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A la Une Le Haut-Rhin soigne ses routes

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:13:34

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A LA UNE
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LA UNE - EDITION DU SOIR - Le Haut-Rhin soigne ses routes
 

 
Le chantier du contournement routier de Ballersdorf nécessite deux nuits de fermeture totale de la RD419 entre Dannemarie et Ballersdorf. Photo L'Alsace /Vivian MILLET
La saison des chantiers se poursuit dans le Haut-Rhin avec, comme gros morceau,la réalisation de l'échangeur de Ballersdorf, mais aussi un important volet de renforcement des ponts. Petit tour d'horizon avec Alain Grappe, président de la commission routes, voiries et infrastructures du département

L'été de tous les chantiers

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:11:38

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L'été de tous les chantiers
 

 
Le chantier de la déviation de Ballersdorf doit s'achever en octobre 2020. Photo DNA /Julien STEINHAUSER
« Nous sommes en plein rattrapage. En deux ans, le budget consacré à la réfection des routes a doublé. » Après une période de vaches maigres, Alain Grappe, président de la commission routes, voiries et infrastructures du département du Haut-Rhin, se réjouit de pouvoir compter sur une enveloppe de 39,5 millions d'euros cette année contre 27,5 millions l'an dernier, soit une augmentation de 44%. Une grosse partie de cette somme est consacrée à la réalisation de l'échangeur de Ballersdorf, dans le Sundgau. Le chantier va bon train, favorisé par une météo clémente depuis l'hiver dernier : « Les premiers temps de la construction de la nouvelle route départementale contournant Ballersdorf sont achevés, annoncent les services du département. Ils ont notamment permis de réaliser un carrefour giratoire, les accès au chantier, mais aussi d'enfouir et de protéger les réseaux. » « Nous en sommes à l'étape du terrassement, complète l'élu, qui s'est rendu sur place récemment. C'est un gros chantier, très technique car on veut faire quelque chose qui dure dans le temps. On effectue en ce moment des contrôles sur le tassement des sols pour anticiper le passage des poids lourds. Il y en aura beaucoup puisque cette route desservira notamment la décharge départementale de Retzwiller. » La mise en service de cette nouvelle voie est toujours prévue en octobre 2020, pour un montant total de 10 millions d'euros.
Un gros projet pour l'année prochaine, l'élargissement de la RD 105 à Saint-Louis

L'autre gros morceau, qui se profile pour l'année prochaine, c'est l'élargissement de la RD 105 à l'entrée de Saint-Louis, anticipant le projet de construction de la future ZAC du Technoport. « C'est une voie très fréquentée, explique le président de la commission, avec 50 000 véhicules/jour venus à la fois du Sundgau et de l'autoroute. Parfois, ça bouchonne tellement que la voie de droite sur l'autoroute est bloquée... Nous allons passer cette route à 2x2 voies. » Enveloppe globale, 60 millions d'euros.

Un important volet budgétaire est consacré cette année à la consolidation des ouvrages d'art : « C'est quelque chose que nous n'avions plus les moyens de faire car cela coûte cher, glisse Alain Grappe. Bien souvent il faut refaire l'étanchéité, et nous en profitons souvent pour améliorer ces équipements. À Réguisheim, par exemple, on élargit le pont pour y ajouter une piste cyclable. »
Bientôt des hélicoptères à la Schlucht

Une autre piste cyclable, celle de Valdieu-Lutran (un trajet Eurovélo) nécessitait des travaux urgents en raison de l'effondrement d'une partie des berges du canal du Rhône au Rhin. « Nous avons pris contact avec les Voies navigables de France, relate le vice-président du département, mais aucun accord n'a été trouvé. Nous avons donc décidé de déplacer cette piste cyclable. »

Plus insolites encore - et délicats - les travaux qui se profilent au col de la Schlucht : « Nous devons protéger la route des coulées de neige qui se produisent en hiver. Pour cela, nous allons mettre en place des protections paravalanche... au moyen d'un hélicoptère car nous sommes sur la réserve naturelle du Frankenthal-Missheimle. Mais nous devons d'abord attendre que les travaux du parking de la Schlucht soient terminés. » Premiers décollages prévus début octobre.
Valérie KOELBEL SURFER Pour suivre les travaux en direct : http://www.inforoute68.fr/et http://infochantiers68.haut-rhin.fr/

 

 
 

Moins de députés et moins de sénateurs : pas si simple

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 05:56:58

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Moins de députés et moins de sénateurs : pas si simple
 

 
La garde des Sceaux Nicole Belloubet devra négocier ferme avec le président du sénat Gérard Larcher (LR). Photo Ludovic MARIN/AFP
Voilà un étrange projet de loi présenté ce mercredi au Conseil des ministres : il ne figure pas sur le calendrier parlementaire et il ne sera examiné qu'en cas « d'accord global préalable » des deux assemblées. On ne votera que si tout le monde se met d'accord avant ! Pourquoi de telles précautions ?

Ce projet de loi sur la réforme des institutions comporte la réduction de 25 % du nombre de parlementaires. Sujet sensible. Il fixe à 433 le nombre de députés au lieu de 577 et à 261 le nombre de sénateurs au lieu de 348. Pour l'élection des députés, il introduit une dose de proportionnelle aux législatives, à hauteur de 20 % (87 élus), si bien qu'il faudra élaguer de la carte non pas 144 mais 225 circonscriptions. Le gouvernement ajoute la limitation à trois mandats identiques et consécutifs pour les parlementaires, les présidents d'exécutifs locaux et les maires des communes à partir de 9 000 habitants.

