qu'un bâtiment BBC, permettront de ne chauffer que deux à trois mois dans l'année au moyen d'une petite chaudière à pellets.

« C'est un chantier exemplaire. Il n'y a pas d'aussi grand bâtiment passif en France, ce sera une première et ça permettra de faire un suivi des consommations et de la performance. On a utilisé beaucoup de matériaux écologiques », ajoute Thomas Weulersse. Le public pourra donc réaliser à quel point la commune s'inscrit dans une démarche innovante en matière de respect de l'environnement, et découvrira le travail d'un architecte dont les coups de crayon sont guidés par l'amour de la terre et la nature.
Alice HERRY Y ALLER Portes ouvertes samedi 31 août de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Salle multi-activités La Vigneraie à l'entrée sud de Wettolsheim, le long de la RN83. PLUS WEB Voir également notre diaporama et notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Ribeauvillé Tout beau, tout neuf

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:08:37

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Ribeauvillé Tout beau, tout neuf
 

 
Ribeauvillé ou Rappschwihr, dispose maintenant de panneaux d'entrée et de sortie de ville bilingues. Photo DNA /Gilles RENAUD
Jeudi matin, les services techniques de Ribeauvillé ont assuré la pose des nouveaux panneaux d'entrées et de sorties de la ville.

Se faire belle avant une réception est un réflexe de bon aloi. C'est ce qu'a fait la ville de Ribeauvillé en installant de nouveaux panneaux d'entrée et de sortie flambant neufs avant les festivités du Pfifferdaj. Ces panneaux sont bilingues et ont été fournis et payés par le conseil départemental du Haut-Rhin dans le cadre de sa politique de promotion de l'alsacien, leur mise en place restant à la charge de la commune. Désormais présents aux cinq accès de la cité des ménétriers ces panneaux ont été posés en hauteur selon les normes en vigueur. Plus personne ne pourra ignorer qu'en alsacien Ribeauvillé se dit « Rappschwihr ».

 

 
 

Abeilles d'Alsace : un état des lieux

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:11:45

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Abeilles d'Alsace : un état des lieux
 

 
La reine est affublée d'une pastille qui permet de dater son année de naissance. Photo L'Alsace
L'Alsace a perdu près de 10 % de ses ruches l'an dernier, et la saison 2019 s'annonce difficile. Éléments d'explication avec Alexis Ballis, conseiller spécialisé à l'Ada Grand Est.

Chaque année, l'Ada (Association pour le développement de l'apiculture) Grand Est lance une enquête auprès des apiculteurs, professionnels et amateurs. L'objectif : mesurer les pertes hivernales pour mener des campagnes de prévention efficaces.
Des pertes hivernales fluctuantes

Les apiculteurs alsaciens ne répondent pas tous aux sollicitations de l'Ada, « souvent par manque de temps », explique Alexis Ballis, conseiller spécialisé à l'Ada Grand Est. Les enquêtes sondent néanmoins 15 % des 120 000 ruches alsaciennes. Ce chiffre, relativement élevé par rapport à d'autres régions, permet de dresser un bilan significatif.

Résultat : en 2018, sur près de 7000 ruches inventoriées, 9,3 % sont mortes. À ces ruches décimées s'ajoutent celles ayant perdu leur reine ou ayant des problèmes sanitaires, et qui sont donc fragilisées.
Une région relativement épargnée

Mais l'Alsace est relativement épargnée par rapport à d'autres régions, grâce à la variété de ses plantes mellifères (aubépine, acacia, tilleul, châtaigniers) et aux techniques de préservation des ruches.

C'est le cas, par exemple, de la transhumance. À l'instar des troupeaux de brebis ou de vaches, les apiculteurs déplacent leurs ruches vers les montagnes lorsque les fleurs des plaines fanent.

Une autre technique consiste à remplacer une matriarche trop âgée, par une autre, plus dynamique. « Il ne faut pas oublier que les apiculteurs sont des éleveurs : ils pensent avant tout au bien-être de leur cheptel », souligne Alexis Ballis. La nouvelle reine va renforcer la ruche afin qu'elle passe l'hiver.