« Des évolutions peuvent avoir lieu, mais un accord global avec le Sénat serait judicieux d'autant plus que le calendrier est chargé », avance la ministre de la Justice Nicole Belloubet qui n'exclut donc pas de repousser après les sénatoriales de septembre 2020 l'examen de cette réforme reportée en 2018 pour cause d'affaire Benalla. À condition que ces sénatoriales aient lieu en 2020, car l'idée serait de renouveler l'ensemble de la Haute Assemblée en 2021 et non par moitié comme aujourd'hui.
Des coupes sur les gros départements

Un point d'achoppement ? Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) tient surtout à ce que l'élection des sénateurs préserve le cadre départemental et ne soit pas fondée sur des critères démographiques mais une représentation des territoires.

En clair, les « petits départements » doivent garder leurs deux sénateurs et les coupes doivent s'opérer dans les gros.

Les discussions sur cette réforme parasitent les autres sujets des deux lois, organique et ordinaire, inscrites dans cette réflexion.

L'inscription de la lutte pour le climat et du service national universel dans la Constitution, l'extension du champ du référendum « aux questions de société », l'abaissement des seuils pour déclencher un référendum d'initiative partagée (RIP), une différenciation accrue des territoires, la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme du Conseil économique et social font consensus.
433

C'est le nombre de députés que prévoit le projet de loi, contre 577 aujourd'hui.

 

 
 

Économie Entreprises Retraites : 64 ans ou rien pour le Medef

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:35:05

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Économie Entreprises
Retraites : 64 ans ou rien pour le Medef
Lors de son grand rassemblement, la première organisation patronale de France a notamment soutenu le rapport Delevoye sur les retraites, estimant que les Français devront travailler plus longtemps.
 

 
Le président du Medef entre la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.
Le président du Medef a ouvert mercredi sa première « Rencontre des entrepreneurs de France » (REF) en défendant un relèvement de l'âge de départ à la retraite, remis en cause par Emmanuel Macron. Il a apporté son soutien au rapport Delevoye qui prévoit un âge de départ pivot à 64 ans. « Les Français sont intelligents, ils ont compris que dans un système à 100  % par répartition et avec le vieillissement de la population il faudra travailler plus longtemps . Mais le seul allongement de la durée de cotisation, préférence d'Emmanuel Macron ne suffira pas à garantir l'équilibre financier du système de retraites, sauf à aller au-delà de 43 ans de cotisation », selon le président du Medef.

Geoffroy Roux de Bézieux est monté sur la scène de l'hippodrome de Longchamp à Paris au son du refrain No future (1977) du groupe punk « Sex Pistols » qui prédisaient l'effondrement rapide de l'Angleterre juste avant l'arrivée de Margaret Thatcher. « Le mouvement punk était déjà une crise d'identité, une remise en cause violente, comme en connaît le capitalisme régulièrement », a déclaré le président de la première organisation patronale française en guise d'introduction au rassemblement qui se tient jusqu'à jeudi et dont l'édition a été justement baptisée « No(s) futur(s) ».

Les remises en cause du capitalisme libéral doivent être prises au sérieux, a souligné Geoffroy Roux de Bézieux, mentionnant les critiques à la fois du président russe Vladimir Poutine et de l'écologiste Nicolas Hulot.
Retraites et Brexit

Face aux détracteurs du système, il a affirmé sa « conviction que les solutions sont dans nos mains et dans nos cerveaux d'entrepreneurs. La conviction que si nous sommes parfois à la racine du problème, nous sommes aussi et surtout la solution, notamment sur le climat qui est au coeur de nos préoccupations ».

 

 
 

Brexit : Johnson bâillonne le Parlement

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:35:56

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Brexit : Johnson bâillonne le Parlement
 

 
Le calendrier fixé « laissera amplement le temps aux députés de débattre de l'UE et du Brexit », fait v a loir Boris Johnson (à gauche sur le cliché) face à John Bercow, président de la Chambre des communes. Photo Jessica TAYLOR/AFP
Avec ou sans accord, Boris Johnson est visiblement prêt à tout pour quitter l'Union européenne (UE) le 31 octobre. Y compris à bâillonner le Parlement britannique. Prévue mardi 3 septembre, la rentrée des députés devrait être interrompue pendant plus d'un mois, au plus tôt à partir du 9 septembre et jusqu'au 14 octobre !

Ce mercredi, le Premier ministre a annoncé avoir écrit à la reine Elizabteh II pour lui demander de suspendre le Parlement. La souveraine a accepté. C'est un « scandale constitutionnel », s'indigne John Bercow, président de la Chambre des communes (députés).
Une pétition en lignepour « bloquer le coup »

Cette initiative a eu l'effet d'une bombe. La livre sterling a chuté face à l'euro et au dollar tandis que se multiplient les cris au « déni de démocratie ». Et pas seulement outre-Manche. Dénonçant un coup d'État, la pétition en ligne #BlockTheCoup (« Bloquer le coup ») pourrait toutefois obliger le dirigeant conservateur à revoir ses plans. Le seuil des 100 000 signatures nécessaire à la tenue d'un débat parlementaire a été atteint rapidement.

« Les semaines précédant le Conseil européen (17 et 18 octobre, NDLR) sont vitales pour mes négociations avec l'UE. En montrant unité et détermination, nous avons une chance de décrocher un nouvel accord qui puisse être adopté par le Parlement », justifie le successeur de Theresa May, soucieux d'éviter le « piège » de Westminster où il ne disposerait que d'une voix de majorité.
Le Brexit déjà rejeté trois fois

Trois fois déjà depuis novembre 2018, la Chambre des communes a rejeté l'accord de divorce âprement conclu entre l'ex-Première ministre britannique et les négociateurs européens. Et le divorce, initialement fixé au 29 mars 2019, a été reporté à deux reprises.

Depuis son arrivée au 10 Downing Street fin juillet, Johnson promet de concrétiser la volonté exprimée par 52 % des Britanniques lors du référendum de juin 2016. L'UE est « un boulet à la cheville » du Royaume-Uni, a-t-il fanfaronné au G7 de Biarritz le week-end dernier, s'affichant bras dessus dessous avec le président américain. Donald Trump lui fait miroiter « un très grand accord commercial, rapidement » lorsqu'il aura quitté l'UE, son premier partenaire commercial.
« Une sombre journée pour la démocratie britannique »

Mais ses discussions sont au point mort à Bruxelles qui refuse de renégocier l'accord de sortie. À Londres aussi, Johnson se heurte à la résistance de l'opposition. Mardi, travaillistes, libéraux-démocrates, indépendants, écologistes, partis nationalistes écossais et gallois... sont convenus de stopper, par tous les moyens parlementaires, un « no deal » (sortie sans accord sur les relations futures) tant redouté par les milieux économiques. D'où l'initiative du « Brexiter en chef » mercredi. « À moins que les députés ne s'unissent pour l'en empêcher la semaine prochaine, aujourd'hui entrera dans l'histoire comme une sombre journée pour la démocratie britannique », a réagi sur Twitter la Première ministre indépendantiste écossaise Nicola Sturgeon. Le chef adjoint des Travaillistes (Labour, principal parti d'opposition), Tom Watson, prévient : « Nous ne pouvons pas laisser cela se produire ».
Christine BERANGER (avec AFP)

 

 
 

Italie : pacte anti-Salvini

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:36:42

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Italie : pacte anti-Salvini
 

 
Luigi Di Maio, leader du M5S et Matteo Salvini, à la tête de la Ligue. Photos Filippo MONTEFORTE/AFP
Tout sauf Salvini ! Le centre-gauche du Parti démocrate (PD) et les populistes du Mouvement 5 Étoiles (M5S) ont trouvé un terrain d'entente mercredi pour former un gouvernement à majorité différente dirigé par le président du Conseil sortant Giuseppe Conte. Le président Sergio Mattarella, qui doit encore valider ce nouvel attelage baroque, a convoqué Giuseppe Conte jeudi matin, à 9 h 30, et devrait lui confier la mission officielle de former un deuxième gouvernement.

« Il y a un accord politique avec le Parti démocrate selon lequel Conte devra obtenir le mandat de président du Conseil pour tenter de former un gouvernement de long terme », a expliqué Luigi Di Maio, leader du M5S, à l'issue d'un entretien au Quirinal avec le président Mattarella. « Nous aimons l'Italie et nous considérons que cela vaut la peine de tenter l'expérience », assure Nicola Zingaretti, patron du PD, reçu un peu plus tôt par le chef de l'État.

Le leader de la Ligue (extrême-droite), Matteo Salvini, s'est moqué d'un gouvernement qui sera « otage des chasseurs de portefeuilles ministériels ». Mais la formation de cette majorité est un cinglant revers pour l'ex-homme fort du gouvernement. Il a dénoncé un attelage « formé sur les indications de Paris, Berlin et Bruxelles ». « L'unique ciment qui unit le PD et les 5 Etoiles, c'est la haine de la Ligue, le premier parti d'Italie », a-t-il affirmé, en référence à des sondages qui le donnaient à 36/38 % des intentions de vote début août.

L'Italie est plongée depuis trois semaines dans une crise politique profonde après le dynamitage le 8 août, par le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, de la précédente coalition formée avec les Cinq Étoiles, puis la démission le 20 août du chef du gouvernement Giuseppe Conte.

L'idée d'un mariage PD-M5S, pour éviter des élections promises à Matteo Salvini, a été lancée par l'ex-Premier ministre Matteo Renzi (février 2013-décembre 2016) avec pour projets de base une réduction du nombre de parlementaires et un budget 2020 capable d'éviter une hausse de la TVA prévue l'an prochain (à 25 %, contre 22 % actuellement), pénalisante pour les consommateurs.
Sujets de discorde

Reste à déterminer la mouture finale de ce programme commun de gouvernement et surtout... un accord sur les ministères clés. À l'issue de son entretien au Quirinal, Luigi Di Maio a déclaré que le programme devrait être défini avant les négociations sur la répartition des portefeuilles.

Les sujets de discorde ne manquent pas entre les deux ennemis d'hier ; la diminution d'un tiers du nombre de parlementaires (réclamé par le M5S), la question des infrastructures ou le sujet européen. Si on ne lui présente pas de « majorité solide », le président Mattarella a prévenu qu'il déciderait vite car l'Italie, troisième puissance européenne, est endettée et à l'arrêt.

 

 
 

éducation Rentrée scolaire Faire réussir les élèves et les professeurs

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:03:14

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éducation Rentrée scolaire
Faire réussir les élèves et les professeurs
Les 800 professeurs stagiaires qui auront des élèves en responsabilité à la rentrée ont été accueillis ce mercredi à Sélestat. Dans un contexte de réformes, la rectrice d'académie a insisté sur la nécessité pour les apprentis enseignants de se former au métier.
 