Ces techniques préservent les ruches contre trois fléaux : le parasite varroa (lire ci-dessus) ; les pesticides, qui intoxiquent les abeilles ; et le manque de fleurs, dû au changement climatique. « C'est un véritable triangle des Bermudes », déplore le conseiller apicole. L'intervention minutieuse des apiculteurs limite les hécatombes.

Cette année, les températures basses d'avril et mai et les canicules de juin et juillet ont pénalisé le développement des colonies. « La profession souhaite faire reconnaître une situation de calamité agricole », annonce Alexis Ballis.

D'autant plus qu'une autre menace les fragilise : la concurrence des miels importés - notamment de Chine -, des miels bon marché qui mettent à mal l'apiculture française.
Des labels à suivre

Pour valoriser la production locale, l'Ada Grand Est accompagne les labels de qualités. « Une indication géographique protégée (IGP) Miel d'Alsace apporte de réelles garanties aux consommateurs, souligne Alexis Ballis. Les producteurs labellisés sont contrôlés chaque année et leurs produits strictement analysés. » Une indication à garder en tête lorsqu'on hésite, dans les rayons des magasins.
Marie DEDEBAN

 

 
 

Trois dimanches pour la culture juive

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:13:32

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Trois dimanches pour la culture juive
 

 
 
Pour l'édition 2019 des « Journées » qu'elle organise chaque année, l'Association européenne pour la préservation et la promotion de la culture et du patrimoine juifs (AEPJ) a décidé de répartir ses animations sur trois dimanches : les 1er, 8 et 15 septembre. Au programme : portes ouvertes des synagogues de Belfort, Haguenau, Colmar et Strasbourg (entre autres), animations au Musée judéo-alsacien de Bouxwiller, visites guidées de cimetières israélites de Wissembourg, Luemschwiller ou Ingwiller... Des conférences et des concerts sont également prévus dans toute l'Alsace. Le nombre de villes participantes (33) et d'animations (68) est un record. Le programme complet des animations est à retrouver sur le site jecpi-france.com, et celui du Bade-Wurtemberg sur le site gedenkstaetten-bw.de. Pour certains évènements, une réservation est demandée.

 

 
 

Débrayage chez Arconic

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:14:55

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Débrayage chez Arconic
 

 
Plus d'une vingtaine de salariés de l'entreprise Arconic, à Merxheim, ont débrayé ce jeudi. Il s'agissait principalement de l'équipe d'après-midi du secteur Reynobond PE et des commerciaux en charge de la vente de ce revêtement en polyéthylène, dont la production sera arrêtée à la fin de l'année.
« Nous voulons mettre la pression »

Un plan social portant sur 40 licenciements a été annoncé il y a deux mois. En fait, les licenciements concerneraient 65 personnes, mais 25 reclassements sont d'ores et déjà envisagés.

« Nous voulons mettre la pression à notre direction », argue un des salariés concernés, sachant qu'une réunion de négociation est prévue ce vendredi, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). En jeu, l'obtention de primes de licenciement, qui iraient au-delà du minimum légal.

Selon les salariés, le dialogue n'est pas évident dans l'entreprise. « En deux mois, nous avons eu six réunions seulement », déplore l'ouvrier, qui regrette que tout ait commencé en plein été, « quand les gens sont en vacances » : « Pour nous, tout ça, c'est fait exprès, ils ne veulent pas de vague. »

Les salariés se plaignent aussi de pressions en interne : « Ça les embête que tout sorte dans la presse », glisse un autre salarié concerné. Nous n'avons d'ailleurs pas pu entrer dans l'entreprise ; les échanges ont eu lieu à travers la clôture...
40 licenciements annoncés

Les salariés menacés de licenciement dénoncent la logique à l'oeuvre : « Arconic devait être vendu, mais les discussions n'ont pas abouti. L'acheteur était prêt à reprendre la branche aéronautique, pas celle de la construction, pas assez rentable. Là, ils veulent augmenter la profitabilité de l'entreprise pour mieux la vendre. L'incendie de la tour Grenfell, à Londres, a joué, mais il n'y a pas que ça. » Survenu le 14 juin 2017, cet incendie avait coûté la vie à 71 personnes : la tour était recouverte de Reynobond PE, qui s'était révélé hautement inflammable.