 
Les professeurs stagiaires ont été accueillis par la rectrice d'académie Sophie Béjean, Philippe Clermont, le directeur de l'INSPE (à dr.) et Paul Raucy.
« Bienvenue dans le métier de professeur. Un métier dans lequel vous allez être accompagnés. Un métier qui s'apprend. Il va falloir construire progressivement votre professionnalisation ». Sophie Béjean, la rectrice d'académie, a placé le discours d'accueil adressé aux 800 professeurs stagiaires dans la droite ligne du projet d'académie, ce mercredi aux Tanzmatten à Sélestat : « faire réussir les élèves et les professeurs ». « Dans le contexte de la mise en oeuvre des réformes, l'attention portée à la formation continue des personnels et la volonté de les voir réussir est encore un peu plus forte », a-t-elle confié à l'issue de la séance.
Pré-recrutement expérimental des professeurs

Alors que le lycée est spécifiquement impacté par la réforme du baccalauréat 2021 et du nouveau lycée - les élèves de 1re seront les premiers à passer l'examen sous sa nouvelle forme, cette année -, la loi « pour une école de la confiance » adoptée cet été concerne l'école dans son ensemble, premier et deuxième degrés confondus. Pendant son discours, la rectrice est revenue sur les applications les plus importantes de ce texte pour les établissements alsaciens : instruction obligatoire à partir de 3 ans, obligation de formation de 16 à 18 ans pour les jeunes sortis du système scolaire, mise en place d'un service public de l'école inclusive, pré-recrutement des enseignants etc.

Ce pré-recrutement est un dispositif expérimental conduit dans tout le pays, qui concerne « 40 étudiants de niveau licence en Alsace, sélectionnés sur des critères sociaux ou boursiers, explique Emmanuelle Pernoux, la responsable académique de la formation des personnels. Ils sont à l'école 6 à 8 heures par semaine. Nous avons privilégié la langue allemande, pour des disciplines non linguistiques ». Mais « la grande majorité des professeurs stagiaires sont des étudiants de Master à l'Inspe (Institut national supérieur de professorat et de l'éducation, ex Espe), en quelque sorte en année probatoire », nuance-t-elle.
Symbolique et République

Si les taux de titularisation des professeurs, à l'issue de cette année de stage, sont traditionnellement élevés - proches de 90 %, selon Emmanuelle Pernoux -, il n'est pas rare que les curriculums vitae de ces derniers alignent plusieurs années d'expérience en tant que professeur contractuel. Julien, titulaire d'un doctorat, enseigne l'Histoire-géographie en établissement privé pour la 7e année. Ludivine et Emma entament leur 5e année scolaire, Jean-Noël et Fleur s'apprêtent à vivre respectivement leur 3e et leur 6e rentrée. La plupart d'entre eux attribuent à cette réunion d'accueil une portée « symbolique » importante : « il s'agit d'un rituel d'entrée et l'accès au discours de la République », résume Jean-Noël.

Les représentants des syndicats étaient présents et tractaient, sur le parvis des Tanzmatten. « Il y a des inquiétudes, mais moins qu'il y a quelques mois, concède Pascal Kittel, secrétaire fédéral de SGEN/CFDT. Nous avons constaté des infléchissements du ministre, depuis juin ». Plusieurs points restent cependant sensibles, prévient ce dernier : « Nous veillerons à ce que les groupes de suivi de la réforme prévus au plan local soient mis en place. Le lycée 4.0 reste un point d'inquiétude technico-pédagogique. Quant au calendrier des E3C (épreuves communes du contrôle continu, NDLR), il est extrêmement flou ».

Camille, 22 ans, professeur stagiaire « en mathématiques-sciences » en lycée professionnel, ne s'inquiète pas des réformes en cours. « Nous sommes sans expérience et nous allons découvrir des choses nouvelles, s'enthousiasme la jeune femme. En tant que professeur, nous devons aussi avoir une certaine capacité d'adaptation ».
Romain GASCON

 

 
 

Des affectations loin de chez soi

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:07:28

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Des affectations loin de chez soi
 

 
« C'est un problème récurrent, ils seraient au moins une quarantaine dans ce cas », indique le mari de cette enseignante de trois enfants, qui a réussi cette année le concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) et qui s'est vue attribuer un poste dans le secteur de Colmar alors qu'elle habite entre Haguenau et Wissembourg. « Impossible de déménager une famille. Elle devra faire le trajet. Pour le moment, il fait beau et il fait jour, mais dans quelques semaines... », s'inquiète son mari.

La professeure stagiaire rejoindra-t-elle le collectif des Exilés ? Créé en 2013, ce collectif rassemble des professeurs du premier degré en poste dans le Haut-Rhin qui demandent vainement depuis des années leur mutation dans le Bas-Rhin. Ils étaient 110 en 2015, 128 en 2016... La plus ancienne en était alors à sa 12e demande.

Pour ne pas vivre une telle situation, certains professeurs stagiaires préfèrent démissionner. « Nous connaissons trois abandons », témoigne le mari de la professeure d'Outre-Forêt, qui ne comprend pas pourquoi le « rectorat ne tient pas compte de la situation familiale des professeurs stagiaires pour les affectations. Une amie, mère de deux enfants, a démissionné et va repasser le concours pour avoir un meilleur rang de classement et pouvoir ainsi choisir son lieu d'affectation ».

François Schill du Snuipp-FSU 67 évoque également des démissions de professeurs stagiaires. « Mais les raisons ne sont pas seulement géographiques. Tous les ans, quatre à cinq professeurs des écoles stagiaires démissionnent parce qu'ils ont été confrontés à la réalité du métier. »
J.-F.C.

 

 
 

Collège Anne-Frank : Mathieu Lacanal

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 05:55:56

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Collège Anne-Frank : Mathieu Lacanal
 

 
Mathieu Lacanal, le nouveau principal du collège Anne-Frank d'Illzach. Photo L'Alsace
Retour aux sources pour Mathieu Lacanal : après avoir connu d'autres horizons, dans l'Ouest de la France ou outre-mer, ce natif de Mulhouse retrouve à 49 ans sa région d'origine en prenant les fonctions de principal du collège Anne-Frank d'Illzach. Il y succède à Marie-Noëlle Poirot, nommée à Wittenheim (lire ci-contre). L'établissement illzachois débute aussi cette année scolaire avec un nouveau principal adjoint, Kamel Benarbia.

Mathieu Lacanal a fait des études d'arts appliqués à Strasbourg. Et c'est cette discipline qu'il a longtemps enseignée à l'issue de son cursus, après une première expérience dans l'Éducation nationale comme surveillant au lycée Stoessel de Mulhouse. Il a été professeur au lycée Mermoz de Saint-Louis, avant de partir pour l'académie de Bordeaux puis de mettre le cap sur la Guyane. C'est là-bas qu'il a quitté le corps enseignant pour intégrer, en 2012, celui des personnels de direction.

Le Mulhousien d'origine a été principal adjoint d'un collège de la banlieue de Cayenne, puis a fait fonction de proviseur adjoint au lycée professionnel de Kourou. Après une année de transition dans l'académie de Nantes, il est revenu en Alsace il y a trois ans pour devenir principal du collège de Lauterbourg, dans le nord du Bas-Rhin, d'où il arrive.

Avec 34 enseignants, un CPE et six assistants d'éducation, le collège Anne-Frank accueillera cette année 362 élèves dans ses 14 classes. Ils trouveront un établissement dont les salles banalisées des premier et deuxième étages ainsi que la salle de restauration ont été rénovées cet été. Et le conseil départemental envisage d'autres travaux : « La réfection des parties communes se fera dans l'année. Ensuite, ce sera la partie technologie, arts plastiques et musique, prévue pour l'été prochain », se réjouit le nouveau principal.

Le collège Anne-Frank compte une section sportive lutte, une classe Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire), une UPE2A (Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) ainsi qu'une classe relais, « qui accueille des élèves qui sont en rupture ou sur le point de l'être », explique Mathieu Lacanal.

 

 
 

136 demandes de médiation en un an

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:08:39

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136 demandes de médiation en un an
 

 
Depuis un an, l'Urssaf Alsace a mis en place un dispositif de médiation pour permettre de résoudre plus facilement les difficultés entre les cotisants et les organismes de recouvrement. La montée en puissance de la dématérialisation et l'évolution de la réglementation peuvent générer des situations complexes entre les deux parties. La médiation aide à trouver une solution juste et rapide.

Isabelle Gachot, une cadre de la maison, a été nommée au poste de médiateur. En un an, la médiatrice a été saisie de 136 requêtes de la part d'entreprise, de travailleurs indépendants, particuliers employeurs, du défenseur des droits, ou de la direction de l'Urssaf Alsace. Certaines demandes étant irrecevables, le dispositif a permis au total de traiter 112 dossiers.
CONTACTER La saisine du médiateur peut se faire par courriel à : mediation.alsace@urssaf.fr ou par courrier à l'adresse suivante : Urssaf Alsace-Médiateur-67945, Strasbourg CEDEX 9.

 

 
 

Wintzenheim Collège Jacques-Prévert Une rentrée sous le signe des travaux

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 05:58:09

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Wintzenheim  Collège Jacques-Prévert
Une rentrée sous le signe des travaux
A quelques jours de la rentrée, le collège Jacques-Prévert est en effervescence, d'une part pour préparer l'accueil des élèves, mais aussi et surtout en raison du chantier de restructuration de l'intérieur du bâtiment qui est en cours sur le site.
 

 
L'entrée du collège Prévert avec à l'arrière le bâtiment administratif provisoire, à la veille de la rentrée.
La troisième phase de travaux, sous la maîtrise d'ouvrage du conseil départemental du Haut-Rhin, a débuté en juin dernier dans les bâtiments des années 70 peu fonctionnels ; il s'agit de redistribuer les locaux afin de les adapter aux intérêts pédagogiques. Cette réhabilitation se fera avec le désamiantage, la reprise des installations techniques et la mise en conformité pour les personnes à mobilité réduite. Des travaux ambitieux pour un montant total de 9 600 000 EUR, pour une durée totale de travaux par phases en site occupé de 3,5 années.

Francis Roque, le principal du collège souligne : « Il s'agit de permettre une adéquation matérielle avec une pédagogie moderne ». Pour remplacer les locaux rendus indisponibles, plusieurs salles modulaires (Algeco®) ont été installées dans la cour de l'établissement.
Un mur d'escalade

Le chantier du Cosec, qui bénéficie d'une extension, est également en cours. Ce complexe sportif sera équipé d'un mur d'escalade qui constituera un vrai plus pour les collégiens de Prévert. Ce nouvel équipement sera livré en avril 2020.

Quant à la rentrée proprement dite, elle se fera avec quelques nouveaux personnels. A commencer par Mélodie Masson, nouvelle CPE et de professeurs dans diverses disciplines (allemand, anglais, mathématiques, Segpa, référent ASH). Pour Mona Manaf, principale adjointe, les objectifs sont clairs : « Il s'agit de maintenir le haut niveau de réussite, plus de 96 % au brevet, et de privilégier l'accompagnement personnel et la concrétisation des projets des élèves. ».
Favoriser l'inclusion des élèves en situation de handicap

Côté nouveautés, toutes les classes de sixièmes seront bilangues, avec la possibilité d'un choix en cinquième. Durant cette année scolaire, l'accent sera mis sur la lecture, l'écriture et l'expression, notamment l'éloquence dans le cadre d'un projet national pour faciliter la prise de parole et l'argumentation. En sciences seront favorisées les démarches d'investigation et les recherches.

La mise en place d'un PIAL (Pôle inclusif d'accompagnement localisé) est aussi effective pour cette rentrée : c'est essentiellement une nouvelle forme d'organisation du travail des AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap). Ce pôle doit permettre de mieux répartir et coordonner leurs interventions en fonction des besoins et des emplois du temps des élèves concernés. Pour Francis Roque, « il s'agit de favoriser une école inclusive en optimisant les moyens sur le groupe collège Prévert, école Dame-Blanche et maternelle Arc-en-Ciel ». Le référent PIAL sera Mona Manaf, principale adjointe.