Certes, ajoutent les deux salariés, leur secteur n'est pas bénéficiaire, mais « il fournit de la charge de travail aux autres secteurs. Pendant des années, on nous a dit qu'il fallait tenir compte de l'équilibre global... »

Pendant ce temps-là, la ligne Reynobond® tourne en 2x8 à plein rendement. « Nous avons tous fait au moins 150 à 180 heures supplémentaires depuis le début de l'année. Nous, nos objectifs sont atteints. » Ils doivent finaliser les dernières commandes passées avant la fermeture.

Nous avons cherché à joindre la direction de l'entreprise, en vain.
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

La société Les Adonis prépare sa première saison

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:04:27

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La société Les Adonis prépare sa première saison
 

 
Les membres de la nouvelle société de quilles Les Adonis de Heiteren ont participé dans la bonne humeur à leur premier entraînement. DR
La société de quilles « Alliance » était en sommeil depuis quelques années. Autour de Denis Hebding se sont retrouvés des anciens joueurs locaux et des amoureux du sport de quilles Saint Gall pour créer la société de quilles « Les Adonis », du nom de la plante endogène et rare s'épanouissant dans les clairières la forêt Mequillet.

C'est le 8 mars que se tenait l'assemblée générale constitutive pour la mise en place d'un club permettant de pratiquer un sport qui a offert quelques lettres de noblesse à la commune. Le bureau, pour sa mise en place, est constitué de : Denis Hebding, président ; Maryline Staehlé, secrétaire ; et Corine Collard, trésorière.

Après le dépôt des statuts et leur validation, les membres de la société ont réhabilité la piste de quilles pour la rendre opérationnelle après ces quelques années de déshérence.

Tous ces travaux de remise aux normes furent possibles grâce au soutien de Dominique Schmitt, maire, d'anciens quilleurs du village et de sponsors qui ont cru en l'initiative de ces bénévoles, dont certains sont des quilleurs confirmés.

Les quilleurs des Adonis sont inscrits pour le championnat qui débutera dans les prochaines semaines avec une équipe de 11 joueurs qui débuteront leur remontada en évoluant en division 4, pour leur première saison.

La phalange est composée de Carole, Johan, Dorian et Didier Dirringer, Serge et Corine Collard, Francis Vonau, Julien et Lucy Freby, Marie-Laure Ringler et Denis Hebding.

Pour leur premier match, ils rencontreront leurs homologues de Balgau, samedi 14 septembre, dans le cadre du challenge du conseil départemental.

Dès à présent, Les Adonis inscrivent leur dynamisme dans la vie associative de la commune en en participant à l'organisation de la Fête des Moissons de dimanche 8 septembre, au pèlerinage de la Thierhürst.

Ils organiseront également la bourse de vêtements, jouets et objets de puériculture, dimanche 15 septembre, dans la salle polyvalente.

Les membres de la société de quilles « Les Adonis » se sont retrouvés, mercredi 21 août pour leur premier entraînement en commun.

Un appel est lancé à toutes les personnes intéressées par la pratique du jeu de quilles Saint Gall.

 

 
 

Biesheim « Un rond-point va être installé »

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:07:33

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Biesheim « Un rond-point va être installé »
 

 
La route Nationale D468, à Biesheim. DR
Tout d'abord, l'élu a tenu à faire le point sur la manière dont fonctionnent les agents municipaux en charge de la sécurité. « On a une police municipale qui tourne assez régulièrement, qui met des radars pédagogiques en place et qui fait également de la prévention au sein de la commune. C'est évident qu'on ne peut pas être derrière tout le monde. »
« J'espère que ce chantier pourra être lancé l'année prochaine »

Le maire rappelle qu'un certain nombre de travaux d'aménagement de voirie a été effectué. Notamment le rond-point situé à une des sorties de Biesheim, route de l'Industrie, dans le but de sécuriser le déplacement des personnes dans ce secteur. Concernant la Route Nationale, qui était au coeur des craintes de certains riverains, Gérard Hug s'est également exprimé là-dessus.