Pour ce qui est des devoirs faits au collège, Francis Roque espère pouvoir recruter deux personnes en service civique avec le profil adéquat pour encadrer les collégiens.
JLM

 

 
 
Les horaires de rentrée
La rentrée au collège de Wintzenheim se déroulera comme suit :

Vendredi 30 août : rentrée des enseignants à 8 h.

Lundi 2 septembre : rentrée des sixièmes de 9 h à 16 h, accueil des élèves en musique avec la chorale du collège dirigée par Mme Wernain, professeur de musique.

Mardi 3 septembre : à 8 h, rentrée de toutes les classes sauf les sixièmes.

Mercredi 4 septembre : fonctionnement normal selon emploi du temps.

 

IMPro Pays de Colmar : en attendant le petit robot

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:14:56

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IMPro Pays de Colmar : en attendant le petit robot
 

 
Bertrand Depierre-Bassanelli vient de prendre ses fonctions de directeur de l'IME Pays de Colmar. Photo DNA /Nicolas PINOT
Si la fusion des deux établissements, sous l'égide de l'ARSEA (Association régionale spécialisée d'action sociale d'éducation et d'animation), remonte déjà au 1er janvier, la nouvelle dénomination « IME Pays de Colmar » n'a été dévoilée que récemment.

A sa tête, Bertrand Depierre-Bassanelli succède à Véronique Simon. Formé à la gérontologie, le nouveau directeur a démarré sa carrière comme assistant social. Il a notamment travaillé à la CARSAT de Colmar, avant de devenir cadre et coordinateur, référent handicap, à l'hôpital de Mulhouse. Il est également passé par l'ASAME (Association de soins et d'aide) à Mulhouse, où il était adjoint au service d'aide à la personne.
«La liste d'attente pour intégrer l'IME est longue»

Les deux sites restent séparés géographiquement. Celui des Catherinettes accueille 72 jeunes, âgés de 6 à 20 ans, et celui des Artisans, 60 jeunes âgés de 14 à 20 ans. Il s'agit d'un public présentant des déficiences intellectuelles, des troubles du comportement ou du spectre autistique. « La liste d'attente pour intégrer l'IME est longue. Nos places sont limitées et définies par l'Agence régionale de santé. Il n'y a malheureusement pas de solution pour tous les enfants » déplore Bertrand Depierre-Bassanelli. Une classe passerelle, comprenant six élèves, sur liste d'attente pour l'IME, est d'ailleurs constituée à l'école Saint-Nicolas, depuis 2015. Ces élèves bénéficient de l'attention d'une éducatrice de l'IME, d'une monitrice, mais aussi de soins paramédicaux.

À L'IME Pays de Colmar, l'accompagnement est personnalisé pour chaque enfant en lien avec les professionnels paramédicaux (pédiatre, psychiatre, psychologue, psychomotricien, etc). Des ateliers, comme le théâtre (en partenariat avec la Comédie de Colmar), ou l'animalothérapie, développent de nouvelles compétences.
Un fauteuil enveloppant a fait son apparition

L'établissement se tourne aussi vers les toutes les nouveautés qui améliorent le bien-être des élèves et du personnel. Ainsi, un fauteuil enveloppant, a fait son apparition aux Catherinettes. « Il permet aux enfants de se replier sur eux-mêmes, à l'abri des stimuli. Et ainsi éviter les crises » constate le directeur, qui espère en acquérir d'autres. Il attend aussi l'arrivée d'un dôme acoustique, qui remplit les mêmes objectifs et qui a déjà fait ses preuves dans d'autres établissements. Ce mobilier innovant est financé grâce au mécénat.

Autre innovation très attendue aux Catherinettes, un robot humanoïde NAO devrait faire son apparition avant Noël. « Il doit permettre d'améliorer la communication avec les enfants autistes. » D'un coût de 10 000 EUR, NAO sera également financé grâce au mécénat.

Enfin, l'IME Pays de Colmar a été choisi par le Marathon de Colmar pour bénéficier d'une partie des bénéfices. « D'ailleurs seize membres du personnel participent à la course et 55 seront bénévoles » se félicite le directeur, qui dirige une équipe « animée » d'une centaine de personnes comprenant des éducateurs, des enseignants et des administratifs.
Valérie FREUND À NOTER Pour faire un don à l'IME, contacter l'ARSEA à Strasbourg, 03.88.43.02.50.

 

 
 

Mulhouse Agglo Des travaux de rénovation au Cercle Saint-Ulrich

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 05:54:29

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Mulhouse Agglo Des travaux de rénovation au Cercle Saint-Ulrich
 

 
La scène a été entièrement rénovée. DR
Les préparatifs pour la rentrée vont bon train au Cercle Saint-Ulrich. La période estivale a été mise à profit pour réaliser différents travaux afin d'améliorer les locaux de l'association. Ainsi, il a été procédé à l'isolation du grenier avec la pose, en deux couches, de 200 m² d'isolant de laine de roche après avoir débarrassé l'espace du matériel stocké à cet endroit depuis plusieurs années. Ce travail a été réalisé par l'équipe de travail de l'association sous la direction du président Jean-Pierre Mangin.

Par ailleurs, l'ancienne porte d'entrée principale a été changée par une entreprise. Ainsi c'est une nouvelle porte en aluminium, largement vitrée, qui donne maintenant un nouvel aspect au bâtiment. C'est également une entreprise qui a rénové entièrement la scène avec la mise en place d'un faux plafond sur solives et l'isolation complète du plafond et des murs. La mise en peinture et les travaux d'électricité compléteront cette rénovation qui permettra de faire des économies d'énergie l'hiver prochain.