« Nous sommes en train de mener une réflexion beaucoup plus large pour sécuriser cette voie de circulation qui va de Neuf-Brisach à Kunheim. On sait que c'est une route où les gens roulent vite, c'est évident, on a prévu - avec le Conseil départemental - un rond-point à la sortie de Biesheim, le même que celui qui mène à Neuf-Brisach. Pour mener à bien ce projet, on a acheté tous les terrains qui entourent la zone où serait installé ce rond-point. Cela permettra de sécuriser l'entrée et la sortie de ville. L'emplacement est donc prévu et tout est programmé pour le mettre en oeuvre. »

Seulement, avant cela, il y a des autorisations et des subventions à obtenir. Il faut aussi prendre en compte que la mairie travaille avec d'autres partenaires, ce qui explique ce délai d'attente.

« Nous sommes donc maintenant focalisés sur la sécurisation de ce secteur, les études de sécurité ont été lancées car il est primordial d'en faire, désormais nous attendons la validation du Conseil départemental. J'espère que ce chantier pourra être lancé l'année prochaine », a ainsi conclu le maire.
Anton GUIONIN

 

 
 

Routes Chantier de nuit

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:05:28

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Routes Chantier de nuit
 

 
La nuit du 30 août, la couche de roulement du carrefour giratoire entre les rues du Muehlele (RD417) et du Général de Lattre de Tassigny (RD10), à l'entrée Est de Munster, sera renouvelée dans le cadre du programme d'entretien des routes mené par le Conseil départemental du Haut-Rhin.

La route sera barrée pendant entre 20 h et 6 h. Un itinéraire de déviation sera mis en place pour les usagers sortant de Munster par la RD10 jusqu'à la commune de Wihr-au-Val, tandis qu'un autre itinéraire arrivera par la rue Hilti dans la zone industrielle depuis la RD417 en provenance de Colmar.

Aux abords de ce carrefour giratoire, ce sont 15 217 véhicules qui circulent quotidiennement sur la RD417 vers Colmar. Le Département appelle donc les usagers à la prudence et au respect des restrictions de circulation.

Colmar Un incendiaire de 15 ans

Publié dans le panorama le Vendredi 30 août 2019 à 06:21:46

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Colmar  
Un incendiaire de 15 ans
La police a interpellé cinq adolescents impliqués dans de nombreux feux nocturnes à Colmar. Parmi eux, l'incendiaire de l'école des Violettes en juillet.
 

 
En garde à vue, l'adolescent a reconnu avoir mis le feu à l'aide d'un briquet à des débris de laines de verre stockés devant l'école maternelle des Violettes à Colmar le 24 juillet dernier. Lors de cette même garde à vue, le Colmarien de 15 ans a tenté de mettre le feu au matelas de la cellule, à l'aide d'un briquet caché dans ses sous-vêtements.

À l'issue d'une longue et fouillée enquête, la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Colmar a identifié le suspect numéro un, interpellé ce mercredi. L'adolescent avait déjà été interpellé mi-août, après une série de feux de poubelles. Une Colmarienne de 15 ans avait été surprise en flagrant délit le 8 août par une patrouille, impliquée deux feux rue de Zürich. Un autre adolescent avait reconnu avoir mis le feu à cinq poubelles le 6 août.
« Sans savoir pourquoi »

Le 14 août, un quatrième était interpellé après des feux dans le même quartier, rue de Genève après une surveillance de la brigade anticriminalité. Les policiers avaient aperçu deux jeunes s'échappant d'un local poubelles en même temps que de la fumée. Un guetteur avait été arrêté. La plupart des jeunes incendiaires se connaissent et habitent le quartier. Plusieurs étaient déjà connus de la justice. L'un d'eux a expliqué avoir mis le feu « sans savoir pourquoi ». L'auteur présumé de l'incendie qui a endommagé l'école maternelle a lui avancé qu'il ne pensait pas que le feu prendrait dans la laine de verre.

Avec un autre adolescent qui nie toute participation à l'incendie, il a été déféré ce jeudi après-midi au parquet avant de passer dans le bureau du juge des enfants en vue d'une mise en examen. À base d'investigations précises, de recoupements, de renseignements obtenus sur le terrain et de l'exploitation de la vidéosurveillance, l'enquête mobilisant plusieurs services a permis d'élucider une quinzaine de faits, certains englobant plusieurs feux.
Ph.M.