Le montant des dépenses pour ces travaux s'établit à 30 892 EUR, couverts par un triple financement : 10 000 EUR du conseil départemental, 6000 EUR de la commune et 14 000EUR par un emprunt à moyen terme à titre d'autofinancement.
Adrien LERCH

 

 
 

Des notes par-delà les frontières

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:06:06

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Des notes par-delà les frontières
 

 
Les deux chefs à l'oeuvre auprès des 50 jeunes musiciens.  Photo L'Alsace /Guy FAIVRE
Depuis le 25 août et jusqu'au 1er septembre, une cinquantaine de jeunes musiciens venus de part et d'autre du Rhin se retrouvent au centre Le Mittel à Mittelwihr dans le cadre du projet transfrontalier Pont Musical du Rhin. Une équipe d'animation et de pédagogues bilingues veillent au bien-être de ces jeunes artistes. Cette action pédagogique et musicale, la première en son genre, est initiée par la fédération départementale CMF-UD68 qui réuni 136 associations musicales et 70 écoles de musique du Haut-Rhin, soit près de 7 000 musiciens, et le Blasmusikverband Kaiserstuhl-Tuniberg qui fédère 46 associations musicales Outre-Rhin.
Relever un challenge

Ce projet tout à la fois culturel, musical et linguistique a obtenu le soutien des fonds européens dans le cadre des micro-projets Interreg-Feder. Grand nombre de partenaires institutionnels et privés ont également contribué à la construction de ce pont culturel. Sous les baguettes du compositeur et directeur de renommée internationale, le Suisse Mario Bürki, et du directeur et musicien professionnel Philippe Wendling, les jeunes musiciens élaborent, au fil de cette semaine, un programme riche et varié, allant entre autres de la musique de films, du pop, du rock et des oeuvres du compositeur Mario Bürki. Pour les deux chefs présents, le défi à relever est de faire de la musique ensemble, relever un challenge culturel, apprendre à mieux se connaître, en profiter pour mieux maîtriser la langue de son voisin, à cultiver les liens historiques communs et le vivre ensemble.

Le résultat de la semaine de travail de tous ces jeunes musiciens sera présenté samedi 31 août à 18 h dans le cadre du Weinfest à Breisach am Rhein et dimanche 1er septembre à 14 h 30 dans la salle Grassegert de Wittelsheim. Entrée libre, boissons et pâtisseries durant la pause.

 

 
 

Heidwiller Exposition Heitlantide fait son retour sur les rives du canal

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 05:59:07

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Heidwiller Exposition
Heitlantide fait son retour sur les rives du canal
Les rives du canal à Heidwiller sont encore bien paisibles en cette fin d'été. Mais ce week-end, elles vont accueillir la deuxième édition de Heitlantide, une exposition de photographies très originale sur le thème du patrimoine.
 

 
Des bénévoles motivés pour présenter le nouveau défi de l'exposition photographique Heitantide. À l'arrière-plan : Chantal Tellier, Marc Steiner et Michel Morisseau, membres de l'équipe municipale de Heidwiller.
Sous l'égide d'un groupe d'une quinzaine de bénévoles regroupés au sein de l'Amih (Association multiculturelle intergénérationnelle de Heidwiller), avec le soutien de la municipalité, l'événement culturel Heitlantide va permettre de présenter 17 oeuvres de photographes, amateurs ou professionnels, qui ont été sélectionnées par un jury. Pour expliquer la genèse de ce projet artistique, Marc Steiner, adjoint au maire de Heidwiller, aux côtés d'Isabelle Fremiot Benedet, professeur d'arts plastiques au collège de Ferrette, dévoile ce nouveau concept.

« Dès la fin d'année 2018, nous avons lancé, par voie de presse et sur les réseaux sociaux, un appel intitulé "La chasse aux souvenirs", invitant à nous adresser des photos patrimoniales prises sur le territoire de la communauté de communes Sundgau. Celles-ci pouvaient se décliner en paysages, artisanat, art, objets de la vie courante ou personnages. Des photos inspirées par une mémoire collective, un souvenir à transmettre. »

À l'issue de cette sollicitation, ils ont « reçu 52 photos correspondant au cahier de charges ».
Dix-sept photographiesen grand format

Un jury indépendant a retenu 17 photographies tirées sur grand format sur un support résistant aux intempéries, en vue de les exposér le long des berges du canal, entre les écluses 29 et 30. Ce jury est composé de personnalités diverses : François Carbonnier, photographe-plasticien, Gilles Martines, directeur de la MJC d'Altkirch, Orlinda Lavergne, directrice de galerie, Marie-Adrienne Ley, restauratrice d'art, et Isabelle Fremiot Benedet, plasticienne. Tous ont été impressionnés par la qualité et la diversité des oeuvres proposées. Ainsi en témoigne Gilles Martines : « Il y a de très belles photos. Personnellement, je ne me suis pas référé à la technique mais plutôt à l'esthétique du sujet. Mais il m'a été difficile de choisir. » Les photos non sélectionnées seront visibles en plus petit format.
« Une idée géniale »

Chantal fait partie des 17 photographes amateurs sélectionnés. Elle avait apprécié la visite de Heitlantide saison 1. « Cette année, j'ai trouvé géniale l'idée de proposer aux Sundgauviens de chasser les souvenirs à travers leurs objectifs. J'ai choisi un paysage enneigé qui évoque le temps passé, des activités hivernales devenues bien épisodiques avec le réchauffement climatique. Ma photo en témoigne : c'est un tapis de neige au pied des Maisons renversées, une oeuvre architecturale au centre de Hausgauen. Combien de temps vont-elles encore être habillées de blanc immaculé ? »

Parallèlement, deux expositions réuniront les travaux d'arts plastiques des élèves des collèges d'Illfurth et de Ferrette encadrés par leurs professeurs respectifs, Jean Spatz et Isabelle Fremiot Benedet, tous deux très investis dans le domaine artistique.

Cette manifestation est encouragée financièrement ou facilitée techniquement par plusieurs sponsors au rang desquels le Crédit mutuel d'Illfurth, la municipalité de Heidwiller, le conseil départemental du Haut-Rhin, VNF (Voies navigables de France), l'Amih, Saute-mouton, SV Bois, la boucherie J. Seiler et l'Éducation nationale.
Danièle MARTIN Heitlantide saison 2, vendredi 30 août de 19 h à 21 h, samedi 31 août et dimanche 1er septembre de 10 h à 18 h, écluses 29 et 30 à Heidwiller.

Heitlantide saison 2, vendredi 30 août de 19 h à 21 h, samedi 31 août et dimanche 1er septembre de 10 h à 18 h, écluses 29 et 30 à Heidwiller.

 
 

Evacuation « Strasbourg maintenue »

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:41:22

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Evacuation  « Strasbourg maintenue »
Dans « Strasbourg maintenue », le maire Charles Frey est à la tête d'une administration atrophiée mais bien présente. Quelques centaines d'ouvriers municipaux et de pompiers entretiennent la ville.
 

 
Equipe de balayeurs de l'administration de Strasbourg maintenue, pendant l'évacuation.
Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire récente d'une ville entièrement vidée de ses habitants telle que fut Strasbourg. Elle fut vidée mais pas abandonnée. Au contraire, sous contrôle des militaires, la ville est pilotée par son maire qui dirige une « garnison civile » chargée de l'entretien. C'est ce que les historiens appellent « Strasbourg maintenue ».

Dans son discours au moment de sa réélection le 19 avril 1945, Charles Frey revient sur les années de guerre, à commencer par cet épisode qui a profondément marqué la population. Il explique qu'il a choisi de rester tel le « capitaine auquel le code d'honneur maritime prescrit de rester à bord de son vaisseau ».

Il reste à Strasbourg et l'adjoint Marcel Edmond Naegelen, lui, gère les affaires communales à Périgueux, centre névralgique de l'Alsace évacuée.

Pour gérer cette ville vidée de sa population, le maire dispose d'embryons de services municipaux. Pour la centrale électrique par exemple ou encore le service d'assainissement qui doit veiller à préserver un débit minimum dans les égouts de la ville. À l'abattoir municipal, où les animaux laissés sur place en ville et dans les campagnes sont acheminés pour les besoins des ouvriers, policiers, cheminots et quelques commerçants autorisés.

Car la ville compte quelques commerces restés ouverts pour satisfaire les besoins de la « garnison civile ». Quelques brasseries sont restées ouvertes, un bureau de poste, la boucherie Kirn aussi, rue du 22 novembre.

Au coeur du dispositif de Strasbourg maintenue, il y a 190 sapeurs-pompiers (dont une quarantaine de pompiers volontaires de Schiltigheim, Bischheim et Hoenheim) épaulés par un contingent de la Défense passive qui va bien vite passer de 400 à 40 hommes en raison de maladie et du montant des frais d'entretien (!). Le travail des sapeurs-pompiers a consisté dans le nettoyage des rues (pour éviter que les feuilles en automne et la neige en hiver n'obstruent les bouches d'égout et les caniveaux). Le rapport d'activité publié en 1945 fait également état de deux incendies importants pendant la période d'évacuation, 39 feux moyens et petits, 5 feux de cheminées, mais aussi des secours aux asphyxiés, du transport de blessés, ainsi que 135 vidanges de caves et 9 accidents automobiles. On note aussi le naufrage de 3 bateaux-lavoirs.

Le rapport donne un peu à voir de la vie dans la cité orpheline de sa population. Les réfugiés avaient le droit, sur autorisation spéciale, de revenir en ville chercher quelques affaires à leur domicile. Mais beaucoup avaient perdu leurs clés et il revenait aux pompiers d'ouvrir les portes. 3 000 portes ont ainsi été forcées. « De temps à autre, il y eut des surprises au cours de ces opérations, raconte encore le rapport gardé aux archives municipales, telles que la découverte de cadavres, conséquence de décès naturels, de suicides et même, précise le rapport, un seul cas d'ailleurs, de crime ».

La vie dans Strasbourg évacuée, c'est aussi des soldats dans les casemates et les fortins le long du fleuve. On observe l'ennemi de l'autre côté de la frontière et à partir de janvier 1940, des coups de feu sont échangés par intermittence, il y a des morts et des blessés.
O.C.

 

 
 

Une randonneuse hélitreuillée au lac du Forlet

Publié dans le panorama le Jeudi 29 août 2019 à 06:09:50

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Une randonneuse hélitreuillée au lac du Forlet
 

 
Une randonneuse a chuté de sa hauteur après avoir glissé sur une pierre, ce mercredi vers 13 h 30, sur un sentier entre le Gazon du Faing et le lac du Forlet, en amont de celui-ci, sur le ban communal de Soultzeren. Des pompiers d'une équipe de première intervention en montagne se sont rendus sur place, ainsi que deux secouristes du peloton de montagne de Hohrod, à bord de l'hélicoptère de la sécurité civile du Doubs. Présentant une suspicion de fracture à une cheville, la victime, une femme de 52 ans domiciliée dans les Vosges, a été hélitreuillée puis évacuée à l'hôpital Pasteur par la voie des airs. La douleur ressentie étant très vive, l'hélicoptère a fait étape à la gendarmerie de montagne de Hohrod, où un médecin pompier lui a administré des antalgiques. J.-F.S.